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Sgt Gustave Decatoire

Gustave Léon Decatoire est né à Roubaix (Nord), le 28 février 1895. Il est le fils de Gustave Henri Decatoire et de Clara Clémence Peteers domiciliés au 33, rue de Courcelles à Roubaix (Nord).

Engagement volontaire pour trois ans :

Né en 1895, il appartient à la classe 1915, soit l'année de naissance + 20 ans. C'est le bureau de Lille (Nord) qui a assuré son recencement militaire sous le matricule n° 4261. Devançant l'appel, il contacte un engagement volontaire de trois ans, au sein du 110ème régiment d'infanterie, à compter du 28 mars 1913.

Affecté au 110ème régiment d'infanterie :

Le 110ème régiment d'infanterie est cantonné à la caserne "Jean Bart" de Dunkerque depuis septembre 1873 et ses bataillons sont régulièrement déployés sur Gravelines et Bergues.

Vue de la caserne "Jean Bart" de Dunkerque où était cantonné le 110ème régiment d'infanterie - Carte postale d'époque.

Vue de la caserne "Jean Bart" de Dunkerque, siège du 110ème régiment d'infanterie - Carte postale d'époque.

Il est nommé Caporal, le 28 février 1914. A la déclaration de guerre, les réservistes rejoignent le dépôt. Le 7 août, le régiment, qui est maintenant à effectifs complets, soit 58 officiers et 3366 hommes, embarque en trois échelons vers Hirson, sa zone de concentration. Après quatre jours de marches harrassantes, le régiment arrive sur la Meuse, le 15 août. Le même jour, le 3ème bataillon reçoit la mission de défendre le passage du fleuve et, en particuler, l'accès du pont de Houx. Mais à l'Est, les Allemands ont passé la Meuse et réduit les citadelles belges. Après avoir été envoyé au secours de la 51ème division de réserve qui a été refoulée, il est vite constaté que l'offensive ennemie ne pourra être contenue. Le 29 août, le régiment attaque au débouché de Le Hérie-la-Viéville. Son 1er bataillon dépasse la ferme de Bertaignemont qui flambe. La 4ème compagnie est même gravement exposée et n'est dégagée que par l'intervention vigoureuse de la 3ème compagnie. Le 30, trois compagnies se portent sur Laigny-sur-Haution, appuyés par une brigade de dragons, mais sont cloués sur place par des tirs de mitrailleuses.

Se faire tuer sur place plutôt que reculer :

Le 1er septembre, le régiment repasse l'Aisne à Pontavert, puis le 3, la Marne à Damery. Le 6 septembre, l'ordre est reçu de faire face et de se faire tuer sur place plutôt que de reculer. Le régiment se porte sur la Noue et son château et bloque les contre-attaques ennemies. Bergères et le moulin Henry sont pris le 8, Vauchamps est dépassé le 9. L'avant-garde de la division traverse Orbais, le 10 septembre. Il revient à Reims, le 14 septembre et est exposé à un bombardement dirigé contre les rues situées entre l'hôtel de ville et la gare. Le 16, le 110ème RI s'installe à Roucy. C'est à partir de cette période que prend fin le déploiement des bataillons, une autre guerre prend naissance avec le creusement des tranchées et de la guerre immobile.

Début de la guerre des tranchées :

