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Les pertes de l'aviation militaire pour l'année 1911 :

    Cne L. Byasson (Marine +13/04/1911 à Coignières) - Cne Edmond Tarron (+18/04/1911 sur le terrain d'aviation de Villacoublay) – Ltt Paul Loder (grièvement blessé sur le terrain d'aviation de St-Cyr, le 06/051911 / décédé des suites de ses blessures au Val-de-Grâce, le 7 décembre 1911) - Ltt Pierre Princeteau (+18/06/1911 à Issy-les-Moulineaux) - Ltt Jacques de Grailly (+02/09/1911 à Rigny-la-Nonesse) - Cne Victor Carmine (+02/09/1911 à Vanvillé) - Ltt Charles Lantheaume du centre d'aviation de Douai (+13/12/1911 à Vert-St-Denis) - Ltt Chautard.

Quelques uns des premiers militaires tués en service dans l'Aéronautique militaire - Document transmis par M. François Clément que je remercie pour son aide.

Le Cne Georges Bellenger relie Vincennes à Croix-d'Hins :

Les 1er et 2 février 1911, le Cne Georges Bellenger réalise une mission aérienne à longue distance et relie Vincennes-Maison-Blanche à Croix d'Hins (33), aux commandes d'un Blériot, en 7h 15mn de vol.

Voilà un résumé de ce vol : "Au départ de Vincennes, je gagne contre le vent, vers le Nord-est, l'altitude est de 200 mètres, puis me dirige vers le Sud, vers Juvisy et la touir de Montlhéry. Je longe ensuite la voie ferrée d'Etampes à Orléans, en luttant de vitesse avec un express qui reste peu à peu derrière moi. De forts remous sur la forêt m'obligent à monter jusqu'à 650 mètres: apercevant alors la Loire près de Meung, je la suis par Beaugency jusqu'à Blois, où je la quitte, pour atterrir à 10 h 32 mn à l'aérodrome de Pontlevoy, à 25 km au Sud-Ouest de Blois.

A 12h22, je prends encore 200 mètres de hauteur contre le vent, puis tourne au Sud-Ouest par Montrichard, Ligueil, Loches, Châtellerault vers Poitiers, où j'atterris au camp de Biard, à 1h28. Mon mécanicien Pinguet m'y attends, les aides me manquent pas : trois batteries. Pinguet soigne l'appareil pendant que je me restaure.

A 2h30 environ, je fais placer l'appareil à un endroit convenable, et repars pour une 3ème fois, toujours face au vent. Je suis la route de Poitiers à Bordeaux, très géné par la brume que le soleil éclaire à contre jour. La partie située entre Angoulème et Barbezieux est particulièrement difficile. Enfin, après m'être demandé à plusieurs reprises si je n'ai pas commis d'erreur, j'aperçois au loin, dans le Sud-Ouest, le bec d'Ambez, avec la Garonne et la Dordogne. La route devient alors très facile jusqu'à Bordeaux que je laisse à l'Est, pour me diriger sur Croix-d'Hins. Je ne connais pas l'aérodrome, mais la forme caractéristique des hangars d'aviation m'indique l'endroit. D'ailleurs il y a une vingtaine de personnes qui me font signe, et qui, un instant après, me serrent la main." Arrivée à 5h30.

Du 12 au 15 avril 1911, des manoeuvres militaires ont été faites sur la Beauce, de Satory-Villacoublay à Chartres. Les équipages suivants y ont participé :
  • Cne Etevé et caporal Caye,
  • Ltt Lucca et Ltt Hennequin,
  • Ltt Cheutin et Ltt Caussin,
  • Ltt Binda et Sgt Autheaume,
  • Ltt Ménard et Ltt Do Hu,
  • Cne Tarron et le Cne de Chaunac.

Le Cne Tarron se tue le 18 avril, en rentrant à Villacoublay.

