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Historique de l'école d'aviation
et de la base aérienne d'Istres

Création de l'école :

Le déplacement des écoles élémentaires de Buc et du Crotoy ayant été décidé, le choix s'est vite arrêté sur la région d'Istres qui présentaient beaucoup des critères recherchés. La vaste zone de la plaine de la Crau va permettre la création de nombreuses pistes de travail comme celles du Tubé, du Guirand, de Barbat, du Paty, celles de Miramas et du Vallon.

L'école d'aviation d'Istres a été créée en mai 1917. Les premiers élèments s'installent sur l'emplacement d'une propriété baptisée "le Tubé", située en bordure de la plaine de la Crau. A début, les installations sont spartiates et se composent de deux mas et leurs dépendances servent de casernement aux hommes. Placée sous le commandement du Cne Pégat, l'unité devient très vite opérationnelle. Les bâtiments d'origine laissent la place à une vingtaine de baraques Adrian qui abritent désormais le commandement de l'école, l'administration, le parc de maintenance et de logistique, la troupe, les divers ateliers et magasins nécessaires au bon fonctionnement d'une unité aérienne. Le terrain, d'où décollent et atterrissent les avions, est en fait un rectangle de 400 sur 200 mètres. Les premiers hangars Bessonneau sont alignés à l'abri des Cyprès, pour les protèger au mieux du mistral qui régne en maître dans la région.

Première division d'instruction :

La première division d'instruction, baptisée "Caudron" s'installe au mas Guirand. C'est dans cette unité que seront brevetés les quatre premiers élèves, le 28 mai 1917. Ces élèves pilotes ont été : Adj Marius Lebon (brevet de pilote militaire n° 6663), MdL René de Beauchesne (brevet de pilote militaire n° 6664), Sgt Angel Pichon (brevet de pilote militaire n° 6665), Brig Georges Métard (brevet de pilote militaire n° 6666).

Seconde division d'instruction :

Très vite, une seconde division d'instruction "Caudron" est formée sur la piste du Paty, puis une division "Nieuport" sur celle de Miramas.

création de nombreuses pistes :

L'installation des nouvelles pistes va se succéder. Nous pouvons citer les pistes "Lions" et "Guirand" accueillent la division Caudron, la piste "Barbat" et celle "du Paty". Chacune de ces zones sera équipée de hangars d'aviation Bessonneau et de baraques Adrian pour être entièrement autonomes.

Quatre nouvelles pistes en 1918 :

En 1918, quatre autres pistes viennent grossir les rangs d'une école qui tourne à plein régime. Viennent les pistes "du Vallon", "du Verry", "du retour des Aires" et de "Vergières" (en bordure de la route de Fos à Arles, à l'Est d'une bergerie dite "Grosse du couchant").

L'école au 11 novembre 1918 :

Deux mille sept cent soixante dix pilotes ont été brevetés par cette école pendant la 1ère guerre mondiale. Au moment de l'armistice du 11 novembre 1918, l'école est sous le commandement du Col Pouderoux et emploie 2.000 hommes. Elle utilise 500 appareils et forme 300 pilotes par mois.

Du provisoire au définitif :

Les résultats de l'école d'Istres pendant la Grande Guerre ont tellement été brillants que le commandement se décide à lui donner des installations dignes de nom avec l'édification de hangars en ciment, des hangars métalliques, des ateliers et du casernement. En 1919, des travaux de construction de routes, d’adduction d’eau et d’édification de  bâtiments en dur sont entrepris.

Incendie des installations de la Grande Guerre :

Le 10 juin 1919, les vieilles installations sont été entièrement détruites lors d'un incendie. A la fin de l'année, les installations sont désormais suffisantes pour accueillir l'ensemble des unités aériennes déployées sur les terrain du Paty, au mas Guirand et à Miramas. L'ensemble des moyens aériens sont rassemblés dans quatre hangars dessinés par l'ingénieur français Ferdinand Arnodin.  Erigés aux abords de la piste du Tubé, il s'agit de hangars à câbles avec poutres raidissantes du type semi-rigide. Composés de quatorze pylônes métalliques de 17 mètres de haut, de conception Eiffel, ils reposent sur les fondations par l'intermédiaire de rotules en acier. Ils supportent, par l'intermédiaire de câbles obliques une toiture en tôle d'acier. Ces hangars font 96 mètres de longueur, 43 mètres de large et 10 métres de hauteur. Ils ont été conçus pour garantir une bonne résistance au mistral qui souffle en maître dans la région. (NB : un seul hangar, le HM 4, a survécu aux destructions de 1944. Il est classé "monument historique."

Les Caudron G 3 disparaissent progressivement et sont remplacés par plusieurs types d'appareils entre 1923 et 1928 comme les Hanriot HD 14, Salmson 2A2, Breguet 14 A2, Morane-Saulnier MoS 53, le Morane-Saulnier MoS 138, Caudron C 59, Nieuport Ni-D 29, Farman F 50. (liste non exhaustive)

Centre d'instruction de l'aviation d'Istres :

Le 23 avril 1925, l'école d'aviation militaire d'Istres devient le centre d’instruction de l’aviation d’Istres.

Organisation de l'école en 1928 :

L'école assure à la fois l'instruction des élèves (troupe) du département de la guerre, des élèves (officiers) des promotions annuelles, des élèves provenant de la Marine, des boursiers de pilotage (sortant des écoles civiles) et des diverses missions étrangères qui se succèdent.

Elle est constituée d'une direction et des services, un parc et des services, une compagnie (personnel de piste, élèves et mécaniciens), une compagnie (personnel du parc).

L'instruction en vol est assurée par :

  • une division de début et transformation, comportant une section de la Marine,
  • une division de perfectionnement pour avions d'observation,
  • une division de perfectionnement pour avions de chasse,
  • une division de perfectionnement pour le vol de nuit.

L'instruction au sol est délivrée par un service dédié, baptisé l'instruction technique.

