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Insignes peints
sur les fuselages

L'escadrille 35 a utilisé plusieurs sortes d'écus bleu portant une Croix de Lorraine - Un des dessins montrait l'écu renversé - Dessin Albin Denis

Exemple d'écu bleu peint sur un Dorand AR 1 en 1917
Dessin Albin Denis.

En 1918, les Breguet 14A2 et Caudron R 11 de la BR 35 portaient une simple croix de Lorraine - Dessin Albin Denis.

Ecu rouge adopté par l'escadrille BR 35.
Dessin Albin Denis

Insignes métalliques
de l'escadrille BR 35

Qui peut m'aider ?

Symbolique

Au début de l'année 1915, le Cne Ernest Reinbert adopte, comme insigne collectif, la croix de Lorraine posée sur un écu bleu. Il symbolise ainsi le rattachement de l'unité, qu'il commande, au 20ème corps d'Armée. Ce symbole sera présenté sur des formes diverses: d'abord sur plusieurs écus, renversés ou non, et pour finir la croix seule.

Historique succinct de l'unité

Créée sur le terrain de Saint-Cyr, le 28 octobre 1914, l'escadrille mixte n° 35 est initialement équipée de 10 Maurice Farman MF 7. A la fin du mois de novembre, sa dotation évolue et voit l'arrivée de 2 Voisin LA et de 2 HF 20. L'escadrille est engagée, à partir des terrains du Nord de la France et de Belgique, aux combats sur l'Yser. En décembre 1914, l'escadrille devient escadrille du 20ème corps d'armée et le restera jusqu'à la fin de la guerre.

A la fin janvier 1915, son parc aérien s'harmonise et elle perçoit des MF 11 beaucoup plus adaptés aux missions de reconnaissance et de réglages d'artillerie. Le 3 mai 1915, elle s'installe à Hermaville pour participer à l'offensive sur le front d'Artois. Après y avoir réalisé 111 missions de reconnaissance et 62 de réglages d'artillerie, elle fait mouvement sur Meaux, le 18 juillet 1915. Le 20 août 1915, maintenant sous les ordres du Cne Gérard Villa, la MF 35 prend ses quartiers à Auve en vue de participer à la grande offensive prévue.

Engagée dans la bataille de Verdun, au cours de laquelle ses équipages allaient livrer de durs combats, elle est récompensée par une citation à l'ordre du 20ème corps d'armée. Pendant cette période, elle a perdu 4 membres d'équipage au combat et 2 par accident. Transférée dans la Somme, elle va opérer à partir de plusieurs terrains. Elle perds encore 2 tués au combat et 2 par accident. Pour panser ses plaies, l'escadrille est mise au repos au Crotoy de la fin août à début octobre 1916.

Volant maintenant sur Caudron R 4, Letord et Dorand AR 1, l'escadrille est engagée dans la bataille du Chemin des Dames. En 5 mois d'opérations, elle a accompli 173 missions de reconnaissance, 268 réglages d'artillerie, 65 sorties photographiques et 54 liaisons d'infanterie. Le 20ème corps d'armée étant muté en Lorraine, l'AR 35 s'installe successivement sur les terrains de Villers-lès-Nancy, puis de Saizerais.

En novembre 1917, la 35 est transformée sur Breguet 14A2. En mars 1918, elle prend part à l'arrêt de l'offensive lancée par les Allemands en Picardie. A partir des terrains de la Ferté-sous-Jouarre et de Fienvillers, ses équipages accomplissent des missions de reconnaissance en profondeur derrière les lignes allemandes.

Par la suite, la BR 35 est engagée dans la contre-offensive française visant à stopper l'assaut allemand contre le Chemin des Dames en direction de la capitale, le 27 mai 1918. Le 11 novembre 1918, un Breguet 14A2 piloté par le Ltt Minier assure le transfert du plénipotentiaire allemand, le Cne von Geyer entre Tergnier (02) et le quartier général allemand de Spa-Morville (Belgique), après la signature de l'armistice.

Juste après la fin de la guerre, les escadrilles BR 35, BR 218 et BR 219 assurent la première ligne aérienne entre Paris et Strasbourg. La BR 35 termine la Grande Guerre avec un palmarès de 3 victoires homologuées. Ses équipages ont perdu 22 membres au combat et par accident.

Le 1er janvier 1920, la BR 35 devient la 5ème escadrille du 2ème régiment d'observation stationné à Dijon-Longvic. Le 1er août 1920, elle devient 11ème escadrille du 32ème RAO, puis 1ère escadrille du GO I/32, le 1er octobre 1932. Le 10 mai 1940, elle prends part aux opérations avec des Douglas DB-7, comme 1ère escadrille du GB I/32.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Unités détentrices des traditions
de l'escadrille BR 35

Insignes métalliques des unités
détentrices de ses traditions

Insigne de la 5ème escadrille du 2ème RO - Cette unité était stationnée à Dijon-Longvic - Insigne valable pour la période du 1er janvier 1920 au 1er août 1920 - Photo Albin Denis

Deux variantes de l'insigne métallique de la 1ère escadrille du GO I/32 - Cette unité était stationnée à Dijon-Longvic et volait sur Breguet 19, puis sur Breguet 27 et finalement sur Potez 25 - Insigne valable pour la période du 1er octobre 1932 au 1er janvier 1938 - Photo Albin Denis pour l'insigne supérieur et Patrice Gout pour celui de bas.

Insigne de la 32ème escadre d'observation pour la période allant du 1er octobre 1932 au 1er janvier 1938 puis de la 32ème escadre de bombardement pour la période allant du 1er janvier 1938 au 15 avril 1940. Il reprend le dessin des différentes unités qui la composent.
Dans l'ordre à partir du haut vers le bas :
- 4ème escadrille (traditions de l'escadrille BR 219 de la Grande Guerre)
- 2ème escadrille (traditions de l'escadrille BR 7 de la Grande Guerre)
- 3ème escadrille (traditions de l'escadrille BR 201 de la Grande Guerre)
- 1ère escadrille (traditions de l'escadrille BR 35 de la Grande Guerre)
Photo Albin Denis

Insigne métallique de la 34ème escadre recréée en 1944
Elle est composée des unités suivantes :
GB 1/32 "Bourgogne" - GB 2/63 "Sénégal" - GB 2/52 "Franche Comté"
Le 2ème escadrille du GB 1/32 "Bourgogne" a hérité des traditions de la BR 7.
Photo Albin Denis

Insignes métalliques des unités
détentrices de ses traditions

Insigne en réduction de la 1ère escadrille du GBM 1/32 "Bourgogne" - Il fait 1,5 cm sur la hauteur - Insigne fabrication Augis Lyon - Commande de 100 exemplaires, passée auprès de la société Augis, le 27 décembre 1944 et livrée le 1er février 1945 - Ils ont été numérotés de 1 à 100, plus 12 non numérotés - Celui-ci est numéroté "5" - Photo collection Christophe Léonet que je remercie pour son aide - Texte de cette légende Patrice Gout.

Insigne métallique de l'escadron de bombardement 1 / 92 "Bourgogne" - Sa 1ère escadrille était héritière des traditions de la BR 35 de la GG - Cette unité a été créée le 1er mai 1958 sur la base de Cognac - Elle a été dissous, le 1er septembre 1974 - Insigne homologué au SHD section air sous le numéro A 765 - Photo Albin Denis.

Insigne de la 1ère escadrille du Centre militaire d'observation par satellite 1/92 "Bourgogne" stationné sur la base aérienne 110 de Creil - Cette unité est héritière des traditions de l'escadrille BR 35 de la Grande Guerre - Insigne homologué au SHD du Château de Vincennes sous le n° 1427 - Fabrication Arthus-Bertrand de 2014 - Insigne collection Yves Genty que je remercie pour son aide.

Insigne métallique du centre militaire d’observation par satellites 1/92 "Bourgogne" (CMOS 1/92) stationné sur la base aérienne 110 de Creil - Il a été homologué par le SHD sous le numéro A. 1426 - Les traditions de la BR 35 ont été reprises par la section "Segments sol d'observation" et devenue 1ère escadrille du CMOS 1/92 et celles de la BR 7 ont été reprises par la section "Systèmes et Hélios" de la même unité et devenue sa 2ème escadrille - Photo droits réservés.

Fanions des unités héritières
de ses traditions

Fanion de la 1ère escadrille du CMOS 1/92 "Bourgogne" - Il a été fabriqué par la société Proton Capillery de Lyon - Photo transmise par Jean-François Bouvier que je remercie pour son aide.

 

Appellations successives

Lieux de stationnements

Carte des différents stationnements

 

Commandants

Rattachements de l'escadrille

 

Personnels de l'escadrille 35

La liste sera donnée ultérieurement

Avions utilisés

Relevés quantitatifs et
numéros avions

Décorations

 

 

 

 

 

Batailles et missions importantes
de l'escadrille 35

A venir

 

Morts : en rouge / Blessés et indemnes : en jaune


 

Les hommes

Les personnels navigants de l'escadrille MF 35 pendant l'été 1915 -
* Au premier plan : Ltt Louis Potier de La Morandière (observateur détaché) - Ltt Jacques Pons-Boutarel (pilote) - Cne François de Raucourt (pilote) - Cne Gérard Villa (commandant d'unité) - Ltt Henri de Kersaint (pilote) - Ltt Paul Grimault (observateur).
* 2ème rang : Ltt Jacques Touchard (observateur) - Ltt Jean Paul Thuillier (observateur) - Sous-officier pilote - Sous-officier pilote - Slt René Grosperrin (observateur) - Sous-officier pilote - Sous-officier pilote- Sous-officier pilote - Ltt Léon Rémy (observateur).
* 3ème rang : Sous-officiers pilotes et observateurs - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Photo Louis Potier, Comte de la Morandière, transmise par Nicolas de Warren, son petit-fils, que que remercie pour son aide.

Ltt François de Thonel d'Orgeix observateur de l'escadrille MF 35 - Né le 14 septembre 1882 à Saint-Germain-en-Laye Engagé à l'école de Saint-Cyr, le 1er octobre 1901 - Passé à l'aviation en décembre 1913 comme élève pilote. Mobilisé au 2ème régiment de Hussard, le 2 août 1914. Brevet de pilote militaire n° 842 à Avord, le 20 avril 1915. Différentes unités : observateur de la MF 35 - Ecole d'Avord (brevet de pilote militaire) - CRP de Paris - Commandant de l'escadrille N 48 du 8 septembre 1915 au 8 octobre 1916 - Chef de la division d'application de combat puis chef de la division "pilotage" de l'école de Pau. Décorations Légion d'Honneur en janvier 1917, 1 citation à l'ordre de la division , le 4.12.1914, 2 citations à l'ordre de l'armée, le 3 mai 1916 et en 1917. Photo Agence Rol mise en ligne par la bibliothèque numérique Gallica de la BNF.

L'Adj Albert Delest, pilote de l'escadrille F 35 pose devant un Farman F 40 de son unité en 1916.
Adjudant Albert Jean Delest - Né le 7 février 1891 à Buenos-Aires (Argentine) - Fils de Jean Albert Delest et de Charlotte Moras - Avant guerre Ingénieur Électricien - Marié un garçon et une fille - Engagé au 2ème groupe d'aviation comme élève pilote, le 16 janvier 1915 - Brevet de pilote militaire n° 925 obtenu à l'école d'aviation militaire d'Etampes, le 7 mai 1915 - Pilote de l'escadrille MF 1 du 1er juin au 16 octobre 1915 - Nommé Caporal, le 27 juin 1915 - Une citation à l'ordre du régiment en juillet 1915 - Nommé Sergent, le 7 septembre 1915 - Pilote de l'escadrille MF 60 du 29 octobre au 3 décembre 1915 - Pilote de l'escadrille F 35 du 4 décembre 1915 au 18 novembre 1917 - Croix de guerre - Une citation à l'ordre du corps d'armée en avril 1916 - Nommé Adjudant, le 16 août 1916 - Médaille militaire, le 20 août 1916 - 2 citations à l'ordre de l'armée, le 20 août 1916 et le 27 août 1916 - Hospitalisé à l'hôpital complémentaire n° 18 de Toul du 21 juillet au 18 novembre 1917 - Rayé du personnel navigant, le 16 novembre 1917 - Muté au 2ème groupe d'aviation de Lyon-Bron du 22 novembre 1917 - Photo famille Delest que je remercie pour son aide.

Sgt Louis Hyppolite Garsonnin - pilote de l'escadrille MF 35 - Né le 21 mai 1892 à Paris (75) - Fils d'Eugène Garsonnin et de Marie Doubre - Appelé au 79ème régiment d'infanterie, le 13 novembre 1913 - Passé à l'aviation au 2ème groupe d'aviation comme pilote, le 20 septembre 1914 - Brevet de pilote militaire n° 623 en date du 10 octobre 1914 - pilote de l'escadrille F 35 - Pilote de l'escadrille F 98 - Croix de guerre 14-18 - Médaille Militaire, le 13 mars 1916 - 2 citations à l'ordre de l'armée, le 11 février 1915, le 1er février 1916 - une citation à l'ordre du régiment, le 1er août 1915.

* Citation à l'ordre de l'armée : "Apercevant un avion allemand, l'a attaqué résolument, bien qu'il n'eût qu'une carabine et que cet avion tirât sur lui avec une mitrailleuse. Ne pouvant le mettre à en fuite, n'a pas hésité à foncer sur lui en piquant à plein moteur et l'a ainsi forcé à battre en retraite. Pilote de tout premier ordre qui joint à ses aptitudes professionnelles un courage à toute épreuve et un mépris absolu du danger. A attaqué plusieurs fois les avions ennemis et a eu son appareil atteint par des projectiles au cours de missions de reconnaissances et de bombardement. Deux fois cité à l'ordre de l'armée."

Soldat de 2ème classe Alexandre Lebleu - mitrailleur / bombardier de l'escadrille F 35 - Né le 4 février 1892 à Tours (Indre et Loire) - Fils d'Alexandre Lebleu et de Joséphine Branle - Entré en service au 5ème régiment de Cuirassiers, le 3 juin 1913 - Avant guerre mécanicien Chauffeur - Mitrailleur / bombardier de l'escadrille F 35 - Tué au cours d'un combat aérien dans les environs de la ferme Malval (02), le 6 avril 1917.

* Citation à l'ordre de l'armée : "Chargé d'une importante mission, a livré combat à cinq avions ennemis pour franchir les lignes. A disparu au cours de cette reconnaissance. Avion Caudron R 4 n° 1900"

MdL Robert Ferdinand Paul Marie Deullin - Né à Saint-Dizier (52), le 8 août 1893 - Unité d'origine 60ème régiment d'artillerie - Détaché auprès du QG du 20ème corps d'armée du 17 au 22 mai 1916 - Observateur de l'escadrille MF 35 / F 35 du 22 mai 1916 au 30 juin 1918 - Nommé Sous-Lieutenant à titre temporaire, le 4 septembre 1917 - Hospitalisé le 30 juin 1918 puis évacué sur un hôpital de l'intérieur - Brevet de pilote militaire n° 17.349 obtenu à l'école d'aviation militaire d'Istres, le 29 décembre 1918 - Marié avec Anne Marie Joseph Lorthois à Paris (75), le 26 avril 1919 - Décédé à Mouvaux (59), le 12 septembre 1922 - Photo Jean Amigues transmise par Jean-Pierre Amigues, son petit-fils que je remercie pour son aide.