Le 17 septembre, le régiment s'installe sur les deux rives du petit ruisseau de la Miette. Le 6 octobre, après l'explosion d'une mine, le 1er bataillon prend la corne sud-est du bois de la Ville-aux-Bois. Le 12 octobre, le bois de la Miette et le Choléra sont atteints. Après avoir été mis au repos quelques jours, le régiment repousse une attaque contre les tranchées, le 28 octobre. Il est renforcé par le 201ème régiment d'infanterie qui occupe la presque totalité de la 1ère ligne. Les unités profitent pour renforcer leurs abris. Le Mont Doyen, qui constitue un bon observatoire et la pêcherie, qui sert de poste de secours et de commandement sont visés presque quotidiennement. Le 9 décembre, le régiment transmet son secteur au 148ème régiment d'infanterie et part cantonner à Fismes, Basoches, Saint-Thibaut. Il est débarqué à Cuperly, le 18 décembre. Il participe à une attaque au profit de la 33ème division puis reprend ses positions de Somme-Tourne. Les conditions de vie sont dantesques avec un immense bourbier, de nombreux cas de gelure de pieds sont signalés, pas d'abris. Le 3 février 1915, une attaque ennemie sur la 7ème compagnie est repoussée. Le 7 février, la 5ème compagnie s'empare des Bois-Jumeaux. Le 16, le 3ème bataillon s'élance à l'assaut, baïonnette au canon, et s'empare de la partie Ouest des tranchées blanches, sans tirer un seul coup de fusil. Le 1er bataillon s'enfonce dans les boyaux et s'empare de 800 mètres de tranchées. Mais les Allemands, visiblement surpris, vont se ressaisir et contre-attaquer trois fois. Le 27, les 1er et 3ème bataillons attaquent les tranchées situées à l'Est du bois en Trapèze et livrent une marche meurtrière dans les boyaux. Le 5 mars, le régiment est de retour dans la région de Laval-Wargemoulin. Le 7, les 2ème et 3ème compagnies, attaquent baïonnettes au canon en deux fois et reprennent 250 mètres de tranchées. Les jours suivants, les autres compagnies poursuivent l'effort en avant. Le 13 mars, le 110ème RI est remplacé par les 142ème et 174ème RI. Après quelques jours de repos, le régiment est débarqué à Mussey, près de Bar-le-Duc et se rend près de Verdun, séjourné à Eix et prend les positions des Eparges dans la nuit du 12 au 13 avril. Pendant quatre jours, le terrain est écrasé par l'artillerie allemande. Le régiment est déplacé de toute urgence de Cousances-aux-Bois à Mouilly, pour relever le 132ème RI, le 4 mai 1915.

Malade, il est hospitalisé :

Malade, Gustave est évacué du front et hospitalisé du 4 mai au 21 juin 1915. A son retour, le 110ème RI occupe le secteur de la Miette et du Choléra et y restera jusqu'au 20 août. Le mois de septembre est consacré aux travaux de renforcement des lignes entre le bois Blanc et la ferme du Choléra. Les équipes creusent des boyaux de communication, des sapes, des emplacements d'artillerie et jettent des passerelles sur l'Aisne et le canal.

Nouvelle hospitalisation :

Gustave est de nouveau hospitalisé, le 18 septembre 1915 et restera en soins et en convalescence jusqu'au 18 novembre. Quand il reprend sa place, le 110ème RI occupe les environs de Pontavert où il vient de remplacer le 34ème RI. Il tient les tranchées en avant du bois des Buttes et de la Butte-de-l'Edmond entre le moulin de Ponton et les marais de Ployon. Le terrain détrempé sur zone contraint à d'incessants travaix d'asséchement pour que les abris et les tranchées soient habitables. Le 110ème RI passe l'hiver sur place et laisse la place au 231ème RI, le 11 février 1916. Il est envoyé en instruction au camp de Léry-Lagery puis envoyé dans la région de Cumières, le 21.

Combats sur Douaumont :

Le 25, ses 1er et 3ème bataillons sont transportés par camions jusqu'à la caserne Marceau de Verdun. Le 26, ils s'installent en formation d'attaque dans le ravin à l'Ouest de Fleury, face à Douaumont. Il relève le 95ème RI à la nuit venue. Les autres unités du régiment rejoignent ensuite. La position tenue n'est guère favorable car entièrement battue par l'artillerie ennemie. Les hommes doivent se terrer dans les trous d'obus et creuser des trous individuels. Les bombardements successifs finissent de détruire le village de Douaumont, les pertes sont lourdes. C'est la 7ème compagnie qui est principalement visée avec de nombreuses attaques à la grenade. Heureusement que celle-ci est couverte par les feux de la 8ème compagnie et les mitrailleuses en batterie. Après une relève par le 33ème RI, les troupes sont rappelés dans la nuit du 1er au 2 mars pour rétablir la liaison perdue entre le 33ème RI et le 9ème régiment de Zouaves. Des tranchées sont établies et à la tombée de la nuit suivante, le 1er bataillon est porté sur les pentes Sud-Ouest de Douaumont pour établir solidement la liaison avec le 33ème RI pendant l'attaque du 174ème RI. Le 8, les hommes sont mis au repos à la caserne Bevaux. Déplacé sur Vilotte-devant-Saint-Mihiel, le 110ème RI reçoit des renforts d'hommes destinés à compenser ses pertes. Ils en arrivent des 36ème, 81ème, 113ème, 142ème, 155ème, 164ème régiments d'infanterie. Du 2 au 11 avril, le régiment cantonne dans la région de Dormans.