Ecole pratique d'aviation d'Istres :

Le 9 octobre 1929, le centre d'instruction de l'aviation d'Istres devient l’école pratique d’aviation d’Istres.

Construction d'une piste en ciment :

La mise en service de nouveaux appareils de plus en plus lourds nécessite la construction d’une piste en ciment de grande longueur. Cette piste dite "des grands raids" fera 1500 m sur 40 m. Elle sera érigée à la limite Ouest de la piste "Barbat" et sera achevée en décembre 1930.

En 1931, l'organisation de l'école est modifiée pour assurer le recrutement régulier du personnel navigant destiné à constituer son cadre de sous-officiers pilotes. Le personnel, admis par concours avec un niveau de connaissances générales équivalant au brevet élémentaire, reçoit une instruction militaire, aérienne, technique pendant 20 mois.

Ecole de formation des sous-officiers du personnel navigant de l'armée de l'Air :

Le 1er octobre 1932, l'école prend la dénomination d'école de formation des sous-officiers du personnel navigant de l'armée de l'Air. A la sortie de l'école, les personnels, selon leurs spécialités, sont dirigés sur l'école de tir du centre de Cazaux ou sur l'école de perfectionnement d'étampes (chasse de nuit) avant d'être muté en escadrille.

 


Deux années de formation :

La première année, l'instruction aérienne porte sur la préparation et l'exécution du brevet de pilote militaire. En seconde année, l'instruction se consacrée au pilotage sans visibilité extérieure, à la voltige aérienne, aux vols de nuit d'accoutumance, au pilotage des avions type "guerre" (biplace d'observation). L'élève, ayant suivi l'intégralité du cycle, quitte l'école avec un total d'environ 130 heures de vol et la nomination dans le corps des sous-officiers du personnel navigant (grade de sergent).

A cette époque, l'école de formation d'Istres assure également :

  • l'instruction jusqu'au brevet de pilote militaire, incluant un détachement d'élèves provenant de la Marine.
  • l'instruction d'un contingent d'élèves brevetés de tourisme.

Pendant cette période, les avions suivants sont utilisés :

  • en première année :
    • Morane-Saulnier 315 (moteur Salmson 9Nc de 9 cylindres en étoile de 135 ch) comme avion de début.
    • Morane-Saulnier 230 (moteur Salmson 9Ab de 9 cylindres en étoile de 230 ch) comme avion de transformation et de brevet.
  • en seconde année :
    • Morane-Saulnier 230 (moteur Salmson 9Ab de 9 cylindres en étoile de 230 ch) pour le perfectionnement, les voyages, le vol sans visibilité et la voltige.
    • Potez 25 (moteur Renault 12Jb de 12 cylindres en V de 500 ch) pour le perfectionnement sur biplace observation (type guerre) et l'accoutumance au vol de nuit.

Les résultats obtenus par cette nouvelle organisation vont vite donner d'excellents résultats. Ils se traduisent par une diminition importante des accidents graves. De 1917 à 1934, 68 élèves et moniteurs ont été tués en service aérien commandé (SAC). Elle atteint son régime de croisière en effectuant 20 à 25.000 heures de vol et 90 à 100.000 atterrissages par année.

Centre d'instruction du parachutisme :

Le 1er octobre 1935, un centre d’instruction de parachutisme est créé sur place. Commandé par le capitaine Geille, l’entraînement au sol des premiers aviateurs stagiaires débute au moyen d’une tour de sauts dressée dans la cour de l’école.

Centre école d'Istres :

Le 1er janvier 1937, l'école devient le Centre école d'Istres. Une division de perfectionnement aérien, chargée des vols en haute altitude et du pilotage sans visibilité, est créée. A cette époque, son parc aérien se compose de Farman F 60 BN2, Morane Saulnier MS 315 et MS 230, Potez 25, Lioré et Olivier LéO 20, Caudron Simoun et Goéland.

La seconde guerre mondiale :

Craignant une attaque italienne sur le Sud de la France, l'état-major met en place deux escadres de bombardement qui arrivent sur place, à compter du 1er septembre 1939 :

  • la 23ème escadre de bombardement (GB I/23 et GB II/23) qui s'installe à Istres-le-Paty, le 1er septembre 1939, Istres-le-Tubé, le 16 octobre 1939 et finalement à Istres-le-Vallon, le 8 décembre 1939.
  • la 11ème escadre de bombardement (GB I/11 et GB II/11).

Repli de l'école en AFN :

Le 15 mai 1940, l’école se replie en Algérie (Oran et Tafaraoui) et la base d'Istres devient base opérationnelle (le 4 juin) où se retrouve ce qui reste des forces aériennes françaises. L'Italie n'étant entrée en guerre qu'en juin 1940, les différentes unités, déployées à Istres, n'ont que peu participé à la campagne 1939-1940. La base n'a pas été bombardée en 1940 et servi de base de transit pour de nombreuses unités se repliant sur l'Afrique du Nord. De même, de nombreuses escadrilles de bombardement ont été dissoutes sur place (GB I/11 - GB II/12 - GB II/15 - GB I/21 - GB II/21 - GB II/31)
Seuls resteront sur place, les GT I/15, GB I/12 et GB I/31. Leur activité sera contrôlée par la Commission d'armistice et constituera surtout en des vols d'entrainement, mis à part la période de juillet à août 1942, où les unités seront engagées au Levant pour participer à la campagne de Syrie.

Occupation allemande et bombardements :

En novembre 1942, après le débarquement allié en Afrique du Nord, les Allemands envahissent la zone libre et prennent possession de la base, le 27 novembre. Les troupes françaises stationnées sur place sont renvoyés dans leurs foyers. De novembre 1942 à août 1944, la base sera bombardée plusieurs fois par les alliés et ses installations considérablement endommagées lors du repli des forces allemandes.

