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Insignes de l'escadrille 8
et des unités détentrices de ses traditions

Insigne peint sur le fuselage - Avions Farman MF 11 - MF 11 bis - F 40 - Dessin Albin Denis

Insigne peint l'avant du fuselage - Avions Farman F 40 - Dessin Albin Denis

Insigne peint sur le fuselage - Avions Caudron R IV et Dorand AR 1 - Dessin Albin Denis

Insigne final - Avions Salmson 2A2 - Dessin Albin Denis

Insigne métallique
de l'escadrille SAL 8

Insigne métallique de l'escadrille SAL 8 - Insigne collection Jean-René Bottelin que je remercie pour son aide.

Unités détentrices des traditions
de l'escadrille SAL 8

 

 

 

Symbolique

L'escadrille 8 utilisait comme insigne une croix de lorraine rouge sur un fond bleu, à l'initiative du commandant d'escadrille, le capitaine Lucien Kraemer, pour commémorer le premier terrain de l'unité à Nancy.

Historique succinct

Créée le 10 décembre 1912, l'escadrille n° 8 est stationnée sur le terrain de Nancy et releve hiéarchiquement du 1er groupe d'aviation. Au moment de la mobilisation, l'escadrille est équipée de biplans Maurice Farman MF 7. Elle est commandée par le capitaine Fassin et affectée à la IIème armée.
Dès le début des hostilités, la MF 8 effectue des nombreuses missions de reconnaissance dans la région de Château-Salins et prend part à la grande bataille qui va déboucher sur une défaite française. Envoyée sur le front de la Somme en octobre de la même année, la MF 8 ne quittera ce front qu'en juillet 1915 pour s'installer à Tilloy, dans la Marne. Elle est affectée au 11ème Corps d'armée en janvier 1915 et restera liée à cette grande unité jusqu'à la fin de la guerre. Elle est ensuite engagée dans la bataille de Verdun puis dans celle du Chemin des Dames en avril 1917.
Au cours du mois d'octobre 1917, l'escadrille passe sur Dorand Ar et devient la AR 8. Placée sous le commandement du Lieutenant Wiedemann en février 1918, elle est maintenant pourvue de Salmson 2A2 et recoit le dénomination de SAL 8. Le 11 novembre 1918, la SAL 8 est stationnée sur le terrain de la Cheppe, dans la Marne.

Dissoute en décembre 1919, ses traditions sont reprises par la 2ème escadrille de la 2ème escadre nord-marocaine.

Insignes métalliques des unités
détentrices de ses traditions

Insigne métallique de la 2ème escadrille du GB I / 62 - Cette unité était détentrice des tradions de l'escadrille 8 - Photo section Symbolique et traditions du SHD section Air de Vincennes.

Autre Insigne métallique de la 2ème escadrille du GB I / 62 - Insigne conservé au SHD section Air de Vincennes - Photo collection Albin Denis

Insigne métallique de la 62ème escadre de bombardement pour la période du 1er mai 1937 au 15 avril 1940 - Cet insigne reprend tous les emblèmes des escadrilles composant cette grande unité - En haut à gauche, la SPAbi 55 (lévrier dans losange blanc et rouge) - En haut à droite, la SAL 105 (le diable ailé rouge) - En bas à gauche, la SAL 8 (croix de Lorraine rouge) - En bas à droite, le VR 551 (méhariste sur croissant de lune) - Insigne collection Yves Genty que je remercie pour son aide.

Insigne métallique des ET 1/62 "Vercors" et ETL 1/62 "Vercors - Insigne homologué au SHD de Vincennes sous le n° A 894 en 1963 - Définition héraldique : "Ecu d'argent à une levrette de sable posée en barre brochant sur une croix de Lorraine de gueules dans des macarons d'azur." - Photo collection Albin Denis.

Insigne métallique de la 62ème escadre de transport - Insigne homologué au SHD section Air de Vincennes sous le n° A 898 en 1964 - Cette unité était composée des escadrons de transport 1/62 "Vercors" (traditions des escadrilles SPAbi 55 et SAL 8) et 2/62 "Anjou" (traditions des escadrilles BR 131 et BR 132) - Photo collection Albin Denis.

Insigne métallique du Centre d'Instruction des Equipages du Transport - Escadron de transport 2/63 "Vercors" - Insigne homologué au SHD de Vincennes sous le n° A 1148, le 25 mai 1981 - Cet insigne regroupe les insignes du CIET 340 et de l'ET 2/63 "Vercors" - Définition héraldique : "Ecu moderne taillé au un d’azur à l’insigne du CIET et au deux d’argent à l’insigne du Vercors" - Photo collection SHD de Vincennes - Section Symbolique et Traditions.

 

Appellations successives

Lieux de stationnements

Carte des différents stationnements

 

Batailles et missions
importantes de l'escadrille 8

L'escadrille 8 a d'abord été escadrille de la 2ème Armée, puis du 11 ème Corps d'armée jusqu'à la fin de la grande Guerre. On peut suivre toutes les batailles importantes menées par ces grandes unités.

 

 

L'escadrille 8 a été affectée au 11ème Corps d'armée, en janvier 1915.

Nota : ce tableau ne donne que les unités principales (Di et Dt)
Di : division d'infanterie - Dc : division de cavalerie.
Les unités et dates sont données pour le début des événements ou des batailles. Les changements en cours d'opérations n'ont pas été étudiés pour ne pas compliquer le récit.

Unités composant le 11ème corps d'Armée

Rattachements de l'escadrille

 

Commandants

Personnels connus

Avions utilisés

Relevés quantitatifs et
numéros avions

 

 

 

 

 

 

 

Décorations

La fourragère aux couleurs du ruban de la Croix de guerre 14-18 a été conférée par le général commandant en chef les armées du Nord et du Nord-Est, en exécution des prescriptions contenues dans la circulaire ministérielle n° 3095 D du 21 avril 1916, avec l'énoncé des citations à l'ordre de l'armée obtenues par l'escadrille AR 8 (ancienne F 8)

"A pris part à toutes les opérations sur le front de Verdun depuis six mois. Se dépensant sans compter; a toujours exécuté, dans les circonstances les plus difficiles, ses missions de reconnaissances photographiques, réglages de tir, liaison d'infanterie. S'est spécialement signalée au cours des attaques d'octobre et de décembre 1916 où elle a toujours été un précieux auxiliaire pour le commandement, tant dans la préparation de l'attaque qu'au cours de son exécution." (ordre n° 638 du 19 février 1917)

"Sans se laisser abattre par les lourdes pertes qu'elle a subies, a montré en avril et mai 1917 sur l'Aisne, en juillet et août à Saint-Quentin, les plus belles qualités de sacrifice, d'énergie et de tenacité. Sous le commandement du capitaine Kraemer continue la série de ses brillants exploits. Vient de rendre au cours de ces attaques d'octobre 1917 les plus grands services aux unités auxquelles elle a été affectée." (Décision du général commandant en chef en date du 9 novembre 1917)

Morts : en rouge / Blessés et indemnes : en jaune

 

Les hommes

Slt Jean Vie Hyacinthe Paul Jérome Casale Marquis de Monferato - Né le 24 septembre 1893 à Olmeta di Tuda (Corse) - Fils d'Albert Casale et de Rose Vinciguerra - Entré en service actif au 8ème régiment de chasseurs à cheval en octobre 1913 - Brevet de pilote militaire n° 837 du 20 avril 1915 à l'école de Chartres - Ecole d'aviation militaire d'Avord - Pilote de l'escadrille MF 8 du 5 mai au 8 décembre 1915 - Nommé Caporal, le 5 mai 1915 - Nommé Sergent, le 21 août 1915 - Stage à l'école d'aviation militaire d'Avord du 27 août au 9 septembre 1915 - Pilote de l'escadrille N 23 du 8 décembre 1915 au 19 janvier 1916 - Pilote de l'escadrille N 67 du 19 janvier au 1er mars 1916 - Pilote de l'escadrille N 23 du 1er mars 1916 au 1er juin 1918 - Nommé Adjudant, le 16 août 1916 - Pilote de l'escadrille SPA 38 du 1er juin 1918 au 6 mars 1919 - Pilote de l'escadrille SPA 152 du 6 mars au 6 avril 1919 - CIACB à partir du 6 avril 1919 - Chevalier de la Légion d'Honneur, le 7 mars 1917 - Médaille Militaire, le 10 mai 1916 - Croix de Guerre - Termine la guerre avec 12 victoires homologuées - Après guerre, pilote d'essai du constructeur Blériot, bat de nombreux records du monde d'altitude (9125, 9250, 8520 mètres) et de vitesse ( 282 km/h) - Tué aux commandes d'un Blériot 115 quadrimoteur à Daméraucourt (Oise), le 23 juin 1923 - Photo : La vie aérienne illustrée.

Cne Marcel Alexandre Dubois - Né le 8 septembre 1883 à Sotteville-lès-Rouen - Fils de Robert Dubois et de Victorine Céleste Marie Lebiez - Ecole polytechnique promotion 1902 - Service militaire comme Sous-lieutenant, au 22ème régiment d'artillerie de Versailles - Ecole des Mines de Paris promotion 1905 - Attaché aux Chemins de fer de l'état - Membre de la Commision de la Navigation aérienne au Ministère des Travaux Publics - Brevet de pilote militaire n° 249 obtenu comme officier de réserve, le 15 avril 1913 - Mobilisé comme pilote de l'escadrille MF 8 en août 1914 - Pilote de l'escadrille MF 8 du XX août 1914 au 15 avril 1915 - Missions de reconnaissances sur Verdun et Saint-Mihiel - Etudie un viseur de bombardement ainsi qu'un dispositif de lancement de gros obus - Il est envoyé à Saint-André-de-Cubzac, en Gironde, pour expérimenter son viseur - Le 29 octobre 1914, devant le ministre de la guerre, il réalise le premier largage d'un obus de 125 kg d'une hauteur de 1000 mètres - Détaché à la SFA jusqu'au 19 mars 1915 - Demande à repartir au front - Pilote de l'escadrille MF 45 du 21 avril au 27 juillet 1915 - Détaché à l'escadrille C 9 du 21 avril au 4 mai 1915 - Echange d'un avion à Bar-le-Duc du 26 au 27 juillet 1915 - Pilote de l'escadrille MF 54 du 27 juillet 1915 au 2 novembre 1915 - Pilote de l'escadrille F 16 du 31 octobre au 2 novembre 1915 - Commandant de l'escadrille F 16 du 2 novembre 1915 au 21 juillet 1916 - Chevalier de la Légion d'Honneur et Croix de Guerre, le 24 janvier 1916 - Tué au cours d'une mission de reconnaissance dans les environs de Péronne, le 21 juillet 1916 - Croix de Guerre - 3 citations à l'ordre de l'armée - Photo datant de l'école polytechnique.

* Citation à l'ordre de l'armée en date du 19 septembre 1915 : "Le capitaine Dubois, pilote à l'escadrille MF 45, très adroit et très courageux, demandant toujours à marcher, a, depuis son arrivée sur le front, plus de deux cents heures de vol au-dessus de l'ennemi. S'est spécialisé dans le lancement des gros obus et a eu, au cours de ses opérations, son appareil souvent atteint par les projectiles ennemis. A attaqué les Drachen ennemis au moyen d'un dispositif très ingénieux inventé par lui et, malgré un feu violent dirigé contre lui, les a obligés à descendre précipitamment."

