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Insignes peints
sur les fuselages

Les avions de l'escadrille 15 ont porté le "Casque de Bayard" à partir de la mi-juin 1916. De 1916 à 1918, on dénombre trois couleurs, le rouge, le blanc et le noir. Vous trouverez trois exemples de casques de couleur peints sur les fuselages.

Variante rouge du "Casque de Bayard" peinte sur le fuselage des avions de l'escadrille 15. Ce modèle a été observé sur Nieuport 10 - Nieuport 14 - Nieuport 17 - Spad VII - tous peints en couleur aluminium. Le dessin porté par chaque avion peut varier dans sa forme générale. Exemplaire réalisé à partir des travaux de Michel Caplet et Guy Vaugeois pour l'Historique de la 7ème escadre de chasse paru au SHAA en 1989. Dessin : Albin Denis.

Variante blanche du "Casque de Bayard" peinte sur le fuselage des avions de l'escadrille 15 Ce modèle a été observé sur Nieuport 17 - Spad VII - Spad XIII
tous peints en couleurs de camouflage. Le dessin porté par chaque avion peut varier dans sa forme générale. Dessin réalisé à partir des travaux de Michel Caplet et Guy Vaugeois pour l'Historique de la 7ème escadre de chasse paru au SHAA en 1989. Dessin : Albin Denis.

Variante noire du "Casque de Bayard" peinte sur le fuselage des avions de l'escadrille 15 - Ce modèle a été observé sur le Nieuport 17 du sergent Jean Naegely - Dessin réalisé à partir des travaux de Michel Caplet et Guy Vaugeois pour l'Historique de la 7ème escadre de chasse parue au SHAA en 1989. Dessin : Albin Denis.

Marquages de l'aile supérieure en vigueur au sein de l'escadrille 15 - Ce type de marquage sera appliqué tardivement sur les Spad de l'unité. Dessin Albin Denis d'après les travaux du SHD section Air de Vincennes.

 

Entoilage SPA 15 époque 14-18

Entoilage d'époque de la SPA 15 conservé au Musée de l'Air et de l'Espace du Bourget - Photo Frédéric Domblides que je remercie pour son aide.

Symbolique

L'insigne de l'escadrille 15 représentait un heaume de chevalier blanc à grand panache dit "Casque de Bayard" choisi par le Capitaine Turin à la mi-juin 1916. Il est parfois peint sur les fuselages des avions entièrement rouge ou encore entièrement noir. Avant cette période, chaque avion portait l'insigne personnel du pilote auquel il était affecté.

Historique succinct

Issue de la 1ère escadrille de réserve aux manoeuvres de Touraine de septembre 1912, l'escadrille 15 est créée officiellement à la fin 1912 suite à un décret du 22 août de la même année. L'escadrille 15 est équipée d'avions Robert Esnault-Pelterie du type N avec lesquels elle prit part aux manoeuvres au camp de Mailly en août 1913. Entrée en campagne, le 8 août 1914, la REP 15 est dotée d'avions REP type K 80. Elle est affectée à la 5ème armée et engagée dans la bataille de Charleroi, réalisant de nombreuses missions de reconnaissance.

Commandée par le capitaine André Geibel, l'escadrille prit part à la bataille de la Marne puis fut affectée à la 10ème armée sur le front d'Artois, le 7 octobre 1914. L'unité est transformée sur Morane-Saunier type L et LA et prend l'appellation de MS 15.

Elle prend part à l'offensive lancée par les armées françaises en Artois en mai-juin, en compagnie des escadrilles N 57 et F 16, au sein d'un groupe de chasse et de reconnaissance qui fut engagé sur le front d'Artois en septembre 1915, sous les ordres du Capitaine du Peuty.

Après avoir été équipée de Nieuport 10, l'escadrille prend la dénomination de N 15. Elle est affectée au secteur de Verdun de mars à avril 1916, avant d'être réaffectée à la 10ème armée pour participer à la bataille de la Somme en juillet 1916. Le heaume de chevalier à grand panache est adopté comme emblème de l'escadrille. On le rencontrera dès lors sous plusieurs déclinaisons de couleurs.

La N 15 est intégrée au Groupe de Chasse 13, le 5 février 1917, avant l'offensive du Chemin des Dames. Entièrement équipée d'avions SPAD VII, elle devient la SPA 15, le 17 octobre 1917. En 1918, elle perçoit des SPAD XIII en complèment à ses types VII. L'unité est intégrée à l'escadre n° 2, le 10 février 1918.

Aa date du 11 novembre 1918, l'escadrille SPA 15 revendique 80 victoires homologuées (75 avions et 5 Drachen). Devenue 4ème escadrille du 2ème régiment d'aviation de chasse, le 1er août 1920, l'escadrille fut rebaptisée 5ème escadrille du 32ème régiment d'aviation d'observation le 1er juin 1924 et 1ère escadrille du Groupe de Chasse I/7, le 1er octobre 1932.

Insignes métalliques
de l'escadrille SPA 15

Insigne métallique de l'escadrille SPA 15 - Fixation par une épingle - La visière du heaume est ouverte - Documentation de Jean-Laurent Truc que je remercie pour son aide.

Insigne fabrication "maison" par un mécanicien de l'escadrille SPA 15 - Photo droits réservés.

 

Insignes métalliques des
unités détentrices de ses traditions
- Escadrilles -

Insigne métallique de la 1ère escadrille du groupe de chasse I/7 "Provence". Valable pour la période de 1939-1940 - fixation par 2 anneaux - La visière du heaume est ouverte - Photo collection Jean-Jacques Leclercq que je remercie pour son aide.

Insigne de la 1ère escadrille du GC I/7 datant de la seconde guerre mondiale - Fixation par deux anneaux (qui ont été resoudés sur cet exemplaire) - La visière du heaume est ouverte - Photos droits réservés.

Insigne métallique de la 1ère escadrille du groupe de chasse 1/1"Provence" ou de la 1ère escadrille du 1/7 "Provence" - Epoque comprise entre 1947 à 1968 - Fabrication A. Augis Lyon - Fixation par épingle à boléro - Taille de l'insigne 3,1 x 1,8 cm - La visiére du heaume est fermée - Marquage du fabricant sur le boléro - Photos collection Jean-Michel Wagner que je remercie pour son aide.

Insigne métallique de la 1ère escadrille de l'escadron de chasse 1/7 "Provence" valable pour la période de 1947 à 1968 - Fabrication A. Augis Lyon - Fixation par épingle à boléro - La visière du heaume est fermée - Marquage du fabricant en creux sur la partie inférieure - Photo collection Patrice Gout que je remercie pour son aide.

Insigne métallique de la 1ère escadrille de l'escadron de chasse 1/7 "Provence". Cet insigne a été homologué au SHD section Air sous le numéro A 1093 en 1977 - Il existe en deux versions 36 et 48 mm - l'exemplaire ci-dessus est la version de 36 mm - La visière du heaume est ouverte - Insigne collection Patrice Gout que je remercie pour son aide.

Unités détentrices des traditions
de l'escadrille SPA 15

Insignes métalliques des
unités détentrices de ses traditions
- Escadrilles -

Les deux versions 36 et 48 mm de l'insigne de la 1ère escadrille de l'EC 1/7 "Provence". La visière du heaume est ouverte et le visage est stylisé - Insignes homologués au SHD section Air sous le numéro A 1093 en 1977.

Insigne de la 1ère escadrille de l'EC 1.7 "Provence" - Taille 48mm - Sans marque de fabricant - La visière du heaume est ouverte et le visage est stylisé - Homologué sous le numéro A 1093 - Photo collection Patrice Gout que je remercie pour son aide.

Insigne métallique de la 1ère escadrille de l'EC 1/7 "Provence - Fabrication Arthus-Bertrand - La visière du heaume est ouverte et le visage est visible - Insigne collection Jean Pieribattista que je remercie pour son aide.

 

Insignes métalliques des
unités détentrices de ses traditions
- Groupes et escadrons -

Insigne du GC I/7 époque Syrie (1941) - Fabrication en aluminium - Insigne collection Alain Campo que je remercie pour son aide.

Insigne métallique du Groupe de chasse 1/7 "Provence" en 1945 - Insigne collection Patrice Gout que je remercie pour son aide.

Insigne métallique du GC I/1 "Provence" datant de 1947. A cette époque, l'unité volait sur Spitfire Mk IX et était basée à Oran la Sénia. Insigne collection Patrice Gout que je remercie pour son aide.

Insigne métallique de l'escadron de Chasse 1/7 "Provence" période de 1962 à 1996. Insigne homologué au SHD section Air sous le n° 1085 en 1977. Cet insigne a été remplacé par le n° 1299 à 3 escadrilles, présenté juste en dessous. Photo droits réservés.

Insignes métalliques des
unités détentrices de ses traditions
- Groupes et escadrons -

Insigne métallique de l'escadron de Chasse 1/7 "Provence" période du 22 juin 1995 au 1er avril 2012 . Insigne homologué au SHD section Air sous le n° 1299 en 1996 - Fabrication Arthus-Bertrand Paris - Photo droits réservés.

Insigne métallique de l'escadron de Chasse 1/7 "Provence" période du 1er avril 2012 au 24 juin 2016 . Insigne homologué au SHD section Air sous le n° 1411, le 1er avril 2012 - Définition héraldique : Ecu moderne d’azur liseré d’or à un rencontre de tigre au naturel brochant un foudre de gueules et dépassé au chef, une croix potencée du premier métal posée en bande à dextre et un heaume d’argent ouvert de sable et empanaché de candide, également posé en bande, à senestre - Cet insigne a été dessiné par l'auteur de ce site - Fabrication Arthus-Bertrand Paris - Photo droits réservés.

Insigne métallique de l'escadron de Chasse 1/7 "Provence" période du 24 juin 2016 à nos jours. Insigne homologué au SHD section Air sous le n° A 1465 - L'EC 1/7 est désormais stationné sur la base aérienne 104 d'Al Dahfra aux Emirats Arabes Unis depuis le 24 juin 2016 - Fabrication Pichard Balme - Fixation par une épingle - Photo droits réservés.

 

Insignes métalliques des
unités détentrices de ses traditions
- 1ère escadre de chasse -

Insigne de la 1ère escadre de chasse valable pour la période allant du 1er juillet au 1er novembre 1945. Cette grande unité était composée de 3 groupes de chasse : - GC 1/3 "Corse" avec les escadrilles héritières des traditions des SPA 88 et 69 - GC 1/7 "Provence" avec les escadrilles héritières des traditions des SPA 15 et 77 - GC 2/7 "Nice" avec les escadrilles héritières des traditions des SPA 73 et 78. Photo droits réservés.

Insigne métallique de la 1ère escadre de chasse stationnée à Bizerte Sidi-Admed. Elle était composée de 2 groupes, les GC 1/1 "Provence" et GC 2/1 "Nice" - Insigne non homologué - Années 1950-1951 - Photo droits réservés.

Insignes métalliques des
unités détentrices de ses traditions
- 7ème escadre de chasse -

Insigne métallique de la 7ème escadre de chasse stationnée à Sidi-Admed.
Elle était composée de 2 escadrons de chasse, les EC 1/7 "Provence" et EC 2/7 "Nice" - Insigne homologué au SHD section Air de Vincennes sous le n° 548 en 1953. Il sera remplacé par le n° 882 homologué en 1963. Photo droits réservés.

 

 

 

Gros plan du numéro individuel dans l'escadrille - Couleur blanche réhaussée de rouge
D'après découpe d'époque - Collection Aurélien Gadaut que je remercie pour son aide.


Marquages de fuselage d'un Spad XIII de la SPA 15

Détail du casque - Variante de couleur blanche
D'après découpe d'époque - Collection Aurélien Gadaut que je remercie pour son aide

Découpe d'époque 1918 à 1923 du fuselage droit d'un Spad XIII de la SPA 15
L'ensemble fait 1,55 m sur 38 cm - Trois tons du camouflage sont visibles : marron foncé - vert foncé - Vert clair
Bien sûr, les couleurs ne correspondent plus aux tons d'époque et ont passablement blanchis - Collection Aurélien Gadaut que je remercie pour son aide.

Gros plan des plumes et du camouflage du fuselage coté droit d'un Spad XIII de la SPA 15
Trois tons du camouflage sont visibles : marron foncé - vert foncé - Vert clair
Collection Aurélien Gadaut que je remercie pour son aide.

Découpe de fuselage provenant d'un avion de l'escadrille SPA 15 ou d'une des unités héritières de ses traditions - C'est la pièce la plus ancienne présente à l'escadron 1/7 "Provence" stationné sur la base 113 de Saint-Dizier - Photo Albin Denis - Un grand merci pour leur accueil au LCL Rullière, commandant du 1/7 "Provence" et au LCL (R) Blanchot qui a été mon guide pendant cette visite.

 

Fanions des escadrilles héritières
des traditions de l'escadrille SPA 15

Fanion de la 1ère escadrille du GC I/7 "Provence" datant de la 2ème guerre mondiale - Ce fanion arbore la Croix de Guerre 39-45 avec deux palmes - Le groupe a obtenu deux citations à l'ordre de l'armée pendant ce conflit - Cette pièce est conservée dans le hall d'entrée de l'escadron de chasse 1/7 "Provence" - Un grand merci pour leur accueil au LCL Rullière, commandant du 1/7 "Provence" et au LCL (R) Blanchot qui a été mon guide pendant cette visite - Photo Albin Denis.

Fanion de la 1ère escadrille du GC I/7 "Provence" datant vraisemblablement des années 60 à 80 - Cette pièce est conservée dans la salle traditions de l'escadron de chasse 1/7 "Provence" - Un grand merci pour leur accueil au LCL Rullière, commandant du 1/7 "Provence" et au LCL (R) Blanchot qui a été mon guide pendant cette visite - Photo Albin Denis.

Fanion de l'escadron de chasse 1/7 "Provence" datant probablement des années 60 à 80 - Il arbore les fourragères aux couleurs des rubans de la Croix de Guerre 14-18, 39-45 et Croix de Guerre TOE (3 septembre 1946) - De plus, sont accrochées la Croix de Guerre 39-45 avec deux palmes (17 juillet 1945 et 16 octobre 1945) et la Croix de Guerre TOE (3 septembre 1946) - Cette pièce est conservée dans la salle traditions de l'escadron de chasse 1/7 "Provence" - Un grand merci pour leur accueil au LCL Rullière, commandant du 1/7 "Provence" et au LCL (R) Blanchot qui a été mon guide pendant cette visite - Photo Albin Denis.

Fanion actuel de la 1ère escadrille du GC I/7 "Provence" conservé dans le bureau du LCL Rullière, commandant l'escadron de chasse 1/7 "Provence" et photographié le 29 septembre 2010 - Il arbore la fourragère aux couleurs du ruban de la Croix de Guerre 1914-1918 et la Croix de Guerre 14-18 avec 2 palmes de bronze - Un grand merci au chef du 1/7 "Provence" et au LCL (R) Blanchot qui a été mon guide pendant cette visite - Photo Albin Denis.

Autre face du fanion actuel de la 1ère escadrille du GC I/7 "Provence" conservé dans le bureau du LCL Rullière, commandant l'escadron de chasse 1/7 "Provence" et photographié le 29 septembre 2010 - Un grand merci au chef du 1/7 "Provence" et au LCL (R) Blanchot qui a été mon guide pendant cette visite - Photo Albin Denis.

Fanions des escadrilles héritières
des traditions de l'escadrille SPA 15

Fanion de l'escadron de chasse 1/7 "Provence" en vigueur du 5 décembre 1996 au 31 mars 2012 - Le 31 mars 2012, les traditions de l'escadrille SPA 91 ont été remplacées par celles de la SPA 162 - Photo Albin Denis.

Autre face du fanion de l'escadron de chasse 1/7 "Provence" en vigueur du 5 décembre 1996 au 31 mars 2012 - Le 31 mars 2012, les traditions de l'escadrille SPA 91 ont été remplacées par celles de la SPA 162 - Photo Albin Denis.

Fanion actuel de l'escadron de chasse 1/7 "Provence" adopté après le 1er avril 2012, date de l'arrivée des traditions de la SPA 162 au sein de l'unité - Il a été fabriqué par la société Proton-Capillery de Lyon - Photos LCL Dominique Blanchot et Jean-François Bouvier que je remercie pour leur aide.

 

Appellations successives


Lieux de stationnements


Carte des différents stationnements

Numéros des départements français

 

Commandants

Personnels célébres

Rattachements de l'escadrille

Avions Utilisés

Relevés quantitatifs et
numéros avions


Numéros de série et types d'avions REP corrigés par Bernard Klaeylé
que je remercie pour son aide

 

 

Batailles et missions importantes
de l'escadrille 15

 

Morts : en rouge / Blessé et indemne : en jaune

Unités ayant appartenu au Groupe de Chasse 13

Décorations

Citations

Citation à l'ordre de l'armée du Groupe de combat n° 13, en date du 10 septembre 1918 : "Unité de combat particulièrement brillante, animée du plus pur esprit de sacrifice et du plus ardent enthousiasme. Depuis sa formation, en novembre 1916, sous les ordres du commandant Féquant, a coopéré avec une bravoure et une adnégation constantes à douze grandes batailles aériennes. Malgré des pertes cruelles, n'a cessé à aucun moment de donner un magnifique exemple par sa ténécité et sa foi dans la victoire. Sous les ordres du capitaine d'Harcourt, les escadrilles 15, 65, 84, 88, ont pris la plus belle part aux batailles de mars à août 1918, se dépensant sans compter et portant à 166 le nombre de leurs victoires."

 

 

Les hommes

Ltt Gabriel Fernand Charles Guérin - Né le 25 juillet 1892 au Havre (76) - Service militaire au 28ème régiment d'infanterie - Mobilisé au 18ème régiment d'infanterie, le 2 août 1914 - 2 citations dans cette unité - Passé à l'aviation, le 6 juin 1916 - Tests de sélection PN et cours théoriques à l'école de Dijon - Brevet de pilote militaire n° 4730 obtenu à l'école d'aviation militaire d'Avord, le 10 octobre 1916 - Stage de perfectionnement à l'école d'aviation militaire de Chateauroux - Stage de Haute-Ecole à l'école d'aviation militaire de Pau - Pilote de l'escadrille SPA 15 du 24 avril 1917 au 7 juillet 1918 - Nommé Sous-Lieutenant, le 15 novembre 1917 - Evacué sur l'hôpital de Beauvais puis convalescence du 12 mai au 1er juillet 1918 - Pilote et commandant de l'escadrille SPA 88 du 7 juillet 1918 au 1er août 1918 - Trouve la mort au cours d'un accident aérien, aux commandes d'un SPAD XIII, sur le terrain de Mont l'Evêque (Oise), le 1er août 1918 - La cause de l'accident est une panne moteur - 23 victoires dont 21 à la SPA 15 - Repose dans le cimetière Sainte-Marie du Havre - Photo Archives escadron de chasse 1/7 "Provence" de Saint-Dizier.

Ltt Gabriel Fernand Charles Guérin - Pilote de l'escadrille SPA 15 du 24 avril 1917 au 7 juillet 1918 - Commandant de l'escadrille SPA 88 du 7 juillet 1918 au 1er août 1918 - Trouve la mort au cours d'un accident aérien, aux commandes d'un SPAD XIII, sur le terrain de Mont l'Evêque (Oise), le 1er août 1918 - Photo Collection Ronan Furic que je remercie pour son aide.

Adj Bernard Artigau - Né le 28 août 1894 à Licq-Artherey (Pyrénées-Atlantiques) - Fils de Laurent Artigau et Madeleine Etchocopar - Domiciliés au 193 Calle Santa Maris à Banacas al Norte près Buenos Aires (Argentine) - Profession avant guerre Mécanicien - Classe 1914 - Recrutement de Bayonne sous le matricule de recrutement n° 2089 - Mobilisé au 3ème régiment d'infanterie coloniale, le 19 août 1914 - Manque à l'appel, classé comme insoumis, le 9 février 1915 - Est rentré volontairement, le 26 mai 1916 - Rayé des contrôles de l'insoumission, le 30 mai 1916 - Affecté au 144ème régiment d'infanterie, le 26 mai 1916 - Passé à l'aéronautique militaire comme élève pilote, le 20 décembre 1916 - Brevet de pilote militaire n° 5894 obtenu à l'école d'aviation militaire de Tours, le 12 avril 1917 - Stage "Avions rapides" à l'école d'aviation militaire d'Avord - Nommé Caporal, le 26 mai 1917 - Stage de "Haute Ecole" à l'école d'aviation militaire de Pau, jusqu'au 4 juin 1917 - Pilote du GDE du 4 au 20 juin 1917 - Pilote de l'escadrille N 15 / SPA 15 du 20 juin 1917 au 29 septembre 1919 - Douze victoires homologuées et onze non homologuées ou probables à l'escadrille N 15 / SPA 15 - Nommé Sous-lieutenant à titre temporaire, le 20 octobre 1918 - Démobilisé, le 30 septembre 1919 - Affecté dans la réserve au 2ème régiment d'aviation de chasse, le 30 novembre 1920 - Pilote de la société Latécoère où il effectue 600 heures de vol sur la ligne Toulouse-Alicante - Affecté, dans la réserve, au 34ème régiment d'aviation et mis à la disposition du général commandant supérieur des troupes du groupe de l'Afrique Occidentale Française, le 25 mai 1923 - S'occupe du recrutement du personnel, de la reconnaissance des terrains sur la ligne de Patagonie de la compagnie Aéropostale en 1928 - Prend sa retraite aéronautique en 1930 - A contribué à la naissance de l'Aeroposta Argentina d'Argentine - Mis à la disposition de l'attaché de l'Air de France à Buenos-Aires (Argentine), le 15 mai 1937 - Affecté, dans la réserve, au bataillon de l'Air n° 104 - Suite à dissolution du bataillon de l'Air n° 104, affecté au bataillon de l'Air n° 108, le 15 mai 1937 - Officier de la Légion d'Honneur, le 14 juillet 1938 - Décédé à Buenos-Aires (Argentine), le 3 mai 1968 - Photo Archives EC 1/7 "Provence" de Saint-Dizier - Sources : Pam - FM Pyrénées-Atlantiques - Dernière mise à jour : 24 décembre 2015.

* Citation n° 520 à l'ordre de l'armée du Sgt Bernard Artigau, pilote à l'escadrille N 15, en date du 29 octobre 1917 : "Jeune pilote plein d'entrain, d'une audace et d'une tenacité remarquables. Le 17 octobre 1917, a attaqué, de concert avec un autre pilote, un Drachen qui est tombé en flammes. Dans des combats très durs, a probablement abattu, depuis le 1er octobre 1917, deux avions ennemis tombés loin dans leurs lignes."

* Citation n° 1192 à l'ordre de l'armée du Sgt Bernard Artigau, pilote à l'escadrille SPA 15, groupe de combat n° 13, en date du 30 décembre 1917 : "Pilote d'une ardeur et d'une audace extrêmes, qui s'affirme comme un aviateur de chasse de première valeur. Le 1er novembre 1917, avait déjà abattu un biplace ennemi au cours d'un combat très dur d'où il est revenu avec un appareil criblé de balles. Le 23 décembre 1917, a remporté sa seconde victoire en abattant un autre biplace allemand qui s'est écrasé sur les tranchées ennemies."

* Citation n° 119 à l'ordre de l'armée, en date du 23 février 1918 : Je n'ai pas trouvé le texte de cette citation délivrée pour sa victoire homologuée du 3 février 1918.

* Citation n° 9260 à l'ordre de l'armée de l'Adj Bernard Artigau au 144ème régiment d'infanterie, pilote de l'escadrille SPA 15, en date du 12 août 1918 : "Pilote de chasse exceptionnel de bravoure et d'audace. Le 12 avril 1918, a abattu ses quatrième et cinquième adversaires. Médaillé militaire pour faits de guerre. Quatre citations."

* Citation n° 785 à l'ordre de l'armée de l'Adj Bernard Artigau, du 144ème régiment d'infanterie, pilote à l'escadrille SPA 15, en date du 13 juin 1918 : "Remarquable pilote de chasse, dont l'allant, l'énergie et la bravoure ne se démentent pas. A abattu récemment ses sixième et septième avion ennemis. Trois citations."

* Médaille Militaire, Croix de Guerre avec palme et citation à l'ordre de l'armée de l'Adj Bernard Artigau au 144ème régiment d'infanterie, pilote de l'escadrille SPA 15, en date du 25 juin 1918 : "Sous-officier animé du plus bel esprit du devoir. S'est rapidement révélé, au cours de combats acharnés et quotidiens, comme un pilote de chasse plein de bravoure, d'endurance et d'adresse. A abattu récemment dans nos lignes un biplace ennemi, remportant ainsi sa huitième victoire. Trois citations."

* Citation à l'ordre de l'armée de l'Adj Bernard Artigau du 144ème régiment d'infanterie, pilote à l'escadrille SPA 15, en date du 12 mai 1918 : "Pilote de chasse dont la bravoiure et l'allant sous pour ses camarades un très bel exemple. A remporté les 7 juin et 22 juillet 1918 ses 9ème et 10ème victoires. Quatre citations."

