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Insignes personnels
des pilotes

Insigne personnel du Ltt Armand Galliot de Turenne peint sur son Nieuport 11 en juin-juillet 1916 - Dessin d'après photo Albin Denis

Insigne personnel de l'Adj Jacques Roques peint sur un Spad XIII en 1917-1918 - Dessin Albin Denis.

Insigne personnel de l'Adj Jacques Roques découpé sur son SPAD VII après un accident - Le dessin original, réalisé par Georges Lepage, a été publié dans la revue "Bon Ton" en 1915 - C'est à partir de ce dessin qu'a été réalisé l'insigne personnel du pilote, sur le terrain de Lhéry, en juin 1917 - Il a été découpé après la mise en pylône de l'avion par l'Adj Danglade - L'avion avait cumulé 160 heures de vol et permis l'obtention d'une victoire homologuée - Une copie de ce dessin a été réalisée et remise au musée de l'Air et de l'Espace du Bourget - Photo collection privée - Je remercie cette famille pour m'avoir transmis de photos de cette pièce historique.

Noms de baptèmes
des avions de la 48

Noms de baptèmes utilisés par les pilotes de l'escadrille N 48 et SPA 48 :
1 - "NEMESSY V" de l'Adj Jacques Roques sur un Spad XIII en 1918.

Numéros d'identification individuels connus.
n° 1 - le chiffre "8" sur un Nieuport 11 piloté par Cne Georges Matton.
n° 2 - le chiffre "5" sur un Spad VII piloté sur le Cne Georges Matton.
n° 3 - le chiffre "7" sur un Spad XIII de l'Adj Jacques Roques.
n° 4 - le chiffre "14" sur un Spad XIII du Slt Maurice Renauld.
n° 5 - le chiffre "2" sur le Spad VII du Sgt René Montrion.
d'après un relevé sur photos

Insignes collectifs
peints sur les fuselages

Buste du coq posé au milieu d'un cercle bleu ciel sur fond blanc. Cette variante a été peinte sur les Nieuport 17 en fin d'année 1916 et les Spad VII en début d'année 1917. Dessin Albin Denis.

Autre représentation plus élaborée du coq. Cette fois, le cercle de fond a été amputé de sa partie basse. Ce type était peint sur le fuselage du Spad VII du Ltt Armand Galliot de Turenne, à l'origine de cet insigne, en compagnie du Cne Georges Matton, commandant la N 48 du 8 octobre 1916 au 10 septembre 1917. Dessin Albin Denis

Nouvelle variante rencontrée sur l'avion du Sgt Jacques Roques et sur certains Spad XIII de la SPA 48 de 1918 - Dessin Albin Denis.

Insigne peint à la popote
de l'escadrille

Insigne de l'escadrille N 48 peint dans la popote des pilotes de Lhéry pour la période allant du 17 mars au 8 juillet 1917 - Dessin d'après photo Albin Denis.

Entoilages de
l'escadrille SPA 48

Découpe d'un insigne de fuselage de la SPA 48 - Photo Jean-Jacques Leclercq que je remercie pour son aide.

Entoilage du SPAD XIII du Ltt Gilbert Sardier - L'As a commandé l'escadrille SPA 48 du 23 juillet 1918 à la fin de la guerre (date à préciser) - Les trainées noires ont été provoquées par l'échappement - Cette pièce appartenait à la collection de Daniel Porret qui a été vendue aux enchères à Paris en octobre 1914 - Si son heureux propriétaire lit ces lignes, qu'il veuille bien prendre contact avec l'auteur du site.

Entoilage d'époque de la SPA 48 - on aperçoit au sommet la trace du chiffre d'identification de l'avion sur lequel cet insigne était peint - Collection Jean-Laurent Truc que je remercie pour son aide.

Insignes métalliques
de l'escadrille N 48 / SPA 48

Insigne en argent de l'escadrille N 48 - Ce 1er modèle est arrivé au début de 1917 - Le Cne Georges Matton, commandant de l'escadrille N 48 du 6 octobre 1916 au 12 septembre 1917, en portait un - Insigne extrait du livre de Philippe Bartlett consacré aux insignes de l'aéronautique militaire française jusqu'en 1918 que je recommande tout particulièrement.

Insigne métallique du Ltt Paul Appert pilote de l'escadrille SPA 48 du 17 décembre 1917 au 16 janvier 1919 - Ce pilote prendra le commandement de l'escadrille SPA 89 du 2 février au 23 avril 1919, date de sa dissolution - Voir sur cette page, les pilotes qui portaient ce modèle d'insigne de la SPA 48 - Fixation par deux anneaux - Photo Jean-Jacques Leclercq que je remercie pour son aide.

Titre d'épaule appartenant au Ltt Paul Appert, pilote de l'escadrille SPA 48 du 17 décembre 1917 au 16 janvier 1919 - Photo Jean-Jacques Leclercq que je remercie pour son aide.

Fanion de l'escadrille SPA 48

Fanion de l'escadrille SPA 48 de 1918-1919 conservé par l'As Gilbert Sardier, dernier commandant de l'escadrille avant son changement de désignation comme 105ème escadrille du 1er RAC - Il appartenait à la collection de Daniel Porret et vendu aux enchères à Paris en octobre 1914 - Si son heureux propriétaire lit ces lignes, qu'il veuille bien prendre contact avec l'auteur du site.

Unités héritières des traditions
de l'escadrille SPA 48

Insignes métalliques des unités
détentrices de ses traditions

Insigne métallique de la 2ème escadrille du GC I/1 - Photo Jean-Jacques Leclercq que je remercie pour son aide.

Insigne de la 2ème escadrille de l'escadron de chasse 3/1 "Argonne". Cette unité était stationnée à Saint-Dizier et équipée de F-84F Thunderstreak. Homologué au SHD section Air de Vincennes sous le n° 577 en 1953. Insigne collection Patrice Gout que je remercie pour son aide.

Insigne de la 2ème escadrille de l'escadron de chasse 2/7 "Argonne". Cette unité était stationnée à Saint-Dizier et équipée de Sepecat Jaguar A et E - Homologué au SHD section Air de Vincennes sous le n° 1040 en 1974. Photo Albin Denis.

Insigne d'une fabrication différente de la 2ème escadrille de l'escadron de chasse 2/7 "Argonne". Homologué au SHD section Air de Vincennes sous le n° 1040 en 1974. Photo Albin Denis.

Insigne de l'escadron de chasse 3/1 "Argonne" stationné sur la base aérienne 113 de Saint-Dizier - Cette unité était composée de deux escadrilles héritières des traditions des escadrille SPA 31 et SPA 48 - Homologué au SHD du Château de Vincennes sous le n° A 576 en 1953.

Symbolique

En octobre 1916, l'escadrille devant adopter un insigne collectif, le Cne Georges Matton, commandant de l'escadrille et le Ltt Armand Galliot de Turenne, choisissent de doter la N 48 d'un oiseau. Ils choisissent celui qui représente le mieux la France, un superbe coq de basse-cour. Cet oiseau, qui fera l'unanimité, sera désormais le parfait emblème de leur unité. Il sera représenté en buste par Jacques Nam dans un cercle généralement bleu ciel.

Historique

Création à Villacoublay :

L'escadrille MS 48 a été créée sur le terrain de Villacoublay suite à un message du GQG, le 29 mars 1915. Rattachée à l'aéronautique de la 1ère armée, elle est dotée de dix Morane-Saulnier type L et placée sous le commandement du Cne Paul du Peuty. Cet officier est issu du 1er régiment de Spahis marocains. Il s'est illustré au Maroc où il a obtenu plusieurs citations. Il a été appelé pour incorporer l'aéronautique militaire et a obtenu son brevet de pilote militaire très récemment, le 16 mars 1915.
Elle comprend à sa création six pilotes, le Cne Paul du Peuty, le Ltt Gaston de Boutigny, le MdL Abdon Adam et les sergents Bernis, Sadi Lecointe, Georges Chemet et deux observateurs, les sous-lieutenants Alain de la Barre de Carroy et Albert Achard.

Les premiers tués :

Dès le 31 mars, l'escadrille est envoyée sur le terrain de Verdun. Pendant le transfert entre les deux terrains, un équipage se tue dans un accident aérien au décollage de Villacoublay. Le Sgt de Bernis et le Slt de la Barre de Carroy sont les premières victimes de la 48.

Première victoire homologuée :

La première victoire aérienne est remportée, le 15 avril 1915 par l'équipage composé par le MdL Louis Chatain et du Ltt Albert Achard au détriment d'un Albatros C. Le 22 avril, la MS 48 emménage sur le terrain de Lunéville où elle est affectée au détachement d'armée de Lorraine et particulièrement chargée de protèger la ville contre les intrusions aériennes allemandes.

Le soldat Victor Weinig, mécanicien de la MS 48 du 1er avril au 3 octobre 1915 témoigne : "Je suis à côté d'un fort de Verdun, à 8 km des lignes ennemies d'un côté et à 6 km de l'autre. Sur notre escadrille de six avions, il y a eu notre lieutenant qui a son appareil d'esquinté. Plus deux officiers qui se sont tués en venant de Paris (Bernis et de Carroy). Nous avons très souvent l'occasion de monter mais je n'y tiens pas beaucoup car le Morane est très rapide et pas assez stable. J'ai déjà fait quelques petits voyages, je suis allé à Bourges sur un Voisin, puis sur un Blériot, mais ce qui me rassure peu, c'est le Morane appelé par nous le cercueil volant !"

"Nous sommes restés à Lunéville un moment, puis nous sommes partis à Parroy pour une quinzaine de jours. Comme les Boches menaçaient de nous bombarder, nous sommes revenus à Lunéville (au champ de Mars) pour une huitaine de jours pendant lesquels nous nous sommes faits bombarder à 2 heures du matin par trois escadrilles boches (18 appareils) qui nous ont lancé une centaine de bombes qui n'ont heureusement touché personne de chez nous, car 27 obus sont tombés sur le champ de Mars. Une est tombée sur une tente avion, celle du Nieuport qui était justement vide. Sadi et mon mécano étaient partis en chasse pendant que les copains et moi, nous étions dans un fossé. Les plus proches ont éclaté à 50 mètres de nous. Comme nous les entendions siffler en tombant, à plat ventre, nous ne risquons rien, à moins que ça tombe juste sur nous. Cinq territoriaux ont été tués dans la cour de la caserne des Chasseurs et plusieurs maisons en ville ont été détruites.
Le lendemain, les boches ont remis ça mais à côté de Nancy. Cette fois, c'est moi qui suis parti avec Sadi, un avion boche est passé à une centaine de mètres de moi, j'ai eu l'honneur d'essayer ma mitrailleuse, mais je ne l'ai pas eu. Ils nous rendent la pareille car tous les jours, les Voisin vont jeter des bombes dans la région de Dieuze, Sarreguemines, Metz et Château-Salins, et une douzaine de bombes chacun.
Le jour même de l'attaque de Nancy (16 juin), nous sommes partis à Herbeménil pour du répérage de tir. Le samedi 19, les boches ont attaqué et comme les officiers français étaient en foire à Herbeménil, cinq tranchées de 1ère ligne nous ont été prises. Tu penses si nous démontions nos tentes en vitesse. Nous avons quitté Herbeménil, le 21 et aujourd'hui nous sommes arrivés à Lunéville à la même place que nous étions avant. "

Prisonniers des Allemands :

Le 2 mai 1915, au cours d'une mission de reconnaissance, l'équipage, composé du Caporal Léon Mosnier (pilote) et du Slt Léopold Louis (observateur), est contraint de poser leur avion dans les lignes ennemies, suite à une panne moteur. Les deux aviateurs sont faits prisonniers.
Le 22 juin 1915, au cours d'une mission de chasse, un Morane Saulnier type L de la MS 48 livre combat avec un Albatros. L'équipage français, seulement armé d'un mousqueton de cavalerie, fait face à l'adversaire qui dispose d'une mitrailleuse. Malgré un combat incertain, les Français rentrent sains et saufs avec 30 impacts de balles à boucher dans l'entoilage de leur appareil.

Le 1er juillet, le Cne Paul du Peuty et le Ltt Gaston de Boutiny, parti comme observateur, décollent pour une mission de chasse. Au dessus de la forêt de Parroy, près de Lunéville, le MS type L armé d'une mitrailleuse, est attaqué par un Fokker monoplan. Pendant le combat qui s'ensuit, les deux français sont blessés mais parviennent malgré tout à regagner les lignes françaises avec un moteur endommagé. Suite à ce combat, ils obtiennent une citation à l'ordre de l'armée de Lorraine, en date du 8 juillet 1915 : "A attaqué, le 1er juillet 1915, un avion ennemi très rapide et armée d'une mitrailleuse. Quoique blessé, ainsi que son passager, et les munitions de sa mitrailleuse épuisées, a continué la lutte à coups de mousqueton et ne l'a abandonnée que lorsque le moteur perçé de balles a faibli brusquement. A su, par son énergie et son habilieté, ramener son appareil, bien qu'il fût complétement détérioré et qu'il ne portât pas moins de 100 trous de balles."

Le 19 juillet, quatre avions allemands bomdardent le terrain de Lunéville sans faire de dommage, ni victime. Le 31 juillet, deux MS type L assurent la protection d'une mission de bombardement d'avions Voisin sur Dombach. L'équipage, composé du brigadier Edouard Thieffries de Layens et du Ltt Albert Achard, est engagé dans un combat très dur et réussit à mettre en fuite leur adversaire à coups de mousqueton. Le terrain de Lunéville est a nouveau bombardé par quatre avions, le 1er septembre.

Prise de commandement du Cne de Thonel d'Orgeix :

Le 5 septembre 1915, le Cne de Peuty est nommé au commandement des escadrilles de chasse de la 10ème armée, puis très rapidement au commandement de l'Aéronautique de la 10ème armée, le 19 octobre 1915. C'est le Cne François de Thonel d'Orgeix qui lui succède, un ancien observateur de l'escadrille MF 35.

