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Organisation générale des écoles
et centres d'aviation militaire

1 - Commandement :

Les écoles et dépôts d'aviation sont placées sous le commandement de l'inspecteur général des écoles et centres d'aviation, le Lieutenant-Colonel Adolphe Girod. Il est sous les ordres direct du Ministre de la Guerre pour toutes les questions relatives à l'organisation générale, au personnel et au matériel.

Colonel Adolphe Girod photographié en 1918 - Né aux Verrières (canton de Neuchâtel en Suisse), le 13 août 1872 - Engagé volontaire à l'école de Saint-Cyr, le 17 octobre 1892 - Nommé sous-lieutenant au 98ème RI, le 1er octobre 1894 - Nommé lieutenant le 1er octobre 1896 - Donne sa démission car l'armée ne lui donne pas l'autorisation d'épouser sa fiancé, le 3 novembre 1896 - Promu lieutenant de réserve au 158ème RI, le 29 mars 1897 - Capitaine de réserve le 25 juillet 1903 au 16ème RI - Muté au 158ème RI, le 22 janvier 1904 - Chef de bataillon au 59ème RI, le 23 juin 1913 - Rappelé en activité lors de la mobilisation générale du 4 août 1914 - Affecté à l'EM du 7ème corps d'armée comme observateur - Nommé adjoint du service aéronautique du GQG, le 9 septembre 1914 - Il prend part à la campagne de la Marne où il participe au repérage de la déviation vers l'Est de l'armée du Feldmaréchal von Kluck - Nommé commandant du 1er groupe de bombardement, le 19 septembre 1914 - Nommé chef du service aéronautique du camp retranché de Paris, le 12 octobre 1914 - Il organise la défense aérienne de Paris et du département de la Seine - Nommé directeur des Ecoles et dépôts d’aviation, le 19 septembre 1915 - Nommé lieutenant-colonel le 18 avril 1916 - Nommé Inspecteur général des Ecoles et dépôts d’aviation, le 7 mai 1916 - Promu colonel, le 25 avril 1918 - Mis en congé illimité de démobilisation, le 21 juillet 1919 - Affecté à l’Inspection technique de l’Aéronautique, le 27 septembre 1920 - Nommé général de brigade, le 24 février 1926 - Décédé le 5 novembre 1933 - Photo Gallica - Grande Bibliothèque de France.

2 - Les centres d'aviation militaire :

Les centres comprennent chacun un dépôt qui sont en fait une réserve de personnel pour la formation des armées des divers fronts. Les dépôts ont pour mission d'instruire les mécanciens moteur, les monteurs d'avions et de manière plus générale les divers spécialités mettant en oeuvre l'aviation sur le front. Les dépôts existant avant le 19 septembre 1915 étaient les suivants :

  • Dépôt du 1er groupe d'aviation à Dijon-Longvic.
  • Dépôt du 2ème groupe d'aviation à Lyon-Bron.

Le 1er novembre 1915, il fut envisagé de créer un 3ème dépôt de groupe. L'étude fut immédiatement réalisée et la création d'un dépôt du 3ème groupe d'aviation fut créé de toutes pièces à Bordeaux, le 1er janvier 1916. A cette date, nous avions donc :

  • Dépôt du 1er groupe d'aviation à Dijon-Longvic.
  • Dépôt du 2ème groupe d'aviation à Lyon-Bron.
  • Dépôt du 3ème groupe d'aviation à Bordeaux.

Chacun de ces dépôts possède :

  • Une école de mécaniciens (moteur et avion)
  • Une école de conducteurs d'automobiles (pour les formations d'aviation)

Le 1er groupe d'aviation de Dijon possède, en outre, un dépôt de candidats d'élèves pilotes, où est prodigué à ceux-ci, avant leur envoi à une école d'aviation proprement dite, les premières notions de mécanique d'aviation.

Le 2ème groupe de Bron possède une école de perfectionnement pour les mécaniciens les plus expérimentés, destinés à l'encadrement des ateliers et des parcs. Cette formation est sanctionnée, après sélections et examen, d'un brevet de mécanicien de moteurs d'aviation.

3 - Les écoles d'aviation militaire :

3.1 - d'août 1914 à mars 1916 - création des écoles d'aviation :

A la mobilisation, toutes les écoles d'aviation sont fermées. Très vite, il devient évident qu'il faut associer la formation des élèves pilotes à la production industrielle des avions. En effet, à quoi serviraient l'arrivée aux armées de centaines d'avions neufs, s'il n'y avait pas les pilotes et les équipages pour les utiliser.

