Menu
Cliquez sur la bande titre pour revenir sur le menu

Si vous avez des documents écrits ou photographiques pouvant corriger ou compléter les données de cette page, veuillez contacter l'auteur du site

Les deux frères Chambaz, pilotes de l'escadrille SPA 92 - A gauche, le plus jeune, Camille et à gauche, l'aîné Charles - Photo transmise par Cédric Chambaz, l'arrière-petit-fils de Charles et arrière-petit-neveu de Camille, que je remercie pour son aide.

MdL Camille Chambaz

Camille Chambaz est né le 16 mai 1897 au hameau du Sappey sur la commune de Saint-Barthélémy-de-Séchilienne (Isère). Il est le fils de Joseph Chambaz (cultivateur) et de Léonie Carron (ménagère). C'est le département de l'Isère qui va donc assurer son recensement militaire à l'âge de ses 20 ans. Il exerce alors la profession d'électricien comme son frère ainé.

Village de Saint-Barthélémy-de-Séchilienne - Camille Chambaz est né dans le hameau du Sappey sur le territoire de cette commune de l'Isère, le 16 mai 1897 - Carte postale d'époque.

Incorporé au 4ème régiment du Génie :

Né en 1897, il appartient à la classe 1917. C'est le bureau de Grenoble (Isère) qui a assuré son recensement militaire sous le matricule n° 301. Comme il est classé soutien indispensable de famille en 1915, il n'est finalement mobilisé, au titre du 4ème régiment du Génie, que le 7 janvier 1916.

Le Sol Camille Chambaz pose dans son uniforme du 4ème régiment du Génie - Il a été affecté à cette unité du 7 janvier 1916 au 25 mai 1917 - Photo transmise par Cédric Chambaz, son arrière-petit-neveu, que je remercie pour son aide.

Entrée de la caserne Dode du 4ème régiment du Génie à Grenoble - Camille a été affecté à cette unité du 7 janvier 1916 au 25 mai 1917 - Carte postale d'époque.

Affectation au 11ème régiment du Génie :

Il est affecté au 11ème régiment du Génie, le 25 mai 1917.

Recto-verso de la licence FAI n° 7933 du Cal Camille Chambaz décernée le 3 décembre 1917 - Il est titulaire du brevet de pilote militaire n° 8406 obtenu à l'école d'aviation militaire d'Ambérieu, le 5 septembre 1917 - La licence FAI, qui était une équivalence civile du brevet militaire, était décernée, sur demande de l'aviateur concerné, par l'Aéro-club de France - Photo Cédric Chambaz, son arrière-petit-neveu, que je remercie pour son aide.

Passage dans l'aéronautique militaire :

Il passe à l'aéronautique militaire, comme élève pilote, le 25 juin 1917. Il est d'abord envoyé à l'école d'aviation militaire de Dijon, pour suivre la formation théorique. Il poursuit son cycle de formation à l'école d'aviation militaire d'Ambérieu, avec les cours pratiques. Il obtient le brevet de pilote militaire n° 8406 obtenu à l'école d'aviation militaire d'Ambérieu, le 5 septembre 1917. Maintenant titulaire du fameux sésame, il part en stage de perfectionnement "Avions rapides" à l'école d'aviation militaire d'Avord.

Entrée de l'école d'aviation militaire d'Ambérieu - Carte postale d'époque.

Ce Nieuport 11 codé "11" vient de terminer sa carrière en école - Cet avion cassé au cours d'un atterrissage qui s'est terminé par un cheval de bois, suivi d'un retournement, était dans le fond photo de Camille Chambaz - Il est probable que ce soit un accident qui lui est arrivé - Les marquages peuvent correspondre à l'école d'aviation militaire d'Avord, où il effectuait son stage "Avions rapides" - Photo Camille Chambaz transmise par Cédric Chambaz, son arrière-petit-neveu, que je remercie pour son aide.

Il est nommé Caporal, le 15 septembre 1917. Il poursuit par le stage de spécialisation "Haute Ecole" à l'école d'aviation militaire de Pau, jusqu'au 27 novembre 1917. Désormais, il est arrivé au terme de sa formation de pilote militaire. Pendant cette période de cinq mois, il a surtout volé sur des avions école ou des appareils retirés du front, pas vraiment significatifs de ceux qui combattent actuellement. Pour se parfaire et finir ce cycle, il est affecté du GDE (Groupe des divisions d'entrainement) du 27 novembre 1917 au 10 février 1918. Sur place, il va voler sur les avions du moment, en convoyer certains vers les escadrilles du front. Il va également être lâché sur SPAD VII et XIII.
Il a reçu la licence FAI n° 7933 qui a été émise, sur sa demande, par l'Aéroclub de France, le 3 décembre 1917. Il s'agit de l'équivalence civile du brevet militaire.

Carte d'identité de pilote d'avion (militaire) n° 6204 du Cal Camille Auguste Chambaz affecté au GDE du 27 novembre 1917 au 10 février 1918 - Photo Cédric Chambaz, son arrière-petit-neveu, que je remercie pour son aide.

Insigne de l'escadrille SPA 92 - Dessin Albin Denis.

Pilote de l'escadrille N 92 / SPA 92 :

Il est affecté comme pilote de chasse à l'escadrille N 92 / SPA 92 où il restera du 10 février au 4 septembre 1918. Son frère Charles l'y rejoint, le 31 mars 1918. Il est nommé Sergent, le 16 avril 1918. Il obtient une citation à l'ordre de la division en juillet 1918, puis une autre à l'ordre de la division en août 1918.

Nieuport 24 bis n° 4039 codé "15" du Cal Camille Chambaz, pilote de l'escadrille N 92 entre le 10 février au 14 mai 1918 - Photo Camille Chambaz transmise par Cédric Chambaz, son arrière-petit-neveu, que je remercie pour son aide.

Pilotes officiers, sous-officiers et caporaux de l'escadrille N 92 sur le terrain de Belrain, près de St-Mihiel (Meuse) - Le Cne Georges de Geyer d'Orth, commandant de l'escadrille du 30 mai 1917 au 2ème trimestre 1919, est le 5ème à partir de la gauche - Deux aviateurs portent l'insigne métallique de l'unité - Une autre photo très dégradée, montrant uniquement les officiers, est datée du 17 juillet 1917 - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Photo Camille Chambaz transmise par Cédric Chambaz, son arrière-petit-neveu, que je remercie pour son aide.

Rumpler C IV n° 8231 / 17 codé "6" dont l'équipage a été contraint d'atterrir dans les lignes françaises et a été fait prisonnier, le 3 mai 1918 - Deux aviateurs français, appartenant à l'escadrille N 92, ont obtenu cette victoire en coopération, il s'agit de l'Adj Maurice Robert (sa 4ème victoire homologuée) et du MdL Javaud (1ère victoire) - Les deux aviateurs français qui ont remporté cette victoire posent à droite, l'Adj Robert à droite et le MdL Javaux à gauche - L'avion ennemi a été transporté sur le terrain de Belrain (Meuse), où est stationnée l'escadrille - Une manière de voir de près un appareil adverse sans se faire tirer dessus - A droite, la queue du Nieuport 24 n° N 5445 appartenant à l'escadrille N 92 - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Photo Camille Chambaz transmise par Cédric Chambaz, son arrière-petit-neveu, que je remercie pour son aide.

Le 3 mai 1918, abattu à 10h15 sur le terrain d’aviation de Belrain (Meuse), dans le secteur de la IIème armée, par l’Adj Maurice Robert (4ème victoire) et le MdL Jean Javaud (1ère victoire) de l'escadrille N 92 - Rumpler Rubild Mb C.8231/17 "6" de la  Flieger Abteilung 44 Lb (Lb pour  Lichtbild : photographie) - Équipage prisonnier : Vzfw. Hermann Gehrke, pilote et Ltn.d.R. Philipp Sand, observateur - Partis de Thonne-les-Prés pour photographier le terrain de Belrain (l’observateur se croyait à Bolainville), les deux hommes ont été attaqués vers 10h15 à 5500 m dans la région de Bar-le-Duc - Au cours du combat, l'hélice de l'appareil a été brisée et il a été contraint d’atterrir à Belrain, encadré par les deux avions français. Le Nieuport de l’Adj Robert, atteint par plusieurs balles, était hors d’usage. L’équipage allemand était muni d’appareils à oxygène (il est monté selon lui jusqu’à 7000 m) ; l’observateur possédait un masque et une combinaison à chauffage électrique. L'avion adverse était intact (mis à part l'hélice), équipé d'un moteur Maybach surcomprimé de 260 HP. Ce Rumpler codé "6 blanc" sur le fuselage et "6 noir" sous les ailes inférieures fut testé par la Section Technique de l'Aéronautique à Villacoublay en mai et juin 1918. Précisions fournies par Christophe Cony que je remercie pour son aide. Cliquez sur l'image pour l'agrandir

Un des aviateurs allemands du Rumpler C IV n° 8231/17, contraint d'atterrir dans les lignes françaises, au cours d'un combat aérien contre deux pilotes de la N 92, pose en compagnie de ses vainqueurs. A droite, l'Adj Maurice Robert (4 victoires homologuées), au centre l'aviateur allemand qui reste à identifier, pas mécontent de s'en être sorti sans égratignure, à gauche le MdL Javaud - L'équipage du Rumpler était composé du Vzfw Hermann Gehrke (pilote) et Ltn d.R Philipp Sand (obs) - Photo Camille Chambaz transmise par Cédric Chambaz, son arrière-petit-neveu, que je remercie pour son aide.