Redevenue française :

En août 1944, les premiers groupes de chasse et de bombardement français, arrivant de Corse, Sicile, Sardaigne et Afrique du Nord, s'installent sur place. Les escadres de chasse se basent sur le terrain du Vallon et les deux escadres de bombardement volant du B-26 Marauder, directement à Istres. Un immense camp américain est érigé dans la Crau, de l'autre côté de la piste du Tubé et un important détachement britannique occupe une grande partie de la piste et les installations qui n'ont pas été détruites par les bombardements alliés et les forces de l'Axe en retraite. Les Américains quitteront Istres en 1947 et les Britanniques conserveront un petit détachement jusqu'en 1958.

L'après-guerre :

Il faudra longtemps pour remplacer les installations détruites pendant la seconde guerre mondiale. L'activité aérienne renait doucement de ces cendres, d'abord par l'escale aérienne et surtout par l'installation progressive du centre d'essais en vol qui fait mouvement en deux phases de Marignane et de Brétigny-sur-Orge. Sur place de nombreux essais en vol vont être réalisé sur les prototypes qui se succédent.

Nombreux records battus :

Sur place, de nombreux records vont être battus. Nous pouvons citer les plus significatifs.
Le premier, par Jacqueline Auriol, avec le record mondial de vitesse en circuit fermé sur 100 km, à une moyenne de 818 km/h, aux commandes d'un Vampire, le 12 mai 1951. Le 25 avril 1958, Bernard Witt bat le record de vitesse en circuit fermé, à la moyenne de 1.050 km/h, aux commandes du Breguet 1001 "Taon". Roger Carpentier bat le record d'altitude en montant à 24.217 mètres, aux commandes du Trident, le 2 mai 1958. Bernard Witt, toujours aux commandes du Breguet 1001 "Taon" améliore son record du monde, avec 1.075 km/h sur 1.000 km en cirduit fermé, le 23 juillet 1958.

Le 25 février 1959, André Turcat, aux commandes du "Griffon 02", un avion à propulsion mixte, turbo-réacteur et stato-réacteur, réalise une moyenne de 1.643 km/h sur un circuit fermé de 100 km. Le 31 mai 1961, Dominique Ferrigno, aux commandes du Morane "Epervier", doté d'un turbo-propulseur Bastan, bat le record mondiale pour avion de cette catégorie avec 11.777 mètres. Le 22 juin 1962, Jacqueline Auriol, aux commandes d'un Mirage IIIC, bat le record mondial de vitesse sur 100 km en cirduit fermé avec 1.850 km/h. Elle reprendra son record à Jacqueline Cochrane, le 14 juin 1963, cette fois à bord d'un Mirage III R.

Le 19 juillet 1963, Jean Boulet et Roland Coffignot, à bord d'un "Super-Frelon", réalisent 341,23 km/h sur trois kilomètres en ligne droite. Quelques jours plus trad, ils atteignent 350 km/h aux commandes du même hélicoptère lourd. Le 21 février 1964, Oppeneau et Boisbeau, à bord du bimoteur "Marquis Sperma", battent le record mondial de vitesse avec 502,12 km/h, réalisé sur 1.000 km en circuit fermé entre Istres et la Teste-de-Buch (Gironde).

En 1964, Pierre Bonte et le mécanicien navigant Lesieur battent six records, à bord du SIPA "Antilope". En 1965, les mêmes navigants battent quatre nouveaux records, à bord du "Marquis Aztazou".

Jacqueline Auriol bat un nouveau record du monde, cette fois sur 2.000 km en circuit fermé, aux commandes d'un Mystère 20, à une moyenne de 819 km/h, le 12 mai 1965.

Les forces aériennes stratégiques :

En 1963, l'armée de l'Air cherche un vaste terrain équipé de longues pistes permettant d'accueillir les ravitailleurs en vol Boeing C.135 destinés à la force nucléaire stratégique. Le choix de l'état-major se fait pour Istres qui réunit beaucoup des critères recherchés, comme des conditions particulièrement favorables de la région, l'absence de reliefs importants au voisinage de la piste qui est portée à 3.800 mètres de longueur, les grands espaces inhabités de la Crau.

La 90ème escadre de ravitaillement de vol est créée à Istres, le 1er août 1963. Suit la création des forces aériennes statégiques (FAS), le 14 janvier 1964. Le 3 février 1964, atterrissage à Istres du premier C 135 F qui arrive directement des Etats-Unis. La 90ème ERV est dissoute, le 30 mai 1965.

ERV 4/93 "Aunis" et GERMAS 15/90 :

L'escadre est remplacée par trois escadrons de ravitaillement en vol intégrés aux escadres de bombardement, toutes équipée du Dassault Mirage IV A. Le 13 février 1965, l'ERV 4/93 "Aunis" est créé à Istres et doté de Boeing C.135 F Stratotanker. Il prend sa première alerte opérationnelle, le 1er juin 1965. Le Groupe d'entretien et de réparation des matériels spécialisés (GERMAS) 15/90 a été construit sur place pour assurer les réparations et différentes visites des douze Boeing C 135 F Stratotanker. Malheureusement, l'ERV 4/93 "Aunis" perd le C 135 F serial 63-8473 F-UKCB codé "CD", au décollage de la base d'Hao (Polynésie), le 30 juin 1972. L'accident, dû conjointement à la corrosion marine et aux poussières de corail, a causé la mort des quatre membres d'équipage (Cdt Georges Dugué, Cne Hubert Parage, Ltt Serge Frugier, Adc Albert Hecq) et des deux spécialistes météo du CEP embarqués par cette mission (Adc Jean Langlais et PM Georges Saucillon).

Les photos

Un des Caudron G 3 de l'école d'Istres en 1917 - Bien que complétement démodé, cet avion continuera à être fabriqué toute la guerre. En effet, c'était un avion très sûr qui pardonnait beaucoup aux élèves pilotes - Photo famille Rival transmise par Jean Paul Bonora que je remercie pour son aide.

Un des moniteurs de l'école d'Istres photographié devant un des Caudron G 3 en 1917 - Photo famille Rival transmise par Jean Paul Bonora que je remercie pour son aide.