* Chevalier de la Légion d'Honneur et citation à l'ordre de l'armée en date du 24 janvier 1916 : "Dubois (Marcel), capitaine de réserve, pilote à l'escadrille MF 16. Pilote remarquable et commandant d'unité hors pair, a fait preuve, dans des circonstances difficiles, de la plus belle énergie et du plus grand sang-froid."

* Citation à l'ordre de l'armée en date du 25 juillet 1916 : "Le capitaine pilote Dubois (Marcel), commandant l'escadrille MF 16, escadrille d'armée, par ses qualités de chef et d'organisateur, malgré des pertes cruelles, a su faire rendre à son unité les services les plus considérables et les plus divers : réglages, reconnaissances, bombardements de jour et de nuit, liaisons d'infanterie, photographies. A toujours donné le plus bel exemple, effectuant le premier les missions les plus périlleuses."

* Citation à titre posthume : "Par ses qualités de chef et d'organisateur, malgré des pertes cruelles, a su faire rendre à son unité les services les plus considérables et les plus divers : réglages, reconnaissances et bombardements de jour et de nuit, liaisons d'infanterie, photographie. A toujours donné le plus bel exemple, effectuant le premier les missions les plus périlleuses. Tué, le 24 juillet.1946, dans un combat aérien."

Slt Georges de Ram - observateur de l'escadrille MF 8 - Né à Berg-op-Zoom au Pays-Bas, le 26 décembre 1882 - Il était l'observateur du Capitaine Albert Moris lors de la mission du 27 février 1915 quand le Maurice Farman de la MF 8 est rentré criblé d'éclats - C'est d'ailleurs cet avion qui sera exposé dans la cour des Invalides - Photo : la vie aérienne illustrée

Le Slt Gratien Lehodey est mobilisé au 28ème régiment d'artillerie. Le 27 janvier 1916, il est muté dans l’aviation comme observateur où il participe aux missions d'observation pour le compte de l’artillerie au sein de son unité, l'escadrille MF 8.
Il est blessé, le 15 avril 1916 lors d’un atterrissage forcé qui coûte la vie au pilote, le capitaine Georges Lecompte-Boinet et l’envoie à l’hôpital temporaire n°17 de Châlons. Après une longue convalescence, il ne rejoint son escadrille que le 29 octobre 1916 à Vadelaincourt près de Verdun.

En janvier 1917, il se marie à Cerisy la Salle (Manche). Les missions de reconnaissance s’enchaînent, avec des séries de photographies du front. Mais les rencontres y sont parfois bien mauvaises. Le 23 avril 1917 en particulier, Lahodey en fait le récit à sa femme : « Tu peux, avec ferveur, remercier une fois de plus la Providence qui a protégé, une fois de plus, ton mari dans le danger. Ce matin, j’ai eu un combat acharné avec un avion ennemi, presque à bout portant. Je suis rentré avec plus de cinquante balles dans mon appareil. Mon mitrailleur a été blessé d’une balle dans le ventre, il est dans un état grave, je lui ai porté cet après midi, la médaille militaire et la croix de guerre… J’étais à 1500 mètres d’altitude, j’ai aperçu un avion boche, chez lui, à 3000 environ. J’ai profité du moment où il s’éloignait pour pénétrer dans les lignes allemandes afin de voir mon objectif à la verticale. C’est cependant que j’en revenais, alors que j ’allais rentrer chez nous, que l’ « as » allemand dont l’éloignement n’était qu’une feinte habile, fonça sur mon appareil comme un bolide, de façon à prendre en enfilade les trois passagers, mitrailleur , pilote et observateur. Le Guinio, mon mitrailleur a eu le temps de décharger 47 cartouches sur le boche, tandis que j’attendais le moment propice pour intervenir avec ma mitrailleuse. Après ces 47 cartouches, le chargeur était vide ; il fallait en poser un autre. Pendant ce court instant, l’avion ennemi a tiré une cinquantaine de balles à bout portant dans notre « coucou », puis a piqué fortement en virant de façon à rentrer chez lui et à se dégager de notre étreinte… ». Le soldat Mitrailleur Auguste Le Guinio, blessé dans l'affrontement, est décédé de ses blessures à l'hopital de Fismes, le 11 mai 1917.

L’escadrille perd 5 hommes durant ces mois du printemps à l’été 1917, dans l’Aisne et à Saint-Quentin, elle est citée à plusieurs reprises, tout comme le lieutenant Lehodey qui en est déjà à sa quatrième citation, en septembre 1917.

En mars 1918, il quitte son escadrille pour devenir pilote, alors qu’il était jusque là observateur. Il rejoint le centre d’instruction de Sommesous, où il passe quatre mois, en marge de la guerre. Le 16 mai, il obtient son brevet de pilote militaire (n° 13451 du 16 mai 1918), tout en continuant de former les élèves observateurs et le 31 juillet 1918, il devient commandant de l’escadrille SAL 16, chargée de la reconnaissance pour l’artillerie lourde. « C’est une vieille escadrille : excellents pilotes, bons observateurs, personnel mécanicien de premier ordre, tenue parfaite, beaucoup d’ordre et un fort esprit de corps… ». L’officier Manchois s’y impose comme chef et dirige le groupe jusqu’au 9 juillet 1919.

Adaptation du texte de Patrick Fissot que je remercie pour son aide - Etude de la correspondance de Gratien Lehodey conservée aux archives départementales de la Manche.

Caporal Léon Eugène Fabert - pilote de l'escadrille MF 8 - Brevet de pilote militaire n° 960 en date du 20 mai 1915.

* Citation à l'ordre de l'armée : "S'est révélé, dès son arrivée à l'escadrille, comme un pilote de premier ordre. Le 17 août 1915, attaque un avion ennemi et l'oblige après un combat assez rapide à atterrir dans ses lignes. Le 19 août, attaque un avion ennemi armé de 2 mitrailleuses, combat avec lui près d'une 1/2 heure, jusqu'à ce que celui-ci abandonne la lutte. rentre avec sa mitrailleuse atteinte par une balle, les cartouches des bandes chargeurs de réserve ayant explosé en partie entre ses jambes, son réservoir perçé de part et d'autre. Le 20 août, ayant demandé à sortir de nouveau en pilotant l'avion d'un camarade, attaque deux avions ennemis, touche l'un qui atterrit brusquement et poursuit l'autre jusqu'à l'épuisement complet de ses munitions."

Sgt Jacques Costa - Né le 22 août 1884 à Paris (75) - Fils de Jame Costa et de Maria Bic - Service militaire au 7ème régiment de Dragons, le 6 avril 1904 - Profession avant guerre Bottier - Mobilisé au 1er régiment de Génie, le 1er août 1914 - Affecté au service auto du 13ème régiment d'artillerie - Passé à l'aviation comme élève pilote, le 1er mars 1915 - Licence FAI n° 1926 du Sgt Jacques Costa délivrée le 6 mai 1915 - Brevet de pilote militaire n° 1047 obtenu à l'école d'aviation d'Etampes, le 5 juin 1915 - Stage de perfectionnement à l'école d'aviation militaire d'Avord - RGA - Pilote de l'escadrille MF 8 du 23 juillet 1915 au 11 mars 1916 - Croix de Guerre - Une citation à l'ordre du corps d'armée, le 1er juin 1915 - Nommé Caporal, le 24 juillet 1915 - Nommé Sergent, le 21 octobre 1915 - Mis au repos à la maison de santé VR 75 de Viry-Châtillon du 11 mars au 1er mai 1916 - Pilote convoyeur de la RGA du 1er mai 1916 au 6 septembre 1918 - Rayé du personnel navigant, le 9 septembre 1918 - Affecté à la 5ème compagnie de la 1ère brigade territoriale de Chasseurs, à compter du 18 octobre 1918.

 

Slt Louis Charles Joseph Blandin - Né à Triey-St-Lèger (21), le 5 août 1892 - Affecté au 1er régiment d'artillerie de campagne du 6 octobre 1913 au 6 juillet 1915 - Observateur de la IVème armée (PC Châlons-sur-Marne) à compter du 3 août 1915 - Stage de tir à l'école du tir aérien de Cazaux - Observateur de l'escadrille MF 8 du 25 janvier au 12 mars 1916 - Tué au cours d'une collision aérienne, avec un autre appareil de la MF 8, dans les environs de la maison forestière à St-Rémy-sous-Bussy (51), le 12 mars 1916 - Ce jour là, il faisait équipage, à bord d'un MF 11 bis, avec le Caporal Jacques Edouard Samuel Gout (pilote), qui a également perdu la vie - L'autre équipage de la MF 8 : Cap Paul Perthuy (pilote) et Slt Jean Félius Lasbarrières (obs) a également été tué - Il pose à bord d'un MF 11 bis à moteur de 130 Hp de l'escadrille MF 8 au début de 1916 - Photo Louis Blandin transmise par Mme Anne Lenoir, sa petite nièce, que je remercie pour son aide.

Adj Georges François Toussaint Jacques Ortoli - Né le 16 juillet 1895 à Poggio-di-Tallano (Corse) - Fils de Jacques Ortoli et de Félicité Quilichini - Domiciliés à Poggio-di-Tallano (Corse) - Classe 1915 - Recrutement d'Ajaccio sous le matricule n° 660 - Avant guerre aviateur - Mobilisé au 2ème groupe d'aviation, le 3 septembre 1914 - Brevet de pilote militaire n° 608 en date du 30 septembre 1914 - Pilote de l'escadrille MF 8 du 2 janvier au 8 juillet 1915 (une victoire homologuée, le 28 avril 1915) - Convoyage avion depuis St-Cyr du 16 au 22 janvier 1915 - Nommé Sergent, le 25 février 1915 - Convoyage avion depuis la RGAé du Bourget du 23 au 27 juin 1915 - Mis au repos à la maison de convalescence de Viry-Chatillon, le 8 juillet 1915 - Pilote de l'escadrille N 31 du 27 octobre 1915 au (3ème trimestre) 1916 (10 victoires homologuées et 4 non homologuées dans cette unité) - Stage de tir à l'école de tir aérien de Cazaux du 4 au 23 janvier 1916 - Détaché du 1er au 8 mars 1916 - Nommé Adjudant, le 11 mars 1916 - Médaille Militaire, le 1er juin 1916 - Convoyage d'un SPAD VII du 25 au 29 janvier 1917 - Affecté au centre d'aviation de Villacoublay du (3ème trimestre) au 12 octobre 1916 - Pilote de l'escadrille N 77 du 12 octobre 1916 au 16 janvier 1917 - Pilote de l'escadrille N 31 du 16 janvier 1917 au 5 mai 1918 - Citation à l'ordre de l'armée, en date du 16 avril 1917 - Nommé Sous-lieutenant, le 24 avril 1917 - Chevalier de la Légion d'Honneur et une citation à l'ordre de l'armée, le 28 mai 1917 - Evacué du 19 au 25 octobre 1917 - Détaché à Puteaux du 28 au 29 janvier 1918 - Commandant de l'escadrille SPA 57 du 5 mai 1918 à (après le 2ème trimestre 1919) - Hospitalisé à l'ambulance 5/51 du 15 au 18 août 1918 - Pendant la guerre 11 victoires homologuées - Affecté au 2ème régiment de chasse - En congé sans solde pour 2 ans - Affecté au 4ème régiment d'aviation d'observation - Nommé Lieutenant à titre définitif, le 5 juin 1920 - Affecté au 34ème régiment d'aviation - Démissionnaire de l'armée - Affecté dans la réserve au 1er régiment d'aviation de Thionville-basse-Yutz, le 18 mai 1922 - Affecté dans la réserve au 33ème régiment d'aviation - Officier de la Légion d'Honneur - Nommé Capitaine de réserve, le 25 juin 1934 - Commandeur de la Légion d'Honneur - Affecté dans la réserve à la base aérienne du Bourget-Dugny - Affecté dans la réserve à la base aérienne de l'Air n° 104 - Affecté dans la réserve à la 2ème section du bataillon de l'Air - Affecté dans la réserve au bataillon de l'air 204 de Dugny - Sources : Pam - CCC 8 - CCC 31 - CCC 77 - CCC 57 - FM Corse - JORF - Dernière mise à jour : 18/01/2015 - Photo Gregory Van Wyngarden que je remercie pour son aide.

