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Slt Olivier Vachée

Olivier Paul-Emile Vachée est né au 40, avenue Duquesne dans le 7ème arrondissement de Paris, le 20 juin 1897. Il est le fils de Jean-Baptiste Modeste Eugène Vachée, qui est capitaine d'artillerie breveté et de Marie Elisabeth Elvina Bernard. Olivier est le 4ème d'une fratrie de cinq.

Copie de l'acte de naissance n° 768 d'Olivier Paul Emile Vachée du registe de la mairie du 7ème arrondissement de Paris - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Document en ligne sur le site des archives départementales de Paris.

Photo actuelle du 40, avenue Duquesne dans le 7ème arrondissement de Paris où est né Olivier Vachée, le 20 juin 1897 - C'est la porte marron juste derrière le restaurant asiatique - Photo Google d'août 2020.

Chef de bataillon d'artillerie Jean-Baptiste Vachée, le père d'Olivier - Il terminera sa carrière militaire avec le grade de Colonel - Photo transmise par Eric de Fraguier que je remercie pour son aide.

Elvina Vachée avec ses enfants - Marguerite sur ses genoux - A sa gauche, Yves - A sa droite Anne-Marie et Olivier - Photo transmise par Eric de Fraguier que je remercie pour son aide.

La fratrie Vachée vers 1905 - De gauche à droite : Marguerite (Guite), Yves, Anne-Marie (Lette) - Olivier - Photo transmise par Eric de Fraguier que je remercie pour son aide.

Au fil des mutations de son père, qui est militaire de carrière dans l'artillerie, Olivier s'installe avec ses parents rue de l'Observatoire à Bourges (Cher). La famille séjourne aux beaux jours à Cérilly (Allier) dans la maison du côté maternel. Olivier n'a pas connu sa soeur Madeleine, décédée en bas âge et perd, de maladie, Yves, son frère ainé en 1913.

Sa soeur Anne-Marie, surnommée "Lette", se mariera avec Pierre Rougier, un jeune St-Cyrien en 1916. Il était un ami de scolarité de son frère ainé Yves, quand les deux familles habitaient Clermont-Ferrand avant la Guerre.

Sa soeur cadette, Marguerite, surnommée "Guite" vit alors auprès de sa mère.

En 1913, son père Jean-Baptiste, alors Colonel d'artillerie, publie un livre "Napoléon en campagne" qui décrie l'attitude et les comportements de l'empereur des Français, avant, pendant et après ses batailles. Cet ouvrage sera traduit en anglais et publié à la même époque. L'édition française a fait l'objet de deux rééditions récentes ces 20 dernières années.

Yves Vachée, son frère, photographié en 1912 - Photo transmise par Eric de Fraguier, son petit-neveu, que je remercie pour son aide.

Colonel d'artillerie Jean-Baptiste Modeste Eugène Vachée - Né le 3 février 1836 à Cérilly (Allier) - Fils de Louis Eugène Vachée (notaire) et de Marie-Louise Christine Pasquier - Sous-lieutenant élève de l'école d'application de l'artillerie et du Génie, le 1er octobre 1879 - Nommé Lieutenant en 2ème et affecté à la 11ème batterie du 5ème régiment d'artillerie, le 1er octobre 1881 - Nommé Lieutenant en 1er, le 3 septembre 1884 - Nommé Capitaine en 2ème et affecté au 28ème régiment d'artillerie, le 16 janvier 1889 - Affecté à la 6ème batterie du 7ème bataillon d'artillerie de forteresse, le 1er février 1889 - Affecté à la 11ème batterie du 29ème régiment d'artillerie, le 29 avril 1889 - Affecté à la 6ème compagnie du 2ème régiment d'artillerie, le 15 avril 1890 - Stagiaire à l'état-major du gouvernement militaire de Nice, le 22 novembre 1890 - Affecté à la 7ème batterie du 16ème régiment d'artillerie, le 10 juillet 1892 - Marié avec Marie Elisabeth Elvina Bernard, le 16 novembre 1892 - Affecté à la 9ème batterie du 38ème régiment d'artillerie, le 15 février 1893 - Stagiaire à l'état-major de la place forte de Toul, le 6 mars 1893 - Affecté au 8ème régiment d'artillerie, le 15 mars 1893 - Désigné pour servir comme officier d'ordonnance auprès du général de division de-St-Germain, gouverneur de Toul, le 5 avril 1893 - Le général de St-Germain est nommé commandant de la 39ème division d'infanterie à Commercy, il reste son officier d'ordonnance - Nommé Capitaine en 1er et maintenu dans ses fonctions d'officier d'ordonnance du Général de St-Germain, nommé commandant de la place de Paris et au commandement supérieur du camp retranché de Paris, le 11 octobre 1894 - Affecté à l'état-major du gouverneur militaire de Paris, le 22 juin 1898 - Chevalier de la Légion d'Honneur, en date du 10 juillet 1899 - Affecté à la 7ème batterie du 1er régiment d'artillerie caserné à Bourges, le 12 juillet 1899 - Affecté au 38ème régiment d'artillerie pour servir à Madagascar, le 6 janvier 1900 - Affecté à la 16ème batterie du 38ème régiment d'artillerie, le 20 janvier 1900 - Embarqué à Marseille (Bouches-du-Rhône) à destination de Diego-Suarez, le 18 février 1900 - En campagne à Madagascar en guerre du 18 février 1900 au 17 mars 1902 - Débarqué à Diego-Suarez, le 12 mars 1900 - Embarqué à Diego-Suarez, à destination de Marseille, le 21 février 1902 - Débarqué à Marseille, le 18 mars 1902 - Affecté à la 8ème batterie du 16ème régiment d'artillerie, le 28 mai 1902 - Nommé Chef de bataillon et affecté au 36ème batterie d'artillerie, le 13 juillet 1902 - Affecté au 16ème régiment d'artillerie, le 4 septembre 1902 - Affecté à l'état-major du 13ème corps d'armée, le 9 février 1905 - Affecté au 3ème régiment d'artillerie et stagiaire au 121ème régiment d'infanterie à Clermont-Ferrand, le25 décembre 1908 - Nommé Lieutenant-colonel et affecté au 36ème régiment d'artillerie, le 25 mars 1909 - Commandant, par intérim, du 36ème régiment d'artillerie du 11 janvier au 19 juillet 1911 - Commandant du 37ème régiment d'artillerie, le 19 janvier au 28 juin 1912 - Officier de la Légion d'Honneur, en date du 30 décembre 1914 - Nommé Colonel, le 24 juin 1912 - Commandant du 37ème régiment d'artillerie du 24 juin au 21 décembre 1914 - Admis à la retraite d'office, le 1er novembre 1916 - Domicilié rue de l'Observatoire à Bourgers (Cher) - Décédé à la villa des Bruyères à Fleury-les-Aubrais (Loiret), le 30 décembre 1917 - Photo transmise par Eric de Fraguier que je remercie pour son aide - Sources : Bulletin de naissance n° 7 de la commune de Cérilly (Allier) - Etat des services - Acte de décès n° 219 - LO - Dernière mise à jour : 2 mai 2021.

Engagé pour la durée de la Guerre :

Appartenant à la classe 1917, c'est le bureau de recrutement de Bourges (Cher) qui assure son recensement sous le matricule n° 1942. Losque la guerre éclate, il est étudiant. Appartenant à la classe 1917, il n'est pas mobilisable de suite mais choisit de s'engager.

Le 26ème régiment de Dragons :

Il contacte un engagement volontaire pour la durée de la guerre, au titre du 26ème régiment de Dragons, à compter du 22 août 1914. Le fait de s'engager, permet à l'engagé volontaire de choisir son arme et son unité. Ce régiment de cavalerie est cantonné au quartier Heudelet à Dijon (Côte-d'Or). Le 26ème Dragons a pris part à toutes les campagnes du Premier Empire jusqu'en 1814, année à laquelle il est dissous. Il est recréé en 1873. Son étendard portait alors les grandes batailles où son unité d'origine s'était illustrée : Austerlitz, Iéna, Eylau, Friedland.

Le Quartier Heudelet, le casernement du 26ème régiment de Dragons de Dijon (Côte-d'Or) - Carte postale d'époque.

Le quartier Heudelet du 26ème régiment de Dragons à Dijon (Côte-d'Or) - Carte postale d'époque.

A la déclaration de guerre, le régiment quitte Dijon et forme avec le 17ème Dragons, la 14ème brigade de Dragons, placée sur les ordres du Général Mazel. La 14ème brigade est elle-même une composante de la 8ème division de cavalerie du général Aubier. Avant qu'Olivier Vachée rejoigne, le régiment a pénétré dans Mulhouse, suivi de la 8ème division de cavalerie. Des reconnaissances sont envoyées sur Colmar et Neufbrisach.

