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Symbolique de l'insigne

L'insigne de l'escadrille représente un chardon noir dessiné dans un fanion triangulaire noir et rouge. Il est parfois accompagné de la devise "qui s'y frotte, s'y pique". Cet insigne a certainement été choisi pendant l'année 1916, lors du détachement de Vadelaincourt, pour évoquer les emblèmes de la ville de Nancy et de la partie de la Lorraine occupée par l'Allemagne depuis 1870. Le fanion reprend les deux couleurs traditionnelles de cette province. Il est donné comme insigne personnel de l'As Georges Madon avant de devenir l'emblème de toute l'escadrille.

Origine de l'insigne

Blason de la région Lorraine
Dessin : Darkbob pour Blazon project de Wikipédia

La définition héraldique du blason de la Lorraine est :"d'or, à la bande de gueules, chargée de trois alérions d'argent."
À l'origine c'est celui de la maison d'Alsace, les comtes de Basse-Alsace portent de gueules à la bande d'argent côtoyée de deux cotices fleuronnées du même et que ceux de Haute-Alsace portent de gueules à la bande d'or accompagnée de six couronnes du même, trois en chef et trois renversées en pointe, les ducs de Lorraine ont choisi d'or à la bande de gueules. En raison de leurs liens avec le Saint Empire Germanique et la maison de Hohenstaufen, ils placèrent des petites aiglettes sur la bande, qui finirent par être stylisées en alérions. Les 3 oiseaux se présentent en brochette car les Ducs de Lorraine prétendent descendre de Godefroy de Bouillon. Godefroy, en croisade devant Jérusalem, transperce, dit-on, 3 pigeons d’un seul coup de flèche. Comme le pigeon n’est pas un symbole assez prestigieux, les Lorrains le remplacent par un aigle. (Extrait de Wikipédia)

Blason de la ville de Nancy
Dessin Manassas pour Blazon Project de Wikipedia

La définition héraldique du blason de la ville de Nancy est : " d'argent à la tige de chardon arrachée de sinople, fleurie de pourpre, chargée de deux feuilles piquantes au naturel ; au chef coupé d'un et parti de trois : au premier fascé d'argent et de gueules de huit pièces, au deuxième d'azur semé de fleurs de lys d'or brisé en chef d'un lambel de gueules, au troisième d'argent à la croix potencée d'or cantonnée de quatre croisettes du même, au quatrième d'or à quatre pals de gueules, au cinquième d'azur semé de fleurs de lys d'or à la bordure cousue de gueules, au sixième d'azur au lion contourné d'or à la queue fourchue, armé, lampassé et couronné de gueules, au septième d'or au lion de sable armé et lampassé de gueules, au huitième d'azur semé de croisettes recroisetées au pied fiché d'or aux deux bars adossés du même brochant sur le tout, sur le tout d'or à la bande de gueules chargée de trois alérions d'argent".
Le chardon, ainsi que la devise qui s'y réfère, "non inultus premor" (littéralement "on ne me touche pas avec impunité", et moins littéralement "Qui s'y frotte s'y pique"), est une allusion à la défaite de Charles le Téméraire à la Bataille de Nancy en 1477.
Le chef représente les armoiries des ducs de Lorraine à partir de 1538. On y trouve de gauche à droite et de haut en bas, les armes des royaumes de Hongrie, de Naples, de Jérusalem et d'Aragon, et des duchés d'Anjou, de Gueldre, de Juliers et de Bar. Au centre a été apposé le blason de la Lorraine. (Extrait de Wikipédia)

 

 

 

Insignes peints sur les fuselages

Dessin d'origine peint au pochoir sur les Nieuport et premiers Spad VII. Certainement adopté dès la fin 1916 lors du détachement de Vadelaincourt. Variante du dessin monochrome avec lettrage blanc. Dessin d'après la photo ci-dessus : Albin Denis

Variante personnelle au lettrage rouge du capitaine Colcomb. Dessin d'après la photo ci-dessus : Albin Denis

Insigne tardif de l'escadrille 38 adopté en 1918. Le triangle rouge et blanc est ajouté, certainement pour faire ressortir le chardon noir bien invisible sur des avions camouflés. par l'ensemble de l'escadrille - Version à bordures étroites - Dessin Albin Denis.

Autre variante de l'insigne de l'escadrille 38. Version à bordures larges - Dessin Albin Denis.

Historique succinct

Créée le 21 janvier 1915, l'escadrille 38 est équipée initialement d'avions Morane-Saulnier type L et prend la dénomination de MS 38. Elle est placée sous le commandement du capitaine Marcel Boucher. Le 6 février 1915, la MS 38 fait mouvement sur le terrain de Chalons-sur-Marne. Les équipages vont accomplir, jusqu'au 16 septembre 1915, de nombreuses missions pour reconnaitre la zone de front qui leur est attribué. Elle vole sur MS type L et LA jusqu'en septembre 1915. A partir de cette date, l'escadrille perçoit des Nieuport 10 et prend le nom de N 38. L'escadrille participe avec tous des moyens à l'offensive de Champagne et envoie plusieurs missions spéciales derrières les lignes adverses. Pendant l'hiver 1915-1916, les équipages réalisent les premières missions de chasse qui viennent s'ajouter à celles de reconnaissance photo, la mission principale de l'unité. En avril 1916, l'escadrille touche ses premiers Nieuport XI.

Le 20 septembre de la même année, entièrement équipée d'avions Nieuport X, XI et 16, elle prend le nom de N 38. Sa mission principale s'oriente alors dans la protection des avions d'observation et de reconnaissance photo. Engagée dans l'offensive de la Somme, elle perds plusieurs pilotes et commence une longue série de victoires.

A partir du 17 avril 1917, l'escadrille N 38 est intégrée au groupe de chasse 15 et engagée dans l'Aisne dans l'offensive pour reprendre le Chemin des Dames sous le commandement du général Nivelle. Elle prend une part importante des missions réalisées lors de la prise de Braye-en-Laonnois et les combats sur le mont Spin et Sapigneul du 5 au 17 mai 1917.

En avril 1917, l'escadrille perçoit des Spad VII et devient en conséquense l'escadrille SPA 38.

Le 14 juin 1917, les pilotes de l'escadrille SPA 38, qui se sont distingués lors des missions de chasse et de reconnaissance photo, sont récompensés. L'unité reçoit une première citation à l'ordre de l'Armée. Elle totalise, à cette date, 41 victoires homologuées et 17 non homologuées. En début de 1918, plus précisément, le 29 janvier, l'escadrille 38 reçoit une seconde citation pour recompenser ses pilotes des 60 victoires homologuées accumulées depuis le début du conflit. Cette seconde citation donne droit au port de la fourragère 14-18.

A partir du 1er avril 1918, la SPA 38 va être engagée dans les combats sur Cuvilly et le bois de Mareuil et l'Epinette. Elle passe sous le commandement de la VIème armée de mai à juillet 1918. Du 27 mai au 5 juin, les forces allemandes poussent vers Courcy et Leuilly. Les troupes françaises sont contraintent de se replier sur la Marne et la forêt de Villers- Cotterets. Du 5 juin au 1er juillet 1918, la SPA 38 est affectée au groupe de chasse de la Noblette en compagnie des escadrilles SPA 87, SPA 92 et SPA 152. Cette formation deviendra le Groupe de Chasse 22, le 1er juillet 1918.

Le GC 22 est affecté à la 4ème armée en juillet et août 1918 et participe activement à la bataille qui se livre en Champagne du 15 juillet au 29 aoît 1918. Le groupe est ensuite envoyé dans la zone d'action de la 5ème armée et livre combats sur Glennes. A partir du 29 septembre 1918, lors de la bataille qui se livre en Champagne, l'escadrille protège les avions de corps d'armée et livre combats lors de missions de chasse sur Vesle, Reims, Jonchery-sur-Vesle, Glennes et Villers-en-Prayères. A partir du 4 octobre, les troupes de la 5ème armée franchissent la Suippe et l'Aisne. Elles progressent jusqu'à la région de Rethel, Nizzy-le-Comte et le camp de Sisonne.

A la mi-octobre, le GC 22 est affecté à la 4ème armée pour prendre part aux combats d'Olizy-Vouziers. L'Aisne est franchie près de Vouziers et une tête de pont est consolidée au nord de l'Aisne, le 18 octobre 1918. A la date du 11 novembre 1918, date de la fin des hostilités, les personnels de la 38 ont remporté 98 victoires homologuées et une bonne centaine qui n'a pas été validée. Ils ont payés le prix forts avec 17 tués au combat ou par accident, 5 prisonniers et 16 blessés.

Cette escadrille a compté dans ses rangs de grands pilotes comme Georges Madon, 41 victoires, 4ème As français, Hector Garaud, 13 victoires, Jean Casale 12 victoires, David Putnam 12 victoires, Gustave Douchy 9 victoires, Jean Romatet 7 victoires. Malgré ses états de service particulièrement glorieux, l'escadrille SPA 38 est dissoute le 10 août 1918. Il faudra attendre le 1er avril 1937 pour voir renaître ses traditions au sein du Garald 564.

Insignes métalliques
Epoque 1914-1918

Différentes variantes de l'insigne de la SPA 38 - Epoque 14-18. Exemplaire extrait du livre de Philippe Bartlett "Les insignes de l'aéronautique militaire française jusqu'en 1918". Livre que je recommence tout particulièrement.

Entoilage SPA 38

Entoilage d'un SPAD XIII codé "3" de l'escadrille SPA 38 en 1918 - Il appartenait à James Mc Millen - Les croix marquent les impacts de balles allemandes rebouchés par les mécaniciens - Cette pièce est exposée au musée d'aviation de Hempstead Long Island, dans l'état de New-York (USA) - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Photo Alan D. Toelle que je remercie pour son aide - Un grand merci à Philippe Jourdan.

Insignes métalliques
Epoque 1914-1918

Insigne métallique en laiton - Epoque 14-18. La vue de dessous permet de détailler le système de fixation. Collection Jean-Jacques Leclercq que je remercie pour son aide.

Unités détentrices des traditions
de l'escadrille SPA 38

Insignes métalliques des unités
détentrices de ses traditions

Si vous connaissez ou possèdez des insignes se rapportant à l'escadrille 38 ou aux unités qui ont repris ses traditions, veuillez prendre contact avec l'auteur du site.

2ème escadrille du GC II/8 - Epoque 1939 à 1942. Il est beaucoup plus large (5 cm) que le dernier insigne de l'escadrille sur Jaguar (3 cm). L'exemplaire présenté a été fabriqué par Mativa, graveur à Cannes de 1931 à 1944, et qui était un sous-traitant d'Augis. Collection Jean-Jacques Leclercq que je remercie pour son aide.

Insigne métallique de la 4ème escadrille du GC II/8 stationnée à Marignane. Cette unité volait sur Bloch MB 152 à partir de janvier 1942. Insigne Collection Patrice Gout que je remercie pour son aide.

Groupe de chasse II/8 "Languedoc" - Epoque 1939-1942 et Indochine - L'exemplaire présenté a été fabriqué par Mativa, graveur à Cannes de 1931 à 1944, et qui était un sous-traitant d'Augis - Photo Albin Denis et précision de Jean-Jacques Leclercq que je remercie pour son aide.

Groupe de chasse II/8 "Languedoc" - Epoque 1939-1942 - Fabrication A. Augis - 28, Me St-Barthélémy Lyon - Marquage gravé en creux sur un dos lisse - Fixation par épingle avec boléro - Photo Ebay France.

Insigne de la 8ème escadre de chasse époque d'août 1955 à décembre 1961. La 8ème escadre est composée de l'EC 1/8 "Maghreb" (traditions de l'ERC 573) l'EC 2/8 "Languedoc" (trad des SPA 38 et 3C1) sur la base de Rabat-Salé. Insigne non homologué - Photo Albin Denis.

Insignes métalliques des unités
détentrices de ses traditions

Si vous connaissez ou possèdez d'autres insignes se rapportant à l'escadrille 38 ou aux unités qui ont repris ses traditions, veuillez prendre contact avec l'auteur du site.

Insigne de la 8ème escadre de chasse stationnée à Nancy-Ochey. La 8ème escadre est alors composée des EC 1/8"Saintonge" et 2/8 "Languedoc". En septembre 1960, l'EC 1/8 "Magherb" reprend les traditions du GC 1/8 "Saintonge" qui a été dissous en 1956. Insigne homologué au SHD section air sous le n° 839 en 1961. Photo Albin Denis.

Insigne de la 2ème escadrille du GC 2 / 8 "Languedoc" ou EC 3/7 "Languedoc" - Fabrication A. Augis Lyon - Epoque 1955 à 1970 - Dimensions 3,4 x 2,1 cm - Photo collection Guy Bianchi que je remercie pour son aide.

Insigne de la 2ème escadrille de l'EC 3/7 "Languedoc" stationné à Saint-Dizier. Homologué au SHAA de Vincennes sous le numéro A 1123 en 1977 - Définition héraldique de l'insigne : "Triangle isocèle coupé d'argent et de Gueules à un chardon du même feuillé de sinople. En chef, la devise "qui s'y frotte s'y pique" de sable. En pointe SPA 38 du même." - Epoque du 1977 à 2001 - Photo Albin Denis.

Insigne de l'Escadron de chasse 3/7 "Languedoc" - Epoque de 1980 à septembre 1994 - Photo Albin Denis - Insigne homologué au SHAA de Vincennes sous le n° 1015 en 1971 - Définition héraldique : "écu moderne taillé de gueules à un chardon tigé de sinople fleri d'azur foncé. Inscriptions : SPA 38 en lettres d'or et d'azur à un requin azur foncé et jaune. Inscriptions en lettres d'or : 3C1 à la barre d'émail blanc avec inscription "Languedoc" d'or."

Insigne de la 2ème escadrille de l'EC 3/7 "Languedoc" stationné à Saint-Dizier - Fabrication Insignia - Photo Albin Denis.

Fanions des unités héritières
de ses traditions

Fanion de la 2ème escadrille de l'EC 3/30 "Lorraine" - Il a été fabriqué par la société Proton Capillery de Lyon - Photo Jean-François Bouvier que je remercie pour son aide.

 

Appellations successives

Lieux de stationnements


Carte des différents stationnements

Numéros des départements français

 

Escadrilles rattachées au GC 15

Escadrilles rattachées au Groupe de Combat de la Noblette
puis au Groupe de Chasse 22

Rattachements de l'escadrille

 

 

Morts: en rouge / Blessés et indemnes : en jaune

Batailles et missions importantes
de l'escadrille 38

Commandants de l'escadrille

Décorations

 

Textes des citations collectives de l'escadrille 38

Ordre n° 1482 / 2 du 14 juin 1917 :
Le général commandant la IVème armée, cite à l'ordre de l'armée, l'escadrille N 38 : "Escadrille d'Armée admirable de dévouement. Sous le commandement du capitaine Colcomb s'est prodiguée sans compter dans le reconnaissance, la protection et la chasse, abattant en dix mois vingt-huit avions ennemis. Au cours des attaques d'avril 1917, en Champagne, s'est encore distinguée hautement dans la protection immédiate des avions de corps d'armée."

Ordre général n° 1161 du 29 janvier 1918 :
Le général commandant la IVème armée, cite à l'ordre de l'armée, l'escadrille SPA 38 : "Sous le commandement du capitaine Colcomb, chef énergique d'une haute valeur militaire et morale, a exécuté avec hardiesse et précision, toutes les missions photographiques qui lui ont été confiées, souvent très en arrière des lignes ennemies. A abattu en six mois, vingt-neuf avions ennemis, ce qui porte à cinquante-et-un le nombre des appareils ennemis détruits par cette escadrille."
Cette seconde citation donne droit à la SPA 38 au port de la fourragère.

Ordre général n° 78 F du 23 janvier 1918 :
"Le général commandant en chef décide que l'escadrille SPA 38 (ancienne escadrille N 38) aura droit au port de la fourragère aux couleurs du ruban de la Croix de Guerre 14-18. Cette escadrille a obtenu deux citations à l'ordre de l'Armée pour sa brillante conduite devant l'ennemi."

 

 

 

Palmarés de l'escadrille 38

Victoires


Types d'avions utilisés

Numéros des avions connus

 

Les hommes

Sous-officiers pilotes et mécaniciens de l'escadrille N 38 - De gauche à droite : Cal Jean Kosheleff - MdL Jehan Maquart de Terline - X - X - Sgt Eugène Bertin - X - X - X - X - Si un lecteur possède la même photo légendée, veuillez prendre contact avec l'auteur du site - Photo Jules Moreau communiquée par Mme Franchine Trachier que je remercie pour son aide.

Photo de groupe des personnels navigants de l'escadrille SPA 38 - Assis de gauche à droite : 3ème Ltt Jean Charles Romatet - 4ème Cne René Colcomb - Debout de gauche à droite : Slt Georges Madon - 4ème Sgt Fernand Machaux - 12ème Adj Gustave Douchy - Si vous reconnaissez des visages, veuillez prendre contact avec l'auteur de ce site - Photo René Colcomb commandant la N 38 puis SPA 38 du 10 juin 1916 au 24 mars 1918, transmise par son petit-fils François que je remercie pour son aide.

Photo de groupe de l'ensemble des mécaniciens de l'escadrille SPA 38. Photo datant de la période de commandement du Capitaine René Colcomb du 10 juin 1916 au 24 mars 1918. On peut voir que les chiens avaient une grand place parmi les aviateurs. Au centre de l'image, Georges Madon (41 victoires), René Colcomb chef de la SPA 38, Adj Douchy (9 victoires). Photo : René Colcomb transmise par son petit-fils François que je remercie pour son aide.

Prise d'armes à l'escadrille N 38 - Photo : René Colcomb transmise par son petit-fils François que je remercie pour son aide.

 

Les hommes

Capitaine Marcel Boucher - Premier commandant de l'escadrille N 38 du 21 janvier 1915 au 21 février 1916 - Brevet de pilote militaire n° 55 du 11 octobre 1911 - Photo : René Colcomb transmise par son petit-fils François que je remercie pour son aide.

Capitaine Marcel Boucher - Premier commandant de l'escadrille N 38 du 21 janvier 1915 au 21 février 1916 - Brevet de pilote militaire n° 55 du 11 octobre 1911 - Photo : René Colcomb transmise par son petit-fils François que je remercie pour son aide.

Marcel Alfred Florentin Boucher alors qu'il était lieutenant de l'infanterie coloniale - Ce pilote a obtenu le brevet de pilote militaire n° 55 en date du 11 octobre 1911 - Carte postale d'époque dédicacée à Etampes, le 2 février 1912.

Slt Jean Vie Hyacinthe Paul Jérome Casale Marquis de Monferato - Né le 24 septembre 1893 à Olmeta di Tuda (Corse) - Fils d'Albert Casale et de Rose Vinciguerra - Entré en service actif au 8ème régiment de chasseurs à cheval en octobre 1913 - Brevet de pilote militaire n° 837 du 20 avril 1915 à l'école de Chartres - Ecole d'aviation militaire d'Avord - Pilote de l'escadrille MF 8 du 5 mai au 8 décembre 1915 - Nommé Caporal, le 5 mai 1915 - Nommé Sergent, le 21 août 1915 - Stage à l'école d'aviation militaire d'Avord du 27 août au 9 septembre 1915 - Pilote de l'escadrille N 23 du 8 décembre 1915 au 19 janvier 1916 - Pilote de l'escadrille N 67 du 19 janvier au 1er mars 1916 - Pilote de l'escadrille N 23 du 1er mars 1916 au 1er juin 1918 - Nommé Adjudant, le 16 août 1916 - Pilote de l'escadrille SPA 38 du 1er juin 1918 au 6 mars 1919 - Pilote de l'escadrille SPA 152 du 6 mars au 6 avril 1919 - CIACB à partir du 6 avril 1919 - Chevalier de la Légion d'Honneur, le 7 mars 1917 - Médaille Militaire, le 10 mai 1916 - Croix de Guerre - Termine la guerre avec 12 victoires homologuées - Après guerre, pilote d'essai du constructeur Blériot, bat de nombreux records du monde d'altitude (9125, 9250, 8520 mètres) et de vitesse (282 km/h) - Tué aux commandes d'un Blériot 115 quadrimoteur à Dameraucourt (Oise), le 23 juin 1923 - Photo : La vie aérienne illustrée.