De novembre 1914 à mai 1915, sept écoles d'aviation vont voir le jour, il s'agit, soit d'établissements militaires, soit d'écoles civiles qui seront peu à peu militarisées. En voici le détail :

  • Ecole d'aviation d'Avord - ouverte en novembre 1914 - Ecole militaire.
  • Ecole d'aviation de Pau - ouverte en février 1915 - Ecole militaire.
  • Ecole d'aviation de Chartres - ouverte en mars 1915 - Ecole militaire.
  • Ecole d'aviation de Etampes - ouverte en avril 1915 - Ecole civile Farman.
  • Ecole d'aviation du Crotoy - ouverte en mai 1915 - Ecole civile Caudron.
  • Ecole d'aviation de Buc - ouverte en mai 1915 - Ecole civile Blériot.
  • Ecole d'aviation d'Ambérieu - ouverte en mai 1915 - Ecole militaire.

Les trois écoles de pilotage d’Avord, Chartres et Pau ne sont pas en mesure de former aussi rapidement qu’il le faudrait tout le personnel nécessaire, tant navigant qu’au sol, pour les unités au front ou en formation. Pour tenter d’enrayer la crise dans le domaine de la formation du personnel aéronautique, le général Hirschauer a obtenu la désignation, depuis le 25 janvier 1915, auprès du colonel Bouttieaux qui assure les fonctions d’inspecteur des écoles, du chef d’escadron Marie, officier d’artillerie breveté aviateur, comme adjoint. Dans l’urgence, le ministre de la Guerre autorise, dès février 1915, le recours aux écoles privées civiles Farman, Blériot, et Caudron respectivement à Étampes, à Buc et au Crotoy.

En septembre 1915, les écoles de Buc, d'Etampes et du Crotoy sont militarisées et trois nouvelles écoles voient le jour :

  • Ecole d'aviation de Juvisy - ouverte en septembre 1915 - école militaire.
  • Ecole d'aviation de Tours - ouverte en septembre 1915 - école militaire.
  • Ecole d'aviation de Châteauroux - ouverte en septembre 1915 - école militaire.

De plus, on note également l'extension de l'école du tir aérien de Cazaux ainsi que la création d'écoles d'application d'aviation :

  • Ecole d'application de pilote de chasse à Pau - Septembre 1915.
  • Ecole d'application d'artillerie à Châteauroux - Septembre 1915.
  • Ecole d'application de bombardement à Avord - Septembre 1915.

Les mitrailleurs et bombardiers, après un stage à l'école du tir aérien de Cazaux, sont envoyés respectivement dans les écoles d'application de chasse et de bombardement, où ils appliqueront, en même temps que les pilotes en instruction, les notions enseignées à Cazaux.

Toutefois, l’ouverture de ces nouveaux établissements ne parvient pas à enrayer la crise qu’aggrave encore le besoin nouveau en escadrilles sur le front d’Orient, en Serbie et aux Dardanelles. Une telle situation n’échappe pas aux politiques et plus particulièrement au député Pierre Étienne Flandin, lui-même aviateur et qui a participé au sein de l’escadrille MF 33 à la campagne de l’Yser. Chargé de mission auprès du ministre de la Guerre en 1915, il mène une enquête sur l’extension des écoles d’aviation. Les multiples courriers peu amènes qu’il échange, en juillet et août 1915, avec le commandant Marie, sont considérés à la direction de l’aéronautique comme une source de difficultés qu’il faut résoudre au plus vite. Un interlocuteur à la mesure du député aviateur s’impose et le 20 septembre, le commandant Girod est chargé de prendre la succession du colonel Bouttieaux à l’inspection des écoles et dépôts.

Dès son arrivée, Girod poursuit le programme de formation du personnel lancé en parallèle avec celui de production industrielle. Pour ce faire, il ouvre de nouvelles écoles à Juvisy en octobre, Tours et Châteauroux en novembre. Tous les pilotes brevetés sont par la suite perfectionnés, spécialisés, au Groupe des Divisions d’Entraînement (GDE) du Plessis-Belleville.