Au front :

Il rejoint le 26ème Dragons, le 24 août 1914. Le 30 août, le régiment est affecté à la défense de Belfort. Le 15 septembre, la 14ème brigade est mise à la disposition du général Dubail, commandant la 1ère armée et s'installe à Vathiménil et ses environs. De 22 septembre au 7 octobre, le 26ème RD participe aux reconnaissances et à la sureté sur la Vezouse, au nord de la forêt de Mondon et autour de Domèvre. Le 8 octobre, la 14ème brigade fait mouvement sur Charmes puis embarque en gare pour Doullens qu'elle rejoint le 10. La 14ème brigade a rejoint la 8ème division de cavalerie, placée sous le commandement du général de Castelnau, commandant de la 2ème armée. Elle fait mouvement sur Bienvillers-au-bois dont la défense est organisée par les cavaliers de la division. Le 26ème RD stationne ensuite à Corbie, en réserve d'armée, du 1er novembre au 13 décembre 1914.

Nommé Brigadier :

Donnant satisfaction à ses chefs, il est nommé Brigadier, le 17 décembre 1914. En décembre, le 26ème Dragons tient les tranchées à l'est d'Albert, à Bécourt en face de la Boisselle et de Fricourt, qui ont été puissamment organisés par les Allemands. Le régiment est ensuite envoyé en Champagne car la 8ème division de cavalerie est placée sous les ordres du général de Langle de Cary, commandant la 4ème armée. De janvier à la fin avril 1915, le régiment défend un secteur autour et en avant du moulin de Prosnes. Pendant ces quatre mois, les cavaliers vont faire leur apprentissage des techniques des sapeurs pour la guerre de tranchée et des méthodes de combat qui lui sont associées. Le 11 mai, le 26ème RD est transporté jusqu'à Amiens, puis gagne Frévent. Après l'échec de l'offensive en Artois, il est renvoyé en Champagne pour occuper les tranchées dans la région d'Auberive. Du 25 au 28 août 1915, il est engagé dans l'avance d'Auberive qui permet de gagner 2 km sur les positions allemandes. Le 30 août 1915, le régiment quitte ses tranchées pour être dirigé sur Saint-Dizier, où il reste stationné jusqu'au 22 septembre. A cette date, la 8ème division de cavalerie est intégrée au 3ème corps d'armée de cavalerie du général de Buyer, dont la mission est de participer à l'offensive de Champagne, le 25 septembre 1915. Pendant celle-ci, le 26ème RD bivouaque aux environs de Perthes-les-Hurlus, et avant ce jusqu'au Trou-Bricot. La cavalerie ne sera pas déployée. Le 9 octobre, le régiment reprend le service des tranchées à la Main-de-Massiges en relevant les troupes coloniales. Jusqu'au 23 octobre, il défend les tranchées nouvellement conquises, séparées à peine des Allemands par 30 mètres. De novembre 1915 à février 1916, le 26ème Dragons est transporté en Lorraine et tient les tranchées à Athienville, à Arracourt, à Bathelémont.

Nommé Maréchal des Logis :

Olivier Vachée est nommé Maréchal des Logis, le 29 novembre 1915. Au cours de l'attaque allemande sur Verdun, la 14ème brigade est stationnée aux environs de Vaucouleurs. Elle est remise à la disposition du Détachement d'armée de Lorraine, dès le 1er mars 1916. A la fin avril, les unités sont envoyées occuper un secteur dans la forêt de Parroy.

Il écrit à son père en mai 1916 : "Je suis à peine arrivé et les choses ont déjà l’air de bien vouloir s’arranger pour moi. Après un bon voyage, j’étais au dépôt vers 3 heures, où je suis tombé au milieu d’une revue du général Sordet. Malgré cela, le Commandant Hanier m’a reçu au bout de qq instants pour me dire qu’il avait reçu ma mutation à l’aviation hier, je crois, et qu’il allait m’expédier demain matin. Comme je vous l’avais annoncé, je reste au centre d’aviation ici jusqu’à nouvel ordre. Je vous enverrai mon adresse exacte demain. Comme toujours il s’est montré très gentil pour moi, il savait que je revenais de permission où je t’avais vu et il m’a demandé de tes nouvelles et de celles de maman.

J’ai retrouvé des Dragons de la 15ème division presqu’au complet sauf Robert passé au 108ème lourd et Franc nommé à Vincennes au 82 ème à tracteurs, m’a-t-on dit.

Je suis fort content de de ne pas être obligé de rester quelques temps au dépôt où la vie a l’air bien désagréable. J’ai retrouvé un ancien camarade du dépôt, engagé en même temps que moi, de Poncet, et je l’ai prié à dîner pour ce soir. Il m’a nommé un certain de Beauchêne ancien sous-officier du 26ème, actuellement à l’aviation ici et qu’il m’a dit très gentil. Ce me sera peut-être un camarade agréable. Enfin je vous dirai mes impressions dans qq jours. Les premiers moments dans un milieu nouveau où l’on ne connait personne ne sont évidemment jamais bien agréables et il faut quelque temps pour se rendre compte des gens qu’on y trouve et pour les juger."

Sa demande, pour intégrer l'aéronautique militaire, a été acceptée. Il quitte ses camarades du 26ème régiment de Dragons, le 3 mai 1916. Il a appartenu à cette unité du 24 août 1914 au 3 mai 1916.

Passage dans l'aéronautique militaire :

Il est d'abord détaché à l'école militaire d'aviation d'Avord, le 3 mai 1916, puis envoyé à l'école militaire d'aviation de Dijon, comme élève pilote, pour suivre sa formation théorique, à partir du 15 juin 1916.

Photo de reconnaissance allemande sur le terrain d'aviation de Dijon, le 4 septembre 1917 - Je n'ai pas trouvé de photo équivalente pour l'année 1916 - Photo collection Daniel Gilberti que je remercie pour son aide.

Brevet de pilote militaire :

La tête pleine des cours de mécanique, du vol, de l'armement, de la météo, il est envoyé à l'école militaire d'aviation d'Etampes pour suivre la formation initiale de pilote militaire et mettre en pratique ce qu'il a appris à Dijon. Il obtient le brevet de pilote militaire n° 4424 sur avion Maurice Farman MF 11 à l'école militaire d'aviation d'Etampes, le 8 septembre 1916.

Les épreuves du brevet militaire :

A la date du 8 septembre 1916, les épreuves pour obtenir son brevet de pilote militaire étaient régies par la décision ministèrielle n° 16283 4C / 12 publiée, le 20 avril 1916. Elles consistaient en :

* Un examen théorique.
* Une spirale de 500 mètres avec le moteur arrêté avec atterrissage à moins de 200 mètres d'un point fixe.
* Une heure de vol à 2000 mètres.
* Trois triangles chacun de 200 km entre le lever et le coucher du soleil avec atterrissages intermédaires facultatifs à deux d'entre eux. Un triangle peut-être remplacé par une ligne droite de 150 km sans escale.
* Avoir exécuté un minimum de 30 heures de vol, épreuves comprises.

Ecole militaire d'aviation d'Etampes - Entrée principale de l'école - Carte postale d'époque.

Ecole militaire d'aviation d'Etampes - Vue des baraquements et des hangars Bessonneau - Carte postale d'époque.

Ecole militaire d'aviation d'Etampes - Les baraquements affectés aux différents services de l'école - Carte postale d'époque.

Stage à Châteauroux :

Poursuivant son cursus de formation, il est envoyé en stage de perfectionnement à l'école militaire d'aviation de Châteauroux, jusqu'au 1er octobre 1916.

Vue générale de l'école militaire d'aviation de Châteauroux - Photo Georges Jumel transmise par Hervé Bussière que je remercie pour son aide.

Pilote du GDE :

Ayant terminé sa formation, il est envoyé au groupement des divisions d'entrainement (GDE) du 1er octobre au 4 décembre 1916 pour parfaire son entrainement pratique au vol sur des avions qu'il va piloter au front. Auparavant, tous les avions, qu'il avait piloté, sont, soit des avions écoles, soit des avions dépassés et reversés à l'arrière. Rien de très moderne et d'actuel. Il est donc nécessaire qu'il pilote et qu'il convoye des avions destinés au front pour se faire la main.

Il écris une lettre à sa soeur Lette, le 3 novembre 1916 : "Je n’ai pas reçu de nouvelles de vous aujourd’hui, j’espère cependant que les affaires n’en marchent pas plus mal pour cela. Comme je l’écrivais à Guite hier soir, j’ai fait un bon retour. Mon séjour dans la Somme sous la tente et la boue, sans nouvelle et sans mes affaires n’a rien eu de très charmant mais les 2 jours passés avec toi valaient bien cela. Cela m’a également permis de me rendre compte du travail actuel en escadrille : beaucoup de travail et bien moins de confort que dans le temps. J’ai vu beaucoup d’Anglais à cheval et à pied ; j’ai aussi écrit à Jacques mais n’ai pu aller le voir. Ici rien de changer, il est arrivé encore un assez grand nombre de pilotes et nous sommes maintenant les anciens du camp. Je ne pense pas rester plus de 15j à 1 mois maintenant. J’espère bien pouvoir vous avertir de mon départ et vous embrasser en passant à Paris, si vous n’avez rien à faire à ce moment-là……. Heureusement je sais qu’à vous trois vous aurez assez de courage pour surmonter les difficultés jusqu’à la fin de la guerre. Pour cela il est important de ne pas tomber malade, donc de bien vous soigner quand vous le pouvez.
Adieu ma Lette chérie, je vous embrasse de tout mon cœur toutes les trois."

Vue aérienne du terrain de la GDE du Plessis-Belleville en mars 1916 - Remarquez l'alignement des huit hangars Bessonneau dans le fond de l'image - Photo Jean Amigues transmise par Jean-Pierre Amigues, son petit-fils que je remercie pour son aide.