Sgt Etienne Lingée, observateur de l'escadrille F 35, en juillet 1917 - Photo Jean Amigues transmise par Jean-Pierre Amigues, son petit-fils que je remercie pour son aide.
* Sgt Etienne Emile Lingée - Né le 16 août 1888 à Paris (75) - Fils de Louis Emile Lingée et de Joséphine Cochon - Service militaire au 5ème régiment d'artillerie à pied à compter du 1er octobre 1909 - Profession avant guerre Géomètre dessinateur - Passé à l'aéronautique militaire comme mécanicien au 2ème groupe d'aviation, le 2 août 1914 - Mécanicien de la 1ère réserve n° 8 du 2 août 1914 au 16 février 1915 - Mécanicien puis Observateur-photographe de l'escadrille MF 35 / F 35 / BR 35 du 16 février 1915 au 11 septembre 1918 - Breveté mécanicien, le 15 février 1916 - Nommé Caporal, le 18 mars 1916 - Une citation à l'ordre du corps d'armée, le 28 avril 1916 - Désigné observateur photographe par décision du GQG n° 21.573 en date du 4 juillet 1916 - Nommé Sergent, le 16 août 1916 - Une citation à l'ordre de l'armée, le 7 novembre 1916 - Croix de Guerre - Médaille Militaire, le 20 février 1917 - Une citation à l'ordre de l'armée, le 20 avril 1917 - Une citation à l'ordre du corps d'armée, le 20 avril 1917 - Nommé Sous-lieutenant, le 2 juin 1918 - SFAé à compter du 11 septembre 1918.

MdL Jacques Alfred Joseph Desurmont - pilote de l'escadrille MF 35 - Né le 7 juillet 1891 à Tourcoing - Fils de Jules Desurmont et de Thérèse Motte - Entré en service actif au 33ème régiment d'infanterie de Cognac en septembre 1909 - Avant guerre industriel - Mobilisé le 4 août 1914 - Brevet de pilote militaire n° 2272 en date du 8 janvier 1916 - GDE (groupe des divisions d'entrainement) du 20 janvier au 9 avril 1916 - Pilote de l'escadrille MF 35 du 23 avril au 27 mai 1916 - Décédé de ses blessures suite à un accident aérien à Boves et Rouvrel (80), le 27 mai 1916.

* Citation à l'ordre de l'armée : "A montré les plus belles qualités d'énergie, de conscience et de sang-froid dans l'accomplissement des missions confiées au-dessus des secteurs les plus dangereux. Le 27 mai 1916, a été tué au retour d'une reconnaissance."

Au centre, le Ltt Gustave Perret, pilote de l'escadrille MF 35 du 8 juillet 1915 au 25 mai 1918, pose en compagnie de ses deux mécaniciens, devant le MF 11 à moteur 80 Hp qui lui a été affecté - A droite, son frère Camille, qui a été mécanicien de cette unité du 4 octobre 1915 au 26 juin 1917 - A gauche, le second mécanicien qui reste à identifier - Photo transmise par Henri Vivant, son petit-neveu, que je remercie pour son aide.

* Lieutenant Gustave Léon Perret - Né le 8 avril 1885 à Poisoux (Jura) - Fils de Pierre Théophile Perret et de Marie Joséphine Perréal - Classe 1902 - Recrutement de Lons-le-Saulnier sous le n° matricule ?? - Engagé au 44ème régiment d'infanterie, à compter du 17 novembre 1903 - Passé à l'aéronautique militaire, le 25 décembre 1912 - Profession avant guerre Industriel dans la mécanique - Affecté au 3ème groupe d'aviation lors de la mobilisation générale du 2 août 1914 - Affecté à la réserve de ravitaillement n° 5 - Ravitailleur de l'escadrille C 28 du 1er février au 16 avril 1915 - Brevet de pilote militaire n° 1023 obtenu à l'école d'aviation militaire de Chartres, le 2 juin 1915 - Pilote de l'escadrille F 50 du 23 juin au 5 juillet 1915 - Pilote de l'escadrille F 35 / BR 35 du 8 juillet 1915 au 25 mai 1918 - Croix de Guerre et une citation à l'ordre de l'armée en septembre 1915 - Nommé Sous-lieutenant à titre temporaire, le 5 octobre 1915 - Une citation à l'ordre du corps d'armée en juillet 1916 - Nommé Sous-lieutenant à titre définitif, le 8 octobre 1916 - Détaché au GDE (Groupement des Divisions d'Entrainement) du 23 juin au 3 juillet 1917 - Chevalier de la Légion d'Honneur et une citation à l'ordre de l'armée, le 3 août 1917 - Nommé Lieutenant à titre définitif, le 8 octobre 1917 - Stage sur Caudron R XI du 6 au 11 janvier 1918 - Détaché à la RGA du Bourget du 5 au 22 mars 1918 - Pilote de l'escadrille R XI 239 du 25 mai au 15 septembre 1918 - Pilote et commandant de l'escadrille C XI 242 du 17 septembre au 31 décembre 1918 - Pilote de l'escadrille BR 221 du 1er au 6 janvier 1919 -  Nommé Commandant de la sous-commission de Toussus-le-Noble, le 6 janvier 1919 - Affecté au 4ème RAO pour mission en Pologne - Affecté au 32ème régiment d'aviation, le 22 février 1922 - Décédé à l'hôpital militaire Sédillot de Nancy, le 9 octobre 1924.

* Soldat Camille Jérome Perret - Né le 22 mars 1883 à Poisoux (Jura) - Fils de Pierre Théophile Perret et de Marie Joséphine Perréal -Classe 1903 - Recrutement de Lons-le-Saulnier sous le n° matricule 386 - Service militaire au 152ème régiment d'infanterie, à compter du 8 novembre 1904 - Profession avant guerre Commerçant Métallurgiste - Mobilisé au 244ème RI, le 3 août 1914 - Passé à l'aéronautique militaire comme mécanicien, le 6 juillet 1915 - Formation à l'école d'aviation militaire de Lyon-Bron jusqu'au 1er octobre 1915 - Mécanicien de l'escadrille F 35 du 4 octobre 1915 au 26 juin 1917 - Hospitalisé le 5 juin et transféré sur un hôpital de l'intérieur - Mécanicien de l'escadrille de protection du GQG du 5 janvier au 5 septembre 1918 - Mécanicien de l'IMA à compter du 5 septembre 1918.

Ltt Louis Nicolas Potier, Comte de La Morandière - Né le 3 août 1889 à La Fontaine, commune d'Hénouville (Seine-Maritime) - Fils de Louis Marie Gabriel Potier de La Morandière et de Henriette Darcel - Domiciliés au château de Roujoux, commune de Fresnes (Loir et Cher) - Engagé à l'école Polytechnique en 1909 - Affecté à l'école d'application de l'artillerie et du Génie à Fontainebleau en 1913 et 1914 - Affecté au 8ème régiment d'artillerie de Campagne, lors de la mobilisation générale -  Officier d'artillerie détaché à l'escadrille MF 35 comme observateur du 5 août au 5 novembre 1915 - Une citation (aéronautique) à l'ordre du corps d'armée en date du 6 octobre 1915 - Désigné comme instructeur à l'école militaire de Fontainebleau (Ordre du GQG n° 16.517), le 5 novembre 1915 - Affecté au 114ème régiment d'artillerie, le 20 juin 1916 - Affecté au 276ème régiment (je n'ai pas la date) -  Affecté à la Sous-direction du service auto du Ministère de la Guerre, le 2 février 1919 - Affecté au 118ème régiment d'artillerie, le 2 décembre 1919 - Chevalier de la légion d'Honneur, le 16 juin 1920 (JO du 10 décembre 1920) - Marié avec Claire Marie Marthe de Vogüe, le 21 juin 1920 - Ils auront six enfants : Louise - Henriette - Madeleine - René - Jean - Gilles - Administrateur de sociétés - Décédé au 4, rue Bayard à Paris 8ème, le 22 février 1964 - Photo Louis Potier, Comte de la Morandière, transmise par Nicolas de Warren, son petit-fils, que que remercie pour son aide.

* Citation à l'ordre de l'armée : Louis Nicolas Potier de la Morandière - Capitaine au 114ème régiment d'artillerie : "Brillants services de guerre comme observateur en avion, comme commandant de batterie, comme instructeur en Amérique. Ardent, méprisant le danger, d'une grande valeur intellectuelle et professionnelle. Trois citations."

Soldat Camille Jérome Perret - Né le 22 mars 1883 à Poisoux (Jura) - Fils de Pierre Théophile Perret et de Marie Joséphine Perréal - Classe 1903 - Recrutement de Lons-le-Saulnier sous le n° matricule 386 - Service militaire au 152ème régiment d'infanterie, à compter du 8 novembre 1904 - Profession avant guerre Commerçant Métallurgiste - Mobilisé au 244ème RI, le 3 août 1914 - Passé à l'aéronautique militaire comme mécanicien, le 6 juillet 1915 - Formation à l'école d'aviation militaire de Lyon-Bron jusqu'au 1er octobre 1915 - Mécanicien de l'escadrille F 35 du 4 octobre 1915 au 26 juin 1917 - Hospitalisé le 5 juin et transféré sur un hôpital de l'intérieur - Mécanicien de l'escadrille de protection du GQG du 5 janvier au 5 septembre 1918 - Mécanicien de l'IMA à compter du 5 septembre 1918 - Photo transmise par Henri Vivant, son petit-neveu, que je remercie pour son aide.

 

Photo du Ltt Jacques Bignon

Ltt Jacques Marie Germain Bignon - Né le 25 février 1891 à Paris (75) - Classe 1911 - Fils de Marcel Jean Baptiste Bignon et de Marie Emilienne Félicie Germaine Bessières - Recrutement de la Seine sous le matricule n° XXX - Engagé à l'école polytechnique, à compter du 1er octobre 1911 - Affecté au 37ème régiment d'artillerie de campagne - Affecté au 48ème régiment d'artillerie de campagne - Passé à l'aéronautique comme observateur, le 14 novembre 1914 - Observateur détaché à l'escadrille REP 15 à compter du 14 novembre 1914 - Observateur affecté à l'escadrille REP 15 du 1er décembre 1914 au 30 mars 1915 - Observateur de l'escadrille MF 1 / F 1 du 30 mars 1915 au 10 février 1916 puis du 2 décembre 1916 au 27 mars 1917 - Nommé Lieutenant à titre définitif, le 25 février 1915 - Une citation à l'ordre du régiment en mai 1915 - Une citation à l'ordre de l'armée en juillet 1915 - Croix de Guerre - Blessé par une éclats d'obus de DCA au genou, le 15 novembre 1915 - Une citation à l'ordre de l'armée en novembre 1915 - Détaché à l'escadrille MF 54 du 1er au 3 décembre 1915 - Grièvement blessé d'une balle au mollet et hospitalisé à l'ambulance 5/38, le 10 février 1916 - Chevalier de la Légion d'Honneur et une citation à l'ordre de l'armée, le 21 février 1916 - Rentré de convalescence, le 25 novembre 1916 - Réaffecté à l'escadrille F 1, le 2 décembre 1916 - Cours de perfectionnement à Beauvais du 2 au 17 janvier 1917 - Désigné comme instructeur du cours des élèves observateurs au GDE, le 23 mars 1917 - Suit des cours de pilotage au GDE à compter du 8 avril 1917 - Brevet de pilote militaire n° 6490 obtenu au GDE, le 22 mai 1917 - Commandant de l'escadrille F 35 / AR 35 du 25 juin 1917 au XX mars 1919 - Nommé Capitaine à titre temporaire, le 24 juillet 1917 - Détaché au GDE du 20 juillet au 7 août 1917 - Marié avec Geneviève Elisabeth Eugènie Marie Tollu à Paris (8ème), le 6 mai 1919 - Affecté au 25ème régiment d'artillerie - Nommé Chef d'escadron - Affecté à l'école supérieure de la Guerre - Officier de la Légion d'Honneur, le 17 décembre 1933 - Affecté au 3ème bureau de l'état-major de l'armée - Nommé Lieutenant-colonel, le 25 décembre 1935 - Nommé Colonel - Prisonnier de Guerre de 1940 à 1945 - Commandeur de la Légion d'Honneur, le 30 décembre 1943 - Nommé Général de brigade aérienne - Décédé à Castelmayran (Tarn-et-Garonne), le 6 octobre 1952 - Sources : Pam - LO - Extrait de naissance - Acte de décès - JORF - CCC - Dernière mise à jour : 18/10/2014.

* Chevalier de la Légion d'Honneur et une citation à l'ordre de l'armée du Jacques Marie Germain Bignon, en date du 21 février 1916 : "Excellent officier observateur, expérimenté en brave. Le 7 novembre 1915, a attaqué avec un mousqueton un avion ennemi équipé d'une mitrailleuse et a terminé sa mission bien que son appareil ait subi de graves avaries. Le 15 novembre, a achevé une mission sous le feu ininterrompu de plus d'une heure, avec un appareil criblé d'éclats, et bien qu'il est été lui-même blessé au genou. Le 10 février 1916, au cours d'une attaque, a assuré son service à 400 mètres d'altitude, et, blessé grièvement, par une balle, n'est revenu dans nos lignes qu'après avoir été relevé."

* Officier de la Légion d'Honneur du Chef d'escadron Jacques Marie Germain Bignon, breveté de l'école supérieure de la Guerre, en date du 17 décembre 1933 : "23 ans de service, 5 campagnes, 1 blessure, 2 citations, chevalier du 21 février 1916."

 

Photo du Adj Albert Colboc

Adj Albert Ernest Colboc - Né le 3 avril 1881 au Havre (Seine-Maritime) - Fils d'Henri Colboc et de Clarisse Augustine Houlbrecque - Domiciliés à Gainnneville (Seine-Maritime) Classe 1901 - Recrutement du Havre sous le matricule n° 455 - Engagé volontaire pour trois ans au titre du 1er régiment du Génie de Versailles, le 25 octobre 1900 - Affecté aux sapeurs aérostiers - Nommé Caporal, le 1er mai 1901 - Nommé Aérostier de 1ère classe, le 22 juillet 1901 - Nommé Sergent, le 21 septembre 1902 - A obtenu le certificat d'aptitude à l'emploi de chef de section ou de peloton dans la réserve - Fin de service militaire et retour à la vie civile, le 19 septembre 1903 - Marié et père d'un garçon et de trois filles - Domiciliés à Bléville (Seine-Maritime) - Profession avant guerre Entrepreneur de maconnerie - A accompli une période d'exercices au 1er régiment du Génie du 25 juin au 22 juillet 1906 - Domicilié au 30, rue du Havre à Sainte-Adresse, à compter du 1er mars 1907 - A accompli une période d'exercices au 1er régiment du Génie du 12 au 28 août 1909 - Domicilié au 22, rue Paul Lucas au Havre, à compter du 7 janvier 1911 - Mobilisé au 1er régiment du Génie de Versailles, le 2 août 1914 - Affecté au 2ème groupe d'aviation de St-Cyr, le 1er janvier 1916 - Affecté au CRP - Comptable de l'escadrille MF 35 du 28 octobre 1914 au 3 décembre 1916 - En mission à Dunkerque, le 25 janvier et 13 février 1915 - En mission au Bourget pour convoyer le train roulant de l'escadrille du 28 février au 7 mars 1915 - Nommé Adjudant, le 14 juin 1915 - Affecté au GDE du 3 décembre 1916 au 1er octobre 1917 - Affecté à la chefferie du Génie du Havre, le 1er octobre 1917 au 6 février 1919 - Démobilisé, le 6 février 1919 - Reprend son métier d'avant guerre d'entrepreneur de maçonnerie - Domicilié au n° 4 rue d'Ignanval à Sainte-Adresse, à compter du 9 août 1921 - Affecté dans la réserve au 34ème régiment d'aviation d'observation, à compter du 30 novembre 1921 - Sources : Pam - CCC escadrille MF 35 - Fiche matricule du département de la Seine Maritime - Dernière mise à jour : 17 septembre 2016.