Adj Laurent Baptiste Firmin Ruamps - Né à St-Germain-du-Bel-Air (Lot), le 14 février 1897 - Fils de Jean Ruamps (meunier) et d'Angéline Rossignol - Domiciliés au moulin de Finoul à St-Germain-du-Bel-Air (Lot) - Classe 1917 - Recrutement de Cahors sous le matricule n° 333 - Mobilisé comme conducteur au titre du 2ème groupe d'aviation, le 12 janvier 1916 - Affecté au centre d'aviation militaire de Saint-Cyr, le 29 février 1916 - Passé élève pilote, le 30 septembre 1916 - A l'école d'aviation militaire d'Etampes du 17 octobre 1916 au 29 janvier 1917 - Brevet de pilote militaire n° 5257 obtenu à l'école d'aviation militaire d'Etampes, le 26 janvier 1917 - Stage de perfectionnement à l'école d'aviation militaire de Châteauroux du 28 janvier au 18 février 1917 - Stage de spécialisation "Avions rapides" à l'école d'aviation militaire d' Avord du 18 février au 22 avril 1917 - Nommé Caporal, le 27 mars 1917 - Stage de "Haute Ecole" à l'école d'aviation militaire de Pau du 23 avril au 3 mai 1917 - Pilote du GDE du 3 au 16 mai 1917 - Pilote de l'escadrille N 87 / SPA 87 du 16 mai 1917 au 8 août 1919 - Cette escadrille appartenait avec les SPA 38, 92, 152 au groupe de chasse n° 22 - Nommé Sergent, le 25 août 1917 - Citation n° 162 à l'ordre de la 8ème armée, en date du 9 septembre 1917 - Citation n° 195 à l'ordre de la 8ème armée, en date du 6 février 1918 - Nommé Adjudant, le 20 février 1918 - Médaille Militaire et citation n° 6720 à l'ordre de l'armée, en date du 8 avril 1918 - Citation n° 216 à l'ordre de la 8ème armée, en date du 18 juin 1918 - Citation n° 447 à l'ordre de la 5ème armée, en date du 14 décembre 1918 - Termine la guerre avec 10 victoires homologuées et 6 probables, toutes remportées à la N 87 / SPA 87 - Citation à l'ordre de la 4ème armée, en date du 23 janvier 1919 - Citation n° 279 à l'ordre de la 8ème armée, en date du 11 juillet 1919 - Affecté au dépôt de matériels d'aéronautique (DMAé) n° 3 de Courban, le 3 août 1919 - Rengagé pour un an au 1er groupe d'aviation de Dijon, le 20 août 1919 - Nommé Adjudant-chef, le 1er septembre 1919 - Affecté au SEGA de Blanc-Ménil, le 24 septembre 1919 - Affecté à l'entrepot spécial d'aviation (ESA) n° 1 du Bourget-Dugny, le 1er janvier 1920 - Affecté au 4ème régiment d'observation du Bourget-Dugny comme chef du détachement d'avions de la 12ème direction du ministère de la guerre, le 12 avril 1920 - Affecté à l'entrepot spécial d'aviation (ESA) n° 1 du Bourget-Dugny, le 24 avril 1920 - Chevalier de la Légion d'Honneur et citation n° 22.527 à l'ordre de l'armée, en date du 11 juillet 1920 - Rengagé pour un an au titre de la 1ere section d'ouvriers d'aviation au Bourget-Dugny, le 6 septembre 1920 - Affecté à la 9ème escadrille du 34ème régiment d'aviation du Bourget, le 26 juillet 1921 - Rengagé pour deux ans, au titre du 34ème régiment d'aviation au Bourget, à compter du 11 septembre 1921 - Rengagé pour deux ans, à compter du 11 septembre 1923 - Affecté à la division d'entraiement du 34ème régiment d'aviation du Bourget - Admis dans le corps des sous-officiers de carrière, le 25 mai 1928 - Titularisé mitrailleur en avion, le 1er juillet 1931 - Affecté à la 54ème escadre aérienne - Affecté à la base aérienne du Bourget-Dugny, le 1er septembre 1936 - Nommé Sous-lieutenant d'active, du cadre sédentaire, le 14 juin 1937 - Officier de la Légion d'Honneur, en date du 30 juin 1937 - Affecté au bataillon de l'air n° 122, le 10 juin 1939 - Nommé Lieutenant du cadre sédentaire, le 14 juin 1939 - Placé en congé d'armistice, le 26 décembre 1940 - Affecté, dans la réserve, à la base dépôt de Toulouse-Francazal, le 26 décembre 1940 - Mis à la retraite, le 1er novembre 1941 - Intégre la résistance locale comme agent de liaison et de renseignement, le 1er mars 1944 - Nommé chef technique de la compagnie, le 7 juin 1944 - Héberge des réfractaires du STO - A la libération, rejoint la 25ème compagnie de l'air de Cahors et rappelé à l'activité à l'école des spécialistes du Bourget, le 2 mars 1945 - Muté en avril 1945 au centre d'instruction météorologique et demande à servir sous contrats de trois mois renouvelables - Sa demande n'est pas accordée - Démobilisé, le 11 mars 1946 - Se retire dans son village natal - Nommé Capitaine de réserve - Affecté, dans la réserve, au BCIAAA n° 267 de Compiègne - Totalise alors 1647 heures de vol dont 530 heures de vol de guerre - Commandeur de la Légion d'Honneur, en date du 13 juillet 1961 - Décédé à St-Germain-du-Bel-Air (Lot), le 27 juillet 1972 - Photo Camille Chambaz transmise par Cédric Chambaz, son arrière-petit-neveu, que je remercie pour son aide - Sources : Acte de naissance (acte n° 1) de la commune de St-Germain-du-Bel-Air (Lot) - Pam - LO - Etat signalétique des services - Liste des brevets militaires - Fiche matricule conservée aux archives départementales du Lot - Bulletin de décès de la commune de St-Germain-du-Bel-Air - JORF - Site Internet "As 14-18" de David Méchin - Dernière mise à jour : 10 août 2021.

Fait prisonnier au cours d'un combat :

Il est fait prisonnier, après un combat aérien, probablement contre le Ltn Werner Peckmann du Jasta 9 (sa 3ème victoire), le 4 septembre 1918. Il pilotait le SPAD XIII n° S 15.349 équipé du moteur Hispano-Suiza de 220 HP n° 18.637. Au cours du combat dans la région de Soissons-Braine-Fismes, il a été contraint d'atterrir en zone occupée par les Allemands. Il s'évade et rentre en France, le 26 septembre 1918, ramenant des renseignements précieux à l'état-major. Cet épisode lui donnera droit à la médaille des évadés, avec maintien de la citation relative à l'évasion. Il est affecté à Lyon-Bron du 29 novembre au 6 décembre 1918.

A droite, le Sgt Camille Chambaz, pilote de l'escadrille N 92, fait prisonnier après un combat aérien contre un pilote du Jasta 9, le 4 septembre 1918 - Il a été contraint d'atterrir dans la région de Soissons-Braine-Fismes - Il a réussi à s'évader et à rentrer en France, le 26 septembre 1918 - Il est photographié en studio avec deux autres militaires français - Leurs matricules militaires ont été inscrits à la craie sur leurs tenues - Il s'agit à la fois d'une photo servant à l'identité des prisonniers au sein des camps allemands et destinée à rassurer les familles - Photo Camille Chambaz transmise par Cédric Chambaz, son arrière-petit-neveu, que je remercie pour son aide.

Pilote de l'escadrille SPA 92 :

Il retrouve l'escadrille SPA 92 du 6 décembre 1918 au 18 avril 1919 et reçoit une belle citation à l'ordre de l'armée pour son combat du 4 septembre 1918 et son évasion, le 27 décembre 1918. Pendant cette période, l'escadrille SPA 92 a été stationnée à Dogneville, près d'Epinal (Vosges), jusqu'au 10 décembre, puis à Haguenau, sur un ex-terrain allemand, jusqu'au 18 mai 1919. L'escadrille SPA 92 a été dissoute, le 15 juillet 1919.

* Croix de Guerre et citation n° 421 à l'ordre de l'armée du MdL Camille Auguste Chambaz, pilote à l'escadrille SPA 92 du groupe de combat n° 22, en date du 27 décembre 1918 : "Pilote très courageux, animé au plus haut sentiment du devoir. Le 4 septembre 1918, ayant engagé un combat contre une forte patrouille de Fokker, a dû atterrir dans les lignes ennemies par suite d'une panne après avoir probablement abattu un de ses adversaires. Fait prisonnier, a réussi à s'évader et à repasser les lignes en plein secteur d'attaque, quelques jours après sa capture rapportant des renseignements importants."