Caudron G 3 de l'école de pilotage d'Istres en 1917 - Photo famille Rival transmise par Jean Paul Bonora que je remercie pour son aide.

Groupe d'élèves pilote de l'école d'Istres photographiés devant un des Caudron G 3 en 1917 - Le premier à gauche est le Sgt Angel Pichon - Photo famille Rival transmise par Jean Paul Bonora que je remercie pour son aide.

Une des Chambrées de l'école de pilotage d'Istres en 1917. Photo famille Rival transmise par Jean Paul Bonora que je remercie pour son aide.

Nieuport 82 à l'école d'aviation d'Istres, en septembre 1917 - Cet appareil, destiné aux écoles en 1917 et 1918, était équipé d'un train d'atterrissage élargi et renforcé à quatre roues. C'était un avion à double commande utilisé dans les écoles pour débutants. Il était le premier avion utilisé par les éléves pilotes et son train double évitait nombre de capotage et facilitait l'atterrissage par sa voie beaucoup plus large que les Nieuport classiques. C'est dommage, on ne se rend pas compte de la présence de 4 roues sur le train (2 x 2 roues), par contre sur l'avion en fond d'image, on voit très bien la présence de roues supplémentaires. Photo Octave de Hovre transmise par son fils Pierre que je remercie pour son aide.

Le soldat Alain Jaffrès pose devant un Caudron G 3 (n° 281X) de l'école d'aviation d'Istres en 1918 - Brevet de pilote militaire n° 16.680 obtenu à l'école d'aviation militaire d'Istres, le 24 octobre 1918 - Licence FAI de pilotage n° 16.281 en date du 23 avril 1919 - Brevet de pilote de tourisme n° 7426, en date du 13 avril 1937 - Vice-Président de l'Aéroclub du Finistère en 1938 - Photo famille Paquereau que je remercie pour son aide.

Elève pilote de l'école d'aviation militaire d'Istres, aux commandes du Caudron G 3 n° C 661 de l'unité - Photo collection Christian Dubost que je remercie pour son aide.

Vue des barraques Adrian servant au cantonnement des élèves aviateurs - Photo datée de 1917 - collection particulière.

Le 10 juin 1919, les vieilles installations datant de la Grande Guerre sont parties en fumée et ont été entièrement détruites - Elles seront remplacées par des batiments flambants neufs, à partir de 1920 - Photo collection Christian Dubost que je remercie pour son aide.

Piste de l'école d'aviation de Istres après 1919 - Les avions sont encore en majorité dans Caudron G 3 - Carte postale d'époque.

Officiers instructeurs, moniteurs et élèves pilotes de la division de transformation de l'école d'aviation militaire d'Istres en 1920 - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Photo collection Christian Dubost que je remercie pour son aide.

Etat-major du centre d'instruction et du 2ème groupe (école) de l'école d'aviation militaire d'Istres en 1920 - Photo collection Christian Dubost que je remercie pour son aide.

Carte postale montrant les hangars Eiffel en construction sur l'école d'aviation d'Istres en 1918/1919 - Le jour de la photo, des bombardiers Handley-Page 400 britanniques, à destination du Caire, s'étaient posés pour ravitailler en carburant - Au premier plan, quelques-uns des Caudron G 3 en service à l'école - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Photo collection Christian Dubost que je remercie pour son aide.

Accident d'un Bréguet XIV sur l'école de pilotage d'Istres dans l'immédiat après guerre - Photo famille Rival transmise par Jean Paul Bonora que je remercie pour son aide.

Photo aérienne de la base d'Istres au début des années 20 - Les hangars de la base, construits en 1919 par la société Eiffel, apparaissent à l'arrière plan des constructions visibles - Photo famille Rival transmise par Jean Paul Bonora que je remercie pour son aide.

Cliquez sur l'image pour l'agrandir

Photo aérienne de l'école d'aviation d'Istres au début des années 20 - A premier plan, on aperçoit les batiments du parc - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Photo collection Christian Dubost que je remercie pour son aide.

Spad S 34-2 biplace côte à côte de l'école de pilotage d'Istres après 1920 - Photo famille Rival transmise par Jean Paul Bonora que je remercie pour son aide.

Les photos

Spad S 34-2 biplace côte à côte de l'école de pilotage d'Istres après 1920 - Cet avion école, mis en service à 119 exemplaires dans l'aéronautique militaire française, a fait son premier vol en septembre 1920 - Les hangars haubanés sont un système breveté par Eiffel, mais ils ont été construits en 1919 par la société Arnodin, installée à Chateauneuf-sur-Loire - Photo famille Rival transmise par Jean Paul Bonora que je remercie pour son aide.

Alignement de biplaces école Hanriot HD-14 du centre d'aviation d'Istres après 1920 - Les avions sont tous équipés de patins anti-retournement - A l'arrière plan, on aperçoit les hangars de la base construits en 1919 - Carte postale de l'époque.

Biplace d'entraînement Caudron C 59 de l'école de pilotage d'Istres au début des années 20. Cet avion école, qui a fait son premier vol en août 1921, a été construit à 1800 exemplaires - Motorisation : un moteur Hispano-suiza 8Ab de 180 ch - Photo famille Rival transmise par Jean Paul Bonora que je remercie pour son aide

Biplaces d'entraînement Caudron C 59 de l'école de pilotage d'Istres au début des années 20 - Derrière on aperçoit les hangars caractéristiques de la base construits en 1919 par la société Eiffel - Un de ces hangars existe toujours de nos jours - Il est classé monument historique - Photo famille Rival transmise par Jean Paul Bonora que je remercie pour son aide.

Alignement des Caudron C 59 de l'école de pilotage d'Istres au début des années 20 - Les biplaces de chaque section école sont identifiés par un large numéro individuel blanc - Carte postale d'époque.

Ateliers du parc réservés à la révision et à la réparation des cellules d'avions de l'école pratique d'aviation d'Istres dans les années 20 - Photo collection Christian Dubost que je remercie pour son aide.