* Citation n° 12.480 à l'ordre de l'armée du Slt Bernard Artigau du 2ème groupe d'aviation, pilote à l'escadrille SPA 15, en date du 23 décembre 1918 : "Pilote de chasse hors de pair. Le 28 octobre 1918, a remporté sa onzième victoire. Médaillé militaire pour faits de guerre. Six Citations."

* Chevalier de la Légion d'Honneur et citation à l'ordre de l'armée du Slt Bernard Artigau au 144ème régiment d'infanterie, pilote ) l'escadrille SPA 15, en date du 25 avril 1919 : "Pilote de chasse hors de pair. Le 28 octobre 1918, a remporté sa onzième victoire. Médaillé militaire pour faits de guerre. Six Citations."

* Officier de la Légion d'Honneur du Ltt Bernard Artigau, en date du 14 juillet 1938 : "22 ans de service, 3 campagnes. A été cité. Chevalier de la Légion d'Honneur du 25 avril 1919. A servi dans l'aéronautique pendant la guerre 1914-1918. Titulaire de onze victoires aériennes."

Adj Bernard Artigau, pilote de l'escadrille N 15 / SPA 15 du 20 juin 1917 au 29 septembre 1919, pose en compagnie de son SPAD XIII sur le terrain de Mont-L'évêque, le 30 août 1918 - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Photo fond "Valois" de l'annexe BDIC du Musée de l'Armée des Invalides de Paris mis en ligne par le site de la BDIC.

Adj Bernard Artigau, pilote de l'escadrille N 15 / SPA 15 du 20 juin 1917 au 29 septembre 1919, pose en compagnie de son SPAD XIII sur le terrain de Mont-L'évêque, le 30 août 1918 - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Photo fond "Valois" de l'annexe BDIC du Musée de l'Armée des Invalides de Paris mis en ligne par le site de la BDIC.

Spad XIII équipé Photo baptisé "Jeannette" de l'Adj Bernard Artigau - Photo La Guerre Aérienne illustrée.

Adj Julien Jailler, pilote de l'escadrille N 15 / SPA 15 du 29 mars 1915 au 3 novembre 1917 - Titulaire de 12 victoires homologuées - L'avion est un Nieport 11 - Photo prise sur le terrain de Lemmes du 6 au 13 avril 1916 - Photo Jean Amigues transmise par Jean-Pierre Amigues, son petit-fils que je remercie pour son aide.

Adj Lucien Jailler - Né le 23 novembre 1889 à Roanne (42) - Fils d'Antoine Jailler et de Agathe Chatelus - Profession avant guerre Mécanicien - Engagé au 2ème groupe d'aviation de Bron à compter du 8 octobre 1911 - Brevet de pilote militaire n° 349 obtenu à l'école de Pau, le 25 août 1913 - Pilote de l'escadrille BL 9 d'avant le début de la guerre au 5 octobre 1914 - Affecté à la réserve de Tours à compter du 5 octobre 1914 - Nommé Caporal - Pilote de l'escadrille N 15 / SPA 15 du 29 mars 1915 au 3 novembre 1917 - Hospitalisé à l'hôpital de St-Pol à compter du 18 mai 1915 - Médaille Militaire et citation à l'ordre de l'armée en mai 1915 - Nommé Sergent - Nommé Adjudant, le 21 janvier 1916 - Chevalier de la légion d'Honneur et citation à l'ordre de l'armée, le 12 juillet 1916 + 4 citations à l'ordre de l'armée - Il a remporté 12 victoires homologuées - Pilote réceptionnaire de la société Henriot à compter du 18 décembre 1917 - Photo : Collection Daniel Porret que je remercie pour son aide.

* Citation à l'ordre de l'armée : "Le 16 mai 1915, n'a pas hésité avec un mousqueton à attaquer un avion allemand armé d'une mitrailleuse qui survolait nos lignes; après un combat de 20 mn, où il fit preuve des plus brillantes qualités de courage, a dû abandonner la lutte, atteint de 2 balles dans la cuisse; a montré la plus grande énergie en atterrissant normalement malgré sa blessure, et bien que son avion ait été atteint dans ses parties essentielles. Pilote de premier ordre dont la modestie égale la bravoure. Vient de livrer une série de combats aériens où il a toujours eu l'avantage. le 8 mars1916, a attaqué un avion ennemi dans ses lignes et l'a forcé à atterrir près des tranchées. Le 18, a attaqué 3 LVG et les a mis en fuite, bien qu'ayant reçu une balle dans son moteur. Le 1er avril, a combattu un autre avion à Etain-Spincourt et l'a forcé à atterrir. le 4, a abattu un LVG qui est tombé dans ses lignes. A effectué 232 heures de vol au-dessus de l'ennemi et livré 27 combats aériens.Le 8 mars 1916, a forcé un avion à atterrir dans les lignes allemandes. Les 1er et 4 avril, a attaqué et abattu deux autres appareils ennemis; le 26 juin, a descendu en flammes après l'avoir attaqué à 600 mètres d'altitude. Déjà deux fois cité à l'ordre de l'armée et décoré de la Médaille Militaire pour actions d'éclat."

MdL Louis de Diesbach de Belleroche - pilote de l'escadrille N 15 / SPA 15 - Brevet de pilote militaire n° 4663 en date du 1er octobre 1916. Une victoire homologuée et une probable - Gravement blessé en combat aérien, le 3 mai 1917 - Photo : Famille de Diesbach de Belleroche via le site Internet donné dans les bibliographies.

Ltt Pierre Gabriel Vincent Ernest Le Roy de Boiseaumarié - Né le 5 avril 1890 à Gray (Haute-Saône) - Fils de Napoléon Thomas Le Roy de Boiseaumarié (militaire) et de Marie Thérèse Joséphine Santino-Santini - Domiciliés au 4, rue des Trésorier de la Bourse à Montpellier (Hérault) - Profession avant service militaire Etudiant en droit - Classe 1910 - Recrutement de Montpellier (Hérault) sous le matricule n° 690 - Service militaire au 81ème régiment d'infanterie, le 7 octobre 1911 - Nommé Brigadier, le 27 mars 1912 - Affecté à la 16ème section de secrétariat d'état-major et du recrutement à Montpellier, le 28 septembre 1912 - Fin de service militaire et passage dans la réserve, le 6 novembre 1913 - Profession avant guerre Avocat - Rappelé par la mobilisation générale, le 2 août 1914 - Affecté au 9ème régiment d'artillerie, le 12 novembre 1915 - Passé à l'aéronautique militaire comme élève pilote, le 21 février 1916 - Brevet de pilote militaire n° 4110 obtenu à l'école d'aviation militaire d'Avord, en date du 2 août 1916 - Stage de perfectionnement à l'école d'aviation militaire de Buc - Stage de spécialisation à l'école d'aviation militaire d'Avord - Stage de tir à l'école d'aviation militaire de Cazaux - Stage de "Haute Ecole" à l'école d'aviation militaire de Pau, jusqu'au 20 décembre 1916 - Pilote du GDE du 20 décembre 1916 au 19 février 1917 - Evacué sur l'hôpital de Senlis, le 6 février 1917 - Transféré sur l'hôpital de Compiègne, le 10 février 1917 - Pilote de l'escadrille N 15 / SPA 15 du 19 février 1917 au XXX - Pilote de l'escadrille SPA 78 du XXX au 14 septembre 1918 - Une victoire homologuée contre un Drachen incendié dans les environs d'Ardeuil (Châlons-sur-Marne), le 6 avril 1917 - Nommé Maréchal des Logis, le 21 mai 1917 - Citation à l'ordre de l'armée, en date du 1er juin 1917 - Une victoire homologuée contre un Drachen abattu en flammes dans les environs d'Aure, le 22 juillet 1917 - Citation à l'ordre de le 2ème armée, en date du 13 août 1917 - Une victoire homologuée contre un avion abattu dans les environs du bois de Forges (Meuse), le 20 août 1917 - Une victoire non homologuée ou probable contre un avion combattu sur la côte 304 (Meuse), le 20 août 1917 - Médaille Militaire et citation à l'ordre de l'armée, en date du 20 août 1917 - Nommé Sous-lieutenant, à titre temporaire, le 6 janvier 1918 - Une victoire non homologuée ou probable, en compagnie de l'Adj André Bredin, contre un Albatros D III abattu dans les environs de Le Quesnoy-en-Santerre (Somme), le 4 mai 1918 - Citation n° 404 à l'ordre de la 3ème armée, en date du 8 mai 1918 - Une victoire homologuée contre un Fokker Dr I capturé dans les environs de St-Leu-d'Esserent (Oise), le 7 juin 1918 - Blessé par balle au cours de ce combat, aux commandes d'un SPAD XIII, le 7 juin 1918 - Reprendra sa place après convalescence, le 17 août 1918 - Citation n° 440 à l'ordre de la 3ème armée, en date du 24 juin 1918 - A remporté un total de cinq victoires homologuées - Disparu au cours d'une patrouille de chasse dans le secteur de Vigneulles-Flirey, le 14 septembre 1918 - Blessé au cours d'un combat aérien, il a été contraint d'atterrir en zone occupée par les Allemands et a été fait prisonnier - Fait prisonnier du 14 juillet au 19 novembre 1918 - Il a été interné à Metz (Moselle) - Citation n° 451 à l'ordre de la 5ème armée, en date du 17 décembre 1918 - Chevalier de la Légion d'Honneur et citation à l'ordre de l'armée, en date du 31 décembre 1918 - Démobilisé et nommé Sous-lieutenant, à titre définitif, le 25 juin 1919 - Marié avec Mlle Edmée Marie Anne Bernard Le Saint, à Châteauneuf-du-Pape, le 17 juillet 1919 - Sa femme est héritière du Château Fortia, un des prestigieux domaines de Châteauneuf-du-Pape - Il renonce dès lors à sa carrière judicière pour se consacrer au domaine viticole - Affecté, dans la réserve, au 99ème régiment d'artillerie, le 1er janvier 1921 - Domicilié au 4, rue des trésoriers de la Bourse à Châteauneuf-du-Pape, à compter du 2 novembre 1921 - Affecté, dans la réserve, au 56ème régiment d'artillerie de campagne - Nommé Lieutenant de réserve, à titre définitif, le 17 mai 1921 - Fit créer le syndicat des vignerons de Châteauneuf-du-Pape en 1924 - Fit créer le syndicat des Côtes-du-Rhône en 1929 - Fit délimiter l'appellation "Châteauneuf-du-Pape" et créa, avec le critique gastronomique Maurice Curnonsky, l'académie du vin de France en 1933 - Affecté, dans la réserve, au 15ème bataillon d'ouvriers d'aviation, le 1er avril 1933 - Est à l'origine de la création de l'INAO (Institut national de l'Origine et de la Qualité) en 1935 - Président de cet institut de 1947 à 1967 - Officier de la Légion d'Honneur, en date du 30 juin 1939 - Rappelé à l'activité, par la mobilisation générale, le 1er septembre 1939 - Parti aux armées, le 18 octobre 1939 - Hospitalisé, le 12 février 1940 - En convalescence de 45 jours à compter du 25 février 1940 - Reprend sa place, le 10 avril 1940 - Classé en affectation spéciale pour une durée de trois mois, au titre de la coopérative vinicole de Ste-Cécile-des-Vignes (Vaucluse), à compter du 13 mars 1940 - Rédige le journal professionnel "Le vigneron des Côtes du Rhône et du Sud-Est" - A édité des brochures spécialisées dans les vins - Président de l'Institut national des appellations d'origine - Président du comité national interprofessionnel des vins - Président du syndicat général des Côtes du Rhône - Décédé à Châteauneuf-du-Pape, le 16 juin 1967 - Le Roy de Boiseaumarié repose dans le caveau familial de la commune de Châteauneuf-du-Pape - Photo collection Daniel Porret (+) - Sources : Acte de naissance - Pam - Fiche matricule du département de l'Hérault - CICR - CCC de l'escadrille SPA 78 - JORF - Dernière mise à jour : 15 juin 2017.

* Citation n° 7234 à l'ordre du 12ème corps d'armée, en date du 11 avril 1917 : "Jeune pilote très allant. Le 6 avril 1917, a participé à l'attaque des Drachens ennemis avec une vigueur remarquable. Attaquant l'un d'eux, l'a suivi jusqu'à 250 mètres du sol et a réussi à l'incendier."

* Citation à l'ordre de l'armée du brig Pierre Marie Gabriel Vincent Ernest Le Roy de Boiseaumarie, pilote à l'escadrille N 78, en date du 1er juin 1917 : "Pilote de valeur toujours volontaire pour les missions périlleuses. Le 6 avril 1917, a incendié un Drachen ennemi en descendant à 200 mètres du sol. Le 11 mai 1917, a attaqué successivement deux ballons captifs, forçant les observateurs à descendre en parachute."

* Citation à l'ordre de le 2ème armée, en date du 13 août 1917 : "Pilote de très haute valeur, animé du plus bel esprit d'offensive. Le 22 juillet 1917, ayant poursuivi un avion ennemi jusque vers les abords (illisible) et à basse altitude, en a profité au retour pour attaquer un Drachen et le détruire."

* Médaille Militaire et citation à l'ordre de l'armée, du MdL Pierre Gabriel Vincent Ernest Le Roy de Boiseaumarié, pilote au groupe de combat n° 15, en date du 20 août 1917 : "Pilote hors de pair, sachant communiquer à ses camarades de combat, l'ardeur dont il est animé, les entrainant à l'attaque de deux avions et Drachens ennemis qu'il a harcelé avec une tenacité admirable pendant les dernières opérations. Le 20 août, a abattu un avion ennemi qui s'est écrasé dans ses lignes. Déjà cité trois fois." La présente nomination comporte l'attribution de la Croix de Guerre avec palme.

* Citation n° 404 à l'ordre de la 3ème armée du Slt Pierre Gabriel Vincent Ernest Le Roy de Boiseaumarié, au 9ème régiment d'artillerie, pilote à l'escadrille SPA 78, en date du 8 mai 1918 : "Pilote de chasse. A remporté sa 4ème victoire en abattant un avion de chasse ennemi."

* Citation n° 440 à l'ordre de la 3ème armée, en date du 24 juin 1918 : "Gravement blessé à l'atterrissage en rentrant d'une croisière au cours de laquelle il avait remporté sa cinquième victoire."

* Citation n° 451 à l'ordre de la 5ème armée, en date du 17 décembre 1918 : "Le 14 septembre 1918, s'est sacrifié pour dégager ses camarades faisant partie de la patrouille qu'il commandait et qui était attaquée par une patrouille ennemie supérieure en nombre. Accablé sous le nombre de ses adversiares, est tombé désemparé dans les lignes ennemies, ses camarades ayant pu grâce à son dévouement regagner nos lignes."

* Chevalier de la Légion d'Honneur et citation à l'ordre de l'armée du Slt Pierre Gabriel Vincent Ernest Le Roy de Boiseaumarié, au 9ème régiment d'artillerie, pilote à l'escadrille SPA 78, en date du 31 décembre 1918 : "Modèle de conscience, de bravoure modeste et d'indomptable énergie. Pilote de chasse qui a remporté cinq victoires officielles, attaquant souvent les patrouilles ennemies à une grande distance dans leurs lignes. Le 14 septembre 1918 à Pagny-sur-Moselle, s'est porté au secours d'un camarade attaqué par cinq Fokker, l'a dégagé et lui a permis de regagner nos lignes. Succombant sous le nombre, a été abattu grièvement blessé dans les lignes ennemies. A rejoint sa place, bien qu'incomplétement guéri, dès la signature de l'armistice. Une blessure antérieure. Médaille Militaire pour faits de guerre. Quatre citations."

* Officier de la Légion d'Honneur du Ltt Pierre Gabriel Vincent Ernest Le Roy de Boiseaumarié de la 17ème région militaire , en date du 30 juin 1939 : "48 ans de services, 4 campagnes. A été blessé et cité. Chevalier du 16 juin 1918."

Slt Henri Esprit Thomas Alfred Le Sort - Né le 26 juin 1888 à Fécamp (76) - Fils d'Auguste Le Sort et d'Amélie Bourgeois - Profession avant guerre aviateur - Appelé au 2ème groupe d'aviation comme pilote en octobre 1911 - Brevet de pilote militaire n° 459 en date du 28 avril 1914 - Nommé Adjudant, le 15 décembre 1914 - Pilote de l'escadrille HF 1 du 3 août 1914 au 17 janvier 1915 - Pilote de l'escadrille N 15 du 31 mars 1915 au 27 février 1916 - Nommé sous-lieutenant à titre temporaire, le 8 octobre 1915 - Pilote de l'escadrille N 65 du 1er mars 1916 au début 1917 - Nommé sous-lieutenant à titre définitif, le 15 avril 1916 - Pilote de la société Clerget-Blin à partir du 23 janvier 1917 - Entré en sursis, le 1er mars 1918 - Décédé des suites d'un accident d'avion sur le terrain de Villacoublay, le 20 avril 1918 - Chevalier de la Légion d'Honneur en mars 1916 - Médaille Militaire en août 1915 - Croix de Guerre - cinq citations à l'ordre de l'armée - 1 citation à l'ordre de la division - Henry Le Sort repose au cimetière des Gonards à Versailles - Photo Agence Meurisse 1916 - Mise en ligne par le site Gallica de la Bibliothèque Nationale de France.

Ltt Fernand Michel Campagne - Né le 6 août 1884 - Arme d'origine : infanterie - Brevet de l'aéroclub de France n° 782 du 9 mars 1912 - Brevet de pilote militaire n° 117 obtenu le 20 juin 1912 - Pilote de l'escadrille REP 15 - Pilote de l'escadrille C 27 à partir du 22 avril 1915 - Commandant de l'école d'aviation de Pau du 10 avril 1916 au 11 novembre 1917 - 2 citations à l'ordre de l'armée et une à l'ordre de la division en août 1914 - février 1915 - mars 1915.

* Citation à l'ordre de l'armée : "Grâce à un atterrissage audacieux en pleine forêt, a sauvé son observateur, assuré la transmission du renseignement qu'il rapportait et dépisté pendant toute une journée la poursuite d'un parti de cavalerie ennemie."

Ltt Maurice Léo Tétu - pilote de l'escadrille MS 15 - Né le 9 décembre 1885 à Avignon (Vaucluse) - Arme d'origine : 11ème régiment de Hussards - Brevet de pilote militaire n° 879 en date du 30 avril 1915 - Une citation à l'ordre de l'école d'aviation de Pau - Tué en combat aérien à Beuvre (59), le 4 juillet 1915. Il faisait équipage avec le Ltt Georges de la Rochefoucauld qui a également perdu la vie dans ce combat. Leur adversaire était probablement le Ltn Oswald Boelke du FAbt 62.

* Citation à l'ordre de l'armée : "Le 4 juillet 1915, exécutant une reconnaissance à longue portée, par un temps difficile, dans une zone particulièrement dangereuse défendue par l'artillerie ennemie, a accompli courageusement sa mission et a dû atterrir après avoir eu l'appareil gravement atteint par le feu de l'ennemi."

Slt Paul Pierre Joseph Schneider - Né le 1er août 1891 à Carignan (Ardennes) - Fils de Jean Casimir Schneider et de Berthe Marie Aubrion - Mère domicilié au 29, avenue Lossendal à Paris 15ème (75) - Profession avant guerre Ingénieur - Classe 1911 - Recrutement du 6ème bureau de la Seine sous le matricule n° 2563 - Engagé volontaire pour trois ans au titre du 1er régiment de génie, à compter du 6 mai 1910 - Passé 2ème sapeur mineur, le 9 mai 1910 - Nommé Caporal, le 6 novembre 1910 - Nommé Sergent, le 23 juin 1911 - Nommé Sergent-fourrier, le 23 septembre 1912 - Passé à l'aéronautique militaire comme élève pilote, le 5 novembre 1912 - Rengagé pour deux ans à compter du 6 mai 1913 - Placé en position hors cadre au 1er groupe aéronautique, le 8 mai 1913 - Passé à la 13ème section d'aviation d'Etampes, le 16 mai 1913 - Brevet de pilote militaire n° 322 obtenu à l'école d'aviation militaire d'Etampes, en date du 25 juillet 1913 - Affecté au 1er groupe d'aviation, le 1er janvier 1914 - Affecté au 20ème bataillon du 1er régiment de génie, le 8 avril 1914 - Affecté à la compagnie 26/1 du 10ème régiment du génie de Toul, le 1er mai 1914 - Détaché au service de l'aéronautique militaire, le 10 décembre 1914 - Détaché comme pilote de l'escadrille MS 3 du XXX au 31 mars 1915 - Pilote de l'escadrille MS 15 / N 15 du 29 mars 1915 au 31 juillet 1916 - A effectué son stage sur avion Nieuport du 16 au 25 août 1915 - Citation n° 100 à l'ordre de la 10ème armée, en date du 26 août 1915 - Citation n° 113 à l'ordre de la 10ème armée, en date du 5 octobre 1915 - Nommé Sous-lieutenant, à titre définitif, le 26 décembre 1915 - Stage de tir à l'école de tir aérien de Cazaux du 3 janvier au 1er février 1916 - A effectué un convoyage d'avion depuis la RGA du 1er au 3 mai 1916 - Nommé Adjudant, le 16 juin 1916 - Citation n° 164 à l'ordre de la 2ème armée, en date du 11 mai 1916 - Affecté comme instructeur à l'école d'aviation militaire de Pau du 1er août au 1er octobre 1916 - Affecté au Bourget avant mission en Roumanie du 1er au 8 octobre 1916 - Pilote de l'escadrille XXX de Roumanie du 8 octobre 1916 à la mi 1917 - Citation n° 58 à l'ordre de la mission militaire française en Roumanie, en date du 23 juin 1917 - Nommé Lieutenant, à titre définitif, le 7 juillet 1917 - Rentré de convalescence, le 17 juin 1918 - Pilote de l'escadrille SPA 15 du 30 juin 1918 au 3 septembre 1918 - Blessé par balle avec fracture de l'humérus gauche au-dessus de la région de Fismes - Craonne, le 3 septembre 1918 - Evacué sur l'hôpital de Château-Thierry (Aisne), le 4 septembre 1918 - Chevalier de la Légion d'Honneur et citation n° 1048 à l'ordre du GQG en date du 29 septembre 1918 - Soins et convalescence jusqu'au 2 septembre 1919 - Croix de guerre avec trois palmes de bronze - Proposé pour une pension d'invalidité de 25 % pour raideur modérée de l'épaule gauche par cicatrice adhérente par la 6ème commision de réforme de la Seine, le 3 octobre 1919 - Domicilié au 12, boulevard Péreire à Paris 17ème (75), à compter du 17 novembre 1919 - Profession après guerre représentant chimiste des industries agricoles - Rappelé à l'activité le 3 avril 1923 - A obtenu un congé sans solde de trois ans, le 7 avril 1923 - Affecté, pendant son congé sans solde, au 3ème régiment d'aviation, le 16 août 1923 - Affecté pendant son congé sans solde au 1er groupe d'ouvriers d'aéronautique, le 22 février 1926 - En congé sans solde de trois ans du 10 avril 1923 au 10 avril 1936 - A accompli une période d'instruction d'un mois au 1er groupe d'ouvriers d'aéronautique du 7 avril au 6 mai 1926 - A obternu un nouveau congé de trois ans, à compter du 10 avril 1926 - Maintenu en activité avec pension d'invalidité de 25 % pour séquelle de fracture par balle à l'humérus gauche avec raccourcissement de 2 cm par la commision de réforme de la Seine, le 27 octobre 1927 - Démissionnaire de son grade d'officier de l'armée active - Démission acceptée, le 5 juillet 1928 - Nommé Lieutenant de réserve et affecté au 38ème régiment d'aviation, le 13 août 1928 - Affecté, dans la réserve, au centre de mobilisation d'aviation n° 38 de Thionville-Basse-Yutz (Moselle), le 1er décembre 1928 - A effectué une période de réserve du 38ème régiment d'aviation de Thionville du 13 au 27 mai 1929 - Affecté, dans la réserve, au centre de mobilisation d'aviation n° 88 de Poitiers (Vienne), le 7 décembre 1929 - Nommé Capitaine de Réserve, le 25 juin 1931 - Domicilié au 2, rue Villiers à Levallois-Perret (Hauts-de-Seine), à compter du 16 juin 1931 - A obtenu le permis de conduire les véhicules automobiles de tourisme, le 21 novembre 1931 - A effectué une période de réserve supplémentaire au 38ème régiment d'aviation du 27 juin au 11 juillet 1932 - Affecté au centre de mobilisation d'aviation n° 31, le 1er avril 1933 - Affecté au centre de mobilisation d'aviation n° 34 au Bourget, le 23 juin 1933 - A effectué une période de réserve au centre de mobilisation d'aviation du 26 juin au 8 juillet 1933 - Maintenu sur sa demande dans le personnel navigant jusqu'à l'âge de 45 ans - Officier de la Légion d'Honneur, en date du 2 août 1935 - Affecté, dans la réserve, à la 17ème compagnie de l'air, le 26 décembre 1935 - Affecté, dans la réserve, à la base aérienne de Paris-Issy-les-Moulineaux, le 15 octobre 1936 (changement de dénomination de la 17ème compagnie) - Placé en affection spéciale, au titre de la 2ème région aérienne, pour une durée de trois mois, à compter du 1er avril 1938 - Nommé Commandant de réserve, le 25 décembre 1938 - Photo prise sur le terrain de Lemmes entre le 6 au 13 avril 1916 - Photo Jean Amigues transmise par Jean-Pierre Amigues, son petit-fils que je remercie pour son aide - Sources : Pam (2 fiches) - CCC de l'escadrille MS 15 / N 15 / SPA 15 - Fiche matricule du 6ème bureau de la Seine conservée aux archives départementales de Paris - LO dossier non communicable - JORF - Dernière mise à jour : 18 décembre 2019.