SPAD XIII codé "10" de l'escadrille SPA 165 dans l'immédiat après guerre - Cette escadrille a eu une existence très brève - Elle a été créée sur le terrain de Trécon, le 1er septembre 1918 et dissoute sur celui de Courban, le 28 mars 1919 - Elle était commandée par le Ltt Jean Romatet, l'As aux sept victoires homologuées - Le numéro "10" place le pilote de cet avion au bas de l'ordre hiérarchique, probablement un caporal - Il s'agit d'un avion en escale sur le terrain occupé par l'unité de Camille Chambaz - Photo Camille Chambaz transmise par Cédric Chambaz, son arrière-petit-neveu, que je remercie pour son aide.

Groupe de pilotes de l'escadrille SPA 92 ou de la SPA 23 photographié sur le terrain d'Haguenau, un ex-terrain d'aviation allemand entre le 10 décembre 1918 et le 18 avril 1919 - Camille Chambaz est le 3ème en partant de la droite - On aperçoit au fond du hangar l'inscription "Verboten", interdit en allemand - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Photo Camille Chambaz transmise par Cédric Chambaz, son arrière-petit-neveu, que je remercie pour son aide. Cliquez sur l'image pour l'agrandir

Groupe de pilotes de l'escadrille SPA 92 ou de la SPA 23 photographié sur le terrain d'Haguenau, un ex-terrain d'aviation allemand entre le 10 décembre 1918 et le 18 avril 1919 - Le Sgt Camille Chambaz est 2ème à partir de la droite - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Photo Camille Chambaz transmise par Cédric Chambaz, son arrière-petit-neveu, que je remercie pour son aide. Cliquez sur l'image pour l'agrandir

Groupe d'aviateurs qui restent à identifier - L'escadrille porte la fourragère aux couleurs de la Croix de Guerre 14-18 - Camille Chambaz est 5ème en partant de la droite - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Photo Camille Chambaz transmise par Cédric Chambaz, son arrière-petit-neveu, que je remercie pour son aide. Cliquez sur l'image pour l'agrandir Cliquez sur l'image pour l'agrandir

Pilote de l'escadrille SPA 23 :

Il est affecté comme pilote de l'escadrille SPA 23 du 18 avril au 4 août 1919. Ce transfert est facile car les escadrilles SPA 92 et SPA 23 partageaient le terrain ex-allemand d'Haguenau. Pendant toute cette période, la SPA 23 a stationnée sur le terrain d'Haguenau. Le 7 août, elle fait mouvement sur Courban pour y être dissoute, le 9 août 1919.

Le Sgt Camille Chambaz, pilote de l'escadrille SPA 23 du 18 avril au 4 août 1919, pose aux commandes d'un SPAD XIII de son unité, à l'intérieur d'un hangar du terrain d'aviation de Haguenau entre juillet et le 7 août 1919 - La SPA 23 a été dissoute sur le terrain d'aviation de Courban (Côte-d'Or), le 7 août 1919 - On distingue nettement la large bande rouge de fuselage qui ornait tous les avions de la SPA 23 - Photo Camille Chambaz transmise par Cédric Chambaz, son arrière-petit-neveu, que je remercie pour son aide.

Affecté à la 4ème escadrille du 2ème RAC de Strasbourg-Neuhof :

Il contacte un engagement de six mois, à compter du 3 octobre 1919. Avec la création des régiments d'aviation, il est affecté à la 4ème escadrille (traditions de l'escadrille SPA 15) du 2ème régiment d'aviation de chasse de Strasbourg, le 1er janvier 1920. Il signe un nouvel contrat de six mois, à compter du 2 avril 1920, puis un autre d'un an, au titre du 2ème régiment de chasse de Strasbourg, le 2 octobre 1920. Il participe au meeting de Lyon-Bron, le 9 avril 1921. Avec son escadrille et comme beaucoup d'unités de chasse française, il prend part à l'occupation des pays Rhénans du 15 mai au 27 juin 1921. Il signe un nouveau contrat d'un an, le 2 octobre 1921. Le 1er février 1922, il est décoré de la Médaille du combattant volontaire.

Le terrain d'aviation de Strasbourg-Neuhof était occupé par les Nieuport-Delage NiD 29 du 2ème régiment d'aviation de chasse - Camille a d'abord été pilote de la 4ème escadrille (traditions de la SPA 15), puis de la 9ème escadrille (traditions de la 9ème escadrille (traditions de la HD 174) du même régiment - Carte postale d'époque.

La caserne "Guynemer" implantée en bordure du terrain d'aviation du Polygone à Strasbourg-Neuhof - Elle était occupée par les aviateurs du 2ème régiment d'aviation de chasse - Elle a été construite par les Allemands en 1913 et a été utilisée pendant la Grande Guerre par le Flieger Bataillon n° 4 - Après la guerre et l'arrivée du 2ème RAC sur place, elle a été renommée "Caserne Guynemer" puis plus récemment "Quartier Aubert de Vincelles" et abrite l'état-major du corps européen, depuis 1993 - Carte postale d'époque.

Vue générale des installations occupées par le 2ème régiment d'aviation de chasse de Strasbourg-Neuhof de 1919 à 1933 - Ce terrain, très proche de l'Allemagne, était particulièrement exposé aux attaques aériennes - Il sera abandonné par les aviateurs, le 1er septembre 1933 - Carte postale d'époque.

Sgt Camille Chambaz, pilote du 2ème régiment d'aviation de chasse de Strasbourg-Neuhof - Photo Camille Chambaz transmise par Cédric Chambaz, son arrière-petit-neveu, que je remercie pour son aide.

A gauche, le Sgt Camille Chambaz, pilote de la 4ème escadrille (traditions de l'escadrille SPA 15) du 2ème régiment d'aviation de chasse de Strasbourg, assure l'encadrement de jeunes recrues faisant leur service militaire au début des années 20 - L'autre pilote, à droite, reste à identifier - Les soldats sont armés de mousquetons d'artillerie Gras Mod 1866 / 1874 de 11 mm, pas vraiment modernes - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Photo Camille Chambaz transmise par Cédric Chambaz, son arrière-petit-neveu, que je remercie pour son aide. Cliquez sur l'image pour l'agrandir

Pilotes et mécaniciens de la 4ème escadrille (traditions de l'escadrille SPA 15 de la Grande Guerre) du 2ème régiment d'aviation de chasse de Strasbourg-Neuhof - Camille a été affecté à cette unité du 1er janvier 1920 au 16 septembre 1933 - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Photo Camille Chambaz transmise par Cédric Chambaz, son arrière-petit-neveu, que je remercie pour son aide. Cliquez sur l'image pour l'agrandir

Accident du SPAD XIII n° S 863 codé "VI" piloté par le Sgt Camille Chambaz, pilote de la 4ème escadrille (traditions de l'escadrille SPA 15 de la Grande Guerre) du 2ème régiment d'aviation de chasse de Strasbourg, le 6 septembre 1922 - Camille a été blessé d'une fracture du fémur droit qui a provoqué une réduction de 4 cm du membre inférieur - Photo Camille Chambaz transmise par Cédric Chambaz, son arrière-petit-neveu, que je remercie pour son aide.

Accident du SPAD XIII n° S 863 codé "VI" piloté par le Sgt Camille Chambaz, pilote de la 4ème escadrille (traditions de l'escadrille SPA 15 de la Grande Guerre) du 2ème régiment d'aviation de chasse de Strasbourg, le 6 septembre 1922 - Camille a été blessé d'une fracture du fémur droit qui a provoqué une réduction de 4 cm du membre - Photo Camille Chambaz transmise par Cédric Chambaz, son arrière-petit-neveu, que je remercie pour son aide.

Recto-verso de la carte d'identité n° 871 de pilote militaire d'avion de l'Adj Camille Chambaz, pilote du 2ème régiment d'aviation de chasse de Strasbourg - Elle date de 1923 - Photo Cédric Chambaz, son arrière-petit-neveu, que je remercie pour son aide.

Blessé au cours d'un accident d'avion :

Il est blessé d'une fracture du fémur de la jambe droite en service aérien commandé, le 6 septembre 1922. Sa fracture a provoqué le raccourcissement de 4 cm de sa jambe. Il signe un nouveau contrat d'un an, le 2 octobre 1922. Il est décoré de la Médaille Militaire, le 20 décembre 1922. Il est nommé Adjudant, le 1er février 1923. Il se marie avec Mlle Louise Marie Dussolle, à Strasbourg (Bas-Rhin), le 18 décembre 1923. Il signe un nouveau contrat de deux ans, toujours au titre du 2ème régiment de chasse de Strasbourg, le 2 octobre 1923.