Le 13 avril, les lieutenants Princeteau et de Rose survolent les 18ème et 208ème régiment d'infanterie en manoeuvres. Le Ltt Rémy vole de Mourmelon à Chaumont; puis de Chaumont, arrive le lendemain, à sa destination, à Besançon. Le Lieutenant de Vaisseau Byasson, parti de Buc, sur Maurice Farman, tombe près de Coignières, près de Rambouillet et se tue.

Le général Roques chef de l'inspection générale de l'aéronautique :

Le Général Roques, chef de l'inspection générale de l'aéronautique, lors d'une visite des attachés militaires japonais sur le terrain de Buc, le 28 mai 1911 De gauche à droite : Cne Charles Marconnet - Cne Félix Marie - Cne Do-Hu-Tai - Gal Roques. Photo agence M.Rol en vente sur le Site Internet "Past to Present".

Ecoles formant les pilotes militaires :

En 1911, le nombre des écoles militaires s’accroit :

  • Blériot à Pau.
  • Breguet à Douai.
  • Henri-Farman au camp de Châlons
  • Maurice-Farman à Toussus.

Il faut ajouter à ces écoles qui ne forment que des personnels militaires, celles des constructeurs et fournisseurs de l’armée qui sont mixtes :

  • Henri-Farman.
  • Blériot
  • Antoinette
  • Wright
  • Maurice-Farman
  • Sommer
  • Breguet
  • Voisin
  • Deperdussin
  • REP.

En 1911, on trouve en service dans l'aéronautique militaire française :

  • 4 marques de biplans :
    • Henri-Farman (HF 7 et 7 bis)
    • Maurice-Farman
    • Breguet (type 1911)
    • Voisin
  • 4 marques de monoplans :
    • Blériot (BL XI)
    • Deperdussin (B 1911)
    • Nieuport (type 4G)
    • REP (type B)

Le 20 juillet 1911, l'aviation démontre que non seulement qu'elle peut observer mais aussi rendre compte. L'Adj Paul Ménard (pilote) et le Cne Paul Brénot (chargé de la TSF), à bord d'un Farman à moteur Gnome de 50 ch, transmettent par radio un message à la tour Eiffel distante de 50 kilomètres alors qu'ils volent à 500 mètres d'altitude, près de Rambouillet.

Manœuvres de l’Est du 5 au 15 septembre 1911 :
Manœuvres des Ardennes du 10 au 18 septembre 1911 :

Les résultats obtenus en 1910 ont été si importants, qu'il n'est plus concevable que des manoeuvres aient lieu sans le concours de l'aviation. Aussi, aux manoeuvres de l'Est, du 5 au 15 septembre 1911 et aux manoeuvres des Ardennes du 10 au 18 septembre 1911, vont prendre part 25, puis 22 appareils militaires.
De jour en jour, l'aviation militaire s'organise. Des parcs, avec des camions automobiles-ateliers, des tracteurs de transport pour le personnel, remorques pour les avions tractés sur route, ailes repliées, sont expérimentés. Le point faible, qui était le manque de moyens d'entretien et de réparation en campagne, est considérablement amélioré.

Des vols remarquables sont accomplis. On doit retenir que les 25 appareils prenant part aux manoeuvres de l'Est se concentrent le 15 septembre sur le terrain d'Héricourt et, le 16, au reçu d'un ordre inopiné, décollent et atterrissent tous, une 1/2 heure plus tard, sur le polygone de Belfort.

Voici le détail de la participation des aviateurs à ces manoeuvres. Ils ont été répartis en 3 groupes distincts :

  • 1er groupe aux manoeuvres du 6ème corps d'armée dans la région de Vesoul et Belfort.
  • 2ème groupe au manoeuvres du 7ème corps d'armée dans la région de Verdun, Dun-sur-Meuse et des Ardennes.
  • 3ème groupe aux manoeuvres de cavalerie au camp de Mailly.

