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Brigadier René Gibaud du 7ème régiment de Hussards pose en studio en 1910 - Photo René Gibaud transmise par Pascal Roux, son petit-neveu que je remercie pour son aide.

La garde du 7ème régiment de Hussards de Niort - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Photo Droits réservés.

Détachement du 7ème régiment de Hussards traversant la ville de Niort où il est caserné - René Gibaud a fait son service militaire dans cette unité du 1er octobre 1909 au 24 septembre 1911 - Pendant la Grande Guerre, il a été mobilisé dans cette unité, le 1er août 1914, où il est resté jusqu'au 9 novembre 1915 - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Photo Droits réservés.

A droite, le caporal René Gibaud dans les écuries du 7ème régiment de Hussards en 1910 - Photo René Gibaud transmise par Pascal Roux, son petit-neveu que je remercie pour son aide.

Le Maréchal des Logis René Gibaud du 7ème régiment de Hussards en 1915 - Photo René Gibaud transmise par Pascal Roux, son petit-neveu que je remercie pour son aide.

René Gibaud a été gravement blessé dans les environs de Zonnebecke (Belgique), le 3 novembre 1914 - Soigné pour une fracture du radius et des shrapnell à la cuisse droite par éclat d’obus, il a été transféré sur l’un des hôpitaux de Rouen, puis envoyé en repos au dépôt du 7ème Hussard de Niort - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Photo René Gibaud transmise par Pascal Roux, son petit-neveu que je remercie pour son aide.

Bâtiments de l'école Blériot sur le terrain de Buc à l'automne 1915 - L'école Blériot s'est installée sur place en 1912 et a été militarisée en mars 1915 - René Gibaud a séjourné dans cette école de septembre à décembre 1915 - Il a obtenu le brevet de pilote militaire n° 2148, le 26 décembre 1915 - Photo René Gibaud transmise par Pascal Roux, son petit-neveu que je remercie pour son aide.

Le Soldat René Gibaud aux commandes d'un Caudron G 3 de l'école de Buc pendant l'automne 1915 - Il a séjourné dans cette école de septembre à décembre 1915 et obtenu le brevet de pilote militaire n° 2148, le 26 décembre 1915 - Photo René Gibaud transmise par Pascal Roux, son petit-neveu que je remercie pour son aide.

Promotion d'élèves pilotes de Buc en octobre 1915 - Ils ont passés les épreuves du brevet militaire entre décembre 1915 et janvier 1916 - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Photo René Gibaud transmise par Pascal Roux, son petit-neveu que je remercie pour son aide.
En haut, de gauche à droite : Maurice Robert (brevet n° 2150, le 26 décembre 1915) - Alexandre Durand (brevet n° 2305, le 10 janvier 1916) - Jean Lecourt (brevet n° 2332, le 12 janvier 1916) - Artigues - Georges Maestrati (brevet n° 2520, le 27 janvier 1916) - Besnard - Marcel Stichter (brevet n° 2251, le 5 janvier 1916) - Claudius Decorme (brevet n° 2278, le 9 janvier 1916) - de Genouillac - Assis : Adrien Delille (brevet n° 2250, le 5 janvier 1916) - Emile Binoche (brevet n° 2464, le 22 janvier 1916) - de Guirryamd - Joanny Girard (brevet n° 2201, le 29 décembre 1915) - Gabriel Grillot (brevet n° 2252, le 5 janvier 1916) - Accroupis : Geyer - Bilinsky - Jules Miquel (brevet n° 2162, le 27 décembre 1915) - René Gibaud (brevet n° 2148, le 26 décembre 1915). Certains patronymes n'ont pu être associé à des numéros de brevets, soit en raison de l'échec à l'épreuve ou dans l'orthographe de leur nom, dans la légende d'époque.