Ltt Jean Charles Romatet - Né le 23 mai 1893 à Borgo (Corse) - Fils de Robert Romatet et de Marie Antoinette Valentini - Domiciliés au 1, rue Goudard à Marseille (13) - Classe 1913 - Recrutement de Marseille (Bouches-du-Rhône) sous le matricule n° 2373 - Engagé volontaire pour quatre ans à l'école spéciale militaire de Saint-Cyr, le 10 octobre 1912 - Affecté au 8ème régiment de Chasseurs à cheval, à compter du 12 octobre 1912 - Nommé Brigadier, le 13 juillet 1913 - Nommé Aspirant, le 10 octobre 1913 - Nommé Sous-lieutenant et affecté au 8ème régiment de Chasseurs, le 5 août 1914 - Une citation à l'ordre de l'armée, le 14 septembre 1914 - Nommé Lieutenant, le 3 septembre 1915 - Une citation à l'ordre de la 135ème division, en date du 7 décembre 1916 - Passé à l'aéronautique militaire comme observateur et affecté au centre GDE du Plessis-Belleville, le 30 novembre 1916 - A obtenu son brevet d'observateur en avion, le 30 avril 1917 - Nommé éléve pilote, le 15 septembre 1917 - Brevet de pilote militaire n° 499 obtenu à l'école d'aviation militaire d'Etampes, le 8 novembre 1917 - Une citation à l'ordre de l'aéronautique, le 12 novembre 1917 - Stage "Avions rapides" à l'école d'aviation militaire d'Avord - Stage de "Haute Ecole" à l'école d'aviation militaire de Pau - Stage de tir à l'école de tir aérien de Cazaux du XX décembre 1916 au 4 janvier 1917 - Pilote de l'escadrille N 38 du 6 mars au 15 janvier 1918 - Lâché sur SPAD XIII au GDE, le 7 février 1918 - Pilote de l'escadrille SPA 76 du 24 février au 4 août 1918 - Citation n° 333 à l'ordre de la 5ème armée, en date du 4 juillet 1918 - Citation n° 349 à l'ordre de la 5ème armée, en date du 14 juillet 1918 - Citation à l'ordre de l'armée, en date du 2 août 1918 - Quatre victoires aériennes à l'escadrille SPA 76 - Commandant de l'escadrille SPA 165 du 1er septembre 1918 au 28 mars 1919 - Chevalier de la Légion d'Honneur et une citation à l'ordre de l'armée, en date du 9 novembre 1918 - Trois victoires à l'escadrille SPA 165 - Placé en position Hors cadre aéronautique à l'entrepôt spécial d'aviation n° 2 de Nanterre, le 24 juin 1920 - Affecté au 5ème bureau de la direction de l'aéronautique, le 5 mai 1921 - Nommé Capitaine, le 25 septembre 1921 - Affecté au 2ème régiment d'aviation, le 22 mars 1922 - Nommé Adjoint au Chef de bataillon, commandant le régiment d'aviation de chasse, le 7 août 1922 - Affecté au 1er régiment d'aviation de chasse et nommé commandant de groupe, le 27 août 1922 - Affecté au 33ème régiment d'aviation, le 22 décembre 1923 - Détaché à l'état-major du Maréchal Fayolle, le 10 janvier 1924 - Affecté à l'école supérieure de guerre - Affecté au 34ème régiment d'aviation, le 18 mars 1927 - Nommé Chef de bataillon, le 24 décembre 1924 - Officier de la Légion d'Honneur, le 13 janvier 1929 - Stagiaire à l'état-major de l'aéronautique nationale, le 1er septembre 1929 - Affecté à l'inspection du matériel et des installations des forces aériennes jusqu'au 1er avril 1930 - Nommé Commandant de l'aéronautique de l'Afrique occidentale française - Embarqué à Marseille, le 19 octobre 1932 - Débarqué à Dakar, le 26 octobre 1932 - Nommé Lieutenant-colonel, le 25 décembre 1932 - Affecté à l'état-major de l'armée de l'Air, le 30 juin 1934 - Détaché au centre des hautes études aériennes en 1936 - Nommé Colonel, le 15 septembre 1936 - Rattaché admisnistrativement à la base aérienne 104 du Bourget-Dugny, le 16 octobre 1936 - Commandant par intérim de la 22ème brigade aérienne, le 1er août 1937 - Affecté auprès du Ministre de la Défense Nationale, le 3 février 1938 - Affecté au bataillon de l'air 117, le 11 février 1938 - Nommé Général de Brigade aérienne en 1939 - Nommé Général de Division aérienne en 1940 - Commandant du groupe 23 qui comprend les GC III/2 - III/7 - II/2 - I/3 - I/16 - Nommé Général de Corps aérien en 1942 - Décédé, le 15 mai 1975 - Sources : Pam - FM Bouches-du-Rhône - CCC SPA 76 - CCC SPA 165 - CCC N 38 - Dernière mise à jour : 1er septembre 2015.

* Citation n° 111 à l'ordre de l'armée, en date du 14 décembre 1914 : "A fait preuve au cours des différentes missions qui lui ont été confiées (reconnaissances, liaisons, pointes d'avant garde t d'arrière garde) de courage et de sang-froid et a eu une superbe attitude au feu."

* Croix de Guerre avec citation à l'ordre de la 135ème division, en date du 7 décembre 1916 : "Jeune officier d'une bravoure et d'un sang-froid remarquable, a ssuré le service d'observation dont il était chargé dans un poste violement bombardé et sans se soucier du danger dans aucune manière."

* Citation à l'ordre de l'aéronautique de la 5ème armée, en date du 12 novembre 1917 : "A exécuté avec succès plusieurs reconnaissances lointaines, notamment le 1er juin, 1er et 30 juillet où il a rapporté des renseignements précieux pour le commandement."

* Citation n° 333 à l'ordre de la 5ème armée, en date du 4 juillet 1918 : "Officier d'une haute valeur morale. Pilote de chasse du plus bel entrain et de la plus grande bravoure. S'est dépensé sans compter au cours de la dernière offensive. Après avoir contraint avec la patrouille un avion ennemi à atterrir, s'est immédiatement offert pour une autre mission. Le lendemain, a abattu dans nos lignes un biplace ennemi. Déjà cité trois fois à l'ordre."

* Citation n° 349 à l'ordre de la 5ème armée, en date du 14 juillet 1918 : "Pilote de chasse très adroit, d'une bravoure et d'une audace exceptionnelles. Est un exemple constant pour tous les pilotes de l'escadrille. A abattu récemment un monoplace ennemi. 2ème victoire officielle."

* Citation à l'ordre de l'armée, en date du 2 août 1918 : "A abattu récemment dans nos lignes un biplace de reconnaissance ennemi. 3ème victoire officielle."

* Chevalier de la Légion d'Honneur et une citation à l'ordre de l'armée, en date du 9 novembre 1918 : "Officier remarquable par sa bravoure et son entrain. A formé récemment une nouvelle escadrille de chasse à laquelle il a donné une magnifique impulsion. Mélé journellement de deux combats à la tête de ses pilotes pour lesquels il est un exemple constant. Le 28 septembre 1918 a remporté sa 5ème victoire en incendiant un Drachen, Six citations."

* Citation n° 4530 à l'ordre de la 6ème armée, en date du 13 janvier 1919 : "Commande une nouvelle escadrille de chasse d'une façon remarquable entrainant ses pilotes au combat. le 27 octobre 1918, à la tête de sa patrouille a abattu un avion de chasse ennemi. Le 29, en a abattu un autre sur une première ligne. Sixième et septième victoires officielles.

Adj Gustave Augustin Douchy - Né le 13 mai 1893 à Bondy (Seine-St-Denis) - Fils d'Augustin Douchy et de Marie Renault - Domiciliés au 16, rue de Paris à Bondy - Profession avant guerre Mécanicien - Classe 1913 - Recrutement du 1er bureau de la Seine sous le matricule n° 1514 - Service militaire au 1er groupe aéronautique, à compter du 28 novembre 1913 - Le 1er groupe aéronautique devient le 1er groupe d'aviation, le 1er janvier 1914 - Mécanicien affecté au service de l'Adj Gustave Poinsard, pilote de l'escadrille MF 8 du 29 janvier 1914 au 11 mai 1915 - Détaché à l'école d'aviation militaire d'Avord comme élève pilote, à compter du 11 mai 1915 - Brevet de pilote militaire n° 1231 obtenu à l'école d'aviation militaire d'Avord, en date du 20 juillet 1915 - Nommé Caporal, le 28 août 1915 - Stage de perfectionnement "Avions rapides" effectué à l'école d'aviation militaire d'Avord, jusqu'au 17 septembre 1915 - Pilote du GDE du 17 septembre au 21 octobre 1915 - Brevet de pilote civil FAI n° 2514 délivré par l'Aéroclub de France et obtenu sur avion Henri Farman, le 12 novembre 1915 - Pilote de l'escadrille N 38 du 26 octobre 1915 au 26 mars 1918 - Nommé Sergent, le 21 février 1916 - Convoyage d'un avion depuis la RGA du 25 au 30 mars 1916 - Citation à l'ordre de l'armée, en date du 12 juillet 1916 - Médaille Militaire et citation à l'ordre de l'armée, en date du XX août 1916 - Convoyage d'un SPAD VII à la RGA du 19 novembre au 1er décembre 1916 - Nommé Adjudant, le 21 novembre 1916 - Citation à l'ordre de l'armée, en date du 11 février 1917 - Convoyage d'un SPAD VII depuis la RGA du 19 mars au 20 avril 1917 - Citation à l'ordre de l'armée, en date du 19 avril 1917 - Chevalier de la Légion d'Honneur et citation à l'ordre de l'armée, en date du 19 octobre 1917 - A remporté 9 victoires homologuées pendant son séjour à l'escadrille N 38 / SPA 38 - Affecté aux usines SEA de Suresnes, le 26 mars 1918 - Pilote d'essai du SEA 4 conçu par Marcel Bloch (futur Marcel Dassault), Henry Potez et Louis Coroller - Titulaire, à la fin de la Grande Guerre, de la Croix de Guerre avec sept palmes de bronze et une étoile de Vermeil - Après guerre, dans la réserve, il continue à voler à Orly, Saint-Cyr et Dugny-le-Bourget - Pilote de ligne sur les lignes Farman, avec Air Orient et Air France - Officier de la Légion d'Honneur, en date du 23 août 1925 - De 1926 à 1929, pilote d’essai du constructeur Wibault - Affecté, dans la réserve, au 1er groupe d'ouvriers d'aéronautique - Titulaire du certificat d'aptitude à l'emploi de chef de section - Nommé Sous-lieutenant, de réserve, à titre définitif, le 9 mai 1932 - Affecté, dans la réserve, au 39ème régiment d'aviation en Syrie, en date du 23 février 1933 - Titulaire du brevet de pilote de ligne professionnel en avril 1935 - Affecté à la base aérienne du Levant n° 139 de Rayak - Nommé Lieutenant de réserve, le 24 mai 1936 - Affecté "spécial" au Haut-Commissariat de la République française en Syrie et au Liban, en date du 25 février 1937 - Commandeur de la Légion d'Honneur, le 29 juillet 1938 - Rappelé en service actif, alors qu'il était à Beyrouth (Liban), en septembre 1939 - Affecté à la section des avions estafettes 2/139 - Démobilisé en août 1940 - Travaille ensuite pour la Irak Petroleum Compagny jusqu'au 15 janvier 1942 - Rallie des FAFL, le 15 janvier 1942, et devient le plus ancien aviateur servant dans les rangs des FAFL - Nommé Capitaine, le 1er février 1942 - Affecté au Groupe Mixte d'instruction de Damas, en juin 1942 - Rejoint ensuite l'île de Madagascar comme pilote de l'escadrille de liaison des FAFL - Demande à servir comme pilote convoyeur d'avions sur l'Atlantique Sud - Tué au cours d'un accident d'avion, à Madagascar, le 29 juillet 1943 - Au cours d'un vol de contrôle au dessus- du terrain d'Ivato (Madagascar), le Caudron Pélican immatriculé F-ANKQ décroche, tombe et vrille ey s'écrase au sol - Le Cne Douchy et le Sgt Robert, qui l'accompagnait, sont tués - Gustave Douchy repose au cimetière des Fougères à Sèvres (Hauts-de-Seine) où il a été inhumé, le 12 août 1950 - Sources : Pam - Liste des brevets militaires - CCC de l'escadrille SPA 38 - JORF - L'Aérophile - Les Ailes - Dernière mise à jour : 24 février 2017.

* Citation à l'ordre de l'armée du Sgt Gustave Douchy, pilote à l'escadrille N 38, en date du 12 juillet 1916 : "Pilote d'un dévouement et d'un entrain à toute épreuve, aussi adroit que courageux. A fait preuve, au cours de nombreuses reconnaissances d'armée et missions de protection du plus bel allant, livrant au delà des lignes de fréquents combats. Les 2 et 6 juillet, prenant part à une lointaine mission de protection, l'a accomplie jusqu'au bout , malgré la faiblesse de son moteur et n'en a pas moins combattu plusieurs avions ennemis."

* Citation à l'ordre de l'armée de l'Adj Gustave Douchy, pilote à l'escadrille N 38, en date du 11 février 1917 : "Pilote de premier ordre, fait preuve depuis quinze mois d'un courage et d'un entrain encomparables, a abattu dans nos lignes, le 22 janvier 1917, son troisième avion."

* Citation à l'ordre de l'armée de l'Adj Gustave Douchy, pilote l'escadrille N 38, en date du 19 avril 1917 : "Pilote remarquable, ayant au plus haut point le sentiment du devoir, modèle de courage et d'entrain. A attaqué, le 6 avril 1917, un Drachen ennemi et l'a descendu en flammes, remportant ainsi sa sixième victoire."

Chevalier de la Légion d'Honneur et citation à l'ordre de l'armée de l'Adj Gustave Douchy, pilote à l'escadrille N 38, en date du 19 octobre 1917 : "Sous-officier pilote du plus haut mérite, modèle de courage et de dévouement, depuis dix-huit mois, a donné au cours de nombreuses missions d'armées et de reconnaissances lointaines, toute la mesure de son remarquable sang-froid et d'un rare esprit de devoir, s'offrant toujours pour les tâches difficiles. A livré plus de 60 combats au cours desquels il a abattu sept avions ennemis. Le 4 septembre 1917, a remporté sa huitière victoire. Médaille Militaire pour faits de guerre. Sept fois cité à l'ordre."

* Officier de la Légion d'Honneur du pilote aviateur Gustave Douchy, en date du 23 août 1925 : "Après avoir eu une conduite des plus brillantes dans l'aviation pendant la guerre (8 citations, Croix de Guerre, Médaille Militaire, Chevalier de la Légion d'Honneur), a continué dans l'aviation civile à se signaler comme un pilote de très grande valeur. A pris part à de nombreux meetings en France et à l'étranger et ne cesse de se faire remarquer dans l'accomplissement quotidien des délicates fonctions de metteur au point et de réceptionnaire d'avions nouveaux. Compte près de 5.000 heures de vol. Chevalier du 19 octobre 1917."

Slt Hector Eugène Joseph Garaud – Mécanicien puis canonnier puis Pilote – Né le 27 août 1897 à Saint Antoine (Isère) – Avant guerre mécanicien – Engagé au 2ème groupe d’aviation de Lyon-Bron, le 14 juillet 1915 comme mécanicien – 2ème groupe d’aviation de Bron – Escadrille V 397 (future 469) du CRP comme canonnier – Ecole de Dijon (théorie + formation militaire) – Ecole de Buc (pilotage élémentaire + brevet) – Brevet de pilote militaire n° 4804 du 21 octobre 1916 à l’école d’aviation de Buc - Ecole d’Avord (formation complémentaire) – Ecole de Pau (formation chasse) - Escadrille N 313 jusqu’au 3 avril 1917 – Escadrille N 38 à partir du 15 avril 1917 – 13 victoires homologuées – Croix de Guerre – Citation à l’ordre du régiment en 12 juillet 1916 – Décédé dans un accident d’avion, le 2 avril 1940 dans la région de Montpellier – Repose au cimetière du Père Lachaise - Photo collection Maurice Sublet que je remercie pour son aide.

Photo du Slt Hector Eugène Joseph Garaud signée du 18 septembre 1918 mais réalisée bien avant - Sa croix de Guerre compte 7 palmes de bronze et deux étoiles - Les chevrons de présence signalent 2,5 années de précence au front (le 1ère pour 1 an et les suivantes pour 6 mois supplémentaires) - Photo collection Maurice Sublet que je remercie pour son aide.

Slt Hector Eugène Joseph Garaud – Mécanicien puis canonnier puis Pilote – Né le 27 août 1897 à Saint Antoine (Isère) – Avant guerre mécanicien – Engagé au 2ème groupe d’aviation de Lyon-Bron, le 14 juillet 1915 comme mécanicien – Brevet de pilote militaire n° 4804 du 21 octobre 1916 à l’école d’aviation de Buc – Différentes unités : 2ème groupe d’aviation de Bron – Escadrille V 397 (future 469) du CRP comme canonnier – Ecole de Dijon (théorie + formation militaire) – Ecole de Buc (pilotage élémentaire + brevet) – Ecole d’Avord (formation complémentaire) – Ecole de Pau (formation chasse) - Escadrille N 313 jusqu’au 3 avril 1917 – Escadrille N 38 à partir du 15 avril 1917 – 13 victoires homologuées – Croix de Guerre – Citation à l’ordre du régiment en 12 juillet 1916 – Décédé dans un accident d’avion, le 2 avril 1940 dans la région de Montpellier – Repose au cimetière du Père Lachaise - Photo : La guerre aérienne illustrée.

Le Slt Hector Garaud, l'As de la SPA 38 aux 13 victoires homologuées, pose en compagnie de son père, sur le terrain de la Melette, dans les environs de Châlons-sur-Marne en mai 1918 - Sa croix de guerre porte 8 palmes de bronze, marques d'autant de citations à l'ordre de l'armée et deux étoiles - Photo collection Maurice Sublet que je remercie pour son aide.

L'Adj Edmond Dufaur de Gavardie, pilote de l'escadrille N 12, pose avec le Nieuport 17 n° 181X sur le terrain de Vadelaincourt, le 20 octobre 1916 - Il s'agit d'un avion appartenant au détachement appartenant à l'escadrille N 38 qui a détaché 6 avions et 6 pilotes sur ce terrain du 4 octobre au 5 novembre 1916 - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Photo collection annexe BDIC du Musée de l'Armée des Invalides de Paris mis en ligne par le site "Gallica" de la Grande Bibliothèque de France.

Adj Pierre Henri Edmond Dufaur de Gavardie - Né le 20 janvier 1890 à Rouen (Seine-Maritime) - Fils d'Armand Dufaur de Gavardie et de Marie Meissa - Domiciliés au 7, avenue des Célestins à Vichy - Profession avant guerre Ingénieur de l'école supérieure aéronautique de Paris - Classe 1910 - Recrutement de la Seine sous le matricule n° 3891 - Mobilisé au 45ème régiment d'artillerie, le 1er septembre 1914 - Brevet de pilote militaire n° 1169 obtenu à l'école d'aviation militaire de Pau, le 9 juillet 1915 - A l'école de Pau, jusqu'au 14 juillet 1915 - Pilote de la RGA du Bourget du 14 juillet au 13 août 1915 - Pilote de l'escadrille C 53 du 13 août 1915 au 11 février 1916 - Mission à la RGA du 18 au 25 septembre 1915 - Nommé Sergent, le 21 septembre 1915 - Pilote de l'escadrille N 12 du 11 février 1916 au 14 août 1917 - Nommé Adjudant, le 24 juillet 1916 - Chevalier de la Légion d'Honneur et une citation à l'ordre de l'armée, le 6 janvier 1917 - En mission à la RGA du 5 au 10 avril 1917 - En mission à la RGA du 2 au 6 mai 1917 - Mission à la RGA du 26 au 29 mai 1917 - Hospitalisé à Vichy, le 14 août 1917 - Croix de Guerre - Médaille Militaire - Cinq citations à l'ordre de l'armée - Deux citations à l'ordre du corps d'armée - Nommé Sous-lieutenant, le 30 août 1919 - Affecté au 4ème régiment d'aviation d'observation pour la mission en Pologne, le 10 juin 1920 - Nommé Lieutenant - Affecté au 1er régiment d'aviation, le 22 mars 1923 - Sources : Pam - CCC N 12 - CCC C 53 - JORF - Dernière mise à jour : 23 août 2015 - Photo collection Annexe BDIC du Musée de l'Armée des Invalides de Paris mis en ligne par le Site "Gallica" de la Grande bibliothèque de France.