Escadrille N 48 :

Délaissant les Morane Saulnier LA à bout de souffle, les équipages perçoivent des Nieuport 10 biplaces. Comme c'est la norme à l'époque, elle prend l'appelation de N 48, à compter du 20 septembre 1915. En octobre, cinq avions allemands, qui se dirigeaient sur Lunéville, sont pris en chasse et sont contraint de lâcher leurs bombes au-dessus de la forêt de Parroy pour échapper aux Français

Désormais dotés d'appareils parfaitement adaptés aux missions qu'ils doivent remplir, les aviateurs vont livrer plusieurs combats aériens qui donneront lieu à plusieurs victoires aériennes malheureusement non homologuées pour la plupart car tombés dans les lignes adverses.

Le 9 novembre, l'équipage, composé du Ltt Raymond Bonneau et Ltt André Gandelin, livre combat à un Fokker au-dessus d'Avricourt. Après 7 mn d'affrontement, l'avion allemand, touché, doit atterrir dans ses lignes et ne sera pas homologué aux français. De leur côté, nos aviateurs n'ont pas été épargnés, ils rentrent à Lunéville avec leur Nieuport perçé comme une passoire et qui sera déclassé car jugé irréparable.

Mort du MdL Thieffries de Layens :

Le 20 décembre, le MdL Edouard Thieffries de Layens remporte une victoire aérienne contre un Aviatik qui s'écrase dans les lignes allemandes. C'est la seconde victoire homologuée de l'escadrille 48. Le 29 décembre, le même pilote est victime d'un grave accident sur le terrain de Lunéville (54), en testant un Ponnier M 1, un chasseur monoplace rapide mais extrèmement instable en raison de son empennage sous-dimensionné. Grièvement blessé, il expire à l'hôpital militaire de la ville, où il avait été évacué. C'est aux commandes d'un avion de ce type que Nungesser a eu l'accident qui a failli lui coûter la vie.

Bilan de l'année 1915 :

A la fin 1915, la dotation de la N 48 est renforcée par l'arrivée de Nieuport XII. Depuis sa création, ses équipages ont totalisé 1100 heures de vol et ont déploré 3 tués par accident, 2 prisonniers et remporté 2 victoires homologuées.

Arrivée de Jean Navarre :

Le 1er février 1916, l'Adj Jean Navarre est affecté à l'escadrille. Il y restera jusqu'au 24 février, date à laquelle il sera mis en subsistance à l'escadrille N 67, pour y être finalement muté, le 22 mai 1916. Pendant cette période relativement courte, il a livré combat contre un biplace dans les environs du fort de Badonvillers, le 21 février. Cette victoire n'a pas été homologuée.

Engagée sur Verdun :

Depuis Lunéville, la N 48 va opérer sur la région de Verdun dès le début de l'offensive allemande du 21 février 1916. Beaucoup de missions vont donner lieu à de durs combats contre l'aviation ennemie. Les Slt de Castelet (obs) et le Sgt de Marolles (pilote) sont mutés et partent renforcer l'escadrille N 67.

Un 4ème tué par accident :

Le 19 mars, le Ltt Jean de Salmon de Loiray, qui avait été affecté à la N 48, le 15 janvier 1916, se tue au cours d'une vol d'entraînement au-dessus du terrain de Lunéville. (54)

Perception de Nieuport XI :

En mai 1916, l'unité se spécialise dans les missions de chasse pure avec la perception de Nieuport XI monoplaces. Sa dotation de dix appareils se répartit désormais entre les Nieuport X et XII biplaces et XI et 16 monoplaces. Le 24 mai, au cours d'une mission destinée à empêcher les incursions allemandes sur Lunéville, le Ltt Charles Dupuy attaque un biplace et reçoit une balle qui le touche au cou. Malgré sa blessure, il réussira à rentrer au terrain et recevra la Croix de Guerre pour ce fait d'arme.

Le 8 août 1916, l'Adj Abdon Adam, un des pilotes affecté à la 48 à sa création, contraint un Aviatik, après un bref combat dans les environs de Lunéville, à atterrir dans ses lignes. L'artillerie française détruit l'appareil. Le lendemain, le Nieuport 10 n° 1520 de l'équipage Sgt Raymond Boudou / Ltt Henri de Rolland est attaqué par deux Aviatik et un fokker. Ne pouvant faire face contre autant d'adversaires décidés, l'appareil français est abattu et tombe dans la forêt de Blamont. Les deux membres d'équipage sont blessés et faits prisonniers. Il est utile de préciser que le Sgt Boudou réussira à s'évader après 6 tentatives infructueuses, le 24 décembre 1917 et reprendra sa place à la SPA 48, le 7 mars 1918.

Terrain de Froidos :

Beaucoup trop éloignée de son théâtre d'opérations pour être efficace, l'unité déménage sur le terrain de Froidos, au Sud-Est de Sainte-Ménéhould, où elle s'installe le 16 août 1916 et passe sous le commandement de l'aéronautique de la 2ème armée.

Le 24 août, l'Adj André Gros, aux commandes du Nieuport (16 ou 17) n° 1472, abat un avion adverse qui termine sa chute dans les lignes allemandes, près de Roisel. Malheureusement, le valeureux pilote n'aura pas le temps de savourer sa victoire avec ses camarades. Il est lui-même tué au cours d'un autre combat contre l'Obltn Rudolf Bertold du Kev V.

Le 23 septembre 1916, au cours d'un combat aérien, le Nieuport du Ltt Guillaume Busson est touché par une balle qui traverse son réservoir. En panne d'essence, le pilote est contraint de poser son biplan, au Nord de Chattancourt, où il est détruit par l'artillerie allemande. Par chance, le pilote est indemne. pendant ce temps, son camarade, le Cal Gabriel Grillot ajoute une victoire homologuée au tableau de la chasse de la 48 en abattant un Aviatik qui s'écrase dans le bois de Cheppy.

Prise de commandement du Cne Georges Matton :

Le 8 octobre 1916, le Cne Georges Matton prend le commandement de l'escadrille après le départ du Cne de Thonel d'Orgeix part rejoindre l'école militaire d'aviation de Pau. A la fin de l'année 1916, le parc aérien de la N 48 est complétement renouvelé avec l'arrivée de Nieuport 17 puis de SPAD VII. L'escadrille N 48 est intégrée au Groupe de Chasse n° 11 à partir de décembre 1916. A la fin de l'année 1916, ses équipages sont titulaires de huit victoires homologuées, huit probables et ont eu à déplorer quatre tués, cinq blessés et quatre prisonniers.

Le coq de l'escadrille N 48 :

C'est à cette époque que les lieutenants Matton et de Turenne décident d'adopter un emblème pour leur unité. Ils choisissent un superbe coq de basse-cour qui va faire l'unanimité parmi les personnels. C'est le peintre Jacques Nam (1881-1974), affecté à la section camouflage, qui se chargera de le peindre. Il le représentera posé sur un large cercle bleu et l'associera à la devise "Chante et combat".

Première victoire du Ltt de Turenne :

Le 17 novembre, le Ltt Armand Galliot de Turenne abat un Albatros au cours d'un combat aérien pendant lequel il a tiré 470 cartouches. C'est la première victoire de ce pilote qui terminera la guerre avec 15 victoires homologuées. Le 10 décembre, Le MdL Paul de Larminat et l'Adj Max Belin de la N 57, abattent un Aviatik qui s'écrase au Nord de Douaumont. Cet appareil est la 7ème victoire homologuée.

Le premier SPAD VII :

Le 15 décembre 1916, le Ltt Georges Matton, qui pilote le premier SPAD VII livré à l'escadrille, abat un Albatros C qui s'écrase au Sud du bois des Caures (55).

Bilan de l'année 1916 :

En 1916, les navigants de l'escadrille N 48 ont réalisé 2.519 heures de vol. L'unité a délaissé ses Nieuport 10 et 12 biplaces pour se concentrer sur la mission de chasse qui est devenue prioritaire à toutes les autres. Pour cela, elle a d'abord perçu des Nieuport 17 flambants neufs, puis des SPAD VII qui équiperont prioritairement les officiers et bons pilotes. Pendant l'année, la N 48 a perdu un navigant au combat (Gros) et a eu à déplorer la capture d'un équipage (Boudou / de Rolland).

Intégrée au GC 11 :

En décembre 1916, l'escadrille N 48 est intégrée au groupe de combat n° 11 et fait mouvement sur le terrain de Lhéry-Bonnemaison, près de Fismes pour se mettre aux ordres du général commandant la Vème armée, le 30 janvier 1917. Le 14 janvier 1917, le Slt André Delorme, aux commandes d'un Nieuport 17, se tue au cours d'un accident à Cuperly (51).

Après plusieurs patrouilles dans leur secteur, les pilotes disponibles sont envoyés en renfort à la Noblette, un terrain de la Région de Châlons-sur-Marne, où ils constituent sur place un détachement qui sera actif du 2 février au 17 mars 1917. Sur place, ils retrouvent leurs camarades des escadrilles N 38 et N 79 qui ont des grandes difficultés face aux unités allemandes qui sont engagées sur le front du Chemin des Dames.

Le 16 février 1917, le Cne Matton attaque un Drachen qu'il laisse en flammes, dans les environs de Marvaux. Le ballon marque la 9ème victoire homologuée de la N 48. De son côté, le Ltt Paul de Larminat livre combat contre un avion sur la Main de Massiges mais qui ne sera pas homologué.

Retour du détachement de la Noblette :

Le 17 mars, le détachement de la Noblette rentre. L'escadrille N 48 est à nouveau au complet. Le 22 mars, le Cne Matton mêne à bien une reconnaissance à basse altitude pendant laquelle il survole la région de Vauxaillon, Pinon, Chauvignon et Laffaux. A trois reprises, il mitraille un convoi routier. Le 28 mars, le Cne Matton attaque et abat un biplace du Flabt 203A, qui tombe disloqué, au Sud de Nauroy. Ses deux adversaires sont tués.

Dotation de l'escadrille N 48 :

Le 2 avril, le caporal Roques ramène de la RGA du Bourget-Dugny le SPAD VII n° S 1188. A partir du début avril, le SPAD VII, beaucoup plus puissant et rapide que les Nieuport 17 et 23, va prendre la place de tous les autres appareils. La dotation de la N 48 est passée à 15 appareils et compte maintenant douze SPAD VII, un Nieuport 23 et un Nieuport 17.

Le 6 avril, tous les Drachen du secteur du Chemin des Dames sont attaqués simultanément pour aveugler le front allemand. Le Ltt Auguste Lorillard, aux commandes du SPAD VII n° 164, qui venait d'abattre en flammes un de ces ballons, est victime d'un chasseur allemand. Le 16 du même mois, le Slt de Larminat, aux commandes du SPAD VII n° 1178, est tué alors qu'il effectuait une passe de tir sur des tranchées, dans les environs de Bourg-et-Comin (02). Il était titulaire d'une victoire homologuée et de 3 probables. Le 23 mai, le Cal Jean Conan, qui pilotait le SPAD VII n° 1318, est tué au combat dans les environs de Fresnes (02). Il est le 3ème pilote tombé en avril-mai 1917 au cours de missions particulièrement dangeureuses avec les attaques de Drachens et les passes de tir au sol, en basse altitude, contre des tranchées. Une activité à haut risque !

Le 26 avril, les escadrilles du GC 11 lancent 40 appareils, placés sour le commandement du Cne Matton, qui balaient le ciel et permettent aux avions des escadrilles de corps d'armée d'effectuer leur réglage d'artillerie dans de bonnes conditions. Deux Albatros C de chasse sont abattus par des patrouilles de la N 48 dans les environs de la Ville-aux-Bois et de Loivre.

Le 27 mai 1917, le Cne Matton, l'Adj Bajac, les Sgt Caillaux, Roques et le Cal Montrion, renforcés par Georges Guynemer, affrontent un groupe de 22 avions allemands dans les environs de Monronvillers. Pendant la mélée qui suit, deux avions sont abattus, le premier par Matton et Guynemer et un second par l'Adj Bajac. Un 3ème n'est pas homologué au Sgt Caillaux. Le 23 juin, le Cne Matton remporte une 5ème victoire en abattant un biplace allemand qui tombe en flammes dans les environs d'Aguilcourt.

Le 6 juillet, le Cne Matton remporte ses 6ème et 7ème victoires homologuées contre de deux Albatros D V qui tombent dans les environs de St-Thierry et la Neuvilette. Mais l'officier pilote n'a pas le temps de savourer sa victoire et son titre d'As difficilement acquis, son SPAD VI, en panne moteur, capote dans une tranchée, sans doute touché par des tirs adverses. Il est évacué sérieusement blessé au bas ventre et doit laisser, provisoirement, son commandement au Cne Jacques Sabattier de Vignolle. Le Cne Matton reprendra sa place dès le 30 août, sans prendre la convalescence qu'il avait droit.

Terrain de Bergues :

Le 8 juillet 1917, le GC 11 est affecté au front des Flandres et s'installe avec armes et bagages sur le terrain de Bergues, dans le Nord. Elle doit prendre part à l'offensive franco-britannique qui doit être lancée à la fin juillet. Pendant cette période, ses pilotes vont affronter des adversaires de grande valeur et connaitront des pertes sensibles.

L'Adj Bajac et le Sgt Roques, remportent la première victoire de l'escadrille N 48 sur le front franco-belge, le 27 juillet. Le biplace, abattu au-dessus de la forêt de Housthulst (Belgique), est partagé avec une patrouille de la N 69.

Le 10 août 1917, l'Adj Bajac (SPAD VII n° 1589) est en patrouille avec les sergents Roques et Hutteau. Malgré les ordres qui étaient de ne pas engager le combat contre des avions ne présentant pas d'intêret, le Sgt Hutteau ne peut résiter et attaque un avion isolé qui semble une proie facile. Or, il s'agit en fait d'un appat, son avion est immédiatement engagé et criblé de balles. Malgré tout, il réussira à regagner les lignes avec un avion perçé de nombreuses balles. L'Adj Bajac, qui a été attaqué par deux avions simultanément, est blessé de trois balles qui le touchent à l'avant bras gauche et à la cuisse. Il s'évanouit et par cance, revient à lui à seulement 400 mètres d'altitude. Il réussit à se poser entre deux arbres avant de terminer sa course d'atterrissage en capotant sur la route de Furnes à Ypres. Il est évacué par les troupes du secteur sur l'hôpital militaire de Hoogstade et recevra pour ce fait d'arme la Médaille Militaire et la Croix de Guerre belge. Seul le Sgt Roques, malgré l'enrayage de sa mitrailleuse Vickers, a pu rentrer sans dommage.

