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Les débuts de l'aviation militaire

Le premier militaire breveté pilote :

Le capitaine Ferdinand Ferber, du 19ème régiment d’artillerie, qui commença à voler sur un aéroplane à moteur à explosions, fut le premier militaire a être breveté (*) par l’Aéroclub de France. Il devait se tuer peu après dans un accident d’avion, le 22 septembre 1909, sur le territoire de la commune de Marquise, près de Boulogne-sur-Mer, aux commandes un biplan Voisin à moteur Antoinette. Après être resté en l’air une demi-heure, son avion touche une tranchée de drainage lors de l’atterrissage et capote. Ferber qui a été projeté au sol, reçoit le moteur sur l’abdomen et la poitrine. Emmené dans l’ambulance, le pilote livide, sait qu’il est touché gravement. Une heure après, il meurt d’une hémorragie interne. Il est le premier militaire victime de l’aviation.
(* Brevet n° 5 bis du 7 janvier 1909)

Cne Ferdinand Ferber en grande tenue du 19ème régiment d'artillerie - Carte postale d'époque.

Le Cne Ferdinand Ferber aux commandes du Ferber IX lors du vol du 14 juillet 1909 sur le polygone d'Issy-les-Moulineaux - Brevet civil de l'Aéroclub de France n° 5 bis, délivré le 7 janvier 1909 - Carte postale d'époque.

Cne Louis Ferdinand Ferber - Né le 8 février 1862 à Lyon 3ème (Rhône) - Fils d'Auguste Ernest Chrétien François Ferber (négociant et propriétaire d'une filature) et de Louise Adélaïde Dobler - Domiciliés 26, quai Castellane à Lyon - Classe 1882 - Recrutement du bureau central de Lyon (Rhône) sous le matricule n° 2017 - Engagé à l'école Polytechnique, le 16 octobre 1882 - Termine sa formation à l'école 96ème sur 243 - Admis au service dans l'artillerie en 1884, classé 20ème sur 95 élèves - Nommé Sous-lieutenant et élève de l'école d'application de l'artillerie et du génie, le 1er octobre 1884 - Nommé Lieutenant de seconde classe et affecté au 36ème régiment d'artillerie, le 1er octobre 1886 - Affecté au 9ème bataillon d'artillerie de forteresse, le 3 septembre 1887 - Marié avec Mlle Marthe Pauline Marie de Stoutz, le 29 octobre 1887 - Ils auront trois enfants Andrée (1888), Jean Ferdinand Gustave (1892) et Robert (1894) - Nommé Lieutenant de première classe, le 7 mars 1889 - Nommé Capitaine de seconde classe et affecté au 6ème régiment d'artillerie, le 2 octobre 1893 - Professeur adjoint d'artillerie de l'école d'application de Fontainebleau, le 10 juillet 1896 - Affecté au 36ème régiment d'artillerie, le 30 décembre 1896 - Affecté au 38ème régiment d'artillerie, le 2 avril 1898 - Affecté au 32ème régiment d'artillerie, le 29 septembre 1898 - Affecté à la 17ème batterie alpine du 19ème régiment d'artillerie, caserné à Nice, le 3 novembre 1900 - Nommé Capitaine de première classe, le 16 mars 1901 - Affecté à la direction de l'artillerie de Nice, le 30 mars 1904 - Détaché au laboratoire de recherches relatives de l'aérostation militaire de Chalais-Meudon, le 9 mai 1904 - Secrétaire de la commission d'aviation de l'Aéroclub de France de 1904 à 1909 - Commandant de l'école des pilotes de la Ligue Nationale Aérienne Prend part à de nombreux meetings aériens sous le pseudonyme de "de Rue", du nom de la propriété familiale en Suisse - A mis au point cinq planeurs baptisés "Ferber I" à "Ferber V" et quatre aéroplanes motorisés baptisés "Ferber VI" à "Ferber IX" - Chevalier de la Légion d'Honneur, le 29 décembre 1904 - Réussit avec son aéroplane, le premier véritable vol stable en Europe, le 27 mai 1905 - Prend un congé sans solde de trois ans pour devenir administrateur de la société d'aviation "Antoinette" - Brevet de pilote civil n° 5 bis délivré par l'Aéroclub de France, le 7 janvier 1909 Affecté au dépôt d'artillerie de Brest, le 21 août 1909 - Obtient un nouveau congé sans solde et achète un avion Voisin - Il participe à ses commandes aux meetings de Reims et de Boulogne-sur-Mer - Tué au cours d'un accident, aux commandes d'un avion Voisin à moteur Antoinette, sur le territoire de la commune de Marquise, le 22 septembre 1909 - De nos jours, cette zone appartient à la commune de Beuvrequen - Ses obséques ont eu lieu au temple de l'église réformée de la rue des Tintelleries à Boulogne-sur-Mer, le 25 septembre 1909 - Ferdinand Ferber repose dans le cimetière de Loyasse dans le 5ème arrondissement de Lyon (Rhône) - Sources : Acte de naissance - Etat général des services et campagnes - Fiche Matricule du département du Rhône - LO - Site internet de l'école Polytechnique - L'Aérophile - Acte de décès - Dernière mise à jour : 11 mai 2017.