Inventaires des pilotes et avions engagés dans les manoeuvres du 7ème CA:

  • Cne Félix, chef du service aéronautique du 7ème CA.
  • 1ère section sur Blériot : Cne Bellenger - Ltt Clavenad - Ltt Chevreau.
  • 2ème section sur Blériot : Cne Echaman - Cne de Goys - Ltt Ducourneau - Ltt Yence - Ltt de Malherbe - Caporal Legagneux (réserviste).
  • Appareils Breguet : Ltt Ludmann - Ltt Gourlez - Ltt Péralda - Ltt Migaud - Sgt Moineau (réserviste).
  • Appareils Henry Farman : Cne Casse - Ltt Rémy - Ltt Blard - Slt Martinet (réserviste) - Caporal Bille (réserviste) - Sapeur Loridant (réserviste).
  • Appareils Deperdussin : Ltt Trétarre - Sapeur Aubrun (réserviste) - sapeur Pascal (réserviste).
  • Appareils Morane : Sapeur Tabuteau (réserviste) - Sapeur Védrines (réserviste).

La 1ère section Blériot commandée par le Cne Bellenger était exclusivement affectée à l'artillerie pour indiquer les objectifs, contrôler et rectifier les tirs. Elle a rempli sa mission et augmenté ainsi l'efficacité des tirs d'artillerie. En outre, les avions de cette section, transportés démontés sur des remorques spécialement aménagées et remorquées par des avant-trains d'artillerie trainées par des chevaux, ont suivi les pièces d'artillerie partout où elles ont été déployés.

Deperdussin B modèle 1911 engagé pendant les grandes manoeuvres de 1911, photographié sur le terrain d'Héricourt, le 13 septembre 1911 - Trois avions de ce type ont participé aux opérations, ils avaient aux commandes les Ltt Trétarre, Sapeur Aubrun (réserviste) et sapeur Pascal (réserviste) - Cet avion étant totalement dépourvu de marquage d'identification, je ne suis pas capable de dire à quel pilote était affecté cet exemplaire - Photo collection Thomas Thomopoulos que je remercie pour son aide.

Autres sections engagés dans les missions de reconnaissance et de liaison :

  • Cne Etévé, chef des services de l'aviation.
  • Appareils Maurice Farman : Ltt Cheutin - Sapeur Fourny (réserviste) - Sapeur Eugène Renaux (réserviste).
  • Appareils Henry Farman : Ltt Mailfert - Ltt Camerman - Slt Ménard.
  • Appareils Nieuport : Ltt Philippe Féquant - Ltt Maillols - EV Delage - Sapeur Nieuport (réserviste) - Sapeur de Montjou (réserviste).
  • Appareils Antoinette : Caporal Schlumberger - Caporal Latham (réserviste).
  • Appareil Voisin : Sgt Colliex (réserviste).
  • Appareils Sommer : Sapeur Sommer (réserviste) - Sapeur Kimmerling (réserviste) - Sapeur Martin (réserviste) - Sapeur Bathiat (réserviste).

Manoeuvres de cavalerie du camp de Mailly : Ltt de Rose - Ltt de Malherbe

Pendant les grandes manoeuvres de l'Est, plusieurs accidents aériens viendront endeuiller les exercices aériens. D’abord le 2 septembre 1911, deux officiers aviateurs, le capitaine Victor Camines et le lieutenant Jacques de Grailly, se tuent aux commandes de leurs appareils REP. Puis le 15 septembre, en présentant son type IV militaire au concours militaire, Edouard Nieuport est victime d’un accident à l'atterrissage à Charny. En provenance d’Issy-les-Moulineaux, son appareil, déstabilisé par une rafale, s’écrase au sol. Edouard Nieuport qui a heurté la tablette à cartes fixée devant lui, meurt le lendemain d'une hémorragie interne.

En 1911, le prix moyen d'un appareil militaire est de 25.000 francs, son entretien annuel est estimé à 10.000 francs. La formation d'un élève pilote revient à 4.000 francs, il est prévu d'en former 250 par an.