Affecté au 201ème régiment d'infanterie :

Gustave est affecté au 201ème régiment d'infanterie, le 12 avril 1916. Le régiment fait mouvement sur Epernay-Tréloup en deux étapes, le 12 et 13 avril. Après quelques jours de repos, le régiment est appelé pour relever le 218ème RI sur le secteur de Paissy, les 21 et 22 avril. Pour une fois, c'est un secteur calme où le régiment précédent a eu le loisir d'aménager et de consolider ses installations. Le 17 mai, le régiment est relevé par le 81ème RI et glisse vers le bois Foulon où des galeries de mines ont été creusées par les pionniers bavarois. Heureusement pour eux, même après six semaines d'occupation, il n'y a pas eu d'explosion de mines. Le régiment gagne Fismes, le 19 et 20 juillet puis Vandières-sous-Châtillon. Le régiment est le seul, sur les quatre engagés, qui est rentré à son cantonnement avec la totalité de son effectif. Malgré que la dernière étape ait été faite à pied sous une chaleur écrasante, personne n'a été laissé en route. Le lendemain, Cumières, près d'Epernay, est atteint. Malheureusement, le 24 juillet, nouveau déplacement, cette fois pour le camp de Crévecoeur. Sur place eut lieu un exercice de passage de ligne, de traversée de bois et d'attaque du village d'Hardivillers qui dura deux jours et une nuit. Le 9 août, le régiment quitte Auchy-la-Montagne pour cantonner à Conty et Tilloy-les-Conty. Le 12 au soir, le régiment fut déplacé en camions par Amiens, Villers-Bretonneux, Warfusée-Abancourt pour arriver à Sailly-Laurette, le long de la Somme, et cantonner vers le camp Gressaire sur le plateau au Nord de Chippilly. Le 19 au soir, le 6ème bataillon s'installe à Maricourt et les 4ème et 5ème bataillon relèvent le 1er régiment mixte de zouaves et tirailleurs à l'Ouest de Maurepas. Le 24 août à 17h45, les bataillons d'assaut chargent et enlèvent les objectifs fixés. Pour ces actions d'éclats, le régiment est récompensé par une citation à l'ordre de la 6ème armée. Le 4ème bataillon fut relevé et s'installa en reserve dans les tranchées à l'Est d'Hardecourt. Après quelques jours sans combat, le 201ème fut chargé de prendre le bois de Maurepas. Les Allemands s'étant retirés avant l'arrivée des Français, le secteur est pris et le bois occupé. Ce qui permis de dégager le flanc gauche du 127ème RI lors de son attaque en direction de Combles, le 4 septembre. Le régiment fut d'abord mis au repos à l'Ouest de Bray-sur-Somme, puis au camp des Célestins (4ème et 6ème bataillons) et à Sailly-Laurette (EM et 5ème bataillon). La trève fut de courte durée car dans la nuit du 11 au 12, les hommes sont embarqués dans des camions en direction du bois Billon où sont installés des pièces françaises de 240 mm et des obusiers anglais de 305 et 380. A 20 heures, départ pour le ravin du bois Vieux, au Sud-Ouest de Maurepas, pour être placé en réserve de la 45ème division d'infanterie. Il s'agit d'une progression de 4 km de nuit pour aller occuper les tranchées du Mamelon et de Sivas. Le 12, Bouchavesnes a été repris aux Allemands. Le 13 à 11 heures, l'ordre est donné de joindre Rancourt avec obligation de faire trois kilomètres en pleine vue de l'ennemi, à trois heures de l'après-midi et par temps clair. Le secteur ne fut rejoint qu'au prix de pertes sévères. Du 16 au 21, ils sont relevés et déplacés à Hardecourt, puis mis au repos sur Aubigny, près de Corbie.

Le 201ème régiment d'infanterie descendant des 1ères lignes et arrivant à la ferme Bronfay, au Nord-Ouest de Suzanne, le 23 septembre 1916 - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Photo n° H 3520 du fond "Valois" mis en ligne par le site internet de la BDIC.

Le 201ème régiment d'infanterie descendant des 1ères lignes et arrivant à la ferme Bronfay, au Nord-Ouest de Suzanne, le 23 septembre 1916 - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Photo n° H 3520 du fond "Valois" mis en ligne par le site internet de la BDIC.

Le 30 septembre, renforcé de 500 hommes, dont 42 sénégalais, le 201ème embarque en camions pour Loeuilly. Mais dès le lendemain, nouveau transfert en train vers Saint-Hilaire-au-Temple qui sera atteint le 3 octobre. Le régiment s'installe à la Cabane, devant la fameuse ferme Navarin. La 1ère division d'infanterie est désormais composée du 1er RI, 201ème RI et 233ème RI. Les 43ème RI, 127ème RI quitte l'ensemble pour former, avec le 327ème RI, le 162ème division d'infanterie. Le 29 novembre, relève et mise au repos à Piémont, la Cheppe où des travaux de consolidation des 2ème lignes sont nécessaires.