Trois vues de l'avion du capitaine Ferber, le Ferber IX - Cartes postales d'époque.

Création de l'école supérieure de l’aéronautique :

L’école supérieure de l’aéronautique et de constructions mécaniques est créée par le Cdt Jean-Baptiste Roche en septembre 1909. Elle occupe l'ancienne salle des séances de l'académie de médecine. Elle est placée sous la présidence du M. (Paul) Doumer, député et président du conseil de perfectionnement de l'école. Sous le commandement du Cdt Roche, les professeurs de l'école sont le Cdt XXX Renard, Cne Jacques Théodore Sacconey de la section technique du génie, pour la télé-photographie, le Cdt Jules Voyer, chef de l'établissement central de Meudon pour les applications de l'aéronautique à l'armée.

Au sein de cette école, les ingénieurs constructeurs d'aérostats, d'aéroplanes et de moteurs légers sont formés. L'enseignement donné comporte des cours sur l'aéronautique générale, la mécanique de l'aviation, des moteurs légers, des exercices d'atelier, des essais de machines et des visites d'usines. Pour la première promotion, les cours ont commencé en novembre 1909 et se sont terminés en juillet 1910. Les trois premiers officiers, désignés pour suivre ces cours, étaient le Cne Maurice Couade du 29ème régiment d'artillerie, le Cne Louis Gabriel Madiot du 4ème bataillon (inspecteur d'armes de la direction de Reims) et le Cne Félix Marie du 23ème régiment d'artillerie.