Cne Victor Alexandre Camine - Né le 21 juillet 1879 à Aix-les-Bains - Affecté au 1er régiment du Génie - Nommé Sergent - Elève officier à l'école militaire de l'artillerie et du génie - Nommé Sous-lieutenant et affecté au 5ème régiment du Génie stationné à Versailles, le 1er avril 1903 - Nommé Lieutenant en 2ème, le 1er avril 1905 - Promu capitaine, le 24 décembre 1910 - Brevet de pilote de l'Aéroclub de France n° 417 obtenu le 3 mars 1911 - Brevet de pilote militaire n° 35 obtenu le 19 août 1911 - Afin de participer aux manoeuvres du 7ème corps d'armée, il décolle du terrain de Buc-Aviation, le 2 septembre 1911 - Alors qu'il survole Nangis, à une altitude de 300 mètres, il entame une descente en piqué d'une cinquantaine de mètres qui ne sera pas redressée - Son avion s'écrase dans le fossé de la route de Paris à Bâle, à mi-chemin des communes de Maison-Rouge et Vanvillé - Au moment de l'impact avec le sol, l'officier a été éjecté de son siège et est retombé la tête la première, à 8 mètres plus loin - Il a été tué sur le coup - Son appareil a été complétement détruit - Victor Camine repose dans le cimetière St-Roch de Grenoble - Carte postale d'époque - Sources : JORF - Dernière mise à jour 21 juillet 2015.

Ltt Jacques de Grailly aux commandes d'un REP militaire monoplace - Né le 27 septembre 1884 à Poitiers - Affecté au 8ème régiment de Cuirassiers - Nommé Lieutenant, le 1er octobre 1907 - Brevet de pilote de l'Aéroclub de France n° 399 - Brevet de pilote militaire n° 22 en date du 2 août 1911 - Placé en position hors cadre au titre de l'aviation militaire - Affecté à la 2ème section d'aviateurs militaires du 7ème corps - Quelques jours avant, il avait effectué des vols de reconnaissance entre Compiègne et Châlons en 1h15 et Mourmelon à Paris en 2 heures - Après avoir décollé du terrain de Buc, cet officier, qui se rendait par la voie des airs aux manoeuvres de l'Est, s'est tué dans un accident aérien, aux commandes d'un monoplace militaire REP, tombé à Rigny-la-Nonneuse (Seine-et-Marne), le 2 septembre 1911 - Carte postale d'époque.

Monument érigé en hommage au lieutenant Jacques de Grailly sur la commune de Rigny-la-Nonesse - Cet officier s'est tué à cet endroit, le 2 septembre 1911 alors qu'il se rendait aux grandes manoeuvres de l'Est - Carte postale d'époque.

Cne Victor Alexandre Camines aux commandes d'un REP militaire monoplace - Né le 21 juillet 1879 à Aix-les-Bains - Affecté au 5ème régiment de Génie de Versailles - Nommé capitaine, le 24 décembre 1910 - Brevet de pilote de l'Aéroclub de France n° 417 - Brevet de pilote militaire n° 35 en date du 19 août 1911 - Après avoir décollé du terrain de Buc, cet officier se rendait à Vesoul pour participer aux manoeuvres de l'Est - Il s'est tué dans un accident aérien, aux commandes d'un monoplace militaire REP, tombé à Vanvillé (Seine-et-Marne), le 2 septembre 1911 - Carte postale d'époque.

Concours militaire de Reims de 1911 :

Mais les manoeuvres de 1910 et 1911 ont mis en évidence une insuffisance manifeste, à laquelle il importe de remédier, les appareils qui équipent l'aviation militaire n'ont pas été conçus dans ce but. Ce sont des avions civils, construit pour le sport, pour des vols ordinaires ou pour de la compétition, mais ni leurs possibilités, ni leur aménagement n'ont été prévus pour des fins de guerre. Il est grand temps d'attirer sur ce point l'attention des constructeurs et de leur imposer par un cahier des charges approprié des obligations précises pour la construction des avions destinés à l'armée. Le général Roques organise aussitôt un concours qui restera dans l'histoire de l'aéronautique sous le nom de "Concours militaire de Reims".
 
Les conditions imposées aux appareils sont sévères.
 
