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Insignes de l'escadrille 25
peints sur les fuselages

Insigne de l'escadrille F 25 peint sur le fuselage des Farman F 40 - Dessin Albin Denis

Insigne de l'escadrille F 25 peint sur le fuselage des Farman F 40 et Farman F 50 - Dessin Albin Denis

Dessin Albin Denis

Insigne métallique
de l'escadrille F 25

Insigne métallique de l'escadrille F 25 appartenant au Cne Alexandre Bouchet, commandant de l'escadrille du 1er novembre 1917 au 20 février 1918 - Fabriqué en métal blanc - Fixation par deux anneaux - Dimensions 3,4 x 2,6 cm - Fabrication Kirby-Beard et Cie gravée au dos - Insigne collection du Gal de division aérienne Alexandre Bouchet, transmise par Antoine Bouchet, son petit-fils, que je remercie pour son aide.

Broche civile détournée comme insigne personnel du Cne Alexandre Bouchet, alors commandant de l'escadrille F 25 - Fixation par deux anneaux - Insigne collection du Gal de division aérienne Alexandre Bouchet, transmise par Antoine Bouchet, son petit-fils, que je remercie pour son aide.

Insignes métalliques des unités
détentrices de ses traditions

Insigne métallique de la 1ère escadrille du GB I / 21 - Epoque précise à déterminer - Photo Albin Denis

Insigne métallique de la 1ère escadrille du GB I / 21 - Epoque précise à déterminer - Photo Albin Denis

Insigne métallique du GB I / 21 - Cette unité était composée de deux escadrilles qui détenaient les traditions des escadrilles VR 25 et F 114 de la Grande Guerre - Photo Albin Denis

Insigne de la 21ème escadre de bombardement - La 21ème escadre de bombardement était composée des GB I / 21 (traditions des VR 25 et F 114) et GB II / 21 (traditions des F 110 et F 118) - Photo Albin Denis.

Unités détentrices des traditions
de l'escadrille VR 25

Symbolique

L'escadrille 25 a choisit, dès 1915, une étoile dite "américaine", c'est à dire blanche avec un coeur rouge, marquée de l'inscription F 25.

Fanion de l'escadrille F 25

Fanion de l'escadrille F 25 - Il ne montre pas l'étoile mais la chouette qui était le symbole des pilotes et observateurs de cette unité - Voir la fresque ci-dessous - Si un lecteur connait les couleurs, veuillez prendre contact avec l'auteur de ce site, je pourrai ainsi réaliser un dessin en couleur - Photo La Guerre Aérienne Illustrée

Historique

L'escadrille 25 est créée à Buc, le 1er septembre 1914. Sa dotation initiale est consistée par 6 Maurice Farman MF 7 et MF 11. Elle prend l'appelation de MF 25 et placée sous les ordres du capitaine Charles Rossner. L'unité, affectée à la 3ème armée du général Sarrail qui tient une partie du front d'Argonne, arrive sur Verdun, le 8 septembre 1914. Elle prit part très active aux opérations aériennes, ses équipages étant engagés dans un très grand nombre de reconnaissances à longue portée, des réglages de tir et des photographies. Les pilotes débutent une longue série de bombardements à l'aide de fléchettes et des obus de tous calibres. En décembre 1914, l'escadrille a déjà largué une tonne de bombes sur l'adversaire. A début de l'année 1915, la MF 25 perçoit des MF 11 bis à moteur de 130 ch beaucoup plus puissant que les vénérables MF 7 et 11 d'origine.

Elle est affecté à la 2ème armée du général de Curières de Castelnau (remplacé le 21 juin 1915 part le général Pétain), le 9 mars 1915. Les bombardements de la 25 vont viser spécialement les gares en arrière du dispositif ennemi. Le sergent Louis Gaubert et le Cne Adolphe Varcin, tous deux vainqueurs du prix de l'Aéro-cible Michelin vont prouver l'importance de ces missions de bombardement. L'aviateur Adolphe Pégoud attaquera un Drachen à la bombe. Les premiers vols de nuit sont effectués à la F 25 en juin 1915, par le Ltt Paul Personne.

Le 23 août, le Ltt Personne exécute le premier bombardement nocturne de l'unité avec deux pilotes volontaires, le caporal Léon Coupet et le sergent André Delcamp. Deux jours plus tard, le 25, une mission de trois avions bombarde les gares de Challerange, de Cernay et de Châtel. Le 28, le lieutenant Personne prend le commandement de l'escadrille. Le 12 septembre 1915, l'escadrille perd son premier équipage au combat. Le MF 11 bis du Ltt Jean Lamasse et du Ltt Victor Saulnier d'Anchald est abattu près de Montfaucon, au Nord de Verdun. Les deux hommes sont tués et sont les premières victimes de la 25. Les 10 et 22 octobre 1915, des équipages de la 25 s'illustrent et abattent des avions allemands qui ne sont malheureusement pas homologués. D'abord, le 10 avec l'équipage composé du Sgt André Delcamp et du Soldat de 2ème classe Léon Coupet contre un Fokker puis le 22 par les deux frères Coupet, Lucien le pilote et Léon le mitrailleur contre un Aviatik.

Peu à peu, les équipages de la F 25 vont se spécialiser dans les missions de bombardements nocturnes afin de limiter les pertes. Ils pourront ainsi emporter une charge de bombes suffisante, être relativement protégés par l'obscurité et seront moins exposés à l'aviation allemande. En voici le détail pour les années comprises en septembre 1914 à juin 1917.

L'escadrille F 25 est engagée dans la bataille de Verdun à partir du terrain de Bellefontaine / Branbant le Roi, le 26 février 1916. C'est à partir de ce terrain qu'elle ménera toutes les opérations aériennes jusqu'au 26 septembre. Le 6 mars 1916, elle est affectée à la 3ème armée commandée par le Général Humbert. Continuant le bombardement nocturne des gares et rassemblements situés très en arrière du front allemand, la F 25 va réaliser 3 missions sur Trèves, les 21 juin 1916, 1er mai 1917 et 3 juin 1917. Ses avions attaqueront la gare et les usines de Thionville, au Luxembourg, à Conflans, Vilosnes, Spincourt, Maizières-les-Metz, Rombach, Montmédy et les bassins de Briey. Le 29 avril 1916, l'escadrille 25 réalise sa 100ème mission de bombardement.

Détails de missions pour le mois de juillet 1916.

Jusqu'à la fin de l'année 1916, l'escadrille F 25 n'est pas officiellement une escadrille de bombardement. Elle a été entièrement rééquipée d'avions Farman F 40 et ses dérivés, avions beaucoup plus adaptés aux missions mixtes de reconnaissance la journée et de bombardement de nuit. En effet, le jour, ses équipages assurent le même travail que ceux des escadrilles détachées auprès d'un corps d'Armée avec des missions de réglage d'artillerie, de photographies aériennes, de liaison avec l'infanterie. Le soir venu, les avions sont chargés en bombes et la mission de l'unité change. La mécanique et les navigants ont dû s'adapter et ont conçu toute une série d'accessoires de visée et d'emport des munitions. Le poste de TSF et l'appareil photo qui servaient de jour, étaient remplacés par 120 à 150 kilos de bombes pour les missions nocturnes.

Le 10 novembre 1916, l'escadrille F 25 effectue sa 200ème mission de bombardement. A début de l'année 1915, la dotation d'aéronefs passe de 15 à 25 appareils. Avec ces moyens supplémentaires, les équipages de la 25 vont amplifier leurs attaques sur le réseau ferré, multipliant les raids de bombardements des villes allemandes. Ses F 40 bombarderont les aciéries de Briey, que les Allemands utilisent depuis 1914 pour produire un grand tonnage d'acier.

La presse française livrera quelques détails au sujet de ces bombardements :

"- Lors du 1er bombardement de Trèves dans la nuit du 21 au 22 juin 1916, en représailles du bombardement de Bar-le-Duc...., les premières bombes (incendaires) sont tombées dans la caserne d'infanterie du 69ème. Il y avait dans les baraquements environ 200 hommes. Huit ont été tués sur le coup. Des tracts, dont un exemplaire est présenté sur cette page, ont été largués et expliquent à la population que ce raid est en représailles au bombardement de Bar-le-Duc.
- En juillet 1916, nos avions ont fait sauter un dépot de munitions à Mangiennes et un autre à Billy.

- Dans le courant de l'été (août 1916), un bombardement de la gare de Montmédy a fait sauter un dépot de munitions.... A Thionville, nos bombardements ont causé de gros dégâts aux usines...
- Nuit du 3 au 4 août 1916, à Montmédy, les aviateurs français ont bombardé juste à coté de la gare un magason de vivres.
Dans la nuit du 24 au 25 septembre 1916, une bombe a fait explosion sur le toit de la centrale distribution d'électricité, des hauts-fourneaux de l'Adolf-Emil-Hutte, à Esch-sur-Alzette.
- En novembre 1916, un dépôt de munitions placé sur la côte de Vilosnes a sauté.
- Un bombardement au début de décembre 1916 sur la ferme Longeau provoque une explosion de gargousses.
- Lors du bombardement de Differdange dans la nuit du 9 au 10 février 1917.
- Nuit des 24 et 25 avril 1917, à la gare de Vilosnes, deux barraques sont incendiées, 18 tués et de nombreux blessés.
Au bois de Septsanges dans la nuit du 28 au 29 avril 1917, un bombardement incendie un Drachen et des baraquements.
- 2ème bombardement de Trèves dans la nuit du 1er au 2 mai 1917, en représailles des bombardements de Châlons et d'Epernay. Le bombardement a parfaitement réussi. Les bombes sont tombés en plein centre ville..."

L'escadrille est affectée à la 2ème armée du général Philippe Pétain en novembre 1916. Elle est engagée, à partir du 15 décembre 1916 dans la seconde phase de la bataille de Verdun qui permet la reconquête de l'ouvrage de Bezonvaux, du bois de Chaume, de Louvemont et de la cote du Poivre.

Le 29 avril 1917, un équipage va remporter l'unique victoire homologuée de l'escadrille pendant le premier conflit mondial. Nous avons vu que deux équipages s'étaient vu refuser une homologation en octobre 1915. Le 29, l'équipage composé du caporal Pierre Honorat et du Ltt André Bizard bombarde de nuit un Drachen dans son hangar dans le bois de Septsanges. L'engin est détruit et homologué à l'équipage. Du 20 août au 8 septembre 1917, la F 25 prend part à la seconde bataille de Verdun qui permet la prise de Talou, de Samogneux, du Mort Homme, de Forges, de Béthincourt et des cotes 304 et 344.

Le 25 février 1918, l'escadrille F 25 abandonne ses Farman F 40 et perçoit des bombadiers Voisin type X. Elle devient une unité de bombardement à part entière. Elle prend l'appelation de VR 25 et est immédiatement affectée au groupe de bombardement n° 1 (GB 1), lui-même rattaché à l'escadre 11.

Affectée à la 5ème armée du général Buat, le 28 juin 1918, sa zone d'action s'étend sur le fort de la Pompelle, les environs de Reims, Vrigny, Verneuil et Tréloup. A partir du 29 septembre, les Voisin participent à la bataille de Champagne et d'Argonne qui aboutira au franchissement de la Suippe et de l'Aisne et à la progression jusqu'à la région de Rethel, Nizy-le-Conte et le Camp de Sissonne. La dernière grande bataille sera celle de la Serre avec l'attaque de la Hunding Stellung et la progrssion sur Herpy et Recouvrance.