Ateliers du parc réservés à la révision et à la réparation des moteurs d'avions de l'école pratique d'aviation d'Istres dans les années 20 - Photo collection Christian Dubost que je remercie pour son aide.

Entrée et poste de police du camp d'aviation d'Istres - Photo collection Christian Dubost que je remercie pour son aide.

Les casernements de la 1ère compagnie de l'école pratique d'aviation d'Istres dans les années 20 - Photo collection Christian Dubost que je remercie pour son aide.

Les bâtiments du parc de l'école pratique d'aviation d'Istres dans les années 20 - Photo collection Christian Dubost que je remercie pour son aide.

Les hangars de la Marine du camp d'aviation d'Istres - Photo collection Christian Dubost que je remercie pour son aide.

Les hangars Eiffel de l'école pratique d'aviation d'Istres dans les années 20 - Ils ont été construits par la société Eiffel à partir de 1919 - Un de ces hangars existe toujours de nos jours - Il est classé monument historique - Photo collection Christian Dubost que je remercie pour son aide.

Les hangars du groupe 3 de l'école pratique d'aviation d'Istres - Photo collection Christian Dubost que je remercie pour son aide.

Breguet 14 A2 à moteur Renault de l'école d'aviation militaire d'Istres, le 9 mars 1931 - Comme l'unité détient un grand nombre d'avions et que les mouvements aériens se succèdent sans interruption dans la journée, des tableaux réservés aux mécaniciens ont fait leur apparition pour limiter les risques d'oublis en matière ravitaillement d'essence, d'huile et d'eau - Sur cet exemple, on voit que le plein d'huile a été fait et que le plein d'essence reste à faire - Photo collection Christian Dubost que je remercie pour son aide.

Nieuport-Delage Ni-D 29 en service à la division de perfectionnement du centre d'instruction de l'aviation d'Istres entre 1925 et 1930 - Photo collection Christian Dubost que je remercie pour son aide.

Morane-Saulnier MS 130 du détachement Marine de l'école de formation des sous-officiers du personnel navigant de l'armée de l'Air d'Istres - Carte postale d'époque.

Moniteurs et élèves pilotes de l'école d'aviation militaire d'Istres en 1932 - Trois pilotes sont identifiés sur l'agrandissement : Adc Angel Pichon - Langlais - Henry - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Photo collection Christian Dubost que je remercie pour son aide.

Piste du Tubé du camp d'aviation d'Istres dans les années 30 - Carte postale d'époque.

Photo aérienne oblique du centre école d'Istres en 1940 - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Droits réservés.

 

Je cherche des photos toutes époques
allant de l'école d'aviation d'Istres
jusqu'à la base aérienne 125 d'Istres

Documents officiels
émis par l'école

Page de couverture de la carte d'identité militaire du 1ère classe Joseph Rival, école de l'école de pilotage d'Istres en 1917 - Document Famille Rival transmis par Jean-Paul Bonara que je remercie pour son aide

Carte d'identité d'aviateur militaire du 1ère classe Joseph Rival datée de 1917 - Document Famille Rival transmis par Jean-Paul Bonara que je remercie pour son aide.

Documents d'époque

Page de couverture de la licence de pilote de Joseph Rival émise par la fédération aéronautique internationale, le 30 juillet 1918 - Document Famille Rival transmis par Jean-Paul Bonara que je remercie pour son aide.

Pages internes de la licence de pilote de Joseph Rival émise par la fédération aéronautique internationale, le 30 juillet 1918 - Document Famille Rival transmis par Jean-Paul Bonara que je remercie pour son aide.

Les hommes

Cne XXX Pégat, commandant de l'école d'aviation militaire d'Istres en 1929 - Photo Julien Bégou transmise par Yves Chiaramella que je remercie pour son aide.

Adc Angel Pichon - Né le 21 janvier 1891 à Antogny-le-Tillac (Indre et Loire) - Fils de Désiré Pichon et Clémentine Tardy - Classe 1911 - Recrutement de Chatellerault sous le matricule n° 1204 - Profession Cultivateur - Service militaire au 32ème régiment d'infanterie, à compter du 10 octobre 1912 - Toujours dans cette unité, lors de la mobilisation générale du 2 août 1914 - Passé au 2ème groupe d'aviation de l'aéronautique militaire, le 20 août 1914 - Passé dans la réserve de l'armée active, le 1er octobre 1914 - Nommé Caporal, le 21 janvier 1916 - Une citation à l'ordre de l'armée, en date du 5 juillet 1915 - Une lettre de félicitations du Général Joffre, en date du 18 octobre 1915 - Bombardier-mitrailleur de l'escadrille F 123 du 19 juillet 1916 au 12 mars 1917 - Croix de Guerre et une citation à l'ordre du GB 4 - Une citation à l'ordre de l'armée, en date du 12 novembre 1916 - Nommé Sergent, le 8 janvier 1917 - Affecté au 1er groupe d'aviation, le 1er avril 1917 - Passé élève pilote - Brevet de pilote militaire n° 6665 obtenu à l'école militaire d'aviation d'Istres, le 28 mai 1917 - Nommé Adjudant, le 27 juillet 1918 - Rengagé pour 2 ans, le 10 avril 1919 - Nommé Adjudant-chef, le 1er septembre 1919 - Affecté à la 14ème section d'ouvriers d'aviation, le 1er juillet 1920 - Affecté au 34ème régiment d'aviation du Bourget, le 19 avril 1922, pour servir au Sénégal du 1er juin 1922 au 30 mars 1925 - Une citation au bulletin officiel décernée par le Ministre de la Guerre Paul Painlevé, en date du 1er mai 1925 - Affecté au 1er groupe d'ouvriers d'aéronautique, le 22 septembre 1925 - Décoré de l'Etoile noire du Bénin, le 29 décembre 1925 - Affecté au 34ème régiment d'aviation du Bourget, le 29 juin 1927, pour servir au Tonkin du 17 août 1927 au 26 mars 1930 - Affecté à l'escadrille n° 3 d'Indochine stationnée à Bac Maï - Admis dans le corps des sous-officiers de carrière, le 31 octobre 1928 - Chevalier de la Légion d'Honneur, le 2 juillet 1929 - Médaille Militaire, le 13 août 1929 - Affecté au 2ème groupe d'ouvriers d'aéronautique, le 5 juin 1930 - Chevalier de l'ordre du Dragon de l'Annam, le 25 novembre 1930 - A obtenu le certificat d'aptitude à l'emploi de chef de section du 35ème régiment d'aviation, le 3 décembre 1930 - Désigné pour servir l'aéronautique coloniale de l'Indochine, le 27 avril 1933 - Embarqué sur le "Bernardin de St-Pierre" à destination de l'Indochine, le 21 juin 1933 - Débarqué à Haïphong, le 27 juillet 1933 - Affecté à l'escadrille n° 1 du 27 juillet 1933 au 26 février 1935 - Affecté au Tonkin du 27 juillet 1933 au 26 février 1935 - Décédé des suites de ses blessures au cours d'un accident d'avion, le 26 février 1935 - Sources : Pam - FM partielle (37) - JORF - Dernière mise à jour : 23/10/2014.