* Chevalier de la Légion d'Honneur et une citation à l'ordre de l'armée du Slt Jacques Toussaint François Georges Ortoli, pilote à l'escadrille N 31, en date du 28 mai 1917 : "Magnifique soldat et pilote hors de pair. d'une ardeur admirable au combat, a déjà abattu huit avions ennemis. A montré, dans des reconnaissances à longue portée, une intelligence, une tenacité et un courage rares. Déjà cinq fois cité à l'ordre et médaillé militaire pour faits de guerre."

* Citation à l'ordre de l'armée de l'Adj Jacques Toussaint Ortoli, pilote de l'escadrille N 31, en date du 16 avril 1917 : " Le 24 mars, a abattu son sixième avion ennemi qui est tombé sur les premières lignes allemandes sous le feu de notre infanterie."

* Citation à l'ordre de l'armée du Slt Jacques Toussaint François Georges Ortoli, pilote de l'escadrille N 31, en date du 23 juillet 1917 : "Le 19 juin 1917, a attaqué et abattu avec deux autres pilotes un avion ennemi sur ses lignes. Un autre avion allemand se présentant, il l'attaque seul et l'abat immédiatement près des lignes."

 

Photo du Cne Fernand Wiedemann

* Cne Fernand Adolphe Victor Wiedemann - Né le 26 juillet 1889 à Nice (Alpes Maritimes) - Fils de Robert Wiedemann et de Léontine Goiran - Classe 1911 - Profession avant service militaire Elève de l'école Centrale de Paris - Recrutement du 3ème bureau de la Seine, sous le matricule n° 1332 - Service militaire au 8ème régiment d'artillerie de campagne, à compter du 17 octobre 1912 - Nommé Brigadier, le 1er mars 1913 - Elève officier de réserve, le 1er octobre 1913 - Nommé Sous-lieutenant de réserve, le 1er avril 1914 -Affecté chef de section de la 3ème batterie du 28ème régiment d'artillerie de campagne, le 1er avril 1914 - Reçu à l'école Centrale en juillet 1914 - Nommé Commandant le groupe des échelons 1/28 en septembre 1914 - Observateur dans les tranchées en janvier 1915 - Passé à l'aéronautique militaire comme observateur, le 21 août 1915 - Observateur de l'escadrille F 8 du 26 août 1915 au 18 décembre 1916 - Titularisé observateur de l'escadrille F 8, le 1er octobre 1915 - Citation n° 109 à l'ordre du 2ème corps d'armée, en date du 13 novembre 1915 - Stage au GDE comme officier photographe, en décembre 1915 - Stage au sein d'une batterie de 120 en janvier 1916 - Une victoire homologuée, en équipage avec le Brig Albert Barioz (pilote), contre un Fokker tombé dans les lignes allemandes, le 9 mars 1916 - Citation n° 535 à l'ordre de la 4ème armée, en date du 2 avril 1916 - Nommé Lieutenant à titre définitif, le 6 mai 1916 - Nommé officier de renseignement de l'aéronautique du 11ème corps d'armée de Vadelaincourt (Meuse) en juin 1916 - Citation n° 297 à l'ordre de la 2ème armée, en date du 19 juillet 1916 - Chevalier de la Légion d'Honneur et citation à l'ordre de l'armée, en date du 15 septembre 1916 - Nommé instructeur de l'école et perfectionnement des observateurs en avion au GAC de novembre 1916 au 1er août 1917 - Citation n° 568 à l'ordre de la 2ème armée, en date du 4 janvier 1917 - Stage au sein d'une escadrille anglaise en janvier 1917 - Affecté comme officier de renseignements du service aéronautique de la 6ème armée, le 6 août 1917 - Citation à l'ordre de l'aéronautique de la 6ème armée, en novembre 1917 - Brevet de pilote militaire n° 10.689 obtenu directement à l'aéronautique de la 6ème armée, le 27 décembre 1917 - Commandant de l'escadrille SAL 8 du 8 février 1918 au 31 juillet 1919 - Nommé Capitaine, à titre temporaire, le 14 mai 1918 - Blessé au combat, aux commandes d'un Salmson 2A2, par une balle de mitrailleuse au bras gauche au cours d'un combat aérien contre trois avions allemands, le 27 mai 1918 - Citation n° 582 à l'ordre de la 6ème armée, en date du 8 juin 1918 - 493h48 de vol à la fin de la guerre, dont 400 heures de vols de guerre et 93h48 d'écolage et de liaisons - Nommé Capitaine à titre définitif, le 26 mars 1919 - Détaché au 12ème régiment de Cuirassiers pour suivre les cours de l'école Centrale, le 31 juillet 1919 - En congé sans solde de trois ans, à compter du 15 décembre 1919 - Affecté au 35ème RAO à compter du 16 septembre 1920 - Démissionnaire de l'armée, le 17 janvier 1923 - Profession après guerre Ingénieur des Arts et Manufactures - Licencié en droit - Diplôme d'études supérieures d'économie politique - Directeur d'un laboratoire chimique - Nommé Chef de bataillon de réserve, le 25 juin 1932 - Officier de la Légion d'Honneur, en date du 15 décembre 1932 - Elu député du 6ème arrondissement de Paris (75) sur la liste du Groupe des Indépendants d'Union Républicaine Nationale du 3 mai 1936 à 31 mai 1942 - Nommé Conseiller municipal de Paris (75) par arrêté de décembre 1941 - Etait toutefois adversaire du Nazisme - Nommé Lieutenant-colonel de réserve - Candidat aux élections législatives de 1956 (non élu) sur la liste présentée par les Républicains Indépendants d'Union Nationale - Commandeur de la Légion d'Honneur, en date du 31 décembre 1957 - Décédé au 178, avenue Victor Hugo à Paris 16ème (75), le 1er octobre 1967 - Fernand Wiedemann-Goiran a été inhumé au cimetière ancien de Suresnes (75) - Sources : Pam - LO - Etat de services - CCC F 8 / AR 8 / SAL 8 - Avis de décès - JORF - Dernière mis à jour : 23 octobre 2015.

* Citation n° 109 à l'ordre du 2ème corps d'armée, en date du 13 novembre 1915 : "Excellent observateur, rend les plus grands services dans les missions qui lui sont confiées et où il fait preuve des plus réelles qualités de courage et d'habileté."

* Citation n° 535 à l'ordre de la 4ème armée, en date du 2 avril 1916 : "Excellent observateur, rendant les plus grands services à l'escadrille. Le 9 mars, au cours d'une mission photographique dans les lignes ennemies, ayant été attaqué par un Fokker, après un combat très vif, a attaeint l'appareil allemand qui est tombé dans ses lignes. A repris ensuite sa mission qu'il a entièrement achevée."

* Citation n° 297 à l'ordre de la 2ème armée, en date du 19 juillet 1916 : "Déjà cité à l'ordre pour avoir abattu un avion ennemi. Vient de se signaler à nouveau par sa bravoure extrême et son mépris absolu du danger. Faisant le sacrifice de sa vie, est allé, les 27, 28, 29 et 30 juin, et plusieurs fois dans la même journée, accomplir des missions importantes pour le commandement, qu'il a exécutées à moins de cent mètres au-dessus des tranchées ennemies. Est revenu avec des renseignements précieux sur un appareil criblé de balles."

* Chevalier de la Légion d'Honneur et citation à l'ordre de l'armée, en date du 15 septembre 1916 : "Officier d'une bravoure et d'un sang-froid exemplaires. A rempli d'une façon parfaite des missions particulièrement périlleuses, n'hésitant jamais à descendre à cent mètres au-dessus des tranchées, au milieu des tirs de barrage de l'artillerie et du feu violent des mitrailleuses ennemies, pour rapporter les renseignements les plus précis et les plus complets. S'est particulièrement distingué, lors des attaques du 4 et du 6 septembre 1916, au cours desquelles il a rendu les plus brillants services et a exalté, par son audace, le courage des fantassins; est rentré avec son appareil hors d'usage. Déjà trois fois cité à l'ordre." La présente nomination comporte l'attribution de la Croix de Guerre avec palme.

* Citation n° 568 à l'ordre de la 2ème armée, en date du 4 janvier 1917 : "Très brillant officier, qui réunit à lui toutes les vertus militaires et qui continue à s'imposer à l'admiration de tous. A rendu dans le secteur de Verdun où il prodigue depuis six mois les plus grands services au commandement, particulièrement au cours des attaques d'octobre et pendant celle de décembre, d'une bravoure et d'un dévouement sans égal, réclamant toujours pour lui les missions les plus périlleuses, il a su les accomplir d'une façon remarquable par tous les temps malgré le feu de l'ennemi."

* Citation à l'ordre de l'aéronautique de la 6ème armée, en novembre 1917 : "Officier observateur, d'une conscience et d'un dévouement éprouvé. Spécialiste de liaison d'infanterie, a rendu, grâce à son expérience de la bataille, les plus signalés services au cours des attaques d'octobre 1917."

* Citation n° 582 à l'ordre de la 6ème armée, en date du 8 juin 1918 : "Chef remarquable, donnant sans cesse l'exemple des plus belles qualités militaires. Esprit de sacrifice, savoir, énergie. Descendu en flammes, sérieusement blessé, le 27 mai 1918 en assuranr à très basse altitude la liaison avec l'infanterie, a refusé de se laisser évacuer. A obtenu, dans les jours, qui ont suivi, un merveilleux rendement de son unité."