* Citation n° 100 à l'ordre de la 10ème armée de l'Adj Paul Schneider, pilote à l'escadrille MS 15, en date du 26 août 1915 : "Ayant attaqué au cours d'une patrouille de chasse un avion ennemi, a été obligé et à descendre dans ses lignes. Surpris au même moment par un deuxième avion allemand, ont fait preuve de courage en acceptant dans des conditions courageuses le combat au cours duquel leur appareil a été atteint dans ses parties essentielles." Etait en équipage avec le Ltt Guy de Lavergne.

* Citation n° 113 à l'ordre de la 10ème armée de l'Adj Paul Schneider, pilote à l'escadrille N 15, en date du 5 octobre 1915 : "Excellent pilote, recherchant les missions les plus périlleuses. 112 heures de vol, le 30 septembre, n'a pas hésité à franchir les lignes à basse altitude pour effectuer une reconnaissance importante et à la continuer malgré la poursuite d'avions ennemis. Au cours du combat qui s'ensuivit, a eu son passager tué et son appareil criblé de balles."

* Citation n° 164 à l'ordre de la 2ème armée du Ltt Paul Schneider, pilote à l'escadrille N 15, en date du 11 mai 1916 : "Pilote courageux et adroit, cherchant toutes les occasions de combattre. Le 1er avril 1916 a forcé un Aviatik à atterrir dans ses lignes. Le 2 avril, a fait descendre précipitamment un Fokker dans la région de D (censuré)."

* Citation n° 58 à l'ordre de la mission militaire française en Roumanie, en date du 23 juin 1917 : "Excellent pilote de chasse, d'une bravoure et d'un courage à toute épreuve comptant déjà deux victoires sur le front français. Le 18/31 mai, a attaqué un avion ennemi dans ses lignes, l'a poursuivi , combattu en descendant jusqu'à 500 mètres d'altitude et l'a abattu dans ses lignes."

* Chevalier de la Légion d'Honneur et citation n° 1048 à l'ordre du GQG du Ltt Paul Pierre Schneider au 10ème régiment du génie, pilote aviateur, en date du 29 septembre 1918 : "Officier de valeur, ayant une haute conception de son devoir. Pilote de chasse d'élite, s'est signalé depuis le début de la campagne par sa bravoure, sa conscience et son dévouement. Le 3 septembre 1918, après avoir descendu un ballon ennemi, a fait bravement tête à une forte patrouille qui l'attaquait. A été grièvement blessé au cours du combat. Quatre citations."

* Officier de la Légion d'Honneur du Cne Paul Pierre Joseph Schneider du centre de mobilisation d'aviation n° 31, en date du 2 août 1935 : "25 ans de service, 5 campagnes. A été blessé et cité. Un an de bonifications pour services aériens. Chevalier de la Légion d'Honneur du 29 septembre 1918. A accomplit quatre périodes d'entrainement aérien volontaires."

Sgt François Henri Herman Hentsch - Né en 1886 - Arme d'origine 13ème régiment d'artillerie - Brevet de pilote militaire n° 1633 obtenu le 22 septembre 1915 - Pilote de l'escadrille N 15 du 2ème trimestre 1916 au 9 août 1916 - Disparu au cours d'une mission spéciale à l'intérieur des lignes allemandes.

* Citation à l'ordre de l'armée : "Jeune pilote plein d'allant. Le 16 mai 1916, a attaqué à bout portant un avion ennemi de l'autre côté des lignes vers Vic-sur-Aisne, et l'a vu tomber désemparé, une aile brisée. A eu son hélice ébréchée et son fuselage crevé au cours du combat. Très bon pilote. Le 16 mai 1916, a abattu un avion dans les lignes ennemies et en a contraint un autre à atterrir le 20 mai. Le 26 juin, a descendu un Drachen en flammes. Déjà cité à l'ordre de l'armée."

Slt Henri Georges Louis - Né le 30 mars 1884 à Cumières (Marne) - Fils d'Adolphe Louis et de Constance Marie Crétin - Classe 1904 - Recrutement de Reims (Marne) sous le matricule n° 5 - Profession avant engagement Cultivateur - Engagé volontaire pour quatre ans, au titre du 27ème régiment d'infanterie, le 10 août 1903 - Nommé Caporal, le 21 septembre 1904 - Nommé Sergent fourrier, le 23 septembre 1905 - Nommé Sergent, le 1er mars 1906 - Nommé Sergent fourrier, le 12 juillet 1906 - Rengagé pour deux ans, à compter du 10 août 1907 - Rengagé pour un an, à compter du 10 août 1909 - Rengagé pour un an, à compter du 10 août 1910 - Rengagé pour deux ans, à compter du 10 août 1911 - Passé à l'aéronautique militaire, le 10 octobre 1912 - Brevet de pilote militaire n° 258 obtenu à l'école de Buc (Yvelines), le 3 mai 1913 - Médaille Militaire, en date du 11 juillet 1914 - Nommé Adjudant, le 16 août 1914 - Pilote de l'escadrille MS 15 du 1er avril au 12 décembre 1915 - Citation à l'ordre de l'armée, en date du 30 septembre 1915 - Chef pilote de l'école d'aviation militaire de Pau du 12 décembre 1915 au XXX - Pilote de l'escadrille N 69 du XXX au 31 mai 1916 - Grièvement blessé au cours d'un combat aérien contre deux avions allemands, le 12 mars 1916 - A réussi à ramener son avion sur le terrain de l'escadrille malgré qu'il ait été fortement endommagé - Il faisait équipage avec le Ltt Alexandre d'Orsetti qui a également été blessé au cours du combat - Chevalier de la Légion d'Honneur et citation à l'ordre de l'armée, en date du 24 mars 1916 - Décédé des suites de ses blessures à l'hôpital bénévole n° 2 bis (ambulance américaine) installé dans le lycée Pasteur au 9, rue d'Inkermann à Neuilly-sur-Seine, le 31 mai 1916 - Henri Louis repose tombe n° 7 dans le carré militaire du cimetière de Neuilly-sur-Seine (Hauts-de-Seine) - Sources : Pam - Liste des brevets militaires - CCC de l'escadrille MS 15 - CCC de l'escadrille N 69 - Fiche matricule du département de la Marne - Léonore - JORF - MpF (2 fiches) - Avis de décès émis par le département de la Seine - Dernière mise à jour : 26 janvier 2019.

* Chevalier de la Légion d'Honneur et citation à l'ordre de l'armée du Slt Henri Georges Louis, pilote à l'escadrille N 69 d'une armée, en date du 24 mars 1916 : "Au front depuis le début de la campagne ; 150 heures de vol au-dessus de l'ennemi, s'est montré aussi beau soldat que pilote remarquable et technicien compétent. Le 26 septembre 1915, par très mauvais temps, n'a pas hésité à franchir les lignes à basse altitude pour effectuer une reconnaissance importante. A eu son passager blessé et son appareil perçé de 50 éclats d'obus. Très ancien pilote, a déjà effectué de nombreuses reconnaissances et livré un grand nombre de combats. Le 12 mars 1916, bien que très grièvement blessé au cours d'un combat avec deux avions ennemis, a eu l'énergie de ramener sur le terrain d'atterrissage français, son avion mis hors d'usage par les projectiles ennemis."

Ltt Paul Pichon (observateur N 15) et Ltt Paul Bergeron (pilote N 15) - Photo prise sur le terrain de Lemmes du 6 au 13 avril 1916 - Photo Jean Amigues transmise par Jean-Pierre Amigues, son petit-fils que je remercie pour son aide.

* Ltt Paul Henri Bergeron - Né le 31 mars 1889 à St-Groux (Charente) - Fils d'Henri Bergeron et de Pauline Roux - Service militaire au 5ème escadron de Train des Equipage, le 18 mai 1908 - Brevet de pilote militaire n° 2034 obtenu à l'école d'aviation militaire d'Avord, le 2 décembre 1915 - Stage de transformation à l'école d'aviation militaire d'Avord jusqu'au 2 février 1916 - GDE du Plessis-Belleville du 7 février au 6 avril 1916 - Pilote de l'escadrille N 15 du 6 avril 1916 au XXX.

* Ltt Jean Maurice Pichon - Né le 21 juin 1885 à Alençon (Orne) - Fils de Alfred Pichon et de Julienne Chesnel - Domiciliés 3 rue Général Goury Landernau - Appelé au 14ème régiment de Dragons, le 8 octobre 1906 - Mobilisé au 4ème régiment de Spahis, le 2 août 1914 - Chevalier de la Légion d'Honneur et citation à l'ordre de l'armée, le 30 décembre 1914 - Passé à l'aviation comme observateur, le 13 février 1916 - Observateur de l'escadrille N 15 du 14 février au 2 avril 1916 - Stage à l'école de Compiègne du 17 mai au 1er juin 1916 - Parti comme élève pilote à Buc, le 8 août 1916 - Brevet de pilote militaire n° 4948 obtenu à l'école d'aviation militaire de Buc, le 22 novembre 1916 - Stage de transformation à l'école d'aviation militaire de Tours - Stages aux écoles de Châteauroux - Miramas (Istres) - Pilote de la section de St-Raphael - Pilote du CAM de Corfou - Rayé du personnel navigant, le 11 janvier 1918 - Affecté au 1er corps de cavalerie, le 18 janvier 1918.

De gauche à droite : Ltt Antoine Laplace (obs) - MdL Jean Amigues (pilote) - Ltt Paul Bergeron (pilote) photographiés à Lemmes (55), à l'occasion du départ d'Amigues de l'escadrille N 15, le 11 avril 1916 - Photo Jean Amigues transmise par Jean-Pierre Amigues, son petit-fils que je remercie pour son aide.

Cne Marcel Victor Doumer - Né le 12 juillet 1886 à Laon (02) - Fils de Joseph Athanase Paul Doumer (ancien ministre et futur président de la République) et de Marie Céline Blanche Richel - Domiciliés au 15, boulevard Delessert à Paris 16ème (75) - Classe 1906 - Recrutement du 2ème bureau de la Seine sous le matricule n° 2091 - Engagé volontaire, avec devancement d'appel, au titre du 4ème régiment de Hussards, à compter du 3 octobre 1906 - Nommé Brigadier, le 19 avril 1907 - Nommé Maréchal des Logis, le 12 octobre 1907 - Envoyé en congé en attendant de passer dans la réserve, le 25 septembre 1908 - Affecté, dans la réserve, au régiment de cavalerie de Meaux - Profession avant guerre ingénieur aux établissements Decauville de Corbeil - - Nommé Adjudant de réserve, le 23 février 1910 - A accompli une période d'exercices au 4ème régiment de Hussards du 1er au 23 septembre 1910 - Marié avec Mlle Jeanne Adrienne Désirée Cattelain à Paris (75), le 13 mai 1911 - Ils ont eu deux enfants, une fille et un garçon - Nommé sous-lieutenant de réserve et affecté au 20ème régiment de chasseurs à cheval, à la suite pour ordre pour être détaché au 289ème régiment d'infanterie caserné à Sens, le 16 juin 1911 - Le 289ème régiment d'infanterie fait partie de la 109ème brigade, 55ème division - A accompli une période d'exercices au 289ème régiment d'infanterie du 13 au 31 mai 1913 - Rappelé à l'activité au 289ème régiment d'infanterie, par la mobilisation générale du 2 août 1914 - Nommé Lieutenant de réserve, à titre définitif, le 7 mars 1915 - Citation à l'ordre de l'armée en date du 10 mai 1915 - Passé à l'aéronautique militaire comme élève pilote, le 15 novembre 1916 - Brevet de pilote militaire n° 5981 à l'école d'aviation de Juvisy, le 19 avril 1917 - Stage de perfectionnement "Avions rapides" à l'école d'aviation militaire d'Avord - Stage de spécialisation à l'école d'aviation militaire de Pau, jusqu'au 30 mai 1917 - Pilote du GDE du 30 mai au 15 juin 1917 - Pilote de l'escadrille N 15 du 15 juin au 9 décembre 1917 - Affecté à l'état-major du GC 13 du 9 décembre 1917 au 24 janvier 1918 - Commandant de l'escadrille SPA 88 du 24 janvier au 28 juin 1918 - Nommé Capitaine à titre temporaire, le 10 mars 1918 - Le 28 juin 1918, le capitaine rentrait seul après la dispersion des patrouilles quand il fut attaqué par trois Fokker d'un nouveau modèle - L'un d'eux fut mis à mal et préféra rentrer dans ses lignes, Doumer s'en prit à un second, quand le troisième réussit à placer une rafale en venant de l'arrière - Malgré la gravité de sa blessure, il parvient à rentrer dans les lignes françaises et à tomber à la lisière de la forêt, près du village de Dampleux - Quand des soldats arrivèrent pour le secourir, il n'avait plus la force de parler et pu juste leur montrer la plaque d'identité qui était à son bras et s'évanouit - Son SAPD XIII avait été criblé de balles - Il fut évacué sur le poste de secours du régiment d'infanterie puis sur l'ambulance 2/26 de Boursonne où il ne repris pas ses esprits et décéda quelques heures plus tard - Chevalier de la Légion d'Honneur et citation à l'ordre de l'armée, à titre posthume, en date du 29 juin 1918 - Photo extraite du livre "Les trois frères Doumer" paru en 1920 - Sources : Pam - CCC de l'escadrille N 15 - CCC de l'escadrille SPA 88 - Etat des Services - LO - JORF - Avis de décès - MpF - livre "Les trois frères Doumer" - Dernière mise à jour : 18 juillet 2017.

* Citation à l'ordre de l'armée du Ltt Marcel Doumer, au 20ème régiment de chasseurs à cheval, détaché à l'état-major de la 109ème brigade d'infanterie, en date du 10 mai 1915 : "Modèle de bravoure et de crânerie. S'est prodigué sans compter en toutes circonstances
depuisle début de la campagne. Le 30 août 1914, allant porter un ordre aux avant-postes, a été entouré par les fantassins ennemis, a eu son cheval tué sous lui par leur feu et ne s'est tiré de cette situation périlleuse que par son énergie et son sang-froid. Le 6 septembre, a ramené au combat des unités désorganisées et les y a
maintenues en faisant le coup de feu avec elles."

* Chevalier de la Légion d'Honneur et citation à l'ordre de l'armée, à titre posthume, du Cne Marcel Victor Doumer, au 20ème régiment de chasseurs, commandant de l'escadrille SPA 88, en date du 29 juin 1918 : "Chef d'escadrille d'élite, animé du sentiment du devoir le plus élevé; par ses remarquables qualités de chef, a su faire de son escadrille une unité homogène et un redoutable instrument de guerre. A été très grièvement blessé en pleine bataille à la tête de ses patrouilles. Deux citations."

Sgt Henri Emile Laurent est né le 28 novembre 1892 à Dieulouard (Meurthe-et-Moselle). Il est le fils d'Emile François Laurent (forgeron) et de Mme Valentine Lucot qui sont domiciliés au 15, rue de la Bouillante à Dieulouard (Meurthe-et-Moselle). Après ses études, il devient mécanicien-ajusteur. Appartenant à la classe 1912, c'est le bureau de Bar-le-Duc (Meuse) qui assure son recrutement pour le service militaire sous le matricule n° 1905. Il signe un engagement volontaire de trois ans, au titre du 2ème groupe aéronautique, le 29 avril 1913. Il est affecté comme mécanicien de l'escadrille MS 15 dès la fin de la période de formation. Dès l'arrivée de l'ordre de mobilisation générale, le 1er août 1914, l'escadrille se met en ordre de bataille et prépare ses matériels aériens et roulants. Ce sera fait le 7 août. Les quatre moteurs Le Rhône de réserve sont assemblés et mis au point par la mécanique. Du 5 au 7 août, une partie des mécaniciens part en ville pour préparer et transformer les automobiles réquisitionnées. Le 8, l'escadrille quitte Reims pour rejoindre Stenay. Normalement, l'ensemble aurait du faire mouvement à minuit mais comme une partie de la mécanique n'a pas rejoint, le départ n'a pu se faire qu'à 3 h et 1/2 du matin avec 15 jours de prison pour les retardataires. Le 11 août, nouveau transfert, cette fois sur Autrecourt, puis le 13, sur Belval, près de Mézières. Le 19, la REP 15 quitte Belval pour Philippeville. Henri Laurent part par la voie des airs, en compagnie du Sgt Constant Bourkadam. A leur arrivée, les aviateurs sont très bien reçus par la population. Le 23 août, toutes les unités aériennes doivent quitter vite fait les alentours de la ville car l'avance des troupes allemandes devient très menaçante. Deux des REP, qui ne sont pas en état de voler, sont brûlés sur place. La REP 15 retourne à Belval. Le 25 août, départ de Belval pour Laigny, via Aubenton. Deux jours plus tard, départ pour Sissonne. Le convoi est victime de nombreuses pannes automobiles. L'avion du Sgt Bourkadam est démonté, fait le voyage sur un plateau et sera remonté le lendemain. Le 29 août, départ pour Montdidier avec trois heures sur place avant de rejoindre St-Just-en-Chaussée. Laurent fait le trajet en avion comme passager, mais n'ayant pas mangé depuis la veille, est très malade pendant le trajet qui se fait à seulement 150 mètres d'altitude. Le 30 août, nouveau transfert, cette fois pour Creil. Son pilote part en reconnaissance en compagnie du Cne Geibel. Leur avion est touché, un éclat d'obus vient trancher une tige de culbuteur provoquant son arrêt total. Ils atterrissent près de batteries françaises et capotent. Ils rejoignent l'unité le lendemain, leur avion posé sur une plate-forme réquisitionnée sur place à un paysan à Roy. Le moteur est immédiatement démonté et expédié pour réparation par voie ferrée. L'avion n'aura pas cette chance et sera capturé par les Allemands qui prennent possession de la zone dès le lendemain. Henri Laurent était logé chez l'habitant, plus précisément chez M. et Mme Emile Decroix, contremaître à Creil. Le 1er septembre, départ précipité pour Berne-sur-Oise. L'aviateur Rongier, en réserve à Buc, arrive aux commandes d'un REP tout neuf destiné à son pilote. Le 2 septembre, Laurent décolle avec son pilote pour Ecouen. Le nouvel avion fonctionne normalement, le réglage moteur étant parfait. Arrivé sur place, Henri blinde les sièges avec des plaques d'acier chromé de 2 mm. Le 3 septembre, il part pour Vincennes afin de réparer un pneu éclaté. Pendant son séjour, il fera de nombreuses sorties en ville. Le 7, départ pour Compans-la ville comme passager du REP de Bourkadam. Il récupére de nombreuses bouteilles de vin blanc pillées dans un château par les anglais. Tous les jours, il accompagne son pilote en reconnaissance en partant de Saint-Souplet. Le 9 septembre, ils décollent pour Saint-Souplet. Le 12, ils décollent pour Villers-Cotterets. Pendant le trajet, ils observent de nombreux cadavres dans les champs. Sur place, ils vont réaliser de nombreuses reconnaissances. A l'occasion de l'une d'elle, ils atterrissent près de Belleu, au sud de Soissons. Le soir, voulant décoller pour Villers-Cotterets, ils sont contraints de renoncer, le moteur rotatif de leur REP ne donnant pas sa pleine puissance. Dans le noir, il leur est impossible de dépanner. En désespoir de cause, ils cachent leur avion derrière une meule et se couchent à côté, dans la paille. A 3 heures du matin, ils ont tellement froid qu'ils sont contraint d'allumer un feu pour se réchauffer. A 6 h, quand l'aube pointe son nez, Laurent nettoie la magnéto qui était sale, rendant l'étincelle trop faible. Ils peuvent enfin décoller. En vol, la tuyauterie de la pompe à essence se brise, 30 litres d'essence s'évanouissent dans la nature. Ils atterrissent sur une hauteur, mais de loin, les Allemands qui les ont repérés, réglent leur tir. Plusieurs obus explosent à 30 mètres de Laurent qui est à nouveau en plein dépannage. Encore une fois, il répare et les deux aviateurs peuvent rentrer sans mal au terrain. Le 3 octobre, un transfert est prévu vers Doullens. Les deux hommes partent en reconnaissance et sont encore victimes d'une panne mécanique, cette fois d'un cylindre fendu. Rentrés au terrain, Laurent démonte le moteur, change la pièce défectueuse. Pendant ce temps, l'escadrille a fait mouvement sur St-Pol. Le temps du dépannage, nos deux aviateurs restent seuls à Doullens pendant trois jours. Chaque jour, vers midi, un Taube allemand vient leur lâcher quatre bombes mais heureusement qui tombent à plus de 300 mètres de leur appareil. Le 7 octobre, ils peuvent enfin décoller de Doullens et gagner St-Pol où le reste de la REP 15 les attends. Sur place, ils réalisent deux missions de réglage d'artillerie sur Noeud-les-Mines et Berneville. Le 23 octobre, départ pour Bruay-en-Artois. Sur place, il alterne les sorties en ville à la recherche de conquêtes féminines et la réalisation d'un lance-bombe qui donne entière après essais. Bourkadam, le pilote auquel il est affecté, demande au commandant d'unité une récompence pour le travail accompli. Avec un avis favorable, la demande est transmise à l'état-major. Le 29 décembre, à 20 heures, un gros coup de vent balaie le terrain d'aviation. Toutes les tentes abritant les avions sont déchirées et les avions très endommagés. Une d'elle prend même feu, réduisant en cendres le REP qu'il contient. Les dégats sont évalués à 160.000 fr. La mécanique passe le reste de la nuit à veiller sur les avions et à vérifier que les attaches, les liant au sol, tiennent bien. Le 2 janvier 1915, départ par voie routière pour Béthune. L'escadrille REP 15 ne disposant plus d'appareil, les hommes sont logés chez l'habitant dans l'attente du remplacement du parc aérien de l'unité. Le 10 janvier, des avions neufs arrivent de Lyon. Laurent et son pilote en percoivent un. Henri passe les trois jours suivant à la mise au point du moteur et de ses équipements. Il est de nouveau proposé au grade de caporal, le 12 janvier. C'est la 5ème demande dans ce sens ! La maison REP récompense de 20 fr tous les mécaniciens de l'escadrille 15 qui ont assuré un parfait réglage des appareils livrés. Henri est logé chez Mme Carru, au 58, avenue de Bruay à Béthune et mène la belle vie pendant trois mois. Hélas toutes les bonnes choses ont une fin. Le 26 mars 1915, l'escadrille REP 15 quitte Béthune et s'installe à Bryas (Pas-de-Calais). Henri, quitte un bon lit douillet pour dormier les deux premières nuits sur la paille. Le changement est radical et le cafard bien grand. Le 1er avril 1915, la dotation de l'escadrille 15 change, les avions REP sont remplacés par des Morane-Saulnier type L. Henri Laurent devient 1er mécancien du Sgt Paul Pierre Joseph Schneider. Le 8 avril, le Morane-Saulnier piloté par le Sgt Schneider capote en atterrissant. Les deux hommes doivent partir pour la RGA du Bourget afin de percevoir un avion neuf. Sur place, plus occupé à compter fleurette à sa copine Jeanne, Henri écope de 8 jours de prison pour s'être présenté au décollage avec beaucoup de retard. Le retour vers Bryas s'est fait dans des conditions extrêmes, par un froid terrible. Ils mettent 1 heure 45 pour faire le trajet à 1600 mètres d'altitude. A l'atterrissage, Henri est frigorifié. A la 15ème demande, Henri est enfin nommé caporal, le 15 mai 1915. Le 1er juin, Schneider et Laurent partent en mission de chasse. Arrivé à 300 mètres d'altitude, le moteur cafouille sérieusement. Ils se posent et Laurent se met immédiatement au travail pour dépanner. C'est en fait la magnéto qui est grippée. L'incident étant identifié et la panne réparée, ils repartent. Au décollage, le fuselage se brise en deux et l'avion termine dans les paquerettes. Le 17 juin, après une mission de chasse de 4 heures, ils repartent pour un vol de réglage. A l'altitude de croisière, leur moteur cafouille et ils sont contraints d'atterrir dans un champ de blé, près de Tincques, à 10 km de Brias. En fin de course, leur avion part en capotage et est gravement endommagé. Le Sgt Schneider est indemne mais Henri est blessé par des contusions aux jambes, au bras et à la tempe gauche. Il aura des difficultés à se déplacer pendant quatre jours. Le 21 juin, ils partent pour la RGA du Bourget pour convoyer un nouvel avion. Il est proposé pour le grade de sergent, le 10 juin mais il faudra attendre le 12 août 1915 pour le voir promu dans ce grade. Il cumule maintenant 234 heures de vol. Le 24 août, le MS 15 déménage pour le terrain de Savy-Berlette dans le Pas-de-Calais. Le 11 septembre, le Cne René Turin, commandant de l'escadrille MS 15, en équipage avec le Slt Antoine Laplace, est blessé à la jambe droite au cours d'un combat aérien contre deux Aviatik. Son avion tombe de l'altitude de 2700 mètres et ne peut être rétabli qu'à seulement 700 mètres. Toujours en zone ennemie, ils passent les lignes à 300 mètres en se faisant copieusement arroser par l'artillerie ennemie. Le Morane est violement posé à 150 mètres des lignes adverses. Le soir même, Laurent reçoit un télégramme du capitaine expliquant les circonstances de l'incident et qu'il comptait sur lui pour aller récupérer ce qui pouvait l'être, le moteur, les armes et autres équipements. Henri part avec 6 mécaniciens et ils travaillent une partie de la nuit dans un silence absolu pour éviter d'attirer l'attention des Allemands vraiment très près. A 4 heures du matin, le travail de récupération est terminé, ils rentrent tous sains et saufs au terrain pour 8 heures. Désirant prendre une plus grande part dans les combats, il se porte volontaire pour le personnel navigant, le 13 octobre 1915. Sa demande étant acceptée, il quitte l'escadrille N 15, le 20 octobre 1915 pour être affecté comme bombardier / mitrailleur à l'escadrille VB 104 du 21 octobre 1915 au 21 mars 1916 puis dans le même rôle à l'escadrille VB 106 du 21 mars 1916 au 9 avril 1916. Au sein de ces unités de bombardement, il a accomplit de nombreuses missions de bombardements et de reconnaissances. En avril 1916, dix pilotes, dix observateurs sont mis à la disposition de l'armée russe. Avant de partir, ils ont tous été nommés sous-lieutenants, à titre temporaire. Laurent est affecté à l'aviation russe, à compter du 9 avril 1916 et nommé sous-lieutenant, à titre temporaire, le 10 avril 1916. Il est parti en Russie par voie maritime pour intégrer l'aviation russe, le 20 avril 1916 et est arrivé sur place, le 25 avril. A leur arrivée, les aviateurs français sont répartis dans les différentes divisions d'aviation russe. Laurent, avec le mécanicien Marius Delolme qui a été détaché à son service, est affecté à la 5ème division d'aviation. A son arrivée à l'escadrille russe 19, stationnée sur le terrain de Dvinsk, le 30 avril 1916, il ne dispose pas d'avion et reprend provisoirement ses fonctions de mécanicien. Dès que c'est possible, il prend part aux missions de chasse et est engagé dans trois combats aériens. Lors du premier, il échappe miraculeurement à la mort. Au cours du second, le 23 août 1916, il est blessé en livrant un dur combat pendant plus d'une demi-heure avec une mitrailleuse déréglée et avec laquelle il est contraint de tirer 165 cartouches en coup par coup, étant obligé de réarmer l'arme entre chaque coup. Lors de la troisième mission, le 27 août 1916, à bord du Nieuport 10 n° N 711, l'équipage, composé du porte-enseigne O. Pankratov (pilote russe issu du Génie) et du Ltt Henri Laurent (observateur français), est engagé contre une formation adverse bien supérieure en nombre. Laurent est à peine remis d'une blessure reçue, le 23 août 1916. Pendant le combat aérien qui suit, un des avions adverses est touché et s'écrase au sol. Un autre place une rafale de flanc et tue le pilote russe d'une balle explosive. Laurent, qui vient d'être blessé au bras, prend les commandes, redresse le Nieuport 10 et tente de rentrer. Ne disposant que d'une main, il essaie d'atterrir sur un terrain difficile, mais malheureusement, son appareil capote. Il décéde sur place quelques minutes plus tard. Les deux aviateurs ont eu de grandes funérailles à Dvinsk sous la présidence du Général Dragomiroff. La dépouille mortelle d'Henri Laurent a ensuite été transférée par voie ferrée sur Pétrograd, pour être finalement inhumée dans le cimetière catholique de la ville (Saint-Pétersbourg de nos jours), le 11 septembre 1916. Il y repose toujours. Le nom d'Henri Laurent est inscrit sur le monument aux morts de la commune de Dieulouard, où il est né. Ce monument a été inauguré, le 11 novembre 1920 - Sources : Registre des naissances de la commune de Dieulouard - Bulletin de naissance n° 56 de la commune de Dieulouard pour l'année 1892 - Journal de guerre d'Henri Laurent des années 1914 et 1915 - Archives familiales - Pam - MpF - CCC de l'escadrille MS 15 / N 15 - CCC de l'escadrille VB 104 - Fiche matricule conservée aux archives départementales de la Moselle - Hommage posthume du Lcl H. Olivari, attaché militaire de l'ambassade de France en Russie lu lors de l'inhumation d'Henri Laurent dans le cimetière catholique de Pétrograd (Saint-Pétersbourg de nos jours) - Citation russe décernée à Petrograd, le 5/18 octobre 1916 - Télégramme annoncant sa mort, le 13 septembre 1916 - Lettre à ses parents du Cdt H. Berger, chef de la mission d'aviation française en Russie, datée du 22 octobre 1916 - Dernière mise à jourt : Le 18 décembre 2019.