* Citation à l'ordre de l'armée du caporal Angel Pichon, mitrailleur de l'escadrille F 123, en date du 12 novembre 1916 : "Mitrailleur adroit et très courageux. Au cours d'un bombardement à longue distance, a assuré la protection d'un groupe d'avions. A abattu un appareil ennemi et mis en fuite un second."

Sgt Paul Adolphe Georges Replonge - Né le 3 septembre 1894 à Moreuil (Somme) - Classe 1914 - Recrutement de Péronne sous le matricule n° 232 - Brevet de pilote militaire n° 14.863 à l'école d'aviation d'Istres du 30 juillet 1918 - Licence FAI n° 14512 délivrée le 25 janvier 1919 - Sources : Famille - Dernière mise à jour : 24/01/2015 - Photo Paul Replonge transmise par Guillaume Paul Decerf, son petit-fils, que je remercie pour son aide.

Les hommes

Cne Yves Charles Marie Rolland comte de Chambaudoin d'Erceville - Né le 22 février 1888 à Alençon (Orne) - Fils de Maurice Denis Elisabeth Rolland de Chambaudoin d'Erceville et de Louise Marie Thérèse Lechaudé d'Anisy - Domiciliés au 191, rue Ste Merri à Fontainebleau (Seine-et-Marne) - Profession avant engagement Etudiant - Classe 1908 - Recrutement de Fontainebleau sous le matricule n° 11 - Engagé volontaire pour trois ans au 7ème régiment de Dragons, le 7 octobre 1907 - Nommé Brigadier, le 2 février 1908 - Nommé Maréchal des Logis, le 29 septembre 1908 - Nommé MdL fourrier, le 30 septembre 1909 - Nommé Aspirant et admis à l'école d'application de cavalerie, le 1er octobre 1910 - A obtenu la mention "bien" et classé 47 / 92 en sortie de l'école d'application de cavalerie - Réengagé pour un an, le 30 septembre 1910 - Nommé Sous-lieutenant et affecté au 3ème régiment de Spahis, le 1er octobre 1911 - Prend part aux opérations militaires en Algérie du 30 septembre 1911 au 23 juin 1912 - Prend part aux opérations militaires du Maroc Occidental du 24 juin 1912 au 30 juin 1914 - Combats des Tedders, le 6 décembre 1912 - Combats de nuit d'El Hajel, les 18 et 25 mars 1913 - Combat de Tizera, le 24 mars 1913 - Participe à l'affaire de Tigrigra, le 2 avril 1913 - Participe à l'affaire d'Auras, le 18 avril 1913 - Participe à l'affaire de Souk-Auvras, le 3 août 1913 - Lettre de félicitation n° 3 à l'ordre général, à l'ordre du 7 septembre 1913 - Nommé Lieutenant, le 1er octobre 1913 - Décoré de la médaille coloniale du Marocc avec agrafe "Maroc" - Médaille commémorative du Maroc - Officier du Ouissam Alaouite - Affecté au 31ème régiment de Dragons, le 9 juin 1914 - Citation à l'ordre du 31ème régiment de Dragons, en date du 27 juin 1915 - Passé à l'aéronautique militaire comme observateur stagiaire, le 14 avril 1915 - Observateur de l'escadrille MS 48 / N 48 du 13 juillet 1915 au 4 juin 1916 - Brevet d'observateur, en date du 25 juillet 1915 - Citation à l'ordre de la 2ème division de cavalerie, en date du 20 octobre 1915 - Brevet de pilote militaire n° 2790 obtenu à l'escadrille MS 48, le 28 février 1916 - Citation n° 97 à l'ordre du DAL, en date du 28 mars 1916 - Pilote de l'escadrille N 23 du 4 juin au 10 septembre 1916 - Citation n° 360 à l'ordre de la 2ème armée, en date du 26 août 1916 - Commandant de l'escadrille N 15 du 10 septembre 1916 au 24 août 1917 - Nommé Capitaine à titre temporaire, le 4 septembre 1916 - Stage de tir à l'école de tir aérien de Cazaux du 8 au 20 novembre 1916 - Nommé Chef pilote de l'école d'aviation militaire d'Ambérieux, le 6 octobre 1917 - Nommé Chef pilote de l'école d'aviation militaire d'Istres, le 23 décembre 1917 - Nommé Adjoint au commandant du GC 18 (escadre 1), le 16 février 1918 - Nommé Adjoint du commandant de l'aéronautique du 16ème corps d'armée, le 3 mai 1918 - Nommé Adjoint au chef de l'aéronautique du Groupe d'armée Fayolle, le 19 décembre 1918 - Chevalier de la Légion d'Honneur, le 28 décembre 1918 - Citation n° 174 à l'ordre de la 3ème division de cavalerie (Général de Boisseau), en date du 24 mars 1919 - Affecté à l'inspection technique de l'aéronautique de Paris, le 3 juillet 1919 - Congé de deux ans sans solde, à compter du 22 avril 1920 - Affecté au 4ème régiment d'aviation d'observation, le 22 avril 1920 - Administré par le 34ème régiment d'aviation, le 1er août 1920 - Affecté au 2ème régiment d'aviation d'observation de Strasbourg, le 2 octobre 1920 - Admis en position de Réserve spéciale, le 8 février 1921 - Affecté au 11ème régiment d'aviation, le 25 mai 1921 - Affecté au 29ème régiment de Dragons, le 15 août 1921 et maintenu détaché aéronautique - Affecté définitivement à l'aéronautique militaire, le 20 juin 1923 - Nommé capitaine à titre définitif, le 28 août 1923 - A accompli une période obligatoire de cinq semaines du 21 janvier au 24 février 1924 - Classé en disponibilité, le 26 décembre 1925 - Administré par la 11ème escadre de bombardement, le 1er octobre 1932 - Administré par la 11ème escadre d'aviation lourde de défense, le 1er octobre 1933 - Administré par la base aérienne 111, le 1er janvier 1934 - Administré par la base aérienne 138, le 1er octobre 1934 - Admis à la retraite, le 7 octobre 1937 - Affecté dans la réserve au Bataillon de l'air n° 122 de Chartres, le 28 juillet 1938 - Date de cessation du service, le 31 décembre 1941 - Officier de la Légion d'Honneur, le 31 octobre 1961 - Décédé le 10 novembre 1963 - Sources : Pam - Liste PN - LO - CCC MS 48 / N 48 - CCC N 23 - CCC N 15 - Etats des services - FM Seine-et-Marne - Dernière mise à jour : 5 décembre 2015 - Photo transmise par Monique Gallais que je remercie pour son aide.

