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Insignes peints
sur les fuselages

Insigne peint sur le fuselage à partir de juillet 1916 - Dessin Albin Denis.

Variante de l'Insigne peint sur le fuselage - L'oeil est plus gros et le regard est dirigé vers l'avant - Epoque début 1917 - Vu sur Caudron G 4 - Dessin Albin Denis

Variante de l'Insigne peint sur le fuselage - La Cocote est dessinée dans un cercle blanc bordé de rouge - Vu sur Bréguet XIV A2 en 1918 - Dessin Albin Denis.

Symbolique

L'insigne de l'Escadrille 11 a été adopté en juillet 1916. Il représente une cocote rouge. Le Lieutenant d'Anglejan est à l'origine de ce choix. Il avait remarqué sur un camion deux cocotes jaunes peintes sur ses flancs. Il évoque alors que les "poulets" (policiers) vont par deux et que, à leur vue, on s'exclame "22, voilà les flics". Le numéro de l'escadrille étant la moitié de ce nombre, une seule cocote est alors adoptée, rouge pour être bien visible et l'oeil regardant vers l'arrière afin de surveiller le secteur d'où vient souvent le danger dans les airs. En 1918, la cocote était complétée par deux bandes d'identification, vraisemblablement rouge et blanche.

Historique succinct

L'escadrille 11 est créée le 10 juin 1913 sur le terrain de la Brayette, près de Douai. Elle est alors commandée par le lieutenant Jacques Pégat. Equipée d'avions Caudron G 2, elle prend l'appellation de C 11.
L'unité quitte ce terrain le 31 juillet 1914 pour s'installer à Montmédy, dans la Meuse. Elle est mise à disposition du 2ème Corps d'armée. Avec la Vème armée, elle prend part à la bataille de Belgique, à Charleroi puis à celle de Guise et sur la Marne. Elle renseigne alors le commandement sur les avancées allemandes et attaque les colonnes adverses avec des fléchettes.

La C 11 a été une des premières escadrilles à effectuer des missions de réglages d'artillerie et des liaisons avec T.S.F. Elle arrive au camp d'aviation de Verdun, le 31 mars 1915 et rattachée à la région fortifiée de la zone. Le 26 juin 1916, le Capitaine Joseph Vuillemin, pionnier de l'aviation de bombardement et futur chef d'état-major de l'Armée de l'Air en 1939-40, prends le commandement de la 11. Elle passe sous commandement de la 1ère armée, le 24 avril 1915. Elle réalise alors la grande majorité de ces missions par des reconnaissances photographiques et en mitraillant les tranchées ennemies.

Progressivement, l'escadrille reçoit des Caudron G 4. Elle participe ensuite à la bataille de la Woëvre du 5 avril au 5 mai 1915. Elle y assure des missions de réglages d'artillerie et des bombardements de gares. Elle quitte Verdun, le 1er septembre 1915 pour s'installer à Ancemont (55). A partir du 26 février 1916, elle est engagée dans la bataille de Verdun. Ses équipages sont plus particulièrement chargés, en coopération avec les troupes au sol, de repérer les batteries adverses et de permettre leur destruction. Plusieurs victoires homologuées seront remportées. Les équipages de la C 11 réalisent de nombreuses sorties de bombardement sur les lignes arrières allemandes.

Le 24 juin 1916, l'unité déménage sur Villers-Bretonneux, dans la Somme. C'est à partir de ce terrain que l'escadrille prend part à l'offensive menée par les alliés. Les premières lignes allemandes sont enfoncées de Maricourt à la route d'Amiens à Peronne. La C 11 accomplit des missions de réglages d'artillerie et de photographie aérienne le jour et réalise des missions de bombardement nocturnes sur les gares de Péronne, Ham et Nesles.

Envoyée au repos d'abord au centre d'aviation de Toul (54), le 2 janvier 1917 puis sur Villers-lès-Nancy à partir du 4 février 1917, elle occupe le secteur de Bioncourt en Moselle. Le 4 avril de la même année, elle emménage sur le terrain d'Hourges (51) pour participer à la grande offensive prévue sur le Chemin des Dames par le Général Nivelle. Le 2ème Corps d'armée, son unité organique, est d'abord gardé en réserve puis placé dans le secteur entre Loivre et l'Aisne. Pendant les combats au Mont Spin et à Sapigneul, les aviateurs renseignent l'Etat-Major sur les positions ennemies et réalisent des missions de réglage d'artillerie.

Le 30 juillet 1917, la 11 part s'intaller à Grigny (51) où elle réalise plusieurs missions photos sur la forêt d'Argonne, pour le compte du 31ème Corps d'armée. Le Capitaine Vuillemin, affecté à la tête du groupe de bombardement, quitte l'escadrille, le 16 octobre 1917. Un mois plus tard, la 11 perçoit ses premiers Bréguet XIV A2 et devient la BR 11.

En 1918, elle participe avec le 2ème Corps d'armée à la 3ème bataille de l'Aisne à partir du 30 mai 1918. Pendant la bataille du Matz, la gauche du Corps d'armée recule du sud d'Orval jusqu'à Ecouvillon. Elle participe ensuite à la seconde bataille de la Marne, pendant la contre-attaque sur l'Ourcq du 18 juillet au 5 août 1918 puis dans la bataille de Champagne et d'Argonne du 25 septembre au 13 octobre 1918.

Le 11 novembre 1918, elle était basée à Lunéville dans l'attente de la grande offensive sur la Lorraine prévu par la haut commandement allié. Ces équipages ont remporté 11 victoires homologuées.

Elle est ensuite envoyé sur la rive gauche du Rhin, pour participer à l'occupation de l'Allemagne. Elle est intégré au 33ème Régiment d'aviation en août 1920 et devient une des escadrilles du 4ème groupe d'observation. En 1932, lors de la réorganisation des unités aériennes, elle devient 1ère escadrille du 1er groupe de reconnaissance de la 33ème escadre, le GC I / 33.

 

 

 

 

 


Insignes métalliques
de l'escadrille BR 11

Insigne métallique de l'escadrille BR 11 - Fixation par deux anneaux - Fabrication locale probablement par un mécanicien - Insigne collection Jean-Jacques Leclercq que je remercie pour son aide.

Insigne de fourragère du Ltt René de Lavaissière de Lavergne, observateur de l'escadrille C 11 du 21 juin 1916 au 25 juillet 1917 - Il est associé à la fourragère aux couleurs de la Croix de Guerre que l'officier a obtenu à titre individuel - Il ne s'agit donc pas d'un insigne d'escadrille à proprement dit - Photos Etienne de Vaumas, son arrière petit-fils, que je remercie pour son aide.

Insignes métalliques
de l'escadrille BR 11

Insigne personnel du Ltt René de Lavaissière de Lavergne, observateur de l'escadrille C 11 du 21 juin 1916 au 25 juillet 1917 - Il faut préciser qu'il ne s'agit pas d'un insigne de poitrine proprement dit car cet exemplaire ne possède pas d'anneau, d'attache, ni de trou de fixation à son verso - Photo Etienne de Vaumas, son arrière petit-fils, que je remercie pour son aide.

Insigne métallique de l'escadrille BR 11 - Fixation par une épingle - Largeur 3,2 cm - L'oeil est un cercle simple - Insigne collection Jean-René Bottelin que je remercie pour son aide.

 

Insignes métalliques des unités
détentrices de ses traditions

Insigne métallique de la 13ème escadrille du 33ème RAO de Mayence - Fixation par une épingle - Insigne collection Thierry Leclère que je remercie pour son aide.

Insigne métallique de la 13ème escadrille du 33ème RAO de Mayence - Fixation par deux anneaux - Insigne collection Thierry Leclère que je remercie pour son aide.

Insigne métallique de la 1ère escadrille du GR I / 33 -
Insigne section symbolique du SHD de Vincennes.

Insigne métallique en argent d'une unité héritière des traditions de l'escadrille BR 11 - Fixation par deux anneaux - Largeur 2,95 cm - Remarquez l'oeil en deux cercles concentriques - Exemplaire réalisé par un bijoutier - Insigne collection Jean-René Bottelin que je remercie pour son aide.

 

 

 

 

Unités détentrices des traditions
de l'escadrille BR 11

Insignes métalliques des unités
détentrices de ses traditions

Insigne métallique du GR I / 33 - époque de 1932 à avant guerre - Cette unité est composée de deux escadrilles héritières des traditions des escadrilles BR 11 et BR 244 de la Grande Guerre. Photo Albin Denis.

Insigne métallique du GR I / 33 - époque 2ème guerre mondiale - Les deux escadrilles sont présentées différemment - Insigne collection Jean-René Bottelin que je remercie pour son aide.

Insigne métallique de la 1ère escadrille du GR I/33 - Fabrication A. Augis Lyon - Photo Ebay France.

Insigne métallique de la 1ère escadrille de l'ER 3 / 33 "Moselle" - Cet insigne est homologué sous le numéro A 673 - Photo Albin Denis.

 

Appellations successives

Lieux de stationnements

Carte des différents stationnements

Numéros des départements français

 

Rattachements de l'escadrille



 

Batailles et missions importantes
de l'escadrille 11

L'escadrille 11 a successivement été escadrille des 11ème, 5ème, RFV, 1ère, 2ème, 6ème armées. Elle est finalement affectée au 2 ème Corps d'armée en juillet 1916. On peut suivre toutes les batailles importantes menées par ces grandes unités.

Avions Utilisés

Relevés quantitatifs et
numéros avions

Unités aéronautiques rattachées
au 2ème Corps d'Armée

Commandants d'escadrille

Personnels célébres

Décorations

* Citation à l'ordre de l'armée de l'escadrille C 11, en date du 26 novembre 1916 : "A rendu depuis le début de la campagne les meilleurs services. Volant par tous les temps, donnant à tous l'exemple de la hardiesse, du coup d'oeil et de l'habileté, a contribué très efficacement au succès des renseignements précis fournis au commandement et l'aide prêtée à l'artillerie pour les réglages. Les 11, 12 et 14 octobre 1916, malgré le temps très défavorable, volant parfois à moins de 200 mètrres au-dessus des lignes, a permis de poursuivre la préparation dans les meilleures conditions, puis le 14 octobre, de renseigner sur toutes les péripéties de l'attaque."

 

 

 

 

Morts : en rouge / Blessés et indemnes : en jaune

 

 

H Homologué - NH non homologuée

 

 

Les hommes

Slt Jean Charles Joseph Dagnaux - Né le 28 novembre 1891 à Montbéliard (Doubs) - Fils de Charles François Dagnaux et de Emile Louise Abry - Incorporé au 4ème régiment d'artillerie de Campagne, le 4 octobre 1912 - Nommé Brigadier, le 1er mars 1913 - Nommé maréchal des Logis, le 1er octobre 1913 - Promu sous-lieutenant de réserve, le 1er avril 1914 - Affecté au 48ème régiment d'artillerie de campagne, le 1er avril 1914 - Parti à Dijon, le 5 août 1914 - Affecté comme observateur de l'escadrille MF 5 (1ère armée) du 18 au 29 juin 1915 - Affecté comme observateur de l'escadrille provisoire de l'armée de Verdun du 29 juin au 7 septembre 1915 - Observateur de l'escadrille MF 63 du 7 septembre 1915 au 6 février 1916 - Blessé par balles tirées par mitrailleurs ennemis, une au tiers supérieur de la jambe droite ayant nécessité la ligature de l'artère à l'ambulance et ultérieurement l'amputation de la cuisse au tiers inférieur, l'autre plus superficiellement dans la zone fessière, le 6 février 1916 - Chevalier de la Légion d'Honneur avec attribution de la Croix de Guerre, le 8 février 1916 - En convalescence jusqu'au 24 mars 1917 - Passé dans l'armée d'active, le 26 février 1916 - Nommé lieutenant, le 6 juillet 1917 - Pilote de l'escadrille C 11 (GB 5 ) du 6 mai au 23 octobre 1917 - Brevet de pilote militaire n° 15.668 passé à l'escadre 12, le 2 septembre 1918 - Pilote à l'Etat-major de l'escadre de bombardement n° 12 (2ème groupe d'aviation de Lyon-Bron) à compter du 12 février 1919 - Officier de la Légion d'Honneur, le 24 mars 1919 - Chef de Bataillon de l'école militaire et d'application de l'Aéronautique militaire - Commandeur de la légion d'Honneur, le 8 mai 1928 - Nommé Lieutenant-Colonel - Affecté au GB 9 - Mort au combat à la vallée aux leds (02), le 18 mai 1940 - Photo prise après guerre - Sera remplacée quand je trouverai une photo époque 14-18 - Photo : SHD section Air de Vincennes.