* Chevalier de la Légion d'Honneur et une citation à l'ordre de l'armée de l'Adj Edmond Pierre Dufaur de Gavardie, pilote à l'escadrille N 12, en date du 6 janvier 1917 : "Pilote émérite, d'un sang-froid et d'un courage hors de pair. Déjà qautre fois cité à l'ordre et médaillé militaire. Depuis sa dernière citation, a abattu dans nos lignes, un avion biplace ennemi, le 9 novembre 1916. Chargé d'une mission de bombardement à basse altitude, le 14 décembre, l'a exécutée malgré des circonstances atmosphériques très dévaforables et n'a pu regagner nos lignes qu'après un long parcours en territoire ennemi, rapportant au commandement des renseignements précieux."

Ltt Emile Marie Gustave Deviterne - Né le 31 mars 1889 à Cherbourg (Manche) - Fils de Louis Victor Octave Deviterne (militaire de carrière) et de Marie Clémentine Saltzmann - Classe 1909 - Recrutement de Versailles (Yvelines) sous le matricule n° 4577 - Engagé volontaire pour quatre ans et affecté au 7ème régiment de Hussards, le 26 septembre 1910 - Nommé Brigadier, le 11 février 1911 - Nommé Brigadier fourrier, le 21 mars 1912 - Nommé Maréchal des Logis, le 30 décembre 1912 - Réengagé pour un an, à compter du 26 septembre 1914 - Citation à l'ordre du 7ème régiment de Hussards, le 20 août 1914 - Nommé Sous-lieutenant à titre temporaire, le 20 novembre 1914 - Nommé Sous-lieutenant à titre définitif, le 26 décembre 1915 - Passé à l'aéronautique militaire comme observateur du GDE du Plessis-Belleville, le 30 mai 1916 - Observateur de l'escadrille N 38 du XXX au 18 décembre 1917 - En équipage avec le Ltt Hubert de Fels (pilote), il a livré combat à un monoplace qui n'a pas été homologué, le 8 août 1916 - Quelques instants plus tard, au cours d'un autre combat, Deviterne est blessé par trois balles, deux à la jambe gauche et une à l'oeil droit au cours d'un combat aérien - Leur adversaire était probablement l'Obltn Kurt Student de l'AOK 3 (sa 3ème victoire aérienne) - Il souffrira de séquelles de ces blessures de guerre par balles avec entrée à la face postérieure de la cuisse gauche et sortie au niveau du canal de Hunsler avec cicatrice opératoire postérieure de 15 cm - L'autre est constitué d'une cicatrice au mollet gauche avec atrophie globale de la jambe, du mollet avec grosse diminution de la force musculaire - Chevalier de la Légion d'Honneur et citation à l'ordre de l'armée, en date du 11 août 1916 - Nommé Lieutenant à titre définitif, le 24 octobre 1916 - Passé élève pilote de l'école d'aviation militaire de Chartres, le 29 novembre 1917 - Brevet de pilote militaire n° 11.641 obtenu sur Avion Farman à l'école d'aviation militaire de Chartres, le 18 février 1918 - Stage de perfectionnement "Avion rapide" à l'école d'aviation militaire d'Avord du 21 février au 4 mars 1918 - Stage de spécialisation de "Haute Ecole" à l'école d'aviation militaire de Pau du 4 mars au 3 avril 1918 - Stage de tir à l'école de tir aérien de Cazaux du 3 au 29 avril 1918 - Pilote de l'escadrille SPA 94 du 24 juin 1918 au 2 mai 1919 - Stage de tir à l'école de tir aérien de Cazaux du 23 août au 12 septembre 1918 - Détaché à l'état-major d'armée du 14 octobre au 13 novembre 1918 - Détaché à Sarreguemines du 22 février au 11 mars 1919 - Commandant de l'escadrille SPA 77 du 2 mai 1919 au 1er janvier 1920 - Affecté au 2ème régiment d'aviation de chasse, le 1er janvier 1920 - Nommé Capitaine, le 25 juin 1923 - Détaché au centre d'études aéronautiques de Versailles du 1er octobre au 17 novembre 1923 - Affecté au 39ème régiment d'aviation au Levant, le 1er novembre 1923 - Affecté au 2ème régiment d'aviation, le 23 avril 1926 - Rapatrié sur le vapeur "Sphinx", le 1er avril 1926 - Débarqué à Marseille, le 7 avril 1926 - Affecté à l'état-major de la 3ème division aérienne, le 7 mars 1930 - Officier de la Légion d'Honneur, en date du 2 juillet 1932 - Nommé Commandant, le 15 décembre 1935 - Affecté au commandement du parc de la base aérienne de Hussein Dey - Photo Emile Deviterne transmise par Elisabeth Deviterne, sa petite-fille, que je remercie pour son aide - Sources : Pam - FM Yvelines - CCC N 38 - CCC SPA 94 - JORF - Dernière mise à jour : 9 janvier 2016.

* Chevalier de la Légion d'Honneur et citation à l'ordre de l'armée du Slt Emile Gustave Deviterne, observateur à l'escadrille N 38, en date du 11 août 1916 : "Observateur qui s'est toujours distingué par son entrain et un dévouement remarquables. Le 8 août 1916, au cours d'une reconnaissance a engagé la lutte contre deux avions de chasse ennemis. A été très grièvement blessé après avoir forcé l'un d'eux à piquer désemparé dans ses lignes."

* Officier de la Légion d'Honneur du Cne Emile Marie Gustave Deviterne de l'état-major de la 3ème division aérienne, en date du 2 juillet 1932 : "21 ans de services, 7 campagnes, 4 blessures, 7 ans de bonifications pour services aériens. Chevalier du 11 août 1916." Cliquez sur l'image pour l'agrandir

Slt André Jean Delorme - Né le 7 juin 1890 à Terrenoire (Loire) - Profession avant guerre Mécanicien Tourneur - Entré en service actif dans l'infanterie, le 1er octobre 1911 - Observateur d'artillerie jusqu'au 26 janvier 1915 - Brevet de pilote militaire n° 1037 obtenu à l'école d'aviation militaire de Pau, le 5 juin 1915 - Pilote de l'escadrille C 56 du 21 juin au 11 octobre 1916 - Blessé le 30 juillet dans un combat aérien - Evacué sur l'hôpital de Châlons-sur-Marne du 31 juillet au 26 août 1916 - En convalescence du 27 août au 26 septembre 1916 - Rejoint l'escadrille, le 27 septembre 1916 - Pilote de l'escadrille N 38 du 11 octobre 1916 au 14 janvier 1917, date de sa mort - Décédé des suites d'un accident aérien, aux commandes d'un Nieuport 17, à l'ambulance (hôpital de campagne) 7/2, de Cuperly (marne), le 14 janvier 1917 - Chevalier de la Légion d'Honneur - Médaille Militaire - Croix de Guerre - 5 citations à l'ordre de l'armée.

* Citation à l'ordre de l'armée : "Pilote d'une rare énergie. Le 25 janvier 1916, a accompli successivement deux missions photographiques importantes. Au cours de la première, l'avion a été sérieusement atteint, et au cours de la deuxième, mis hors de service par des éclats d'obus. A exécuté cependant sa mission et combattu trois appareils allemands qui ont abandonné la lutte. Pilote d'une audace et d'un sang-froid remarquables. Prépare minutieusement et avec beaucoup d'initiative les missions qu'il exécute ensuite avec une énergie remarquable. Le 6 février 1916, est descendu à 700 mètres pour bombarder une gare importante où il a causé un incendie et une explosion. Son passager blessé, a volé plus d'une heure dans les nuages complétement perdu en pays ennemi et a réussi, à bout d'essence, à atterrir dans nos lignes. Pilote de valeur exceptionnelle. Le 29 février 1916, au cours d'une reconnaissance à longue portée, a engagé un combat rapproché avec 3 avions de chasse ennemis. Son passager étant blessé, a continué la lutte en tirant lui-même avec une mitrailleuse de secours, tout en pilotant. Grâce à son adresse, a su décourager ses poursuivants et rentrer dans nos lignes. Officier d'élite, s'est distingué par sa vaillante conduite dans l'infanterie pendant les combats du début de la campagne au cours desquels il a été 2 fois blessé. A fait preuve ensuite comme pilote en avion, des plus belles qualités de bravoure, de dévouement et d'audace. Le 28 mai 1916, après avoir exécuté un bombardement très loin en arrière des lignes, a été attaqué par un avion de chasse allemand; l'a abattu en flammes et est rentré à l'escadrille avec son appareil criblé de balles. Déjà médaillé militaire et cité 2 fois à l'ordre de l'armée. Envoyé en reconnaissance, le 18 juin 1916, a livré un premier combat à un Aviatik ennemi, l'a obligé à rebrousser chemin. Attaqué à 18 km en arrière des lignes par 3 Fokker ennemis qui le prenaient par derrière et de flanc, leur a vaillamment fait face en confiant les commandes de son appareil à son mitrailleur pour pouvoir se servir de la mitrailleuse arrière. Le mitrailleur étant mortellement blessé et tombé dans la carlingue, a repris les commandes de l'appareil et a continué à se battre. deux des appareils ennemis ayant abandonné la lutte faute de munitions, a pu, tout en pilotant, continuer à tirer derrière lui et abattre le dernier ennemi. Est rentré à l'escadrille, son mitrailleur frappé à mort, ayant lui-même ses vêtements troués par les balles, son apapreil comlétement criblé. déjà cité quatre fois à l'ordre."

MdL Guy Marc Anatole de Grosourdy, comte de Saint-Pierre - Né le 13 décembre 1893 à Paris - Fils de M. de Grosourdy et de Geneviève Potier de Courcy - Brevet de pilote de l'Aéroclub de France n° 1370 - Arme d'origine artillerie - A pris part aux combats de Verdun, d'Egypte, des Dardanelles, de Salonique, de Champagne - Brevet de pilote militaire n° 611 et date du 2 octobre 1914 - Pilote de l'escadrille N 38 à partir du 12 juillet 1916 - Tué au cours d'un combat aérien, aux commandes d'un Nieuport XI, dans les environs de Puisieux (51), le 7 septembre 1916 - Médaille Militaire à titre postume - Croix de Guerre avec 2 palmes et une étoile.

* Citation à l'ordre de l'armée : "N'hésite jamais à faire plusieurs sorties par jour, dans les régions les plus exposées; a déjà reçu de nombreux éclats de projectiles dans son avion."

* Citation à l'ordre de l'armée : "Pilote audacieux et brave, dont l'entrain égale la modestie - Le 29 juillet 1916, s'est porté spontanément au secours d'un appareil ami attaqué par deux Fokker, et les a contraints à la fuite - Le 7 septembre 1916, a trouvé une mort glorieuse en combat aérien."

Sgt Auguste Métairie, pilote de l'escadrille HF 28 et N 49 - Né le 26 mai 1891 à Villiers-Saint-Benoit (Yonne) - Entré en service actif comme élève pilote, le 8 octobre 1912 - Brevet de pilote militaire n° 382 en date du 26 septembre 1913 - 2 citations à l'ordre de la 2ème armée, le 1er décembre 1914 et de la 10ème armée, le 2 février 1915.

* Citation à l'ordre de l'armée : "Apercevant un Aviatik au retour d'une reconnaissance, s'est élancé à sa poursuite et l'aattaqué au moment où il jetait des bombes. Après l'avoir légèrement détérioré par le tir de sa mitrailleuse, s'est dirigé sur un Albatros dont il n'a évité le choc, au cours de la lutte engagée avec ce dernier, qu'au prix d'une manoeuvre qui aurait pu lui être fatale."

Sgt David Wade Guy - Né le 28 septembre 1897 à St-Louis dans le Missouri (USA) - Fils de William E. Guy et de Katherine Lemoine - A fait ses études à l'école Morristown puis à l'université de Princetown - Il a servi en france dans les American Ambulance Field Service du 19 février au 25 juillet 1917 - Pendant cette période, il a servi comme conducteur d'ambulance au SSU 15 à la côte 304 et dans le secteur du Mort Homme - Passé à l'aéronautique militaire, le 21 juillet 1917 - A fait ses différents stages dans les écoles d'aviation militaires du 1er août au 28 novembre 1917 - A obtenu le brevet de pilote militaire n° 8838 à l'école d'aviation militaire de Tours, le 23 septembre 1917 - Stage de perfectionnement de "Haute-Ecole" à l'école d'aviation de Pau - Pilote du GDE du 28 novembre au 2 décembre 1917 - Pilote de l'escadrille SPA 155 du 2 décembre 1917 au 1er janvier 1918 - Pilote de l'escadrille SPA 156 du 1er janvier au 1er juin 1918 - Pilote de l'escadrille SPA 38 du 1er juin au 7 novembre 1918 - A abattu un Rumpler sur le secteur de la Champagne, le 1er juillet 1918 - Croix de Guerre et citation à l'ordre de l'armée, en date du XXX - Nommé 1st Ltn, il intégre l'US Army Air Service, le 7 novembre 1918 - Pilote du 1st Aero Squadron (USAS) du 20 novembre 1918 au 5 janvier 1919 - Il prend part à l'occupation de l'Allemagne sur le terrain de Trèves - Il rentre aux Etat-Unis et est démobilisé à Mitchell Field, Long Island à New-York, le 14 avril 1919 - Intégre le Massachusetts Institue of Technology et termine sa formation comme ingénieur chimiste en 1922 - Il rentre à St-Louis et entre chez Monsanto Chemical Compagny comme ingénieur chimiste - Il épouse Mle Maury Howard Crawford à Paris, le 16 juillet 1923 - Il travaille ensuite à Ingersoll-Rand Corporation et plus tard au département financier du Pennsylvania Insurance Compagny - Il devient ensuite président du Wellington Foundation Inc, un fond mutuel, puis comme directeur pendant plusieurs années - Décédé à l'hôpital Byrn Mawr de Pennsylvanie, le 28 mai 1960 - Photo collection Gregory VanWyngarden que je remercie pour son aide - Sources : Liste des brevets militaires - Dernière mise à jour : 12 août 2017.

* Citation à l'ordre de la 4ème armée du Sgt David Guy, du 1er régiment étranger, pilote à l'escadrille SPA 38, en date du 13 juillet 1918 : "Pilote de tout premier ordre, courageux et d'un rare sang-froid; recherche toutes les occasions de combattre. Le 1er juillet a abattu dans nos lignes un biplace ennemi."

* Ses appréciations pendant son séjour à l'escadrille SPA 38 : "Fait honneur à l'aviation française pour laquelle il est une précieuse recrue. Nommé officier dans l'armée américaine, pourrait être laissé à l'escadrille 38, où il serait un aide pour ses chefs et un exemple pour ses jeunes camarades."

 

Photo du Ltt Charles Jeannot

Ltt Charles Léon Jeannot - Né le 9 mars 1888 à Pont-de-Roide (Doubs) - Fils de Charles Auguste Jeannot et de Léonie Courtot - Classe 1908 - Recrutement de Belfort sous le matricule n° 1258 - Engagé volontaire pour trois ans au titre du 11ème régiment de Dragons, le 23 avril 1907 - Nommé Brigadier, le 10 avril 1908 - Nommé Maréchal des Logis, le 30 septembre 1909 - Rengagé pour deux ans, à compter du 23 avril 1910 - A obtenu le certificat d'aptitude à l'emploi de chef de peloton, le 23 février 1912 - Fin d'engagement et passage dans la réserve, le 23 avril 1912 - Nommé Adjudant de réserve, le 6 mai 1912 - Nommé Sous-lieutenant de réserve, le 27 décembre 1912 - Affecté au 18ème régiment de Dragons - Rappelé à l'activité en raison de la mobilisation générale du 2 août 1914 - Rejoint le 18ème régiment de Dragons, le 9 août 1914 - Parti au front, le 26 août 1914 - Nommé Lieutenant de réserve à titre définitif, le 5 janvier 1916 - Détaché au groupe léger de la 8ème division de cavalerie, le 9 janvier 1916 - Affecté au 2ème régiment léger, le 29 juillet 1916 - Mis à la disposition du général commandant le 3ème corps, le 12 août 1916 - Affecté au 8ème régiment de Cuirassiers, le 24 septembre 1916 - Passé à l'aéronautique militaire comme observateur, le 9 novembre 1916 - Observateur de l'escadrille C 42 du 10 novembre 1916 au 24 août 1917 - Stage au GDE du 4 janvier au 4 février 1917 - En mission du 2 au 3 avril 1917 - Observateur de l'escadrille C 220 du 27 août au 17 novembre 1917 - Détaché à l'école d'Avord comme élève pilote, le 17 novembre 1917 - Brevet de pilote militaire n° 10.967 obtenu à l'école d'aviation militaire d'Avord, le 22 janvier 1918 - Stage de perfectionnement à l'école d'aviation militaire de Pau - Stage de tir à l'école de tir aérien de Cazaux - Stage de spécialisation à l'école de Pau jusqu'à 14 avril 1918 - Stage au CIACB de Perthes du 18 mai au 27 juillet 1918 - Pilote de l'escadrille SPA 38 du 27 juillet 1918 au 14 avril 1919 - Citation n° 183 à l’ordre du régiment, en date du 27 novembre 1918 - Termine la Grande Guerre avec 200 heures de vol - Commandant de l'escadrille SPA 92 du 18 avril au 12 août 1919 - Détaché au PMAé de Sommesous, le 23 mai 1919 - Démobilisé, le 12 août 1919 - Affecté au 9ème régiment de Dragons, le 27 novembre 1919 - Affecté, dans la réserve, au 22ème régiment d'aviation, le 22 juin 1920 - Marié avec Marguerite Juliette Roussel à Asnières-sur-Seine (Hauts-de-Seine), le 6 août 1921 - Affecté, dans ma réserve, au 21ème régiment d'aviation, le 15 novembre 1922 - Passé à l'arme de l'aéronautique militaire, le 7 juillet 1923 - Domicilié place du marché à Pont-de-Roide (Doubs), à compter du 13 octobre 1923 - Domicilié au 34, rue du Poteau à Paris 18ème (75) de 1930 à 1942 - Rayé du personnel navigant, le 21 novembre 1931 - Affecté, dans la réserve, à la base aérienne de Toulouse-Francazal, le 1er décembre 1936 - A accompli une période de réserve à la 23ème escadre aérienne du 16 au 29 août 1937 - Rappelé à l'activité par la mobilisation générale et affecté au bataillon de l'air n° 101, le 8 septembre 1939 - Affecté à l'école de pilotage d'Agen - Affecté au bataillon de l'air n° 136 (bataillon de rattachement de l'école d'Agen), le 24 novembre 1939 - Rayé des contrôles le 31 décembre 1939 - Domicilié au 36, rue de la Gare à Tergnier (Aisne) - Domicilié au 6, place Paul Doumer à La Fère (Aisne) - Chevalier de la Légion d’Honneur, le 31 décembre 1956 - Décédé à son domicile du 44, rue de la République à la Fère, le 17 novembre 1964 - Sources : Fiche individuelle d’état civil - Liste des brevets militaires - CCC de l'escadrille C 42 - CCC de l'escadrille C 220 - CCC de l'escadrille SPA 38 - CCC de l'escadrille SPA 92 - LO - Fiche Matricule du département du territoire de Belfort - Certificat de décès - Dernière mise à jour : 17 avril 2017.

