Historique
Pour diriger des avions avec aisance et rendre faciles les tirs, il fallait d'abord trouver une très grande zone dégagée. Les camps d'instruction établis en 1915 étaient trop exigus pour ces tirs dont on ignorait encore les trajectoires ou les effets.
De plus, les consignes de tir aérien étaient difficiles à appliquer à des polygones tracés pour un tir à terre. Enfin, il fallait se préoccuper d'éloigner à une grande distance les habitants du pays au cours des expériences, les balles ou les projectiles pouvant avoir des écarts bien plus grands que l'on ne aurait supposé.
Le Capitaine Marzac allait rapidement voir les avantages d'utiliser un champ de tir sur un lac :
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pendant le tir, le mitrailleur pouvait suivre ses impacts sur l'eau et se rendre compte immédiatement de la valeur de sa rafale.
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un lac, donc sans grandes vagues, permettait d'avoir une surface plane où il était facile de positionner des cibles.
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deux bateaux seulement étaient nécessaires pour inspecter facilement la zone à surveiller.
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il n'y avait plus l'utilité, comme les autres polygones, de marqueurs ou d'abris de tir. On pouvait grâce à des procédés très simples, y établir des buts mobiles remorqués, radeaux ou planeurs (entraînement à la correction du tir sur but mobile ou correction but) aussi bien que des affûts mobiles (entraînement à la correction du tir venant du tireur ou correction tireur).
A partir de toutes ces raisons convaincantes déduites par le capitaine Marzac, il fut donc décidé que l'on prendrait un lac pour en faire une cible d'hydravions. Plusieurs lacs des Alpes (Annecy et le Bourget) ne seront pas retenus en raison de la proximité immédiate des montages ou bien trop rapprochées des frontières.
Le choix du lac de Cazaux fut choisi car il représentait une configuration quadrangulaire de 12 x 10 km. La moitié du lac de Cazaux appartenait déjà à l'état tandis que sa partie méridionale appartenait aux communes de Biscarrosse et de Sanguinet. Les seules dépenses à faire pour se rendre maître de cet emplacement consistaient en la somme de 3.500 F par an, montant du droit de pêche concédé sur ses eaux. Quand à l'acquisition du terrain voisin du rivage, et sur lequel devaient s'élever les casernements, les hangars et les installations militaires, elle se présentait d'une façon encore plus avantageuse puisque la commune de La Teste-de-Buch dont Cazaux n'était qu'un hameau, l'offrait à titre gracieux à l'état en lui abandonnant une partie de ses biens communaux.
On avait alors calculé que l'Etablissement de l'Ecole de Tir Aérien avait été pour l'état une économie de 13 millions.
A ) Débuts de l'école (décembre 1913- août 1914) :
Les étude préliminaires d'établissement du Camp de Cazaux furent confiées au capitaine Marzac, sous la direction du Chef d'Escadron Lucas Girardville, président de la commission militaire d'Etudes Aéronautiques à Vincennes.
Le 4 janvier 1914, le conseil municipal de la Teste offrait au Ministre de la Guerre, les terrains, le sable et les eaux nécessaires pour établir le casernement et les installations techniques, soit 23.000 m2 pour les débuts de l'école.
L'école servirait :
- à former les pilotes pour les escadrilles d'avions destroyers.
- à l'expérimentation des méthodes de tir à employer à bord de ces avions.
- à la formation des tireurs aériens.
- à l'étude de la tactique de combat des avions destroyers.
Les élèves arriveront à l'école déjà possesseurs du brevet d'Aviation Militaire, et chaque mois, on pourrait instruire 4 pilotes et 4 tireurs constituant le personnel navigant d'une escadrille de l'époque. De la sorte, on aurait formé en un an, les 50 pilotes et les 50 tireurs nécessaires aux 10 escadrilles de destroyers alors prévues.
On était bien loin d'imaginer que quatre années plus tard, ce serait 458 élèves par mois et un total de 5300 en une seule année.
La dotation prévue de 1914 était de 4 hydravions, 2 vedettes automobiles (pour assurer le service de sécurité, le service sur les cibles et les secours aux avions en panne. Un pylône en fer de 25 m de haut sera destiné à la surveillance du lac au cours des vols, une vergue de signaux y sera fixée et servirait à communiquer avec les vedettes et les hydravions au large. Ce pylône, prévu en 1914, sera mis en place en fin 1917.
B ) La création de l'école de tir aérien (juin-septembre 1915) :
Au mois d'août 1915, le hangar pour avions (25 x 25 m) s'achevait. Le 12 du même mois, le ministre désignait le Capitaine Marzac pour commander l'école. Pour l'instant, il y avait à Cazaux un hangar avion, une caserne en pierre pour 80 hommes, un pavillon pour le commandant de l'école, ces bâtiments étaient prévus par le programme de 1914. Mais il n'y avait ni atelier, ni matériel. Un gros effort s'imposait !
C ) Du 20 septembre au 31 décembre 1915 :
Le 20 sept 1915, l'école de Cazaux est rattachée à l'inspection générale des dépôts et écoles d'aviation, sous la direction du Commandant Girod.
Du 6 sept au 31 dec 1915, l'école avait instruit 48 élèves dont 40 mitrailleurs, 7 armuriers et un observateur.
Exemple de formation : du 3 au 31 décembre 1915 pour le Soldat de 2ème classe Vincent Lefèvre - Armurier - dans le civil serrurier et soudures autogènes - A été envoyé à l'école du tir aérien de Cazaux suite à une invention concernant l'armement des avions et présentée par ce soldat au Ministère de la Guerre - Versé d'office dans l'aviation suite à la décision ministèrielle du 9 mars 1915 - A étudié les mitrailleuses St-Etienne modèle 1907, Colt modèle 1895-1914, Lewis Mk I, Maxim modèle 1908 - les fusils mitrailleurs Hotchkiss modèle 1914, Chauchat modèle 1915 et les carabines Winchester modèle 1894 et Browning - Sera muté ensuite à la section d'artillerie lourde MF 221.
D ) Du 1er janvier au 30 juin 1916 :
En janvier 1916, arrivée des premiers hydravions qui étaient mis immédiatement en service. On allait enfin voler et s'entraîner avec une précision croissante à tirer dans les airs.
En février, l’effectif de l'école se montait à 767 hommes.
Au premier trimestre 1916: 445 élèves avaient été formés, soit 217 mitrailleurs, 98 armuriers, 27 pilotes, 82 observateurs, un canonnier, et 20 officiers armement.
La formation théorique et surtout pratique à Cazaux durait 3 semaines, ce qui était jugé insuffisant par les cadres.