Le 3 septembre, le Cne Matton, qui avait refusé de prendre ses jours de convalescence après sa blessure du 6 juillet, livre combat contre six avions adverses. Il venait juste de reprendre sa place à la tête de la N 48, le 30 août 1917.

Mort du Cne Matton :

Le 10 septembre 1917, le Cne Georges Matton, aux commandes du SPAD VII n° 2416, est tué pendant un combat aérien. Ce jour, il était en patrouille avec les Cne Sabattier de Vignolle, Sgt Dousinelle, MdL Renauld. Leurs quatre SPAD sont attaqués par dix monoplaces allemands. Malgré une farouche résistance des français, la lutte est inégale et tourne très vite à l'avantage de l'adversaire. L'avion du Cne Matton est abattu et tombe en flammes dans les environs de Couckelaere (Belgique). A la date de sa mort, l'officier commandant de l'escadrille N 48 était titulaire de sept victoires homologuées et trois probables - Son adversaire, le Ltn Josef Jacobs, un pilote du Jasta 7, remporte sa 7ème victoire.

Prise de commandement du Cne Sabattier de Vignolle :

Le 12 septembre 1917, le Cne Jacques Sabattier devient le nouveau commandant de l'escadrille N 48 et succède au Cne Matton qui vient d'être victime de son devoir, le 10.

Terrain de Cramaille :

Le 17 septembre, l'escadrille N 48 quitte, avec armes et bagages, le nord de la France pour le front de l'Aisne et s'installe sur le terrain de Cramaille, au Nord-Ouest de la Fère-en-Tardenois. Le 30 septembre, l'Adj Montrion ajoute deux victoires à son palmarés, d'abord un biplace dans les environs de Chévy puis avec de Turenne, contre un Albatros C tombé dans la forêt de Pinon.

Le 1er octobre, une patrouille de quatre SPAD VII, pilotés par le Ltt de Turenne, le MdL Danglade et les Sgt Caillaux et Roques, mitraille, à très basse altitude, le fort de Malmaison. Le 23 octobre, le Cne Sabattier de Vignolle effectue une reconnaissance, en radada, sur la région de Chivy-Laon. Le lendemain, il est légèrement blessé par une balle à la tête qui ne nécessite pas son évacuation. Il est cité à l'ordre de l'armée pour ce fait d'arme, le 24 octobre 1917 : "Soldat et chef exemplaire. A pris, au mois d'août 1917, le commandement de l'escadrille N 48 qui venait d'éprouver des pertes. A maintenu en elle un admirable moral, la menant quotidiennement aux plus durs combats. Le 23 octobre 1917, au cours des attaques, a fait à cent cinquante mètres une reconnaissance lointaine, livrant bataille tout le long de la route. Le 24 octobre, a été blessé au cours d'une patrouille, a réussi à ramener son appareil dans nos lignes et n'a annoncé sa blessure qu'après s'être occupé des autres pilotes de sa patrouille."

Le 30 octobre, les deux SPAD VII pilotés par le Sgt Montrion et le MdL Houssais sont attaqués par sept Albatros monoplaces. Malgré leur supériorité numérique, les Allemands n'arrivent pas à abattre un avion. Nos aviateurs rentrent dans les lignes aux commandes d'avions perçés comme des passoires. Le Sgt Montrion est contraint d'atterrir en catastrophe sur un autre terrain car son avion est incapable d'aller plus loin. Heureusement, il est indemne. Le 8 novembre, le MdL Georges Mac Call, un pilote américain qui arrive de la N 86, est affecté à l'escadrille N 48.

Le 15 décembre, un biplace attaqué par le Cne Sabattier de Vignolle, les Adj Renauld et de Guingand est abattu et s'écrase, en se disloquant en l'air, dans les environs de Nauroy-Prones. Les deux aviateurs ennemis du Flabt 206A ont été tués. Cet avion est la 31ème victoire homologuée de l'escadrille 48.

Bilan de 1917 :

En 1917 , les navigants de l'escadrille N 48 ont totalisé 2.992 heures de vol en participant aux batailles de l'Aisne, des Flandres et de la Malmaison. Au 31 décembre 1917, l'escadrille N 48 est titulaire de 31 victoires homologuées, 32 autres victoires probables ou non validées. Elle a perdu 9 tués, 11 blessés et 4 prisonniers depuis le début de la guerre.

1ère citation à l'ordre de l'armée :

Le 16 janvier 1918, l'escadrille N 48 est citée à l'ordre de l'armée : "Sous les ordres du capitaine Matton, tombé glorieusement à l'ennemi, puis du capitaine Sabattier, a participé de la manière la plus brillante, aux batailles de Verdun (1916), de l'Aisne et des Flandres (1917). A montré en toutes circonstances les plus belles qualités d'enthousiasme, de mordant, de cohésion et de discipline, sans que les pertes les plus cruelles aient jamais ralenti son ardeur. Au cours de plus de six cents combats, a abattu vingt-sept avions et un Drachen ennemis."

Terrain de Villeneuve-les-Vertus :

Le 21 janvier, la N 48 fait mouvement avec armes et bagages sur le terrain de Villeneuve-les-Vertus où elle est entièrement équipée de chasseurs SPAD VII et XIII.

Intégrée au GC 18 :

Le 23 janvier 1918, en compagnie des escadrilles 94, 153 et 155, qui viennent d'être transformées sur SPAD VII et XIII, elle constitue le GC 18, qui est placé sous le commandement du Cne Sabattier de Vignolle. Le Ltt Galliot de Turenne quitte l'unité pour prendre le commandement de l'escadrille SPA 12.

Prise de commandement du Ltt Jean-Marie Thobie :

Le 13 février, le Ltt Jean-Marie Thobie succède au Cne Sabattier de Vignolle à la tête de la SPA 48. Le 19 février, le Sous-lieutenant Bajac et les adjudants Caillaux et Roques abattent un Rumpler C qui s'écrase près de Nogent- l'Abbesse (51). Cette 32ème victoire homologuée est la première de l'escadrille SPA 48. Le 1er mars, l'Adj Montrion ajoute un biplace à son palmarés.

Retour du Sgt Boudou :

Le 1er mars 1918, le Sgt Raymond Boudou, qui avait été fait prisonnier, le 9 août 1916, reprend sa place au sein de l'escadrille. Après six tentatives d'évasion avortées, il réussit son évasion et à rejoindre la France.

Terrain de Plessis-Belleville :

Le GC 18 s'installe sur le terrain du Plessis-Belleville, le 27 mars 1918. Il s'agit de protéger la capitale des incursions aériennes ennemies. Les moyens aériens et terrestres du GDE, qui occupaient auparavant ce terrain, seront évacués sur Chartres, le 1er avril 1918. Dès le ledemain, les lieutenants Thobie et Bajac mitraillent, en basse altitude, les colonnes allemandes qui progressent à grand pas.

Les batailles du GC 18 :

En raison de la progression rapide des armées allemandes vers Paris, les escadrilles du GC 18 vont se replier sur des terrains d'aviation moins exposés comme Pierrefonds, le 7 avril, Montagne, le 13 avril, Nanteuil-le-Haudoin, le 29 mai, en finalement Roissy-en-France qu'elles atteignent, le 13 juin.

Engagée au sein de l'escadre de combat n° 1, les pilotes de la SPA 48 vont participer aux batailles de Picardie, sur l'Aisne et la Marne, sur le Matz et finalement en Champagne. Toutes les unités de chasse sont prioritairement affectées à l'escorte des escadrilles de bombardement qui font la navette entre les terrains et le front qui bouge sans arrêt.

Le 16 mai, le MdL Quilès, qui vient d'attaquer un Drachen, est attaqué par cinq monoplaces bien décidés à le descendre. Après un combat épique, il rentre au terrain avec un SPAD perçé de 15 balles. Le 31 mai, sept SPAD XIII et VII de la 48 livrent combat à quatorze monoplaces. le MdL Quilès touche l'un d'eux et l'oblige à atterrir dans ses lignes, près de Bergny. Le Slt de Guingand se rend maître du Fokker DR 1, au Sud de Soissons. Son pilote, le Ltn Stratmann du Jasta 9, le pose en catastrophe près de Villers-Cotterêts et est fait prisonnier. Tous les avions de la 48 sont rentrés.

Nombreuses victoires en juin :

En juin, les pilotes de la SPA 48 vont remporter neuf victoires homologuées et perdront un seul pilote, l'Adj René Montrion. Le 15 juin, le SPAD XIII du Slt de Guingand est touché de plein fouet par un obus de DCA, à l'arrière du fuselage. Par chance, il s'en sort sans une égratignure.

Mort de l'Adj René Montrion :

Le 28 juin, l'Adj René Montrion, qui pilotait un SPAD VII, est tué au cours d'une attaque d'un Drachen dans les environs de Longpart, dans l'Aisne. Il est le dernier pilote de la SPA 48 a être tué au combat lors du premier conflit mondial.

Prise de commandement du Ltt Gilbert Sardier :

Le 23 juillet 1918, le Ltt Gilbert Sardier prend le commandement de l'escadrille. Cet officier arrive de la SPA 77 où il a remporté 12 victoires homologuées. A la fin juillet, toutes les escadrilles de l'escadre de combat n° 1 sont sous les ordres de l'aéronautique de la 10ème armée. La SPA 48 s'installe à Gougançon puis Baye. Les Allemand perdent finalement pied et doivent retraiter avec de nouveaux combats sur la Marne, jusqu'à St-Mihiel et la Champagne, mais cette fois les rapports sont inversés, ce sont les Allemands qui se replient et les Français qui mènent l'offensive. En août, l'escadre passe successivement sous les ordres de la 3ème puis de la 2ème armée. La SPA 48 s'installe d'abord à Beauvais-Tillé, puis à Nantheuil-le-Haudoin. Le 8 septembre, installation sur le terrain d'Autrey en Meurthe et Moselle puis dans la Marne, à Cernon et la Noblette.

2ème citation à l'ordre de l'armée :

Citation à l'ordre de l'armée de l'escadre de combat n° 1 dont fait partie l'escadrille SPA 48, en date du 4 octobre 1918 : "Unité remarquable de puissance de combat et d'une valeur morale de premier ordre. Formée et commandée par le Chef de bataillon Ménard, dont l'autorité et le magnifique exemple, ont fait de cette formation d'élite, un instrument de combat redoutable, engagée dans toutes les grandes actions les plus violentes de l'année, a contribué au résultat final, apportant dans la lutte le concours de sa puissante intervention. Volant par tous les temps, a sans cesse dominé l'ennemi en incendiant ses ballons d'observation, en détruisant ses appareils ou en les rejetant très loin dans ses lignes, permettant à nos avions d'observation et de bombardement d'effectuer leurs missions. Par son intervention énergique, en mitraillant sans cesse à basse altitude et jusqu'à 15 kilomètres dans les lignes, les formations ennemies, a pris largement sa part au succés dans la bataille. Pendant ces sept derniers mois de lutte ardente, a abattu 106 avions, incendié 42 Drachens, tiré sur les objectifs des quantités considérables de munitions.".

Pendant la seule année 1918, les pilotes de la SPA 48 ramènent à eux seuls 23 victoires homologuées et 16 probables ou non homologuées.

Mort du Slt Gilbert de Guingand :

Le 22 octobre 1918, un dernier accident vient endeuiller l'unité. Le Slt de Guingand, l'As aux neuf victoires homologuées, se tue aux commandes d'un SPAD XIII. Tombé en panne d'essence, il s'était posé sur le terrain de Revigny. Malheureusement, une seconde panne survint alors qu'il décollait. Son biplan, privé de propulsion, tombe en perte de vitesse et s'écrase. Il est la dernière victime de son devoir au sein des navigants de la SPA 48.

Bilan de 1918 :

En 1918, l'escadrille SPA 48 a effectué 3215 heures de vol et a perdu 2 pilotes.

Bilan de la Guerre :

Le jour de l'armistice, la SPA 48 est toujours à La Noblette. Ses équipages ont remporté 54 victoires homologuées, 48 non homologuées et réalisé 9.826 heures de vol. Le bilan humain est de 11 tués et 12 blessés, ce qui est faible pour une unité qui a été autant exposée. Son fanion a été décoré de la Croix de Guerre 14-18 avec deux palmes de bronze et ses personnels auront gagné le droit de porter la fourragère aux couleurs du ruban de la croix de Guerre 14-18.

Les régiments d'aviation de l'après guerre :

Lors de la grande restucturation de l'aéronautique militaire française et la création des régiments d'aviation en janvier 1920, la SPA 48 devient la 105ème escadrille du 1er régiment de chasse de Thionville-Basse-Yutz. Dès le 1er août, dans un souci de simplification, elle devient 5ème escadrille du 1er RAC. Changeant d'escadre, elle devient 6ème escadrille du 34ème RAM. Elle participe à la campagne 1939-1940 au sein de la 2ème escadrille du GC I/1. Dissoute, le 1er décembre 1942, ses traditions sont reprises par la 1ère escadrille de l'EC 4/2, le 1er octobre 1949. Après une nouvelle dissolution, elle devient 2ème escadrille de l'EC 3/1 "Argonne", le 1er février 1953. Le 1er novembre 1957, nouvelle extinction. Il faudra attendre l'arrivée du Sepecat Jaguar A et E à St-Dizier pour voir le coq renaitre de ses cendres, avec la 1ère escadrille de l'EC 2/7 "Argonne". Le 8 juin 2001, avec la fin du Jaguar, nouvelle extinction.
Le 1er juin 2010, le phénix renait de ses cendres avec la création de la 2ème escadrille de l'ETD 2/7 "Argonne" (escadron de transformation Mirage 2000 D) sur la base aérienne 133 de Nancy-Ochey.

