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Cne François d'Astier de la Vigerie

François Pierre Raoul d'Astier de la Vigerie est né au Mans (Sarthe), le 7 mars 1886. Il est le fils de Raoul Ollivier d'Astier de la Vigerie (officier) et de Jeanne Marie Amélie Françoise Masson de Montalivet. Ils sont alors domiciliés au 11, rue de Courcelles à Paris 8ème (75).

Ecole de St-Cyr :

Appartenant à la Classe 1906, le 6ème bureau de la Seine assure son recensement sous le matricule n° 86. Il s'engage pour quatre ans au titre de l'école spéciale militaire de St-Cyr.

Affecté au 29ème régiment de Dragons :

Pour son année de service militaire, en préliminaire à sa formation à l'école de St-Cyr, il est affecté au 29ème régiment de Dragons, à compter du 10 octobre 1907. Il est successivement nommé brigadier, le 1er avril 1908, puis maréchal des Logis, le 20 octobre 1908. Le 1er juillet 1909, il est victime d'une commotion cérébrale suite à une chute de cheval.

Affecté au 13ème régiment de Dragons :

St-Cyrien de la promotion "Maroc", il est nommé Sous-lieutenant et affecté au 13ème régiment de Dragons, le 1er octobre 1909. Le 6 décembre 1909, il est victime d'un nouvel accident en tombant de cheval avec une entorse du genou droit.

Le Slt François d'Astier de la Vigerie, officier du 13ème régiment de Dragons du 1er octobre 1909 au 22 mai 1915 - Photo François d'Astier de la Vigerie transmise par Geoffroy d'Astier de la Vigerie, que je remercie pour son aide.

Son mariage :

Il se marie avec Mlle Anne Marie Maurice De-Salignac-Fénelon dans le 8ème arrondissement de Paris (75), le 8 août 1910.

Début de la Grande Guerre :

Il est nommé Lieutenant, le 1er octobre 1911. Lorsque la guerre commence et la mobilisation générale du 1er août 1914 entre en vigueur, il appartient toujours au 13ème régiment de Dragons. Il est alors chef de peloton du 3ème escadron. Au sein de son unité, il prendra part à la bataille de la Woëvre en août 1914, puis à la retraite de Belgique en octobre-novembre 1914.

Affectation à l'EM de la 1ère division du Maroc :

Il est affecté à l'état-major de la 1ère brigade de la division du Maroc, comme officier de liaison, le 22 mai 1915. Au sein de cette unité, il prend part à l'offensive d'Artois en juin 1915, puis à l'offensive de Champagne en septembre 1915. Il est récompensé par la citation n° 18 à l'ordre de la 1ère brigade de la division Marocaine, en date du 22 octobre 1915. En voici la teneur : "Sur le front depuis le début de la campagne, a fait preuve de brillantes qualités militaires, de mordant et d'audace au cours de reconnaissances de cavalerie. Affecté à un état-major de brigade a, pendant les combats des 25 et 28 septembre 1915 assuré les liaisons avec un profond mépris du danger."

Le Ltt d'Astier de la Vigerie est passée à l'aéronautique militaire comme élève pilote, le 22 décembre 1915 - Il a été détaché à l'école d'aviation militaire du Crotoy, le 1er janvier 1916 - Il a obtenu le brevet de pilote militaire n° 3249 obtenu à l'école d'aviation militaire du Crotoy, le 16 avril 1916 et a reçu l'insigne de pilote militaire n° 4627 - Photo François d'Astier de la Vigerie transmise par Geoffroy d'Astier de la Vigerie, que je remercie pour son aide.