Les hommes

Photo de groupe des personnels mécaniciens et administratifs de l'escadrille F 35 pendant l'été 1915 - L'officier commandant, le Cne Gérard Villa, est repéré par une croix blanche - Photo Pierre Mazières que je remercie pour son aide.

Cne Vicente Almandos Almonacid - Né le 24 décembre 1881 à San Miguel de Anguinan province de la Rioja (Argentine) - Fils de Vicente Almonacid et de Esmeralda Castro - Profession avant guerre Ingénieur - Brevet de l'Aéroclub de France n° 1698 - Engagé au 1er régiment Etranger de la Légion etrangère au titre de l'aviation, le 10 août 1914 - Brevet de pilote militaire n° 620 obtenu à l'école de St-Cyr, le 9 septembre 1914 - Pilote de l'escadrille F 35 du 3ème trimestre 1914 au 2 juin 1915 - Nommé Sergent, le 31 décembre 1914 - Nommé Adjudant, le 4 mai 1915 - RGA du 2 au 3 juillet 1915 - Pilote de l'escadrille F 29 / SOP 29 du 3 juillet 1915 au 30 novembre 1917 - En mission à la RGA du Bourget du 6 au 17 août 1915 - Médaille Militaire, le 1er septembre 1915 - Croix de Guerre - Nommé Lieutenant en mars 1916 - Une citation à l'ordre de l'armée en septembre 1916 - En convalescence, jusqu'au 21 janvier 1918 - CIACB de Perthes à compter du 23 août 1918 - Première traversée des Andes en vol de nuit en mars 1920 - Participe à l'élaboration de la ligne Natal (Brésil) à Buenos Aires - Fondateur et directeur de l'Aeroposta Argentina SA en septembre 1927 - Représentant de l'Aéropastale en Argentine en 1938 - Directeur général de l'aéronautique du Paraguay en 1932 - Nommé Consul d'Argentine à Boulogne-sur-Mer en 1938 - Décédé à Buenos Aires, le 16 décembre 1953 - Photo Archivo general de la Nacion argentina via Bernard Bacqui que je remercie pour son aide.

Ltt Marc Guilloux aux commandes d'un SPAD sur le terrain du Plessis-Belleville, le 1er avril 1916 - Photo Jean Amigues transmise par Jean-Pierre Amigues, son petit-fils que je remercie pour son aide.
* Ltt Marc Léon Guilloux - Né le 22 mars 1885 à Mirecourt (88) - Fils de Charles Guilloux et de Berthe Bazin - Service militaire au 79ème régiment d'infanterie à compter du 8 octobre 1906 - Nommé sous-lieutenant, le 1er avril 1908 - Nommé Lieutenant, le 1er avril 1912 - Profession avant guerre Brasseur - Mobilisé au 11ème régiment d'Infanterie coloniale, le 1er septembre 1914 - Affecté au 44ème régiment d'infanterie coloniale - Une citation à l'ordre du régiment, le 10 octobre 1915 - Passé à l'aviation comme élève pilote en novembre 1915 - Brevet de pilote militaire n° 2538 obtenu à l'école d'aviation militaire de Chartres, le 28 janvier 1916 - Nommé Capitaine à titre définitif, le 5 janvier 1916 - GDE et RGA du 4 février au 30 avril 1916 - Pilote de l'escadrille MF 71 du 1er mai 1916 au 2ème trimestre 1916 - Pilote de l'escadrille F 1 du 2ème trimestre 1916 au 30 avril 1916 - Pilote et commandant de l'escadrille F 24 du 30 avril 1916 au 29 mai 1917 - Une citation à l'ordre du régiment en octobre 1916 - Une citation à l'ordre de l'armée en octobre 1916 - Pilote détaché à l'escadrille AR 70 du 13 novembre 1917 au 16 février 1918 - Stage RGA du 18 au 24 janvier 1918 - Commandant en second du secteur aéronautique du 20ème corps d'armée du 16 février 1918 au 20 mars 1919 - Pendant cette période était en subsistance à l'escadrille BR 35.

Ltt Gérard Barnabé Villa - Né le 27 avril 1884 à Maury (Pyrénées-Orientales) - Fils de Pierre Michel Villa et de Marie Louise Lafage - Profession avant engagement Etudiant - Classe 1904 - Recrutement de Perpignan sous le matricule n° 98 - Engagé pour 3 ans au 34ème régiment d'artillerie, le 23 février 1904 - Nommé Brigadier, le 22 septembre 1904 - Nommé Maréchal des Logis, le 25 septembre 1905 - Admis à l'école militaire de l'artillerie et du génie comme élève officier, le 1er octobre 1908 - Affecté au 14ème escadron du Train des Equipages comme sous-lieutenant, le 1er octobre 1909 - Affecté au 18ème escadron du Train des Equipages comme sous-lieutenant, le 27 mars 1911 - En Algérie du 22 avril au 31 juillet 1911 - En mission dans les régions sahariennes du 1er avril au 4 octobre 1911 - Nommé Lieutenant, le 1er octobre 1911 - En Algérie du 5 octobre 1911 au 19 septembre 1912 - Affecté au 14ème escadron du Train des Equipages, le 24 octobre 1911 - Détaché au 3ème groupe aéronautique de l'aéronautique militaire comme élève pilote, à compter du 5 août 1912 - Brevet de pilote militaire n° 233 en date du 18 mars 1913 - Pilote de l'escadrille HF 19 du 20 avril 1913 au 15 juillet 1914 - Pilote de l'escadrille HF 1, le 15 juillet 1914 au 17 août 1915 - Citation n° 645 à l'ordre du 33ème corps d'armée, en date du 21 avril 1915 - Chevalier de la Légion d'Honneur du 5 mai 1915 au 17 janvier 1917 - Nommé Capitaine à titre temporaire, le 30 septembre 1915 - Commandant de l'escadrille MF 35 du 17 août 1915 au 17 janvier 1917 - Commandant de l'aérodrome terrestre de l'école de tir aérien de Cazaux du 17 janvier 1917 au 3 janvier 1918 - Marié à Alice Jaboulet, le 23 avril 1917 - Nommé Capitaine à titre définitif, le 30 septembre 1917 - Adjoint au commandant de l'école d'Avord, le 3 janvier 1918 - Croix de Guerre avec 3 palmes de bronze et 2 étoiles en vermeuil - Commandant de l'école d'aviation de Chartres, le 1er mars 1919 - Affecté au 3ème régiment d'aviation de chasse de Châteauroux, le 23 septembre 1920 - Classé dans les cadres de l'arme de l'aéronautique, le 25 décembre 1922 - Affecté à l'état-major de la 6ème brigade d'aéronautique, le 8 septembre 1926 - Nommé Chef de Bataillon, le 25 juin 1928 - Commandant du parc d'aviation n° 31, le 7 décembre 1928 - Officier de la Légion d'Honneur, le 1er janvier 1930 - Affecté à l'état-major de la 3èmùe division aérienne, le 22 mai 1930 - Commandant du Parc n° 34, le 23 octobre 1930 - Affecté à la base du Bourget-Dugny, le 1er juillet 1932 - Nommé Lieutenant-colonel, le 25 mai 1935 - Affecté à l'entrepôt spécial de l'armée de l'Air de St-Cyr-l'Ecole, le 14 juin 1936 - En congé définitif du personnel navigant, le 27 avril 1937 - Rappelé en activité au bataillon de l'air 104 et affecté à l'état-major du bataillon, le 19 octobre 1939 - Affectation spéciale de 3 mois à la compagnie technique des pétroles à Paris - Décédé à Nice (06), le 7 septembre 1952 - Sources : LO - FM (AD 66) - JO.

* Citation n° 645 à l'ordre du 33ème corps d'armée, en date du 21 avril 1915 : "A rendu depuis le début de la campagne les plus grands services à l'escadrille en exécutant journellement des reconnaissances au-dessus des lignes ennemies. le 18 avril 1915, malgré une violente cannonade, qui avait endommagé son appareil, a continué sa reconnaissance. Il n'est rentré qu'après une heure trois quarts de vol, sa mission terminée."

* Citation n° 65 à l'ordre de la 10ème armée, en date du 3 mai 1915 : "Pilote de 1er ordre, a plus de 150 heures de vol sur l'ennemi; a montré les plus belles qualités d'intelligence, d'énergie et d'audace dans ses reconnaissances, en particulier le 18 avril où ayant eu, son avion gravement endommagé par des éclats d'obus est resté près de deux heures en l'air jusqu'à l'accomplissement de sa mission."

* Chevalier de la Légion d'Honneur accompagné d'une Citation n° 869 à l'ordre de l'armée, en date du 5 mai 1915 : "A montré les plus belles qualités d'intelligence, d'énergie et d'audace dans les missions qui lui ont été confiées, soit seul, soit avec passager. A près de 150 heures de vol sur l'ennemi; à deux reprises, a réussi, malgré une panne moteur sur les lignes allemandes, à ramener son avion, grâce à son sang-froid et à son adresse. A fait preuve de la plus grande endurance et du plus entier dévouement en assurant pendant quelques jours le service de l'artillerie lourde. Le 18 avril, malgré une violente canonnade qui avait endommagé son appareil, a continué sa reconnaissance et n'est rentré qu'après avoir terminé sa mission."

* Citation n° 70 à l'ordre de la 10ème armée en date du 31 mai 1915 : "Depuis plus de trois mois, sous l'impulsion de son chef, le capitaine Fuzier, travaille avec une hardiesse et un zèle tout à fait remarquable, ne se laissant arrêter ni par l'état de l'atmosphère, ni par les tirs de l'ennemi. A fourni par la photographie ou par des rapports précis, des renseignements aussi complets qui précieux, qui ont permis de connaître tous les travaux de l'ennemi de régler le tir de l'artillerie sur ces travaux et finalement de les préciser."

Chef de bataillon Charles Edouard Amiot - Né le 28 janvier 1882 à Vieux-Thann (Haut-Rhin) - Fils de Edouard Amiot et Hélène Chüler, ouvriers alsaciens - Classe 1902 - Recrutement de la Seine sous le n° matricule XXX - S’engage en trichant sur son âge (16 ans et 1/2) à la Légion étrangère en 1898 - Affecté au bataillon Vanderberg du 1er Etranger à Sidi-bel-Abbès en Algérie - Rapatrié sanitaire à Épinal après 9 mois pour cause de fièvre typhoïde - Engagé volontaire pour 4 ans au 2ème Régiment d’Artillerie de Marine à Cherbourg, le 8 mai 1900 - Désigné pour le Régiment d’Artillerie d’Indochine destiné à renforcer le corps expéditionnaire contre les Boxers, il s’embarque à Toulon le 12 septembre 1900 - La guerre contre les Boxers ayant pris fin pendant la traversée, le paquebot est dirigé finalement sur Haiphong au Tonkin - Affecté à son arrivée à la 18ème batterie du Régiment d’Artillerie Coloniale à Hanoï et Sontay - Rapatrié sanitaire à Cherbourg une nouvelle fois en mai 1902 - Nommé brigadier, le 1er janvier 1904 - Affecté en mai 1904 à un détachement du 7ème RAC à Madagascar - Nommé Maréchal des logis le 1er mai 1905 et affecté aux services personnels du général Galliéni - Quitte Madagascar pour retrouver le 2ème RAC à Cherbourg, en juillet 1906 - Admis à l’École d’application militaire de l’Artillerie et du Génie de Versailles, en 1907 - Nommé aspirant le 1er octobre 1908 - Nommé sous-lieutenant, le 1er octobre 1909, et devient instructeur au 2ème RAC de Cherbourg - Affecté à la 4ème batterie du Groupement mixte d’Artillerie Coloniale, le 5 mai 1911 - Embarque le 15 mai à Marseille pour le Maroc occidental en guerre - Campagne du Maroc : trois citations à l’ordre de l’armée - Nommé lieutenant le 1er octobre 1911 - Baptême de l’air comme passager de l’aviateur Peretti pour un trajet  entre le camp de Souk-el-Arba et Casablanca - Amiot est immédiatement acquis à la cause de l’aviation dont il pressent aussitôt le rôle majeur à venir - Blessé gravement d’une balle au bassin, le 23 juin 1912, au combat de Djebel Outiki - Nommé Chevalier de la Légion d’honneur, le 7 juillet 1912, décoré à l’hôpital de Meknès - De retour au Maroc après un congé de convalescence de plusieurs mois en France - Affecté au 3ème R.A.C. le 3 août 1914 - Effectue un court stage d’observateur au terrain d’aviation d’Issy-les-Moulineaux - Rejoint le 10 septembre 1914, la 2ème Réserve de la 7ème Compagnie d’aérostiers de St-Cyr - Observateur de l’escadrille BL 30, le 25 septembre 1914 -  Observateur de l'escadrille HF 1, le 17 décembre 1914 - Observateur de l'escadrille MF 35, le 1er février 1915 - Observateur de l'escadrille MF 36, le 1er mars 1915 - Deux citations à l'escadrille MF 36 - Observateur de l'escadrille MF 55, le 4 octobre 1915 - 3 citations à l'escadrille MF 55 - Nommé capitaine à titre temporaire. le 29 septembre 1915 - Brevet de pilote militaire n° 3351, obtenu le 1er mai 1916 - Prend le commandement de la F 55 au départ du Cne Lalanne, le 11 mai 1916 - Quitte l’escadrille F 55 le 11 janvier 1917, pour le Groupe des Divisions d'Entrainement (GDE) - Nommé adjoint tactique du Commandement de l’Aéronautique de la 1ère Armée en août 1917 - Nommé capitaine à titre définitif, le 25 avril 1917 - Nommé commandant de l’Aéronautique du 35ème Corps d’Armée, le 11 février 1918 - Une citation comme chef aéro 35ème CA - Officier de la Légion d’Honneur, le 26 juillet 1918 - Détaché à E.M.G. à Paris en septembre 1918 - Nommé chef d’escadron, le 2 octobre 1919, et envoyé en mission en tant que courrier du Conseil Supérieur de Guerre à Berlin, Prague, Vienne, Varsovie - Admis en réserve spéciale, le 22 janvier 1923 - Nommé chef de bataillon, le 20 décembre 1925 - Admis à faire valoir ses droits à la retraite, le 26 décembre 1925 - Devenu industriel, il dirige les tuileries Gilardoni d'Altkirch - Fonde la "Société des chaux et ciments Portland du Haut-Rhin" exploitant la cimenterie de cette ville en 1925 - Élu conseiller municipal d'Altkirch en 1929 - Élu adjoint du maire (UDR) Paul Jourdain en 1935 - Commandeur de la Légion d’Honneur, le 30 septembre 1930 - Mobilisé dans l'armée de l'air en 1939 - Entre dans la Résistance après le 18 juin 1940 - Élu maire d'Altkirch à la Libération (réélu en 1947) - Élu conseiller de la république (sénateur MRP) en 1946 - Conseiller général du Haut-Rhin entre 1945 et 1949 - Grand officier de la légion d'honneur (J.O. du 28 septembre 1948) - Décédé à Altkirch, le 3 mars 1952 - Sources : PAM – CCC – LO – JO –  Biographie  "Charles Edouard Amiot, une fière figure d’Alsace" de Charles Voegelé 1953 - Redigée par Dominique Gay que je remercie pour son aide.

