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Insignes peints
sur les fuselages

Insigne peint sur le fuselage
Dessin : Albin Denis

Variante de l'insigne de la SPAbi 2 peinte sur un Spad XI.
Dessin d'après photo Albin Denis

Variante de l'Insigne peint sur le fuselage
Dessin : Albin Denis

Variante de l'insigne peint sur le fuselage
Dessin : Albin Denis

Symbolique

L'insigne de l'Escadrille 2, choisit durant la bataille de la Somme, représente trois jambes féminines ployées, disposées en hélice dans un cercle de couleur variable en fonction des pilotes. Avant cette date, aucun insigne n'était toléré à l'escadrille.

Historique

Constituée le 29 mars 1912 au camp d'aviation militaire de Châlons-sur-Marne, l'escadrille MF 2 se trouve à Verdun, quand éclatent les hostilités. Son chef, le Capitaine Léon Bretey, accomplit la première reconnaissance menée par une unité aérienne française au cours du conflit. Son escadrille vole pour le compte de la IIIéme armée, à laquelle elle était rattachée.

Après la stabilisation du front, elle est affectée au 5ème corps d'armée, pour être envoyée, au début 1915, dans la zone de Clermont-en-Argonne. Elle reste stationnée sur ce terrain jusqu'à la fin mars 1916. Pendant cette période, la MF 2 réalise de nombreuses missions de reconnaissances photographiques, ainsi que des bombardements et des réglages d'artillerie. Ses équipages déplorent des pertes contre les chasseurs allemands et la DCA.

Lorsque l'armée allemande attaque Verdun, en février 1916, la MF 2 est mise en alerte. Le 15 mars, un raid de l'aviation adverse oblige l'escadrille à quitter le terrain de Clermont, dont les installations ont été détruites. Les avions font mouvement sur Autricourt où ils resteront jusqu'à la fin du mois de juillet. Pendant cette période, elle va perdre deux équipages et parvient à abattre cinq avions ennemis.

Le 5ème Corps d'armée étant relevée, l'escadrille déménage pour le camp de Mailly. Là-bas, elle effectue des exercices de liaison avec l'infanterie, puis est transférée sur le front de la Somme en septembre 1916. Elle travaille en coopération avec les escadrilles C 17 et MF 211 sous les ordres du Commandant de Vergnettes, chef de l'aéronautique du secteur. Au terme de missions difficiles et épuisantes, la MF 2 est relevée le 15 novembre pour être mise au repos près de Châlon-sur-Marne.

A partir du 6 décembre 1916, le 5ème Corps d'armée est engagé sur le Chemin des Dames sous le commandement de la Vème armée. La MF 2, commandée par le lieutenant Joseph Collard, prends part à l'offensive avec plusieurs types d'avions différents : des Nieuport Hispano (type exact ?), des Salmson-Moineau SM 1, des Sopwith 1A2 et des Dorand AR. L'essentiel de sa flotte est encore constitué de Farman F40 et F 42.

A partir du 16 avril 1917, commence la seconde bataille de l'Aisne. Le 5ème Corps et la MF 2 passent sous commandement de la Xème Armée et sont engagés sur Juvincourt-et-Damary. Le village de La-Ville-aux-Bois-les-Pontavert est conquis.

En octobre 1917, après avoir perçu des Letord et des Dorand AR, l'escadrille reçoit le nom de AR 2. Un mois plus tard, après sa modernisation et la perception d'avions Spad XI biplaces, elle devient la SPAbi 2.

En mars 1918, quand les allemands lancèrent leur grande offensive à l'ouest, la SPAbi 2 participe aux opérations de la 2ème bataille de Picardie en coopération avec l'armée britannique. Les trois escadrilles du 5ème corps (escadrilles 2, 105 et 250) accomplissent un très grand nombre de missions difficiles visant à rassembler le plus de renseignements possibles sur les forces allemandes.

A partir du 14 avril, le 5ème Corps occupe le secteur de Morisel, Mailly-Raineval, Sauvillers-Mongival. Le 18 avril, La SPAbi 2 participe aux combats de l'axe Ailly-sur-Noye, Morisel et l'Avre.

Le 28 mai, après plusieurs mois de très durs combats, le 5ème CA est envoyé sur le front d'Alsace. Au cours du transfert, l'ordre de mouvement est modifié et toutes les unités sont obligées de déménager pour participer aux combats visant à contrer la percée allemande sur le Chemin des Dames lors de la 3ème bataille de l'Aisne. Les avions sont envoyés sur Ville-en-Tardenois et Vrigny. Le 6 juin, les allemands lancent une violente attaque au Nord de l'Ardre. Encore une fois, les Spad de la 2 vont multiplier les missions de reconnaissance pour contrôler l'avancée ennemie.

Du 15 au 18 juillet 1918, 4ème bataille de Champagne avec violents combats sur la zone Vandières-sous-Chatillon, Belval-sous-Chatillon, Baslieux-sous-Chatillon, Oeuilly, Tincourt.

Du 18 juillet au 7 août 1918, lors de la 2ème bataille de la Marne, des violents combats se déroulent sur Tincourt. Après avoir organisé la défense d'un secteur de la Vesle jusqu'au 14 septembre, le 5 CA participe aux combats en compagnie des troupes américaines entre la Vesle et l'Aisne. Les unités progressent et franchissent le canal de l'Aisne à la Marne

Ensuite, la SPAbi 2 participe à la poursuite des armées adverses en retraite jusqu'à la Meuse et la ville de Mézières. Le 10 novembre 1918, les forces terrestres franchissent la Sormonne et progressent jusqu'à Renwez.. Le jour de l'Armistice, des éléments du 5 CA abordent la Meuse. L'escadrille SPAbi 2 est alors basée à Roucy.

Après guerre, elle sera affectée au groupe d'escadrilles marocaines et basée à Meknés.

Insignes métalliques de
l'escadrille SPAbi 2

Insigne métallique de l'escadrille SPAbi 2 de 1918 ou de l'immédiat après guerre - Fabrication locale - Fixation par deux anneaux - Insigne collection Philippe Wimsingues que je remercie pour son aide.

Insignes métalliques des unités
détentrices de ses traditions

Insigne métallique d'une unité héritière des traditions de la SPAbi 2 de la Grande Guerre, probablement de la 9ème escadrille du 37ème RAO - Il est difficile de dater un tel insigne - Fixation par deux anneaux - Droits réservés.

Insigne métallique d'une escadrille héritière des traditions de l'escadrille SPAbi 2, probablement la 5ème escadrille du 1er EA ou postérieure à cette époque - Insigne en métal découpé - Fixation par une épingle - L'orientation des jambes a changé - Photo droits réservés.

Unités détentrices des traditions
de l'escadrille SPAbi 2

Insignes métalliques des unités
détentrices de ses traditions

Insigne métallique d'escadrille du 602ème GIA - Période 1937-1940 - Fabrication Arthus-Bertrand 46 rue de Rennes Paris - Insigne collection Ctawam que je remercie pour son aide.

Insigne métallique d'escadrille du 602ème GIA - Refrappe (marqué "R") de l'insigne - Photo Droits réservés.

 

Appellations successives

Lieux de stationnements


Carte des différents stationnements

Numéros des départements français


 

Rattachements de l'escadrille

 

Remarque : ce tableau ne donne pas la date de création des unités mais
leur présence au sein du 5ème CA à une date donnée.

 

Batailles et missions importantes
du 5ème Corps d'armée

En suivant toutes les batailles importantes menées par le 5ème Corps,
on retrouve tous les combats de l'escadrille.

Nota : ce tableau ne donne que les unités principales (Di et Dt)
La liste des unités est précisée pour le début des opérations ou des batailles citées.
Les transferts d'unités en cours d'opérations ne sont pas étudiés.

 

Commandants de l'escadrille

Personnels connus

 

 

 

 

Avions utilisés

Relevés quantitatifs et
numéros avions

Décorations

Morts : en rouge / Blessés et indemnes : en jaune


 

Les hommes

A droite, le MdL Pierre Ange Marie Paul de Beausire de Seyssel photographié en compagnie de l'observateur qui faisait équipage avec lui en 1914 - Photo collection Albin Denis.

* MdL Pierre Ange Marie Paul de Beausire de Seyssel - Né le 30 septembre 1886 à Versailles (Yvelines) - Fils de Claude Louis Marie Antonin de Beausire de Seyssel (militaire de carrière) et d'Adeline Fietzgerald - Domiciliés au 15, rue des Capucines à Paris 1er (75) - Classe 1906 - Recrutement d'Evreux (Eure) sous le matricule n° 515 - Engagé volontaire pour trois ans, le 12 septembre 1905 - Affecté au 20ème régiment de Chasseurs à cheval, le même jour - Nommé Brigadier, le 14 avril 1906 - Nommé Maréchal des Logis, le 29 janvier 1907 - Rengagé pour deux ans comme Brigadier et affecté au 31ème régiment de Dragons, le 16 juin 1910 - Nommé Maréchal des Logis, le 3 octobre 1910 - Passé à l'aéronautique militaire en 1911 - Brevet de pilote civil n° 756 délivré par l'Aéroclub de France, le 19 février 1912 - Brevet de pilote militaire n° 113 obtenu le 13 mai 1912 - Rengagé pour un an, le 16 juin 1912 - Marié avec Jeanne Marceline Beaujouan à Blois, le 12 novembre 1912 - Domiciliés au 60, rue des Chalands à Blois (Loir-et-Cher) - Décoré du Nicham Iftikar, le 31 décembre 1912 - Médaille Militaire, le 1er janvier 1913 - Rengagé pour un an et affecté au 2ème groupe d'aéronautique, le 5 juin 1913 - Pilote de l'escadrille MF 2 du 1er janvier 1914 au 6 mars 1915 - Citation n° 50 à l'ordre de l'armée, le 2 novembre 1914 - Décoré du Mérite militaire espagnol, le 13 décembre 1914 - Rengagé pour deux ans, le 16 juin 1914 - Nommé Adjudant, le 27 octobre 1914 - En mission sur Dijon-Longvic du 18 novembre au 3 décembre 1914 - Un convoyage d'un MF 11 de Dijon vers l'unité du 30 janvier au 28 février 1915 - Pilote MF 11 de l'escadrille MF 98T (future F 398 / 524) du 6 mars 1915 au 6 juin 1916 - Citation à l'ordre de l'armée, en avril 1915 - Croix de St-Georges de Russie en avril 1915 - Nommé Sous-lieutenant à titre définitif, le 2 juillet 1915 - Citation à l'ordre de l'armée, le 16 mai 1916 - Pilote de l'escadrille MF 86 (F 386 / 503) du 6 juin au 16 octobre 1916 - Rapatrié en France (paludisme ?), le 16 octobre 1916 et en convalescence, jusqu'au 25 janvier 1917 - Nommé Lieutenant à titre définitif, le 4 avril 1917 - Affecté à la mission française en Amérique du 2 juin au 21 août 1917 - Hospitalisé à l'hôpital mixte de Blois jusqu'au 14 septembre 1917 - Convalescence du 14 septembre au 13 octobre 1917 - Affecté au Parc n° 5, le 5 décembre 1917 - Affecté au 31ème régiment de Dragons, le 29 août 1918 - Mis hors cadre par retrait d'emploi, le 7 septembre 1918 - Rayé des contrôles, le 19 septembre 1918 - Se retire chez lui au 60, rue des Chalands à Blois (Loir-et-Cher) - Rappelé à l'activité sur proposition du ministre de la Guerre et affecté au 30ème régiment de Dragons, le 25 août 1920 - Il était alors domicilié au 14, villa Stendhal à Paris 20ème (75) - Désigné pour suivre un cours de perfectionnement de six mois à l'école d'application de cavalerie de Saumur du 10 mai au 8 octobre 1921 - Placé en position de non activité par retrait d'emploi par décision présidentielle, en date du 16 mars 1923 - Rayé des contrôles, le 25 mars 1923 - Décédé à Meudon, le 18 juin 1932 - Sources : Pam - FM département de l'Eure - Liste des brevets militaires - CCC escadrille MF 2 - CCC escadrille MF 98T (future F 398 / 524) - CCC escadrille MF 86 (F 386 / 503) - JORF - Dernière mise à jour : 25 avril 2016.

* Citation n° 50 à l'ordre de l'armée, le 2 novembre 1914 : "A été quatidiennement en but au tir de l'artillerie et l'infanterie ennemies."

MdL Pierre Ange Marie Paul de Beausire de Seyssel - Pilote de l'escadrille MF 2 du 1er janvier 1914 au 6 mars 1915 - Photo Charles Denti, prise à Ténédos en 1916, transmise par Mme Denise Martin, sa fille, que je remercie pour son aide - Il était alors sous-lieutenant.