Le Lieutenant de Vaisseau Le Prieur, inventeur d'une méthode de tir de canon à bord de nos navires de guerre et des fameuses roquettes (fusées à l'époque) arrive à l'école en appliquant ses principes au tir aérien par son autocorrecteur basé sur le système de girouette et de la réglette but. Cet instrument des plus ingénieux constituait un progrès immense sans être encore la perfection. Au mois d'avril 1916, le centre effectue jusqu'à 48 vols par jour de météo favorable et il y avait en moyenne 80 élèves mitrailleurs à l'instruction.
Malheureusement, les avions étaient en nombre très insuffisant. Il en aurait fallu 30 et l'on en avait juste 7 en état de vol sur les 15 dont le centre était doté. Il manquait également de canots sur le lac.
Les travaux de construction des hangars et des "Slips"* avançaient très lentement.
* "Slip" : planchers en bois et inclinés du sol dans l'eau et qui permettent aux hydravions d'être hissés à terre.
Grâce aux efforts du LV Le Prieur et du LTT Perrin Pelletier, l'école est maintenant en possession d'une doctrine de tir aérien, d'une méthode d'instruction ainsi que des cadres qui connaissaient à fond les armes et leur emploi.
Le 19 mai 1916, une mission anglaise composée du Major Gordon, de l'EM de l'Armée britannique en France, du Major Prettyman, pilote, du Captain Chaney commandant l'école de mitrailleurs du Royal Flying Corps et du Sergeant Grey sous-officier instructeur de l'école de tir du RFC.
Les échanges d'informations furent nombreux avec en particulier quand le Captain Chaney renseigna les officiers de Cazaux sur la mitrailleuse Parabellum d'un avion abattu depuis peu par l'Adjudant Navarre. Les français avaient alors une certaine avance sur leurs alliés.
Il fut décidé qu'une liaison assez suivie serait établie entre l'école de tir de Cazaux et l'école anglaise de tir aérien (Hythe's school of aerial gunnery)
En mai 1916, le nombre d'élèves dépassent tous les totaux des mois précédents. C'est cette fois 282 militaires qu’il faut instruire. Il y avait parfois 100 vols pour les journées de beau temps.
Détail des vols de cette période :
- Janvier 1916 : 52 vols
- Février 1916 : 92 vols
- Mars 1916 : 264 vols
- Avril 1916 : 418 vols
- Mai 1916 : 795 vols
568 tirs en avions avaient été réalisés malgré les grosses difficultés rencontrées avec les moteurs des avions Maurice Farman. Suite à plusieurs visites d'EM les 26 mai et 9 juin, la direction de l'Aéronautique décida que l'école s'agrandirait et se compléterait par la création d'un vaste aérodrome terrestre que l'on établirait à l'est des établissements déjà construits.
Au mois de juin, 261 élèves avaient effectué 920 tirs en avion
E) Période du 1er juillet au 31 décembre 1916 :
En juillet, 201 élèves avaient fait 122 tirs en avion. C'était le maximum possible avec les avions encore disponibles. Pour assumer l'entretien, le nettoyage des armes, le chargement des bandes, on avait constitué des équipes de nuit à l'armurerie. L'emploi du correcteur Le Prieur fut intensifié.
L'école se plaignait de la durée du stage qui durait 25 jours. En raison du nombre insuffisant d'avions disponibles et du grand nombre d'élèves, chacun ne pouvait effectué que six tirs aérien pendant son instruction. Il aurait fallu deux mois pour être vraiment efficace avec le même nombre d'avion sur site.
Il fallait maintenant convaincre les unités combattantes du bien fondé de ces méthodes et en particulier l'utilisation d'un appareil de visée. Le LTT Gabet, instructeur de tir de l'école de Cazaux, rentrant d'un stage qu'il venait d'accomplir au front dans une jeune escadrille d'avions bimoteurs, en était convaincu.
En effet à partir du mois d'avril, il avait été décidé que pendant un mois un officier de l'école de tir se rendrait en mission au front et qu'un officier du front viendrait à l'école. Chacun pourrait ainsi faire profiter à tous de son expérience.
Dans son rapport de juillet 1916, il souligne qu'aucun des mitrailleurs en ligne sur le front ne pratique le tir comme il est enseigné à Cazaux. A cette époque, les allemands attaquent par le haut, hors de vue, foncent sur l'avion à abattre par l'arrière, lui lâche une rafale et disparaît dessous par une acrobatie. Il est alors difficile pour les mitrailleurs de faire mouche et aucun d'eux n'est entraîné pour ce type de tir.
Il va falloir prouver aux aviateurs qu'un tir au-delà des 300 mètres n'est pas affaire de hasard comme ils le croient tous. A cette époque, tous pensaient qu'il suffisait d'avoir du cran et de foncer sur l'avion adverse. Des hommes entraînés, un armement adapté, c'était la solution pour obtenir des résultats à des distances beaucoup plus élevées auparavant.
La moyenne des tirs à Cazaux est de 800.000 cartouches par mois.
Plusieurs tests sont réalisés et en particulier le 13 juillet 1916 avec un mitrailleur de l'école qui réussi à placer 22 balles sur 100 dans une silhouette grandeur nature d'un Aviatik, l'ayant attaqué par le coté et à une vitesse relative de 100 km/h. Sur les 1.300 stagiaires déjà formés, il figure un seul commandant d'escadrille qui ne retournera même pas au front. Il était alors bien difficile de faire adopter de nouvelles méthodes de tir. En août 1916, l'école s'occupait du tir des mitrailleuses en tourelle, des avions biplaces et triplaces, c'est à dire du tir défensif.
Du 23 août au 9 septembre 1916, avec la bataille de la Somme, la journée de travail passa à 10 heures continues.
A partir du 2 septembre, un nouveau cours est donné : le tir de D.C.A qui devait fonctionner jusqu'au 16 mai 1917 pour les mitrailleurs aérostiers sous les ordres du SLT Peycru.
En septembre, la dotation d'avions et d'armes est trop insuffisante pour former les 183 élèves présents sur le site. En octobre 1916, le Ltt Perrin Pelletier construisait "l'appareil d'instruction pour la détermination du point à viser". Ce nom bien trop long fut remplacé par les initiales du créateur : "P.P". On en construisit en bois maniable et précis que chaque élève emporterait dans son escadrille pour le perfectionnement.
En novembre 1916, les premiers vols sur le nouvel aérodrome terrestre eurent lieu. Quelques mois plus tard, les premiers avions de chasse pourront disposer d'une piste sur un terrain de 500 hectares.
A cette époque, seulement 50 % des stagiaires réussissaient les examens de sortie. C'était surtout en raison de l'insuffisance des moyens intellectuels des stagiaires !
En octobre : 274 élèves pour 625 vols
En novembre : 268 pour 501 vols
En décembre : 194 élèves pour 259 vols (météo exécrable)