Le 6 janvier 1917, le 201ème RI remonte en ligne, devant Navarin, un secteur qu'il connait bien. A la fin janvier, les unités sont relevées et redescendent à la Cheppe et Bussy-le-Château. Ce mois de janvier a été terrible pour les hommes. Le 15 février, cantonnement à Saint-Germain-la-Ville après une marche de 25 km. Seulement trois heures après être arrivé, l'ordre est reçu d'embarquer dans des camions vers le secteurs de Maisons-de-Champagne où les Allemands ont attaqué. Les 8ème et 208ème RI ont subi le choc, ont perdu le terrain. L'ennemi est maître de la crête qui domine le Marson. Les troupes sont débarquées à Laval et doivent rejoindre les lignes par la grande route et le ravin de Marson. L'ennemi a noyé la route d'accès avec une nappe de gaz. Avec des hommes exténués, il faut maintenant progresser avec les masques à gaz sur le visage et de nuit. La visibilité étant presque nulle, les soldats doivent marcher en file indienne, à l'aveugle, en tenant la capote de celui qui le précéde. Des conditions dantesques ! Au petit jour, les hommes arrivent à l'ouvrage du Fortin et passent la journée à installer la position. Il faut tenir la ligne mais heureusement les Allemands en restent là et stoppent leur progression.

Gustave est de nouveau hospitalisé :

Gustave Decatoire est de nouveau hospitalisé, le 20 février 1917. Son hospitalisation est en toute vraisemblance liée aux conditions effroyables du transfert décrit ci-dessus. Il ne reprendra sa place que le 11 mai 1917 après deux mois et demi de soins et de convalescence.

Le régiment, après avoir été engagé sur le Chemin des Dames, est mis au repos à Saint-Ouen et à Le Meix-Tiercelin. Repos est un bien grand mot car la période donne lieu à un programme intensif d'instruction avec tirs, lancement de grenades réelles, manoeuvres de bataillons et de régiments. La Croix de Guerre est remise au drapeau du 201ème RI. Le régiment quitte son cantonnement, le 16 juin en direction de Meaux. Le 26 juin, embarquement à Provins à destination de Bergues. Le régiment cantonne dans la région de Quaedypre. Le 30 juin, les hommes sont déplacés sur Elsendamme en Belgique. Une vaste offensive britannique doit avoir lieu. Les Allemands sont solidement installés et tiennent la rive Nord du canal avec des nombreux blockhaus. Mais Gustave ne prendra pas part à cette nouvelle bataille.

Drapeau du 201ème régiment d'infanterie et sa garde sur le terrain d'aviation de Bergues, le 19 août 1917 - La garde au drapeau est composée des soldats les plus décorés du régiment - Photo n° X 2090 du fond "Valois" mis en ligne par le site internet de la BDIC.

Passage à l'aéronautique militaire :

Probablement conscient qu'il sera plus utile, en raison de sa santé devenue précaire, comme aviateur que fantassin, il demande à être détaché au sein de l'aéronautique militaire. Sa demande est acceptée et il est envoyé comme élève pilote en école, le 19 juillet 1917. Il commence son cycle d'instruction par une formation théorique à Dijon, immédiatement suivie de la formation élémentaire de pilote militaire à Chartres. Il obtient le brevet de pilote militaire n° 9677 au sein de l'école d'aviation militaire de Chartres, le 31 octobre 1917. Breveté pilote, il va maintenant suivre une série de stages pratiques qui vont progressivement l'amener au niveau des pilotes du front. Il enchaine par un stage de perfectionnement "Avions Rapides" à l'école d'aviation militaire d'Avord. Il s'agit de voler sur des monoplaces de chasse en partant des vénérables Nieuport 11 et 16, pour passer sur les Nieuport 17, 23, 24 et 27. Ensuite vient un stage dit de "Haute Ecole" à l'école d'aviation militaire de Pau, jusqu'au 3 janvier 1918. Sur place, il va être formé à l'acrobatie aérienne, le vol en formation et faire des tirs réels ou simulés avec l'emploi de ciné-mitrailleuse embarquée. Reste le pilotage des avions du front qu'il n'a pas encore utilisés.

Licence FAI n° 9430 du Cal Gustave Léon Decatoire - Il s'agit d'une équivalence civile du brevet de pilote militaire, décernée sur sa demande, par l'Aéroclub de France - Photo droits réservés.