Cne Léon Joseph Auguste Bretey - Né le 4 octobre 1880 à Romchamp (Haute-Saône) - Fils de Joseph Bretey et de Alexandrine Octavie Marie-Louise Quillery - Domiciliés à Dampierre-par-Conflans (Haute-Saône) - Profession avant engagement Enfant de troupe - Classe 1900 (normale) - Recrutement de Vesoul (Haute-Saône) sous la matricule n° 984 - Engagé volontaire pour cinq ans au titre du 29ème régiment d'infanterie, à compter du 4 octobre 1900 - Nommé Caporal, le 6 avril 1899 - Nommé Sergent, le 23 octobre 1899 - Nommé Sergent fourrier, le 19 janvier 1900 - Admis à suivre les cours de l'école militaire d'infanterie, à compter du 14 avril 1903 - Nommé Sous-lieutenant et affecté au 109ème régiment d'infanterie, en date du 1er avril 1904 - Nommé Lieutenant, le 1er avril 1906 - Affecté au 41ème régiment d'infanterie, le 25 septembre 1910 - Passé à l'aéronautique militaire comme élève pilote, le 12 juillet 1912 - Brevet de pilote militaire n° 237 obtenu, le 21 mars 1913 - Brevet de pilote civil n° 1143 délivré par l'Aéroclub de France - Affecté au centre d'aviation de Verdun, à compter du 6 avril 1913 - Pilote de l'escadrille MF 2 du 6 avril 1913 au 1er mars 1914 - Commandant de l'escadrille MF 2 / F 2 du 1er mars 1914 au 25 janvier 1917 - Perçoit le Maurice Farman MF 7 n° 90 baptisé "Préparation militaire" - Il a été offert par la Fédération des sociétés de préparation militaire de France - Nommé Capitaine à titre temporaire, le 7 septembre 1914 - Nommé Capitaine, à titre définitif, le 1er novembre 1914 - Citation à l'ordre de la 3ème armée, en date du 15 novembre 1914 - Chevalier de la Légion d'Honneur et citation à l'ordre de l'armée, le 10 avril 1915 - Parc n° 5 - Commandant du parc aéronautique Serbe - Commandant de la 1ère section aéronautique serbe jusqu'au 10 mars 1918 - Officier de l'Aigne Blanc de Serbie, en date du 23 janvier 1918 - Citation à l'ordre de la 1ère armée serbe, en date du 27 janvier 1918 - Affecté au service aéronautique du 17ème corps d'armée à compter du 27 mars 1918 - Commandant de l'école d'aviation militaire d'Ambérieu, le 15 janvier 1919 - Affecté à l'annexe d'Ambérieu du Magasin Général d'Aviation n° 2, le 25 mai 1920 - Affecté à l'inspection technique de l'Aéronautique, le 8 septembre 1920 - Détaché à la 12ème direction - Affecté au 1er régiment d'aviation de chasse de Thionville-Basse-Yutz - Affecté au 38ème régiment d'aviation mixte de Thionville-Basse-Yutz suite à changement de désignation du régiment d'aviation, le 23 novembre 1923 - Nommé Chef de bataillon, le 24 mars 1924 - Affecté à l'inspection du matériel technique et des installations techniques, le 8 novembre 1926 - Détaché à la direction générale des forces aériennes - Officier de la Légion d'Honneur, en date du 8 juillet 1928 - Affecté au service général du ravitaillement en matériel d'aviation, le 9 décembre 1929 - Officier de la Légion d'Honneur, le 8 juillet 1928 - Affecté à l'entrepôt spécial n° 3, le 24 avril 1931 - Nommé Lieutenant-Colonel, le 1er janvier 1932 - Administré par le 1er groupe d'ouvriers d'aéronautique, le 26 janvier 1932 - Administré par le 1er bataillon de l'Air, le 1er août 1933 - Affecté à la base aérienne n° 104, le 1er octobre 1934 - Domicilié 4, rue Debrousse à Paris 16ème arrondissement (75) - Décédé au 277bis, rue Saint-Jacques à Paris 5ème arrondissement, le 20 juillet 1961 - Photo Cne Léon Bretey collection Bruno Moreau que je remercie pour son aide - Sources : Pam - LO - Fiche matricule du département de Haute-Saône - JORF - Avis de décès - Dernière mise à jour : 6 août 2017.

* Citation à l'ordre de la 3ème armée du Cne Léon Joseph Auguste Bretey, commandant de l'escadrille MF 2, en date du 15 novembre 1914 : "A fait preuve de facultés d'organisation qui ont donné aux avions de la place un véritable essor."

* Chevalier de la Légion d'Honneur et citation à l'ordre de l'armée du Cne Léon Joseph Auguste Bretey, commandant de l'escadrille MF 2, en date du 10 avril 1915 : "Nombreuses annuités. Bon aviateur militaire consciencieux et zélé, commandant l'escadrille depuis la période de couverture incluse. A rempli ces fonctions en donnant toute satisfaction, a eu le mérite de conserver son entrainement aérien et de s'exercer sur un nouvel appareil sans interrompre son service."

* Officier de la Légion d'Honneur du Chef de Bataillon Léon Joseph Auguste Bretey, à la direction de l'aéronautique, en date du 8 juillet 1928 : "29 ans de services, 5 campagnes, une blessure, une citation. Chevalier du 10 avril 1915."

Slt Alexandre Frédérik Pierson - Né le 23 novembre 1892 à Paris - Fils de Ottho Pierson et de Françoise de Savornin Lohman - Profession avant guerre Etudiant - Engagé au 45ème régiment d'artillerie de campagne, le 10 octobre 1913 - Muté au 13ème régiment d'artillerie de campagne - Passé à l'aviation comme observateur, le 7 décembre 1914 - Observateur de l'escadrille MF 2 du 8 mars 1915 au 8 janvier 1916 - Observateur de l'escadrille MF 25 du 12 janvier 1916 au 4 février 1916 - Observateur de l'escadrille MF 72 du 4 février 1916 au 9 avril 1917, date de sa mort - Stage dans l'armée britannique du 17 au 28 janvier 1917 - Tué des suites d'un accident aérien dans les environs de Villers-Frangueux (51), le 9 avril 1917 - Le pilote, le Slt Henri Pressac, qui faisait équipage avec lui, a été blessé - Croix de guerre - Une citation à l'ordre de l'armée, le 19 mai 1915 - Une citation à l'ordre du corps d'armée, le 10 mai 1916.

* Citation à l'ordre de l'armée : "Officier remarquable, ayant la conception la plus élevée du devoir. Observateur d'artillerie depuis plus d'un an, a 250 heures de vol au-dessus de l'ennemi. Compte à son actif quinze combats dont trois particulièrement sévères. Le 23 août 1915, a attaqué et poursuivi un Aviatik jusqu'à 1.600 mètres dans ses lignes. Le 27 août 1915, a lutté avec succès contre quatre avions ennemis."

Le Sgt Marcel Souchay pose devant un des SPAD XI de l'escadrille SPAbi 2 en 1918 - Remarquez l'insigne sur fond rouge de l'escadrille peint sur le fuselage ainsii que l'éolienne destinée à alimenter l'installation TSF de bord - - Photo dédicacée à la date du 17 décembre 1918 - A cette date, la SPAbi 2 était stationnée sur le terrain de Roucy (02) - Marcel Souchey a été pilote de cette unité du 15 mai 1918 au 31 mars 1919 - Photo collection Gérard M. que je remercie pour son aide.
* Sgt Marcel Souchey - Né le 29 mai 1891 à Romorantin (Loir et Cher) - Fils de Léopold Souchay et de Marie-Louise Quinel - Habitaient 20 avenue de la Gare à Romorantin - Profession avant guerre Peintre - Appelé au 113ème régiment d'infanterie, le 10 octobre 1912 - Mobilisé au 113ème RI, le 2 août 1914 - Muté au 313ème RI - Blessé au combat, le 2 septembre 1914 - Muté 113ème RI - Passé à l'aviation comme mitrailleur bombardier - Stage à l'école du tir aérien de Cazaux du 2 au 18 juin 1916 - Mitrailleur bombardier de l'escadrille BM 120 du 19 juin 1916 au 29 mai 1917 - Ecole de pilotage militaire de Dijon à partir du 30 mai 1917 - Brevet de pilote militaire n° 7409 obtenu à l'école d'aviation militaire d'Ambérieu, le 11 juillet 1917 - Stage de transformation à l'école d'aviation militaire d'Avord - Pilote de l'escadrille SPAbi 2 du 15 mai 1918 au 31 mars 1919.

 

Photo du Ltt Patrice Remlinger

Ltt Patrice Alexandre Joseph Remlinger - Né le 11 mars 1894 à Paris (75) - Fils de Victor Remlinger et de Marie Péancelle - Domiciliés 9, avenue Carnot à Paris (75) - Classe 1914 - Recrutement du 6ème bureau de la Seine sous le matricule n° 384 - Profession avant guerre Etudiant - Engagé au 32ème régiment de Dragons, le 1er avril 1913 - Toujours dans cette unité lors de la mobilisation générale, du 2 août 1914 - Nommé Aspirant, le 24 décembre 1914 - Passé à l'aéronautique militaire comme élève pilote, le 15 février 1916 - Brevet de pilote militaire n° 4151 obtenu à l'école d'aviation militaire d'Avord, le 6 août 1916 - Stage de perfectionnement à l'école militaire de Juvisy - Stages de spécialisation aux écoles militaires d'aviation du Crotoy et de Châteauroux jusqu'au 1er septembre 1916 - Pilote au GDE du 1er septembre au 18 octobre 1916 - Pilote de l'escadrille C 61 / SOP 61 / SAL 61 du 18 octobre 1916 au 27 février 1919 - Le soldat Constant Périnal était son 1er mécanicien - Une citation à l'ordre de l'aéronautique en décembre 1916 - En mission du 11 au 20 janvier 1917 - En mission du 13 au 20 mai 1917 - En mission du 21 au 24 juin 1917 - Stage au GDE du 5 au 15 juillet 1917 - Nommé Sous-lieutenant à titre définitif, le 17 août 1917 - Stage au GDE du 7 au 17 octobre 1917 - Une citation à l'ordre de l'armée, le 15 octobre 1917 - Stage au GDE du 5 au 17 janvier 1918 - Stage à la RGA du 7 au 14 février 1918 - Stage à la RGA du 24 au 28 février 1918 - Stage au GDE du 18 au 24 mars 1918 - Nommé Lieutenant, le 24 septembre 1918 - Citation à l'ordre de l'armée, en date du 25 septembre 1918 - Pilote de l'escadrille SPAbi 2 à compter du 27 février 1919 - Affecté au 31ème régiment de Dragons, le 12 décembre 1919 - Affecté au 4ème régiment d'aviation d'observation, le 22 juin 1920 - Profession fabricant de miroiterie, dorure et ornementation au 26, rue de Charonne à Paris (75) - La société familiale devient "Remlinger et ses fils", à la date du 30 janvier 1925 - Nommé Capitaine de réserve en 1931 - Affecté, dans la réserve, aux écoles de perfectionnement - La société familiale change de dénomination et devient "Ancienne Maison Remlinger et ses fils; Alexandre et Patrice Remlinger, successeurs", à la date du 30 juillet 1936.
Officier de la Légion d'Honneur, en date du 6 août 1939
- Sources : Pam - CCC 61 - Archives commerciales de France - JORF - Dernière mise à jour : 20 mars 2014.

* Citation à l'ordre de l'armée du Slt Patrice Remlinger du 32ème régiment de Dragons, pilote à l'escadrille SOP 6, en date du 25 octobre 1917 : "Pilote d'une conscience et d'un dévouement hors ligne, toujours volontaire pour les missions dangereuses. Le 20 août 1917, au cours d'une mission photographique, a été attaqué à l'intérieur des lignes ennemies par deux avions de chasse. Après un violent combat, son avion criblé de balles et les commandes coupées, a néanmoins terminé sa mission. le 30 septembre 1917, protégeant un avion de photographie, a soutenu un violent combat contre trois avions de chasse ennemis, en a abattu un et a mis les deux autres en fuite. Grâce à son sang-froid et à son énergie, est parvenu chaque fois à ramener au terrain son appareil."

* Citation à l'ordre de l'armée du Slt Patrice Remlinger, du 32ème régiment de Dragons, pilote à l'escadrille SAL 61, en date du 31 mars 1918 : "Excellent pilote qui joint à de belles qualités professionnelles une conception élevée du devoir. A fait preuve d'un sang-froid et d'une tenacité remarquables dans toutes les missions qui lui ont été confiées. Violemment pris à partie par l'artillerie ennemie pendant de récentes reconnaissances, a poursuivi sa mission, rapportant des renseignements précieux pour le commandement. Au cours d'une mission photographique, attaqué loin chez l'ennemi par une forte patrouille d'avions ennemis, a soutenu bravement le combat jusqu'à 300 mètres au-dessus de nos lignes, manoeuvrant avec un sang-froid remarquable pour permettre à son observateur de mitrailler ses adversaires. Est rentré au terrain , son appareil criblé de balles et hors de combat."

* Citation à l'ordre de l'armée du Slt Patrice Alexandre Joseph Remlinger, du 32ème régiment de Dragons, pilote à l'escadrille SAL 61, en date du 25 septembre 1918 : "Officier pilote. A effectué de nombreuses missions et livré de très durs combats. Ramenant très souvent son avion criblé de balles ou d'états d'obus. Montre sans cesse le même entrain pour éxécuter de nouvelles missions."