En décembre 1916, l'école de tir de Cazaux possédait 12 officiers instructeurs totalisant 200 mois au front, 4 Légion d'Honneur, 2 Médailles Militaires et 20 citations. 64 sous-officiers et hommes du rang totalisant une présence au front de 1024 mois, 40 Croix de guerre et 15 fourragères à titre individuel.
Le Maréchal des Logis Louis de Diesbach se souvient de son stage à l'école de tir de Cazaux en fin 1916: " On nous envoyait nous perfectionner à l'école de tir de Cazaux, près d'Arcachon. Parce que le tir est une chose très difficile, évidemment, en avion. Il faut être trè habitué. C'est un peu spécial. Alors on nous faisait tirer à la carabine sur des petits ballons qu'on lâchait devant nous. On nous montait sur un canot automobile et puis on tirait sur des petits ballons qui flottaient sur l'eau. Alors on passait une certaine vitesse. Naturellement on tirait à coté. C'est très calé. Ensuite on tirait à la mitrailleuse dessus. Ca nous habituait à tenir compte de la vitesse réelle et de la vitesse relative. On avait même dessiné au fond du lac, avec des pierres blanches, une grande cible sur laquelle nous piquions en avion.
Cette école de tir aérien était pas mal à cette époque, quoiqu'elle ne fût pas encore très bien équipée. On ne nous faisait pas suffisamment tirer. Le tir est une chose extrêmement difficile, particulièrement en combat aérien, pour beaucoup de raisons. Il y a l'émotion d'une part, il y a précision de l'autre.
Nous avions bien un viseur, appelé le collimateur, inventé par l'ingénieur Leprieur. Seulement quand on est seul à bord, qu'il faut tenir compte du pilotage, de la vitesse, avoir l'oeil dans le collimateur, et regarder en m^me temps derrière soi s'il n'y a pas quelqu'un qui vient nous tirer dans le dos, c'est assez difficile et souvent on tire à coté...
Nous avions le gros inconvéniant d'avoir des enrayages constants. Au moment de tirer, j'avais une préoccupation épouvantable et j'en étais malade : je vais être enrayé, je vais être enrayé..... En effet, parfois au bout de deux trois cartouches, la mitrailleuse s'arrêtait. Naturellement deux trois cartouches, ça fait du bruit et l'adversaire, s'il n'avait pas vu, l'avait entendu. Il faisait alors demi-tour et vous rentrait dedans.
Et nous n'avions qu'une seule mitrailleuse fixe. Il faut donc diriger son avion sur l'objectif que l'on veut atteindre avec sa mitrailleuse. Par conséquent, c'est une difficulté supplémentaire. Il faut rappeler aussi donc, qu'à cette époque là, les allemands avaient deux mitrailleuses jumelées qui tiraient ensembme. Ce qui doublait, évidemment, les chances de succès d'abattre son adversaire. Ce qui n'était pas toujours notre cas à nous.
Nous avions des balles ordinaires, des balles blindées pour percer le réservoir et puis derrière une balle traçante, ou une balle incendiaire pour mettre le feu au réservoir d'essence qui vient d'être percé. Ce fut un des moments les meilleurs, mais cela ne dura guère : un matin, on m'envoya d'urgence à l'école d'acrobatie aérienne de Pau."
F ) Du 1er janvier au 30 juin 1917 :
En janvier : 350 élèves pour 665 vols. En février, le travail dans les ateliers est augmenté de 45 mm par jour. Les mécaniciens assurent des rotations de 20 heures de travail pour permettre à la flotte des hydravions d'être opérationnelle.(surtout problèmes moteur) - 394 élèves pour 1030 vols et 1.092553 cartouches tirées.
En mars, l'école s'enrichit d'un nouveau service, celui de la surveillance et de la chasse des sous-marins ennemis en mer. Ce fut le poste de combat de la Marine, placé sous le commandement du Major médecin Sédillot. Grâce aux échanges entre Cazaux et l'école de tir britannique, les anglais avaient ouverts deux nouveaux centres dont un au lac Doon en Ecosse. on y employait notamment des canots automobiles, des glisseurs, des cibles lacustres, un railway toboggan portant des cibles silhouettes et se déplaçant à grand vitesse sur une colline au bord du lac. 309 élèves pour 601 vols et 764.357 cartouches.
En avril, le travail de la mécanique est prolongé jusqu'à 23 heures pour hâter les réparations. L'ADC Haeberlin, chef du service des objectifs, inventait la célèbre "Manche H". Une toile déroulée dans le cil au bout d'une longue corde et remorquée par un avion qui allait devenir pour les avions tireurs la plus merveilleuse des cibles. En mai, les pilotes présents sur le site volent en moyenne 6 heures par jour. L'un deux, l'ADJ Farny vole même 7h20 - 280 élèves pour 1146 vols et 945.853 cartouches.
Le pourcentage de réussite aux tirs de contrôle est passé de 2,78 % en avril à 7,84 % en mai. Ces tirs étaient pratiqués sur une silhouette fixe verticale et à une distance de 400 mètres.
En juin, il faut citer l'escadrille C 46 dont tous les mitrailleurs avaient été formés par l'école de Cazaux. Ils réaliseront des beaux tableaux de chasse. 282 élèves pour 1480 vols et des résultats de tirs à 8,49 % de réussite. (nouveau record)
G) Du 1er juillet au 31 décembre 1917 :
En juillet 1917, La ligne de Mire "RS" inventée par le MdL Reille-Soult, du bureau des études de l'école, va révolutionner la pratique du tir aérien.
Les premiers essais réels sont effectués le 17 juillet 1917. Le MdL Cochet lors du premier tir réalise un total de 15 % de réussite soit presque le double du meilleur tir jamais réalisé. Le correcteur Le Prieur permettait un tir moyen de 5 %.
Dans les quelques jours qui suivent, devant le Commandant Happe, le taux de réussite monte à 25 %. Quatre mille lignes de mire "RS" seront fabriquées. Elle fut immédiatement adoptée par tous les mitrailleurs qui soulignèrent sa facilité d'utilisation. Ne pouvant attendre les 6 mois de fabrication, l'école diffusa les plans de la mire "RS" qui sera fabriquée en toute urgence dans les parcs aéronautiques et dans les escadrilles.
Le 10 juillet 1917, on créait une section d'étude des pratiques de tir de chasse. En juillet, 217 élèves pour 2811 vols. Le champ d'action de l'école est encore agrandit avec la création du cours de tir de DCA à l'usage de l'infanterie, sous les ordres du capitaine Delcourt du 94ème régiment d'infanterie. Pour ce type de tir contre des avions volant à basse altitude, le directeur des cours de DCA de Cazaux, le Commandant Labat, inventât un correcteur particulier appelé "CLD" (CLD pour les initiales de Cazaux, du Commandant Labat et du Capitaine Delcourt)
Par beau temps, il pouvait y avoir jusqu'à 200 vols dans la journée. Sur la partie terrestre, on voyait jusqu'à 5 avions remorqueurs de cibles en même temps. (1500 m d'altitude) L'école de chasse (la terrestre) possédait alors 16 pilotes, 15 avions remorqueurs et 30 avions de tir. En août, 2523 tirs pour 234 élèves. En septembre, nouveau record avec 3976 vols dans le mois.
