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Symbolique

En fin 1916, le Ltt Laffont fait peintre un trident sur son avion qu'il adopte comme insigne personnel. Cette arme à trois pics est un symbole pour rappeler que l'escadrille a été la première unitée dotée d'avions triplaces. Plus tard, l'escadrille 46 adopte le trident comme insigne collectif en le représentant sur un fanion triangulaire bleu.

 

Insignes peints
sur les fuselages

Le trident a été adopté par l'escadrille 46 sous 2 formes : le trident seul de couleur rouge - Dessin Albin Denis.

L'autre forme était le trident blanc posé sur un fanion bleu bordé de blanc - Dessin Albin Denis.

 

Insignes métalliques
de l'escadrille 46

Insigne en cuivre de l'escadrille C 46 - Premier modèle - Insigne extrait du livre de Philippe Bartlett sur les insignes de l'Aéronautique militaire française jusqu'en 1918 que je recommande tout particiliérement.

Insigne en cuivre émaillé de l'escadrille C 46 - Second modèle - Insigne extrait du livre de Philippe Bartlett sur les insignes de l'Aéronautique militaire française jusqu'en 1918 que je recommande tout particiliérement.

Insigne métallique de l'escadrille C 46 appartenant à la collection de Philippe Bartlett - Fixation par deux anneaux - Fabrication par un mécanicien - Dessin d'après photo Albin Denis.

 

Historique

L'escadrille C 46 est créée sur le terrain de Lyon-Bron, le 23 mars 1915. Elle est placée sous le commandement du Cne Joseph Legardeur et reçoit une dotation de six Caudron G III. Placée sous les ordres de l'aéronautique de la VIème armée, elle fait mouvement dans l'Aisne, sur les terrains de Villers-Cotterêts, le 5 avril 1915, puis sur celui de Montgobert, où elle prend ses quartiers, le 7 avril 1915. Le 21 avril, elle perd son premier pilote qui se tue sur le terrain de Montgobert. Il sera malheureusement le premier d'une longue liste.

Le 17 août, elle est transférée sous la responsabilité de la 4ème armée et déménage dans la Marne, sur les terrains de Saint-Martin-sur-le-Pré, le 17 août, puis sur celui de Cuperly, le 19 août. Ses équipages prennent une part importante aux reconnaissances menées lors des attaques sur le plateau de Quennevières pour le compte du 7ème corps d'armée. A la fin février 1916, sa dotation est maintenant de six Caudron G 3 et de 4 Caudron G 4.

Le 13 mars 1916, elle passe sous l'autorité de l'aéronautique de la 2ème armée et s'installe sur le terrain de Vadelaincourt qu'elle occupera quatre mois. Le Cne Didier le Cour Grandmaison prend son commandement et succède au Cne Lagardeur. Le 13 juin 1916, elle perçoit ses premiers Caudron R 4, un gros triplace armé de deux jumelages de Lewis. Le 20 juin, l'escadrille R 46 s'installe à La Fère Champenoise pour finalement faire mouvement à Villers-Bretonneux, dans la Somme, le 28 juin. En juillet 1916, la R 46 passe sous les ordres de la VIème armée, où se prépare une importante offensive.

C'est d'ailleurs le Cne le Cour Grandmaison qui va s'illustrer en remportant la première victoire homologuée de son unité. Le 15 juillet 1916, en équipage avec le Ltt Campion, observateur et Léon Vitalis, un mitrailleur, ils vont abattre un LVG C au-dessus de la forêt de Bry. Pendant cette période, la R 46 va réaliser plusieurs missions de reconnaissance photographique à grande distance. Le 22 août 1916, un premier navigant, le Sgt Steuer, un mitrailleur, est grièvement blessé au combat et décéde des suites de ses blessures à l'hôpital où il a été évacué, trois jours plus tard. Le 23 septembre, c'est au tour d'un observateur, le Cne Gay, d'être tué en mission et ses camarades qui faisaient équipage avec lui, blessés.

A la fin 1916, le Ltt Laffont adopte comme insigne personnel le trident afin de rappeler que l'unité a été la première à être équipée d'avions triplaces. Plus tard, à une date qui reste à définir, l'escadrille adopte le trident comme emblème collectif. En décembre 1916, l'escadrille R 46 est rattachée au Groupe de combat n° 12. La R 46 est alors titulaire de 19 victoires homologuées pour 4 tués.

Le 13 janvier 1917, l'escadrille R 46 reçoit une citation à l'ordre de l'armée. En voici le libellé : "Suivant l'exemple de son chef, le capitaine Lecour Grandmaison, s'est distinguée au plus fort des attaques de Verdun, fin février 1916, faisant des réglages, des prises de photographies et la liaison d'infanterie, dans des conditions particulièrement dures et au prix de lourds sacrifices. Appelée à apporter son concours à la bataille de la Somme, s'est également fait remarquer, malgré de multiples difficultés de matériel, en accomplissant toujours ses missions au cours desquelles elle a abattu quinze avions ennemis."

En mars 1917, l'unité est équipée en avions Letord. Toutefois, cet avion n'est pas adapté aux missions qui lui sont confiées et les pertes vont être sévères avec deux avions abattus et un nombre de tués et blessés au combat conséquent. En avril, avec une dotation de trois Caudron R 4 et sept Letord type 1, la 46 est engagée au profit de l'offensive Nivelle au-dessus de la région de Reims. Elle opére alors depuis les terrains de Villeneuve-lès-Vertus, la Cense et Bonnemaison - Lhéry. Le 10 mai, le Cne Le Cour Grandmaison, chef de la LET 46 et un des mitrailleurs qui l'accompagnait, le Cal Crozet, sont tués au cours d'un combat contre un pilote du Jasta 15. Le dernier mitrailleur, bien que blessé, réussit, à l'aide des doubles commandes, à poser l'avion. Le Cne Marcel Bloch succède au Cne Le Cour Grandmaison qui vient d'être tué en mission.

En juin 1917, la LET 46 est rattachée à la 3ème armée et s'installe au château de Bonneuil à Golancourt, le 1er juillet 1917, puis à Villeselve, le 7 juillet 1917. A la fin 1917, la LET 46 est titulaires de 28 victoires homologuées pour 15 tués.

Le 10 février 1918, l'escadrille R XI-46 est rattachée au groupe de combat n° 15 et celui-ci rattaché à l'escadre de combat n° 1. Elle vient d'être dotée de dix gros Caudron R XI. Sa mission est de servir de guet aérien au profit de l'escadre et d'assurer l'escorte de chasse lourde au profit des bombardiers.

Le Ltt Paul Resal se souvient de l'impression que laissait le Caudron R XI aux autres pilotes de chasse : "L’escadre était, au mois de mars 1918, en réserve près d’Epernay. Les pilotes de monoplaces avaient vu atterrir avec un sourire un peu railleur ces gros avions affectés à la chasse, mais ils commencèrent à avoir pour nous un peu plus de considération quand ils nous virent exécuter des renversements et des piqués où nous les gagnions de vitesse. J’effectuais un vol d’entraînement, quand un Spad me prit en chasse. Je l’évitai et manœuvrai de façon que mon mitrailleur eut notre assaillant dans le champ de sa mitrailleuse pendant plusieurs secondes, plus de temps qu’il n’en aurait fallu pour l’abattre. Lorsque le Spad rompit le combat, je le poursuivis à mon tour, et, malgré ses pirouettes, piqués, virages serrés, je le tins, en cabriolant comme lui, à ma portée pendant près d’une minute. Mes camarades me firent fête à l’atterrissage et le pilote du monoplace se reconnut abattu, déclarant que si les Boches avaient un avion tel que le R XI il serait bien embarrassé pour savoir comment l’attaquer."

Pendant cette période, ses avions vont être très exposés et ses pertes terribles avec 26 tués et 25 blessés. Elles sont de loin supérieures à ce qu'à enduré un bon nombre d'escadrilles, tous les commandants de l'unité ont été tués ou blessés au combat.

L'escadrille R XI-46 reçoit une nouvelle citation à l'ordre de l'armée, le 2 septembre 1918. En voici le texte : "Escadrille d'élite qui, sous l'impulsion énergique et l'exemple entraînant de son chef, le capitaine Bloch, a rendu les plus signalés services dans toutes les missions qui lui ont été confiées, qu'elles soient photographiques, de guet, de patrouilles offensives, de reconnaissance à vue ou de protection malgré des pertes souvent sévères qui n'ont jamais réussi à entamer le moral admirable de ses équipages. Depuis le 21 mars 1918, a été engagée sur tous les secteurs d'attaque, contraignant au respect un ennemi mordant et entreprenant. Plus spécialement employée à la protection des groupes de bombardement, au cours des deux dernières offensives, a assuré toute seule, plusieurs protections de jour, se déroulant jusqu'à sacrifice et donnant, par sa présence auprès de ceux qu'elle avait mission d'escorter, le sentiment de la plus grande sécurité. Compte jusqu'à ce jour trente-quatre victoires officielles."

Elle stationne sur le terrain de Saint-Mihiel depuis le 20 octobre 1918 quand est signé l'armistice. Le Ltt Paul Résal prend le commandement de l'escadrille R XI-46, le 27 octobre 1918. Le Ltt Ribière, qui avait été nommé à ce poste, le 13 octobre, est décédé, le 26 du même mois. Le 2 novembre, l'escadrille R XI-46 se dédouble pour donner naissance à l'escadrille R XI-246 juste avant la fin des hostilités avec l'Allemagne. La grande offenvise prévue sur Metz sera annulée.

Citation à l'ordre de l'armée de l'escadre de bombardement n° 13, dont faisait partie l'escadrille R XI-46, en date de novembre 1918 . En voici le texte : "Unité de premier ordre, sous le commandement du chef d’escadron de la Morlais, secondé par le capitaine de Geffrier, commandant le Groupe n° 4, et protégée par l’escadrille de triplaces commandée par le sous-lieutenant Resal : "Depuis le mois de septembre 1918, a brillamment pris part à toutes les opérations de nos armées, en Champagne, sur l’Aisne et dans la Woëvre , faisant preuve du plus bel esprit offensif, conservant jusqu’au dernier jour son moral élevé et sa confiante ardeur ; a réussi à atteindre sévèrement l’ennemi dans ses cantonnements et dans ses formations de combat, coopérant ainsi avec les autres armes, à mettre l’ennemi en déroute, etc..."

A la fin de la guerre, les personnels navigants de l'escadrille R XI-46 ont remporté trente-six victoires homologuées et 17 probables. Ils ont eu à déplorer la mort au combat ou par accident de 38 navigants et la blessure de 38 supplémentaires. C'est une des unités de l'aéronautique militaire française, avec celles de bombardement, qui a payé le tribu le plus lourd de toute l'aviation française en 14-18. Son fanion est décoré de la Croix de Guerre 14-18 avec quatre palmes de bronze et de la fourragère au couleurs du ruban de la Médaille militaire.