* Citation à l'ordre du 8ème corps d'armée en date du 4 mai 1915 : "Le 9 avril au bois d'Ailly, étant adjoint au commandant d'infanterie de l'attaque , a montré le plus grand dévouement et une belle énergie sous un violent bombardement pour tenir cet officier supérieur en liaison avec l'artillerie. Circulant dans les tranchées sans se préoccuper des obus, dont un éclatement l'a à moitié enseveli sous les déblais et contisionné"

* Citation à l'ordre de l'armée de la région fortifiée de Verdun en date du 23 novembre 1915 : "Observateur de premier ordre à plus de 100 heures de vol au-dessus des positions ennemies, a fait preuve dans des reconnaissances de remarquables qualités d'intelligence, de courage et de sang-froid. A eu à plusieurs reprises son avion atteint par des éclats d'obus, en particulier les 28 août 1915 et 28 septembre 1915."

* Chevalier de la Légion d'honneur et une citation à l'ordre de l'armée en date du 8 février 1916 : "Excellent officier observateur qui a fait preuve en maintes circonstances d’un beau courage et d’un noble esprit de sacrifice. Le 17 janvier 1916 ayant été attaqué, par deux fois par des avions ennemis, au cours d’une reconnaissance, a eu son appareil gravement endommagé par les balles et, bien que la stabilité de son avion ait été gravement compromise, n'en a pas moins achevé l’exécution de sa mission."

* Citation à l'ordre de l'armée en date du 8 février 1916 : "Excellent officier observateur qui a fait preuve en maintes circonstances d'un beau courage et d'un noble esprit de sacrifice. le 17 janvier 1916, ayant été attaqué par deux fois par des avions ennemis au cours d'une reconnaissance, a eu son appareil gravement endommagé par les balles et bien que la stabilité de son avion ait été gravement compromise, n'en a pas moins achevé l'exécution de sa mission."

* Citation à l'ordre de la 2ème armée en date du 20 mars 1916 : "Le 6 février 1916 a été grièvement blessé au cours d'un combat aérien particulièrement acharné. A dû être amputé d'une jambe."

* Citation à l'ordre de l'armée en date du 29 janvier 1919 : "Officier d'un superbe allant. A effectué depuis sa dernière citation, de nombreux bombardements de champs de bataille tant de jour que de nuit. S'est particulièrement distingué dans la nuit du 25 au 26 septembre 1918 en descendant à 100 mètres pour attaquer un train à la bombe et un autre à la mitrailleuse. Le 5 octobre, après avoir bombardé de jour et attaqué à basse altitude, à la tombée de la nuit une gare importante avec un plein succès - Deux blessures - Chevalier de la Légion d'Honneur pour faits de guerre."

Slt Jean Dagnaux - Observateur de l'escadrille C 11
Jean Dagnaux naît à Montbéliard le 28 novembre 1891. Il est incorporé comme canonnier au 4ème régiment d'artillerie à Dijon. Lorsque la guerre éclate en 1914, il est sous-lieutenant. Affecté au 48ème régiment d'artillerie, il participe aux combats de Lorraine. Au printemps 1915, il est chargé d'assurer la liaison entre l'infanterie d'assaut et l'artillerie dans la Somme. Des furieux combats s'engagent au bois d'Ailly mais Dagnaux, soucieux de remplir sa mission, parcourt le champ de bataille. Soudain, une explosion l'ensevelit entre deux tranchées dans un trou d'obus. Il s'en tire avec une blessure au visage et des contusions sur le corps. Il parvient à se dégager et reprend la liaison interrompue. Cet acte de bravoure lui vaut une première citation à l'ordre du 8e corps d'armée mais ne satisfait pas pour autant son besoin d'action. Il se tourne alors vers l'aviation, la rejoint pour ne plus la quitter. Breveté observateur le 18 juin 1915, il est affecté à l'escadrille de Verdun qui dépend de la 1ère armée puis, dès le 1er septembre, à la MF 63 dotée du Maurice Farman 11 qui sera son premier avion d'arme. A bord du biplan, Jean Dagnaux multiplie les vols d'observation au-dessus des lignes ennemies et rentre indemne malgré un appareil criblé de balles et d'éclats d'obus. L'automne 1915 s'achève avec une seconde citation à l'ordre de la Région fortifiée de Verdun. Les Farman, Caudron et Voisin français sont trop lents et impuissants face aux redoutables Fokker allemands qui, volant à haute altitude, fondent littéralement sur leurs adversaires.

Le 6 février 1916, alors qu'il effectue un vol de reconnaissance photographique au-dessus de Bainville-Aucourt, son avion est mitraillé par l'artillerie allemande puis par un Fokker. Son pilote, le sous-lieutenant Jacques Loviconi, parvient à atterrir dans les lignes françaises. Mais Dagnaux a été touché à trois reprises. Une balle à la tempe et la seconde à la jambe droite ont occasionné des blessures superficielles. Par contre, sa jambe gauche est si grièvement atteinte que les médecins ordonnent l'amputation immédiate au tiers inférieur de la cuisse pour enrayer la gangrène.
Le 8 février, sur son lit d'hôpital, il est fait chevalier de la Légion d'Honneur pour sa conduite au combat, le 17 janvier 1916 : "Excellent officier observateur qui a fait preuve en maintes circonstances d’un beau courage et d’un noble esprit de sacrifice. Le 17 janvier 1916 ayant été attaqué, par deux fois par des avions ennemis, au cours d’une reconnaissance, a eu son appareil gravement endommagé par les balles et, bien que la stabilité de son avion ait été gravement compromise, n'en a pas moins achevé l’exécution de sa mission."

Pour sa blessure du 6 février 1916, il obtient une citation à l'ordre de la 11ème armée (ordre général n°32 du 19 mars 1916) : "Le 16 février 1916, a été grièvement blessé au cours d'un combat aérien particulièrement acharné. A dû être amputé d'une jambe."
Le voici donc appareillé et en convalescence jusqu'au 15 février 1917. En attendant, il ronge son frein, impatient de reprendre du service : "J'ai l'honneur de solliciter de reprendre en escadrille, au front, ma place d'observateur, écrit-il à sa hiérarchie dans une lettre datée du 4 février 1917. Grièvement blessé à Verdun, amputé d'une jambe, je suis néanmoins certain de pouvoir remplir ma mission et rendre dans mon ancien poste les mêmes services que par le passé."
En réponse, on l'envoie au groupe des divisions d'entraînement du Plessis-Belleville en qualité d'instructeur le 16 mars. Un mois et demi plus tard, il reçoit son affectation pour la C 11, l'escadrille de bombardement dont l'emblème est la "cocotte rouge". Commandée par un chef audacieux, le capitaine Vuillemin, elle est dotée de Caudron G4, un appareil un peu plus moderne que le Maurice Farman 11. Très vite, les deux hommes se lient d'amitié. L'équipage Vuillemin-Dagnaux fait sensation de part et d'autre des lignes adverses, multipliant les missions de reconnaissance et de réglage de tirs. En deux mois, bien que dédié au bombardement, le tandem abat deux avions de chasse allemands. Pour être sûr d'accrocher l'Allemand, leur Caudron vole à basse altitude pour mieux défier l'adversaire et bombarder son matériel. En octobre 1917, le capitaine Vuillemin est chargé de constituer le groupe de bombardement n° 5 qui sera équipé de Bréguet 14. Il s'entoure des hommes qu'il a formés dont le lieutenant Moulines, pilote, et le lieutenant Dagnaux, observateur. Le 21 janvier 1918, alors qu'il bombarde la gare de Waville en Meurthe-et-Moselle, Jean Dagnaux est gravement blessé au cou. Un éclat d'obus l'a atteint dans le dos et lui a brisé l'apophyse vertébrale supérieure. Retour sur la table d'opération de l'hôpital militaire de Verdun. On pourrait croire sa carrière aéronautique définitivement terminée mais 20 jours plus tard, il est à nouveau debout, prêt à retourner au combat. Il refuse le congé de convalescence octroyé par le médecin-chef et rejoint l'escadre 12, fraîchement mise sur pied par Vuillemin, promu au grade de chef d'escadron. Afin de prouver à ses chefs que ses blessures n'ont en rien amoindri ses capacités, il fonce sur un train allemand chargé de munitions près de Chambly dès sa première sortie, lâche une seule bombe et le coupe en deux. Les bombardements de jour et de nuit se multiplient. L'escadre 12 est de toutes les batailles : Montdidier, le Chemin des Dames, la Marne. Le 23 avril, l'équipage descend un troisième avion ennemi, un Rumpler C près de Montigny-Ravenel. Dagnaux cumule désormais les fonctions d'officier instructeur des bombardiers et celles d'officier d'armement. En juin 1918, la "12" inaugure une nouvelle tactique. 120 avions de bombardement menés par l'équipage Vuillemin-Dagnaux attaquent et larguent 7 200 bombes sur une puissante concentration de troupes allemandes prête à donner l'assaut aux positions françaises. Le 11 juillet, Jean Dagnaux abat son quatrième et dernier avion.
Bien que mutilé, Dagnaux a décidé de passer en place avant de l'avion. Ce n'est pas pour rien que ses camarades le surnomment "Dagnaux, l'obstiné". Débordant d'énergie et de volonté, il apprend à piloter à l'escadre entre deux missions de bombardement, et le 2 septembre 1918, il est breveté pilote (n° 15.668). L'armistice carillonne joyeusement aux oreilles du lieutenant Dagnaux dont l'uniforme s'orne d'une croix de guerre ornée de huit palmes et de cinq étoiles. Il a 27 ans et toute la vie devant lui. La paix venue, il est affecté à l'escadrille des grands raids à Villacoublay. Il y retrouve le commandant Vuillemin. Les voyages au long cours commencent pour les deux hommes devenus inséparables, chacun à bord d'un Breguet 14. Première liaison Paris-Alger-Biskra-Touggourt suivie d'un raid Paris-Salonique-Constantinople-Le Caire et d'un voyage d'étude et d'exploration aux confins du Sahara. Dagnaux l'Africain est né. C'est aussi le début d'une longue série de capotages car la structure du Breguet de la guerre n'est pas adaptée au climat tropical. En janvier 1920, trois équipages composés du général Laperrine, du commandant Vuillemin et du lieutenant Dagnaux s'envolent en Breguet 16 pour une nouvelle tentative de traversée du Sahara, le premier Paris-Dakar en passant par Alger et Tombouctou. Dagnaux tombe en panne à Tamanrasset tandis que ses coéquipiers poursuivent leur route vers Tombouctou. Les deux avions s'égarent dans la brume et celui du général Laperrine se brise sur les dunes du Hoggar. Il succombe à ses blessures à Tanejrouf. Dépanné dix jours après son atterrissage forcé, Dagnaux repart mais casse son avion à Abelasssa, un terrain déplorable et inconsidérément signalé. Seul Vuillemin parviendra à Dakar le 30 mars après un parcours accidenté. Le périple aura duré plus de deux mois. Promu capitaine le 21 juillet 1920, Jean Dagnaux reçoit la médaille coloniale avec agrafe "Sahara". Jusqu'en 1924, où il est nommé professeur de navigation aérienne et de bombardement à l'Ecole de l'air de Versailles, il parcourt plus de 10.000 kilomètres au-dessus des territoires africains. Ses nouvelles fonctions ne le satisfont pas vraiment car l'appel de l'Afrique est récurrent. Et le 19 janvier 1925, il décolle de Buc en compagnie de Vuillemin pour un nouveau raid à bord du " Jean Casale ", un Blériot 115 qui dispose d'un équipement moderne. Hélas, après avoir fait escale à Perpignan, à Oran, à Colomb-Béchar et à Gao, l'avion s'écrase au sol au départ de Niamey. Le colonel Vuillemin est blessé tandis que le capitaine Dagnaux déplore la rupture de sa jambe de bois. "J'aurais dû commander la paire", dira-t-il en plaisantant à son retour en France où il reçoit son quatrième galon. Ses pérégrinations africaines ont fait naître en lui un grand projet : créer la future ligne France-Madagascar. Il entreprend un long périple qui le porte au Tchad, au Congo, en Rhodésie britannique et enfin au canal du Mozambique. Là encore, il chute plusieurs fois, se blesse mais se relève toujours. En décembre 1928, le commandeur de la Légion d'honneur Dagnaux quitte l'armée pour fonder la première société de navigation aérienne destinée à l'exploitation régulière d'une ligne d'aviation à travers l'Afrique. Pendant cinq longues années, il se collette avec la nature hostile, fait défricher et niveler le sol pour aménager des pistes. Puis, il rentre à Paris et obtient, à force de persuasion et d'obstination, les crédits nécessaires à la création de la régie Air-Afrique dont il est nommé directeur. De 1935 à 1939, la régie parcourra près de 8 millions de kilomètres et transportera quelque 22 000 passagers. En septembre 1939, une nouvelle guerre s'annonce. Dagnaux n'est pas mobilisable en raison d'une invalidité à 90%. Il veut à tout prix reprendre du service. Au grand quartier général de l'air, il retrouve son chef et ami d'autrefois, le général Vuillemin. La paperasserie le fait bailler d'ennui ; aussi insiste-t-il pour partir au front. Le 25 octobre, il obtient enfin son affectation au groupement de bombardement n° 9 en qualité d'adjoint au commandant. Il est de nouveau dans son élément, volant de jour et de nuit, entraînant ses équipages. Le 15 mars 1940, il est promu lieutenant-colonel. Deux mois plus tard, l'infanterie allemande franchit les ponts de la Meuse : la campagne de France a commencé dans le fracas des bombes et des obus. Le 16 mai, l'ennemi occupe le terrain de Laon, à quelques kilomètres à peine de Jean Dagnaux. Le lendemain soir, il décolle à bord d'un Amiot 354 en compagnie de l'équipage suivant : Ltt Frank Frémond (pilote), Sgc Lucien Regnault (radio), Adj Maurice Lavolley (navigateur-bombardier). Exceptionnellement, le Lcl Dagnaux, chef de bord, occupe le poste de mitrailleur dorsal. Capturé par la lumière d'un projecteur, leur avion est aussitôt la cible de la Flak. L'avion s'écrase, explose avec toute sa charge de bombes dans le village de la Vallée-au-Blé (02). Le Lcl Dagnaux et l'Adj Maurice Lavolley, qui n'ont pu évacuer à temps l'avion en perdition, sont tués. Le 18 mai 1940, ainsi disparaît le pilote à la jambe de bois qui avait si souvent nargué le sort et trompé la mort. En fait, elle l'attendait, là, tapie sournoisement dans l'herbe de la Vallée-au-Blé.Un monument, en leur honneur, a été érigé après guerre en utilisant des pierres de l'église que l'avion avait détruit lors de sa chute. Il a été financé par les Ailes Brisés, dont Dagnaux était le président en 1940 et la municipalité de la Vallée-au-Blé. On y trouve les plaques suivantes sur 3 des faces :"A la mémoire du Lcl Jean Dagnaux, pilote aviateur président des Ailes Brisées, commandeur de la Légion d' Honneur, croix de guerre 14-18 (13 citations) et 39-45 (2 citations) et de l' Adjudant Maurice Lavolley mitrailleur, médaille militaire, croix de guerre 39-40 (2 citations) dont l' avion fut abattu en flammes à cet endroit le 18 mai 1940 au cours d' une mission de bombardement de nuit. "
"A Jean Dagnaux, précurseur des liaisons aériennes transafricaines et créateur de la régie Air France.""Dagnaux 1891, né à Montbelliard 1916, amputé à la suite d' un combat aérien 1920, 1ère pénétration saharienne 1925 - Alger-Niamey 1927 - France-Madagascar 1928 - accidenté, grièvement brûlé 1935 - ouverture de la ligne Alger-Brazzaville 1937 - ouverture de la ligne Bangui-Tananarive 1939 - prolongement sur la Réunion-Ile Maurice, Air Afrique, Alger, Tunis, Casablanca, Aoulef, Aguel Hoc, Tombouctou, Gao, Bamako, Niamey, Zinder, Ft Lamy, Ft Archambault, Bangui, Brazzaville, Stanleyville, Elisabethville, Broken hill, Mozambique, Tananarive, La Réunion Ile Maurice, Lecreux frêre ".


