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Etude réalisée par David Méchin et Albin Denis.

Insigne peint sur les fuselages

Dessin du magicien observant la terre à l'aide d'une longue vue, assis sur un croissant de lune au large sourire - Dessin réalisé d'après une photo très fortement pixellisée - Les détails sont invisibles - Si un lecteur de cette page possède une photo nette de cet insigne, veuillez prendre contact avec l'auteur du site - Dessin Albin Denis.

Insigne métallique
de l'escadrille Espinasse

Insigne métallique en rapport direct avec l'escadrille Espinasse - Il s'agit sans aucun doute d'un insigne réalisé par un bijoutier à la vue de son niveau de finition - Sa génèse n'est pas connue, ni l'aviateur qui l'a fait fabriqué - Si un lecteur de cette page peut apporter des précisions, qu'il veuille bien prendre contact avec l'auteur du site - Insigne collection Pierre Patris que je remercie pour son aide.

Historique

Afin de soutenir l’allié Italien dont l’armée souffre de carences en matière d’artillerie lourde, l’Etat-Major, après le retour d’une mission d’officiers dirigée par le Lcl Charet, envoie sur ce front un détachement d’artillerie lourde sur voie ferrée au mois d’avril 1917. Elle est composée d'un groupe de 19 et de deux groupes de 32.

Les batteries françaises, dirigées par le même Lcl Charet sont employées dans le Trentin, dans les localités de Grigno, Rocchette et Chiuppano où l’armée italienne vient de réaliser des aménagements d’épis de voie ferrée. Ce détachement d’artillerie dispose d’une composante aérienne, une escadrille chargée d’effectuer le réglage des tirs.

C’est ainsi qu’est créée à Villaverla, l’escadrille Espinasse, composée de détachements des escadrilles 219, 210 et 227, ainsi nommée en hommage au général français Charles-Marie-Esprit Espinasse décédé en 1859 lors de la bataille de Magenta qui vit la victoire des troupes franco-sardes contre les Autrichiens. Ce général était par ailleurs le grand-oncle du chef de l’escadrille, le capitaine Jean de Fontenilliat.

Dotée de 6 Sopwith 1A2 sans doute équipés de TSF, l’escadrille Espinasse sera protégée par les Nieuport de l’escadrille de Venise qui envoient un détachement de quelques chasseurs sur son terrain. Elle sera engagée à partir du 23 mai 1917 et aura remportée une victoire aérienne le 21 juin 1917 quand un Sopwith piloté par le MdL Pierre Martin et ayant pour observateur le Slt Louis Olphe-Galliard prend sous son tir un chasseur autrichien qui est descendu en collaboration avec un chasseur italien.

Si l’emploi de l’ALVF réglée par aviation surprend les autrichiens qui subissent des pertes sensibles, l’offensive italienne dans les montagnes du Trentin se révèle un échec et le détachement français est rapatrié au début du mois de juillet 1917. L’escadrille Espinasse rentre en France via Venise et est dissoute le 15 juillet 1917, n’ayant connu qu’une seule perte, le Slt Marc Zuber, un observateur tué accidentellement le 28 juin d’une chute d’avion à Venise.

Unités détentrices des traditions
de l'escadrille Espinasse

Les traditions de l'escadrille Espinasse n'ont pas été reprises depuis sa dissolution, le 15 juillet 1917.

 

Carte de la zone d'opérations

Carte des opérations de l'escadrille Espinasse dans le Nord de l'Italie d'avril à juillet 1917 - Grigno, Rochette et Chiuppano marquent les positions des épis de VF installés par les Italiens - Villaverla et Nove, les terrains occupés par l'escadrille Espinasse - Carte Google Map.

 

Appelations successives

Rattachements de l'escadrille


Lieux de stationnements

Périodes de stationnements

 

Commandants de l'escadrille

 

Types d'avions utilisés

 

Numéros des avions connus

 

Citation collective

Le Lieutenant-Colonel Charret, Commandant. le 1er Groupement A.L.V.F. (Détachement Italie) cite à l'Ordre du Groupement (Ordre du Régiment) l'Escadrille Espinasse : "Appelée apporter son concours aux groupes de la R.G.A.L. détachée en Italie (mai-juin, 1917); s'est particulièrement distinguée dans toutes les missions qui lui ont été confiées. Sous le commandement éclairé et intrépide de son chef, Le Capitaine de Fontenilliat, par les brillantes et audacieuses reconnaissances de ses énergiques pilotes et observateurs, qui ont mis l'ennemi en fuite partout où ils l'ont rencontré. Par la prise de nombreuses photographies des régions montagneuses à battre, par les réglages précis exécutés dans le Trentin au prix de multiples difficultés, cette remarquable escadrille a suscité chez nos alliés l'admiration la plus vive et fait le plus grand honneur au pays."