Pilote de l'escadrille F 59 :

Pour sa première affectation en escadrille, il est muté comme pilote de l'escadrille F 59 où il restera du 4 décembre 1916 au 2 juin 1917. Quand il arrive à l'unité, elle est stationnée sur le terrain de Corcieux dans les Vosges. Elle a été placée sous le commandement du Cne Paul Frère, un Saint-Cyrien originaire de Perpignan (Pyrénées-Orientales), auparavant pilote de l'escadrille MF 20. La F 59 vole alors sur Farman F 40.

Pendant le 1er trimestre 1917, l'escadrille F 59 a compté dans ses rangs les sous-officiers, caporaux et hommes du rang navigants suivants :
- pilotes : Adj André Duchaussoy - MdL Foulon - MdL Charles Signoret - Sgt Barthes - MdL Christain Piccioni - Sgt André Bataille - Sgt Albert Montagnon - Sgt Pol Rousseau - MdL Olivier Vachée - MdL Vieljeux - Cap Breton - Brig Richard - Cal Parent - Cal Marcel Coquard - Cal Bleuler,
- observateur : Asp Hyriacopoulos *,
- mitrailleurs : Sgt Marcel Durieux - MdL Gaston Couret - Sgt André Cambassédés.
* A cette époque, un aspirant est assimilé à un sous-officier tant qu'il n'est pas nommé sous-lieutenant.

Il écrit de nouveau à sa soeur Lette, le 10 décembre 1916 : Je te remercie de ta longue lettre racontant ton voyage. Les bons moments que tu as pu passer avec Pierre m’ont fait bien plaisir à moi aussi et j’espère que de tels séjours pourront se reproduire de temps en temps jusqu’à la fin de la guerre Ici je me trouve très bien : je trouve les journées un peu longues car on ne vole pas à cause du temps mais je ne me plains pas et je constate ma chance cette fois-ci. Maman doit être bien contente de t’avoir, maintenant la vie sera moins dure, pour toi elle sera moins rose qu’à 4 : c’est la guerre !
Je vous embrasse toutes les deux de tout mon cœur."

Le premier insigne collectif de l'escadrille 59 était un carré blanc dressé sur un de ses sommets et posé sur un disque rouge - Dessin Albin Denis.

Terrain d'aviation de Corcieux dans les Vosges - A l'extrême gauche, presque hors champ, le hangar de l'escadrille N 73 et droit devant nous les hangars des escadrilles MF 14 et MF 59 - On aperçoit la silhouette de quatre MF 11 - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Photo Jean Amigues transmise par Jean-Pierre Amigues, son petit-fils que je remercie pour son aide. Cliquez sur l'image pour l'agrandir

Terrain d'aviation de Corcieux (Vosges) - L'escadrille MF 59 a stationné sur place du 28 juillet 1915 au 11 septembre 1917 et du 27 au 29 septembre 1918 - Photo collection Lionel Luttenbacher que je remercie pour son aide.

Il écrit à sa soeur Lette, le 8 janvier 1917 :
"Ma Lette chérie,
Je viens de recevoir un mot de Pierre qui est passé très près d’où j’étais il y a peu de temps. Encore une fois nous nous sommes manqués de peu. Je regrette ce changement qui nous éloigne… Ici rien de neuf que quelques potins divers qui ne se confirmeront sans doute jamais. Il fait toujours fort mauvais temps. Je t’embrasse de tout cœur et Guite aussi "

Il écrit de nouveau à sa soeur, le 7 février 1917 :
"Ma Lette chérie,
Je suis toujours en déplacement et mon courrier reste à l’escadrille.Je n’ai donc plus aucune nouvelle de vous. J’espère rentrer à C. dans 3 ou 4 jours. Ici je suis mal installé et je souffre plus du froid.
Adieu, ma chère Lette, je t’embrasse de tout mon cœur ainsi que maman, papa et Guite."

Au cours du 2ème trimestre 1917, l'escadrille F 59 est composée des personnels navigants suivants :
- pilotes : Cne Paul Frère (cdmt la F 59) - Slt Florent Demarle - Slt Parisot - Adj André Duchaussoy - MdL Christian Piccioni - Sgt Albert Montagnon - Sgt Pol Rousseau - Sgt Barthes - MdL Foulon - Sgt Marcel Coquard - MdL Olivier Vachée - Sgt Breton - Brig Richard - Cal Parent è Cal Bleuler,
- observateurs : Ltt Morgan Esman - Ltt Georges Wiest - Ltt Jean Faust - Ltt Maurice Grosjean - Ltt Natter - Slt Paul Mazer - Slt Félix Prat - Slt Jean Pierre Weiller - Asp Hyriacopoulos,
- mitrailleurs : Sgt Marcel Durieux - MdL Gaston Couret - Sgt André Cambassédés.

Ouest de Diedolshausen, c'est le nom allemand du village du Bonhomme (Vosges) - Photo prise par un équipage de l'escadrille MF 59 , le 12 septembre 1915 - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Photo Olivier Vachée transmise par Eric de Fraguier, son petit-neveu, que je remercie pour son aide.

Photo verticale du col du Bonhomme dans les Vosges - Photo prise par un équipage de l'escadrille F 59 , le 8 septembre 1915 - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Photo Olivier Vachée transmise par Eric de Fraguier, son petit-neveu, que je remercie pour son aide.

Tranchées aux alentours de Sainte-Marie-à-Py et de Saint-Souplet (Marne) - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Photo Olivier Vachée transmise par Eric de Fraguier, son petit-neveu, que je remercie pour son aide.

Photo verticale des villages de Frapelle et Le Beulay, à l'Est de St-Dié, dans le département des Vosges prise par un équipage de la MF 14 en 1915 - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Photo Olivier Vachée transmise par Eric de Fraguier, son petit-neveu, que je remercie pour son aide.

Photo verticale des villages de Senones et de la Petite-Raon, dans le département des Vosges prise par le Ltt de la None, observateur de la MF 14, prise le 10 septembre 1915 - Altitude de prise de vue 2700 mètres - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Photo Olivier Vachée transmise par Eric de Fraguier, son petit-neveu, que je remercie pour son aide.

Photo verticale du Sud de la côte 607, à l'Est du village de Provenchères-sur-Fave, dans le département des Vosges prise par l'équipage, composé du Slt Marquès (pilote) et le Ltt de la None (observteur), de l'escadrille MF 14, prise le 25 juin 1916 - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Photo Olivier Vachée transmise par Eric de Fraguier, son petit-neveu, que je remercie pour son aide.

Photo verticale du Sud de la Grande-Fosse, au Nord-Est de Saint-Dié-des-Vosges (Vosges), prise par l'équipage composé du Ltt Maureau (pilote) / Ltt Paulon (obs) de l'escadrille MF 14, le 4 mai 1916 - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Photo Olivier Vachée transmise par Eric de Fraguier, son petit-neveu, que je remercie pour son aide.

Photo verticale de la gare de Bollwiller, dans le département du Haut-Rhin, prise par un équipage de l'escadrille N 49, prise le 3 mai 1916 - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Photo Olivier Vachée transmise par Eric de Fraguier, son petit-neveu, que je remercie pour son aide.

Photo verticale du pont de Billingen (Bad Bellingen de nos jours) en Allemagne, à 15 km à l'Est de Mulhouse, prise par un équipage de l'escadrille de l'escadrille N 49, prise le 12 mai 1916 - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Photo Olivier Vachée transmise par Eric de Fraguier, son petit-neveu, que je remercie pour son aide.

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Photo verticale du village de Senones et de la cote 521 (Vosges) prise par un équipage de l'escadrille F 14, prise le 12 mai 1916 - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Photo Olivier Vachée transmise par Eric de Fraguier, son petit-neveu, que je remercie pour son aide.

Photo verticale du col d'Hermanpaire (Vosges), au Sud-Est du village de Ban-de-Sapt (Vosges) prise par un équipage de l'escadrille F 14, prise le 27 mai 1917 - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Photo Olivier Vachée transmise par Eric de Fraguier, son petit-neveu, que je remercie pour son aide.

Environs du village de Lusse et de la cote 607, à l'Est de Provenchères-sur-Fave (Vosges), prise par un équipage de l'escadrille F 14, le 25 mai 1917 - Altitude de prise de vue 200 mètres - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Photo Olivier Vachée transmise par Eric de Fraguier, son petit-neveu, que je remercie pour son aide.

Environs du village de Lusse et de la cote 607, à l'Est de Provenchères-sur-Fave (Vosges), prise par un équipage de l'escadrille F 14, le 25 mai 1917 - Altitude de prise de vue 300 mètres - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Photo Olivier Vachée transmise par Eric de Fraguier, son petit-neveu, que je remercie pour son aide.

Photo en rapport avec les escadrilles où a été affecté Olivier Vachée - Elle n'est malheureusement pas identifiée, ni datée et les aviateurs restent à identifier - Si vous pouvez mettre un nom sur un de ces hommes, veuillez prendre contact avec l'auteur du site - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Photo Olivier Vachée transmise par Eric de Fraguier, son petit-neveu, que je remercie pour son aide.