3.2 - De mars 1916 à Janvier 1917 - Spécialisation des écoles de formation :

Il propose par ailleurs, dès novembre 1915, de spécialiser les écoles en fonction des missions, chasse, bombardement, reconnaissance, vols de nuit, projet qui n’aboutit cependant pas. En février 1916, il présente un nouveau projet où les élèves, après être passés en école préparatoire à Dijon, sont envoyés en divisions de pilotage (écoles d’Avord, Buc, Pau, Tours, Ambérieu, Le Crotoy, Juvisy, Chartres et Étampes), puis en divisions d’application à Pau pour la chasse, à Avord pour le bombardement et le vol de nuit, à Châteauroux pour l’observation d’artillerie et les pilotes de corps d’armée, tandis que le stage de tir, destiné aux pilotes de chasse, canonniers et mitrailleurs s’effectue à Cazaux.

Approuvé en mars 1916 par Gallieni, alors ministre de la Guerre, ce schéma sert de base au fonctionnement des écoles jusqu’en janvier 1917, date à laquelle Girod se trouve confronté à un nouveau défi, celui de doubler le nombre d’élèves formés en une année, alors qu’il doit céder aux Américains l’école de Tours et aux Belges, Juvisy. Il crée à cet effet deux nouveaux établissements à Istres et Biscarosse.

3.3 - De janvier 1917 et jusqu'à l'Armistice - Doublement du nombre d'élèves et transfert d'écoles aux Américains et aux Belges.

La nouvelle organisation, qui perdure jusqu’à l’armistice, se répartit ainsi en une école préparatoire, cinq écoles de pilotage à Ambérieu, Chartres, Châteauroux, Étampes et Istres, trois écoles de transformation à Avord, Châteauroux et Istres, trois écoles de perfectionnement pour la chasse à Pau et les vols de nuit à Avord et Istres, deux écoles d’application à Biscarrosse pour la chasse et le Crotoy pour le bombardement, une école de tir aérien à Cazaux et trois écoles de mécaniciens et conducteurs à Bordeaux, Dijon et Lyon où se trouvent d’ailleurs les dépôts.

Répartition des 6 mois de formation pour l'année 1918 :

  • Instruction technique et militaire de 1 mois en école technique :
        • Dépôt du 1er groupe d'aviation à Dijon-Longvic.
        • Dépôt du 2ème groupe d'aviation à Lyon-Bron.
        • Dépôt du 3ème groupe d'aviation à Bordeaux.
  • Brevet de pilotage en 1 mois en école élémentaire :
        • école d'Ambérieux pour les avions Voisin.
        • école de Châteauroux pour les avions Caudron.
        • écoles d'Istres pour les avions Caudron.
        • école de Chartres pour les avions Caudron.
        • école d'Istres pour les avions Nieuport.
        • école d'Etampes pour avions Farman.
  • Stage de 2 mois en école de transformation :
        • école d'Avord pour les avions Caudron.
        • école d'Istres pour les avions Caudron.
          NB : reçoivent aussi les pilotes de Voisin et de Farman.
  • Stage de 2 mois en école de perfectionnement :
        • Ecole d'Avord :
          • pour les élèves d'Ambérieux pour le bombardement
          • pour les élèves d'Istres - Vineuil - Etampes pour les escadrilles de corps d'armées.
        • Ecole de Châteauroux :
          • pour les élèves d'Istres
          • pour les élèves de Vineuil.
          • pour les élèves d'Etampes.
            pour les escadrilles de corps d'armées.
        • Ecole de Pau :
          • Pour les élèves d'Istres pour la chasse.
  • Ecole d'application : (pour complèter l'instruction sur un domaine particulier). Le temps passé dans ces écoles s'ajoute aux six mois de formation.
        • Ecole du Crotoy pour le bombardement.
        • Ecole de Cazaux pour le tir aérien. (le terrain de Biscarrosse est une annexe de Cazaux

Chaque pilote devait avoir fini son instruction en un minimum de 6 mois et être apte aux missions de guerre. Après ces différentes phases, le pilote quittait les bases école (on disait à l'époque de l'intérieur) et était envoyé au Groupe des Divisions d'entraînement (GDE) qui était placé sous les ordres du GQG. Avant de rejoindre une unité de première ligne, il terminait sa formation en effectuant des convoyages d'avions, se formait sur des modèles particuliers en s'aguerrissait progressivement. Il était ensuite envoyé en escadrille, en fonction de son aptitude et de ses différents stages.