Le 25 novembre 1918, elle s'installe sur le terrain de Metz-Frescaty, dont le terrain a fait l'objet de nombreux raids pour détruire ses installations et en particulier le hangar à Zeppelin qui y était implanté. Le hangar est toujours là et abritera les avions français. Un étrange retour des choses. Il faudra attendre 1944 pour voir la destruction finale du grand batiment. En fin janvier 1919, la R XI-46 bouge et s'installe avec armes et bagages sur le terrain de Martigny-lès-Gerbonvaux, dans les Vosges. Au début octobre 1919, elle passe sous le commandement du Ltt Louis Brusco et elle s'installe sur le terrain de Lachen-Speyerdorf, en Allemagne.

C'est d'ailleurs à partir de ce terrain qu'elle prendra la dénomination de 204ème escadrille du 3ème régiment de bombardement. Elle participera à la campagne de 1939-1940 comme escadrille de l'EACN IV/13. Dissoute, le 15 août 1940, ses traditions seront reprises par la 1ère escadrille de l'EC 1/30 "Loire" jusqu'au 9 mai 1974. Après une mise en sommeil, ses traditions sont reprises par la 3ème escadrille de l'EC 1/5 "Vendée", le 1er avril 1997. Elle a nouveau dissoute, le 29 juin 2007 pour être recréée comme 1ère escadrille de l'EC 2/5 "Ile de France".

Insignes métalliques des unités
détentrices de ses traditions

Insigne métallique de la 23ème escadrille du GB III/12 - Photo Albin Denis d'après un exemplaire conservé à la section Air du SHD de Vincennes.

Insigne métallique d'une unité héritière des traditions de l'escadrille C 46 de la Grande Guerre - Fixation par deux anneaux - Il est probable qu'il date des années 20 / 30 - Insigne collection CTAWAN que je remercie pour son aide.

Insigne de la 4ème escadrille du GCN II/13 - Valable pour la période de 1936 à 1940 - Cette unité volait sur Dewoitine D 501, Potez 630 et 631 - Insigne de la collection d'Olivier Baillon que je remercie pour son aide.

Insigne de l'escadron de chasse de nuit 1/30 "Loire" stationné à Tours - Cette unité volait sur Météor T 7 puis sur Vautour II N - Fabrication Drago Paris - Homologué au SHD section Air de Vincennes sous le n° 619 - Photo Ebay France.

Insigne de l'Escadron de Marche 85 "Loire" - Cette unité était stationnée sur la base aérienne de Hao, en Polynésie française - Elle était équipée de Vautour II NP et BP qui effectuaient des prélévements au sein des nuages atomiques - Cette unité a existé du 1er juillet 1965 au 9 mai 1974 - Fabrication Drago Paris - Photo Ebay France.

Unités détentrices des traditions
de l'escadrille R XI-46

Unités héritières de ses traditions

Personnels de la 4ème escadrille du 12ème RAB stationnée sur le terrain de Neustadt (Allemagne) en 1921 - A l'époque, elle utilisait toujours les Caudron R XI hérités de la Grande Guerre - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Photo collection Michel Démarez que je remercie pour son aide.

Cliquez sur l'image pour l'agrandir

 

Appellations successives

Lieux de stationnements

Carte des différents stationnements

 

Commandants

Rattachements de l'escadrille

 

Personnels de l'escadrille 46

La liste sera donnée ultérieurement

 

Avions utilisés

Relevés quantitatifs et
numéros avions

Décorations

Citations à l'ordre de l'armée

* Citation à l'ordre de l'armée de l'escadrille R XI 46, en date du 13 janvier 1917 : "Suivant l'exemple de son chef, le capitaine Lecour Grandmaison, s'est distinguée au plus fort des attaques de Verdun, fin février 1916, faisant des réglages, des prises de photographies et la liaison d'infanterie, dans des conditions particulièrement dures et au prix de lourds sacrifices. Appelée à apporter son concours à la bataille de la Somme, s'est également fait remarquer, malgré de multiples difficultés de matériel, en accomplissant toujours ses missions au cours desquelles elle a abattu quinze avions ennemis."

* Citation à l'ordre de l'armée de l'escadrille R XI 46, en date du 2 septembre 1918 : "Escadrille d'élite qui, sous l'impulsion énergique et l'exemple entraînant de son chef, le capitaine Bloch, a rendu les plus signalés services dans toutes les missions qui lui ont été confiées, qu'elles soient photographiques, de guet, de patrouilles offensives, de reconnaissance à vue ou de protection malgré des pertes souvent sévères qui n'ont jamais réussi à entamer le moral admirable de ses équipages. Depuis le 21 mars 1918, a été engagée sur tous les secteurs d'attaque, contraignant au respect un ennemi mordant et entreprenant. Plus spécialement employée à la protection des groupes de bombardement, au cours des deux dernières offensives, a assuré toute seule, plusieurs protections de jour, se déroulant jusqu'à sacrifice et donnant, par sa présence auprès de ceux qu'elle avait mission d'escorter, le sentiment de la plus grande sécurité. Compte jusqu'à ce jour trente-quatre victoires officielles."

Le Général Commandant en Chef les armées françaises du Nord et du Nord-Est, cite à l'ordre de 1'Armée, l'escadre n° 13 en date du 28 Septembre 1918 :
L'Escadre n° 13 Composée :
- du Groupe de bombardement 3 (Escadrilles Br 107, 126 et 128 ) commandé par le Chef d'escadron Rocard, tombé glorieusement dans les lignes ennemies en se portant au secours d'un de ses équipages attaqué ;
- du Groupe de bombardement 4 (Escadrilles Br 131, 132 et 134) commandé par le capitaine Etournaud ;
- de l'Escadrille de protection R XI 46, commandée par le capitaine Bloch :
"Sous l'ardente impulsion de son chef, le Chef d'Escadron de La Morlais, n'a cessé, depuis sa formation récente, de se dépenser sans compter dans la bataille. Sur la Marne, en Juillet 1918, a attaqué et bombardé sans répit les passerelles, les rassemblements et les convois ennemis. Sur la Somme et sur l'Aisne, en Août, a semé journellement l'épouvante et le désordre parmi les formations ennemies. Au cours de l'offensive franco-américaine sur Saint Mihiel, en Septembre, vient encore de manifester son ardeur combative, en intervenant dans la bataille et sur les points de concentration ennemis par ses bombardements et ses mitraillages".

 

Morts : en rouge / Blessés et indemnes : en jaune


 

Les hommes

Ltt Paul Gabriel Resal - né le 12 avril 1894 à Lyon (69) - Fils d'Eugène Resal et de Julie Gratiot - Profession avant guerre étudiant - Mobilisé au 18ème régiment d'artillerie, le 2 septembre 1914 - Nommé brigadier, le 1er janvier 1915 - Nommé MdL, le 10 octobre 1915 - Passé à l'aviation comme élèce pilote, le 16 février 1916 - Brevet de pilote militaire n° 4213 obtenu à l'école d'aviation militaire de Tours, le 11 août 1916 - Stage de transformation à l'école d'aviation militaire de Buc - Stage de perfectionnement à l'école d'aviation militaire d'Avord - Stage du tir aérien à l'école de Cazaux - Stage de haute Voltige à l'école de Pau - Pilote de l'escadrille N 83 du 7 février au 24 mars 1917 - Blessé en combat aérien, d'une balle à la tête, aux commandes d'un Nieuport 17, le 24 mars 1917 - Evacué sur l'hôpital 14 de Jonchery - Pilote de l'escadrille C 46 du 4 janvier à novembre 1918 - Commandant l'escadrille C 46 du 27 octobre à la fin 1918 - Chevalier de la Légion d'Honneur et une citation à l'ordre de l'armée, le 1er avril 1917 - Remarquez sur sa manche droite, les 2 chevrons de blessures - Photo Paul Resal transmise par Jacques Resal, son fils.

Sgt Robert Dangoise - Pilote de l'escadrille C 46 - Né le 5 mai 1892 à Dammartin (Seine-et-Marne) - Fils d'Arthur Dangoise et de Jeanne Brunot - Entré en service actif au 79ème RI en octobre 1913 - Brevet de pilote militaire n° 746 en date du 21 mars 1915 - Pilote de l'escadrille C 46 du 15 avril 1915 au 7 avril 1916 - Une citation à l'ordre de la 4ème armée en novembre 1915 - RGAé comme convoyeur d'avions vers les unités de 1ère ligne - Evacué sur l'hôpital de Viry-Chatillon du 28 août au 23 novembre 1916 - Pilote convoyeur d'avions de la RGAé vers la GDE du 23 novemebre au 1er décembre 1916 - Muté comme pilote contrôleur au centre d'aviation de Villacoublay à partir du 1er décembre 1916.

* Citation à l'ordre de l'armée : "A fait preuve des meilleures qualités de courage, d'énergie et d'endurance au cours des opérations du 22 septembre au 6 octobre 1915, en effectuant des reconnaissances à faible hauteur, pendant lesquelles son avion a été atteint à plusieurs reprises par des éclats d'obus."

MdL Léon Marie Gaston Fulcrand Vitalis - Né le 15 février 1890 à Lodève (Hérault) - Fils de Marie Joseph Etienne Alexandre Vitalis et de Marie Gabrielle Suzanne Puech - Classe 1910 - Recrutement de Lodève sous le n° matricule 1335 - Service militaire au 7ème régiment de Cuirassiers, à compter du 2 octobre 1911 - Nommé Brigadier, le 2 avril 1912 - Réformé temporairement pour pleurésie gauche et scoliose contactée en service, le 27 septembre 1912 - Rayé des contrôles de l'unité à la même date - Réformé n° 2 par la commision de réforme pour pleurésie chronique gauche avec rétraction du thorax, le 4 août 1913 - Engagé volontaire pour la durée de la guerre, le 10 février 1916 - Admis comme mitrailleur au 1er groupe d'aviation - Stage de tir à l'école du tir aérien de Cazaux du 10 février au 4 avril 1916 - Mitrailleur de l'escadrille N 67 du 4 avril au 21 mai 1916 - Une victoire aérienne à la N 67, le 28 avril 1916 - Citation n° 163 à l'ordre de la 2ème armée, le 11 mai 1916 - Nommé Maréchal des Logis, le 25 mai 1916 - Mitrailleur de l'escadrille C 46 du 21 mai 1916 au XXX - Citation n° 381 à l'ordre de la 6ème armée, le 24 août 1916 - Citation n° 421 à l'ordre de la 6ème armée, le 24 novembre 1916 - Citation n° 426 à l'ordre de la 6ème armée, le 7 décembre 1916 - Nommé Adjudant, le 20 décembre 1916 - Six victoires homologuées à la C 46 - Citation n° 4973 D à l'ordre du GQG, le 17 mai 1917 - Médaille Militaire - Affecté à l'école de tie aérien de Cazaux - Chevalier de la Légion d'Honneur, le 29 décembre 1917 - Nommé Adjudant-chef, le 10 août 1917 - Nommé Sous-lieutenant à titre temporaire, le 6 octobre 1918 - Mitrailleur de l'escadrille HD 174 - Démobilisé, le 17 juillet 1919 - Affecté dans la réserve au 4ème régiment de Cuirassiers, le 19 novembre 1919 - Nommé Sous-lieutenant à titre définitif, le 19 octobre 1920 - Affecté dans la réserve au centre d'instruction de tir et de bombardement aérien de Cazaux, le 25 mai 1921 - Commandeur de la Légion d'Honneur, le 14 juillet 1935 - Proposé à la réforme pour myocardite chronique avec dilatation marquée de l'aorte, le 10 juin 1936 - Insuffisance cardiaque du ventricule gauche avec dilatation notable des aortes froite et gauche par myocardite tachycardie dysprée d'effort - Ebauche de bruit de galop - Rayé des cadres, le 1er octobre 1936 - Décédé le 17 août 1941 à Lodève - Repose dans le cimetière de la commune.