 

 

Les hommes

Slt Marcel Emile Claude Haegelen - Né le 13 septembre 1896 à Belfort (90) - Fils d'Alfred Haegelen et de Marguerite Marie Chapuis - Engagé volontaire au 27ème RI, le 15 septembre 1914 - Evacué pour fièvre typhoïde, le 10 avril 1915 - Détaché au 1er groupe d'aviation comme élève pilote, le 25 juillet 1915 - Détaché à l'école d'aviation militaire d'Avord à compter du 31 août 1915 - Brevet de pilote militaire n° 2309 à l'école d'aviation militaire, le 10 janvier 1916 - Affecté au Groupe des Divisions d'Entrainement (GDE) du Plessis-Belleville, le 19 janvier 1916 - Nommé caporal, le 20 janvier 1916 - Pilote de l'escadrille F 8 du 10 avril 1916 au 8 février 1917 - Nommé Sergent, le 20 juin 1916 - Stage avion de chasse au GDE, le 8 février 1917 - Pilote de l'escadrille SPA 103 du 8 mars 1917 au 11 mars 1918 - Blessé en combat aérien à la tête et à la poitrine suite à une chute d'avion après un combat aérien, le 28 mai 1917 - Médaille Militaire, le 29 juin 1917 - Nommé Adjudant, le 5 novembre 1917 - Nommé Sous-Lieutenant à titre temporaire, le 25 janvier 1918 - Pilote de l'escadrille SPA 100 du 11 mars 1918 au 5 novembre 1918 - Nommé Sous-Lieutenant à titre définitif, le 28 juin 1918 - Chevalier de la Légion d'Honneur, le 19 juillet 1918 - Pilote de l'escadrille SPA 89 du 5 novembre 1918 au 15 janvier 1919 - Il a remporté 23 victoires homologuées pendant la Grande Guerre - Croix de Guerre avec 18 citations, 14 palmes, 2 étoiles - Pilote de l'escadrille SPA 48 du 15 janvier 1919 au 10 avril 1919 - Nommé Lieutenant à titre définitif, le 25 juin 1919 - Pilote de l'escadrille SPA 162 du 10 avril 1919 au 5 septembre 1920 - Affecté à l'aviation polonaise au sein de l'escadrille SPA 162, le 17 avril 1919 - Instructeur à l'école d'aviation de Varsovie, le 1er janvier 1920 - Rayé des contrôles du 27ème régiment d'infanterie, le 15 janvier 1920 - Affecté au 54ème régiment d'infanterie, classé hors cadres aéronautique au 4ème régiment d'aviation, le 10 juin 1920 - Officier de la Légion d'Honneur, le 16 juin 1920 - Rapatrié en France, le 5 septembre 1920 - En congé 3 ans sans solde - Pilote de la Compagnie de la Navigation Aérienne Franco-Roumaine, le 16 décembre 1920 - Affecté pendant cette période au 3ème régiment d'aviation de Châteauroux - Période au centre d'Etudes de l'Aéronautique (Service des Avions) à Versailles du 15 octobre 1923 au 15 janvier 1924 - Brevet d'observateur en avion en date du 27 juillet 1925 - Affecté au 37ème régiment d'aviation volontaire pour le Maroc, le 9 août 1925 - Embarqué à Bordeaux sur le vapeur "Missouri" à destination de Casablanca, le 3 août 1925 - Affecté à la 7ème escadrille du Maroc du 8 août 1925 au 27 février 1926 - Affecté au 34ème régiment d'aviation, le 27 février 1926 - Nouveau congé sans solde - Période au 34ème régiment d'aviation du 21 février au 12 mars 1928 - Stage de tir à l'école de Cazaux du 6 au 12 mars 1928 - Démission de l'armée d'active, le 27 février 1929 - Promu Lieutenant de Réserve, le 25 juin 1929 - Effectue ses périodes de réserve au 34ème régiment d'aviation - Vainqueur de la Coupe Michelin avec 2631 km en 14 escales à la vitesse de 226 km/h, le 29 juin 1931 - Commandeur de la Légion d'Honneur, le 14 mars 1932 - Promu Commandant de Réserve, le 25 juin 1935 - Affecté comme chef pilote des établissements Hanriot de Bourges (Cher) du 17 mars 1937 au 1er août 1940 - Nommé lieutenant-Colonel de Réserve, le 25 juin 1938 - Colonel de l'inspection générale de l'Armée de l'Air - Grand Officier de la Légion d'Honneur, le 28 juillet 1947 - Détaché au Ministère des Travaux publics, secrétariat général de l'aviation civile et commerciale, service de l'aviation légère et sportive - Photo collection Philippe Bentresque que je remercie pour son aide.

* Citation à l'ordre du corps d'armée en date du 12 août 1916 : "Très bon pilote plein d'allant, accomplissant avec calme les missions les plus difficiles se dépense sans compter depuis quatre mois."

* Citation à l'ordre de l'armée, le 21 octobre 1916 : "Pilote plein d'audace et de sang-froid vient de se distinguer à plusieurs reprises au cours des dernières attaques. Volant toujours très bas pour permettre à son observateur une reconnaissance plus précise, a été à trois reprises différentes descendu par le tir de l'infanterie ennemie."

* Citation à l'ordre de l'armée en date du 31 décembre 1916 : "Jeune pilote plein d'entrain qui depuis huit mois dans le secteur de Verdun, ne cesse de se prodiguer journellement. le 15 décembre, a survolé par 3 fois les lignes ennemies dans la même journée. Obligé d'atterrir après son 2ème vol à proximité du champ de bataille avec un appareil sérieusement atteint a demandé malgré l'heure avancée à repartir avec un autre avion. descendant alors excessivement bas malgré le feu des mitrailleuses ennemies, a permis à un observateur de rapporter des renseignements précieux."

* Citation à l'ordre de l'armée en date du 30 juin 1917 : "Pilote d'une audace exceptionnelle. le 27 mai 1917, a abattu un avion allemand. le 28 a été grièvement blessé à la suite d'un combat qui s'est terminé par la chute de l'avion ennemi dans nos lignes -1 blessure - 3 citations". La présente nomination comporte l'attribution de la Médaille Militaire."

* Citation à l'ordre du corps d'armée en date du 21 avril 1918 : "Officier pilote d'une grande bravoure et d'une adresse exceptionnelles. Successivement pilote dans une escadrille de corps d'armée puis dans une escadrille de chasse, n'a cessé depuis deux ans de faire preuve des plus belles qualités militaires accomplissant avec un grand esprit de devoir et d'une audace remarquable les missions les plus délicates et les plus diverses. S'est affirmé pilote de chasse de 1er ordre en prenant part à un combat qu'i s'est terminé par la chute de l'avion ennemi."

* Citation à l'ordre de l'armée en date du 13 juillet 1918 : "4ème et 5ème avions abattus".

* Citation à l'ordre de la 10ème armée en date du 19 juillet 1918 : "6ème et 7 ème avions abattus".

* Citation à l'ordre de l'armée accompagnant le grade de Chevalier de la Légion d'Honneur en date du 19 juillet 1918 : "Officier donnant le plus bel exemple d'entrain, de courage et de science de combat. Après s'être particulièrement distingué dans l'aviation de corps d'armée s'est revélé pilote de chasse de premier ordre entrainant à sa suite les jeunes pilotes de son escadrille. A remporté récemment sa 8ème victoire en incendiant avec un camarade de combat un Drachen ennemi - 1 blessure - 6 citations." La présente nomination comporte l'attribution de la Croix de Guerre avec palme."

* Citation à l'ordre de l'armée en date du 29 juillet 1918 : "Officier pilote donnatn des preuves constantes d'une bravoure et d'une énergie magnifiques. A attaqué seul un Drachen et l'a incendié (9ème victoire) quelques jours après a abattu dans nos lignes un biplace ennemi (10ème victoire).

* Citation à l'ordre de l'armée en date du 12 septembre 1918 : "Officier pilote d'une bravoure splendide et d'une habilité hors de pair, ne cessant de fournir un effort magnifique. le 24 juillet 1918 au cours d'un déplacement de son escadrille, a forcé un biplace ennemi, a atterrir dans nos lignes. Le 9 août a incendié un Drachen (11ème, 12ème, 13ème victoires)".

* Citation à l'ordre de l'armée en date du 27 septembre 1918 : "A obtenu sa 14ème victoire en incendiant le 6 septembre 1918 un Drachen ennemi - 1 blessure - 11 citations".

* Citation à l'ordre de l'armée en date du 10 octobre 1918 : "Officier pilote d'une valeur exceptionnelle le .... a incendié un Drachen ennemi (15ème victoire). Le ..... a incendié deux Drachens ennemis (16ème et 17ème victoires) - 1 blessure - Médaillé Militaire et Chevalier de la Légion d'Honneur pour faits de guerre - 12 citations."

* Citation à l'ordre de l'armée en date du 10 octobre 1918 : "Officier mettant sans cesse sa virtuosité de chasseur et ses qualités remarquables de pilote au service d'une énergie ardente et d'une bravoure magnifique. Recherchant constamment les combats les plus périlleux, augmente avec une rapidité splendide le nombre de ses victoires. Le ..... a abattu un avion de chasse (18ème victoire). Le .... a incendié un Drachen (19ème victoire) - 1 blessure - 13 citations"

* Citation à l'ordre de l'armée en date du 7 novembre 1918 : "Magnifique pilote de chasse. Le 15 octobre 1918 malgré des circonstances atmosphériques tout à fait défavorables, a attaqué un Drachen et l'a incendié (20ème victoire)".

* Citation à l'ordre de l'armée en date du 23 décembre 1918 : "Les 18 et 23 octobre 1918, a abattu deux avions ennemis remportant ainsi ses 21ème et 22ème victoires - 1 blessures - 15 citations."

* Citation à l'ordre de l'armée en date du 7 novembre 1918 : "Magnifique exemple de valeur militaire ayant derrière lui un passé glorieux d'aviateur de chasse, a demandé a reprendre du service pour venir participer aux opérations du Maroc en 1925. Pilote d'une classe exceptionnelle, observateur averti, arendu dès son arrivée au régiment les plus beaux services. D'un allant indomptable, volant le plus possible, a exécuté de jour comme de nuit, en moins de 50 jours plus de 60 missions de guerre. le 6 septembre 1925, a participé aux bombardements de Chechaouen .... Le 4 octobre par l'opération de Bab Mizab a exécuté 5 bombardements de nuit et 2 bombardements de jour remarquablement réussis."

* Citation à l'ordre de l'armée en date du 2 juin 1940: "Pilote remarquable d'allant. Le 5 juin 1940 a contribué à abattre un avion ennemi.". Cette citation comporte l'attribution de la Croix de Guerre avec palme.