Le 11 novembre 1918, l'escadrille VR 25 est stationnée à Villeneuve-lès-Vertus. L'escadrille aura remporté cinq victoires homologuées, perdue 21 membres d'équipage et déplorée 17 blessés et 4 prisonniers. Elle a reçu 3 citations à l'ordre de l'armée.

La VR 25 est envoyée en Allemagne pour participer à l'occupation de ce pays. Elle s'installe d'abord à Stetten à partir du 24 juin 1919, puis à Ilbesheim, le 15 août. La mission d'occupation prend fin, le 1er décembre 1919. L'unité s'installe à Malzéville où elle devient 201ème escadrille du 2ème régiment de bombardement. En 1932, elle deviendra la 1ère escadrille du GB I / 21. Cette unité sera dissoute après les combats de 1940, le 30 août très précisément. Ces traditions n'ont pas été reprises depuis.

 

Fresque des chouettes

Fresque des chouettes de la F 25 - Dessiné par le peintre Victor Tardieu - Cette peinture était exposé dans la salle de réunion des pilotes de l'escadrille - Voir l'insigne personnel du Cne Alexandre Bouchet, commandant de l'escadrille F 25 du 1er novembre 1917 au 20 février 1918 puis du GB 1 - Photo La Guerre Aérienne Illustrée

 

Appellations successives

Lieux de stationnements


Carte des différents stationnements

Numéros des départements français

 

Morts: en rouge / Blessés : en jaune

Rattachements de l'escadrille

Batailles et missions importantes
de l'escadrille 25

 

Commandants de l'escadrille

Types d'avions utilisés

Numéros des avions connus

Décorations

La fourragère aux couleurs du ruban de la Croix de guerre 14-18 a été conférée par le général commandant en chef les armées du Nord et du Nord-Est, en exécution des prescriptions contenues dans la circulaire ministérielle n° 3095 D du 21 avril 1916, avec l'énoncé des citations à l'ordre de l'armée obtenues par l'escadrille F 25.

"L'escadrille F 25 chargée, sous le commandement du capitaine Personne, de coopérer pendant la bataille de Verdun, aux reconnaissances, réglages de tir et prises de photographies dans un secteur particulièrement actif, a demandé à poursuivre, malgré cela, les bombardements de nuit dans lesquels elle était spécialisée. Ses pilotes, volant nuit et jour et parfois à deux reprises la même nuit, a réussi à assurer les deux services, a mis à son actif plus de 100 opérations de bombardement, dont certaines par des nuits défavorables et sur des objectifs extrêmement éloignés" (ordre n° 278 du 12 juillet 1916 de la 2ème armée).

"Rivalisant d'entrain et d'audace, sans jamais se laisser impressionner par les moyens de défense accumulés par l'ennemi, ni par les pertes qu'ils ont subies, les pilotes et bombardiers de l'escadrille F 25 ont exécuté plus de 230 bombardements de jour et de nuit, et lancé plus de 50 tonnes d'explosifs sur les objectifs désignés par le commandement. Se sont classés au premier rang par les résulstats obtenus, dans une des régions les plus actives au point de vue des industries de guerre et causant ainsi à nos ennemis les plus graves préjudices." (décision du général commandant en chef, du 7 mai 1917.)

Citation n° 12.763 à l'ordre de l'armée, décernée par le Maréchal de France, commandant en chef les armées françaises de l'Est, du 1er groupe de bombardement : "Sous l'impulsion énergique de son commandant, le chef d'escadrons Bouchet, le 1er groupe de bombardement, composé des escadrilles 114, 110, 25, a pris part aux batailles de Picardie et de champagne 1918. En sept mois, du 27 mars au 9 novembre, il a executé 106 nuits de travail, 2134 expéditions d'avions, attaqué 749 objectifs militaires, accompli 109 reconnaissances de nuit, lançé près de 560 tonnes de projectiles, réalisé 115 destructions (incendies, routes coupées, trains sautés, dépôts de munitions explosés, terrains d'aviation brûlés, ....) A contribué puissamment à l'arrêt de l'ennemi, et à son recul consécutif, en lui infligeant des pertes qui ont affecté profondément son moral et diminué sensiblement sa valeur combative. N'a cessé de procurer à notre haut commandement des renseigneemnts du plus grand intérêt."

NB : la fourragère aux couleurs de la Croix de Guerre 14-18 était décernée aux unités citées 2 fois à l'ordre de l'Armée.

 

Remise de la fourragère aux couleurs
du ruban de la Croix de Guerre

Photographie prise par l'escadrille F 44 à la verticale de la cérémonie de remise de la fourragère aux couleurs de la Croix de Guerre à l'escadrille F 25 - Ce terrain est celui de Vadelaincourt (Meuse) dont on aperçoit les rues du village sur la partie gauche - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Photo Jean Personne transmis par Dominique Personne, son petit-neveu, que je remercie pour son aide.

Le Cne Jean Personne, commandant de l'escadrille F 25 du 28 août 1915 au 1er novembre 1917, précède deux pilotes de son unité qui vont être décorés, ainsi que le piquet d'honneur protégeant le drapeau national porté par le Slt Lucien Coupet - Le chef de la F 25 va recevoir, des mains du Général Guillaumat, commandant le 1er corps d'armée, la fourragère aux couleurs du ruban de la Croix de Guerre, au titre de son unité, sur le terrain de Vadelaincourt en octobre / novembre 1916 - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Photo Jean Personne transmis par Dominique Personne, son petit-neveu, que je remercie pour son aide.

Le Général Guillaumat, commandant le 1er corps d'armée, va remettre la fourragère aux couleurs du ruban de la Croix de Guerre, au Cne Jean Personne, commandant de l'escadrille F 25, au titre de son unité, sur le terrain de Vadelaincourt en octobre / novembre 1916 - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Photo Jean Personne transmis par Dominique Personne, son petit-neveu, que je remercie pour son aide.

Le Général Guillaumat, commandant le 1er corps d'armée, après avoir remis la fourragère aux couleurs du ruban de la Croix de Guerre, au Cne Jean Personne, commandant de l'escadrille F 25, décore deux pilotes de son unité, sur le terrain de Vadelaincourt en octobre / novembre 1916 - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Photo Jean Personne transmis par Dominique Personne, son petit-neveu, que je remercie pour son aide.

Décoration du second pilote de la F 25 par le Général Guillaumat, commandant le 1er corps d'armée, sur le terrain de Vadelaincourt en octobre / novembre 1916 - Photo Jean Personne transmis par Dominique Personne, son petit-neveu, que je remercie pour son aide.

Remise de la fourragère aux couleurs
du ruban de la Croix de Guerre

Photographie prise par l'escadrille F 44 à la verticale de la cérémonie de remise de la fourragère aux couleurs de la Croix de Guerre à l'escadrille F 25 - Ce terrain est celui de Vadelaincourt - Dix Farman F 40 ou similaires de l'escadrille ont été alignés pour l'occasion - A cette époque, l'escadrille F 44 était stationnée sur le terrain de Froidos (Meuse) - Photo collection Jean Pecquet transmis par son petit-fils Thierry que je remercie pour son aide.

Le général Adolphe Guillaumat, commandant du 1er corps d'armée, remet la fourragère aux couleurs du ruban de la Croix de Guerre au capitaine Jean Personne, commandant de l'escadrille F 25, au titre de son unité, sur le terrain de Vadelaincourt (Meuse), en octobre / novembre 1916 - Le porte-drapeau est le Slt Lucien Coupet - On aperçoit les Farman F 40 de l'escadrille alignés devant les hangars Bessonneau - Ils portent tous l'insigne sur l'avant de la nacelle de l'équipage - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Photo Jean Personne transmis par Dominique Personne, son petit-neveu, que je remercie pour son aide. Cliquez sur l'image pour l'agrandir

Le général Guillaumat, commandant du 1er corps d'armée, va remettre la fourragère aux couleurs du ruban de la Croix de Guerre au capitaine Jean Personne, commandant de l'escadrille F 25, au titre de son unité, sur le terrain de Vadelaincourt (Meuse), en octobre / novembre 1916 - Photo montrant le général et les officiers qui l'accompagnent - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Photo Jean Personne transmis par Dominique Personne, son petit-neveu, que je remercie pour son aide.

Les pilotes, observateurs et mitrailleurs des escadrilles présentes sur le terrain de Vadelaincourt en octobre / novembre 1916 - Dans quelques instants, le Cne Jean Personne, commandant de l'escadrille F 25, va recevoir pour son unité la fourragère aux couleurs du ruban de la Croix de Guerre des mains du Général Adolphe Guillaumat, commandant du 1er corps d'armée - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Photo Jean Personne transmis par Dominique Personne, son petit-neveu, que je remercie pour son aide.

Délégations de personnels navigants des escadrilles présentes sur le terrain de Vadelaincourt, lors de la remise de la fourragère aux couleurs de la Croix de Guerre au Cne Jean Personne, commandant de l'escadrille F 25, au titre de son unité, par le général Adolphe Guillaumat, commandant du 1er corps d'armée - En arrière plan, les Farman F 40 de l'unité portant l'étoile blanche - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Photo Jean Personne transmis par Dominique Personne, son petit-neveu, que je remercie pour son aide.

 

 

Les hommes

Une partie du personnel de l'escadrille MF 25 en 1916 - De gauche à droite, assis au premier rang tenant l'inscription "Escadrille 25" : Soldat Emile Mango (mécanicien) et Soldat Louis Macary (mécanicien) - Au second rang assis : Adj Lucien Coupet (pilote) - Cne Jean Personne (pilote et cdt d'unité) - Sgt André Delcamp (pilote) - Au dernier rang debouts : Caporal Georges Bertrand (pilote) - Sgt Henri Bricout (pilote) - Soldat Léon Coupet (mitrailleur) - Caporal Anthelme Donnat (mécanicien) - Sgt Charles Magnier (pilote) - Caporal Léon Flameng (pilote) - Sgt Guy de Roig (mitrailleur puis pilote) - Caporal Camille Jousse (mécanicien) - Adj Marius Lotiron (pilote) - Caporal Alfred Furgerot (mécanicien) - Caporal Xavier Tassel (mécanicien) - Soldat Norbert Laparra (mitrailleur) - Les avions, à l'arrière plan, sont des Maurice Farman MF 11 bis à moteur 130 HP et MF 11 à moteur 80 HP - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Photo collection David Méchin que je remercie pour son aide.

Ltt Charles Désiré Rossner - Né à Glaire-Villette (08), le 15 mai 1879 - Brevet de l'Aéroclub de France n° 1081 délivré le 22 octobre 1912 - Brevet de pilote militaire n° 204 obtenu à l'école d'aviation militaire de St-Cyr, le 9 février 1913 - Commandant de la MF 25 du 1er septembre 1914 au 28 aout 1915 - Commandant du 4ème groupe d'aviation d'Afrique stationné à Tunis - Photo Colonel Charles Rossner transmis par Mme Anne Rossner, sa petite fille que je remercie pour son aide - Un grand merci à Patrice Gaubert pour m'avoir transmis ces documents avec l'accord de la famille.