Le 20 décembre 1922, la Médaille Militaire est décernée à l'Adj Camille Chambaz, pilote du 2ème régiment d'aviation de chasse de Strasbourg - Cette décoration lui a été remise sur le front des troupes au début de l'année 1923 - Camille est marqué d'une étoile - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Photo Camille Chambaz transmise par Cédric Chambaz, son arrière-petit-neveu, que je remercie pour son aide. Cliquez sur l'image pour l'agrandir

Le 20 décembre 1922, la Médaille Militaire est décernée à l'Adj Camille Chambaz, pilote du 2ème régiment d'aviation de chasse de Strasbourg - Cette décoration lui a été remise sur le front des troupes au début de l'année 1923 - Camille est marqué d'une étoile - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Photo Camille Chambaz transmise par Cédric Chambaz, son arrière-petit-neveu, que je remercie pour son aide. Cliquez sur l'image pour l'agrandir

Sgt Georges Poda du 2ème régiment d'aviation de chasse de Strasbourg-Neuhof, aux commandes du Nieuport 29 n° 12.264 codé "2" - Il a obtenu le brevet de pilote militaire n° 18630 obtenu à l'école d'aviation militaire d'Istres, le 12 juin 1920 - Les Nieuport-Delage NiD 29 sont entrés en service à partir de la fin 1921, début 1922 - Il s'agit de l'avion du commandant en second de l'escadrille - Photo Camille Chambaz transmise par Cédric Chambaz, son arrière-petit-neveu, que je remercie pour son aide.

A gauche, le Sgt Camille Chambaz, pilote du 2ème régiment d'aviation de chasse de Strasbourg-Neuhof, en visite sur le terrain d'aviation du plateau de Malzéville du 21ème régiment d'aviation de bombardement de nuit, probablement à l'occasion de la préparation d'une fête aérienne - Les bombardiers, au second plan, sont des Farman F 60 BN 2 "Goliath" qui ont été en service au sein du régiment du 1922 à 1926 - Photo Camille Chambaz transmise par Cédric Chambaz, son arrière-petit-neveu, que je remercie pour son aide.

Maintenu service armé :

Après son accident du 6 septembre 1922, il passe devant une commission de réforme pour statuer de sa capacité à rester à son poste malgré les séquelles. Il est finalement maintenu en "service armé" avec pension temporaire de 15 % pour raccourcissement de 4 cm de la cuisse droite par la commission de réforme de Strasbourg (Bas-Rhin), le 28 septembre 1923. Il signe deux contrats successifs d'un an, le 2 octobre 1925 et le 2 octobre 1926. Un nouveau passage de la commission de réforme de Strasbourg confirme la décision précédente, le 10 mai 1927. Il bénéficie, à titre de compensation, d'une pension définitive de 360 fr concédée, le 28 septembre 1927. Il signe un autre contrat d'un an, le 2 octobre 1927. Il est nommé Adjudant-chef, le 1er avril 1928. Après un grand nombre de contrats d'un ou deux ans, il est finalement admis dans le cadre des sous-officiers de carrière, le 3 août 1928. Il est décoré de la médaille des Evadés, le 23 juin 1933.

Affecté à la 9ème escadrille du 2ème RAC de Strasbourg-Neuhof :

Slt Camille Chambaz pose dans sa tenue d'officier pilote du 2ème régiment d'aviation de chasse de Strasbourg dans les années 30 - Il porte son insigne métallique (macaron) de pilote militaire sur la bandouillère et l'ensemble de ses décorations - Son képi porte le numéro "2", marque de son régiment d'aviation - Photo Camille Chambaz transmise par Cédric Chambaz, son arrière-petit-neveu, que je remercie pour son aide.

Nieuport Delage NiD 622 codé "2" de l'Adj Camille Chambaz, pilote de la 9ème escadrille (traditions de l'escadrille HD 174 de la Grande Guerre) du 2ème RAC après un capotage, le 16 janvier 1933 - A cette époque, sur les terrains en herbe, les capotages étaient très fréquents et se terminaient souvent par des retournements complets - Camille n'a pas été blessé, ce jour là - La 9ème escadrille du 2ème RAC a été dissoute, le 13 décembre 1933 - Photo Camille Chambaz transmise par Cédric Chambaz, son arrière-petit-neveu, que je remercie pour son aide.

Personnels navigants et mécaniciens de la 9ème escadrille du 2ème régiment d'aviation de chasse de Strasbourg - Elle est équipée de Nieuport 622 - Cette escadrille a été dissoute, le 13 décembre 1933 - Si vous possédez cette photo et que vous êtes capables d'identifier ces aviateurs, veillez entrer en contact avec l'auteur du site - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Photo Camille Chambaz transmise par Cédric Chambaz, son arrière-petit-neveu, que je remercie pour son aide. Cliquez sur l'image pour l'agrandir

Pilotes de la 9ème escadrille du 2ème régiment d'aviation de chasse de Strasbourg - Elle est équipée de Nieuport 622 - Cette escadrille a été dissoute, le 13 décembre 1933, quand la 10ème escadrille du régiment, avec qui elle composait le 3ème groupe, a été affectée sur le terrain de Reims-Courcy - Camille Chambaz est en 9ème position à partir de la gauche - Le sergent-chef en 7ème position, toujours à partir de la gauche, porte l'insigne métallique de l'escadrille - Les casquettes portent le numéro "2" du régiment, au milieu des ailes ou au centre d'un cercle, pour trois d'entre eux (pilotes de la réserve ?) - Les ailes de poitrine des officiers comportent également le "2" du régiment - Si vous possédez cette photo et que vous êtes capables d'identifier ces aviateurs, veillez entrer en contact avec l'auteur du site - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Photo Camille Chambaz transmise par Cédric Chambaz, son arrière-petit-neveu, que je remercie pour son aide. Cliquez sur l'image pour l'agrandir

Personnels navigants et mécaniciens de la 9ème escadrille du 2ème régiment d'aviation de chasse de Strasbourg - Elle est équipée de Nieuport 622 - Cette escadrille a été dissoute, le 13 décembre 1933 - Si vous possédez cette photo et que vous êtes capables d'identifier ces aviateurs, veillez entrer en contact avec l'auteur du site - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Photo Camille Chambaz transmise par Cédric Chambaz, son arrière-petit-neveu, que je remercie pour son aide.

Pilotes d'active et de réserve de la 9ème escadrille du 2ème régiment de chasse de Strasbourg - Les mécaniciens sont en cabine après avoir lancé les moteurs et assuré la montée en température des propulseurs - Camille Chambaz est en 7ème position, à partir de la gauche, repéré par une étoile blanche - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Photo Camille Chambaz transmise par Cédric Chambaz, son arrière-petit-neveu, que je remercie pour son aide.

Affecté à la 3ème escadrille du GC II/6 de Reims-Courcy :

Il est affecté, par réorganisation, à la 3ème escadrille (traditions de la SPA 26 de la Grande Guerre) de la 6ème escadre de chasse de Reims-Courcy, le 16 septembre 1933. La 6ème escadre de chasse comprend deux groupes de chasse : le GC I/6 avec sa 1ère escadrille (trad de la SPA 95) et sa 2ème escadrille (trad de la SPA 153) et le GC II/6 avec sa 3ème escadrille (trad de la SPA 26) et sa 4ème escadrille (trad de la SPA 124 "Jeanne d'Arc")

Pilotes d'active et de réserve de la 3ème escadrille du GC II/6 stationnée sur le terrain de Reims-Courcy - Dans la réserve, Camille a été affecté à cette unité du 16 septembre 1933 au 25 mars 1935 - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Photo Camille Chambaz transmise par Cédric Chambaz, son arrière-petit-neveu, que je remercie pour son aide.

Cliquez sur l'image pour l'agrandir

Grade de Chevalier de la Légion d'Honneur :

Il est nommé au grade de Chevalier de la Légion d'Honneur, en date du 23 décembre 1933. Il part en retraite complémentaire et renvoyé dans ses foyers, à compter du 10 février 1934. Il s'installe au 7, place des Colombes à Strasbourg-Neuhof (Bas-Rhin), le 10 février 1934. Il est affecté au centre de réserve d'aviation n° 21, le 25 mars 1935. C'est cet organisme qui est chargé de le rappeler à l'activité en cas de crise grave ou de mobilisation générale.

Le Ltt Camille Chambaz est fait Chevalier de la Légion d'Honneur, le 23 décembre 1933 - Cette décoration lui a été remise officiellement au courant de l'année 1934 dont il porte la nouvelle tenue - Photo transmise par Cédric Chambaz, l'arrière-petit-neveu de Camille que je remercie pour son aide. Cliquez sur l'image pour l'agrandir

La 6ème escadre de chasse passe à Chartres :

Suite à un changement dans la désignation des unités, le 6ème escadre de chasse de Reims-Courcy devient la 42ème escadre mixte avec le GM I/42 (traditions des SPA 95 et SPA 153) et le GC II/42. De son côté, la 42ème escadre mixte de Chartres prend la désignation de 6ème escadre de chasse. Elle est maintenant composée de deux groupes, le GC I/6 (traditions des SPA 96 et SPA 12) et GC II/6 (traditions des SPA 26 et SPA 124).

Nommé Sous-lieutenant de réserve :

Il épouse en seconde noce Mlle Alice Georgette Célestine Louise Hufschmitt à Strasbourg (Bas-Rhin), le 16 février 1937. Il est nommé Sous-lieutenant de réserve de l'armée de l'Air du cadre navigant, le 25 juin 1938.

Slt Camille Chambaz, officier pilote de réserve de la base aérienne de Dijon-Longvic - Cette photo colorisée a été prise avant le 23 décembre 1933, date à laquelle il a été fait chevalier de la Légion d'Honneur - Il a été décoré de la Médaille Militaire, le 16 juin 1925 - Photo Camille Chambaz transmise par Cédric Chambaz, son arrière-petit-neveu, que je remercie pour son aide.