Il aurait été dommage de laisser dormir de telles traditions.

Insignes métalliques des unités
détentrices de ses traditions

Insigne de l'escadron de chasse 2/7 "Argonne" à 2 escadrilles. Cette unité était héritière des traditions des escadrilles SPA 31 et SPA 48. Homologué par le SHD section Air de Vincennes sous le n° 1038 en 1974. Photo Albin Denis.

Insigne de l'escadron de chasse 2/7 "Argonne" à 3 escadrilles. Cette unité était héritière des traditions des escadrilles SPA 31, SPA 48, SPA 154. Homologué par le SHD section Air de Vincennes sour le n° 1278 en 1995. Photo Albin Denis.

 

Je cherche des photos recto-verso de l'insigne
de la 2ème escadrille de l'ETD 2/7 "Argonne"

 

Fanions de l'escadrille SPA 48 et des unités
détentrices de leurs traditions

Recto du fanion de la 2ème escadrille de l'ETD 2/7 "Argonne" stationné sur la base aérienne 133 de Nancy-Ochey - Cette unité a été créée le 1er juin 2011 - Photos Patrice Gout que je remercie pour son aide.

Verso du fanion de la 2ème escadrille de l'ETD 2/7 "Argonne" stationné sur la base aérienne 133 de Nancy-Ochey - Photos Patrice Gout que je remercie pour son aide.

Fanions de l'escadrille SPA 48 et des unités
détentrices de leurs traditions

Recto du fanion de l'escadron de transformation Mirage 2000D 02.007 "Argonne" stationné sur la BA 133 de Nancy-Ochey - Cette unité a été créée le 1er juin 2010 - Photo Patrice Gout que je remercie pour son aide.

Verso du fanion de l'escadron de transformation Mirage 2000D 02.007 "Argonne" stationné sur la BA 133 de Nancy-Ochey - Cette unité a été créée le 1er juin 2010 - Photo Patrice Gout que je remercie pour son aide.

 

Appelations successives

Lieux de stationnements

Carte des différents stationnements

 

Commandants

Avions utilisés

Relevés quantitatifs et
numéros avions

Rattachements de l'escadrille

Personnels connus

 

 

 

Décorations

Citations à l'ordre de l'armée

"Sous les ordres du capitaine Matton, tombé glorieusement à l'ennemi, puis du capitaine Sabattier, a participé de la manière la plus brillante, aux batailles de Verdun (1916), de l'Aisne et des Flandres (1917). A montré en toutes circonstances les plus belles qualités d'enthousiasme, de mordant, de cohésion et de discipline, sans que les pertes les plus cruelles aient jamais ralenti son ardeur. Au cours de plus de six cents combats, a abattu vingt-sept avions et un Drachen ennemis." (Ordre du 16 janvier 1918)

Comprise dans la citation collective ci-après : L'escadre de combat n° 1 : "Unité remarquable de puissance de combat et d'une valeur morale de premier ordre. Formée et commandée par le Chef de bataillon Ménard, dont l'autorité et le magnifique exemple, ont fait de cette formation d'élite, un instrument de combat redoutable, engagée dans toutes les grandes actions les plus violentes de l'année, a contribué au résultat final, apportant dans la lutte le concours de sa puissante intervention. Volant par tous les temps, a sans cesse dominé l'ennemi en incendiant ses ballons d'observation, en détruisant ses appareils ou en les rejetant très loin dans ses lignes, permettant à nos avions d'observation et de bombardement d'effectuer leurs missions. Par son intervention énergique, en mitraillant sans cesse à basse altitude et jusqu'à 15 kilomètres dans les lignes, les formations ennemies, a pris largement sa part au succés dans la bataille. Pendant ces sept derniers mois de lutte ardente, a abattu 106 avions, incendié 42 Drachens, tiré sur les objectifs des quantités considérables de munitions.". A l'ordre de l'armée par le Général commandant en chef les armées du Nord et du Nord-Est - Ordre n° 10132 du 4 octobre 1918.

Rappel : L'escadre de combat n° 1 est composée des escadrilles SPA 37, SPA 81, SPA 93, SPA 97, SPA 48, SPA 94, SPA 153 - SPA 155, SPA 73, SPA 85, SPA 95 et SPA 96.

 

Personnels de l'escadrille SPA 48

La liste sera donnée ultérieurement

 

 

 

 

 

Morts : en rouge / Blessés et indemnes : en jaune


 

Les hommes

Cne Paul Fernand du Peuty - Né le 6 juillet 1878 à St-Germain-en-Laye (Seine-et-Oise) - Fils du Comte Charles Armand du Peuty et de Louise Joséphine Goupil - Domiciés 51, avenue Henri Martin dans le 16ème arrondissement de Paris (75) - Classe 1898 - Recrutement du 2ème bureau de la Seine sous le matricule n° 368 - Engagé pour 3 ans, le 27 octobre 1898 - Incorpore l'école spéciale de St-Cyr, le 31 octobre 1998 - Nommé Brigadier, le 15 août 1898 - Nommé Maréchal des Logis (Sgt), le 1er décembre 1899 - Nommé Maréchal des Logis Chef (Sgc), le 15 décembre 1899 - Nommé Sous-Lieutenant et affecté au 2ème régiment de Hussards, le 1er octobre 1900 - Nommé Lieutenant, le 1er octobre 1902 - Affecté au 5ème régiment de Chasseurs d'Afrique pour convenances personnelles, le 24 septembre 1908 - Campagne en Algérie du 26 octobre 1908 au 1er mai 1911 - Affecté au 3ème régiment de Spahis du 24 avril au 1er mai 1911 - A prit part aux opérations dans la région de Casablanca (Maroc) du 2 mai au 6 octobre 1911 - Nommé Capitaine, le 29 juillet 1911 - Campagne en Algérie du 7 octobre au 8 décembre 1911 - A prit part aux opérations au Sahara Occidental du 9 décembre 1911 au 21 décembre 1914 - Médaille Coloniale agrafe Maroc, le 20 février 1912 - Affecté au 1er régiment de Spahis, le 16 janvier 1913 - Commandant du 3ème escadron du 1er régiment de Spahis stationné au Maroc, le 21 septembre 1913 - Médaille Coloniale avec agrafe "Maroc" en 1913 - Décoré de l'ordre du Nicham Hafidien, le 20 mai 1913 - Rappelé en France pour incorporer l'aéronautique militaire, le 10 décembre 1914 - Chevalier de la Légion d'Honneur, le 30 décembre 1914 - Brevet de pilote militaire n° 719 du 16 mars 1915 - Pilote et commandant l'escadrille MS 48 du 29 mars au 8 septembre 1915 - Blessé par balle et éclats à la cuisse droite au cours d'un combat aérien, le 1er juillet 1915 - Nommé commandant des escadrilles de chasse de la 10ème armée, le 5 septembre 1915 - Commandant de l'Aéronautique de la 10ème armée, le 19 octobre 1915 - Nommé Cdt d'escadrons (Cdt) à titre temporaire, le 11 décembre 1915 - Blessé au cours d'un accident d'atterrissage, dû à une panne d'essence, au retour d'une mission de reconnaissance, le 23 février 1916 - Il a eu des contusions générales sur tout le corps mais pas de blessures graves - Diplôme d'honneur avec Médaille d'Or en date du 23 avril 1916 - Officier de la Légion d'Honneur et Croix de Guerre avec palme en date du 27 mai 1916 - Nommé Cdt d'escadron (Cdt) à titre définitif, le 31 décembre 1916 - Adjoint au commandant de l'aéronautique du GQG, le 15 février 1917 - Commandant de l'aéronautique du GQG, le 20 février 1917 - Inspecteur des formations et du matériel aéronautique, le 20 août 1917 - Désigné pour assurer un stage de commandement au 4ème régiment de marche de Zouaves, le 25 septembre 1917 - Nommé commandant de la 4ème batterie du 4ème Zouaves, le 23 octobre 1917 - Décoré de l'ordre de St-Michel et St-Georges en novembre 1917 - Nommé commandant de la 3ème batterie du 4ème Zouaves, le 23 décembre 1917 - Tué au combat dans les environs d'Orvilliers (Oise), le 30 mars 1918 - Croix de Guerre 8 palmes de bronze - 10 citations - Sources : Acte de naissance - Etats services - LO - JORF - Dernière mise à jour : 12/12/2014.

* Citation n° 90 à l'ordre du général de division, commissaire résident de France au Maroc, en date du 28 juillet 1914 : "Au rude combat du 28 juillet 1914 contre la Nouriat El Biar, a fait preuve de vigueur et d'habiles manoeuvres dans un terrin difficile sur une aile particulièrement menacée."

* Citation n° 19 à l'ordre de l'armée de Lorraine, en date du 15 juin 1915 : "A exécuté des reconnaissances remarquables par l'importance des renseignements apportés et les difficultés d'exécution. A, par son exemple quotidien et en choissisant toujours pour lui-même les missions les plus périlleuses, entraîné le pilotes de son escadrille qui a rendu les services les plus signalés depuis son arrivée sur le front."

* Citation n° 53 à l'ordre de l'armée de Lorraine, en date du 8 juillet 1915 : "A attaqué, le 1er juillet 1915, un avion ennemi très rapide et armée d'une mitrailleuse. Quoique blessé, ainsi que son passager, et les munitions de sa mitrailleuse épuisées, a continué la lutte à coups de mousqueton et ne l'a abandonnée que lorsque le moteur perçé de balles a faibli brusquement. A su, par son énergie et son habilieté, ramener son appareil, bien qu'il fût complétement détérioré et qu'il ne portât pas moins de 100 trous de balles.

* Citation n° 210 à l'ordre de l'armée du chef d'escadrons Paul Fernand du Peuty, chef du service aéronautique de la 10ème armée, en date du 12 mars 1916 : "Placé très jeune à la tête d'un important service aéronautique d'armée, a pris en quelques jours un ascendant remarquable sur tout son personnel. Payant d'exemple, a fait avec succès d'audacieuses reconnaissances dans les lignes ennemies, a soutenu plusieurs combats et donné à ses escadrilles une confiance et un mordant exceptionnels. Par sa bravoure, son énergie, son activité réglée et l'envergure de son esprit, a rendu à l'armée des services de premier ordre et a fait réaliser aux méthodes de l'aviation des progrès considérables."

* Citation n° 248 à l'ordre de l'armée du chef d'escadrons Paul Fernand du Peuty, commandant l'aéronautique de la 10ème armée, en date du 30 décembre 1916 : "Commandant l'aéronautique de l'armée avec une maitrise exceptionnelle, a organisé et préparé de la manière la plus remarquable les actions d'aviation des 4, 6, 17 septembre, 10 et 14 octobre 1916. Donnant l'exemple à ses subordonnés, a survolé lui-même, tous les jours d'attaque, les lignes ennemies à basse altitude, notamment le 7 novembre, où dans le vent et la pluie, il a suivi à 100 mètres du sol, la marche de notre infanterie pour renseigner le commandement sans retard. Officier supérieur d'une rare intelligence et d'un courage utile devenu légendaire."

* Citation n° 121 à l'ordre du corps d'armée du chef d'escadron Paul du Peuty, en date du 28 avril 1916 : "Le groupement d'aviation du secteur de Douaumont-Vaux sous les ordres du Commandant du Peuty, par de nombreux combats aériens, et aux prix de pertes sensibles, a rendu tous les services qui lui furent demandés. A pris une part directe à toutes les attaques et contre-attaques en avril 1916, contribuant à leur préparation et leur exécution (recherche des indices de l'activité ennemie, prise et étude de photographies, observations au profit du commandement et de l'artillerie). Assurant par tous les temps et souvent par très faible altitude, la surveillance immédiate du champ de bataille, transmettant san retatd, des renseignements aussi détaillés que précis."

* Citation à l'ordre du service aéronautique de la 10ème armée du Chef d'escadron Paul du Peuty : "Officier de tout premier ordre, tant par ses qualités de chef et d'organisateur, que par son courage et son sang-froid. Dirigé de façon parfaite le service aéronautique d'un secteur particulièrement actif, donnant le plus bel exemple à son personnel par son vols de chasse quotidiens."

* Officier de la Légion d'Honneur et citation n° 298 à l'ordre de l'armée du Chef d'escadron Paul du Peuty, en date du 27 mai 1916 : "Officier d'un remarquable sang-froid et d'une audace admirable, commandant le groupement d'escadrilles d'un secteur, où la bataille a été particulièrement dure et active, a su organiser remarquablement le service aérien. D'une bravoure personnelle à toute épreuve, a volé lui-même plusieurs heures chaque jour, se maintenant à faible hauteur jusqu'à ce qu'il eût acquis de ses yeux les renseignements utiles au commandement. Déjà six fois cité à l'ordre."

* Citation n° 544 à l'ordre de l'armée du chef d'escadron Paul du Peuty au 4ème régiment de marche de Zouaves, en date du 12 décembre 1917 : "Officier de cavalerie et aviateur hors de pair, venu au 4ème régiment de zouaves sur sa demande, a pris à l'improviste, le 23 octobre 1917, sept minutes avant l'heure de l'attaque, le commandement d'un bataillon dont le chef et l'adjudant-major venaient d'être blessés. Sous un feu violent de barrage, est sorti premier de la tranchée, suivi par tous ses zouaves, électrisés par sa volonté et sa bravoure; a conquis d'un seul élan tous les objectifs assignés à ses unités, fait à la garde impériale plus de cinq cents prisonniers, capturé dix-sept canons et de nombreuses mitrailleuses."

Ltt Jean Billion du Plan, observateur de l'escadrille MS 48.

* Citation à l'ordre de l'armée : "Au front depuis le début de la campagne, se montre aussi bon observateur qu'il a été officier de cavalerie (2ème Dragons) A fait preuve, au cours de trois combats aériens en un mois, de la plus grande bravoure. Le 30 juillet 1915, a attaqué quatre avions ennemis, a atteint l'un d'eux, l'a poursuivi dans ses lignes en descendant jusqu'à 700 mètres au-dessus des batteries spéciales qui le canonnaient et l'a forcé à atterrir sans avoir pu jeter ses bombes."