Pour ses faits d'armes dans la nuit du 11 au 12 septembre 1915, Henri Laurent reçoit la Croix de Guerre accompagnée d'une citation à l'ordre du service aéronautique de la 10ème armée (compte comme une citation à l'ordre du régiment) du Sgt Henri Laurent à l'escadrille N 15, en date du 13 septembre 1915 : "A assuré avec beaucoup de calme et de sang-froid, à proximité immédiate des tranchées ennemies et dans la zone des fusées éclairantes, le démontage et le transport de tout ce qui restait utilisable d'un avion de leur escadrille."

* Médaille de l'ordre de St-Georges de 4ème classe et citation à l'ordre des armées russes du front nord, en date du 5 / 18 octobre 1916 : "Les officiers de la (censuré) section d'avions de chasse, porte-enseigne du génie O. Pankratov et observateur mitrailleur lieutenant français Henri Laurent, ayant été avisé de l'arrivée d'une escadrille d'avions ennemis et bien que que le second d'entre eux ne fût pas encore rétabli d'une blessure reçue le 23 août prirent leur vol et entrèrent en lutte avec un adversaire supérieur en force. Le résultat du combat fut la chute rapide d'un des appareils ennemis. Peu après, notre appareil fut à l'improviste attaqué de flanc par un adversaire, l'aviateur Pankratov fut blessé mortellement par une balle explosive. Le lieutenant Laurent, malgré une seconde blessure reçue pendant le combat, prit la direction de l'appareil, le redressa, mais il perdit évidemment ses forces, et l'appareil glissant sur l'aile, tomba. Le lieutenant Laurent expira quelques minutes après."

MdL Charles Emile Jean Kuhling - Né le 15 novembre 1896 à Paris 9ème (75) - Fils de Charles Ferdinand François Kuhling et de Marie Eugénie Chevalier - Domicilié au 146, rue de Charonne à Paris 11ème (75) - Classe 1915 - Recrutement du 1er bureau de la Seine sous le matricule n° 54 - Profession avant guerre Comptable - Engagé au 3ème régiment d'artillerie lourde, le 1er janvier 1915 - Affecté au 105ème régiment d'artillerie lourde - Affecté au 55ème régiment d'artillerie de campagne - Affecté au 255ème régiment d'artillerie de campagne - Nommé Brigadier, le 1er mai 1916 - Passé à l'aéronautique militaire comme élève pilote, le 10 juin 1917 - Brevet de pilote militaire n° 8076 obtenu à l'école d'aviation militaire de Chartres, le 20 août 1917 - Stage de perfectionnement à l'école d'aviation militaire d'Avord - Stage à l'école d'aviation militaire de Pau, à compter du 8 novembre 1917 - Pilote du GDE du 8 novembre au 4 décembre 1917 - Lâché sur SPAD VII, le 12 novembre 1917 - Pilote de l'escadrille SPA 15 du 4 décembre 1917 au 23 mai 1918 - Nommé Maréchal des Logis, le 20 février 1918 - Tué au cours d'un combat aérien, aux commandes d'un SPAD XIII, contre un biplace dans les environs de Boulogne-la-Grasse (Aisne), le 23 mai 1918 - Citation à l'ordre de l'armée, à titre posthume, en date du 19 janvier 1919 - Citation à l'ordre de l'armée, en date du 7 mai 1919 - Charles Kuhling repose dans le cimetière de Bondy (Seine-Saint-Denis) - Photo Thierry Grier que je remercie pour son aide. Sources : Pam - Liste des brevets militaires - CCC de l'escadrille SPA 15 - MpF - Dernière mise à jour : 23 juillet 2017.

* Citation à l'ordre de l'armée du MdL Charles Kuhling du 255ème régiment d'artillerie, pilote à l'escadrille SPA 15, en date du 7 mai 1919 : "Excellent pilote animé de la plus belle ardeur. Au cours de cent heures de vol de chasse, a livré maintes fois combat loin dans les lignes ennemies, déployant toujours les plus belles qualités d'audace et de sang-froid. S'est déjà distingué dans le début de l'offensive par de fréquents mitraillages d'objectifs terrestres. Le 15 mai 1918, a contraint à atterrir dans nos lignes un biplace de chasse ennemi."

* Citation à l'ordre de l'armée, à titre posthume, du MdL Charles Kuhling du 255ème régiment d'artillerie, pilote à l'escadrille SPA 15, en date du 19 janvier 1919 : "Pilote de chasse de tout premier ordre. A toujours montré dans l'accomplissement des tâches les plus périlleuses un mépris souriant du danger et une abnégation rares. Le 23 mai 1918, a succombé glorieusement au cours d'un combat acharné livré contre un biplace."

Pilotes et mécaniciens de la 4ème escadrille du 2ème régiment d'aviation de Chasse (RAC) de Strasbourg-Neuhoff - Cette unité, héritière des traditions de l'escadrille SPA 15 de 1918, est arrivée à Strasbourg, le 1er janvier 1920 comme 104ème escadrille du 2ème RAC. Le 1er janvier 1920, avec la simplification de la numérotation des unités au sein des régiments de l'aéronautique militaire, elle prend l'appellation de 4ème escadrille. Cette unité restera sur Neuhoff jusqu'au 1er juin 1924, date à laquelle elle sera transférée sur Dijon, où elle deviendra la 5ème escadrille du 32ème RAM. Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Photo collection Michel Clouet que je remercie pour son aide.

Les hommes

Pilotes et observateurs de l'escadrille N 15 - De gauche à droite : Sgt Roger Daguzan (tué au combat sur Berny-en-Santerre), le 4 août 1916 - Slt X - Ltt Paul Bergeron - Ltt Raymond Lys (tué au combat sur Villers-Bretonneux, le 21 décembre 1915) - Ltt Clément Montassin - Ltt X - Adj Lucien Jailler 12 victoires homologuées - Cne René Turin commandant l'escadrille N 15 (tué au combat sur Vermandovilliers, le 6 septembre 1916) - MdL Denis Epitalon (fait prisonnier sur Spad VII n° 1234, le 15 avril 1917) - Sgt François Hentsch - Slt Paul Schneider, X, X, Adj Louis Delrieu. Si un lecteur possède cette photo plus nette, veuillez prendre contact avec l'auteur du site - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Photo La guerre aérienne illustrée

Slt Fernand Eugène Guyou - Né le 7 janvier 1891 à Champigny-sur-Marne (94) - Fils de Pierre Guyou et de Marie Eugénie Dietrich - Engagé au 2ème régiment de Spahis, le 11 février 1909 - Profession avant guerre Adjoint Technique - Mobilisé au 8ème régiment de Chasseurs à cheval, le 2 août 1914 - Médaille coloniale Maroc - Passé à l'aviation comme élève pilote, le 20 septembre 1915 - Brevet de pilote militaire n° 2697 obtenu à l'école d'aviation militaire de Buc, le 17 février 1916 - Stage de perfectionnement à l'école d'aviation militaire d'Avord jusqu'au 16 mars 1916 - GDE du 16 mars au 29 mai 1916 - Pilote de l'escadrille N 49 du 29 mai au 29 juin 1916 - GDE du 29 juin au 16 août 1916 - Pilote de l'escadrille N 15 du 16 août au 15 novembre 1916 - Blessé au combat, le 23 septembre 1916 - Evacué sur l'hôpital de Cayeux-en-Santerre, le 24 septembre 1916 - En congé de convalescence du 15 novembre au 20 décembre 1916 - Pilote de l'escadrille N 463 du CRP du 17 janvier au 14 août 1917 - GDE du 14 au 27 août 1917 - Pilote de l'escadrille N 93 / SPA 93 du 27 août 1917 au 12 juin 1918 - En mission à la RGA du Bourget du 13 au 24 novembre 1917 - Nommé Adjudant, le 25 janvier 1918 - Malade, il est admis à l'hôpital d'Abbeville du 17 au 28 mai 1918 - Nommé Sous-Lieutenant à titre temporaire, le 1er juin 1918 - Pilote de l'escadrille SPA 37 du 12 juin 1918 au 1er trimestre 1919 - Blessé au combat - Hospitalisé et convalescence du 14 novembre au 8 décembre 1918 - Chevalier de la Légion d'Honneur - 2 fois blessé au combat - Croix de Guerre et une citation à l'ordre de l'armée, le 19 novembre 1916 - 12 victoires homologuées - Pilote de ligne de la liaison Prague-Varsovie - Représentant général de matériel aéronautique de la société Potez - Rappelé dans l'armée de l'Air en 1939 - En avril 1940, basé à Essey-lès-Nancy - En juin 1940, chef de l'acrobatie de la base de Meknès (Maroc) - Décédé à Moulay Bousselham (Maroc), le 1er septembre 1944 - Repose dans le cimetière français de Meknés - Photo collection Ronan Furic que je remercie pour son aide.

Adj Jean Berthelot - pilote de l'escadrille SPA 15 - Né le 11 juillet 1894 à Saint Marc (29) - Arme d'origine : 30ème régiment de dragons - Passé à l'aviation, le **** - Brevet de pilote militaire n° 7365 en date du 8 juillet 1917 à Chartres - Affecté d'abord au CRP puis à l'escadrille SPA 15 du 7 octobre 1917 à la fin de la guerre - A remporté 11 victoires homologuées - Photo : M. Daniel Porret que je remercie pour son aide.

Adj Jean Berthelot dans son Spad VII - Ce pilote faisait marquer ses victoires sur l'arête dorsale de son avion - On peut d'ailleurs en apercevoir les silhouettes - Photo La Guerre Aérienne Illustrée

Cne Paul Ferdinand Chevillion - pilote de l'escadrille SPA 15 - Né le 10 janvier 1889 à Champenoux (Meurthe et Moselle) - Arme d'origine : 9ème régiment de hussard - Passé à l'aviation le 10 décembre 1915 - Brevet de pilote militaire n° 2583 en date du 2 février 1916 - 4 victoires homologuées - Photo : Archives escadron de chasse 1/7 "Provence" de Saint-Dizier

Ltt François Laporte - pilote de l'escadrille SPA 15 - Né le 29 janvier 1884 à Cutxam par Cazaubon (Gers) - Arme d'origine : 10ème régiment de Hussard - Passé à l'aviation, le 16 octobre 1916 - Brevet de pilote militaire n° 5352 en date du 11 février 1917 à Avord - A été formé aux écoles d'Avord et de Pau - Arrivé à l'escadrille N 15, le 20 juin 1917 - Photo : M.D Rougier

MdL Louis de Diesbach de Belleroche - pilote de l'escadrille N 15 - SPA 15 - Né à Hendecourt-lez-Ransart, le 31 août 1893 - Arme d'origine : 21ème régiment de Dragons - Engagé volontaire, le 2 octobre 1913 - Passé à l'aviation, le 17 juin 1916 - Brevet de pilote militaire n° 4663 en date du 1er octobre 1916 - A été formé aux écoles de Dijon - Chartres - Avord - Cazaux - Pau - Arrivé à l'escadrille N 15, le 20 février 1917 - Photo : Famille de Diesbach de Belleroche via le site Internet donné dans les bibliographies.

* Citation à l'ordre de l'armée, en date du 11 mai 1917 : "Jeune pilote plein d’ardeur et de cran. Le 12 avril, dans un premier combat, a attaqué un appareil ennemi vers Rethel, l’a mitraillé jusqu’au sol et l’a forcé à atterrir après avoir blessé le pilote."

* Citation à l'ordre de l'armée : "Pilote d’une conscience, d’une énergie et d’un moral remarquables. Le 12 avril et le 30 avril 1917, a forcé deux avions ennemis à atterrir. Le 3 mai, n’a pas hésité à livrer combat à cinq appareils allemands afin de dégager des appareils de réglage. A été très grièvement blessé."

Slt Antoine Cordonnier - pilote de l'escadrille SPA 15 - Né le 13 janvier 1892 à Roubaix (59) - Arme d'origine : 3ème régiment du génie - Passé à l'aviation : 29 février 1916 - Brevet de pilote militaire n° 4190 en date du 8 août 1916 - Formé aux écoles de Dijon - Avord - Chateauroux - Unités différentes : N 57 - SPA 15 - 5 victoires homologuées - Tué au combat à Sainte Restitue (02), le 28 juillet 1918 - Photo : SHD section Air de Vincennes.

Cal Henry Forster - pilote américain de l'escadrille SPA 15 - Né le 21 mars 1889 à New-York - Avant guerre négociant - Engagé au 1er étranger, le 21 juin 1917 - Passé à l'aviation comme élève pilote, le 22 juin 1917 - Brevet de pilote militaire n° 9686 à l'école d'Avord en date du 31 octobre 1917 - Ecole de Pau - EscadrilleSPA 74 - escadrille SPA 15. Photo Gregory Van Wyngarden que je remercie pour son aide.

Cne René Edouard Geibel - Né le 30 juin 1878 à Genève (Suisse) - Fils de Edouard Geibel et d'Albertine Duboy - Domiciliés 30, rue de la Pompe à Paris (75) - Classe 1898 - Recrutement du 6ème bureau de la Seine sous le matricule 501 Engagé volontaire pour trois ans à l'école militaire spéciale de Saint-Cyr, le 30 octobre 1897 - Nommé Sous-lieutenant et affecté au 130ème régiment d'infanterie, le 1er octobre 1899 - Nommé Lieutenant, le 1er octobre 1901 - Stage à l'école d'application pour le tir du camp Richard, le 15 février 1906 - Stage à l'école normale de gymnastique et d'escrime, le 11 novembre 1906 - Affecté au 144ème régiment d'infanterie, le 2 juillet 1912 - Elève pilote de l'école REP à Buc en juillet 1912 - Nommé Capitaine à titre définitif en date du 23 decembre 1912 - Affecté au 139ème régiment d'infanterie, le 28 décembre 1912 - Affecté au 117ème régiment d'infanterie, le 23 janvier 1914 - Brevet de pilote militaire n° 254 obtenu le 26 avril 1913 - Commandant de l'escadrille REP 15 de la fin avril 1913 au 1er avril 1915 - Chevalier de la Légion d'Honneur et une citation à l'ordre de l'armée, le 10 avril 1915 - Citation n° 44 à l'ordre du corps d'armée, en date du 13 avril 1915 - Affecté à division Caudron du GDE du 26 avril au 12 juin 1915 - Une citation à l'ordre du corps d'armée, en date du 30 mai 1915 - Commandant de l'escadrille VB 113 du XX mai au 10 juillet 1915 - Commandant de l'école militaire d'aviation d'Etampes d'août 1915 à avril 1916 - Stage de transformation au GDE d'avril à juin 1916 - Commandant de l'escadrille 303 DCA / SPAbi 412 de juin 1916 à juin 1918 - Nommé Chef de bataillon, le 28 juin 1918 - Commandant de la zone aéronautique de St-Dizier, à compter du 25 novembre 1918 - Affecté à l'état-major de la 20ème région militaire de Nancy d'août 1919 au 20 octobre 1919 - Commandant du 4ème régiment d'aviation d'observation, le 6 mai 1920 - Commandant du 34ème régiment d'aviation d'observation, le 1er août 1920 - A suivi les cours du centre d'études physiques de Metz du 3 septembre au 19 octobre 1923 - Officier de la Légion d'Honneur, le 9 juillet 1924 - Blessé au cours d'une reconnaissance en avion, au Nord de St-Just-en-Chaussée, le 28 août 1924 - Nommé Général de brigade aérienne - Commandeur de la Légion d'Honneur, le 10 décembre 1936 - Décédé, le 22 octobre 1960 - Sources : Pam - LO - CCC 113 - CCC 303 / 412 - Dernière mise à jour : 11/12/2014.

* Citation n° 44 à l'ordre de l'armée du Cne René Geigel, chef d'escadrille REP 15, en date du 13 avril 1915 : "A montré les plus brillantes qualités dans le commandement de l'escadrille REP 15. Affecté au 21ème corps d'armée et a su donner l'impulsion énergique à ses pilotes dans l'exécution de nombreuses reconnaissances et réglages effectués dans des circonstances atmosphériques souvent difficiles."

* Chevalier de la Légion d'Honneur et une citation à l'ordre de l'armée, en date du 14 avril 1915 : "Commande avec zèle et compétance une escadrille depuis la mobilisation et y a rendu de grands services. Le 30 août, au cours d'une reconnaissance qu'il accomplissait comme observateur, a reçu dans son avion, un projectile qui l'obligea à atterrir brusquement et a été, ainsi que son pilote, légèrement blessé à l'atterrissage."

* Citation à l'ordre du corps d'armée, en date du XXX : "A fait preuve d'une énergie, d'une tenacité et d'un sang-froid remarquables dans la poursuite d'un Zeppelin navigant à très haute altitude. Ayant par suite d'un étourdissement, fait une chute de 6300 m à 4500 m, repris la poursuite sitôt revenu à lui et ne l'a cessé qu'à bout d'essence."

Adj Georges Marcel Lachmann - Escadrille MS 15 - Né le 10 août 1890 - Arme d'origine : Aerostation - Diiférentes mutations : MS 15 - N 57 à partir du 16 mai 1915 - Brevet de pilote militaire n° 499 en date du 2 août 1914.

* Citation à l'ordre de l'armée : "A fait, dans des circonstances atmosphériques très dures, des reconnaissances sur l'ennemi en retraite devant le 6ème armée, s'est fait remarquer depuis le début de la campagne par son entrain et son courage."

Ltt Raymond Lis - pilote de l'escadrille N 15 - Né le 30 août 1888 à Armentières (59) - Avant guerre professeur de Gymnastique - Entré en service au 110ème régiment d'infanterie, le 7 octobre 1909 - Brevet de pilote militaire n° 633 en date du 28 octobre 1914 - 4 citations à l'ordre de l'armée, le 5 décembre 1915 - 11 mai 1916 - 1er juillet 1916 - CG 14-18 - LO le 3 septembre 1916 - Pilote de l'escadrille C 39 sur Caudron R 4 - Pilote de l'escadrille N 15 - Photo prise sur le terrain de Lemmes du 6 au 13 avril 1916 - Photo Jean Amigues transmise par Jean-Pierre Amigues, son petit-fils que je remercie pour son aide.

* Citation à l'ordre de l'armée : "Modèle de courage, d'adresse et de dévouement. Le 2 octobre 1915, a exécuté 5 fois de suite le bombardement d'une gare ennemie importante sur laquelle il a jeté 50 obus, quoiqu'il ait été chaque fois sérieusement canonné. Le 28 novembre 1915, chargé de protéger une revue, a porusuivi à moins de 1300 mètres d'altitude, jusqu'au-dessus de son propre aérodrome, un avion allemand. Au retour, bien que n'ayant plus de cartouches, a foncé sur un autre avion ennemi auqul il a réussi à en imposer et qui n'a pu venir survoler notre rassemblement. Pilote plein de mordant et d'entrain. Non content de rechercher le combat dans les lignes ennemies, a plusieurs fois poursuivi des avions ennemis à grande diqtance; le 2 avril 1926 a forcé un Aviatik à atterrir à Dannevoux, à 10 km en delà des lignes. Le 9 avril, en escorte de photographié, se trouvant seul à un moment donné pour protéger un avion MF et attaqué par 7 adversaires, les a tous mis en fuite et a forcé l'un d'eux à atterrir."