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Photo en rapport avec les escadrilles où a été affecté Olivier Vachée - Elle n'est malheureusement pas identifiée, ni datée et les aviateurs restent à identifier - Si vous pouvez mettre un nom sur un de ces hommes, veuillez prendre contact avec l'auteur du site - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Photo Olivier Vachée transmise par Eric de Fraguier, son petit-neveu, que je remercie pour son aide.

Pilote de l'escadrille 303 DCA :

Il est détaché à l'escadrille 303 DCA (future escadrille N 412 / SPAbi 412) du 11 février au 20 avril 1917. Cette unité, aussi appelée escadrille de protection de Besançon, était stationnée sur le terrain de Tarcenay (Doubs). L'officier commandant était le Cne René Geibel, lui aussi un Saint-cyrien. Il a été successivement commandant des escadrilles REP 15, VB 113, de l'école d'aviation militaire d'Etampes et finalement de l'escadrille 303 DCA / N 412. Son unité a été équipée de Nieuport de chasse jusqu'en juin 1917, période où elle passera sur SPAD VII.

Il écrit à sa soeur Lette, le 20 février 1917 :
"Ma Lette chérie,
Merci de ta lettre revenue de la 59. Nous sommes toujours ici dans la boue sans rien faire et sans pouvoir comprendre ce que nous sommes venus faire. Les journées sont longues et j’attends avec impatience le retour à l’escadrille.
Je t’embrasse de tout mon cœur ainsi que maman et Guite."

Nouvelle lettre, le 4 mars 1917 :
" Ma chère Lette,
j'ai été bien content je t’assure d’apprendre la permission de Pierre qui te fera d’autant plus plaisir que tu ne t’y attendais pas. Ce sont là les seuls bons moments de la guerre, il faut en profiter... Ici rien de neuf, souvent du mauvais temps et peu de travail. Je vous embrasse tous les deux de tout mon cœur et d’ici je me réjouis de votre bonheur."

Il écrit à sa soeur Lette, le 11 mars 1917 :
"Ma chère petite Lette,
Pierre a bien eu tort de te faire compter sur une permission qui n’avait rien de sûr. Le contre-ordre a dû être une grande déception pour toi. Tu l’auras supportée vaillamment en pensant que le vrai retour n’en serait que meilleur.
Moi aussi j’aurai été bien content d’aller vous faire une petite visite : mais en 48 heures je crois qu’il ne m’est guère facile de d’aller jusqu’à Bourges, surtout depuis ce nouveau système de train. Pour m’occuper je fais toujours de la photo : Ci joints qq spécimens où vous m’apercevrez.
Je pense souvent aux questions si pénibles dont s’occupe maman en ce moment : quelle solution sera la bonne ? Je vous embrasse toutes les trois de tout mon cœur."

Nouvelle lettre pour sa soeur, le 24 avril 1917 :
" Ma chère Lette,
Pierre est avec toi cette fois, pour de vrai, je l’espère et j’en suis bien content. Je pense que tu finiras sa permission avec lui à Versailles. Il se peut que cette semaine je puisse avoir 24h de permission car je fais changer le moteur de mon avion qui restera indisponible 2 ou 3 jours. En si peu de temps il m’est impossible d’aller à Bourges malgré le désir que j’avais à y aller, mais peut-être pourrai-je faire une fugue jusqu’à Paris. Quand tu recevras cette lettre envoie moi donc un télégramme me disant jusqu’à quelle date tu es à Versailles et si je peux je serai bien content d’aller vous faire une petite visite. Tout cela dépendra des événements. Je t’embrasse de tout mon cœur."

Plusieurs lettres se suivent, les 22 et 28 mai 1917 :

"Ma chère petite Lette,
J’ai été bien content d’apprendre par ta lettre la citation de Pierre et je participe à la joie que tu as dû avoir. Si avec cela, comme je le compte bien, les espoirs que tu formes ne sont pas vains, tout sera pour le mieux et nous consolera de ce qui marche moins bien dans la famille. Pour ma permission, je crois aussi que tout va s’arranger car je ne compte pas l’avoir avant une huitaine de jours ce qui vous donnera le temps de vous installer à Cérilly. Je pense constamment aux bons jours que nous allons pouvoir y passer surtout à cette époque-ci. Je ne sais rien de ce qu’on fera de moins dans l’avenir et j’en suis fort dégouté. Je vous embrasse tendrement toutes les trois."

"Ma Lette chérie,
Je reçois à l’instant ton mot écrit à Mazières. J’espère que le voyage s’est bien passé et ne t’a pas du tout fatiguée. En tout cas vous êtes maintenant au bon calme de Cérilly et cela vous fera du bien à toutes les trois.Pour moi, je compte bien cette fois vous rejoindre sous peu. Ma permission est signée et est à l’escadrille. Il ne me reste plus qu’à la recevoir ici. Je vois d’avance comment tout doit être beau en ce moment à Cérilly.
A bientôt donc, je vous embrasse tendrement."

Pilote de l'escadrille F 14 / AR 14 / SAL 14 :

Il est ensuite affecté comme pilote de l'escadrille F 14 / AR 14 / SAL 14 du 2 juin 1917 au 15 juillet 1918.

A son arrivée, l'unité est stationnée sur le terrain de Corcieux, dans les Vosges, en provenance de Girecourt-sur-Durbion, le 11 avril 1917. Elle termine ses Farman F 40 et Nieuport 12 qui ne demandent qu'à être remplacés. Cette escadrille, attachée au service de la 129ème division d'infanterie alpine, a été placée sous le commandement du Cne Edouard Garcin, un Saint-Cyrien originaire de Lyon (Rhône) qui a fait ses armes au sein de l'escadrille F 45.

Il écrit à sa soeur Lette, le 23 juin 1917 :
"Ma Lette chérie,
j’ai reçu ce matin ta lettre du 19 et une de maman du 17. La correspondance n’est pas rapide en ce moment. Je pense encore bien souvent aux jours si bons passés avec vous trois. Ici la vie n’est pas bien gaie. Il pleut depuis 4 jour et l’on ne vole guère. Je reste de grands moments dans ma chambre à lire. Cela ne me va pas : j’aime mieux la vie dehors...
Je vous embrasse de tout mon cœur."

Pendant le 2ème trimestre 1917, l'escadrille F 14 compte dans ses rangs les personnels navigants suivants :
* pilotes : Cne Edouard Garcin (cdmt AR 14) - Ltt Dezerville - Ltt Dupont - Slt Plaisance - Asp Marnier - Adc Verrier - Sgt Bleuler - MdL Vachée - MdL Briffaut - MdL Thuillot - Sgt Despas - Sgt Dufresne - Sgt Blanchot (obs photo) - Cal Plocque - Cal Latapie - Cal Simon - Cal Vinceneux,
* observateurs : Cne de Marolles - Ltt Houssay - Ltt de Villiers de la Noue - Ltt Larère - Ltt Borde - Ltt Rovesnel - Slt Berdoulat - Slt Thomas - Slt Holstein - Slt Hua - Slt Balvet - Asp Thomassin - Asp Elissagaray - Sol Millet (obs photo),
* mitrailleurs : Sgt Labrély - MdL Tisserand.

Photo prise pendant la transformation sur Dorand AR 1 de l'escadrille F 14 au GDE en septembre 1917 - Les quatre aviateurs restent à identifier - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Photo Olivier Vachée transmise par Eric de Fraguier, son petit-neveu, que je remercie pour son aide.

Cliquez sur l'image pour l'agrandir

Nouvelle lettre à sa soeur, le 28 juin 1917 :
"Ma chère petite Lette,
j’ai reçu ce matin tes lettres du 24 et 25. Si Diane a des petits, ne manquez pas de me garder un chien bien choisi et de lui faire couper la queue par un connaisseur. Ici rien de bien nouveau, pas mal de vexations pour moi, qui suis à l’escadrille exactement dans la situation d’un jeune pilote arrivant du GDE. Pour moi on ne sait compter l’ancienneté que quand c’est pour m’envoyer en détachement quand j’étais dans les plus jeunes. Quand c’est pour toucher des appareils récents, comme viennent de le faire 4 jeunes pilotes, je n’existe plus, bien que je sois ici le pilote parti le 1er du GDE en escadrille. Un seul absent actuellement est plus ancien que moi.

Heureusement tout n’est qu’entrainement et depuis 3 ans que je vois ce genre d’histoires je crois que je peux prétendre l’être. Malheureusement la bonne volonté finit par se ressentir de ce traitement anormal. J’ai ramené hier mon appareil atteint de 2 balles et mon radiateur crevé. Comme tu m’écris, il sera déjà bien de revenir avec ses os chez soi après la guerre et je commence à partager ton opinion ce sera une satisfaction à côté des autres absents. Je vous embrasse de tout mon cœur toutes les trois."

En septembre 1917, l'escadrille F 14 est équipée de Dorand AR 1 et prend l'appelation d'escadrille AR 14. Malheureusement, son chef, le Cne Edouard Garcin, commandant de l'escadrille est tué au combat, le 16 octobre 1917. Il est remplacé par le Ltt Chardonot.