Adj Joseph Sadi Lecointe - Ne le 11 juillet 1891 à Saint-Germain-sur-Bresle (Somme) - Mécanicien soudeur - Sans expérience du vol, ni licence, il décolle, aux commandes du Zénith, du terrain d'Issy-les-Moulineaux, le 30 janvier 1910 - Brevet de l'Aéroclub de France n° 431 en date du 10 février 1911 - Pilote du motoriste Anzani - Effectue de nombreuses démontrations en vol aux commandes d'un Blériot XI - Service militaire au 1er régiment de Génie de Versailles à compter du 8 octobre 1912 - Mécanicien de l'escadrille BL 3 - Brevet de pilote militaire n° 375 obtenu le 20 septembre 1913 - Nommé Sergent, le 6 juillet 1914 - Pilote de l'escadrille BL 10 du 1er août 1914 au 6 mars 1915 - Pilote de la RGA du 6 mars au 12 avril 1915 - Pilote de l'escadrille N 48 du 12 avril au 23 novembre 1915 - Nommé Adjudant, le 17 avril 1915 - Moniteur sur avions Nieuport de l'école d'aviation militaire d'Avord du 23 novembre 1915 au 17 septembre 1917 - Nommé sous-lieutenant en octobre 1916 - Pilote d'essais de Blériot-SPAD à compter du 17 septembre 1917 - Teste les SPAD VII et XIII - Croix de Guerre 1914-1918 avec citation à l'ordre de l'armée - Pilote d'essai de Nieuport en fin 1919 - Nombreux record du monde de vitesse et d'altitude - Remporte plusieurs coupes Deutsch de la Meurthe, Gordon-Bennett, Beaumont - Chevalier de la Légion d'Honneur en 1924 - Reprend du service pour la guerre du Riff au sein du 37ème régiment d'aviation de 1925 à 1927 - Mobilisé comme Lieutenant-colonel en septembre 1939, il est affecté à l'inspection générale des écoles - Après l'armistice, il est révoqué par Vichy - Emprisonné pour faits de résistance à Fresnes au printemps 1944 - Décédé le 15 juillet 1944 à Paris, juste après sa libération, certainement en raison des coups qu'il a reçu - Croix de guerre 1939-1945 - Médaille de la Résistance - Grande Médaille d'Or de l'Aéroclub de France - Commandeur de la Légion d'Honneur - Photo Musée de l'Air et de l'Espace du Bourget.

MdL Edouard de Layens, pilote de l'escadrille N 48 - Brevet de pilote militaire n° 840 en date du 20 avril 1915.

* Citation à l'ordre de l'armée : "Remarquable pilote, plein d'entrain et de courage. A exécuté , depuis six mois, de nombreuses reconnaissances à longue portée. A à son actif plus de vingt combats aériens à courte distance, dans lesquels il a eu constamment l'avantage, obligeant souvent son adversaire à atterrir brusquement. Le 20 décembre 1915, a attaqué, à très courte distance, un appareil ennemi qui est tombé dans ses lignes."

Sgt Georges Mac Call, pilote américain de l'escadrille SPA 48 - Né le 24 août 1886 à Jin-Kintown (USA) - Avant guerre Entrepreneur - Engagé comme aviateur au 1er étranger, le 13 septembre 1916 - Brevet de pilote militaire n° 5671 à l'école d'Avord, le 16 mars 1917 - Différentes unités : école d'Avord (brevet de pilote) - Ecole de Buc - Ecole d'Avord - Ecole de Pau (stage chasse) - Escadrilles N 23 - N 86 - SPA 48 - SAL 30 - Photo Archives EC 2/7 "Argonne"

Adj Jacques Roques, pilote de l'escadrille N 48 - Né le 2 août 1897 à Paris - Avant guerre Etudiant. Engagé au 2ème régiment étranger, le 18 novembre 1915. Passé à l'aviation, le 18 novembre 1915. Brevet de pilote militaire n° 3495 à l'école de Chartres, le 20 mai 1916. Différentes unités : Ecole de Dijon (formation militaire et théorique). Ecole de Chartres (brevet de pilote) - Ecole d'Avord (perfectionnement) - Ecole de Pau (stage chasse) - Ecole de Cazaux (stage tir aérien) - Escadrille N 48 à partir du 2 janvier 1917. Décorations : CG, CG Belgique - 1 citation à l'ordre du CA. Voir son insigne personnel dans la rubrique insigne perso - Photo Archive EC 2/7 "Argonne".

Ltt Armand Jean Alyre Galliot de Turenne - Né le 2 avril 1892 au Mans (Sarthe) - Fils de Georges Galliot de Turenne et de Madeleine Bouneveille - Entré en service actif, le 30 avril 1908 au 21ème régiment de Dragons de Saumur - Entré dans l'aviation en juin 1915 comme élève pilote - Brevet de pilote militaire n° 2135 en date du 21 décembre 1915 - Pilote de l'escadrille N 48 / SPA 48 du 13 juin 1916 au 12 janvier 1918 - Commandant de l'escadrille SPA 12 du 12 janvier 1918 au 1er trimestre 1919 - Stage de tir à l'école du tir aérien de Cazaux du 11 au 20 février 1918 - Nommé Capitaine à titre temporaire, le 17 septembre 1918 - Chevalier de la Légion d'Honneur - Croix de Guerre - 15 victoires homologuées à la fin de la GG - Photo Archives EC 2/7 "Argonne".

Le Ltt Armand Galliot de Turenne, pilote de l'escadrille SPA 48, en grande conversation avec le Cne Edouard Duseigneur, commandant le Groupe de Chasse n° 11, dont l'escadrille 48 faisait partie. Photo Archives EC 2/7 "Argonne".

Le Ltt Armand Galliot de Turenne de l'escadrille N 48 pose devant les restes de l'Albatros D V du Vizefeldwebel Manfred Stimmel du Jasta 32 dans les environs de Saint-Thierry, le 6 juillet 1917 - Photo collection Ronan Furic que je remercie pour son aide.

MdL Georges Jean Baptiste Viallet - Né le 29 décembre 1891 à Mâcon (Saône-et-Loire) - Fils d'Elie Viallet et de Marie Billicard - Engagé au 10ème régiment de cuirassiers, le 3 février 1911 - Brevet de pilote civil de l'Aéroclub de France n° 1630 obtenu le 5 juin 1914 - Mobilisé au 10ème régiment de cuirassiers avec le grade de soldat de 2ème classe, le 4 août 1914 - Passe ensuite au servcie automobile du 81ème régiment d'artillerie lourde - Passe à l'aviation comme élève-pilote, le 8 mars 1916 - S'entraîne dans les écoles de Buc, Pau, Cazaux, Pau - Breveté pilote militaire n° 3319 obtenu à l’école d’aviation militaire de Buc, le 28 avril 1916 - Promu brigadier en mai 1916 et affecté à l'aviation d'Orient - Pris en compte par l' escadrille N 387 en Serbie, le 12 août 1916 - Promu Maréchal des logis en octobre 1916 - Pilote un Nieuport 21 à moteur Le Rhône de 80 cv - Remporte une victoire aérienne homologuée contre un avion ennemi qui tombe à Vasak, au Nord-Est de Prilep, le 6 février 1917 - Croix de guerre avec une palme en novembre 1917 - Médaille de l'armée serbe - Affecté le 14 juin 1917 à l'escadrille 506 du front d'Orient - Pilote à cette époque un Nieuport 23 à moteur Le Rhône de 120 cv et au fuselage tricolore - Tombé malade (paludisme ?) au troisième trimestre 1917, il entre à l'hôpital puis est évacué sur la France où il achève sa convalescence - Transite par le groupe des divisions d'entraînement (GDE, situé au Bourget) du 5 janvier au 8 février 1918 – Affecté le 18 février 1918 à l'escadrille SPA 155 où il vole sur Spad VII à moteur Hispano-Suiza de 180 ch – Muté le 24 avril 1918 à l'escadrille SPA 48 où il pilote un Spad XIII à moteur Hispano-Suiza de 220 ch - Photo collection Jean Vaissade que je remercie pour son aide.

Cne Pavel Vladimirovitch Argueïev dit Paul d'Arguéeff - En russe : Павел Владимирович Аргеев - Né à Yalta (Ukraine), le 1er mars 1887 - Fils de Wladimir d'Argueïev et d'Alexandrine Deniarois - Cadet de l'école militaire d'Odessa en 1907 - Lieutenant-colonel de l'armée russe au 29ème régiment d'infanterie Tchernigov - Démissionne et s'engage dans la Légion Etrangère avec le grade de Lieutenant, le 12 septembre 1914 - Muté au 131ème RI avec lequel il participe à l'Argonne et au Vauquois - Chevalier de la Légion d'Honneur, le 2 mai 1915 - Après 5 blessures, il est jugé inapté à l'infanterie - Passé à l'aviation comme élève pilote, le 22 juillet 1915 - Brevet de pilote militaire n° 2573 à l'école d'aviation d'Avord, le 30 janvier 1916 - Pilote de l'escadrille N 48 de mai au 1er août 1916 - Pilote de l'Armée Impériale de l'air au 12ème détachement de chasse, le 20 octobre 1916 - Le 4 avril 1918, il quitte la Russie bolchévique - Reprend le combat sur le front Ouest comme pilote de l'escadrille SPA 124 "Jeanne d'Arc" du 14 mai au 21 août 1918 - 15 victoires homologuées en France et 2 en Russie - Officier de la Légion d'Honneur, le 12 décembre 1918 - Croix de Guerre 14-18 avec 9 citations à l'ordre de l'armée - Décédé des suites d'un accident aérien, dans les environs de Trutnov (Tchécoslovaquie), alors qu'il était pilote de la compagnie aérienne Franco-Roumaine, le 30 octobre 1922 - Il repose au cimetière du Bourget - Photo collection Jerzy Butkiewicz que je remercie pour son aide.

Adj René Montrion - pilote de l'escadrille SPA 48 - Né le 7 août 1896 à Paris (75) - Appelé au 108ème régiment d'infanterie, le 11 septembre 1914 - Passé à l'aviation comme élève pilote, le 9 octobre 1916 - Brevet de pilote militaire n° 5328 en date du 8 février 1917 - Différentes unités : 108ème RI - Ecole de Dijon (théorie) - Ecole de Tours (brevet de pilote militaire) - Ecole d'Avord (perfectionnement) - Ecole de Pau (stage de haute école) - Escadrille SPA 48 - Medaille Militaire - Croix de Guerre 14-18 à 7 palmes - 11 victoires homologuées - Tué en combat aérien dans les environs de Longpart (02), le 28 juin 1918 - Carte postale d'époque.

Ltt Jacques Jean Louis de Coye de Castelet - Né le 25 mars 1890 à Aix-en-Provence (13) - Fils de Damiens de Coye de Castelet et de Aurélie Pin - Profession avant guerre Etudiant - Entré en service actif au 11ème régiment de Hussards, le 1er octobre 1911 - Passé à l'aviation comme observateur, le 12 novembre 1915 - Observateur de l'escadrille N 48 du 22 décembre 1915 au 7 mars 1916 - Observateur de l'escadrille N 67 du 14 mars au 9 juin 1916 - Observateur de l'escadrille MF 63 du 9 juin au 4 février 1917 - Observateur de l'escadrille N 102 du 4 février au 19 mars 1917 - 6ème division de compagnie à partir du 19 mars 1917 - Croix de Guerre - Une citation à l'ordre de l'armée, le 22 juillet 1916.

* Citation à l'ordre de l'armée : "Observateur d'un courage simple, joyeux et modeste, spécialiste des reconnaissances photographiques en arrière des lignes. Le 2 juillet 1916, ayant voulu, malgré les avions ennemis supérieurs en nombre, continuer sa mission photographique, a eu, après deux séries de combats, son avion haché de balles et atteint dans ses parties essentielles. A fait une chute terrible à l'atterrissage."

De droite à gauche : le MdL Adolphe Le Cour Grandmaison tenant le chien "Pichounette" accompagné du Sgt Paul Fisch sur le terrain du GDE du Plessis, le 2 avril 1916 - Photo Jean Amigues transmise par Jean-Pierre Amigues, son petit-fils que je remercie pour son aide.
* MdL Adolphe Marie Jean Baptiste Le Cour Grandmaison - Né le 6 juin 1890 à Vertou (44) - Fils d'Henri Le Cour Grandmaison et de Mathilde Halgan - Arme d'origine 16ème régiment de Dragons - Brevet de pilote militaire n° 2175 obtenu à l'école d'aviation de Buc, le 28 décembre 1915 - Stage de transformation sur avions rapides du début janvier 1916 au 25 février 1916 - GDE du Plessis-Belleville du 25 février 1916 au 27 juin 1916 - Pilote de l'escadrille N 48 du 27 juin au 15 août 1916 - Pilote de l'escadrille N 75 du 16 août au 23 septembre 1916 - Tué au combat, aux commandes du Nieuport XXI n° 1706, dans les environs de Moncourt (57).

Les hommes

Cne François de Thonel d'Orgeix - Né le 14 septembre 1882 à Saint-Germain-en-Laye - Engagé à l'école de Saint-Cyr, le 1er octobre 1901 - Passé à l'aviation en décembre 1913 comme élève pilote - Brevet de pilote militaire n° 842 à Avord, le 20 avril 1915 - Mobilisé au 2ème régiment de Hussard, le 2 août 1914 - Observateur de l'escadrille MF 35 - Ecole d'Avord (brevet de pilote militaire) - CRP de Paris - Commandant de l'escadrille N 48 du 8 septembre 1915 au 8 octobre 1916 - Chef de la division d'application de combat de l'école de Pau puis chef de la division "pilotage" de l'école de Pau - Légion d'Honneur en janvier 1917 - Une citation à l'ordre de la division , le 4 décembre 1914 - 2 citations à l'ordre de l'armée, le 3 mai 1916 et en 1917. Photo Agence Rol mise en ligne par la bibliothèque numérique Gallica de la BNF.

Cne Georges Matton - Commandant l'escadrille N 48, du 8 octobre 1916 au 10 septembre 1917, pose à coté de son Spad VII en 1917 - Photos Archives de l'escadron 2/7 "Argonne".