* Citation n° 183 à l’ordre du régiment, en date du 7 novembre 1918 : "Excellent officier, au front depuis le début de la guerre, s’est dépensé sans compter, d’abord dans la cavalerie, puis dans l’aviation où il s’est fait remarquer dès son arrivée par son entrain et sa bravoure. A livré de nombreux combats, notamment pendant la bataille de fin octobre 1918 mettant toujours en fuite son adversaires."

 

Photo du Ltt Robert Morel

Ltt Robert Charles Eugène Auguste Morel - Né le 14 octobre 1886 à Exmes (Orne) - Fils de Charles Alphonse Morel et de Marie Eugénie Emilie Gosset - Domiciliés au 22, rue des Granges à Melun (Seine-et-Marne) - Profession avant service militaire Clerc de notaire - Classe 1906 - Recrutement de Falaise (Calvados) sous le matricule n° 319 - Service militaire au 7ème régiment de chasseurs à cheval, à compter du 1er octobre 1907 - Entorse au poignet gauche suite à une chute de cheval, le 2 novembre 1907 - Nommé Brigadier, le 1er avril 1908 - Nommé Brigadier Fourrier, le 25 septembre 1908 - Nommé Maréchal des Logis, le 14 mars 1910 - Dirigé sur l'école de tir au camp de Ruchard (Indre-et-Loire) en juin 1911 - Lettre de félicitations du ministre de la guerre, le 20 mars 1912 - Nommé Aspirant et détaché à Saumur pour suivre les cours de l'école d'application de cavalerie, le 1er octobre 1912 - Nommé sous-lieutenant et affecté au 4ème régiment de chasseurs à cheval, le 1er octobre 1913 - Citation n° 4017 à l'ordre du 21ème corps d'armée, en date du 2 septembre 1914 - Nommé Lieutenant, à titre définitif, le 22 février 1915 - Citation n° 2 à l'ordre du 4ème régiment de chasseurs, en date du 10 juin 1915 - Citation n° 40.315 à l'ordre de la 13ème division d'infanterie, en date du 12 novembre 1917 - Passé à l'aéronautique militaire comme observateur, le 15 décembre 1917 - Stage observateur au CIAO (centre d'instruction pour l'aviation d'observation) du 25 décembre 1917 au 27 janvier 1918 - Stage de tir à l'école de tir aérien du 27 janvier au 8 février 1918 - Observateur de l'escadrille SPA 38 du 24 mars au 1er juin 1918 - Observateur de l'escadrille SPA 156 du 1er juin au 22 août 1918 - Titulaire du brevet d'observateur en avion n° 700, en date du 16 août 1918 - Observateur de l'escadrille BR 207 du 22 août 1918 au 25 août 1919 - Citation n° 1361 à l'ordre de la 4ème armée, en date du 27 août 1918 - Citation à l'ordre du 38ème corps d'armée, le 23 décembre 1918 - Affecté au groupe aéronautique n° 3 du 25 août 1919 au 1er janvier 1920 - Affecté au 5ème régiment d'aviation de Lyon-Bron, le 1er janvier 1920 - Affecté au 5ème régiment d'aviation d'observation de Lyon-Bron, le 14 avril 1920 - Brevet de pilote militaire n° 18.398 obtenu au 5ème régiment d'aviation, le 24 avril 1920 - Insigne de pilote militaire n° 15.437 remis le 17 mai 1920 - Chevalier de la Légion d'Honneur, le 16 juin 1920 - Affecté au 35ème régiment d'aviation d'observation de Lyon-Bron, le 1er août 1920 - Nommé Capitaine, le 13 juillet 1920 - Affecté à la 9ème escadrille du 5ème groupe du 35ème RA de Lyon-Bron, le 21 mars 1921 - Affecté au 12ème régiment d'aviation bombardement de Neustadt (Allemagne), le 8 novembre 1921 - Commandant de la 9ème escadrille du 32ème régiment d'aviation d'observation de Dijon, le 25 novembre 1921 - Nommé Adjoint au commandant du 3ème groupe du 32ème RA, le 14 mai 1922 - Nommé Adjoint au chef de corps et Cdt de la SHR, le 17 octobre 1923 - Nommé Commandant du CHR, le 7 octobre 1923 - Commandant de la 12ème escadrille du 32ème RA, le 1er août 1926 - Nommé commandant temporaire du 1er groupe du 32ème RA, en remplacement du Cne Vercheuin, décédé, le 15 décembre 1926 - Conserve ce commandement à titre transitoire et exceptionnel, à compter du 10 janvier 1927 - Rapatrié en France avec le régiment, le 23 octobre 1928 - Nommé Chef de bataillon, le 25 décembre 1928 - Désigné pour suivre le cycle d'instruction des commandants à Versailles du 3 au 16 avril 1929 - Puis les cours communs à Mailly du 17 avril au 1er mai 1929 - Puis les cours communs à Versailles du 2 au 18 mai 1929 - A accompli le cycle "cours d'armes" à Versailles du 3 au 24 décembre 1929 - A accompli le cycle d'instruction de Versailles du 23 mai au 22 juin 1930 - Officier de la Légion d'Honneur, en date du 2 juillet 1932 - Affecté à la 12ème escadre de bombardement, le 1er octobre 1932 - Affecté provisoirement à l'état-major de la 12ème escadre lourde de défense, le 1er septembre 1933 - Cours d'officiers supérieurs au centre d'études de l'armée de l'Air du 19 février au 24 mars 1934 - Nommé Lieutenant-colonel, le 25 septembre 1934 - Affecté à la base aérienne n° 111, le 29 octobre 1934 - Affecté à la 11ème escadre d'aviation lourde de défense, le 25 octobre 1934 - En prend le commandement, le 1er décembre 1934 - Directeur de l'entrepôt spécial d'aviation n° 4, le 15 mars 1936 - Directeur de l'entrepot de l'armée de l'Air n° 303, le 13 mai 1937 - Commandant du bataillon de l'air n° 102 de Dijon, le 3 janvier 1939 - Passe au bataillon de l'air 108, suite à la dissolution du bataillon de l'air 102, le 16 octobre 1939 - Affecté à l'état-major de la 1ère région aérienne de Dijon, le 19 novembre 1939 - Démobilisé par la base aérienne de Montlucon, le 20 août 1940 - Domicilié au 4, chaussée de Sillon à Saint-Malo (Ille-et-Vilaine) - Désigné chef d'état-major de la 1ère région aérienne, le 16 mars 1940 - Affecté à l'état-major opérationnel, 3ème région aérienne, le 26 mai 1940 - Directeur du parc de la base aérienne principale de Montlucon, le 7 juillet 1940 - Replacé en congé du personnel navigant, le 20 juin 1940 - Admis à la retraire, le 14 octobre 1944 - Sources : Pam - Etats des services - Fiche matricule du département du Calvados - JORF - Dernière mise à jour : 12 novembre 2016.

* Lettre de félicitations du Ministre de l'intérieur, en date du 20 mars 1912 : "Pour le dévouement dont il a fait preuve les 12 et 13 septembre 1911 dans des circonstances difficiles."

* Citation n° 17 à l'ordre du 21ème corps d'armée, en date du 2 septembre 1914 : "S'est fait remarquer dans de nombreuses et périlleuses reconnaissances."

* Citation n° 2 à l'ordre du 4ème régiment de chasseurs, en date du 10 juin 1915 : "A pendant plus de six mois au service des mitrailleuses, dans les tranchées de 1ère ligne, déployé une ardeur, un entrain, un courage remlarquable."

* Citation n° 4315 à l'ordre de la 13ème division d'infanterie, en date du 12 novembre 1917 : "Commande brillamment sa section de mitrailleuses, a su obtenir un maximum de rendement de son unité. A donné les preuves d'un dévouement sans bornes."

* Citation n° 1361 à l'ordre de la 4ème armée, en date du 27 août 1918 : "Officier de grande valeur, observateur d'armée joignant à des connaissances étendues, un mépris absolu du danger. Ne se laissant arrêter, ni par les fatigues des vols à haute altitude, ni par la présence des avions de chasse ennemis. A poussé des reconnaissances jusqu'au 80 km dans les lignes adverses. Par la précision de ses observations par la fréquence de ses missions photographiques, a permis au commandant de suivre dans toutes les phases les préparations de l'offensive allemande."

* Citation à l'ordre du 38ème corps d'armée du Ltt Robert Morel, observateur à l'escadrille BR 207, le 23 décembre 1918 : "Brillant officier qui s'est constamment distingué par sa bravoure joyeuse et plus belle conscience. Au cours des opérations de juillet à novembre 1918, a exécuté avec autant d'intelligence que d'endurance vingt missions à plus de 30 kms dans les lignes ennemies a livré plusieurs combats sévères et le 22 août a probablement abattu un de ses adversaires, le11 août et le 7 septembre avec un merveilleux mépris du danger, a poussé deux reconnaissances photographiques à 100 km dans les lignes allemandes et a rapporté des cliché du plus haut intérêt."

* Chevalier de la Légion d'Honneur du Ltt Robert Charles Eugène Auguste Morel, au 35ème régiment d'aviation, en date du 16 juin 1920 : "Après s'être brillamment conduit dans la cavalerie, est devenu un observateur de premier ordre, spécialiste des reconnaissances lointaines. Cinq citations."

* Officier de la Légion d'Honneur du Chef de bataillon Robert Charles Eugène Auguste Morel, du 12ème régiment d'aviation, en date du 2 juillet 1932 : "24 ans de services, 9 campagnes, 1 citation, 7 ans de bonifications pour services aériens. Chevalier du 16 juin 1920."

 

Photo du Ltt Charles de Broglie-Revel

Ltt Charles Albert Marie Joseph Prince de Broglie-Revel - Né le 23 juin 1887 à Evreux (Eure) - Fils de Armant Edouard Marie Georges de Broglie-Revel et de Marie Antoinette Léontine Costa de Beauregard - Profession avant guerre Etudiant - Engagé volontaire pour 3 ans au 1er régiment de chasseurs à cheval, le 23 septembre 1907 - Nommé Brigadier, le 10 février 1908 - Nommé Maréchal des Logis, le 24 octobre 1909 - Passé dans la réserve, le 23 septembre 1910 - Affecté au 19ème régiment de chasseurs, le 4 février 1911 - Nommé Adjudant de réserve, le 22 avril 1911 - Nommé sous-lieutenant de réserve, le 2 octobre 1911 - Affecté au 19ème régiment de chasseurs, le 2 octobre 1911 - Rappelé à l'activité, le 1er août 1914 - Arrivé au 19ème régiment de chasseurs, le 3 août 1914 - Nommé Lieutenant de réserve, le 30 novembre 1915 - Affecté comme élève observateur au centre d'aviation militaire de Plessis-Belleville, le 10 juillet 1916 - Observateur de l'escadrille N 38 du 15 août 1916 au 19 avril 1917 - Décédé des suites de ses blessures à l'annexe militaire de l'hôpital civil de Châlons-sur-Marne, le 19 avril 1917 - Etats de service de Charles de Broglie-Revel transmise par Mme Monique Gallais que je remercie pour son aide.

* Citation à l'ordre du régiment en date du 5 août 1915 : "Chargé du 27 juin au 3 juillet de tenir avec un peloton une tranchée soumise à un bombardement ininterrompu, a entraîné plusieurs nuits de suite ses hommes sur le parapet, refaire les réseaux de fil de fer bouleversés, travaillant avec eux leur donnant un bel exemple de sang-froid et de bravoure."

 

Les hommes

Cne René Colcomb - Commandant l'escadrille N 38 / SPA 38 du 10 juin 1916 au 24 mars 1918. D'abord observateur des escadrilles MS 3 - MF 62, il obtient le brevet de pilote militaire n° 2457 en date du 21 janvier 1916. Photo Réunion des Musées de France.

Le Cdt Antonin Brocard, commandant du GC 12, en visite à l'escadrille N 38 stationnée sur le terrain de la Noblette pendant l'été 1917 . On peut apercevoir le Cne René Colcomb (2ème à partir de la droite), commandant de l'escadrille N 38 - Ltt Jean Charles Romatet (1er à gauche) - Photo : René Colcomb transmise par son petit-fils François que je remercie pour son aide.

Quatre pilotes de l'escadrille SPA 38 : Slt Hector Garaud (13 victoires homologuées) - Adj Gustave Douchy (9 victoires homologuées) - Cne René Colcomb - Slt Georges Madon (41 victoires homologuées) Photo : René Colcomb transmise par son petit-fils François que je remercie pour son aide.

Slt Hector Eugène Joseph Garaud – Mécanicien puis canonnier puis Pilote – Né le 27 août 1897 à Saint Antoine (Isère) – Avant guerre mécanicien – Engagé au 2ème groupe d’aviation de Lyon-Bron, le 14 juillet 1915 comme mécanicien – Brevet de pilote militaire n° 4804 du 21 octobre 1916 à l’école d’aviation de Buc – Différentes unités : 2ème groupe d’aviation de Bron – Escadrille V 397 (future 469) du CRP comme canonnier – Ecole de Dijon (théorie + formation militaire) – Ecole de Buc (pilotage élémentaire + brevet) – Ecole d’Avord (formation complémentaire) – Ecole de Pau (formation chasse) - Escadrille N 313 jusqu’au 3 avril 1917 – Escadrille N 38 à partir du 15 avril 1917 – 13 victoires homologuées – Croix de Guerre – Citation à l’ordre du régiment en 12 juillet 1916 – Décédé dans un accident d’avion, le 2 avril 1940 dans la région de Montpellier – Repose au cimetière du Père Lachaise.

Adj Gustave Augustin Douchy – Pilote – Né le 13 mai 1893 à Bondy – Avant guerre mécanicien du MdL Poinsard sur Maurice Farman à Nancy – Entré en service, le 28 novembre 1913 au 1er groupe d’aviation – Brevet de pilote militaire n° 1231 du 20 juillet 1915 – Différentes unités : 1er groupe d’aviation – Ecole d’Avord – Escadrille N 38 du 21 octobre 1915 au 20 avril 1917 – 9 victoires homologuées - Médaille Militaire en août 1916 – Croix de Guerre – 2 citations à l’ordre de l’armée en mars 1916 et mai 1916 – à l’ordre du corps d’armée en février 1916 – De 1926 à 1929, pilote d’essai du constructeur Wibault - Pendant la seconde guerre mondiale, pilote des forces aérienne françaises, décédé le 29 juillet 1943 à Madagascar – Repose au cimetière des Fougères à Sèvres.

Cne René Colcomb - observateur puis pilote - Brevet de pilote militaire n° 2457 du 21 janvier 1916 - Différentes unités : Escadrille MF 16 - Escadrille MS 3 - A fait des missions avec l'escadrille MF 62 - Escadrille N 38 et SPA 38 - Une victoire non homologuée - 8 citations à l'ordre de l'armée, le 12 février 1916 - 25 mai 1916 - 15 novembre 1916 - 14 juin 1917 - 3 février 1918 - 30 octobre 1918 - Une citation à l'ordre du GB 8 le 20 juin 1918 - Une citation à l'ordre de la 15ème Di du 18 février 1918 - Légion d'Honneur - Croix de Guerre.

Slt Georges Félix Madon - Slt Georges Félix Madon - Né le 28 juillet 1892 à Bizerte (Tunisie) - Avant guerre Aviateur - Entré en service, le 12 mars 1912 au 1er régiment de Génie - Brevet de pilote militaire n° 231 du 12 mars 1913 à l'école d'aviation d'Avord - Ecole de Pau jusqu'au 10 août 1916 - Pilote de l'escadrille BL 30 du 30 septembre 1914 au 12 mars 1915 - Pilote de l'escadrille C 30 du 1er avril 1915 au 6 avril 1915 - Fait prisonnier en Suisse après une erreur de navigation - Il essayait ce jour, un MF 11 de l'escadrille MF 44 - Evadé en décembre 1915 - Pilote de l'escadrille MF 218 de janvier au 1er septembre 1916- Pilote de l'escadrille N 38 du 1er septembre 1916 au 25 mars 1919 - Légion d'Honneur - Médaille Militaire - Croix de Guerre - 4ème As français avec 41 victoires homologuées - Tué pendant une démonstration aérienne, le 11 novembre 1924 à Tunis - Repose au cimetière de Bagneux.

Cne Georges Félix Madon - Né le 28 juillet 1892 à Bizerte (Tunisie) - Fils de Pierre Madon et de Baphotine Nanca - Domiciliés au 3, rue du Marabout à Tunis (Tunisie) - Brevet de pilote civil n° 595 obtenu à l'école Blériot d'Etampes et délivré par l'Aéroclub de France, le 8 septembre 1911 - Classe 1911 - Recrutement de Tunis (Tunisie) sous le matricule n° 128 - Engagé volontaire au titre du 1er régiment de Génie, à compter du (12) mars 1912 - Passé élève pilote et envoyé à l'école d'aviation militaire d'Avord, le 1er janvier 1913 - Brevet de pilote militaire n° 231 obtenu à l'école d'aviation d'Avord, le 12 mars 1913 - Stage de perfectionnement à l'école d'aviation militaire de Pau jusqu'au 10 août 1916 - Affecté aux 2ème réserves d'aviation de Tours du 10 août au 30 septembre 1914 - Citation à l'ordre du 1er groupe d'aviation, en date du 10 août 1914 - Pilote de l'escadrille BL 30 / C 30 du 30 septembre 1914 au 12 mars 1915 - Nommé Sergent, le 5 novembre 1914 - En mission du 5 au 12 novembre 1914 - Citation à l'ordre de l'armée, en date du 4 janvier 1915 - En instruction MF 11 au RGA du 12 mars au 1er avril 1915 - Pilote de l'escadrille C 30 du 1er au 6 avril 1915 - Fait prisonnier après une erreur de navigation pendant laquelle il se pose son MF 11 à Porrentruy en Suisse, le 6 avril 1915 - Interné en Suisse du 6 avril au 27 décembre 1915 - Ce jour, il faisait équipage avec le Cal René Chatelain, son mécanicien, qui a lui aussi été fait prisonnier - Evadé de Suisse, le 27 décembre 1915 - Pilote du GDE du 14 au 23 février 1916 - Pilote de la Section d'artillerie lourde MF (218 ?) du 23 février au 1er septembre 1916 - Pilote de l'escadrille N 38 du 1er septembre 1916 au 25 mars 1919 - Citation à l'ordre de l'armée, en date du 7 octobre 1916 - Médaille Militaire et citation à l'ordre de l'armée, en date du 27 novembre 1916 - Nommé Adjudant, le 10 décembre 1916 - Citation à l'ordre de l'armée, en date du 10 décembre 1916 - Citation à l'ordre de l'armée en date du 31 janvier 1917 - Chevalier de la Légion d'Honneur et citation à l'ordre de l'armée, en date du 5 mai 1917 - Citation à l'ordre de l'armée, en date du 6 juin 1917 - Citation à l'ordre de l'armée, en date du 6 août 1917 - Nommé Sous-lieutenant, à titre temporaire, le 15 août 1917 - Citation à l'ordre de l'armée, en date du 7 septembre 1917 - Citation à l'ordre de l'armée, en date du 7 novembre 1917 - Médaille d'Or de l'Aéroclub de France, le 15 novembre 1917 - Citation à l'ordre de l'armée, en date du 30 décembre 1917 - Nommé Sous-lieutenant, à titre définitif, le 1er février 1918 - Nommé Lieutenant, à titre temporaire, le 16 février 1918 - Commandant de l'escadrille SPA 38 du 24 mars 1918 au 25 mars 1919 - Nommé Lieutenant à titre définitif, le 15 mai 1918 - Citation à l'ordre de l'armée, en date du 5 juin 1918 - Citation à l'ordre de l'armée, en date du 14 juin 1918 - Citation à l'ordre de l'armée, en date du 13 juillet 1918 - Officier de la Légion d'Honneur, en date du 3 septembre 1918 - Nommé Capitaine, à titre temporaire, le 10 novembre 1918 - 4ème As français avec 41 victoires homologuées et 61 non homologuées toutes remportées à l'escadrille N 38 / SPA 38 - Sa première victoire homologuée date du 28 septembre 1916 et sa dernière le 3 septembre 1918 - Croix de Guerre avec 17 palmes de bronze, deux étoiles d'argent et une étoile de bronze - En congé sans solde pendant deux ans, à compter du 5 octobre 1919 - Affecté au 1er régiment d'aviation de chasse de Thionville-Basse-Yutz, le 1er janvier 1920 - Affecté au 4ème régiment d'aviation d'observation, le 10 mai 1920 - Reste en congé sans solde - Pilote de course aérienne, aux commandes du Simplex à moteur Hispano-Suiza de 320 ch type Madon, un avion sans queue spécialement conçu pour participer à la coupe Deutsch de la Meurthe, le 30 septembre 1922 - Est victime d'un accident au cours d'un vol d'essai à Villesauvage, en préliminaire à la première épreuve de la coupe Deutsch de la Meurthe, alors qu'il pilotait le Simplex-Madon, pendant lequel il est légèrement blessé, le 25 septembre 1922 - Reprend sa place au sein de l'aéronautique militaire avec le grade de Capitaine - Affecté au 38ème régiment d'aviation mixte de Thionville-Basse-Yutz, suite à changement de dénomination du 1er RAC, le 1er janvier 1924 - Se tue au cours d'une démonstration aérienne à Tunis (Tunisie), le 11 novembre 1924 - Il participait aux cérémonies d'inauguration du monument élevé en hommage à Roland Garros - En panne moteur, son avion s'est écrasé sur le toit d'un immeuble, non loin du monument - Georges Madon repose au cimetière de Bagneux (Hauts-de-Seine) - Carte postale d'époque - Sources : Pam (2 fiches) - LO - CCC de l'escadrille BL 30 / C 30 - CCC de l'escadrille SPA 38 - CICR - JORF - Journal L'Intransigeant - La Guerre Aérienne Illustrée - L'Aérophile - Dernière mise à jour : 18 août 2017.