Nul avion ne pourra désormais être agréé par l'armée :

  • s'il n'a pas été construit en France, moteur compris,
  • s'il n'est capable d'accomplir sans escale, un circuit ferme de 300 km,
  • s'il ne peut porter 300 kilos de charge utile, (essence - huile - eau non comprise)
  • pouvoir emporter 3 personnes,
  • la vitesse de vol devra atteindre au minimum 60 km/h par vent nul,
  • l'avion devra être capable d'atterrir sans difficulté en campagne, (chaumes, prairies, luzernes et terres labourées)
  • Il devra être d'un transport aisé par route et par voie ferrée,
  • il devra être d'un remontage et d'un réglage simple.

Le concours de Reims s'ouvre d'octobre à novembre 1911. Les concurrents ont deux mois pour accomplir les épreuves prescrites.

Voilà le classement :

  • 1er - Nieuport - avec un monoplan moteur Gnôme de 100 ch piloté par Weymann - vitesse 117 km/h.
  • 2ème - Breguet - avec un biplan moteur Gnôme de 140 ch piloté par Moineau - vitesse 95 km/h.
  • 3ème - Deperdussin - avec un monoplan moteur Gnôme de 100 ch piloté par Maurice Prévost- vitesse 89 km/h.
  • 4ème - Breguet - avec un biplan moteur Gnôme de 100 ch piloté par Henri Brégi - vitesse 87 km/h.
  • 5ème - Henri Farman - avec un biplan moteur Gnôme de 100 ch piloté par Fischer - vitesse 85 km/h.
  • 6ème - Maurice Farman - avec un biplan moteur Renault de 70 ch piloté par Barra - vitesse 76 km/h.
  • 7ème - Maurice Farman - avec un biplan moteur Renault de 70 ch piloté par Eugène Renaux - vitesse 72 km/h.
  • 8ème - Savary - avec un biplan moteur Labor-Aviation de 70 ch piloté par Frantz* - vitesse 67 km/h. (auteur de la 1ère victoire homologuée française de la GG)

L’armée, convaincue par la valeur du monoplan Nieuport II N, commande à la firme de Suresnes douze appareils à moteur Le Rhône 80 ch pour former une escadrille, la N 12, qui sera formée à Reims en début d'année 1913.

Tous les concurrents accomplissent avec succès le circuit fermé de 300 kilomètres avec 3 passagers, et atterrirent et décollèrent aisément en campagne. C'est à partir de ce moment, que l'aviation française va être dotée d'excellents avions, aptes aux missions de guerre.

Les tenues s'adaptent à l'aviation :

Les officiers aviateurs avaient l’uniforme de leur arme. Toutefois pour la tenue de sortie, les pilotes porteront une aile dorée avec une étoile de chaque coté du collet de la tunique, tandis qu’ils portent sur le bras gauche, un brassard noir orné d’une aile dorée avec une hélice au centre. Le port de ce brassard dispensera les officiers de porter le sabre.

Les aéroplanes et hydro-aéroplanes deviennent les avions et hydravions :

Le 29 novembre 1911, par décision du général Roques et en hommage à Clément Ader, tous les aéroplanes à moteur qui peuvent décoller par leur propre moyen, seront appelés avions et les hydro-aéroplanes, des hydravions.

Le tir de projectiles depuis un avion ou un dirigeable fait l'objet de recherches spéciales de la part de l'établissement d'aviation militaire de Vincennes qui étudie un appareil de visée et installe, en 1912, au camp de Châlons, un polygone de tir.

Le Ltt Joseph Peralda, inspecteur du permis aéronautique militaire :

Ltt Joseph Peralda - Inspecteur du permis aéronautique militaire - Brevet civil n° 428 en date du 3 mars 1911 - Brevet militaire n° 88 - photo prise en 1911 - Assurera le commandement de l'escadrille C 34 du 20 juillet au 1er octobre 1916 - Photo Agence Rol en vente sur le site "past to Present"

Concours militaire de Reims de 1911 :

Nieuport IV G à moteur Gnôme de 100 ch piloté par Weymann, grand vainqueur du concours militaire de Reims de 1911 - Photo : Site Internet "Past to Present"

Le Blériot XI du LV Jean-Louis Conneau (alias Beaumont) après son capotage sur le terrain de Reims-Bétheny - Carte postale d'époque.