Réintégré dans les cadres d'active :

Il est réintégré dans les cadres, le 25 octobre 1938 et rappelé au bataillon de l'air n° 121, le 13 avril 1939. Il est finalement renvoyé dans ses foyers, le 3 mai 1939.

Slt Camille Chambaz du bataillon de l'air n° 121 en 1939-1940 - Photo Camille Chambaz transmise par Cédric Chambaz, son arrière-petit-neveu, que je remercie pour son aide.

Campagne de 1939-1940 :

A la déclaration de guerre, il est rappelé à l'activité. Il est nommé commandant de la section provisoire d'avions estafettes 220/121. Cette unité était rattachée à l'état-major des forces aériennes du 20ème corps d'armée dont dépendait le GAO 1/520. Le GAO 1/520, équipé d'avions ANF Les Mureaux 115, et la section provisoire ont été déployées sur le terrain de Morhange (Moselle).

Difficile d'identifier des officiers immortalisés en 1939-1940, pendant la drôle de guerre - Ils appartiennent soit à l'EM du GC II/6, à l'EM du GAO 1/520 ou de l'aéronautique du 20ème corps d'armée - Si un lecteur de cette page peut identifier ces hommes, qu'il veuille bien prendre contact avec l'auteur du site - Photo Camille Chambaz transmise par Cédric Chambaz, son arrière-petit-neveu, que je remercie pour son aide.

Même remarque que la photo ci-dessus - Probablement un état-major réunissant des officiers d'active et des réservistes - Si vous êtes capable d'identifier ces aviateurs, veuillez prendre contact avec l'auteur du site - Photo Camille Chambaz transmise par Cédric Chambaz, son arrière-petit-neveu, que je remercie pour son aide.

Même remarque que les photos ci-dessus - Probablement un état-major réunissant des officiers d'active et des réservistes - Si vous êtes capable d'identifier ces aviateurs, veuillez prendre contact avec l'auteur du site - Photo Camille Chambaz transmise par Cédric Chambaz, son arrière-petit-neveu, que je remercie pour son aide.

Visite du Président du conseil Edouard Daladier sur le terrain de Morhange, le 12 novembre 1939 - Il a occupé ce poste du 10 avril 1938 au 21 mars 1940, puis a été ministre de la Défense du 21 mars au 18 mai 1940 - Le jour de la visite, il s'est fait présenter les personnels des unités déployées sur place - Il était accompagné de M. Guy La Chambre, ministre de l'Air et du général d'armée aérienne Joseph Vuillemin, chef d'état-major de l'armée de l'Air - Il a remis des décorations sur le front des troupes - Photo Camille Chambaz transmise par Cédric Chambaz, son arrière-petit-neveu, que je remercie pour son aide.

Revue des troupes par le Président du conseil et ministre de la Défense nationale Edouard Daladier à Morhange, le 12 novembre 1939 - Juste derrière lui, le ministre de l'air Guy La Chambre - Ils sont venus inspecter le GAO 1/520 déployé sur le terrain au Nord de la ville - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Photo Camille Chambaz transmise par Cédric Chambaz, son arrière-petit-neveu, que je remercie pour son aide. Cliquez sur l'image pour l'agrandir

Remise de la Croix de Guerre au Ltt André Cappoen et le Sgt Lahaye du GAO 1/520 devant la Compagnie de l'air 14/138 par le Général Joseph Vuillemin, chef d'état-major de l'armée de l'Air, le 12 novembre 1939 - Le GAO 1/520 a été déployé sur le terrain de Morhange du 3 au 24 septembre 1939 puis du 4 octobre 1939 au 10 mai 1940 - Les batiments, même s'ils ont beaucoup évolués, ont des traits communs avec l'école "Jeanne d'Arc" de la ville - A cette époque, tous les habitants avaient été évacués de la zone tampon - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Photo Camille Chambaz transmise par Cédric Chambaz, son arrière-petit-neveu, que je remercie pour son aide.

Le 10 septembre 1939, deux ANF Les Mureaux 115 du GAO 1/520, détaché auprès du 20ème Corps d'Armée, sont envoyés en mission de réglage d'artillerie sur les deux aérodromes de Saarbrücken. Chaque ANF 115 reçoit un objectif différent et est protégé par quatre MS 406 appartenant au GC I/3, le groupe de chasse rattaché à la 4ème Armée. Les six appareils passent sous le plafond nuageux, à une altitude proche de 1500 m, ce qui est juste pour une telle mission. Après une demi-heure de travail sans problème, ils sont engagés par quatre Messerschmitt Bf 109 E de la 1./JG 53, qui effectuait une patrouille entre Trier et Saarbrücken. Deux des chasseurs allemands s'en prennent à l'escorte et attaquent la patrouille basse en tenaille, avant d'être découragés par les deux autres Morane et quittent la zone sans insister. Plus bas, le Mureaux 115 n° 106 est rattrapé alors qu'il tentait de s'échapper et abattu, probablement par l'Unteroffizier Heinrich Bezner, qui obtient sa première victoire aérienne. L'appareil français s'écrase entre Hessling et Zinzing, entraînant dans la mort le Sgt Jean Tacquart (pilote) et le Ltt Henri Pottier (obs). L'autre appareil est également attaqué par l'Oberfeldwebel Walter Grimmling qui commande la patrouille, et le Leutnant Georg Claus. Il est criblé de balles et son observateur, le Ltt André Cappoen (réserve), est blessé. Le Sgt Roger Lahaye parvient à poser son avion entre Auersmacher et Gorssbliederstroff, à proximité des positions de la 11ème division d'infanterie. Les deux pilotes allemand seront décorés de la Croix de Fer de seconde classe. Le Ltt Cappoen et le Sgt Lahaye recevront la Croix de Guerre des mains du général Vuillemin à Morhange, le 12 novembre 1939.

Cliquez sur l'image pour l'agrandir

Camille part à la chasse pour améliorer l'ordinaire probablement pendant le stationnement à Morhange - Photo Camille Chambaz transmise par Cédric Chambaz, son arrière-petit-neveu, que je remercie pour son aide.

Repas des pilotes du GC II/6 pour célébrer la Croix de Guerre du Sgt Pierre de Brémond d'Ars pour ses deux victoires aériennes qu'il a obtenu, le 22 novembre 1939 - Le GC II/6 a été déployé sur le terrain d'Anglure-Vouarces (Marne) du 27 août 1939 ai 11 avril 1940, puis du 5 au 10 mai 1940 et finalement du 6 au 7 juin 1940 - De Brémond d'Ars est en 5ème position en partant de la droite - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Photo Camille Chambaz transmise par Cédric Chambaz, son arrière-petit-neveu, que je remercie pour son aide.

Camille Chambaz très probablement en Afrique du Nord - Cette photo n'est pas légendée dans le fond photos - Je fais des recherches pour préciser - Photo Camille Chambaz transmise par Cédric Chambaz, son arrière-petit-neveu, que je remercie pour son aide.

Camille Chambaz et son épouse devant le chalet aviation n° 21 à Marrakech en février 1945 - Photo Camille Chambaz transmise par Cédric Chambaz, son arrière-petit-neveu, que je remercie pour son aide.

L'après guerre :

Il est affecté, dans la réserve, à la base aérienne de Nancy (Meurthe-et-Moselle), le 28 mai 1947. Il est radié des cadres des réserve de l'armée de l'Air, le 16 mai 1950. Il est admis, sur sa demande, à l'honoriat de son grade, en date du 31 août 1950. Il est décédé à Saverne (Bas-Rhin), le 16 août 1983.

Camille Chambaz alors qu'il demeurait à Steinbourg, près de Saverne (Bas-Rhin) - Photo Camille Chambaz transmise par Cédric Chambaz, son arrière-petit-neveu, que je remercie pour son aide.

Notice présentant le terrain d'aviation, ex-allemand de Saverne-Steinbourg (Bas-Rhin) - Le dessin supérieur présente le terrain par rapport à la ville, adossé au bois, à l'Est de la ville et l'inférieur donne des indications techniques comme les dimensions de la zone d'atterrissage, la position du canal de la Marne au Rhin et les indications de longitude et de latitude - Tous les terrains d'aviation militaires et civils étaient référencés dans un Atlas - Camille Chambaz a habité le village de Steinbourg jusqu'à la fin de sa vie - Le terrain d'aviation existe toujours et est utilisé par l'Aéro-club de Saverne - Photo Cédric Chambaz, son arrière-petit-neveu, que je remercie pour son aide.

Sources :

Acte n° 4 du registre des naissances de la commune de St-Barthélémy-de-Séchilienne (Isère) - Pam - Liste des brevets militaires - Fiche matricule conservée aux archives départementales de l'Isère - CCC de l'escadrille SPA 92 - CCC de l'escadrille SPA 23 - Archives familiales - JORF - Bailey/Cony - Site Internet du CICR (prisonniers de guerre).

Dernière mise à jour :

Le 16 août 2021.