Détaché dans l'aéronautique militaire :

Il passe à l'aéronautique militaire, le 22 décembre 1915 et est détaché à l'école d'aviation militaire du Crotoy comme élève pilote, le 1er janvier 1916. Il obtient le brevet de pilote militaire n° 3249 obtenu à l'école d'aviation militaire du Crotoy, le 16 avril 1916. Il reçoit l'insigne de pilote militaire n° 4627. Il est ensuite envoyé à l'école d'aviation militaire d'Avord, pour effectuer le stage de perfectionnement "Avions rapides", du 23 avril au 14 mai 1916. Il embraye ensuite sur le stage de tir à l'école de tir aérien de Cazaux du 14 mai au 14 juin 1916. Il poursuit sa formation en effectuant le Stage de "Haute Ecole" à l'école d'aviation militaire de Pau, du 14 juin au 22 juillet 1916. Ayant terminé son cycle de formation, il est affecté, du 22 juillet au 19 août 1916, au centre GDE du Plessis-Belleville pour se familiariser au pilotage des avions qu'il va utiliser sur le front. En effet, les écoles de formation, de perfectionnement et de spécialisation n'utilisent pas des avions au dernier standard, tels que l'on peut rencontrer sur le front. Il s'agit généralement d'appareils spécialement conçus pour la formation en école ou d'autres enlevés du front car dépassés ou fatigués. Au GDE, il va être lâché sur Nieuport 17.

Chimère noire de l'escadrille N 65 - Dessin d'après photo Albin Denis.

Affecté à l'escadrille N 65 :

Après avoir terminé sa mise à niveau du GDE, il est affecté à l'escadrille N 65 du 19 août 1916 au 3 mars 1917. Au sein de cette unité, il est engagé dans la bataille de la Somme en août-septembre 1916. Il obtient une victoire homologuée contre un avion abattu à l'Est d'Estrées, le 15 septembre 1916. Le 23 septembre 1916, il est blessé au cours d'un combat aérien, aux commandes d'un Nieuport 17, par une balle qui lui traverse le pied gauche. Hospitalisé à l'hôpital Pauchet d'Amiens (Somme), il subira l'amputation de trois orteils. Il est ensuite transféré sur l'hôpital auxiliaire n° 28, rue Bizet à Paris, le 15 octobre 1916. Il est fait Chevalier de la Légion d'Honneur et obtient la citation n° 3887 à l'ordre de l'armée, en date du 18 octobre 1916 : "Après s'être distingué au début de la campagne dans la cavalerie, est passé dans l'aviation où il s'est montré pilote de chasse brave, hardi et plein de sang-froid. Le 15 septembre 1916, a livré combat à 2 avions allemands qui attaquaient un avion de réglage, a abattu l'un d'eux et mis l'autre en fuite. Le 23 septembre, au cours d'un combat dans les lignes ennemies, ayant été grièvement blessé, a eu l'énergie de ramener son appareil jusqu'au terrain." Cette citation comporte l'attribution de la Croix de Guerre avec Palme.

Après son hospitalisation, il bénéficiera d'un congé de convalescence jusqu'au 10 décembre 1916. Il pourra reprendre sa place à l'escadrille N 65, le 10 février 1917.

Ltt François d'Astier de la Vigerie, pilote de l'escadrille N 65 du 19 août 1916 au 3 mars 1917, aux commandes d'un Nieuport 11 de son unité - Photo François d'Astier de la Vigerie transmise par Geoffroy d'Astier de la Vigerie, que je remercie pour son aide.

Le Ltt François d'Astier de la Vigerie pose, en compagnie de son premier mécanicien, avec son Nieuport 11 sur le terrain d'aviation de Cachy (Somme) en août 1916 - Il s'agit du premier avion affecté à ce pilote - Il porte, comme tous les avions de la N 65 de l'époque, l'insigne personnel du pilote - Pour d'Astier de la Vigerie, il s'agit d'une superbe lune qui pleure en regardant un soldat qui tombe un parapluie retourné à la main - Cet avion sera transféré au MdL Jacques Allez lors du passage de l'officier sur Nieuport 17 - Voir la page de l'escadrille N 65 - Photo François d'Astier de la Vigerie transmise par Geoffroy d'Astier de la Vigerie, que je remercie pour son aide.

Alignement des Nieuport 17 et SPAD VII de l'escadrille N 65 déployés sur le terrain de Cachy (Somme) pendant l'été 1916 - L'escadrille N 65 a stationné sur place du 7 juillet 1916 au 19 janvier 1917 - Cette photo sera échangée sous peu par un exemplaire plus net permettant de préciser les différents avions présents - En première position à droite, on reconnait le Nieuport 17 du Ltt Raymond Privat qui a servi aux tests en vol du système GABA anti-Drachen - Photo François d'Astier de la Vigerie transmise par Geoffroy d'Astier de la Vigerie, que je remercie pour son aide.