Carte d'identité de pilote d'avion n° 6811 du Cal Gustave Léon Decatoire, pilote du GDE - Photo droits réservés

Cette partie d'enseignement va se faire lors de son passage comme pilote du GDE du 3 janvier au 16 mars 1918. Pendant ces deux mois et demi, il va être lâché sur les SPAD VII et XIII et assurer le convoyage de plusieurs avions vers le front. Quand ses instructeurs estiment qu'il est prêt, il est affecté en escadrille. Ce sera la prestigieuse escadrille SPA 3 où se sont couverts de gloire de très nombreux pilotes, dont Georges Guynemer, l'emblématique AS aux 54 victoires homologuées.

Pilote de l'escadrille SPA 3 :

Il est affecté comme pilote de chasse à l'escadrille SPA 3 où il restera du 16 mars 1918 au 6 mars 1919. A son arrivée, la SPA 3 était stationnée sur le terrain de Lhéry, où elle restera jusqu'au 24 mars.

Le 24 mars, l'escadrille fait mouvement et s'installe au Menil-St-Georges jusqu'au 28.

Le 28 mars, la SPA 3 s'installe à Raray, puis plante ses tentes à Hétomesnil, le 9 avril.

> Texte de cette partie en cours de rédaction.

Nommé Sergent :

Auparavant affecté au 201ème régiment d'infanterie, Gustave Decatoire est muté au 162ème régiment d'infanterie, le 31 mai 1918 mais reste détaché comme pilote de chasse au sein de l'aéronautique militaire. Il est nommé Sergent, le 3 juin 1918.

Le 6 juin, la SPA 3 s'installe sur le terrain d'aviation de Sacy-le-Grand, puis retourne sur celui d'Hétomesnil qu'elle occupe du 8 juin au 17 juillet.

Terrain d'aviation de Sacy-le-Grand en juillet 1918 - L'escadrille SPA 3 a occupé ce terrain du 6 au 8 juin 1918 - Photo collections du Centre Régional de I'image de Nancy que je remercie pour leur aide.

Terrain d'aviation de Hétomesnil (60), le 8 mai 1918 - L'escadrille SPA 3 a occupé ce terrain à trois reprises du 9 avril au 6 juin 1918, du 8 juin au 17 juillet 1918 et du 29 juillet au 3 septembre 1918 - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Photo annexe BDIC du Musée de l'Armée des Invalides à Paris mis en ligne par le site "Gallica" de la Grande Bibliothèque de France.

Cliquez sur l'image pour l'agrandir

Du 17 au 25 juillet, l'unité occupe le terrain de Trécon, puis du 25 au 29 juillet, celui de Herbisse. Elle regagne le terrain d'Hétomesnil et s'y installe du 29 juillet au 3 septembre.

Insigne de l'escadrille SPA 3 - Dessin Albin Denis.

Découpe de fuselage d'un Nieuport 17 conservé comme souvenir par le Sgt Gustave Decatoire - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Photo droits réservés.

SPAD XIII codé "2" de l'escadrille SPA 3 sur le terrain de Hétomesnil (Oise) en mai 1918 - Il s'agit de l'avion du commandant en second de l'escadrille - La légende sur la face opposée précise "Rhotois Oise mai 1918. En souvenir du camarade Decatoire de l'escadrille des Cigognes" - Le village de Rhotois se trouve à 2 km au sud-Ouest d'Hétonesnil - Photo mise en ligne par les archives départementales de la Somme.

Sgt Gustave Decatoire, pilote de l'escadrille SPA 3 du 16 mars 1918 au 6 mars 1919 puis du 23 mars 1919 au 1er janvier 1920 - Photo droits réservés.

En septembre, la SPA 3 occupe les terrains de Auzainvilliers-Quinquempoix, le 3, de Lisle-en-Barrois, le 9 et finalement de la Noblette, le 18.

Le 1er novembre, la SPA 3 s'installe à Hauviné.

> Texte de cette partie en cours de rédaction.

Sgt Gustave Decatoire, pilote de l'escadrille SPA 3, pose devant son SPAD XIII - Photo droits réservés.

Fin des hostilités :

La fin des hostilités avec l'Allemagne étant actée, la SPA 3 s'installe sur le terrain de Laneuveville-devant-Bayon, le 13 novembre. Le 5 décembre, elle s'installe sur le terrain d'aviation de Haguenau qui était auparavant occupé par l'aviation allemande. Elle y restera jusqu'au 15 décembre.