Soldat de 2ème classe Georges Marcel Godault - Né le 1er janvier 1893 à Parthenay (Deux Sèvres) - Fils de Georges Godault et de Rachel Mercier - Avant guerre ingénieur électricien - Appelé au 49ème régiment d'artillerie, le 21 août 1914 - Passé à l'aviation, le 15 décembre 1915 - Stage de 8 jours chez Hispano Suiza à Chalais-Meudon jusqu'au 4 juin 1916 - Mécanicien moteur Renault 130 ch de l'escadrille C 11 du 20 décembre 1916 au 3 février 1918 - Muté au Parc 5 au 3 février 1918 - Photo Georges Godault transmise par Alain Godault, son petit-fils que je remercie pour son aide.

Ltt Robert Désiré Deloche - Né le 9 janvier 1892 à Charleville (08) - Fils de Ernest Victor Deloche et de Héloïse Mathilde Baux - Profession avant guerre aviateur - Engagé au 1er régiment de génie, 25ème bataillon d'aérostiers, le 6 septembre 1911 - Passé à l'aviavion comme élève pilote en avril 1912 - Brevet de pilote militaire n° 313 obtenu à l'école d'aviation militaire du Crotoy, le 10 juillet 1913 - Brevet de l'Aéroclub de France n° 526 - Pilote de l'escadrille C 11 de fin 1913 au 21 septembre 1915 - Moniteur de l'école d'aviation militaire du Crotoy du 25 septembre 1915 au 23 janvier 1917 - Front d'orient / 1ère armée serbe du 23 janvier 1917 au 18 septembre 1917 - Muté à Sommesous à partir du 6 novembre 1917 - Muté au 1er groupe d'aviation de Metz à partir du 10 avril 1919 - Médaille militaire en date du 23 février 1915 - Croix de Guerre - Carte postale d'époque.

Ltt Charles Picard - observateur de l'escadrille C 11.

* Citation à l'ordre de l'armée : "Excellent observateur qui a toujours fait preuve d'audace, de courage et de sang-froid. Tué au cours d'un combat aérien, le 8 mars 1916."

Sgt Marcel Léon Goffin - Né le 14 août 1885 à Bagnolet - Fils de Gustave Goffin et de Adeleine Gausch - Service militaire au 19ème régiment de Train des Equipages, le 6 juin 1910 - Engagé volontaire de 3 ans après une service militaire de 2 ans - Brevet de pilote militaire n° 697 en date du 24 février 1915 - Pilote de l'escadrille C 11 du 13 décembre 1914 au 1er avril 1915 - Pilote de l'escadrille C 51 du 1er avril au 30 octobre 1915 - Nommé sergent, le 24 mai 1915 - Détaché à la RGAé à partir du 30 octobre 1915 par message n° 15.734 du GQG en date du 29 octobre 1915 - Tué au cours d'un accident aérien à la RGAé du Bourget-Dugny, le 10 février 1916 - Il faisait équipage avec le Sgt Marie Ponche, mécanicien, qui a également perdu la vie dans l'accident - Photo Claude Resal transmise par Jacques Resal que je remercie pour son aide.

 

Photo de l'Adj René Roussin

Adj René Gaston Roussin - Né le 4 juin 1894 à Paris (75) - Fils de Charles Roussin et d'Anne Petit - Domiciliés au 28, rue de Réaumur à Paris 3ème (75) - Profession avant guerre Aviateur - Classe 1914 - Recrutement du 4ème bureau de la Seine sous le matricule n° 832 - Engagé au 2ème groupe d'aviation, le 8 février 1913 - Brevet de pilote militaire n° 487 obtenu à l'école d'aviation militaire de Reims, le 31 juillet 1914 - Pilote de l'escadrille C 11 du 15 août au 30 septembre 1914 - Pilote de l'escadrille V 14 (future 101) du 29 septembre au 16 décembre 1914 - Nommé Sergent, le 11 décembre 1914 - Affecté à St-Cyr - Bois d'Arcy du 16 décembre 1914 au 1er février 1915 - Pilote de l'escadrille C 27 du 1er février au 1er juillet 1915 - Citation à l'ordre de l'armée, le XX mai 1915 - Pilote de l'escadrille C 56 du 1er juillet 1915 au 9 janvier 1916- Citation à l'ordre de l'armée, le 29 octobre 1915 - Nommé Adjudant, le 30 novembre 1915 - Pilote de la section d'artillerie lourde C 202 / C 202 du 9 janvier 1916 au 18 janvier 1917 - Médaille Militaire et citation à l'ordre de l'armée, en date du 4 août 1916 - Nommé Sous-lieutenant à titre temporaire, le 14 février 1917 - Affecté au détachement aviation de la mission militaire de Russie, le 20 février 1917 - Pilote de l'escadrille SOP 582 du 23 avril 1917 au 10 avril 1918 - Citation à l'ordre de l'armée, en date du 4 novembre 1917 - Retour en France, le 7 mai 1918 - Chevalier de St-Vladimir de Russie - Nommé Sous-lieutenant à titre définitif, le 22 février 1918 - Pilote de l'escadrille C 202 du 18 juin 1918 au 6 avril 1919 - Nommé Lieutenant, le 24 septembre 1918 - Affecté au 4ème régiment d'aviation d'observation, le 1er janvier 1920 - En mission en Tchécoslovaquie (Bohême) - Affecté au 34ème régiment d'aviation, le 1er août 1920 (changement de dénomination du régiment) - Chevalier de la Légion d'Honneur et citation à l'ordre de l'armée, en date du 16 juin 1920 - Affecté à l'entrepôt spécial d'aviation n° 2 de Nanterre, le 20 avril 1921 - Nommé Capitaine à titre définitif, le 25 juin 1926 - Nommé Commandant, le 15 mars 1938 - Officier de la Légion d'Honneur, en date du 12 décembre 1940 - Domicilié au 11, boulevard Montfleury à Cannes (Alpes-Maritimes) - Décédé, le 4 mai 1964 - Sources : Pam - LO - Liste des brevets militaires - CCC escadrille C 11 - CCC escadrille 101 - CCC escadrille C 27 - CCC escadrille C 56 - CCC escadrille C 202 - JORF - Dernière mise à jour : 28 juin 2016.

* Citation à l'ordre de l'armée du Sgt René Gaston Roussin, pilote de l'escadrille C 56, en date du 29 octobre 1915 : "Pilote de valeur qui a accompli depuis le début de la campagne un nombre consédérable de reconnaissances et de régalges de tir. S'est particulièrement signalé au cours des attaques de septembre par son audace et son endurance."

* Citation à l'ordre de l'armée du Slt René Gaston Roussin, pilote de l'escadrille 582, en date du 4 novembre 1917 : "Officier très courageux. Attaqué le 28 septembre 1917 par son avion de chasse ennemi, a pu, grâce à son sang-froid, ramener son avion dans les lignes russes et jusqu'à l'aérodrome, bien que son appareil ait reçu des balles dans ses organes essentiels et que son observateur ait été grièvement blessé."

* Chevalier de la Légion d'Honneur et citation à l'ordre de l'armée du Ltt René Gaston Roussin, pilote au 34ème régiment d'aviation (mission en Tchécoslovaquie), en date du 16 juin 1920 : "Officier pilote de valeur, volontaire pour toutes les missions, a rendu les plus grands services dans les opérations auxquelles il a pris part. A eu des combats très durs avec des avions ennemies et est rentré plusieurs fois avec son avion criblé de balles. Trois citations."