Slt Adolphe Léopold Varcin posant devant son MF 7 alors qu'il était détaché comme pilote à la commision d'études pratiques pour l'armement et la défense des aéronefs du camp de Châlons du 13 mai au 2 août 1914 - Carte postale d'époque.
Slt Adolphe Léopold Varcin - Né le 17 février 1884 à Chamoux (Savoie) - Fils de Jules Varcin et de Hortense Marie Caroline Françoise Chevalier - Engagé volontaire pour 5 ans au 5ème régiment d'artillerie, le 17 février 1902 - Nommé Maréchal des Logis, le 10 novembre 1903 - Formation d'offcier à l'école militaire de l'artilelrie et du Génie, le 3 avril 1907 - Affecté au 22ème régiment d'artillerie comme Sous-Lieutenant, le 1er avril 1908 - Nommé Lieutenant, le 1er avril 1910 - Affecté au 46ème régiment d'artillerie de Rouen, le 10 septembre 1910 - Passé en hors cadre au titre de l'aéronautique, placé à la suite au 1er régiment du Génie (aérostation), le 23 décembre 1911 - Passé à l'aviation comme élève pilote, le 11 janvier 1911 - Brevet de pilote militaire n° 51 obtenu, le 27 septembre 1911 - A étudié le bombardement par avion et participé au prix de l'Aéro-cible Michelin en 1912-1913 - En 1912, avec 10 projectiles sur 13 sur la cible, il s'est classé premier dans la catégorie des pilotes seuls à bord de leur avion et second du classement général derrière l'équipe Gaubert-Scott avec 12 projectiles sur 15 sur la cible - En 1913, il est gagnant du prix et premier du classement général avec 13 projectiles sur 15 dans la cible - Marié à Jeanne Boulanger, le 1er février 1913 - Recordman du monde de vol avec passager avec 600 km en 7h48, le 13 juillet 1913 - Chevalier de la Légion d'Honneur, le 31 décembre 1913 - Pilote de l'escadrille du cours pratique d'artillerie de Campagne du Camp de Mailly du 2 mars du 18 août 1912 - Pilote de l'escadrille MF 5 du 3 au 21 septembre 1912 - Pilote de l'escadrille MF 2 du 21 septembre 1912 au 1er janvier 1913 - Détaché comme pilote à la commision d'études pratiques pour l'armement et la défense des aéronefs du camp de Châlons du 13 mai au 2 août 1914 - Pilote de l'escadrille MF 25 du 2 août au 10 novembre 1914 - Croix de Guerre avec une citation à l'ordre de la 3ème armée, le 10 octobre 1914 - Nommé Capitaine, le 25 décembre 1914 à titre définitif - Chef pilote de l'école d'aviation militaire de Chartres du 25 décembre 1914 au 21 mars 1916 - Chevalier de la Couronne d'Italie, le 25 mai 1915 - Commandant de l'école d'aviation militaire de Châteauroux et Châteauroux-Vineuil du 21 mars 1916 au 13 juin 1918 - Pilote de la RGA du 13 au 15 juin 1918 - Pilote de l'escadrille BR 126 du 15 juin au 15 juillet 1918 - Pilote de l'escadrille BR 25 du 15 juillet au 14 août 1918 - Pilote du Parc Aéro IV du 14 août au 23 novembre 1918 - Affecté au 22ème régiment d'aviation de chasse du 23 novembre 1918 au 25 février 1919 - Ordre du Soleil Levant du Japon, le 5 mars 1919 - Congé sans solde de 2 ans en 1918 - Démission de l'armée, le 5 février 1921 - Directeur adjoint de la Société Générale des Travaux du Nord à Lens de février 1919 à septembre 1941 - A refusé de participer comme directeur de la Société Générale des Travaux du Nord à la construction du mur de l'Atlantique - En retraite civile, le 17 février 1954 - Décédé, le 12 juin 1967.

* Citation à l'ordre de la 3ème armée, en date du 10 octobre 1914 : "A conduit presque quotidiennement des reconnaissances d'armées au-dessus d'une puissante artillerie ennemie dont le tir ne cessait de le poursuivre."

Les deux frères Coupet, de gauche à droite Lucien et Léon
* Slt Lucien Coupet pilote de l'escadrille F 25 - Né le 4 octobre 1888 à Issoudun - Avant guerre mécanicien - Appelé en octobre 1909 au 2ème RAC
Passé à l'aviation, le 2 août 1914 comme mécanicien - Brevet de pilote militaire n° 671 du 29 janvier 1915 - Ecole de Saint-Cyr (1er groupe d'aviation) - Escadrille F 25 - Ecole de Buc (brevet de pilote) - escadrille F 25 - Réception des appareils et direction d'une école de pilotage du constructeur Farman à partir du 8 avril 1919 - Titulaire de plusieurs records de durée, d'altitude et de vitesse de 1922 à 1937 - Croix de Guerre - Médaille Militaire en novembre 1915 - 4 citations : mai 1915 - juillet 1915 - novembre 1915 - juillet 1916 - Décédé le 16 janvier 1969.
* Sgt Léon Coupet mitrailleur de l'escadrille F 25 - Né le 8 juin 1883 à Issoudun - Avant guerre mécanicien - Appelé en novembre 1904 au 159ème RI - Passé à l'aviation, le 15 mars 1915 comme mitrailleur - Différentes unités : 290ème RI - Ecole de Dijon - Escadrille F 25 - Croix de Guerre - Médaille Militaire du 10 février 1916 - 2 citations à l'ordre de l'armée du 10 février 1916 - 15 juillet 1916 - 1 citation à l'ordre du groupe en date du 12 septembre 1916 - Les deux frères ont été faits prisonniers, le 7 juillet 1917, lorsque leur avion a été touché par la DCA près de Trèves (Allemagne) - Photo La Guerre Aérienne Illustrée

Debouts au second rang et de gauche à droite : Sgt Léon Coupet (mitrailleur) - Sgt Charles Magnier (pilote) - Sgt Guy de Roig (mitrailleur puis pilote) - Caporal Camille Jousse (pilote) - Assis au premier rang et de gauche à droite : Slt Lucien Coupet (pilote) - Sgt Henri Bricout (pilote) - Sgt André Delcamp (pilote) - Photo Musée de l'Air d'Angers que je remercie pour son aide.

* Slt Guy François Henri, Baron de Roig - Né le 17 août 1890 à Jossigny (Seine-et-Marne) - Fils de Charles Joseph François de Roig et de Marie Clotilde Angeline Le Conte des Graviers - Domiciliés 40, rue François 1er à paris 8ème (75) - Classe 1910 - Recrutement du 6ème bureau de la Seine sous le n° matricule 216 - Service militaire au 1er régiment de Génie, à compter du 10 octobre 1911 - Nommé Caporal, le 27 septembre 1912 - Nommé Sergent, le 1er mai 1913 - Profession avant guerre Elève de l'école d'électricité - Mobilisé au 1er groupe d'aérostation, le 2 août 1914 - Comptable de l'escadrille MF 25 du 1er septembre 1914 au 23 juin 1915 - Détaché à Versailles pour convoyer du matériel du 20 au 23 juin 1915 - Mitrailleur de l'escadrille MF 25 du 23 juin 1915 au 30 août 1916 - Nommé Adjudant, le 5 mars 1916 - Brevet de pilote militaire n° 3288 obtenu par équivalence à la F 25, le 25 avril 1916 - Une citation à l'ordre du corps d'armée, le 24 juin 1916 - Croix de Guerre et une citation à l'ordre de l'armée, le 26 août 1916 - Pilote de l'escadrille F 63 / SPAbi 63 du 30 août 1916 au 8 mars 1918 - Médaille militaire et une citation à l'ordre de l'armée, le 14 juillet 1916 - Une citation à l'ordre de l'aéronautique, le 17 octobre 1916 - Une citation à l'ordre du corps d'armée, le 8 avril 1917 - Nommé Adjudant-chef, le 14 novembre 1917 - Stage au GDE du 5 octobre au 12 décembre 1917 - Pilote de l'escadrille SPAbi 284 du 4 mars 1918 au 1er février 1919 - Décoré de la Valeur italienne -  Chevalier de la Légion d'Honneur et une citation à l'ordre de l'armée, le 28 décembre 1918 - Nommé Sous-Lieutenant à titre temporaire en 1918 - Affecté au 1er groupe de Dijon, le 1er février 1919 - Affecté au 22ème régiment d'aviation, le 30 août 1920 - Affecté à l'infanterie coloniale, résident à Cuba - Remis à la disposition de l'aéronautique militaire, le 25 mai 1923 - Affecté au 34ème régiment d'aviation et mis à la disposition du général commandant le groupe des Antilles, le 25 mai 1923 - A fait don du château de Jossigny à l'état, le 27 juillet 1949 - Il avait été classé monument historique en 1942 - Décédé à Lagny-sur-Marne (Seine-et-Marne), le 27 août 1975.

* Croix de guerre et citation à l'ordre de l'armée de l'Adj Guy de Roig, pilote de l'escadrille F 25 en date du 26 août 1916 : "Sur le front de (censuré) depuis le début de la bataille. A rendu les plus signalés services en sortant depuis 6 mois, jour et nuit avec le même entrain et la même régularité. N'hésite jamais à voler très bas au-dessus des lignes ennemies pour donner des renseignements utiles au commandement. A eu ainsi son avion deux fois atteint par des balles de mitrailleuses. A exécuté 43 bombardement de nuit sur des objectifs souvent éloignés."

* Médaille Militaire et citation à l'ordre de l'armée à l'Adj Guy François Henri de Roig, du Génie, pilote de l'escadrille F 63 en date du 14 juillet 1916 : "Pilote de tout premier ordre, d'une audace froide et d'une constance dans l'effort qui en font un modèle pour tous. A exécuté en plus d'un travail de jour souvent dur, de très nombreux bombardement de nuit, sur des objectifs importants, situés parfois à plus de 100 kilomètres à l'intérieur des lignes ennemies. Quatre citations."

* Chevalier de la Légion d'Honneur et citation à l'ordre de l'armée du Slt Guy François Henri de Roig, au 1er régiment du Génie, pilote aviateur en date du 28 décembre 1918 : "Pilote hors de pair, donne le plus bel exemple d'abnégation et de courage indomptable dans le devoir. A déjà été sept fois cité."

Slt Maurice Marcel Maire - Pilote MF 25 - Né le 16 juillet 1890 à Rochefort-sur-Mer (17) - Entré en service : 3 août 1908 au 21ème bataillon de chasseurs à pieds - Passé à l'aviation, le 18 novembre 1912 comme élève pilote - Brevet de pilote militaire n° 405 du 9 décembre 1913 - 2 citations Armée 24 août 1914 - 1er février 1915 - Médaille Militaire du 25 janvier 1915 - Croix de Guerre - Médaille de Serbie - Escadrilles : MF 2 - MF 25 - MF 27 - MF 99 de Serbie - GDE - N 87 - CRP de Paris - Photo La Guerre Aérienne Illustrée.

Ltt Maurice Paul Marius Jaguenaud - Pilote F 25 - Né le 19 janvier 1892 à Courbevoie - Engagé, le 18 novembre 1912 au 101ème régiment d'infanterie à Dreux - Passé à l'aviation, le 18 novembre 1912 comme élève pilote - Brevet de pilote militaire n° 404 du 8 décembre 1913 - Légion d'Honneur du 10 juillet .1917 - Médaille Militaire du 19 mai 1915 - Citations Armées : 20 janvier .1915 - avril 1915 - mai 1915 - juillet 1915 - Citation régiment : décembre 1915 - Différentes unités : F 16 - F 25 - F 16 - AR 16 - Photo La Guerre Aérienne Illustrée.