* Citation à l'ordre du 1er groupe d'aviation, en date du 10 août 1914 : "Volontaire pour une mission délicate dans des circonstances difficiles"

* Citation à l'ordre de l'armée, en date du 4 janvier 1915 :

* Citation à l'ordre de l'armée du Sgt Georges Madon, pilote à l'escadrille N 38, en date du 7 octobre 1916 : "Pilote ancien d'une adresse et d'un entrain remarquables, en un mois, a livré de nombreux combats aériens dans lesquels il a fait preuve du plus bel allant. Le 28 septembre 1916, au cours d'une mission de protection, a abattu un Fokker dans ses lignes."

* Médaille Militaire et citation à l'ordre de l'armée du Sgt Georges Félix Madon, pilote à l'escadrille N 38, en date du 27 novembre 1916 : "Sergent pilote, d'un entrain et d'un dévouement exceptionnel, dont l'habileté et l'audace se sont affirmées en maintes circonstances. Le 28 septembre 1916, a abattu un Fokker dans ses lignes. Le 9 novembre, après avoir livré trois combats, a abattu son deuxième avion; le lendemain, a attaqué un avion ennemi qui a paru sérieusement touché. Déjà trois fois cité à l'Ordre".

* Citation à l'ordre de l'armée du Sgt Georges Félix Madon, pilote à l'escadrille N 38, en date du 3 janvier 1917 : "Pilote d'une vaillance et d'un entrain remarquables. le 17 novembre 1916, a abattu son 3ème avion ennemi; le 10 décembre, a abattu son 4ème adversaire qui est tombé en flammes dans ses lignes".

* Citation à l'ordre de l'armée de l'Adj Georges Félix Madon, pilote à l'escadrille N 38, en date du 11 février 1917 : "Pilote hors ligne qui est pour les plus jeunes pilotes de son escadrille un exemple et un guide incomparable. Le 31 janvier a abattu dans nos lignes son 5ème avion ennemi. Le 1er février, au cours d'une reconnaissance périlleuse pour laquelle il s'était offert comme volontaire, est descendu à 100 mètres pour mitrailler un train et l'a contraint à s'arrêter ".

* Chevalier de la Légion d'Honneur et citation à l'ordre de l'armée de l'Adj Georges Félix Madon, pilote à l'escadrille N 38, en date du 5 mai 1917 : "Adjudant pilote, incomparable d'adresse et d'entrain. Après s'être distingué par son courage dans une escadrille de corps d'armée, donne depuis six mois, comme pilote de chasse, un merveilleux exemple d'audace, d'endurance et d'énergie. Le 17 mars 1917, ayant attaqué deux avions ennemis et mis en fuite l'un deux, a été, tandis qu'il poursuivait l'autre dans sa chute, victime d'une panne de moteur. Contraint d'atterrir dans les lignes allemandes, a réussi, grâce à son sang froid, a reprendre son vol après avoir mitraillé une troupe qui s'avançait vers lui. Le 18 mars au cours d'un combat avec deux avions ennemis, a abattu son 8ème adversaire. Le 14 avril, a remporté sa 9ème victoire. Sept fois cité à l'Ordre."

* Citation à l'ordre de l'armée de l'Adj Georges Félix Madon, pilote à l'escadrille N 38, en date du 6 juin 1917 : "Pilote dont l'entrain ne cesse d'être un exemple. les 4 et 13 mai 1917, a abattu ses 10ème et 11ème avions ennemis."

* Citation à l'ordre de l'armée de l'Adj Georges Félix Madon, pilote à l'escadrille N 38, en date du 6 août 1917 : "Le 20 mai 1917, a abattu son douxième avion. Le 2 juillet 1917, attaquant de très près un biplan allemand, emporté par son allant, est entré en collision brutale avec son adversaire qui tomba désemparé. Atteint lui-même gravement par le choc, a pu, après une chute vertigineuse, redresser partiellement son appareil, donnant une nouvelle preuve de son adresse et de son sang-froid exceptionnels. Fut blessé à l'atterrissage."

* Citation à l'ordre de l'armée du Slt Georges Félix Madon, pilote à l'escadrille N 38, en date du 7 septembre 1917 : "Le 18 et 22 août 1917, a abattu ses 13ème et 14ème avions ennemis. Le 3 septembre, a remporté sa quinzième victoire."

* Citation à l'ordre de l'armée du Slt Georges Félix Madon, pilote à l'escadrille N 38, en date du 7 novembre 1917 : "Exemple merveilleux d'adresse etv de courage. le 4 septembre et le 24 octobre 1917, a abattu ses 16ème et 17ème avions ennemis."

* Citation à l'ordre de l'armée du Slt Georges Félix Madon, pilote à l'escadrille SPA 38, en date du 30 décembre 1917 : "Attaquant, le 22 décembre 1917, un avion ennemi, l'a descendu en flammes. Le 23 décembre 1917, a abattu dans nos lignes son dix-neuvième adversaire."

* Citation à l'ordre de l'armée du Ltt Georges Félix Madon du 1er Régiment du Génie, pilote à l'escadrille SPA 38, en date du 5 juin 1918 : "Le 9 mars 1918, a abattu ses 24ème et 25ème avions ennemis. Le 27 mars a remporté ses 26ème et 27ème victoires."

* Citation à l'ordre de l'armée du Ltt Georges Félix Madon du 1er régiment du génie, pilote à l'escadrille SPA 38, en date du 14 juin 1918 : "du 1er au 2 juin 1918, a abattu cinq avions ennemis, totalisant ainsi trente-deux victoires."

* Citation à l'ordre de l'armée du Ltt Georges Félix Madon, commandant l'escadrille SPA 38, en date du 13 juillet 1918 : "A abattu ses 33ème, 34ème, 35ème et 36ème avions ennemis."

* Officier de la Légion d'Honneur du Ltt Georges Félix Madon du Génie, pilote à l'escadrille SPA 38, en date du 3 septembre 1918 : "Officier d'élite, pilote de chasse d'une indomptable énergie, d'une bravoure héroïque et d'une suprême habileté. Toujours vainqueur au cours d'innombrables combats engagés sans souci du nombre des adversaires, ni de l'éloignement de nos lignes, jamais atteint, même d'une seule balle, grâce à la rapidité foudroyante de ses attaques, à la précision de ses manœuvres, à l'infaillibilité de son tir, meurtri parfois dans des chutes terribles, entraîne inlassablement, par son splendide exemple, l'escadrille qu'il commande et qu'il illustre chaque jour par de nouveaux exploits; le 11 août 1918, il abat son quarantième avion ennemi. Une blessure. Chevalier de la Légion d'Honneur pour faits de guerre. Dix-neuf citations."

Sgt Jehan Ferdinand Marie Joseph Macquart de Terline – Pilote – Né le 21 juillet 1892 à Blendecques (62) – Avant guerre Etudiant en droit – Entré en service, le 3 novembre 1910 au 9ème régiment de cuirassiers – Brevet de pilote militaire n° 1238 du 21 juillet 1915 – Différentes unités : 2ème groupe d’aviation – Ecole d’Avord - Escadrille N 38 à partir du 27 septembre 1915 – 3 victoires homologuées - Tué au combat, le 27 juillet 1916 à Minaucourt après une collision aérienne volontaire avec son adversaire, un Rumpler type C de la FlAbt 17 de l’équipage Uffz Erich Finke et Obltn Günther Freytag. Voir le chapitre qui lui est consacré plus bas dans cette page. Photo René Colcomb transmise par son petit-fils François que je remercie pour son aide.

Sgt François Raty - Né le 3 septembre 1897 à Saulnes (54) - Blessé au combat par un pilote de la Jasta 9 - Décédé de ses blessures à l'höpital de Cuperly, le 15 février 1917 Photo La guerre aérienne illstrée.

Adj Eugène Adolphe Bertin - Né le 12 septembre 1891 à la Flamengrie (02) - Fils d'Arsène René Bertin et de Marie Louise Adéline Hédon - Classe 1911 - Recrutement de St-Quentin sous le n° matricule 1364 - Service militaire au 1er régiment du Génie, à compter du 9 octobre 1912 - Affecté au 1er groupe aéronautique de Versailles - Brevet de pilote militaire n° 377 en date du 23 septembre 1913 - Passé à l'aéronautique militaire, au 2ème groupe d'aviation, à compter du 1er janvier 1914 - Nommé Caporal, le 28 mars 1914 - Nommé Sergent, le 10 octobre 1914 - Chef pilote de Morane Parasol sur le terrain de Villacoublay, le 1er novembre 1914 - Pilote de l'escadrille MS 38 du 27 janvier 1915 au 11 avril 1916 - Croix de Guerre et une citation à l'ordre de l'armée, le 29 juin 1915 - Pilote d'essai de la société Henriot du 11 avril 1916 au 26 juillet 1917 - Envoyé en mission par la société Henriot pour la vérification d'appareils appartenant à l'escadrille SPA 38 - Décédé au cours d'un accident aérien près de Milan, le 26 juillet 1917 - Une citation à l'ordre de l'armée, à titre posthume, en date du 31 août 1921 - Croix de guerre portugaise suite au décret du 20 septembre 1921 - Photo mise en ligne sur le site "Gallica" de la Grande Bibliothèque de France.

* Citation n° 4074 à l'ordre de l'armée en date du 29 juin 1915 : "Pilote d'un allant et d'un dévouement à toute épreuve. Ayant eu le 18 avril 1915 son avion traversé par deux éclats de projectiles, n'en a pas moins continué sa reconnaissance. Le 20 juin 1915, chargé d'une mission en pays ennemi, mission difficile et comportant les plus grands risques, s'en est acquitté avec succès, faisant preuve de sang-froid, d'audace et d'un mépris absolu du danger."

* Citation n° 14420 à l'ordre de l'armée, à titre posthume, en date du 31 août 1921 : "Pilote d'un entrain, d'un courage et d'un dévouement de tout premier ordre. Le 24 août 1915 s'étant volontairement chargé d'une mission très périlleuse a été blessé d'un éclat d'obus peu après son départ et a eu son appareil assez gravement atteint pour que sa sécurité fût très compromise, a néanmoins poursuivi sa route, rempli heureusement sa mission et, en outre, a pris à bord et ramené un des ses camarades, dont l'appareil s'était brisé dans un atterrissage en pays ennemi. Blessé, le 24 août 1915, par éclat d'obus à la partie moyenne de la cuisse droite."

Adj Eugène Adolphe Bertin - Né le 12 septembre 1891 à la Flamengrie (02) - Fils d'Arsène René Bertin et de Marie Louise Adéline Hédon - Classe 1911 - Recrutement de St-Quentin sous le n° matricule 1364 - Service militaire au 1er régiment du Génie, à compter du 9 octobre 1912 - Affecté au 1er groupe aéronautique de Versailles - Brevet de pilote militaire n° 377 en date du 23 septembre 1913 - Passé à l'aéronautique militaire, au 2ème groupe d'aviation, à compter du 1er janvier 1914 - Nommé Caporal, le 28 mars 1914 - Nommé Sergent, le 10 octobre 1914 - Chef pilote de Morane Parasol sur le terrain de Villacoublay, le 1er novembre 1914 - Pilote de l'escadrille MS 38 du 27 janvier 1915 au 11 avril 1916 - Croix de Guerre et une citation à l'ordre de l'armée, le 29 juin 1915 - Pilote d'essai de la société Henriot du 11 avril 1916 au 26 juillet 1917 - La fondation "Deutsch de la Meurthe" de l'académie des Sports a lui décerné, avec le Zouave François Vila, du 2ème régiment mixte de zouaves et tirailleurs, une prime de 10.000 fr pour célébrer des opérations à titre sportif - Envoyé en mission par la société Henriot pour la vérification d'appareils appartenant à l'escadrille SPA 38 - Décédé au cours d'un accident aérien près de Milan, le 26 juillet 1917 - Une citation à l'ordre de l'armée, à titre posthume, en date du 31 août 1921 - Croix de Guerre portugaise suite au décret du 20 septembre 1921 - Photo mise en ligne sur le site "Gallica" de la Grande Bibliothèque de France.

Slt Pierre Marinovitch - Né le 1er août 1898 à Paris - Fils de Bélisaire Marinovith et d'Agrippine de Bronikoff - Avant guerre étudiant - Entré en service actif au 27ème régiment de Dragons, le 12 février 1916 - Brevet de pilote militaire n° 4910 obtenu à l'école d'aviation militaire de Chartres, le 15 novembre 1916 - Pilote de l'escadrille N 38 du 18 mars 1917 au 23 juin 1917 - Pilote de l'escadrille SPA 94 du 23 juin 1917 au 28 février 1919 - 25 victoires homologuées toutes remportées à la 94 - Légion d'Honneur - Médaille Militaire - Croix de Guerre avec 14 palmes - Décédé au cours d'un accident aérien sur le terrain de Bruxelles-Evererière (Belgique), le 2 septembre 1919 - Il repose au cimetière du Père Lachaise à Paris - Carte postale d'époque.

Slt Marcel Henry Burgun - Né le 30 janvier 1890 à Saint-Petersbourg (Pétrograd de 1914 à 1924) - Russie - Trois-quart Centre et demi d'ouverture du Racing Club de France de Rugby - Castres Olympique de 1912 à 1914 - Faisait partie de l'équipe de France lors de la victoire de la France contre l'Ecosse en 1911 - 11 sélections en équipe de France - Ecole Centrale en 1913 - Service militaire au 9ème régiment d'artillerie de campagne à compter du 1er octobre 1910 - Profession avant guerre Ingénieur de l'école Centrale - Nommé Sous-lieutenant, le 28 août 1914 - Passé à l'aviation comme observateur, le 1er mars 1915 - Brevet de pilote militaire n° 1086 obtenu le 17 juin 1915 - Pilote de l'escadrille MF 50 du 31 août au 31 octobre 1915 - Pilote de l'escadrille N 49 du 7 novembre 1915 au 29 mars 1916 - SFA de Chalais-Meudon du 29 mars au 5 juillet 1916 - Pilote de l'escadrille N 38 du 5 juillet 1916 au 2 septembre 1916 - Tué au combat, aux commandes d'un Nieuport 17, à l'Est d'Aubérive (51), le 2 septembre 1916 - Trois citations à l'ordre de l'armée - Chevalier de la Légion d'Honneur - Croix de Guerre à titre posthume - Il repose au cimetière du Mont Frenet, à la Cheppe (51) - Photo La Vie au Grand Air de septembre 1916 transmise par Arnaud Bayeux que je remercie pour son aide.

Caporal Louis Mathieu - Né le 17 avril 1891 à Durban (Afrique du Sud) - Appelé comme mécanicien au 2ème groupe d'aviation, le 9 octobre 1913 - Brevet de pilote militaire n° 1706 à l'école de Buc, le 6 octobre 1915 - 1ère réserve d'aviation - Parc n° 3 - Ecole de Buc - Pilote de l'escadrille C 28 - Citations : le 20 décembre 1915, le 28 avril 1916, le 5 mai 1917 - Aéronautique en avril 1916 - Médaille Militaire, le 28 septembre 1916 - Croix de Guerre - Convalescence jusqu'au 24 juillet 1917 - Annexe GDE de Luxeuil - CIACB - Ecole de Chartres.

* Citation à l'ordre de l'armée : "Le 20 décembre 1915, a exécuté une reconnaissance de 2 heures au delà des lignes ennemies sous un feu d'artillerie continu et particulièrement violent, pendant laquelle il a dû livrer combat à un avion de chasse ennemi. Est revenu avec 31 balles de mitrailleuses et 10 éclats d'obus dans son avion, après avoir permis à son observateur de réussir un réglage de tir et de rapporter des renseignements importants."

Sgt André Henri Martenot de Cordoux - Né le 14 mars 1893 à Chalezeule (Doubs) - Fils de François et Bathilde Martenot de Cordoux - Domiciliés à Trois Châtel à Besançon - Profession avant guerre Ingénieur - Classe 1913 - Recrutement de Besançon sous le matricule n° 918 - Mobilisé au 149ème régiment d'infanterie, le 8 août 1914 - Affecté dans une unité du Génie - Passé à l'aéronautique militaire comme élève pilote, le 5 août 1915 - Brevet de pilote militaire n° 2156 obtenu à l'école militaire d'aviation de Pau, le 26 décembre 1915 - Stage "Avions Rapides" à l'école militaire d'aviation d'Avord, jusqu'au 30 janvier 1916 - Pilote du RGA du 30 janvier au 7 février 1916 - Pilote du GDE du 7 février au 10 avril 1916 - Pilote de l'escadrille C 28 (détachement 513) du 17 avril au 20 mai 1916 - Evacué à l'ambulance 2/60, le 20 mai 1916 - Une citation à l'ordre de l'armée, le 26 mai 1916 - Nommé Sergent, le 22 juin 1916 - Convalescence jusqu'au 4 janvier 1917 - Pilote du GDE du 4 janvier au 16 février 1917 - Pilote de l'escadrille C 56 (détachement 513) du 16 février au 6 avril 1917 - Pilote de l'escadrille N 38 du 6 avril au 11 juin 1917 - Pilote de l'escadrille N 94 / SPA 94 du 11 juin 1917 au 1er avril 1919 - Nommé Adjudant, le 25 juin 1917 - Une citation à l'ordre de l'armée en juillet 1917 - Médaille Militaire et une citation à l'ordre de l'armée, le 1er octobre 1917 - Nommé Sous-Lieutenant à titre temporaire, le 25 janvier 1918 - En mission du 8 au 18 février 1918 - Une citation à l'ordre de l'armée, le 10 octobre 1918 - A terminé la guerre avec 8 victoires homologuées - Détaché à Sarreguemines du 3 décembre 1918 au 23 janvier 1919 - Détaché du 22 février au 17 mars 1919 - Nommé Lieutenant de réserve, le 26 mars 1919 - Affecté à l'escadre n° 1, le 1er avril 1919 - Affecté au 2ème régiment d'aviation de chasse de Strasbourg, le 22 juin 1920 - Décédé, le 31 décembre 1978 - Sources : Pam - JORF - CCC 28 - CCC 56 - CCC 28 - CCC 94 - Dernière mise à jour : 11/01/2015.