Morts : en rouge / Blessés et indemnes : en jaune

 

Photo du Cne Jean de Fontenilliat

Cne Jean Edouard Marie Joseph de Fontenilliat - Né le 3 avril 1892 à Limoges (Haute-Vienne) - Fils de Philippe de Fontenilliat et d'Adrienne Espinasse - Engagé à l'école spéciale militaire de St-Cyr, le 1er octobre 1913 - Promotion "de la Croix du Drapeau" en 1913-1914 - Affecté au 21ème régiment de Dragons, le 2 août 1914 - Passé à l'aviation comme observateur, le 1er décembre 1914 - Observateur de l'escadrille V 29 du 1er décembre 1914 au 5 mai 1915 - Observateur de l'escadrille MF 54 du 5 mai au 13 juillet 1915 - Une citation à l'ordre du régiment en mai 1915 - Croix de Guerre et une citation à l'ordre de l'armée en juin 1915 - Désigné comme élève pilote, le 13 juillet 1915 - Brevet de pilote militaire n° 1435 obtenu à l'école d'aviation de Buc, le 25 août 1915 - RGA - Pilote de l'escadrille C 10 du 26 septembre au 2 octobre 1915 - Pilote en subsistance à l'escadrille N 3 du 2 au 11 octobre 1915 - Pilote de l'escadrille C 43 du 11 octobre 1915 au 16 juin 1916 - Mission au RGA du 5 au 6 février 1916 - Détaché RGA du 25 au 28 février 1916 - Pilote de l'escadrille C 21 du 16 juin 1916 au 28 décembre 1916 - Commandant de l'escadrille C 21 d'octobre 1916 au 28 décembre 1916 - Nommé Capitaine à titre temporaire, le 3 novembre 1916 - Une citation à l'ordre de l'armée en novembre 1916 - Commandant de l'escadrille C 219 du 1er janvier au 13 mai 1917 - Commandant de l'escadrille Espinasse en Italie du 13 mai au 15 juillet 1917 - Chevalier de la Légion d'Honneur et une citation à l'ordre de l'armée, le 15 mai 1917 - Une citation à l'ordre du régiment, le 15 juillet 1917 - Croix de guerre Italienne - Commandant de l'escadrille SOP 17 du 14 février au 8 mars 1918 - Tué au combat, aux commandes d'un Sopwith 1A2, par la DCA dans les environs de Mont-St-Martin (02), le 8 mars 1918 - Le Ltt Gaubert qui faisait équipage avec lui a été blessé - Repose au cimetière du Père Lachaise à Paris (75).

* Citation obtenue comme commandant de l'escadrille C 21 : "Officier des plus brillants qui s’est distingué, au début de la guerre dans la cavalerie. Passé, à la fin de 1914 dans l’aviation, s’y est fait de suite remarquer par son allant et son énergie. Tour à tour, pilote de grande reconnaissance, de réglage et de vols de nuit, a pris le commandement de l’escadrille d’A.L.G.P. à l’attaque de T… Payant largement de sa personne et donnant un magnifique exemple, a obtenu, dans cette tache difficile, des résultats de la plus grande valeur."

Slt Paul Louis Weiller - Né le 29 septembre 1893 à Paris (75) - Fils de Lazare Weiller et d'Alice Javal - Service militaire au 11ème régiment d'artillerie à compter du 1er octobre 1912 - Elève Ingénieur de l'Ecole Centrale des Arts et Manufactures de 1912 à 1914 - Affecté au 57ème régiment d'artillerie, le 2 août 1914 - Nommé Sous-lieutenant, le 2 août 1914 - Passé à l'aviation comme observateur, le 4 mars 1915 - Observateur de l'escadrille MF 22 du 9 mars 1915 au 2ème trimestre 1915 - Brevet de pilote militaire n° 1309 obtenu, le 4 août 1915 - Pilote de l'escadrille V 21 / C 21 / C 219 du 4 août 1915 à mai 1917 - Evacué sur l'hôpital et convalescence du 1er juin au 2 juillet 1916 - Nommé Lieutenant à titre définitif, le 10 juillet 1916 - Pilote de l'escadrille Espinasse du 23 mai au 15 juillet 1917 - Commandant de l'escadrille C 224 du 7 septembre 1917 au 23 juillet 1918 - Commandant du groupement Weiller - Aide de camp du chef des armées alliées - Administrateur de la société Gnôme et Rhône de 1922 à 1940 - Administrateurs de la Compagnie Internationale de Navigation Aérienne (CIDNA) à partir de 1922 - Conseil d'administration d'Air France de 1933 à 1940 - Arrêté à Royat, le 6 octobre 1940 - Déchu de sa nationnalité française par le gouvernement de Vichy, le 29 octobre 1940 - 740 heures de vol - 4 victoires aériennes - 5 blessures - Chevalier de la Légion d'Honneur - 10 citations à l'ordre de l'armée - 2 citations à l'ordre du régiment - Décédé à Genève, le 6 décembre 1993 - Repose en l'église des chevaliers de l'ordre de Malte à Compesières (Suisse) - Cette photo date de 1929 - Photo agence Meurisse mise en ligne par le site "Gallica" de la Grande Bibliothèque de France.