Ltt Paul Adrien Gastin - Né le 8 novembre 1886 au 8 rue Carreterie à Avignon (Vaucluse) - Fils de Louis Camille Gastin (négociant) et de Victorine Hortense Jouanny - Classe 1906 - Recrutement d'Avignon (Vaucluse) sous le matricule n° 1257 - Appelé pour effectuer son service militaire, au titre du 11ème régiment de Hussards, cantonné à Tarascon (Vaucluse), le 1er octobre 1907 - A obtenu le brevet spécial d'aptitude militaire, le 3 décembre 1907 - Nommé Brigadier, le 1er février 1908 - Blessé d'une entorse tibio-tarsienne gauche lors de la chute de son cheval dans la cours de la caserne, le 17 février 1908 - Nommé Maréchal des Logis, le 1er octobre 1909 - Elève officier de réserve, suite au concours de 1908 - A été classe 7ème sur 41 au concours d'admission - Suit les cours d'élève officier de réserve du 1er octobre 1908 au 31 mars 1909 - Nommé Sous-lieutenant de réserve, au titre du 9ème régiment de chasseurs, caserné à Auch (Gers), le 1er avril 1909 - Fin de service militaire, retour à la vie civile et passage dans la réserve - A accompli une période d'exercices au 9ème régiment de chasseurs à cheval du 3 au 26 juillet 1911 - A accompli une période d'exercices au 9ème régiment de chasseurs à cheval du 8 au 31 juillet 1913 - Nommé Lieutenant de réserve, le 31 juillet 1913 - Profession avant guerre Négociant, travaille avec ses parents qui sont commerçants - Rappelé à l'activité au titre du 7ème escadron du 9ème régiment de Chasseurs, le 3 août 1914 - Parti au front avec son unité, le 16 août 1914 - Passé à l'aéronautique militaire comme observateur - Stage d'observateur du 26 février au 10 mars 1915 - Observateur de l'escadrille MS 12 du 10 mars 1915 à juin-juillet 1915 - Vole en équipage avec le Cal Baudin - Croix de Guerre et citation à l'ordre de l'armée, en date du 19 avril 1915 - Citation à l'ordre du régiment, en date du 15 mai 1915 - Brevet de pilote civil n° 2264 délivré par l'Aéroclub de France et obtenu sur avion Maurice Farman, le 14 août 1915 - Brevet de pilote militaire n° 1484 obtenu à l'école d'aviation militaire d'Etampes, le 1er septembre 1915 - Insigne métallique de pilote militaire (macaron) n° B 977 - Stage de transformation à l'école d'aviation militaire d'Avord jusqu'au 3 novembre 1915 - Pilote de la RGA du 3 novembre 1915 au 23 février 1916 - Pilote de l'escadrille N 49 du 23 février 1916 au 31 janvier 1917 - Une victoire probable, non homologuée, à bord du Nieuport 11 n° N 807, contre un avion combattu dans les environs de Belfort, le 29 avril 1916 - Un avion allemand venait bombarder le terrain de Fontaine, Gastin l'approche à 50 mètres et le mitraille. L'ennemi chute de 2.200 m à 400 mètres mairs se rétablit en bout de course et regagne ses lignes - Citation à l'ordre de la 7ème armée, en date du 12 mai 1916 - Première victoire homologuée, aux commandes du Nieuport 11 n° N 807, contre un Aviatik abattu dans les environs de Sentheim, le 22 mai 1916 - Ses adversaires étaient probablement le Gefr George Schöef (pilote) et le Ltn Ludwing Frhr von Türcke (obs) du FlAbt 206) qui ont été tués - Il a mitraillé l'avion adverse à 50 mètres et a battu ses adversaires avec un chargeur de 47 cartouches - Grade de Chevalier de la Légion d'Honneur et citation à l'ordre de l'armée, en date du 3 juin 1916 - 2ème victoire homologuée contre un Aviatik abattu dans les environs de Cernay, le 23 octobre 1916 - Citation à l'ordre de la 7ème armée, en date du 28 octobre 1916 - 3ème victoire homologuée contre un avion abattu dans les environs d'Altkirch, le 1er novembre 1916 - Citation à l'ordre de la 7ème armée, en date du 11 novembre 1916 - Citation à l'ordre de la 7ème armée, en date du 9 décembre 1916 - 4ème victoire homologuée contre un avion abattu au Nord-Ouest d'Altkirch, le 25 janvier 1917 - Ses adversaires étaient probablement les Vfw Arthur Pfau (pilote) et Ltn Friedrich Henning (obs) du FlAbt 282 qui ont été tués dans les environs de Gomersdorf, à 8 km à l'ouest d'AZltkirch - 5ème victoire homologuée, en coopération avec le Ltt Pierre Jaillé, contre un Albatros C abattu dans les environs de Traubach-le-Bas, le 28 janvier 1917 - Le pilote allemand a été fait prisonnier - Commandant de l'escadrille N 84 du 31 janvier au 23 avril 1917 - Citation à l'ordre de l'armée, en date du 2 février 1917 - Citation à l'ordre de l'armée, en date du 8 février 1917 - Affectation inconnue du 23 avril au 16 août 1917 - Commandant par intérim de l'escadrille N 15 du 16 août au 5 septembre 1917 - Blessé par balle sur la face externe de la jambe droite en combat aérien, aux commandes d'un SPAD VII, contre trois monoplaces allemands, au dessus du bois de Mallancourt (Meuse), le 5 septembre 1917 - Il réussit à rentrer au terrain et est évacué sur un hôpital - Soins et convalescence, jusqu'à 6 novembre 1917 - Commandant de la SPA 84 du 7 novembre 1917 au 29 août 1918 - Citation à l'ordre de l'armée, en date du 13 octobre 1917 - Nommé Capitaine à titre temporaire, le 3 décembre 1917 - Passé à l'armée active, le 17 janvier 1918 - Nommé Capitaine à titre définitif, le 19 avril 1918 - 6ème victoire homologuée, en coopération avec les Ltt Lucien Cayol, Sgt Faurel, Sgt Panel contre un avion abattu dans les environs de Dreslincourt (Oise), le 17 août 1918 - Commandant du GC 23 du 1er septembre au 13 novembre 1918 - Le GC 23 est composé des escadrille SPA 82, SPA 150, SPA 160, SPA 161, SPA 169, SPA 170 - Titulaire de six victoires homologuées pendant le 1ère guerre mondiale, 5 à la N 49 et une à la SPA 84 - Commandant de l'école de chasse du CIACB du 14 novembre 1918 au 1er avril 1919 - Grade de Chevalier de l'ordre de la Couronne Belge et décoré de la Croix de guerre belge, le 19 décembre 1918 - Affecté au service de la navigation aérienne du sous-secrétariat d'état de l'aéronautique et des transports aériens, le 2 avril 1919 - Décoré de la Military Cross britannique, le 27 octobre 1919 - Classé en position "Hors cadre aéronautique", le 20 mai 1920 - Grade d'Officier de la Légion d'Honneur, en date du 16 juin 1920 - Affecté au 2ème régiment d'aviation de chasse de Strasbourg, le 8 mai 1921 - Rejoint le régiment et nommé commandant du 2ème groupe de chasse du 2ème RAC, le 31 mai 1921 - Le 3ème groupe de chasse est composée des 4ème escadrille (traditions de la SPA 15), 5ème escadrille (SPA 65), 6ème escadrille (SPA 84) - En occupation des pays Rhénans du 31 mai au 26 juin 1921 - Stage de franchissement de grade de capitaine à commandant au centre d'études d'infanterie à Versailles (Yvelines) du 16 avril au 9 juin 1923 - Nommé Chef de bataillon, le 25 décembre 1923 - A participé à la fête de l'aviation militaire sur l'aérodrome de Hendon en Angleterre, le 28 juin 1921 - Le 2ème RAC avait envoyé cinq pilotes, le Cdt Gastin, Ltt Robert, Ltt Dutmal, Ltt Gaillard, Ltt Volmerange - Affecté au service général du ravitaillement en matériel d'aviation et désigné comme membre de la commission d'admissibilité des appareils prototypes, le 7 mai 1929 - Nommé Lieutenant-colonel, le 25 juin 1930 - Grade de Commandeur de la Légion d'Honneur, en date du 30 juin 1932 - A reçu cette décoration par le Général de Division Hergault, membre du Conseil supérieur de la Guerre, le 14 juillet 1932 - Affecté à la commission centrale des essais en vol - Affecté au service général du ravitaillement en matériel technique de l'armée de l'Air, le 13 mars 1934 - Nommé Colonel, le 25 mars 1934 - Affecté à la direction des constructions aériennes, le 1er avril 1934 - Nommé commandant des personnels militaires mis à disposition des contructions aériennes, le 7 avril 1934 - Nommé Directeur adjoint, le 20 avril 1934 - Commandant de la 3ème demi-brigade aérienne et de la 3ème escadre aérienne, le 11 décembre 1934 - A participé au meeting aérien de Bucarest et a été blessé au cours d'un accident d'avion, le 30 mai 1936 - Hospitalisé à l'hôpital de la ville jusqu'au 14 juin 1936 - A regagné Châteauroux en voie ferrée - Commandant, par intérim, de la 3ème brigade aérienne, à compter du 1er juillet 1936 - Lettre de félicitation n° 3783 du Ministre de l'Air, en date du 7 août 1936 - Commandant, par intérim, de la 31ème brigade aérienne, le 15 septembre 1936 - Embarqué à Marseille, le 28 novembre 1936 - Débarqué à Casablanca, le 1er décembre 1936 - Rejoint Meknès, le 3 décembre 1936 - En mission en Tunisie du 24 avril 1937 au 1er mai 1937 - Commandant de l'aviation militaire en Tunisie du 6 décembre 1937 au 1er juillet 1938 - Commandant de la 32ème brigade aérienne du 1er juillet 1938 au 2 septembre 1939 - Nommé Général de Brigade, le 25 janvier 1939 - Affecté au bataillon de l'air n° 201, le 2 septembre 1939 - Commandant de l'aviation en Tunisie du 2 septembre 1939 au 1er juillet 1940 - Commandant en second de la région aérienne de Tunisie du 20 août au 20 septembre 1940 - Placé en congé du personnel navigant du 20 août au 20 septembre 1940 - Commandant du service historique de l'armée de l'Air du 20 septembre 1940 au 4 avril 1943 - Nommé Secrétaire général à la défense aérienne du gouvernement de Vichy du 4 avril 1943 au 28 mai 1944 - Arrêté par les Allemands en avril 1944 - PLacé en congé, le 28 mai 1944 - Est jugé à la libération pour cupabilité d'indignité nationale - Son dossier est confié à la Haute cour de Justice, le 8 mai 1945 - Après un réquisitoire définitif, il obtient un non-lieu, le 17 février 1949 - Mis à la retraite d'office, le 25 janvier 1950 - Décédé à Nice (Alpes-Maritimes), le 25 août 1976 - Photo collection Ronan Furic que je remercie pour son aide - Sources : Registre d'état-civil (acte n° 781) de la ville d'Avignon (Vaucluse) - Pam (2 fiches) - Etat des services - Fiche matricule conservée aux archives départementales du Vaucluse - Registre de l'escadrille N 15 / SPA 15 - CCC de l'escadrille N 49 - CCC de l'escadrille N 84 / SPA 84 - LO - JORF - Site internet "As 14-18" de David Méchin - Bailey/Cony - Revue L'Aérophile - Revue Les Ailes - Revue L'Air - Journal La Croix du Nord - Dernière mise à jour : 8 juillet 2021.

* Citation n° 14 à l'ordre de la 7ème armée du Sgt René Paul Bodinn pilote à l'escadrille MS 12 et Ltt Paul Adrien Gastin, observateur à l'escadrille MS 12, en date du 12 mai 1916 : "Ont donné la mesure de leur courage en poursuivant une reconnaissance au milieu des obus jusqu'au moment où leur appareil fut endommagé. Pendant que l'appareil en panne regagnait péniblement nos lignes, l'observateur continuait avec calme à relever les organisations défensives ennemies."

* Citation à l'ordre de la 7ème armée du Ltt Paul Adrien Gastin au 9ème régiment de chasseurs à cheval, pilote à l'escadrille N 49, en date du 12 mai 1916 : "Pilote de chasse, d'un entrain et d'une hardiesse remarquables. S'est déjà distingué dans de nombreux combats aériens notamment, en avril 1916 où, plusieurs avions ennemis étant venus effectuer un bombardement, il s'est porté résolument à leur rencontre, et, s'attaquant à l'un d'eux, l'a mis nettement hors de combat, l'obligeant à faire une descente de 2,000 mètres de haut, et à repasser les lignes tout près du sol, visiblement désemparé."

* Grade de Chevalier de la Légion d'Honneur et citation à l'ordre de l'armée du Ltt Paul Adrien Gastin, pilote de l'escadrille N 49, en date du 3 juin 1916 : "Pilote d'élite, d'une ardeur et d'une énergie exceptionnelles. A engagé en peu de temps plus de dix combats contraignant toujours les appareils ennemis a fuir. Le 22 mai 1916, a attaqué résolument un avion de combat, et, malgré le feu violent de son adversaire, s'est approché jusqu'au corps à corps pour le mitrailler à coup sur; a réussi à l'abattre dans nos lignes, après en avoir blessé mortellement le pilote et le passager. Déjà trois fois cité à l'ordre."

* Citation à l'ordre de la 7ème armée du Ltt Paul Adrine Gastin, pilote à l'escadrille N 49, en date du 28 octobre 1916 : "A brillamment contribué à la protection d'une opération de bombardement à grande distance."

* Citation à l'ordre de la 7ème armée du Ltt Paul Adrien Gastin, pilote à l'escadrille N 49, en date du 11 novembre 1916 : "Pilote de chasse d'une audace et d'un allant hors de pair. Le 23 octobre, a attaqué et abattu un avion ennemi qui est tombé dans ses lignes et a pu être pris aussit^t sous le feu de notre artillerie."

* Citation à l'ordre de la 7ème armée du Ltt Paul Adrien Gastin, pilote à l'escadrille N 49, en date du 9 décembre 1916 : "Le 1er novembre, a attaqué seul un groupe de 4 avions ennemis, et, après un court combat. a abattu un de ceux-ci, ce qui porte à trois le nombre d'avions abattus par cet officier."

* Citation à l'ordre de l'armée du Ltt Paul Adrien Gastin, pilote à l'escadrille N 49, en date du 2 février 1917 : "Pilote de tout premier ordre. Le 25 janvier 1917, a abattu un avion allemand qui est tombé dans nos lignes, ce qui porte à quatre le nombre d'avions ennemis abattus par cet officier."

* Citation à l'ordre de l'armée du Ltt Paul Adrien Gastin, pilote à l'escadrille N 49, en date du 8 février 1917 : "Le 28 janvier 1917, a abattu un avion ennemi qui est tombé dans nos lignes, ce qui porte à cinq le nombre d'avions abattus par ce pilote."

* Grade d'Officier de la Légion d'Honneur du Cne Paul Adrine Gastin au service de la navigation aérienne, en date du 16 juin 1920 : "

* Grade de Commandeur de la Légion d'Honneur du Lcl Paul Adrien Gastin de la direction général technique, en date du 30 juin 1932 : "24 ans de services, 5 campagne, une blessure, huit citations, 6 ans de bonifications pour services aériens. Officier du 16 juin 1920."

* Lettre de félicitation n° 3783 du Ministre de l'Air, en date du 7 août 1936 : "Désigné pour représenter l'armée de l'Air au meeting internationnal de Bucarest, le 3ème escadre a mis en ligne une escadrille qui a rempli dans des conditions remarquables la mission qui lui était confiée, admirablement secondée par deux équipages du groupe reconnaissance de Cazaux. Cette unité a effectué un voyage d'une parfaite régularité malgré les circonstances atmosphériques parfois défavorables. La présentation de l'escadrille au meeting a été particulièrement remarquée, suscitant l'admiration de tous les spectateurs. Par ailleurs, la magnifique tenue du matériel met aussi en valeur tout le dévouement et tout le soin qu'ont apporté les mécaniciens, cependant peu nombreux à la préparation des avions et des moteurs, ainsi qu'à leur entretien au cours des escales. Je vous prie de vouloir bine exprimer toute ma satisfaction au colonel gastin et au Cdt Cathal qui ont préparé et dirigé ce voyage, ainsi qu'à tout le personnel placé sous leurs ordres, pour les belles qualités dont ils ont fait preuve dans l'accomplissement de cette mission."

Slt Gaston Léon Raymond de Ronseray - observateur de l'escadrille N 15 - Né au château de Champfleury à Carrières-sous-Poissy (Seine-et-Oise), le 15 juin 1877 - Fait ses études à Saint-François d'Evreux et à Saint-Cyr de 1895 à 1898. Echoue à l'oral de Saint-Cyr et se tourne vers une carrière civile - Avant la guerre, il était représentant d'une société britannique de colonisation et de construction pour le port de Casablanca - Il était marié sans enfant - Mobilisé comme MdL au 22ème régiment d'artillerie, le 2 août 1914 - Il prend part aux combats de Charleroi - Promu sous-lieutenant au 11ème régiment d'artillerie, il est engagé dans les combats de Reims, du fort de la Pompelle, de Saint-Thierry et de la Somme - Passé à l'aviation comme observateur fin août 1915, il est détaché à l'escadrille N 15 stationnée au camp de Savy près d'Aubigny-en-Artois - Le 30 septembre 1915, son avion est attaqué par un Aviatik au-dessus de Sampoux (Arras) à basse altitude. Il est frappé d'une balle de mitrailleuse en plein coeur. Son pilote, l'Adj Paul Schneider, le ramène au camp de Savy, où sa famille prévenue put lui rendre un dernier hommage - Le 1er octobre 1915, ses obséques furent célébrées à Aubigny-en-Artois, en présence de ses camarades de l'escadrille N 15 et d'une délégation du 11ème régiment d'artillerie, et du représentant du général d'urbal, commandant la 10ème armée.

* Citation à l'ordre de l'armée : "Affecté sur sa demande à une escadrille de chasse, y a fait preuve des plus hautes qualités militaires. Le 30 septembre 1915, n'a pas hésité à franchir les lignes à basse altitude pour effectuer une reconnaissance importante, et à la continuer, malgré la poursuite d'avions ennemis. A été tué en combattant l'un d'eux."

* Extrait de sa dernière lettre envoyée le 27 septembre 1915 : "... ces chasses fantastiques sont folles de danger, mais on a l'impression qu'on rend un service personnel à son pays, et toutes les fois, on lui offre sa vie...."

Cne Yves Charles Marie Rolland comte de Chambaudoin d'Erceville - Né le 22 février 1888 à Alençon (Orne) - Fils de Maurice Denis Elisabeth Rolland de Chambaudoin d'Erceville et de Louise Marie Thérèse Lechaudé d'Anisy - Domiciliés au 191, rue Ste Merri à Fontainebleau (Seine-et-Marne) - Profession avant engagement Etudiant - Classe 1908 - Recrutement de Fontainebleau sous le matricule n° 11 - Engagé volontaire pour trois ans au 7ème régiment de Dragons, le 7 octobre 1907 - Nommé Brigadier, le 2 février 1908 - Nommé Maréchal des Logis, le 29 septembre 1908 - Nommé MdL fourrier, le 30 septembre 1909 - Nommé Aspirant et admis à l'école d'application de cavalerie, le 1er octobre 1910 - A obtenu la mention "bien" et classé 47 / 92 en sortie de l'école d'application de cavalerie - Réengagé pour un an, le 30 septembre 1910 - Nommé Sous-lieutenant et affecté au 3ème régiment de Spahis, le 1er octobre 1911 - Prend part aux opérations militaires en Algérie du 30 septembre 1911 au 23 juin 1912 - Prend part aux opérations militaires du Maroc Occidental du 24 juin 1912 au 30 juin 1914 - Combats des Tedders, le 6 décembre 1912 - Combats de nuit d'El Hajel, les 18 et 25 mars 1913 - Combat de Tizera, le 24 mars 1913 - Participe à l'affaire de Tigrigra, le 2 avril 1913 - Participe à l'affaire d'Auras, le 18 avril 1913 - Participe à l'affaire de Souk-Auvras, le 3 août 1913 - Lettre de félicitation n° 3 à l'ordre général, à l'ordre du 7 septembre 1913 - Nommé Lieutenant, le 1er octobre 1913 - Décoré de la médaille coloniale du Marocc avec agrafe "Maroc" - Médaille commémorative du Maroc - Officier du Ouissam Alaouite - Affecté au 31ème régiment de Dragons, le 9 juin 1914 - Citation à l'ordre du 31ème régiment de Dragons, en date du 27 juin 1915 - Passé à l'aéronautique militaire comme observateur stagiaire, le 14 avril 1915 - Observateur de l'escadrille MS 48 / N 48 du 13 juillet 1915 au 4 juin 1916 - Brevet d'observateur, en date du 25 juillet 1915 - Citation à l'ordre de la 2ème division de cavalerie, en date du 20 octobre 1915 - Brevet de pilote militaire n° 2790 obtenu à l'escadrille MS 48, le 28 février 1916 - Citation n° 97 à l'ordre du DAL, en date du 28 mars 1916 - Pilote de l'escadrille N 23 du 4 juin au 10 septembre 1916 - Citation n° 360 à l'ordre de la 2ème armée, en date du 26 août 1916 - Commandant de l'escadrille N 15 du 10 septembre 1916 au 24 août 1917 - Nommé Capitaine à titre temporaire, le 4 septembre 1916 - Stage de tir à l'école de tir aérien de Cazaux du 8 au 20 novembre 1916 - Nommé Chef pilote de l'école d'aviation militaire d'Ambérieux, le 6 octobre 1917 - Nommé Chef pilote de l'école d'aviation militaire d'Istres, le 23 décembre 1917 - Nommé Adjoint au commandant du GC 18 (escadre 1), le 16 février 1918 - Nommé Adjoint du commandant de l'aéronautique du 16ème corps d'armée, le 3 mai 1918 - Nommé Adjoint au chef de l'aéronautique du Groupe d'armée Fayolle, le 19 décembre 1918 - Chevalier de la Légion d'Honneur, le 28 décembre 1918 - Citation n° 174 à l'ordre de la 3ème division de cavalerie (Général de Boisseau), en date du 24 mars 1919 - Affecté à l'inspection technique de l'aéronautique de Paris, le 3 juillet 1919 - Congé de deux ans sans solde, à compter du 22 avril 1920 - Affecté au 4ème régiment d'aviation d'observation, le 22 avril 1920 - Administré par le 34ème régiment d'aviation, le 1er août 1920 - Affecté au 2ème régiment d'aviation d'observation de Strasbourg, le 2 octobre 1920 - Admis en position de Réserve spéciale, le 8 février 1921 - Affecté au 11ème régiment d'aviation, le 25 mai 1921 - Affecté au 29ème régiment de Dragons, le 15 août 1921 et maintenu détaché aéronautique - Affecté définitivement à l'aéronautique militaire, le 20 juin 1923 - Nommé capitaine à titre définitif, le 28 août 1923 - A accompli une période obligatoire de cinq semaines du 21 janvier au 24 février 1924 - Classé en disponibilité, le 26 décembre 1925 - Administré par la 11ème escadre de bombardement, le 1er octobre 1932 - Administré par la 11ème escadre d'aviation lourde de défense, le 1er octobre 1933 - Administré par la base aérienne 111, le 1er janvier 1934 - Administré par la base aérienne 138, le 1er octobre 1934 - Admis à la retraite, le 7 octobre 1937 - Affecté dans la réserve au Bataillon de l'air n° 122 de Chartres, le 28 juillet 1938 - Date de cessation du service, le 31 décembre 1941 - Officier de la Légion d'Honneur, le 31 octobre 1961 - Décédé le 10 novembre 1963 - Sources : Pam - Liste PN - LO - CCC MS 48 / N 48 - CCC N 23 - CCC N 15 - Etats des services - FM Seine-et-Marne - Dernière mise à jour : 5 décembre 2015 - Photo transmise par Monique Gallais que je remercie pour son aide.

* Citation n° 38 à l'ordre général (fait au quartier de la résidence Rabat), en date du XX avril 1913 : "Fait au quartier de la résidence à Rabat pour avoir le 24 mars 1913 au combat de Tizera montré le plus grand courage en repliant sa troupe par bonds avec calme sous un feu des plus vifs. Le 2 avril à Tigrigra, s'est emparé avec trois pelotons, de troupeaux marocains dont il sabra les défenseurs."

* Lettre de félicitation n° 3 à l'ordre général, à l'ordre du 7 septembre 1913 : "Commandant un peloton à l'arrière garde pendant la marche rétrograde du 4 août 1913, est courageusement maintenu en position pour permettre aux (unités) d'infanterie de se décrocher, et bien que serré de près par un ennemi particulièrement mordant à, grâce à ses dispositions judicieuses, réussi à se dégager sans subir de pertes."

* Citation à l'ordre du 31ème régiment de Dragons, en date du 27 juin 1915 : "Les 22 et 23 juin 1915 chargé d'appuyer avec ses mitrailleuses une attaque sur les tranchées ennemies a fait preuve d'initiative se portant à un endrot avancé d'où il a pu battre efficacement les positions ennemies."