Départ pour l'Allemagne :

Comme beaucoup d'escadrilles françaises, la SPA 3 participe à l'occupation de l'Allemagne. Elle s'installe sur le terrain de Neustadt / Lachen-Speyerdorf, le 15 décembre.

Terrain de Neustadt - Lachen-Speyerdorf en allemagne - L'escadrille SPA 3 a occupé ce terrain du 15 décembre 1918 au 28 avril 1919 - Carte postale d'époque.

SPAD XIII codé "9" de l'escadrille SPA 3 sur le terrain de Neustadt / Lachen-Seyerdorf - Le numéro SFA de l'avion est malheureusement illisble - Photo droits réservés.

SPAD XIII de l'escadrille SPA 3 déployés sur le terrain de Neustadt / Lachen-Seyerdorf (Allemagne) entre le 15 décembre 1918 et le 1er janvier 1920 - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Photo droits réservés.

Pilote de l'escadrille SPA 167 :

Il est affecté, comme pilote de chasse, à l'escadrille SPA 167 du 6 au 23 mars 1919. Pendant cette période, la SPA 167 était stationné sur le terrain de Neustadt / Lachen-Speyerdorf.

Retour à l'escadrille SPA 3 :

L'escadrille SPA 167 devant être dissoute, le 25 mars 1919, il est ré-affecté à l'escadrille SPA 3 du 23 mars 1919 au 1er janvier 1920. Il désire poursuivre son expérience militaire au sein de l'escadrille SPA 3 et signe un nouvel engagement de deux ans, à compter du 17 juin 1919. Il participe avec son unité à l'occupation des pays rhénans du 24 octobre 1919 au 17 mai 1921.

Pilotes de la SPA 3 sur le terrain allemand de Neustadt / Lachen-Speyerdorf en 1919 - L'ambiance est décontractée, un pilote est en civil et un autre en pantoufles - Progressivement les aviateurs n'appartenant pas à l'armée d'active et les réservistes vont être démobilisés - Resteront les sous-officiers et officiers de carrière, ainsi que les sous-officiers et caporaux qui continueront l'aventure de l'aéronautique militaire sous contrat - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Photo droits réservés.

Pilotes de la SPA 3 - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Photo droits réservés.

Accident d'atterrissage du SPAD XIII codé "15" de l'escadrille SPA 3 pendant l'été 1919 - A cette époque, les accidents d'atterrissage étaient très fréquents, la moindre ornière provoquant à coup sûr un cheval de bois, finissant parfois par un retrounement complet - Cet avion était probablement en panne moteur car il s'est posé d'urgence dans un champ - Photo droits réservés.

Autre accident d'un SPAD XIII affecté à l'escadrille SPA 3 - La dérive étant entière, il s'agit probablement d'une perte de vitesse survenue en finale d'atterrissage, l'avion s'est écrasé à plat - Le choc a détruit le train et brisé les ailes - Le pilote a survécu à l'accident - Photo droits réservés.

Un cheval de bois qui s'est terminé par un retournement complet d'un SPAD XIII de la SPA 3 - Probablement en panne moteur, il a atterri dans un champ de chou - Photo prise en Allemagne en 1919 - Photo droits réservés.

SPAD XIII codé "17" de l'escadrille SPA 3 détruit dans des circonstances non connues, probablement au cours d'un accident juste après guerre - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Photo collection Rainer Absmeier que je remercie pour son aide.

Cliquez sur l'image pour l'agrandir

Le 2ème RAC de Strasbourg-Neuhof :

Le 1er janvier 1920 voit la création des régiments d'aviation. Le terrain de Strasbourg-Neuhof, un ex-terrain allemand, devient stationnement permanent du 2ème régiment d'aviation de chasse. Le régiment est composé de trois groupes de chasse, constitués chacun de trois escadrilles. L'escadrille SPA 3 de Gustave devient la 101ème escadrille du régiment.

Pilote de l'escadrille SPA 3 sur le terrain de Strasbourg-Neuhof dans l'immédiat après-guerre - Le 1er janvier 1920, la SPA 3 devient la 101ème escadrille du 2ème régiment d'aviation de chasse - Le 1er août 1920, elle devient la 1ère escadrille du 2ème RAC, après la simplification dans la dénomination des unités - La caserne et les hangars métalliques pour abriter les avions ont été construits par les Allemands - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Photo droits réservés.