Cne Maurice Couade - Né le 1er avril 1870 à Paris 17ème (Seine) - Fils d'Eugène Alfred Couade et de Marie Emilie Elisabeth Chivot - Domiciliés au 161, rue Legendre à Paris 17ème - Classé 129ème sur 265 au concours d'entrée à l'école Polytechnique - Classe 1890 - Recrutement du 6ème bureau de la Seine sous le matricule n° 3275 - Admis à l'école Polytechnique, le 22 octobre 1889 - Engagé volontaire, pour trois ans, au titre de l'école Polytechnique, pour l'arme de l'artillerie, le 1er octobre 1889 - Elève de l'école d'application de l'artillerie et du Génie, jusqu'au 1er septembre 1893 - Nommé lieutenant en 2ème (slt), le 11 septembre 1893 - Affecté à la 9ème batterie du 36ème régiment d'artillerie, le 1er octobre 1893 - Affecté à la 12ème batterie du 36ème régiment d'artillerie, le 9 septembre 1894 - A suivi les cours de l'école d'application de cavalerie, en qualité d'officier d'instruction en 1896-1897 - Affecté à la 12ème batterie du 4ème régiment d'artillerie - Nommé Lieutenant en 1er, le 30 décembre 1897 - Stagiaire aux forges du Centre - Nommé Capitaine, le 30 décembre 1901 - Affecté au 31ème régiment d'artillerie - Son stage aux forges du Centre étant terminé, il est affecté aux forges de l'Est, le 18 avril 1902 - Affecté au 8ème régiment d'artillerie, le 18 avril 1902 - Blessé en service commandé par une luxation du poignet droit, le 14 mai 1902 - Désigné pour suivre en 1903-1904, les cours de l'école supérieure d'électricité, en date du 24 octobre 1903 - Affecté au 9ème régiment d'artillerie, le 13 août 1904 - Affecté à la commission d'études pratiques d'artillerie de côte à Toulon (Var), le 14 août 1904 - Expérimente un système électromagnétique de commande à distance des batteries de côte.Affecté à la 17ème batterie du 19ème régiment d'artillerie, le 9 avril 1906 - Affecté à la 11ème batterie du 16ème régiment d'artillerie, en date du 23 mars 1907 - Affecté au 16ème régiment d'artillerie de campagne, le 8 juin 1907 - Affecté à la 6ème batterie du 29ème régiment d'artillerie, le 24 mars 1908 - Déposé un brevet d'invention pour le ciné-photo en juillet 1908 - Désigné pour suivre les cours de l'école supérieure d'aéronautique et de construction mécanique à Paris en 1909-1910, le 29 octobre 1909 - Affecté au laboratoire d'aviation militaire à Vincennes, le 28 mars 1913 - A conçu un parachute d'aviation en octobre 1913 - Grade de Chevalier de la Légion d'Honneur, en date du 31 décembre 1913 - Nommé Chef de bataillon (Cdt), à titre temporaire, le 18 novembre 1914 - Citation n° 31 à l'ordre du corps d'armée, en date du 26 décembre 1914 - Nommé Chef de bataillon, à titre définitif, le 25 décembre 1914 - Nommé Adjoint au colonel commandant de l'artillerie de la 63ème division, le 27 mai 1915 - Affecté au 6ème puis 2ème groupe d'artillerie lourde sur voie ferrée - Affecté au 9ème groupe du 78ème régiment d'ALVF, le 1er août 1917 - Affecté au 8ème groupe du 77ème régiment d'ALVF, le 11 octobre 1917 - Affecté au 4ème groupe du 78ème régiment d'ALVF, le 21 novembre 1917 - Nommé Commandant, par intérim, le 76ème régiment d'ALVF, le 3 mai 1918 - Nommé lieutenant-colonel, à titre temporaire, le 2 septembre 1918 - Commandant, par intérim, du régiment de marche 75ème / 76ème régiment d'artillerie, le 26 février 1919 - Adjoint au colonel commandant du 70ème régiment d'artillerie, le 21 mai 1919 - Affecté au 26ème régiment d'artillerie, le 20 novembre 1919 - Nommé lieutenant-colonel, à titre définitif, le 25 septembre 1921 - Classé à l'état-major particulier et affecté aux ateliers de construction de Puteaux, le 8 décembre 1921 - Entre le 31 août 1927 au 13 mai 1931, a déposé 9 brevets concernant les appareils de cinématographe - Affecté au 372ème régiment d'artillerie lourde sur voie ferrée, le 22 septembre 1927 - Affecté, dans la réserve, au centre de mobilisation d'artillerie n° 209, le 5 mai 1929 - Décédé en 1956 - Sources : Fiche matricule du 6ème bureau de la Seine conservée aux archives départementales de Paris - JORF - Site internet Cinematographes - Dernière mise à jour 7 mars 2025.

Les premières commandes d'aéroplanes militaires :

Le général Pierre Auguste Roques, directeur du génie militaire, est chargé de l’aérostation et de l’aviation. Le génie et l’artillerie, qui revendiquent la mission de créer l’aviation militaire, en sont chargés conjointement. Le général Brun, ministre de la Guerre, suite au rapport du capitaine Paul Lucas-Girardville, décide d’acquérir cinq machines que l'on va appeler aéroplanes (*). Après avoir examiné les résultats obtenus par les aéroplanes aux divers meetings, le général Roques fait commander ces 5 premiers appareils, deux biplans Farman à moteur Gnôme de 50 ch, deux biplans Wright à moteur Wright-Bariquand de 30 ch et un monoplan Blériot à moteur Anzani de 50 ch.