Après l'obtention de son brevet de pilote militaire, René Gibaud a effectué un stage de perfectionnement à l'école d'aviation militaire d'Avord, jusqu'au 4 février 1916 - Après ce stage, il ira rejoindre le GDE jusqu'au 25 février 1916 - Photo René Gibaud transmise par Pascal Roux, son petit-neveu que je remercie pour son aide.

René Gibaud a été nommé Maréchal des logis, le 12 septembre 1914 - Il a porté la moustache pendant sa période école et l'a coupé à son arrivée à l'escadrille C 10, le 8 avril 1916 - Photo René Gibaud transmise par Pascal Roux, son petit-neveu que je remercie pour son aide.

Le MdL René Gibaud a été pilote de l'escadrille C 10 du 8 avril 1916 au 9 mars 1917 - Il pose lors d'une permission en juin 1916 - Photo René Gibaud transmise par Pascal Roux, son petit-neveu que je remercie pour son aide.

Baraque où étaient logés les pilotes sous-officiers de l'escadrille C 10 entre le 8 avril 1916 au 9 mars 1917 - Le MdL René Gibaud était l'un des occupants de cette baraque - Cette photo n'ayant pas été légendée, je ne suis pas capable d'identifier le terrain d'aviation concerné - Photo René Gibaud transmise par Pascal Roux, son petit-neveu que je remercie pour son aide.

Adj René Gibaud

René Marcel Gibaud est né à Pouzauges (Vendée), le 18 juin 1888. Il est le fils de Marcel Gibaud (notaire) et de Marie Jeanne Radégonde Robin-Médard.

Il suit des études secondaires au collège Saint-Joseph de Poitiers, de 1900 à 1907, avant d’entamer un cursus universitaire. En 1908-1909, il passa plusieurs mois en Allemage, au sein d’une famille allemande, les Kregel, et à l’Institut français de Cologne-sur-Rhin.

Service militaire au 7ème régiment de Hussards :

Appartenant à la classe 1908, il a été recruté par le bureau de Fontenay-le-Comte (Vendée), sous le matricule n° 1147.

Il effectue son service militaire au 7ème régiment de Hussards, unité casernée à Niort, dans les Deux-Sèvres, à compter du 1er octobre 1909. Il a été nommé brigadier, le 1er novembre 1910 et renvoyé dans ses foyers, en fin de service, le 24 septembre 1911.

La mobilisation générale :

Lors de la mobilisation générale du 1er août 1914, il a été rappelé au 7ème régiment de Hussards.

Il a été attaché, comme agent de liaison, au colonel Briant, commandant le 114ème régiment d’infanterie, qu’il suivit en Lorraine, sur la Marne et en Belgique. Nommé Maréchal des logis, le 12 septembre 1914, il a été blessé assez gravement, près de Zonnebecke, le 3 novembre 1914 (fracture du radius, shrapnell à la cuisse droite par éclat d’obus). Evacué dans l’un des hôpitaux de Rouen, il est envoyé en repos au dépôt du 7ème Hussard de Niort.

Mort de Guy de Fontaines :

C'est là qu'il apprit la mort de son jeune ami Guy de Fontaines. Dans une lettre à ses parents, il écrit à son sujet :

"Ma chère maman, mon cher papa, C'est terrible la disparition de ce pauvre Guy de Fontaines, et j'en suis tout saisi (…) Pauvres parents, quelle tristesse (…) Un fils unique ! Mais c'est un nouveau héros à ajouter à tant d'autres, et à l'heure qu'il est peut-on souhaiter une plus belle façon de finir sa vie, et n'est-ce pas celle que doit rêver tout vrai soldat français ? "

[ PS : Né le 28 avril 1890 à Réaumur, soldat au 125ème régiment d’infanterie, Guy de Fontaines fut tué à l’ennemi à Loos (Pas-de-Calais), le 11 mai 1915 - Il était le fils de Guy Henri Pierre, propriétaire à Réaumur, et de Blanche Jouan de Kervenoaël.]

