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Etude réalisée par David Méchin.

Insigne peint sur les fuselages

Jusqu'à preuve du contraire, pas d'insigne pour cette unité.

Lettres code utilisées par le CAM de Corfou

Le CAM de Corfou a utilisé plusieurs lettres pour identifier ses appareils.

Insignes métalliques

Jusqu'à preuve du contraire, pas d'insigne métallique pour cette unité.

 

Unités détentrices des traditions

Les traditions de cette unité n'ont pas été reprises depuis sa dissolution.

 

Lieux de stationnements

 

Appellations successives

 

Périodes de stationnement

 

Zone opérationnelle

 

Photo de l'île de Corfou

Vue satellite de l'île de Corfou présentant la position des différentes unités de l'aviation maritime et de l'aéronautique militaire française - Photo Google Map mis en forme Albin Denis.

 

 

 

Symbolique

Pas d'insigne identifié.

Historique du CAM de Corfou

Dès la déclaration de guerre contre les Empires Centraux, la Marine française entre dans la mer Adriatique et cherche l’affrontement avec la marine austro-hongroise qui se réfugie dans les bouches de Cattaro (aujourd’hui Kotor) et reste une menace potentielle. La Marine française reste à monter la garde au Sud de l’Adriatique mais est confrontée à de gros problèmes de logistique car son port d’attache le plus proche est Malte, contrôlé par les alliés britanniques.

La situation s’améliore à l’été 1915 avec l’entrée en guerre des Italiens. Durant l’hiver 1915, la Serbie est envahie par une attaque combinée des troupes allemandes, autrichiennes et bulgares et son armée bat en retraite à travers les montagnes d’Albanie. Une foule de dizaine de milliers de soldats (et civils) affamés campe sur les rivages Albanais et les marines françaises et italiennes se chargent de les évacuer pour les soigner. On trouve pour cela un point de chute, l’île grecque de Corfou, qui est occupée le 11 janvier 1916 sans solliciter l’avis du gouvernement grec forcé de s’incliner devant le fait accompli.

L’île de Corfou devient ainsi une base majeure pour la marine française et le commandant de vaisseau Noël, commandant le CAM de Bizerte, suggère d’y installer un CAM, ce qui est accepté par décision ministérielle du 6 avril 1916. Deux détachements partent de St Raphaël et le centre est officiellement crée le 1er mai 1916, sous les ordres du LV Larrouy. Les appareils qu’il reçoit sont des Donnet Dennaut 160 ch à moteur Canton-Unné, qui se révèlent de mauvaise qualité, et qui plus est, sont pilotés par des pilotes inexpérimentés, ce qui fait que beaucoup s’usent prématurément au point que le CAM n’a plus qu’un seul appareil opérationnel le 17 juin 1916. Huit nouveaux appareils sont livrés le 1er juillet mais le commandant du CAM, le LV Larrouy, est jugé responsable du mauvais état du centre et limogé. Il sera remplacé temporairement par son second, l’enseigne de vaisseau Lorfèvre, puis par le lieutenant de vaisseau de l’Escaille le 24 août 1916.

Avec ces renforts aériens, les vols peuvent reprendre et le CAM peut se concentrer sur sa mission principale qui est la surveillance du barrage d’Otrante. Il s’agit d’un gigantesque filet flottant dressé entre le talon de la botte italienne et l’île de Corfou, garni de mines flottantes et le long duquel patrouillent des chalutiers armés plus d’autres navires plus importants des marines italiennes, françaises et britannique dans le but d’empêcher toute sortie de l’Adriatique des navires et sous-marins Austro-Hongrois. Ce barrage, sans cesse renforcé durant la guerre, n’obtiendra que quelques résultats sans pour autant interdire la circulation des sous-marins ennemis vers la Méditerranée. Sa surveillance est complètée par des patrouilles aériennes exécutées par les Italiens depuis Brindisi à l’ouest, et les Français à l’Est à partir de Corfou. Compte tenu de la position stratégique de l’île, le ministre de la marine souhaite développer au maximum les capacité du CAM qui atteint une dotation théorique de 30 appareils, et en comptera une cinquantaine à la fin de la guerre.