* Officier de la Légion d'Honneur du Cne Patrice Alexandre Joseph Remlinger, en date du 6 août 1939 : "26 ans de services, 5 campagnes. A été cité. Un an de bonifications pour services aériens. Chevalier de la Légion d'Honneur du 6 juillet 1919. A accompli onze périodes d'entrainement aérien volontaires."

 

Photo du Sgt Marcel Baux

Sgt Marcel André Eugène Baux - Né le 30 septembre 1897 à Chartres (Eure et Loire) - Fils de Jean Baux et d'Anne Pujol - Domiciliés au 8, rue St-Médéric - Profession avant guerre Mécanicien - Engagé dans l'aéronautique militaire comme mécanicien, le 25 mai 1916 - Brevet de pilote militaire n° 2871 obtenu à l'école d'aviation militaire d'Avord, le 8 mars 1916 - Pilote de l'escadrille F 2 du 26 mai 1916 au 27 avril 1917 - Nommé Sergent, le 16 juillet 1916 - En mission à Matouges du 4 au 7 décembre 1916 - Blessé au cours d'un accident d'avion dû à une panne moteur, en février 1917 - Nommé Adjudant, le 25 avril 1917 - GDE du 27 avril 1917 au 30 juillet 1917 - Pilote du GC 14 à compter du 30 juillet 1917 - Médaille Militaire, le 8 août 1921 - Chevalier de la Légion d'Honneur, le 31 mars 1935.

* Une citation à l'ordre du corps l'armée, le 23 août 1916 : "Jeune pilote, hardi, ardent, infatigeable, toujours prêt pour l'exécution des missions les plus difficiles. le 29 juillet, attaqué par un avion ennemi type Fokker, a vaillamment soutenu le combat pendant près d'un quart d'heure. Est rentré avec l'aile mitraillée sur toute sa longueur, plusieurs balles dans la nacelle et dans le palonnier, après avoir sérieusement atteint son adversaire."

* Croix de guerre et citation n° 199 à l'ordre de l'armée, le 8 mai 1917 : "Excellent pilote plein d'entrain et d'énergie. Pendant la bataille de la Somme et au cours des dernières opérations, s'est spécialisé dans les missions d'infanterie. Le 16 avril 1917, a survolé les lignes ennemies ) 100 mètres; a eu son apapreil criblé de balles et ses vêtements traversés. N'en a pas moins continué jusqu'au bout l'exécution de sa mission." Groupe

Les hommes

Ltt Adolphe Léopold Varcin posant devant son MF 7 alors qu'il était pilote de l'escadrille MF 2 avant guerre - Photo collection Albin Denis.
* Slt Adolphe Léopold Varcin - Né le 17 février 1884 à Chamoux (Savoie) - Fils de Jules Varcin et de Hortense Marie Caroline Françoise Chevalier - Engagé volontaire pour 5 ans au 5ème régiment d'artillerie, le 17 février 1902 - Nommé Maréchal des Logis, le 10 novembre 1903 - Formation d'offcier à l'école militaire de l'artilelrie et du Génie, le 3 avril 1907 - Affecté au 22ème régiment d'artillerie comme Sous-Lieutenant, le 1er avril 1908 - Nommé Lieutenant, le 1er avril 1910 - Affecté au 46ème régiment d'artillerie de Rouen, le 10 septembre 1910 - Passé en hors cadre au titre de l'aéronautique, placé à la suite au 1er régiment du Génie (aérostation), le 23 décembre 1911 - Passé à l'aviation comme élève pilote, le 11 janvier 1911 - Brevet de pilote militaire n° 51 obtenu, le 27 septembre 1911 - A étudié le bombardement par avion et participé au prix de l'Aéro-cible Michelin en 1912-1913 - En 1912, avec 10 projectiles sur 13 sur la cible, il s'est classé premier dans la catégorie des pilotes seuls à bord de leur avion et second du classement général derrière l'équipe Gaubert-Scott avec 12 projectiles sur 15 sur la cible - En 1913, il est gagnant du prix et premier du classement général avec 13 projectiles sur 15 dans la cible - Marié à Jeanne Boulanger, le 1er février 1913 - Recordman du monde de vol avec passager avec 600 km en 7h48, le 13 juillet 1913 - Chevalier de la Légion d'Honneur, le 31 décembre 1913 - Pilote de l'escadrille du cours pratique d'artillerie de Campagne du Camp de Mailly du 2 mars du 18 août 1912 - Pilote de l'escadrille MF 5 du 3 au 21 septembre 1912 - Pilote de l'escadrille MF 2 du 21 septembre 1912 au 1er janvier 1913 - Détaché comme pilote à la commision d'études pratiques pour l'armement et la défense des aéronefs du camp de Châlons du 13 mai au 2 août 1914 - Pilote de l'escadrille MF 25 du 2 août au 10 novembre 1914 - Croix de Guerre avec une citation à l'ordre de la 3ème armée, le 10 octobre 1914 - Nommé Capitaine, le 25 décembre 1914 à titre définitif - Chef pilote de l'école d'aviation militaire de Chartres du 25 décembre 1914 au 21 mars 1916 - Chevalier de la Couronne d'Italie, le 25 mai 1915 - Commandant de l'école d'aviation militaire de Châteauroux et Châteauroux-Vineuil du 21 mars 1916 au 13 juin 1918 - Pilote de la RGA du 13 au 15 juin 1918 - Pilote de l'escadrille BR 126 du 15 juin au 15 juillet 1918 - Pilote de l'escadrille BR 25 du 15 juillet au 14 août 1918 - Pilote du Parc Aéro IV du 14 août au 23 novembre 1918 - Affecté au 22ème régiment d'aviation de chasse du 23 novembre 1918 au 25 février 1919 - Ordre du Soleil Levant du Japon, le 5 mars 1919 - Congé sans solde de 2 ans en 1918 - Démission de l'armée, le 5 février 1921 - Directeur adjoint de la Société Générale des Travaux du Nord à Lens de février 1919 à septembre 1941 - A refusé de participer comme directeur de la Société Générale des Travaux du Nord à la construction du mur de l'Atlantique - En retraite civile, le 17 février 1954 - Décédé, le 12 juin 1967.

* Citation à l'ordre de la 3ème armée, le 10 octobre 1914 : "A conduit presque quotidiennement des reconnaissances d'armées au-dessus d'une puissante artillerie ennemie dont le tir ne cessait de le poursuivre."

 

Photo du Ltt Paul Mourier

Ltt Paul Marie François Raphaël Eugène Mourier - Né le 2 septembre 1896 à Avignon (Vaucluse) - Fils de Joseph Marie Raphael Urbain Pierre Emile Mourier (officier d'état-major au 58ème RI) et de Eugénie Marie Ernestine Magne - Domiciliés 4, rue Grande Meuse à Avignon ( Vaucluse) - Classe 1916 - Recrutement d'Avignon sous le matricule n° 1810 - Engagé volontaire, pour la durée de la guerre, à compter du 14 décembre 1914 - Affecté au 19ème régiment d'artillerie de Nimes, le 15 décembre 1914 - Détaché dans l'aéronautique militaire comme observateur, à compter du 27 avril 1915 - Nommé Aspirant à titre temporaire, le 21 mai 1915 - Observateur stagiaire à la RGA du Bourget, à compter du 4 juillet 1915 - Affecté au 56ème régiment d'artillerie de campagne, le 30 juillet 1915 - Stage à l'école d'artillerie de Fontainebleau, jusqu'au 4 août 1915 - Breveté observateur en avion, le 23 août 1915 - Observateur de l'escadrille V 21 (Future C 219) du 23 août 1915 au 30 décembre 1915 - Observateur de l'escadrille MF 2 / F 2 / AR 2 / SPAbi 2 / BR 2 du 2 janvier 1916 au 12 avril 1919 - Détaché au 13ème régiment d'artillerie du 1er au 23 février 1916 - Affecté au 105ème régiment d'artillerie lourde, le 20 mars 1916 - Nommé Sous-lieutenant à titre temporaire, le 15 avril 1916 - En subsistance à la 22ème batterie du 105ème régiment d'artillerie lourde - Stage de tir à l'école de tir aérien de Cazaux, à compter du 1er mai 1916 - Citation n° 1769 à l'ordre du corps d'armée, en date du 13 juillet 1916 - Citation n° 210 à l'ordre de la division, en date du 10 juin 1917 - Hospitalisé à l'ambulance 15/3 (pendant le 4ème trimestre 1917) - Citation n° 48 à l'ordre du corps d'armée, en date du 18 avril 1918 - Nommé Lieutenant, le 20 avril 1918 - Citation n° 438 à l'ordre de la 5ème armée, en date du 6 décembre 1918 - Affecté à l'aéronautique du Maroc, au début avril 1919 - Embarqué à Bordeaux, le 12 avril 1919 - Débarqué à Casablanca, le 18 avril 1919 - Affecté à la 1ère escadrille (traditions de la VR 551 de la Grande Guerre) du régiment d'aviation du Maroc, le 18 avril 1919 - Affecté à la 4ème escadrille (traditions de la VR 553 de la Grande Guerre) du régiment d'aviation de Maroc, le 17 mars 1920 - L'aéronautique du Maroc devient le 7ème régiment d'aviation d'observation, le 1er janvier 1920 - Brevet de pilote militaire n° 18.363 délivré par l'aéronautique militaire du Maroc, le 11 mars 1920 - Insigne métallique (macaron) de pilote militaire n° 15.383 délivré par l'aéronautique militaire du Maroc, le 11 mars 1920 - A participé aux combats de Tebeïchiane, le 18 avril 1920 - Chevalier de la Légion d'Honneur et citation n° 192 à l'ordre de la Subdivision de Meknès, en date du 16 juin 1920 - Suite à réorganisation dans la numérotation des régiments d'aviation (le 7ème RAO devient le 37ème RAO), il est affecté à la 3ème escadrille (traditions de la VR 552 de la Grande Guerre) du 37ème régiment d'aviation d'observation à Rabat (Maroc), le 1er août 1920 - A participé aux combats de Dellakme, le 18 septembre 1920 - Stage sur Breguet XIV A2 à Casablanca du 18 janvier au 10 mars 1921 - Citation n° 232 à l'ordre de l'armée émises par les troupes d'occupation du Maroc, en date du 10 février 1921 - Médaille coloniale avec agrafe "Maroc" - Affecté au 12ème régiment d'aviation de bombardement de Neustadt (Allemagne) du 6 mai 1921 au 25 décembre 1923 - Embarqué à Casablanca, le 25 juin 1921 - Affecté à la 8ème escadrille (traditions de la BR 9 de la Grande Guerre) du 12ème régiment d'aviation de bombardement de Neustadt (Allemagne), le 25 novembre 1921 - Affecté à la 6ème escadrille (traditions de l'escadrille BR 132 de la Grande Guerre) du 12ème régiment d'aviation de bombardement de Neustadt (Allemagne), le 23 janvier 1922 - Commandant de la 9ème escadrille (traditions de l'escadrille BR 128 de la Grande Guerre) du 12ème régiment d'aviation de bombardement de Neustadt (Allemagne), le 4 mai 1922 - Marié avec Louise Marie Marguerite Soule, au camp de Lachen-Speyrdorf, près de Neudstadt (Allemagne), le 21 octobre 1922 - Affecté au 11ème régiment d'aviation de bombardement de Metz-Frescaty, le 7 novembre 1924 - Nommé Capitaine, le 25 septembre 1925 - Affecté au 39ème régiment d'aviation d'observation (armée du Levant), le 24 septembre 1925 - Contusions multiples au thorax consécutives à un accident d'avion à Damas, dû aux tirs de l'ennemi qui ont touché le moteur, le 17 novembre 1925 - Citation n° 657 à l'ordre de l'armée émise par le commandement supérieur des troupes du Levant, en date du 15 juillet 1926 - Plaie à la jambe gauche et contusion de l'épaule droite consécutives à la chute de son avion, dans les environs de Lejà (Syrie), dûe aux tirs de l'ennemi, le 31 mars 1927 - Citation n° 864 à l'ordre de l'armée du Levant, en date du 5 avril 1927 - Croix de Guerre de TOE - Officier du Ouissam Alaointe - Médaille Syrie Célécie - Mérite Syrien - Mérite Libanais - Affecté à l'inspection du matériel et des installations des forces aériennes, détaché au ministère de l'Air, état-major des forces aériennes de Terre, à Paris (75), le 21 novembre 1929 - Officier de la Légion d'Honneur, le 29 décembre 1931 - Nommé Chef de Bataillon, le 16 septembre 1934 - Admis dans le corps du contrôle de l'administration de l'aéronautique, le 1er juin 1935 - Nommé Contrôleur général de 2ème classe de l'Aéronautique (grade équivalent au Lieutenant-Colonel) - Nommé Contrôleur de 1ère classe de l'Aéronautique (grade équivalent au grade de Colonel), le 1er avril 1940 - Nommé Contrôleur général de 2ème classe (grade équivalent au grade Général de brigade aérienne), le (je n'ai pas trouvé la date) - Totalise 339 heures de vol de guerre (230 missions) pendant le 1ère GM - 400 heures de vol de guerre TOE (200 missions) et 289h46 d'heures de vol normales (formation, entrainement, convoyage et entrainement) - Domicilié 66, rue du Maréchal Foch à Versailles (Seine-et-Oise) - Directeur financier de la société automobile Facel au 15, avenue Georges V à Paris 8ème (75) - Commandeur de la Légion d'Honneur, le 31 décembre 1957 - Décédé Dryes-les-Belles-Fontaines (Yonne), le 23 mars 1975 - Paul Mourier repose dans le cimetière du village de Dryes-les-Belles-Fontaines (Yonne) - Sources : Extrait de naissance - Pam - FM Vaucluse - CCC C 21 - CCC MF 2 / F 2 / AR 2 / SPAbi 2 - LO - JORF - Acte de décès - Dernière mise à jour : 28 décembre 2015.