Les hommes

Les pilotes et observateurs de l'escadrille Espinasse posent en compagnie des pilotes de l'escadrille N 561 de Venise venus assurer leur escorte en mission - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Photo Paul-Louis Weiller via les collections du SHD du Château de Vincennes.

Les pilotes et observateurs de l'escadrille Espinasse posent en compagnie des pilotes de l'escadrille N 561 de Venise venus assurer leur escorte en mission - Si vous pouvez mettre des noms sur cette photo, veuillez prendre contact avec l'auteur du site - Agrandissement de la photo ci-dessus - Photo Paul-Louis Weiller via les collections du SHD du Château de Vincennes.

Slt Georges Moro, observateur, photographié pendant son séjour en Italie alors qu'il a été détaché à l'escadrille Lespinasse du 15 mai au 6 juillet 1917 - Photo Collection Jules Brunswick transmise par son petit-fils Jean-Michel Roche que je remercie pour son aide.

 

Les avions

Sopwith 1A2 n° 517 de l'escadrille Espinasse en Italie - Photo collection Guy Rufray que je remercie pour son aide.

Gros plan de l'insigne de l'escadrille Espinasse - Photo collection Guy Rufray que je remercie pour son aide.

Les avions

Les Sopwith 1A2 de l'escadrille Espinasse photographiés sur le terrain de Nove, au sud de la ville de Marostica (province de Vicence / Italie) - Elle comptait six Sopwith 1A2, quatre sont visibles sur ce cliché - Nous ne sommes pas capables, pour l'instant, de dire s'il s'agissait d'un autre terrain qui a été utilisé en opérations par cette unité - Les deux premiers avions portent le même insigne, à savoir : un magicien observant la terre à l'aide d'une longue vue, assis sur un croissant de lune au large sourire - Il est donc probable que cet insigne soit celui de l'escadrille Espinasse - Le premier Sopwith 1A2, celui de droite, est codé "1" marque du commandant d'unité, le capitaine Jean de Fontenilliat - Photo collection Luigino Caliaro via Roberto Gentilli, rédacteur en chef de la revue JP 4, que je remercie pour leur aide.

Photo de détail du 2ème Sopwith 1A2 de l'escadrille Espinasse sur le terrain de Nove, au sud de la ville de Marostica (province de Vicence / Italie) lors d'un détachement sur place ou d'une escale technique - Remarquez l'insigne peint sur cet avion - Photo collection Luigino Caliaro via Roberto Gentilli, rédacteur en chef de la revue JP 4, que je remercie pour leur aide.

 

Couleurs des avions


Couleurs des avions

Sopwith 1A2 n° 517 de l'escadrille Espinasse stationné à Villaverla de mai à juillet 1918 - Dessin David Méchin.

 

Photos aériennes prises
par les équipages

Qui peut m'aider ?

Photos aériennes prises
par les équipages

Qui peut m'aider ?

 

 

Remerciements :

- M. David Méchin pour son étude sur l'escadrille Espinasse.
- M. Luigino Caliaro pour la mise à disposition de la photo des Sopwith 1A2 de l'escadrille Espinasse.
- M. Roberto Gentilli, rédacteur en chef de la revue JP 4, pour l'envoi de la photo des Sopwith 1A2 de l'escadrille Espinasse.
- M. Guy Rufray pour l'envoi de la photo du Sopwith 1A2 n° 517 de l'escadrille Espinasse.
- M. Jean-Michel Roche, petit-fils du Cdt Jules Brunswick pour l'envoi de ses archives familiales et pour le prêt du livre écrit par Louis Thébault.
- M. Pierre Patris pour l'envoi des photos des insignes de sa collection.

Bibliographie :

- Les escadrilles de l'aéronautique militaire française - Symbolique et histoire - 1912-1920 - Ouvrage collectif publié par le SHAA de Vincennes en 2003.
- L'aviation française 1914-1940, ses escadrilles, ses insignes - par le Commandant E Moreau-Bérillon - publié à compte d'auteur en 1970.
- Les Armées françaises dans la Grande Guerre publié à partir de 1922 par le Ministère de la Guerre.
- Site Internet "Mémoires des hommes" du Ministère de la Défense - Voir le lien

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Détachement de Koritza Escadrille n° 1 d'Indochine

 

 

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Escadrille Espinasse