 

Photo du Slt Marcel Blanchard

Slt Marcel François Marie Blanchard - Né le 19 août 1890 à Paris (75) - Fils de Louis Joseph Blanchard et d'Aline Berthe Mauvier - Domicilié au 11, rue de Liège à Paris 9ème (75) - Classe 1910 - Recrutement du 3ème bureau de la Seine sous le matricule n° XXX - Engagé au 23ème régiment de Dragons caserné à Vincennes, à compter du 17 novembre 1909 - Citation à l'ordre du régiment, en novembre 1915 - Passé à l'aéronautique militaire comme élève pilote, à compter du 31 décembre 1915 - Citation à l'ordre de l'armée, en date de janvier 1916 - Brevet de pilote militaire n° 3102 obtenu à l'école d'aviation militaire d'Avord, le 30 mars 1916 - Citation à l'ordre de l'armée, en date d'avril 1916 - Stage de perfectionnement à l'école d'aviation militaire de Châteauroux, jusqu'au 25 juin 1916 - Pilote de l'escadrille C 11 du 11 juillet 1916 au 27 avril 1918 - En mission spéciale de 9h à 20h, le 20 juillet 1916 - Citation à l'ordre du corps d'armée, en date du 12 septembre 1916 - Nommé Sous-lieutenant à titre définitif, le 2 novembre 1916 - Une victoire homologuée contre un avion, le 16 novembre 1916 - En stage Sopwith 1A2 au GDE du 28 novembre au 21 décembre 1916 - A Malzéville du 6 au 11 février 1917 - Chevalier de la Légion d'Honneur et citation à l'ordre de l'armée, en date du 31 mars 1917 - Citation à l'ordre de l'armée, en date du 19 avril 1917 - En mission à Pont-St-Vincent du 21 au 24 avril 1917 - Grièvement blessé au combat, au cours d'une mission, le 4 mai 1917 - Nommé Lieutenant à titre définitif, le 7 juillet 1917 - Une victoire aérienne contre un avion, le 29 octobre 1917 - Il faisait équipage avec le Ltt Pierre Cardeilhac (obs) et le Sgt François Borel (mitrailleur) - Citation à l'ordre de l'armée, en date du 14 novembre 1917 - En stage à Sommesous du 16 janvier au 11 février 1918 - Commandant de l'escadrille BR 127 du 28 avril au 3 octobre 1918 - Citation à l'ordre de l'armée, en date du 14 juin 1918 - Hospitalisé du 12 au 14 août 1918 - En convalescence à compter du 15 août 1918 - Affecté au 1er régiment de bombardement - Affecté au service des entrepôts et du ravitaillement de l'aviation (SERA), le 10 janvier 1920 - Désigné pour suivre un cours d'instruction de six mois à l'école d'application de cavalerie de saumur, à compter du 12 avril 1920 - Affecté au 5ème régiment de chasseurs - Nommé Capitaine et affecté au 31ème régiment de Dragons, le 25 septembre 1927 - Affecté à l'école d'application de la cavalerie de Saumur - Officier de la Légion d'Honneur, en date du 8 mars 1934 - Fait fonction de Major au 7ème régiment de chasseurs - Nommé Chef d'escadrons, le 25 mars 1939 - Sources : Pam - LO non communicable - JORF - CCC escadrille C 11 / BR 11 - Liste des brevets militaires - Dernière mise à jour : 25 septembre 2016.

* Citation à l'ordre de l'armée du Slt Marcel Blanchard, pilote de l'escadrille C 11, en date du 30 décembre 1916 : "Le 14 octobre 1916, a survolé les lignes ennemies pendant plus d'une heure et demie, à une altitude inférieure à 300 mètres, en dépit du tir formidable de l'artillerie et des mitrailleuses, permettant à son observateur de signaler l'avance de notre infanterie et la préparation des contre-attaques ennemies. Le 16 novembre 1916, de concert avec un autre appareil français, a soutenu un combat aérien qui s'est terminé par la chute de l'avion ennemi."

* Citation à l'ordre de l'armée du Slt Marcel François Marie Blanchard, au 6ème régiment de Dragons, pilote à l'escadrille C 11, en date du 19 avril 1917 : "Le 22 mars 1917, voyant un de ses camarades attaqué patr trois avions de chasse ennemis, à plusieurs kilomètres dans les lignes allemandes, s'est porté résolument à son secours, obligeant l'un des avions à atterrir brusquement, les deux autres à prendre la fuite."

* Chevalier de la Légion d'Honneur et citation à l'ordre de l'armée, en date du 31 mars 1917 : "Officier d'élite, pilote habile et courageux, toujours prêt à accomplir les missions les plus périlleuses. A été grièvement blessé, le 4 mai 1917, au cours d'une expédition qu'il avait entreprise à plusieurs kilomètres au delà des lignes ennemies dans des conditions atmosphériques très défavorables. A donné à tous lae plus bel exemple d'énergie et de bravoure. Quatre fois cité à l'ordre."

* Citation à l'ordre de l'armée du Ltt Marcel Blanchard, au 6ème régiment de dragons, pilote à l'escadrille C 11 - Ltt Pierre Cardeilhac, au 1er régiment léger, observateur à l'escadrille C 11 - Sgt François Borel du 1er régiment du Génie, mitrailleur à l'escadrille C 11, en date du 14 novembre 1917 : "Le 29 octobre 1917, leur mission terminée, et sur le point de quitter les lignes, sont allés spontanément s'interposer entre un avion français et quatre avions de chasse ennemis qui l'attaquaient. Au cours du combat, ont eu un moteur hors de service, ont abattu un avion en flammes et contraint les trois autres à abandonner la lutte."

* Citation à l'ordre de l'armée du Ltt Marcel François Blanchard, du 23ème régiment de Dragons, détaché à l'escadrille C 11, en date du 14 juin 1918 : "Officier pilote de tout premier ordre, s'est toujours montré d'une superbe audace dans les reconnaissances d'infanterie et les missions les plus hardies. A accompli des missions d'infanterie et de photographie à basse altitude, soutenant quatre combats contre des patrouilles de chasse ennemies, mettant l'adversaire en fuite et rentrant chaque fois avec de nombreuses balles dans son appareil ou son avion criblé d'éclats d'obus. Plus de quatre cents heures de vol sur l'ennemi."

 

Photo de l'Adj Ludovic Ventre

Adj Marius Léon Ludovic Ventre - Né le 23 août 1888 à Tunis (Tunisie) - Fils d'Edouard Ventre et de Anne Marie Louise Roubaud - Domiciliés à Allauch (Bouches-du-Rhône) - Profession avant guerre Industriel - Classe 1904 (engagement) / 1908 (normale) - Recrutement de la Seine sous le matricule n° 311 - Engagé volontaire pour la durée de la guerre au titre du 2ème groupe d'aviation, en date du 15 août 1914 - Affecté, comme soldat de 2ème classe, comme conducteur de tracteur d'aviation (camion) à Saint-Cyr - Conducteur de tracteur d'aviation de l'escadrille C 11 du 11 octobre 1914 au 1er trimestre 1916 - Dactylographe de l'escadrille C 11 du 1er trimestre 1916 au 15 octobre 1916 - Détaché comme élève-pilote à l'école d'aviation militaire de Dijon pour tests de sélection et cours théoriques, à compter du 15 octobre 1916 - Breveté pilote n° 6045 obtenu à l'école d'aviation militaire de Juvisy, le 23 avril 1917 - Nommé Caporal, le 23 avril 1917 - Stage de perfectionnement "Avions rapides" à l'école d'aviation militaire d'Avord - Stage de "Haute Ecole" à l'école d'aviation militaire de Pau du XXX au 20 juillet 1917 - Pilote du GDE du 20 juillet au 12 août 1917 - Pilote de l'escadrille N 76 du 15 août au 11 septembre 1917 - Pilote de l'escadrille N 96 du 11 septembre au 6 novembre 1917 - Affecté en Italie, où il sert à la 1ère RRAé (1ère réserve pour les réparations aéronautiques) du 6 novembre au 13 décembre 1917 - Pilote de l'escadrille N 82 du 13 au 22 décembre 1917 - Pilote de la 1ère RRAé en Italie du 22 décembre 1917 au 8 février 1918 - Pilote de l'escadrille N 82 / SPA 82 du 8 février 1918 au 2 mars 1919 - En mission à Turin (Italie) du 16 au 22 février 1918 - Nommé Sergent, le 1er mars 1918 - Une citation à l'ordre de l'aéronautique de la XXème armée, en date du 7 juin 1918 - Une victoire probable, aux commandes d'un SPAD XIII, contre un avion combattu, le 28 juin 1918 - Il a été blessé par un éclat d'obus de DCA pendant cette mission - Une victoire homologuée contre un Fokker Dr.I abattu, en collaboration avec le Ltt Le Coq de Kerland (3ème victoire) et le Sltt Flers (1ème victoire), entre Saint-Pierre-d'Aigle et Corcy, le 7 juillet 1918 - Citation à l'ordre de l'armée, en date du XX juillet 1918 - Nommé Adjudant, le 1er août 1918 - Médaille militaire et citation à l'ordre de l'armée, en date du 9 septembre 1918 - Citation à l'ordre de l'armée, en date du 20 septembre 1918 - Croix de guerre avec 2 palmes et 1 étoile de bronze - Sources : Pam - Liste des brevets militaires - CCC de l'escadrille C 11 - CCC de l'escadrille N 76 - CCC de l'escadrille N 96 - CCC de l'escadrille N 82 / SPA 82 - Bailey/Cony - JORF - Dernière mise à jour : 16 mars 2017.

* Médaille militaire et citation à l'ordre de l'armée du Sgt Ludovic Léon Marius Ventre, pilote à l'escadrille SPA 82, en date du 9 septembre 1918 : "Pilote délite, d'un courage et d'une adresse admirables. Le 7 juillet 1918, s'est porté au secours d'un camarade attaqué par un groupe de neuf avions ennemis et en a abattu un au cours du combat. Deux citations."

* Citation à l'ordre de l'armée du Sgt Ludovic Léon Marius Ventre, pilote à l'escadrille SPA 82, en date du 20 septembre 1918 : "Pilote d'un courage et d'une adresse sans égal. effectuant, le 28 juin, une patrouille à faible altitude, a livré un sévère combat à plusieurs avions ennemis, forceant l'un d'eux à piquer désemparé dans ses lignes. Atteint dans son moteur par un obus de plein fouet, fut contraint d'atterrir entre les lignes et parvint à regagner nos positions sous le feu intenses des mitrailleuses ennemies."

 

Photo du Cne Lucien Bozon-Verduraz

Cne Lucien Léon Camille Bozon-Verduraz - Né le 1er décembre 1891 à Saint Etienne de Cuines - Engagé le 10 octobre 1910 à l’École Centrale - Mobilisé le 2 août 1914 au 1er Régiment d’artillerie - Promu au grade de Sous-lieutenant, le 20 août 1914 - Passe à l’aviation le 1er mars 1915 en tant qu’observateur - Escadrille C 34 du 1er mars 1915 au 26 juillet 1916 sur Caudron G 3, G 4, G 6 - Promu au grade de Lieutenant le 30 août 1916 - Ecole Avord, Etampes, Châteauroux du 3 juillet au 10 novembre 1917 - Brevet de pilote militaire n° 8980 à l'école d'Etampes en date du 28 septembre 1917 - Escadrille AR 254 du 16 novembre 1918 au 23 février 1918 sur Dorand AR 1 - De février 1918 à août 1918 : escadrille C43 (non confirmé sur les registres) - F 383 - AR 22 - Prend le commandement de l’escadrille BR 11 du 10 août 1918 au 22 mars 1919 sur Bréguet 14 A 2 - une citation à l’Armée (1916) et une à la Division (octobre 1915) - Croix de guerre 1939-1945 - Décède le 27 août 1957 - Notice écrite par le capitaine Fabrice Rond, arrière petit neveu de Lucien Bozon-Verduraz.

Les hommes

Les personnels navigants de l'escadrille C 11 posent devant un Caudron G 4 de leur unité sur le terrain de Villers-les-Nancy en février 1917 - Devant le nez de l'avion, on reconnait le Ltt Paul Moulines et le Cne Joseph Vuillemin, commandant d'escadrille - Le Ltt Cne René de Lavaissière de Lavergne, observateur, est en 10ème position à partir de la droite - Les quatre officiers étrangers sont russes - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Photo René de Lavaissière de Lavergne, transmise par Etienne de Vaumas, son arrière petit-fils, que je remercie pour son aide.