Il écrit à sa soeur Lette, le 18 octobre 917 :
"Ma chère petite Lette,
Merci beaucoup de ta lettre du 15 reçue ce matin. Je me réjouis d’avance avec toi des bons jours que tu vas passer avec Pierre au calme et l’esprit tranquille. Si je peux pendant ma permission passer à Paris sans perdre trop de temps j’en serai bien content, ce serait sans doute plutôt au retour : j’étudierai la question. Il y a encore le temps.
Ici voilà maintenant le temps redevenu mauvais et ce soir il pleut. Nous enterrons demain notre pauvre Capitaine et notre camarade observateur. Un Lieutenant étranger à l’escadrille prend ce soir son nouveau commandement ici. Je vous embrasse toutes les trois très tendrement."

Le MdL Olivier Vachée obtient la citation n° 290, à l'ordre du 6ème corps d'armée, en date du 16 octobre 1917. Voici le texte associé à cette citation : "Pilote hors ligne par son habileté, son mépris du danger et sa conception du devoir. S'est distingué au cours de nombreuses reconnaissances photographiques qu'il a accomplies avec succès malgré l'attaque des avions de chasse et le feu de l'artillerie anti-aérienne."

insigne à la chimère peint sur le fuselage des Dorand AR 1 - Ecu portant la croix de Lorraine et le cor de la 46ème DI (chasseurs à pied) - Dessin : Albin Denis

Composition de l'escadrille AR 14 :

* Pilotes : Ltt Chardenot (Cdmt AR 14) - Ltt Dezerville - Slt Bonnet - Adc Verrier - MdL Vachée - MdL Thuillot - Sgt Dufresne - Sgt Plocque - Sgt Simon - MdLM Feugier,
* Observateurs : Cne de Marolles - Slt Thomas - Slt Pinsolle - Slt Prat - Slt Albert - Asp Thomassin - Asp Elissagaray - Asp Marnier - Asp Bonfils - Asp Maréchal,
* Observateur - photo : Sgt Blanchot,
* Radio-télégraphiste : Slt Cacheux,
* Mitrailleurs : Sgt Labrély - MdL Tisserand - Sgt Bonnefoy.

Le front italien est enfoncé :

La rupture du front italien, produite entre Tomino et Plezzo par l'attaque austro-allemande est jugée très sérieuse. Dès le 26 octobre, le commandement français juge indispensable de venir au secours de l'Italie en grand danger. Après la demande du général en chef italien Cardona, le gouvernement français réagit imméditement à cet appel. Le général Duchêne, commandant de la 10ème armée, exercera le commandement des forces françaises en Italie et les 46ème, 47ème, 64ème, 65ème divisions d'infanterie, 11 groupes d'artillerie lourde, 6 groupes de montagne sont désignés pour le nouveau théâtre d'opérations. Les britanniques, après quelques jours d'hésitation, envoie un corps d'armée à deux divisions.

Sept escadrilles partent pour l'Italie :

L'escadrille AR 14 reçoit l'ordre de faire mouvement vers Italie, au sein de l'aéronautique de la 10ème armée. Les escadrilles françaises prélévées sur le front ouest sont les suivantes : SPA 69 et N 82 (chasse), AR 44 (31ème CA), AR 14 et SOP 36 (divisions d'infanterie) et SOP 221 et SOP 206 (artillerie).

Le 3 novembre 1917, les matériels roulants, les rechanges de toutes sortes, leurs armements et matériels techniques et les hommes sont chargés à bord d'un train. Il faut plus de 30 wagons, dont quatre pour les passagers, pour acheminer une escadrille. Quarante trains par jour seront nécessaire pour assurer le déplacement de l'armée.

Arrivée des avions neufs en caisse :

Le voyage de l'AR 14 durera du 4 au 6 novembre. Après avoir déchargé ses matériels roulants et techniques, l'AR 14 s'installe sur le terrain d'aviation de Vérone-Porta-Nuova (Vénétie), le 7. Les avions neufs arrivent en caisse. Le 14 novembre, l'AR 14 perçoit quatre Dorand AR 1 n° 996, 999, 1001, 1002. Le 27 novembre, six nouveaux Dorand AR 1 n° 993, 994, 995, 997, 998 et 1000. Pour rendre ces appareils opérationnels, il faut que la mécanique les remonte, corrige les nombreux défauts, répare les avaries.

Nouvelle lettre datée du 11 novembre 1917 : "J’ai reçu tes bonnes lettres des 6 et 7, et les conserves mais pas d’argent. S’il n’arrive pas demain ce sera inquiétant : garde bien le talon du mandat. Il est probable que tu n’es pas passé loin autrefois d’où je suis maintenant. Il est curieux que le hasard de la guerre m’ait toujours conduit vers des coins connus de toi. J’espère que sous peu nous allons pouvoir faire du bon travail et montrer encore une fois ce que les Français sont capables de faire. Je t’embrasse de tout mon cœur."

Terrain de Trissino :

Ses avions étant prêts au combat, l'AR 14 fait mouvement sur le terrain de Trissino (Vénétie), le 18 novembre. Elle est mise à la disposition de la 46ème division d'infanterie, ainsi que la 19ème compagnie d'aérostiers, stationnée à Cornedo. A la fin novembre, les escadrilles AR 22, SOP 214, AR 254 viendront renforcer la dotation aéronautique de la 10ème armée.

Nouvelle lettre du 21 novembre 1917 :
"Ma chère petite Guite,
je t’écris à Cérilly pensant qu’avec la longueur de la correspondance tu seras à Cérilly quand ma carte arrivera. J’espère que tu t’es bien amusée à Paris. J’ai souvent pensé à toi pendant ton séjour là-bas. J’ai reçu hier le mandat que je croyais perdu : malgré la bonne adresse il s’était égaré. J’ai reçu aussi les 3 paquets de pellicules, des chocolats et les cotignacs. Vous me gâtez vraiment car jusqu’ici la vie n’a pas été trop dure. Il est vrai que cela viendra peut-être, aussi je garde précieusement les conserves. Ici je suis très bien installé ; c’est-à-dire un lit dans une chambre, une popote ; le tout dans un village propre et joli. Les horizons sont magnifiques, jugez-en au verso…… Je vous embrasse maman et toi de tout mon cœur."

Le 26, un détachement de l'AR 14, composé de deux officiers, 3 sous-officiers, trois caporaux, 14 hommes, est envoyé à San-Pietro-in-Gu (Vénétie), tout en restant ravitaillé par l'escadrille. L'escadrille AR 14 occupe miantenant deux terrains, celui de Trissino et celui de San-Pietro-in-Gu. Le 27 novembre, un Dorand AR 1 de l'AR 14, en couverture d'une mission photo est attaqué par erreur par trois Nieuport et Hanriot italiens, heureusement sans faire de victime. Cet incident oblige les Italiens a un peu de révision dans la reconnaissance des avions de leurs alliés.

Le front d'Italie à la date du 28 novembre 1917 - Les troupes de la 10ème armée française sont toujours en cours de débarquement car on ne déplace pas des dizaines de milliers d'hommes et leur matériel en quelques jours - Les trois armées alliées se sont partagées le front, les Italiens en vert, les Britanniques en violet et les Français en rouge - Les différents terrains d'aviation occupés par l'escadrille AR 17 en Vénétie (Italie) sont marqués de 1 à 4, dans l'ordre d'occupation - A comparer avec la carte suivante - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Carte Les armées françaises dans la Grande Guerre adaptée par l'auteur.

Le 30 novembre, la 10ème armée reçoit la mission de remplacer le 9ème corps d'armée italien sur le front Piave - Monte Tomba, entre Rivasecca et Osteria-di-Monfenera, avec le 31ème corps d'armée et le 47ème division d'infanterie. Le 3 décembre, les Français occupent la zone comprise entre Rivasecca et le Monte Tomba, avec deux divisions de première ligne et deux en réserve, afin de constituer un barrage si le front d'Asiago-Grappa venait à céder.

Carte postale du Monte Pasubio qui culmine à 2232 mètres - Cette crête calcaire marque la frontière entre les provinces italiennes de Vicence et de Trente - Pendant la 1ère guerre mondiale, le Pasubio fut le théâtre de combats sanglants opposant les armées italienne et autro-hongroise - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Photo transmise par Eric de Fraguier, son petit-neveu, que je remercie pour son aide. Cliquez sur l'image pour l'agrandir

Nouvelle lettre à sa soeur, postée le 30 novembre 1917 :
"Ma Lette chérie,
Malgré le grand plaisir que j’aurai eu à retrouver Pierre ici, j’ai été bien content d’apprendre que votre bon séjour ensemble était prolongé. Je souhaite même de tout mon cœur qu’il dure le plus longtemps possible.
Ici malgré pas mal de déménagements le métier marche bien quand même et le travail jusqu’ici n’a pas été trop dur. Hier seulement j’ai survolé pour la 1 ère fois la P. dont on parle tant. Aujourd’hui, j’ai failli connaitre l’émotion d’une rencontre un peu vive avec des muriers, à la suite d’une panne moteur. On m’a envoyé des Vosges une citation au corps d’armée. Un peu moins qu’on m’avait promis : il ne faut décidément compter sur rien. Je vous embrasse tous les 2 de tout mon cœur."