* Citation au Bulletin Officiel : "A fait preuve le 29 février 1912 au combat de Kaslah Harira (Tafendeit) d’un grand sens militaire en occupant des positions très bien choisies et ouvrant le feu à propos sur des groupes marocains très mordants."

* Citation au Bulletin Officiel : "Au combat d’arrière garde le 5 avril 1912 à Ouldj et Sultane, est resté en batterie jusqu’à la dernière minute pour faciliter le dégagement des dernières fractions arrêtant toute offensive ennemie."

* Citation au Bulletin Officiel du 1er juillet 1912 : "Très grièvement blessé par une balle ennemie au moment où il dirigeait le tir à courte distance d’une pièce de sa section marchant à l’arrière garde – Combat Djebel Outiki le 25 juin 1912".

* Citation au Corps d’Armée - Citation groupement Nieuport n° 25 du 22 mars 1915 : Le général Heily d'Eissel, commandant le groupement Nieuport cite à l’ordre du groupement le lieutenant Amiot Charles  (Escadrille MF 36) : "N’a pas hésité à diverses reprises malgré un tir précis, son appareil atteint, à rester en vol sur l’objectif pour accomplir ses missions. A obtenu des résultats remarquables dans l’organisation des missions photographiques et des réglages de tir, donnant partout un bel exemple des plus précieuses qualités militaires."

* Citation à l’ordre n ° 2071 du 2 mai 1915 Armée de Belgique (MF 36) : "Officier observateur de la plus haute valeur et du plus grand mérite, ayant plus de cent heures de vol au-dessus des lignes ennemies. A rendu des services exceptionnellement précieux dans l’organisation des missions photographiques et de réglage de tir n’hésitant pas à poursuivre l’accomplissement de sa mission bien qu’il fût en butte à un tir précis et que son appareil eut été atteint."

* Citation à l’ordre de la 4e Armée n ° 427 du 16 novembre 1915 (MF 55) : "Les 25 et 26 septembre 1915 s’est distingué une fois de plus en donnant un bel exemple d’abnégation et d’énergie allant à moins de 200 m d’altitude rechercher par temps de pluie, au-dessus des lignes ennemies, un renseignement important."

* Citation à l’ordre du Corps d’Armée n ° 103 du 29 mai 1916 – Escadrille F. 55 sous le commandement du capitaine Amiot : "A fait preuve d’un allant digne des plus grands éloges et d’une connaissance remarquable du service aéronautique dans la guerre actuelle. A notamment exécuté, avec plein succès, les 20 et 21 juillet, deux missions particulièrement délicates à 20 km derrière les lignes ennemies, malgré un bombardement précis qui a atteint la majeure partie des appareils."

* Citation à l’ordre de la 2e Armée N° 495 du 23 novembre 1916 (Escadrille 55) : "Depuis 5 mois sur le front de Verdun, et sous la direction expérimentée du Capitaine Amiot, a rendu les plus grands services à l’artillerie lourde d’un groupement grâce à l’entrain, au courage, au travail et au dévouement de son personnel, a permis d’obtenir sur les batteries ennemies une supériorité marquée grâce au repérage quotidien et aux périlleuses et importantes missions  de réglage qui lui ont été confiées."

* Citation à l’ordre du Corps d’Armée N° 445 du 19 septembre 1918 : "L’Aéronautique du 35ème  C.A. composé des escadrilles 10, 225, 282, 14 et 214, sous le commandement du capitaine Amiot, a rendu des services éminents par son audace et son habileté, sa compétence, son esprit de sacrifice, pendant la période d’avril à août 1918, tant dans la défensive que dans l’offensive, a su maintenir une liaison droite et fructueuse avec le commandement de l’infanterie et de l’artillerie, donner des renseignements d’une précision remarquable et prendre une part importante dans le succès."

MdL Cyrille Léon Jacquet - Né le 25 mars 1887 à Mosnes (Indre-et-Loire) - Fils de François Jacquet et de Léonne Désirée Charpentier - Domicilé rue Jean-Jacques Rousseau à Amboise (Indre-et-Loire) - Classe 1907 - Recrutement de Tours (Indre-et-Loire) sous le matricule n° 1278 - Service militaire du 9ème régiment de Dragons à compter du 15 octobre 1908 - Fin de service militaire, le 25 septembre 1910 - Marié avec Marie Monereau - Domicilés rue Jean-Jacques Rousseau à Amboise (Loire et Cher), à compter du 1er octobre 1912 - Profession avant guerre Cordonnier - Mobilisé au 25ème régiment de Dragons, le 3 août 1914 - Affecté au 8ème régiment d'artillerie, le 15 novembre 1915 - Passé à l'aviation au 1er groupe d'aviation, comme élève pilote, le 8 février 1916 - Brevet de pilote militaire n° 4098 obtenu à l'école d'aviation militaire d'Avord, le 1er août 1916 - Stage d'application du bombardement à l'école d'aviation militaire du Crotoy - Stage de perfectionnement à l'école d'aviation militaire de Châteauroux jusqu'au 1er septembre 1916 - RGA du 4 au 20 décembre 1916 - Pilote de l'escadrille R 214 du 20 décembre 1916 au 30 mars 1917 - Pilote de Caudron R 4 de l'escadrille F 35 du 2 avril au 4 juin 1917 - Nommé Maréchal des Logis, le 28 avril 1917 - Il a été tué par trois éclats de bombes au thorax lors du bombardement du terrain de Fismes - Villesavoye (02), le 4 juin 1917 à 23h - Photo Jean Amigues transmise par Jean-Pierre Amigues, son petit-fils que je remercie pour son aide - Sources : MpF - Liste des brevets militaires- CCC escadrille R 214 - CCC escadrille F 35 - Fiche Matricule de département d'Indre-et-Loire) - Dernière mise à jour : 14 août 2016.

Sgt Omer Paul Demeuldre - Né le 8 mars 1892 à Cambrai (Nord) - Fils de Félix Léopold Demeuldre et de Julia Palmyre Saint-Aubert - Domiciliés au 50, route de Paris à Cambrai (Nord) puis au 5, rue Charlot à Issy-les-Moulineaux (Hauts-de-Seine) - Profession avant service militaire Mécanicien d'automobiles - Domicilié au 19, rue Dupleix à Lille (Nord) - Classe 1912 - Recrutement de Lille (Nord) sous le matricule n° 2364 - Service militaire au 3ème groupe aéronautique d'Epinal (Vosges), à compter du 9 octobre 1913 - Mécanicien / conducteur de l'escadrille MF 5 du 9 octobre 1913 au 22 octobre 1914 - Mécanicien affecté au service du Ltt Charles Colard - Affecté au 1er groupe d'aviation, le 1er janvier 1914 - Détaché avec son pilote à Rambervillers du 17 août au 13 octobre 1914 - Affecté à la 1ère réserve de ravitaillement de Dijon, en compagnie du Ltt Colard, du 22 octobre au 28 novembre 1914 - Mécanicien de l'escadrille MF 33 du 28 novembre 1914 au 23 février 1915 - Affecté, avec le Cne Colard, à la 2ème réserve d'aviation de St-Cyr du 23 février au 1er avril 1915 - Mécanicien de l'escadrille MF 35 du 1er au 16 avril 1915 - Mécanicien de la RGA du 16 avril au 1er septembre 1915 - Nommé Caporal, le 10 juillet 1915 - Mécanicien de l'escadrille MF 63 / F 63 du 1er septembre 1915 au 23 septembre 1916 - Il est toujours affecté au service du Cne Charles Colard, désormais commandant de l'escadrille MF 63 - Une victoire homologuée comme mécanicien / mitrailleur contre un Albatros abattu dans les environs du bois des Forges (Meuse), le 7 septembre 1915 - Citation à l'ordre de l'armée, en date du 11 septembre 1915 - Nommé Sergent, le 10 janvier 1916 - Citation à l'ordre de l'aéronautique de la 2ème armée, en date du 24 septembre 1916 - Brevet de pilote militaire n° 4584 délivré directement à l'escadrille F 63, le 23 septembre 1916 - Pilote de l'escadrille F 63 du 23 septembre 1916 au 11 octobre 1917 - Brevet de pilote FAI n° 4403 délivré par l'Aéroclub de France, le 2 octobre 1916 - Citation n° 80 à l'ordre de la 120ème division, en date du 25 mars 1917 - Citation à l'ordre du corps d'armée, en date du 11 juin 1917 - Pilote de la GDE (stage SPAD) du 11 au 14 octobre 1917 - Pilote de l'escadrille N 84 / SPA 84 du 14 octobre 1917 au 3 mai 1918 - Médaille Militaire, le 18 novembre 1917 - Citation n° 1133 à l'ordre de la 4ème armée, en date du 8 janvier 1918 - Citation n° 1139 à l'ordre de la 4ème armée, en date du 11 janvier 1918 - Nommé Sous-lieutenant à titre temporaire, le 20 janvier 1918 - Citation n° 1185 à l'ordre de la 4ème armée, en date du 13 février 1918 - Chevalier de la Légion d'Honneur, en date du 13 avril 1918 - Disparu au cours d'une patrouille dans la région de Montdidier (Somme), le 3 mai 1918 - Photo Omer Demeuldre transmise par Nicole Demeuldre que je remercie pour son aide - Sources : Acte de naissance - Pam - MpF - Fiche Matricule du département du Nord - LO - CCC de l'escadrille MF 5 - CCC de l'escadrille MF 33 - CCC de l'escadrille MF 35 - CCC de l'escadrille MF 63 / F 63 - CCC de l'escadrille N 84 / SPA 84 - Dernière mise à jour : 11 janvier 2017.

* Citation à l'ordre de l'armée du Cal Omer Demeuldre, mitrailleur de l'escadrille F 63, en date du 11 septembre 1915 : "Caporal mitrailleur, le 7 septembre 1915, a rencontré un avion de chasse. malgré son infériorité de vitesse, n'a pas hésité à l'attaquer et par son courage et son adresse, après avoir tiré trois cents cartouches de mitrailleuses, l'a obligé à piquer brusquement vers le sol."

* Citation à l'ordre de l'aéronautique de la 2ème armée du Sgt Omer Demeuldre, mécanicien de l'escadrille F 63, en date du 24 septembre 1916 : "Sergent mécanicien. Toujours volontaire pour les missions périlleuses. A exécuté quinze bombardements poussés jusqu'a cent kilomètres dans les lignes allemandes."

* Citation n° 80 à l'ordre de la 120ème division du Sgt Omer Demeuldre, pilote de l'escadrille F 63, en date du 25 mars 1917 : "Pilote de reconnaissance, pilote audacieux, s'est distingué particulièrement le 19 mars 1917 en volant très bas au-dessus des lignes ennemies pour permettre à son observateur de mitrailler et dispenser un groupe de cavaliers et de cyclistes ennemis."

* Citation n° 387 à l'ordre du 35ème corps d'armée du Sgt Omer Demeuldre, pilote de l'escadrille F 63, en date du 11 juin 1917 : "Coutumier des actes d'audace et de sang-froid. Le 23 mai 1917, attaqué au cours d'une reconnaissance photographique par un avion ennemi qui endommagea gravement son appareil, réussit après une lutte brillante à mettre son adversaire hors de combat puis continua jusqu'au bout sa missions."

* Citation n° 111 à l'ordre de la 4ème armée du Sgt Omer Demeuldre, pilote de l'escadrille SPA 84, en date du 23 décembre 1917 : "Pilote de haute valeur. Depuis peu de temps dans la chasse, s'impose déjà à ses camarades par son ardeur et son adresse. A abattu un avion ennemi dans nos lignes, le 15 décembre 1917."

* Citation n° 1133 à l'ordre de la 4ème armée du Sgt Omer Demeuldre, pilote de l'escadrille SPA 84, en date du 8 janvier 1918 : "Remarquable pilote de chasse, d'un courage et d'un allant hors de pair, donnant un magnifique exemple à ses camarades. Le 22 décembre 1917, a abattu un biplace ennemi qui est tombé dans nos lignes; le lendemain 23 décembre, a livré un dur combat à un second biplace ennemi qui s'est écrasé derrière les premières lignes ennemies."

* Citation n° 1139 à l'ordre de la 4ème armée du Sgt Omer Demeuldre, pilote de l'escadrille SPA 84, en date du 11 janvier 1918 : "Pilote de chasse d'une valeur tout à fait exceptionnelle. le 3 janvier 1918, a abattu un avion ennemi qui a pris feu en l'air et s'est écrasé dans ses lignes."

* Citation n° 1185 à l'ordre de la 4ème armée du Slt Omer Demeuldre, pilote de l'escadrille SPA 84, en date du 13 février 1918 : "Excellent sous-officier. Après s'être fait remarquer dans l'aviation de réglage vient de débuter brillamment dans la chasse où il s'annonce comme un pilote audacieux et habile. Le 30 octobre 1917, a abattu son troisième avion ennemi qui s'est écrasé en flammes dans les premières lignes allemandes."

* Chevalier de la Légion d'Honneur et citation à l'ordre de l'armée du Slt Omer Paul Demeuldre, pilote à l'escadrille SPA 84, en date du 13 avril 1918 : "Officier pilote d'une adresse et d'un courage exceptionnels, merveilleux exemple pour son escadrille qu'il entraine par son beau moral, son ardeur et le prestige de ses succès. A abattu 11 avions ennemis. Médaillé militaire pour faits de guerre. Six citations."

* Citation à l'ordre de l'armée, à titre posthume, du Slt Omer Paul Demeuldre, pilote de l'escadrille SPA 84, en date du 11 mai 1918 : "Pilote de chasse exceptionnel, dont le moral élevé, la bravoure et l'allant excitaient l'admiration et l'émulation de ses camarades de combat. A abattu treize avions ennemis, dont dix en quatre mois. Le 3 mai 1918, est tombé, en pleine lutte, dans l'attaque, à bout portant d'un biplace ennemi, laissant le plus bel exemple de vaillante et jeune ardeur."