Le 15 septembre 1916 a lieu la première attaque aérienne à laquelle participent les appareils pilotés par les EV1 Albert Duval, Yves Mahéas et le SM Jean Pierre Salaün ayant pour observateurs l’EV1 Raoul Naudin, le SM Edouard Drillet, et le QM Jean Riolfo qui sont tous cités. Comme tous les sous-marins de la première guerre mondiale, celui-ci navigue pour l’essenciel de son temps en surface, et a préféré ne pas entrer en plongée pendant l’attaque pour affronter les hydravions avec ses pièces de DCA… Sous-marin comme hydravions rentrent tous à bon port après cette attaque, mais il en est autrement lors de la seconde rencontre qui a lieu le 16 octobre 1916, où le U-Boot attaqué reste en surface et abat de sa DCA l’hydravion piloté par le SM Drillet et emmenant pour observateur le QM Fernand Lefranc, qui sont tués en s’abattant en mer.

Ce même mois, le CAM de Corfou effectue une couverture aérienne des opérations de débarquement de troupes italiennes dans le port albanais de Santa Quaranta (Sarandë). L’hiver limite quelque peu les vols tandis que sont livrés des Donnet-Dennaut 150 ch hispano plus fiables, puis des Tellier 200 ch hispano au mois de janvier 1917. Le 11 février 1917 a lieu le premier affrontement avec l’aviation maritime austro-hongroise quand les hydravions K 183 (pilote : Konjovic, observateur : Pramer), K172 (Nostiz, Schreinzer), et K177 (Nardelli, Brooser) attaquent le port de San Quaranta où se déroule un nouveau débarquement de troupes italiennes et larguent 160 kg de bombes. Plusieurs hydravions du CAM décollent pour les intercepter mais ne parviennent pas à les retrouver : les appareils austro-hongrois ont poursuivi leur vol pour une reconnaissance sur Corfou où ils se heurtent à un violent tir de DCA, puis rentrent à la base en ayant effectué un parcours de 720 km. Un nouveau sous-marin est rencontré et attaqué quelques jours plus tard le 16 février 1917 et la mauvais météo du mois de mars limite fortement les vols.

Le mois de mai 1917 est riche en action et voit le CAM pleinement reprendre ses activités en réalisant près de 250 traversées de l’Adriatique. Le 9 mai 1917, un sous-marin est attaqué par un hydravion piloté par l’EV1 Georges Bragayrac avec pour l’observateur le QM mécanicien Jean Lamarque. Deux autres attaques de sous-marins sont menées dans le mois pour lesquels plusieurs pilotes sont cités, sans qu’on en connaisse le détail. Le 15 mai 1917, la marine Austro-Hongroise réalise un raid contre le barrage d’Otrante par plusieurs de ses navires dirigés par l’amiral Horty (futur dirigeant de la Hongrie après la guerre) : plusieurs hydravions du CAM attaquent les navires ennemis à la bombe, sans succès. Enfin, le 26 mai 1917, trois hydravions autrichiens, les K154 (Hell, Engel), K152 (Klimburg, Schramek), K153 (Zelzeny, Dörfler), décollent du port de Durazzo pour une mission de reconnaissance sur Corfou. Afin de rester discrêts, ils calculent d’arriver à midi sur l’objectif afin de profiter de la pause repas en vigueur dans les marines de l’entente… Repas ou pas, l’alerte retentit au CAM et 4 hydravions décollent pour tenter de les intercepter. Mais les autrichiens volent à 3200 mètres d’altitude selon un axe Sud-Est. Les K 152 et K 154 restent à tourner au Nord de l’île en attente, tandis que le K 153 part survoler la ville de Corfou prendre des photos. Selon les archives autrichiennes, un hydravion français volant 300 mètres plus bas attaque le K 153 mais visiblement sa mitrailleuse s’enraye – l’autrichien se défend en tirant au pistolet lance-fusée sur son assaillant, qui part se poser dans le port. Puis la DCA navale entre en action et deux chasseurs Nieuport sont vus par l’équipage autrichien décoller de Santa Quaranta sur la côte Albanaise mais se dirigent vers une mauvaise direction. Le K 153 part alors vers le nord rejoindre ses deux équipiers, puis rentrent tous ensemble à Durazzo après un vol ayant duré près de 5 heures et 40 minutes.