* Citation n° 1769 à l'ordre du corps d'armée, en date du 13 juillet 1916 : "A fait preuve de belles qualités d'ardeur, de zèle et de dévouement dans l'exécution des réglages de tir et des reconnaissances dans des régions surveillées par des canons et des avions ennemis particulièrement, le 21 juin 1916."

* Citation n° 210 à l'ordre de la division, en date du 10 juin 1917 : "Très bon observateur toujours volontaire pour exécuter une mission quelle qu'elle soit et exécuté pour la préparation des dernières attaques des réglages d'artillerie, dans des conditions très pénibles et par vent violent. A fait plusieurs reconnaissances de destruction à très faible hauteur malgré le feu de l'ennemi rapportant toujours des renseignements précieux et exacts au commandement."

* Citation n° 48 à l'ordre du corps d'armée, en date du 18 avril 1918 : "Excellent observateur. Le 2 avril 1918, est descendu à 400 mètres pour repèrer un nid de batteries et a rapporté des renseignements des plus précieux."

* Citation n° 438 à l'ordre de la 5ème armée du Ltt Paul Marie François Eugène Mourier du 105ème régiment d'artillerie lourde, observateur de l'escadrille SPAbi 2, en date du 6 décembre 1918 : "Le 25 juillet 1918, a effectué une liaison d'infanterie à moins de 300 mètres; les 28 et 30 septembre 1918, a pénétré à 6 kilomètres dans les lignes ennemies entre 4OO et 500 mètres pour éxécuter des missions de commandement; le 3 octobre 1918, a effectué une reconnaissance à vue des passerelles de la Suippe, seul, à 8 kilomètres à l'intérieur des lignes. A toujours rapporté des renseignements exacts et du plus grand intérêt."

* Citation n° 192 à l'ordre de la Subdivision de Meknès, en date du 16 juin 1920 : "Observateur d'élite. A exécuté de nombreux bombardements en pays insoumis et a fait des plus grandes qualités militaires, particuliérement pendant le combat de Tebeïchiane (avril 1920) où il a assuré la liaison avec le commandement de l'artillerie et volait et mitrailant l'adversaire."

* Chevalier de la Légion d'Honneur et citation à l'ordre de l'armée, en date du 16 juin 1920 : "Excellent observateur toujours volontaire pour exécuter les missions quelles que soient. A exécuté de nombreux bombardements et toujours a rapporté des renseignements exacts et du plus grand intérêt. Quatre citations."

* Citation n° 232 à l'ordre de l'armée émises par les troupes d'occupation du Maroc, en date du 10 février 1921 : "En 1920, sur l'énergique impulsion de ses chefs, le Capitaine Jazzy ( mort au champ d'honneur), le Ltt Mourier a pris part avec une ardeur et dévouement que n'ont pas pu diminuer, malgré les pertes cruelles aux opérations de Taka-Ichiane, des Ait Schag d'Oued. A missionné du ravitaillement ces postes du Moyen Atlas, à la préparation et à l'exécution des opérations de la région d'Ouezzan."

* Citation n° 657 à l'ordre de l'armée émise par le commandement supérieur des troupes du Levant, en date du 15 juillet 1926 : (je n'ai pas trouvé le texte)

* Citation n° 864 à l'ordre de l'armée du Levant, en date du 5 avril 1927 : (je n'ai pas trouvé le texte)

 

Photo du Ltt Philippe Chavane de Dalmassy

Ltt Marie Joseph Philippe Chavane de Dalmassy - Né le 22 avril 1887 à Niort (Deux Sèvres) - Fils de Marie Joseph Chavane de Dalmassy (militaire de carrière) et de Jeanne Gosset -  Domiciliés au 31, rue Léon Boyer à Tours (Indre-et-Loire) - Reçu à l'école nationale des Mines - Classe 1907 - Recrutement de Tours (Indre-et-Loire) sous le matricule n° 1716 - Engagé volontaire pour six ans (engagement spécial réservés aux jeunes gens reçu dans cette école), à compter du 10 octobre 1908 - Affecté au 6ème bataillon d'artillerie à pied, à compter du 12 octobre 1908 - Nommé Brigadier, le 13 février 1909 - Placé en disponibilité, le 1er octobre 1909 - Affecté, dans la réserve, au 13ème régiment d'artillerie de Vincennes - Profession avant guerre Ingénieur - Domicilié au 54, rue Madame à Paris (75) - Nommé Sous-lieutenant de réserve, comme tous les anciens élèves de l'école nationale des Mines, le 20 août 1914 - Affecté au 2ème régiment d'artillerie lourde, le 23 août 1914 -  Détaché dans l'aéronautique militaire comme observateur, le 15 octobre 1915 - Observateur stagiaire à l'escadrille MF 2 du 15 octobre au 1er novembre 1915 - Affecté au 105ème régiment d'artillerie lourde, le 1er novembre 1915 - Observateur détaché à l'escadrille MF 2 du 1er novembre 1915 au 28 octobre 1916 - En mission à la RGA du 20 au 29 décembre 1915 - Stage de tir à l'école de tir aérien de Cazaux du 1er au 29 février 1916 - Nommé Lieutenant de réserve à titre définitif, le 24 juin 1916 - Croix de Guerre et citation à l'ordre du corps d'armée, le 14 juillet 1916 - En stage du 7 août au 13 septembre 1916 - Mis au repos à la maison de convalescence VR 75 de Viry-Chatillon du 28 octobre au 2 décembre 1916 - Brevet de pilote militaire n° 11.187 obtenu à l'école d'aviation du front d'Orient, le 31 janvier 1918 - Commandant de l'escadrille 522 du front d'Orient (Salonique) de février à juin 1918 - Soigné pour congestion pulmonaire grippale en octobre 1918 - Citation à l'ordre de l'armée, en date du 20 novembre 1918 - Nommé Capitaine de réserve à titre définitif, le 23 avril 1919 - Affecté au 3ème régiment d'aviation de bombardement, le 22 juin 1920 - Affecté au 12ème régiment d'aviation de bombardement suite à réorganisation des régiments d'aviation, le 7 juillet 1920 - Domicilié au 8, rue Decou à St-Maurice (Val-de-Marne), à compter du 18 juillet 1922 - Domicilié au 10, rue Berteaux-Dumas à Neuilly-sur-Seine (Hauts-de-Seine), à compter du 27 mars 1923 - Passé dans l'arme de l'aéronautique, le 20 juin 1923 - Affecté, dans la réserve, à la base aérienne de Reims, le 1er décembre 1936 - Affecté, dans la réserve, à la base aérienne d'Issy-les-Moulineaux, le 6 août 1937 - Nommé Commandant de réserve, le 25 juin 1938 - Rappelé à l'activité, le 1er septembre 1939 - Détaché à l'état-major de la 2ème région aérienne et auprès du préfet de la Somme - Affecté au centre de récupération de matériel de St-Pierre-des-Corps, administré par le bataillon de l'air n° 109, le 2 décembre 1939 - Décédé le 13 décembre 1962 à Pessac (Gironde) - Sources : Pam - FM département d'Indre-et-Loire - CCC escadrille MF 2 / F 2 - JORF - Dernière mise à jour : 8 mars 2016.

* Citation à l'ordre de l'armée du Ltt Philippe Marie Chavane de Dalmassy, du 105ème régiment d'artillerie lourde, pilote aviateur, adjoint au commandant du CES, en date du 20 novembre 1918 : "Officier de grand mérite, très brave. Excellent pilote. A rempli de nombreuses missions de guerre de la façon la plus brillante."

 

Photo du Ltt Niels Jensen Paulli-Krause

Ltt Niels Jensen Paulli-Krause - Né le 19 mai 1894 à Bögely (Norvège) - Fils de Sören Paulli-Krause et de Marie Paulsen - Profession avant guerre Ecole Polytechnique au Danemark - Arrive en France pour passer le brevet de pilote d'aéroplane civil en février 1914 - Fait son écolage à la maison Morane-Saulnier installée sur le terrain de Villacoublay - Classe 1914 - Citoyen danois, engagé volontaire pour la durée de la guerre, au 1er régiment étranger, au titre de l'aéronautique militaire, à compter du 6 août 1914 - Matricule de recrutement n° 2207 - Brevet de pilote civil n° 1726 délivré par l'Aéroclub de France, le 24 août 1914 - Brevet de pilote militaire n° 587 obtenu à l'école d'aviation militaire de Buc, le 3 septembre 1914 - Stage de perfectionnement à l'école d'aviation militaire de Tours - Passé par la 3ème réserve d'aviation de Chaumont - Affecté pour la compte de la RGA à de nombreuses livraisons d'avions en escadrilles - Pilote de l'escadrille MF 2 / F 2 / AR 2 / SPAbi 2 / BR 2 du 9 octobre 1914 au (après le 31 décembre 1918) - Nommé Caporal, le 27 octobre 1914 - Citation à l'ordre de l'armée, en date du XX novembre 1914 - Nommé Sergent, le 18 janvier 1915 - En mission à St-Cyr du 2 au 9 mars 1915 - Citation à l'ordre de l'armée, en date du 23 avril 1915 - Victime d'un accident d'avion, après avoir décollé du terrain de la RGA du Bourget, en raison de fortes rafales de vent, le 23 juin 1915 - Son appareil s'est écrasé non loin de la Grande-Ceinture, sur la commune de Gonesse (Seine-et-Oise) - Evacué sur l'hôpital Lariboisière, il a subi l'énucléation de son oeil gauche - Médaille militaire et citation à l'ordre de l'armée, en date du 1er avril 1915 - En mission pour convoyer un avion Morane de la RGA du Bourget jusqu'à la MF 2, le 16 mai 1915 - Nommé Adjudant, le 4 juin 1915 - En mission à la RGA du Bourget du XXX au 8 août 1915 - Nommé Sous-lieutenant, à titre temporaire, le 8 octobre 1915 - Nommé Sous-lieutenant, le 8 octobre 1915 - Malade, alors qu'il est en permission du 23 décembre 1915 au 6 janvier 1916 - En mission à Bar-le-Duc du 10 au 20 février 1916 - En stage à Versailles du 17 juillet au 2 août 1916 - Stage sur Sopwith 1A2 au GDE en janvier 1917 - Une victoire aérienne, le 13 avril 1917 - Détaché à l'escadrille F 72 du 16 au 20 avril 1917 - Citation à l'ordre de l'armée, en date du 23 avril 1917 - Stage avion Letord au GDE du 3 au 6 juillet 1917 - Blessé par un éclat d'obus de DCA à l'épaule au cours d'une mission, le 19 septembre 1917 - Il faisait équipage avec le Slt Jean Poirault, qui n'a pas été touché - Chevalier de la Légion d'Honneur et citation à l'ordre de l'armée, en date du 7 octobre 1917 - Nommé Lieutenant à titre définitif, le 7 octobre 1917 - Est rentré de permission du Danemark, le 6 mars 1918 - Stage Caudron R XI au GDE du 13 au 17 mars 1918 - Au cours d'une mission à la tombée de la nuit, il est surpris par la brume, aux commandes d'un Letord, le 24 mars 1918 - Tentant de retrouver son chemin, un des moteurs tombe en panne - Il effectue un atterrissage en vol plané dans un champ, après avoir survolé de justesse les toits d'un village - Notre pilote est surpris par des lignes télégraphiques qu'il ne voit qu'au dernier moment, redresse et part en perte de vitesse - L'avion s'écrase au sol alors qu'il n'est plus qu'à quelques mètres - Le Letord est détruit mais les trois membres d'équipage sont indemnes - Blessé par balle, aux commandes d'un SPAD XI, le 18 mai 1918 - Parti en reconnaissance loin dans les lignes allemandes, en compagnie du Cne Eugène Fay, son appareil est attaqué par huit avions ennemis - L'observateur est tué d'une balle au coeur et lui même blessé d'une balle qui le touche dans le dos et qui ressort par l'épaule - Malgré sa blessure, il réussit à échapper à ses poursuivants et a rentrer au terrain - Son avion a été touché par 120 projectiles - Leur adversaire était probablement l'OfStv Walter Beyer du Jasta 42 (sa 2ème victoire) - Evacué sur l'hôpital Beaujon à Paris - Citation à l'ordre de l'armée, en date du 29 mai 1918 - Après soins, il bénéficie d'une convalescence de deux mois, qu'il refuse pour repartir au front seulement 20 jours après avoir reçu sa blessure - Affecté au Service technique de l'aéronautique après l'armistice - Démobilisé, le 19 février 1920 - Vice-président de la section danoise de la Ligue internationale des aviateurs en 1927 - Condamné à quatre mois de prison pour avoir gagné de l'argent pendant l'occupation du Danemark de 1940-1945 en décembre 1947 - Il sera plus tard acquitté - Décédé en 1973 - Sources : Pam - Liste des brevets militaires - CCC de l'escadrille MF 2 / F 2 / AR 2 / SPAbi 2 - L'Aérophile - Les Ailes - La Guerre Aérienne Illustrée - Bailey / Cony - Dernière mise à jour : 27 mars 2017.