* Citation à l'ordre de la 2ème division de cavalerie, en date du 20 octobre 1915 : "A dirigé avec beaucoup d'énergie et d'entrain une reconnaissance le 13 août sur Réchicourt et Jutecourt au cours de laquelle il a eu son cheval tué sous lui et qui, le 22 août près d'Herméniel, a mené son peloton avec beaucoup de vigueur."

* Citation n° 97 à l'ordre du Détachement d'armées de Lorraine, en date du 28 mars 1916 : "Officier remarquable par sa bravoure et son dévouement. Recherche les missions les plus périlleuses et les entreprend avec un sang-froid et une énergie dignes de tous éloges. Au cours de 90 heures de vol qu'il a exécutées en arrière des lignes ennemies, a livré de nombreux combats particuièrement acharnés dans lesquels il a toujours affirmé sa supériorité."

* Citation n° 360 à l'ordre de la 2ème armée, en date du 26 août 1916 : "Officier d'une consciences et d'un dévouement admirable et d'un courage à toute épreuve. Pilote exemplaire livrant des combats quotidiens et donnant le plus bel exemple à tous ses inférieurs. Le 27 juin 1916, attaque deux avions ennemis et rentre avec son réservoir percé et dix balles dans son appareil. Le 24 juillet, n'hésite pas à se mesurer avec trois appareils ennemis qu'il mit en fuite successivement. Le 12 août, mitraille à bout portant un avion allemand qui pique jusqu'au sol."

* Citation n° 174 à l'ordre de la 3ème division de cavalerie (Général de Boisseau), en date du 24 mars 1919 : "A parfaitement dirigé le service de son escadrille pendant les opérations des 19, 20, 21 mars 1917. A participé lui-même à ce service, volant très bas et donnant de très utiles renseignements sur l'évacuation par l'ennemi de plusieurs villages et la destruction de plusieurs ponts."

Lle Cne René Turin lit son rapport aux pilotes de l'escadrille N 15 sur le terrain de Lemmes, au début avril 1916 - Photo Jean Amigues transmise par Jean-Pierre Amigues, son petit-fils que je remercie pour son aide.

Ltt Antoine Laplace (obs) - Cne René Turin (pilote) - Ltt Clément Montassin (obs) - Slt Jean Pichon (obs) - Sgt Dagusan (pilote) - Slt Roger Bourelly (pilote) - Caporal d'Heudières (mitrailleur) sur le terrain de Lemmes (55), en début avril 1916 - Photo Jean Amigues transmise par Jean-Pierre Amigues, son petit-fils que je remercie pour son aide.

La mécanique de l'escadrille N 15 sur le terrain de Lemmes (55) pendant la 1ère semaine d'avril 1916 : Sgt Camille Limacher, chef mécanicien - Adj Lépine - Sgt Salinx (matériel) - Sgt Rousseau (fourrier) - Photo Jean Amigues transmise par Jean-Pierre Amigues, son petit-fils que je remercie pour son aide.

Cne René Marie Joseph Turin - Né le 7 février 1879 à Brest (Finistère) - Fils d'Edmond Pierre Marie Turin (officier de Marine) et de Mathilde Jeanne Pointeau - Domiciliés au 1, Contour de la Motte à Rennes (Ille-et-Vilaine) - Classe 1899 - Recrutement de Rennes sous le matricule n° 593 - Engagé volontaire pour trois ans au titre de l'école militaire spéciale de St-Cyr, le 24 octobre 1899 - Promotion "d'In Salah" 1899-1901 - A été blessé par un cheval qui lui a donné un copu de pied qui liui a touché le genou droit, provoquant la déchirure des attaches du ligament, le 14 septembre 1900 - Blessé lors d'une chute au cours d'un exercice de voltige à cheval au manège d'Auvergne avec fractures des 2ème et 3ème métatarsiens du pied droit - Sorti 273ème sur 546 élèves de l'école de St-Cyr - Nommé Sous-lieutenant et affecté au 12ème régiment de Chasseurs, le 30 septembre 1901 - A suivi à l'école d'équitation de Saumur, le cours des sous-lieutenants élèves du 15 mars au 21 août 1902 - Sorti 53ème sur 81 élèves de l'école de Saumur - Nommé Lieutenant, le 1er octobre 1903 - Nommé Adjoint au trésorier, le 12 juin 1905 - Affecté au 14ème régiment de Chasseurs, le 24 septembre 1913 - A suivi le cours d'officier observateur en aéroplane au camp de Châlons-sur-Marne du 29 juin au 11 juillet 1914 - Citation à l'ordre de l'armée, en date du 2 octobre 1914 - Nommé Capitaine, le 1er novembre 1914 - Elève pilote de l'école d'aviation de Pau, à compter du 1er janvier 1915 - Brevet de pilote civil n° 1793, obtenu sur avion Blériot, à l'école d'aviation militaire de Pau, décerné par l'Aéroclub de France, le 26 février 1915 - Brevet de pilote militaire n° 768 obtenu à l'école d'aviation militaire de Pau, le 1er avril 1915 - Pilote du CRP du 5 au 20 avril 1915 - Pilote de l'escadrille MS 15 du 20 avril au 1er mai 1915 - Commandant de l'escadrille MS 15 du 1er mai 1915 au 6 septembre 1916 - Prend part aux combats de l'Artois de mai à octobre 1915 - Chevalier de la Légion d'Honneur et citation à l'ordre de l'armée, en date du 3 juin 1915 - Blessé par balle à la jambe droite au cours d'un combat aérien, au Sud de Savy-Berlette (Pas-de-Calais), le 11 septembre 1915 - Pour cette mission, il faisait équipage avec le Slt Antoine Laplace - Citation à l'ordre de l'armée, en date du 13 septembre 1915 - Evacué sur l'hôpital central n° 35 de Paris et convalescence jusqu'au 25 novembre 1915 - Pilote à la RGA du 25 novembre au 12 décembre 1915 - Le 10 février 1916, il livre combat à plusieurs avions allemands dans les environs de Pommier et les met en fuite - Pour ce fait d'arme, il reçoit la Military Cross britannique des mains du Gal Allenby, commandant de la 3ème armée britannique - Citation à l'ordre de l'armée, en date du 23 juin 1916 - Tué au combat, aux commandes du Nieuport XVI baptisé "Sole Mio", au cours d'une liaison d'infanterie dans les environs de Vermandovillers, le 6 septembre 1916 - Volant à quelques mètres d'altitude, il est atteint par un tir de mitrailleuse - Le lendemain, un de ses pilotes, l'Adj Jailler part à sa recherche et reconnait son Nieuport écrasé, non moins de la tranchée de l'Uranus, entre les lignes - Le soir même, il part, accompagné du Ltt Montassin et du Sgt Delrieu pour ramener le coprs de son chef - Après sept heures de marche dans un labyrinthe de tranchées, ils parviennent au lieu où repose le capitaine - Son avion a déjà été dépouillé de ses instruments - L'officier a été atteint de plusieurs balles de mitrailleuses qui l'ont touché à la poitrine - Ils enveloppent son corps dans l'entoilage de son avion et raménent son corps dans les lignes - A été inhumé à Grivesnes - Citation à l'ordre de l'armée, à titre posthume, du Cne René Turin, commandant l'escadrille MS 15, en date du 13 septembre 1916 - Citation à l'ordre de l'armée, à titre posthume, en date du 2 avril 1920 - Photo La Guerre Aérienne Illustrée - Sources : Pam - Liste des brevets militaires - LO - CCC de l'escadrille N 15 - Fiche matricule du département de l'Ille-et-Vilaine - JORF - L'Aérophile - La Guerre Aérienne Illustrée - MpF - Dernière mise à jour : 27 août 2017.

* Citation à l'ordre de l'armée du Ltt René Marie Joseph Turin, du 14ème régiment de chasseurs, observateur en aéroplane, en date du 2 octobre 1914 : "Après avoir combattu au début de la campagne à la tête de son peloton, a été appelé pour être observateur. Grâce à des qualités de coup d'oeil et de sang-froid, s'est adapté très vite à sa mission. A fait au-dessus des lignes ennemies de nombreuses reconnaissances, souvent rendues pénibles par le mauvais temps. Au cours d'une reconnaissance arrêtée au-dessus des lignes ennemies par une panne de moteur, a fait preuve de sang-froid en se repérant exactement sous une pluie de balles et de projectiles et en aidant le pilote à reconnaître les lignes alliées pour y atterrir." "

* Chevalier de la Légion d'Honneur et citation à l'ordre de l'armée du Cne René Turin, commandant de l'escadrille MS 15, en date du 3 juin 1915 : "Officier aussi valeureux que modeste; a toujours exécuté avec succès les missions qui lui ont été confiées. Comme observateur, s'est signalé par la netteté et la précision de ses renseignements dans des circonstances souvent difficiles. Comme pilote, a donné à son personnel l'exemple des plus brillantes qualités de sang-froid, d'entrain et d'audace. A plus de 150 haures de vol sur l'ennemi et deux citation à l'ordre de l'armée."

* Citation à l'ordre de l'armée du Cne René Turin, chef de l'escadrille MS 15, en date du 10 juin 1915 : "Chef d'escadrille de premier ordre, comme pilote, donne à son personnel l'exemple des plus belles qualités de sang-froid, d'entrain et d'audace. (A plus de 150 heures de vol sur l'ennemi.)

* Citation à l'ordre de l'armée du Cne René Turin, pilote commandant l'escadrille MS 15, en date du 13 septembre 1915 : "Le 10 septembre 1915, a fait preuve de courage et de sang-froid, au cours d'un combat engagé avec deux puissants avions ennemis. Blessé lui-même, a réussi à ramener dans nos ligne, après une chute de 1000 mètres, son appareil endommagé."

* Citation à l'ordre de l'armée du Cne René Turin, commandant l'escadrille N 15, en date du 23 juin 1916 : "A fait de son escadrille une unité remarquable en imposant, par son exemple, à tout son personnel le plus haut sentiment du devoir. s'est lancé avec une intrépidité héroïque à l'attaque de tous les groupes d'avions ennemis rencontrés; le 31 mars et le 27 avril, n'ayant pas attendu ses pilotes pour engager le combat, a lutté seul contre plusieurs avions allemands et est rentré avec son appareil gravement atteint."

* Citation à l'ordre de l'armée, à titre posthume, du Cne René Turin, commandant l'escadrille MS 15, en date du 13 septembre 1916 : "Modèle de devoir et de bravoure. A commandé pendant plus d'un an une escadrille de combat, notamment pendant les offensives de (censuré), la bataille de (censuré) et la battaille de (censuré). A constamment payé de sa personne en tête de ses pilotes en tenant à l'honneur de tout faire son métier aérien et d'assurer en même temps, de façon parfaite, le commandement de son unité. Le 6 septembre, parti volontairement pour une observation d'infanterie particulièrement importante et périlleuse, est descendu à quelques mètres des fantassins qui s'élançaient à l'assaut, est tombé glorieusement au milieu d'eux."

* Citation à l'ordre de l'armée, à titre posthume, du Cne René Marie Joseph Turin, commandant l'escadrille MS 15, en date du 2 avril 1920 : "Officier observateur en avion de haute valeur et grande bravoure. Tombé glorieusement pour la France, le 6 septembre 1916, en mitraillant les tranchées à faible altitude. Chevalier de la Légion d'Honneur. Six citations antérieures."

Cne Georges Marcel Lachmann - Né le 10 août 1890 à Paris (75) - Fils d'Alphonse Lachmann et de Françoise Loehler - Domiciliés 140, boulevard de l'Hôpital à Paris - Classe 1910 - Recrutement du 3ème bureau de la Seine sous le matricule n° 2230 - Service militaire au bataillon d'aérostiers de Versailles, à compter du 10 octobre 1911 - Affecté au centre d'aviation d'Etampes comme motocycliste - Mécanicien de l'escadrille MF 5 d'Epinal - Breveté mécanicien en 1912 - Engagé pour un an en 1913 pour devenir élève pilote - Brevet de pilote civil n° 1724, délivré par l'Aéroclub de France, à l'école REP de Buc, le 16 juillet 1914 - Brevet de pilote militaire n° 499 obtenu à l'école d'aviation de Buc, en date du 2 août 1914 - Pilote de l'escadrille REP 27 du 30 août 1914 au 21 janvier 1915 - Citation à l'ordre de l'armée, en date du 27 septembre 1914 - Pilote de l'escadrille REP 15 / MS 15 du 21 janvier au 15 avril 1915 - Nommé Adjudant, le 20 mars 1915 - Pilote de la RGA du 15 avril au 24 mai 1915 - Pilote de l'escadrille N 57 du 24 mai au 21 juillet 1915 - Médaille militaire et citation à l'ordre de l'armée, le 29 juin 1915 - Pilote de l'escadrille N 561 de Venise du 7 août 1915 au 4 mai 1916 - Citation à l'ordre de l'armée, en date du 7 décembre 1915 - Croix de Guerre italienne - Chevalier de la Couronne d'Italie - Pilote de l'escadrille N 57 du 27 mai 1916 au 26 janvier 1917 - Une victoire homologuée contre un Drachen abattu dans les environs d'Ham, le 15 juillet 1916 - Une victoire homologuée, en coopération avec le Ltt Jean Matton et le MdL Georges Flachaire, contre un Albatros abattu dans les environs de Souilly, le 28 juillet 1916 - Une victoire homologuée, en coopération avec l'Adj Maxime Lenoir, contre un avion abattu dans les environs de Gincrey, le 12 août 1916 - Citation n° 342 à l'ordre de l'armée, en date du 14 août 1916 - Détaché à l'escadrille C 4 du XXX au 2 novembre 1916 - Chevalier de la Légion d'Honneur et citation n° 844 à l'ordre de l'armée, en date du 6 janvier 1917 - Affecté au détachement aviation de la mission militaire française en Russie - Parti pour Lyon-Bron (2ème groupe d'aviation), le 26 janvier 1917 - Nommé Sous-lieutenant à titre temporaire, le 2 mars 1917 - Commandant de l'escadrille N 581 / SPA 581 du 23 avril 1917 au 15 mars 1918 - Blessé au combat au cours d'une chute d'avion pendant une attaque de Drachen, le 26 juin 1917 - Contusions violentes au thorax, luxation du Coccys, fracture de l'index gauche - Une victoire homologuée contre un avion abattu dans les environs de Chileveff (Ukraine), le 4 septembre 1917 - Une victoire homologuée contre un Drachen abattu en Galicie (Ukraine), le 19 septembre 1917 - Citation à l'ordre de l'armée, en date du 19 septembre 1917 - Une victoire homologuée contre un Drachen abattu en Galicie (Ukraine), le 3 octobre 1917 - Une victoire homologuée contre un biplace abattu dans les environs de Malinise (Ukraine), le 4 octobre 1917 - Citation à l'ordre de l'armée, (rappel du 30 octobre 1918) - Une victoire homologuée contre un biplace abattu au Nord de Lallisse (Ukraine), le 8 octobre 1917 - Citation à l'ordre de l'armée, (rappel du 30 octobre 1918) - Une victoire homologuée contre un Drachen abattu en Galicie (Ukraine), le 16 octobre 1917 - Chevalier de St-Georges de Russie - 9 victoires homologuées - Nommé Lieutenant, le 24 décembre 1917 - L'escadrille SPA 581 est rapatriée, le 15 mars 1918 - Il reste à Moscou, sous le commandement du Général Lavergne, attaché militaire - Pour ne pas être pris, fait 650 km à pied en 45 jours, faisant le sourd et muet pour ne pas être découvert et rejoint le corps expéditionnaire allié au Sud de Mourmansk. Citation à l'ordre de l'armée, (rappel du 30 octobre 1918) - Forme et commande une escadrille, stationnée au Sud d'Arkhangelsk - Bombarde les flottilles communistes sur la Dwina - Réalise des missions de 200 km en monoplace avec bombes armées avant le départ - Reçoit la Military Cross britannique - A reçu neuf citations à l'ordre de l'armée pendant la Grande Guerre - Rentre en France à l'armistice - Capitaine à titre temporaire, le 12 janvier 1919 - Mission en Tchécoslovaquie du 27 janvier 1919 au 27 janvier 1921 - Commandant de l'escadrille BR 590 (escadrille de Bohême) du 9 avril au 31 octobre 1919 - Blessé en SAC suite à un accident aérien après le décollage à Nysts, le 25 septembre 1919 - Blessures au nez, à la joue droite, arcade sourcilliaire droite - Sur le front de Slovaquie contre les communistes Hongrois - Deux citations à l'ordre de l'armée Tchéque - Met en place tous les terrains d'aviation de Slovaquie et organise le 1er régiment d'aviation Tchécoslovaque avec 4 escadrilles, un parc dont il reçoit le commandement - Croix de Guerre Tchécoslovaque - Chevalier de Lion Blanc Tchéque - Cité à l'ordre de l'armée tchécoslovaque - Insigne de pilote d'honneur thécoslovaque - Affecté au 34ème régiment d'aviation (aéronautique de l'Afrique Occidentale Française) du 8 juin 1921 au 25 juillet 1923 - Commandant du parc de la base de Dakar-Ouakam - Nommé Capitaine à titre définitif, le 21 juillet 1921 - A fait construire la plupart des batiment comme les ateliers, les garages, l'atelier photo, les magasins et les soutes d'eau douce, un second hangar métallique (d'origine allemande) - A fait construire un hangar métallique sur le terrain de St-Louis-du-sénégal et des batiments sur celui de Kaolack - A organisé des lignes et des terrains de secours sur Bamako - Konakry (Guinée), Bamako-Sikasso-Bouaké (Côte d'Ivoire) et Bamako-Dedougou-Ouagadougou (Haute-Volta), soit 2500 km de lignes et 40 terrains d'aviation - Inauguration de ces lignes sur Breguet 14 à moteur Renault de 300 HP sur l'itinéraire Dakar-Bamako-Segou-Dedougou-Ouagadougou (Haute-Volta) avec retour par Bamako, puis Bamako-Sikasso-Bouaké (Côte d'Ivoire) avec retour par Bamako et Dakar, soit 6200 km en 53 heures de vol - A été le premier pilote à atterrir en Haute Volta et en Côte d'Ivoire - Citation n° 217 à l'ordre de l'armée française (TOE), le 31 mai 1922 - Officier de l'Etoile Noire du Bénin - Officier de la Légion d'Honneur, le 27 décembre 1923 - Prend un congé sans solde de 5 ans de décembre 1923 au 10 juillet 1928 - Forme une société spécialisée dans les bois de construction et bois précieux, avec la famille Esnault Pelterie (REP), à Dabou en Côte d'Ivoire - Commandant de la 7ème escadrille de chasse (SPA 94) du 34ème RAM du Bourget, le 10 juillet 1928 - Adjoint au commandant du 34ème RAM du Bourget, le 10 octobre 1928 - A réalisé, avec deux pilotes de son unité, 2225 km en 10h30 de vol, le 10 juillet 1929 - A réalisé, avec les mêmes aviateurs, 3300 km en 16h05 de vol, les 16 et 17 août 1929 - A réalisé, seul, un trajet de 2350 km en 10h15 de vol, le 12 juin 1931 - A réalisé, seul, un trajet de 2410 km en 10h12 de vol, le 22 juin 1931 - Commandant du GC I/1 (SPA 31 / SPA 48) de la 1ère escadre de chasse du Bourget du 1er juillet 1932 au 16 février 1933 - Affecté à l'aviation de l'AOF et nommé commandant de l' escadrille n° 2 de Thiès (Sénégal), le 10 février 1933 - Effectue 6 heures de vol sur Potez 25 TOE - Premier pilote à atterri en Casamance - Avec 5 mécaniciens et 25 tirailleurs, fait ériger le terrain de Nouakchott (Mauritanie) - Affecté à la 4ème escadre de Tunisie, à compter du 3 décembre 1934 - Nommé Adjoint du Colonel et adjoint technique chargé de mettre en oeuvre les terrains de mobilisation - Officier du Ouissam Alaouite - En retraite et nommé Commandant, le 10 août 1938 - Rappelé à l'activité comme commandant de l'escadre d'instruction de Tours, le 27 août 1939 - Affecté à Bordeaux-Mérignac comme commandant de parc avec terrains annexes de Mont-de-Marsan - Bergerac - Jonsac, soit 200 avions et 300 véhicules - Démobilisé à Langon en juillet 1940 - En retraite, le 10 août 1943 - Voulant rejoindre De Gaulle, il traverse la ligne de démarquation et embarque sur le S/S Dahomey à destination de l'Afrique - Le bateau est coulé devant Port Lyautey, le 8 novembre 1942 - Comme l'attaché de l'Air à Alger n'a pas besoin de lui, il rejoint la Côte d'Ivoire - Finalement en avril 1944, il traverse le Sahara en 45 jours et retrouve le Général Tuslane qui le prend comme sous-chef d'état-major du secteur Air n° 2 - Participe aux opérations de débarquement de Provence, reprise des villes de Montélimar, Arles, Lyon, Vesoul, Gray, Luxeuil, Colmar - Démobilisé le 6 janvier 1946 - Commandeur de la Légion d'Honneur, le 14 juillet 1954 - 1870h05 de vol, à la date du 29 novembre 1954 - Domicilié à Charrey-par-Flogny (Yonne) - Décédé, le 12 avril 1961 - Photo La Guerre Aérienne Illustrée - Sources : Pam - LO - Etat des Services - CCC escadrille REP 27 - CCC escadrille REP 15 - CCC escadrille N 57 - JORF - La Guerre Aérienne Illustrée - Les Ailes - L'Aerophile - Dernière mise à jour : 9 juin 2016.

* Médaille Militaire et citation à l'ordre de l'armée de l'Adj Georges Marcel Lachmann, pilote à l'escadrille N 57, en date du 29 juin 1915 : "Excellent pilote ayant deux cents heures de vol au-dessus de l'ennemi. A exécuté, le 27 mars 1915, une brillante reconnaissance à longue portée. Appartenant à une escadrille de chasse, s'est souvent porté à l'attaque des avions ennemis et a pu les faire rentrer dans leurs lignes."

* Citation à l'ordre de l'armée du Slt Georges Marchel Lachmann, au détachement d'aviation française en Italie, en date du 7 décembre 1915 : "A pris successivement en chasse quatre avions ennemis et a réussi par son adresse, son courage et l'habilité de son tir à les mettre en fuite."

* Citation n° 342 à l'ordre de l'armée du Slt Georges Marcel Lachmann, pilote à l'escadrille N 57, en date du 14 août 1916 : "Pilote plein d'audace, de dévouement et d'enthousiasme, recherchant les combats les plus rapprochés, et prenant part à toutes les missions périlleuses. A attaqué et incendié, le 15 juillet, un Drachen allemand. A forcé, le 28 juillet, un avion ennemi à atterrir dans les lignes françaises."

* Chevalier de la Légion d'Honneur et Citation à l'ordre de l'armée en date du 6 janvier 1917 : "Pilote d'une audace et d'un dévouement exceptionnels, recherchant avec ardeur les combats les plus rapprochés et les missions les plus périlleuses. Déjà quatre fois cité à l'ordre de l'armée à la suite de combats victorieux contre des avions ou des Drachen. Le 15 décembre 1916, a empêché l'observation d'un Drachen en l'attaquant à quatre cents mètres du sol et obligeant l'observateur à se jeter en parachute."

* Military Cross britannique au Ltt Georges Lachmann décernée à Arkhangel : "Du 8 août au 6 septembre 1918, le lieutenant Lachmann a commandé en second un détachement de reconnaissance qui pénétra dans les lignes ennemies, au Sud de Soumsky-Possad. C'est en grande partie à son courage et à son élan que l'ennemi, très supérieur en nombre, fut repoussé en plusieurs occasions avec des pertes considérables. Il montra le plus grand mépris du danger, entrainant en plusieurs occasions ses hommes de la plus courageuse manière, dans des conditions d'inégalité, donnant ainsi un splendide exemple durant tout le temps d'une entreprise très hasardeuse."

* Officier de la Légion d'Honneur du Cne Georges Marcel Lachmann à l'aéronautique de l'Afrique Occidentale Française, en date du 27 décembre 1923 : "Chevalier du 6 janvier 1917, 11 ans de services, 8 campagnes, 2 blessures, 8 citations."

* Commandeur de la Légion d'Honneur du Cdt Georges Marcel Lachmann, en date du 14 juillet 1954 : "34 ans de services, 13 campagnes, 17 ans de bonifications pour services aériens commandés. A été blessé et cité. Officier de la Légion d'Honneur du 27 décembre 1923."