Cne Joseph Vuillemin - Né le 14 mars 1883 à Bordeaux (33) - Classe 1903 - Recrutement de Bordeaux sous le matricule n° 2818 - Service militaire dans l'artillerie en novembre 1904 - Suit les cours de l'école militaire de l'artillerie et du Génie à Versailles en 1909 - Nommé Sous-Lieutenant en 1910 - Stage d'observateur au camp de Châlons en 1913 - Passe à l'aéronautique militaire, le 5 juin 1913 - Stage d'instruction théorique à Versailles - Brevet de l'Aéroclub de France n° 287 obtenu à l'école Caudron du Crotoy - Brevet de pilote militaire n° 402 en date du 28 novembre 1913 - Moniteur de la division Caudron de l'école de pilotage de Reims à compter de mars 1914 au 2 août 1914 - Pilote de l'escadrille CM (Caudron Monoplace) du 2 août 1914 au 16 février 1915 - Chevalier de la Légion d'Honneur, le 8 septembre 1914 - L'escadrille CM devient l'escadrille C 39, le 16 février 1915 - Commandant de l'escadrille CM / C 39 du 13 janvier au 16 février 1915 - Assure les essais du Caudron G 4 à la RGA du Bourget - Pilote et commandant de l'escadrille C 11 du 26 juin 1915 au 16 octobre 1917 - Perçoit le Caudron G 4 n° 1106 au RGA du Bourget du 7 au 12 juillet 1915 - Nommé Capitaine à titre définitif, le 4 avril 1916 - Officier de la Légion d'Honneur, le 28 octobre 1916 - Commandant du GB 5 du 16 octobre 1917 au XXX - Commandant de l'escadre de bombardement n° 12 du XXX au XXX - Nommé Chef d'Escadron en février 1918 - 11 citations à l'ordre de l'armée - 5 citation à l'ordre de l'aéronautique - 7 victoires homologuées - 1400 heures de vol - Commandant du 11ème régiment d’aviation de bombardement - Commandeur de la Légion d'Honneur, le 1er mai 1920 - Commandant de l'aviation en Algérie en 1925 - Nommé Colonel en 1928 - Grand Officier de la Légion d'Honneur, le 2 juillet 1931 - Commandant de l'aéronautique au Maroc en 1932 - Dirige la Croisière Noire aérienne en Afrique occidentale française et Afrique équatoriale française en novembre et décembre 1933 - Nommé Général de Brigade aérienne, le 8 mars 1933 - Grand-Croix de la Légion d'Honneur, le 13 janvier 1934 - Commande le 1er corps aérienne entre 1935 et 1936 - Membre du Conseil Supérieur de l'Air du 1er juillet 1937 au 5 décembre 1940 - Promu Général de division aérienne, le 14 octobre 1937 - Nommé chef d'état-major général de l'Armée de l'air le 18 février 1938 - Inspecteur général de la défense aérienne du territoire - Promu au grade de général d’armée aérienne, le 24 juin 1939 - Chef d'état-major général de l'armée de l'Air du 22 février 1938 au 24 juin 1940 - Commandant en chef des forces aériennes françaises du 2 septembre 1939 au 24 juin 1940 - Nommé inspecteur général de l'armée de l'air, chargé de la coordination des opérations aériennes de défense du 24 juin au 5 novembre 1940 - Placé sur sa demande en congé de personnel navigant, le 5 novembre 1940 - Grand Croix de la Légion d'honneur - Médaille militaire, le 17 juillet 1940 - Croix de Guerre des Théâtres d'Opérations Extérieures avec une palme - Placé dans la section de réserve, le 14 mars 1945 - Décédé d'une crise cardiaque à Lyon, le 23 juillet 1963 - Joseph Vuillemin repose dans le cimetière de la Chartreuse à Bordeaux - En cartouche, détail de la fourragère à l'ordre de la Croix de Guerre 14-18, mettant en valeur les insignes en miniature de l'escadrille 11 qu'à commandé Vuillemin. Nous sommes en présence d'une fourragère portée à titre individuel. Le détenteur conserve sa fourragère même après son départ de l'unité. Ce type de fourragère est identifié par le numéro de l'unité ou du régiment, ici "C 11".Photo : La guerre aérienne illustrée.

Les trois officiers qui se sont succédés à la tête de l'escadrille C 11 de 1915 à 1917
Au centre, le Cne Joseph Vuillemin, chef de la C 11 du 26 juin 1915 au 16 octobre 1917, puis à gauche le Ltt Paul Moulines du 16 octobre 1917 au 1er novembre 1917 et finalement à droite le Cne Guy de Lubersac du 1er novembre 1917 au 25 juin 1918 - Photo : SHD section Air de Vincennes.

. Cne Guy Louis Marie de Lubersac - Né le 20 janvier 1878 à Paris (75) - Fils de Guy de Lubersac et d'odette de Chaumont-Quitry - Engagé au 67ème régiment d'infanterie, le XX octobre 1898 - Affecté au 9ème régiment d'infanterie territorial d'août 1914 au 8 juin 1915 - Passé à l'aviation comme observateur en juin 1915 - Détaché à l'aéronautique de la 1ère armée, le 11 juillet 1915 - Une citation à l'ordre du corps d'armée en date du 5 septembre 1915 - Chevalier de la Légion d'Honneur et citation à l'ordre de l'armée en date du 20 septembre 1915 - Une citation à l'ordre de l'armée en date du 19 septembre 1915 - Une citation à l'ordre de l'armée en date du 1er juin 1916 - Nommé Lieutenant à titre définitif en octobre 1916 - Brevet de pilote militaire n° 5166 obtenu au GQG, le 10 janvier 1917 - Une citation à l'ordre du régiment en date du 1er juin 1917 - Une citation à l'ordre de l'armée en date du 12 juin 1917 - Nommé Capitaine à titre définitif, le 12 juillet 1917 - RGA - Une citation à l'ordre du corps d'armée en date du 23 octobre 1917 - Commandant et pilote de l'escadrille C 11 du 1er novembre 1917 au 25 juin 1918 - Blessé au combat, le 22 janvier 1918 - Il faisait équipage avec l'Adj Ludovic Pams (pilote) qui a également été blessé - Une citation à l'ordre du régiment en date du 22 janvier 1918 - En convalescence du 1er au 16 février 1918 - Commandant de l'aéronautique du 10ème corps d'armée du 26 août 1918 à la mi-1919 - Officier de la Légion d'Honneur, le 18 février 1919 - Décédé à St-Cloud le 15 avril 1932.

Ltt Paul Gérard, commandant du centre d'aviation militaire du Crotoy pose en compagne du Ltt Alphonse Le Bihan, futur commandant de l'escadrille C 51 du 1er avril 1915 au 24 avril 1917.
Ltt Alphonse Edmond Louis Le Bihan - Né le 17 décembre 1882 à Brest (29) - Fils de Jean-Yves Le Bihan et de Léontine Adolphine Le Barbier - Engagé au 19ème régiment d'infanterie, le 20 décembre 1900 - Sous-lieutenant du 8ème régiment d'infanterie, le 1er avril 1908 - Lieutenant du 57ème régiment d'infanterie, le 1er avril 1910 - Passé à l'aviation comme élève pilote au 1er groupe aéronautique de Douai, le 12 mars 1912 - Brevet de pilote de l'Aéroclub de France n° 877 passé sur Breguet à Douai - Brevet de pilote militaire n° 218 obtenu à l'école d'aviation du Crotoy, le 5 février 1913 - Chevalier de la Légion d'Honneur, le 21 octobre 1914 - Pilote de l'escadrille C 11 du 14 février 1914 au 1er avril 1915 - Une citation à l'ordre de l'armée en octobre 1914 - Croix de Guerre - Nommé Capitaine à titre définitif, le 21 mars 1915 - Commandant de l'escadrille C 51 du 1er avril 1915 au 24 avril 1917 - Tros citations à l'ordre du corps d'armée en septembre 1916 - avril 1917 - le 10 juillet 1917 - Adjoint au commandant du GDE du 27 avril 1917 au 24 mars 1919 - Adjoint au commandant des services aéronautiques de la 4ème armée du 19 mars 1919 au 1er avril 1919 - Adjoint au commandant des services aéronautiques de la 3 ème armée du 1er avril 1919 au 11 mai 1919 - Affecté au 1er groupe de l'aéronautique de l'Afrique du Nord du 11 mai 1919 au 1er janvier 1920 - Adjoint au commandant du parc aéronautique du régiment d'aviation d'Algérie-Tunisie du 1er janvier au 1er août 1920 - Affecté au 33ème régiment d'aviation du 7 au 31 octobre 1920 - Affecté au 33ème RAO du 1er décembre 1920 au 25 mai 1924 - Nommé Chef de bataillon (cdt), le 25 septembre 1923 - Commandant du parc d'aviation n° 31 à compter du 21 juin 1924 - Nommé Colonel - Directeur de l'entrepot spécial de l'armée de l'Air n° 2 de Nanterre - Commandeur de la Légion d'Honneur, le 11 juillet 1936 - Officier de la Légion d'Honneur, le 11 juillet 1936 - Décédé, le 5 octobre 1941 - Carte postale d'époque.

Ltt Georges Thenault - Né le 2 octobre 1887 à Le-Bourg-de-Celle-l'Evescault (Vienne) - Fils de Louis Thénault et de Eugènie Gabrielle Louise Bonneau - Engagé volontaire pour 4 ans au 123ème régiment d'infanterie, le 11 octobre 1906 - Nommé Caporal, le 11 octobre 1906 - Entré à l'école spéciale militaire, le 18 octobre 1907 - Nommé Sergent, le 19 octobre 1907 - Affecté comme Sous-Lieutenant au 159ème régiment d'infanterie, le 1er octobre 1909 - Nommé Lieutenant, le 1er octobre 1910 - Détachements aux forts "Olive" et "Infernet" de Briançon du 1er octobre 1909 au 1er juillet 1913 - Détaché au groupe aéronautique de Versailles du 1er juillet au 19 août 1913 - Détaché au centre aéronautique du Crotoy du 20 août 1913 au 1er janvier 1914 - Brevet de pilote militaire n° 414 obtenu à l'école d'aviation du Crotoy, le 26 décembre 1913 - Pilote de l'escadrille C 11 du 1er janvier au 1er décembre 1914 - Une citation à l'ordre de la 4ème armée en date du 27 août 1914 - Une citation à l'ordre de la 4ème armée en date du 29 octobre 1914 - Nommé Chef pilote de l'école d'aviation militaire d'Avord du 1er décembre 1914 au 5 mai 1915 - Pilote de l'escadrille C 34 du 5 mai au 15 juillet 1915 - Pilote et commandant de l'escadrille C 42 du 15 juillet 1915 au 12 avril 1916 - Chevalier de la Légion d'Honneur et une citation à l'ordre de l'armée en date du 15 mars 1916 - Avec attribution de la Croix de Guerre avec palme - Pilote et commandant de l'escadrille américaine N 124 "La Fayette" / SPA 124 "La Fayette" du 12 avril 1916 au 12 janvier 1918 - Une citation à l'ordre de l'armée en date du 15 août 1917 - Chef du pilootage de l'école d'aviation militaire de Pau du 12 janver au 4 novembre 1918 - GDE du 4 novembre au 12 décembre 1918 - Parc aéronautique du 17ème corps d'armée du 12 décembre 1918 au 19 février 1919 - Service de réparations de l'aviation du 19 février au 7 mai 1919 - Inspection générale du matériel aéronautique du 7 mai au 31 juillet 1919 - Affecté au 1er groupe d'aviation de Dijon du 31 juillet au 16 septembre 1919 - Affecté au service des Fabrications de l'aéronautique (SFA) du 16 septembre 1919 au 1er septembre 1920 - Affecté à l'état-major particulier de l'aéronautique à compter du 1er septembre 1920 - Adjoint aéroanutique de l'Ambassade de France à Washington (USA) en 1922 - Chef de Bataillon du 34ème régiment d'aviation - Officier de la Légion d'Honneur, le 26 juin 1930 - Décédé, le 19 décembre 1948.

* Citation à l'ordre de l'armée : "A exécuté plusieurs reconnaissances au cours desquelles son appareil a été atteint par des projectiles."

Slt Paul Moulines - Observateur de l'escadrille C 11 - Brevet de pilote militaire n° 5083 en date du 24 décembre 1916 - Voir sa biographie ci-dessus.