Ce raid de l’aviation autrichienne fera prendre conscience de l’absence d’appareils adaptés pour l’interception. Des hydravions Sopwith Baby de chasse seront alors livrés et seront opérationnels au mois d’août 1917, à l’époque où le commandement du centre reviendra au LV Hautefeuille. Dans l’immédiat, les patrouilles continuent et le 29 mai 1917 un sous-marin est aperçu et attaqué à trois reprises. Le lendemain, un sous-marin autrichien coule le navire français Italia après un dur combat et 2 hydravions du CAM participent au sauvetage de son équipage.

Pas moins de 4 attaques de sous-marins sont conduites au moins de juin 1917 par les équipages du CAM où se distingue notamment l’EV1 Bragayrac. C’est durant ce mois que s’installe également à Corfou un centre d’aviation maritime britannique ce qui entraine une nouvelle répartition des zones de patrouille. Le mois de juillet voit les marins français souffrir du paludisme endémique sévissant à l’époque en Grèce. Le 28 juillet 1917, le SM Corret est cité pour avoir attaqué et mis en fuite un hydravion ennemi, permettant à d’autres hydravions d’attaquer un sous-marin. Les archives autrichiennes ne mentionnent qu’une patrouille de reconnaissance de sous-marin conduite le 29 juillet par leurs hydravions L131, L132, et L135.

Trois nouvelles attaques de sous-marins seront conduites jusqu’à la fin de l’année, les 29 et 30 septembre ainsi que le 25 novembre 1917, pendant que sont livrés des hydravions FBA 160 et 150 ch. L’hiver réduit les vols et au début de l’année 1918, comme est constaté que le barrage d’Otrante n’est franchi que de nuit par les sous-marins autrichiens et allemands, les missions des hydravions français s’orientent progressivement vers des escortes de convois navals. Le 20 février 1918 toutefois, un sous-marin ennemi est repéré et attaqué par les hydravions pilotés par l’EV2 Pierre Gourvest, le SM Plau Gélau et le QM Michel Le Bloa qui sont tous cités ainsi que le QM observateur Louis Tilly – le sous-marin paraît touché et est cru coulé bien que les archives allemandes ou autrichiennes n’indiquent aucune perte de sous-marins ce jour-là.

Le CAM de Corfou va ensuite connaître de mars à mai 1918 une activité réduite du fait du mauvais état de son matériel aérien, dont l’entretien est compliqué par la diversité de types d’appareils en service. Néanmoins, si l’on en croit les sources autrichiennes, des appareils français participent au moins à 5 reprises aux raids conduits en avril et mai sur les ports de Durazzo et Kumbor, en compagnie d’appareils italiens et britanniques.

Le 6 juin 1918, deux hydravions de reconnaissance autrichiens, les K169 (Holoubek, Kohlhauser) et K226 (Scheschinger, Riedl) effectuent une reconnaissance sur le barrage d’Otrante et passent par Corfou. L’alerte retentit au CAM et deux hydravions Sopwith de chasse décollent pour les intercepter. Ils ne parviendront pas à atteindre les autrichiens qui volent à 3100 mètres d’altitude et rejoignent leur base sans être inquiétés.

Au mois de septembre 1918 a lieu la dernière attaque du centre contre un sous-marin ennemi, tandis l’épidémie de grippe espagnole touche l’île et que sont livrés des hydravions Tellier Canon de 200 ch. C’est à bord de l’un deux que disparaissent en mer le SM André Boucher (pilote) et le matelot observateur Roger Gérard, qui sont la dernière perte opérationnelle du centre. Au moment de l’armistice, le CAM est maintenu pendant plusieurs mois pour servir de centre de regroupement des autres unités de l’aviation navale de la région. Sa dissolution interviendra finalement en 1919.

 

Commandants

Types d'avions utilisés

Rattachements

Numéros des avions connus

 

Personnels

Si vous pouvez me donner des noms de marins
affectés à cette unité, je suis intéressé.


 

 

Décorations et citations collectives

Pas de décoration, ni de citation collective pour cette unité.


 

Citations individuelles à l'ordre de l'armée navale.