4 - Fonctionnement des écoles de pilotage :

Le but à atteindre est de fournir des pilotes, dans les meilleures conditions de qualité et de quantité, avec le minimum de dépense pour l'état et par la meilleure utilisation possible du personnel et du matériel dont il peut disposer. Pour les pilotes, il faut :

  • Alimenter les différents fronts (France - Orient - CRP)
  • Prévoir une marge suffisante pour que le nombre de pilotes soit toujours supérieur au nombre des avions en service, que la qualité des pilotes puisse permettre l'utilisation de tous les genres d'appareils et finalement de garder un supplément d'hommes pour permettre le remplacement des pilotes au front trop fatigués ou surmenés.

Autrement dit, le programme de formation des pilotes doit devancer le programme industriel de production des avions.

5 - Matériels utilisés en écoles d'aviation :

Les écoles doivent utiliser les matériels évacués du front, en avions et en moteurs, et utiliser au maximum, le matériel détérioré ou déclassé par les escadrilles du front. Il n'est bien entendu pas possible de livrer en école des avions ou moteurs neufs, ceux-ci étant réservés aux unités de première ligne.

Les réparations nécessaires sur ces matériels arrivant du front seront exécutés par :

  • L'atelier de réparations de Saint-Cyr.
  • Les propres ateliers des différentes écoles d'aviation.

Seules les pièces de rechange doivent être neuves, au même titre que celles utilisées par les unités du front. Il en va de la sécurité des personnels navigants et mécaniciens. Les ateliers des écoles ont été développés pour assurer la réparation complète des avions et des moteurs.

6 - Personnels employés en écoles d'aviation :

Les écoles d'aviation sont toutes organisées de la même manière, à savoir :

  • un capitaine commandant de l'école.
  • un officier chef du pilotage cargé de l'organisation, de la surveillance, de l'instruction dans les différentes divisions de l'école :
    • division des rouleurs (avions ne pouvant décoller, pour l'apprentissage des commandes de vol, des tours de piste et de la course précédent le décollage)
    • division des double-commande (avions servant à l'apprentissage du pilotage avec un élève pilote et un moniteur qui disposent chacun de commandes de vol distinctes.)
    • division d'entraînement (pour les pilotes brevetés, les moniteurs et les cadre de l'école)

Chaque division d'entrainement est commandée par un officier ayant le titre de chef pilote. Il a sous ses ordres des sous-officiers moniteurs chargés de l'instruction du pilotage sur les avions à double-commande.

7 - Ateliers de réparation des écoles d'aviation :

Ces ateliers ont à leur tête un officier contrôleur de matériel et chef des ateliers. Il a sous ses ordres des ouvriers d'état, des adjudants mécaniciens ou maître mécaniciens de la Marine chargés chacun de la direction d'un atelier spécial comme pour la réparation des voilures, des moteurs ... Ces ateliers emploient des mécaniciens ou ouvriers divers affectés au service des ateliers, au service de piste, au service des hangars et sont constitués en détachements.

8 - Cas particulier des élèves pilotes :

Les élèves pilotes officiers passent tous par le dépôt du 1er groupe d'aviation de Dijon où ils reçoivent une première instruction. Ils sont ensuite affectés ou non en école d'aviation proprement dite pour y recevoir les leçons de pilotage qui leur permettront de passer le brevet de pilote militaire.

9 - Instructions prodiguées en école d'aviation militaire :

9.1 - L'instruction militaire :

Elle est uniformisée dans les écoles d'aviation. Le principe de cette instruction est le suivant :
  • L'élève est, à son arrivée, classé dans une division spéciale dite des "double-commande" ou des "rouleurs" utilisant dans ce but du matériels d'anciens types. Un moniteur leur donne les premières notions du vol, les habitue aux commandes de vol, les initie aux virages, aux départs, aux atterrissages.
  • L'élève vole ensuite seul au-dessus de l'aérodrome, sous la surveillance et la direction d'un chef pilote, exécute de nombreux départs et atterrissages, s'habitue aux variations atmosphériques.
  • Viennent ensuite les vols préparatoires aux épreuves du brevet militaire, exécutés aux environs de l'aérodrome, et réglementés comme nombre et durée par le chef de pilotage de l'école.
  • Et enfin, pour couronner cette instruction élémentaire, l'élève exécute les épreuves nécessaires à l'obtention du brevet de pilote militaire.
  • Les nouveaux brevetés sont ensuite répartis entre les trois écoles d'application (Pau, Avord, Châteauroux) et ceux qui sont destinés aux escadrilles de chasse, sont envoyés à l'école de tir aérien de Cazaux pour suivre des cours théoriques et pratiques.
  • Un certain nombre de pilotes sont spécialement formés à la pratique du vol de nuit, à l'école d'aviation d'Avord. Cette instruction très progressive produit des résultats très probants et le travail de la "division de nuit" est organisée en deux séries (1ère série de 9h00 à minuit, 2ème série de minuit à 4h00 du matin).