* Citation n° 38 à l'ordre général (fait au quartier de la résidence Rabat), en date du XX avril 1913 : "Fait au quartier de la résidence à Rabat pour avoir le 24 mars 1913 au combat de Tizera montré le plus grand courage en repliant sa troupe par bonds avec calme sous un feu des plus vifs. Le 2 avril à Tigrigra, s'est emparé avec trois pelotons, de troupeaux marocains dont il sabra les défenseurs."

* Lettre de félicitation n° 3 à l'ordre général, à l'ordre du 7 septembre 1913 : "Commandant un peloton à l'arrière garde pendant la marche rétrograde du 4 août 1913, est courageusement maintenu en position pour permettre aux (unités) d'infanterie de se décrocher, et bien que serré de près par un ennemi particulièrement mordant à, grâce à ses dispositions judicieuses, réussi à se dégager sans subir de pertes."

* Citation à l'ordre du 31ème régiment de Dragons, en date du 27 juin 1915 : "Les 22 et 23 juin 1915 chargé d'appuyer avec ses mitrailleuses une attaque sur les tranchées ennemies a fait preuve d'initiative se portant à un endrot avancé d'où il a pu battre efficacement les positions ennemies."

* Citation à l'ordre de la 2ème division de cavalerie, en date du 20 octobre 1915 : "A dirigé avec beaucoup d'énergie et d'entrain une reconnaissance le 13 août sur Réchicourt et Jutecourt au cours de laquelle il a eu son cheval tué sous lui et qui, le 22 août près d'Herméniel, a mené son peloton avec beaucoup de vigueur."

* Citation n° 97 à l'ordre du Détachement d'armées de Lorraine, en date du 28 mars 1916 : "Officier remarquable par sa bravoure et son dévouement. Recherche les missions les plus périlleuses et les entreprend avec un sang-froid et une énergie dignes de tous éloges. Au cours de 90 heures de vol qu'il a exécutées en arrière des lignes ennemies, a livré de nombreux combats particuièrement acharnés dans lesquels il a toujours affirmé sa supériorité."

* Citation n° 360 à l'ordre de la 2ème armée, en date du 26 août 1916 : "Officier d'une consciences et d'un dévouement admirable et d'un courage à toute épreuve. Pilote exemplaire livrant des combats quotidiens et donnant le plus bel exemple à tous ses inférieurs. Le 27 juin 1916, attaque deux avions ennemis et rentre avec son réservoir percé et dix balles dans son appareil. Le 24 juillet, n'hésite pas à se mesurer avec trois appareils ennemis qu'il mit en fuite successivement. Le 12 août, mitraille à bout portant un avion allemand qui pique jusqu'au sol."

* Citation n° 174 à l'ordre de la 3ème division de cavalerie (Général de Boisseau), en date du 24 mars 1919 : "A parfaitement dirigé le service de son escadrille pendant les opérations des 19, 20, 21 mars 1917. A participé lui-même à ce service, volant très bas et donnant de très utiles renseignements sur l'évacuation par l'ennemi de plusieurs villages et la destruction de plusieurs ponts."

Pertes de l'école
d'aviation d'Istres.

Pour l'instant, je n'ai pas de relevés nominatifs et quantitatifs des personnels décédés lors de leur passage à l'école d'Istres, ni de leur présence éventuelle dans les carrés militaires des cimetières civils ou des cimetières militaires.

* Sgt Daniel Sabathier - pilote moniteur à l’école d’aviation d'Istres-Miramas - Né le 22 mars 1890 à Bouscat (33), fils de Jean-Casimir et de Ernestine Blanc - Célibataire- Décédé des suites d'un accident aérien au camp d’aviation militaire de Miramas, quartier du Mas Neuf, le 26 avril 1917 - Le Caporal David Kainscop a également perdu la vie au cours de cet accident.