NB : Les appellations aéroplane et hydroplanes ont été utilisées jusqu'au 29 novembre 1911, date à laquelle seront adoptés les noms d'avion et d'hydravion.

Général Brun, ministre de la Guerre - Photo droits réservés.

Les premiers pilotes militaires sont formés dans des écoles de pilotage civiles :

Dix pilotes volontaires furent recrutés parmi les officiers des différentes armes et dirigés vers les écoles civiles existantes, à partir de décembre 1909.

Entre parenthèses et dans l'ordre : numéro de brevet civil de l'Aéroclub de France - date d'obtention - numéro de brevet militaire - décés éventuel.

  • Pour l’artillerie :
    • Cne Louis Madiot (n° 106 - 10/06/1906 - pas de brevet militaire - tué au cours d'un accident d'avion, le 23 octobre 1910),
    • Cne Félix Marie* (n° 80 - 17/05/1910 - n° 21),
    • Ltt Georges Bellenger (n° 45 - 05/04/1910 - n° 3).
  • Pour l’infanterie :
    • Ltt Pierre Clavenad (n° 294 - 23/10/1910 - n° 9 - tué au cours d'un accident de ballon spérique, le 17 avril 1913),
    • Ltt René Jost (n° 264 - 10/10/1910 - pas de brevet militaire - grièvement blessé au cours d'un accident d'avion, le 28 février 1912 - Décédé des suites de ses blessures, le 30 mars 1912),
    • Ltt Albert Féquant (n° 63 - 02/05/1910 - n° 65 - tué au combat, le 5 septembre 1915).
  • Pour l’infanterie coloniale :
    • Ltt Marcel Sido (n° 65 - 02/05/1910 - pas de brevet militaire).
  • Pour le génie :
    • Cne Albert Etévé (n° 89 - 10/06/1910 - n° 12),
    • Ltt Paul Aquaviva (n° 68 - 02/05/1910 - pas de brevet militaire),
    • Ltt Félix Camerman (n° 33 - 08/03/1910 - n° 47).

* Le 26/03/1910, à l’école d’aviation Blériot à Pau, le Cne Félix Marie se trouvant à 25 mètres de haut, a fait une chute d’aéroplane dans un virage. Fêlure des 8ème et 9ème côtes et contusion de la face externe de la cuisse gauche.

Différentes écoles civiles chargées de la formation des pilotes militaires :

  • Ecole Farman au camp de Châlons
  • Ecole Antoinette au camp de Châlons
  • Ecole Wright à Pau
  • Ecole Blériot à Pau.

Création du premier établissement d'aviation militaire à Vincennes :

Le premier établissement d’aviation militaire fut créé en décembre 1909 au polygone de Vincennes par l’artillerie et le Cdt Etienne en est nommé directeur. Le deuxième établissement fut créé début 1910, au camp d’aviation de Chalons, dirigé par le génie et destiné à l’instruction des aviateurs militaires. Le premier aéroplane livré à l’armée sera un biplan Wright qui arrivera le 10 février 1910 au camp de Satory, près de Versailles.

Représentation d'un des deux biplans Wright à moteur Wright-Bariquand de 30 Hp modifié par le Cne Albert Etévé - Il appartenait au lot des cinq premiers aéroplanes achetés par l'armée, à savoir deux biplans Farman à moteur Gnône de 50 ch, deux biplans Wright à moteur Wright-Bariquand de 30 ch et un monoplan Blériot à moteur Anzani de 50 ch - Cet officier était titulaire du brevet de l'Aéroclub de France n° 89, qu'il a obtenu le 10 juin 1910 - Il a obtenu le brevet de pilote militaire n° 12, obtenu le 3 juin 1911 - Dessin David Méchin.