* Citation n° 163 à l'ordre de la 2ème armée du Brigadier Léon Vitalis, le 11 mai 1916 : "Réformé, exempt de toute obligation militaire, s'est engagé et a demandé à servir comme mitrailleur en avion. Le 28 avril 1916 a abattu un Fokker qui est tombé à 200 mètres de nos tranchées."

* Citation à l'ordre de l'armée du MdL Léon Vitalis, mitrailleur de l'escadrille C 46 : "Mitrailleur hors ligne par son adresse et son sang-froid. Déjà cité à l'ordre de l'armée pour avoir abattu un Fokker dans nos lignes à (censuré). A livré à (censuré) de nombreux combats, réussissant le 15 juillet à forcer un LVG à atterrir. A eu très fréquemment son appareil par des éclats d'obus et des balles."

* Citation à l'ordre de l'armée du MdL Léon Vitalis, mitrailleur de l'escadrille C 46 : "Tireur hors de pair, d'une adresse et d'un sang-froid remarquable. le 10 novembre 1916, a abattu un avion ennemi dans la région de Barleux."

* Une citation à l'ordre de l'armée : "Réformé, exempt de toute obligation militaire, s'est engagé et a demandé à servir comme mitrailleur en avion. le 28 avril 1916, a abattu un fokker qui est tombé à 200 mètres de nos tranchées.
Mitrailleur hors ligne par son adresse et son sang-froid. Déjà cité à l'ordre de l'armée pour avoir abattu un Fokker dans nos lignes, à X... A livré à Y... de nombreux combats, réussissant, le 15 juillet 1916, à forcer un LVG à atterrir (dans les environs de la forêt de Bry) A eu très fréquemment son appareil atteint par des éclats d'obus et des balles
."

Citation n° 4973 D à l'ordre du GQG de l'Adj Léon Fulcrand Vitalis, mitrailleur de l'escadrille C 46, le 17 mai 1917 : "Mitrailleur hors de pair dont les exceptionnelles qualités de courage, de hardiesse, d'habileté et de sang-froid ont toujours fait l'admiration de tous. A abattu, le 14 avril 1917, son septième avion ennemi, qui est tombé en flammes dans nos lignes. Déjà médaillé militaire et quatre fois cité à l'ordre de l'armée."

Chevalier de la Légion d'Honneur et une citation à l'ordre de l'armée de l'ADC Léon Gaston Marie Vitalis à l'école de tir aérien de Cazaux, le 29 décembre 1917 : "Hardi mitrailleur d'un courage et d'une habileté remarquables. A abattu 7 avions ennemis. A déjà été 6 fois cité."

Commandeur de la Légion d'Honneur du Ltt Léon Marie Gaston Vitalis au 4ème groupe d'ouvriers d'aéronautique : "16 ans de services, 4 campagnes. Chevalier du 28 décembre 1917. A été cité."

Slt Eugène Auguste Antoine Duflot - Pilote de l'escadrille C 46 - Né le 9 mars 1885 à Fontaine-les-Vervins (Aisne) - Fils de M. Albert Duflot et de Mme Eugènie Audin - Service militaire au 87ème RI de Quimper à partir d'octobre 1906 - Sapeur de l'aérostation - Brevet de pilote militaire n° 72 en date du 1er septembre 1911 - Mobilisé le 2 août 1914 - Pilote de l'escadrille C 46 du 17 avril 1915 au 3ème trimestre 1916 - Pilote de l'escadrille C 104 du 3ème trimestre 1916 au 19 novembre 1917 - Ecole du tir aérien de Cazaux à partir du 19 novembre 1917 - 3 citations à l'ordre de l'armée - 1 citation à l'ordre du corps d'Armée - Chevalier de la Légion d'Honneur - Croix de Guerre.

* Une citation à l'ordre de l'armée : " A fait preuve d'une très grande activité au cours des opérations du 22 septembre au 6 octobre 1915 en effectuant des reconnaissances au-dessus des lignes ennemies dans des conditions très défavorables, et en assurant la protection des avions de réglage de l'escadrille. Très ancien pilote; a fait preuve depuis le début de la campagne des plus grandes qualités d'entrain et de courage; toujours prêt à accomplir les missions les plus périlleuses. Le 27 juin 1915, au cours d'une reconnaissance exécutée dans de très mauvaises conditions atmosphériques et à 100 mètres au-dessus de notre première ligne, a eu son avion gravement atteint par les balles de l'infanterie adverse, a continué néanmoins sa mission jusqu'au bout. Modèle de courage et de dévouement; a fait preuve, depuis le début de la campagne, des plus grandes qualités d'entrain et de bravoure; toujours prêt à accomplir les missions les plus périlleuses, a accompli de nombreux vols à moins de 100 mètres au-dessus des lignes ennemies aux mois de juin, juillet et octobre 1916; bien qu'ayant eu trois avions gravement atteints par les balles de l'infanterie adverse et rendus inutilisables, n'en a pas moins continué chaque fois sa mission jusqu'au bout."

Slt William Jacques Hostein - Né le 9 mars 1889 à Bordeaux - Fils de Edmond Hostein et de Marguerite Faurie - Profession avant guerre Mécanicien de précision - Appelé au 49ème régiment d’infanterie, le 10 octobre 1911 - Passé à l’aviation comme élève pilote en septembre 1912 - Brevet de l’Aéroclub de France n° 1256 - Brevet de pilote militaire n° 285 obtenu à l’école d’aviation militaire de Reims, le 29 mai 1913 - Pilote de l’escadrille D 6 et C 6 du 2 août 1914 au 14 janvier 1916 - Nommé Adjudant, le 4ème trimestre 1914 - Une victoire homologué en compagnie du caporal Amédé de Fiers de la Motte Ango mitrailleur contre un biplace,le 14 juin 1915 - Une victoire non homologuée contre un avion, le 30 juin 1915 - Nommé sous-lieutenant à titre temporaire, le 8 octobre 1915 - Pilote réceptionnaire de la maison Salmson à compter du 14 janvier 1916 - Nommé sous-lieutenant à titre définitif, le 12 avril 1916 - Croix de Guerre 14-18 - Pilote de l’escadrille C 46 du 26 avril 1918 à la fin de la guerre - Nommé Lieutenant - Affecté au 31 ème régiment d’aviation d’observation, le 27 mai 1923 à 1932 - Chef de la section entraînement (SE) du 31ème RAO - Mission avec le 4ème groupe du 31 ème RAO en Tchécoslovaquie du 18 au 25 juin 1928.

* Médaille Militaire, le 1er novembre 1914 (une citation à l’ordre de l’armée) : "A fait preuve, depuis le début de la campagne, de qualités remarquables d’audace, d’énergie et d’adresse. A exécuté, du 6 août au 5 septembre, six reconnaissances à longue portée, dont deux de plus de trois heures, au cours desquelles son appareil a reçu des projectiles ennemis. A été employé au 18ème corps d’armée, pour le réglage du tir de l’artillerie."

* Chevalier de la Légion d'Honneur en date du 14 juin 1915  (ordre n° 1017 D) : "A fait preuve d'une résolution et d'une intrépidité au dessus de tout éloge et d'une habileté professionnelle hors de pair en sollicitant et exécutant deux fois en 15 jours, d'une façon exceptionnellement audacieuse, une mission délicate et périlleuse au cours de laquelle, il a forcé à atterrir, après un vif combat au dessus des lignes allemandes, un avion allemand qui tentait de lui barrer le passage".

Slt René Henri Wilmés - Observateur de l'escadrille C 46 - Né le 25 octobre 1894 à Paris (75) - Fils d'Adolphe Wilmès et de Marthe Béguin - Appelé au 171ème RI, le 20 décembre 1914 - 172ème RI - Passé à l'aviation comme mitrailleur / observateur, le 30 mars 1916 - Ecole du tir aérien de Cazaux - Ecole de Pau (tir théorique) - Ecole d'Avord - Observateur de l'escadrille C 46 du 19 octobre 1916 au 8 avril 1917 - Tué en combat aérien, dans les environs de Sapigneul, le 8 avril 1917 - Chevalier de la Légion d'Honneur à titre posthume - Croix de Guerre avec palme.

* Une citation à l'ordre de l'armée : "Officier observateur hors ligne, passé dans l'aviation après avoir été blessé dans l'infanterie, y a fait preuve des plus belles qualités militaires, d'intelligence et de courage. Tué le 8 avril 1917, d'une balle en pleine poitrine, au cours d'un combat dans les lignes ennemies contre trois avions de chasse."

* Une citation accompagnant sa nomination au grade de chevalier de la Légion d'Honneur à titre posthume : "Sous-Lieutenant aviateur, jeune officier animé des plus beaux sentiments. Momentanément inapte au service de l'infanterie par la suite d'une blessure grave, est passé sur sa demande dans l'aviation, s'y est fait remarquer par son courage et son entrain qui le poussaient à solliciter les missions les plus périlleuses. A été tué le 8 avril 1917 dans un combat aérien."

Ltt Jules César Campion - Observateur de l'escadrille C 46 - Né le 26 octobre 1889 à Béthune (Pas-de-Calais) - Fils de Louis Campion et de Henrieth Campien-Leroy - Avant guerre industriel - Service militaire au 11ème régiment de Chasseurs à cheval de Vesoul, le 1er octobre 1910 - Passé à l'aviation comme observateur, le 1er avril 1915 - Escadrille BL 3 - Escadrille C 46 et R 46 du 7 avril 1915 au 11 décembre 1916 - Commandant de l'escadrille R 213 du 13 décembre 1916 au 3 mars 1917 - Escadrille C 46 du 8 mars 1917 au 29 avril 1917 - Tué en combat aérien aux commandes du Letord n° 90 probablement par le Ltn Walter Böning du Jasta 19 dans les environs du plateau de Craonne, le 29 avril 1917 - Ses équipiers étaient le MdL Marcel lamy et le Caporal Bosquié, mitrailleurs - Les 3 hommes ont été tués - Chevalier de la Légion d'Honneur - Croix de Guerre avec palme - 3 citations : 1 à l'ordre de l'armée et 2 à l'ordre du corps d'Armée.

Brigadier Pierre Gaudin de Villaine - Mitrailleur de l'escadrille C 46 - Né le 23 février 1896 à Pont-à-Mousson (Meurthe-et-Moselle) - Avant guerre étudiant - Engagé au 16ème régiment de Dragons, le 22 août 1914 - Passé à l'aviation comme mitrailleur, après réforme due à une première blessure, le 3 janvier 1916 - Ecole du tir aérien de Cazaux - Escadrille V 97 (future 469) du Bourget - Mitrailleur de l'escadrille C 46 du 20 juillet 1916 au XX - Blessé en combat aérien d'une balle dans chaque bras, le 24 septembre 1916 - Entré à l'ambulance (hôpital de campagne) 1/70, le même jour.