Le Ltt Astier de la Vigerie, pilote de l'escadrille N 65, a remporté une victoire homologuée contre un avion abattu à l'Est d'Estrées, le 15 septembre 1916 - Photo François d'Astier de la Vigerie transmise par Geoffroy d'Astier de la Vigerie, que je remercie pour son aide.

Autre photo montrant le Ltt Astier de la Vigerie posant avec l'épave de l'avion qu'il a abattu à l'Est d'Estrées, le 15 septembre 1916 - Photo François d'Astier de la Vigerie transmise par Geoffroy d'Astier de la Vigerie, que je remercie pour son aide.

Les officiers pilotes des escadrille N 65 et N 103 posent à Cachy en décembre 1916 - De gauche à droite : Ltt Auguste Ledeuil (pilote N 103) - Ltt Henri Hervet (pilote N 103) - Cne Jean d'Harcourt (cdt N 103) - Cne François d'Astier de la Vigerie (pilote N 65) - Cne Benoit - Cne Gaston Luc-Puppat - Ltt Raymond Privat (pilote N 65) - Ltt Verdier-Fauvety (pilote N 65) - Cne Henri Langevin (pilote N 65) - Cne Dominique Ciechomski (pilote N 103) - X - Ltt Maurice Séjourné (pilote N 65) - Photo collection Ronan Furic que je remercie pour son aide.

Peinture d'époque montrant la chimère de l'escadrille N 65 au combat - L'original était peint dans la popote du GC 13 en 1918 - Photo Geoffroy d'Astier de la Vigerie, que je remercie pour son aide.

Seconde partie de la peinture montrant la chimère de l'escadrille N 65 en train de se débarrasser d'un pilote allemand - L'original était peint dans la popote du GC 13 en 1918 - Photo Geoffroy d'Astier de la Vigerie, que je remercie pour son aide.

Insigne de fuselage de l'escadrille N 88 / SPA 88 peint sur un SPAD VII de l'unité - Dessin d'après photo Albin Denis.

Alignement des Nieuport 17, 23 et 24 de l'escadrille N 88 sur le terrain de Chaux (Belfort) au début de sa création - Les deux premiers avions portent la bande tiercée jaune / noir / jaune qui a été très vite adoptée - Le second est la monture personnelle du Cne François d'Astier de la Vigerie, commandant de l'escadrille N 88, qui porte toujours son insigne hérité de l'affectation précédente de l'officier, la N 65 - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Photo François d'Astier de la Vigerie transmise par Geoffroy d'Astier de la Vigerie, que je remercie pour son aide.

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Commandant de l'escadrille N 88 / SPA 88 :

Il est nommé commandant de l'escadrille N 88, le 4 avril 1917 et restera à la tête de cette unité jusqu'au 7 octobre 1917. Il est nommé Capitaine à titre définitif, le 4 avril 1917. L'unité qu'il commande prend part à l'offensive du Chemin des Dames en avril 1917. Astier de la Vigerie obtient une victoire homologuée contre un avion, le 1er mai 1917, puis une seconde victoire homologuée contre un biplace forcé d'atterrir dans les lignes françaises dans les environs de Soppe (Haut-Rhin), le 11 mai 1917.

Pour ces faits d'armes, il est récompensé par les citations suivantes :

Citation n° 22 à l'ordre de la 7ème armée, en date du 12 mai 1917 : "Commandant d'une escadrille en formation, a donné, dès son arrivée de ses premiers éléments, le plus bel exemple de bravoure et d'habileté. Le 1er mai 1917, avec deux de ses pilotes, a attaqué neuf avions ennemis. A abattu l'un d'entre eux."

Citation n° 23 à l'ordre de la 7ème armée, en date du 18 mai 1917 : "Chef d'une escadrille en formation, donne journellement à la jeune unité le plus bel exemple de bravoure et d'adresse. Le 11 mai, à la tête d'une patrouille, a attaqué deux avions ennemis et a descendu l'un d'eux qui est tombé dans nos lignes. C'est le 3ème avion descendu par ce pilote."