SPAD XVII codé 2" de l'escadrille SPA 3 en 1919 - Il s'agit de l'avion du second de l'escadrille, probablement le Ltt Dombray - Entre la fin de la Grande guerre et le 1er janvier 1920, date de la création des régiments d'aviation, la SPA 3 a été commandée par le Ltt Dombray, puis par Cne Lagache, Dombray est alors repassé second dans l'ordre hiérarchique - Photo droits réservés.

La caserne "Guynemer" implantée en bordure du terrain d'aviation du Polygone à Strasbourg-Neuhof - Elle était occupée par les aviateurs du 2ème régiment d'aviation de chasse - Elle a été construite par les Allemands en 1913 et a été utilisée pendant la Grande Guerre par le Flieger Bataillon n° 4 - Après la guerre et l'arrivée du 2ème RAC sur place, elle a été renommée "Caserne Guynemer" puis plus récemment "Quartier Aubert de Vincelles" et abrite l'état-major du corps européen, depuis 1993 - Carte postale d'époque.

Vue générale des installations occupées par le 2ème régiment d'aviation de chasse de Strasbourg-Neuhof de 1919 à 1933 - Ce terrain, très proche de l'Allemagne, était particulièrement exposé aux attaques aériennes - Il sera abandonné par les aviateurs, le 1er septembre 1933 - Carte postale d'époque.

Composition du 2ème RAC au 1er janvier 1920 :

* 1er groupe de chasse :

  • 101ème escadrille (traditions de la SPA 3)
  • 102ème escadrille (traditions de la SPA 26)
  • 103ème escadrille (traditions de la SPA 103)

* 2ème groupe de chasse :

  • 104ème escadrille (traditions de la SPA 15)
  • 105ème escadrille (traditions de la SPA 65)
  • 106ème escadrille (traditions de la SPA 84)

* 3ème groupe de chasse :

  • 107ème escadrille (traditions de la SPA 57)
  • 108ème escadrille (traditions de la SPA 77)
  • 109ème escadrille (traditions de la HD 174)

soit 9 escadrilles de chasse.

Comme souvent, les autorités militaires ont fait compliqué et rendu la différenciation entre les unités particulièrement difficile. La numérotation par centaine est difficile à appliquer et plusieurs régiments, ayant des fonctions différentes, se trouvent désignés par le même numéro, comme le 1er RAC, 1er RB, 1er RO. Après quelques mois de flottement, tout rentre dans l'ordre.

Le 1er août 1920, la numérotation par centaine laisse place à la numérotation par unité, beaucoup plus simple et intuitive. De plus, le 3ème groupe de chasse voit sa dotation passer de trois à quatre escadrilles. La 101ème escadrille du 2ème RAC devient 1ère escadrille du 2ème RAC.

Composition du 2ème RAC au 1er août 1920 :

* 1er groupe de chasse :

  • 1ère escadrille (traditions de la SPA 3)
  • 2ème escadrille (traditions de la SPA 26)
  • 3ème escadrille (traditions de la SPA 103)

* 2ème groupe de chasse :

  • 4ème escadrille (traditions de la SPA 15)
  • 5ème escadrille (traditions de la SPA 65)
  • 6ème escadrille (traditions de la SPA 84)

* 3ème groupe de chasse :

  • 7ème escadrille (traditions de la SPA 57)
  • 8ème escadrille (traditions de la SPA 77)
  • 9ème escadrille (traditions de la HD 174)
  • 10ème escadrille (traditions de la SPA 124)

soit 10 escadrilles de chasse.

Retour à la vie civile :

Arrivé au terme de son second contrat, il est renvoyé dans ses foyers, le 17 juin 1921. Dans l'attente d'une solution pérenne, il retourne loger chez ses parents, au 33, rue de Courcelles à Roubaix (Nord). N'étant plus dans l'armée d'active, il passe dans la réserve active et est affecté à la 7ème section d'ouvriers d'aviation.

Affecté au 33ème régiment d'aviation :

Il est ensuite affecté, toujours dans la réserve active, au 33ème régiment d'aviation d'observation stationné à Mayence (Allemagne), le 1er avril 1923. Il effectue une période d'exercices au sein du régiment d'aviation du 1er au 14 août 1923.

Composition du 33ème RAO :

* 1er groupe d'observation :

  • 1ère escadrille (traditions de la SAL 19)
  • 2ème escadrille (traditions de la BR 104)

* 2ème groupe d'observation :

    • 11ème escadrille (traditions de la SAL 17)
    • 12ème escadrille (traditions de la SPAbi 53)

* 3ème groupe d'observation :

    • 13ème escadrille (traditions de la BR 11)
    • 14ème escadrille (traditions de la BR 244)

* 4ème groupe d'observation :

    • 15ème escadrille (traditions de la SAL 33)
    • 16ème escadrille (traditions de la SAL 6)

Soit 8 escadrilles d'observation.