* Citation à l'ordre de l'armée du Caporal André Henri Martenot de Cordoux, pilote de l'escadrille C 28, en date du 26 mai 1916 : "Le 20 mai, a attaqué à courte distance un avion ennemi, le forçant à atterrir à proximité des lignes, le pilote hors de combat; atteint, dans la lutte, d'une balle qui lui a enlevé deux doigts au pied et fait une blessure grave au mollet, n'a dû de ramener son appareil au terrain d'atterrissage qu'à son habileté et à son énergie."

* Citation à l'ordre de l'armée du Sgt André Henri Martenot de Cordoux, du 1er groupe d'aviation, pilote du détachement 513, en date du 4 mars 1917 : "Pilote hardi qui a toujours donné les preuves des qualités les plus brillantes d'énergie, d'adresse et de bravoure. A attaqué le 20 mai 1916 un avion ennemi à courte distance, le forçant à atterrir à proximité des lignes et mettant le pilote hors de combat. Atteint d'une balle qui lui a fait des blessures graves, n'a dû de ramener son appareil dans nos lignes qu'à son habileté et son énergie."

* Médaille militaire et Citation à l'ordre de l'armée de l'Adj André Marie Henri Martenot de Cordoux, pilote de l'escadrille N 94, en date du 1er octobre 1917 : "Pilote adroit et plein d'ardeur. S'est toujours acquitté avec succès des missions de chasse et de protection qui lui ont été confiées. Grièvement blessé, le 20 mai 1916, au cours d'un combat aérien, a réussi, grâce à son courage, à abattre son adversaire. A repris sa place à l'escadrille bien qu'incomplétement guéri, donnant ainsi un bel exemple du devoir. Le 25 juillet 1917, a descendu son deuxième appareil. Deux citations à l'ordre de l'armée (Croix de Guerre)."

* Citation à l'ordre de l'armée du Slt André Marie Henri Martenot de Cordoux, du 149ème régiment d'infanterie, pilote de l'escadrille SPA 94, en date du 13 juin 1918 : "Brillant pilote de chasse. Provoque chaque jour l'admiration de ses camarades par son allant et son entrain. A plusieurs reprises, a attaqué des patrouilles de dix à quinze appareils ennemis et, grâce à son sang-froid et à son audace, a pu sortir indemne de combats très durs. Vient d'abattre son quatrième avion ennemi. Une blessure. Médaillé militaire pour faits de guerre. Deux citations."

* Citation à l'ordre de l'armée du Slt André Henri Martenot de Cordoux, du 149ème régiment d'infanterie, pilote aviateur, détaché à l'escadrille SPA 94, en date du 10 octobre 1918 : "Pilote d'un entrain et d'une bravoure au-dessus de tout éloge, véritable homme de devoir qui ne cesse de s'imposer à tous par son audace et son courage. Poursuivant toujours avec la même ardeur le combat contre les avions ennemis; a abattu les 21 août et 13 septembre 1918, ses sixième et septième avions ennemis. Une blessure. Médaillé militaire et Chevalier de la Légion d'Honneur pour faits de guerre. Quatre citations."

* Citation à l'ordre de l'armée du Slt André Henri Martenot de Cordoux, du 149ème régiment d'infanterie, pilote à l'escadrille SPA 94, en date du 15 novembre 1918 : "Officier d'élite ayant la plus haute conception du devoir, animé d'un courage et d'un allant au-dessus de tout éloge, et joignant aux qualités de pilote de chasse de grande valeur, celles d'observateur des plus minutieux. Les 6 et 12 octobre, a opéré un jalonnement précis de botre infanterie, malgré les circonstances atmosphériques les plus défavorables et lui a donné des renseignements très importants sur la situation de l'ennemi. Une blessure. Médaillé Militaire et décoré de la Légion d'Honneur pour faits de guerre. Cinq citations."

Slt François Auguste Alfred Roederer - Né le 10 janvier 1886 au Hâvre (Seine-Maritime) - Fils de Jules Emile Roederer et d'Emilie Marie Delaroche - Domiciliés au 53, rue Félix Faure au Hâvre - Profession Etudiant licencié es lettres - Classe 1903 (engagement) - Recrutement du Hâvre sous le matricule n° 2241 - Engagé volontaire pour trois ans au 129ème régiment d'infanterie, le 10 novembre 1904 - Nommé Caporal, le 16 août 1905 - Envoyé en disponibilité en attendant son passage dans la réserve, le 23 septembre 1905 - Une période de réserve supplémentaire au 129ème RI du 26 août au 23 septembre 1907 - Passé dans la réserve, le 10 novembre 1907 - Nommé Sergent, le 23 avril 1906 - Une période de réverse au 129ème RI du 29 août au 20 septembre 1910 - Nommé Adjudant, le 23 décembre 1911 - Une période de réverse au 129ème RI du 21 avril au 7 mai 1913 - Profession Employé de banque - Rappelé sous les drapeaux en raison de la mobilisation générale du 1er août 1914 - Arrié au 129ème RI, le 4 août 1914 - Blessé par balle de fusil au genou droit, à Berry-Au-Bac, le 14 septembre 1914 - Détaché au 2ème groupe d'aviation, le 8 octobre 1914 - Affecté comme observateur à la RGA du Bourget, le 10 octobre 1915 - Observateur du service aéronautique de la IVème armée, le 7 novembre 1915 - Observateur de l'escadrille SPA 38 du 8 septembre 1915 au 24 novembre 1916 - Nommé Sous-lieutenant à titre temporaire, le 24 juillet 1916 - Croix de Guerre et une citation n° 6935 à l'ordre du 4ème corps d'armée, en date du 21 octobre 1916 - Nommé Sous-Lieutenant de réserve, à titre définitif, le 24 octobre 1916 - Tué au combat, à bord du Nieuport XII bis n° 1746, dans les environs d'Ardeuil-Aure (Ardennes), le 24 novembre 1916 - Il faisait équipage avec le Sgt Henri Pluvy (pilote), qui a également perdu la vie - Déclaré comme inhumé dans le cimetière du village par un communiqué officiel allemand - Chevalier de la Légion d'Honneur et citation à l'ordre de l'armée, à titre porthume, en date du 26 décembre 1919 - Les parents des Slt Emile et François Roederer, tués le 24 septembre 1915 et 24 novembre 1916, ont fait une donation de 1.000 frs, pour une bourse en souvenir de leurs fils au lycée du Havre où ils avaient fait une partie de leurs scolarités, le 23 mars 1918 - Sources : Pam - MpF - JORF - FM Seine-Maritime - Dernière mise à jour : 26 août 2015 - Photo transmise par Alexandre Hecht, que je remercie pour son aide.

* Croix de Guerre et une citation n° 6935 à l'ordre du 4ème corps d'armée, en date du 21 octobre 1916 : "Officier de haute valeur morale dont la conscience et le courage égalent la modestie. S'est vaillamment comporté dans l'infanterie où il a été grièvement blessé à la tête de sa section. Passé dans l'aviation, a, depuis 11 mois, rendu les meilleurs services et pas ses nombreuses reconnaissances d'armée et ses photographies de l'arrière front ennemi. A notamment exécuté en septembre 1916, plusieurs reconnaissances lointaines dans les lignes allemandes sans jamais se laisser détrouner de sa missionnpar le feu de l'artillerie ou les attaques d'avions ennemis. Croix de Guerre avec étoile de Vermeil."

* Chevalier de la Légion d'Honneur et citation à l'ordre de l'armée, à titre porthume, du Slt François Auguste Roederer, détaché à l'escadrille SPA 38, en date du 26 décembre 1919 : "Officier d'élite. Observateur en avion de premier ordre, d'une habileté, d'une conscience et d'une bravoure exceptionnelles. Tombé glorieusement pour la France, le 24 novembre 1916, après un magnifique combat, au cours d'une mission lointaine. Une blessure et une citation antérieures. Croix de Guerre avec palme."

Autre photo du Slt François Roederer - Observateur de l'escadrille SPA 38 du 8 septembre 1915 au 24 novembre 1916 - Tué au combat, à bord du Nieuport XII bis n° 1746, dans les environs d'Ardeuil-Aure (Ardennes), le 24 novembre 1916 - Il faisait équipage avec le Sgt Henri Pluvy (pilote), qui a également perdu la vie - Photo transmise par Alexandre Hecht, que je remercie pour son aide.

Cal David Endicott Putnam - Né le 10 décembre 1895 à Boston (USA) - Fils de Frederic Putnam et de Jannette Hellwielr - Domiciliés à Brierwood, Egypt Massachusssett (USA) - Avant guerre Etudiant de l'université de Harvard - Classe 1915 - Recrutement de XXX sous le matricule n° 12.214 - Engagé volontaire dans la légion étrangère, au titre de l'aéronautique militaire, le 12 juin 1917 - Brevet de pilote militaire n° 9328 obtenu à l'école d'aviation militaire d'Avord, le 17 octobre 1917 - Stage de perfectionnement à l'école d'aviation militaire de Pau, jusqu'au 25 novembre 1917 - Nommé Caporal, en novembre 1917 - Pilote du GDE du 25 novembre au 18 décembre 1917 - Pilote de l'escadrille SPA 94 du 20 décembre 1917 au 1er janvier 1918 - Pilote de l'escadrille N 156 / SPA 156 du 1er janvier au 1er juin 1918 - En stage de lâché sur SPAD VII et XIII au GDE, du 1er au 17 février 1918 - Nommé Sergent, le 13 mars 1918 - En stage du 26 avril au 3 mai 1918 - A remporté 4 victoires homologuées et 8 probables pendant son affectation à l'escadrille SPA 156 - Pilote de l'escadrille SPA 38 du 1er au 15 juin 1918 - Nommé Lieutenant de l'armée américaine, le 16 juin 1918 - A remporté 5 victoires homologuées et 7 probables pendant son affectation à l'escadrille SPA 38 - Passé à l'US Army Air Service (USAAS) et pilote du 139th Aero Squadron US du 30 juin au 12 septembre 1918 - A remporté 4 victoires homologuées et une probable pendant son affectation au 139th Squadron US - Tué au cours d'un combat aérien par le Ltn Georg von Hantelmann, dans les environs de Limey (Meurthe-et-Moselle), le 12 septembre 1918 - Totalise 13 victoires homologuées le jour de sa mort - Son corps a été mis en terre à Toul (Meurthe et Moselle) avant d'être transféré au mémorial de l'escadrille La Fayette dans le parc de Marne-la-Coquette (Hauts-de-Seine) - Photo collection Gregory VanWyngarden que je remercie pour son aide - Sources : Pam - Liste des brevets militaires - CCC de l'escadrille SPA 94 - CCC de l'escadrille N 156 / SPA 156 - CCC de l'escadrille SPA 38 - JORF - Site Internet "The Aerodrome" - Dernière mise à jour : 29 juillet 2017.

* Croix de Guerre et citation à l'ordre de l'armée du Cal David Putnam au 1er régiment de la Légion etrangère, détaché à l'escadrille N 156, en date du 21 février 1918 : " Etant en patrouille le 19 janvier 1918, a livré un combat très vif à deux biplaces ennemis, les a poursuivis jusqu'à très faible altitude dans leurs lignes, abattant l'un d'entre eux qui est tombé en flammes.

* Citation à l'ordre de l'armée du Sgt David Putnam au 1er régiment de la Légion étrangère, détaché à l'escadrille MS 156, en date du 21 mars 1918 : Pilote adroit et audacieux, recherche toutes les occasions de combattre. A attaqué deux avions ennemis et a abattu l'un d'eux en vue de nos tranchées."

* Citation à l'ordre de l'armée du Sgt David Putnam, au 1er régiment de la Légion Etrangère, détaché à l'escadrille SPA 38, en date du 20 juin 1918 : Pilote de chasse de tout premier ordre. Le XXX, attaquant une patrouille de dix monoplaces ennemis, a abattu l'un d'eux pendant que quatre autres tombaient désemparés et a mis en fuite le reste de la patrouille ennemie (septième victoire)."

* Citation à l'ordre de l'armée du 1st Ltn David Putnam, pilote de l'escadrille SPA 38, en date du 30 octobre 1918 : "Pilote admirable de dévouement, d'une endurance, d'une volonté et d'un courage exemplaires. En escadrille, depuis six mois seulement, s'est de suite révélé comme un pilote exceptionnel, d'une adresse et d'une habileté hors de pair. Infatigable, recherchant toutes les occasions de combattre, pousse la hardiesse jusqu'à la témérité, allant attaquer l'ennemi jusqu'à vingt kilomètres dans ses lignes. En moins d'un mois, a abattu officiellement six avions ennemis, portant ainsi à neuf le nombre de ses victoires. Déjà quatre fois cité à l'ordre."

Adj Glenn Nelson Sitterly - Né le 22 août 1897 à Spring Valley Illinois (USA) - Classe 1917 - Matricule de recrutement n° 12.213 - Fils de John Sitterly et d'Elisabeth Nelson - Affecté aux ambulances américaines en 1917 - Engagé au 1er régiment étranger, au titre de l'aviation, le 6 juin 1917 - Passé à l'aéronautique militaire comme élève pilote, le 12 juin 1917 - Brevet de pilote militaire n° 8812 obtenu à l'école d'aviation militaire d'Avord, le 22 septembre 1917 - Nommé Caporal, le 6 octobre 1917 - Stage de perfectionnement "Avions rapides" à l'école d'aviation militaire d'Avord, jusqu'à 29 octobre 1917 - Pilote du GDE du 29 octobre 1917 au 26 mars 1918 - Pilote de l'escadrille C 46 du 26 mars au 20 août 1918 - Nommé sergent, le XX mai 1918 - Citation à l'ordre de l'armée, en date du 20 juillet 1918 - Son Caudron R XI est abattu en flammes, dans les environs de Villers-Cotterets, le 15 juillet 1918 - Ses deux mitrailleurs sont blessés et lui indemne - Le 18 juillet, son avion est touché, avec un réservoir en flammes, il parvient à poser sur Caudron R XI dans les lignes françaises, il est indemne mais un de ses mitrailleurs a été tué - Citation à l'ordre de l'armée, en date du 12 août 1918 - Lâché sur SPAD VII et XIII, le 30 août 1918 - Pilote de l'escadrille SPA 38 du 3 octobre 1918 au 14 février 1919 - Nommé Adjudant, le 5 décembre 1918 - Photo collection Gregory VanWyngarden que je remercie pour son aide - Sources : Pam - CCC de l'escadrille SPA 38 - Dernière mise à jour : 29 juillet 2017.

* Citation à l'ordre de l'armée du MdL Glenn Sitterly du 2ème groupe d'aviation , pilote à l'escadrille R XI 46, en date du 12 août 1918 : "Pilote de grande valeur, remarquablement adroit, courageux et calme. Attaqué par une patrouille de quinze appareil ennemis, a vaillamment soutenu le choc, permettant aux avions qu'il protégeait d'accomplir leur mission. Ayant eu, au cours du combat, ses deux mitrailleurs blessés et son aéroplane croblé de balles, est parvenu néanmoins à regagner nos lignes."

Sgt Walter John Shaffer - Né le 25 février 1892 à Harrisburg (USA) - Fils de Charles Shaffer et de Clara Davidson - Profession avant guerre Typographe - Classe 1912 - Recrutement de XXX sous le matricule n° 12.367 - Engagé au 1er régiment étranger au titre de l'aviation, le 30 juillet 1917 - Brevet de pilote militaire n° 9179 obtenu à l'école d'aviation militaire de Tours, le 10 octobre 1917 - Stage de perfectionnement "Avions rapides" à l'école d'aviation militaire d'Avord - Nommé Caporal, le 20 octobre 1917 - Stage de spécialisation à l'école d'aviation militaire de Pau, jusqu'au 27 novembre 1917 - Pilote du GDE du 27 novembre au 17 décembre 1917 - Pilote de l'escadrille N 94 du 17 décembre 1917 au 1er janvier 1918 - Pilote de l'escadrille N 156 du 1er janvier au 1er juin 1918 - Stage sur Morane-Saulnier au GDE du 9 au 16 février 1918 - En stage du 26 avril au 3 mai 1918 - Nommé 28 avril 1918 - En stage du 5 au 7 mai 1918 - Pilote de l'escadrille SPA 38 du 1er juin au 3 octobre 1918 - Blessé par un tir d'infanterie au cours d'une mission de mitraillage de tranchées, aux commandes d'un SPAD XIII, le 3 octobre 1918 - Contraint d'atterrir en zone occupée par les Allemands, il a été fait prisonnier - Libéré, le 7 décembre 1918 - Photo collection Gregory VanWyngarden que je remercie pour son aide - Sources : Pam - Liste des brevets militaires - CCC de l'escadrille N 94 - CCC de l'escadrille N 156 - CCC de l'escadrille SPA 38 - CICR - Dernière mise à jour : 29 juillet 2017.

Sgt Walter John Shaffer, pilote de l'escadrille SPA 38 du 1er juin au 3 octobre 1918 - Blessé par un tir d'infanterie au cours d'une mission de mitraillage de tranchées, aux commandes d'un SPAD XIII, le 3 octobre 1918 - Contraint d'atterrir en zone occupée par les Allemands, il a été fait prisonnier - Libéré, le 7 décembre 1918 - Photo collection Gregory VanWyngarden que je remercie pour son aide.

 

Photo du Sgt Marius Chatain

Sgt Marius Louis Chatain - Né le 30 mars 1881 à Pontcharra (Isère) - Fils de Pierre Chatain (forgeron) et de Marie Césarine Villermoz (ménagère) - Domiciliés à Pontcharra (Isère) - Classe 1901 - Recrutement de Grenoble (Isère), sous le matricule n° 66 - Service militaire au 159ème régiment d’infanterie alpine, à compter du 15 novembre 1902 - Fin de service et passage dans la disponibilité, le 23 septembre 1905 - Domicilié au 22, rue Vaudecour à Lyon (Rhône), le 24 septembre 1905 - Profession avant guerre Mécanicien - Domicilié au 68, rue Auguste Comté à Lyon (Rhône), à compter du 27 décembre 1905 - Domicilié 33, Calli Luchana à Madrid (Espagne), à compter du 8 mars 1907 - Domicilié au 10, rue du Débarcadère à Paris 17 ème (75) - Domicilié au 47 boulevard du Cannet à Cannes, à compter du 1 er juin 1909 - A effectué une période d’exercices au 140ème régiment d’infanterie du 30 août au 21 septembre 1909 - Domicilié au garage "Meunier", boulevard Félix Faure à Beaulieu (Alpes-Maritimes), à compter du 20 avril 1911 - Domicilié au 11, rue Roélie à Issy-les-Moulineaux, à compter du 26 septembre 1911 - Domicilié au 18, rue des Acacias à Paris (75), à compter du 27 janvier 1912 - A effectué une période d’exercices au 14ème escadron de train des équipages du 25 novembre au 11 décembre 1912 - Rappelé à l’activité par la mobilisation générale et affecté au 14ème escadron du Train des équipages, le 3 août 1914 - Passé à l’aéronautique militaire comme observateur, à compter de novembre 1914 - Observateur de l’escadrille BL 18 du 6 décembre 1914 au 27 janvier 1915 - Passé élève pilote et détaché à l’école d’aviation militaire de Chartres - Brevet de pilote militaire n° 765 obtenu à l’école d’aviation militaire de Chartres, le 31 mars 1915 - Nommé Caporal, le 5 mai 1915 - Pilote de la RGA du XXXau 24 juillet 1915 - Pilote de l’escadrille MF 29 du 24 juillet au23 septembre 1915 - Le 30 juillet 1915, fait équipage avec le sol Carlo de Biagioni (mitrailleur), à bord du MF n° 744 pour la protection d’une mission de bombardement sur la gare de Fribourg-en-Brisgau - Hospitalisé du 20 août au 20 septembre 1915 - Dirigé sur la maison de convalescence VR 75 de Viry-Châtillon, à compter du 23 septembre 1915 - Pilote de la RGA - Pilote moniteur à l’école d’aviation militaire d’Avord, à compter du 26 novembre 1915 - Pilote à l’école d’aviation militaire de Pau, jusqu’au 2 janvier 1917 - Nommé Sergent - Pilote de l’escadrille N 37 du 21 janvier au 4 février 1917 - Pilote de l’escadrille N 38 du 21 mars au 18 avril 1917 - Détaché à la SFA de Villacoublay du 18 au 27 avril 1917 - Affecté au service aéronautique de la 2ème armée, le 27 avril 1917 - Pilote de l’escadrille N 95 du 20 mai au 15 juin 1917 - Affecté au 20ème escadron de train des équipages, le 15 juin 1917 - Démobilisé, le 6 mars 1919 - Domicilié au 18, rue des Acacias à Paris (75), à compter du 7 mars 1919 - Affecté, dans la réserve, au 14 ème escadron de train hippomobile - Décédé à Paris 20 ème, le 20 octobre 1946 - Sources : Bulletin de naissance de la commune de Pontcharra (Isère) - Pam - Liste des brevets militaires - Fiche matricule du département de l’Isère - JORF -Dernière mise à jour : 22 juin 2017.