* Médaille Militaire et citation à l'ordre de l'armée du Sgt Niels Paulli-Krause, pilote à l'escadrille MF 2, en date du 1er avril 1915 : "Sujet danois, engagé pour la durée de la guerre, s'est immédiatement fait remarquer par son entrain, son audace son dévouement à toute épreuve, recherchant les missions les plus périlleuses et les accomplissant avec un mépris du danger qui n'a cessé de faire l'admiration de ses chefs. Le 26 février revint dans les lignes, sa reconnaissance accomplie, son avion endommagé par les projectiles ennemis et en panne. A, malgré la poursuite d'un biplan ennemi, le 20 mars, accomplit entièrement une reconnaissance, malgré les avaries causées par les obus ennemis, et après réparation repart de nuit, le 22 mars, malgré les circonstances atmosphériques défavorables, engage avec un aviatik un combat de 20 minutes manoeuvrant avec habileté et en même temps déchargeant deux revolvers sur son adversaire."

* Citation à l'ordre de l'armée du Sgt Niels Paulli-Krause, pilote à l'escadrille MF 2 et du Sgt Georges Babo, observateur à l'escadrille MF 2, en date du 23 avril 1915 : "Services hors de pair."

* Citation à l'ordre de l'armée du Slt Niels Paulli-Krause, pilote à l'escadrille MF 2, en date du XX XXX 1917 : "Sujet danois, engagé volontaire, pour la durée de la guerre. Le 13 avril 1917, au cours d'une reconnaissance photographique à faible altitude, à l'intérieur des lignes ennemies a été attaqué par trois avions allemands, a abattu l'un d'eux, mis en fuite les deux autres et a réussi à ramener dans nos lignes son observateur gravement blessé."

* Chevalier de la Légion d'Honneur et citation à l'ordre de l'armée du Slt Niels Paulli-Krause, pilote à l'escadrille AR 2, en date du 7 octobre 1917 : "De nationalité étrangère, s'est engagé pour la durée de la guerre dans l'aviation. N'a cessé de faire preuve d'une bravoure et d'un dévouement au-dessus de tout éloge. Blessé grièvement en juin 1915, et malgré la perte d'un oeil, a demandé à reprendre sa place au front. S'est spécialisé dans les missions photographiques lointaines qu'il exécute avec une ardeur et un courage qui font l'admiration de tous. Blessé, le 19 septembre 1917, a eu la force de terminer sa mission et de ramener son appareil au terrain. Médaillé militaire pour faits de guerre. Trois citations. Un avion abattu."

* Citation à l'ordre de l'armée du Ltt Niels Paulli Krause, pilote à l'escadrille SPAbi 2, en date du 24 avril 1918 : "A exécuté une mission à la tombée du jour, surpris par la nuit, a dû atterrir à 4 kilomètres des lignes, brisant son appareil. Pris en chasse par un avion ennemi, au cours d'une mission photographique, a néanmoins continué sa mission. A eu son appareil criblé de balles et rendu inutilisable. A réussi néanmoins à le ramener au terrain."

* Citation à l'ordre de l'armée du Ltt Niels Paulli Krause, pilote à l'escadrille SPAbi 2, en date du 29 mai 1918 : "Le 18 mai 1918, au cours d'une mission photographique à l'intérieur des lignes ennemies, a été attaqué par 8 avions de chasse ennemis; blessé à l'épaule droite, a pu néanmoins ramener au terrain son observateur, tué dès le début, et son appareil, criblé de balles."

 

Ltt Niels Jensen Paulli-Krause

Extraits de la Guerre Aérienne n° 89 du 25 juillet 1918

Paulli-Krause, grand, sec et maigre, les yeux bleus, les cheveux blonds et son visage rose orné de superbes pattes de lapin, débarqua en France en février 1914 dans le but d'y faire l'apprentissage nécessaire pour passer le brevet de pilote d'aéroplane. Il choisit la maison Morane-Saulnier et établit ses quartiers à Vélizy afin d'être à proximité du terrain de Villacoublay. Pendant cinq mois, il fréquenta assidûment l'école et continua à s'entraîner progressivement après avoir passé le brevet de l'Aéro-Club.

Pendant que les aviateurs en herbe de l'école Morane sablaient gaiement le Champagne, l'orage grondait et tout à coup la guerre éclata. La première stupeur passée (car la majorité était si loin de s'y attendre) Paulli Krause se souvint que son pays avait jadis souffert de la barbarie prusienne, sa haine de l'Allemand se réveilla terrible, et, dans son amour pour la France, il n'hésita pas et contracta un engagement pour la durée de la guerre à Versailles. Il avait alors vingt ans. Il eut même assez de peine, car son brevet de pilote passé peu de temps auparavant ne pouvait lui être donné par l'Aéro-Club de France qu'avec l'assentiment de l'Aéro-Club de Danemark et cela tardait à venir. Enfin, tout s'arrangea et il fut affecté à la 2ème réserve à Saint-Cyr. Il ne voulait pas tenir en place, ce diable d'homme, il voulait aller au front tout de suite. Il aurait pris n'importe quel appareil pour partir, les engins dont personne ne voulait.

Enfin, après avoir changé plusieurs fois de marque dans l'espoir de partir plus vite et passé la fin d'août à Buc où il reçut le brevet militaire le 3 septembre 1914, il fut envoyé porter un appareil à Etampes. Pendant un certain temps, il convoie à l'arrière des appareils de tous types, mais ne cesse de réclamer son départ au front. Finalement, il accepte de partir sur Maurice Farman, seule marque ayant des vacances. On l'expédie à Chaumont (1ère Réserve d'une armée) d'où on l'envoie mener un avion à la MF 2. Une fois là, Paulli Krause refuse de repartir et on est obligé de le garder. Sur ses instances, on le fait permuter avec un autre pilote. Le voyage de Chaumont à Verdun fut plutôt compliqué pour Paulli Krause. Parti sur une vieille cage presque inutilisable, le MF 11 n°65, sans carte, Paulli Krause atterrissait chaque fois qu'il ne se sentait plus dans la bonne route et chaque fois c'étaient des difficultés interminables avec les indigènes pour repartir, son mauvais français le rendant suspect. Il mit la journée pour effectuer ce voyage et la nuit tombante, il vint échouer au-dessus des batteries en action entre Verdun et l'Argonne.

Les éclairs produits par les canons le firent s'apprêter à atterrir vers le Sud lorsqu'il vit passer un Maurice Farman. Il le suivit. Ce Farman restait seul sur les lignes à cette heure tardive, était attendu au centre de Verdun où des feux avaient été posés. Quelle ne fut pas la stupéfaction des gens de l'escadrille de voir arriver un deuxième appareil !

La carlingue de ce Maurice Farman primitif était très basse et Paulli Krause dépassait de toute la hauteur de son buste. Les assistants furent plutôt ébahis de voir descendre du taxi un gaillard d'environ 2 mètres de haut, à la lèvre rasée et portant sur ses joues de superbes pattes de lapin. Comme couvre-chef habituel, Paulli Krause portait un bonnet de cuir, les magasins d'habillement de Saint-Cyr n'ayant pu fournir de képi à sa taille. Comprenant à peine le français, notre Danois refuse de retourner à Chaumont, et le surlendemain, il commençait à travailler et à révolutionner les groupes d'escadrille par ses allures excentriques et son vol audacieux. Il transforme l'antique Maurice Farman 70 ch en un véritable camion dans lequel s'entasse fusées pour les réglages, deux curieux revolvers et deux ou trois bombes. Le même vol de 2h30 à 3 heures est utilisé simultanément à la reconnaissance, au bombardement et au réglage.

Paulli Krause ne concevait pas à cette époque un vol sans bombes à bord et il ne faisait décoller par cet avion beaucoup plus que la charge maximum réglementaire. Souvent même, il ajoutait au chargement un jeune chien et ce fut toujours pour les autres pilotes un mystère de le voir voler avec un tel poids. Sa tenue de vol à ce moment était remarquable et est restée légendaire parmi les vieux de l'aviation : veste et pantalon de cuir, bottes en caoutchouc montant à mi-cuisse. A la ceinture, un coutelas destiné à sa défense personnelle en cas d'atterrissage chez l'ennemi, gants à crispin et bonnet de cuir duquel dépassaient toujours les fameux favoris qu'il n'abandonna que beaucoup plus tard. Levé dès les premières heures, Paulli Krause allait réveiller quelque soit le temps son observateur habituel à cette époque, le caporal Georges Babo, et dès l'aurore, ils décollaient régulièrement pour aller donner le réveil aux Boches avec l'aide de quelques petites bombes. Rien ne les arrêtait, ni l'artillerie ennemie particulièrement méchante et abondante dans la région, ni les éléments: pluie, brouillard, vents. La hauteur habituelle de circulation de l'ennemi était d'environ 1.400 mètres maximum; l'avion ne pouvait guère fournir plus comme montée avec la charge que Paulli Krause lui imposait et rentrait généralement tout transformé en écumoire par les éclats d'obus et les feux de l'infanterie.

Non seulement redoutables comme bombardiers ils rendaient des services inappréciables à l'artillerie par leurs reconnaissances et leurs réglages. Le cran et la fougue de Paulli Krause n'ont pas de limite et un héros tel que le capitaine de Beauchamp qui était alors à la MF 2 comme lieutenant fut souvent médusé par les coups d'audace de l'aviateur danois. Paulli Krause n'admettait pas qu'en cas d'atterrissage on se laissât faire prisonnier, il était bien décidé à faire usage de tout son arsenal en semblable occurence. Ses bombardements devaient toujours être très efficaces en raison de la basse altitude à laquelle ils étaient effectués, notamment celui du 1er novembre I914 sur une gare.

Ce jour de Toussaint, Paulli Krause et son observateur habituel Babo survolaient un village lorsqu'ils virent près de la gare un rassemblement. Deux bombes furent larguées et les aviateurs observèrent une fumée noire recouvrant ce groupe. Ce rassemblement était une messe en plein air donnée par le corps Bavarois stationné dans la région. Les deux projectiles éclatèrent au but. Résultat : deux officiers et onze hommes tués. Quelques jours après, Paulli Krause, se trouvant à environ 1.200 mètres, surprend un convoi sur une route de l'Argonne. Il fonce dessus, le bombarde et y sème la panique. D'autres fois il pousse même la témérité jusqu'à attaquer des Drachen à la bombe.

Le 6 novembre 1914 notamment il met tout le centre de Verdun en émoi. Parti très tard pour un bombardement, par temps couvert, il réussit à passer les lignes dans un semblant d'éclair et à effectuer le largage de ses bombes. En rentrant à la nuit, il trouve le terrain d'atterrissage couvert à 400 mètres du sol d'un voile de brume compacte qui persiste. Puis il voit un rassemblement de tous les membres de l'escadrille qui avaient entendu ce bruit de moteur et qui étaient anxieux sur le sort des aviateurs. Mais Paulli Krause, sans s'émotionner, atterrit imperturbablement, à la surprise de tous.

Notre Danois avait alors effectué tous ces exploits, environ 100 à 150 heures sur l'ennemi, depuis le 1er octobre 1914, sur un vieux Maurice Farman MF 7 prpoulsé par un moteur de 70 ch. C'est dire que l'homme remédiait à l'infériorité de l'appareil par un courage et un allant merveilleux.

Au début de juin 1915, l'escadrille 2 quitte Verdun pour Clermont en Argonne. Elle est équipée de Maurice Farman MF 11 de 80 ch type 1914. Ce sont les meilleurs avions du moment et Paulli Krause est fou de joie, car il va pouvoir désormais véhiculer des bombes en plus nombre. Cette question du bombardement était devenue chez lui une véritable manie et il n'appréciait un appareil que par rapport à sa capacité d'enlèvement de poids.

Adjudant Niels Paulli-Krause accompagné du sergent Georges Bado, son mitrailleur devant un MF 11 bis de l'escadrille MF 2. A leurs cotés, le brigadier Albert Divry et le Slt Raymond Leleu, l'ancien mécanicien du Capitaine Happe - La Guerre Aérienne No. 89 de 25 Juillet 1918.