Le même mois, le GQG demanda une expérimentation de tirs à grande distance. Les tests seront effectués sur manche "H" à une distance moyenne de 800 mètres. C'est cette fois une moyenne de 12 balles sur 350 qui touchent la cible. Ces expériences montrèrent qu'un bon tireur sachant régler ses instruments de visée et en connaissant l'emploi devait abattre à coup sûr son adversaire. En novembre, les 322 élèves ne pourront réaliser que 6 tirs par personne (au lieu des 20) en raison du manque d'avions disponibles. Les résultats retombèrent à une moyenne de 3,43 % pour les tirs sur manche et 3,75% pour les tirs sur cible fixe.
H ) Du 1er janvier au 30 juin 1918 :
L'aérodrome de Cazaux-Terrestre donnait un rendement de plus en plus complet, grâce à une organisation plus favorable du groupement des appareils. Ceux-ci avaient été mis ensemble par genre et on avait ainsi créé une section Farman, une autre Sopwith chacun avec ses avions tireurs et des avions remorqueurs, son commandant, ses instructeurs, ses pilotes, ses mécaniciens et sa piste aérienne particulière. A Cazaux-lac, le manque d'hydravions se faisait toujours sentir.
La moyenne des résultats de tir était de 7,96 % sur cibles fixes et 7,02 % sur cibles remorquées.
Le 4 février, on arriva à effectuer 370 tirs en hydravion en une seule journée. Nouveau record battu ! Cette prouesse avait été réalisé par 8 pilotes seulement dont le MdL Labouesse et le Sgt Stoffel, qui avaient totalisé respectivement 8h05 et 7h40 de vol dans la journée. Le 10 février voit la fin de la construction du groupe des hangars de l'aérodrome terrestre. Ils porteront le nom du Général Hirschauer.
A cette époque, les résultats sont bons car les stagiaires observateurs et mitrailleurs tiraient 64 % mieux que ceux de l'année précédente. Les pilotes eux arrivaient à un total de 61 % d'amélioration. Le travail de l'école porte enfin ses fruits presque tous les commandants d'escadrilles demandent des stages pour leurs observateurs et mitrailleurs.
En juin 1918, fut créée la division de tir de chasse sur la plage de Biscarrosse. Cette structure pris le nom d'Annexe de l'école de tir aérien.
L'annexe de Biscarrosse était chargée d'entraîner les chasseurs au tir aérien.
I ) Du 1er juillet au 11 novembre 1918 :
Désormais l'école forme en plus le personnel de la Marine et des forces américaines. Un de leurs pilotes, le Ltt Petersen se tue le 3 juillet. Une mission partit en Angleterre pour évaluer le travail réalisé par nos alliés. Très vite, elle constatât que les britanniques avaient largement rattrapé leur retard du début. Ils bénéficiaient d'un luxe de moyens tant du point de vue du personnel qu'en matériel. Leurs stages duraient beaucoup plus longtemps que les nôtres et l'instruction sur l'armement étaient beaucoup plus poussée. Toutefois, la conduite du tir était totalement dépourvue d'enseignement de toute technique. Les élèves anglais devenaient des mécaniciens mitrailleurs de premier ordre, mais sans technique du tir, leur tir était beaucoup moins précis et le combat à bout portant était le seul possible pour eux.
Bilan des formations pendant la guerre 14-18 :
- Mitrailleurs : 4173 - formation de 25 jours considérée comme insuffisante.
- Canonniers : 113 - canons de 37 et 47 mm.
- Régleurs d'armement : 80 - stage de 30 jours.
- Armuriers : 1955 - Stage d'abord d'un mois, puis de 2 mois.
- Canonniers mitrailleurs de la marine : 294 - Stage de 1 mois.
- Mitrailleurs aérostiers : 311.
- Mitrailleurs de défense contre avions : 28 - étaient chargés de la défense des batteries d'artillerie.
- Pilotes : 1108 - pilotes d'avions monoplace.
- Observateurs : 2444 - stage de 8 jours porté progressivement à 15 jours.
- Officiers d'armement : 436 pour les deux catégories.
- officiers d'Armée : stage de un mois.
- officiers d'escadrilles : stage de 15 jours.
- Commandants d'escadrilles : 119.
- Mitrailleurs aérostiers de l'Armée américaine : 245
- Mitrailleurs observateurs américains : 551 - stage de 25 jours.
- Pilotes américains : 510.
- Sous-officiers d'infanterie : 49.
- Officiers d'infanterie : 183.
- Artificiers : 161.
Total des élèves français et étrangers passés par Cazaux est de 12.949.
Pour cette période, le meilleur tir sur manche à air a été effectué par l'Adj de Cuyper, le 30 janvier 1918 avec 54 % de tir au but avec une mitrailleuse Lewis et un correcteur Cazaux. Au sol, c'est le Cne Gabet utilisant la même arme et correcteur qui réalise lui aussi 54 % sur cible à terre à Maguide en 1917.
Les meilleurs tireurs recevront des plaquettes d'argent et de bronze fournit par la Ligue Aéronautique de France. D'abord réservées aux français qui reçurent 169 plaquettes en argent et 209 en bronze, soit un total de 378.
Viennent s'ajouter :
- 57 aux américains (30 argent - 27 bronze)
- 4 aux portugais.
- 3 aux italiens.
- 2 aux russes.
- 1 à un japonais.
- 1 à un norvégien.
Personnel ayant appartenu à l'encadrement de l'école pendant la période 1915-1918
- Officiers : 90
- Troupe : 2.082
- Personnels civils : 195
- Annamites : 484
- Kabyles : 142
- Prisonniers de guerre : 123
- Médecins major : 2
- Médecins auxiliaires : 2
- Infirmiers - Infirmières : 4
- Total : 3124
Avions utilisés par de l'école de tir de Cazaux / section hydravion :
Liste compilée par François Clément.
-
Maurice Farman MF VIII. (1)
-
Farman F 40 H. (2)
-
FBA (différents modèles dont des types B et D)
-
Sopwith "Baby" à moteur Clerget 130 ch (3)
- Sopwith 1A2 à flotteurs Hanriot (conversion en hydravion) (4)
-
Short Admiralty 184. (5)
-
Caudron G 4 hydravion. (6)
-
Bréguet 14 Hydravion.
-
Tellier 200 ch Hispano-Suiza armé ou non d'un canon Hotchkiss de 47 mm (n° connus : TC 92 sans canon - TC 55 avec canon de 47 mm).
Nota :
(1) Le modèle MF VIII - A preuve du contraire, ce type de MF n'a été mis en service qu'à l'école de tir de Cazaux. Le nombre précis d'exemplaires reste à définir, au moins 7 exemplaires.
(2) Au minimum 8 exemplaires.
(3) Désigné "Baby" par les britanniques, cette désignation n'a jamais été utilisé en France.
(4) Conversion réalisée à l'école. Nombre inconnu.
(5)
Ces deux hydravions ont été fournis par l'Angleterre au gouvernement français pour évaluation en mai 1916. (numéros N8083 et N8084 - fabriqués par Shorts Brothers, Rochester). Non retenus par l'aviation navale, ils ont été utilisés un temps par l'école de tir pour le tractage des cibles.
(6)
Essai réalisé par Henri Fabre et utilisation par l'école de tir de Cazaux.
Si des lecteurs possèdent des photos montrant des avions de ces deux écoles, veuillez prendre contact avec l'auteur.
Entraînement au tir aérien à Cazaux