L'escadrille N 88, qu'il commande, est récompensée à titre collectif, par une citation à l'ordre de l'aéronautique de la VIème armée, en date du 26 septembre 1917. En voici les termes : "Sous les ordres et à l'exemple du capitaine d'Astier, a brillamment accompli 420 vols de guerre, au cours desquels 102 croisières de chasse et 13 protections de reconnaissances photographiques ou d'avions d'artillerie. Méritent une attention particulière. A livré 54 combats au cours desquels trois avions ennemis ont été abattus."

Le Cne François d'Astier de la Vigerie, commandant de l'escadrille N 88 / SPA 88 du 4 avril au 7 octobre 1917, pose devant son Nieuport 17 sur le terrain de Chaux (Belfort) - Son avion porte toujours l'insigne hérité de l'escadrille N 65 où il a été affecté auparavant - Photo François d'Astier de la Vigerie transmise par Geoffroy d'Astier de la Vigerie, que je remercie pour son aide.

Exemplaire stylisé de la citation à l'ordre de l'aéronautique de la VIème armée obtenue par l'escadrille N 88, le 26 septembre 1917 - Exemplaire personnel du Cne François d'Astier de la Vigerie, qui a été le commandant de cette unité du 4 avril au 7 octobre 1917 - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Photo transmise par Geoffroy d'Astier de la Vigerie, son petit-fils, que je remercie pour son aide.

Slt Marcel Coadou - Né le 7 février 1897 à St-Brieuc (22) - Fils de Yves Marie Coadou et de Jeanne Marie Picard - Engagé volontaire à 18 ans au 1er groupe d'aviation, le 1er juillet 1915 - Brevet de pilote militaire n° 2445 obtenu à l'école d'aviation d'Etampes, le 19 janvier 1916 - Nommé Caporal, le 1er février 1916 - Pilote de l'escadrille C 9 du 29 avril 1916 au 17 avril 1917 - Nommé sergent, le 16 juillet 1916 - Une citation à l'ordre de la division en mars 1917 - GDE du 17 avril au 3 mai 1917 - Pilote de l'escadrille N 88 / SPA 88 du 3 mai 1917 au 15 octobre 1919 - Nommé Adjudant, le 1er octobre 1917 - Nommé Sous-lieutenant à titre temporaire, le 7 mars 1918 - Commandant l'escadrille SPA 88 (intérim) du 2 septembre au 7 octobre 1918 - Citation à l'ordre de l'armée, le 7 novembre 1918 - A livré 59 Combats aériens et 732 heures de vol - Titulaire de 9 Victoires homologuées et 7 victoires probables - Chevalier de la Légion d'Honneur, le 28 mars 1919 - Croix de guerre 1914-1918 avec 6 palmes et une étoile d'argent - Libéré de ses obligations militaires, il continue à appartenir à la réserve - Pilote des lignes Paris-Strasbourg-Varsovie-Bucarest - Pendant la bataille de France, il est commandant en second du GC I/2 sur MS 406 - Une victoire probable en 1940 - Créateur de l'Aéroclub de la Côte de Granit (Lannion) - Créateur du 1er aérodrome marin sur la plage de St-Michel-en-Grève en 1931 - Croix de commandeur de la Légion d'Honneur en 1936 - Pilote instructeur de plus de 300 pilotes civils et militaires - Décédé à Saint-Raphael, le 22 octobre 1985 - Photo transmise par Geoffroy d'Astier de la Vigerie, son petit-fils, que je remercie pour son aide.

Slt Gabriel Thomas, pilote de l'escadrille SPA 88 du 6 mai 1917 au 4 septembre 1918 - Photo François d'Astier de la Vigerie transmise par Geoffroy d'Astier de la Vigerie, que je remercie pour son aide.

Ltt Paul Rozoy, pilote de l'escadrille SPA 88 du 13 septembre 1917 au 16 avril 1919 - Photo François d'Astier de la Vigerie transmise par Geoffroy d'Astier de la Vigerie, que je remercie pour son aide.

Le soldat Babin, mécanicien en second affecté au service du Cne François d'Astier de la Vigerie - Photo François d'Astier de la Vigerie transmise par Geoffroy d'Astier de la Vigerie, que je remercie pour son aide.