* Citation à l'ordre de l'armée : "Mitrailleur très courageux et adroit. Réformé à la suite d'une première blessure, a demandé à servir dans l'aviation comme mitrailleur. Le 25 septembre 1916, accomplissant une mission importante et ayant été attaqué par plusieurs avions ennemis, a lutté jusqu'à ce qu'il eut successivement les deux bras brisés par les balles. Grâce à son sang-froid, a permis à son pilote (Sgt Léopold Dupont et brevet de pilote militaire n° 1712 en date du 7 octobre 1915) blessé lui-même de rentrer dans nos lignes avec son appareil, criblé de balles et son observateur (Cne Maurice Gay) très grièvement blessé."

Adj Glenn Nelson Sitterly - Né le 22 août 1897 à Spring Valley Illinois (USA) - Classe 1917 - Matricule de recrutement n° 12.213 - Fils de John Sitterly et d'Elisabeth Nelson - Affecté aux ambulances américaines en 1917 - Engagé au 1er régiment étranger, au titre de l'aviation, le 6 juin 1917 - Passé à l'aéronautique militaire comme élève pilote, le 12 juin 1917 - Brevet de pilote militaire n° 8812 obtenu à l'école d'aviation militaire d'Avord, le 22 septembre 1917 - Nommé Caporal, le 6 octobre 1917 - Stage de perfectionnement "Avions rapides" à l'école d'aviation militaire d'Avord, jusqu'à 29 octobre 1917 - Pilote du GDE du 29 octobre 1917 au 26 mars 1918 - Pilote de l'escadrille C 46 du 26 mars au 20 août 1918 - Nommé sergent, le XX mai 1918 - Citation à l'ordre de l'armée, en date du 20 juillet 1918 - Son Caudron R XI est abattu en flammes, dans les environs de Villers-Cotterets, le 15 juillet 1918 - Ses deux mitrailleurs sont blessés et lui indemne - Le 18 juillet, son avion est touché, avec un réservoir en flammes, il parvient à poser sur Caudron R XI dans les lignes françaises, il est indemne mais un de ses mitrailleurs a été tué - Citation à l'ordre de l'armée, en date du 12 août 1918 - Lâché sur SPAD VII et XIII, le 30 août 1918 - Pilote de l'escadrille SPA 38 du 3 octobre 1918 au 14 février 1919 - Nommé Adjudant, le 5 décembre 1918 - Photo collection Gregory VanWyngarden que je remercie pour son aide - Sources : Pam - CCC de l'escadrille SPA 38 - Dernière mise à jour : 29 juillet 2017.

* Citation à l'ordre de l'armée du MdL Glenn Sitterly du 2ème groupe d'aviation , pilote à l'escadrille R XI 46, en date du 12 août 1918 : "Pilote de grande valeur, remarquablement adroit, courageux et calme. Attaqué par une patrouille de quinze appareil ennemis, a vaillamment soutenu le choc, permettant aux avions qu'il protégeait d'accomplir leur mission. Ayant eu, au cours du combat, ses deux mitrailleurs blessés et son aéroplane croblé de balles, est parvenu néanmoins à regagner nos lignes."

 

 

Les hommes

Cne Didier Louis Marie Charles Le Cour Grandmaison - Né le 18 mai 1889 à Nantes (44) - Fils de Charles Le Cour Grandmaison et de Louise Saint-Maur - Classe 1909 - Recrutement du 2ème bureau de la Seine sous le n° matricule 438 - Engagé à l'école spéciale militaire de St-Cyr en 1907 - Promotion "du Maroc" de 1907 à 1910 - Affecté au 16ème régiment de Chasseurs, le 10 octobre 1907 - Nommé Sous-lieutenant - Affecté au 26ème régiment de Dragons en 1910 - Brevet de pilote militaire n° 1006 obtenu le 30 mai 1915 - Pilote de l'escadrille C 47 du 22 juin 1915 au 12 mars 1916 - Citation à l'ordre de l'armée en date du 15 novembre 1915 - Stage sur Caudron G 4 à compter du 11 septembre 1915 - Commandant de l'escadrille C 46 du 12 mars 1916 au 10 mai 1917 - Chevalier de la Légion d'Honneur, le 1er octobre 1916 - 5 victoires aériennes homologuées - Nommé Capitaine à titre temporaire - Tué au cours d'un combat aérien aux alentours du Camp de César, au Nord-Est de Berry-au-Bac, le 10 mai 1917 - Photo La Guerre Illustrée.

Citation à l'ordre de l'armée du Ltt Didier Le Cour Grandmaison à l'escadrille C 47, en date du 15 novembre 1915 : "Pilote plein d'allant, de sang-froid et d'énergie, a brilamment rempli les nombreuse smissions dont il a été chargé. Le 30 septembre 1915, a poursuivi jusque dans ses lignes un Aviatik et l'a contraint à atterrir précipitamment."

Citation à l'ordre de l'armée à titre posthume du Cne Didier Le Cour Grandmaison, pilote de l'escadrille C 46, en date du 5 juin 1917 : "Officier de grande valeur. Brilant chef d'escadrille. Doué d'exceptionnelles qualités d'entrain et de courage, pilote remarquable, a créé une escadrille de triplaces de combat qu'il menait chaque jour à l'ennemi et en a obtenu les plus magnifiques résultats. Le 10 mai 1917, a attaqué seul un groupe de cinq avions de chasse ennemis et a trouvé une mort héroïque au cours d'un combat."

Slt Jean Auguste Paul Joseph Loste - Né le 2 septembre 1893 à Toulon (83) - Fils de Louis Loste et Mme Rose Martin - Profession avant guerre Ajusteur - Unité d'origine 27ème régiment d'infanterie - Brevet de l'Aéroclub de France n° 1533 sur Blériot, obtenu le 7 novembre 1913 - Entré en service actif au 1er groupe d'aviation, le 7 août 1914 - Brevet de pilote militaire n° 832 obtenu à l'école d'aviation militaire de Pau, le 19 avril 1915 - Pilote de l'escadrille C 9 du 26 au 30 avril 1915 - Pilote de l'escadrille C 56 du 12 mai 1915 au 18 juin 1916 - Nommé Caporal, le 7 juin 1915 - Blessé dans un accident d'avion au cours d'un bombardement au retour d'Arras, le 18 juin 1915 - Nommé Sous-lieutenant - Pilote de l'escadrille C 46 du 18 juillet 1916 au 27 septembre 1917 - Stage GDE du 29 juillet au 4 août 1916 - Chevalier de la Légion d'Honneur, le 24 novembre 1916 - Blessure de guerre, le 27 septembre 1917 - Blessure de guerre, le 24 août 1918 - Il a été trépané 3 fois - Termine la guerre avec Sept victoires homologuées - Croix de guerre avec 5 citations à l'ordre de l'armée - Officier contrôleur de la mission Interalliée de contrôle aéronautique - Marié avec Yvonne Jeanne Marie Louise Fournel, le 5 octobre 1926 - Grade de Commandant - Marié à Isabelle Marie Bernardine Irène Garros, le 24 octobre 1936 - Officier de la Légion d'Honneur, le 30 décembre 1939 - Marié à Germaine Bourguignon, le 8 juin 1950 - Commandeur de la Légion d'Honneur, le 21 novembre 1955 - Grand officier d'Honneur, le 31 juillet 1959 - Adresse 6 boulevard Victor Hugo à Bandol (Var) - Décédé à Bandol, le 26 juillet 1960 - Jean Loste repose au cimetière central de Toulon - Photo collection Philippe Guillermin que je remercie pour son aide.

* Citation à l'ordre de l'armée du caporal Jean Loste, pilote de l'escadrille C 56 en date du 29 juin 1915 : "Pilote remarquable, plein d'énergie, donne l'exemple du plus bel enthousiasme. A, le 18 juin 1915, réussi à rétablir son avion complétement déséquilibré par un obus qui, passant à 0,30 m du siège, traverse le plan supérieur; est parvenu, à force d'adresse, à terminer le régalge dont il était chargé et a pu réintégrer les lignes sans incident. Blessé grièvement le même jour au cours d'un deuxième vol."

* Citation à l'ordre de l'armée du Slt Jean Loste, pilote de l'escadrille C 46 en date du 26 août 1916 : "Pilote remarquable, excessivement adrot et courageus. Plus de deux cents heures de vol. Le 28 juillet 1916, ayant attaqué conq avions allemands, dont un bimoteur, a réussi à abattre ce dernier, tout en ayant son propre appareil et ses moteurs criblés de balles et rendus inutilisables."

* Grade de Chevalier de la Légion d'Honneur avec attribution de la Croix de Guerre avec palme au Slt Jean Loste, pilote de l'escadrille C 46 en date du 24 novembre 1916 : "Pilote remarquablement courageux et adroit; a rempli de nombreuses missions de réglage, de photographie et de bombardement au cours desquelles il a successivement abattu quatre avions ennemis. En particulier, le 1er novembre 1916, est descendu à 150 mètres du sol pour abattre en flammes son adversaire, sur son propre terrain. N'a dû qu'à son sang-froid de pouvoir repasser les lignes et sauver son appareil, dont un moteur avait été fortement endommagé. Déjà deux fois coité à l'odre de l'armée."

* Citation à l'ordre de l'armée du Slt Jean Loste, pilote de l'escadrille C 46 en date du 20 janvier 1917 : "Excellent pilote a abattu un avion ennemi le 27 décembre 1916."

* Citation à l'ordre de l'armée du Slt Jean Loste, pilote de l'escadrille C 46 en date du 11 février 1917 : "Pilote d'un courage et d'un sang-froid admirables. A abattu son 7ème avion ennemi, le 26 janvier 1917."

Adj Achille Justin Ernest Rousseaux - Né le 29 août 1887 à Dijon (21) - Fils d'Ernest Justin Pierre Rousseaux et de Virginie Clément - Service militaire au 15ème régiment de Chasseur à cheval du 1er octobre 1908 au 13 novembre 1912 - Profession avant guerre Boucher - Mobilisé au 15ème régiment de Chasseurs à cheval, le 3 août 1914 - Passé à l'aviation comme mitrailleur, le 3 janvier 1916 - Stage du tir aérien à l'école du tir aérien de Cazaux du 30 janvier au 8 février 1916 - RGA du 6 février au 17 avril 1916 - Mitrailleur de l'escadrille N 23 du 17 au 18 avril 1916 - Mitrailleur de l'escadrille C 46 du 18 avril 1916 au 30 septembre 1917 - Nommé Brigadier, le 18 octobre 1916 - 5 victoires aériennes homologuées à l'escadrille C 46 - Médaille Militaire, le 25 décembre 1916 - Croix de Guerre - Nommé Maréchal des Logis, le 12 décembre 1916 - Brevet de pilote militaire n° 7603 obtenu à l'école d'aviation militaire d'Etampes, le 21 juillet 1917 - Pilote de l'escadrille N 79 du 30 septembre au 5 octobre 1917 - Pilote de l'escadrille N 88 / SPA 88 du 3 octobre 1917 au 21 août 1918 - Blessé par balle au combat à la jambe droite, le 11 janvier 1918 - Nommé Adjudant, le 25 janvier 1918 - Une victoire homologuée à l'escadrille N 88 - 5 citations à l'ordre de l'armée (24 septembre 1916 - 25 novembre 1916 - 25 décembre 1916 - 8 mai 1917 - 6 janvier 1918) - Instructeur à la GDERDC, le 20 février 1918 - Démobilisé, le 26 mars 1919 - Reprends son métier de boucher aux abattoirs de la Villette à Paris - Décédé des suites d'une infection survenue dans l'exercice de sa profession à Rosny-sous-Bois, le 23 octobre 1928 - Repose au cimetière communal de Rosny-sous-Bois (93) - Photo Achille Rousseaux transmise par Pascal Rousseaux, son arrière petit-fils que je remercie pour son aide.