* Second-Maître Edouard Drillet, né le 28 septembre 1894 à Bréhat (Côtes-d'Armor) - Pilote du CAM de Corfou - Disparu en mer au cours d'une attaque contre un sous-marin ennemi le 8 octobre 1916 - Citation à l'ordre de l'Armée navale : " A attaqué un bâtiment ennemi à faible hauteur sous le feu et n'a cessé de montrer, en toutes circonstances, les plus belles qualités d'entrain, de sang-froid et de courage. Disparu le 7 octobre 1916.".

* Quartier-Maître Casimir Eloi Fernand Lefranc, né le 19 février 1892 à Rosières-en-Santerre (Somme) - Mécanicien observateur du CAM de Corfou - Disparu en mer le 7 octobre 1916 au cours d'une attaque contre un sous-marin ennemi. Citation à l'ordre de l'Armée navale : " A attaqué un bâtiment ennemi à faible hauteur sous le feu et n'a cessé de montrer, en toutes circonstances, les plus belles qualités d'entrain, de sang-froid et de courage."

* Enseigne de vaisseau de 1ère classe Georges Émile René Pugnet (réserve), né le 13 août 1881 - Citation à l'ordre de l'Armée navale en mai 1917 : " A effectué plus de 160 heures de vol en zone ennemie. A attaqué un sous-marin à faible hauteur. N'a cessé de montrer les plus belles qualités de moral, de mordant et une haute conception de ses devoirs militaires."

* Matelot de 2ème classe Louis Bossans - Mécanicien observateur du CAM de Corfou - Citation à l'ordre de l'armée maritime : "Du centre d'aviation de Corfou. Pour avoir effectué 150 heures de vol en zone ennemie, attaqué deux sous-marins à faible hauteur et volé pendant cinq heures pour porter secours aux naufragés de l'Italia."

* Enseigne de vaisseau de 1ère classe Yves Patrick Benjamin Jean Marie Mahéas, né le 1er décembre 1892 - Pilote du CAM de Corfou - Citation à l'ordre de l'Armée navale en novembre 1917 avec attribution de la Croix de guerre : "A servi avec distinction dans un centre d'aviation pendant 15 mois, 235 heures de vol sur la zone ennemie, a attaqué deux sous-marins ennemis en septembre 1916 et mai 1917. A pris part à une chasse d'appareils autrichiens à plus de 50 kilomètres à l'intérieur des terres. Le 13 avril 1917, ayant eu une panne à plus de 50 milles du centre à hydroplane pendant cinq heures et demie, a sauvé son appareil dans des conditions très dures grâce à son énergie et à son habileté. Officier très zélé, toujours prêt à toutes les missions."

* Enseigne de Vaisseau de 1ère classe Georges Marie Bernard Bragayrac - Pilote du CAM de Corfou - Citation à l'ordre de l'Armée navale : "Officier de grande valeur, fait preuve dans le commandement d'une escadrille des plus belles qualités de courage, d'entrain et de compétence, pilote de tout premier ordre. A effectué plus de 200 heures de vol en zone ennemie et attaqué quatre sous-marins ennemis. A attaqué brillamment, le 9 mai 1917 un sous-marin qu'il a de grandes chances d'avoir coulé."

* Quartier-Maître Alexandre Henri Buchez - Mécanicien du CAM de Corfou - Citation à l'ordre de l'armée navale : " Observateur et pilote d'hydravions. Ont attaqué sous le feu et à faible hauteur trois croiseurs autrichiens avec beaucoup d'audace et de ténacité. Ont eu leur appareil atteint et ont continué l'attaque malgré un mauvais fonctionnement automatique dela mitrailleuse."

* Quartier-Maître André Boucher, né le 25 octobre 1892 à Saint-Christophe-à Berry (Aisne) - Pilote du CAM de Corfou - Citation à l'ordre de l'armée navale : "Pilote d'hydravion sérieux, travailleur, plein de courage et d'entrain, 75 heures de vol dans la zone ennemie. Mort pour la France au cours d'une patrouille en mer, le 24 octobre 1918."