Slt Marius Lautiron - pilote F 25 - Brevet de pilote militaire n° 1981 du 25 novembre 1915 - Tué au combat, son Farman F 40 abattu à Bifferdange (Luxembourg), le 10 février 1917. Il faisait équipe avec le caporal Fugerot qui a été tué - Voir en bas de page les photos qui lui sont consacrées - Photo La Guerre Aérienne Illustrée

Sgt Léon Flameng - Pilote F 25 - Né le 30 avril 1877 à Paris - Appelé en novembre 1898 au 8ème RA - Passé à l'aviation, en décembre 1914 comme observateur - Brevet de pilote militaire n° 2333 du 12 janvier 1916 à Chartres - Escadrille BL 18 - Ecole de Chartres - GDE - Escadrille F 25 - Croix de Guerre - Médaille coloniale de Chine - Citation Armée juin 1916 - Mort dans un accident aérien sur un Sopwith 1A2 dans une unité du GDE, le 02.01.1917 - Photo La Guerre Aérienne Illustrée.

Ltt Pierre Charles Victor Saulnier d'Anchald - Né le 19 janvier 1889 à la Charité (Nièvre) - Détaché du 10ème régiment de chasseurs à cheval - Observateur de l'escadrille MS 37 du 15 janvier 1915 au 8 septembre 1915 - Observateur de l'escadrille MF 25 du 8 au 12 septembre 1915 - Tué au combat au Nord de Verdun (55), le 12 septembre 1915 - Il faisait équipage avec le Ltt Jean Lamasse qui a également perdu la vie au cours de cette mission.

* Citation à l'ordre de l'armée : "A exécuté presque quotidiennement des reconnaissances à longue portée et en a rapportée avec la plus grande précision les renseignements recherchés. A fréquemment attaqué et poursuivi les aéroplanes ennemis jusque dans leurs lignes sous un feu violent. Le 6 juin 1915, parti en croisière de chasse comme observateur à bord d'un avion, a attaqué un biplan ennemi, d'abord au mousqueton, puis à la mitrailleuse, et après un combat de quelques minutes en a atteint mortellement le pilote, ce qui a déterminé la chute de l'appareil ennemi dans nos lignes. Très habile observateur qui avait soutenu avec succès plusieurs luttes avec les avions de combat ennemis. Tué en combat aérien, le 12 septembre 1915."

Une partie des mécaniciens avions de l'escadrille MF 25 posent à côté d'un MF 11 sur le terrain de Verdun en septembre 1914 - L'avion, qui vient d'être livré, est équipé de larges patins anti-retournement - Photo Colonel Charles Rossner transmis par Mme Anne Rossner, sa petite fille que je remercie pour son aide - Un grand merci à Patrice Gaubert pour m'avoir transmis ces documents avec l'accord de la famille.

 

Photo du Ltt Georges Domino

Général de brigade aérienne Georges Auguste Louis Domino - Né le 7 mai 1894 à Bellegarde-en-Marche (Creuse) - Fils de Lazare Louis Philippe Domino et de Marie Gabrielle Janicaud - Profession avant guerre Etudiant - Engagé au 3ème régiment de Chasseurs à Cheval de Moulins, à compter du 11 novembre 1913 - Nommé Brigadier, le 9 août 1914 - Nommé Maréchal des Logis, le 13 mars 1915 - Nommé Maréchal de Logis chef, le 1er mai 1915 - Nommé Sous-lieutenant à titre temporaire et affecté au 80ème régiment d'infanterie, le 29 décembre 1915 - Détaché au 342ème régiment d'infanterie, le 18 janvier 1916 -Commandant de la 20ème compagnie du 342ème RI du 15 mai au 8 juillet 1916 - Blessé au bras droit par une balle explosive pendant les combats de Thiaumont (55), le 23 août 1916 - Hospitalisé  sur l'hôpital auxiliaire n° 37 avec fracture compliquée du bras droit, paralysie radiale et convalescence jusqu'au 5 février 1917 - Une citation à l'ordre du corps d'armée n° 173, le 12 septembre 1916 - Détaché dans l'aéronautique militaire comme observateur au GDE (Groupement des Divisions d'Entrainement) du Plessis-Belleville, du 28 janvier au 3 mars 1917 - Observateur de l'escadrille F 221 du 3 mars au 16 avril 1917 - Une citation à l'ordre de la 2ème armée, le 6 avril 1917 - Stage de tir à l'école de tir aérien de Cazaux du 22 mars au 10 avril 1917 - Observateur de l'escadrille F 50 du 16 avril au 10 décembre 1917 - Une citation à l'ordre de l'armée, le 2 novembre 1917 -  Blessé au cours d'une chute d'avion touché par des éclats d'obus de DCA près de Verdun, le 8 juin 1917 - Hospitalisé, avec fracture de l'épaule gauche, écrasement du bras droit et convalescence jusqu'au 10 décembre 1917 - Marié avec Suzanne Legras, à Paris, le 16 février 1918 - Nommé Lieutenant à titre temporaire, le 4 mars 1918 - Observateur de l'escadrille SPA 76 du 7 mai au 16 juillet 1918 - Observateur de l'escadrille VB 25 du 18 juillet au 28 août 1918 - Évacué, le 28 août 1918 - Croix de guerre avec deux palmes de bronze et une étoile de vermeil) - Affecté au au CIAO (Centre d'instruction d'aviation d'observation), le 12 janvier 1919 -  Affecté au SRA (service des réparations de l'aviation), le 17 février 1919 - Nommé Adjoint technique du commandant de l'atelier de réparation de l'aviation (ARA) de St-Cyr, le 18 avril 1919 - Nommé Sous-lieutenant à titre définitif et Lieutenant à titre définitif, le 14 juin 1918 (JO du 10 novembre 1919) - Brevet de pilote militaire n° 18.355 obtenu à l'atelier de réparation de l'aviation de St-Cyr, le 19 mars 1920 - Affecté à l'entrepôt spécial d'aviation n° 3 de St-Cyr, le 1er avril 1920 - Chevalier de la Légion d'Honneur, le 16 juin 1920 - Affecté au Centre d'Etudes de l'Aéronautique de Versailles, le  7 avril 1925 - Nommé Capitaine, le 25 juin 1925 -   Nommé Commandant - Affecté au cabinet militaire du Ministre de l'Air - Officier de la Légion d'Honneur, le 10 décembre 1936 - Nommé Général de Brigade aérienne - Commandant de la 2ème région aérienne - Commandeur de la Légion d'Honneur, le 19 mars 1947 - Domicilié 12, square Desnouettes Paris 15ème - Décédé, le 24 février 1959.

 

Photo du Slt Edouard Morot

Slt Edouard René Moro - Né le 12 septembre 1893 à Paris 13ème (75) - Fils d'Alexandre Eugène Maurice François Morot et de Marie Victoire Camille Fromont - Profession avant engagement Comptable - Classe 1913 - Recrutement du 6ème bureau de la Seine sous le matricule 627 - Engagé aux Sapeurs pompiers de Paris, à compter du 31 mars 1913 - Passé à l'aéronautique militaire comme élève pilote, le 17 mars 1916 - Brevet de pilote militaire n° 4188 obtenu à l'école d'aviation militaire d'Etampes, le 8 août 1916 - Nommé Caporal, le 13 août 1916 - Stage de perfectionnement bombardement à l'école d'aviation militaire d'Avord - Stage de spécialisation à l'école d'aviation militaire de Châteauroux, jusqu'au 1er décembre 1916 - Pilote de l'escadrille F 25 / VR 25 du 13 février 1917 au 13 février 1919 - Nommé Sergent, le 25 juillet 1917 - Croix de Guerre et citation à l'ordre de l'aéronautique, en date du 31 août 1917 - Stage au GDE du 16 février au 14 mars 1918 - Stage au CIACB de Perthes du 17 juin 1918 au XXX - Nommé Adjudant, le 25 juin 1918 - Nommé Sous-lieutenant, à titre temporaire, le 14 août 1918 - Citation à l'ordre de l'armée, en date du 7 septembre 1918 - Affecté au 26ème bataillon de chasseurs - Citation à l'ordre de l'armée, en date du 8 février 1919 - Affecté au service des réparations d'aviation de St-Cyr, le 13 février 1919 - Tué au cours d'un accident aérien, sur le terrain du Bourget-Dugny, le 2 avril 1919 - Chevalier de la Légion d'Honneur et citation à l'ordre de l'armée, à titre posthume, en date du 30 juillet 1921 - Sources : Pam - MpF - Liste des brevets militaires - CCC escadrille F 25 / VR 25 - JORF - Dernière mise à jour : 16 mars 2016.

* Citation à l'ordre de l'armée du Slt Edouard Morot, pilote à l'escadrille VR 25, en date du 7 septembre 1918 : "Pilote hors pair. Présente les plus belles qualités militaires d'audace et de modestie. depuis sa dernière citation, totalise 40 bombardements ou reconnaissances. Dans la nuit du 20 au 21 juillet, a déterminé par son tir l'explosion de deux trains de munitions. A de plus fait sauter un dépôt de munitions, le 10 juin et déterminé un incendie, le 21 août."

* Citation à l'ordre de l'armée du Slt Edouard Morot du 26ème bataillon de Chasseurs, pilote à l'escadrille F 25, en date du 8 février 1919 : "Jeune officier pilote, joignant à une très haute valeur morale des qualités professionnelles remarquables. A exécuté en vingt mois de travail assidu et d'efforts constants plus de cent expéditions de nuit, dont un grand nombre sur des objectifs éloignés et dans des circonstances défavorables. S'est particulièrement distingué, le 10 juin, en détruisant un dépôt de munitions, le 21 juillet, en faisant sauter deux trains chargés d'explosifs à gaz et le 18 octobre 1918, en tuant et blessant dans une gare éloignée 500 soldats ennemis."

* Chevalier de la Légion d'Honneur et citation à l'ordre de l'armée, à titre posthume, du Slt Edouard René Morot, en date du 30 juillet 1921 : "Pilote hors pair. Quatre fois cité pour avoir exécuté des bombardements dont les conséquences ont été terribles pour l'ennemi. s'est distingué, le 10 juin 1918, en détruisant un dépôt de munitions; le 21 juillet, en faisant sauter deux trains chargés d'explosifs à gaz; le 18 octobre, en tuant et blessant 500 soldats ennemis dans une gare éloignée. Mort pour la France en essayant, sur sa demande, un avion de bombardement livré par l'ennemi. A été cité."

Les hommes

Les personnels navigants et mécaniciens posent à l'occasion de la 100ème mission de bombardement de l'escadrille F 25 sur le terrain de Bellefontaine en mai 1916 - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Photo Musée de l'Air d'Angers que je remercie pour son aide.

Slt Adolphe Célestin Pégoud - Né le 13 juin 1889 à Montferrat (Isère) - S'engage au 5ème régiment de chasseurs d'afrique, le 8 août 1907 - Campagne du Maroc - 2ème régiment de Hussards de Gray (Haute Saône) - 3ème régiment d'artillerie coloniale à Toulon - En 1913, retour à la vie civile - Brevet de l'Aéroclub de France en date du 7 mars 1913 - Pilote d'essai de la société Blériot - Saut en parachute au-dessus de l'aérodrome de Châteaufort, le 19 août 1913 - Premier à avoir réalisé un looping - Pilote de l'escadrille HF 7 du 14 août 1914 au 8 janvier 1915 - Nommé caporal, le 27 octobre 1914 - Nommé sergent, le 7 novembre 1914 - Pilote de l'escadrille MF 25 du 21 janvier au 6 février 1915 - Pilote de l'escadrille MS 37 du 6 février au 22 avril 1915 - Pilote de l'escadrille MS 49 au 22 avril 1915 au 31 août 1915 - Tué en combat aérien, aux commandes du Nieuport 10 n° 210, d'une balle qui lui a tranché l'aorte, à Petit-Croix (Territoire de Belfort), le 31 août 1915 - Chevalier de Légion d'Honneur - Médaille Militaire - Croix de Guerre avec plusieurs citations à l'ordre de l'armée - Médaille commémorative du Maroc - Adolphe Pégoud repose au cimetière de Montparnasse - Photo collection Philippe Bentresque que je remercie pour son aide.