Nouvelle blessure au combat :

Il est de nouveau blessé au combat, aux commandes d'un SPAD VII, par une balle qui lui a traversé la jambe gauche, le 1er octobre 1917. Il a réussi à poser son avion en catastrophe alors qu'il était en flammes, aux environs de Vailly. Ses adversaires étaient très probablement le Ltn Ebelt et l'Uffz Bechert du FlAbt 226. ce combat a été enregistré comme leur 1ère victoire. Astier de la Vigerie a été évacué sur l'hôpital OE 8 de (Vasseny ou Vasny), le 1er octobre 1917.

Pour cette nouvelle blessure, il est récompensé par la citation n° 512 à l'ordre de la 6ème armée, en date du 5 octobre 1917 : "Commandant d'escadrille de chasse. Superbe d'entrain, de bravoure et d'adresse, a détruit trois avions ennemis et fait tomber désemparés deux autres. déjà blessé dans un combat aérien en 1916, vient d'être à nouveau grièvement blessé, le 1er octobre 1917, en attaquant un groupe d'avions ennemis à la tête de ses patrouilles."

Il est transféré sur l'hôpital auxiliaire 28, rue Bizet à Paris, le 20 octobre 1917. Il est nommé adjoint technique à l'état-major du Groupement Féquant, le 3 mars 1918. Il est de nouveau hospitalisé pour des traitements suite à ses blessures de guerre à l'hôpital militaire du Val de Grâce à Paris du 15 mai au 26 juin 1918.

Le SPAD XI de l'équipage Cal René Dubarry (pilote) / Sol Eugène Cabot (mitrailleur) détruit, dans des circonstances qui restent à préciser (dommages de combat ou accident d'atterrissage), après avoir remporté une victoire homologuée contre un avion allemand, à l'Ouest de Foucaucourt, le 16 octobre 1917 - Seul le mitrailleur a été blessé dans l'accident - Photo François d'Astier de la Vigerie transmise par Geoffroy d'Astier de la Vigerie, que je remercie pour son aide.

Peinture d'époque montrant le serpent de l'escadrille N 88 au combat - L'original était peint dans la popote du GC 13 en 1918 - Photo Geoffroy d'Astier de la Vigerie, que je remercie pour son aide.

Seconde partie de la peinture montrant le serpent de l'escadrille N 88 en train de se débarrasser d'un pilote allemand - L'original était peint dans la popote du GC 13 en 1918 - Photo Geoffroy d'Astier de la Vigerie, que je remercie pour son aide.

Peinture d'époque montrant un SPAD de l'escadrille N 84 en train d'attaquer un Drachen allemand - L'original était peint dans la popote du GC 13 en 1918 - Photo Geoffroy d'Astier de la Vigerie, que je remercie pour son aide.

Seconde partie de la peinture d'époque montrant le SPAD de la N 84 après avoir incendié un Drachen allemand - L'original était peint dans la popote du GC 13 en 1918 - Photo Geoffroy d'Astier de la Vigerie, que je remercie pour son aide.

Peinture d'époque montrant un indien de l'escadrille N 124 au combat - L'original était peint dans la popote du GC 13 en 1918 - Photo Geoffroy d'Astier de la Vigerie, que je remercie pour son aide.

Seconde partie d'une peinture d'époque montrant l'indien de l'escadrille N 124 en train de se débarrasser d'un pilote allemand - L'original était peint dans la popote du GC 13 en 1918 - Photo Geoffroy d'Astier de la Vigerie, que je remercie pour son aide.

Commandant de la division Breguet du GDE :

Il est nommé commandant de la division Breguet du GDE de Chartres du 1er août au 25 décembre 1918. Il est lâché sur Breguet 14, le 6 octobre 1918 -

L'escadrille N 88 / SPA 88 que le Cne François d'Astier de la Vigerie a formé à la fin mars 1917 est de nouveau réconpensée et reçoit la citation n° 11.651 à l'ordre de l'armée, en date du 19 novembre 1918 : "Unité d'élite, animée par un magnifique enthousiasme et le plus pur esprit de sacrifice. Formée par le Capitaine d'Astier, blessé en la menant au combat, a été successivement entrainé par les capitaines Doumer et Guérin tués et le capitaine Rozoy blessé à la tête. Sous leur ardente impulsion et à leur exemple, a pris part à toutes les grandes batailles qui ont assuré le salut et la victoire de la France et y a fait preuve, malgré de lourdes pertes, du même esprit de bravoure et complet mépris du danger."