* Matelot de 1ère classe Roger Edmond Gérard, né le 4 avril 1896 à Valenciennes (Nord) - Mécanicien observateur du CAM de Corfou - disparu en mer au cours d'une reconnaissance en hydravion le 24 octobre 1918. Citation à l'ordre de l'Armée navale : " Brave et modeste autant qu'appliqué à son devoir, 64 heures de vol sur la zone ennemie. Disparu en mer, le 24 octobre 1918, au cours d'une patrouille."

 

Photo du QM Ernest Dalodier

QM Emile Ernest Dalodier - Né le 28 février 1894 à Paris (75) - Fils de François Dalodier et de Louise Laurence Sirot - Classe 1914 - Recrutement de Roanne (Loire) sous le matricule n° 1995 - Mobilisé au 3ème dépôt des équipages de la flotte à Lorient, le 5 septembre 1914 - Affecté à Bordeaux - Affecté au contre-torpilleur "Enseigne Roux" en 1916 - Formation de pilote militaire à l'école de pilotage du Crotoy - Brevet de pilote militaire n° 5397 obtenu à l'école d'aviation militaire du Crotoy, le 15 février 1917 (brevet de pilote terrestre) - Formation de pilote d'hydravion à l'école d'aviation maritime de Saint-Raphaël - Nommé Quartier Maître mécanicien d'aviation, le 1er juillet 1917 - Pilote de la 2ème escadrille du CAM de Corfou-Govino - Nommé Second Maître mécanicien, le 1er janvier 1919 - Démobilisé, le 16 septembre 1919 - Domicilié au 22, rue Argeliès à Juvisy-sur-Orge, à compter du 10 août 1924 - Profession après guerre Ingénieur électricien - Domicilié au 37, rue de la Tourelle à Boulogne-sur-Seine, à compter du 5 décembre 1929 - Domicilié au 33, rue de la Tonnelle à Boulogne-sur-Mer, à compter du 21 novembre 1932 - Classé en affectation spéciale à l'usine Renault comme chef d'atelier, le 27 mars 1933 - Rayé de l'affectation spéciale et reste affecté à la Marine Sources : FM département de la Loire - Liste des brevets militaires - Dernière mise à jour : 17 mai 2016.

* Croix de Guerre avec étoile en bronze et citation à l'ordre de la division des patrouilles du QM Ernest Emile Dalodier, mécanicien, en date du 8 avril 1918 : "Pilote d'hydravion de tout premier ordre. Beaucoup d'allant et de sang-froid. Plus de 200 heures de vol à Corfou, parfois par des temps excessivement durs. Grâce à son habileté, a permis à son observateur d'exécuter le plus rapidement possible les décisions qu'il avait prises à la suite de la découverte d'une mine ennemie qui a pu être draguée et détruite dans le moins de temps possible."

 

Photo de l'EV2 Albert Duval

EV 2 Albert Duval - Né le 16 avril 1891 - Engagé en 1913 - Nommé Enseigne de Vaisseau de 2ème classe (Slt), le 26 septembre 1914 - Affecté au navire "Bien-Hoa" d'octobre 1914 à juin 1916 - Ce navire a servi aux Dardanelles - Observateur puis pilote du CAM de Corfou du 2 juillet 1916 au 8 septembre 1917 - Premier vol au CAM de Corfou, le 16 juillet 1916 - Brevet de pilote d'hydravion obtenu le 15 avril 1917 - Insigne de pilote d'hydravion (macaron) n° 825 délivré à Corfou, le 2 juillet 1917 - Brevet de pilote d'hydravion validé par le brevet "papier" n° 328 délivré à Corfou-Govino, le 10 juillet 1917 - Dernier vol au CAM de Corfou, le 8 septembre 1917 - Pilote du CAM de St-Raphael du 26 septembre 1917 (1er vol) au 7 avril 1918 - Il a alors 530 heures de vol - Nommé Enseigne de Vaisseau de 1ère classe (Ltt) - Pilote de l'escadrille CAP 130 du 28 avril au 21 août 1918 - Probablement un stage car il n'apparait pas dans les carnets de comptabilités de cette unité - Stage au CIACB du 21 août à novembre 1918 - Pilote du CAM de St-Raphael en décembre 1918 - Brevet de pilote d'hydravion n° 130 délivré par l'Aéroclub de France, le 28 février 1919 - Décédé le 1er février 1992.