* Cal David Kainscop - Né le 3 janvier 1895 à Lens (62) - Fils de David Kainscop et de Augustine Diéden - Célibataire - 9ème bataillon de chasseurs à Pied - Mécanicien de l'escadrille VB 102 - Elève pilote à l’école d’aviation d'Istres-Miramas - Décédé des suites d'un accident aérien au camp d’aviation militaire de Miramas, quartier du Mas Neuf, le 16 avril 1917 - Le Sgt Daniel Sabathier a également perdu la vie au cours de cet accident.

* Caporal Camille Antoine Joseph Cantat - Elève pilote de l'école d'aviation militaire d'Istres - Tué au cours d'un accident aérien à Istres, le 17 août 1918.

* Sgt Jean Marcel Cornu - Né le 18 juillet 1893 à Bergerac (Dordogne) - Entré en service comme mécanicien Voisin, le 22 août 1913 - Mécanicien de l'escadrille C 39 du XXX au 25 janvier 1916 - Affecté comme élève pilote à l'école d'aviation militaire de Dijon, le 25 janvier 1916 - Brevet de pilote militaire n° 3593 obtenu, le 31 mai 1916 - Affecté au 1er groupe d'aviation / 32ème régiment d'aviation - Moniteur de l'école d'aviation militaire d'Istres - Décédé à l'hôpital complémentaire n° 37 d'Istres, des suites d'un accident aérien survenu sur la commune d'Eyguières, le 19 novembre 1917.

* MdL Léopold Marius Marcel Rame - Né le 24 juillet 1890 à Sénas (13) - Unité d'origine 118ème régiment d'artillerie lourde - Brevet de pilote militaire n° 7408 obtenu à l'école d'aviation militaire d'Ambérieu, le 11 juillet 1917 - Stage de perfectionnement à l'école d'aviation militaire d'Istres - Tué au cours d'un accident d'avion sur la commune d'Eyguières, le 19 novembre 1917.

* Chef d'Escouade Gabriel Emile Fradet - Né le 20 juin 1885 à Aigurande (Indre) - Arme d'origine Légion de la Garde Républicaine - Brevet de pilote militaire n° 7150 obtenu à l'école d'aviation militaire d'Ambérieu, le 24 juin 1917 - Stage de perfectionnement à l'école d'aviation militaire d'Istres - Tué au cours d'un accident aérien sur la commune d'Eyguières, le 19 novembre 1917.

* MdL Gaston Alexandre Louis Désiré Girard - Né le 3 février 1890 à Caen (Calvados) - Classe 1910 - Recrutement du 6ème bureau de la Seine sous le matricule n° 1954 ou 1956 - Unité d'origine 7ème régiment de Chasseurs - Elève pilote de l'école d'aviation militaire d'Istres du XXX au 24 mars 1918 - Tué des suites d'une commotion cérébrale cours d'un accident d'avion, à l'école d'aviation militaire d'Istres, le 24 mars 1918 - N'a pas eu le temps d'obtenir le brevet de pilote militaire avant sa mort - Sources : MpF - Dernière mise à jour : 19 septembre 2016.

* Sol Jean Pierre Raoul Simon - Grièvement blessé au cours d'un accident aérien à l'école d'Aviation d'Istres - Décédé des suites de ses blessures à l'hôpital complémentaire 87, le 3 juin 1918.

* Adj Eugène Louis Jules Mérat - Tué au cours d'un accident aérien à l'école d'Aviation d'Istres, le 12 juillet 1918.

* Sol Pierre Gennaro - Tué au cours d'un accident aérien à l'école d'Aviation d'Istres, le 10 octobre 1918.

* XXX Jean Cladel - Tué au cours d'un accident aérien au centre d'instruction de l'aviation d'Istres, le 11 avril 1929.

 

--> Ajouter Adc Henri Lions et Slt Charles Defay.

Monuments commémoratifs
et tombes

Stèle en hommage à trois pilotes de l'école d'aviation militaire d'Istres qui ont trouvé la mort à cet endroit, sur le territoire de la commune d'Eyguières (13) près de Salon-de-Provence, le 19 novembre 1917 - Il s'agit probablement d'une collision aérienne entre deux Caudron G III dont l'un était monté par un pilote en stage de perfectionnement et un moniteur de l'école, le Sgt Cornu - Photo Claude Dannau que je remercie pour son aide.

Gros plan de la stèle en hommage aux trois pilotes militaires tués au cours d'une collision aérienne sur le territoire de la commune d'Eyguières (13), le 19 novembre 1917 - Photo Claude Dannau que je remercie pour son aide.


Remerciements :

- M. Jean Paul Bonora pour le prêt des photos de l'aviateur Joseph Rival à l'école de pilotage d'Istres.
- M. Pierre François Mary pour ses précisions sur les hangars haubannés de la base d'Istres.
- M. Pierre de Hovre pour la transmission des photos de son père Pierre.
- Mme Francine Laude pour la transmision des avis de décès de la commune de Miramas.
- M. et Mme Xavier Paquereau pour la transmission de la photo d'Alain Jaffrès.
- M. Claude Dannau pour l'envoi des photos de la stèle d'Eyguières.
- M. Guillaume Paul Decerf pour l'envoi de la photo de Paul Replonge, son grand-père.
- Mme Monique Gallais pour l'envoi des états des services et photo du Cne Yves Rolland de Chambaudoin d'Erceville.
- M. Christian Dubost pour l'envoi des photos de sa collection.

Bibliographie :

- The French Air Service War Chronology 1914-1918 par Frank W.Bailey et Christophe Cony publié par les éditions Grub Street en 2001.
- De l'Aéronautique militaire "1912" à l'Armée de l'Air "1976" par Myrone N. Cuich publié à compte d'auteur en 1978.
- Extraits du journal "Le Provençal" des 17, 18, 24 et 25 juin 1967 consacrés à la base aérienne d'Istres.
- Site Internet "Hangars et Bases de dirigeables en France" de Thierry Garcon / François Villon - Voir le lien
- Site Internet "Mémoires des hommes" du Ministère de la Défense - Voir le lien

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