Ltt Georges Bellenger - breveté militaire n° 3 - Brevet civil n° 45 en date du 5 avril 1910 - Il prendra le commandement de l'escadrille BL 3 en juillet 1912 - Photo : Sahara

Ltt Pierre Clavenad - Brevet militaire n° 9 - Breveté civil n° 294 en date du 21/10/1910 - Ce pilote sera tué dans l'accident du ballon Zodiac, le 16 avril 1913 - Après avoir traversé un orage de grêle, la nacelle a été projeté contre le mur d'une maison sur la commune de Noisy-le-Grand. Tous les occupants sont tués sur le coup - L'équipage était composé de Jacques Aumont-Thiéville, pilote et les capitaines Clavenad et de Noüe, le lieutenant de Vasselot et le sergent Richy, tous passagers - Le capitaine Clavenad était alors chef du service de l'aviation au Maroc - Ils accomplissaient un vol d'accoutumence à l'altitude - Carte postale d'époque

Ltt René Jost - brevet pilotage civil n°264 du 10/10/1910 - Tué le 30 mars 1912 dans un accident aérien - Carte postale d'époque

Ltt Albert Féquant photographié avant guerre devant un Henry Farman - Il porte son uniforme du 145ème régiment d'infanterie et la Légion d'Honneur, qu'il s'est vu décerner, le 12 juillet 1910 - Photo collection Michel Caplet que je remercie pour son aide.
Ltt Albert Féquant - Né le 2 janvier 1886 à Paris (75) - Fils de Rémy Féquant et de Berthe Chartier de la Touche - Domiciliés 12, rue de la Victoire à Paris - Classe 1906 - Recrutement du 3ème bureau de la Seine sous le n° matricule 1308 - Engagé volontaire à l'école spéciale militaire, le 27 octobre 1905 - Nommé Caporal, le 8 avril 1906 - Nommé Sergent, le 5 novembre 1906 - Nommé sous-lieutenant et affecté au 145ème régiment d'infanterie, le 12 octobre 1907 - Nommé Lieutenant, le 1er octobre 1909 - Brevet de pilote civil n° 63 décerné par l'Aéroclub de France, le 2 mai 1910 - Félicitations du Ministre de la Guerre, le 25 mai 1910 - Chevalier de la Légion d'Honneur, le 12 juillet 1910 - Affecté au 144ème régiment d'infanterie, le 9 février 1911 - Brevet de pilote militaire n° 65 obtenu le 2 novembre 1911 - Affecté au 25ème bataillon de sapeurs aérostiers du 1er régiment de Génie et placé en position de hors cadre aéronautique, le 23 décembre 1911 - Affecté au 72ème régiment d'infanterie, le 9 décembre 1912 - Affecté au 2ème groupe aéronautique de Reims, le 25 décembre 1912 - Marié avec Marie Madeleine Françoise Mallet, le 21 janvier 1914 - Domiciliés au 99, quai d'Orsay à Paris - Observateur de l'escadrille VB 2 / VB 102 du XX novembre 1914 au 6 septembre 1915 - Une citation à l'ordre de l'armée en date du 12 septembre 1914 - Une citation à l'ordre de l'armée en date du 18 octobre 1914 - Nommé Capitaine à titre définitif, le 22 mars 1915 - Tué d'une balle à la tête au cours d'un combat aérien, lors dune mission de bombardement entre Nancy (plateau de Malzéville) et Sarrebruck (Allemagne), le 6 septembre 1915 - Une citation à l'ordre de l'armée à titre posthume, le 8 septembre 1915.

Lieutenants Albert Féquant et Félix Camerman aux commandes d'avions Henry Farman HF 4 - Photo Sahara.

Ltt Marcel Sido - brevet civil n°65 en date du 2 mai 1910 - Carte postale d'époque

Ltt Albert Octave Etevé (Génie) - né en 1880 - Affecté à l'aérostation en 1906 - Brevet de pilote de ballon libre en 1917 - Capitaine pour fait de guerre au Maroc en 1908 - Brevet de pilote de dirigeable en février 1910 - Brevet de l'Aéroclub de France n° 89 en juin 1910 obteni sur avion Wright - Brevet de pilote militaire n° 12 en date du 3 juin 1911 - Inventeur d'un indicateur de vitesse (en 1911) et d'une tourelle pour mitrailleuse - Commandant l'école d'aviation militaire de Versailles jusqu'en 1914 - Chef du services de avions chargé du suivi et du contrôle des travaux constructeurs au Services des fabrications de l'aviation (SFA), de 1914 à 1916 pour les avions de série et les prototypes - Chef de service de la section technique de l'aéronautique (STAé) de 1916 à 1918 pour les avions nouveaux - Ingénieur de l'aéronautique en 1925 - Inspecteur général de l'aéronautique en 1935 - Dirige une mission sur l'armement aérien de 1936 à 1937 - D écédé en 1976 - Carte postale d'époque.