Le 1er juin 1924, le 33ème régiment d'aviation d'observation (RAO) devient le 33ème régiment d'aviation mixte (RAM), toujours stationné à Mayence (Allemagne). Il accueille maintenant des escadrilles d'observation et de chasse.

Dans le cadre de la réserve active, le Sgt Gustave Decatoire devient pilote du 33ème régiment d'aviation d'observation (33ème RAC) de Mayence-Wackernheim (Allemagne) - Il est photographié en compagnie d'un mitrailleur - L'avion est un Breguet 14A2 codé "5" qui équipe l'intégralité des escadrilles du régiment - Le chiffre "5" est en rouge bordé de blanc sur une bande sur fond rouge - Photo droits réservés.

Composition du 33ème RAM :

* 1er groupe d'observation :

  • 1ère escadrille (traditions de la SAL 19)
  • 2ème escadrille (traditions de la BR 104)

* 2ème groupe de chasse :

    • 5ème escadrille (traditions de la SPA 37)
    • 6ème escadrille (traditions de la SPA 81)
    • 7ème escadrille (traditions de la SPA 93)

    * 3ème groupe d'observation :

    • 11ème escadrille (traditions de la SAL 17)
    • 12ème escadrille (traditions de la SPAbi 53)

* 4ème groupe d'observation :

    • 13ème escadrille (traditions de la BR 11)
    • 14ème escadrille (traditions de la BR 244)

* 5ème groupe d'observation :

    • 15ème escadrille (traditions de la SAL 33)
    • 16ème escadrille (traditions de la SAL 6)

Soit 11 escadrilles : 8 d'observation et 3 de chasse.

Il quitte le domicile de ses parents et s'installe rue du Chevalier Roland à Roubaix (Nord), le 20 octobre 1924. Il est ensuite affecté au centre de mobilisation d'aviation n° 33 à Châlons-sur-Marne (Marne), le 8 février 1929. C'est cet organisme qui est chargé de son rappel en cas de crise ou de mobilisation générale. Il déménage et s'installe au 74, rue de Lannoy à Roubaix (Nord), le 1er mai 1929.

Avant la 2ème guerre mondiale, il exerce la profession d'échantillonneur comme employé de commerce.

Il est affecté, dans la réserve, successivement au 5ème groupe d'ouvriers d'aéronautique, le 27 juin 1930, puis au 5ème bataillon de l'air, le 1er août 1933.

Après la création officielle de l'armée de l'Air, il est affecté, dans la réserve, au bataillon de l'air n° 104 au Bourget-Dugny, le 19 décembre 1938. Il déménage une nouvelle fois et s'installe au 288, rue Carnot à Wattrelos (Nord), le 21 février 1939. Père de deux enfants, il passe en 2ème réserve de mobilisation, à partir de la même date.

Sources :

Pam - Liste des brevets militaires - CCC de l'escadrille SPA 3 - CCC de l'escadrille SPA 167 - Fiche matricule conservée aux archives départementales du Nord - JORF - Site internet "Traditions-air.fr" d'Henri Guyot - Historique du 110ème régiment d'infanterie - Historique du 201ème régiment d'infanterie.

Dernière mise à jour :

Le 17 octobre 2021.

 

Bibliographie :

- Les escadrilles de l'aéronautique militaire française - Symbolique et histoire - 1912-1920 - Ouvrage collectif publié par le SHAA de Vincennes en 2003.
- The French Air Service War Chronology 1914-1918 par Frank W.Bailey et Christophe Cony publié par les éditions Grub Street en 2001.
- Le Journal Officiel de la République Française mis en ligne sur le site "Gallica" de la Grande Bibliothèque de France.
- Carnets de Comptabilité en Campagne des escadrilles mis en ligne par le Site "Mémoire des Hommes."
- Les "As" français de la Grande Guerre en deux tomes par Daniel Porret publié par le SHAA en 1983.
- Les Armées françaises dans la Grande Guerre publié à partir de 1922 par le Ministère de la Guerre.
- Site Internet "Mémoires des Hommes" du Ministère de la Défense - Voir le lien
- Site Internet de la BDIC et de la collection "Valois"
- Voir le lien
- Site Internet " Pages 14-18 "
de Joël Huret.

Si vous avez des documents écrits ou photographiques pouvant compléter les données de cette page, veuillez contacter l'auteur du site

Marcel Guillot Frères Chambaz

 

 

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