Cne Alexandre Bouchet - Né le 5 février 1876 à Beaumont (Puy-de-Dôme) - Fils de Léger Bouchet et de Louise Roche - Domiciliés à Beaumont (61) - Profession avant guerre cultivateur - Classe 1896 - Recrutement de Riom sous le n° matricule 1779 - Service militaire au 30ème régiment de Dragons à compter du 16 novembre 1897 - Nommé Brigadier, le 18 mars 1898 - Nommé Brigadier fourrier, le 6 juillet 1898 - Nommé Maréchal des Logis, le 28 janvier 1899 - Engagé pour deux ans, le 22 juin 1900 - Nommé Maréchal des Logis fourrier, le 23 septembre 1900 - Nommé Maréchal des Logis chef, le 10 octobre 1901 - Engagement de trois ans à compter du 1er novembre 1902 - Nommé sous-lieutenant au 21ème régiment de chasseurs à cheval, le 1er avril 1905 - Nommé Lieutenant, le 1er avril 1907 - Affecté comme instructeur d'équitation à l'école d'application de cavalerie, le 23 mars 1910 - Affecté au 7ème régiment de Hussards, le 6 septembre 1912 - Affecté au 21ème régiment de Chasseurs, le 10 octobre 1913 - Passé à l'aéronautique militaire, comme observateur de la 4ème armée, le 9 octobre 1914 - Nommé Capitaine à titre définitif, le 1er novembre 1914 - Chevalier de la Légion d'Honneur et citation n° 511 à l'ordre de l'armée, le 8 janvier 1915 - Affecté au 1er groupe de bombardement (GB 1) comme adjoint au commandant de groupe du 16 octobre 1915 au 31 mai 1917 - Citation n° 406 à l'ordre de l'armée, le 25 octobre 1915 - Citation n° 2910 à l'ordre de l'armée, le 13 mai 1916 - Passé au GDE, le 1er juin 1917 - Brevet de pilote militaire n° 9417 obtenu au GDE, le 20 octobre 1917 - Commandant de l'escadrille F 25 du 28 octobre 1917 au 20 février 1918 - Nommé commandant du 1er groupe de bombardement, le 20 février 1918 - Citation n° 1118 à l'ordre de la 2ème armée, le 14 mars 1918 - Nommé Chef d'escadron (Cdt) à titre temporaire, le 28 juin 1918 - Nommé Chef d'escadron à titre définitif, le 23 mars 1919 - Commandant du 2ème régiment de bombardement, le 1er janvier 1920 - Officier de la Légion d'Honneur, le 16 juin 1920 - Ordre de 4ème classe du soleil Levant (Japon) - Commandant du 21ème régiment d'aviation d'Essey-les-Nancy, par changement de dénomination, le 1er août 1920 - Marié avec Jeanne Marie Madeleine Gauthier - Nommé Lieutenant-colonel, le 25 mars 1924 - Commandeur de la Légion d'Honneur, le 28 décembre 1927 - Nommé Colonel - Commandant de la 11ème brigade de bombardement de Metz, le 5 février 1929 - Nommé Général de Brigade aérienne - Nommé Général de division aérienne, le 19 avril 1935 - Décédé à Nancy, le 11 mai 1958.

* Chevalier de la Légion d'Honneur et citation n° 511 à l'ordre de l'armée, le 8 janvier 1915 : "Observateur en aéroplane, a montré les plus grandes qualités de calme et d'audace au cours de nombreuses reconnaissances et d'un bombardement de nuit des bivouacs ennemis. A toujours rapporté des renseignements précis et exacts sans se laisser détrouner de sa mission, même par les circonstances les plus critiques. En dernier lieu, le 31 décembre, a effectué une reconnaissance par un temps très défavorable, et sous un feu violent d'artillerie. Un obus ayant sectionné un longeron de queue de son avion, a continué à observer le détails des tranchées ennemies, pendant une descente périlleuse où l'appareil, complétement déséquilibré, était canonné jusqu'à l'atterrissage."

* Citation n° 406 à l'ordre de l'armée, le 25 octobre 1915 : "Observateur en avion depuis octobre 1914, a accompli un nombre considérable de reconnaissances à grande distance, parfois dans des conditions atmosphériques très défavorables et sans se laisser jamais arrêter par le feu de l'ennemi. A toujours rapporté, grâce à son expérience et sa ténacité, tous les renseignements qu'il était possible de recueillir."

* Citation n° 2910 à l'ordre de l'armée, le 13 mai 1916 : "Officier hardi, exemple d'énergie et d'entrain. A effectué 188 heures de vol au-dessus de l'ennemi et exécuté 21 bombardements. S'est particulièrement distingué dans la nuit du 10 au 11 avril 1916 au cours d'une ronde rendue extrêmement difficile et périlleuse par l'état de l'atmosphère."

* Citation n° 1118 à l'ordre de la 2ème armée, le 14 mars 1918 : "A exécuté de nombreux bombardements aériens, en particulier, a pris part à 14 sorties du 10 au 30 avril 1917; le 13 mai 1917, a bombardé de nuit une gare importante éloignée. Comme capitaine d'escadrille, a effectué à la tête de son unité 9 bombardements de nuit, en particulier les 25 et 28 juillet 1918, où il a pu recueillir des renseignements importants, malgré une brume intense."

* Citation n° 12.763 à l'ordre de l'armée, décernée par le Maréchal de France, commandant en chef les armées françaises de l'Est, du 1er groupe de bombardement : "Sous l'impulsion énergique de son commandant, le chef d'escadrons Bouchet, le 1er groupe de bombardement, composé des escadrilles 114, 110, 25, a pris part aux batailles de Picardie et de champagne 1918. En sept mois, du 27 mars au 9 novembre, il a executé 106 nuits de travail, 2134 expéditions d'avions, attaqué 749 objectifs militaires, accompli 109 reconnaissances de nuit, lançé près de 560 tonnes de projectiles, réalisé 115 destructions (incendies, routes coupées, trains sautés, dépôts de munitions explosés, terrains d'aviation brûlés, ....) A contribué puissamment à l'arrêt de l'ennemi, et à son recul consécutif, en lui infligeant des pertes qui ont affecté profondément son moral et diminué sensiblement sa valeur combative. N'a cessé de procurer à notre haut commandement des renseignements du plus grand intérêt."

Cne Jean Baptiste Personne - Né le 16 octobre 1882 à Gannat (Allier) - Fils de Jean Personne et d'Anne Rabusson - Domiciliés rue St-Etienne à Gannat (Allier) - Classe 1902 - Recrutement de Moulins (Allier) sous le matricule n° 210 - Service militaire au 4ème régiment de chasseurs à cheval, à compter du 16 novembre 1903 - Nommé Brigadier, le 5 juillet 1904 - Nommé Maréchal des Logis, le14 novembre 1905 - Nommé Maréchal des Logis fourrier, le 12 août 1907 - Affecté au 8ème régiment de chasseurs à cheval, le 17 décembre 1907 - Nommé Sous-lieutenant, le 1er octobre 1909 - Nommé Lieutenant, le 1er octobre 1909 - Passé à l'aéronautique militaire comme élève pilote, le 8 juillet 1912 - Brevet de pilote militaire n° 194 obtenu le 1er janvier 1913 - Pilote de l'escadrille BO 9 d'Epinal du 8 janvier 1913 au 15 janvier 1914 - Blessé de contusions multiples lors d'un accident d'avion sur le terrain de Dogneville (Vosges), le 12 mars 1913 - Blessé d'une luxation gauche et de contusions lors d'un accident d'avion au retour d'une reconnaissance de frontières à Epinal, le 23 avril 1913 - Pilote de l'escadrille HF 13 du camp de Châlons du 15 janvier 1914 au 9 février 1915 - Citation à l'ordre de l'armée, en date du 3 novembre 1914 - Chevalier de la Légion d'Honneur, en date du 1er décembre 1914 - Pilote de l'escadrille MF 25 du 9 février 1915 - Citation n° 156 à l'ordre de l'armée, en date du 5 août 1915 - Commandant de l'escadrille MF 25 du 28 août 1915 au 1er novembre 1917 - Nommé Capitaine à titre temporaire, le 9 septembre 1915 - Détaché au commandant d'un groupe d'escadrille devant Verdun (Brocourt), le 9 mars 1916 - Affecté à la direction du groupement D à Regret (Meuse), tout en conservant le commandement de l'escadrille F 25, le 2 avril 1916 - Nommé Capitaine à titre définitif, le 4 octobre 1916 - Commandant de l'école de vol de nuit de Cernon du 1er novembre 1917 au 1er juin 1918 - Commandant de l'école de bombardement du CIACB du 1er juin au 30 octobre 1918 - Commandant du GB 8 du 30 octobre 1918 au 24 septembre 1919 - Affecté au 4ème bureau, 12ème direction du Ministère de la Guerre, le 24 septembre 1919 - Blessé d'une légère déformation de la colone vertébrale et fracture aphophites dorsales lors d'un accident d'avion, sur le territoire de la commune de l'Hôpital Le Mercier (Saône-et-Loire), le 17 juin 1918 - Marié avec Mlle E. Leroux, le 11 décembre 1919 - Affecté au 4ème régiment d'aviation d'observation, le 20 mars 1920 - Détaché à la mission militaire française en Tchécoslovaquie du 5 juin 1920 au 21 juin 1922 - Adjoint au chef de corps du 21ème régiment d'aviation de Nancy-Essey, le 26 décembre 1922 - Affecté à l'arme de l'aéronautique - Officier de la Légion d'Honneur, en date du 27 décembre 1923 - Affecté à l'inspection technique de l'aéronautique, le 7 juin 1924 - Nommé Chef de bataillon, le 20 décembre 1924 - Nommé Lieutenant-colonel, le 25 juin 1931 - Affecté au 34ème régiment d'aviation, le 22 août 1931 - Affecté à la base aérienne de Bourget-Dugny, le 1er juillet 1932 - Commandant de la 34ème escadre d'observation, le 1er juillet 1932 - Blessé au cours d'un accident aérien, le 1er mars 1932 - Hospitalisé du 1er mars au 6 août 1932 - En convalescence du 7 août au 4 novembre 1932 - Reprend le commandement de la 34ème escadre d'observation, le 5 novembre 1932 - Commandeur de la Légion d'Honneur, en date du 15 décembre 1932 - Nommé Colonel, le 25 septembre 1934 - Affecté à l'inspection générale technique du matériel de la sécurité et des installations de l'air, le 1er novembre 1934 - Affecté à la direction du matériel aérien militaire sur le base aérienne 104, le 11 décembre 1935 - Grand-officier de la Légion d'Honneur, le 7 mai 1937 - Décédé, le 8 décembre 1964 - Photo La Guerre Aérienne Illustrée - Sources : Extrait de naissance - Pam - Etat des services - LO - FM Allier - Dernière mise à jour : 6 décembre 2015.