 

Les avions

MF 11 à moteur 80 HP de l'escadrille MF 35 sur le terrain d'Auve, pendant l'été 1915 - L'observateur est le Ltt Louis Nicolas Potier, Comte de La Morandière - Photo Louis Potier, Comte de la Morandière, transmise par Nicolas de Warren, son petit-fils, que que remercie pour son aide.

MF 11 de l'escadrille MF 35 sur le terrain d'Auve, pendant l'été 1915 - L'observateur est le Ltt Louis Nicolas Potier, Comte de La Morandière - Photo Louis Potier, Comte de la Morandière, transmise par Nicolas de Warren, son petit-fils, que que remercie pour son aide.

Dernier préparatifs avant le décollage d'un MF 11 de l'escadrille MF 35 pendant l'été 1915 - Photo Louis Potier, Comte de la Morandière, transmise par Nicolas de Warren, son petit-fils, que que remercie pour son aide.

Retour de mission d'un MF 11 de la MF 35 sur le terrain d'Auve, pendant l'été 1915 - A l'arrière plan, les peintres en train de camoufler les hangars Bessonneau - Photo Louis Potier, Comte de la Morandière, transmise par Nicolas de Warren, son petit-fils, que que remercie pour son aide.

MF 11 bis (130 HP) de l'escadrille MF 35 équipé pour le bombardement en mai 1915. Ce système ingénieux est l'oeuvre de l'Adj Vicente Almandos Almonacid, pilote de l'unité et ingénieur en mécanique à Buenos Aires (Argentine). Il permettait l'emport et le largage de 8 bombes de faible poids (certainement 10 kg). Si un lecteur de ces lignes possède des renseignements complémentaires, veuillez prendre contact avec l'auteur de ce site. Photo Collection Luc Clermin que je remercie pour son aide.

Autre vue du lance-bombes équipant ce MF 11 bis (130 HP) de l'escadrille MF 35 en mai 1915. Les bombes, qui vont être accrochées sous l'avion, sont alignées sous le système d'emport. Une des bombes est déjà accrochée au bout de son fil métallique. Pour ce système, pas d'anneau d'accrochage, seulement un fil qui retient la bombe contre des pattes de positionnement en V. Si un lecteur de ces lignes possède des renseignements complémentaires, veuillez prendre contact avec l'auteur de ce site. Photo Collection Luc Clermin que je remercie pour son aide.

Le Caudron R 4 n° 1154 de l'équipage Slt Desbordes (pilote) - Ltt Pierre Borgoltz (obs) et Sol Alexandre Lebleu (mit) de l'escadrille F 35 a été abattu, au cours d'un combat aérien, par le Ltn Rudolf Berthold du Jasta 14, le 6 avril 1917 - Photo collection Rainer Absmeir, transmise par Bruno Couplez, que je remercie tous deux pour leur aide.

Le Caudron R 4 n° 1154 de l'équipage Slt Desbordes (pilote) - Ltt Pierre Borgoltz (obs) et Sol Alexandre Lebleu (mit) de l'escadrille F 35 a été abattu, au cours d'un combat aérien, par le Ltn Rudolf Berthold du Jasta 14, le 6 avril 1917 - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Photo collection Rainer Absmeir que je remercie pour son aide.

Le Caudron R 4 n° 1154 de l'équipage Slt Desbordes (pilote) - Ltt Pierre Borgoltz (obs) et Sol Alexandre Lebleu (mit) de l'escadrille F 35 a été abattu, au cours d'un combat aérien, par le Ltn Rudolf Berthold du Jasta 14, le 6 avril 1917 - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Photo collection Rainer Absmeir que je remercie pour son aide.

Les pilotes du Jasta 14 posent en compagnie du Caporal Lucien Perot, pilote de la SPA 3, fait prisonnier, aux commandes du SPAD VII n° 265, le 29 mai 1917 - De gauche à droite : Vzfw. Bowski - Ltn. Breuer (avec la moustache et la cravate) - Cal. Lucien Perot - l'as Walter Höhndorf (en civil) - Ltn. Walter Kypke - Ltn. Joseph Klever (en haut à l'avant de la fenêtre) - Vzfw. Otto Gerbig (mains sur les hanches) et à l'extrême droite, le Vzfw. Paul Rothe - Cette photo présente un intérêt particulier car elle montre plusieurs découpes d'entoilages d'avions français abattus par les pilotes de cette unité : une cigogne de la N / SPA 73, le sanglier du Caudron R 4 du Slt Desbordes de la F 35 et "S 265" découpé sur le SPAD VII de Perot - Photo collection Lance Bronnenkant transmise par Gregory VanWyngarden que je remercie tous deux pour leur aide.

Caudron R IV n° 499X à moteurs Hispano de l'escadrille F 35 sur le terrain de Fismes - Villesavoye (02), en mai 1917 - Photo Jean Amigues transmise par Jean-Pierre Amigues, son petit-fils que je remercie pour son aide.

Moteur Hispano-Suiza 8 A de 140 HP d'un Caudron R IV de l'escadrille F 35 sur le terrain de Fismes - Villesavoye (02), en mai 1917 - Photo Jean Amigues transmise par Jean-Pierre Amigues, son petit-fils que je remercie pour son aide.

De gauche à droite : Sgt Maurice Ombredanne (pilote) - Adj Edouard Trochu (pilote) - Slt Alphonse Le Cam (radio) - Sgt Henri Perdu (pilote) - MdL Jean Amigues (pilote) - le 23 mai 1917 - Photo Jean Amigues transmise par Jean-Pierre Amigues, son petit-fils que je remercie pour son aide.

Dorand AR 1 n° 2004 piloté par l'Adj Edouard Trochu sur le terrain de Fismes-Villesavoye (02), le 23 mai 1917 - De gauche à droite : Slt Le Cam (radio) - Sgt Henri Perdu (pilote) - Adj Edouard Trochu (pilote) - MdL Jean Amigues (pilote) - Sgt Maurice Ombredanne (pilote) - Photo Jean Amigues transmise par Jean-Pierre Amigues, son petit-fils que je remercie pour son aide.

Farman F 40 codé "VI" de l'escadrille F 35 sur le terrain de Fismes - Villesavoye (02), le 24 mai 1917 - L'équipage qui pose pour la postérité est le Sgt Henri Perdu (pilote) et le MdL Robert Deullin (observateur) - Photo Jean Amigues transmise par Jean-Pierre Amigues, son petit-fils que je remercie pour son aide.
* Adj Henri Léon Perdu - Né le 27 décembre 1894 à Grandvilliers (Oise) - Fils d'Henri Perdu et de Jeanne Léonie Dieu - Domiciliés à Salouel (Somme) - Profession avant guerre Etudiant - Engagé au 2ème groupe d'aviation à compter du 14 juillet 1915 - Nommé Caporal, le 7 janvier 1916 - Brevet de pilote militaire n° 2541 obtenu à l'école d'aviation militaire de Chartres, le 28 janvier 1916 - GDE du Plessis-Belleville du 4 février au 1er mai 1916 - Assure un convoyage avion, le 27 avril 1916 - Pilote de l'escadrille MF 62 du 4 au 25 mai 1916 - Nommé Sergent, le 21 juin 1916 - Croix de Guerre et une citation à l'ordre du Corps d'armée en juillet 1916 - Pilote de l'escadrille MF 35 / F 35 du 25 mai 1916 au 1er mars 1918 - Hospitalisé du 13 au 15 décembre 1916 - En convalescence jusqu'au 3 janvier 1917 - Nommé Adjudant, le 1er octobre 1917 - En mission du 7 au 19 novembre 1917 - En subsistance à l'escadrille SAL 13 du 11 au 19 janvier 1918 - Affecté comme pilote convoyeur du RGA à compter du 1er mars 1918 - Convalescence à la maison de santé VR 75 de Viry-Châtillon du XXX au 12 juillet 1918 - GDE du 12 juillet au 6 septembre 1918 - Pilote de l'escadrille SAL 18 du 6 septembre 1918 au [> 2ème trimestre 1919]- Détaché à l'escadrille SAL 225, les 26 et 27 octobre 1918.
* MdL Robert Ferdinand Paul Marie Deullin - Né à Saint-Dizier (52), le 8 août 1893 - Unité d'origine 60ème régiment d'artillerie - Détaché auprès du QG du 20ème corps d'armée du 17 au 22 mai 1916 - Observateur de l'escadrille MF 35 / F 35 du 22 mai 1916 au 30 juin 1918 - Nommé Sous-Lieutenant à titre temporaire, le 4 septembre 1917 - Hospitalisé le 30 juin 1918 puis évacué sur un hôpital de l'intérieur - Brevet de pilote militaire n° 17.349 obtenu à l'école d'aviation militaire d'Istres, le 29 décembre 1918 - Marié avec Anne Marie Joseph Lorthois à Paris (75), le 26 avril 1919 - Décédé à Mouvaux (59), le 12 septembre 1922.

MdL Cyrille Jacquet (pilote) - MdL Jean Amigues (pilote) - X - Adj Henri Perdu (pilote) - Sgt Henri Dangeville (pilote) - Asp Georges Gros (obs) sur le terrain de Fismes - Villesavoye (02), le 24 mai 1917 - Photo Jean Amigues transmise par Jean-Pierre Amigues, son petit-fils que je remercie pour son aide.

Guynemer abat un 3ème avion allemand, sur le quatre qu'il va descendre, le 25 mai 1917 - De gauche à droite : MdL Henri Fey (pilote) - Adj Robert Deullin (obs) - Sgt Maurice Ombredanne (pilote) - MdL Cyrille Jacquet (pilote) - Adj Henri Perdu (pilote) ne manquent rien du combat qui se déroule au-dessus de leur tête - Terrain de Fismes - Villesavoye (02) - Photo Jean Amigues transmise par Jean-Pierre Amigues, son petit-fils que je remercie pour son aide.

Le soldat Maximilien Vaillant, conducteur de la F 35, a bricolé une douche avec les moyens du bord sur le terrain de Fismes-Villesavoye (02) - Photo Jean Amigues transmise par Jean-Pierre Amigues, son petit-fils que je remercie pour son aide.

Hangars de l'escadrille F 35 sur le terrain de Fismes-Villesavoye (02) en mai 1917 - De la gauche vers la droite : un Letord - un Caudron R IV - Un Farman F 40 - Deux Nieuport 23 (ces avions n'appartiennent pas à la F 35) et pour finir un Farman F 40 dans un hangar Bessonneau - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Photo Jean Amigues transmise par Jean-Pierre Amigues, son petit-fils que je remercie pour son aide.

Une partie de bridge entre les pilotes de la F 35 sur le terrain de Fismes - Villesavoye (02) à la fin mai 1917 - De gauche à droite : MdL André Dangeville (pilote) - Sgt Gaston Planque (pilote) - Adj Albert Delest (pilote) - MdL Jean Amigues (pilote) - Cal Mamy Caillat (pilote) - Adj Edouard Trochu (pilote) - Sol Louis Germain (mécanicien) - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Photo Jean Amigues transmise par Jean-Pierre Amigues, son petit-fils que je remercie pour son aide.

Capotage du Farman F 42 n° 2072 occupé par le MdL Robert Deullin, observateur de l'escadrille F 35 sur le terrain de Fismes-Villesavoye (02), le 2 juin 1917 - Photo Jean Amigues transmise par Jean-Pierre Amigues, son petit-fils que je remercie pour son aide.

Capotage du Farman F 42 n° 2072 occupé par la MdL Robert Deullin, observateur de l'escadrille F 35 sur le terrain de Fismes-Villesavoye (02), le 2 juin 1917 - Photo Jean Amigues transmise par Jean-Pierre Amigues, son petit-fils que je remercie pour son aide.

Autre photo du capotage du Farman F 42 n° 2072 occupé par le MdL Robert Deullin, observateur de l'escadrille F 35 sur le terrain de Fismes-Villesavoye (02), le 2 juin 1917 - Photo Jean Amigues transmise par Jean-Pierre Amigues, son petit-fils que je remercie pour son aide.

A la suite d'un orage très violent, le MdL Jean Amigues tente un atterrissage en campagne, aux commandes du Caudron R 4 n° 4094, et capote dans un champ planté avec du sainfoint qui monte à 70 cm de hauteur, dans les environs de la Chaussée-sur-Marne (51), en juin 1917 - L'avion est détruit mais l'équipage indemne - Photo Jean Amigues transmise par Jean-Pierre Amigues, son petit-fils que je remercie pour son aide.

Le nez du Caudron R 4 n° 4094 du MdL Amigues détruit lors d'un capotage en campagne, suivi d'un retournement complet, près de Chaussée-sur-Marne (51), en juin 1917 - Photo Jean Amigues transmise par Jean-Pierre Amigues, son petit-fils que je remercie pour son aide.

Autre vue du Caudron R 4 n° 4094 piloté par le MdL Jean Amigues après son capotage dans un champ près de la Chaussée-sur-Marne (51), en juin 1917 - L'avion va être retourné par un attelage de chevaux qui vient d'arriver - Si sera ensuite démonté sur place par les mécaniciens - A voir l'étendue des dégats, seules les pièces encore utilisables seront récupérées et l'avion réformé - Photo Jean Amigues transmise par Jean-Pierre Amigues, son petit-fils que je remercie pour son aide.

Le Caudron R 4 n° 4094 est maintenant sur ses roues - Remarquez le large insigne de fuselage peint sur un fond rouge et la queue entièrement peinte en blanc - Les mécaniciens vont bientôt entrer en action et démonter les ailes, les moteurs et rapatrier sur des remorques d'aviation (plateaux) vers le parc d'aviation ce qui reste du bel oiseau - Photo Jean Amigues transmise par Jean-Pierre Amigues, son petit-fils que je remercie pour son aide.

Le MdL Cyrille Jacquet dans sa chambre sur le terrain de Fismes - Villesavoye (02) - Il a été pilote de Caudron R 4 de l'escadrille F 35 du 2 avril au 5 juin 1917 - Nommé Maréchal des Logis, le 28 avril 1917 - Il a été tué par trois éclats de bombe lors du bombardement aérien de ce terrain par les Allemands, le 4 juin 1917 à 23 heures - Photo Jean Amigues transmise par Jean-Pierre Amigues, son petit-fils que je remercie pour son aide.

Le Cne Pierre Fageol, commandant l'escadrille F 35, prononce l'éloge funébre du MdL Cyrille Jacquet, tué dans la nuit du 4 au 5 juin 1917, au cimetière de Saint-Gilles (51), le 6 juin 1917 - Lors de cette cérémonie, l'escadrille N 3 a mis en terre deux mécaniciens, les soldat Eugène Koch et Pierre Royal, tués la même nuit, lors du bombardement du terrain voisin de Bonne Maison - C'est le Cdt Antonin Brocard qui les a accompagné dans leur dernière demeure - Photo Jean Amigues transmise par Jean-Pierre Amigues, son petit-fils que je remercie pour son aide.

Les avions

Tombe du MdL Cyrille Jacquet, tué par des éclats de bombes, lors du bombardement nocturne du terrain de Fismes - Villesavoye (02), le 4 juin 1917 - Cette nuit tragique, la F 35 a eu à déplorer la mort de deux hommes et la blessure de cinq autres - Photo Jean Amigues transmise par Jean-Pierre Amigues, son petit-fils que je remercie pour son aide.