L'officier termine la Grande Guerre avec la Croix de Guerre 14-18 avec cinq palmes de bronze, une étoile de vermeuil et une étoile de bronze. Il est nommé commandant de la Division Breguet du GDE de Marigny-le-Châtel du 25 décembre 1918 au 19 février 1919. En attente d'une affectation à l'étranger, il est affecté à l'aéronautique du camp retranché de Paris (CRP) du 19 février au 5 mars 1919.

Chef de la mission en Finlande :

Il devient chef de la mission aéronautique militaire française en Finlande du 5 mars au 6 août 1919. A l'occasion de cette mission, il sera fait Chevalier de 1ère classe de l'ordre de la Rose Blanche de Finlande. Au terme de son commandement en Finlande, il est affecté au 4ème bureau de la 12ème direction du Ministère de la Guerre, le 6 août 1919.

Officier de la Légion d'Honneur :

Il est promu au grade d'officier de la Légion d'Honneur, le 16 juin 1920. Il est affecté à l'inspection technique de l'aéronautique, le 10 octobre 1921 et devient chef adjoint du cabinet technique du secrétariat d'état à l'aéronautique & des transports aériens, le 22 février 1922.

Le Cne d'Astier de la Vigerie pose devant un Caudron C 59 ET 2, un avion école mis en service à partir de 1921 - 1800 exemplaires de cet appareil école ont été construits - Cette photo doit dater de sa période d'affectation à l'inspection technique de l'aéronautique entre le 10 octobre 1921 et le 22 février 1922 - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Photo François d'Astier de la Vigerie transmise par Geoffroy d'Astier de la Vigerie, que je remercie pour son aide.

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Attaché militaire à Rome :

Il est détaché comme attaché militaire à Rome (Italie), le 1er mai 1923 et nommé Chef de bataillon, le 25 septembre 1925. Sa mission en Italie prenant fin, il est affecté au 2ème bureau à l'administration centrale de l'aéronautique, le 1er janvier 1926. Il devient Inspecteur du matériel technique à la direction de l'aéronautique, à compter du 22 juin 1926. Il est temporairement affecté au 34ème régiment d'aviation, le 23 février 1927.

Le Chef de Bataillon François d'Astier de la Vigerie a été attaché militaire à Rome du 1er mai 1923 au 1er janvier 1926 - Il a été promu Chef de bataillon alors qu'il était en poste en Italie, le 25 septembre 1925 - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Photo François d'Astier de la Vigerie transmise par Geoffroy d'Astier de la Vigerie, que je remercie pour son aide.

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Affecté au 37ème régiment d'aviation :

Le 13 août 1927, il est affecté au 37ème régiment d'aviation comme commandant du 5ème groupe d'aviation déployé au Levant. Il est en outre nommé commandant tactique de la région de Fez (Maroc), à compter du 1er septembre 1927.
Le 13 mars 1929, il prend le commandement du 2ème groupe du 37ème régiment d'aviation et de l'aviation de la région de Meknès (Maroc), le 13 mars 1929. A la tête de cette unité, il prend part aux combats de Gueffiat, le 8 avril 1929; d' El-Bordj et Aït-Yacoub, le 29 avril 1929 et finalement d'El-Bordj, le 10 mai 1929.

Pour ces faits d'armes, le chef de Bataillon d'Astier de la Vigerie est récompensé par la citation n° 88 à l'ordre de l'armée, en date du 25 juillet 1929 : "Commandant de groupes d'escadrilles, hors de pair qui a dirigé de façon magistrales l'action de l'aviation dans les opérations du Haut-Zig en avril-mai 1929. Par son activité, sa nouvelle compréhension des besoins des troupes à terre, sa vive intelligence des situations, a tiré le meilleur parti des élèments mis à la disposition du territoire du Sud. A donné, en outre, lui-même, les plus beaux esemples d'allant et de courage en exécutant des missions périlleuses dans un pays difficile et par tous les temps."