Cne Pierre Lucien Perrin de Brichambaut - Né le 18 avril 1889 à Nancy (Meurthe-et-Moselle) - Fils de Georges Henri Perrin de Brichambaut et de Anne-Marie Baudot - Profession avant guerre Etudiant en médecine à la faculté de Nancy - Classe 1909 - Recrutement de Toul sous le matricule n° 1305 - Deux ans de sursis en raison de ses études de médecine - Brevet de pilote civil n° 861 délivré par l'Aéroclub de France, le 3 mai 1912 - Entré en service actif dans l'aéronautique militaire, le 10 novembre 1912 - Il a alors le grade de Médecin Auxiliaire - Affecté à la compagnie d'aviation de Satory du 10 novembre 1912 à février 1913 - Elève pilote puis chef pilote, adjoint au centre d'aviation de Buc de février au 10 novembre 1913 - Brevet de pilote militaire n° 329 obtenu au centre d'aviation de Buc, le 1er août 1913 - Insigne de pilote militaire (macaron) n° 865 - Pilote de l'escadrille MF 8 / F 8 du 24 décembre 1913 au 10 mai 1916 - Une blessure légère en avion, le 8 août 1914 - Nommé Sous-lieutenant, le 3 septembre 1914 mais nomination non ratifiée - Blessé au cours d'un accident d'avion dans la région d'Amiens, le 14 octobre 1914 - Souffre d'une hanche subluxée, décollements musculaire et contusion violente à la mâchoire - Citation n° 179 à l'ordre de la 2ème armée, en date du 2 novembre 1914 - Médaille Militaire et citation n° 463 à l'ordre de l'armée, le 10 décembre 1914 - Démissionnaire du service de santé et passé sur sa demande à l'arme de l'infanterie (décision n° 6968 du 21 janvier 1915) - Soldat de 2ème classe, le 21 janvier 1915 - Nommé Caporal, le 25 janvier 1915 - Nommé Sergent, le 26 janvier 1915 - Nommé Adjudant, le 27 janvier 1915 - Nommé Sous-lieutenant à titre temporaire, le 22 février 1915 - Une blessure légère en avion, le 1er mai 1915 - Une blessure légère en avion, le 13 juin 1915 - Chevalier de la Légion d'Honneur et citation n° 1082 à l'ordre de l'armée, le 2 juillet 1915 - Blessé au cours d'un accident d'avion dans les environs d'Estrées-St-Denis, le 29 juillet 1915 - Souffre d'une commotion cérébrale, perte de la mémoire, contusions diverses, félure du crâne, fracture de l'os du nez - Une blessure légère en avion, le 5 janvier 1916 - Citation n° 116 à l'ordre du XIème corps d'armée, en date du 23 janvier 1916 - Une blessure légère en avion, le 5 février 1916 - Blessé au combat, par éclat d'obus à la cuisse gauche, dans les environs de Tahure, le 22 février 1916 - Blessé au combat, par balle de mitrailleuse à la jambe droite, dans la région d'Auberive, le 9 mars 1916 - Affecté à l'aéronautique de l'armée serbe - Commandant de l'escadrille MF 99 / F 399 / F 525 du 1 mai 1916 au 21 août 1917 - Nommé Lieutenant à titre définitif, le XX juin 1916 - Citation n° 1814 à l'ordre de la 3ème armée serbe, en date du 10 août 1916 - Blessé au combat, par éclat de balle explosive au poignet gauche, dans la région de Bosista (3ème armée serbe), le 12 février 1917 - Citation n° 8245 à l'ordre de la 3ème armée, en date du 19 février 1917 - Citation n° 22 à l'ordre de l'armée d'Orient, en date du 1er mars 1917 - Nommé Capitaine à titre temporaire, le 18 juin 1917 - Une blessure légère en avion, le 30 juillet 1917 - Décoré de l'Aigle Blanc de 4ème classe de Serbie et citation à l'ordre de la 1ère armée serbe, en date du 4 août 1917 - Blessé au combat, suite à l'explosion d'un projectile (bombe) qui a provoqué la chute de l'avion, dans la région de la Cernan, le 21 août 1917 - A été victime d'un éclat d'obus dans le crâne, d'une lésion de la machoire, de contusions multiples et d'une perte de connaissance - Evacué sur la France pour suites de blessure et paludisme, le 9 septembre 1917 - Citation n° 46 à l'ordre de l'armée d'Orient, en date du 15 septembre 1917 - Décoré de l'ordre Danilo du Monténégro de 4ème classe, le 4 décembre 1917 - Décoré de l'ordre de Sainte Anne de Russie de 2ème classe, le 31 décembre 1917 - Nommé Adjoint technique au commandement de l'aéronautique des armées alliées en Orient du 5 janvier au 12 mars 1918 - Citation à l'ordre de la 1ère armée serbe, en date du 7 mars 1918 - Commandant des bases d'aviation française d'Otrante et Gallipoli du 12 mars au 4 juillet 1918 - Décoré de l'ordre de St-Stanilas de 2ème classe, le 23 mars 1918 - Nommé Capitaine de réserve à titre définitif, le 28 juin 1918 - Commandant du secteur aéronautique du Vardar (front d'Orient) du 5 juillet au 21 octobre 1918 - Désigné pour mission d'organisation du commandement de l'aéronautique de Salonique du 21 au 30 octobre 1918 - Commandant de l'aéronautique de l'armée du Danube du 30 octobre 1918 au 1er mars 1919 - Citation n° 95 à l'ordre de l'armée d'Orient, en date du 2 novembre 1918 - Chevalier de l'Etoile de Roumanie, le 12 décembre 1918 - Du 2 août 1914 au 21 novembre 1918 : 340 reconnaissances, prises de photos, surveillance de secteur - 220 réglages et contrôles de tir - 110 bombardements - 105 vols de chasse, croisières, patrouilles, escortes, mitraillages - 75 combats et attaques d'avions ou ballons ennemis - 1542 heures de vol au 21 novembre 1918 - 12 blessures dont 6 graves - 2 évacuations par malade - Ses avions ont été touchés à 500 reprises par 800 éclats d'obus ou balles de schrapnell et 250 par balles d'infanterie ou d'avion - Croix de Guerre grecque de 3ème classe, en date du 13 janvier 1919 - En permission du 5 mars au 23 avril 1919 - Adjoint au directeur du Service des fabrications de l'aviation du 24 avril au 30 novembre 1919 - Décoré de la Distinguisted Flying Cross, le 9 mai 1919 - Pendant sa période SFA, 18 jours de traitement à l'hôpital Pasteur (Paludisme) avec un mois et 1/2 de convalescence - Officier de la Légion d'Honneur, en date du 6 juillet 1919 - Military Cross britannique, le 27 octobre 1919 - Marié avec Yvonne Hersent à Paris 17ème, le 6 octobre 1919 - Deux ans de congé sans solde à comppter du 1er décembre 1919 - Affecté au 4ème régiment d'aviation d'observation, le 26 février 1920 - Nommé Commandant de réserve - Commandeur de la Légion d'Honneur, le 28 juin 1935 - En 1935, totalise 1500 heures de vol de guerre et 107 heures de vol normales - Nommé Lieutenant-colonel de réserve - Affecté, dans la réserve, au bataillon de l'Air n° 217 - Grand officier de la Légion d'Honneur, le 30 mars 1963 - Décédé au 23, rue d'Anjou à Paris 8ème (75), le 23 décembre 1967 - Pierre Perrin de Brichambaut repose dans le cimetière communal de Gouvieux (Oise) - Photo La Guerre Aerienne Illustrée - Sources : Pam - Acte de décès - LO - Etat des services - Liste des brevets militaires - FM Meurthe-et-Moselle non reconstituée - JORF - Dernière mise à jour : 17 janvier 2015.

* Citation n° 179 à l'ordre de la 2ème armée, en date du 2 novembre 1914 : "Blessé dans un accident d'aéroplane, a refusé de se laisser évacuer, a commencé à piloter avant même d'être rétabli. A fait, depuis le début de la campagne, plus de 140 heures de vol au cours desquelles son avion a été atteint à plusieurs reprises par le feu de l'ennemi."

* Médaille Militaire et citation n° 463 à l'ordre de l'armée, en date du 10 décembre 1914 : "A depuis le début de la campagne, fait preuve d'une bravoure, d'une audace et d'une habileté au-dessus de tous éloges. A fait plus de 100 reconnaissances, réglages de tir, lancements de projectiles, et souvent dans des circonstances très dangeureuses. A eu son avion atteint de nombreuses fois par des projectiles ennemis, a été légèrement blessé d'un éclat d'obus à la tête, et à la jambe dans un accident d'avion. Continue à donner chaque jour le plus bel exemple de courage."

* Chevalier de la Légion d'Honneur, Croix de Guerre avec palme et citation n° 1082 à l'ordre de l'armée, le 2 juillet 1915 : "Pilote absolument hors de pair, tant par ses qualités professionnelles que par son entrain et l'audace, avec lesquels il exécute les missions qui lui sont confiées, n'hésitant jamais à s'exposer aux plus grands dangers pour rapporter des renseignements plus précis, mieux assurer des réglages de tir, ou mieux réussir un bombardement. A rendu à l'escadrille MF 8 et au corps d'armée des services tout à fait exceptionnels."

* Citation n° 116 à l'ordre du XIème corps d'armée, en date du 23 janvier 1916 : "A l'escadrille depuis le début de la campagne, n'a cessé de se prodiguer sans compter et fait preuve en toutes circonstances d'un courage au-dessus de tout éloge dans les missions les plus périlleuses qu'il est le premier à rechercher ."

* Le Chef de Bataillon R. Vitrat, commandant l'aéronautique de l'armée Serbe cite à l'ordre de la 3ème armée serbe (ordre n° 1814), l'escadrille 399, en date du 10 août 1916 : "L'escadrille de la 3ème armée, sous le commandement courageux du Lieutenant Perrin, durant ces derniers jours, a rendu des services inappréciables à notre armée. Tous les hommes, les pilotes et les observateurs ont été merveilleux d'audace, toujours prêts, même dans les conditions les plus dévavorables, les aviateurs de cette escadrille ont fait des reconnaissances et des réglages de tir, ils ont à plusieurs reprises combattu et chassé les avions ennemis et pris la maîtrise de l'air sur le front de la 3ème armée. Ils ont bombardé avec beaucoup de succès la gare de Banitza." Pour ce travail plein d'audace, d'initiative et d'esprit de sacrifice, je félicité chaudement le Lieutenant Perrin et ses aviateurs.

* Le Général Vasitch, commandant de la 3ème armée serbe, cite à l'ordre de la 3ème armée (ordre n° 8245), le Ltt Perrin de Brichambaut, commandant de l'escadrille 399 ainsi que tout son personnel, en date du 19 février 1917 : "Pour le courage, l'audace et l'habileté dont ils ont toujours fait preuve, au cours de leurs reconnaissances, par les renseignements donnés sur les troupes ennemies, pendant les réglages de tir de notre artillerie, au cours des bombardements fréquents et efficaces sur l'arrière de l'ennemi et sur leurs troupes en retraite. Durant les combats de notre armée à Gornicevo, Kaimaktchalan, Starkow-Grob, Trhucké, Grunista, cette escadrille a rendu des services exceptionnels en apportant son concours efficace aux résultats remarquables obtenus par le feu de notre artillerie et l'effort de toutes les unités de l'armée. Pour le travail plein de courage, d'initiative et de dévouement de cette escadrille, je cite à l'ordre du jour, le Lieutenant commandant, Mr Perrin, ainsi que tout son personnel. Je les remercie cordialement pour leurs services pleins d'abnégation personnelle."

* Citation n° 22 à l'ordre de l'armée d'Orient, en date du 1er mars 1917 : "Pilote hors de pair, plus de 1000 heures de vol, quatre blessures. Commande avec un entrain remarquable une escadrille affectée à une armée serbe. Vient d'être de nouveau blessé en survolant à faible altitude les tranchées ennemies après avoir livré combat, quoique seul, à un avion ennemi rapide et bien armée."