Cliquez sur l'image pour l'agrandir

---------------------------------------------------------------------------------------
---------------------------------------------------------------------------------------

Adj Charles Chambaz

Charles Chambaz est né au hameau du Sappey sur la commune de St-Barthélémy-de-Séchilienne (Isère), le 21 juillet 1889. Il est le premier fils de Joseph Jean-Baptiste Chambaz (cultivateur) et de Léoncie Carron (ménagère) - C'est le département isérois qui va assurer son recensement militaire à l'âge de ses 20 ans. Il exerce alors la profession d'électricien.

Village de Saint-Barthélémy-de-Séchilienne - Charles Chambaz est né dans le hameau du Sappey sur le territoire de cette commune de l'Isère, le 21 juillet 1889 - Carte postale d'époque.

Incorporé au 140ème régiment d'infanterie :

Né en 1889, il appartient à la classe 1909 (année de naissance + 20 ans). C'est le bureau de Grenoble (Isère) qui assure son recensement militaire sous le matricule n° 356. Désigné comme soutien de famille, le 17 septembre 1910, il est appelé pour effectuer son service militaire, au titre du 140ème régiment d'infanterie, caserné à Grenoble, le 5 octobre 1910.

Entrée de la caserne Bizanet du 140ème régiment d'infanterie à Grenoble - Charles a été affecté à cette unité du 5 octobre 1910 au 1er octobre 1912 - Carte postale d'époque.

Entrée de la caserne Vinoy du 140ème régiment d'infanterie à Grenoble - Charles a été affecté à cette unité du 5 octobre 1910 au 1er octobre 1912 - Carte postale d'époque.

Engagement au 2ème régiment d'artillerie :

Visiblement attiré par le métier des armes, il signe un engagement de trois ans, au titre du 2ème régiment d'artillerie de campagne, caserné lui aussi à Grenoble, le 1er octobre 1912. Donnant satisfaction à ses chefs, il est successivement nommé Brigadier, le 5 octobre 1912, puis Maréchal des Logis, le 3 octobre 1913. Quand la guerre éclate, il appartient toujours au 2ème d'artillerie. Le 1er août 1914, à 15 heures, l'ordre de mobilisation générale parvient au corps. Le régiment est envoyé par voie ferrée dans la région de Bruyères et en plusieurs étapes pédestres, gagne la petite ville de Fraize. Les 2ème, 3ème et 6ème batterie sont déployées avec l'infanterie sur le col du Bonhomme, le 7ème et 8ème aux Bagenettes et les 1ère, 4ème, 5ème et 9ème au col de Sainte-Marie. En face, les Allemands ont établi, avant guerre, de solides tranchées armées de mitrailleuses. Le canon de 75, qui équipe le régiment, va faire des merveilles. Les Français font une entrée dans Sainte-Marie-aux-Mines, mais seront malheureusement contraint d'évacuer très vite. Peu à peu, les batteries remontent vers le Nord, à Sainte-Marie, puis au col d'Urbeis et enfin par Provenchère, au col de Saales. Le 14ème corps d'armée a été rassemblé pour marcher sur Schirmeck, c'est dans cette région que le régiment se fait arroser par les batteries allemandes de 77, 105 et 150, heureusement sans causer de gros dégâts. Le 24 août, les forces ennemies venues du Donon obligèrent au repli. Les 1er et 3ème groupes souffrirent beaucoup d'un tir sur zone effectué par des pièces de 77 et 150. La 1ère batterie perdit le Slt Rosay, son commandant ainsi que plusieurs servants. Le 24 au soir, le régiment devait évacuer le col, dans la direction de Senones. Le 25, les groupes viennent de Senones et Hurbache. Le 27, l'ensemble du régiment traverse la Meurthe sur le pont de Saint-Michel, seul passage libre. Puis viendront les terribles combats autour de La Salle, Saint-Rémy, La Bourgonce. Le 2ème d'artillerie arrête son repli à Bouvrelieures, de l'autre côté de La Mortagne. Du 6 au 10 octobre, on se bat sur les crêtes de Nompatelize.

Entrée de la caserne du 2ème régiment d'artillerie de Grenoble - Charles Chambaz a appartenu à cette unité du 1er octobre 1912 au 1er novembre 1915 - Carte postale d'époque.

Blessé au combat :

Suite à une malfonction de sa pièce d'artillerie, Charles est blessé par plusieurs éclats d'obus qui provoquent une fracture de l'arcade sourcilière droite, le touchent au bras gauche et lui causent de multiples blessures légères sur diverses parties du corps, près de St-Mihiel (Meuse), le 10 octobre 1914. Il est immédiatement hospitalisé. Il ne reprendra sa place qu'après convalescence, le 24 février 1915. Le 11 octobre, après leur échec sur la Marne, les Allemands retirent les troupes des Vosges pour les transporter dans le Nord. Le 2ème artillerie sera dirigé sur Charmes, pour être embarqué en direction de la Somme. Pour son action au feu, Charles est décoré de la Croix de guerre et reçoit la citation n° 68 à l'ordre du 8ème corps d'armée, en date du 14 décembre 1914.

* Croix de Guerre et citation n° 68 à l'orde du 8ème corps d'armée du MdL Charles Chambaz à la 6ème batterie du 5ème régiment d'artillerie lourde, en date du 14 décembre 1914 : "A la suite d'un accident survenu à sa pièce le 10 octobre, accident à la suite duquel plusieurs servants et lui-même furent blessés grièvement, ce sous-officier voyant son chef de section se porter a son secours s'écria : "Ne vous occupez pas de moi, ce n'est rien, occupez-vous d'abord des hommes de la pièce"."

Affecté au 107ème régiment d'artillerie lourde :

Charles est affecté au 107ème régiment d'artillerie lourde, le 1er novembre 1915. Le nouveau régiment comprend alors six groupes d'artillerie (1er groupe de 105, 2ème groupe de 120L, 3ème groupe de 105, 4ème groupe de 120, 5ème groupe de 155 et 7ème groupe de 155 CTR). Les autres groupes seront créés ultérieurement. Il est ensuite affecté au centre d'instruction de l'artillerie de tranchée (CIAT), le 14 avril 1916.

MdL Charles Chambaz a été affecté au 107ème régiment d'artillerie lourde du 1er novembre 1915 au 14 avril 1916 - Il porte la Croix de guerre qui lui a été décernée, le 14 décembre 1914 - Cette photo a été envoyée à son frère Camille - Photo Charles Chambaz transmise par Cédric Chambaz, son arrière-petit-fils, que je remercie pour son aide.

Mitrailleur de l'aéronautique militaire :

Il passe à l'aéronautique militaire comme mitrailleur, le 3 janvier 1917. Avant d'être envoyé en escadrille, il effectue un stage de tir à l'école de tir aérien de Cazaux. Ayant réussi les épreuves théoriques et les tirs pratiques, il est breveté mitrailleur, le 28 janvier 1917. Il est ensuite envoyé en stage "bombardement" à l'école d'aviation militaire d'Avord, jusqu'au 28 février 1917. Ce stage était nécessaire car le mitrailleur en escadrille de bombardement faisait également office de bombardier, celui qui larguait les obus ou les bombes. Il termine sa période de formation par un détachement comme mitrailleur au GDE du 28 février au 24 avril 1917.

Vue aérienne montrant l'ensemble des installations de l'école de tir aérien de Cazaux - Photo extraite de l'History of the American Expeditionary Forces Air Services 1917-1919 conservé aux National Archives de Washington.

Séance de tir avec armes sol sur les bords du lac de Cazaux - Les cibles sont placées devant les tireurs sur des pontons fixes - Ce type de tir s'effectuait au début de la formation et permettait de mettre en pratique les différents paramètres du tir qui venaient d'être enseignés par les moniteurs - Venaient ensuite les séances de tir, embarqués à bord de vedettes automobiles et finalement à bord des avions et hydravions de l'école - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Photo transmise par Armelle Perrin de Brichambaut que je remercie pour son aide.

Cliquez sur l'image pour l'agrandir

Mitrailleur du Groupe 199 :

Sa première affectation l'envoie, comme mitrailleur au Groupe 199, chargé des missions spéciales, où il restera du 24 avril au 16 août 1917.

Mitrailleur de l'escadrille SOP 107 :

Il est affecté comme observateur / mitrailleur de l'escadrille SOP 107 du 16 au 29 août 1917. Désirait prendre son destin en main, il se porte volontaire pour la formation de pilote militaire.

Insigne de l'escadrille SOP 107 - Dessin Albin Denis.

Elève pilote à l'école d'Ambérieu :

Il passe élève pilote, le 29 août 1917. Il est envoyé à l'école d'aviation militaire de Dijon-Longvic pour passer les tests de sélection et suivre les cours théoriques. Il poursuit ensuite pour la formation initiale de pilote militaire à l'école d'aviation militaire d'Ambérieu. Il obtient le brevet de pilote militaire n° 10.032 obtenu à l'école d'aviation militaire d'Ambérieu, le 25 novembre 1917. Maintenant breveté, il est envoyé au stage de perfectionnement "Avions rapides" à l'école d'aviation militaire d'Avord et enchaine par le stage de spécialisation de "Haute école" à l'école d'aviation de Pau, où il vole jusqu'au 2 février 1918. Comme tout pilote fraichement breveté, il est affecté quelques semaines au GDE pour se parfaire au pilotage des avions récents, en livrer quelques uns aux escadrilles du front. Il y restera du 2 février au 31 mars 1918.