Nommé Lieutenant-colonel :

L'officier est nommé lieutenant-Colonel et affecté à l'état-major général de l'inspection du matériel et des installations, le 25 décembre 1929. Il est de nouveau récompensé par la citation n° 8050 / TOE à l'ordre du Ministère de la Guerre, en date du 20 janvier 1930 : "Sous les ordres du Commandant d'Astier de la Vigerie, ayant pour adjoint le commandant Blaise, le groupe provisoire d'aviation du Rick, composé des 3ème, 4ème, 7ème et 8ème escadrilles, a contribué pour une latge part au rétablissement de la situation dans la région d'Ait Yacoub. En dehors des nombreuses et pénibles missions journalières de reconnaissances, et de bombardement, a sauvé à plusieurs reprises par des inerventions massives et répétées par le poste d'Aib Yacoub, en particulier dans la matinée du 12 juin 1929. Quoique travaillant dans les conditions matérielles les plus défavorables, par un très mauvais temps, survolant sans cesse un pays chaotique, a su se montrer à hauteur de toutes les tâches pendant la période entique, précéda l'arrivée des premiers renforts, réconfortant le moral des assiégés et recueillant d'incessants témoignages de leur reconnaissance et de leur admiration." Cette citation comporte l'attribution de la Croix de Guerre des TOE avec Palme.

Il est promu au grade de Commandeur de la Légion d'Honneur, le 1er avril 1931.

Commandant du 3ème RAC de Châteauroux :

François d'Astier de la Vigerie est affecté au 3ème régiment d'aviation de chasse de Châteauroux et nommé commandant par intérim de ce régiment, le 25 juin 1932. Il est désigné par assurer le commandement provisoire de la 3ème brigade aérienne de Tours, le 1er septembre 1933 -

Nommé Colonel, le 25 septembre 1933, il continue à exercer provisoirement les fonctions de commandant de la 23ème brigade aérienne. Du 1er au 30 octobre 1934, il suit les cours du centre d'études tactiques d'artillerie à Metz (Moselle). Il est ensuite affecté à l'école militaire et d'application de l'armée de l'Air pour suivre les cours du centre des hautes études militaires, le 11 juillet 1934. Puis désigné pour suivre les cours du centre des hautes études militaires du cycle d'information des officiers généraux et colonels du 2 au 24 novembre 1934. A son terme, il est nommé adjoint au général inspecteur de l'aviation légère de défense métropolitaine, à compter du 11 décembre 1934.

Général de brigade aérienne :

François d'Astier de la Vigerie est promu Général de brigade aérienne, le 25 octobre 1936, puis commandant de la 23ème brigade aérienne, le 22 février 1938 tout en assurent le commandement, par intérim, de la 4ème région aérienne - Il est promu Général de division aérienne, en date du 10 mai 1939. Il devient inspecteur général des écoles, le 13 juin 1939. Les choses vont très vite à cette époque, car il est promu Général de corps aérien, le 10 septembre 1939.

Grand officier de la Légion d'Honneur :

Pour célébrer son illustre carrière, il est promu au grade de Grand-Officier de la Légion d'Honneur, le 30 décembre 1939 : "32 ans de services, 10 campagnes, 3 blessures, 8 citations, 21 ans de bonifications pour services aériens, 81 annuités. Commandeur de la Légion d'Honneur du 1er avril 1931."

Commandant de la ZOAN :

D'Astier de la Vigerie est nommé commandant de la zone d'opérations aériennes du Nord (ZOAN). Quand les Allemands attaquent dans les Ardennes, le 10 mai 1940, il a sous ses ordres les 2/3 des forces aériennes françaises. Après la capitulation du gouvernement français, il est relevé de son commandement par le Général Pujo, le nouveau ministre de l'Air et contraint d'accepter le commandement des forces aériennes au Maroc. Après l'attaque britannique de Mers El-Kébir contre la flotte française, il refuse d'effectuer des représailles contre les navires anglais mouillant à Gibraltar. Il est alors relevé de son commandement, le 23 août 1940.

François d'Astier de la Vigerie a été promu Général de corps aérien, le 10 septembre 1939 et nommé Commandant de la zone d'opérations aériennes du Nord (ZOAN) - Il avait sous ses ordres les 2/3 des forces aériennes françaises du front Ouest - Photo François d'Astier de la Vigerie transmise par Geoffroy d'Astier de la Vigerie, que je remercie pour son aide.