 

Photo du Ltt Pierre Bernot de Charant

Cne Pierre Marie Bernot de Charant - Né le 5 novembre 1894 à Provins (Seine-et-Marne) - Fils d'André Louis Henri Bernot de Charant et de Marie Anne Elisabeth Guillo du Bodan - Domiciliés au 8, rue Valentin Hairy à Paris (75) - Admissible aux épreuves orales du concours d'entrée à l'école spéciale militaire de Saint-Cyr en 1914 - Promotion "de la Grande Revanche" - Affecté au 77ème régiment d'infanterie du XX août 1914 au  27 décembre 1915 - Croix de Guerre et citation à l'ordre de l'armée, le 8 mai 1915 - Chevalier de la Légion d'Honneur et citation à l'ordre de l'armée, le 3 juin 1915 - Nommé Sous-lieutenant, le 27 décembre 1915 - Passé à l'aéronautique militaire comme observateur, le 27 décembre 1915 - Observateur du GDE du Plessis-Belleville du 25 janvier 1916 au XXX - Observateur de l'escadrille N 38 en 1916 (CCC de la 38 détruits) - Brevet de pilote militaire n° 4483 obtenu le 14 septembre 1916 - Nommé Lieutenant à titre définitif, le 10 janvier 1917 - Pilote de l'escadrille N 461 du camp retranché de Paris du 1er trimestre 1917 au 21 janvier 1918 - Commandant par intérim de l'escadrille N 461 du 8 au 27 décembre 1917 - Commandant de l'escadrille N 462 du Camp retranché de Paris du 22 janvier 1918 au 16 janvier 1919 - Nommé Capitaine, le 29 septembre 1918 - Marié avec Catherine Marie Mathilde O'Kerrins Hyde, le 2 juin 1919 - Elève de l'école d'aplication de la Cavalerie de Saumur en 1920 - Affecté au 5ème régiment de Hussards, le 19 août 1920 - Décédé le 28 avril 1973 à Nice (06) - Sources : Pam - JORF - Liste PN - Dernière mise à jour : 30 juillet 2015.

* Chevalier de la Légion d'Honneur et citation à l'ordre de l'armée du Slt Pierre Marie Bernot de Charant au 77ème régiment d'infanterie, en date du  3 juin 1915 : "Bien que grièvement blessé le 2 mai, a conservé le commandement de sa section, qui sous son impulsion énergique, a pu arrêter une attaque ennemie."

 

Sgt Jehan Macquart de Terline - 27 juillet 1916

Epaves imbriquées du Nieuport 11 n° 1366 et du Rumpler C tombées près de Minaucourt. Photos : La guerre aérienne illustrée.

Corps des deux aviateurs allemands de la FlAbt 17 - Pilote : Uffz Erich Finke - Observateur : Obltn Günther Freytag - Pour ne pas oublier que les combats aériens finissaient toujours de cette manière - Photo : La guerre aérienne illustrée.

Un des Nieuport 11 de la N 38 rentré au terrain de la Noblette après l'accrochage en vol pendant le combat du 27 juillet 1916. Photo : La guerre aérienne illustrée.

Photo des funérailles des deux aviateurs allemands tués le 27 juillet 1916 dans la collision avec le sergent Jehan Macquart de Terline. Photo : La guerre aérienne illustrée.

Sgt Jehan Macquart de Terline - 27 juillet 1916


Sgt Jehan Ferdinand Marie Joseph Macquart de Terline - Pilote de l'escadrille N 38 à partir du 27 septembre 1915 - 3 victoires homologuées - Tué au combat, le 27 juillet 1916 à Minaucourt après une collision aérienne volontaire avec son adversaire, un Rumpler type C de la FlAbt 17 de l’équipage Uffz Erich Finke et Obltn Günther Freytag - Voir la photo supérieure avec ses états de service. Photo : La guerre aérienne illustrée

Le 27 juillet 1916, un Rumpler type C de la FlAbt 17, qui évoluait quotidiennement au-dessus de Châlons-sur-Marne, se prépare à passer les lignes françaises, lorsque trois Nieuport de la N 38 qui l'attendaient, entament la poursuite. Vers 4000 mètres et ayant rattappés leur adversaires, les Nieuport purent engager le combat, l'un dans l'arrière et les deux autres de flanc. Les Allemands, qui avaient fait demi-tour en apercevant les avions français, tentent le tout pour le tout pour regagner leurs lignes. Le combat au-dessus de Minaucourt, la côte 180 près de la Main de Massiges va tourner au drâme.
Suite aux manoeuvres pour éviter le tir de l'observateur allemand qui défend chérement sa vie, deux des Nieuport s'accrochent en vol et doivent rompre le combat. Malgré la gravité des dégats, tous les deux réussiront à se poser sans dommage. Le sergent Jehan Macquart de Terline, resté seul, continue à harceler le biplan ennemi. Au cours d'une manoeuvre, le Nieuport 11 n° 1366 du français vient s'encastrer dans le Rumpler. Les deux avions s'écrasent aussitôt près de Minaucourt, emportant dans la mort les trois aviateurs. L'équipage allemand, était composé du Uffz Erich Finke (pilote) et Obltn Günther Freytag (observateur). Il faut tout de même ajouter qu'il est vraisemblable que le sergent de Terline ait été touché par un tir mortel et qu'il a voulu entraîner ses adversaires dans la mort car il n'existait pas dans l'aviation française de l'époque la notion de sacrifice ultime. Les aviateurs des deux camps, qui ont été jusqu'au bout de leur engagement et sacrifiés volontairement leur vie, l'ont presque toujours fait parce qu'ils étaient touchés à mort ou qu'ils savaient qu'ils succomberaient devant le nombre. Mais pas en sacrifiant leur vie pour un adversaire qu'il retrouverait le lendemain.

Avis mortuaire du sergent Jehan Fernand Marie Joseph Macquart de Terline - Collection Stephaan Riem, d'Ypres (Belgique) que je remercie pour son aide.

* Citations du MdL Jehan de Macquart de Terline - pilote de l'escadrille N 38 - Brevet de pilote militaire n° 1238 en date du 21 juillet 1915 - 3 citations à l'ordre de l'armée.
"Pilote adroit et brave qui a déjà livré plusieurs combats à courte distance. le 20 mai 1916, a attaqué 10 kilomètres à l'intérieur des lignes allemandes, un Fokker qu'il a obligé à atterrir précipitamment. Est revenu au terrain d'atterrissage avec son avion criblé de balles dont plusieurs dans les organes essentiels de l'appareil. Pilote consciencieux autant que brave. A toujours fait preuve du plus grand allant. A effectué dans les lignes ennemies plusieurs reconnaissances périlleuses livrant aux avions ennemis de nombreux et durs combats. Le 2 juillet 1916, après avoir obligé un Aviatik à abandonner la lutte, a attaqué un fokker et l'a abattu dans ses lignes. Déjà cité à l'ordre de l'armée. Est mort en héros le 27 juillet 1916 au cours d'un combat aérien. Ayant épuisé ses cartouches à bout portant et voyant son adversaire sur le point de repasser les lignes, l'a abordé à une altitude de 3000 mètres et l'a précipité au sol en l'entraînant dans sa propre chute."

 

Missions du Cne René Colcomb
commandant de l'escadrille 38
du 10 juin 1916 au 24 mars 1918

Cne René Colcomb chef de l'escadrille SPA 38 - Photo : René Colcomb transmise par son petit-fils François que je remercie pour son aide.

Cne René Colcomb, chef de l'escadrille N 38 en compagnie de l'As Georges Madon (41 victoires à la fin de la guerre) - Photo : René Colcomb transmise par son petit-fils François que je remercie pour son aide.

Détails des missions du Cne René Colcomb
pour la période de juin à octobre 1916
Escadrille N 38

D'après ses carnets d'emploi du temps

9 juin 1916 - Affecté escadrille N 38 - Arrivé le lendemain à Châlons-sur-Marne.

  • Juin 1916 :

    17 - Reconnaissance sur secteur sur Nieuport - 3h25mn - 2000 m.
    21 - entraînement sur Nieuport X n° 505- 10 mn - Altitude 800 m.
    22 - entraînement sur Nieuport X n° 505 - 25 mn - 1400 m.
    23 - Essai de mitrailleuse sur Nieuport - 20 mn - 800 m.
    26 - Essai de mitrailleuse sur Nieuport - 15 mn - 400 m.
    29 - Reconnaissance sur secteur Perthes - 28 mn - 1400 m.
  • Juillet 1916 :

01 - Barrage sur secteur Est - 1h45mn - Altitude 4400 m.
02 - Protection d'un bombardement de l'escadrille C 64 sur Amagne-Lucquy - 2h40mn - 3600 m.
06 - Protection d'un bombardement de l'escadrille C 64 sur Charleville-Mézières -
2 combats avec avions ennemis - Slt Jean Raty disparu - 2h10mn - 3500 m.
09 - La Noblette - Somme Vesle et retour - 45mn - 400 m.
11 - Protection d'un bombardement avec l'escadrille C 64 sur Amagne-Lucquy - Disparition du Sgt Emile Bouderie - 2h40mn - 3600 m.
11 - La Noblette - Somme Vesle - 30 mn - 400 m.
15 - Essai de croisière - Retour à cause des nuages - 15 mn - 1200 m.
19 - Protection d'un bombardement de l'escadrille C 64 - Pas vu d'appareils de la C 64 jusqu"aux lignes et retour - 55 mn - 2800 m.
21 - Essai d'un appareil photo installé sur monoplace - 35 mn - 1000 m.
22 - Essai d'un appareil photo sur monoplace - 45 mn - 1500 m.
24 - Protection d'une reconnaissance sur le secteur Ouest - Prise de photos sur secteur d'Auberive - 55 mn - 3000 m.
24 - Protection d'un bombardement de l'escadrille C 64 sur Challerange - 1h25mn - 3000 m.
27 - Mort du MdL Jean Macquart de Terline (voir photo).
30 - Barrage au-dessu des lignes et protection d'un bombardement sur Pont Faverger avec le Ltt Beissac - 1h40mn - 3600m.

  • Août 1916 :

09 - Essai d'appareil - 30 mn - Altitude 1600 m.
11 - Essai de moteur - 10 mn - 1200 m.
12 - Barrage au-dessus des lignes - 40 mn - 2400 m.
23 - Essai d'appareil - 10 mn - 1000 m.
24 - Barrage secteur Est - 1h30mn - 1200 m.
25 - Protection d'un bombardement de l'escadrille C 64 - 1h10mn - 4100 m.
29 - Chasse - avions signalés sur Sainte-Ménéhould - 35 mn - 3200 m.

  • Septembre 1916 :

02 - Mort du Slt Marcel Burguin (Nieuport XVII - au sud d'Auberive).
07 - Chasse - Escadrille ennemie signalée prenant de la hauteur au-dessus de Moronvillers - 1h20mn - Altitude 4400 m - Mort du Sgt Guy Grosourdy de Saint Pierre. (Nieuport XI)
09 - Chasse - Avion ennemi franchissant les lignes sur Prosnes - 55mn - 4200 m.
10 - Barrage secteur Est.
12 - Surveillance du secteur.
15 - Chasse - Avions ennemis croisant dans leurs lignes - 1h15mn - 4000 m.
27 - Chasse - Atterrissage à la ferme d'Alger - Panne moteur - 1h - 2800 m.
28 - Protection d'un bombardement par Caudron G 4 - 0h50mn - 3500 m.
28 - Prise de photos d'un avion ennemi abattui dans ses lignes par le Sgt Georges Madon (un Fokker sur Pomacle) - 1h40mn - 3400 m.

  • Octobre 1916 :

02 - Parti pour prendre des photo d'un avion ennemi abattu par le caporal Hudellet près de Condé-les-Autry - 1h50mn - Altitude 2500 m.
06 - Vol d'essai avec le Nieuport XVII n° 1797 - 15mn - 1200 m.
10 - 2 vols d'essais avec le Nieuport XVII n° 1797 - 25mn - 1000 et 1200 m.
13 - Vol d'essai avec le Nieuport XVII n° 1797 - 30mn - 600 m.

 

Les avions

Morane Saulnier L qui équipa l'escadrille MS 38 du 21 janvier 1915 à septembre 1915 - Cette photo est provisoire, elle montre un avion de la MS 3 - Carte postale d'époque.

Nieuport XI n° 1324 du Slt Jean Raty de l'escadrille N 38 - Jean Raty, blessé au combat, a été obligé de poser son avion dans les lignes allemandes et a été fait prisonnier, le 6 juillet 1916 - Son adversaire était le Ltn Kurt Student du AOK 3 - L'unité n'a pas encore adopté d'insigne d'escadrille - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Photo Archives Municipales de Saint-Quentin transmise par M. Frédéric Pillet, Chargé d'études documentaires de cette ville, que je remercie pour son aide.

Nieuport XI n° 1324 du Slt Jean Raty de l'escadrille N 38. Jean Raty, blessé au combat, a été obligé de poser son avion dans les lignes allemandes et a été fait prisonnier, le 6 juillet 1916. Son adversaire était le Ltn Kurt Student du AOK 3. L'unité n'a pas encore adopté d'insigne d'escadrille. Photo : Ebay Allemagne.

Gros plan sur le cockpit et la Lewis du Nieuport XI n° 1324 du Slt Jean Raty de l'escadrille N 38. Photo : Ebay Allemagne.

Gros plan sur le Nieuport XI n° 1324 du Slt Jean Raty de l'escadrille N 38. Photo : Ebay Allemagne.

Nieuport 11 du Cal Claudius Decorme abattu en combat aérien, par le Ltn A. Frey, du Jasta 9, dans les environs de Tahure (51), le 22 octobre 1916 - Il a été pilote de l'escadrille N 38 du 31 août au 22 octobre 1916 - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Photo droits réservés.

* Caporal Claudius Guillaume Decorme - Né le 6 novembre 1890 à Lyon (Rhône) - Fils de Laurent Decorme et d'Antoinette Giraudet - Domiciliés 56, avenue Félix Faure à Lyon (Rhône) - Classe 1910 - Recrutement de Lyon Central sous le matricule n° 1944 - Service militaire au 140ème régiment d'infanterie, à compter du 10 novembre 1911 - Nommé Caporal, le 25 septembre 1912 - Passé dans la réserve, le 8 novembre 1913 - Profession avant guerre Dentiste - Rappelé à l'activité par l'ordre de mobilisation générale, le 3 août 1914 - Arrivé au 140ème régiment d'infanterie, le 4 août 1914 - Affecté au service automobile du 14ème escadron de Train des Equipages - Passé à l'aéronautique militaire comme élève pilote, le 10 septembre 1915 - Brevet de pilote militaire n° 2278 obtenu le 9 janvier 1916 - Stage de perfectionnement "Haute Ecole" à l'école militaire d'aviation de Pau, jusqu'au 25 juillet 1916 - Pilote de l'escadrille N 38 du 31 août au 22 octobre 1916 - Tué pendant un combat aérien, aux commandes d'un Nieuport XI, dans les environs de Tahure (Marne), le 22 octobre 1916 - Citation à l'ordre de l'armée, à titre posthume, en date du 25 octobre 1916 - Sources : MpF - FM (69) - JORF - Bailey / Cony - Dernière mise à jour : 10/12/2014.

* Citation à l'ordre de l'armée du Caporal Claudius Decorme, pilote à l'escadrille N 38, en date du 25 octobre 1916 : "A peine arrivé en escadrille, s'est fait apprécier par son entrain, son habileté et sa belle insouciance du danger. Le 22 octobre 1918, au cours d'une mission de protection, a engagé à bout portant, avec un avion ennemi, le combat au cours duquel il a trouvé une mort glorieuse."

Nieuport 11 du Cal Claudius Decorme abattu en combat aérien, par le Ltn A. Frey, du Jasta 9, dans les environs de Tahure (51), le 22 octobre 1916 - Il a été pilote de l'escadrille N 38 du 31 août au 22 octobre 1916 - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Photo droits réservés.

Nieuport XII bis n° 1746 de l'équipage Sgt Henri Pluvy (pilote) / Ltt François Roederer (obs) abattu dans les environs d'Ardeuil-Aury, le 24 novembre 1916 - Le Nieuport 17 du Slt Noël Mosnier, qui assurait leur escorte armée, a également été abattu - Les trois aviateurs français ont été tués - Leurs adversaires étaient les Ltn Hermann Pfeiffer et Hartmut Baldamus du Jasta 9 - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Photo collection Rainer Absmeier que je remercie pour son aide.

Nieuport XII bis n° 1746 de l'équipage Sgt Henri Pluvy (pilote) / Ltt François Roederer (obs) abattu dans les environs d'Ardeuil-Aury, le 24 novembre 1916 - Le Nieuport 17 du Slt Noël Mosnier, qui assurait leur escorte armée, a également été abattu - Les trois aviateurs français ont été tués - Leurs adversaires étaient les Ltn Hermann Pfeiffer et Hartmut Baldamus du Jasta 9 - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Photo collection Rainer Absmeier que je remercie pour son aide.

Nieuport 17 de l'escadrille N 38 du Slt Noël Mosnier abattu, le 24 novembre 1916 - Il assurait l'escorte armée du Nieuport XII bis n° 1746 de l'équipage Sgt Henri Pluvy (pilote) / Ltt François Roederer (obs) - Les deux avions ont été abattus par les Ltn Hermann Pfeiffer et Hartmut Baldamus du Jasta 9 - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Photo collection Rainer Absmeier que je remercie pour son aide.

Nieuport 17 de l'escadrille N 38 - Cet avion est équipé d'un montage Moreau pour la mitrailleuse Lewis de l'aile supérieure - Insigne du chardon noir a été adopté et associé à un texte blanc - Photo Famille Colcomb que je remercie pour son aide.

Capitaine René Colcomb posant à coté d'un Spad XIII qui vient d'être livré à l'unité. En grossissant l'image, on observe un marquage blanc, à la craie ou à la peinture. La qualité de l'image ne permet pas d'identifier ce marquage - Photo René Colcomb transmise par son petit-fils François que je remercie pour son aide.

Spad VII n° 747 de l'escadrille SPA 38 en 1918. Le chardon noir est maintenant posé sur un triangle rouge et blanc. Photo SHD Section Air de Vincennes - B 87 / 1451 - Origine Charrier.

Les avions

Cinq Nieuport 10 était en service à l'escadrille N 38 au courant de l'année 1916 - Photo René Colcomb transmise par son petit-fils François que je remercie pour son aide.

Le Cne Colcomb, chef de la N 38 en place d'observateur sur un Nieuport 10 de l'escadrille N 38. Le chef de la 38, ancien observateur des escadrilles Mf 16 - MS 3 - MF 62 effectuait quelquefois des missions comme observateur alors qu'il avait obtenu son brevet de pilote militaire sous le numéro 2457 en date du 21 janvier 1916. Photo datée de la 2ème moitié de 1916. L'escadrille 38 disposait de 11 Nieuport 11 et 5 Nieuport 10 à la fin de l'année 1916. On aperçoit un peu morceau de l'insigne de l'unité, le chardon noir. Photo : René Colcomb transmise par son petit-fils François que je remercie pour son aide.