Cne Georges Jean Fernand Matton - Né le 27 octobre 1888 à St-Maur-Desfossés (94) - Fils de Pierre Ernest Matton et de Charlotte Blanche Ripart - Engagé volontaire pour 4 ans au 9ème régiment de Cuirassiers, le 13 octobre 1909 - Nommé maréchal des Logis, le 25 septembre 1910 - Muté au 11ème régiment de Dragons, le 14 octobre 1911 - Nommé Sous-lieutenant, le 15 septembre 1912 - Muté au 30ème régiment de Dragons, le 6 septembre 1913 - Nommé Lieutenant, le 19 octobre 1913 - Engagé dans la 1ère GM au sein de cette unité - Blessé au combat à Ypres, le 18 octobre 1914 - Hospitalisé à l'hôpital de Dunkerque - Transféré à l'hôpital militaire de Cherbourg, le 12 novembre 1914 - Chevalier de la Légion d'Honneur en janvier 1915 - Rentré de convalescence, le 6 juillet 1915 - Passé à l'aviation comme élève pilote, le 23 novembre 1915 - Brevet de pilote militaire n° 2349 obtenu à l'école d'aviation militaire de Pau, le 14 janvier 1916 - Pilote de l'escadrille N 57 du 2ème trimestre 1916 au 26 juillet 1916 - Détaché à l'escadrille MF 20 du 2ème trimestre 1916 au 23 juillet 1916 - Commandant l'escadrille N 48 du 8 octobre 1916 au 10 septembre 1917 - Stage à l'école du tir aérien de Cazaux du 12 au 20 novembre 1916 - Nommé Capitaine à titre temporaire, le 22 janvier 1917 - Croix de Guerre - 3 citations : aéronautique en janvier 15 - Division en novembre 1914 - Armée en juillet 1916 - Tué au combat, aux commandes du Spad VII n° 2416, dans les environs de Couckelaere (Belgique), le 10 septembre 1917 - Son adversaire était probablement le Ltn Josef Jacobs du Jasta 7 (sa 7ème victoire) - Photos La Guerre Aérienne Illustrée.

Slt Gilbert de Guingand - Né le 21 juillet 1891 à Viroflay (Seine-et-Oise) - Appelé au 21ème régiment d'infanterie coloniale - Après une blessure, demande son transfert dans l'aviation - Brevet de pilote militaire n° 2722 du 21 février 1916. Affecté à l'escadrille C 34 où il participe à une mission de bombardement avec le largage de 8 bombes sur les hangars d'aviation du terrain d'Habsheim. Il demande la chasse et muté pour très peu de temps à la N 15. Il est muté à l'escadrille N 48. Le 15 juin 1918, son avion est abattu et tombe entre les lignes. Il parvient en rampant jusqu'au ravin de Laversine où il regagne les lignes françaises. Ce retour ne s'est pas fait sans mal car la zone était encore couverte d'hypérite. Ses victoires : 26 juin 1917 - Une victoire homologuée contre un Albatros D près de Berry-au-Bac. 18 août 1917 - Une victoire homologuée contre un Albatros D, en coopération avec le Ltt de Turenne, sur la forêt de Houthulst - 26 août 1917 - Une victoire homologuée contre un Albatros D III dans la région de Kern (Nord de Dixmude), en coopération avec le Sgt Montrion - 2 septembre 1917 - une blessure au combat avec un Spad VII - 15 décembre 1917 - Une victoire homologuée contre un biplace sur Nauroy-Prosnes en coopération avec Adj Renauld (SPA 48), Cne Sabattier de Vignolle (SPA 48), Slt Delannoy (Spa 80) - 21 mars 1918 - Une victoire homologuée contre un Albatros sur Rilly-la-Montagne en coopération avec le Slt Barcat de la SPA 153 - 31 mai 1918 - Une victoire homologuée contre un Fokker DR I au Sud de Soissons - Le pilote allemand était le Ltn Edouard Stratmann de la Jasta 9 - Le 6 juin 1918 - Une victoire homologuée contre un Drachen vers Cattigny en coopération avec l'Adj Montrion - Le 7 juin 1918 - Une victoire homologuée contre Un Drachen sur Vézaponin avec l'Adj Montrion et l'Adj Caillaux - 22 juillet 1918 : une victoire non homologuée contre un Fokker en coopération  avec l'Adj Binoche ( Spa 48) - Il se tue, le 22 octobre 1918, en décollant aux commandes d'un SPAD XIII pour une patrouille à Revigny - Il repose au cimetière Saint-Louis de Versailles - Photo Collection "l'Alpin" du forum Pages 14-18.

Adj Abdon Adam, pilote de l'escadrille N 48 - Brevet de pilote militaire n° 521 du 14 août 1914 - Il pose à bord de son Nieuport 11, en juin-juillet 1916 - Photo Joseph Lecou mécanicien avion et auto de l'escadrille N 48 transmise par son petit-fils Hervé que je remercie pour son aide.

Ltt Raymond Emmanuel Marie Emile Bonneau - Né le 24 septembre 1888 à Verines (Charentes) - Fils de Nestor Jean Bonneau et de Marie Adèle Roblin - Incorporé au 8ème régiment de Cuirassiers, le 1er octobre 1909 - Afffecté au 8ème régiment de Cuirassiers comme Brigadier (caporal), le 15 mars 1910 - Nommé Maréchal des Logis, le 11 octobre 1910 - Nommé MDL fourrier, le 17 avril 1911 - Admis à l'école d'application de la Cavalerie comme aspirant du 1er octobre 1912 au 16 août 1913 - Nommé Sous-Lieutenant, le 1er octobre 1913 - Affecté au 4ème régiment de Dragons, le 1er octobre 1913 - Dans cette unité à la déclaration de Guerre - Blessé d'un coup de lance lors d'une reconnaissance aux ecluses de Mittersheim, le 19 août 1914 - Détaché à l'aéronautique militaire comme observateur, le 8 novembre 1914 - Elève pilote à l'école d'aviation militaire de Chartres du 2 février au 15 avril 1915 - Brevet de pilote militaire n° 716 obtenu à l'école d'aviation militaire de Chartres, le 15 mars 1915 - Pilote de l'escadrille MF 45 du 15 avril au 20 juiullet 1915 - Nommé Lieutenant, le 2 juillet 1915 - Pilote de l'escadrille N 48 du 20 juillet 1915 au 13 mars 1916 - Pilote de l'escadrille N 65 du 19 mars au 20 juillet 1916 - Fait prisonnier à Moussy-aux-Bois (Somme), le 20 juillet 1916 - Interné à Butow (Poméranie - Allemagne), le 5 avril 1918 - Rapatrié d'Allemagne, le 1er janvier 1919 - Détaché à l'escadrille 553 de Meknés (Maroc) du 6 mars au 2 mai 1919 - Commandant l'escadrille 556 de Rabat du 2 mai 1919 au 28 mai 1920 - Fracture du tibia gauche au cours d'un accident d'avion, le 17 juillet 1919 - Hospitalisé du 17 juillet 1919 au 28 mai 1920 - Affecté au 7ème régiment d'observation, le 1er juin 1920 - Affecté au 35ème régiment d'observation, le 1er août 1920 - Passe de la cavalerie à l'infanterie, le 20 mars 1922 - Nommé Capitaine, le 24 mars 1922 - Affecté au 33ème régiment d'aviation de Wackernheim, le 22 septembre 1923 - Marié à Marie Catherine Madeleine Pierre, le 26 octobre 1922 - Commandant d'escadrille, le 15 février 1925 - Nommé Chef de Bataillon, le 25 décembre 1928 - Commandant du 2ème groupe du 33ème régiment d'aviation, le 25 décembre 1928 - Chevalier de la Légion d'Honneur, le 1er janvier 1930 - Affecté au 3ème régiment d'aviation, le 2 juin 1930 - Commandant de la Base Aérienne de Châteauroux, le 20 novembre 1933 - Nommé Lieutenant-Colonel, le 25 décembre 1933 - Commandant de la 3ème demi-brigade aérienne et de la 3ème escadre aérienne, le 1er janvier 1934 - Commandant de l'école des apprentis mécaniciens de l'AA de Rochefort, le 2 septembre 1936 - Nommé Colonel, le 15 mars 1937 - Commandant de l'école de Salon-de-Provence, école de l'Air, le 15 octobre 1937 - Commandant supérieur des écoles d'Istres et de Salon-de-Provence, le 8 octobre 1937 - Commandant de la base et de l'école de l'Air de Bordeaux, le 6 septembre 1939 - Commandeur de la Légion d'Honneur, le 17 mars 1939 - Commandant de l'école de Melnés, le 20 juillet 1940 - Mis en congé du personnel navigant, le 20 septembre 1940 - Arrêté par la Gestapo, le 3 mai 1944 - Incarcéré au fort du Ha à Bordeaux, le 3 mai 1944 - Déporté au camp de concentration de Dachau du 7 juillet 1944 au 11 mai 1945 - Commandant de la base aérienne de Marignane, le 20 septembre 1945 - Nommé Général de Brigade, le 15 février 1946 - Placé en situation de réserve, le 15 février 1947 - Croix de Guerre 1939-1945 - Officier du Ouissam Alaouite - Médaille de la résistance Française, le 24 avril 1946 - Grand Officier de la Légion d'Honneur, le 11 juin 1946 - Photo Joseph Lecou mécanicien de l'escadrille N 48 transmise par son petit-fils Hervé que je remercie pour son aide.

* Citation à l'ordre de l'armée en date du 1er novembre 1914 : "Choisi pour exécuter une reconnaissance particuilèrement difficile par le commandant de l'armée, a réussi à remplir sa mission malgré un peloton ennemi qu'il a bousculé. Légérement blessé."

* Citation à l'ordre du service aéronautique du DAL n° 5 en date du 22 novembre 1915 : "N'a cessé de montrer depuis huit mois les plus grandes qualités d'audace et d'énergie dans l'exécution de missions périlleuses (vols de nuit et reconnaissances à longue portée). Le 9 novembre, surpris par un appareil ennemi de vitesse très supérieure, a engagé le combat et a forcé l'avion ennemi à atterrir. N'a du de pouvoir rentrer dans nos lignes qu'à son sang-froid et à son habilité ayant eu son appareil criblé de balles dans les parties essentielles au point d'être inutilisable."

* Citation à l'ordre de l'armée en date du 28 mars 1916 : "Pilote remarquable plein d'entrain et d'énergie, volontaire pour toutes les expéditions spéciales et lointaines. A exécuté plusieurs bombardements et reconnaissances de nuit, descendant à 30 mètres du sol pour reconnaître des objectifs ennemis et rapporter des renseignements importants. A engagé de nombreux combats avec des avions ennemis sur lesquels il a toujours la supériorité."

* Citation à l'ordre de l'armée accompagnant le grade de Chevalier de la Légion d'Honneur en date du 17 juillet 1916 : "Officier d'une très grande bravoure. Volontaire pour toutes les missions périlleuses, les a toujours accomplies avec succès grâce à son habileté et à son énergie. Au cours des récentes opérations a abattu un avion et un Drachen. déjà quatre fois cité à l'ordre."

* Lettre de félicitations avec citation au BO n° 270 en date du 31 juillet 1925 : "A fait preuve de remarquables qualités d'organisation et de commandement en préparant et exécutant avec les 10 avions de son escadrille, un voyage aérien collectif de 2850 kms couverts en 5 étapes du 11 au 17 mai 1925. A rempli de bout en bout, à la tête de la première patrouille, les fonctions de pilote, chef de l'expédition." Signé Paul Painlevé.

* Lettre de félicitation n° 2412 en date du 27 mai 1936 : "Désigné comme Directeur d'un stage de pilotage et de navigation sans visibilité extérieure, au cours de l'hiver 1935-1936 a par ses brillantes qualités d'instructeur et d'organisateur, tiré un parti remarquable des moyens mis à sa disposition et obtenu les résultats les plus satsifaisants."

Cne Jacques Victor Sabattier de Vignolle - Né le 22 mai 1888 à Paris (75) - Fils de Raymond Alexandre Sabattier de Vignolle et d'Elisabeth Weissgerber - Domiciliés 21, rue Monsieur à Paris 6ème (75) - Classe 1908 - Recrutement de la Seine - Engagé à l'école polytechnique en octobre 1908 - Admis en 124ème position - Stage à l'école d'application de l'artillerie et du Génie de Fontainebleau en 1912 - Nommé Lieutenant et affecté au 2ème régiment d'artillerie coloniale à Brest (29), le 19 septembre 1912 - Démissionne - Affecté au 3ème régiment d'artillerie coloniale de Toulon, le 28 mars 1913 - Profession avant guerre Ingénieur - Mobilisé au 3ème régiment d'artillerie coloniale, le 2 août 1914 - Passé à l'aviation comme observateur, le 7 février 1915 - Observateur de l'escadrille F 36 du 7 février au 4 septembre 1915 - Citation à l'ordre de l'armée en mai 1915 - Chevalier de la Légion d'Honneur, le 29 juin 1915 - Blessé au combat par un éclat de DCA, le 4 septembre 1915 - Hospitalisé à l'hôpital militaire de la Panne - Une citation à l'ordre de l'armée en septembre 1915 - Observateur de l'aviation de l'ALGP - Observateur de l'escadrille MF 7 - Citation à l'ordre de l'armée en janvier 1916 - Brevet de pilote militaire n° 4105 obtenu à l'école d'aviation militaire de Tours, le 2 août 1916 - GDE - Commandant de l'escadrille F 398 du front d'Orient du 16 septembre 1916 au 15 avril 1917 - Nommé capitaine à titre temporaire, le 14 novembre 1916 - Nommé Capitaine (réserve), à titre définitif, du 3ème régiment d'artillerie coloniale détaché dans l'aéronautique militaire, le 1er mai 1917 - Pilote de l'escadrille N 48 / SPA 48 du 23 juin 1917 au 13 février 1918 - Commandant l'escadrille N 48 / SPA 48 du 24 septembre 1917 au 13 février 1918 - Une citation à l'ordre de l'armée, le 24 octobre 1917 - Commandant du GC 18 du 13 février 1918 à la fin de la guerre - Croix de Guerre - Aigle blanc (Russie) - Termine la guerre avec 5 victoires homologuées et deux victoires non homologuées - Détaché au 1er régiment d'aviation de chasse de Thionville-Basse-Yutz, le 30 août 1920 - Affecté au 3ème régiment d'artillerie coloniale de Charenton, le 20 janvier 1921 - Marié avec Lily Ionescu - Passé à l'arme de l'aéronautique militaire, le 29 juin 1923 - Affecté au 34ème régiment d'aviation, le 1er janvier 1924 - Nommé Chef de bataillon (réserve), le 25 juin 1930 - Officier de la Légion d'Honneur - Décédé, le 8 janvier 1968 - Jacques Sabattier de Vignolles repose au cimetière du Père Lachaise (75) - Photo Archives EC 2/7 "Argonne".