Ce séjour à l'arrière de plusieurs mois lui pèse de plus en plus et il aspire à un service plus actif. "Je me suis fait inscrire, comme apte et volontaire, écrit-il le 8 avril 1915, car la vie de dépôt devient de plus en plus horrible et cela me fait mal au coeur de me voir ici, alors que tant d'autres se battent...".

Volontaire pour l'aéronautique militaire :

Apprenant qu’on recherche des pilotes d’avion, il saisit l’occasion et fait sa demande : " Chers bons parents, (…) Écoutez bien ceci : hier matin arrivait au quartier général de la Division, une circulaire urgente demandant des pilotes pour l'aviation. J'ai sauté sur ce bon filon. Je me suis fait inscrire et ma demande est faite. Je fais des voeux pour qu'elle soit acceptée. Vous me connaissez : je n'ai pas peur ; donc n'ayez pas peur vous-mêmes. Vous savez que depuis longtemps cette idée me trottait dans la tête. C'est un idéal que je poursuis, je suis en train de vivre ma vie, et pour qui ? Pour notre belle France. C'est un métier dangereux ; mais on dira ce qu'on voudra, c'est superbe : la Science et le Progrès luttant contre la Barbarie (...)"

Ecole d'aviation de Buc :

Après dix mois loin du front, il est enfin détaché à l’école d’aviation de Buc (78), le 9 septembre 1915 et commence sa formation de pilote. Le 18 octobre, il décrit à ses parents son baptême de l’air : "Dans la vie d’un pilote c’est le premier vol qui compte et qui est le plus émotionnant ; les autres ne sont rien. Mais celui-là, c’est sublime et superbe. Il faisait un temps un peu lumineux, mais pas un souffle. Du haut de mon appareil, mes chers parents, j’ai pensé à vous tous ; il me semblait veiller plus étroitement sur vous, vous qui avez tant veillé et veillez encore sur moi ."

Brevet de pilote militaire :

Ayant réussi les épreuves du brevet militaire, il obtient le brevet de pilote militaire n° 2148, le 26 décembre 1915 et passe un mois à l’école de perfectionnement d’Avord. Il quitte Avord, le 4 février 1916 pour rejoindre le GDE jusqu'au 25 février 1916. Ensuite il est affecté à la RGA du 25 février au 5 avril 1916.

Pilote de l'escadrille C 10 :

René Gibaud est affecté à l’escadrille C 10, stationnée à Lagny-le-Sec (60), le 8 avril 1916, et participe à l’offensive de la Somme, où il obtient une citation à l’ordre du 35ème corps d’armée : "Incomplètement remis des trois blessures reçues comme agent de liaison d’infanterie, a fait preuve au cours des attaques d’une énergie, d’un sang-froid et d’une endurance à toute épreuve, volant jusqu’à la limite de ses forces. A eu son appareil sérieusement endommagé par les balles, les 25, 26 et 29 juillet."

Tué au combat :

Promu adjudant le 25 janvier 1917, René Gibaud disparait le 9 mars 1917 à Plessis Cacheleux (60), dans le bois des Essarts, lors d’une mission d’observation. Parti vers 9 h, en compagnie du sous-lieutenant observateur Auguste Le Mevel, son avion traversa les lignes ennemies vers 10 h 30 et fut immédiatement entouré d’éclats d’obus tirés par la DCA allemande. Des témoins virent un obus éclater très près de l’appareil qui piqua aussitôt dans la direction de nos lignes; mais la chute s’accentua et l’appareil s’abattit à l’intérieur des lignes ennemies. Leurs corps furent inhumés par les Allemands et une inscription fut apposée sur leur tombe après la reconquête du terrain par les Français. Il avait donné à son avion le nom de "La Mélusine", célèbre fée vendéenne.