Du 5 au 15 septembre 1911 - Manoeuvres de l'Est

Blériot XI du Cne Julien Félix dans sa tente abri de type B. Manoeuvre de l'Est - le 15 septembre 1911. Photo de l'agence M Branger en vente sur le Site Internet "Past to Present"

Détails du Blériot XI du Cne Julien Félix dans sa tente abri type B. Au moins, les mécaniciens peuvent travailler à l'abri des intempéries. Photo datée du 15 septembre 1911 Photo de l'agence M Branger en vente sur le Site Internet "Past to Present"

Le Ltt René de Malherbe donne ses dernières instructions au Sapeur-aviateur Georges Legagneux avant le décollage de Buc, le 7 avril 1911. Photo agence Meurisse en vente sur le Site Internet "Past to Present"

Manoeuvres de l'Est du 5 au 15 septembre 1911. Atterrissage du Ltt Blard au commandes du Henri Farman F 7 n° 24. Carte postale d'époque.

Manoeuvres de l'Est du 5 au 15 septembre 1911 - L'avion piloté à cette occasion par le du sapeur Loridant (réserviste) n'est pas un véritable Henri Farman F 7 - C'est apparemment un modèle unique et personnel que Loridan utilisera en meeting encore en 1912 - Carte postale d'époque.

Manoeuvres de l'Est de 1911 - Terrain de Bar-le-Duc - Le Ltt Cheutin aux commandes d'un Maurice Farman modèle 1911 - Carte postale d'époque.

Manoeuvres de l'Est de 1911 - Terrain de Bar-le-Duc - Le sapeur Helen aux commandes d'un Nieuport. Carte postale d'époque.

Deux vues du terrain de Vesoul utilisé par l'aviation du 7ème corps d'armée - Septembre 1911 - Cartes postales d'époque.

De droite à gauche, quatre pilotes militaires ayant participés aux manoeuvres : sapeur Marcel Loridan, G. Prade (civil), sapeur Jules Vedrines, sapeur Georges Legagneux, Slt Robert Martinet - Photo agence M. Branger en vente sur le site "Past to present"

Le Cne Julien Félix, directeur de l'aéronautique des manoeuvres de l'Est s'entretient avec ses pilotes, dont le sapeur Legagneux, sur le terrain de Vesoul, quartier général de l'exercice - Photo du 9 septembre 1913 - Photo Agence Meurisse en vente sur le site "Past to Present"

Breguet L 1 piloté par le Ltt Goulez pendant les manoeuvres de l'Est - Carte postale d'époque.

Manoeuvres de l'Est en septembre 1911 - Vue des remorques avion sur le parc aéronautique de Tournon - Photo agence M Branger en vente sur le Site Internet "Past to Present"

Manoeuvres de l'Est en septembre 1911 - Gros plan d'un camion atelier et de sa remorque avion - Chaque camion a amené une tente avion de type Bl - Photographie prise sur le parc aéronautique de Tournon - Photo agence M Branger en vente sur le Site Internet "Past to Present"

Manoeuvres des Ardennes du 10 au 18 septembre 1911 - Terrain de Novy-Chevrières - Carte postale d'époque.

Manoeuvres de l'Est du 5 au 15 septembre 1911 - 7ème corps d'Armée - Montage des tentes qui vont abriter les avions - Sur le cliché, on aperçoit, à droite et à gauche, des Blériot XI-2 en cours d'assemblage par les monteurs avions - Carte postale d'époque.

Manoeuvres de l'Est du 5 au 15 septembre 1911 - 7ème corps d'Armée - Un des Blériot XI engagé - Carte postale d'époque.

Manoeuvres de l'Est du 5 au 15 septembre 1911 - 7ème corps d'Armée - Un des Blériot XI engagé - Carte postale d'époque.