Ltt Eugène Alfred Barbier - Né le 15 décembre 1885 à Prémont (Aisne) - Fils de Charles Victor Barbier et d'Hortense Balasse - Domiciliés à Verdun (Meuse) - Domiciliés au 70 bis, boulevard d'Ornano à Paris (75) puis à Halignicourt près St-Dizier (Haute-Marne) - Classe 1905 - Recrutement de Saint-Quentin (Aisne) sous le matricule n° 1741 - Service militaire au 19ème régiment de Chasseurs à pied, à compter du 8 octobre 1906 - Nommé Caporal, le 1er mai 1907 - Nommé Sergent, le 14 novembre 1907 - Engagé pour un an, le 1er octobre 1908 - Rengagé pour un an, le 8 octobre 1909 - Marié avec Marie Eugénie Bourguignon, le 7 décembre 1909 - Rengagé pour deux ans, le 8 octobre 1911 - Nommé Sergent fourrier, le 29 octobre 1912 - Nommé Sergent Major, le 12 février 1913 - Passé au 2ème groupe aéronautique de l'aéronautique militaire, à compter du 22 août 1913 - Comptable au Parc 3, à compter du 25 août 1913 - Rengagé pour un an, le 7 octobre 1913 - Nommé Sergent-major, le 16 décembre 1913 - Nommé Adjudant, le 8 septembre 1914 - Croix de Guerre et une citation à l'ordre de l'armée, le 24 janvier 1915 - Nommé Adjudant-chef, le 10 juillet 1915 - Brevet de pilote militaire n° 825 obtenu à l'école d'aviation militaire de Pau, le 18 avril 1915 - Pilote de la RGA du Bourget du 20 au 30 avril 1915 Pilote de l'escadrille C 13 du 30 avril 1915 au 7 avril 1916 - Convoyage avion à la RGA du 5 au 8 août 1915 - Médaille Militaire et citation à l'ordre de l'armée, le 23 août 1915 - Nommé Sous-lieutenant à titre temporaire, le 8 octobre 1915 - Stage à la RGA du 11 au 27 novembre 1915 - Pilote de l'escadrille C 28 du 7 avril au 15 mai 1916 - Stage sur Caudron R 4 au GDE du 15 mai au 10 juin 1916 - Pilote convoyeur du RGA du 10 au 28 juin 1916 - Pilote de l'escadrille C 46 du 28 juin 1916 au 3 juillet 1917 - Citation à l'ordre de l'armée, le 5 septembre 1916 - Chevalier de la Légion d'Honneur et citation à l'ordre de l'armée, le 10 décembre 1916 - Citation à l'ordre de l'aéronautique, en janvier 1917 - Nommé Lieutenant, le 6 avril 1917 - Tué au cours d'un accident aérien dans les environs de Lagny-le-Sec (Oise), le 3 juillet 1917 - Il faisait équipage avec le Ltt Jean-Marie Stoffel qui n'a pas été blessé - Sources : Pam - LO - Liste PN - MpF - FM Aisne - CCC C 13 - CCC C 28 - CCC C 46 - Dernière mise à jour : 18 décembre 2015.

* Citation à l'ordre de l'armée de l'Adc Eugène Alfred Barbier à l'escadrille n° 13 : "Sous-officier ancien, très énergique, d'un zèle et d'un dévouement à toute épreuve. A servi d'abord comme observateur puis, après une rapide instruction, comme pilote. S'est quotidiennement fait remarquer par son endurance et son mépris du danger. En particulier, le 22 mai 1915, est resté pendant trois heures quinze sans interruption sous le feu violent de batteries spéciales ennemies afin de permettre l'exécution complète des réglages de tir dont il était chargé. Est fréquemment rentré avec de nombreuses atteintes à son appareil."

* Citation à l'ordre de l'armée du Slt Eugène Alfred Barbier à l'escadrille C 46 : "Excellent pilote d'une adresse et d'un courage remarquables, réunissant plus de deux centes heures de vol au-dessus de l'ennemi. S'est distingué à maintes reprises au cours de reconnaissances et de combats aériens. Le 21 août 1916, a attaqué un groupe de trois avions ennemis dans leurs lignes, en a abattu un et mis les deux autres en fuite."

* Chevalier de la Légion d'Honneur et une citation à l'ordre de l'armée en date du 10 décembre 1916 du Slt Eugène Alfred Barbier, pilote à l'escadrille C 46 : "Officier d'un courage et d'un allant remarquables, en même temps que très ardent pilote. A fait preuve, depuis le début des attaques de la Somme, du plus grand dévouement, en exécutant de nombreuses missions photographiques dans des circonstances difficiles. Le 21 août, a abattu un avion ennemi. Le 23 novembre, attaqué par six avions ennemis, leur a tenu tête, quoique son mitrailleur ait été blessé dès le début de combat, et un de ses moteurs mis hors d'usage. A réussi à abattre un de ses adversaires et est resté dans nos lignes, son avion criblé de balles. Deux fois cité à l'ordre et médaillé militaire."

Slt René François Louis d'Aux - Né le 2 septembre 1891 à Maisons-Laffite (Yvelines) - Fils d'Arnaud d'Aux et de Mathilde Thomas - Domiciliés au 58, avenue Kléber à Paris (75) - Profession avant guerre Etudiant en électricité - Classe 1911 - Recrutement du 6ème bureau de la Seine sous le matricule n° 119 - Appelé comme conducteur automobile, à compter du 10 octobre 1912 - Affecté au centre de Chalais-Meudon - Conducteur automobile de l'escadrille DO 22 du (avant le 3ème trimestre) 1914 au 30 novembre 1914 - Affecté à l'école d'aviation militaire de Pau comme élève pilote, le 30 novembre 1914 - Brevet de pilote militaire n° 782 obtenu à l'école d'aviation militaire de Pau, le 11 avril 1915 - Pilote de la RGA - Pilote de l'escadrille C 47 du 28 avril 1915 au 17 juin 1916 - Nommé Sergent, le 4 août 1915 - Citation à l'ordre de l'aéronautique, le 27 juin 1915 - Entrainement sur Caudron G 4, à compter du 24 juillet 1915 - Citation à l'ordre de l'armée, le 18 novembre 1915 - Pilote du GDE du Plessis-Belleville du 17 juin au 7 juillet 1916 - Pilote de l'escadrille C 46 du 7 juillet au 17 janvier 1917 - Nommé Adjudant, le 11 mars 1916 - Citation à l'ordre de l'armée, le 10 septembre 1916 - Stage Sopwith à la GDE, à compter du 17 janvier 1917 - Médaille Militaire et citation à l'ordre de l'armée, en date du 30 janvier 1917 - Nommé Sous-lieutenant à titre temporaire, le 14 février 1917 - Affecté au détachement aviation de la mission militaire de Russie, le 20 février 1917 - Observateur de l'escadrille SOP 582 du 20 février 1917 au 10 avril 1918 - Retour en France, le 5 mai 1918 - Affecté à l'escadre de combat n° 2, le 28 juin 1918 - Affecté à l'escadrille SPA 159 du 1er juillet au 19 septembre 1918 - Nommé Sous-lieutenant de réserve à titre définitif, le 1er juillet 1918 - Démobilisé - Créateur d'une société d'ingénieurs conseils aptes à intervenir sur tous problèmes, industriels, agricoles ou économique à partir de 1919 - Chevalier de la Légion d'Honneur, en date du 16 juin 1920 - Remis à la disposition du 1er régiment de Génie, le 6 avril 1920 - Nommé Lieutenant de réserve, le 13 mai 1921 - Exclu de la Légion d'Honneur et de la Médaille Militaire en raison d'une condamnation d'un an de prison pour émission de chéques sans provision, abus de confiance et infraction à la loi sur les sociétés, le 18 octobre 1944 - Domicilié au 6, rue du Rocher, à Paris 8ème (75) - Décédé le 8 février 1963 - Sources : Pam - LO - L'Aérophile - JORF - Dernière mise à jour : 26 juin 2016.

* Citation à l'ordre de l'armée du Sgt René François Louis D'Aux, pilote à l'escadrille C 47, en date du 18 novembre 1915 : "S'est fait particulièrement remarquer du 20 au 30 septembre 1915 au cours de nombreux vols exécutés au-dessus des lignes ennemies. Bien que son appareil fut souvent endommagé par les éclats et les balles, n'est jamais rentré sans avoir rempli la mission qu'il avait reçue."

* Citation à l'ordre de l'armée de l'Adj René François Louis D'Aux, pilote à l'escadrille C 46, le 10 septembre 1916 : "Pilote remarquable par son audace et son sang-froid. A accompli dans son escadrille les missions les plus dures, représentant près de trois cents heures de vol. A eu très souvent son avion atteint par les obus et les balles. A livré de nombreux combats aériens. Le 22 août 1916, a livré combat, dans ses lignes, à un avion allemand qu'il a réussi à abattre. Est rentré avec son appareil criblé de balles et son mitrailleur mortellement blessé."