Entre en résistance et rejoint De Gaulle :

Rentré en France, il participe à la résistance au sein du mouvement Libération-Sud. Il gagne Londres au moyen d'un Westland Lysander, le 18 novembre 1942. Il est nommé Adjoint au Général De Gaulle et membre du haut comité militaire, le 1er décembre 1942. Il est envoyé en mission à Alger du 19 au 22 décembre 1942 pour étudier la situation sur place et préparer la venue du général de Gaulle. Il est nommé commandant des forces militaires françaises en Grande-Bretagne, le 3 juillet 1943, puis commandant supérieur des troupes françaises en Grande-Bretagne, le 16 octobre 1943. Il devient le délégué militaire à Londres du Comité d'action en France et délégué auprès du Haut-commandement interallié pour les questions d'administration militaire en France sur le théâtre d'opérations Nord, le 3 décembre 1943. Il est rappelé à Alger par le général de Gaulle en avril 1944. Il rejoint le général de Gaulle après la libération de Paris.

Le général de corps aérien d'Astier de la Vigerie rejoint Londres au moyen d'un Westland Lysander britannique, le 18 novembre 1942 - Il est nommé adjoint du Général De Gaulle et membre du haut comité militaire, le 1er décembre 1942 - Il est envoyé en mission à Alger du 19 au 22 décembre 1942 pour étudier la situation sur place et préparer la venue du général de Gaulle - Photo François d'Astier de la Vigerie transmise par Geoffroy d'Astier de la Vigerie, que je remercie pour son aide.

Compagnon de la Libération :

Il est fait Compagnon de la libération, le 8 novembre 1944 et nommé ambassadeur de France en poste à Rio de Janeiro (Brésil) du 8 novembre 1944 à 1946.

Le Général de Corps aérien François Pierre Raoul d'Astier de la Vigerie est décédé à Paris, le 10 octobre 1956. Il repose dans la 10ème section du cimetière du Père-Lachaise à Paris (75).

Sources : Acte de naissance - Pam - Etat des services - LO - Bailey/Cony - Liste des brevets militaires - Relevé des citations - JORF - Archives et photos de la famille d'Astier de la Vigerie - Dernière mise à jour : 16 avril 2017.

Insignes métalliques ayant appartenu au Général de corps aérien François d'Astier de la Vigerie -
De haut en bas :
1. Insigne de la 3ème escadrille du GC II/5 - Epoque 1937-1938 - Fabrication Augis.
2. Insigne de la 3ème escadrille du GC II/5 - Epoque 1939-1940 - Fabrication Augis St Barthélémy.
3. Insigne de la 6ème escadrille du GC III/1 - Epoque 1939-1940 - Fabrication Moret Paris.
4. Brevet de pilote militaire brésilien - Epoque 1944 à 1946.
5. Insigne de la base aérienne de Cazaux.
Photo Geoffroy d'Astier de la Vigerie, que je remercie pour son aide.

 

Remerciements à :

- M. Geoffroy d'Astier de la Vigerie pour l'envoi des archives de François d'Astier de la Vigerie, son grand-père.

Bibliographie :

- Les escadrilles de l'aéronautique militaire française - Symbolique et histoire - 1912-1920 - Ouvrage collectif publié par le SHAA de Vincennes en 2003.
- The French Air Service War Chronology 1914-1918 par Frank W.Bailey et Christophe Cony publié par les éditions Grub Street en 2001.
- Le Journal Officiel de la République Française mis en ligne sur le site "Gallica" de la Grande Bibliothèque de France.
- Carnets de Comptabilité en Campagne des escadrilles mis en ligne par le Site "Mémoire des Hommes."
- Les "As" français de la Grande Guerre en deux tomes par Daniel Porret publié par le SHAA en 1983.
- Les Armées françaises dans la Grande Guerre publié à partir de 1922 par le Ministère de la Guerre.
- Site Internet "Mémoires des Hommes" du Ministère de la Défense - Voir le lien
- Site Internet " Pages 14-18 " de Joël Huret.

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Alexandre Bouchet Edmond Pillon

 

 

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