SM Jean Auguste Joseph Riolfo est né le 28 mars 1894 à Toulon (Var). Il est le fils de Marius Lazare Riolfo et de Marie Jeanne Pauline Joubert. Il obtient un brevet d’ingénieur des Arts et Métiers, le 28 mars 1914 et se classe en fin de scolarité 10ème sur 112. Pendant cette période de sa vie, il est domicilié au 41, boulevard Eugène Pelletay à Toulon (Var). Appartenant à la classe 1914, c'est le bureau de Toulon (Var) qui a assuré son recrutement sous le matricule n° 1206. Il est mobilisé et incorporé au 5ème Dépôt des Equipages de la Flotte, le 4 septembre 1914. Comme le 5ème dépôt est déjà complet, il est envoyé comme matelot mécanicien sur un vieux batiment désarmé, "La Foudre", qui fait maintenant office de caserne. Il reste à bord jusqu'au 8 octobre 1914. Il est envoyé au centre d'aviation où il restera du 8 octobre 1914 au 1er janvier 1915. Il est nommé quartier-maître, le 6 novembre 1914. Il est affecté au CAM de Saint-Raphaël, le 1er janvier 1915 et restera trois mois dans cette unité pour être formé sur les différents moteurs Gnôme et Le Rhône qui équipent les différents hydravions de la Marine. Ayant donné pleinement satisfaction, il se porte volontaire pour une affectation au CAM Dunkerque, le 1er avril 1915. Sur place, il est affecté à l'escadrille de bombardiers terrestres, dotée de six avions Voisin et qui stationne sur le terrain de St-Pol-sur-Mer. Il va voler en équipage avec le quartier-maître Georges Vroman qui arrive d'une escadrille Voisin du plateau de Malzéville, sur les hauteurs de Nancy. Ensemble, ils effectuent des missions de bombardement de nuit sur les abris de sous-marins de Bruges et Zeebruge en Belgique. Il est nommé quartier-maître mécanicien, le 8 novembre 1915 : "Excellent mécanicien, très instruit, sérieux et très appliqué. Faiot partie d'une escadrille de bombardement depuis juillet 1915. A plus de 20 heures de vol au-dessus de l'ennemi, a effectué 9 bombardements, faisant toujours preuve de sang-froid et d'entrain." Voyant qu'il a du potentiel, son commandant d'unité lui propose d'appendre à piloter sur un appareil transformé en double-commande, ce qu'il fait à partir du 19 décembre 1915. Après plusieurs vols avec un moniteur, il est lâché seul à bord, le 1er mars 1916. Après 15 leçons et 7 heures de vol en double-commande, il effectue trois vols seuls avant d'effectuer les épreuves du brevet de pilotage. Il réussit un vol d'une heure à 2.000 mètres entre Dunkerque-St-Pol-sur-Mer et Calais, le 13 mars 1916. Il participe au bombardement de l'hippodrome d'Ostende, siège d'un état-major allemand, le 16 mars 1916. A cette occasion, il emméne comme passager un matelot armé d'un fusil-mitrailleur Chauchat car l'avion n'est pas équipé de mitrailleuse. Ils rentrent de mission à St-Pol avec deux éclats d'obus dans les ailes. Ayant prouvé au combat sa valeur, il obtient alors le brevet de pilote n° 16, en date du 13 mars 1916. Il est affecté à l'école de St-Raphael du 17 mars 1916 au 1er mars 1917 et obtient la Croix de Guerre avec une citation à l’ordre de l’armée navale, en date du 27 décembre 1916 : "A effectué plus de 100 heures de vol dans la zone ennemie. A participé à plusieurs bombardement dans des circonstances difficiles.". Il est affecté au CAM de Corfou du 1er mars au 1er novembre 1917 et nommé Second maitre mécanicien pilote aviateur, le 19 mars 1917. Il revient de nouveau à l'école de St-Raphael du 1er novembre 1917 au 1er février 1918, avant d'être affecté comme pilote réceptionneur du constructeur d'hydravion Lévy. Il est affecté à Argenteuil pour pilote réceptionneur des hydravions Lévy, le 1er février 1918. Malheureusement, il est victime d'une panne moteur au cours d'un vol d'essai et ne peut empêcher son avion de s'écraser sur le pont de chemin de fer de Chatou, le 19 mai 1918. L'équipage composé de trois hommes, le pilote et deux passagers sont évacués sur l’hôpital du Vésinet. Il est démobilisé par le 5ème dépôt des équipages de la flotte, le 7 septembre 1919. A partir de cette date, il s'installe au 79, rue Louneuil à Paris 19ème (75). Il est décoré de la Médaille Militaire, le 16 juin 1920 : "Pilote aviateur plein d'audace et d'énergie, a pris part à de nombreuses reconnaissances aériennes sur le front puis contre les sous-marins. grièvement blessé en service commandé. Une citation." Il déménage pour s'installer dans la rue Michel Carré à Argenteuil (Val-d'Oise), le 9 mai 1926. Il est reçoit la médaille commémorative Serbe, le 20 décembre 1931. Le 14 octobre 1935, il déménage à nouveau pour s'installer au 93, rue Paul Murat à Paris. Le 30 septembre 1939, il est classé en affectation spéciale comme Chef des essais moteurs aux usines Renault, pour trois mois. Il reçoit la médaille de la Victoire, le 9 juin 1950. Auguste Riolfo est décédé, le 19 juillet 1985. Sources : Etat Signalétique et de service militaire - Témoignage écrit d'Auguste Riolfo transmis par Daniel Steigelmann, son petit-fils - Fiche Matricule du département du Var - Journal Officiel de la République Française. Dernière mise à jour : Le 2 février 2018.