Ltt Léon Louis Henri Ribière - Né le 24 décembre 1893 à Béconne (Drôme) - Fils d'Henri Casimir Ribière (directeur de l'usine hydro-électrique de Béconne) et de Claire Fabre (ménagère) - Domiciliés dans un logement de fonction de l'usine hydro-électrique de Béconne - Profession avant engagement Etudiant - Classe 1913 - Recrutement de Montélimar (Drôme) sous le matricule n° 661 -  Engagé volontaire pour cinq ans au titre du 12ème régiment de Dragons, le 29 novembre 1911 - Arrivé à l'unité, le 2 décembre 1911 - Nommé Brigadier, le 25 février 1913 - Nommé Maréchal des Logis, le 20 janvier 1914 - Blessé par plaie à la jambe droite, le 24 février 1915 - Nommé Sous-lieutenant à titre temporaire et affecté au 28ème bataillon de chasseurs alpins, le 26 février 1915 - Croix de guerre et citation n° 556 à l'ordre de la division, en date du 21 décembre 1915 - Blessé par éclat d'obus à Turlu, le 4 septembre 1916 - Passé à l'aéronautique militaire comme élève pilote, le 15 septembre 1916 - Chevalier de la Légion d'Honneur et citation à l'ordre de l'armée, en date du 6 octobre 1916 - Nommé Sous-lieutenant à titre définitif, le 2 novembre 1916 - Brevet de pilote militaire n° 5777 obtenu à l'école d'aviation militaire d'Ambérieu, le 26 mars 1917 - Stage de perfectionnement à l'école d'aviation militaire d'Avord - Stage de spécialisation à l'école d'aviation militaire d'Istres - Miramas, jusqu'au 29 juin 1917 - Pilote de l'escadrille F 7 du 21 juillet au 9 août 1917 - Pilote de l'escadrille R 210 du 10 août au 26 octobre 1917 - Nommé Lieutenant, à titre temporaire, le 11 août 1917 - Pilote de l'escadrille BR 209 du 26 octobre 1917 au 26 octobre 1918 - Une victoire aérienne homologuée, en équipage avec le Ltt François Letanche (obs) contre un monoplace abattu en flammes dans les environs de Roye-Montdidier, le 30 mars 1918 - L'avion adverse appartenait à un groupe de sept avions - Citation à l'ordre de l'armée, en date du 24 avril 1918 - Marié avec Marie Lucie Amélie Michel (infirmière principale des infirmières militaires de la place d'Abbeville), à Grillon (84), le 13 Mai 1918 - Evacué sur l'ambulance 16/4 de Clermont (Oise), le 24 août 1918 - Affecté pendant sa convalescence au commandement de l'escadrille C 46, le 12 octobre 1918 - Décédé des suites de la grippe espagnole à l'ambulance 5/5 de l'hôpital Auban Moët d'Epernay (Marne), le 26 octobre 1918 - Léon Ribière repose dans la Nécropole nationale "La Ferme de Suippes" à Suippes (Marne) - Tombe 1273 - Il a eu un fils, conçu avant sa mort, Léon André Henri, né à Grillon (84), le 9 mars 1919 - Sources : Pam - Liste des brevets militaires - LO - Fiche matricule du département de la Drôme - CCC escadrille R 210 - CCC escadrille MR 209 - MpF - Sépultures de France - JORF - Dernière mise à jour : 2 novembre 2016.

* Croix de Guerre et citation n° 556 à l'ordre de la division, en date du 21 décembre 1915 : "Chef de section très brave et énergique. Le 21 décembre 1915 a exécuté avec sa section une mission de liaison difficile, malgré la résistance de l'ennemi, a occupé un rocher au sommet duquel il s'est dressé sous le feu. A personnellement mis deux ennemis hors de combat et a brillamment  enlevé sa section à l'attaque en payant d'exemple et d'audace."

* Chevalier de la Légion d'Honneur et citation à l'ordre de l'armée, en date du 6 octobre 1916 : "Officier du plus brillant courage  et de la plus belle énergie. Étant en permission et apprenant que son bataillon était dirigé sur un secteur important, a rejoint avant les délais afin de pouvoir prendre part aux opérations projetées. Ayant reçu à son arrivée au corps, notification de son affectation au service de l'aviation, a demander à user du reste de sa permission pour participer à l'attaque du 4 septembre 1916, s'est vaillamment conduit au cours de cette action et a été atteint d'une grave blessure à son poste de combat. Déjà blessé et cité à l'ordre de la division antérieurement."

* Citation à l'ordre de l'armée du Slt Léon Louis Henri Ribière, du 12ème régiment de dragons, détaché à l'escadrille BR 209, en date du 24 avril 1918 : "Etant en reconnaissance à l'intérieur des lignes ennemies, a fait face à sept avions ennemis qui l'attaquaient et abattu l'un d'eux en flammes."

* Citation à l'ordre de l'armée du Ltt Léon Louis Henri Ribière, du 12ème régiment de dragons, détaché à l'escadrille BR 209, en date du 9 août 1918 : "Après avoir rempli de nombreuses missions d'artillerie et d'infanterie, au cours desquelles il est rentré au terrain avec son avion souvent atteint par les balles, est devenu spécialiste des missions photographiques à longue portée. Le ... a poussé audacieusement une reconnaissance jusqu'à l'extrême limita de ce que lui permettait sa prévision d'essence."

Brigadier Georges Cadot, mitrailleur de l'escadrille C 46 - Cette victoire a été homologuée en collaboration pour deux équipages : Sgt Etienne Combret (pilote et brevet de pilote militaire n° 1019 en date du 1er juin 1915), Brigadier Georges Cadot (mitrailleur), Brigadier Rousseaux (mitrailleur) et Ltt Jean Loste (pilote et brevet de pilote militaire n° 832 en date du 19 avril 1915), Ltt Bardou (obs), Soldat de 2ème classe Martin (mitrailleur). L'avion ennemi est tombé dans les lignes allemandes.

* Citation à l'ordre de l'armée : "Jeune mitrailleur, excellent tireur. A, dès ses premiers vols, montré beaucoup de sang-froid et le plus grand courage. Le 8 septembre 1916, au cours d'une mission lointaine, a attaqué un groupe de 6 avions ennemis, a réussi à abattre l'un d'eux en achevant le combat à bout portant avec son mousqueton, après épuisement d'un rouleau de mitrailleuse."

 

Adc Robert Mazeron
Mitrailleur de l'escadrille C 46

Né à Montluçon, le 21 novembre 1885, il a fait son service militaire au 31ème régiment de Dragons. Sa période obligatoire accomplie, il s'engage comme sous-officier. A la déclaration de guerre, il écrivait: "Je saurai faire mon devoir; et, sans être prétentieux, je puis dire que, quand je reviendrai, vous pourrez être fiers de moi."

Nommé Adjudant, il est envoyé au front : "Si Dieu ne me permettait pas de revenir, soyez certains que je disparaitrai en bon chrétien et en bon français qui ne sait pas reculer. Si je tombe, vous aurez toujours cette assurance que ce sera au champ d'honneur. Ma dernière pensée se tournera vers vous, et vers celui de qui je viens."

Le front pour lui, c'est tout d'abord la Champagne; puis les Vosges et la Somme; puis ce sera à nouveau la Champagne, où il devait perdre la vie. Son rôle,au début, est de porter des ordres et d'aider dans l'infanterie pour le service des tranchées. En février 1916, son groupe de cavalerie est dissous et il est transféré dans l'artillerie. N'ayant pas d'attrait pour cette arme, il demande son transfert dans l'aéronautique militaire.

C'est à l'école du tir aérien de Cazaux qu'il reçoit sa formation de mitrailleur de combat. Après le stage réglementaire, l'école le garde comme sous-instructeur jusqu'au mois de septembre, époque où il retourne au front. Il est affecté à à l'escadrille C 43 commandée par le Cne Didier Le Cour Grandmaison.

Le 10 octobre 1916, il abat un premier avion ennemi qui lui vaudra une citation à l'ordre de l'armée. Le 23 novembre 1916, il abat un deuxième avion, un Aviatik, dans des conditions particulièrement difficiles.

Cette nouvelle citation à l'ordre de l'armée lui vaut l'attribution de la Croix de Guerre avec palme : "Excellent mitrailleur en avion, courageux et adroit. Arrivé récemment en escadrille, y a, dès le début, fait preuve des meilleures qualités. A abattu un avion allemand, le 23 novembre 1916, au cours d'un rude combat, où son Caudron R 4 a été criblé de balles, et son mitrailleur avant blessé."

Voir la colonne de droite -- >

Adc Robert Mazeron
Mitrailleur de l'escadrille C 46

Il raconte ce combat à sa famille : "Mon combat s'est passé dans des conditions assez dures, sept Boches me sont tombés sur le paletot. J'étais en infériorité notoire : appareil criblé, moteur en mauvais état, essence s'échappant et mon mitrailleur avant blessé. Quatre fois, les Boches sont venus à l'assaut; et qautre fois, je les ai tenus en respect, à la deuxième, leur dégringolant un appareil. Tant bien que mal, nous avons pu regagner nos lignes. J'avais 29 balles et 7 éclats d'obus dans mon coucou. Vous le voyez, le Sacré-Coeur m'a bien gardé; remercions-le bien fort. Mon pilote est proposé pour la Légion d'Honneur."

Il prend part à de nombreuses missions, dont quelques-une très pénibles, surtout lors de l'offensive d'avril 1917. En juin, il est légèrement blessé au bras et ne voulut pas être évacué vers l'arrière pour se faire soigner ou interrompre son service en première ligne.

En début février 1918, il est proposé pour la Médaille Militaire. Malheureusement, trop tard. Le 26 février, il est l'une des victimes d'un accident mortel à bord d'un Caudron R 11 non loin du terrain de Villeselve (51). Le gros bimoteur, suite à une fausse manoeuvre, est passé sur le dos et n'a pu être redressé.

Le lendemain, le Cne Marcel Bloch, commandant la C 46, fait part à son père des circonstances de l'accident qui a couté la vie à son fils : "Ma lettre est malheureusement destinée à vous apprendre une terrible nouvelle. L'avion piloté par le Sous-lieutenant Durand, monté en outre par votre fils et un sergent du Génie, est tombé, hier à 16 heures, dans la campagne avoisinant notre terrain; et les trois passagers ont succombé ! .... Soyez courageux, Monsieur, votre fils l'était tellement ! Je le tenais dans une estime toute spéciale. J'ai eu bien souvent, personnellement, des preuves de sa vaillance car j'avais fait avec lui, en qui j'avais une entière confiance, de nombreuses missions. Tous ceux qui ont lutté avec lui contre l'ennemi commun ont été émerveillés de son courage, de son calme, de son sang-froid de parfait soldat. Je ne tenterai pas de consolation impossible; je voudrais seulement que la douleur de ses parents fût atténuée par la conscience de la valeur de leur fils, par la façon noble et simple avec laquelle il avait fait à la Patrie le sacrifice de sa vie."

Le Caudron R 11 s'est écrasé près de Vouzy, dans les environs de Vertus. A cet endroit, M. Jean Lallemand, le propriétaire du château de Vouzy, fera élever un monument à la mémoire des 3 aviateurs disparus lors de cet accident.

 

Les avions

Caudron R 4 qui équipa l'escadrille 46 du 13 juin 1916 à la mi 1917 - Carte postale d'époque.

Caudron R 4 de l'escadrille C 46 posé en campagne après un combat - A gauche, on aperçoit l'Adj Cottave, pilote de l'escadrille C 43 - Photo Paul Cottave-Claudet transmise par son petit-fils Jean-Paul Milliand que je remercie pour son aide.

Caudron R.IV bariolé photographié sur le terrain de Villers-Bretonneux, dans la Somme, où est stationnée l’escadrille C 46 au mois de juin 1916 - A bord de cet appareil a combattu l’adjudant Achille Rousseaux, mitrailleur, titulaire de 5 victoires homologuées et une probable à la C 46, plus une autre remportée en tant que mitrailleur dans une autre escadrille - Boucher aux abattoirs de la Villette avant la guerre, il reprend son emploi après celle-ci et décède de la gangrène en 1928, dès suites d’une blessure professionnelle - Photo collection Christophe Cony que je remercie pour son aide.

L'Adj Léon Vitalis, l'As mitrailleur aux 6 victoires aériennes homologuées, à son poste de tir, posant aux commandes de son jumelage de mitrailleuses Lewis - Photo collection Jon Guttman que je remercie pour son aide.

Entrainement au tir des mitrailleurs de la C 46 - A l'aide d'une maquette, que l'on voit entre les aviateurs, les mitrailleurs simulent le tir lointain avec une carabine munie d'une lunette de tir - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Photo Achille Rousseaux, transmis par Pascal Rousseaux, son arrière petit-fils, que je remercie pour son aide.