* Citation à l'ordre de l'armée, en date du 3 novembre 1914 : "A rendu les services les plus signalés en volant quotidiennement et en permettant de régler le tir de l'artillerie lourde."

* Chevalier de la Légion d'Honneur et citation à l'ordre de l'armée, en date du 1er décembre 1914 : "N'a cessé d'accomplir des reconnaissances par des temps les plus défavorables. A été fréquemment en but au tir des batteries spéciales et des avions armés ennemis. Aussi bon technicien qu'adroit pilote, est l'invention d'un ingénieux dispositif assurant le bon fonctionnement des moteurs par basses températures."

* Citation n° 156 à l'ordre de l'armée, en date du 5 août 1915 : "Pilote de grande valeur, n'a cessé de rendre les plus grands services par son énergie et ses qualités militaires dans les escadrilles où il a été employé. Apte à toute mission quelle que soit sa difficulté. Vole sur les lignes ennemies depuis un an sans interruption."

* Citation n° 278 de l'escadrille F 25 à l'ordre de la 2ème armée, en date du 12 juillet 1916 : "L'escadrille F 25 chargée, sous le commandement du capitaine Personne, de coopérer pendant la bataille de Verdun, aux reconnaissances, réglages de tir et prises de photographies dans un secteur particulièrement actif, a demandé à poursuivre, malgré cela, les bombardements de nuit dans lesquels elle était spécialisée. Ses pilotes, volant nuit et jour et parfois à deux reprises la même nuit, a réussi à assurer les deux services, a mis à son actif plus de 100 opérations de bombardement, dont certaines par des nuits défavorables et sur des objectifs extrêmement éloignés"

Ltt Henri Prat - Né le 12 juin 1887 à Fontenay-Rohan-Rohan (Deux-Sèvres) - Fils de Pierre Auguste Prat et de Clémentine Terrassier - Domiciliés à Sauzé-Vaussais (Deux-Sèvres) - Classe 1907 - Recrutement de Poitiers sous le matricule n° 494 - Profession avant guerre Etudiant - Engagé volontaire pour trois ans à la mairie de Poitiers, le 22 octobre 1906 - Incorporé au 20ème régiment d'artillerie de campagne de Poitiers comme 2ème canonnier conducteur, le 22 octobre 1906 - Nommé 1er canonnier conducteur, le 19 juin 1908 - Nommé Brigadier, le 13 janvier 1909 - Rengagé pour un an, le 22 octobre 1909 - Nommé Maréchal des Logis, le 7 octobre 1909 - Nommé Maréchal des Logis fourrier, le 17 novembre 1909 - Nommé Maréchal des Logis, le 17 mars 1910 - Affecté au 33ème régiment d'artillerie, le 1er octobre 1910 - Rengagé pour un an, le 22 octobre 1910 - Affecté au 7ème groupe d'artillerie d'Afrique, le 20 juin 1912 - Arrivé à l'unité, le 9 juillet 1912 - Rengagé pour un an, le 22 octobre 1912 - Rengagé pour un an, le 22 octobre 1913 - Affecté au 26ème régiment d'artillerie, le 26 novembre 1913 - Affecté à la 8ème section de munitions, le 3 août 1914 - Nommé Aspirant, le 10 août 1914 - Nommé Sous-lieutenant à titre temporaire, le 20 septembre 1914 - Citation à l'ordre du 4ème corps d'armée, en date du 25 avril 1915 - Nommé Sous-lieutenant à titre définitif, le 30 novembre 1915 - Passé à l'aéronautique militaire comme observateur stagiaire de l'escadrille MF 40 du 5 février au 1er septembre 1916 - Victime d'un accident d'avion à Ste-Ménéhould, en compagnie du MdL du Bourblanc, le 16 mai 1916 - Atteint de contusions multiples et de fractures des deux meisiges médianes supérieures - Brevet d'observateur en avion délivré le 24 juin 1916 - Observateur stagiaire de l'escadrille F 8 du 1er au 7 septembre 1916 - Observateur titularisé, le 24 juin 1916 - Observateur en stage à l'escadrille F 25 du 7 septembre au 20 octobre 1916 - Nommé Lieutenant, le 4 octobre 1916 - Stage à l'école d'artillerie de Fontainebleau du 14 novembre 1916 au 8 février 1917 - Observateur de l'escadrille F 58 du 18 février au 22 juin 1917 - Observateur de l'escadrille C 13 du 28 juin au 6 août 1917 - Observateur de l'escadrille SOP 4 du 6 août au 8 octobre 1917 - Observateur de l'escadrille F 72, le 8 octobre 1917 - Observateur de l'escadrille F 32 du 8 octobre au 16 décembre 1917 - Observateur de l'escadrille AR 14 / SAL 14 du 16 décembre 1917 au 2 août 1919 - Victime d'un accident aérien à San Pietro, en équipage avec le Sgt Pocque, le 4 janvier 1918 - Un avion italien, qui se posait à contresens, les a percutés - Pas de blessure grave - Stage de tir à l'école de tir aérien de Cazaux du 22 février au 13 mars 1918 - Citation n° 336 à l'ordre de la 10ème armée, en date du 21 mai 1918 - Blessé par balle, le XX juin 1918 - Citation n° 60 à l'ordre de la 46ème division d'infanterie, en date du 18 juin 1918 - Citation n° 356 à l'ordre du 15ème corps d'armée, en date du 10 décembre 1918 - Citation n° 70 à l'ordre de l'AD 46, en date du 27 décembre 1918 - Chevalier de la Légion d'Honneur et citation à l'ordre de l'armée, en date du 6 juillet 1919 - Affecté au entrepôts généraux de l'aviation de Nanterre, le 2 août 1919 - Détaché à l'école d'artillerie de Fontainebleau du 17 novembre au 24 décembre 1919 - Affecté au 4ème régiment d'aviation d'observation du Bourget du 24 décembre 1919 au 17 juin 1920 - Affecté au 5ème régiment d'aviation d'observation, le 17 juin 1920 - Détaché à l'état-major du 1er corps d'armée du 23 septembre au 10 octobre 1920 - Affecté au 34ème régiment d'aviation, le 10 octobre 1920 - Affecté au 35ème régiment d'aviation pour l'aéronautique de l'armée française du Levant - Embarqué à Marseille, le 23 décembre 1921 - Débarqué à Beyrouth, le 31 décembre 1921 - Nommé Adjoint tactique au commandant du secteur aéronautique de la 2ème division, le 3 janvier 1922 - Affecté à l'escadrille 52ème escadrille, le 13 mai 1922 - Changement d'arme et passage dans l'infanterie, le 19 septembre 1922 - Citation n° 148 à l'ordre de la 7ème division d'infanterie, en date du 23 septembre 1922 - Nommé Capitaine, le 28 septembre 1922 - Commandant de la 54ème escadrille, le 9 octobre 1922 - Rapatrié en fin de séjour sur le "Braga", le 6 juillet 1923 - Débarqué à Marseille, le 13 juillet 1923 - Affecté au 31ème régiment d'aviation, le 13 juillet 1923 - Affecté à l'état-major de la 6ème brigade d'aéronautique à Tours du 1er janvier 1924 au 9 novembre 1926 - Brevet de pilote militaire n° 20.294 obtenu, le 24 juin 1924 - Commandant de l'escadrille 13 du 9 novembre 1926 au 15 novembre 1928 - Nommé Chef de bataillon, le 25 décembre 1928 - Commandant du 4ème groupe du 31ème régiment d'aviation, le 15 novembre 1928 - Officier de la Légion d'Honneur, le 26 juin 1930 - Nommé Adjoint tactique du CHR, le 1er octobre 1930 - Commandant du parc du 2ème groupe d'aviation d'Afrique, le 25 juillet 1932 - Commandant par intérim du 2ème groupe d'aviation d'Afrique, le 16 avril 1933 - En mission à Colomb-Béchar du 23 au 25 mai 1933 - En mission à Colomb-Béchar du 10 au 11 juin 1933 - En mission à Bidou du 10 au 15 novembre 1933 - Affecté à la base aérienne 201, le 1er janvier 1935 - Commandant en second du 3ème bataillon de l'Air et directeur de l'école des officiers de réserves de Versailles, le 26 avril 1935 - Nommé Lieutenant-Colonel, le 15 septembre 1936 - Décédé à Versailles, le 3 septembre 1937 - Sources : FM Deux-Sèvres - JORF - Dernière mise à jour : 20 décembre 2015 - Photo de 1929 envoyée par Didier Lecoq que je remercie pour son aide.

* Citation à l'ordre du 4ème corps d'armée, en date du 25 avril 1915 : "A passé des journées à circuler sous le feu dans les tranchées de 1ère ligne pour reconnaitre le détail des défenses accessoires de l'ennemi, déterminer le tracé de ces ouvrages et installer une ligne téléphonique."

* Citation n° 336 à l'ordre de la 10ème armée, en date du 21 mai 1918 : "Le 18 décembre 1917, est descendu à moins de 100 mètres et à plusieurs kilomètres à l'intérieur des lignes ennemies pour rechercher et photographier des positions importantes. Est rentré avec un avion criblé de balles. En janvier et février 1918, est descendu à plusieurs reprises, à basse altitude, mitrailler des rassemblements et des colonnes ennemies. Officier observateur depuis deux ans dans l'aviation, modèle de conscience, de dévouement et de courage (275 heures de vol sur l'ennemi, déjà cité à l'ordre.)"

* Citation n° 60 à l'ordre de la 46ème division d'infanterie, en date du 18 juin 1918 : "Le 13 juin 1918, chargé d'exécuter une liaison d'infanterie, s'est acquitté de sa mission d'une manière particulièrement courageuse, descendant à très basse altitude malgré le tir violent des mitrailleuses ennemies qui atteignirent l'avion à plusieurs reprises. Contusionné au genou par une balle, a continué sa mission et n'est rentré qu'après avoir épuisé ses munitions en mitraillant les lignes ennemies. Excellent observateur, toujours à la hauteur de sa tâche, rendant les plus grands services comme officier de renseignement."

* Citation n° 356 à l'ordre du 15ème corps d'armée, en date du 10 décembre 1918 : "Officier de renseignement d'une haute valeur morale, demandant toujours à exécuter les missions les plus délicates. Le 15 juillet en Champagne, au cours d'une liaison d'infanterie, livre trois combats en moins d'une heure, et bien que son pilote ait été blessé et son avion touché, ne veut pas revenir au terrain avant d'avoir complétement terminé sa mission. S'est particulièrement distingué comme observateur d'infanterie pendant le recul allemand de Montdidier à St-Quentin ainsi que pendant les dernières opérations. A vu fréquemment son avion endommagé par le tir de l'infanterie et de l'artillerie ennemies, mais a toujours ramené des renseigneemnts complets et exacts."

* Citation n° 70 à l'ordre de l'AD 46, en date du 27 décembre 1918 : "Officier animé d'un magnifique esprit du devoir, de dévouement et d'abnégation. A rempli toutes les missions qui lui ont été confiées avec un incomparable succès. S'est particulièrement distingué comme observateur, le 4 novembre 1918, où au milieu de circonstances difficiles, il a précisé exactement la situation des troupes et a pour signaler à l'artillerie une contre-attaque ennemie qu'il a ensuite mitraillée en descendant à moins de 50 mètres."