* Le Général B. Yovanovitch, commandant par intérim la 1ère armée cite à l'ordre de la 1ère armée serbe (ordre n° 15.109), le Cne Pierre Lucien Perrin de Brichambaut, commandant de l'escadrille F 525, qui donne un exemple pour sa belle conduite, cinq fois blessé, plusieurs fois cité et décoré, en date du 4 août 1917 : "Le 30 juillet dernier, est descendu très bas pour l'exécution d'une mission photographique au-dessus des positions ennemies. Son appareil a été pris dans une violente fisillade de la part de l'infanterie ennemie et s'est abattu en flammes. Grâce à son très grand sang-froid et grâce à sa virtuosité de pilote, a réussi à rentrer et à atterrir immédiatement derrière nos tranchées de première ligne, bien que le terrain y fut raviné et rocheux. malgré le feu d'artillerie violent dirigé sur l'endroit où il avait atterri, le capitaine Perrin, ne tenant pas compte du danger provoqué par les explosions des obus ennemis, a aidé son mitrailleur à emporter la mitrailleuses et l'appareil photographique."

* Citation n° 46 à l'ordre de l'armée d'Orient, en date du 15 septembre 1917 : "Chef d'escadrille admirable, d'une bravoure superbe, s'impose à tous par ses qualités incomparables d'audace et par son complet mépris du danger. Le 30 juillet, a été abattu par les feux d'infanterie, le 21 août en rentrant d'un bombardement, a soutenu une lutte inégale contre deux avions ennemis, obligé d'atterrir, a été blessé d'un éclat d'obus à la joue."

* Le Maréchal, commandant l'armée serbe, cite à l'ordre de la 1ère armée serbe (ordre n° 27.705), le Cne Pierre Perrin de Brichambaut, précédemment commandant de l'escadrille 525, en date du 7 mars 1918 : "Le 8/21 août 1917, au retour d'un bombardement, au cours duquel il avait eu à combattre un avion ennemi, a eu un grave accident proviqué par l'éclatement d'une bombe qui ne pouvait pas se déclencher de l'avion. A dû être transporté évanoui. Le Cne Perrin, qui, du reste a déjà été cinq fois blessé, a donné jusqu'à présent de nombreuses preuves d'énergie, de courage et habileté comme aviateur et pilote. A cette occasion, a démontré une fois de plus la réputation exemplaire dont il jouit comme militaire."

* Citation n° 95 à l'ordre de l'armée d'Orient du Cne Pierre Lucien Perrin de Brichambaut, commandant le secteur aéronautique du Vardar, en date du 2 novembre 1918 : "En toutes circonstances, a donné l'exemple de la plus grande bravoure et d'un complet mépris du danger, en particulier, le 18 septembre 1918 volant à moins de 100 mètres d'altitude, a devancé nos vagues d'assaut et mitraillé l'ennemi soulevant l'enthousiasme de notre infanterie, les jours suivants au cours de la poursuite de l'armée bulgare, a jeté à plusieurs reprises, par son tir, le désordre dans les colonnes ennemies en retraite."

Ltt Henri Prat - Né le 12 juin 1887 à Fontenay-Rohan-Rohan (Deux-Sèvres) - Fils de Pierre Auguste Prat et de Clémentine Terrassier - Domiciliés à Sauzé-Vaussais (Deux-Sèvres) - Classe 1907 - Recrutement de Poitiers sous le matricule n° 494 - Profession avant guerre Etudiant - Engagé volontaire pour trois ans à la mairie de Poitiers, le 22 octobre 1906 - Incorporé au 20ème régiment d'artillerie de campagne de Poitiers comme 2ème canonnier conducteur, le 22 octobre 1906 - Nommé 1er canonnier conducteur, le 19 juin 1908 - Nommé Brigadier, le 13 janvier 1909 - Rengagé pour un an, le 22 octobre 1909 - Nommé Maréchal des Logis, le 7 octobre 1909 - Nommé Maréchal des Logis fourrier, le 17 novembre 1909 - Nommé Maréchal des Logis, le 17 mars 1910 - Affecté au 33ème régiment d'artillerie, le 1er octobre 1910 - Rengagé pour un an, le 22 octobre 1910 - Affecté au 7ème groupe d'artillerie d'Afrique, le 20 juin 1912 - Arrivé à l'unité, le 9 juillet 1912 - Rengagé pour un an, le 22 octobre 1912 - Rengagé pour un an, le 22 octobre 1913 - Affecté au 26ème régiment d'artillerie, le 26 novembre 1913 - Affecté à la 8ème section de munitions, le 3 août 1914 - Nommé Aspirant, le 10 août 1914 - Nommé Sous-lieutenant à titre temporaire, le 20 septembre 1914 - Citation à l'ordre du 4ème corps d'armée, en date du 25 avril 1915 - Nommé Sous-lieutenant à titre définitif, le 30 novembre 1915 - Passé à l'aéronautique militaire comme observateur stagiaire de l'escadrille MF 40 du 5 février au 1er septembre 1916 - Victime d'un accident d'avion à Ste-Ménéhould, en compagnie du MdL du Bourblanc, le 16 mai 1916 - Atteint de contusions multiples et de fractures des deux meisiges médianes supérieures - Brevet d'observateur en avion délivré le 24 juin 1916 - Observateur stagiaire de l'escadrille F 8 du 1er au 7 septembre 1916 - Observateur titularisé, le 24 juin 1916 - Observateur en stage à l'escadrille F 25 du 7 septembre au 20 octobre 1916 - Nommé Lieutenant, le 4 octobre 1916 - Stage à l'école d'artillerie de Fontainebleau du 14 novembre 1916 au 8 février 1917 - Observateur de l'escadrille F 58 du 18 février au 22 juin 1917 - Observateur de l'escadrille C 13 du 28 juin au 6 août 1917 - Observateur de l'escadrille SOP 4 du 6 août au 8 octobre 1917 - Observateur de l'escadrille F 72, le 8 octobre 1917 - Observateur de l'escadrille F 32 du 8 octobre au 16 décembre 1917 - Observateur de l'escadrille AR 14 / SAL 14 du 16 décembre 1917 au 2 août 1919 - Victime d'un accident aérien à San Pietro, en équipage avec le Sgt Pocque, le 4 janvier 1918 - Un avion italien, qui se posait à contresens, les a percutés - Pas de blessure grave - Stage de tir à l'école de tir aérien de Cazaux du 22 février au 13 mars 1918 - Citation n° 336 à l'ordre de la 10ème armée, en date du 21 mai 1918 - Blessé par balle, le XX juin 1918 - Citation n° 60 à l'ordre de la 46ème division d'infanterie, en date du 18 juin 1918 - Citation n° 356 à l'ordre du 15ème corps d'armée, en date du 10 décembre 1918 - Citation n° 70 à l'ordre de l'AD 46, en date du 27 décembre 1918 - Chevalier de la Légion d'Honneur et citation à l'ordre de l'armée, en date du 6 juillet 1919 - Affecté au entrepôts généraux de l'aviation de Nanterre, le 2 août 1919 - Détaché à l'école d'artillerie de Fontainebleau du 17 novembre au 24 décembre 1919 - Affecté au 4ème régiment d'aviation d'observation du Bourget du 24 décembre 1919 au 17 juin 1920 - Affecté au 5ème régiment d'aviation d'observation, le 17 juin 1920 - Détaché à l'état-major du 1er corps d'armée du 23 septembre au 10 octobre 1920 - Affecté au 34ème régiment d'aviation, le 10 octobre 1920 - Affecté au 35ème régiment d'aviation pour l'aéronautique de l'armée française du Levant - Embarqué à Marseille, le 23 décembre 1921 - Débarqué à Beyrouth, le 31 décembre 1921 - Nommé Adjoint tactique au commandant du secteur aéronautique de la 2ème division, le 3 janvier 1922 - Affecté à l'escadrille 52ème escadrille, le 13 mai 1922 - Changement d'arme et passage dans l'infanterie, le 19 septembre 1922 - Citation n° 148 à l'ordre de la 7ème division d'infanterie, en date du 23 septembre 1922 - Nommé Capitaine, le 28 septembre 1922 - Commandant de la 54ème escadrille, le 9 octobre 1922 - Rapatrié en fin de séjour sur le "Braga", le 6 juillet 1923 - Débarqué à Marseille, le 13 juillet 1923 - Affecté au 31ème régiment d'aviation, le 13 juillet 1923 - Affecté à l'état-major de la 6ème brigade d'aéronautique à Tours du 1er janvier 1924 au 9 novembre 1926 - Brevet de pilote militaire n° 20.294 obtenu, le 24 juin 1924 - Commandant de l'escadrille 13 du 9 novembre 1926 au 15 novembre 1928 - Nommé Chef de bataillon, le 25 décembre 1928 - Commandant du 4ème groupe du 31ème régiment d'aviation, le 15 novembre 1928 - Officier de la Légion d'Honneur, le 26 juin 1930 - Nommé Adjoint tactique du CHR, le 1er octobre 1930 - Commandant du parc du 2ème groupe d'aviation d'Afrique, le 25 juillet 1932 - Commandant par intérim du 2ème groupe d'aviation d'Afrique, le 16 avril 1933 - En mission à Colomb-Béchar du 23 au 25 mai 1933 - En mission à Colomb-Béchar du 10 au 11 juin 1933 - En mission à Bidou du 10 au 15 novembre 1933 - Affecté à la base aérienne 201, le 1er janvier 1935 - Commandant en second du 3ème bataillon de l'Air et directeur de l'école des officiers de réserves de Versailles, le 26 avril 1935 - Nommé Lieutenant-Colonel, le 15 septembre 1936 - Décédé à Versailles, le 3 septembre 1937 - Sources : FM Deux-Sèvres - JORF - Dernière mise à jour : 20 décembre 2015 - Photo de 1929 envoyée par Didier Lecoq que je remercie pour son aide.

* Citation à l'ordre du 4ème corps d'armée, en date du 25 avril 1915 : "A passé des journées à circuler sous le feu dans les tranchées de 1ère ligne pour reconnaitre le détail des défenses accessoires de l'ennemi, déterminer le tracé de ces ouvrages et installer une ligne téléphonique."

* Citation n° 336 à l'ordre de la 10ème armée, en date du 21 mai 1918 : "Le 18 décembre 1917, est descendu à moins de 100 mètres et à plusieurs kilomètres à l'intérieur des lignes ennemies pour rechercher et photographier des positions importantes. Est rentré avec un avion criblé de balles. En janvier et février 1918, est descendu à plusieurs reprises, à basse altitude, mitrailler des rassemblements et des colonnes ennemies. Officier observateur depuis deux ans dans l'aviation, modèle de conscience, de dévouement et de courage (275 heures de vol sur l'ennemi, déjà cité à l'ordre.)"

* Citation n° 60 à l'ordre de la 46ème division d'infanterie, en date du 18 juin 1918 : "Le 13 juin 1918, chargé d'exécuter une liaison d'infanterie, s'est acquitté de sa mission d'une manière particulièrement courageuse, descendant à très basse altitude malgré le tir violent des mitrailleuses ennemies qui atteignirent l'avion à plusieurs reprises. Contusionné au genou par une balle, a continué sa mission et n'est rentré qu'après avoir épuisé ses munitions en mitraillant les lignes ennemies. Excellent observateur, toujours à la hauteur de sa tâche, rendant les plus grands services comme officier de renseignement."