Le Brigadier Achille Rousseaux, l'As mitrailleur de la C 46 aux cinq victoires homologuées, pose à bord d'une tourelle d'instruction - Remarquez le harnais qui l'unit à son arme, le câble de détente déporté muni de sa poignée de mise à feu et le gros chargeur à 97 cartouches de la mitrailleuse Lewis - Photo Achille Rousseaux, transmis par Pascal Rousseaux, son arrière petit-fils, que je remercie pour son aide.

Une autre photo pour montrer les possibilités de tir en secteur bas avant - Remarquez la position du mitrailleur qui tient la barre de liaison de sa tourelle, seuls deux doigts maintiennent la poignée de tir - Le mitrailleur est solidaire de son avion grâce au harnais qui le lie à son arme - Photo Achille Rousseaux, transmis par Pascal Rousseaux, son arrière petit-fils, que je remercie pour son aide.

Caudron R 4 de l'escadrille C 46 au retour d'une mission sur le terrain de Demuin (80), en août 1916 - Le bimoteur est équipé de deux moteurs de 130 ch Renault - Photo famille de Guibert que je remercie pour son aide.

Installation du Slt René Wilmes au poste d’observateur (ou mitrailleur avant) sur un Caudron R.IV. Wilmes sera tué au combat à son poste, le 8 avril 1917, après avoir probablement descendu un de ses assaillants - Son pilote, protégé par son blindage, a pu ramener l’appareil dans les lignes françaises - Photo collection BDIC du musée de l'Armée.

Photographié sur le terrain de Villers-Bretonneux dans la Somme au mois de septembre 1916, le Slt Eugène Barbier pose devant un Caudron R IV décoré qui semble être son appareil - Après avoir remporté trois victoires homologuées et deux probables à la C 46, Barbier se tue accidentellement en effectuant une démonstration en vol sur un Letord au GDE le 3 juillet 1917 - Photo Collection Christophe Cony que je remercie pour son aide.

Vue d’un Letord 1 triplace dont les premiers exemplaires sont livrés à l’escadrille C 46 vers le mois de mars 1917 - Photo collection Michel Bénichou que je remercie pour son aide.

Selon la légende de cette photo, ce Letord était l’appareil personnel du capitaine Didier Le Cour Grandmaison - Lequel, selon le journaliste Jacques Mortane, se serait fait descendre le 10 mai 1917, aux commandes d’un appareil semblable affecté au Ltt Bloch et codé d’un "10" sur la dérive - Photo collection BDIC du musée de l'Armée.

Terrain de Villeselve (60) en novembre 1917 - L'escadrille LET 46 / R XI 46 a stationné sur ce terrain du 7 juillet 1917 au 14 mai 1918 - Photo prise par le Slt Francis Paul, observateur de l'escadrille N 79 - Photo Marcel Thibon transmise par Françoise Rivemale, sa petite fille, que je remercie pour son aide.

Caudron R XI qui a équipé l'escadrille 46 du 17 février 1918 à l'année 1922 - Carte postale d'époque.

Terrain de Neustadt - Lachen-Speyerdorf en allemagne - L'escadrille C 46 a occupé ce terrain à compter d'octobre 1919 - Carte postale d'époque.

 

Je cherche des photos des avions
de cette escadrille pour compléter cette étude.

Les avions

Installée en bordure du bois de Demuin durant l’été 1916, l’escadrille C 46 au grand complet. On distingue sept Caudron R.IV dont la roue avant de certains appareils a été démontée - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Photo collection Jacques Mortane archivée au SHDA du château de Vincennes.

Une vue rapprochée d’un des Caudron R IV laisse apparaitre une décoration personnelle - Les appareils revenant souvent très endommagés des combats, la notion d’appareil personnel reste toute relative à la C 46, en particulier pour le capitaine Le Cour Grandmaison qui vole sur tout appareil disponible - Photo collection Jacques Mortane archivée au SHDA du château de Vincennes.

Autre vue des Caudron R.IV de la C 46 au terrain de Demuin - L'avion, au premier plan, porte un coq comme insigne personnel - Photo collection Jacques Mortane archivée au SHDA du château de Vincennes.

Caudron R IV de l'escadrille C 46 stationné au bois de Demuin en 1916 - La C 46 a stationné sur place de la fin juillet à novembre 1916 - L'insigne personnel du pilote est un coq - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Photo collection David Méchin que je remercie pour son aide.

Brig Achille Rousseaux pose à son poste de tir de ce Caudron R IV de la C 46 - Photo Achille Rousseaux, transmis par Pascal Rousseaux, son arrière petit-fils, que je remercie pour son aide.

Le même équipage posant dans un Caudron R IV de la C 46 - Pour l'instant, les tourelles avant et arrière sont armées d'unique Lewis - Plus tard, ces emplacements de tir seront équipés de jumelage Lewis, dotés de chargeurs doubles de 97 cartouches - Photo Achille Rousseaux, transmis par Pascal Rousseaux, son arrière petit-fils, que je remercie pour son aide.

Brig Achille Rousseaux montre les dégats de son avion après une mission difficile - Photo Achille Rousseaux, transmis par Pascal Rousseaux, son arrière petit-fils, que je remercie pour son aide.

Un Caudron R.IV de la C 46 au terrain de Demuin - Remarquez l'insigne personnel du pilote, un coq - Je cherche des photos de cette période de la C 46 - Photo collection Jacques Mortane archivée au SHDA du château de Vincennes.

Vue d’un Caudron R.XI de l’escadrille R 46 (on devine le trident peint sur le fuselage) probablement endommagé par la DCA en 1918 - L’appareil, codé "1", est sans doute celui du chef d’escadrille, le lieutenant Marcel Bloch - Photo collection du SHDA du château de Vincennes.

Caudron R XI codé "14"" de l'escadrille R XI-46, affecté au Sgt Glenn N. Sitterly (pilote USA), posé sur le terrain de Poix (Somme) pendant l'été 1918 - Photo collection Albin Denis.

Autre photo du Caudron R XI codé "14"" de l'escadrille R XI-46, affecté au Sgt Glenn N. Sitterly (pilote USA), posé sur le terrain de Poix (Somme) pendant l'été 1918 - Photo collection Albin Denis.

Le Caudron R XI codé "14" de l'Adj Glenn Sitterly, pilote de l'escadrille C 46 du 26 mars au 20 août 1918 - Photo collection Gregory VanWyngarden que je remercie pour son aide.

Les Caudron R XI de l'escadrille R XI-46 servirent de piquets de guet aérien au profit des unités de chasse de la 1ère division aérienne en 1918 - Pendant sa période d'utilisation et sa mission à hauts risques, les équipages vont payer le prix lourd avec 26 tués - Photo site Delcampe.

Caudron R 11 de l'escadrille R XI-46 en 1918 - Photo SHD Section Air du Château de Vincennes.

Caudron R XI codé "3" de l'escadrille R XI-6 stationnée sur le terrain de Neustadt - Lachen-Speyerdorf (Allemagne) à partir de la fin 1919 - Carte postale d'époque.

Caudron R XI A3 n° 6078 de l'escadrille R XI-46 de la 204ème escadrille du 3ème régiment de bombardement de Neustadt en 1920 - Photo SHD Section Air du Château de Vincennes.

 

Couleurs des avions

Caudron R IV décoré de l'emblème des pirates - L'adj Léon Vitalis, le célèbre mitrailleur, s'est fait photographier à son bord - Il est probable qu'il ait remporté une victoire à son bord - Dessin David Méchin.

Caudron R IV du Ltt Eugène Barbier sur le terrain de Villers-Bretonneux en septembre 1916 - Après avoir remporté trois victoires homologuées et deux probables à la C 46, Barbier se tue accidentellement en effectuant une démonstration en vol sur un Letord au GDE, le 3 juillet 1917 - L’appareil porte un insigne personnel sur le fuselage - Dessin David Méchin.

Caudron R.IV bariolé devant lequel s’est fait photographier l’adjudant mitrailleur Achille Rousseaux (6 victoires homologuées) au mois de juin 1916, à Villers-Bretonneux (Somme) - Rousseaux a obtenu ses victoires en tant que mitrailleur de pilotes différents, dont les plus grands As de l’escadrille que sont le capitaine Didier Le Cour Grandmaison (5 victoires), le lieutenant Jean Loste (7 victoires) et le lieutenant Eugène Barbier (3 victoires) - Dessin David Méchin.

 

 

 

Couleurs des avions

Caudron R IV de la C 46 dont la roue avant a été démontée, photographié au bois de Demuin (Somme) après le mois de juillet 1916 - L’appareil porte une décoration personnelle sur le fuselage. C’est l’une d’elle, un trident peint sur un Caudron à la fin de l’année 1916, qui sera adoptée comme le symbole de l’escadrille mais ne sera peinte systématiquement sur les appareils que durant l’été 1918 - Dessin David Méchin.

Letord 1 équipant l’escadrille LET 46 à compter du mois de mars 1917 - C’est sur un appareil de ce type qu’a été descendu le capitaine Le Cour Grandmaison, le 10 mai 1917 - Seul membre d’équipage ayant survécu aux balles allemandes, le mitrailleur arrière, le sergent Alfred Boyé, peut ramener l’appareil dans les lignes françaises en pilotant avec la double commande - Dessin David Méchin.

Caudron R XI (n° de série inconnu) de l’escadrille R 46 en 1918, probablement l’appareil du Lt Marcel Bloch, chef d’escadrille - Il remporta une victoire probable sur Caudron R.XI, plus une autre, homologuée, sur Letord en 1917 - Je cherche une photo qui permettrait d'identifier le numéro SFA de cet avion - Dessin David Méchin.

Caudron R XI n°6078 de l’escadrille R 46 en 1918 - Il s’agit de l’appareil piloté par un volontaire américain, le sergent Glenn Nelson Sitterly, lequel sera "récupéré" par l’aviation américaine à la fin de l’été 1918 pour être réaffecté dans une unité de chasse monoplace - Six américains au total ont servi à l’escadrille C 46, et deux d’entre eux, le 2nd Lt Paul Penfield (observateur) et le soldat William Mc Kerness (mitrailleur) y ont été tués au combat - Dessin David Méchin.

 

Photos aériennes
prises par les équipages

Le Nord de la Carrière d'Haudraumont (55), au Nord-Est de Verdun, photographié par un équipage de l'escadrille C 46, le 16 juin 1917 - Altitude 1800 m - De nos jours, cette zone est entièrement recouverte d'arbres - Photo collection Marc Vermot-Desroches que je remercie pour son aide.

Le Fond de Heurias (55), au Sud de Louvemont-Côte-du-Poivre, photographié par un équipage de l'escadrille C 46, le 16 août 1916 - Altitude 1800 m - Photo collection Marc Vermot-Desroches que je remercie pour son aide.

Photo aérienne du fort de Douaumont prise par un équipage de l'escadrille C 46, le 9 avril 1916 - Photo collection Marc Vermot-Desroches que je remercie pour son aide.

Photos aériennes
prises par les équipages

Le Ravin de Bras-sur-Meuse (55) photographié par un équipage de l'escadrille C 46, le 16 juin 1916 - Altitude 1800 m - Photo collection Marc Vermot-Desroches que je remercie pour son aide.