Jean Amigues à son arrivée à Villers-les-Nancy, le 9 juin 1917 - Photo Jean Amigues transmise par Jean-Pierre Amigues, son petit-fils que je remercie pour son aide.

De gauche à droite : Adj Albert Delest (pilote) - MdL Guy de Bois Hébert (pilote) - Slt Pierre Rué (observateur) - Slt Robert Deullin (observateur) - Terrain de Villers-les-Nancy, le 13 juin 1917 - Photo Jean Amigues transmise par Jean-Pierre Amigues, son petit-fils que je remercie pour son aide.

Terrain de Villers-les-Nancy (54) photographié par Jean Amigues au début juillet 1917 - Photo Jean Amigues transmise par Jean-Pierre Amigues, son petit-fils que je remercie pour son aide.

De gauche à droite : Soldat Marcellin Mazars (mécanicien) - Adj Gaston Planque (pilote) - MdL René Thomas (mitrailleur) - posent devant un Letord équipé d'une installation photo - Photo Jean Amigues transmise par Jean-Pierre Amigues, son petit-fils que je remercie pour son aide.

Letord type 1 n° 43 appartenant à l'escadrille F 35 pendant le point fixe des moteurs précédent le départ en mission, sur le terrain de Villers-les-Nancy en juillet 1917 - Photo Jean Amigues transmise par Jean-Pierre Amigues, son petit-fils que je remercie pour son aide.

Autre photo du Letord type 1 n° 43 appartenant à l'escadrille F 35 pendant le point fixe des moteurs précédent le départ en mission, sur le terrain de Villers-les-Nancy en juillet 1917 - Tous les membres d'équipage portent leurs tenues de vol, casque Roold sur la tête, à l'exception du mitrailleur arrière, peut-être pour gagner un peu de mobilité - Photo Jean Amigues transmise par Jean-Pierre Amigues, son petit-fils que je remercie pour son aide.

Jean Amigues avant un départ en mission, à bord du Caudron R 4 n° 4093, à partir du terrain de Villers-les-Nancy, le 7 juillet 1917 vers 16h30 - De gauche à droite Slt Charles Buridant (observateur), MdL Jean Amigues (pilote) - Sgt Charles Bonnard (mitrailleur) - A cours de la mission qui va suivre, l'équipage va livrer un dur combat à un AEG biplace qui va cribler leur appareil de 105 balles - Avec beaucoup de chance, seul le mitrailleur arrière, Bonnard, sera blessé d'une balle explosive à la main gauche - Amigues a fait un atterrissage en campagne près de Ville-au-Val (54) - Remarquez la plaque de blindage qui protège le dos et la tête du pilote - La croix de Lorraine est peinte en blanc sur un fond bleu clair, la même teinte que le bleu de la cocarde - Photo Jean Amigues transmise par Jean-Pierre Amigues, son petit-fils que je remercie pour son aide.

Photo du Caudron R 4 n° 4093, piloté par Jean Amigues après son atterrissage dans un champ d'avoine près du village de Ville-au-Val (54), le 7 juillet 1917 - Photo Jean Amigues transmise par Jean-Pierre Amigues, son petit-fils que je remercie pour son aide.

Quelques photos montrant des dégâts causés par les balles explosives allemande sur le Caudron R 4 n° 4093, le 7 juillet 1917 - De haut en bas : le réservoir d'essence en acier chromé troué par un projectile - les impacts dans les longerons supérieur et inférieur - Les mécaniciens ont dénombré 105 impacts de balles avec un seul blessé, le mitrailleur, qui a été touché par une balle au bras - A voir les dégâts dans la structure, on imagine la nature de la blessure du Sgt Charles Bonnard - Photo Jean Amigues transmise par Jean-Pierre Amigues, son petit-fils que je remercie pour son aide.

Capotage, suivi d'un retournement complet, du Nieuport 23 codé "II" appartenant à la F 35 piloté par le Ltt Jacques Bignon sur le terrain de Villers-les-Nancy au début juillet 1917 - Cet avion était, soit l'avion personnel du commandant de l'escadrille, soit déclassé, réservé aux vols d'entrainement et aux liaisons rapides entre les terrains - Cet officier a pris le commandement de la F 35, le 25 juin 1917 et a été nommé Capitaine, le 24 juillet 1917 - Photo Jean Amigues transmise par Jean-Pierre Amigues, son petit-fils que je remercie pour son aide.

Autre photo du Nieuport 23 codé "II" appartenant à la F 35 piloté par le Ltt Jacques Bignon sur le terrain de Villers-les-Nancy au début juillet 1917 - Photo Jean Amigues transmise par Jean-Pierre Amigues, son petit-fils que je remercie pour son aide.

Terrain d'aviation de Saizerais (54) le jour de l'arrivée sur place de l'escadrille F 35, le 13 juillet 1917 - On aperçoit deux Letord et un Dorand AR 1 - Photo Jean Amigues transmise par Jean-Pierre Amigues, son petit-fils que je remercie pour son aide.

Autre photo du terrain d'aviation de Saizerais (54) le jour de l'arrivée sur place de l'escadrille F 35, le 13 juillet 1917 - On aperçoit trois Dorand AR 1 - Photo Jean Amigues transmise par Jean-Pierre Amigues, son petit-fils que je remercie pour son aide.

Départ en mission, le Sgt Etienne Lingée, observateur-photographe, attend la mise en route des moteurs du Letord 1, le 22 juillet 1917 - Photo Jean Amigues transmise par Jean-Pierre Amigues, son petit-fils que je remercie pour son aide.

Un Letord 1 équipé "photo" de l'escadrille F 35 sur le terrain de Saizerais (54) en juillet 1917 - Photo Jean Amigues transmise par Jean-Pierre Amigues, son petit-fils que je remercie pour son aide.

Les pilotes en "mission" à Nancy en juillet 1917 - Le bar est à l'effigie de la célèbre bière de Champigneulles (54) - Photo Jean Amigues transmise par Jean-Pierre Amigues, son petit-fils que je remercie pour son aide.

La femme du sergent Charles Bonnard est venue lui rendre visite, alors qu'il est hospitalisé à l'hôpital de la Malgrange, à Jarville-la-Malgrange (54) - Il a été blessé à la main par une balle explosive, pendant un combat aérien, le 7 juillet 1917 - A droite, un autre visiteur, le MdL René Thomas, mitrailleur de la F 35, venu prendre des nouvelles de son camarade d'unité - Photo Jean Amigues transmise par Jean-Pierre Amigues, son petit-fils que je remercie pour son aide.

Le sergent Charles Bonnard, retrouve ses camarades après son hospitalisation à l'hôpital de Malgrange, à Jarville-la-Malgrange (54) - Il s'en est bien tiré si on considère la nature du projectile qui l'a touché à la main - Photo Jean Amigues transmise par Jean-Pierre Amigues, son petit-fils que je remercie pour son aide.

Nouveau problème pour le Nieuport 23 de l'escadrille F 35 sur le terrain de Saizerais, en juillet 1917 - Son capot moteur s'est volatilisé en vol, probablement mal fixé ou victime d'une évolution limite - Photo Jean Amigues transmise par Jean-Pierre Amigues, son petit-fils que je remercie pour son aide.

L'Asp André Lévêque (observateur) et Slt Marie Faure (observateur) posent près du Nieuport 23 de l'escadrille F 35 sur le terrain de Saizerais en juillet 1917 - Remarquez l'insigne de l'unité peint sur les flancs de l'appareil et sur le côté droit, un des Dorand AR-1 de la F 35 - Photo Jean Amigues transmise par Jean-Pierre Amigues, son petit-fils que je remercie pour son aide.

* Asp André Edouard Lévêque - Né à Lorient, le 19 mars 1897 - Fils d'Edouard Auguste Lévêque et de Eugénie Lorraine Delhummeau - Parents domiciliés 69, rue du Port à Lorient (Morbihan) - Profession avant guerre Etudiant - Engagé au 148ème régiment d'infanterie, le 27 décembre 1914 - Une citation à l'ordre de la Brigade, le 17 juillet 1916 - Croix de Guerre et une citation à l'ordre de la Division, le 22 août 1916 - Affecté au 79ème régiment d'infanterie jusqu'au 22 mars 1917 - Passé à l'aéronautique militaire comme observateur, le 22 mars 1917 - Observateur stagiaire de l'escadrille F 35 du 17 juin au 19 novembre 1917 - Stage de tir à l'école de tir aérien de Cazaux du 21 août au 3 septembre 1917 - Observateur de l'escadrille AR 253 du 19 novembre 1917 au 9 mai 1918.

* Ltt Marie Daniel Eugène Faure - Né le 6 septembre 1892 à Périgueux (Dordogne) - Fils de Joseph Faure et de Mme Dudoignon-Valade - Domiciliés 4, rue Victor Hugo à Périgueux - Mobilisé au 34ème régiment d'artillerie, le 21 août 1914 - Croix de Guerre et une citation à l'ordre du corps d'armée en mars 1916 - Affecté au 39ème régiment d'artillerie jusqu'au 5 juillet 1917 - Elève-observateur de l'escadrille F 8 du 3 au 20 mars 1917 - Stage de tir à l'école de tir aérien de Cazaux du 21 mars au 10 avril 1917 - Observateur de l'escadrille F 35 du 10 avril 1917 au 25 juin 1918 - Détaché au camp du Valdahon du 30 juillet au 15 août 1917 - Nommé Lieutenant à titre définitif (au titre de la réserve), le 14 octobre 1917 - Tué au cours d'un combat aérien, le 25 juin 1918 - Il faisait équipage avec le Cne François Fageol.

Sgt Maurice Ombredanne (pilote) et le Slt Pigeon (observateur) ont atterri dans les arbres, suite à une panne moteur de leur Dorand AR 1, en pleine forêt de Haye, près de Nancy (54), le 28 juillet 1917 - Les deux aviateurs n'ont pas été blessés - Photo Jean Amigues transmise par Jean-Pierre Amigues, son petit-fils que je remercie pour son aide.

Autre photo du Dorand AR 1, de l'équipage Ombredanne / Pigeon, tombé en forêt de Haye, près de Nancy (54), le 28 juillet 1917 - Malgré les dégats très importants, l'avion est en morceaux, les deux aviateurs sont indemnes - Photo Jean Amigues transmise par Jean-Pierre Amigues, son petit-fils que je remercie pour son aide.

L'Adj Gaston Planque (pilote) et Sgt Raymond Rougerie (pilote) pose devant un Letord 1 de l'escadrille F 35 en novembre 1917 - Planque s'est tué au cours d'un accident d'avion, aux commandes d'un Letord, sur le terrain de Villers-les-Nancy (54), le 29 novembre 1917 - Photo Jean Amigues transmise par Jean-Pierre Amigues, son petit-fils que je remercie pour son aide.

* Adj Gaston Planque - Né le 13 juin 1887 à Haubourdin (59) - Fils de Georges Planque et d'Ursule Couvreur - Domiciliés rue Alexandre Papin au Tréport - Service militaire au 39ème régiment d'infanterie à compter du 7 octobre 1908 - Profession avant guerre Employé de banque - Mobilisé au 239ème régiment d'infanterie, à compter du 2 août 1914 - Nommé Sergent, le 4 juin 1915 - Passé à l'aéronautique militaire comme élève pilote, le 13 mars 1916 - Brevet de pilote militaire n° 4852 obtenu à l'école d'aviation militaire du Crotoy, le 4 novembre 1916 - Stage de perfectionnement à l'école d'aviation militaire de Châteauroux jusqu'au 20 décembre 1916 - RGA - Pilote de l'escadrille R 214 du 25 au 30 mars 1917 - Pilote de l'escadrille AR 35 du 30 mars au 29 novembre 1917 - Blessé au combat par un éclat d'obus de DCA, le 23 septembre 1917 - Hospitalisé et convalescence jusqu'au 28 novembre 1917 - Promu adjudant, le 5 novembre 1917 - Tué au cours d'un accident d'avion, aux commandes d'un Letord, sur le terrain de Villers-les-Nancy (54), le 29 novembre 1917.

* Sgt Raymond Marie Armand Rougerie - Né le 31 août 1896 à Limoges (Haute Vienne) - Fils de Gérard Rougerie et de Marie Rondier - Domiciliés 83, rue de Buzenval à Paris 20ème arrondissement (75) - Profession avant guerre Quincailler - Engagé au 7ème régiment de Hussards, le 21 septembre 1914 - Affecté au 125ème régiment d'infanterie - Nommé Sergent, le 11 mai 1915 - Citation à l'ordre du régiment et Croix de Guerre, le 16 ocotbre 1916 - Affecté au 409ème régiment d'infanterie - Passé à l'aéronautique militaire comme élève pilote, le 20 mars 1917 - Brevet de pilote militaire n° 6370 obtenu à l'école d'aviation militaire d'Ambérieu, le 12 mai 1917 - Stage de perfectionnement à l'école d'aviation militaire d'Avord jusqu'au 26 juillet 1917 - GDE du 26 juillet au 4 novembre 1917 - Pilote de l'escadrille AR 35 / SAL 35 du 4 novembre 1917 au 17 mai 1918 - En subsistance à l'escadrille SOP 13 du du 11 au 21 janvier 1918 - Détaché à la RGA du 29 janvier au 9 février 1918 - Détaché au GDE du 20 au 27 février 1918 - Détaché au terrain de la Ferté-Millon du 16 au 22 avril 1918 - Détaché au terrain de Suzay du 5 au 15 mai 1918 - Stage sur Caudron R XI - Pilote de l'escadrille C 239 du 25 mai 1918 au 21 août 1919 - Evacué, le 4 septembre 1918 - Quitte l'hôpital après convalescence, jusqu'au 27 septembre 1918 - Hospitalisé à Mailly et convalescence du 4 octobre au 20 novembre 1918.

Le MdL Jean Amigues, désormais pilote de l'escadrille AR 41, reçoit l'Adj Gaston Planque, pilote de l'escadrille F 35, à déjeuner à Saizerais (54) - Le soir même, Planque se tuait au cours d'un accident aérien, aux commandes d'un Letord, sur le terrain de Villers-les-Nancy (54), le 29 novembre 1917 - Photo Jean Amigues transmise par Jean-Pierre Amigues, son petit-fils que je remercie pour son aide.

Caudron R 11 codé "1" de l'escadrille BR 35 entre la fin 1917 au début 1918 - Il s'agit de l'avion du commandant de l'escadrille, le Cne Pierre Fageol - Photo collections du SHD du château de Vincennes.

 

Une mission photographique
du 8 mars 1916

Adapté d'un article du journal "Sur le Vif" du 10 juin 1916, les parties sous pointillés ont été complétées et des précisions sur l'unité et le sort final de l'équipage français.