9.2 - L'instruction technique :

Les candidats élèves pilotes, avant d'être envoyés en écoles, sont dirigés sur le dépôt du 1er groupe d'aviation de Dijon pour y recvoir un commencement d'instruction technique et pratique sur les moteurs et l'avion. Cette instruction sera poursuivie dans chacune des écoles où les élèves assistent à des cours faites par des officiers de l'école et exécutent des travaux pratiques sur des moteurs ou des avions d'instruction. En fin de formation, ils sont notés sur les matières suivantes : avion, moteur, instruments de bord, géographie, topographie, lecture des cartes, météorologie et résistance de l'air. Pour éviter aux élèves de perdre du temps en rédigeant leurs cours, un manuel d'aviation en 6 volumes, apprové par le Ministre de la Guerre a été adopté. Il a été entièrement rédigé et compsé par l'inspection générale des écoles, et comprennent toutes les matières utiles et indispensables à connaître pour les pilotes militaires, les mécaniciens, moteurs d'avions et conducteurs automobiles.

10 - Résultats obtenus :

10.1 - Nombre de pilotes formés d'août 1914 à janvier 1916 :

  • Août à octobre 1914 : 0
  • Novembre 1914 : 3
  • Décembre 1914 : 17
  • Janvier 1915 : 10
  • Février 1915 : 32
  • Mars 1915 : 76
  • Avril 1915 : 106
  • Mai 1915 : 129
  • Juin 1915 : 103
  • Juillet 1915 : 162
  • Août 1915 : 171
  • Septembre 1915 : 177
  • Octobre 1915 : 204
  • Novembre 1915 : 118
  • Décembre 1915 : 193
  • Janvier 1916 : 320

soit un total de 1821 pilotes brevetés militaires au 1er février 1916.

10.2 - Nombre de pilotes formés pour la période de 7 février 1911 au 12 décembre 1918.

Brevetés pilotes militaires pour la période comprise entre le 7 février 1911 (brevet n° 1 du Ltt Jean Baptiste Tricornot de Rose) et le 8 octobre 1916 soit 4704 brevets militaires.

Puis

Les écoles :

  • Ecole d'Istres : 2865
  • Ecoles de Châteauroux : 2451
  • Ecoles de Chartres : 2084
  • Ecole d'Ambérieu : 1830
  • Ecole d'Etampes : 1280
  • Ecole d'Avord : 605
  • Ecole de Tours : 508
  • Ecole de Juvisy : 466
  • Ecole du Crotoy : 387
  • Ecole de Dijon-Longvic : 217
  • Ecole du Buc : 29
  • Ecole de Pau : 21.

Les autres unités :

  • GDE : 83
  • GQG : 74
  • Armée d'Orient : 44
  • Dans les escadrilles : 27
  • Centre de Sommesous : 14
  • Mission Roumanie : 2
  • Mission Russie : 3
  • Armée serbe : 2
  • Royal Flying Corps : 1
  • Secteur aéronautique 33 : 1
  • 1ère armée : 5
  • 2ème armée : 5
  • 3ème armée : 1
  • 4ème armée : 2
  • 5ème armée : 7
  • 6ème armée : 3
  • 7ème armée : 3
  • 8ème armée : 1
  • 10ème armée : 2
  • Escadre 12 : 2
  • Escadre 13 : 1

Total général pour la période allant du 07/02/1911 au 31/12/1918 :

4704 (avant janvier 1916 ) + 12.743 (écoles) + 283 (divers) = 17.730 brevetés pilotes militaires.

Source : Listing des brevets de pilotes militaires conservé au SHD du château de Vincennes.

 

Remerciements :

- M. Paolo Varriale pour l'envoi de la synthèse des écoles d'aviation militaire pour la période d'août 1914 à février 1916.
- M. David Méchin pour la transmission de la synthèse.

Bibliographie :

- The French Air Service War Chronology 1914-1918 par Frank W.Bailey et Christophe Cony publié par les éditions Grub Street en 2001.
- Les Armées françaises dans la Grande Guerre publié à partir de 1922 par le Ministère de la Guerre.
- Site Internet "Mémoires des hommes" du Ministère de la Défense - Voir le lien

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Les différents terrains Ambérieu

 

 

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