Slt Paul Lucien Moulinès - Né le 17 janvier 1891 à Castres (Tarn) - Fils de Victor Alexis Etienne Moulinès et de Louise Marguerite Brocas - Domiciliés à Lézat (Ariège) - Profession avant service militaire Etudiant - Classe 1911 - Recrutement de Foix (Ariège) sous le matricule n° 116 - Service militaire au 18ème régiment d'artillerie, le 1er octobre 1912 - Nommé Brigadier, le 12 février 1913 - Elève officier de réserve à la suite du concours de 1913 - A suivi le cours spécial du 1er octobre 1913 au 31 mars 1914 - Nommé Sous-lieutenant de réserve, le 1er avril 1914 - Profession avant guerre Ingénieur mécanicien - Mobilisé au 3ème régiment d'artillerie de campagne, le 2 août 1914 - Passé à l'aéronautique militaire comme observateur, le 26 novembre 1914 - Observateur de l'escadrille C 11 du 10 janvier 1915 au 1er novembre 1917 - Citation à l'ordre de l'armée en juin 1915 - Citation à l'ordre de la division aérienne en juillet 1915 - Citation à l'ordre du corps d'armée en janvier 1916 - Chevalier de la Légion d'Honneur et citation à l'ordre de l'armée, le 13 avril 1916 - Nommé Lieutenant de réserve, le 6 mai 1916 - Citation à l'ordre de l'armée en août 1916 - Elève pilote breveté à l'escadrille C 11 - Brevet n° 5083 obtenu à l'escadrille C 11, le 24 décembre 1916 - Citation à l'ordre du corps d'armée en avril 1917 - Citation à l'ordre de la brigade aérienne en mai 1917 - Citation à l'ordre de l'armée en juin 1917 - Commandant de l'escadrille C 11 du 16 octobre au 1er novembre 1917 - Affecté à l'état-major du GB 5 (escadre n° 1) du 1er novembre 1917 au 26 mars 1918 - Nommé Capitaine de réserve, à titre temporaire, le 23 mars 1918 - Blessé par balle au combat, à bord du Breguet 14 B2 n° 1524, alors qu'il était en équipage avec le Slt Jean Lecreux de la BR 127, le 26 mars 1918 - Décédé des suites de ses blessures - A été inhumé au cimetière divisionnaire de Sault-St-Rémy - Sources : MpF - Fiche matricule du département de l'Ariège - LO - CCC escadrille C 11 - CCC escadrille BR 127 - JORF - Dernière mise à jour : 5 septembre 2016.

* Chevalier de la Légion d'Honneur et citation à l'ordre de l'armée, en date du 13 avril 1916 : "Officier observateur d'un rare mérite qui, au cours des nombreuses reconnaissances auxquelles il a pris part, a montré un coup d'oeil et d'une sûreté d'appréciation remarquables unis à une énergie et un sang-froid admirés de tous. A livré, au cours des batailles de février-mars 1916, plus de 30 combats afin de pouvoir remplir les missions qui lui étaient confiées et a eu son appareil fréquemment atteint par des éclats d'obus et des balles de mitrailleuses. Le 24 février 1916, après s'être battu, seul, contre 3 avions ennemis, a réussi, malgré l'arrêt de son moteur, à prendre et à rapporter des photographies importantes demandées par le commandement."

* Citation à l'ordre de l'armée du Ltt Paul Moulines du 3ème régiment d'artillerie, pilote à l'escadrille C 11, en date de juin 1917: "Excellent pilote, toujours prêt à accomplir les missions les plus délicates. Son escadrille étant au repos s'est offert pour exécuter ses reconnaissances de destruction au profit d'une unité voisine. A survolé les lignes à faible altitude plusieurs fois par jour pendant la préparation de l'attaque du 16 avril 1917, a rapporté chaque fois des renseignements extrêmement précis. Au cours de l'une de ces missions, a fait tête à plusieurs avions ennemis et a dû atterrir, l'avion ayant été gravement atteint par les balles."

Slt Paul Moulines photographié à bord d'un Voisin LA sur le terrain de Poperinghe, le 29 novembre 1914 - Collection Jean-Paul Bonora que je remercie pour son aide.

Cne Jacques Ferdinand Pégat - Né le 16 juin 1879 à Paris - Fils de Joseph Pégat et de Marie Alisé - Engagé au 10ème régiment de chasseurs à cheval en novembre 1900 - Nommé Sous-lieutenant à titre définitif en avril 1905 - Nommé Lieutenant à titre définitif en avril 1907 - Passé à l'aviation comme élève pilote, en janvier 1912 - Brevet de pilote militaire n° 261 en date du 7 mai 1913 - Pilote du centre militaire Borel de Buc-Châteaufort - Pilote et commandant de l'escadrille C 11 du 10 juin 1913 au XX XXX 1914 - Nommé capitaine à titre définitif en février 1915 - Citation à l'ordre de l'armée, le 7 mai 1915 - Chevalier de la Légion d'Honneur et citation à l'ordre de l'armée, le 14 juin 1915 - Ecole d'aviation militaire d'Istres jusqu'au 22 novembre 1918 - Cdt aéronautique du 1er corps d'armée colonial à partir du 10 décembre 1918.

* Citation à l'ordre de l'armée : "Excellent pilote, a formé une escadrille d'une homogénéité et d'un entrain remarquables, qui a, depuis le début de la campagne, rendu les plus signalés services. A pris part personnellement à de nombreuses reconnaissances."

Sgt René Gaston Roussin - Né le 4 juin 1884 à Paris (75) - Fils de Charles Roussin et d'Anne Petit - Domiciliés 28, rue Réaumur à Paris - Profession avant guerre Aviateur - Engagé au 2ème groupe d'aviation à compter du 8 février 1913 - Brevet de pilote militaire n° 487 obtenu à l'école d'aviation militaire de Reims, le 31 juillet 1914 - Pilote de l'escadrille C 11 du 15 août au 30 septembre 1914 - Pilote de l'escadrille V 14 (future VB 101) du 1er octobre au 16 décembre 1914 - Nommé Sergent, le 11 décembre 1914 - Pilote de la division Caudron de St-Cyr-Bois-d'Arcy - Stage à la société "Le Rhône", le 29 et 30 janvier 1915 - Pilote de l'escadrille C 27 du 1er février au 1er juillet 1915 - Une citation à l'ordre du régiment en mai 1915 - Pilote de l'escadrille C 56 du 1er juillet 1915 au 9 janvier 1916 - Une citation à l'ordre de l'armée en septembre 1915 - Nommé Adjudant, le 30 novembre 1915 - Pilote de la section d'artillerie lourde C 202 du 9 janvier 1916 au 18 janvier 1917 - Une citation à l'ordre de l'armée et Médaille Militaire, le 4 août 1916 - Croix de Guerre - Nommé Sous-lieutenant, à titre temporaire, le 14 février 1917 - Affecté à la mission en Russie du 20 février 1917 au 7 mai 1918 - Ordre de St-Vladimir - Nommé Sous-lieutenant à titre définitif, le 22 février 1918 - Pilote de l'escadrille C 202 du 18 juin 1918 à la fin de la guerre - Photo mise en ligne par le site "Gallica" de la Grande Bibliothèque de France.

Cne René Louis Philippe de Lavaissière de Lavergne - Né le 12 mai 1886 à Paris (75) - Fils du Vicomte Ludovic de Lavaissière de Lavergne (Directeur au Ministère des Colonies) et de Marie Lacombe - Petit-fils d'Alexandre de Lavaissière de Lavergne (écrivain et l'un des fondateurs de la société des gens de lettres en 1938) - Elève de l'école des Francs Bourgeois d'octobre 1892 à juillet 1894 - Pensionnaire chez les frères de Passy d'octobre 1894 à juillet 1897 - Demi-pensionnaire au collège Stanislas d'octobre 1897 à mars 1901 - Externe du lycée Charlemagne de mars 1901 à juillet 1904 - Bachelier es/lettres philosophie, le 5 juillet 1904 - Etudiant de la faculté de droit de Paris de novembre 1904 à juillet 1907 - Elève de l'école des Sciences Politiques de novembre 1904 à juillet 1907 - Diplomé de l'école des Sciences politiques en juin 1907 - Licencié en droit, le 3 juillet 1907 - Classe 1906 - Recrutement du 3ème bureau de la Seine sous le matricule n° XXX - Service militaire aux batteries à cheval de la 7ème division de cavalerie à Fontainebleau, à compter d'octobre 1907 - Nommé Brigadier, en février 1908 - Nommé Maréchal de Logis en septembre 1908 - Elève officier du centre de Fère en octobre 1908 - Nommé Sous-lieutenant et affecté au 17ème régiment d'artillerie de la Fère - Fin de service militaire en octobre 1909 - Avocat stagiaire à la Cour de Paris en octobre 1909 - Marié avec Henriette Casson de Lalande, le 25 octobre 1909 et domiciliés au 9, rue des Beaux-Arts à Paris VIème (75) - Secrétaire chez Maître Boury-Champeaux d'octobre 1910 à octobre 1912 - Secrétaire chez Maître de Lulande d'octobre 1912 à septembre 1914 - Naissance d'une fille Solange, née le 24 juillet 1910 à Sèvres - Etudiant de la faculté de droit (doctorat) de novembre 1910 à juillet 1912 - Une période d'instruction à la Fère en janvier 1912 - Secrétaire de la conférence des avocats aux conseils en juillet 1912 - Docteur en droit sciences politiques, le 18 décembre 1912 - Nommé Lieutenant de réserve de la 4ème batterie du 17ème régiment d'artillerie, le 30 avril 1913 - Mobilisé à la 4ème batterie du 17ème régiment d'artillerie, le 2 août 1914 - Citation n° 48 à l'ordre de la 3ème division, le 21 avril 1915 - Passé à l'aéronautique militaire comme observateur, le 15 juin 1916 - Observateur de l'escadrille C 11 du 21 juin 1916 au 25 juillet 1917 - Citation n° 185 à l'ordre du 2ème corps d'armée, le 19 octobre 1916 - Fourragère aux couleurs de la Croix de Guerre décernée à l'escadrille C 11, le 18 novembre 1916 - En stage du 4 au 18 février 1917 - Citation n° 1 à l'ordre de la 88ème division, le 29 mars 1917 - Nommé Capitaine à titre définitif, le 1er mai 1917 - Naissance d'un fils, Philippe, né le 22 juillet 1917 et décédé à Mimizan, le 29 août 1918 - Détaché au cours des officiers d'antenne du 25 juillet au 13 août 1917 - Instructeur au centre GDE du Plessis-Belleville, le 5 septembre 1917 - Intructeur au centre de formation des observateurs de Sommesous, le 7 novembre 1917 - Chef instructeur de la division des observateurs du centre de formation des observateurs de Sommesous, le 10 décembre 1917 - Brevet de pilote militaire n° 11.077 obtenu à l'école des observateurs de Sommesous, le 28 janvier 1918 - Commandant de l'escadrille SOP 287 du 15 février au 3 juin 1918 - Adjoint tactique au détachement d'armée du Nord du 9 juin au 3 septembre 1918 - Commandant de l'escadrille BR 208 du 4 au 20 septembre 1918 - Commandant de l'aéronautique du 38ème corps d'armée du 20 septembre 1918 au 24 mars 1919 - Croix de guerre 4 citations - Termine la guerre 14-18 avec 450 heures de vol - Démobilisé, le 24 mars 1919 - Secrétaire chez Maître de Lulande de mai 1919 à décembre 1920 - Avocat à la Cour de Paris en octobre 1919 - Chevalier de la Légion d'Honneur, le 5 août 1920 - Affecté, dans la réserve, au 33ème régiment d'aviation, le 4 décembre 1920 - Avocat au Conseil d'Etat et à la cour de Cassation à compter du 17 décembre 1920 - Une période d'entrainement à Orly, le 16 septembre 1923 - Une période d'entrainement à Orly, le 1er mai 1924 - Nommé Chef de Bataillon de réserve, le 28 décembre 1925 - Une période d'entrainement à Orly, le 2 juillet 1926 - Une période d'entrainement à Orly, le 16 juillet 1927 - Une période d'entrainement à Orly, le 2 juillet 1928 - Lauréat du concours d'atterrissage moteur coupé, le 2 juillet 1928 - Chef de bataillon au centre d'aviation n° 33, le 1er février 1929 - Une période d'entrainement à Orly, le 2 juillet 1929 - Officier assimilé 3ème classe à la direction de la Justice Militaire au Ministère de la Guerre, le 1er août 1933 - Mobilisé à la direction de la Justice militaire, le 2 septembre 1939 - Officier de la Légion d'Honneur, le 15 janvier 1940 - Démobilisé en juin 1940 - Membre du groupe de résistance de la Première Présidence en 1941 (carte n° 3) - Membre du conseil des avocats de la Cour de Cassation de juillet 1939 à juillet 1945 - 2ème syndic du conseil de Cassation du 1er juillet 1944 à juillet 1946 - Membre de l'assistance judiciaire de la Cour de cassation d'octobre 1915 à 1946 - Membre de l'assistance judiciaire auprès du Conseil d'Etat de 1947 à 1948 - Membre de la Commission d'épuration de la Magistrature en 1948 - Rayé des cadres de l'armée par démission, le 22 décembre 1950 - Nommé Chef de bataillon honoraire de l'aéronautique, le 30 janvier 1951 (carte de combattant n° 434.560) - 1er syndic du conseil de Cassation de juillet 1951 à juillet 1953 - Démission de la charge d'avocat aux conseils, le 15 décembre 1958 - Avocat honoraire au conseil d'Etat et à la Cour de Cassation, le 21 avril 1959 - Membre de la commission supérieure au Ministère du Travail du 15 juillet 1959 au 22 octobre 1969 - Membre du bureau d'A.J. auprès de la Cour de Cassation, le 2 décembre 1959 - Photo René de Lavaissière de Lavergne, transmise par Etienne de Vaumas, son arrière petit-fils, que je remercie pour son aide - Sources : Pam - CCC C 11 - CCC SOP 287 - CCC BR 208 - JORF - Archives familiales - Dossier militaire - Dernière mise à jour : 13 octobre 2015.