Le sergent Maurice Collet, de l'escadrille F 35 qui appartient à l'aéronautique du 20ème corps d'Armée, raconte dans quelles circonstances il a été blessé pendant la bataille de Verdun.
"Le 8 mars, j'avais été chargé de survoler le fort et le village de Douaumont, alors en partie occupé par les Allemands, pour permettre à mon observateur, le soldat Pierre Beauvais, un spécialiste de prendre des photographies. Je planais à 2000 mètres sur les lignes allemandes afin de remplir ma mission et tout marchait à merveille. Soudain, j'aperçus au loin un avion ennemi qui se dirigeait vers moi.
Bah ! me dis-je, un contre un, j'ai des chances de réussir.... et je ne m'inquiétais pas outre mesure, lorsque presque aussitôt, des ronflements de moteur se firent entendre et je vis au-dessous de moi, venant de je ne sais où, un second Taube, puis un troisième, puis un quatrième !

Le duel était inévitable, car je me trouvais pour ainsi dire encerclé par les appareils ennemis. J'allais actionner ma mitrailleuse quand, presque en même temps, les pilotes allemands se mirent à tirer et, dans l'espace de quelques minutes, une centaine de balles de mitrailleuses vinrent se loger dans mon avion.
J'eus le bras gauche atteint et immobilisé par une balle, cependant que le réservoir était percé par plusieurs autres projectiles et que son précieux contenu m'inondait les jambes.

Pour ne pas affoler Beauvais, pauvre Garçon ! C'était la première fois qu'il montait dans un avion ! Je lui cachai ma blessure et lui fit espèrer que nous nous en tirerions. Mais une balle en plein coeur vint le tuer net. Son corps tomba sur les commandes où il resta accroché.

Que faire ? Je crus qu'il me serait impossible d'échapper à mes agresseurs qui me taquinaient de plus en plus; et je ne me faisais pas d'illusion sur le dénouement du sombre drame dont j'étais l'infortuné acteur. Mon avion tangeait fortement et j'avais la sensation très nette qu'il allait capoter et m'entraîner dans sa terrible chute. De plus, je craignais que mon essence ne s'emflammât et que je mourusse carbonisé.

Me sentant perdu et craignant de m'évanouir par la souffrance que je ressentais, je voulus, coute que coûte, sauver au moins mon appareil. Faisant appel à tout mon sang-froid, je risquai le tout pour le tout. Avec ma seule main libre, je dégageai mon camarade, douloureuse besogne, puis fit piquer mon aéronef verticalement, passant à une vitesse vertigineuse devant les avions boches. A quelques centaines de mètres du sol, je fis reprendre à mon avion sa position horizontale et, me dirigeant vers les lignes françaises, j'eux la chance d'atterrir normalement derrière une batterie de 75 sur un terrain affreusement labouré par les obus de 380. J'étais sauvé et jamais les acclamations enthousiastes de mes camarades m'ont paru si douces."

Le sergent Maurice Pierre Collet était âgé de 25 ans au moment des faits. Brevet de pilote militaire n° 1704 en date du 6 octobre 1915. Originaire de Boufarik (Algèrie), il a été soigné à l'hôpital d'Angers et est revenu de convalescence, le 1er août 1916. N'ayant pas retrouvé l'usage normal de son bras gauche, il a été rayé du personnel navigant par décision n° 6719 du GQG en date du 9 août 1916. Il a été muté au dépôt mobile de la RGA, le 12 août 1916.

Le soldat de 2ème classe Pierre René Beauvais était né le 12 janvier 1882 à Paris. Sur sa fiche du site "Mémoire des Hommes" "Mort pour la France", il est déclaré avoir été tué en combat aérien au-dessus de Fleury-de-Douaumont (55).

 

 

Le vol de l'Armistice par le Ltt Gustave Minier
pilote de l'escadrille BR 35

Le lieutenant Gustave Minier a raconté cette mission dans le n° 1276 de la revue l'Aéro, le journal de l'Aéronautique et des locomotions modernes, publié le 11 novembre 1928. Voici une adaption de ce témoignage. A la date de cet article, ce pilote cumulait plus de 8000 heures de vol.

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Première Armée
Etat-major
Aéronautique

Ordre de mission

Il est ordonné au lieutenant Minier de se rendre par la voie des airs, sur avion Breguet, à Morville, pour y déposer le capitaine Geyer, parlementaire de l'armée allemande. Il rentrera par la voie des airs à son terrain de départ, sa mission terminée.

QGA, le 9 novembre 1918
Le Général Debeney
Commandant la 1ère armée
Signé : Debeney

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En alerte :

"En novembre 1918, j'appartenais à la BR 35, l'un des escadrilles du 20ème corps d'Armée, et nous nous trouvions sur le terrain d'aviation de Tergnier. Le 8 de ce mois, mon chef d'escadrille, le capitaine Jacques Bignon me fit appeler et me donna l'ordre de faire désarmer mon avion.
"Vous êtes à la disposition du Grand Quartier Général. Il se pourrait que vous ayez à déposer au-delà des lignes, soit des plis, soit des parlementaires. Il importe donc que votre avion soit prêt à prendre l'air à tout instant et vous-même ne devez vous absenter du camp sous aucun prétexte."
Je courus au hangar où s'abritait mon vieux Breguet (XIV A2) et je donnai l'ordre à mon mécano, absolument ahuri, d'enlever les mitrailleuses et de placer à chaque extrémité des ailes de grandes flammes blanches.
Après quoi, ce fut l'attente. Mes camarades partaient en mission et faisaient leur travail quotidien pendant que je me morfondais dans l'attente d'un ordre qui ne venait pas. Enfin, dans la nuit; du 10 au 11, la sonnerie du téléphone résonna dans la tente que je partageais avec le chef d'escadrille et un autre camarade, le lieutenant Henri de Puybaudet, pilote comme moi.
Nous entendîmes une exclamation :
"Ah ! bravo !" et immédiatement, le capitaine nous cria : "C'est fini, les enfants, l'armistice est signé. "
Il ajouta, à mon intention "Un parlementaire allemand vient du G. Q. G., vous partirez avec lui dès qu'il sera arrivé, prenez vos dispositions."
L'aube vint, terne et mélancolique, et les hangars s'ouvrirent. Mon avion fut vite tiré de son abri et placé en position de départ.

Breguet 14A2 n° 5546 codé "5" de l'escadrille BR 35. Cet avion, piloté par le Ltt Gustave Minier, a reconduit le plénipotentiaire allemand, le Cne von Geyer entre Tergnier (02) et le quartier général allemand de Spa-Morville (Belgique), le 11 novembre 1918, après la signature de l'armistice - Cet appareil a été orné de longs banderoles blanches sur les mats d'ailes - L'officier allemand, col relevé, attend le départ en compagnie du capitaine Hély d'Oissel commandant du secteur aéronautique - Photo vendue sur Ebay Grande-Bretagne.

Autre photo du Breguet 14A2 n° 5546 codé "5" de l'escadrille BR 35 - Cet avion, piloté par le Ltt Gustave Minier, a reconduit le plénipotentiaire allemand, le Cne von Geyer entre Tergnier (02) et le quartier général allemand de Spa-Morville (Belgique), le 11 novembre 1918, après la signature de l'armistice - Cet appareil a été orné de longs banderoles blanches sur les mats d'ailes - Photo Delcampe.

Breguet 14A2 n° 5546 de l'escadrille BR 35. Cet avion, piloté par le Ltt Gustave Minier, a reconduit le plénipotentiaire allemand, le Cne von Geyer entre Tergnier (02) et le quartier général allemand de Spa-Morville (Belgique), le 11 novembre 1918, après la signature de l'armistice - Cet appareil a été désarmé et orné de longs banderoles blanches sur les mats d'ailes - L'équipage franco-allemand a pris place devant de nombreux curieux - Photo vendue sur Ebay Grande-Bretagne.

L'arrivée du Cne de Geyer :

La nouvelle s'était répandue rapidement sur le terrain, et, de toutes les escadrilles, les équipages qui n'avaient pas de mission à accomplir affluaient afin d'entrevoir le parlementaire ennemi. Celui-ci arriva vers 7 h 30 dans une auto du GQG, accompagné par un capitaine de gendarmerie. Les capitaines Hély d'Oissel, commandant du secteur, et Bignon, chef de l'escadrille 35, les accueillirent à leur descente de voiture. Les présentations faites, nous nous dirigeâmes vers l'avion dont le moteur tournait au ralenti.

Mon passager, qui parlait fort bien le français, s'appelait le capitaine von Geyer, et ce nom me rappela tout à coup celui celui d'un officier français que j'avais connu. Je lui offris une combinaison fourrée et un bonnet d'aviateur, mais il préféra garder son manteau dont il avait relevé le col et sa haute casquette plate qu'il avait profondément enfoncée sur sa tête. Comme je lui objectais qu'il y aurait beaucoup de vent à cette place du passager, il me répondit qu'il avait, déjà volé souvent et que cela irait bien ainsi.

Décollage pour Morville :

Avant de-monter dans la carlingue, il remercia en quelques mots le commandant du secteur et le chef d'escadrille et s'installa à la place de l'observateur. Le plafond s'était un peu élevé depuis le matin et je pus-monter à 800 mètres environ pour me conformer aux indications de mon ordre de service. En approchant des lignes, je trouvai la pluie et, des nuages beaucoup plus bas. Il fallut descendre et c'est, à peine à 300 mètres que je franchis les lignes. Pas un coup de canon, pas un coup de fusil ne saluèrent mon passage comme à l'habitude. Etais-je protégé par les grands fanions blancs qui s'étiraient au bout de mes mats ou bien, l'ennemi, trop occupé à battre en retraite, ne prenait-il pas la peine de tirer sur cet avion qui le survolait aussi bas ? Je ne sais, mais c'était pour moi un véritable plaisir de regarder sur les routes les interminables convois battant en retraite vers le nord. Bientôt, il m'apparut que je n'étais plus très loin de Morville, point d'atterrissage qui m'était assigné. C'est alors que se place un incident qui a faillit bien compromettre le sort de ma mission.

Une rencontre dans le ciel :

Tandis que je m'efforçai de découvrir le camp d'aviation dans l'horizon fort limité qui était au-dessous de moi (je n'étais plus qu'à 150 mètres de hauteur), j'aperçus tout à coup un avion qui volait dans ma direction et que mon passager me signala en me tapant sur l'épaule. Pensant qu'il s'agissait d'un avion allemand venu à notre rencontre pour nous indiquer le sens d'atterrissage sur le terrain, je délaissai ma carte et me mis à suivre l'avion en question. Ce dernier, au lieu de se laisser approcher, fuyait devant moi et, en quelques minutes, me fit sortir de ma carte. Lorsqu'il eut suffisamment repéré, il s'approcha et je reconnus alors un avion français. Que faisait-il en ces lieux ?
Je l'ignore encore...

Ils se posent pour faire le point :

Voyant que ce n'était pas le guide que je supposais, je tentai de reconnaître ma route à la boussole, mais je me trouvai tout à coup au-dessus d'une ville importante toute semée de cheminées d'usines et de crassiers de mines. Rien dans la direction que j'avais à suivre ne laissait prévoir cela, et, m'apercevant que je m'étais égaré, je me disposais à atterrir après avoir fait quelques tours pour rechercher un terrain propice. Je réussis alors à me poser en bordure des faubourgs, près d'un puits de mine. Mes évolutions à basse altitude avaient alerté une grande partie de la population qui avait reconnu les cocardes tricolores; aussi à peine mon avion était-il arrêté, que je fus entouré par une foule immense de femmes, d'enfants et de mineurs. Le premier qui s'approcha en courant reconnut à l'arrière l'officier allemand et resta figé à quelques mètres de l'avion sans oser s'avancer. La foule, qui venait derrière, marqua elle aussi un temps d'hésitation. De mon siège, je questionnai : "Où sommes-nous ici ? " ,
Au lieu de me répondre, l'homme se tourna vers les autres et cria : "C'est un Français".
Ce fut alors inimaginable. La joie, de toute cette foule explosa, les chapeaux et les casquettes volaient en l'air et tous criaient : "Vive la France !"
Des femmes s'approchaient en pleurant et j'eus grand'peine à obtenir les renseignements que je désirais, toutes les questions se pressaient et se croisaient. Derrière moi, mon passager restait impassible, mais il était très pâle. Après force palabres, je parvins enfin à trouver un homme qui connaisait suffisamment la région et qui m'indiqua la direction approximative de Morville. Le capitaine von Geyer me tendit alors une carte routière de la France et de la Belgique qu'il avait dans sa poche et je repris mon vol.

En panne :

Je volais à nouveau depuis quelques minutes, lorsque mon moteur se mit à baisser de régime et à cracher d'énormes flammes rouges. Il m'était impossible de continuer sans risquer l'accident et c'est la rage au coeur que je fus contraint d'atterrir, désespérant de mener à bien ma mission et décidé à confier mon passager à une auto qui l'emmènerait à destination. Ce second atterrissage de fortune une fois encore se passa très bien; j'étais vraiment servi par la chance.

Atterrissage à Morville :

Ayant découvert la panne et réparé, après un nouveau décollage, je repris ma direction et déposai bientôt mon passager sur le terrain d'aviation de Morville où un officier d'état-major l'attendait dans une puissante automobile. Ma mission étant accomplie; ma joie était grande, toutefois mes déboires n'étaient pas termines. Pendant que descendait mon passager, l'officier qui l'attendait m'invita aimablement et en excellent français à descendre pour me réconforter avant de prendre le chemin du retour. Je déclinai courtoisement son invitation, lui disant que j'avais l'ordre de rentrer sans délai. C'est alors que le capitaine von Geyer me remercia de l'avoir transporté et me pria de transmettre sa gratitude au commandant de secteur et au chef d'escadrille qui l'avaient accueili sur le terrain de Tergnier.

Nouvelle panne :

J'attendais que l'automobile qui emportait mon passager eût quitté le terrain pour décoller et c'est pendant cette attente que mon moteur, qui tournait au ralenti depuis un bon moment, s'arrêta. Pendant plus de deux heures, je fis de vains efforts pour le remettre en route. Les quelques mécaniciens allemands qui se trouvaient encore sur le terrain n'ayant pas l'habitude de lancer des moteurs comme le mien, je dus moi-même y procéder.

J'avais fait monter dans la carlingue un jeune mécanicien alsacien qui parlait très couramment le français, et lui avais indiqué les manoeuvres à faire pour le lancement. Malheureusement, au bout de quelques minutes, mon aide ayant lâché trop tôt la manette de retard, je subis un retour et j'eus le poignet droit foulé. Je renonçai alors à mes tentatives et fis rentrer mon avion au hangar afin de nettoyer les bougies du moteur.

Il passe la nuit au milieu des Friedrichshafen :

Les escadrilles de bombardement de nuit, qui se tenaient d'habitude sur ce terrain, avaient évacué les lieux et il ne restait plus dans l'immense abri que deux ou trois avions du type Friedrichshafen indisponibles. Mon Bréguet. trouva facilement à s'y caser et le jeune mécanicien alsacien se mit en devoir de démonter les bougies. Par son intermédiaire, je demandai à l'officier qui commandait le cantonnement de faire prévenir par TSF, le GQG français de l'impossibilité de mon départ, car mon arrivée avait déjà été annoncée.
Toute cette nuit-là, passée sur un lit de camp dans le hangar, il me fut impossible de trouver le sommeil et je passai les heures à lire quelques volumes que m'avait prêtés la fille du bourgmestre de Morville, tandis que les sentinelles allemandes, baïonnette au canon, arpentaient le hangar. Enfin, le jour vint; on m'apporta du café et j'eus la joie de faire partir mon moteur.