Ltt Clément Montassin photographié devant un Nieuport 12 de l'escadrille N 15 sur le terrain de Lemmes pendant la 1ère semaine d'avril 1916 - Cet avion porte un marquage personnel, un "T" dans un cercle et un nom de baptème "Sole Mio" - Photo Jean Amigues transmise par Jean-Pierre Amigues, son petit-fils que je remercie pour son aide.
Ltt Clément Montassin - Né le 20 mai 1873 à Condé-sur-Escaut (59) - Fils de Jean Montassin et de Fanny Gorrier - Domicilié 38 rue de la Pomme à Toulouse - Service militaire au 9ème régiment de Chasseurs à compter du 20 septembre 1891 - Profession avant guerre Percepteur - Médaille Militaire, le 17 février 1900 - Mobilisé au 13ème régiment de Hussards du 2 août 1914 au 17 mars 1915 - Passé à l'aviation comme observateur à compter du 31 mars 1915 - Observateur de l'escadrille N 15 du 31 mars 1915 au 11 décembre 1916 - Une citation à l'ordre du régiment, le 12 juin 1915 - Une citation à l'ordre de l'armée, le 31 juillet 1915 - Chevalier de la Légion d'Honneur, le 31 août 1915 - Une citation à l'ordre de l'armée, le 24 octobre 1915 - Stage de tir à l'école du tir aérien de Cazaux du 2 au 30 juin 1916 - Séjour à l'école de tir de Cazaux du 1er au 5 juillet 1916 - Séjour à l'école de tir de Cazaux du 10 octobre au 1er novembre 1916 - Séjour à l'école de tir de Cazaux du 18 novembre au 2 décembre 1916 - Parti à l'école d'Etampes, le 11 décembre 1916 - Elève pilote à l'école d'aviation militaire de Tours, le 1er mai 1917 - Brevet de pilote militaire n° 7574 obtenu à l'école d'aviation militaire de Tours, le 20 juillet 1917 - Stage de transformation à l'école d'aviation militaire d'Avord jusqu'au 1er septembre 1917.

Slt Emile Devienne - Né le 13 novembre 1883 à Lyon (69) - Fils de Joseph Devienne et de Marie Elise Dulac - Domiciliés au n° 1, quai d'Occident à Lyon (69) - Classe 1903 - Recrutement du bureau central de Lyon sous le matricule n° 975 - Engagé pour trois ans comme Aspirant au doctorat en droit, le 14 novembre 1902 - Affecté pour une année de service militaire au 75ème régiment d'infanterie du 15 novembre 1902 au 22 septembre 1903 - Affecté au 159ème régiment d'infanterie - Une période d'exercice au 159ème régiment d'infanterie du 17 août au 13 septembre 1908 - Une période d'exercice au 159ème régiment d'infanterie du 14 septembre au 6 octobre 1911 - Affecté au 14ème escadron du Train des équipages militaires comme conducteur de la compagnie B - Profession avant guerre Aviateur civil - Mobilisé comme conducteur de la compagnie B du 14ème escadron de train des équipages militaires, le 3 août 1914 - Passé à l'aéronautique militaire comme élève pilote, le 6 août 1914 - Formation théorique de l'école d'aviation militaire de Dijon, à compter du 6 août 1914 - Brevet de pilote militaire n° 648 obtenu à l'école d'aviation militaire d'Avord, le 13 décembre 1914 - Affecté au centre d'aviation de Villacoublay - Pilote de l'escadrille MS 3 du 22 mars au 23 mai 1915 - Nommé Sergent, le 17 avril 1915 - Pilote de l'escadrille MS 15 du 23 mai au 15 juillet 1915 - Citation à l'ordre de l'armée, en date du 29 juin 1915 - Croix de Guerre et citation à l'ordre de l'armée, en date du 8 juillet 1915 - Nommé Sous-lieutenant à titre définitif, le 15 juillet 1915 - Pilote de la RGA du 16 au 27 juillet 1915 - Pilote de l'escadrille N 92 i du 13 août 1915 au 15 février 1916 - Pilote de la RGA du 15 au 29 février 1916 - Pilote du GDE du Plessis-Belleville du 29 février 1916 au XXX - Pilote de l'escadrille N 31 du (2ème trimestre) 1916 au 29 mai 1916 - Pilote de l'escadrille N 57 du 29 au 31 mai 1916 - Pilote de l'escadrille N 67 du 31 mai au 18 juin 1916 - Affecté au 15ème escadron de train des équipages militaires du 18 juin au 11 août 1916 - Détaché au centre automobile de Beauvais, le 11 août 1916 - Rayé du personnel navigant, le 5 mai 1917 - Affecté au 9ème escadron de Train des équipages militaires, le 11 mai 1917 - Nommé Lieutenant à titre définitif, le 15 juillet 1917 - Démobilisé, le 20 mars 1919 - Affecté au 99ème régiment d'infanterie, le 8 novembre 1921 - Démission acceptée, le 9 septembre 1924 - Réaffecté au 99ème régiment d'infanterie, le 27 septembre 1924 - Profession après guerre Chimiste - Médaille d'Honneur en vermeil comme Chef de chaufferie à la société anonyme Hannart frères et Motte et Marquette Réunis à Hem (Nord), le 28 juillet 1933 - Sources : Pam - FM Lyon - Liste des brevets militaires - CCC escadrille MS 3 - CCC escadrille MS 15 - CCC escadrille N 92 i (future 561) - CCC escadrille N 31 - CCC escadrille N 57 - CCC escadrille N 67 - JORF - Dernière mise à jour : 2 février 2016.

* Citation à l'ordre de l'armée du Sgt Emile Devienne, pilote de l'escadrille MS 15 et Soldat Lucien Dineaux, mitrailleur de l'escadrille MS 15, en date du 29 juin 1915 : "Ont engagé le combat avec un avion allemand à distance très rapprochée. le Soldat Dineaux ayant été blessé mortellement de deux balles à la tête, le sergent Devienne, avec un sang-froid remarquable, a ramené l'appareil criblé de balles à son terrain d'atterrissage."

Les cousins Daguzan - A gauche Caporal Charles Daguzan, pilote de l'escadrille N 15 et à droite le Sgt Ferdinand Daguzan, mitrailleur - Photo prise sur le terrain de Lemmes du 6 au 13 avril 1916 - Photo Jean Amigues transmise par Jean-Pierre Amigues, son petit-fils que je remercie pour son aide.

Cal Charles Félix Roger Daguzan - Né le 28 octobre 1897 à Beaumont-de-Lomaligne (Tarn-et-Garonne) - Fils d'Henri Daguzan et de Eugènie Garros - Profession avant guerre Etudiant - Mobilisé dans l'aéronautique militaire, le 30 mars 1915 - Brevet de pilote militaire n° 1881 ontenu à l'école d'aviation militaire de Pau, le 28 octobre 1915 - Pilote de l'escadrille N 15 du 19 janvier au 4 août 1916 - Rentré de l'hôpital de Bar-le-Duc, le 6 avril 1916 - Nommé sergent, le 21 mai 1916 - Tué au combat à Berny-en-Santerre (Somme), le 4 août 1916 - Son avion est tombé dans les lignes allemandes.

Sgt Ferdinand Daguzan - Né le 26 juin 1886 à Pis (Gers) - Fils de Louis Jean Marie Daguzan et de Marie Claire Eulalie de Cluzet - Domicilés à Miramont-par-Montestruc-sur-Gers (Gers) - Service militaire au 4ème régiment de Marche des Zouaves stationné à Rosny-sous-Bois à compter du 29 septembre 1906 - Profession avant guerre Chef de bureau à la direction générale de l'enseignement à Tunis - Mobilisé dans cette unité, le 2 août 1914 - Passé à l'aviation comme mitrailleur, le 3 mars 1916 - Stage de tir à l'école du tir aérien de Cazaux jusqu'au 1er septembre 1916 - Parc n° 8 du 8 septembre 1916.

Cal Roger Bourelly - Né le 24 avril 1896 à Paris - Fils de Pierre Bourelly et de Marie Amélie Sariot domiciliés à Nanterre - Profession avant guerre Mécanicien - Mobilisé au 3ème régiment de Génie, le 13 avril 1915 - Brevet de pilote militaire n° 2273 obtenu à l'école d'aviation militaire d'Avord, le 8 janvier 1916 - Nommé Caporal, le 21 janvier 1916 - GDE du Plessis-Belleville à compter du 7 février 1916 - Pilote de l'escadrille N 15 du 6 avril au 2 mai 1916 - Tué au combat au cours d'une patrouille aérienne, le 2 mai 1916 - Photo prise sur le terrain de Lemmes du 6 au 13 avril 1916 - Photo Jean Amigues transmise par Jean-Pierre Amigues, son petit-fils que je remercie pour son aide.

Slt Jean Marie Dominique Navarre - Né le 8 août 1895 à Jouy-sur-Morin (Seine et Marne) - Fils d'André Navarre et de Jeanne de Coëscou - Domiciliés au n° 2 quai des Célestins à Paris (75) - Profession avant guerre Mécanicien - Classe 1914 - Recrutement de Versailles (Yvelines) sous la matricule n° 633 - Engagé volontaire pour la durée de la Guerre au titre de la Légion étrangère, le 2 septembre 1914 - Dirigé vers le 1er groupe d'aérostation, le 3 septembre 1914 - Passé à St-Cyr puis à Tours - Brevet de pilote militaire n° 601 en date du 30 septembre 1914 - Pilote de l'escadrille MF 8 du XXX au 1er janvier 1915 - Affecté à Villacoublay - Convoyage d'un avion depuis le Bourget du 29 janvier au 3 février 1915 - Pilote de l'escadrille MS 12 au 27 février 1915 au 1er février 1916 - Médaille Militaire, le 6 avril 1915 - Détaché à l'escadrille MS 15 du 22 mai au 30 juin 1915 - Chevalier de la Légion d'Honneur et citation à l'ordre de l'armée, en date du 2 août 1915 - Nommé Sous-lieutenant à titre temporaire, le XX mars 1916 - Pilote de l'escadrille MS 48 du 1er février au 2 mai 1916 - Citation à l'ordre de l'armée, en date du 19 mars 1916 - Convoyage d'un avion de la RGA du Bourget vers l'escadrille N 31 du 25 mars au 1er avril 1916 - Détaché à l'escadrille N 67 du 24 février au 2 mai 1916 - Citation à l'ordre de l'armée, en date du 19 avril 1916 - Pilote de l'escadrille N 67 du 2 mai 1916 au 16 avril 1917 - Evacué sur un hôpital, le 17 juin 1916 - Rentre de convalescence, le 3 mars 1917 - A remporté 12 victoires homologuées et 9 victoires probables pendant la Grande Guerre - Tué au cours d'un accident aérien, le 10 juillet 1919 - Sources : Pam (2 fiches) - Liste des brevets militaires - CCC de l'escadrille MF 8 - CCC de l'escadrille N 15 - CCC de l'escadrille N 48 - CCC de l'escadrille N 67 - Site Léonore - Fiche matricule archivées aux AD du département des Yvelines - JORF - Dernière mise à jour : 17 octobre 2019 - Photo collection Vincent Besombes que je remercie pour son aide - Bob était le surnom du Cal Georges Alligné.

* Chevalier de la Légion d'Honneur et citation à l'ordre de l'armée de l'Adj Jean Marie Dominique Navarre, pilote à l'escadrille MS 12, en date du 2 août 1915 : "Pilote remarquablement adroit et dévoué, a livré plusieurs combats aériens dont l'un a permis de capturer deux officiers et un avion ennemis. Volontaire pour toutes les missions délicates, a exécuté avec un plein succès trois missions spéciales particulièrement périlleuses."

* Citation à l'ordre de l'armée de l'Adj Jean Marie Dominique Navarre, pilote à l'escadrille N 67, en date du 19 mars 1916 : "Pilote incomparable de courage, d'adresse et d'énergie; le 26 février 1916, a réussi à abattre deux avions ennemis dans nos lignes."

* Citation à l'ordre de l'armée du Slt Jean Marie Navarre pilote à l'escadrille N 67, en date du 19 avril 1916 : "Le 3 avril 1916, a abattu pour la 8ème fois, un avion ennmi dans nos lignes."

 

 

Slt Christian Mallet - Affecté au 90ème régiment d'infanterie jusqu'au 10 février 1916 - Observateur de l'escadrille N 15 du 30 janvier au 18 juin 1916 - Observateur de l'escadrille C 43 du 18 juin 1916 au XXX - Cette photo date du 6 au 11 avril 1916 - Photo Jean Amigues transmise par Jean-Pierre Amigues, son petit-fils que je remercie pour son aide.

 

Ltt Maurice Tétu
Ltt Georges de la Rochefoucauld

Ltt Maurice Léo Tétu - pilote de l'escadrille MS 15 - Né le 9 décembre 1885 à Avignon (Vaucluse) - Arme d'origine : 11ème régiment de Hussards - Brevet de pilote militaire n° 879 en date du 30 avril 1915 - Une citation à l'ordre de l'école d'aviation de Pau - Tué en combat aérien au bois de Faux, près de Marchiennes (59), le 4 juillet 1915. Il faisait équipage avec le Ltt Georges de la Rochefoucauld qui a également perdu la vie dans ce combat. Leur adversaire était probablement le Ltn Oswald Boelke du FAbt 62.

Les corps des Ltt Maurice Tétu (pilote) et du Ltt Georges de la Rochefoucauld (observateur) de l'escadrille MS 15 ont été déposés à l'hôpital de Marchiennes (59). Leur avion a été abattu, probablement par le Ltn Oswald Boelcke du FAbt 62, au dessus du bois de Faux, dans les environs de Marchiennes (59), le 4 juillet 1915 - Photo Collection M. Gérard Bot que je remercie pour son aide.

Autre vue de la chambre de l'hôpital de Marchiennes, où étaient déposés les corps des aviateurs français, le Ltt Maurice Tétu (pilote) et du Ltt Georges de la Rochefoucauld (observateur) de l'escadrille MS 15. Ils ont été tués, probablement par le Ltn Oswald Boelcke du FAbt 62, lors d'un combat aérien dans les environs de Marchiennes (59), le 4 juillet 1915 - Photo Collection M. Gérard Bot que je remercie pour son aide.

Cortège funébre allant de l'hôpital de Marchiennes au cimetière de la ville - Photo Collection M. Gérard Bot que je remercie pour son aide.

Autre vue du cortège funébre allant de l'hôpital de Marchiennes au cimetière de la ville - Photo Collection M. Gérard Bot que je remercie pour son aide.

Inhumation des aviateurs français Maurice Tétu et Georges de la Rochefoucauld de l'escadrille MS 15 - Les autorités allemandes leur ont rendu les hommages militaires - Ils ont été enterrés provisoirement dans un caveau et leurs corps ont été rendus à leurs famille après guerre - Photo Collection M. Gérard Bot que je remercie pour son aide.

 

Ltt Maurice Tétu
Ltt Georges de la Rochefoucauld

Débris du Morane-Saulnier type L de l'équipage composé du Ltt Maurice Tétu (pilote) et du Ltt Georges de la Rochefoucauld (observateur) de l'escadrille MS 15 abattu probablement par le Ltn Oswald Boelcke du FAbt 62, au-dessus du bois de Faux, dans les environs de Marchiennes (59), le 4 juillet 1915 - Le Ltt Tétu est mort sur le coup, criblé de plusieurs balles et le Ltt de la Rochefoucauld, très grièvement blessé avec les deux jambes brisées, est décédé quelques instants après l'écrasement de l'avion - On peut contater que le texte de la citation du Ltt Tétu (voir plus haut) est largement fantaisiste et ne reflète en rien la réalité - Photo Collection M. Gérard Bot que je remercie pour son aide.

Autre vue des débris du Morane-Saulnier type L de l'équipage composé du Ltt Maurice Tétu (pilote) et du Ltt Georges de la Rochefoucauld (observateur) de l'escadrille MS 15 abattu probablement par le Ltn Oswald Boelcke du FAbt 62 dans les environs de Marchiennes (59), le 4 juillet 1915 - Photo Collection M. Gérard Bot que je remercie pour son aide.

Autre vue des débris du Morane-Saulnier type L de l'équipage composé du Ltt Maurice Tétu (pilote) et du Ltt Georges de la Rochefoucauld (observateur) de l'escadrille MS 15 abattu probablement par le Ltn Oswald Boelcke du FAbt 62 dans les environs de Marchiennes (59), le 4 juillet 1915 - Photo Collection M. Gérard Bot que je remercie pour son aide.

Monument érigé après guerre à l'endroit de la chute du Morane-Saulnier type L de la MS 15 dans le bois de Faux, près de Marchiennes (59), le 4 juillet 1915 - Cet avion était monté par le Ltt Maurice Tétu (pilote) et du Ltt Georges de la Rochefoucauld (observateur) - Photo Collection M. Gérard Bot que je remercie pour son aide.

Autre vue du monument érigé après guerre à l'endroit de la chute du Morane-Saulnier type L de la MS 15 dans le bois de Faux, près de Marchiennes (59), le 4 juillet 1915 - Photo Collection M. Gérard Bot que je remercie pour son aide.

 

Les avions

REP n° 10 militaire photographié lors d'un meeting avant guerre - Photo collection archives municipales de la ville de Saumur.

REP de l'escadrille REP 15 sur le terrain de St-Dizier, le 24 août 1913 - Photo Delcampe.

Pilotes de l'escadrille REP 15 au camp de Mailly, le 15 juillet 1913 - L'avion est le REP type N biplace n° 15 - Le Capitaine René Geibel est visible à l'extrême gauche - Photo Myrone N. Cuich que je remercie pour son aide.

REP type N de l'escadrille REP 15 baptisée "Ecrou salé" photographié avant guerre - Il existe des incertitudes dans l'identification précise de cet avion - Ce pourrait être une version monoplace de 1911/1912 à moteur Gnôme - Photo Myrone N. Cuich que je remercie pour son aide.

REP biplace type N ou d'origine civile de l'escadrille REP 15 au départ d'une mission en 1913 - Cet exemplaire ne semble pas être un biplace spécifiquement militaire - Cette escadrille a été stationnée à Reims de sa création en fin 1912 au 8 août 1914 - Photo Myrone N. Cuich que je remercie pour son aide.

Rep type K 80 en 1914 - L'escadrille REP 15 recevra sept exemplaires de ce modèle et trois autres en 1915 après la transformation de la REP 27 sur Caudron - Observer la forme différente du gouvernail - Photo collection M. Guy Rufray que je remercie pour son aide

REP type K 80 posé en campagne - Le cycliste de gauche cache le petit gouvernail caractéristique de ce modèle mis en service en 1914 - Photo Collection Guy Rufray que je remercie pour son aide

REP type K 80 n° 54 photographié à Avord en 1914 - Photo Collection Guy Rufray que je remercie pour son aide.

L'escadrille MS 15 a été équipée du Morane Saulnier type L d'avril à septembre 1915 - Photo collection Daniel Gilberti que je remercie pour son aide.

Une partie du parc aéronautique de l'escadrille N 15 sur le terrain de Lemmes (55) au début avril 1916 - Photo Jean Amigues transmise par Jean-Pierre Amigues, son petit-fils que je remercie pour son aide.

Tentes de l'escadrille N 15 à l'arrière des hangars d'aviation Bessonneau sur le terrain de Lemmes (55) au début avril 1916 - Ce terrain était implanté à 800 mètres au Nord du village et à 15 km au Sud de Verdun - A gauche, la tente des officiers - Au centre, la tente qui abritait MdL Jean Amigues - Caporal Roger Daguzan (pilote N 15 du 19 janvier 1915 au 4 août 1916) - Caporal Roger Bourelly (pilote N 15 du 6 avril au 2 mai 1916) - Caporal d'Hendières (mitrailleur du 30 mars au 21 mai 1916) - A droite, une tente de stockage de matériels - Photo Jean Amigues transmise par Jean-Pierre Amigues, son petit-fils que je remercie pour son aide.

Une arroseuse de la ville de Paris est chargée de combattre la poussière qui pourrait servir de repère aux batteries allemandes sur le terrain de Lemmes (55) au début avril 1916 - Photo Jean Amigues transmise par Jean-Pierre Amigues, son petit-fils que je remercie pour son aide.

L'équipage composé du Cne René Turin (pilote) et du Ltt Antoine Laplace (obs) s'apprête à partir en mission, à partir du terrain de Lemmes, près de Verdun, entre le 6 et 11 avril 1916 - Le Ltt Laplace quittera l'escadrille, le 18 mai 1916, pour devenir élève pilote de l'école d'aviation du Crotoy - Le Cne Turin sera tué au cours d'une liaison d'infanterie, le 6 septembre 1916 - Photo Jean Amigues transmise par Jean-Pierre Amigues, son petit-fils que je remercie pour son aide.
* Cne René Marie Joseph Turin - Né le 7 février 1879 - Unité d'origine 14ème régiment de Chasseurs - Brevet de pilote militaire n° 768 obtenu à l'école d'aviation militaire d'Avord, le 1er avril 1915 - Pilote du CRP du 20 avril au 28 août 1915 - Pilote de l'escadrille N 15 à compter du 4 septembre 1915 - Commandant de l'escadrille N 15 du 1er mai au 6 septembre 1916 - Tué au combat, aux commandes d'un Nieuport XVI, au cours d'une liaison d'infanterie dans les environs de Vermandovillers, le 6 septembre 1916.
* Ltt Antoine Laplace - Né le 6 mai 1888 à Chambéry - Fils de Paul Laplace et de Claudine Janin - Service militaire au 14ème régiment de Chasseurs à Cheval à compter 6 mai 1906 - Profession avant guerre Chef de bureau d'un établissement de crédit - Mobilisé au 13ème régiment de Chasseurs à cheval - Passé à l'aviation comme observateur, le 10 mai 1915 - RGA du 10 mai au 21 décembre 1915 - Une citation à l'ordre de l'armée en septembre 1915 - Observateur de l'escadrille N 15 du 21 décembre 1915 au 18 mai 1916 - Nommé Lieutenant à titre définitif, le 23 décembre 1915 - Une citation à l'ordre de l'armée en février 1916 - Brevet de pilote militaire n° 4316 obtenu à l'école d'aviation militaire du Crotoy, le 24 août 1916 - Stage de transformation et Haute-Ecole à l'école d'aviation militaire de Pau jusqu'au 6 février 1917 - Pilote de l'escadrille N 23 du 14 février au 16 juin 1917 - Tué au combat, aux commandes d'un SPAD VII dans les environs de Commercy (55), le 16 juin 1917 - Son adversaire était probablement l'Uffz Rosler du SchSt 10.

Capotage du Nieuport 12 à moteur Clerget de l'escadrille N 15, piloté par le MdL Jean Amigues sur le terrain de Lemmes (55), le 7 avril 1916 - L'insigne personnel du pilote, affecté à cet appareil, est un As de Carreau posé dans un cercle - Il ne s'agit pas de l'avion d'Amigues, mais d'un prêt - Au décollage, la roue droite a plongé dans une ornière provoquant l'éclatement du pneu et hop, cheval de bois, immédiatement suivi d'un retournement - Photo Jean Amigues transmise par Jean-Pierre Amigues, son petit-fils que je remercie pour son aide.

Autre photo du Nieuport 12 du MdL Jean Amigues après sa remise sur roues, le 7 avril 1916 - Photo Jean Amigues transmise par Jean-Pierre Amigues, son petit-fils que je remercie pour son aide.

Vue du moteur et de l'hélice, qui a été pulvérisée, du Nieuport 12 de Jean Amigues - Photo Jean Amigues transmise par Jean-Pierre Amigues, son petit-fils que je remercie pour son aide.

Harmonisation de la mitrailleuse Lewis du Nieuport 16 n° 938 par les mécaniciens de l'escadrille N 15 sur le terrain de Lemmes (55), début avril 1916 - L'harmonisation consiste à mettre l'appareil en ligne de vol, les échelles sont là pour relever la queue puis de régler le tir de l'arme sur une cible située à la distance normale de tir, à cette époque, cela devait être 50 mètres - Photo Jean Amigues transmise par Jean-Pierre Amigues, son petit-fils que je remercie pour son aide.

Sgt Lucien Jaillet vient de retourner son Nieuport 16 sur le terrain de Lemmes, début avril 1916 - Les mécaniciens sont en pleine conversation pour définir les travaux à effectuer sur l'appareil pour le remettre en ligne de vol le plus rapidement possible - Remarquez l'insigne personnel de ce pilote, la lettre "L" associée à un coeur, surement l'initiale de sa "chérie" - Photo Jean Amigues transmise par Jean-Pierre Amigues, son petit-fils que je remercie pour son aide.

Les soldats René Henry et Emile Mentel, mécaniciens de l'escadrille N 15, posent à côté du Nieuport 11 n° N 579 accidenté par le Ltt Paul Bergeron - Cette photo a été prise sur le terrain de Lemmes, à 15 km au Sud de Verdun (55) du 6 au 11 avril 1916 - Photo Jean Amigues transmise par Jean-Pierre Amigues, son petit-fils que je remercie pour son aide.