L'escadrille 2 que commandait alors le capitaine Léon Bretey comptait à ce moment dans ses rangs de grands pilotes tels que le capitaine Dessirier, le lieutenant de Beauchamp et David. Aussi l'émulation était grande et Paulli Krause faisait merveille. Les Anciens de la MF 2 se souviennent certainement de l'état dans lequel ce pilote ramenait fréquemment ses appareils : toiles arrachées, organes essentiels sérieusement atteints. Ceci était l'œuvre de l'artillerie ennemie, rendue particulièrement agressive par les raids fréquents de l'escadrille : bombardements, réglages et reconnaissances.

Le 31 mars 1915, Paulli Krause, au cours d'une reconnaissance, eut son avion coiffé par deux 105 éclatant simultanément: il revint avec ses toiles dans un état lamentable, des croisillons coupés par une vingtaine de gros éclats. Au retour, Paulli Krause marchait face à un vent relativement fort, dans une direction indiquée par son observateur. Pris à parti sérieusement par les canons, il ne chercha pas à manœuvrer pour éviter leurs coups.

Le 22 mars, il a son premier combat avec un Aviatik armé d'un fusil automatique. Babo l'observateur et Paulli Krause ne disposent que d'un mousqueton et lui-même, avec un sang-froid remarquable, tire à coups de revolver sur l'ennemi pendant vingt minutes. Il tient tête au petit biplace allemand, très rapide, qui s'enfuit découragé. Les cinq dernières passes de son combat sont d'ailleurs faites par les occupants du Farman sans repos. Leurs munitions étant épuisées.

Paulli Krause se trouvait là le lendemain au même endroit, mais il avait emporté cette fois une importante provision de cartouches. Le Boche avait accepté ce rendez-vous tacite, car il se trouvait là aussi. Seulement, cette fois, les balles françaises le frôlèrent peut-être d'un peu trop près, car il s'éloigna au bout de 5 minutes du combat. Cet Aviatik dut d'ailleurs être dégoûté de ce duel aérien, car Paulli Krause ne parvint pas à le rejoindre sur les lignes pendant les 15 jours de recherches qui suivirent.

Pendant ce temps, le Danois avait été successivement nommé caporal le 27 octobre 1914, sergent le 18 juin 1915. Il avait obtenu la Médaille Militaire et deux autres citations à l'armée conjointement avec son observateur Georges Babo.

Textes des citations de l'aviateur Niels Paulli-Kraus :

"Le caporal aviateur Paulli Krause et l'observateur Babo ont fait preuve d'intrépidité dans plusieurs vols audacieux au-dessus des lignes ennemies, au cours desquels ils ont reçu plusieurs balles dans leurs appareils."

La Médaille Militaire avait été conférée aux militaires dont les noms suivent : "Paulli Krause, n° matricule 2207, sergent pilote aviateur, 2ème groupe d'aviation : Sujet danois, engagé pour la durée de la guerre, s'est immédiatement fait remarquer par son entrain, son audace son dévouement à toute épreuve, recherchant les missions les plus périlleuses et les accomplissant avec un mépris du danger qui n'a cessé de faire l'admiration de ses chefs. Le 26 février revint dans les lignes, sa reconnaissance accomplie, son avion endommagé par les projectiles ennemis et en panne. A, malgré la poursuite d'un biplan ennemi, le 20 mars, accomplit entièrement une reconnaissance, malgré les avaries causées par les obus ennemis, et après réparation repart de nuit, le 22 mars, malgré les circonstances atmosphériques défavorables, engage avec un aviatik un combat de 20 minutes manoeuvrant avec habileté et en même temps déchargeant deux revolvers sur son adversaire."

Suite de l'étude - Voir la colonne de droite

 

Mort du Capitaine Jean Désirier, le 30 avril 1915
Article du journal Le Temps daté du 8 mai 1915

Deux avions de l'escadrille ont décollés pour effectuer une reconnaissance de nuit et bombarder une position adverse. Pendant la mission, l'un des équipages vit soudain l'autre avion brûler puis exploser en vol (fuite de carburant, DCA ?). Il s'écrasa dans les environs de Cornay (08), du coté allemand, entraînant dans la mort son équipage composé du Cne Jean Désirier (pilote) et du Soldat de 2ème classe Jules Grégoire (mitrailleur).

Le sergent aviateur Niels Paulli Krause n° matricule 2207 et le sergent observateur Georges Babo , numéro matricule 1288 : "Service hors de pair".

Au début de mai, Paulli Krause qui enrageait d'être sur un vieil avion aussi lent que le Farman, obtint d'aller s'entraîner à nouveau sur Morane-Parasol : il devait par faveur spéciale revenir à la MF 2, car il ne voulait à aucun prix quitter son escadrille. Son entraînement marchait à merveille et il était prêt à rejoindre le front, lorsque, le 20 janvier, un accident horrible vint interrompre sa carrière déjà si remarquable. Parti un matin, seul à bord, sur un appareil très mal réglé, il n'avait pas volé dix minutes et se trouvait à environ 1.000 mètres de hauteur, lorsque son avion se mit en vrille. Tous ses efforts pour le tirer de cette position furent vains et il s'écrasa au sol du côté de Gonesse. Il perdit connaissance quelques instants seulement, et c'est lui-même qui, pris sous l'appareil, donnait des conseils aux paysans accourus pour le dégager. Il était pourtant bien mal en point, ayant plusieurs blessures sur le corps, le côté droit de la figure était complètement abimé et on fut obligé de pratiquer l'ablation de l'oeil droit.

Environ un mois après son accident il était de retour à la MF 2. II avait refusé la réforme qu'on lui proposait et avait déclaré vouloir rejoindre son ancienne escadrille pour "faire sa convalescence au front sur Farman; ensuite il se remettrait à l'entraînement sur un avion de chasse." Quelques jours avant sa chute, le 14 juin, Paulli Krause avait été nommé adjudant.

Bien que cet accident semblait n'avoir fait aucune impression sur sa robuste constitution physique, aussi bien que sur son splendide moral. En fait, sa santé était ébranlée et quelques temps après son arrivée, il tomba malade. Le médecin craignait une fièvre typhoïde, elle fut heureusement conjurée, mais Paulli Krause ne put retrouver avant plusieurs mois sa bonne santé. D'autre part, la perte de l'oeil droit le gênait considérablement pour piloter et après quelques vols, au cours desquels il ne se sentait pas en confiance, il fut près d'un an et demi sans pouvoir reprendre son service. Il passa tout son temps à l'escadrille où il rendit des services inappréciables tant au point de vue technique qu'au point de vue de liaison avec les corps pour lesquels l'escadrille était appelée à travailler. Il va sans dire que son caractère aventureux s'accommodait mal de cette inaction. Il entasse demandes sur demandes en vue d'être affecté à la Légion Etrangère. Son chef, le capitaine Bretey qui avait pour lui une réelle amitié s'y opposa toujours et parvint à le conserver. Entre temps Paulli Krause était passé sous-lieutenant en octobre 1915.

Enfin, au début de janvier 1917, le danois sentant ses moyens revenir et n'y tenant plus dans son rôle de "reste à terre", partit s'entraîner au GDE. sur Sopwith 1A2. Cela marcha à merveille et il ne fut pas long à retrouver sa virtuosité ancienne. Rentré à son escadrille, il se remit au travail avec ardeur. A sa deuxième sortie, au cours d'une mission photographique, le 13 avril 1917, il se trouva à 15 kilomètres de nos lignes attaqué par trois Albatros. Lui et son observateur, le lieutenant Henri Clave, se défendent comme des lions. Résultat : un des allemands tombe. Cette victoire sera homologuée car ayant été vu des lignes françaises. Le lieutenant Clave rentre avec une balle dans la cuisse, l'avion a plus de 100 impacts de balles, il fut d'ailleurs réformé.

Paulli Krause est pour la quatrième fois cité à l'ordre de l'armée : "Paulli Krause sous-lieutenant pilote à l'escadrille MF 2, sujet danois, engagé volontaire, pour la durée de la guerre. Le 13 avril 1917, au cours d'une reconnaissance photographique à faible altitude, à l'intérieur des lignes ennemies a été attaqué par trois avions allemands, a abattu l'un d'eux, mis en fuite les deux autres et a réussi à ramener dans nos lignes son observateur gravement blessé."

Krause, qui est passé sur triplace Letord, recherche l'affrontement avec ardeur. Il s'est chargé des reconnaissances photographiques et fournit un labeur acharné en dépit des chasseurs ennemis et d'une artillerie qui crible d'éclats journellement son avion. Le 19 septembre 1917, par un temps très dur et un vent très fort, il part pour une mission photographique. Naturellement les batteries adverses se prodiguent et gratifient le Letord d'un crapouillage soigné qui n'empêche pas Paulli Krause d'accomplir sa mission très ponctuellement, comme à l'habitude. Comme il rentrait, un obus éclata très près de l'appareil et un éclat vint frapper Paulli Krause au visage. Le côté droit de la face était encore abîmé et l'œil droit détruit: fort heureusement, c'était l'œil de verre. Aveuglé par le sang, le danois ne se décourage pas, il se fait passer un mouchoir par son mitrailleur et tout en tamponnant sa blessure, il permet à son observateur le lieutenant Clave, de terminer sa mission et regagne son terrain. Il fut obligé de rentrer à l'hôpital quelques jours pour l'extraction des morceaux de l'œil de verre qui avaient pénétré dans la cavité oculaire.

L'adjudant Niels Paulli-Krause après sa blessure du 19 septembre 1917 - Ce pilote perdit son oeil droit au cours d'un combat alors qu'il volait à bord d'un avion Letord - Il est a nouveau touché, mais cette fois à l'épaule, le 18 mai 1918 - Photo : La Guerre Aérienne n° 89 de 25 Juillet 1918

Sa blessure nouvelle lui valut avec une cinquième citation, la Légion d'honneur si largement gagné. "Paulli Krause, sous-lieutenant dans l'escadrille MF 2, de nationalité étrangère, s'est engagé pour la durée de la guerre dans l'aviation, n'a pas cessé de faire preuve d'un dévouement et d'une bravoure au-dessus de tout éloge. Blessé cruellement en juin 1915 et malgré la perte d'un œil a dûment voulu reprendre sa place au front se spécialisant dans les missions photographiques lointaines, qu'il exécuta avec une ardeur et un courage qui font l'admiration de tous. Blessé le 19 septembre 1917, a eu la force de terminer sa mission et de ramener son appareil au terrain. Médaille Militaire pour faits de guerre, trois citations. Un avion abattu."

Le deuxième galon suivit de près la Légion d'Honneur. Paulli Krause fut nommé lieutenant le 21 octobre 1917. Bientôt l'escadrille abandonnait ses Farman pour les remplacer par des Dorand AR 1. Fin décembre, Paulli Krause prend une permission pour aller au Danemark voir sa famille qu'il a quittée depuis plus de quatre ans. En février 1918, il revient et demande à passer sur Caudron R 11. Quelques semaines après, il réclame un Letord 400 chevaux.

Le 24 mars 1918, l'équipage opérait au-dessus des lignes allemandes et ne se préoccupait pas de la disparition du soleil. Il ne songeait qu'à mener à bien la mission. Alors que la nuit commence à s'épaissir, escorté d'un rideau de brume inquiétant, Paulli Krause tente de regagner son terrain. Mais impossible de se diriger. La route ne peut être repérée. Notre avion est perdu, dans la nuit, au-dessus de terrains boisés peu hospitaliers. En outre, un des moteurs sentant ses efforts vains a préféré s'arrêter. Telle est la situation de ce bimoteur de 2.500 kilos ! Exténué de piloter avec un seul moteur, le colosse Paulli Krause est obligé de temps en temps de faire tenir le palonnier par son mitrailleur. La situation devient angoissante. Aucun des trois équipiers ne peut imaginer qu'il évitera la chute atroce. Mais le Danois ne désespère pas et décide de lutter jusqu'au bout. Il aperçoit dans une vague éclaircie un tout petit champ. Il arrête son moteur et commence à descendre en spirales très serrées. Il s'agit de ne pas manquer cette cible, grande comme un mouchoir de poche. Paulli Krause vise, passe comme un bolide au-dessus d'un village dont il rase les toits, saute par-dessus une route jalonnée par des fils télégraphiques qu'il ne voit pas, redresse, mais trop tard et l'avion s'enfonce et s'écrase dans le sol. Par miracle, personne n'est blessé ! Deux heures plus tard, le trio rentrait à l'escadrille où on croyait déjà qu'il n'y avait plus d'espoir.

Une autre envolée où notre héros était particulièrement maltraité par l'ennemi lui valait la citation suivante : "Paulli Krause, lieutenant du 1er étranger, pilote à l'escadrille Spa 2 : a exécuté une mission à la tombée du jour, surpris par la nuit, a dû atterrir à 4 kilomètres des lignes, brisant son appareil. Pris en chasse par un avion ennemi, au cours d'une mission photographique, a néanmoins continué sa mission. A eu son appareil criblé de balles et rendu inutilisable. A réussi néanmoins à le ramener au terrain."