Positionnement du Fond de Heurias et de la carrière d'Haudraumont, au Nord-Ouest du Fort de Douaumont (55) - Extrait de Carte IGN.

Photo verticale de la ville de Péronne, prise par un équipage de l'escadrille C 46, le 10 novembre 1916 - Les emplacements cerclés en noir sont des positions d'artillerie allemandes identifiées - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Photo Georges Kohn, transmise par Jacques Beilin, son arrière petit-neveu, que je remercie pour son aide.

Cliquez sur l'image pour l'agrandir

 

Documents administratifs

Certificat de stage de mitrailleur de bord de l'Adj Pierre De Cuyper émis par l'école du tir aérien de Cazaux, le 28 septembre 1916 - A la vue de sa mention très bien, ce mitrailleur a dû recevoir une plaquette de tireur d'élite - L'attestation est signée par le commandant de l'école Marzac - A l'issue de sa formation, ce mitrailleur a été muté à l'escadrille C 46 - Document collection Eric Chevalier que je remercie pour son aide.

 

Documents administratifs

Brevet de Bombardier-Mitrailleur en avion décerné par l'école du tir aérien de Cazaux à l'Adj Pierre De Cuyper, le 10 février 1917 - Document collection Eric Chevalier que je remercie pour son aide.

* Adj Pierre De Cuyper - Mitrailleur de l'escadrille C 46 en octobre 1916 - Le 8 avril 1917, après une victoire non homologuée, l'équipage composé du Sgt Marcel Gendronneau (pilote), Ltt René Wilnés (obs), Adj Pierre de Cuypers (mitrailleur), à bord d'un Caudron R 4, combat un autre avion allemand dans les environs d'Hermonville (51) - L'observateur a été tué, le mitrailleur blessé et le pilote s'en est sorti sans une égratignure. Après sa blessure et sa convalescence, De Cuyper a dû retourner à Cazaux car il a réalisé le meilleur tir sur manche à air avec 54 % de tir au but avec une mitrailleuse Lewis et un correcteur Cazaux, le 30 janvier 1918 - Je cherche des renseignements sur l'Adj Pierre de Cuyper.

Carte d'identité de pilote d'avion n° 2634 du Sgt André Varène - Né le 30 septembre 1892 à Paris (75) - Fils de Marius Varène et de Antonnine Desguenois - Profession avant guerre Industriel céramiste - Entré en service actif au 3ème groupe d'aviation, le 8 octobre 1913 - Brevet de pilote militaire n° 927 en date du 11 mai 1915 à l'école d'aviation militaire de Pau - Pilote de l'escadrille C 18 du 23 mai 1915 du 15 mai 1916- Affecté comme pilote convoyeur du RGAé du 15 mai au 30 août 1916 - Pilote de l'escadrille C 46 du 10 septembre 1916 au 10 décembre 1916 - Pilote du RGAé du 10 décembre 1916 au 8 janvier 1917 - Pilote SFAé de Chalais-Meudon à partir du 8 janvier 1917 - Croix de Guerre - 1 citation à l'ordre de l'armée, le 30 décembre 1915 - 1 citation à l'ordre du corps d'armée, le 5 janvier 1916 - Collection Philippe Bentresque que je remercie pour son aide.

 

Monuments commémoratifs
et tombes

Sépulture du Cal Robert Simoni, pilote de l'escadrille C 46 - Brevet de pilote militaire n° 785 en date du 12 avril 1915 - Il a été gravement blessé lors d'un accident avion sur le terrain de Montgobert - L'escadrille C 46 a été stationnée sur ce terrain du 7 avril au 17 aout 1915 - Il est décédé des suites de ses blessures à l'hôpital n° 22 de Villers-Cotterets (02), le 21 avril 1915. Il repose allées des camélias au cimetière de la Madeleine à Amiens (80) - Photo Jacques Fouré-Larivière que je remercie pour son aide précieuse.

Plaque de la sépulture du caporal Robert Simoni, pilote de l'escadrille C 46.
L'autre inscription très effacée concerne Henri, Eugène Herment - Pilote à bord de l'Ariel (1865 - ) - Photo Jacques Fouré-Larivière que je remercie pour son aide précieuse.

Monument en hommage à un équipage de l'escadrille C 46 tué dans les environs de Vouzy (Marne), le 26 février 1918 - L'équipage était composé du Slt Jean Durand (pilote), Sgt Castagnier (mitrailleur) et Adc Robert Mazeron (mitrailleur) - Ils ont tous été tués - Ce jour là, le Caudron R XI qu'ils occupaient, est parti en perte de contrôle, passé sur le dos et s'est écrasé au sol - Il est situé au bord de la rivière Somme-Soude, à 50 mètre du terrain du Moulin de Vouzy - Jadis, cette stèle était surmontée d'un drapeau et d'un fusil en fonte d'acier - Ce monument a été élevé par la famille Lallemand, propriètaire du terrain où s'est écrasé l'avion - Un projet de déplacement du monument en bordure de route était à l'étude en 2014 - Si un lecteur peut faire des photos actuelles, qu'il veuille bien prendre contact avec l'auteur du site - Photo Claude Dannau que je remercie pour son aide.

Monument en hommage aux Slt Jean Durand (pilote), Sgt Castagnier (mitrailleur) et Adc Robert Mazeron (mitrailleur) tués à cet endroit, le 26 février 1918 - Le Caudron R XI qu'ils occupaient, est parti en perte de contrôle, passé sur le dos et s'est écrasé au sol, dans les environs de Vouzy - Ce monument en indique l'endroit - Photo Claude Dannau que je remercie pour son aide.

Localisation du monument en hommage au Slt Jean Durand (pilote), Sgt Castagnier (mitrailleur) et Adc Robert Mazeron (mitrailleur), un équipage de l'escadrille C 46, tué à cet endroit, le 26 février 1918 - Photo Claude Dannau que je remercie pour son aide.

Monuments commémoratifs
et tombes

Tombe du Slt René Henri Wilmès - Né le 25 octobre 1894 à Paris (75) - Fils d'Adolphe Wilmès et de Marthe Béguin - Domicilés 1, rue du Louvre à Paris - Profession avant guerre Etudiant - Mobilisé au 171ème régiment d'infanterie, le 20 décembre 1914 - Affecté au 172ème régiment d'infanterie - Croix de Guerre et citation à l'odre de la brigade, le 12 octobre 1915 - Passé à l'aéronautique militaire comme mitrailleur, le 30 mars 1916 - Breveté mitrailleur à l'école de tir aérien de Cazaux - Stage de perfectionnement à Pau et Avord - Mitrailleur / Observateur de l'escadrille C 46 du 19 octobre 1916 au 8 avril 1917 - Tué au combat, à bord d'un Caudron R 4, dans les environs d'Hermonville (51), le 8 avril 1917 - Le Sgt Marcel Gendronneau (pilote) et l'Adj Pierre de Cuypers (mitrailleur) faisaient équipage avec lui - Le pilote n'a pas été touché et le mitrailleur blessé par balle - Leur adversaire était probablement l'Obltn Erich Hahn du Jasta 19 (sa 2ème victoire) - Le Slt Wilmès a été inhumé provisoirent à Châlons-sur-Vesle (51) - René Wilmes repose désormais dans le cimetière communal de Beauvain (Orne) - Photo Monique Gallais que je remercie pour son aide.

Caveau de la famille Vitalis dans le cimetière de la commune de Lodève (Hérault) - Le Slt Léon Vitalis, mitrailleur des escadrilles N 67, C 46 et HD 174, y repose - Photo Régis Biaux que je remercie pour son aide.

Fronton du caveau de la famille Vitalis dans le cimetière de la commune de Lodève (Hérault) - Le Slt Léon Vitalis, mitrailleur des escadrilles N 67, C 46 et HD 174, y repose - Photo Régis Biaux que je remercie pour son aide.

Caveau de la famille Vitalis dans le cimetière de la commune de Lodève (Hérault) - Le Slt Léon Vitalis, mitrailleur des escadrilles N 67, C 46 et HD 174, y repose - Photo Régis Biaux que je remercie pour son aide.

 

Remerciements :

- M. Jacques Resal pour la transmission des archives de son père Paul Resal.
- M. Olivier Baillon pour l'envoi de l'insigne de la 4ème escadrille du GCN II/13.
- M. Jacques Fouré-Larivière pour l'envoi des photos de la sépulture du caporal Robert Simoni.
- M. Charles-André Duflot, arrière petit fils du Slt Eugène Duflot, pilote de l'escadrille C 46.
- M. Jon Guttman pour la planche de décorations des avions de l'escadrille 46.
- M. David Méchin pour l'envoi des photos de Caudron R 11 de l'escadrille C 46.
- M. Jean-Paul Milliand pour l'envoi des photos prise par M. Paul Cottave-Claudet, son grand-père.
- M. Philippe Bentresque pour l'envoi de la carte d'identité du Sgt André Varène.
- M. Philippe Guillermin pour l'envoi de la photo du Slt Jean Loste.
- M. Pascal Rousseaux pour l'envoi des photos d'Achille Rousseaux, son arrière grand-père.
- M. Marc Vermot-Desroches pour l'envoi des photos de reconnaissance de l'escadrille C 46.
- Mme Monique Gallais pour l'envoi de la photo de la tombe du Slt René Wilmès.
- Mme Françoise Rivemale pour l'envoi des archives de Marcel Thibon, son grand-père.
- M. Michel Démarez pour l'envoi de la photo de la 4ème escadrille du 12ème RAB.
- M. Jacques Beilin pour l'envoi des archives de Georges Kohn, son arrière grand-oncle.
- M. CTAWAN pour l'envoi des photos des insignes de sa collection.
- M. Régis Biaux pour l'envoi des photos de la tombe du Slt Léon Vitalis.
- M. Claude Dannau pour l'envoi des photos du monument de Vouzy (Marne).
- M. Gregory VanWyngarden pour l'envoi des photos de sa collection.

Bibliographie :

- Les escadrilles de l'aéronautique militaire française - Symbolique et histoire - 1912-1920 - Ouvrage collectif publié par le SHAA de Vincennes en 2003.
- L'aviation française 1914-1940, ses escadrilles, ses insignes - par le Commandant E Moreau-Bérillon - publié à compte d'auteur en 1970.
- Les insignes de l'Aéronautique Militaire Française jusqu'en 1918 par Philippe Bartlett - Publié par les éditions Indo Editions en 2002.
- The French Air Service War Chronology 1914-1918 par Frank W.Bailey et Christophe Cony publié par les éditions Grub Street en 2001.
- Les "As" français de la Grande Guerre en deux tomes par Daniel Porret publié par le SHAA en 1983.
- Les Armées françaises dans la Grande Guerre publié à partir de 1922 par le Ministère de la Guerre.
- Site Internet "Traditions des escadrilles de l'Armée de l'Air" de Henri Guyot - Voir le lien
- Site Internet "Les Insignes de l'Armée de l'Air" de Jean-Jacques Leclercq - Voir le lien
- Site Internet "Mémoires des Hommes" du Ministère de la Défense - Voir le lien
- Site Internet " Pages 14-18 " de Joël Huret.

 

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Escadrille 45 Escadrille 47

 

 

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