Arrivée de l'escadrille N 15 sur le terrain de Sacy-le-Grand, le 8 mai 1916. Le Sous-Lieutenant Paul Pierre Schneider descend de son Nieuport XI. Les couleurs de fuselage sont bleu-blanc-rouge associées à une lettre blanche entourée d'un cercle de couleur - Toutes ces marques sont des marquages personnels - Photo : Famille Moineville que je remercie pour son aide

Arrivée de l'escadrille N 15 sur le terrain de Sacy-le-Grand, le 8 mai 1916. Le Capitaine Eugène Marc Verdon de la VB 113, qui stationne sur le terrain depuis le 25 avril 1916, vient accueillir les pilotes de l'escadrille qui arrivent. Le Nieuport XI est celui du Sous-Lieutenant Chevillon dont on aperçoit le nom de baptème "Dedette" - Photo : Famille Moineville que je remercie pour son aide.

Le Sous-Lieutenant Fernand Chevillion devant son Nieuport Ni XI baptisé "Dedette" en juin 1916 - Photo Archives Escadron de chasse 1/7 "Provence"

Nieuport 12 n° N 1179 de l'équipage MdL Hermann Hentsch (pilote) et Sgt René Félix Véret (mitrailleur) capturé au cours d'une mission dans les environs de Bohain (Aisne), le 3 août 1916 - Il est en cours de démontage par les Allemands qui vont charger le fuselage dans un camion - Hentsch a été interné à St-Quentin (Aisne), puis à Friedhenfeld, Wittenberg, Leysin et Schneidemühl (Allemagne) - Il a été rapatrié en France, le 2 décembre 1918 - Veret a été interné à St-Quentin (Aisne) puis à Dülmen (Allemagne) - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Photo droits réservés.

Nieuport 12 n° N 1179 de l'équipage MdL Hermann Hentsch (pilote) et Sgt René Félix Véret (mitrailleur) capturé au cours d'une mission dans les environs de Bohain (Aisne), le 3 août 1916 - Il est en cours de démontage par les Allemands qui vont charger le fuselage dans un camion - Hentsch a été interné à St-Quentin (Aisne), puis à Friedhenfeld, Wittenberg, Leysin et Schneidemühl (Allemagne) - Il a été rapatrié en France, le 2 décembre 1918 - Veret a été interné à St-Quentin (Aisne) puis à Dülmen (Allemagne) - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Photo droits réservés.

Les avions

Nieuport 11 codé "2" de l'escadrille N 15 probablement pendant l'hiver 1915-1916 - L'arme de bord, une Lewis, n'est pas montée - On aperçoit son support sur l'aile supérieure - Photo Maurice Cholin transmise par Pascal Cholin, son petit-fils, que je remercie pour son aide.

Arrivée de l'escadrille N 15 sur le terrain de Sacy-le-Grand, le 8 mai 1916. Les avions visibles au premier plan sont des Nieuport 16 (dont le n° 1129). Les modèles à l'arrière plan, sont des Nieuport 16 et XI. Les avions de l'escadrille ne portent pas encore le "Casque de Bayard qui sera adopté à la fin du mois - Le chevron blanc est un marquage personnel. Photo : Famille Moineville que je remercie pour son aide.

Terrain d'aviation de Sacy-le-Grand en juillet 1918 - L'escadrille N 15 a occupé ce terrain du 8 mai au 3 juillet 1916 - Photo collections du Centre Régional de I'image de Nancy que je remercie pour leur aide.

Deux Nieuport 17 montrant les variantes de décorations et d'insignes en vigueur au sein de l'escadrille N 15 en 1917 - Photo : Archives de l'escadron de chasse 1/7 "Provence" de Saint-Dizier.

Nieuport 17 codé "4" baptisé "Dedette 2" de la N 15 armé de fusées Le Prieur - Photo : Archives de l'escadron de chasse 1/7 "Provence" de Saint-Dizier.

Le Sous-Lieutenant Fernand Chevillion devant son Nieuport 17 n° N 2054 codé "7" baptisé "Dedette 3" en 1917 - L'insigne du "Casque de Bayard" et le chiffre d'identification sont de couleur noir - Photo : Archives de l'escadron de chasse 1/7 "Provence" de Saint-Dizier.

Terrain de Lemmes (55) - L'escadrille N 15 a stationné sur place du 19 mars au 8 mai 1916 - Cette photo, postérieure à la période concernée, a été prise en août 1917 - Photo Roger Kissel transmis par Roland Kissel, son fils, que je remercie pour son aide.

Spad VII n°1059 codé "5" du Ltt Paul Bergeron de l'escadrille N 15. Posé dans les lignes allemandes, le 15 avril 1917 et fait prisonnier. Photos collection Eric Mattutini que je remercie pour son aide.

Spad VII n°1059 codé "5" du Ltt Paul Bergeron de l'escadrille N 15. Posé dans les lignes allemandes, le 15 avril 1917 et fait prisonnier. Photos collection Eric Mattutini que je remercie pour son aide.

Spad VII n°1059 codé "5" du Ltt Paul Bergeron de l'escadrille N 15 - Posé dans les lignes allemandes, le 15 avril 1917 et fait prisonnier - Photos collection Eric Mattutini que je remercie pour son aide.

Spad VII n°1059 codé "5" du Ltt Paul Bergeron de l'escadrille N 15. Posé dans les lignes allemandes, le 15 avril 1917 et fait prisonnier. Trois Spad VII de l'escadrille sont capturés quasiment intacts par les allemands.

Spad VII n° 373 codé "14" du Sgt Nicolas Buisson de l'escadrille N 15 - Atterrissage d'urgence dans les lignes allemandes, le 15 avril 1917 et fait prisonnier.

Spad VII n° 373 codé "14" du Sgt Nicolas Buisson de l'escadrille N 15 - Atterrissage d'urgence dans les lignes allemandes, le 15 avril 1917 et fait prisonnier.

Spad VII n° 1234 codé "4" de l'Adj Denis Epitalon de l'escadrille N 15 - Posé dans les lignes allemandes, le 15 avril 1917 et fait prisonnier.

Autre photo du Spad VII n° 1234 codé 4" de l'Adj Denis Epitalon de l'escadrille N 15 - Il a posé son avion dans les lignes allemandes, le 15 avril 1917 et a fait prisonnier - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Photo Archives Municipales de Saint-Quentin transmise par M. Frédéric Pillet, Chargé d'études documentaires de cette ville, que je remercie pour son aide.

Ltt Marcel Victor Doumer, pilote de l'escadrille N 15 pendant l'été 1917 - Le Ltt Doumer, un des fils du futur président de la république, a été affecté à l'escadrille à partir du 16 juin 1917. Il sera ensuite affecté à l'escadrille SPA 88 dont il prendra le commandement, le 24 janvier 1918. Il sera tué au combat, le 28 juin 1918 - Photo collection Jean-Jacques Leclercq que je remercie pour son aide.

Alignement des SPAD VII de l'escadrille N 15 pendant l'été 1917 - Au centre, le SPAD VII n° 348 codé "12" - Remarquez les bandes d'identification rouges et blanches peintes sur l'aile supérieure - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Photo collection Jean Pieribattista que je remercie pour son aide.

Cliquez sur l'image pour l'agrandir

Spad XIII codé "14" du Caporal Henry Foster (USA) - Photo Collection Gregory VanWyngarden que je remercie pour son aide précieuse.

Spad VII codé "1" du Capitaine Fernand Chevillion de l'escadrille SPA 15, le 14 février 1918 - Photo : Archives de l'escadron de chasse 1/7 "Provence" de Saint-Dizier.

Spad XIII de l'escadrille SPA 15 - Photo de 1918 - Remarquez les bandes d'identification peintes sur l'aile supérieure - Photo : Archives de l'escadron de chasse 1/7 "Provence" de Saint-Dizier.

SPAD XIII codé "6" de l'escadrille SPA 15 à la mi-1918 - Photo collection Jean-Pierre Berce que je remercie pour son aide.

Spad XIII de l'escadrille SPA 15 à l'été 1918 - photo : SHD section Air de Vincennes.

Spad XIII de l'escadrille SPA 15 pendant l'occupation de l'Allemagne en 1919 - Photo : SHD section Air de Vincennes.

Les Spad XIII de l'escadrille SPA 15 abrités dans les hangars du terrain de Spire, pendant l'occupation de l'Allemagne - Les bandes d'identification sont bien visibles - Photo : Archives de l'escadron de chasse 1/7 "Provence" de Saint-Dizier.

Spad XIII codé "8" de la SPA 15 sur le terrain de Spire pendant l'occupation de l'allemagne en 1918-1919 - L'escadrille a occupé ce terrain du 8 mai au 19 juin 1919 - Photo Collection Jean-Jacques Leclercq que je remercie pour son aide régulière.

 

Couleurs des avions

REP biplace type N n° 15 au camp de Mailly, le 15 juillet 1913 - Dessin Alexandrer Kazakov que je remercie pour son aide.

Nieuport 16 du Sgt Lucien Jaillet sur le terrain de Lemmes, début avril 1916 - Remarquez l'insigne personnel de ce pilote, la lettre "L" associée à un coeur, - C'est un appareil de début de série avec des panneaux en bois qui arrivent jusqu'au poste de pilotage - Dessin David Méchin que je remercie pour son aide.

Nieuport 17 n° 2054 du Slt Fernand Chevillion de l'escadrille N 15 en 1917 - Le premier "DEDETTE" a été un Nieuport XI en juin 1916 - Le second, "DEDETTE II", un Nieuport 17 peint en deux tons de camouflage et portant le chiffre romain "IV" - Le troisième, "DEDETTE III", un Nieuport 17 peint en aluminium et portant le chiffre "7" représenté ici - Le dernier, un Spad VII camouflé et portant le chiffre "1" - Dessin Albin Denis.

Couleurs des avions

SPAD VII baptisé "Ruth" du Sgt Maurice Hanote, blessé en combat le 19 juin 1917 - Dessin David Méchin que je remercie pour son aide.

Spad VII n° 1234 codé 4" de l'Adj Denis Epitalon de l'escadrille N 15 - Il a posé son avion dans les lignes allemandes, le 15 avril 1917 et a fait prisonnier - Dessin Alexandrer Kazakov que je remercie pour son aide.

SPAD XII n° 444 codé "4" du Ltt Gabriel Guérin - Dessin David Méchin que je remercie pour son aide.

 

Souvenirs en rapport

Attestation de cession de l'insigne de pilote militaire (macaron) du Colonel Armand Berthelot, l'As aux 11 victoires homologuées de l'escadrille SPA 15, par M. Thoumine, son beau-frère à M. Daniel Porret, collectionneur suisse - Cet insigne a été vendu aux enchères par le cabinet AuctionArt - Insigne collection Salah Ahmed que je remercie chaleureusement pour son aide.

Souvenirs en rapport

Insigne de poitrine de pilote n° B 12.324 du Slt Armand Berthelot, l'As aux 11 victoires homologuées de l'escadrille SPA 15 - Brevet papier de pilote militaire n° 5703 obtenu à l'école d'aviation militaire d'Etampes, le 18 mars 1917 - Insigne collection Salah Ahmed que je remercie chaleureusement pour son aide.

 

 

Monuments commémoratifs
et tombes

Croix de la tombe du Ltt Raymond Lis, pilote de l'escadrille N 15 au cimetière d'Armentières (59) - Depuis la photo précédente, le carré militaire a été entièrement refait et les croix changées - Photo Annie Malfoy que je remercie pour son aide.

Inscription presque effacée de la tombe du Ltt Raymond Lis, pilote de l'escadrille N 15 visible au cimetière d'Armentières (59) - Né le 30 août 1888 à Armentières (59) - Profession avant guerre : professeur de gymnastique - Entré en service actif au 110ème régiment d'infanterie, le 7 octobre 1909 - Brevet de pilote militaire n° 633 en date du 28 octobre 1914 - 4 citations à l'ordre de l'armée : 05.121915 - 11.05.1916 - 01.07.1916 - 03.09.1916 - Tué en combat aérien à Villers-Bretonneux, le 20 décembre 1916 - Décorations : Légion d'Honneur- Croix de Guerre avec palme - Photo Annie Malfoy que je remercie pour son aide.

Slt Gaston Léon Raymond de Ronseray - observateur de l'escadrille N 15 - Né au château de Champfleury à Carrières-sous-Poissy (Seine-et-Oise), le 15 juin 1877 - Fait ses études à Saint-François d'Evreux et à Saint-Cyr de 1895 à 1898. Echoue à l'oral de Saint-Cyr et se tourne vers une carrière civile - Avant la guerre, il était représentant d'une société britannique de colonisation et de construction pour le port de Casablanca - Il était marié sans enfant - Mobilisé comme MdL au 22ème régiment d'artillerie, le 2 août 1914 - Il prend part aux combats de Charleroi - Promu sous-lieutenant au 11ème régiment d'artillerie, il est engagé dans les combats de Reims, du fort de la Pompoelle, de Saint-Thierry et de la Somme - Passé à l'aviation comme observateur fin août 1915, il est détaché à l'escadrille N 15 stationnée au camp de Savy près d'Aubigny-en-Artois - Le 30 septembre 1915, son avion est attaqué par un Aviatik au-dessus de Sampoux (Arras) à basse altitude. Il est frappé d'une balle de mitrailleuse en plein coeur. Son pilote, l'Adj Paul Schneider, le ramène au camp de Savy, où sa famille prévenue put lui rendre un dernier hommage. Il repose au cimetière communal d'Aubigny-en-Artois - Photo Thierry Cornet que je remercie pôur son aide.

Tombe du MdL Charles Emile Jean Kuhling - Pilote de l'escadrille SPA 15 du 4 décembre 1917 au 23 mai 1918 - Tué au cours d'un combat aérien dans la Somme, le 23 mai 1918 - Charles Kuhling repose dans le cimetière de Bondy (Seine-Saint-Denis) - Photo Thierry Grier que je remercie pour son aide.

Tombe du Cal Paul Matanovitch - Né le 13 juillet 1893 à Cettigné (Monténégro) - Fils de Nicolas Matanovitch et d'Anastasia Djouraschcowitch - Profession avant guerre Fonctionnaire d'Etat - Croix de Guerre et citation à l'ordre de l'armée en juin 1916 - Classe 1917 - Recrutement du bureau central de Paris sous le matricule n° 11.913 - Engagé volontaire au 1er étranger au titre de l'aéronautique militaire, le 9 octobre 1916 - Brevet de pilote militaire n° 5372 obtenu à l'école d'aviation militaire de Chartres, le 12 février 1917 - Stage de perfectionnement à l'école d'aviation militaire d'Avord - Nommé Caporal, le 20 février 1917 - Stage de Haute-Ecole à l'école d'aviation militaire de Pau, jusqu'au 27 avril 1917 - Pilote de l'escadrille N 15 du 20 mai au 28 juillet 1917 - Grièvement blessé par balle au cours d'un combat aérien contre trois avions ennemis qu'il a mis en fuite, le 27 juillet 1917 - Médaille Militaire et citation à l'ordre de l'armée, en date du 26 juillet 1917 - Décédé des suites de ses blessures à l'hôpital militaire de Hoogstadt (Belgique), le 28 juillet 1917 - Paul Matanovitch repose dans la nécropole nationale de Dunkerque (Nord) - Sources : Pam - Liste des brevets militaires - JORF - MpF - Dernière mise à jour : 30 août 2017 - Photo Yves Castelain que je remercie pour son aide.

* Croix de Guerre et citation à l'ordre de l'armée du Sol Paul Matanovitch, soldat monténégrin en juin 1916 : "A montré, sous le feu, les plus belles qualités de courage et de dévouement comme agent de liaison monténégrin aux batteries françaises du mont Lovcen."

* Médaille Militaire et citation à l'ordre de l'armée du Cal Paul Matanovitch, au 1er régiment étranger, pilote à l'escadrille N 15, en date du 26 juillet 1917 : "S'est engagé dans l'armée française, après avoir vaillamment défendu sa patrie. Passé dans l'aviation, s'est affirmé comme pilote hors pair, d'une bravoure et d'une énergis remarquables. Le 27 juillet 1917, a livré combat à trois avions ennemis qu'il a mis en fuite; très grièvement blessé à l'issue de ce combat."

Tombe du Slt Henri Georges Louis - Pilote de l'escadrille MS 15 du 1er avril au 12 décembre 1915 - Pilote de l'escadrille N 69 du XXX au 31 mai 1916 - Grièvement blessé au cours d'un combat aérien contre deux avions allemands, le 12 mars 1916 - Décédé des suites de ses blessures à l'hôpital bénévole n° 2 bis (ambulance américaine) installé dans le lycée Pasteur au 9, rue d'Inkermann à Neuilly-sur-Seine, le 31 mai 1916 - Henri Louis repose tombe n° 7 dans le carré militaire du cimetière de Neuilly-sur-Seine (Hauts-de-Seine) - Photo Jean-Michel Lasaygues que je remercie pour son aide.


 

Monuments commémoratifs
et tombes

Tombe de l'aviateur Gabriel Guérin au cimetière Sainte-Marie du Havre - A droite, on peut voir le carré militaire et à gauche, le monument à l'honneur des militaires et marins morts en service commandé - Photo François Vaudour que je remercie pour ton aide - Merci à Vincent le Calvez pour la communication de ces photos

Monument commémoratif de l'aviateur Gabriel Guérin - Place de l'Hotel de ville - Ville du Havre - la plaque "or" célèbre l'aviateur Maridor, tué le 3 août 1944 - Photo François Vaudour que je remercie pour son aide - Merci à Vincent le Calvez pour la communication de ces photos.

Tombe du soldat de 2ème classe Marcel Louis Capitaine de l'escadrille REP 15 - décédé lors d'un accident en service commandé à l'ambulance (hôpital) de Labourse (62), le 19 décembre 1914 - Né à Mézières (Ardennes), le 2 juillet 1891 - Photo Thierry Cornet que je remercie pour son aide.

Cal Georges Pierre Michel - Né le 18 juillet 1895 à Avignon (Vaucluse) - Entré en service au 1er groupe d'aviation de Dijon, le 18 décembre 1914 - Mécanicien du Ltt André Stromeyer de l'escadrille MS 15 du 7 juillet au 25 août 1915 - Mitrailleur de l'escadrille N 68 du 23 septembre au 8 octobre 1915 - Victime d'un accident aérien survenu en compagnie du Ltt André Stromeyer - Décédé des suites de ses blessures, à l'ambulance n° 12 du 20ème corps d'armée de la Croix-en-Champagne (Marne), le 8 octobre 1915 - Le Ltt Stromeyer a été blessé dans le même accident - Repose au cimetière militaire de Laval-en-Tourbe (51) - Photo Thierry Cornet que je remercie pour son aide.

Sous-lieutenant Henri Esprit Thomas Alfred Le Sort - Né le 26 juin 1888 à Fécamp (76) - Fils d'Auguste Le Sort et d'Amélie Bourgeois - Profession avant guerre aviateur - Appelé au 2ème groupe d'aviation comme pilote en octobre 1911 - Brevet de pilote militaire n° 459 en date du 28 avril 1914 - Nommé Adjudant, le 15 décembre 1914 - Pilote de l'escadrille HF 1 du 3 août 1914 au 17 janvier 1915 - Pilote de l'escadrille N 15 du 31 mars 1915 au 27 février 1916 - Nommé sous-lieutenant à titre temporaire, le 8 octobre 1915 - Pilote de l'escadrille N 65 du 1er mars 1916 au début 1917 - Nommé sous-lieutenant à titre définitif, le 15 avril 1916 - Pilote de la société Clerget-Blin à partir du 23 janvier 1917 - Entré en sursis, le 1er mars 1918 - Décédé des suites d'un accident d'avion sur le terrain de Villacoublay, le 20 avril 1918 - Chevalier de la Légion d'Honneur en mars 1916 - Médaille Militaire en août 1915 - Croix de Guerre - cinq citations à l'ordre de l'armée - 1 citation à l'ordre de la division - Henry Le Sort repose au cimetière des Gonards à Versailles - Photo Jean-Michel Lasaygues que je remercie pour son aide.

 

Remerciements à :

- M. Benoit de Diesbach de Belleroche pour l'envoi du livre qu'il a consacré à son grand-père "Souvenirs de Louis de Diesbach pilote de chasse de la Grande Guerre".
- M. Aurélien Gadaut pour l'envoi des photos de la découpe de l'insigne d'un Spad XIII de la SPA 15.
- la famille Moineville pour l'envoi des photos illustrant cette page.
- M. Eric Mattutini pour l'envoi des 3 photos du Spad VII n° 1059 du Ltt Paul Bergeron.
- M. Myrone Cuich pour les photos des REP type N de l'escadrille REP 15.
- M. Bernard Klaeylé pour ses corrections concernant les numéros de séries, les différents stationnements et l'identification des modèles d'aéronefs REP.
- M. Guy Rufray pour l'envoi de photos des REP type K 80.
- Mrs. Vincent le Calvez et François Vaudour pour les différentes photos prises dans la ville du Havre.
- M. Jean Jacques Leclercq pour l'envoi des photos du Ltt Marcel Doumer et du Spad XIII à Spire.
- M. Michel Clouet pour l'envoi de la photo du 2eme RAC de Strasbourg Neuhoff.
- M. Gregory VanWyngarden pour le prêt de la photo du Spad de Henry Foster.
- Mme Annie Malfoy pour l'envoi de la tombe du Ltt Raymond Lis.
- M. Thierry Cornet pour l'envoi de ses photos.
- M. Gérard Bot pour l'envoi des photos en rapport avec les aviateurs Tétu et de la Rochefoucauld.
- M. le Lieutenant-Colonel (R) Blanchot, officier de renseignement de l'escadron de chasse 1/7 "Provence".
- M. Frédéric Domblides pour l'envoi de la photo de l'entoilage conservé au MAE du Bourget.
- M. Jean-Michel Lasaygues pour la photo de la tombe du Slt Henri Le Sort.
- M. Jean-Pierre Amigues pour la communication des archives de Jean Amigues, son grand-père.
- M. Ronan Furic pour l'envoi des photos de sa collection.
- M. David Méchin pour l'envoi de ses dessins couleurs.
- M. Jean-Pierre Puton, chef de projet du Centre Régional de l'Image de la ville de Nancy.
- M. Blaise Aurora, chargé de documentation du Centre Régional de l'image de la ville de Nancy.
- M. Jean-Pierre Berce pour l'envoi de la photo du SPAD XIII codé "6".
-
M. Frédéric Pillet, chargé d'études documentaires de la ville de St-Quentin, pour l'envoi de la photo du SPAD VII de l'Adj Epitalon.
- M. Roland Kissel pour l'envoi des archives de Roger Kissel, son père.
- M. Jean Pieribattista pour l'envoi des photos de sa collection.

- Mme Monique Gallais pour l'envoi des états des services et photo du Cne Yves Rolland de Chambaudoin d'Erceville.
- M. Salah Ahmed pour l'envoi des photos des insignes de sa collection.
- M. Thierry Grier pour l'envoi des photos de la tombe du MdL Charles Kuhling.
- M. Yves Castelain pour l'envoi de la photo de la tombe du Cal Paul Matanovitch.
- M. Jean Pieribattista pour l'envoi des photos de l'insigne de la 1ère escadrille de l'EC 1/7 "Provence".
- M. Alexandrer Kazakov pour l'envoi de ses dessins d'avions.
- M. Jean-Laurent Truc pour l'envoi de la photo de l'insigne de la SPA 15.
- M. Jean-Michel Lasaygues pour ses photos des tombes du département des Hauts-de-Seine.
- M. Vincent Besombes pour l'envoi des photos de sa collection.
- M. Jean-Jacques Liégeois pour la communication des archives d'Henri Laurent, son grand-oncle.
- M. Patrice Gout pour l'envoi des photos des insignes de la collection.

Bibliographie :

- Les escadrilles de l'aéronautique militaire française - Symbolique et histoire - 1912-1920 - Ouvrage collectif publié par le SHAA de Vincennes en 2003.
- Souvenirs de Louis de Diesbach, pilote de chasse de la Grande Guerre par Benoit de Diesbach Belleroche aux éditions Intermédes Belleroche - Fribourg 2005.
- L'aviation française 1914-1940, ses escadrilles, ses insignes - par le Commandant E Moreau-Bérillon - publié à compte d'auteur en 1970.
- The French Air Service War Chronology 1914-1918 par Frank W.Bailey et Christophe Cony publié par les éditions Grub Street en 2001.
- Historique de la 7ème Escadre de Chasse en 2 tomes par Michel Caplet et Guy Vaugeois publié par le SHAA de Vincennes en 1989.
- De l'Aéronautique militaire "1912" à l'Armée de l'Air "1976" par Myrone N. Cuich publié à compte d'auteur en 1978.
- Les "As" français de la Grande Guerre en deux tomes par Daniel Porret publié par le SHAA en 1983.
- Les Armées françaises dans la Grande Guerre publié à partir de 1922 par le Ministère de la Guerre.
- Site Internet "Traditions des escadrilles de l'Armée de l'Air" de Henri Guyot - Voir le lien
- Site Internet "La bible des insignes de l'Armée de l'Air" de Yves Genty - Voir le lien
- Site Internet "Mémoires des Hommes" du Ministère de la Défense - Voir le lien
- Forum "Pages 14-18" de Joël Huret.

 

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