Sans le moindre entraînement, Paulli Krause passe du triplace Letord au Spad XI biplace. Ce diable d'homme pilote avec la même virtuosité n'importe quel type d'avion : " Pourvu que ça vole, dit-il, on s'en tire toujours." Et, dès son premier vol, il s'en va prendre des photos de batteries ennemies sous la menace d'une patrouille de sept monoplaces de chasse qui surgit et cherche, mais trop tard, à empêcher l'accomplissement de la reconnaissance.

Le 18 mai 1918, le Danois va effectuer une mission du même genre loin dans les lignes ennemies avec, connue observateur, le capitaine Eugène Fay, un as de la spécialité. Soudain huit avions ennemis surviennent et engagent le combat. Il cherche à éviter leur feu en recourant à toutes les ressources de son art. Ces manoeuvres n'empêchent pas le Spad d'être criblé. Le pilote, en se retournant pour engager son observateur à riposter, s'aperçoit que celui-ci est étendu dans la carlingue, ne donnant plus signe de vie. Paulli Krause se trouve donc seul au milieu de la meute acharnée à sa perte, sans pouvoir se défendre. Quelle belle proie ! Huit contre un ! Mais le Danois en a vu d'autres et il faudra le tuer pour qu'il s'avoue vaincu. Il manœuvre avec une habileté extraordinaire, il tortille son avion dans tous les sens pour éviter les rafales qui ne cessent de encadrer. Soudain une douleur aiguë : c'est une balle qui vient de lui traverser l'épaule. Entrée par le dos, elle explose dans la plaie, déchirant les tissus. Paulli Krause maîtrise sa douleur. Il n'a pas le temps d'y penser. Il continue sa fantasia aérienne et parvient à regagner nos lignes sans que ses huit adversaires qui l'ont poursuivi jusque-là aient pu arriver à l'abattre.

Ouf ! Ie terrain et le héros s'y pose impeccablement. Il appelle un mécanicien : "Mon observateur est touché ! " Il dégage le capitaine Fay, aide à le descendre et tient à s'assurer qu'il n'y a rien à espérer : deux petits trous au cœur lui prouvent que tout est fini depuis longtemps déjà.

Un des mécaniciens, au bout de quelques instants, aperçoit du sang sur la combinaison du pilote : - Mais vous devez être blessé ?
- Je te crois, répond le Danois en souriant et même ça me fait "bougrement" souffrir.
- Pourquoi ne le disiez-vous pas?
- Mon observateur était plus intéressant que moi.

On le transporte en hâte à une ambulance voisine. On procède à l'extraction de la balle, tandis que le patient cause le plus tranquillement du monde avec les médecins. On l'évacue sur l'hôpital Beaujon à Paris. Là on lui recoud l'épaule. Une semaine après, il reprend sa vie habituelle, se promenant avec le bras en écharpe. Sa résistance physique fait l'admiration de tous. Le régime de l'hôpital, la vie de l'arrière lui pèsent. Il veut déjà repartir. Les médecins refusent et exigent qu'il prenne une convalescence de deux mois.

Il ne veut pas en entendre parler et transige pour... dix jours! Et l'épaule à peine remise, notre vaillant repart à son escadrille, moins de vingt jours après le drame. A son arrivée, on lui apprend que l'avion, avec lequel il avait si providentiellement échappé à la mort, était rentré avec 120 impacts de balles !

Une nouvelle citation suivait : "Niels Paulli Krause, lieutenant au 1er régiment étranger, pilote à l'escadrille Spa 2 : le 18 mai 1918, au cours d'une mission photographique à l'intérieur des lignes ennemies, a été attaqué par 8 avions de chasse ennemis; blessé à l'épaule droite, a pu néanmoins ramener au terrain son observateur, tué dès le début, et son appareil, criblé de balles."

Le soldat de 2ème classe engagé volontaire en août 1914, a terminé la guerre comme lieutenant et titulaire de la Médaille Militaire, de la Légion d'Honneur, de la Croix de Guerre, à sept palmes.

 

Les avions

Photo prise avant guerre sur le camp de Sissonne avant guerre - Les deux avions visibles sont à gauche, un MF 7 de la MF 2 et un Deperdussin - Photo Cne Léon Bretey collection Bruno Moreau que je remercie pour son aide.

Terrain de Verdun (55) - L'escadrille MF 2 a stationné sur place du 31 juillet au 26 août 1914 puis du 1er septembre 1914 au 6 février 1915 - Photo Roger Kissel transmis par Roland Kissel, son fils, que je remercie pour son aide.

Alignement d'aéronefs militaires appartenant aux escadrilles MF 2, HF 7 et HF 11 sur le terrain de Verdun en août 1914 - La première est équipée d'Henri Farman MF 7 et les suivantes d'Henri Farman HF 20 - Photo Cne Léon Bretey collection Bruno Moreau que je remercie pour son aide.

Au premier plan, un des MF 7 de l'escadrille MF 2 en août 1914 - Au second plan, des Henri Farman HF 20 des escadrilles HF 7 et 11 qui ont été rassemblés sur place - A droite, un des HF 20 fait mouvement avant le décollage - Photo Cne Léon Bretey collection Bruno Moreau que je remercie pour son aide.

Deux MF 7 de la MF 2 pendant l'été 1914 - Le premier appareil est le MF 107 - Ces appareils seront remplacés par des MF 11 à moteur 80 ch à la fin de l'année 1914 - début de 1915 - Photo Cne Léon Bretey collection Bruno Moreau que je remercie pour son aide.

La pause café des mécaniciens de l'escadrille MF 2 sur le terrain de Verdun en août 1914 - L'avion est un Maurice Farman MF 7 - Photo Cne Léon Bretey collection Bruno Moreau que je remercie pour son aide.

Une partie des officiers navigants de la MF 2 posent devant le MF 11 n° 177 sur le terrain de Verdun au début de l'année 1915 - A cette époque, les officiers de la MF 2 étaient : Cne Léon Bretey (pilote et commandant d'unité) - Ltt Robert de Beauchamps (pilote) - Slt Eugène Parent (pilote) - Ltt Clément (pilote) - Ltt Louis Moisan (observateur) - Slt Xavier Flury (observateur) - Slt Alexandre Pierson (observateur) - Photo Cne Léon Bretey collection Bruno Moreau que je remercie pour son aide.

La troupe érige un nouveau hangar sur le terrain de Clermont-en-Argonne (55) en avril-mai 1915 - On aperçoit à l'arrière plan, les collines caractéristiques de la région - L'avion a premier plan est le MF 11 n° 165 - Photo Cne Léon Bretey collection Bruno Moreau que je remercie pour son aide.

Aménagement du terrain de Clermont-en-Argonne (55) pendant le printemps 1915 - Les avions à l'arrière plan sont des MF 11 appartenant à l'escadrille MF 2 - Photo Cne Léon Bretey collection Bruno Moreau que je remercie pour son aide.

Une partie des personnels navigants de l'escadrille MF 2 sur le terrain de Clermont-en-Argonne (55) au début de l'année 1915 - L'avion, à l'arrière plan, est un Maurice Farman MF 11 à moteur 80 HP - Si vous connaissez l'identité de ces aviateurs, veuillez prendre contact avec l'auteur du site - Photo Cne Léon Bretey collection Bruno Moreau que je remercie pour son aide.

Quatre MF 11 à moteur 80 ch de l'escadrille MF 2 sur le terrain de Clermont-en-Argonne au début de 1915 - Ces avions neufs viennent d'être perçus probablement après des convoyages depuis le RGA du Bourget-Dugny - Photo Cne Léon Bretey collection Bruno Moreau que je remercie pour son aide.

Les mêmes appareils pris sous un autre angle - Photo Cne Léon Bretey collection Bruno Moreau que je remercie pour son aide.

Qui dit nouvel avion, dit nombreuses casses avions - Voici un atterrissage dur qui s'est terminé, non par un capotage, mais par une rupture nette du train d'atterrissage et de la queue - Malgré l'ampleur des dégats, l'équipage est sauf - Photo du début de 1915 - Je ne suis pas arrivé à identifier l'équipage - Photo Cne Léon Bretey collection Bruno Moreau que je remercie pour son aide.

Un char à voile bricolé sur le terrain de Clermont-en-Argonne (55) - Les avions, à l'arrière plan, sont des MF 11 à moteur 80 ch, ce qui situe cette photo au février-mars 1915 - Photo Cne Léon Bretey collection Bruno Moreau que je remercie pour son aide.

Bureau du Cne Léon Bretey, commandant de l'escadrille MF 2, sur le terrain de Clermont-en-Argonne pendant l'hiver 1915-1916 - On y aperçoit la machine à écrire qui sert a retranscrire les compte-rendus officiels, qui étaient nombreux à l'époque, les notes en application épinglées au mur et un assemblage de cartes d'état-major qui présente la région autour de Verdun - En annexe sur le coté droit, une carte du front d'Orient dont les combats ont commencé en février 1915 - Le poële fonctionne - Photo Cne Léon Bretey collection Bruno Moreau que je remercie pour son aide.

Les officiers navigants posent dans le bureau du commandant de la MF 2 sur le terrain de Clermont-en-Argonne pendant l'hiver 1915-1916 - Au premier plan, le Cne Léon Bretey, chef de la MF 2 - Derrière lui, trois sous-lieutenants et un lieutenant - Photo Cne Léon Bretey collection Bruno Moreau que je remercie pour son aide.

Photo du terrain de Clermont-en-Argonne (55) en février-mars 1915 - Les quatre appareils visibles sont des MF 11 bis à moteur 130 HP appartenant à l'escadrille MF 2 - Photo Cne Léon Bretey collection Bruno Moreau que je remercie pour son aide.

Terrain de Clermont-en-Argonne au début de 1916 - Tous les avions présents appartiennent à l'escadrille MF 2 et sont des MF 11 à moteur 80 HP (1) et MF 11 bis à moteur 130 HP (3) - Les aménagements de carlingue ne sont pas tous identiques - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Photo Cne Léon Bretey collection Bruno Moreau que je remercie pour son aide.

Les avions

MF 11 bis à moteur 130 HP de l'escadrille MF 2 sur le terrain de Clermont-en-Argonne au début de 1916 - L'avion est doté d'un carénage spécial qui sépare la carlingue en deux parties distinctes et protége le pilote des intempéries - Photo Cne Léon Bretey collection Bruno Moreau que je remercie pour son aide.

Vue du terrain de Clermont-en-Argonne (55) au début de l'année 1916 - L'avion, au premier plan, est le MF 11 bis n° 1338 appartenant à l'escadrille F2 - Ce numéro SFA (numéro délivré par l'aéronautique militaire) était présent en date du 8 avril 1916, date d'une liste de dotation qui a été conservée - Tous les autres appareils sont des MF 11 bis - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Photo Cne Léon Bretey collection Bruno Moreau que je remercie pour son aide.

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Vue du terrain de Clermont-en-Argonne (55) au début de l'année 1916 - Tous les appareils sont des MF 11 bis - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Photo Cne Léon Bretey collection Bruno Moreau que je remercie pour son aide.

MF 11 bis (moteur 130 ch) de l'escadrille MF 2 en approche du terrain de Autrecourt-sur-Aire (55) en mars 1916 - Le moulin sur la côté gauche de la photo existe toujours - Voir la photo ci-dessous - Photo Cne Léon Bretey collection Bruno Moreau que je remercie pour son aide.

L'ancien moulin du village d'Autrécourt-sur-Aire (55) en 2013 - Le niveau de la rivière Aire a bien baissé - Photo Google Earth.

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Les navigants de la MF 2 rassemblés probablement dans le village de Clermont-en-Argonne, après la victoire de l'Adj René David (pilote) et du caporal Marc Eymery (mitrailleur) contre un Fokker, le 7 mars 1916 - L'avion ennemi a été abattu dans les lignes, le pilote a réussi à échapper aux Français mais pas le mitrailleur, qui a été fait prisonnier - Photo Cne Léon Bretey collection Bruno Moreau que je remercie pour son aide.

Le mitrailleur allemand capturé après que son avion ait été abattu, le 7 mars 1916 - Cette photo est unique car on aperçoit pas de gardes armés - On dirait un visiteur qui arrive ! - Photo Cne Léon Bretey collection Bruno Moreau que je remercie pour son aide.

L'équipage victorieux du Fokker allemand du 7 mars 1916 fait l'objet de toutes les attentions des troupes du secteur - Au centre, de profil, l'Adj René David - Je ne sais pas situer le caporal Eymery - Photo prise dans le village de Clermont-en-Argonne (55) - Photo Cne Léon Bretey collection Bruno Moreau que je remercie pour son aide.

Les mécaniciens sortent les avions des hangars et les alignent sur le terrain de Clermont-en-Argonne (55) - La dispersion n'est pas encore de mise - Tous les appareils visibles sur cette photo sont des MF 11 bis à moteur de 130 HP - Photo Cne Léon Bretey collection Bruno Moreau que je remercie pour son aide.