Photographie verticale de l'Ouest du village de Cogollo, dans la région de Vérone (Italie), prise par un équipage de l'escadrille AR 14, le 23 décembre 1917 - Altitude de prise de vue 3000 mètres - Focale de prise de vue 0,26 m - La date marquée sur la photo (septembre 1917) est fausse, l'escadrille AR 14 était encore en France à cette date - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Photo Olivier Vachée transmise par Eric de Fraguier, son petit-neveu, que je remercie pour son aide.

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Photographie verticale des sommets aux environs du village de Coggolo, dans la région de Vérone (Italie), prise par un équipage de l'escadrille AR 14, le 23 décembre 1917 - Altitude de prise de vue 3000 mètres - Focale de prise de vue 0,26 m - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Photo Olivier Vachée transmise par Eric de Fraguier, son petit-neveu, que je remercie pour son aide.

Photographie verticale du Nord du village de Coggolo, dans la région de Vérone (Italie), prise par un équipage de l'escadrille AR 14, le 23 décembre 1917 - Altitude de prise de vue 3000 mètres - Focale de prise de vue 0,26 m - La date marquée sur la photo (septembre 1917) est fausse, l'escadrille AR 14 était encore en France à cette date - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Photo Olivier Vachée transmise par Eric de Fraguier, son petit-neveu, que je remercie pour son aide.

Photographie verticale des routes d'accès aux environs du village de Coggolo, dans la région de Vérone (Italie), prise par un équipage de l'escadrille AR 14, le 23 décembre 1917 - Altitude de prise de vue 3000 mètres - Focale de prise de vue 0,26 m - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Photo Olivier Vachée transmise par Eric de Fraguier, son petit-neveu, que je remercie pour son aide.

Terrain de San-Pietro-in-Gu :

Le 3 décembre, l'escadrille AR 17 se regroupe sur le terrain de San-Pietro-in-Gû. Le 4 décembre, les Français sont en ligne. Quelques jours plus tard, des patrouilles sont envoyées pour reconnaitre les positions adverses et donnent lieu à plusieurs affrontements qui font 6 morts et une trentaine de blessés. Un combat débute sur le plateau d'Asiago qui termine à l'avantage des Autrichiens. Le front se stabilise entre les reliefs de l'Eckar au monte Valbella et au col del Rosso. Le dispositif alliée se modifie, le 31ème corps d'armée passe sous les ordre du général Plumer (britannique), avec les 47ème et 65ème divisions d'infanterie. Le 64ème division d'infanterie, qui est remplacée par la 7ème DI britannique, est déplacée dans la région de Bassano. Les escadrilles multiplient les missions de reconnaissance et de photographie. Le 5 décembre, deux officiers de la 46ème DI participent aux missions de l'AR 14. Pendant l'une d'elle, un chasseur d'escorte doit se poser sur le terrain de San-Pietro-in-Gu, suite à une panne moteur.

Une lettre adressée au lieutenant Pierre Rougier du 5ème chasseurs à cheval, le 11 décembre 1917 : "Merci beaucoup de vos félicitations. Elles m’ont fait beaucoup de plaisir. Pour la ficelle dont tu me parles, je n’y compte guère préférant ne pas me réserver une déception. Il parait d’ailleurs qu’il y a trop d’officiers dans l’armée française ! Ici rien de bien nouveau. Les Boches ont l’air de se calmer. Attention de votre côté : ils sont si roublards qu’ils ne craignent pas de jouer à cache-cache. Après un peu de travail sur le plateau d’H. voilà que nous allons sans doute déménager pour la n ième fois. Quant à toi, continue le plus longtemps possible ton séjour à M.L. Je crois que cela vaut mieux que tout ce que l’on peut voir d’intéressant ici.
Je vous embrasse tous les deux de tout mon cœur."

L'aéronautique du 31ème corps d'armée est composée :

  • à Castello-di-Godego : escadrilles AR 44, SOP 36, SOP 206
  • à Castelgomberto : escadrille SOP 221,
  • à San-Pietro-in-Gu : escadrille AR 14.

Le 17 décembre, le général Paul Maistre, commandant de la 6ème armée, est nommé commandant de la 10ème armée. Il remplace le général Duchêne. Le 26 décembre, l'aéronautique française multiplie les missions malgré le froid qui règne. Trois observateurs de l'AR 14 rentrent avec des gelures graves au visage et le Ltt Georges Chardonot, commandant de l'escadrille, avec la main droite quasiment paralysée par le froid.

Une lettre à sa soeur, le 21 décembre 1917 :
"Ma chère petite Lette,
un mot seulement pour vous prévenir que je partirai en permission le 8 janvier très probablement. Tu ne peux te figurer combien je me réjouis dès maintenant des bons jours que je vais passer avec vous trois. Peut-on espérer que la permission de ton frère te consolera un peu de la désolation inévitable résultant de la séparation surtout après de si bons moments ? Je vous embrasse tous les trois de tout mon cœur."

Le 27 décembre marque une nouvelle journée très intense, vingt-cinq missions sont réalisées par les escadrilles d'armée. Un Dorand AR 1 de l'AR 14 capote à l'atterrissage à San-Pieto-in-Gu, sans faire de victime. Depuis quelques jours, les avions de la 14 concentrent leurs missions dans la région entre Asiago et la Brenta en attaquant, à basse altitude, les convois et troupes ennemis.

Photo oblique du Monte Missa et de l'Est du village de Borgo-Giara (Italie), prise par un équipage de l'escadrille AR 14, le 3 décembre 1917 - Altitude de prise de vue 400 mètres - Focale de l'appareil de prise de vue 0,26 m - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Photo Olivier Vachée transmise par Eric de Fraguier, son petit-neveu, que je remercie pour son aide.

Photo oblique du village de Borgo-Giara et du Monte Missa (Italie), prise par un équipage de l'escadrille AR 14, le 3 décembre 1917 - Altitude de prise de vue 600 mètres - Focale de l'appareil de prise de vue 0,26 m - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Photo Olivier Vachée transmise par Eric de Fraguier, son petit-neveu, que je remercie pour son aide.

Photo oblique des premières lignes devant Pennar, Bertigo et Asiago (Italie), par un équipage de l'escadrille AR 14, le 7 décembre 1917 - Focale de l'appareil de prise de vue 0,26 m - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Photo Olivier Vachée transmise par Eric de Fraguier, son petit-neveu, que je remercie pour son aide.

Photo oblique des environs des villages de Faveri et de Quero (Italie), par un équipage de l'escadrille AR 14, le 18 mars 1918 - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Photo Olivier Vachée transmise par Eric de Fraguier, son petit-neveu, que je remercie pour son aide.

Photo verticale de la région Nord-Ouest du village d'Asiago (Italie), par un équipage de l'escadrille AR 14, le 12 décembre 1917 - Altitude de prise de vue 3000 mètres - Focale de l'appareil de prise de vue 0,26 m - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Photo Olivier Vachée transmise par Eric de Fraguier, son petit-neveu, que je remercie pour son aide.

Photo verticale de la région Ouest du Monte Nasa (Italie), par un équipage de l'escadrille AR 14, le 12 décembre 1917 - Altitude de prise de vue 3000 mètres - Focale de l'appareil de prise de vue 0,26 m - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Photo Olivier Vachée transmise par Eric de Fraguier, son petit-neveu, que je remercie pour son aide.

Photo oblique du col Moschin (Italie), par un équipage de l'escadrille AR 14, le 18 décembre 1917 - Altitude de prise de vue 1600 mètres - Focale de l'appareil de prise de vue 0,26 m - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Photo Olivier Vachée transmise par Eric de Fraguier, son petit-neveu, que je remercie pour son aide.

Photo oblique de la région Sud du village de Lorenzo (Italie), par un équipage de l'escadrille AR 14, le 18 décembre 1917 - Altitude de prise de vue 1600 mètres - Focale de l'appareil de prise de vue 0,26 m - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Photo Olivier Vachée transmise par Eric de Fraguier, son petit-neveu, que je remercie pour son aide.

Photo oblique de la région Sud du village de Lorenzo (Italie), par un équipage de l'escadrille AR 14, le 18 décembre 1917 - Altitude de prise de vue 1600 mètres - Focale de l'appareil de prise de vue 0,26 m - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Photo Olivier Vachée transmise par Eric de Fraguier, son petit-neveu, que je remercie pour son aide.

Photo verticale de la région Est du Monte Melago (Italie), par un équipage de l'escadrille AR 14, le 16 décembre 1917 - Altitude de prise de vue 3000 mètres - Focale de l'appareil de prise de vue 0,26 m - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Photo Olivier Vachée transmise par Eric de Fraguier, son petit-neveu, que je remercie pour son aide.

Photo oblique des régions Sud et Ouest du village de Lorenzo (Italie), par un équipage de l'escadrille AR 14, le 18 décembre 1917 - Altitude de prise de vue 1600 mètres - Focale de l'appareil de prise de vue 0,26 m - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Photo Olivier Vachée transmise par Eric de Fraguier, son petit-neveu, que je remercie pour son aide.

Photo oblique des villages de Campana et Marziele (Italie), par un équipage de l'escadrille AR 14, le 13 décembre 1917 - Altitude de prise de vue 1000 mètres - Focale de l'appareil de prise de vue 0,26 m - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Photo Olivier Vachée transmise par Eric de Fraguier, son petit-neveu, que je remercie pour son aide.