* Citation à l'ordre de l'armée du Cne Jacques Victor Sabattier de Vignolle, capitaine d'artillerie coloniale, commandant l'escadrille N 48 en date du 24 octobre 1917 : "Soldat et chef exemplaire. A pris, au mois d'août 1917, le commandement de l'escadrille N 48 qui venait d'éprouver des pertes. A maintenu en elle un admirable moral, la menant quotidiennement aux plus durs combats. Le 23 octobre 1917, au cours des attaques, a fait à cent cinquante mètres une reconnaissance lointaine, livrant bataille tout le long de la route. Le 24 octobre, a été blessé au cours d'une patrouille, a réussi à ramener son appareil dans nos lignes et n'a annoncé sa blessure qu'après s'être occupé des autres pilotes de sa patrouille."

* Citation à l'ordre de l'armée du Cne Jacques Victor Sabattier de Vignolle, capitaine du 3ème régiment d'artillerie coloniale, pilote à l'escadrille SPA 48 en date du 13 juin 1918 : "Excellent pilote de chasse. Donne journellement à ses subordonnés, l'exemple du mépris du danger. A abattu récemment un avion ennemi, qui s'est écrasé dans nos lignes. Trois blessures. Chevalier de la Légion d'Honneur pour faits de guerre. Six citations."

* Citation à l'ordre de l'armée du Cne Jacques Victor Sabattier de Vignolle, capitaine d'artillerie coloniale, commandant le groupe de combat 20 en date du 28 novembre 1918 : "S'affirme tous les jours comme un commandant de groupe de combat de la plus haute valeur; aussi brillant comme exécutant que comme chef, s'impose à tous ses pilotes par sa magnifique bravoure. Les 3, 4 et 6 novembre 1918, malgré la brume et la pluie, a exécuté entre 50 et 100 mètres d'altitude, sans se laisser arrêter par le tir des mitrailleuses des reconnaissances profondes dans les lignes ennemies, rapportant chaque fois au commandement des renseignements précis du plus grand intérêt. Trois blessures. Chevalier de la Légion d'Honneur pour faits de guerre. Sept citations."

Ltt Augustin Lahoulle, pilote de l'escadrille N 48 - Né le 19 février 1894 à Auray (Morbihan) - Avant guerre militaire de carrière. Engagé au 31ème régiment de Dragons, le 1er octobre 1910. Mobilisé au 25ème régiment de Dragons, le 1er août 1914. Passé à l'aviation comme observateur, le 15 avril 1916 - Brevet de pilote militaire n° 6459 à l'école d'aviation d'Avord, le 19 mai 1917 - Différentes unités : escadrille N 48 - N 83 - Ecole d'Avord (brevet de pilote) - Ecole de Pau (stage chasse) - Escadrille N 12 - Décorations : LO, le 1er janvier 1915 - Citations à l'ordre de l'Aeronautique, le 28 avril 1915 - à l'ordre de l'Armée, le 1er janvier 1915. Photo Archives EC 2/7 "Argonne".

MdL André Gros aux commandes d'un Nieuport 11 sur le terrain du Plessis-Belleville en mars 1916 - Photo Jean Amigues transmise par Jean-Pierre Amigues, son petit-fils que je remercie pour son aide.
MdL André Achille Gros - Né le 23 juin 1889 à Claye-Souilly (Seine-et-Marne) - Fils de Louis Gros et d'Eugènie Aché - Domiciliés 58, rue de Monceau à Paris - Mobilisé au 2ème escadron du 12ème régiment de Chasseurs, le 2 août 1914 - Brevet de pilote militaire n° 2302 obtenu à l'école d 'aviation militaire de Pau, au 10 janvier 1916 - GDE du Plessis-Belleville puis RGA du Bourget du 7 février au 24 avril 1916 - Pilote de l'escadrille N 48 du 24 avril au 23 août 1916 - Nommé Adjudant, le 16 juillet 1916 - Tué au combat, aux commandes du Nieuport XXI n° 1472, au Sud de Varenne (55), le 23 août 1916 - Son adversaire était probablement l'Obltn Rudolf Berthold du KekV (sa 6ème victoire homologuée).

Slt Robert Jean Paul Bajac photographié sur le terrain de Bergues pendant l'offensive des Flandres devant son Spad VII "NEMSIS IV" en août 1917 - Né le 13 décembre 1897 à Paris 9ème arrondissement (75) - Fils de Paul Louis Ernest Xavier Bazac et de Marguerite Emma Sophie Koch - Domicilés au 13, rue Vintimille à Paris 9ème - Profession avant engagement Etudiant - Classe 1917 - Recrutement du 6ème bureau de la Seine sous le matricule n° 363 - Engagé volontaire pour la durée de la guerre au 2ème groupe d'aviation de Lyon-Bron, le 10 mai 1915 - Affecté au 1er groupe d'aviation, le 15 juillet 1915 - Affecté à l'école militaire d'aviation de Pau, le 4 octobre 1915 - Brevet de pilote militaire n° 2267 obtenu à l'école militaire d'aviation d'Avord, le 6 janvier 1916 - Nommé Caporal, le 28 janvier 1916 - Affecté à la RGA du 2 février au 24 avril 1916 - Pilote de l'escadrille N 48 / SPA 48 du 24 avril 1916 au (2ème trimestre 1919) - Nommé Sergent, le 21 juin 1916 - Citation n° 453 à l'ordre de l'armée en date du 13 octobre 1916 - En mission à la RGA pour convoyer un avion du 29 décembre 1916 au 6 janvier 1917 - Une victoire homologuée, le 26 avril 1917 - En mission à Buc du 3 au 5 mai 1917 - Une citation à l'ordre de l'armée en date du 8 mai 1917 - Nommé Adjudant, le 25 avril 1917 - Une citation à l'ordre de l'armée en date du 5 juillet 1917 - Blessé pendant un combat aérien, aux commandes du SPAD VII n° 1589, par 3 balles au bras gauche et la cuisse gauche, dans les environs d'Alveringe (Belgique), le 10 août 1917 - Médaille militaire et une citation à l'ordre de l'armée, le 14 septembre 1917 - En convalescence jusqu'au 20 octobre 1917 - Nommé Sous-lieutenant à titre temporaire, le 6 novembre 1917 - En mission, les 21 et 22 février 1918 - Croix de Guerre 14-18 avec sept citations - Croix de Guerre belge avec une citation - Intégre la "Compagnie générale Transaérienne" comme pilote de la ligne Paris-Londres en 1919 - Effectue l'aller et retour entre le Bourget à Croydon (GB) avec un Nieuport postal, le 12 mai 1919 - Chevalier de la Légion d'Honneur, le 16 juin 1920 - Effectue l'aller et retour entre Paris et Strabourg, avec passager, aux commandes sur SPAD 33, le 16 mars 1921 - Prend part à la coupe Michelin, aux commande d'un SPAD-Herbemont 25, les 29 et 30 août 1921 - Obligé d'atterrir à la suite d'une panne d'essence à Miellan, dans les environs de Tarbes, son avion heurta un talus et se disloqua - Heureusement, il s'en tirera avec quelques contusions - Pilote d'essai du Wibault 2 Bn 2 à moteur Renault 600 HP - Premier vol à ses commandes à Villacoublay, le 29 octobre 1921 - Teste l'emploi de l'hydravion Schreck à moteur Hispano-Suiza 300 HP entre Paris-Londres - Chef pilote des "Messageries aériennes", devenue la compagnie "Air Union" - Affecté aux lignes Paris-Londres et Paris-Marseille - Compte 2500 heures de vol en 1926 - Officier de la Légion d'Honneur, le 5 septembre 1926 - Nommé Capitaine de réserve, le 25 décembre 1930 - Décédé au cours d'un accident aérien, aux commandes d'un trimoteur Farman 306, le 1er avril 1935 - Doyen des lignes aériennes françaises et chef pilote d'Air-France, il décolle de nuit pour effectuer une liaison de fret entre Paris et Londres - En équipage avec le chef d'exploitation du Bourget, M. Flitcroft et le radiotélégraphiste Floret, il est contraint de faire deux fois demi-tour en raison de la brume. Tentant de se repérer, il descend pour s'orienter. Malheureusement, le Farman 306 qu'il pilote, touche des arches et s'écrase à Brémontier, près de Gournay-en-Bray - Les 3 hommes sont évacués blessés à Givors - Robert Bajac décéde des suites de ses blessures quelques heures plus tard - Il laisse une veuve et deux jeunes enfants - Sources : Pam - LO - CCC - Cony - JORF - Revue L'Aéronautique - Dernière mise à jour 26/10/2014 - Photo fond Daniel Porret (+).

* Chevalier de la Légion d'Honneur et une citation à l'ordre de l'armée du Slt Robert Jean-Paul Bajac, pilote du 1er régiment d'aviation de chasse, en date du 16 juin 1920 : "Pilote émérite, joignant une bravoure hors de pair à une conscience admirable, donnat constamment l'exemple du dévouement et du mépris du danger. Quatre citations. Une blessure."

* Officier de la Légion d'Honneur au Chef pilote de la compagnie de transports aériens Air Union Robert Jean-Paul Bajac, en date du 5 septembre 1926 : "Pilote de grande classe qui, après avoir fait ses preuves pendant la guerre de la manière la plus éclatante (2 blessures, Croix de guerre française, 7 citations, Croix de Guerre Belge, une citation, Médaille Militaire, Légion d'Honneur), a rendu ensuite à l'aéronautique civile les plus précieux services. A mis au point de nombreux avions nouveaux. Se distingue par sa maitrise, le sang-froid, l'habileté avec lesquels il pilote des avions sur nos lignes aériennes : Paris-Marseille, Paris-Londres. Compte 2.500 heures de vol."

Photo du Ltt Albert Achard

Ltt Albert Achard - Né le 26 mars 1894 à Briançon (Hautes-Alpes) - Fils de Gabriel Denis Achard (commercant) et de Florentine Hôté-Thiévos - Classe 1914 - Recrutement de Lyon Sud sous le matricule n° 122 - Engagé volontaire pour huit ans, le 7 août 1913 - Arrivé à l'école militaire spéciale de St-Cyr, le 6 septembre 1913 - Nommé Sous-lieutenant et affecté au 9ème régiment de Hussards, le 12 août 1914 - Passé à l'aéronautique militaire comme observateur, le 17 mars 1915 - Observateur de la RGA du Bourget du 17 mars au 3 avril 1915 - Observateur de l'escadrille MS 48 du 3 avril au 29 septembre 1915 - Nommé Lieutenant, le 30 juin 1915 - Une citation à l'ordre de l'armée, en date du 4 mai 1915 - Affecté au SFA du 29 septembre au 12 octobre 1915 - Observateur de l'escadrille N 91 S du front d'Orient (future 507) du 12 octobre 1915 au (2ème trimestre 1916) - Nommé Lieutenant, le 8 juillet 1915 - Citation à l'ordre de l'armée, en septembre 1915 - Citation à l'ordre de l'armée d'Orient, en date du 1er février 1916 - Elève pilote à l'école de pilotage de Salonique - Brevet de pilote militaire n° 4642 décerné à l'école militaire d'aviation de Salonique, le 20 avril 1916 - Pilote de l'escadrille MF 98 T du front d'Orient (future 524) du (2ème trimestre) 1916 au 25 juillet 1916 - Pilote de l'escadrille F 203 du 24 octobre 1916 au 1er janvier 1917 - Pilote de la RGA du 1er janvier au 9 mars 1917 - Pilote du détachement de chasse n° 510 (sous subsistance de l'escadrille F 44) du 9 mars au 1er juillet 1917 - Abat un avion allemand dans les environs de Taon-les-Vosges (88), le 2 mai 1917 - Ses adversaires étaient probablement le Vfw Seifert et l'UffzWilhelm Niess de la SchuSta 7 - Ils ont été faits prisonniers - Une citation à l'ordre de l'armée, en date du 31 mai 1917 - Pilote de l'escadrille N 85 au 1er juillet au 12 septembre 1917 - Pilote de l'escadrille N 78 / SPA 78 du 12 septembre 1917 au 26 août 1918 - Chevalier de la Légion d'Honneur et citation n° 146 à l'ordre de l'armée, en date du 13 septembre 1917 - Evacué sur l'hôpital de Clermont du 2 mai au 7 juin 1918 - Citation à l'ordre de l'armée, en date du 10 octobre 1918 - Commandant de l'escadrille SPA 150 du 26 août 1918 au 2 avril 1919 - Nommé Capitaine à titre temporaire, le 27 octobre 1918 - Affecté au 4ème régiment d'aviation du Bourget, le 1er janvier 1920 - Affecté au 5ème régiment d'aviation d'observation, le 1er juin 1920 - Affecté au 35ème régiment d'aviation - En congé sans solde de 3 ans - Classé dans l'arme de l'aéronautique, le 25 décembre 1922 - Démissionnaire de l'armée active - Affecté dans la réserve avec le grade de lieutenant au 36ème groupe d'aviation, le 5 novembre 1924 - Nommé Capitaine à titre définitif, le 12 juillet 1926 - Affecté dans la réserve à la base aérienne de Pau, le 1er décembre 1936 - Affecté au bataillon de l'air 113, le 1er février 1938 - Domicilié 1, rue St-Cécile à Albi - Rayé des personnels navigants sur sa demande - A accompli une période d'exercices au centre de renseignements et d'alerte de Carcassonne du 25 septembre au 5 octobre 1938 - A accompli une période obligatoire à la base de Rochefort du 21 octobre au 3 novembre 1938 - Affecté au bataillon de l'air 109, le 1er novembre 1938 - Rappelé à l'activité (mobilisation), le 2 septembre 1939 et affecté au centre de renseignements et d'alerte de Carcassonne - Affecté à la base aérienne 109, le 8 novembre 1939 - Affecté à l'état-major de la 2ème subdivision aérienne de Bordeaux, le 9 janvier 1940 - Sources : FM (Rhône) - Pam - CCC N 48 - CCC N 85 - CCC SPA 78 - CCC SPA 150 - JORF - Dernière mise à jour : 19/12/2013.