* Citation n° 48 à l'ordre de la 3ème division, le 21 avril 1915 : "A rendu les plus grands services en maintes circonstances difficiles et en particulier sous de violents bombardements. A commandé souvent ses batteries avec énergie, calme et sang-froid."

* Citation n° 185 à l'ordre du 2ème corps d'armée, le 19 octobre 1916 : "Excellent observateur. S'est particulièrement distingué depuis le début de la bataille de la Somme, notamment pendant les journées des 4 et 6 septembre 1916. Pendant la préparation de l'attaque du 14 octobre, a fait preuve de belles qualités de courage, d'énergie et d'initiative, rendant les plus précieux services au volant quel que soit l'état de l'atmosphère."

* Citation à l'ordre de l'armée de l'escadrille C 11, en date du 26 novembre 1916 : "A rendu depuis le début de la campagne les meilleurs services. Volant par tous les temps, donnant à tous l'exemple de la hardiesse, du coup d'oeil et de l'habileté, a contribué très efficacement au succès des renseignements précis fournis au commandement et l'aide prêtée à l'artillerie pour les réglages. Les 11, 12 et 14 octobre 1916, malgré le temps très défavorable, volant parfois à moins de 200 mètrres au-dessus des lignes, a permis de poursuivre la préparation dans les meilleures conditions, puis le 14 octobre, de renseigner sur toutes les péripéties de l'attaque."

* Citation n° 1 à l'ordre de la 88ème division, le 29 mars 1917 : "Observateur à l'escadrille C 11 (Sergent Lafouillade pilote). Excellent équipage qui rend les plus grands services par ses reconnaissances hardies, ses réglages de tir et ses prises de photographies. Souvent attaqué par des avions ennemis et soumis à des tirs précis d'artillerie, ont toujours terminé leur mission, faisant preuve journellement de courage, de sang-froid et d'énergie."

* Chevalier de la Légion d'Honneur, en date du 5 août 1920 : "Capitaine d'artillerie, du 2ème groupe d'aviation. Officier observateur de premier ordre. Modèle de bravoure, de dévouement et de conscience. Trois citations."

* Officier de la Légion d'Honneur, en date du 15 janvier 1940 : "Officier assimilé de Justice militaire de 3ème classe - 31 ans de services - 5 campagnes - A été cité - Chevalier du 5 août 1920."

Ltt Roger Ficheux - Affecté au 147ème régiment d'infanterie du XXX au 17 février 1917 - Citation à l'ordre de l'armée, en date du 20 septembre 1916 - Observateur de l'escadrille C 11 du 17 février au 13 avril 1917 - Observateur à l'escadrille F 52 du 13 avril au 9 juin 1917 - Observateur de l'escadrille C 11 / BR 11 du 9 juin 1917 au 22 mars 1919 - En stage à Cézanne du 12 octobre au 28 novembre 1917 - Nommé Lieutenant, à titre temporaire, le 28 décembre 1917 - Chevalier de la Légion d'Honneur et citation à l'ordre de l'armée, en date du 14 janvier 1918 - Citation à l'ordre de l'armée, en date du 20 septembre 1918 - Citation à l'ordre de l'armée, en date du 23 janvier 1919 - Démobilisé, le 22 mars 1919 - Affecté au 32ème régiment d'aviation de Dijon-Longvic, le 24 janvier 1921 - Affecté au 33ème régiment d'aviation de Mayenne (Allemagne) - Affecté au 12ème régiment d'aviation de Neustadt (Allemagne), le 21 août 1924 - En 1930, fait partie du conseil d'administration de la société des moteurs Ruston-Hornsby - Il est alors domicilié au 69, rue Manin à Paris - Photo Roger Ficheux transmise par sa petite-fille Françoise, que je remercie pour son aide - Remerciements au LcL Thierry Gehan qui a été notre intermédiaire - Sources : CCC de l'escadrille BR 11 - JORF - La Guerre Aérienne Illustrée - L'Aérophile - Dernière mise à jour : 14 janvier 2017.

* Citation à l'ordre de l'armée du Slt Roger Ernest Ficheux, au 147ème régiment d'infanterie, en date du 20 septembre 1916 : "D'un sang-froid et d'une énergie remarquables. Le 6 septembre 1916, a brillamment  entrainé sa section à l'assaut des positions ennemies. A ensuite assuré volontairement, dans des conditions périlleuses, la liaison  des avant-postes de combat en fin de journée."

* Chevalier de la Légion d'Honneur et citation à l'ordre de l'armée du Slt Roger Ficheux au 147ème régiment d'infanterie, observateur à l'escadrille BR 11, en date du 14 janvier 1918 : "Observateur de la plus haute valeur, remarquable par sa bravoure et son esprit du devoir. Est rentré maintes fois de reconnaissances avec son appareil criblé de balles. le 19 septembre 1917, a tenu tête successivement à onze avions ennemis. Le 20 décembre, a engagé résolument le combat contre cinq avions luttant avec énergie pendant vingt minutes et est rentré avec un appareil complétement hors service. Une blessure. Trois Citations."

* Citation à l'ordre de l'armée du Ltt Roger Ernest Edouard Ficheux, du 147ème régiment d'infanterie, observateur à l'escadrille BR 11, en date du 20 septembre 1918 : "Officier l'élite ayant au plus haut point le sentiment du devoir. Du 18 juillet au 2 août a exécuté journellement et par les plus mauvais temps des liaisons d'infanterie particulièrement difficiles, rapportant des renseignements très utiles. Au cours de ces missions, survolant les troupes à faible hauteur, a mitraillé les rassemblements ennemis, revenant chaque fois avec son appareil atteint de nombreuses balles. A eu de durs combats les 10 et 12 juin, 18, 20, 22 et 30 juillet."

* Citation à l'ordre de l'armée du Ltt Roger Ernest Edouard Ficheux du 147ème régiment d'infanterie, observateur à l'escadrille BR 11 et Adj Louis Marcel Artigaut du 5ème régiment de Hussards, pilote à l'escadrille BR 11, en date du 23 janvier 1919 : "Avec un courage et une énergie indomptables, ont pris part aux attaques sur le front de Champagne. Du 28 septembre au 15 octobre, ont exécuté des reconnaissances photographiques ou à vue et des attaques à la mitrailleuses, descendant jusqu'à 50 mètres, poussant jusqu'à 8 et 10 kilomètres chez l'ennemi en dépit de l'artillerie, au mépris de l'aviation de chasse et de mitrailleuses de terre. le 8 octobre, ont poursuivi et terminé une mission photographique malgré trois combats contre trois patrouilles."

 

Photo du Sgt Etienne Poulet

Sgt Etienne Edouard Poulet - Né le 10 juin 1890, au Château d'Isenghien à Lomme (Nord) - Fils de Léon Jules Poulet de d'Anna Angèle Delgutte - Domiciliés 42, rue de Bourgogne à Lille (Nord) - Brevet de pilote civil n° 709 délivré par l'Aéroclub de France, le 12 janvier 1912 - Brevet de pilote militaire n° 257 obtenu, le 2 mai 1913 - Vole 12 heures d'affilée entre Etampes et Gigy, le 8 avril 1914 - Recordman du monde de durée de vol avec 16 heures 28 mn et 56 s, le 26 avril 1914 - Pilote de l'escadrille C 11 du 25 septembre au 9 décembre 1914 - Convoyage d'un avion de Tours vers Châlons-sur-Marne, terrain de l'escadrille du 29 septembre au 12 octobre 1914 - Affecté à Chalais-Meudon, le 12 octobre 1914 -  Pilote réceptionnaire des appareils militaires Caudron (1400 avions testés) à partir de décembre 1914 - Après guerre, tente la liaison entre Paris et Melbourne, à bord d'un Caudron G 4 en octobre 1919 - Il échoue après qu'un vautour ait brisé une des hélices de son avion, en Birmanie, le 19 décembre 1919 - Nombreux vols de propagande à Melbourne - Java - Sumatra - Célèbes - Cochinchine - Affecté au 34ème régiment d'aviation et mis à la disposition du commandant du corps d'occupation de Chine - Nommé Sous-lieutenant de réserve, le 31 janvier 1928 - Chevalier de la Légion d'Honneur, le 1er février 1922 - Instructeur de l'armée de Zhang Zuolin (Manchourie) en 1924 - Passe onze ans en Chine - A obtenu de nombreuses commandes d'avions pour la France - Vit successivement à Saïgon - Hanoï - Phnom-Penh - Pendant la 2ème GM, il a fait partie de la résistance et a été interné un mois par les Japonais - Croix de Guerre 39-45 - Officier de la Légion d'Honneur, le 22 décembre 1948 - Totalise 11.200 heures de vol - Décédé au 184, rue du Faubourg Saint Antoine à Paris (12ème), le 9 août 1960 - Sources : LO - Acte de naissance - Avis de décès - JO - CCC.

* Chevalier de la Légion d'Honneur du pilote aviateur Etienne Poulet, en date du 1er février 1922 : "Pilote d'avant guerre, n'ayant jamais cessé de consacrer avec toute son énergie et tout son dévouement  au développement de la 5ème arme. Après avoir, dès le début de la guerre, exécuté d'utiles reconnaissances pour le GQG, a rendu de très réels services comme pilote réceptionnaires dans la maison Caudron (essai de plus de 1400 avions); a reçu de l'Aéroclub la grande plaquette pour services rendus. Après avoir exécuté avant 1914, de nombreux raids, a continué, après la guerre, ses vols audacieux; a entrepris le vol de Paris à Melbourne qui n'a été interrompu, aux îles de la Sonde, que par suite à l'usure de son appareil. A fait dans cette tentative, une utile propagande en faveur de l'aéronautique française."

 

Les hommes

Les mécaniciens de l'escadrille BR 11 posent à côté d'un Breguet 14 A2 de leur unité en 1918 - Photo Soldat Georges Godault transmise par son petit-fils Alain Godault.

 

Les avions

Caudron G 3 de l'escadrille C 11 à Brayelle-lès-Douai - L'insigne de la Cocote n'a pas encore été adopté - Photo SHD section Air de Vincennes.

Caudron G 3 de l'escadrille C 11 à l'été 1916 - Cet avion camouflé en deux tons porte l'insigne de la cocote adopté à partir de juillet 1916 - A cette époque, le G 3 est complétement dépassé - Il s'agit donc d'un avion utilisé pour les liaisons entre les terrains ou l'entraînement - Photo collection Albin Denis.

Caudron G 4 de l'escadrille C 11 - Cette photo a été prise sur le terrain d'Ancemont (51) où l'escadrille a stationnée du 1er septembre 1915 au 24 juin 1916 - Photo : Léon Lecerf via Jean-Luc Kaluzko que je remercie pour son aide

Caudron G 4 de l'escadrille C 11 posé dans un champ après un combat - On distingue la Cocote sur le nez de l'appareil - Photo prise après juillet 1916 - Photo Collection Sébastien Greffe que je remercie pour son aide

Alignement des Caudron G 4 de l'escadrille C 11 - Cette photo a été prise sur le terrain d'Ancemont (51) où l'escadrille a stationnée du 1er septembre 1915 au 24 juin 1916 - Photo : Léon Lecerf via Jean-Luc Kaluzko que je remercie pour son aide.