Le retour à Tergnier :

Le voyage du retour fut sans histoire et j'atterrissais peu de temps après sur le terrain de Tergnier où m'attendaient mes camarades d'escadrille, se demandant, depuis la veille, ce que j'étais devenu...

 

Unités héritières
de ses traditions

 

Unités héritières
de ses traditions

Breguet 14 B2 n° 1229X de la 11ème escadrille du 32ème RAO de Dijon-Longvic - L'équipage, qui n'a pas été blessé dans l'accident, pose sur la photo - Photo collection Eric Harlin, via David Méchin, que je remercie pour leur aide précieuse.

 

Photos aériennes

Photo verticale des tranchées aux environs du boyau de Lissa (Massiges) prise par un équipage de l'escadrille F 35, le 12 avril 1917 - Altitude de prise de vue 1600 m - Photo Collection Sam du forum "Histoire et Militaria 14-18"

Photos aériennes

Photo verticale du Sud de la ferme St-André prise par un équipage de l'escadrille BR 35, le 24 mars 1918 - Altitude de prise de vue 4000 m - Photo Collection Sam du forum "Histoire et Militaria 14-18"

 

 

 

 

Photos aériennes
des terrains

Terrain de Lemmes (55) - L'escadrille MF 35 / F 35 a stationné sur place du 2 au 28 mars 1916 - Cette photo, posérieure à la période concernée, a été prise en août 1917 - Photo Roger Kissel transmis par Roland Kissel, son fils, que je remercie pour son aide.

Photo de reconnaissance allemande du terrain d'aviation de Morlancourt (80), le 12 septembre 1916 - L'escadrille F 35 a occupé ce terrain de 10 au 27 août 1916 - Photo Ebay Allemagne.

Terrain de Saizerais (54) - L'escadrille F 35 a stationné sur ce terrain du 13 juillet au 4 novembre 1917 - Photo Roger Kissel transmis par Roland Kissel, son fils, que je remercie pour son aide.

Photos aériennes
des terrains

Terrain de Saizerais (54) - L'escadrille F 35 a stationné sur ce terrain du 13 juillet au 4 novembre 1917 - Photo Roger Kissel transmis par Roland Kissel, son fils, que je remercie pour son aide.

Terrain d'Osches (55) en octobre 1917 - Il a été occupé par l'escadrille BR 35 du 19 janvier au 3 avril 1918 - Photo collection Jean-Luc Kaluzko que je remercie pour son aide.

Terrain de Villers-les-Nancy (54) - L'escadrille F 35 / BR 35 a stationné sur place du 9 juin au 13 juillet 1917 puis du 4 novembre 1917 au 19 janvier 1918 - Cette photo, postérieure à la période concernée, a été prise en octobre 1918 - Photo Roger Kissel transmis par Roland Kissel, son fils, que je remercie pour son aide.

Terrain de Villers-les-Nancy (54) - L'escadrille F 35 / BR 35 a stationné sur place du 9 juin au 13 juillet 1917 puis du 4 novembre 1917 au 19 janvier 1918 - Cette photo, postérieure à la période concernée, a été prise en octobre 1918 - Photo Roger Kissel transmis par Roland Kissel, son fils, que je remercie pour son aide.

 

Documents en rapport

Citation n° 345 à l'ordre de la 10ème armée du Slt André Bastard du 153ème régiment d'infanterie, observateur de l'escadrille BR 35 : "Officier d'élite, observateur photographe énergique et plein d'allant. A, depuis la fin de juin et dans un secteur dangeureux, accompli 22 missions photographiques à grande distance dans les lignes ennemies seul, et dans des conditions souvent défavorables. Le 12 août 1918, est allé à faible altitude lancer des bombes à 20 km au delà des lignes. Plus de 100 heures de vol sur l'ennemi. Déjà deux fois cité à l'ordre." - Document collection Norman Destexhe que je remercie pour son aide.

Documents en rapport

Carte d'identité militaire du Ltt Henri Marie Léonard de Puybaudet, pilote de l'escadrille BR 35 - Né le 3 juin 1889 à Saint-Laurent-les-Eglises (Haute Vienne) - Fils de Adrien de Puybaudet et de Marguerite Desgranges - Avant guerre Courtier en bourse - Appelé au 10ème régiment de cuirassiers, le 1er octobre 1910 - Mobilisé au 1er régiment de cuirassiers, le 2 août 1914 - 4ème régiment de Cuirassiers - Passé à l'aviation comme élève pilote, le 1er décembre 1917 - Brevet de pilote militaire n° 11716 à l'école d'aviation militaire d'étampes, le 21 février 1918 - Pilote de l'escadrille BR 35 à partir du 21 juin 1918 - Croix de Guerre 1914-1918 - Une citation à l'ordre de l'armée en novembre 1914 - Une citation à l'ordre de la division en juillet 1915 - Photo Serge Hoyet que je remercie pour son aide.

 

Monuments commémoratifs
et tombes

Détail de la tombe de l'Adj Gaston Planque - Né le 13 juin 1887 à Haubourdin (59) - Fils de Georges Planque et de Ursule Couvreur - Service militaire au 39ème régiment d'infanterie à compter du 7 octobre 1908 - Profession avant guerre Empoyé des Chemins de Fer - Mobilisé le 2 août 1914 - Affecté au 239ème régiment d'infanterie - Nommé Sergent, le 4 juin 1915 - Passé à l'aviation comme élève pilote, le 13 mars 1916 - Brevet de pilote militaire n° 4852 obtenu à l'école d'aviation militaire du Crotoy, le 4 novembre 1916 - Stage de perfectionnement à l'école d'aviation militaire de Châteauroux jusqu'au 20 décembre 1916 - RGA du Bourget du 20 décembre 1916 au 25 mars 1917 - Pilote de Caudron R 4 de l'escadrille R 214 du 25 au 30 mars 1917 - Pilote de l'escadrille F 35 du 1er juillet au 29 novembre 1917 - Blessé au combat, aux commandes d'un Letord, par un éclat d'obus de DCA, le 24 septembre 1917 - En soin et convalescence jusqu'au 11 novembre 1917 - Nommé Adjudant, le 5 novembre 1917 - Décédé des suites d'un accident aérien, aux commandes d'un Letord, sur le terrain de Villers-les-Nancy, le 29 novembre 1917 - Il est décédé des suites de ses blessures à l'hôpital militaire de Nancy, le même jour - Gaston Planque repose au cimetière municipal du Tréport (79) où étaient domiciliés ses parents - La photo d'origine de cette plaque est quasiment effacée, j'ai donc replacée une photo de lui prise par Jean Amigues pour lui rendre hommage - Photo Laurent Llopez que je remercie pour son aide.

Tombe de l'Adj Gaston Planque - Brevet de pilote militaire n° 4852 obtenu à l'école d'aviation militaire du Crotoy, le 4 novembre 1916 - Pilote de Caudron R 4 de l'escadrille R 214 du 25 au 30 mars 1917 - Pilote de l'escadrille F 35 du 1er juillet au 29 novembre 1917 - Blessé au combat, aux commandes d'un Letord, par un éclat d'obus de DCA, le 24 septembre 1917 - Nommé Adjudant, le 5 novembre 1917 - Décédé des suites d'un accident aérien, aux commandes d'un Letord, sur le terrain de Villers-les-Nancy, le 29 novembre 1917 - Il est décédé des suites de ses blessures à l'hôpital militaire de Nancy, le même jour - Gaston Planque repose au cimetière municipal du Tréport (79) où étaient domiciliés ses parents - Photo Laurent Llopez que je remercie pour son aide.

Monuments commémoratifs
et tombes

Tombe du MdL Cyrille Jacquet - Pilote de Caudron R 4 de l'escadrille F 35 du 2 avril au 4 juin 1917 - Tué au cours d'un bombardement de nuit, sur le terrain de Fismes, le 5 juin 1917 - Cyrille Jacquet repose dans la nécropole nationale La Croix-Ferlin de Bligny (Marne) - Photo Yves Castelain que je remercie pour son aide.

MdL Cyrille Léon Jacquet - Né le 25 mars 1887 à Mosnes (Indre-et-Loire) - Fils de François Jacquet et de Léonne Désirée Charpentier - Domicilé rue Jean-Jacques Rousseau à Amboise (Indre-et-Loire) - Classe 1907 - Recrutement de Tours (Indre-et-Loire) sous le matricule n° 1278 - Service militaire du 9ème régiment de Dragons à compter du 15 octobre 1908 - Fin de service militaire, le 25 septembre 1910 - Marié avec Marie Monereau - Domicilés rue Jean-Jacques Rousseau à Amboise (Loire et Cher), à compter du 1er octobre 1912 - Profession avant guerre Cordonnier - Mobilisé au 25ème régiment de Dragons, le 3 août 1914 - Affecté au 8ème régiment d'artillerie, le 15 novembre 1915 - Passé à l'aviation au 1er groupe d'aviation, comme élève pilote, le 8 février 1916 - Brevet de pilote militaire n° 4098 obtenu à l'école d'aviation militaire d'Avord, le 1er août 1916 - Stage d'application du bombardement à l'école d'aviation militaire du Crotoy - Stage de perfectionnement à l'école d'aviation militaire de Châteauroux jusqu'au 1er septembre 1916 - RGA du 4 au 20 décembre 1916 - Pilote de l'escadrille R 214 du 20 décembre 1916 au 30 mars 1917 - Pilote de Caudron R 4 de l'escadrille F 35 du 2 avril au 4 juin 1917 - Nommé Maréchal des Logis, le 28 avril 1917 - Il a été tué par trois éclats de bombes au thorax lors du bombardement du terrain de Fismes - Villesavoye (02), le 4 juin 1917 à 23h - Sources : MpF - Liste des brevets militaires- CCC escadrille R 214 - CCC escadrille F 35 - Fiche Matricule de département d'Indre-et-Loire) - Dernière mise à jour : 14 août 2016.

Soldat Daniel Clerton - Conducteur de l'escadrille F 35 du 12 avril au 5 juin 1917 - Grièvement blessé par éclats de bombe d'avion au cours du bombardement du terrain d'aviation de Fismes-Villesanoye, dans la nuit du 4 au 5 juin 1917 - Décédé des suites de ses blessures à l'ambulance 10/21 de Saint-Gilles (Marne), le 5 juin 1917 - Daniel Clerton repose dans la nécropole nationale La Croix-Ferlin de Bligny - Photo Yves Castelain que je remercie pour son aide.

Soldat Daniel Marcelin Alfred Clerton - Né le 23 avril 1892 à Louin (Deux-Sèvres) - Fils d'Isaïe Clerton et de Marie Louise Eugènie Brouillard - Domiciliés à St-Germain-de-Longue-Chaume (Deux-Sèvres) - Profession avant guerre Domestique - Classe 1912 - Recrutement de Parthenay sous le matricule n° 846 - Ajourné de service militaire pour faiblesse en 1913 - Placé en service auxiliaire pour musculature insuffisante en 1914 - Incorporé à la 9ème section d'infirmiers militaires, le 11 janvier 1915 - Maintenu en service auxiliaire par la commision de réforme de Poitiers, le 4 avril 1916 - Affecté à la 2ème section d'infirmiers militaires, le 11 juillet 1916 - Affecté au 2ème groupe d'aviation, le 10 avril 1917 - Affecté au Parc aéronautique n° 2 - Conducteur de l'escadrille F 35 du 12 avril au 5 juin 1917 - Grièvement blessé par éclats de bombe d'avion au cours du bombardement du terrain d'aviation de Fismes-Villesanoye, dans la nuit du 4 au 5 juin 1917 - Décédé des suites de ses blessures à l'ambulance 10/21 de Saint-Gilles (Marne), le 5 juin 1917 - Sources : Fiche Matricule du département des Deux-Sèvres - CCC escadrille F 35 - MpF - Dernière mise à jour : 14 août 2016.

 

 

Remerciements à :

- M. Luc Clermin pour la transmission des 2 photos du LB conçu par le Slt Almonacid.
- M. Guy Rufray pour la communication de l'article paru dans la revue Aéro du 11 novembre 1928.
- M. Serge Hoyet pour l'envoi de la photo de la carte d'identité militaire du Ltt de Puybaudet.
- M. Jean-Luc Kaluzko pour l'envoi de la photo du terrain d'Osches.
- La famille Delest pour l'envoi de la photo de l'Adj Albert Delest.
- M. Walter Alberto Pascuzzo pour la transmission de la photo d'Albert Delest.
- M. Jean-Pierre Amigues pour la communication des archives de Jean Amigues, son grand-père.
- M. Bernard Bacqui pour l'envoi de la photo du Cne Vicente Almandos Almonacid.
- M. Sam du forum "Histoire et Militaria 14-18" pour l'envoi des photos de sa collection.
- M. Laurent Llopez pour l'envoi des photos de la tombe de Gaston Planque.
- M. Christophe Léonet pour l'envoi de la réduction de la 1ère escadrille du GBM 1/32 "Bourgogne".
- M. Philippe Bentresque pour l'envoi de la photo du Farman F 40 de la F 35.
- M. Nicolas de Warren pour l'envoi des photos du Ltt Louis Potier, Comte de la Morandière, son grand-père.
- M. Rainer Absmeir pour l'envoi des photos du Caudron R 4 de la F 35 abattu le 6 avril 1917.
- M. Henri Vivant pour l'envoi des photos de frères Perret.
- M. Yves Genty pour l'envoi des photos des insignes de sa collection.
- M. Eric Harlin pour la transmission des photos de sa collection.
- M. Dominique Gay pour sa biographie du Cdt Charles Amiot.
- M. Jean-François Bouvier pour l'envoi des photos des fanions fabriqués par Proton Capillery.
- M. Norman Dexteshe pour l'envoi de la citation du Slt André Bastard.
- M. Roland Kissel pour l'envoi des archives de Roger Kissel, son père.
- M. Yves Castelain pour l'envoi des photos des tombes de Cyrille Jacquet et de Daniel Clerton.

Bibliographie :

- Les escadrilles de l'aéronautique militaire française - Symbolique et histoire - 1912-1920 - Ouvrage collectif publié par le SHAA de Vincennes en 2003.
- L'aviation française 1914-1940, ses escadrilles, ses insignes - par le Commandant E Moreau-Bérillon - publié à compte d'auteur en 1970.
- The French Air Service War Chronology 1914-1918 par Frank W.Bailey et Christophe Cony publié par les éditions Grub Street en 2001.
- Les "As" français de la Grande Guerre en deux tomes par Daniel Porret publié par le SHAA en 1983.
- Les Armées françaises dans la Grande Guerre publié à partir de 1922 par le Ministère de la Guerre.
- Site Internet "Traditions des escadrilles de l'Armée de l'Air" de Henri Guyot - Voir le lien
- Site Internet "Les Insignes de l'Armée de l'Air" de Jean-Jacques Leclercq - Voir le lien
- Site Internet "Mémoires des Hommes" du Ministère de la Défense - Voir le lien
- Site internet de la bibliothèque numérique Gallica de la BNF - Voir le lien
- Site Internet " Pages 14-18 " de Joël Huret.

 

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