Vue générale des hangars pour hydravions de l'école de tir aérien de Cazaux en février 1916 - Photo Philippe Chavanne de Dalmassy, transmise par Bernard Carmouze, son petit-fils que je remercie pour son aide.

Vue générale des hangars pour hydravions de l'école de tir aérien de Cazaux en février 1916 - Au premier plan, un des bateau à fond plat motorisé servant au service des cibles sur le lac - Photo Philippe Chavanne de Dalmassy, transmise par Bernard Carmouze, son petit-fils que je remercie pour son aide.

Entrainement à la mitrailleuse Vickers - Photo Maurice Cholin transmise par Pascal Cholin, son petit-fils, que je remercie pour son aide.

Equipement d'instruction de l'école de Cazaux. L'utilisation de cette maquette permettait de simuler les mouvements d'un avion en vol. D'un coté, l'avion cible qui effectait des manoeuvres diverses et variées et d'un autre, le mitrailleur qui devait faire joindre sa ligne de visée avec la cible en déplacement. History of the American Expeditionary Forces Air Services 1917-1919 conservé aux NationalArchives de Washington.

Vue de face du même équipement. History of the American Expeditionary Forces Air Services 1917-1919 conservé aux NationalArchives de Washington.

Tourelle Lewis d'instruction de l'école de Cazaux. History of the American Expeditionary Forces Air Services 1917-1919 conservé aux National Archives de Washington.

Tourelle Lewis en position de débattement maximum vers le bas. Cet armement équipait beaucoup d'aéronefs militaires français (Spad XI et XVI - Breguet XIV - Letord 5 - Caudron R 4 et R 11 - History of the American Expeditionary Forces Air Services 1917-1919 conservé aux National Archives de Washington.

Tourelle Lewis en position de débattement maximum vers le haut. History of the American Expeditionary Forces Air Services 1917-1919 conservé aux National Archives de Washington.

La même tourelle Lewis lors d'une harmonisation des armes (réglage de la ligne de tir et de visée) - Tous les mitrailleurs étaient formés sur cet équipement au sol avant de passer au tir réel sur avion. History of the American Expeditionary Forces Air Services 1917-1919 conservé aux National Archives de Washington.

Un des Tellier à moteur Hispano-Suiza de 200 HP de l'école de Cazaux. Cet exemplaire, le n° TC 55, est équipé d'un canon Hotchkiss de 47 mm. Un second Tellier, le n° TC 92, dont on aperçoit seulement le nez, n'est pas doté de cette arme. L'hydravion est équipé d'un chariot de manutention et de deux tréteaux destinés à le maintenir à plat, en ligne de vol. Les mécaniciens peuvent donc accéder aux postes d'équipage, pour les opérations de maintenance, sans risquer le basculement de l'ensemble. History of the American Expeditionary Forces Air Services 1917-1919 conservé aux National Archives de Washington.

Un Tellier 200 HP Hispano-Suiza va être déplacé pour être mis à l'eau. Les mécaniciens ont enlevés les tréteaux et le lourd hydravion repose maintenant sur sa queue. History of the American Expeditionary Forces Air Services 1917-1919 conservé aux National Archives de Washington.

Un des Tellier à moteur Hispano-Suiza de 200 HP vient d'être mis à l'eau par l'équipe de manutention. Vu le poids d'un tel appareil, il fallait un bon nombre d'hommes pour le retenir lors de sa descente du Skip. History of the American Expeditionary Forces Air Services 1917-1919 conservé aux National Archives de Washington.

FBA 100 ch de l'école de tir de Cazaux à l'été 1916 pour un passage bas et vite - Photo Capitaine Branco Voukossavljevitch pilote serbe via Boris Ciglic que je remercie pour son aide.

FBA 100 ch de l'école de tir de Cazaux à l'été 1916 - Photo Capitaine Branco Voukossavljevitch pilote serbe via Boris Ciglic que je remercie pour son aide.

Vue générale des installations de l'école de tir aérien de Cazaux en 1916-1917 - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Photo collection Michel Delannoy que je remercie pour son aide.

Alignement des hangars à hydravions de l'école de tir de Cazaux en 1916-1917 - Sur la droire, un Maurice Farman MF XIII - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Photo collection Michel Delannoy que je remercie pour son aide.

Prise d'arme à l'école de tir de Cazaux à l'été 1916 - Photo Capitaine Branco Voukossavljevitch pilote serbe via Boris Ciglic que je remercie pour son aide.