* Citation n° 356 à l'ordre du 15ème corps d'armée, en date du 10 décembre 1918 : "Officier de renseignement d'une haute valeur morale, demandant toujours à exécuter les missions les plus délicates. Le 15 juillet en Champagne, au cours d'une liaison d'infanterie, livre trois combats en moins d'une heure, et bien que son pilote ait été blessé et son avion touché, ne veut pas revenir au terrain avant d'avoir complétement terminé sa mission. S'est particulièrement distingué comme observateur d'infanterie pendant le recul allemand de Montdidier à St-Quentin ainsi que pendant les dernières opérations. A vu fréquemment son avion endommagé par le tir de l'infanterie et de l'artillerie ennemies, mais a toujours ramené des renseigneemnts complets et exacts."

* Citation n° 70 à l'ordre de l'AD 46, en date du 27 décembre 1918 : "Officier animé d'un magnifique esprit du devoir, de dévouement et d'abnégation. A rempli toutes les missions qui lui ont été confiées avec un incomparable succès. S'est particulièrement distingué comme observateur, le 4 novembre 1918, où au milieu de circonstances difficiles, il a précisé exactement la situation des troupes et a pour signaler à l'artillerie une contre-attaque ennemie qu'il a ensuite mitraillée en descendant à moins de 50 mètres."

* Chevalier de la Légion d'Honneur et citation à l'ordre de l'armée, en date du 6 juillet 1919 : "Officier d'une conscience admirable, animé du plus bel esprit de sacrifice, d'abnégation et de dévouement. Six citations."

* Citation n° 148 à l'ordre de la 7ème division d'infanterie, en date du 23 septembre 1922 : "Officier observateur du plus haut mérite et d'un entrain au-dessus de tout éloge. Ne cesse d'accomplir les missions les plus délicates. Vient encore de se distinguer les 24 et 27 juillet en effectuant des bombardements dans le Djebel Druz."

* Officier de la Légion d'Honneur du Chef de bataillon Henri Prat au 31ème régiment d'aviation, en date du 26 juin 1930 : "23 ans de services, 8 campagnes, 3 blessures, un citation, 7 ans de bonifications pour services aériens. Chevalier du 6 juillet 1919."

Cne Jean Roger Jules Albéric d'Aiguillon - Né le 25 janvier 1881 à Constantine (Algérie) - Fils d'Eugène Albéric d'Aiguillon et de Françoise du Puy Montbrun - Engagé à l'école spéciale de St-Cyr, le 23 octobre 1900 - Nommé sous-lieutenant, le 1er octobre 1902 - Nommé Lieutenant, le 1er octobre 1904 - Passé à l'aviation comme élève pilote, le 9 février 1911 - Brevet de pilote militaire n° 176 obtenu le 13 octobre 1912 - Nommé Capitaine, le 23 juin 1914 - Pilote en subsistance à l'escadrille MF 8 du 29 août au 4 septembre 1914 - Pilote de l'escadrille MF 5 - SFA Chalais-Meudon - Nommé Chef de Bataillon, le 6 juillet 1917 - STA Paris - Commision interministérielle de l'aéronautique du Ministère de la Guerre du 4 septembre au 26 novembre 1918 - Chevalier de la Légion d'Honneur, le 14 juillet 1915 - Croix de Guerre - Une citation à l'ordre de l'aéronautique, le 19 avril 1917 - Carte postale d'époque.

 

Photo du MdL René Bertin

MdL René Bertin - pilote de l'escadrille - Né le 20 novembre 1890 à Auzéville (Meuse) - Engagé le 1er mars 1909 au 8ème régiment de Hussards - Passé à l'aviation, le 13 juillet 1916 comme élève pilote - Brevet de pilote militaire n° 4776 du 16 octobre 1916. Différentes unités : 2ème régiment de Hussards - 56ème RA - 13ème RA - 19ème Train des équipages - Ecole de Dijon - Ecole de Chartres - Ecole de Chateauroux - Escadrille AR 8 - Décorations : Légion d'Honneur - Médaille Militaire - Croix de Guerre - Tué au combat, avec le Cne de Lagerie et le Slt Alexis Chambron à bord d'un Letord 5 sur Pargny-Filain, le 27 octobre 1917 - Photo Agence Meurice mise en ligne par le site Gallica de la Grande Bibliothèque de France.

 

Les avions

Maurice Farman MF 11 du capitaine Albert Moris et du Lieutenant Georges de Ram de l'escadrille MF 8 à son retour de mission, le 27 février 1915 - Photo Joseph Lecou mécanicien de l'escadrille MS 23 transmise par son petit-fils Hervé que je remercie pour son aide.

Maurice Farman MF 11 du capitaine Albert Moris et du Lieutenant Georges de Ram de l'escadrille MF 8 exposé aux Invalides en mars 1915 - L'avion est resté dans l'état dans lequel il est revenu, le 27 février 1915 - Les mécaniciens ont compté plus de 400 impacts de balles ou d'éclats d'obus - On peut remarquer l'absence de marquage sur le Farman - Photo l'Illustration

Deux autres vues du Maurice Farman MF 11 du Cne Albert Moris et du Ltt Georges de Ram de l'escadrille MF 8 exposé aux Invalides en mars 1915. Carte postale d'époque.

Slt Louis Charles Joseph Blandin pose à bord d'un MF 11 bis à moteur 130 HP de l'escadrille MF 8 au début de l'année 1916 - Cet officier a été observateur de l'escadrille MF 8 du 25 janvier au 12 mars 1916 - Il a été tué au cours d'une collision aérienne, avec un autre appareil de la MF 8, dans les environs de la maison forestière à St-Rémy-sous-Bussy (51), le 12 mars 1916 - Dommage que le masque avant ait été changé - Photo Louis Blandin transmise par Mme Anne Lenoir, sa petite nièce, que je remercie pour son aide.

L'Aspirant de Marine Charles Bourdeau de Lajudié, pose devant le MF 11 bis à moteur Renault 130 Hp de son frère Pierre, pilote de l'escadrille MF 8, à la fin d'année 1915 - Photo Pierre Bourdeau de Lajudié transmise par Gilles de Blignières, que je remercie pour son aide.

Les avions

Slt Jacques d'Harcourt, observateur et Ltt Pierre Bourdeau de Lajudié, pilote, posent à bord d'un MF 11 bis à moteur 130 Hp de l'escadrille MF 8, en mars 1916 - L'observateur a quitté l'unité, le 12 juin 1916 - Photo Pierre Bourdeau de Lajudié transmise par Gilles de Blignières, que je remercie pour son aide.

* Ltt Pierre Jacques François Ludovic Gabriel Bourdeau de Lajudié - Né le 28 septembre 1893 à Paris (75) - Fils d'André Jean Gabriel Bourdeau de Lajudié et de Léontine Marie Antoinette Bardi de Fourton - Domiciliés au 16, rue de Téhéran à Paris - Engagé volontaire pour huit ans, le 20 octobre 1913 - Admis à l'école spéciale militaire à compter du 7 novembre 1913 - Une année de service militaire au 162ème régiment d'infanterie - Nommé Sous-lieutenant et affecté au 28ème régiment de Dragons, le 6 août 1914 - Affecté à l'escadron à pied, le 14 décembre 1914 - Blessé par balle à bras droit, le 1er février 1915 - Hospitalisé à l'hôpital de Zuydcoote (Nord) du 2 février au 19 mars 1915 - Hospitalisé à l'hôpital auxiliaire n° 7 de Paris (75) du 20 mars au 26 juillet 1915 - Chevalier de la Légion d'Honneur , le 4 avril 1915 - Congé de convalescence de deux mois du 31 juillet au 30 septembre 1915 - Passé à l'aéronautique militaire comme élève pilote, le 30 septembre 1915 - Brevet de pilote militaire n° 1821 obtenu à l'école d'aviation militaire de Chartres, le 22 octobre 1915 - Affecté à la division Breguet Michelin du GDE du 12 au 20 novembre 1915 - Affecté à la division Maurice Farman du GDE du 20 novembre au 1er décembre 1915 - Pilote de l'escadrille MF 8 / F 8 du 9 décembre 1915 au 12 juin 1916 - Nommé Lieutenant, le 26 décembre 1915 - Commandant de l'escadrille F 63 du 13 au 19 juin 1916 - Blessé et évacué sur l'hôpital temporaire n° 12 de Vadelaincourt (55), le 19 juin 1916 - Décédé des suites de ses blessures dans le même établissement hospitalier, le 5 juillet 1916 - Inhumé au cimetière militaire de Vadelaincourt - Sources : Bulletin de naissance - Pam - LO - CCC 8 - CCC 63 - JORF - Dernière mise à jour : 13/05/2015.

Le 1er février 1915, à 23h45, étant dans les tranchées à Nieuport Bains, secteur du Polder et regardant par un créneau de mitrailleuse, un groupe de fantassins ennemis travaillant à un boyau à 90 mètres de la tranchée, il a reçu, après ricochet sur le canon de la mitrailleuse, une balle dans le bras droit qui lui a fracturé l'humérus.

* Citation à l'ordre de l'armée : "Jeune officier, plein d'entrain et de courage, s'est signalé dans plusieurs circonstances et a fait l'admiration de ses chefs et de ses subordonnés par sa tenue au feu. A reçu le 2 février 1915, une grave blessure qui le laissa estropié."

Farman 40 n° 3042 de l'escadrille F 8 sur le terrain de Tilloy (51) - L'escadrille F 8 a été stationnée du 14 août 1915 au 3 mai 1916 - Photo : SHD section Air de Vincennes - n° B 87 / 1142 - Origine Duverny.

Caudron R IV n° 4083 de l'escadrille AR 7 en 1917 - L'avion porte l'insigne escadrille accompagné d'un insigne personnel, un fanion rayé rouge et jaune portant un lion blanc - Photo : SHD section air de Vincennes - n° B 04 / 0004 - Origine Blech / Caplet

Letord de l'escadrille AR 7 photographié pendant une visite des sous-officiers mitrailleurs de la 6ème compagnie sur le terrain de Mont-St-Martin en janvier-février 1917 - Photo collection Marjorie Flizot que je remercie pour son aide.

Dorand AR 1 de l'escadrille AR 8 pendant l'hiver 17-18 - L'escadrille AR 8 a été équipée de cet avion d'octobre 1917 à février 1918 - Le nom de baptème semble être "Magda" - Photo : SHD section air de Vincennes - n° B 97 / 2381

Dorand AR 1 de l'escadrille AR 8 pendant l'hiver 1917-1918 - L'avion porte l'insigne d'escadrille, la croix de Lorraine sur fond blanc et, plus en arrière, un insigne personnel qui semble être un avion avec cocardes accompagné d'un petit papillon - Photo : Collection Frédéric Swider que je remercie pour son aide.

 

Couleurs des avions

 

Couleurs des avions

Farman 40 n° 3042 de l'escadrille F 8 sur le terrain de Tilloy (51) en 1916 - Dessin David Méchin que je remercie pour son aide.