Prise du Monte Tomba :

Le 30 décembre 1917, après deux jours de préparation d'artillerie, les chasseurs alpins de la 47ème DI prennent le Mont Tomba, qui était tombé aux mains des Autrichiens, au début du mois. En 20 mn, les trois bataillons montent à l'assaut et nettoie les positions ennemies jusqu'à la 2ème ligne de front et Monfenera. Les Français ont à déplorer 54 morts et 205 blessés pour plus de 500 morts pour les Autrichiens, auxquels s'additionnent 1561 prisonniers. L'AR 14 n'a pas participé à cette bataille. Les escadrilles AR 44, SOP 36 et SOP 206 ont assuré le réglage des tirs de contre-batteries. Ils étaient protégées par les avions des escadrille SPA 69 et N 82.

Olivier Vachée perd son père Eugène qui est terrassé par une forte fièvre à Orléans (Loiret), le 30 décembre 1917.

Composition de l'escadrille AR 14 :

* Pilotes : Ltt Chardenot - Ltt Bonnet - Ltt Dezerville - Adc Verrier - MdL Vachée - MdL Thuillot - MdL Feugier - Sgt Dufresne - Sgt Plocque - Sgt Simon - Cal Duranton - Cal Roux,
* Observateurs : Cne de Marolles - Ltt Prat - Ltt Pinsolle - Ltt Thomas - Ltt Francheschi - Slt Albert - Slt Carlier - Slt Jean - Asp Marnier - Asp Bonfils,
* Radio-télégraphiste : Slt Cacheux,
* Mitrailleurs : Sgt Labrély - Sgt Blanchot.

Mort du Ltt François Rey :

Le Slt François Rey, observateur de l'escadrille AR 14, est blessé au cours d'un combat aérien, le 30 décembre. En provenance de la 46ème DI, il avait été affecté à l'escadrille, le 4 décembre. Evacué sur l'ambulance 245 de l'hôpital de Vicence, il est décédé des suites de ses blessures, le 31 décembre.

Opération du Monte Tomba, le 31 décembre 1917 - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - La zone occupée par les troupes de montagne françaises est en bleu et celle occupée par les Autrichiens en rouge - La zone violette est la zone conquise lors de cette opération - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Carte Les armées françaises dans la Grande Guerre adaptée par l'auteur.

En janvier 1918, les escadrilles d'armée poursuivent leurs missions de reconnaissance photographique, en coopération avec les italiens, sur le Monte Grappa et la région d'Asiago. L'aviation du 31ème corps d'armée se concentre sur les batteries d'artillerie ennemies, qui se sont repliées de plusieurs kilomètres, suite à la prise du Monte Tomba et réalise le relevé photographique de la zone conquise. L'AR 14, l'escadrille au service de la 46ème DI et la SOP 206, au service des groupes d'artillerie déployés à Bassano et à Breganza au profit des Italiens, vont soutenir les attaques en poursuivant leurs relevés photographiques du plateau, de la vallée de Brenta et de la Grappa.

Le 4 janvier, le Pomilio PE n° 3981 de la 139ème Squadriglia, venant de San-Pietro, se pose à contre-sens sur le terrain de Castello-di-Godego et percute le Dorand AR 1 n° 349 de l'escadrille AR 14. L'avion français est détruit et l'équipage italien est indemne. Les Allemands bombardent plusieurs fois les terrains d'aviation utilisés par l'aéronautique française, en particulier dans la nuit du 1er au 2 janvier, à Castelfranco où vingt tués sont à déplorer, à Castello-di-Godego où cinq avions des SOP 36 et AR 44 sont endommagés par des éclats. Ils reviennent, le 5 janvier sur Castelfranco. Une bombe tue le général Lucien Lizé, commandant de l'artillerie de la 10ème armée. Une perte cruelle.

Le 10 janvier, les Dorand AR 1 de l'AR 14, des équipages Sgt Dufresne / Sgt Blanchaud, Sgt Plocque / Ltt Thomas et Ltt Dezerville / Ltt Puisolle en mission photo, sont attaqués par trois chasseurs adverses, au Nord de Valstagna. Au cours d'un combat aérien très dur, un des adversaires est abattu au-dessus de la région de San-Marino et les autres mis en fuite. Les trois AR 1 poursuivent leur mission, malgré que l'avion de l'équipage Sgt Dufresne / Sgt Blanchaud a été touché par 126 balles, dont une incendiaire qui a frappé l'altimètre du mitrailleur.

Une lettre à lieutenant Pierre Rougier du 5ème chasseurs à cheval, le 19 janvier 1918 :
"Mon cher Pierre,
me voilà rentré depuis 2 jours à l’escadrille après un long voyage. Je veux te dire de suite combien j’ai été content d’avoir pu te voir un peu. Cela a été une consolation pour moi d’avoir été avec toi pendant ces tristes moments pour nous tous, et de voir de nouveau que tu étais pour moi un frère ainé à qui l’on demande conseil à l’occasion. Je regrette seulement que les moments passés ensemble aient été si brefs. Merci beaucoup des cigarettes qui m’ont sauvé à temps de la famine. J’ai su avant de partir que tu avais devancé ton tour de tranchée ; j’espère au moins que tu pourras en sortir plus tôt.
Je t’embrasse de tout cœur."

Une lettre à sa soeur, le 23 janvier 1918 :
" Ma Lette chérie,
j’ai repris aujourd’hui mon service grâce au beau temps qui semble vouloir revenir. J’étais resté presque un mois sans voler, c’est presque un record. Le Lieutenant Ch. est rentré de permission ; il m’a très aimablement dit son regret de n’avoir pas reçu ma lettre à temps et m’a offert de me donner 3 jours dans 1 mois 1/2 ou de les ajouter à ma prochaine permission, qu’en pensez-vous ? Vers quelle époque croyez-vous que ma visite sera la mieux ? De ma nomination pas de nouvelles ? Deux aspirants d’artillerie viennent d’avoir la leur ; si la mienne tarde encore ce sera inquiétant. Je t’embrasse de tout mon cœur ainsi que maman et Guite."

Les Allemands reviennent à la charge et bombardent le terrain de Castello-di-Godego dans la nuit du 25 au 26. Ils perdent un avion qui est contraint d'atterrir chez les anglais. Dans la nuit du 27, le terrain de Castello-di-Godego est de nouveau attaqué. Les bombardements adverses deviennent très préoccupants.

Une lettre à sa soeur, le 28 janvier 1918 :
" Ma Lette chérie,
je viens de recevoir les excellents chocolats et la médaille de St Georges qui me plait beaucoup. Je suis très touché que tu n’oublies pas ton pauvre frère dans son malheur. Enfin je crois vraiment que la chance ne me favorisera jamais. Nous voilà à la fin du mois et je ne compte plus du tout sur ma nomination qu’on m’avait bien fait espérer ! Le travail avec le beau temps continue et cela me permet de n’y pas penser trop souvent.
Je vous embrasse toutes les trois de tout mon cœur."

Du 27 au 29 janvier, les Italiens lance une offensive sur le plateau dans la région du col d'Echele et du monte Valbella. A la fin du mois de janvier 1918, le 31ème corps d'armée est remplacé par le 12ème corps d'armée. La 23ème division d'infanterie se déploie sur la Piave et la 65ème division d'infanterie prend ses quartiers à Sommacampagna, à l'Ouest de Vicence. Le 8 février, le 12ème CA se déploie autour d'Asolo, la 47ème DI occupant le région de Montecchio-Precalcino, la 46ème DI à Rosa et Rossano-Veneto. Le 9 février, le 12ème CA occupe les zone de Tomba et Piave.

Terrain de Castello-di-Godego :

Le 13 février 1918, l'escadrille AR 14 fait mouvement sur le terrain de Castello-di-Godego (Venetie). Le lendemain, le général Maistre, commandant de la 10ème armée, devient commandant suprême des forces françaises en Italie. Dans la nuit du 24 au 25, un violent bombardement allemand vise le terrain de Castello-di-Godego. L'officier radio de l'AR 22, le Slt Joseph Poivilliers, est tué et deux hommes blessés. Dans la nuit du 27 au 28, les terrains d'aviation de Nove, Castello-di-Godego sont de nouveau bombardés.

Une lettre à lieutenant Pierre Rougier du 5ème chasseurs à cheval, le 2 mars 1918 : " Mon cher Pierre,
j’espère que tu as retrouvé Lette et que c’est pour quelque temps. Je pense à votre joie et en suis bien content moi-même. Je ne partirai pas en permission avant les derniers jours de Mars ; puis-je encore espérer te voir ? Tu sais tout le plaisir que j’aurai à passer qq jours avec toi.
Je t’embrasse affectueusement ainsi que Lette."

Le front d'Italie à la date du 24 mars 1918 - Les trois armées alliées en présence sont illustrées dans les couleurs suivantes : les Italiens en vert, les Britanniques en violet et les Français en rouge - Les différents terrains d'aviation occupés par l'escadrille AR 17 en Vénétie (Italie) sont marqués de 1 à 4, dans l'ordre d'occupation - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Carte Les armées françaises dans la Grande Guerre adaptée par l'auteur.

Un navigant de l'escadrille AR 14, qui reste à identifier, pose devant un Dorand AR 1 codé "7" de son unité en 1917 - Remarquez l'insigne de l'unité peint sur le fuselage - Photo Olivier Vachée transmise par Eric de Fraguier, son petit-neveu, que je remercie pour son aide.