 

Les hydravions

Inspection du CAM de Corfou par le prince Alexandre de Serbie, le 2 juin 1916 - A droite, le Cne Maurice Larrouy, commandant du CAM de Corfou du 1er mai au 14 juin 1916 - Cette photo ne correspond pas à la période de Riolfo - Photo Auguste Riolfo transmise par Daniel Steigelmann, son petit-fils, que je remercie pour son aide.

Inspection du CAM de Corfou par le prince Alexandre de Serbie, le 2 juin 1916 - A droite, le Cne Maurice Larrouy, commandant du CAM de Corfou du 1er mai au 14 juin 1916 - Cette photo ne correspond pas à la période de Riolfo - Photo Auguste Riolfo transmise par Daniel Steigelmann, son petit-fils, que je remercie pour son aide.

Incendie d'un hydravion du CAM de Corfou, le 16 juin 1916 - Photo Auguste Riolfo transmise par Daniel Steigelmann, son petit-fils, que je remercie pour son aide.

Les débris de l'hydravion du CAM de Corfou qui a pris feu, le 16 juin 1916, sont ramenés sur la berge - Photo Auguste Riolfo transmise par Daniel Steigelmann, son petit-fils, que je remercie pour son aide.

Un hydravion Donnet-Denhaut 150 ch Hispano-Suiza du CAM de Corfou après un accident - Photo Auguste Riolfo transmise par Daniel Steigelmann, son petit-fils, que je remercie pour son aide.

Les hydravions

Hydravion FBA type S du CAM de Corfou - Photo Collection David Méchin que je remercie pour son aide.

Hydravion FBA 150 ch Hispano-Suiza codé "36" du CAM de Corfou, le 2 juillet 1917 - Photo Auguste Riolfo transmise par Daniel Steigelmann, son petit-fils, que je remercie pour son aide

Vue générale du CAM de Corfou entre le 1er mars au 1er novembre 1917 - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Photo Auguste Riolfo transmise par Daniel Steigelmann, son petit-fils, que je remercie pour son aide.

Cliquez sur l'image pour l'agrandir

Hydravion Tellier 200 Hp du CAM de Corfou - Photo Collection Paolo Varriale que je remercie pour son aide.

Donnet Denhaut 160 Ch Canton-Unné codé "3" en escale à Otrante après une patrouille où ils ont surveillé le canal du même nom - Photo collection Paolo Varriale que je remercie pour son aide.

Donnet Denhaut 160 Ch Canton-Unné codé "1" en escale à Otrante après une patrouille où ils ont surveillé le canal du même nom - Photo collection Paolo Varriale que je remercie pour son aide.

 

Plan du CAM de Corfou

Plan du Centre d'Aviation Maritime de Corfou - Cliquez sur le plan pour faire apparaitre une version agrandie - Plan David Méchin.