Caudron G 4 piloté par le Cne Joseph Vuillemin de l'escadrille C 11 photographié pendant une présentation des moyens aériens aux troupes sur le terrain de Villers- Bretonneux en juillet 1916 - Photo Paul Cottave-Claudet transmise par son petit-fils Jean-Paul Milliand que je remercie pour son aide.

Equipage d'un Caudron G 4 de la C 11 photographié sur le terrain de Villers-les-Nancy, le 26 février 1917 - Photo SHD section Air de Vincennes / numéro B83.5660 / origine de Vaumas.

Caudron G 4 de l'escadrille C 11 en 1916 - Voir l'insigne de la cocote sur le nez de l'appareil - Photo Site de vente aux enchères Delcampe.

Caudron G 3 de l'escadrille C 11 - Cette photo a été prise sur le terrain d'Ancemont (51) où l'escadrille a stationnée du 1er septembre 1915 au 24 juin 1916 - Photo : Léon Lecerf via Jean-Luc Kaluzko que je remercie pour son aide.

Pilote d'un Caudron G 3 de l'escadrille C 11 - Cette photo a été prise sur le terrain d'Ancemont (51) où l'escadrille a stationnée du 1er septembre 1915 au 24 juin 1916 - Photo : Léon Lecerf via Jean-Luc Kaluzko que je remercie pour son aide.

Le Capitaine Joseph Vuillemin commandant l'escadrille C 11 (à droite) photographié sur le camp d'aviation de Verdun - Photo : Collection Jean-Marie Picquart que je remercie pour son aide.

Caudron G 4 de l'escadrille C 11 - Photo droits réservés.

 

 

Les avions

Nieuport 11 n° 1313 de l'escadrille C 11 en 1916 - En fait, il s'agit d'un avion personnel du commandant d'escadrille, le Capitaine Joseph Vuillemin (7 victoires homologuées) - Photo SHD section Air de Vincennes / numéro B83.5663 / origine Vaumin.

Caudron G 6 de l'escadrille C 11 sur le terrain de Toul (Meurthe et Moselle) en janvier 1917 - On aperçoit derrière un des Caudron G 4 de l'escadrille - Photo SHD section Air de Vincennes / numéro B83.5656 / origine de Vaumas.

Caudron G 4 de l'escadrille C 11 sur le terrain de Julvécourt en septembre / octobre 1917 - On aperçoit l'insigne sur le nez de l'appareil - Photo Frank Fischer que je remercie pour son aide.

Letord 6 de l'escadrille C 11 sur le terrain de Julvécourt en septembre / octobre 1917 - On aperçoit le dessus de l'insigne d'escadrille sur le fuselage - Photo Frank Fischer que je remercie pour son aide.

Letord 6 et Caudron G 4 de l'escadrille C 11 sur le terrain de Julvécourt en septembre / octobre 1917 - Photo Frank Fischer que je remercie pour son aide.

Letord 6 de l'escadrille C 11 - Il s'agissait de l'avion personnel du Capitaine Joseph Vuillemin, commandant l'escadrille - Photo SHD section Air de Vincennes.

Bréguet XIV A2 de l'escadrille BR 11 - Ce type d'avion équipera la 11 à partir de novembre 1917 - Photo SHD section Air de Vincennes / numéro B85.1493

Bréguet XIV A2 de l'escadrille BR 11 - On distingue nettement les marquages complémentaires en vigueur au sein de cette escadrille : le chevron de l'aile supérieure et deux bandes rouge et blanche d'identification - Photo : SHD section Air de Vincennes - n° B83-3627.

Le Capitaine Petit et le lieutenant observateur Lepers pose devant un Bréguet XIV B2 de la BR 11 en 1918 - Photo : SHD section Air de Vincennes.

Bréguet XIV A2 n° 795 de l'escadrille BR 11 en fin 1917 - Les deux bandes rouge et blanche sont des marques d'identification - - Photo SHD section Air de Vincennes.

Vue arrière du Breguet 14 A2 n° 799 de l'escadrille BR 11 en 1918 - Photo Soldat Georges Godault transmise par son petit-fils Alain Godault que je remercie pour son aide.

Vue de profil du Breguet 14 A2 n° 799 de l'escadrille BR 11 en 1918 - Remarquez les bandes d'identification typique de 1918 et l'insigne collectif, la célèbre cocote - Photo Soldat Georges Godault transmise par son petit-fils Alain Godault que je remercie pour son aide.

Breguet 14 A2 n° 921 de l'escadrille BR 11 posé sur la plage de St Mâlo-Paramé en 1920 Cet avion a été victime d'un bris d'hélice qui a nécessité sa réparation sur place - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Photo collection de l'association "les Aéroplanes 44" transmise par Christian Trichard, son président, que je remercie pour son aide.



Bréguet XIV A2 de l'escadrille BR 11 - Photo SHD section Air de Vincennes/ numéro B85.1493

Bréguet XIV A2 de la 13ème escadrille du 33ème RAO - Le chevron sur l'aile supérieure et la bande tricolore ont disparu - Photo : Collection Albin Denis.

Breguet XIV A 2 appartenant à une escadrille héritière des traditions de la BR 11 photographié après guerre - Photo collection Jean-Paul Bonora que je remercie pour son aide.

 

Couleurs des avions

Caudron G 4 de l'escadrille C 11 sur le terrain de Villers-les-Nancy (54) en février 1917 - Profil couleur par Bob Pearson que je remercie pour son aide.

Breguet 14 B2 de l'escadrille BR 11 sur le terrain de Julvécourt au début de l'année 1918. Profil couleur par Bob Pearson que je remercie pour son aide.

Couleurs des avions

Caudron G 6 de l'escadrille C 11 sur le terrain de Toul (54) en 1917 - Profil couleur par Bob Pearson que je remercie pour son aide.

Nieuport 11 n° 1313 de l'escadrille C 11 en 1916 - Cet avion est l'avion personnel du Cne Joseph Vuillemin, commandant de l'escadrille C 11. Les bandes et la couleur bleu sont sujettes à caution car interprétées d'une photo en noir et blanc - Profil couleur par Bob Pearson que je remercie pour son aide.

 

Photos aériennes

Terrain de Verdun (55) - L'escadrille C 11 a stationné sur place du 31 mars au 1er septembre 1915 - Photo Roger Kissel transmis par Roland Kissel, son fils, que je remercie pour son aide.

Photo de l'Escadrille C 11 prise par l'équipage composé du Sous-Lieutenant Moulines et du Capitaine Vuillemin au-dessus du chateau d'Aulnois (Fresnes-en-Woëvre), le 30 mars 1916 - Altitude de prise de vue : 2200 m - Photo collection Michel Mangin - Tous mes remerciements pour son aide.

Terrain d'Ochey en 1918 - L'escadrille a stationné sur ce terrain du 17 au 20 octobre 1918 - Photo Ebay Allemagne.

Photos aériennes
des terrains

Terrain de Villers-les-Nancy (54) - L'escadrille C 11 a stationné sur place du 4 février au 4 avril 1917 - Cette photo, postérieure à la période concernée, a été prise en octobre 1918 - Photo Roger Kissel transmis par Roland Kissel, son fils, que je remercie pour son aide.

Terrain de Villers-les-Nancy (54) - L'escadrille C 11 a stationné sur place du 4 février au 4 avril 1917 - Cette photo, postérieure à la période concernée, a été prise en octobre 1918 - Photo Roger Kissel transmis par Roland Kissel, son fils, que je remercie pour son aide.

Terrain de Neustadt - Lachen-Speyerdorf en allemagne - L'escadrille BR 11 a occupé ce terrain du 5 décembre 1918 au 1er janvier 1919 et du 14 au 29 août 1919 - Carte postale d'époque.

 

Monuments commémoratifs
et tombes

 

Monuments commémoratifs
et tombes

Caveau de la famille du Général Bremens dans la cimetière parisien de Passy (75) - Le Cne Albert Auger, commandant de l'escadrille N 3 du 6 mai 1917 au 28 juillet 1917 y repose - Photo Alain Nicotera que je remercie pour son aide.
* Capitaine Albert Victor Robert Auger - Né le 26 janvier 1889 à Constantine - Engagé au 11ème régiment d'infanterie, le 24 octobre 1907 - Mobilisé au 31ème régiment d'infanterie - Passé à l'aviation comme élève pilote, le 25 janvier 1915 - Formation par l'école de Pau - Brevet de pilote militaire n° 928 obtenu à l'école d'aviation militaire de Pau, le 11 mai 1915 - Pilote de l'escadrille C 11 du 11 mai 1915 au 29 juillet 1915 - Pilote de l'escadrille N 31 du 9 septembre 1915 au 28 avril 1916 - Nommé Capitaine, le 26 décembre 1915 - Pilote de l'escadrille N 3 du 25 octobre 1916 au 28 juillet 1917 - Commandant de l'escadrille N 3 du 6 mai 1917 au 28 juillet 1917, date de sa mort - Décédé des suites de ses blessures au combat à Dunkerque, le 28 juillet 1917 - Titulaire de 7 victoires holomoguées - Chevalier de la Légion d'Honneur, le 8 novembre 1914 - Croix de Guerre - 5 citations à l'ordre de l'armée.

Remerciements :

- M. Michel Mangin pour le prêt de ses photos.
- M. Jean-Luc Kaluzko pour le prêt de ses photos.
- M. Jean-Marie Picquart pour le prêt de ses photos.
- M. Sébastien Greffe pour le prêt de ses photos.
- M. Jean-Paul Bonora pour l'envoi de sa photo du Slt Paul Moulines.
- M. Jean-Paul Milliand pour l'envoi des archives de son grand-père Paul Cottave-Claudet.
- M. G. Pourteau pour ses précisions au sujet des citations du Slt Jean Dagnaux.
- M. Bob Pearson pour l'envoi de ses profils.
- M. le Cne Fabrice Rond pour sa notice concernant son arrière grand oncle, le Cne Lucien Bozon-Verduraz.
- M. Frank Fischer pour l'envoi de la photo illustrant les escadrilles SOP 28 et C 11.
- M. Alain Godault pour l'envoi des photos de son grand-père Georges Godault, mécanicien de l'escadrille BR 11.
- M. Jean-René Bottelin pour l'envoi des photos des insignes de sa collection.
- M. Alain Nicotera pour l'envoi de la photo du caveau de la famille Bremens.
- M. Jean-Jacques Leclercq pour l'envoi de l'insigne métallique de l'escadrille BR 11.
- M. Roland Kissel pour l'envoi des archives de Roger Kissel, son père.
- M. Thierry Leclère pour l'envoi des photos des insignes de sa collection.
- M. Etienne de Vaumas pour l'envoi des archives de René de Lavaissière de Lavergne, son arrière grand-père.
- M. Christian Trichard pour l'envoi des photos des collections de l'association "les Aéroplanes 44", dont il est président.
- M. Thierry Gehan pour l'envoi de la photo du Ltt Roger Ficheux.


Bibliographie :

- Les escadrilles de l'aéronautique militaire française - Symbolique et histoire - 1912-1920 - Ouvrage collectif publié par le SHAA de Vincennes en 2003.
- L'aviation française 1914-1940, ses escadrilles, ses insignes par le Commandant E Moreau-Bérillon - publié à compte d'auteur en 1970.
- The French Air Service War Chronology 1914-1918 par Frank W.Bailey et Christophe Cony publié par les éditions Grub Street en 2001.
- De l'Aéronautique militaire "1912" à l'Armée de l'Air "1976" par Myrone N. Cuich publié à compte d'auteur en 1978.
- Les "As" français de la Grande Guerre en deux tomes par Daniel Porret publié par le SHAA en 1983.
- Les Armées françaises dans la Grande Guerre publié à partir de 1922 par le Ministère de la Guerre.
- Site Internet "Les Insignes de l'Armée de l'Air" de Jean-Jacques Leclercq - Voir le lien
- Site Internet "Insignes des escadrilles de l'Armée de l'Air" de Henri Guyot - Voir le lien
- Site Internet "Mémoires des hommes" du Ministère de la Défense - Voir le lien

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