Photo oblique du Monte Madal photographié par un équipage de l'escadrille AR 14, le 18 mars 1918 - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Photo Olivier Vachée transmise par Eric de Fraguier, son petit-neveu, que je remercie pour son aide.

L'escadrille AR 14 rentre d'Italie au début avril 1918. Le 13 avril, les personnels navigants et mécaniciens se rassemblent d'abord à Etampes puis sont dirigés, le même jour, sur la RGAé du Bourget-Dugny. Sur place, elle est équipée du nouvel avion de corps d'armée, le Salmson 2A2, qui sont livrés neufs.

Perception à la RGAé du Bourget des Salmson 2A2 neufs, le 13 avril 1918 - Comme il est d'usage dans l'aéronautique militaire, la 14 change de dénomination pour escadrille SAL 14 (pour 14ème escadrille équipée majoritairement d'avions Salmson), ce jour là - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Photo Olivier Vachée transmise par Eric de Fraguier, son petit-neveu, que je remercie pour son aide.

Perception à la RGAé du Bourget des Salmson 2A2 neufs, le 13 avril 1918 - Les tourelles arrières ne sont pas encore équipées de leur jumelage Lewis - Les insignes de fuselage seront peints sous peu par la mécanique - Après deux semaines de révision, contrôle et vols d'essais, l'escadrille SAL 14 fera mouvement sur le terrain de Hondschoote, dans le Nord, en mai - L'avion, au premier plan, est un SPAD XVI destiné à une autre unité - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Photo Olivier Vachée transmise par Eric de Fraguier, son petit-neveu, que je remercie pour son aide.

Un équipage d'un Salmson 2A2 codé "4" de l'escadrille SAL 14 en 1918 - Voir le détail de l'insigne et le jumelage arrière armé de 2 mitrailleuses Lewis - Photo collection Albin Denis.

Nomination au grade de sous-lieutenant :

Il est nommé Sous-lieutenant, à titre définitif, le 19 avril 1918.

Slt Olivier Vachée - Photo transmise par la famille que je remercie.

Composition de l'escadrille SAL 14 :

* Pilotes : Ltt Chardenot (cdmt SAL 14) - Ltt Cossard - Ltt Parisot - Slt Vachée - Adj Thuillot - Adj Dufresne - Adj Simon - Sgt Duranton - MdL Habert - Sgt Carlier - Cal Defline - Cal de Bournat,
* Observateurs : Cne de Marolles - Ltt Prat - Ltt Pinsolle - Slt Jean - Slt Gandillot - Slt Blanchot - Slt Sabran - Sgt Berges - Asp Marnier - Asp Sabran - MdL Japy,
* Radio-télégraphiste : Slt Cacheux,
* Mitrailleurs : Sgt Labrély - Sgt Bonnefoy.

Variante de l'insigne à la Chimère peint sur le fuselage des Salmson 2A2 - Ecu associant la croix de Lorraine avec le cor de la 46ème DI dans un ovale de couleur - La couleur de l'ovale varie selon les avions - Rouge pour le cdmt de l'escadrille - Dessin : Albin Denis

Sa mort au combat :

Il trouve la mort au cours d'un combat aérien dans les environs du lieu dit "la ferme de Jonchery", au Sud de Jonchery-sur-Suippe (Marne), le 15 juillet 1918. Il faisait équipage avec l'Asp Roger Marnier (obs) qui a également perdu la vie. Leur Salmson 2A2 a été abattu en flammes. Les deux aviateurs français ont été inhumés par les Allemands dans le cimetière de Coupéville (Marne).

Asp Roger Marie Joseph Marnier - Né le 5 mars 1893 à Châtillon-sur-Loire (Loiret) - Classe 1913 - Recrutement de Nevers (Nièvre) sous le matricule n° 904 - Affecté au 46ème régiment d'artillerie - Observateur de l'artillerie divisionnaire 166 - Observateur de l'escadrille F 7 - Observateur de l'escadrille F 14 / AR 14 / SAL 14 du XX septembre 1917 au 15 juillet 1918 - Détaché au cours d'artillerie de Caprino (Italie) du 25 février au 20 mars 1918 - Titularisé, le 29 juin 1918 - Tué en service aérien commandé au lieu dit "La ferme de Jonchery (Marne), le 15 juillet 1918 - Chevalier de la Légion d'Honneur et citation à l'ordre du 26ème régiment de Dragons, à titre posthume, en date du 14 septembre 1922 - Photo Olivier Vachée prise en novembre 1917 transmise par Eric de Fraguier, son petit-neveu, que je remercie pour son aide - Sources : Fiche matricule conservée aux archives départementales du Loiret - CCC de l'escadrille F 14 / AR 14 / SAL 14 - MpF - JORF - Dernière mise à jour : 22 avril 2021.

Départ en mission d'un Salmson 2A2 - Cette photo est donnée à titre d'exemple, elle ne représente pas un Salmson 2A2 de l'escadrille SAL 14 - Photo fond Valois de la BDIC.

Il est élevé au grade de Chevalier de la Légion d'Honneur et citation à l'ordre du 26ème régiment de Dragons, à titre posthume, le 14 septembre 1922. En voici la citation associée : "Officier d'une haute valeur morale, donnant à tous l'exemple de la plus grande bravoure. Excellent pilote, s'est distingué dans toutes les missions qui lui ont été confiées. Le 15 juillet 1918, a trouvé une mort glorieuse en survolant les lignes ennemies à basse altitude. A été cité."

Son corps a été repris par sa famille pour être inhumé dans le caveau de famille dans le vieux cimetière de Cérilly (Allier).

Ltt Pierre Rougier, mari d'Anne-Marie Vachée vers 1915-1916 - Il terminera sa carrière militaire avec le grade Colonel - Il est décédé en 1996 à l'âge de 102 ans - Photo transmise par Eric de Fraguier, son petit-fils, que je remercie pour son aide.

Mme Anne-Marie Rougier, née Vachée, la soeur d'Olivier vers 1915-1916 - Elle est décédée, le 25 novembre 1970 - Photo transmise par Eric de Fraguier, son petit-fils, que je remercie pour son aide.

Elvina Vachée, sa mère, terminera sa vie à Cérilly et y décède, le 25 août 1947.

Pierre Rougier et sa femme Anne-Marie (Lette, la soeur d'Olivier) auront cinq enfants nés entre 1919 à 1933. Pierre terminera sa carrière militaire avec le grade de Colonel participant à tous les conflits entre sa sortie de St-Cyr en 1914 jusqu'à l'occupation en Allemagne en 1947. Anne-Marie décédera en 1970 et Pierre en 1996, à l'âge de 102 ans. Jamais, ils ne reparleront des terribles époques de 14-18 et de 39-45 à leurs petits enfants.

Marguerite Vachée, sa soeur cadette, épousera Philippe Aulois en 1928. Ils auront 7 enfants, nés entre 1929 et 1943. Elle-même décède en 1989.

Sources :

Acte n° 768 du registre des naissances de la mairie du 7ème arrondissement de Paris - Historique du 26ème régiment de Dragons - Base de données "Personnels de l'aéronautique militaire" du site "Mémoire des Hommes" - Fiche matricule conservée aux archives départementales du Cher - Liste des brevets militaires - Carnets de comptabilité en campagne de l'escadrille F 59 - Carnets de comptabilité en Campagne de l'escadrille AR 14 / SAL 14 - Base de données "Mort pour la France" du site "Mémoire des Hommes" - Livre "The French Air Service War Chronology 1914-1918" de Frank W. Bailey et Christophe Cony - Base de donnée "Prisonniers de la première guerre mondiale" du site Internet du CICR - Journal Officiel de la République Française - Les Armées Françaises pendant la Grande Guerre - Magazines "Avions" n° 221, 222, 223, 226, 227, 228, 229, 230, 231 consacrés aux escadrilles françaises en Italie.

Dernière mise à jour :

Le 22 juin 2021.

 

Remerciements à :

- M. Eric de Fraguier pour la communication des archives d'Olivier Vachée, son grand-oncle.

Bibliographie :

- Les escadrilles de l'aéronautique militaire française - Symbolique et histoire - 1912-1920 - Ouvrage collectif publié par le SHAA de Vincennes en 2003.
- The French Air Service War Chronology 1914-1918 par Frank W.Bailey et Christophe Cony publié par les éditions Grub Street en 2001.
- Le Journal Officiel de la République Française mis en ligne sur le site "Gallica" de la Grande Bibliothèque de France.
- Carnets de Comptabilité en Campagne des escadrilles mis en ligne par le Site "Mémoire des Hommes."
- Les "As" français de la Grande Guerre en deux tomes par Daniel Porret publié par le SHAA en 1983.
- Les Armées françaises dans la Grande Guerre publié à partir de 1922 par le Ministère de la Guerre.
- Site Internet "Mémoires des Hommes" du Ministère de la Défense - Voir le lien
- Site Internet " Pages 14-18 "
de Joël Huret.

Si vous avez des documents écrits ou photographiques pouvant compléter les données de cette page, veuillez contacter l'auteur du site

Joannes Clausier Léon Payre

 

 

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