Panorama de la ville de Corfou, le 2 juillet 1917 - Auguste Riolfo a été affecté au CAM de Corfou du 1er mars au 1er novembre 1917 - Photo Auguste Riolfo transmise par Daniel Steigelmann, son petit-fils, que je remercie pour son aide.


CAM de Corfou

Vue générale des installations du CAM de Corfou en 1918 - Photo Raymond Bouniot transmise par Jean-Yves Romanetti, son neveu que je remercie pour son aide.

Vue aérienne du centre d'aviation maritime de Corfou en 1918 - Photo Raymond Bouniot qui était pilote du CAM de Platéali en 1918 - Photo transmise par Jean-Yves Romanetti son neveu que je remercie pour son aide.

 

Profils des avions

dans l'ordre d'arrivée au CAM de Corfou

Donnet-Denhaut à moteur Canton-Unné 160 HP codé "7" affecté au CAM de Corfou - Dessin David Méchin.

Sopwith Baby à moteur Clerget 130 ch - Dessin David Méchin.

FBA 200 ch n° 1010 codé "O 2" du CAM de Corfou - Dessin David Méchin.

Tellier Canon HS 200 ch n° 62 codé "O 26" du CAM de Corfou - Dessin David Méchin.

 

Insignes de poitrine

Insignes de poitrine du Quartier-Maître Michel le Bloa - Les vues des faces avant seront mises en ligne ultérieurement - De haut en bas, l'insigne de poitrine de pilote militaire n° B 19531 décerné par l'aéronautique militaire et l'insigne de poitrine de pilote d'hydravion n° 431 décerné par l'aviation maritime - Photo M. Alexandre le Bloa son fils que je remercie pour son aide.

Documents en rapport

Quartier-Maître Michel le Bloa - Insigne de poitrine de pilote militaire n° 19531 décerné par l'aéronautique militaire - Brevet de pilote militaire n° 3912 en date du 12 juillet 1916 - Insigne de poitrine de pilote d'hydravion n° 431 décerné par l'aviation maritime - Affecté au CAM de Corfou, il totalise 435 heures de vol en zone ennemie - Médaille Militaire - Croix de Guerre avec Palme - Chevalier de la Légion d'Honneur - Photo M. Alexandre le Bloa son fils que je remercie pour son aide.

Dessin humoristique envoyé à l'Enseigne de Vaisseau de 2ème classe Albert Duval, observateur puis pilote du CAM de Corfou du 2 juillet 1916 au 8 septembre 1917 par ses anciens camarades du Bien Hoa où il a servi d'octobre 1914 à juin 1916 - Photo Yves Lecointe, son petit-fils, que je remercie pour son aide.

 

Remerciements :

- M. David Méchin pour son étude sur le CAM de Corfou.
- M. Alexandre le Bloa pour l'envoi des photos de son père Michel le Bloa, pilote du CAM de Corfou.
- M. Paolo Varriale pour l'envoi de la photo du Tellier 200 HP.
- M. Jean-Yves Romanetti pour l'envoi des archives de son oncle Raymond Bouniot.
- M. Yves Lecointe pour l'envoi des archives d'Albert Duval, son grand-père.
- M. Daniel Steigelmann pour la transmission des archives d'Auguste Riolfo, son grand-père.

Bibliographie :

- L'Aviation Maritime Française pendant la Grande Guerre - par Morareau - Feuilloy - Courtinat - Le Roy - Rossignol - publié par l'ARDHAN en 1999 - Voir ce lien
- Les escadrilles de l'aéronautique militaire française - Symbolique et histoire - 1912-1920
- Ouvrage collectif publié par le SHAA de Vincennes en 2003.
- L'aviation française 1914-1940, ses escadrilles, ses insignes - par le Commandant E Moreau-Bérillon - publié à compte d'auteur en 1970.
- The French Air Service War Chronology 1914-1918 par Frank W.Bailey et Christophe Cony publié par les éditions Grub Street en 2001.
- Les Armées françaises dans la Grande Guerre publié à partir de 1922 par le Ministère de la Guerre.
- Site Internet "Mémoires des Hommes" du Ministère de la Défense - Voir le lien

 

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