Ltt Paul Aquaviva - brevet civil n° 68 en date du 02/05/1910 - Carte postale d'époque.

Ltt Félix Camermann aux commandes d'un Henry Farman HF 4 - brevet civil n° 33 en date du 08/03/1910 - brevet militaire n° 47 - Carte postale d'époque.

Le Ltt Félix Camermann décolle aux commandes d'un Henri Farman HF-3 - En cartouche autour de l'image, de gauche à droite en haut : Ltt Pierre Clavenad (brevet de l'Aéroclub de France n° 294 en date du 23 novembre 1910, tué dans un accident de ballon, le 16 avril 1913), Cne Joseph Maillols (brevet de l'Aéroclub de France n° 131 en date du 1er juillet 1910), en bas : Ltt Félix Camermann (brevet de l'Aéroclub de France n° 33 en date du 8 mars 1910), le Cne Moreau - Ces aviateurs ont suivis des cours de pilotage à l'école d'aviation d'Henri Farman à Camp de Châlons / Mourmelon - Photo extraite de la revue "La vie au Grand Air" n° 602 du 2 avril 1910 transmise par Thierry Matra que je remercie pour son aide.

La plupart des officiers ont fait leur apprentissage à l'école Henri Farman de Mourmelon (Camp de Châlons) - Les lieutenants Pierre Clavenad et René Jost travaillent chez Antoinette (camp de Châlons), le Ltt Paul Aquaviva à Pau chez Blériot.
En cartouches en bas de l'image et de gauche à droite : Ltt Marcel Sido (brevet de l'Aéroclub de France n°65 en date du 2 mai 1910), Ltt René Jost (brevet de l'Aéroclub de France n°264 en date du 10 mai 1910, tué dans un accident le 30 mars 1912), Ltt Paul Aquaviva (brevet de l'Aéroclub de France n°68 en date du 2 mai 1910), Ltt Albert Féquant (brevet de l'Aéroclub de France n°63 en date du 2 mai 1910), Cne Charles Marconnet (brevet de l'Aéroclub de France n°90 en date du 10 juin 1910) - Photo extraite de la revue "La vie au Grand Air" n° 602 du 2 avril 1910 transmise par Thierry Matra que je remercie pour son aide.

Quelques grands pilotes militaires réunis sur une photo exceptionnelle entre août 1910 et octobre 1911 : Cne Charles Marconnet, Ltt René Chevreau, Ltt Albert Féquant, Ltt Jacques de Caumont-la-Force, Ltt Joseph Maillols, Ltt René Jost et Ltt Désiré Lucca - Photo collection Jerome Discours - Site Military-Photo que je remercie pour son aide - Merci à Jean Lerault pour sa correction de légende.

 

 

Rermerciements à :

- M. Jérome Discours du Site Military-Photo - Voir le lien
- M. David Méchin pour l'envoi des profils des avions utilisés par l'aéronautique militaire.
- M. Thierry Matra pour la transmission de l'artiche de la Vie au Grand Air du 2 avril 1910.

Bibliographie :

- Histoire de l'Aviation par René Chambe - Publié par Flammarion en 1949 - Collection de l'auteur.
- Les escadrilles de l'aéronautique militaire française - Symbolique et histoire - 1912-1920 - Ouvrage collectif publié par le SHAA de Vincennes en 2003.
- L'aviation française 1914-1940, ses escadrilles, ses insignes - par le Commandant E Moreau-Bérillon - publié à compte d'auteur en 1970.
- De l'Aéronautique militaire "1912" à l'Armée de l'Air "1976" par Myrone N. Cuich publié à compte d'auteur en 1978.
- Site Internet "Aerostèles" consacré aux lieux de mémoire aéronautique par Pierre Pécastaingts - Voir le lien

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