* Chevalier de la Légion d'Honneur et citation à l'ordre de l'armée, en date du 6 juillet 1919 : "Officier d'une conscience admirable, animé du plus bel esprit de sacrifice, d'abnégation et de dévouement. Six citations."

* Citation n° 148 à l'ordre de la 7ème division d'infanterie, en date du 23 septembre 1922 : "Officier observateur du plus haut mérite et d'un entrain au-dessus de tout éloge. Ne cesse d'accomplir les missions les plus délicates. Vient encore de se distinguer les 24 et 27 juillet en effectuant des bombardements dans le Djebel Druz."

* Officier de la Légion d'Honneur du Chef de bataillon Henri Prat au 31ème régiment d'aviation, en date du 26 juin 1930 : "23 ans de services, 8 campagnes, 3 blessures, un citation, 7 ans de bonifications pour services aériens. Chevalier du 6 juillet 1919."

Adj André Delcamp - pilote F 25 - Né le 17 août 1892 à Thiézac (15) - Brevet de pilote militaire n° 395 du 8 octobre 1913 - Tué au combat, son Farman F 56 abattu par la DCA dans la région de Verdun (55) - Il faisait équipage avec le SLT Jean-Charles Belloc - Photo La Guerre Aérienne Illustrée

Adj Robert Cornille Désiré Caulier - Pilote F 25 - Né le 21 janvier 1891 à Phalempin (59) - Avant guerre Brasseur - Entré en service le 10 octobre 1912 au 25ème RA - Passé à l'aviation, le 15 juin 1916 comme élève pilote - Brevet de pilote militaire n° 4321 du 24 août 1916 à Châteauroux - Différentes unités : 25ème RA - Ecole de Dijon - Ecole d'Etampes - Ecole d'Avord - Ecole de Châteauroux - Escadrille F 25 - CG - Citation bataillon 29 septembre 1915 - Tué le 2 mars 1917, lorque son Farman F 60 a été abattu par un avion de la Jasta 7. Il faisait équipage avec l'Adj Marcel Planche qui a été tué - Photo La Guerre Aérienne Illustrée.

Ltt Roger Vitrat - Né le 19 février 1885 à Libourne - Fils de François Barthélémy Vitrat et de Marguerite Masson - Domiciliés 7 rue de Noailles à Versailles - Engagé au 123ème régiment d'infanterie, le 3 mars 1903 - Nommé Sergent, le 18 septembre 1904 - Admis comme élève officier à l'école de St-Maixent, le 5 avril 1907 - Affecté au 9ème régiment d'infanterie, le 1er avril 1908 - Nommé Sous-Lieutenant, le 1er avril 1908 - Nommé Lieutenant, le 1er avril 1910 - Affecté au 144ème RI, le 10 juin 1911 - Placé en hors cadre au titre de l'aéronautique, le 24 septembre 1912 - Passé à l'aviation comme élève pilote, le 11 juin 1911 - Brevet de pilote militaire n° 96 obtenu à l'école d'aviation de St-Cyr, le 27 mars 1912 - Pilote de l'escadrille MF 25 du 1er au 30 septembre 1914 - Pilote de l'escadrille MF 22 du 30 septembre 1914 au 31 janvier 1915 - Chevalier de la Légion d'Honneur, le 3 décembre 1914 - Affecté à la mission française en Serbie du 31 janvier 1915 au 11 octobre 1917 - Commandant de l'escadrille MF 99 de Serbie du 2 mars 1915 au XX juin 1916 - Nommé Capitaine à titre temporaire, le 4 février 1915 - Nommé Capitaine à titre définitif, le 22 mars 1915 - Croix de Guerre et une citation à l'ordre de l'armée en juin 1915 - Une citation à l'ordre de l'armée en octobre 1915 - Nommé Chef de Bataillon (Cdt) à titre temporaire, le 16 mai 1916 - Affecté à l'aéronautique de la 6ème armée à compter du 1er novembre 1917 - Stage de tir de 8 jours à l'école du tir aérien de Cazaux à compter du 19 décembre 1917 - Commandant le service aéronautique du 30ème corps d'armée à compter du 13 janvier 1918 - Chef de bataillon du 31ème régiment d'aviation - Officier de la Légion d'Honneur, le 5 janvier 1931 - Carte postale d'époque

Slt Alexandre Frédérik Pierson - Né le 23 novembre 1892 à Paris - Fils de Ottho Pierson et de Françoise de Savornin Lohman - Profession avant guerre Etudiant - Engagé au 45ème régiment d'artillerie de campagne, le 10 octobre 1913 - 13ème régiment d'artillerie de campagne - Passé à l'aviation comme observateur, le 7 décembre 1914 - Observateur de l'escadrille MF 2 du 8 mars 1915 au 8 janvier 1916 - Observateur de l'escadrille MF 25 du 12 janvier 1916 au 4 février 1916 - Observateur de l'escadrille MF 72 du 4 février 1916 au 9 avril 1917, date de sa mort - Stage dans l'armée britannique du 17 au 28 janvier 1917 - Tué des suites d'un accident aérien dans les environs de Villers-Frangueux (51), le 9 avril 1917 - Le pilote, le Slt Henri Pressac, qui faisait équipage avec lui, a été blessé - Croix de guerre - Une citation à l'ordre de l'armée, le 19 mai 1915 - Une citation à l'ordre du corps d'armée, le 10 mai 1916.

* Citation à l'ordre de l'armée : "Officier remarquable, ayant la conception la plus élevée du devoir. Observateur d'artillerie depuis plus d'un an, a 250 heures de vol au-dessus de l'ennemi. Compte à son actif quinze combats dont trois particulièrement sévères. Lle 23 août 1915, a attaqué et poursuivi un Aviatik jusqu'à 1.600 mètres dans ses lignes. Le 27 août 1915, a lutté avec succès contre quatre avions ennemis."

 

Les avions

Les frères Coupet font une démonstration de la tourelle de leur invention, à bord d'un MF 11 de l'escadrille MF 25 - Elle est équipée d'une mitrailleuse Hotchkiss de 8 mm - Photo Colonel Charles Rossner transmis par Mme Anne Rossner, sa petite fille que je remercie pour son aide - Un grand merci à Patrice Gaubert pour m'avoir transmis ces documents avec l'accord de la famille.

Les frères Coupet, Léon et Lucien, sont photographiés à bord d'un MF 11 de l'escadrille MF 25. Ils sont à l'origine de la tourelle qui équipe cet appareil - Photo Colonel Charles Rossner transmis par Mme Anne Rossner, sa petite fille que je remercie pour son aide - Un grand merci à Patrice Gaubert pour m'avoir transmis ces documents avec l'accord de la famille.

Les frères Lucien et Léon Coupet posent à bord d'un MF 11 de l'escadrille MF 25 - Photo Colonel Charles Rossner transmis par Mme Anne Rossner, sa petite fille que je remercie pour son aide - Un grand merci à Patrice Gaubert pour m'avoir transmis ces documents avec l'accord de la famille.

Le Cne Charles Rossner, commandant la MF 25, examine le MF 11 n° 363 (moteur 80 ch) de l'escadrille sur le terrain de Saint-Ménéhould, le 27 avril 1915. Cet appareil a été touché par une balle pendant un combat aérien contre un Aviatik, le 27 avril 1915 - Photo Colonel Charles Rossner transmis par Mme Anne Rossner, sa petite fille que je remercie pour son aide - Un grand merci à Patrice Gaubert pour m'avoir transmis ces documents avec l'accord de la famille.

Retour de mission d'un MF 11 à moteur 80 Hp de l'escadrille MF 25 pendant l'été 1915 - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Photo Jean Personne transmis par Dominique Personne, son petit-neveu, que je remercie pour son aide.

Dans la nuit du 20 au 21 aout 1916, le Ltn der reserve Fritz Anders, commandant le Jagdstaffel 73 a abattu deux Voisin 10 de bombardement de nuit appartenant à l'escadrille VR 25. Ces deux avions étaient les Voisin 10 à moteur Renault n° 2995 and 2966 et furent les premières victoires de nuit de la chasse allemande. Les équipages français étaient les suivants : Voisin-Renault n° 2966 de l'équipage MdL Etienne Crouan (pilote) and Slt Poissonier (observateur/mitrailleur) et Voisin-renault n° 2995 de l'équipage MdL G Lepicier and Sgt. E Mangot. Vue de l'épave du n° 2995 de l'équipage Lepicier / Mangot - Photo Collection Gregory Van Wyngarden que je remercie pour son aide.

Dans la nuit du 20 au 21 aout 1916, le Ltn der reserve Fritz Anders, commandant le Jagdstaffel 73 a abattu deux Voisin 10 de bombardement de nuit appartenant à l'escadrille VR 25. Ces deux avions étaient les Voisin 10 à moteur Renault n° 2995 and 2966 et furent les premières victoires de nuit de la chasse allemande. Les équipages français étaient les suivants : Voisin-Renault n° 2966 de l'équipage MdL Etienne Crouan (pilote) and Slt Poissonnier (observateur/mitrailleur) et Voisin-renault n° 2995 de l'équipage MdL G Lepicier and Sgt. E Mangot. Le Ltn Anders pose à coté de l'épave du n° 2966 de l'équipage Crouan / Poisonnier - Photo Collection Gregory Van Wyngarden que je remercie pour son aide.

Les avions

Farman 40 de l'escadrille F 25 en 1916 - Photo La Guerre Aérienne Illustrée.

Les frères Coupet présentent la tourelle qu'ils ont conçu à bord d'un Farman F 40 appartenant à l'escadrille F 25 - Photo Musée de l'Air d'Angers que je remercie pour son aide.

Chargement en obus d'un Farman F 40 de l'escadrille F 25 - Photo Musée de l'Air d'Angers que je remercie pour son aide.

Alignement de Farman F 40 et dérivés de l'escadrille F 25 en 1917 - Photo SHD section Air de Vincennes.

Débris du Farman F 80 (LXXX) n° 4401 de l'escadrille F 25 abattu par la DCA allemande dans la région de Trèves, le 7 juillet 1917- Cet avion est monté par les deux frères Coupet, Lucien et Léon, qui ont été faits prisonniers. Photo Ebay Allemagne.

Gros plan de la photo des débris du Farman F 80 (LXXX) n° 4401 de l'escadrille F 25 abattu par la DCA allemande dans la région de Trèves, le 7 juillet 1917 - Photo Ebay Allemagne.

 

Couleurs des avions

 


Couleurs des avions

Farman F 40 des frères Lucien et Léon Coupet, respectivement pilote et mitrailleur de l'escadrille F 25 - L'appareil possède une tourelle armée d'une mitrailleuse Lewis de leur conception - Dessin David Méchin.

 

Photos aériennes prises
par les équipages

Terrain de Verdun (55) - L'escadrille MF 25 / F 25 a stationné sur place du 8 au 21 septembre 1914 puis du 1er au 8 janvier 1915 - Photo Roger Kissel transmis par Roland Kissel, son fils, que je remercie pour son aide.

Une série de 3 photos montrant le terrain de Verrières (51) à l'été 1915 - Il a été utilisé par l'escadrille MF 25 du 1er mai au 18 août 1915 - Ce terrain n'a servi de stationnement qu'à la MF 25 pendant la 1ère guerre mondiale - Les 3 Morane-Saulnier type L, visibles en bas de l'image, appartiennent donc à une autre unité et sont seulement de passage - Photo Colonel Charles Rossner transmis par Mme Anne Rossner, sa petite fille que je remercie pour son aide - Un grand merci à Patrice Gaubert pour m'avoir transmis ces documents avec l'accord de la famille.