Brevet de pilote militaire n° 10.032 du MdL Charles Chambaz obtenu à l'école d'aviation militaire d'Ambérieu, le 25 novembre 1917 - Ce document a été délivré par l'autorité militaire, le 19 mai 1918 - Chaque pilote militaire disposait d'un brevet papier comme celui-ci, un insigne métallique (macaron) de pilote militaire avec un numéro différent et finalement d'une licence FAI délivrée sur sa demande par l'Aéroclub de France avec un troisière numéro - La licence FAI était une équivalence militaire au brevet de pilote civil - Photo Cédric Chambaz, son arrière-petit-fils, que je remercie pour son aide.

Licence de pilote militaire FAI n° 9968 du Sol Charles Chambaz décernée sur demande de l'intéressé par l'Aéroclub de France, le 17 juin 1918 - Il s'agit d'une équivalence civile du brevet de pilote militaire - Photo Cédric Chambaz, son arrière-petit-fils, que je remercie pour son aide.

Insigne de l'escadrille SPA 92 - Dessin Albin Denis.

Pilote de l'escadrille N 92 / SPA 92 :

Il est ensuite affecté comme plote de l'escadrille N 92 / SPA 92 du 31 mars au 14 octobre 1918 où il rejoint son frère cadet Camille qui y avait été affecté quelques mois plus tôt, le 8 février 1918. Il est blessé par balle à l'arcade sourcilière droite au cours d'un combat aérien sur le front de Champagne, le 19 juillet 1918. Il obtient une citation à l'ordre de la 4ème armée, pour ce fait d'arme.

* Citation n° 1322 à l'ordre de la 4ème armée du MdL Charles Chambaz du 107ème régiment d'artillerie lourde, détaché à l'escadrille SPA 92, en date du 26 juillet 1918 : "Pilote de grand courage. Compte à son actif dix-sept bombardements à longue distance. Passé dans l'aviation de chasse, a montré l'esprit le plus offensif, recherchant toujours le combat. Le 19 juillet 1918, a dégagé un biplace français attaqué à courte distance par quatre Fokker. Après avoir mis en fuite le plus menaçant, a livré combat aux trois autres monoplaces, sauvant l'avion français de toute menace, rentrant lui-même, son avion criblé de balles."

Evacué sur un hôpital de campagne, il est ensuite envoyé en convalescence, jusqu'au 1er octobre 1918. Il est nommé Adjudant, le 14 octobre 1918

Pilote du CIACB de Perthes :

Affecté au CIACB de Perthes, à compter du 14 octobre 1918. Il est démobilisé, le 6 août 1919 et recevra la Military Cross britannique, le 17 octobre 1919.

L'après-guerre et le 35ème RA :

Il se marie avec Mlle Angèle Emilie Chabert en mairie de Villeurbanne (Rhône), le 12 juin 1920.

Adc Charles Chambaz, pilote du 35ème régiment d'aviation de Lyon-Bron pose en compagnie de sa femme Emilie qu'il a épousé le 12 juin 1920 - Photo Charles Chambaz transmise par Cédric Chambaz, son arrière-petit-fils, que je remercie pour son aide.

Entrée du champ d'aviation du 35ème régiment d'aviation à Bron - Carte postale d'époque.

Tenté par la vie militaire, il signe un engagement de deux ans et est affecté au 35ème régiment d'aviation, stationné à Lyon-Bron, le 6 janvier 1922. Il est nommé Adjudant-chef pilote, le 1er janvier 1923. Il signe pour une nouvelle année, au titre du 35ème régiment d'aviation, le 6 janvier 1923. Il renouvèle cet engagement militaire pour un an, toujours pour le 35ème RA, le 6 janvier 1924. La famille s'établit à Bron, où Emilie tient alors le bar de l'Aviation, situé en face du terrain d'aviation où son mari est instructeur.

Vol en groupe de la 12ème escadrille (traditions de la BR 218 de la Grande Guerre) du 35ème régiment d'aviation de Lyon-Bron sur les Alpes - Photo prise par l'équipage composé de l'Adc Charles Chambaz (pilote) et du Ltt Petit (obs), le 8 janvier 1925 - Photo Charles Chambaz transmise par Cédric Chambaz, son arrière-petit-fils, que je remercie pour son aide.

Blessé au cours d'un accident d'avion :

Il est blessé en service commandé au cours d'un accident d'avion, le 10 février 1925. Au cours d’un vol d’entraînement, le Bréguet 14A2 du 35ème régiment d’aviation de Lyon-Bron, qu'il pilote, tombe dans le canal de Jonage, sur la commune de Meyzieu. Un pêcheur, témoin du drame, s'est dirigé en barque vers le lieu du sinistre. Charles Chambaz, qui pilotait l'avion, est légèrement blessé, car il a réussi à s’accrocher à un élément de l’avion avant qu’il ne sombre. Malheureusement, son passager, le sergent Claude Gros a coulé avec l’appareil.

Le 10 février 1925, le Breguet 14A2, qu'il pilote, est victime d'une rupture des commandes du stabilisateur et tombe dans le canal de Jonage au niveau du quartier du Carreau sur le territoire de la commune de Meyzieu. Après une descente de plus de 400 mètres, l'Adc Chambaz réussit à s'extraire de la cabine avant que son avion ne sombre. Hélas, son passager, le Sgt-major Claude Victor Gros n'a pas eu cette chance et est mort noyé - Le lendemain, une équipe de sapeurs-pompiers a réussi à ramener sur la rive l'avion - Le corps du Sgt-Major y était toujours - Sources : registre des décès (acte n° 10) de la commune de Meyzieu - Journal L'Est Républicain - Photo Charles Chambaz transmise par Cédric Chambaz, son arrière-petit-fils, que je remercie pour son aide.

Décoré de la Médaille Militaire :

Il obtient la Médaille Militaire, promotion Fayolle, le 16 juin 1925. Il est admis à faire valoir ses droits à pension de retraite proportionnelle, le 1er mars 1926. Il est renvoyé dans ses foyers, le 2 mars 1926. Sa carrière militaire en tant que sous-officier sous contrat s'arrête là mais celle dans la réserve va se poursuivre.

La réserve au 35ème RAM :

Revenu à la vie civile, il est affecté, dans la réserve, au 35ème régiment d'aviation de Lyon-Bron, à compter du 23 mars 1926. Il déménage pour s'installer route nationale à Bron (Rhône), à partir du 29 juillet 1926. Toujours inscrit sur les listes de la réserve active et du personnel navigant, il a accompli une période volontaire d'entrainement au 35ème régiment d'aviation du 21 septembre au 7 octobre 1926.

Nommé Sous-lieutenant de réserve :

Il est nommé Sous-lieutenant de réserve et affecté à la 6ème escadrille du 35ème régiment d'aviation mixte (traditions de l'escadrille SPA 75 de la Grande Guerre), le 23 janvier 1927. Il suit une nouvelle période de réserve volontaire au 35ème RAM du 1er au 15 mars 1927. L'année suivante, il suit une nouvelle période de réserve volontaire de 15 jours, au 35ème RAM, étalonnés du 11 avril au 15 novembre 1928.

Nommé Lieutenant de réserve :

Il est nommé Lieutenant de réserve, le 23 janvier 1929. De 1929 à 1933, il suit des périodes de réserve volontaire au 35ème RAM du 21 octobre au 29 novembre 1929, de 15 jours en 1930, du 2 au 16 septembre 1931, du 18 avril au 14 octobre 1933. En 1933, il est affecté, toujours dans la réserve, à la base aérienne de Lyon. Il va y effectuer une une période de réserve du 9 au 14 octobre 1933. Les régiments d'aviation ont laissé la place aux groupes d'aviation de chasse, de bombardement, d'observation avec la création de l'armée de l'Air. Il est affecté, dans la réserve, au centre de mobilisation d'aviation n° 35. C'est cet organisme qui est chargé de le rappeler à l'activité en cas de crise ou de mobilisation générale.

Visite d'état-major sur le terrain de Lyon-Bron par une délégation britannique entre 1928 et 1931 - A droite, en partie cachée, une section en armes rends les honneurs aux officiels - L'avion, à gauche, est un Fairey III F Mk IVC codé "J9061" du Squadron 24 de la Royal Air Force - Cet avion a volé du 26 mars 1928 au 8 mai 1931 - Les hangars en béton datent de 1929 - Photo Charles Chambaz transmise par Cédric Chambaz, son arrière-petit-fils, que je remercie pour son aide.

En 4ème position à partir de la droite, le Ltt Charles Chambaz a effectué de nombreuses périodes de réserve volontaires ou obligatoires. D'abord rattaché dans la réserve au 35ème régiment d'aviation mixte de Lyon, il a été ensuite affecté à la base aérienne de Lyon. Cette photo le montre devant un Loire-Gourdou-Lesseurre LGL 32 du 35ème régiment d'aviation mixte (RAM), où cet avion a été en service de 1927 à 1932 - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Photo Charles Chambaz transmise par Cédric Chambaz, son arrière-petit-fils, que je remercie pour son aide.