MF 11 bis de l'escadrille MF 2 sur le terrain de Clermont-en-Argonne (55) pendant l'hiver 1915-1916 - Photo Cne Léon Bretey collection Bruno Moreau que je remercie pour son aide.

Le Cne Léon Bretey, commandant de l'escadrille MF 2, s'apprête à partir en mission de reconnaissance, en compagnie d'un observateur, depuis le terrain de Clermont-en-Argonne (55) - Photo prise pendant l'hiver 1915-1916 - Photo Cne Léon Bretey collection Bruno Moreau que je remercie pour son aide.

Maurice Farman MF 11 bis à moteur de 130 HP appartenant à l'escadrille MF 2 en 1915 - Photo collections du SDH de Vincennes.

Photo d'un Farman F 40 de l'escadrille F 2 en finale d'atterrissage - On aperçoit la tête de l'observateur sur le côté gauche de la carlingue - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Photo Cne Léon Bretey collection Bruno Moreau que je remercie pour son aide.

Letord 5 n° 422 de l'escadrille AR 2 en 1917 - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Photo collection Imperial War Museum de Londres

Spad XI de l'escadrille SPAbi 2 - Photo : Musée de l'AIr et de l'Espace du Bourget.

Spad XI de l'escadrille SPAbi 2 - Ce type de Spad biplace a été mis en service au sein de cette unité de novembre 1917 à mai-juin 1918 - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Photo collection Gérard M. que je remercie pour son aide.

Détail de l'insigne de fuselage du Spad XI de l'escadrille SPAbi 2 - Voir la représentation en couleur dans la rubrique "Insignes" - Photo collection Gérard M. que je remercie pour son aide.

Mécaniciens de l'escadrille SPAbi 2 en 1918 - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Photo collection Gérard M. que je remercie pour son aide. Groupe

Breguet 14A2 de la 9ème escadrille du 37ème RAO stationnée au Maroc, le 23 mars 1926 - Remarquez le détail de l'insigne de fuselage - Photo Ebay France.

Breguet 14A2 de la 9ème escadrille du 37ème RAO stationnée habituellement à Rabat (Maroc) - Cette unité, héritière des traditions de l'escadrille BR 2 de la Grande Guerre, a utilisé des Breguet 14A2 d'août 1920 à mai 1929, date à laquelle elle est passée sur Potez 25 TOE - Cette photo a été prise sur le terrain d'Assaka N'Tebahirt, près de Midelt, pendant un détachement temporaire - Carte postale d'époque.

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Couleurs des avions


Couleurs des avions

Maurice Farman MF 7 tel que ceux qui équipaient l'escadrille MF 2 de 1913 à 1914 - Dessin David Méchin.

 

Photos aériennes prises
par les équipages

Deux MF 7 de l'escadrille MF 2 survolent le camp de Sissonne avant guerre - La MF 2 a été créée sur le camp de Châlons, le 29 mars 1912, où elle est restée stationnée jusqu'au 31 juillet 1914 - Photo Léon Brétey collection Bruno Moreau que je remercie pour son aide.

Vue aérienne de Troyon avant guerre - Le MF 7 piloté par le Cne Bretey, commandant l'escadrille MF 2, dépasse le dirigeable militaire Fleurus, à cette époque stationné à Verdun - Photo Léon Brétey collection Bruno Moreau que je remercie pour son aide.

Vue aérienne de Bar-le-Duc prise par le Cne Léon Brétey, commandant de l'escadrille MF 2 au début de l'année 1915 - L'unité, qu'il commande, est alors stationnée à Clermont-en-Argonne - Photo Léon Brétey collection Bruno Moreau que je remercie pour son aide.

Seconde vue aérienne de la ville de Bar-le-Duc prise par le Cne Léon Brétey, commandant de l'escadrille MF 2 au début de l'année 1915 - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Photo Léon Brétey collection Bruno Moreau que je remercie pour son aide.

Photo aérienne de la ville de Bar-le-Duc prise par le Cne Léon Brétey, commandant de l'escadrille MF 2 en 1915 - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Photo Léon Brétey collection Bruno Moreau que je remercie pour son aide.

Photo aérienne de la ville de Bar-le-Duc prise par le Cne Léon Brétey, commandant de l'escadrille MF 2 en 1915 - Photo Léon Brétey collection Bruno Moreau que je remercie pour son aide.

Vue aérienne d'Auzéville-en-Argonne prise par le Cne Léon Brétey, commandant de l'escadrille MF 2 pendant l'hiver 1915-1916 - Le moulin du village se trouve en bas à droite - Photo Léon Brétey collection Bruno Moreau que je remercie pour son aide.

Vue aérienne du village de Clermont-en-Argonne (55) qui a été en grande partie détruit en septembre 1914 - Photo Léon Brétey collection Bruno Moreau que je remercie pour son aide.

Autre vue aérienne du village de Clermont-en-Argonne (55) pendant l'hiver 1914-1915 - Cliquez pour agrandir la photo - Photo Léon Brétey collection Bruno Moreau que je remercie pour son aide.

Vue aérienne de Senlis en 1914-1915 - Photo Léon Brétey collection Bruno Moreau que je remercie pour son aide.

Vue aérienne de Meaux en 1914-1915 - Cette photo a probablement été prise au cours d'un convoyage avion entre la région parisienne et la Meuse où était stationnée l'unité - Photo Léon Brétey collection Bruno Moreau que je remercie pour son aide.

Photos aériennes prises
par les équipages

Vue aérienne de Laon - La ville a été prise par les Allemands, le 2 septembre 1914 - Photo Léon Brétey collection Bruno Moreau que je remercie pour son aide.

Photo aérienne de la ville d'Albert prise par le Cne Léon Brétey, commandant de l'escadrille MF 2 après janvier 1915 - En effet, c'est à cette époque que le clocher de la basilique fut touché par un obus allemand - La statue de la vierge resta en position instable, accrochée à l'horizontale jusqu'en 1918 - Photo Léon Brétey collection Bruno Moreau que je remercie pour son aide.

Photo aérienne de la ville d'Albert prise par le Cne Léon Brétey, commandant de l'escadrille MF 2 en 1915 - Photo Léon Brétey collection Bruno Moreau que je remercie pour son aide.

Photo aérienne verticale de la côte 285 dans les environs de Verdun, prise par le Sgt Yves Kervadec (pilote) et Ltt Xavier Flury (observateur), un équipage de l'escadrille F 2, le 10 avril 1916 - A cette date, l'escadrille F 2 était stationnée sur le terrain d'Autrécourt-sur-Aire (55) - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Photo Ebay France.

Photo oblique de la côte 108 réalisée par un équipage de l'escadrille F 2, le 13 septembre 1917 - L'appareil de prise de vue utilisé pour cette mission est un grand 1,20 m de focale qui permettait de photographier des petits détails ou des zones bien précises du front - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Photo Georges Kohn, transmise par Jacques Beilin, son arrière petit-neveu, que je remercie pour son aide.

Photo oblique du boyau Colporte réalisée par un équipage de l'escadrille F 2, le 13 septembre 1917 - L'appareil de prise de vue utilisé pour cette mission est un grand 1,20 m de focale qui permettait de photographier des petits détails ou des zones bien précises du front - Altitude de prise de vue 400 mètres - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Photo Georges Kohn, transmise par Jacques Beilin, son arrière petit-neveu, que je remercie pour son aide.

Tranchée de Job - l'Ailette prise le 23 septembre 1917 par l'escadrille F 2 - Altitude de prise de vue 1400 m - focale de l'appareil F 50 - Photo Collection Sylvestre Bresson du forum Pages 14-18 que je remercie pour son aide.

Reconnaissance réalisée par un équipage de la SPAbi 2, le 3 octobre 1918 - Trois photos ont été prises dans ce secteur - La photo n° 2 est présentée dans ce dossier - Elle montre les tranchées du Choléra au Nord-Ouest de Berry-au-Bac - Altitude de prise de vue F 50 - Altitude 5600 m - Photo Collection Sam du forum "Histoire et Militaria 14-18"

Photo de la Vallée de Bois ferme prise pour la 5ème corps d'armée par la Spabi 2, le 5 juillet 1918 - Caractéristiques tehniques de cette photo : altitude 5000 m - focale de l'appareil de prise de vue : 0,50 m - Photo en vente sur site internet "Past to present".

La photo n° 2 prise par la SPAbi 2 présentant les tranchées du Choléra au Nord-Ouest de Berry-au-Bac, le 3 octobre 1918 - Altitude de prise de vue F 50 - Altitude 5600 m - Photo Collection Sam du forum "Histoire et Militaria 14-18"

 

Documents administratifs

Brevet n° 9203 décerné le 13 octobre 1917 à l'école d'aviation militaire d'Istres au soldat de 2ème classe Auguste Laulhé - Né le 19 décembre 1896 à Trun (Espagne) - Fils d'Etienne Laulhé et de Elize Dubos - Avant guerre ajusteur - Appelé au 88ème RI, le 10 avril 1915 - Muté au 219ème RI - Passé à l'aviation comme élève pilote, le 10 juillet 1917 - Stage de préselection PN à Dijon - Brevet de pilote militaire n° 9203 à l'école d'istres, le 13 octobre 1917 - Stage de perfectionnement à l'école d'aviation militaire d'Avord - Pilote de l'escadrille SPAbi 2 du 2 avril 1918 au 19 mai 1918 - Décédé des suites d'un accident aérien aux commandes d'un Spad XI à Hétomesnil (Oise), le 19 mai 1918 - Le Ltt Jean Poireault, qui fait équipage avec lui, a également perdu la vie dans cet accident - Photo Norman Destexhe que je remercie pour son aide.

 


Monuments commémoratifs
et tombes

Tombe du Cne Maurice Eugène Michel Marie Fay - né le 29 septembre 1883 à Paris (75) - Unité d'origine 1er régiment du Génie - Observateur de l'escadrille SPAbi 2 - Tué au combat à bord d'un Spad XI, dans les environs de Morisel (80), le 18 mai 1918 - Il faisait équipage avec le Ltt Niels Jensen Paulli-Krause qui a été blessé par balle pendant l'affrontement contre le OfStv Walter Beyer du Jasta 42 - Il repose dans le cimetière de Poix-en-Picardie (Somme) - Photo Jacques Fouré-Larivière que je remercie pour son aide active.

 

Remerciements :

- M. Pierre François Mary pour son étude sur la position des terrains de Auzéville-en-Argonne, Rosnay-Trelon.
- M. Jacques Fouré-Larivière pour les photos de la tombe du Cne Maurice Fay.
- M. Nicolas Legrand pour l'envoi de la photo du Spad XI.
- M. Norman Destexhe pour l'envoi de la photo du brevet du caporal Auguste Paulhé.
- M. Gérard M. pour l'envoi des photos de la SPAbi 2 de 1918.
- M. Sam du forum "Histoire et Militaria 14-18" pour l'envoi des photos de sa collection.
- Mme Monique Gallais pour l'envoi de la fiche matricule du Sgt Marcel Baux.
- M. Bruno Moreau pour l'envoi des photos prises par le Cne Léon Bretey.
- M. Philippe Wimsingues pour l'envoi de l'insigne de la SPAbi 2.
- M. Roland Kissel pour l'envoi des archives de Roger Kissel, son père.
- M. Jacques Beilin pour l'envoi des archives de Georges Kohn, son arrière grand-oncle.

Bibliographie :

- Les escadrilles de l'aéronautique militaire française - Symbolique et histoire - 1912-1920 - Ouvrage collectif publié par le SHAA de Vincennes en 2003.
- L'aviation française 1914-1940, ses escadrilles, ses insignes - par le Commandant E Moreau-Bérillon - publié à compte d'auteur en 1970.
- The French Air Service War Chronology 1914-1918 par Frank W.Bailey et Christophe Cony publié par les éditions Grub Street en 2001.
- Les Insignes de l'Aéronautique Militaire Française jusqu'en 1918 par Philippe Bartlett publié par Indo Editions en 2002.
- De l'Aéronautique militaire "1912" à l'Armée de l'Air "1976" par Myrone N. Cuich publié à compte d'auteur en 1978.
- La Guerre Aérienne illustrée par Jacques Mortane - Publié de 1916 à mars 1919 - Pour cette page numéro 89.
- Les "As" français de la Grande Guerre en deux tomes par Daniel Porret publié par le SHAA en 1983.
- Les Armées françaises dans la Grande Guerre publié à partir de 1922 par le Ministère de la Guerre.
- Site Internet "Traditions des escadrilles de l'Armée de l'Air" de Henri Guyot - Voir le lien
- Site Internet "La Bible des insignes de l'Armée de l'Air" de Yves Genty - Voir le lien
- Site Internet "Les Insignes de l'armée de l'Air" de Jean-Jacques Leclercq - Voir le lien
- Site Internet "Mémoires des Hommes" du Ministère de la Défense - Voir le lien

 

Si vous avez des documents écrits ou photographiques pouvant compléter les données de cette page, veuillez contacter l'auteur du site.

Escadrille 1 Escadrille 3

 

 

pas de fiche > 1918

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