Vue des installations utilisées par l'escadrille MF 25 sur le terrain de Verrières (51) à l'été 1915 - De bas en haut, on peut voir, une tente avion utilisée comme atelier, 3 grands hangars Bessonneau pouvant contenir chacun 2 MF 11 et 5 tentes individuelles servant à abriter un MF 11 - Les installations visibles sur cette photo permettent donc d'abriter et d'entretenir une dizaine d'avions - Le personnel mécanicien est logé directement dans les hangars - Les officiers étaient généralement logés chez l'habitant, dans les villages voisins - Photo Colonel Charles Rossner transmis par Mme Anne Rossner, sa petite fille que je remercie pour son aide - Un grand merci à Patrice Gaubert pour m'avoir transmis ces documents avec l'accord de la famille.

Photos aériennes prises
par les équipages

Vue de face des installations utilisées par l'escadrille MF 25 à l'été 1915 - En zoomant sur la photo d'origine, on peut détailler l'utilisation des différentes tentes et hangars mis en service par cette unité. De droite à gauche, au premier plan, trois Morane-Saulnier type L de passage car ce terrain n'a pas abrité d'autre unité que la MF 25, puis deux MF 11 de la MF 25. Il convient d'ajouter deux autres MF 11 visibles dans les hangars. Au second plan, toujours de droite à gauche, une tente individuelle pour MF 11 utilisée comme atelier (voir la photo de détail), puis une alternance de trois hangars Bessonneau qui permettent chacun l'entretien de deux MF 11 et finalement cinq tentes individuelles pour abriter chacune un MF 11 - Photo Colonel Charles Rossner transmis par Mme Anne Rossner, sa petite fille que je remercie pour son aide - Un grand merci à Patrice Gaubert pour m'avoir transmis ces documents avec l'accord de la famille.

Photo de détail des installations de la MF 25 sur le terrain de Verrières (51) pendant l'été 1915 - Photo Colonel Charles Rossner transmis par Mme Anne Rossner, sa petite fille que je remercie pour son aide - Un grand merci à Patrice Gaubert pour m'avoir transmis ces documents avec l'accord de la famille.

Photo de détails des installations de la MF 25 sur le terrain de Verrières (51) pendant l'été 1915 - Photo Colonel Charles Rossner transmis par Mme Anne Rossner, sa petite fille que je remercie pour son aide - Un grand merci à Patrice Gaubert pour m'avoir transmis ces documents avec l'accord de la famille.

 

 

 

Documents officiels
ou papiers divers

Tracts envoyés par l'escadrille F 25 lors des bombardements de Trèves.
Sa traduction est la suivante :
"En représailles pour les bombardements de Châlons et d'Epernay."
Photo La Guerre Aérienne Illustrée

Documents officiels
ou papiers divers

 

 

 

 

 

Slt Marius Lautiron et le Caporal Alfred Fugerot

Photos de l'enterrement de deux aviateurs de la F 25, le 12 février 1917.
Le 10 février, un Farman F 40 de l'escadrille F 25 est abattu près de Bifferdange (Luxembourg) par un avion de la Heimatschutz - Les deux navigants français : le Slt Marius Lautiron (pilote) et le Caporal Alfred Fugerot sont tués. Les photos présentées appartiennent à une série de cartes postales éditées par les Allemands. A cette époque, l'ennemi savait rendre les honneurs à l'adversaire malheureux. Les choses ont bien changées depuis ! Si un des lecteurs de ce site possède une carte complétant cette série, veillez prendre contact avec l'auteur du site. Cartes postales collection Yves Mouchet que je remercie pour son aide.


Slt Marius Lautiron et le Caporal Alfred Fugerot

 

Monuments commémoratifs
et tombes

Caveau de la famille Bouchet au cimetière du Sud de Nancy - Y repose le Général de Corps Aérien Alexandre Bouchet, commandant de l'escadrille F 25 du 28 octobre 1917 au 20 février 1918 et du GB 1 en 1918 (1876-1958), sa fille Marie-José, décédée en bas âge (13 juin 1931-6 avril 1932), sa femme Marie-Madeleine (1901-1983), Alain, son fils aîné, Lieutenant-colonel et écuyer en chef du Cadre Noir de Saumur, mort en service commandé (1937-1975), Nathalène, fille aînée d'Alain, morte de leucémie (1er mars 1950- 27 juin 1968) - Photo Albin Denis du 24 avril 2014.

Gros plan du caveau de la famille Bouchet - Il est situé en parcelles 89/90 de la section 1 bis - Photo Albin Denis du 24 avril 2014.

Tombe du Ltt Jean Marie Lamasse, pilote de l'escadrille MF 25 - Né le 15 juillet 1888 à Cirey-sur-Vezouse (54) - Arme d'origine 4ème régiment de Dragons - Entré en service en octobre 1909 - Brevet de pilote n° 1058 en date du 7 juin 1915 - Ecole d'aviation d'Avord - Pilote de l'escadrille MF 25 du 10 août au 12 septembre 1915 - Tué au combat dans les environs de Montfaucon, le 12 septembre 1915 - Jean Lamasse repose dans le cimetière de Préville de la ville de Nancy - Photo Géraud Guillerez que je remercie pour son aide précieuse.

Tombe de la famille Lamasse au cimetière de Préville de la ville de Nancy - Dans ce caveau reposent :
- Jean, pilote de l'escadrille MF 25,
- Henri, pilote et commandant de l'escadrille BR 224
- Xavier, artilleur du 1er régiment d'artillerie coloniale.
Ces officiers ont tués au combat pendant la Grande Guerre. Encore une famille qui a payé le prix fort pour notre liberté. Ne les oubliez pas !
Photo Géraud Guillerez que je remercie pour son aide précieuse.

Monuments commémoratifs
et tombes

Tombe du Sgt Edouard Morot dans le cimetière de Montparnasse à Paris (75) - Il a été pilote de l'escadrille F 25 / VR 25 du 13 février 1917 au 13 février 1919 -Il a trouvé la mort sur le terrain du Bourget-Dugny, en testant en vol un bombardier allemand qui venait d'être livré, le 2 avril 1919 - Photo Alain Octavie que je remercie pour son aide.

Tombe du Sgt Edouard Morot dans le cimetière de Montparnasse à Paris (75) - Il a été pilote de l'escadrille F 25 / VR 25 du 13 février 1917 au 13 février 1919 -Il a trouvé la mort sur le terrain du Bourget-Dugny, en testant en vol un bombardier allemand qui venait d'être livré, le 2 avril 1919 - Photo Alain Octavie que je remercie pour son aide.

Détail de la tombe du Sgt Edouard Morot dans le cimetière de Montparnasse à Paris (75) - Il a été pilote de l'escadrille F 25 / VR 25 du 13 février 1917 au 13 février 1919 -Il a trouvé la mort sur le terrain du Bourget-Dugny, en testant en vol un bombardier allemand qui venait d'être livré, le 2 avril 1919 - Photo Alain Octavie que je remercie pour son aide.

Tombe du Sgt-Major Auguste Louis Trouve - Né le 31 octobre 1884 à Paris 15ème (75) - Fils d'Alexandre Victor Trouvé et de Marie Joséphine Lejeune - Classe 1904 - Recrutement du 2ème bureau de la Seine sous le matricule n° 1607 - Service militaire au 36ème régiment d'infanterie, le 10 octobre 1905 - Profession avant guerre Comptable - Epouse domiciliée au 85, rue Cardinal Nivert à Paris 15ème (75) - Affecté au 3ème groupe spécial - Affecté au 5ème bataillon d'Afrique - Nommé Sergent-major, le 11 juillet 1916 - Passé à l'aérostation, le 19 octobre 1916 - Affecté à la 37ème section d'aérostiers du 10 octobre 1916 au 2 avril 1917 - Stage de tir à l'école de tir aérien de Cazaux du 2 au 17 avril 1917 - Mitrailleur de l'escadrille F 221 du 17 avril au 5 septembre 1917 - Mitrailleur de l'escadrille F 25 du 5 septembre 1917 au 12 avril 1918 - En mission au GB 1 du 25 février au 1er avril 1918 - Tué au cours d'un accident d'avion, au retour d'une mission de bombardement de nuit, sur le terrain de Longueil-Sainte-Marie (Oise), le 12 avril 1918 - Auguste Trouve repose dans la nécropole nationale de Soupir (Aisne) - Sources : Pam - CCC escadrille F 221 - CCC escadrille F 25 - MpF - Dernière mise à jour : 13 octobre 2016 - Photo Yves Castelain que je remercie pour son aide.

 

Remerciements à :

- M. Yves Mouchet pour l'envoi des cartes postales de sa collection illustrant l'enterrement des aviateurs de la F 25, le 12 février 1917.
- M. Gregory Van Wyngarden pour l'envoi des photos des 2 Voisin 10 abattu par le Ltn Fritz Anders.
- M. Thierry Pecquet pour la transmission des archives de son grand-père Jean.
- M. Géraud Guillerez pour l'envoi des photos de la tombe du Ltt Jean Lamasse.
- Mme Anne Rossner pour la transmission des photos du Colonel Charles Rossner, son grand-père.
- M. Patrice Gaubert pour m'avoir communiqué les photos du Colonel Charles Rossner.
- M. Philippe Bentresque pour l'envoi de la photo du Slt Adolphe Célestin Pégoud.
- M. Antoine Bouchet pour l'envoi des archives du Gal Alexandre Bouchet, son grand-père.
- au Musée de l'Air d'Angers pour la communication de ses archives.
- M. Roland Kissel pour l'envoi des archives de Roger Kissel, son père.
- M. Dominique Personne pour l'envoi des archives de Jean Personne, son grand-oncle.
- M. Didier Lecoq pour l'envoi du dossier militaire du Ltt Henri Prat.
- M. Alain Octavie pour l'envoi des photos de la tombe d'Edouard Morot.
- M. Yves Castelain pour l'envoi de la photo de la tombe d'Auste Trouve.

Bibliographie :

- Les escadrilles de l'aéronautique militaire française - Symbolique et histoire - 1912-1920 - Ouvrage collectif publié par le SHAA de Vincennes en 2003.
- Journal officiel de la République Française - Relevé des citations des aviateurs de la Grande Guerre - période 1910 à 1930.
- L'aviation française 1914-1940, ses escadrilles, ses insignes - par le Commandant E Moreau-Bérillon - publié à compte d'auteur en 1970.
- The French Air Service War Chronology 1914-1918 par Frank W.Bailey et Christophe Cony publié par les éditions Grub Street en 2001.
- Les Armées françaises dans la Grande Guerre publié à partir de 1922 par le Ministère de la Guerre.
- Les "As" français de la Grande Guerre en deux tomes par Daniel Porret publié par le SHAA en 1983.
- Service historique de la Défense - Section Air et Terre - Château de Vincennes.
- Site Internet "Mémoires des hommes" du Ministère de la Défense - Voir le lien
- Site Internet "Traditions des escadrilles de l'Armée de l'Air" de Henri Guyot - Voir le lien
- Site Internet "Les Insignes de l'Armée de l'Air" de Jean-Jacques Leclercq - Voir le lien
- Site Internet "La bible des insignes de l'Armée de l'Air" de Yves Genty - Voir le lien

 

Si vous avez des documents écrits ou photographiques pouvant compléter les données de cette page, veuillez contacter l'auteur du site.

Escadrille 24 Escadrille 26

 

 

pas de fiche > 1918

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