Première liaison Casablanca-Fez par Henri Brégi :

Carte postale émise à l'occasion du raid aérien entre Casablanca et Féz du 13 au 21 septembre 1911 - Le pilote du Breguet III était le sapeur Henri Breguet, un pilote d'essai de la société Blériot, et mis à la disposition de l'armée pour cette mission - Carte postale d'époque.

Le sapeur Henri Brégi, aux commandes d'un Breguet III militaire, est associé au journaliste du Petit Journal René Lebaut - Ensemble, ils réalisent la première liaison aérienne de Casablanca - Rabat - Meknès - Fez du 13 au 21 septembre 1911. Bregi, pilote d'essai de la société Blériot, avait été mis à la disposition de l'armée pour cette mission. Ils lachèrent sur le trajet plus de 10.000 tracts pour rappeler aux populations la position de la France contre le sultan de Fez. Celui-ci, en conflit avec de nombreuses tribus, avait fait appel à l'Allemagne qui avait envoyé la canonnière "Panther". Un conflit armé fut évité de justesse. Cet avion est conservé au conservatoire des Arts et Métiers de Paris.

L'équipage du Breguet III pose, en compagnie des militaires stationnés sur place, avant le décollage de Fez - Carte postale d'époque.

Mort du Ltt Charles Lantheaume :

Ltt Charles Georges Gabriel Lantheaume - Né le 30 avril 1880 à Brive - Arme d'origine infanterie coloniale - Attaché au centre d'aviation militaire d'Etampes - Breveté de l'Aéroclub de France, le 8 septembre 1911 - Tué au cours d'un accident aérien sur le terrain d'aviation de Melun, le 13 décembre 1911 - Photo bulletin mensuel de l'association générale aéronautique de janvier 1912 - Gallica.

Le 13 décembre 1911, le Ltt Charles Lantheaume décolle à 10h d'Etampes en compagnie des lieutenants Le Bleu (9ème Dragons), Chabert (3ème R. Artillerie) et Sylvestre (3ème Chasseurs). Ils pilotent chacun un Blériot et doivent aller jusqu'à Melun. Vers 11h10, après avoir commencé sa descente, le Blériot de Lantheaume tombe en perte de vitesse d'une hauteur de 50 mètres. Le pilote ne réussit pas à reprendre son appareil qui s'écrase au sol. L'aviateur est tué sur le coup.

Avis mortuaire du Ltt Charles Georges Gabriel Lantheaume, décédé au cours d'un accident d'aéroplane, aux commandes d'un avion Blériot, dans les environs de Melun, le 13 décembre 1911 - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Collection Aurel Curdov que je remercie pour son aide.

 

Rermerciements à :

- M. Jérome Discours du Site Military-Photo - Voir le lien
- M. François Clément
pour la photo des premiers pilotes militaires tués en service.
- Mme Marie-Christine Comte, petite nièce du Capitaine Louis Madiot.
- M. Bernard Klaeylé pour ses corrections des types d'appareils en service en 1911.
- M. Thomas Thomopoulos pour l'envoi de la photo du Deperdussin modèle 1911.
- M. Aurel Curdov pour l'envoi de l'avis mortuaire du Ltt Charles Lantheaume.

Bibliographie :

- Histoire de l'Aviation par René Chambe - Publié par Flammarion en 1949 - Collection de l'auteur.
- Les escadrilles de l'aéronautique militaire française - Symbolique et histoire - 1912-1920 - Ouvrage collectif publié par le SHAA de Vincennes en 2003.
- L'aviation française 1914-1940, ses escadrilles, ses insignes - par le Commandant E Moreau-Bérillon - publié à compte d'auteur en 1970.
- De l'Aéronautique militaire "1912" à l'Armée de l'Air "1976" par Myrone N. Cuich publié à compte d'auteur en 1978.
- Site Internet "Past to present" - Vente par correspondance de cartes postales - voir le lien

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1910 1912

 

 

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