Quais avec ses skips de mise à l'eau bordé de hangars. En zoomant sur la photo en haute définition, on peut apercevoir plusieurs Farman F 40 H et le Sopwith 1A2 à flotteurs Hanriot (n° 1) dans le fond à gauche. History of the American Expeditionary Forces Air Services 1917-1919 conservé aux National Archives de Washington.

Vue rapprochée des quais avec leurs différents skips de mise à l'eau. History of the American Expeditionary Forces Air Services 1917-1919 conservé aux National Archives de Washington.

Les mêmes quais mais photographiés dans l'autre sens. History of the American Expeditionary Forces Air Services 1917-1919 conservé aux National Archives de Washington.


Vue des Skips de l'école. Cette zone permettait la mise à l'eau des hydravions
Carte postale transmise par Jean Paul Bonora que je remercie pour son aide.

Vues des barques à fond plat motorisés par un moteur d'avion. Ces embarquations servaient au service des cibles sur le lac. Carte postale transmise par Jean Paul Bonora que je remercie pour son aide.

Construction d'un canot automobile au profit de l'école de tir de Cazaux entre le 1er et le 29 février 1916 - Photo Philippe Chavanne de Dalmassy, transmise par Bernard Carmouze, son petit-fils que je remercie pour son aide.

Un des canots automobile de service aux cibles devant un hydravion FBA 100 ch de l'école de tir - Carte postale transmise par Jean Paul Bonora que je remercie pour son aide.

Photo des officiers et sous-officiers pilotes de l'école du ti aérien de Cazaux en 1918. Photo transmise par Patrick Boyer que je remercie pour son aide.

Un FBA 100 ch - 2 Farman F 40 H - un Tellier - un Donnet Dennaut accostés sur le rivage d'un lac non identifié à l'été 1917 - Les deux Farman F 40 appartiennent de manière certaine à l'école de Cazaux - Les autres appareils à l'école ou à un CAM voisin, peut-être Hourtin où était affecté le marin auteur des photos - Photo Roussillon transmis par M. Robert Feuilloy, secrétaire général de l'ARDHAN que je remercie chaleureusement pour son aide.

FBA 100 ch de l'école de tir accosté sur le rivage d'un lac non identifié à l'été 1917. Les spectateurs sont des marins, ce qui laisse augurer une visite à un CAM du secteur (Hourtin où était affecté Roussillon) - Photo Roussillon transmis par M. Robert Feuilloy, secrétaire général de l'ARDHAN que je remercie chaleureusement pour son aide.

Farman F 40 H de l'école de tir accosté sur le rivage d'un lac non identifié à l'été 1917. Sur les autres photos, on peut apercevoir un FBA 100 ch - 2 Farman F 40 - un Tellier - un Donnet Dennaut - Photo Roussillon transmis par M. Robert Feuilloy, secrétaire général de l'ARDHAN que je remercie chaleureusement pour son aide.

Alignement des hangars à hydravions de l'école de tir de Cazaux en 1917-1918 - Photo Ebay USA.

Remontée avec la grue de service des restes d'un Farman F 40 H de l'école de Cazaux accidenté à une date non déterminée - Voir l'autre photo associée - Photo Ebay USA.

Les restes d'un Farman F 40 H de l'école de Cazaux accidenté à une date non déterminée ont été ramenés à terre - A voir l'état général de l'appareil, on peut penser à un sort funeste pour son équipage - je n'ai pas trouvé l'identité de cet équipage - Photo Ebay USA.

Farman F 40 H codé "7" de l'école de tir sur le lac de Cazaux photographié au cours d'un hydroplanage - Photo Ebay USA.

Retour de mission d'un Farman F 40 H de l'école de tir - Carte postale transmise par Jean Paul Bonora que je remercie pour son aide.
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Les photos
Insigne du fronton du mess officier de l'école de tir de Cazaux en 1918. Désolé le document d'origine est en noir et blanc. Si un lecteur de ces lignes possède un document révélant les couleurs, veuilliez prendre contact avec l'auteur de ce site. History of the American Expeditionary Forces Air Services 1917-1919 conservé aux National Archives de Washington.

Entrée de la base de Cazaux pendant la première guerre mondiale
Carte postale d'époque
Vue aérienne montrant l'ensemble des installations de l'école de Cazaux. History of the American Expeditionary Forces Air Services 1917-1919 conservé aux National Archives de Washington.

Vue aérienne en opposition avec la précédente. History of the American Expeditionary Forces Air Services 1917-1919 conservé aux National Archives de Washington.
Hangars de la partie lacustre de l'école de tir aérien de Cazaux en 1917 - Photo : Gilles de la Croix Saint André que je remercie pour son aide.

Vue d'une partie de la zone technique montrant l'arrière des hangars - History of the American Expeditionary Forces Air Services 1917-1919 conservé aux National Archives de Washington.
Cérémonie des couleurs sur la base de Cazaux en juillet 1916. Chaque matin dans toutes les unités de l'aéronautique militaire française, les couleurs nationales étaient levées en présence de l'ensemble de la troupe. Le soir, à la fin des activités opérationnelles, une autre cérémonie donnait lieu à la descente du drapeau. Le caporal Paul Andrillon de l'escadrille F 36 a effectué un stage mitrailleur sur la base de Cazaux en juillet 1916. Photo Paul Andrillon transmise par Benoit Henriet son petit neveu que je remercie pour son aide.

Stand de tir de l'école de Cazaux. Après avoir été initiés aux différentes techniques de tir terrestre et aérien, les stagiaires passaient par des ateliers successifs. D'abord par des tirs au sol sur cibles fixes, comme ici à la carabine, puis progressivement avec des armes de plus en plus puissantes. L'ultime étape consistait à pratiquer des tirs aériens sur cibles remorquées ou au sol - Photo : Musée de la BA 120 de Cazaux.

Salle d'instruction canons de l'école du tir aérien de Cazaux en août 1918 - Photo Louis Merlin transmise par Pascal Merlin, son petit-fils, que je remercie pour son aide.
Séance de tir avec armes sol sur les bords du lac de Cazaux - Les cibles sont placées devant les tireurs sur des pontons fixes - Ce type de tir s'effectuait au début de la formation et permettait de mettre en pratique les différents paramètres du tir qui venaient d'être enseignés par les moniteurs - Venaient ensuite les séances de tir, embarqués à bord de vedettes automobiles et finalement à bord des avions et hydravions de l'école - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Photo transmise par Armelle Perrin de Brichambaut que je remercie pour son aide.