Croix de Guerre à titre posthume :

Il reçut la Croix de guerre et une citation à l’ordre de l’armée, à titre posthume, le 29 mars 1917 : "Pilote d’un sang-froid et d’un courage remarquables. A fait preuve des plus belles qualités militaires dans les circonstances les plus difficiles. Glorieusement tombé au cours d’une reconnaissance, le 9 mars 1917."

Sources :

Pam - MpF - JORF - CCC escadrille C 10 - Liste des brevets militaires - Fiche Matricule du département de la Vendée - Dernière mise à jour : 21 juillet 2016.

 

Le MdL René Gibaud, pilote de l'escadrille C 10, pose à sa table de travail dans la baraque d'habitation qu'il partage avec plusieurs autres pilotes de son unité - Voir le photo ci-dessus - Photo René Gibaud transmise par Pascal Roux, son petit-neveu que je remercie pour son aide.

Autre photo du MdL René Gibaud, dans la baraque d'habitation qu'il partage avec plusieurs autres pilotes de son unité - Photo René Gibaud transmise par Pascal Roux, son petit-neveu que je remercie pour son aide.

Intérieur de la baraque occupée par le MdL René Gibaud - Photo René Gibaud transmise par Pascal Roux, son petit-neveu que je remercie pour son aide.

Hangars Bessonneau de l'escadrille C 6 entre le 8 avril 1916 et le9 mars 1917 - Photo René Gibaud transmise par Pascal Roux, son petit-neveu que je remercie pour son aide.

Les deux mécaniciens affectés au service de l'Adj René Gibaud pose devant le Caudron G 4 n° C 2053 codé "7" baptisé "Mélusine" qui lui a été affecté - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Photo René Gibaud transmise par Pascal Roux, son petit-neveu que je remercie pour son aide.

Le MdL René Gibaud, pilote de l'escadrille C 10, pose en compagnie de ses deux mécanicien devant le Caudron G 4 n° C 2053 codé "7" baptisé "Mélusine" qui lui a été affecté - Le capot moteur de gauche a été changé et ne porte plus les ailes comme la photo précédentes - Photo René Gibaud transmise par Pascal Roux, son petit-neveu que je remercie pour son aide.

Gros plan sur le nez du Caudron G 4 n° C 2053 codé "7" baptisé "Mélusine" de l'Adj René Gibaud - Photo René Gibaud transmise par Pascal Roux, son petit-neveu que je remercie pour son aide.

Caudron G 4 n° C 2053 codé "7" baptisé "Mélusine" de l'Adj René Gibaud - Photo René Gibaud transmise par Pascal Roux, son petit-neveu que je remercie pour son aide.

Avis mortuaire de l'Adj René Marcel Gibaud, pilote de l'escadrille C 10, tué en mission dans les environs de Lassigny, le 9 mars 1917 - Photo Pascal Roux, son petit-neveu que je remercie pour son aide.

 

Remerciements à :

- M. Pascal Roux pour l'envoi des archives de René Gibaud, son grand-oncle.

Bibliographie :

- Les escadrilles de l'aéronautique militaire française - Symbolique et histoire - 1912-1920 - Ouvrage collectif publié par le SHAA de Vincennes en 2003.
- The French Air Service War Chronology 1914-1918 par Frank W.Bailey et Christophe Cony publié par les éditions Grub Street en 2001.
- Le Journal Officiel de la République Française mis en ligne sur le site "Gallica" de la Grande Bibliothèque de France.
- Carnets de Comptabilité en Campagne des escadrilles mis en ligne par le Site "Mémoire des Hommes."
- Les "As" français de la Grande Guerre en deux tomes par Daniel Porret publié par le SHAA en 1983.
- Les Armées françaises dans la Grande Guerre publié à partir de 1922 par le Ministère de la Guerre.
- Base de données "Personnels de l'aéronautique militaire" du site "Mémoire des Hommes".
- Base de données "Mort pour la France" du site "Mémoire des Hommes".

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Général Maurice Duval Maurice Lepleux

 

 

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