Chevalier de la Légion d'Honneur :

Il est nommé au grade de Chevalier de la Légion d'Honneur du Ltt Charles Joseph Chambaz du centre de mobilisation d'aviation n° 35, en date du 23 décembre 1933 : "23 ans de services, 5 campagnes. A été blessé et cité. Sept ans de bonifications pour services aériens. Médaille Militaire du 16 juin 1920. A accompli 9 périodes d'entrainement aérien volontaires."

Ltt Charles Chambaz - Il a été fait Chevalier de la Légion d'Honneur, le 23 décembre 1933 - Il porte, de gauche à droite, les décorations suivantes : LO, MM, CG - Sa casquette et sa veste porte le numéro de son régiment, le 35, pour le 35ème régiment d'aviation mixte de Lyon-Bron - Avec la création officielle de l'arméer de l'air, les régiments d'aviation sont supprimés et remplacés par des bases aériennes et des groupes d'aviation de chasse, de bombardement, d'observation - Photo Charles Chambaz transmise par Cédric Chambaz, son arrière-petit-fils, que je remercie pour son aide.

En 1930, Charles crée le Club Mortillon, une association sportive dédiée au ski qui va contribuer à l’essor de la pratique du ski au Col de la Morte. Ayant hérité d'une grange dans cette commune d'où était originaire sa mère, Charles va progressivement la transformer de 1931 à 1933, afin de la convertir en hôtel et de s'y installer définitivement, à compter du 29 décembre 1933.

Charles Chambaz s'installe avec sa femme Emilie, le 29 décembre 1933 - Photo Charles Chambaz transmise par Cédric Chambaz, son arrière-petit-fils, que je remercie pour son aide.

L’établissement, assez sommaire, ne propose alors que quatre chambres et ne peut accueillir qu’un maximum de huit clients. Ce sera le premier numéro de téléphone du village, et l'hôtel héritera du numéro 1. Le client le plus connu fut le député-maire de Grenoble et enfant du pays, Paul Mistral, qui mourut le 17 août 1932 dans la chambre n° 4. Le client le plus gradé fut le Général Boucher. En 1933, il crée le ski club La Morte en Taillefer, un club voué à former non seulement les jeunes à la compétition mais aussi aux métiers de la neige.

Malgré ses obligations civiles, Charles poursuit son travail et son ascension au sein de la réserve active. Il accomplit une nouvelle période de réserve de 6 jours échelonnée du 1er août 1935 au 30 juin 1936, puis une de 5 jours échelonnée du 1er juillet 1936 au 30 juin 1937.

Nommé Capitaine de réserve :

Donnant totale satisfaction au sein de la réserve active, il est nommé Capitaine de réserve, le 25 décembre 1936. Il suit une nouvelle période de réserve de 3 jours échelonnée du 1er janvier au 30 juin 1938. Il est affecté à la 2ème section du bataillon de l'air n° 105, le 28 mars 1939. Avec la crise de Munich, il est rappelé à l'activité du 27 septembre au 1er octobre 1938.

La seconde guerre mondiale :

Pendant la seconde guerre mondiale, l'ancien militaire tout juste retraité des armées ne prend pas un rôle actif, mais il aide la résistance en logeant et nourrissant les résistants de La Morte ou en leur offrant un endroit où se réunir. Dénoncé à la Gestapo mais alerté a temps, il peut se cacher dans les bois avec d’autres hommes et notamment son fils avant que les Allemands n'arrivent à l'hôtel.

L'hôtel du Taillefer de Charles et Emilie Chambaz dans le village de La Morte - Cet établissement a été détruit par les Allemands en 1944 - Photo Charles Chambaz transmise par Cédric Chambaz, son arrière-petit-fils, que je remercie pour son aide.

Arrêté par les Allemands, son hôtel est incendié :

Pensant à tort que les Allemands étaient partis, Charles retourne auprès de sa femme. Malheureusement les soldats sont toujours à l'hôtel. Il est donc arrêté pour soutien à la résistance et est emprisonné, non sans que les Allemands ne réduisent en cendres son établissement. Il fut libéré lors de la libération de Grenoble, le 22 aout 1944, avant d'avoir pu être envoyé dans un endroit plus funeste.

Citation FFI décernée par le Lcl Jules Boucher, préfet de l'Isère à Charles Chambaz pour ses actions de résistance, le 1er octobre 1944 - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Photo Cédric Chambaz, son arrière-petit-fils, que je remercie pour son aide.

Maire du village de la Morte :

Il est nommé maire du village de La Morte par la Résistance, il reconstruira et agrandira son hôtel à la libération, avec l'aide des autres habitants de la commune. Sa belle-fille assure alors la gestion du bureau de tabac, son fils le service, sa femme est aux fourneaux pour tous les skieurs de passage, tandis que Charles partage son temps entre l’hôtel, son jardin et des vignes à Champagneux (Savoie) d’où est originaire son épouse.

En 1956, devant les coûts de modernisation et le fait que son fils ne souhaite pas reprendre l’affaire, Charles décide de fermer l’hôtel pour se retirer à Champagneux, et ne revenant sur Grenoble que l’hiver. Il le met en gérance avant de la vendre définitivement en 1963.

Charles décédera à La Tronche, le 3 mars 1965 a l’âge de 76 ans. Sa femme, Angele, lui survivra jusqu'en 1985. Le couple repose dans le cimetière de Champagneux (Savoie).

Sources :

Registre des naissances de la commune de St-Barthélémy-de-Séchilienne (Isère) - Pam (2 fiches) - Liste des brevets militaires - Fiche matricule conservée aux archives départementales de l'Isère - CCC de l'escadrille SOP 107 - CCC de l'escadrille N 92 / SPA 92 - Historique du 2ème régiment d'artillerie - Historique du 107ème régiment d'artillerie lourde - Archives familiales - Bailey/Cony - JORF.

Dernière mise à jour :

Le 16 aout 2021.

 

Remerciements à :

- M. Cédric Chambaz pour l'envoi des archives de Charles Chambaz, son arrière-grand-père.
- M. Michel Dupuy.

Bibliographie :

- Les escadrilles de l'aéronautique militaire française - Symbolique et histoire - 1912-1920 - Ouvrage collectif publié par le SHAA de Vincennes en 2003.
- The French Air Service War Chronology 1914-1918 par Frank W.Bailey et Christophe Cony publié par les éditions Grub Street en 2001.
- Le Journal Officiel de la République Française mis en ligne sur le site "Gallica" de la Grande Bibliothèque de France.
- Carnets de Comptabilité en Campagne des escadrilles mis en ligne par le Site "Mémoire des Hommes."
- Les "As" français de la Grande Guerre en deux tomes par Daniel Porret publié par le SHAA en 1983.
- Les Armées françaises dans la Grande Guerre publié à partir de 1922 par le Ministère de la Guerre.
- Site Internet "Mémoires des Hommes" du Ministère de la Défense - Voir le lien
- Site Internet " Pages 14-18 "
de Joël Huret.

Si vous avez des documents écrits ou photographiques pouvant compléter les données de cette page, veuillez contacter l'auteur du site

Marcel Vicaire

 

 

pas de fiche > 1918

Cliquez sur l'image Cliquez sur l'image Cliquez sur l'image Cliquez sur l'image pour l'agrandir Cliquez sur l'image pour l'agrandir Cliquez sir l'image pour l'agrandir Cliquez sur l'image pour l'agrandir Cliquez sur l'image pour l'agrandir Cliquez sur l'image pour l'agrandir Cliquez sur l'image pour l'agrandir Cliquez sur l'image pour l'agrandir Cliquez sur l'image pour l'agrandir Cliquez sur l'image pour l'agrandir Cliquez sur l'image pour l'agrandir Cliquez sur l'image pour l'agrandir Cliquez sur l'image pour l'agrandir Cliquez sur l'image pour l'agrandir Cliquez sur l'image pour l'agrandir Cliquez sur l'image pour l'agrandir Cliquez sur l'image pour l'agrandir Cliquez sur l'image pour l'agrandir Cliquez sur l'image pour l'agrandir Cliquez sur l'image pour l'agrandir Cliquez sur l'image pour l'agrandir Cliquez sur l'image pour l'agrandir Cliquez sur l'image pour l'agrandir Cliquez sur l'image pour l'agrandir Cliquez sur l'image pour l'agrandir Cliquez sur l'image pour l'agrandir Cliquez sur l'image pour l'agrandir Cliquez sur l'image pour l'agrandir Cliquez sur l'image pour l'agrandir Cliquez sur l'image pour l'agrandir Cliquez sur l'image pour l'agrandir Cliquez sur l'image pour l'agrandir Cliquez sur l'image pour l'agrandir Cliquez sur l'image pour l'agrandir Cliquez sur l'image pour l'agrandir Cliquez sur l'image pour l'agrandir Cliquez sur l'image pour l'agrandir Cliquez sur l'image pour l'agrandir Cliquez sur l'image pour l'agrandir Cliquez sur l'image pour l'agrandir Cliquez sur l'image pour l'agrandir Cliquez sur l'image pour l'agrandir Cliquez sur l'image pour l'agrandir Cliquez sur l'image pour l'agrandir Cliquez sur l'image pour l'agrandir Cliquez sur l'image pour l'agrandir