Une séance de tir avec armes sol, style ball-trap en bordure du lac - Pour cet atelier, il s'agit de privilégier vitesse et précision - Viendra ensuite, l'entrainement au tir sur le lac, à bord des vedettes de l'école, puis le maniement et le tir avec les mitrailleuses en service au front - Photo Ebay France.

Autre séance de tir avec armes sol sur passerelles fixes. Les cibles sont placées sur cibles fixes dressées directement dans les profondeurs du lac. Le changement de cibles et les résultats de tirs s'effectaient à l'aide de barques History of the American Expeditionary Forces Air Services 1917-1919 conservé aux National Archives de Washington.

Séance de tir à la mitrailleuse Hotchkiss de 8 mm à l'école de Cazaux en 1917. Chaque stagiaire passait par différents ateliers, en commencant par des tirs au sol avec armes individuelles, puis par des tirs au sol avec armes collectives, pour finir par des tirs réels sur armes embarquées dans les différents hydravions de l'école. Photo Paul Andrillon transmise par M. Benoit Henriet que je remercie pour son aide.

Stage mitrailleurs sur la base de Cazaux en juillet 1916. Pour l'instant, seuls deux hommes ont été reconnus : en 1 le Caporal Paul Andrillon mitrailleur de l'escadrille F 36 - en 2 le matelot Sainte Luce Calixte mitrailleur canonnier de la Marine et détaché successivement aux escadrilles VB 103 - Section d'avions canon 8 et 9 VC 111 à partir du 20 juin 1915 -
Sainte Luce Caliste était le canonnier associé au Cne Louis Dubuis avec lequel il a volé dans ces trois unités. Un dossier consacré au Cne Dubuis est présenté dans ces colonnes.
Paul Andrillon s'illustrera comme pilote à l'escadrille 507. Ces hommes verront validées leur formation de mitrailleur, d'une durée de 25 jours, par un certificat d'aptitude en date du 29 juillet 1916. Photo Ltt Paul Andrillon transmise par Benoit Henriet, son petit neveu que je remercie pour son aide.

Le premier à droite sur la photo, le Slt Jean Pellerin, observateur de l'escadrille F 71 / AR 71 / SAL 71 du 24 juin 1917 à la fin décembre 1917, effectue son stage de tir à l'école de tir aérien de Cazaux de la fin juin au début juillet 1917 - Photo Jean Pellerin transmise par Philippe Perrier, que je remercie pour son aide.
Beau chapelet de ballons servant de cibles pour les tirs aux armes individuelles (fusils, mousquetons et mitrailleuses) sur le lac de Cazaux. Photo Collection Jean-Paul Bonora que je remercie pour son aide.

Ballons cibles pour les tirs aériens de l'école du tir aérien de Cazaux. Ils seront remplacés par les manches remorquées, cibles beaucoup plus réalistes. History of the American Expeditionary Forces Air Services 1917-1919 conservé aux National Archives de Washington.

Séance de tir à la mitrailleuse et à l'arme sol sur le lac de Cazaux Au premier plan, dans un premier canot automoteur, du personnel de l'école libére progressivement les ballons cibles reliés par fils - Sur la gauche de l'image, un second canot où ont pris place les élèves qui doivent abattre les ballons. Les mouvements combinés des deux bateaux zigzaguant sur la lac permettait de simuler les conditions de tir en combat aérien, avec deux avions qui bougent sans arrêt. L'étape suivante est le tir aérien comme mitrailleur ou comme pilote. Photo : Base aérienne 120 de Cazaux.

Vedette rapide utilisée pour les exercices de tir à la mitrailleuse sur le lac de Cazaux - Elle est armée d'une tourelle à l'arrière - Voir le détail en gros plan - Photo collection Michel Delannoy que je remercie pour son aide.
Autre vedette rapide utilisée pour les exercices de tir à la mitrailleuse sur le lac de Cazaux - Celle-ci est armée de deux tourelles, une à l'avant et l'autre à l'arrière - Photo SHD du château de Vincennes.

Pendant la même séance que ci-dessus à bord du canot automoteur des tireurs - Les armes présentes sont : une mitrailleuse Saint Etienne de 8 mm au fond et un mousqueton Berthier modèle 1890 ou 1892 - Photo Base aérienne 120 de Cazaux.

Le LV Le Prieur vérifiant l'harmonisation du viseur qui porte son nom - La mitrailleuse est une Hotchkiss de 8 mm - Photo Base aérienne 120 de Cazaux.

Deux vues du Lieutenant de Vaisseau le Prieur posant dans MF VIII codé "4" de l'école de Cazaux - L'arme de bord est une mitrailleuse Hotchkiss de 8 mm, équipée du viseur mis au point par cet officier - Photo Base aérienne 120 de Cazaux.

Autre vue du LV le Prieur posant à bord d'un MF VIII codé "4" de l'école de Cazaux - L'arme de bord est une Hotchkiss de 8 mm, équipée du viseur qu'il a mis au point - History of the American Expeditionary Forces Air Services 1917-1919 conservé aux NationalArchives de Washington.

Des stagiaires de l'école de tir de Cazaux posent devant un Maurice Farman FM VIII codé "3" en 1916 - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Photo transmise par Armelle Perrin de Brichambaut que je remercie pour son aide.

Mise à l'eau du Maurice Farman MF XIII codé "6" de l'école de tir de Cazaux en 1916 - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Photo collection Michel Delannoy que je remercie pour son aide.

Maurice Farman MF VIII prêt à décoller pour une nouvelle mission de tir sur le lac - Ce type d'avion n'a été mis en service qu'à Cazaux - Collection Jean Devaux via François Clément que je remercie pour son aide

Maurice Farman MF VIII mis à l'eau pour une nouvelle mission sur le lac - Collection Jean Devaux via François Clément que je remercie pour son aide.

Maurice Farman MF VIII codé "2" de l'école approchant d'un Skip après une mission de tir sur le lac - Les avions de l'école portent seulement un gros numéro d'identification blanc. Collection Jean Devaux via François Clément que je remercie pour son aide.

Maurice Farman MF VIII de l'école de tir en 1916 - Photo BA 120 de Cazaux - Collection Mme Marzac via François Clément que je remercie pour son aide.

Décollage d'un des Maurice Farman MF VIII de l'école de tir
Carte postale d'époque.

MF VIII de l'école de tir de Cazaux photographié pendant
un hydroplanage sur le lac - Carte postale d'époque.

Maurice Farman MF VIII de l'école de tir en mouvement sur le lac - Carte postale transmise par Jean Paul Bonora que je remercie pour son aide.

Décollage d'un Maurice Farman MF VIII de l'école de tir de Cazaux photographié par une des vedettes de l'école - Photo collection Michel Delannoy que je remercie pour son aide.