 

Photos aériennes prises
par les équipages

Terrain de Villers-les-Nancy (54) - L'escadrille MF 8 a stationné sur place du 1er au 17 septembre 1914 - Cette photo, postérieure à la période concernée, a été prise en octobre 1918 - Photo Roger Kissel transmis par Roland Kissel, son fils, que je remercie pour son aide.

Terrain de Villers-les-Nancy (54) - L'escadrille MF 8 a stationné sur place du 1er au 17 septembre 1914 - Cette photo, postérieure à la période concernée, a été prise en octobre 1918 - Photo Roger Kissel transmis par Roland Kissel, son fils, que je remercie pour son aide.

Escadrille MF 8 - Ferme de Ruit, le 29 avril 1916 - Altitude 1900 m - Collection Albin Denis.

Terrain de Vadelaincourt (55) pendant le déploiement des escadrilles F 8 et C 104 à l'été 1916, vraisemblablement en septembre - On peut distinguer les éléments suivants : 6 Farman F 40 de l'escadrille F 8 (5 sur le terrain et un en entretien dans le premier hangar en bas à gauche - 13 Caudron G 4 de l'escadrille C 104 et d'autres unités en cours de transfert ou de déploiement temporaire - La dotation de ces unités était de 10 appareils à l'époque - Deux des Caudron G 4 possèdent un poste de tir supérieur différents des autres exemplaires - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Photo Louis Malcailloz Collection Marc Vermot-Desroches que je remercie pour son aide.

Photo verticale de la Biette, au Sud de St-Quentin, le 22 juillet 1917 - Altitude 2000 mètres - Focale de l'appareil de prise de vue F 120 - Photo mise en vente sur le site Past to Present.

Batterie d'artillerie photographiée au Sud-Ouest du bois de Cartenoy - Le 13 juillet 1917 - Altitude de prise de vue 500 m - Collection Albin Denis.

Batterie d'artillerie française photographiée au Sud-Ouest du bois de Cartenoy - Cette photo a été prise à 200 m d'altitude, le 13 juillet 1917 - On peut l'associer à la précédente. - Collection Albin Denis.

Photo verticale des abords Est du village des Croutes (Aisne) prise par un équipage de la SAL 8, le 22 juillet 1918 - Altitude de prise de vue 5000 mètres - Focale de l'appareil de prise de vue 0,50 m - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Photo collection Eric Braire que je remercie pour son aide.

Cliquez sur l'image pour l'agrandir


Photos aériennes prises
par les équipages

Photo verticale des environs du village des Croutes (Aisne) prise par un équipage de la SAL 8, le 22 juillet 1918 - Altitude de prise de vue 5000 mètres - Focale de l'appareil de prise de vue 0,50 m - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Photo collection Eric Braire que je remercie pour son aide.

Photo verticale des environs du village de Wallée (au Nord-Est des Crouttes) et sa région Sud-Ouest prise par un équipage de la SAL 8, le 22 juillet 1918 - Altitude de prise de vue 5000 mètres - Focale de l'appareil de prise de vue 0,50 m - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Photo collection Eric Braire que je remercie pour son aide.

Photo verticale des environs d'Armentières-sur-Ourcq (Aisne) et sa région Nord-Est prise par un équipage de la SAL 8, le 22 juillet 1918 - Altitude de prise de vue 5000 mètres - Focale de l'appareil de prise de vue 0,50 m - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Photo collection Eric Braire que je remercie pour son aide.

Photo verticale des environs du village d'Armentières-sur-Ourcq (Aisne) prise par un équipage de la SAL 8, le 22 juillet 1918 - Altitude de prise de vue 5000 mètres - Focale de l'appareil de prise de vue 0,50 m - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Photo collection Eric Braire que je remercie pour son aide.

Photo verticale des environs de Nantheuil-Notre-Dame (Aisne) prise par un équipage de la SAL 8, le 22 juillet 1918 - Altitude de prise de vue 5000 mètres - Focale de l'appareil de prise de vue 0,50 m - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Photo collection Eric Braire que je remercie pour son aide.

Photo verticale des environs d'Oulchy-le-Château (Aisne) prise par un équipage de la SAL 8, le 22 juillet 1918 - Altitude de prise de vue 5000 mètres - Focale de l'appareil de prise de vue 0,50 m - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Photo collection Eric Braire que je remercie pour son aide.

 

Documents en rapport

 

 

 

Documents en rapport

Licence FAI n° 1926 du Sgt Jacques Costa délivrée le 6 mai 1915 - Sgt Jacques Costa - Né le 22 août 1884 à Paris (75) - Fils de Jame Costa et de Maria Bic - Service militaire au 7ème régiment de Dragons, le 6 avril 1904 - Profession avant guerre Bottier - Mobilisé au 1er régiment de Génie, le 1er août 1914 - Affecté au service auto du 13ème régiment d'artillerie - Passé à l'aviation comme élève pilote, le 1er mars 1915 - Brevet de pilote militaire n° 1047 obtenu à l'école d'aviation d'Etampes, le 5 juin 1915 - Stage de perfectionnement à l'école d'aviation militaire d'Avord - RGA - Pilote de l'escadrille MF 8 du 23 juillet 1915 au 11 mars 1916 - Croix de Guerre - Une citation à l'ordre du corps d'armée, le 1er juin 1915 - Nommé Caporal, le 24 juillet 1915 - Nommé Sergent, le 21 octobre 1915 - Mis au repos à la maison de santé VR 75 de Viry-Châtillon du 11 mars au 1er mai 1916 - Pilote convoyeur de la RGA du 1er mai 1916 au 6 septembre 1918 - Rayé du personnel navigant, le 9 septembre 1918 - Affecté à la 5ème compagnie de la 1ère brigade territoriale de Chasseurs, à compter du 18 octobre 1918 - Photo famille Costa que je remercie pour son aide.

 

Monuments commémoratifs
et tombes

Ltt Marie Louis Gaston Leclerc - Né le 5 août 1885 à Paris - Observateur de l'escadrille MF 8 - Tué au combat, en compagnie du Ltt Alfred Dullin, le 30 octobre 1915 - Les deux hommes ont été tués - Repose dans la Nécropole Nationale de Saint-Jean Sur Tourbe (51)  - tombe n° 961 - Photo Thierry Cornet que je remercie pour son aide.

Tombe du Ltt Pierre Marie Alfred Dullin - Tué au combat, en compagnie du Ltt Louis Marie Leclerc à Tahure, le 30 octobre 1915. - Il est inhumé dans le caveau familial du cimetière de Billième Canton de Yenne (73), à l'Est d'Aix-les-Bains - Photo Patrick Bediez que je remercie pour son aide.

Monuments commémoratifs
et tombes

Cimetière du Père Lachaise (20ème arrondissement de Paris) - Tombe du Cne Georges Lecompte-Boinet, commandant de l'escadrille MF 8, tué au cours d'un accident aérien, le 15 avril 1916 - Le Slt Gratien Lehodey qui faisait équipe avec lui, a été blessé au cours de l'accident - Photo Jean-Michel Lasaygues que je remercie pour son aide.

Tombe du sergent Marcel Albert Gilbert, pilote de l'escadrille F 8 - né le 10 mai 1894 à Paris (75) - Entré en service, le 7 septembre 1914 au 3ème régiment de génie - Brevet de pilote militaire n° 2260 du 5 janvier 1916 à l'école d'Etampes - Grièvement blessé au cours d'un accident aérien sur le terrain de Vadelaincourt, en compagnie du Soldat Honoré Nivart (mitrailleur), le 12 juillet 1916 - Décédé de ses blessures à l'hôpital temporaire n° 12 de Vadelaincourt, le même jour. Le soldat Edouard Nivart a également perdu la vie dans cet accident - Repose à la Nécropole Nationale de Vadelaincourt (55)
- Photo Mikaël Embry à qui j'adresse un grand coup de chapeau pour son aide de terrain et sa disponibilité.

 

Remerciements :

- M. Frédéric Swider pour le prêt des photos de sa collection.
- M. Patrick Fissot pour l'étude de la correspondance du Slt Gratien Lehodey - fonds Debeaupte-Trelly - Archives départementales de la Manche.
- M. Patrick Bediez pour l'envoi de la photo de la tombe du Ltt Dullin.
- M. Mikaël Embry pour ses photos de la tombe du caporal Marcel Gilbert.
- M. Hervé Lecou pour l'envoi des photos prises par son grand-père Joseph, mécanicien de l'escadrille MS 23.
- M. Jean-Michel Lasaygues pour l'envoi des photos de la tombe du Cne Georges Lecompte-Boinet.
- M. Alain Girod pour ses photos et ses précisions sur la localisation des tombes.
- M. Jean-René Bottelin pour l'envoi de la photo de l'insigne de la SAL 8.
- M. Philippe Bentresque pour l'envoi de la photo du MdL René Bertin.
- M. Marc Vermot-Desroches pour l'envoi des photos du Ltt Louis Malcailloz.
- la Famille Costa pour l'envoi de la photo du Sgt Jacques Costa.
- M. Yves Genty pour l'envoi des photos des insignes de sa collection.
- Mme Anne Lenoir pour l'envoi des photos de Louis Blandin, son grand oncle.
- M. Roland Kissel pour l'envoi des archives de Roger Kissel, son père.
- M. Gilles de Blignières pour la transmision des photos de Pierre de Lajudie.
- M. Eric Braire pour l'envoi des photos de sa collection.
- M. David Méchin pour l'envoi du profil du Farman F 40 n° 3042.
- M. Didier Lecoq pour l'envoi du dossier militaire du Ltt Henri Prat.

Bibliographie :

- Les escadrilles de l'aéronautique militaire française - Symbolique et histoire - 1912-1920 - Ouvrage collectif publié par le SHAA de Vincennes en 2003.
- L'aviation française 1914-1940, ses escadrilles, ses insignes - par le Commandant E Moreau-Bérillon - publié à compte d'auteur en 1970.
- The French Air Service War Chronology 1914-1918 par Frank W.Bailey et Christophe Cony publié par les éditions Grub Street en 2001.
- Les Insignes de l'Aéronautique Militaire Française jusqu'en 1918 par Philippe Bartlett publié par Indo Editions en 2002.
- De l'Aéronautique militaire "1912" à l'Armée de l'Air "1976" par Myrone N. Cuich publié à compte d'auteur en 1978.
- Les "As" français de la Grande Guerre en deux tomes par Daniel Porret publié par le SHAA en 1983.
- Les Armées françaises dans la Grande Guerre publié à partir de 1922 par le Ministère de la Guerre.
- Site Internet "Mémoires des hommes" du Ministère de la Défense - Voir le lien
- Site Internet "Traditions des escadrilles de l'Armée de l'Air" de Henri Guyot - Voir le lien
- Site Internet "La bible des insignes de l'Armée de l'Air" de Yves Genty - Voir le lien
- Site Internet "Les Insignes de l'Armée de l'Air" de Jean-Jacques Leclercq - Voir le lien
- Site Internet "Memorial-Genweb" dédié aux militaires "Morts pour la France" d'Alain Girod - Voir le lien

Si vous avez des documents écrits ou photographiques pouvant compléter les données de cette page, veuillez contacter l'auteur du site.

Escadrille 7 Escadrille 9

 

 

pas de fiche > 1918

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