Visite du roi Nicolas 1er de Monténégro aux escadrilles N 38 et C 56. Photo : René Colcomb transmise par son petit-fils François que je remercie pour son aide.

Pendant la visite, un Caudron G 4 de la C 56 survole les autorités qui se font présenter un Caudron G 6 de la C 56 (au permier plan) et deux Nieuport 10 et 11 de la N 38 - Reportage d'époque.

Spad VII n° 1637 appartenant à l'escadrille 38 - Remarquez le chardon dans sa version très détaillée Photo collection Jules Moreau transmise par sa petite-fille Francine Trachier que je remercie pour son aide.

Insigne peint sur le fuselage - Entièrement noir avec la devise "Qui s'y frotte s'y pique.". Cet insigne a d'abord été l'insigne personnel de l'As Georges Madon avant d'être adopté par l'ensemble de l'unité vraisemblablement à la fin 1916. Il existe des variantes de cet insigne noir. Photo : René Colcomb commandant la N puis SPA 38 du 10 juin 1916 au 24 mars 1918 transmise par son petit-fils François que je remercie pour son aide.

Cne René Colcomb aux commandes d'un Spad VII de l'escadrille N 38 On peut observer en détail l'insigne porté par le Spad du Capitaine : Un chardon noir de feuillages et une devise marquée en rouge. Voir le dessin associé Photo : René Colcomb transmise par son petit-fils François que je remercie pour son aide.

Spad VII de l'escadrille N 38 et gros plan sur son insigne. Ce dessin montre le premier modèle adopté par l'escadrille, il sera remplacé en 1918 par le chardon sur triangle rouge et blanc. Photo Grégory VanWyngarden que je remercie pour son aide.

Le Slt Georges Madon pose avec son SPAD VII avant de partir en mission, sur le terrain de La Noblette (Marne), en octobre 1917 - Photo Jean Pellerin transmise par Philippe Perrier, que je remercie pour son aide.

Le Slt Georges Madon s'équipe avant de partir en mission, aux commandes de son SPAD VII, sur le terrain de La Noblette (Marne), en octobre 1917 - Photo Jean Pellerin transmise par Philippe Perrier, que je remercie pour son aide.

SPAD VII n° 1431 du Cne Georges Madon sur le terrain de la Noblette, le 13 mai 1917 - Madon vient juste d'abattre un biplace allemand - Son avion est entièrement peint en rouge - Voir le profil associé en bas de page - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Photo Collection Rainer Absmeier que je remercie pour son aide.

Un autre SPAD VII entièrement rouge du Cne Georges Madon - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Photo Collection Rainer Absmeier que je remercie pour son aide. Cliquez sur l'image pour l'agrandir

 

Avions allemands capturés ou abattus
par les équipages de l'escadrille 38

Photo : René Colcomb transmise par son petit-fils François que je remercie pour son aide.

Avions allemands capturés ou abattus
par les équipages de l'escadrille 38

Rumpler C 1 n° C 1131 / 16 - Photo : René Colcomb transmise par son petit-fils François
que je remercie pour son aide.

Rumpler C IV n° C 330 exposé à une des portes de Chalons-sur-Marne. Photo : René Colcomb transmise par son petit-fils François que je remercie pour son aide.

 

Les couleurs des avions

SPAD VII du Slt Georges Madon - Dessin David Méchin.

SPAD VII n° 1165 du Slt Hector Garaud - Dessin David Méchin.

SPAD VII du Slt Georges Madon - Dessin David Méchin.

Les couleurs des avions

SPAD XIII n° 1978 de l'Adj Gustave Douchy, pilote de l'escadrille N 38 du 26 octobre 1915 au 26 mars 1918 - Dessin david Méchin.

SPAD XIII du Ltt Georges Madon - Dessin David Méchin.

 

Dessins et notes

Dessin d'Edmond Virtel illustrant d'une manière allégorique l'escadrille et les différents lieux où elle livre combat.
Origine Réné Colcomb transmise pour son petit-fils François que je remercie pour son aide.

 

Photos aériennes prises
par les équipages

Escadrille N 38 - Nord de Liry (08), le 31 mai 1916. L'escadrille est alors stationnée sur le terrain de La Noblette (51). Photo : collection Albin Denis.

Escadrille N 38 - Verticale du village de Liry (08), le 28 juillet 1916 - Photo : collection Albin Denis.

Escadrille N 38 - Village d'Orfeuil, le 21 mai 1916 - Collection Albin Denis

Photos aériennes prises
par les équipages

Escadrille SPA 38 - Ouest de Pargny-Resson, le 22 décembre 1917 - Photographie prise à 6200 m - Photo collection Jules Moreau transmise par sa petite-fille Francine Trachier que je remercie pour son aide.

Sud de Bignicourt - le 22 décembre 1917 - Photographie prise à 6200 m - Photo collection Jules Moreau transmise par sa petite-fille Francine Trachier que je remercie pour son aide.

 

Monuments commémoratifs
et tombes

Tombe du Cdt Hector Eugène Joseph Garaud – Mécanicien puis canonnier puis Pilote – Né le 27.08.1897 à Saint Antoine (Isère) – Avant guerre mécanicien – Engagé au 2ème groupe d’aviation de Lyon-Bron, le 14.07.1915 comme mécanicien – Brevet de pilote militaire n° 4804 du 21.10.1916 à l’école d’aviation de Buc – Différentes unités : 2ème groupe d’aviation de Bron – Escadrille V 397 (future 469) du CRP comme canonnier – Ecole de Dijon (théorie + formation militaire) – Ecole de Buc (pilotage élémentaire + brevet) – Ecole d’Avord (formation complémentaire) – Ecole de Pau (formation chasse) - Escadrille N 313 jusqu’au 03.04.1917 – Escadrille N 38 à partir du 15.04.1917 – 13 victoires homologuées – CG – Citation à l’ordre du régiment en 12.07.1916 – Décédé dans un accident d’avion, le 02.04.1940 dans la région de Montpellier – Repose au cimetière du Père Lachaise. Photo Alain Nicotera que je remercie pour son aide active.

Soldat de 1ère classe Eugène Philibert Bourdiaux - Né le 2 janvier 1892 à Aubervilliers - Fils de Philibert Bourdiaux et de Marie Colteau - Domiciliés 77, rue de la Chapelle à Paris (75) - Profession avant guerre Mécanicien - Service militaire au 2ème groupe d'aviation à compter du 8 octobre 1913 - Mécanicien de l'escadrille MF 16 du 2 août 1914 au 21 octobre 1915 - Affecté au service du caporal Touvet - Stage sur avion Nieuport à la RGA du 21 octobre 1915 au 1er février 1916 - Détaché du 29 juin au 3 juillet 1915 - Mécanicien de l'escadrille N 31 du 1er février 1916 au (3ème trimestre 1916) - Détaché à la RGA du 13 au 25 avril 1916 - Centre d'aviation de Villacoublay du (3ème trimestre 1916) au 13 octobre 1916 - Mécanicien de l'escadrille N 77 du 13 au 25 octobre 1916 - Ecole d'aviation militaire d'Avord du 25 octobre au 28 novembre 1916 - Mécanicien de l'escadrille N 38 du 28 décembre 1916 au 6 février 1918 - Mécanicien de l'escadrille SPA 158 du 6 février 1918 à la fin du 1er trimestre 1918 - Stage au SFA de Nanterre du 10 au 18 février 1918 - Eugène Bourdiaux repose au cimetière communal de Boissettes (77) - Photo Thierry Million que je remercie pour son aide.

Ltt Albert André Mahieux - Né le 21 novembre 1883 à Pontoise (Seine-et-Oise) - Fils d'Emile Maxime Constant Mahieux (marchand de vins) et d'Augustine Fréquelin - Classe 1903 - Recrutement de Troyes sous le matricule n° 1381 - Engagé volontaire pour trois ans au 35ème régiment d'infanterie, à compter de 30 novembre 1903 - Nommé Caporal, le 1er avril 1904 - Nommé Sergent, le 8 février 1905 - Rengagé pour deux ans, le 30 novembre 1906 - Rengagé pour deux ans, à compter le 30 novembre 1908 - Rengagé pour trois ans, le 30 novembre 1910 - Affecté à l'école normale de gymnastique et d'escrime de Joinville, le 25 octobre 1911 - Nommé Sergent moniteur, le 26 octobre 1911 - Marié avec Irma Louise Anaïs Metton à Bois-Colombes, le 5 juillet 1913 - Domiciliés au 7, rue du Chemin Vert à St-Maurice - Rengagé pour deux ans, le 30 novembre 1913 - Nommé Sergent-major, le 12 octobre 1913 - Nommé Adjudant, le 1er juin 1914 - Nommé Sous-lieutenant à titre temporaire, le 17 mars 1915 - Affecté au 1er régiment de Zouaves du 3 août 1914 au 28 mars 1915 - Blessé par éclat d'obus à l'omoplate gauche à Fismes, le 12 septembre 1914 - Affecté au 4ème régiment de Zouaves du 28 mars 1915 au 1er juin 1916 - Blessé par éclat d'obus au poignet droit à Lonbantzide, le 10 juin 1915 - Citation n° 200 à l'ordre du 4ème régiment de Zouaves, en date du 18 novembre 1915 - Nommé Sous-lieutenant à titre définitif, le 26 décembre 1915 - Nommé Lieutenant à titre temporaire, le 18 mai 1916 - Passé à l'aéronautique militaire comme observateur, le 1er juin 1916 - Observateur au GDE - Observateur de l'escadrille N 38 du XXX au 6 janvier 1917 - Citation n° 705 à l'ordre de l'armée, en date du 24 janvier 1917 - Nommé Lieutenant à titre définitif, le 7 mai 1917 - Observateur de l'escadrille R 214 du 6 janvier au 30 juillet 1917 - Envoyé au repos à la maison de santé de Viry-Chatillon, à compter du 30 juillet 1917 - Passé élève pilote de l'école d'aviation militaire de Chartres, le 20 septembre 1917 - Brevet de pilote militaire n° 9803 obtenu à l'école d'aviation militaire de Chartres, le 8 novembre 1917 - Stage de perfectionnement à l'école d'aviation militaire d'Avord - Stage de "Haute Ecole" à l'école d'aviation militaire de Pau, jusqu'au 12 janvier 1918 - Pilote du GDE du 12 janvier au 2 mai 1918 - Lâché sur SPAD, le 14 février 1918 - Pilote de l'escadrille SPA 314 du 2 mai au 31 octobre 1918 - Commandant de l'escadrille BR 45 du 3 novembre 1918 au 19 mars 1919 - Affecté à la 43ème compagnie d'ouvriers d'aviation, le 19 mars 1919 - Affecté au 89ème régiment d'infanterie, le 31 octobre 1919 - Affecté au 54ème régiment d'infanterie, le 24 janvier 1920 - Affecté à l'entrepot spécial d'aviation n° 4, le 5 juin 1920 - Affecté au 34ème régiment d'aviation d'observation du Bourget, le 18 juin 1920 - Nommé Capitaine, le 23 septembre 1921 - Détaché à Joinville pour trois mois du 1er mai au 13 août 1925 - Affecté au 2ème groupe d'ouvriers d'aéronautique comme officier instructeur au centre d'instruction physique d'Antibes, le 6 septembre 1925 - Affecté à l'école pratique d'aviation d'Istres, le 9 mai 1929 - Affecté au 2ème groupe d'ouvriers d'aéronautique, en février 1930 - Affecté à l'entrepot général d'aviation de n° 3 de St-Cyr - Nommé Chef de bataillon, le 25 décembre 1933 - Admis à un congé du personnel navigant, à compter du 15 octobre 1936 - Décédé à Montélimar (Drôme), le 6 novembre 1937 - Albert Mahieux repose dans le cimetière de Grignan (Drôme) - Photo Alain Octavie que je remercie pour son aide - Sources : Pam - CCC escadrille R 214 - CCC escadrille SPA 314 - CCC escadrille BR 45 - FM département de l'Aube - Dernière mise à jour : 24 février 2016.

* Citation n° 200 à l'ordre du 4ème régiment de Zouaves, en date du 18 novembre 1915 : "Excellent officier a toujours montré un allant et une énergie remarquables, s'est particulièrement signalé au combat du 12 septembre 1914 en entrainant sa section à l'assaut d'une position ennemie où il fut grièvement blessé."

* Citation n° 705 à l'ordre de l'armée du Ltt Albert André Mahieux, observateur à l'escadrille N 38, en date du 24 janvier 1917 : "Bon observateur énergique et plein de sang-froid. A exécuté depuis juillet 1916 de nombreuses reconnaissances d'armée. Au cours de l'une d'elle, ayant été attaqué par cinq avions ennemis les mis en fuite forçant l'un d'eux à piquer verticalement dans ses lignes et à s'écraser sur le sol. E décembre 1916, a effecté une série de reconnaissances particulièrement périlleuses."

Monuments commémoratifs
et tombes

Vitrail en hommage au Caporal Léon Lalouette en l'église de Sorbon (08) - Caporal Léon François Edouard Lalouette - Né le 26 juillet 1897 à Roubaix (59) - Fils d'Edoaurd Lalouette et de Marthe Leconte - Avant guerre étudiant en droit - Quitte la zone Allemande et déclaré évadé civil en décembre 1915 - Appelé au 33ème régiment d'infanterie, le 7 janvier 1916 - Une citation à l'ordre du 33ème RI en décembre 1916 - Passé à l'aviation comme élève pilote à l'école d'aviation de Dijon, en novembre 1917 - Brevet de pilote militaire n° 12559 à l'école d'aviation de Chartres, le 27 mars 1918 - Prend le pseudonyme de "Robert Duval" pour protéger sa famille restée en zone occupée par les Allemands - Ecole d'Avord (stage de spécialisation) - Pau (stage chasse) - Cazaux (stage tir aérien) - Pau (Stage de haute voltige) - CIACB de Perthes du 8 août au 3 octobre 1918 - Pilote de l'escadrille SPA 38 du 3 octobre au 9 novembre 1918 - Tué au combat dans les environs de Sorbon, au Nord-Ouest de Rethel (08), aux commandes d'un Spad XIII, le 9 novembre 1918 - Léon Lalouette repose au cimetière de Roubaix (59) - Photo Francois Bocahut que je remercie pour son aide.

Monument dédié au Caporal Léon Lalouette dans le village de Sorbon (08) - Tué au combat, le 9 novembre 1918 - Son Spad XIII s'est écrasé à quelques mètres de cet emplacement - Photo Jean-Eric Zobrist que je remercie pour son aide.

Détail de la plaque du monument dédié au Caporal Léon Lalouette dans le village de Sorbon (08) - Photo Jean-Eric Zobrist que je remercie pour son aide.

Tombe du Ltt Charles Albert Marie Joseph Prince de Broglie-Revel - Observateur de l'escadrille N 38 du 15 août 1916 au 19 avril 1917 - Décédé des suites de ses blessures à l'annexe militaire de l'hôpital civil de Châlons-sur-Marne, le 19 avril 1917 - Charles de Broglie-Revel repose dans le cimetière communal d'Occagnes (Orne) - Photo Monique Gallais que je remercie pour son aide.

Détail de la tombe du Ltt Charles Prince de Broglie-Revel dans le cimetière communal d'Occagnes (Orne) - Photo Monique Gallais que je remercie pour son aide.

Tombe de la famille Douchy dans le cimetière des Fougères à Sèvres (Hauts-de-Seine) - L'As Gustave Douchy, titulaire de neuf victoires homologuées, toutes remportées à l'escadrille N 38 / SPA 38, y repose - Pilote de l'escadrille N 38 du 26 octobre 1915 au 26 mars 1918 - Tué au cours d'un accident d'avion, à Madagascar, le 29 juillet 1943 - Au cours d'un vol de contrôle au-dessus du terrain d'Ivato (Madagascar), le Caudron Pélican immatriculé F-ANKQ décroche, tombe et vrille ey s'écrase au sol - Il a été inhumé à Sèvres, le 12 août 1950 - Photo Rudy Douchy que je remercie pour son aide.

 

Remerciements :

- M. François Colcomb pour l'envoi des photos prises par le Capitaine René Colcomb, son grand-père.
- M. Jean-Jacques Leclercq pour l'envoi des photos des insignes de sa collection.
- M. Stephaan Riem, d'Ypres (Belgique) pour l'envoi de l'avis mortuaire du Sgt Jehan Macquart de Terline.
- Mme Francine Trachier pour l'envoi des photos prise par son grand-père Jules Moreau, mécanicien des escadrilles DO 22 et SPA 38.
- M. Alain Nicotera pour l'envoi des photos de la tombe du Cdt Hector Garaud.
- M. Patrice Gout pour l'envoi des photos des insignes de sa collection.
- M. François Bocahut pour l'envoi de la photo du vitrail en hommage au caporal Léon Lalouette.
- M. Jean-Eric Zobrist pour ses précisions sur le lieu de sépulture du caporal Lalouette.
- Mme Monique Gallais pour la transmission des états de service du Ltt Charles de Broglie-Revel.
- M. Arnaud Bayeux pour la transmission de la photo de Marcel Burgun.
- M. Thierry Million pour l'envoi de la photo de la tombe du soldat Eugène Bourdiaux.
- M. Guy Bianchi pour l'envoi des photos des insignes de sa collection.
- M. Rainer Absmeier pour l'envoi des photos de sa collection.
- M. Maurice Sublet pour l'envoi des photos d'Hector Garaud.
- M. Alan D. Toelle pour l'envoi de l'entoilage du SPAD de la SPA 38.
- M. Frédéric Pillet, chargé d'études documentaires de la ville de St-Quentin, pour l'envoi de la photo du Nieuport 11 du Slt Raty.
- M. Jean-François Bouvier pour l'envoi des photos des fanions fabriqués par la société Proton-Capillery.
- M. Alexandre Hecht pour l'envoi des photos du Slt François Roederer.
- M. Alain Octavie pour l'envoi des photos de la tombe d'Albert Mahieux.
- M. Philippe Perrier pour l'envoi des archives de Jean Pellerin, le grand-père de son épouse.
- M. Rudy Douchy pour l'envoi de la photo de la tombe de Gustave Douchy.
- M. Gregory VanWyngarden pour l'envoi des photos de sa collection.

Bibliographie :

- Les escadrilles de l'aéronautique militaire française - Symbolique et histoire - 1912-1920 - Ouvrage collectif publié par le SHAA de Vincennes en 2003.
- Historique de la 7ème escadre de chasse en 2 tomes par le colonel Michel Caplet et l'adjudant-chef Guy Vaugeois publié par le SHAA de Vincennes en 1989.
- L'aviation française 1914-1940, ses escadrilles, ses insignes - par le Commandant E Moreau-Bérillon - publié à compte d'auteur en 1970.
- The French Air Service War Chronology 1914-1918 par Frank W.Bailey et Christophe Cony publié par les éditions Grub Street en 2001.
- De l'Aéronautique militaire "1912" à l'Armée de l'Air "1976" par Myrone N. Cuich publié à compte d'auteur en 1978.
- Les Armées françaises dans la Grande Guerre publié à partir de 1922 par le Ministère de la Guerre.
- Les "As" français de la Grande Guerre en deux tomes par Daniel Porret publié par le SHAA en 1983.
- Site Internet "Traditions des escadrilles de l'Armée de l'Air"
de Henri Guyot - Voir le lien
- Site Internet "Les Insignes de l'Armée de l'Air" de Jean-Jacques Leclercq - Voir le lien
- Site Internet "Mémoires des Hommes" du Ministère de la Défense - Voir le lien
- Forum "Pages 14-18" de Joël Huret.

Si vous avez des documents écrits ou photographiques pouvant compléter les données de cette page, veuillez contacter l'auteur du site.

Escadrille 37 Escadrille 38 Victoires

 

 

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