Maurice Farman MF VIII de l'école de tir de Cazaux - Photo transmise par Jean-Luc Caraes que je remercie pour son aide.


Trois vues montant le même accident d'amerrissage d'un Maurice Farman MF VIII codé "3" de l'école de tir L'avion qui survole la scène est un FBA 100 CH. La légende ne dit pas si l'hydravion a complétement coulé. © Droits réservés collection STAC et pour celle du milieu Ltt Paul Andrillon transmise par Benoit Henriet son petit neveu que je remercie pour son aide.

Un des trois hydravion FBA 100 ch de l'école de tir livrés par l'aviation maritime pour assurer la formation de ses mitrailleurs-bombardiers. Ce détachement était commandé par le médecin-Capitaine Sédillot - Carte postale transmise par Jean Paul Bonora que je remercie pour son aide.

Hydravion FBA 150 ch Hispano-Suiza de l'école de tir - Ces hydravions resteront en service à Cazaux jusqu'en octobre 1917, date où ils seront remplacés par des Tellier 200 ch Hispano-Suiza et des Donnet-Denhaut 200 ch Hispano-Suiza - Carte postale transmise par Jean Paul Bonora que je remercie pour son aide.
Un FBA 150 ch Hispano-Suiza de l'école s'éloigne du quai de mise à l'eau. History of the American Expeditionary Forces Air Services 1917-1919 conservé aux National Archives de Washington.

Photo prise en 1917 par le sergent Jean de la Roche Saint André, pilote instructeur de l'école de tir de Cazaux. L'hydravion est un FBA 150 ch qui servait pour l'entraînement au tir sur la lac. Photo : Gilles de la Roche Saint André, son petit-fils, que je remercie pour son aide

Sopwith Baby de l'école de tir de Cazaux (ou un exemplaire de l'école de Hourtin de l'aviation maritime) Carte postale transmise par Jean Paul Bonora que je remercie pour son aide.

Le Sopwith 1A2 (n° 1) à flotteurs Hanriot est sorti de son hangar - L'avion, dont les flotteurs ont été équipés de chariots à roues, est amené au sommet d'un skip de mise à l'eau. Toujours équipé de ses chariots de manutention au sol, il est mis à l'eau par une équipe qui le retient à l'aide de cordes. Cette action est visible en partie sur cette photo. History of the American Expeditionary Forces Air Services 1917-1919 conservé aux National Archives de Washington.
Mise à l'eau d'un Sopwith 1A2 à l'école de Cazaux - La légende d'époque indique qu'il s'agit d'une conversion - Ce modèle à flotteurs a très certainement été mis au point par l'école pour ses besoins spécifiques. Les flotteurs utilisés ont été fabriqués par la société Hanriot - Le nombre de Sopwith 1A2 converti en hydravion et mis en service, n'est pas connu - Il est possible que ce numéro 1 ait été le seul. A suivre ! History of the American Expeditionary Forces Air Services 1917-1919 conservé aux National Archives de Washington.

Une autre vue du Sopwith 1A2 à flotteurs Hanriot de l'école de Cazaux - History of the American Expeditionary Forces Air Services 1917-1919 conservé aux National Archives de Washington.

Assemblage du Short Admiralty 184 n° 8083 utilisé par l'école de tir à partir de mai 1916 - Cette photo a été prise entre le 1er et le 29 février 1916 - Initialement livrés à la Marine Militaire pour évaluation, les deux appareils n° N 8083 et N 8084 n'ayant pas été adoptés par les marins, sont reversés à l'école de tir de Cazaux pour assurer le tractage des cibles aériennes - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Photo Philippe Chavanne de Dalmassy, transmise par Bernard Carmouze, son petit-fils que je remercie pour son aide.
Short Admiralty 184 n° 8084 utilisé par l'école de tir à partir de mai 1916 - Initialement livrés à la Marine Militaire pour évaluation, les deux appareils n° N8083 et N8084 n'ayant pas été adoptés par les marins, sont reversés à l'école de tir de Cazaux pour assurer le tractage des cibles aériennes - Photos collection François Clément que je remercie pour son aide.

Short Admiralty 184 n° 8084 utilisé par l'école de tir à partir de mai 1916 - On ne sait pas combien de temps ces deux avions ont servi au sein de l'école - Photos collection François Clément que je remercie pour son aide.

Le Short Admiralty 184 n° 8084 utilisé par l'école de tir à partir de mai 1916 - Photos collection Philippe Bentresque que je remercie pour son aide.
Un drôle d'hydravion utilisé par l'école de tir aérien de Cazaux. Destiné à assurer l'apprentissage des pilotes de l'aéronautique militaire sur hydravion. Il ne lui manquait que les ailes pour s'envoler. Photo : Gilles de la Croix-Saint-André que je remercie pour son aide.

Farman F 40 H codé "7" remonté sur le skip - Photo Joseph Pascot transmise par Jacques Mazurier, son petit-fils, que je remercie pour son aide.

Farman F 40 H remonté sur le skip - A l'arrière, on distingue le pylône de 25 m de haut destiné à la surveillance du lac au cours des vols. Une vergue de signaux y sera fixée et servira à communiquer avec les vedettes et les hydravions au large. Ce pylône sera mis en place en fin 1917 - Carte postale transmise par Jean Paul Bonora que je remercie pour son aide.
Hydroplanage d'un Farman F 40 H de l'école de tir sur le lac de Cazaux. En observant les Farman rangés dans les hangars le long du quai de mise à l'eau et en remarquant que cet avion porte le numéro 8, il y a fort à penser que l'école comptait au moins 8 Farman F 40 H (H pour hydravion) - History of the American Expeditionary Forces Air Services 1917-1919 conservé aux National Archives de Washington.

Hydravion Tellier 200 ch Hispano-Suiza photographié pendant un stage de tir par le Ltt Robert Huguenin du 24 juin au 12 juillet 1918 - Détaché au centre d'aviation de Luxeuil (Haute-Saône) comme observateur, le 13 avril 1917 - Observateur de l'escadrille SOP 7 du (3ème trimestre) 1917 au 4 décembre 1917 - Observateur de l'escadrille SOP 141 / BR 141 du 4 décembre 1917 au 12 mars 1919 - Détaché à l'école de tir aérien de Cazaux du 24 juin au 12 juillet 1918 - A repris ses études à l'école Polytechnique, le 12 mars 1919 - Photo Robert Huguenin transmise par Olivier Walter, son petit-fils, que je remercie pour son aide.
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