* Citation à l'ordre de la division du Slt Albert Achard du 9ème régiment de Hussard, observateur de l'escadrille MS 48, en date du 6 juin 1915 : "Sous-lieutenant de cavalerie observateur à l'escadrille MS 48, le 15 avril 1915, armé d'un mousqueton, a attaqué un avion allemand muni d'une mitrailleuse, et après avoir eu son aile perçée, l'a forcé à atterrir. Le 24 avril,, au cours d'une reconnaissance d'où il a rapporté des renseignements très importants, a eu son appareil perçé d'éclats d'obus."

* Citation n° 52 à l'ordre de la division du Ltt Albert Achard du 9ème régiment de Hussard, observateur de l'escadrille MS 48, en date du 1er juillet 1915 : "Au cours d'un vol de barrage, a attaqué, armé seulement d'un mousqueton, un Albatros armé d'une mitrailleuse. L'a approché à 50 mètres en essuyant trois bandes de mitrailleuses, dont les balles ont perçé, à hauteur de la tête du pilote et ont coupé un montant de la cabane supérieure. Malgré le danger d'une rupture de l'appareil, a continué l'attaque en tirant sur l'ennemi 81 cartouches et le poursuivant bien au delà de nos lignes jusqu'au moment où l'appareil piqua brusquement."

* Citation à l'ordre de l'armée d'Orient du Ltt Albert Achard, observateur de l'escadrille N 91 S, en date du 1er février 1916 : "Observateur remarquablement entraîné aux grandes reconnaissances d'armée d'où il rapporte des renseignements nombreux et toujours précis. A pris part à une reconnaissance de 350 kilomètres dont 175 au-dessus des lignes ennemies."

* Citation n° 761 à l'ordre de la 2ème armée du Ltt Albert Achard, pilote du détachement N 510, en date du 31 mai 1917 : "Le 2 mai 1917, après un dur combat, a abattu un avion ennemi tout prêt de nos lignes. Déjà trois fois cité à l'ordre de l'armée."

* Chevalier de la Légion d'Honneur et citation n° 146 à l'ordre de l'armée du Ltt Albert Achard, pilote de l'escadrille SPA 78, en date du 13 septembre 1917 : "Excellent pilote de chasse d'une ardeur inlassable, qui ne cesse de faire preuve des plus belles qualités d'audace et d'intrépidité. le 27 juin 1917, après un dur combat, a abattu un 2ème avion ennemi."

* Citation à l'ordre du groupe d'armée de réserve du Ltt Albert Achard, pilote de l'escadrille SPA 78, en date du 2 août 1918 : "Officier pilote d'une adresse et d'une énergie peu communes. Le 19 juillet 1918, a rapporté sa quatrième victoire en abattant un avion de chasse ennemi qui s'est écrasé dans nos lignes

* Citation à l'ordre de l'armée du Ltt Albert Achard, pilote de l'escadrille SPA 78, groupe de combat 16, en date du 10 octobre 1918 : "A poursuivi loin dans ses lignes et abattu en flammes un triplace ennemi; attaqué par une forte patrouille de monoplaces, en a probablement abattu un et, bien que blessé et ayant son appareil sérieusement atteint, est parvenu à regagner les lignes françaises."

 

Photo du Ltt Jean de Salmon de Loiray

Ltt Jean Marie Georges de Salmon de Loiray - Né le 6 juillet 1886 à Lyon (69) - Classe 1906 - Recrutement de Lyon sous le matricule n° 257 - Ecole spéciale de St-Cyr en 1908 - Affecté au 30ème régiment de Dragons - Une citation à l'ordre de l'armée, le 3 janvier 1915 - Pilote du CRP du XXX au 15 janvier 1916 - Pilote de l'escadrille N 48 du 15 janvier au 19 mars 1916 - Tué au cours d'un accident aérien à Saint-Nicolas-de-Port (54), le 19 mars 1916 - Chevalier de la Légion d'Honneur - Croix de Guerre 14-18 - Jean de Salmon de Loiray repose dans le cimetière national de Friscati à Vitrimont depuis le 22 août 1924 - Sources : CCC escadrille N 48 - MpF - JORF - Dernière mise à jour : 02/12/2014.

* Citation à l'ordre de l'armée du Ltt Jean de Salmon de Loiray, au 30ème régiment de Dragons, en date du 3 janvier 1915 : "Gravement blessé en participant de sa propre initiative à l'assaut d'un village."

 

 

Terrain de Verdun (55) - L'escadrille MS 48 a stationné sur place du 31 mars au 22 avril 1915 - Photo Roger Kissel transmis par Roland Kissel, son fils, que je remercie pour son aide.

Adj Jean Navarre pose à bord du Ponnier M 1 pendant son court passage du 1er au 24 février 1916 au sein de l'escadrille N 48 - Cette photo a probablement été prise sur le terrain de Lunéville à la mi février 1916 - Photo collection David Méchin que je remercie pour son aide.

L'Adj Jean Navarre pose en compagnie du Sgt Jacques Costa, pilote convoyeur de la RGA et ancien pilote de l'escadrille MF 8, devant le Ponnier M 1 de l'As au début de 1916 - Il s'agit probablement du terrain de Lunéville - La date inscrite sur la photo est celle de la dédicace envoyée ultérieurement - Photo famille Costa que je remercie pour son aide.

Deux vues du Ponnier M 1 n° 10 - Cet avion, construit à seulement 20 exemplaires, était très instable et pratiquement incontrôlable en piqué - Jean Navarre, qui a fait un court séjour au sein de l'escadrille N 48, l'a utilisé en mission pendant une période très courte tant son pilotage était difficile - Photo Paul Cottave-Claudet transmise par son petit-fils Jean-Paul Milliand que je remercie pour son aide.

Ltt Armand Galliot de Turenne, pilote de l'escadrille N 48. Né le 2 avril 1892 au Mans, il entre en service actif, le 30 avril 1908 au 21ème régiment de Dragons de Saumur - Passe dans l'aviation à partir de juin 1915. Brevet de pilote militaire n° 2135 en date du 21 décembre 1915. Il totalisera 15 victoires homologuée à la fin de la 1ère guerre mondiale - Son Nieuport 11 porte son emblème personnel, un cor de chasse orné des armes familiales. Photo datant de la mi 1916 - Photo SHD section Air de Vincennes n° B 87 / 2057 origine Rougevin-Baville.

Pilotes et observateurs de l'escadrille N 48 en fin 1915 - Photo Joseph Lecou mécanicien avion et auto de l'escadrille N 48 transmise par son petit-fils Hervé que je remercie pour son aide.

Les pilotes de l'escadrille N 48 à Lunéville en 1916. L'escadrille 48 a stationné sur ce terrain du 22 avril 1915 au 16 août 1916 - Parmi eux : Cne François de Thonel d'Orgeix (au centre devant l'hélice) - Ltt Augustin Lahoulle (assis au premier rang à gauche) - Ltt Paul d'Arguéeff (assis dans le fauteuil en 2ème position à partir de la droite) - Ltt Armand Galliot de Turenne (avec la badine sous le bras) - Si vous pouvez nommer les autres pilotes ou Si vous détenez une photo plus nette, veuillez prendre contact avec l'auteur du site - Photo transmise par le colonel Armand Galliot de Turenne à l'escadron 2/7 "Argonne".

Epave du Nieuport 10 n° 1520 de l'escadrille N 48 tombé dans la forêt de Blamont, le 9 août 1916 - Les deux membres d'équipage qui occupaient cet avion, le Sgt Raymond Boudou et le Ltt Henri de Rolland, ont été blessés et faits prisonniers - Photo Delcampe.

SPAD VII de l'escadrille N 48 accidenté à l'atterrissage ou au décollage pendant l'hiver 1916-1917 - Cet appareil présente la particularité avoir été équipé de 2 mitrailleuses Lewis supplémentaires fixés à l'emplanture des mats intermédaires d'ailes - Photo collection Gregory VanWyngarden que je remercie pour son aide.

Spad XIII de l'Adj Jacques Roques en 1917 - Ce pilote avait le numéro d'identification "7" que l'on retrouvera sur tous ses avions - Photo Archives de l'escadron de chasse 2/7 "Argonne"

Popote des pilotes sur le terrain de Lhéry (51) - L'escadrille 48 a stationné sur ce terrain du 17 mars au 8 juillet 1917 - De gauche à droite : Sgt René Dousinelle, Sgt Marcel Graviere-Silvere, Adj jacques Roques, Sgt Gilbert de Guingand - Photo base aérienne 113 de Saint-Dizier.

Les pilotes des escadrilles SPA 48 et SPA 153 prennent un peu de temps libre sur le terrain de Montdidier, à la fin mars 1918 - A l'arrière plan, on peut voir deux SPAD VII et un SPAD XIII de l'escadrille SPA 48 - Bientôt, ils reprendront les missions de mitraillages des tranchées du front franco-anglais - En étudiant les pertes et les permissions, Christophe Cony a pu dater cette photo entre le 7 mars et le 29 mai 1918, plus précisément, les 28 et 29 mars 1918 pour les missions de mitraillage des troupes au sol.
De gauche à droite : Cne Jean Gigodot (cdt SPA 153) - MdL Michel Bellaigue (SPA 153) - Sgt Roger Caël (SPA 48) - Adj Auguste Binoche (SPA 48) - Slt André Barcat (SPA 153) - Sgt Raymond Boudou (SPA 48) - MdL Georges Halberger (SPA 153) - Slt Gilbert de Guingand (SPA 48) - Sgt Rémy Morel (SPA 153) - Cal Alexandre Mercier (SPA 48) - Slt Robert Bajac (SPA 48) - MdL Jean-Marie Danglade (SPA 48) - Photo Archives EC 2/7 "Argonne" et tous mes remerciements à Christophe Cony pour la datation de cette photo.

SPAD XIII n° x715" codé "15" de l'escadrille SPA 48 pendant l'été 1918 - Photo Georges Viallet transmise par Jean Vaissade, son petit neveu, que je remercie pour son aide.

SPAD XIII codé "1" du Cne Gilbert Sardier, chef de l'escadrille SPA 48 en 1918 - Le pilote photographié n'est pas Sardier mais un sous-lieutenant qui voulait conserver un souvenir - Photo Ebay France.

Cne Georges Matton, commandant l'escadrille N 48, du 8 octobre 1916 au 10 septembre 1917, date de sa mort au combat, pose à coté de son Nieuport 17 en fin d'année 1916. Le coq peint sur le camouflage deux tons (marron et vert) n'est pas encore entouré d'un cercle bleu. Photo Collection Ronan Furic que je remercie pour son aide.

Nieuport 17 de l'escadrille N 48 - Photo collection Gregory VanWyngarden que je remercie pour son aide.

Nieuport 17 de l'escadrille N 48 pendant l'hiver 1916-1917 - L'avion porte un numéro "3" ou "8" sur le haut de la dérive - Il s'agit peut-être du Nieuport 17 n° 1930 présenté plus bas - Photo base aérienne 113 de Saint-Dizier.

Nieuport 17 du Ltt Guillaume Busson de l'escadrille N 48 pendant l'hiver 1916-1917. Le coq est peint dans un cercle bleu très clair - Photo base aérienne 113 de Saint-Dizier.

Ltt Armand Galliot de Turenne pilote de l'escadrille SPA 48 - Il est a l'origine, avec le Cne Georges Matton, du choix de l'insigne - Photo Archives Jean Noël (+) que je remercie pour son aide.

Spad XIII de l'Adj Jacques Roques de l'escadrille SPA 48 en 1918 - Photo Archives de l'escadron 2/7 "Argonne"

Spad VII "Nemesis III" de l'escadrille N 48 en 1917 - Cet avion était habituellement piloté par le Ltt Robert Bajac - Photo SHD de Vincennes / n° du cliché B 82 / 4349 / Origine Jacques Roques.

Slt Robert Bajac, pilote de l'escadrille SPA 48, aux commandes de son Spad XIII, baptisé "Nemesis V" - Photo Archives EC 2/7 "Argonne"

Une vue de détail du coq peint sur le Spad XIII du Ltt Gardet - Photo SHD section Air de Vincennes - n° B 82 / 4363 - Origine Jacques Roques.

Fuselage du Spad XIII du Sgt Jacques Roques de l'escadrille SPA 48 en 1918 - En plus, du numéro d'identification "7" au sein de l'unité, l'avion portait un insigne personnel concernant une tête féminine ornée de cocardes tricolores - Voir le dessin de cet insigne dans le rubrique des décorations - Voir le dessin de détail dans la rubrique insignes - Photo SHD section Air de Vincennes - n° B 88 / 2255 - Origine Jacques Roques.

Autre vue du Spad XIII de l'Adj Jacques Roques de l'escadrille SPA 48 en 1918 - Photo Archives de l'escadron 2/7 "Argonne".

Adj Robert Bajac, pilote de l'escadrille N 48 / SPA 48 du 24 avril 1916 au (2ème trimestre 1919) pose à côté de son SPAD XIII codé "8" en 1918 - Photo Georges Viallet transmise par Jean Vaissade, son petit neveu, que je remercie pour son aide.

Accident d'un SPAD XIII de l'escadrille SPA 48 - Il est fort à parier qu'il s'agisse de l'accident mortel survenu au Slt Gilbert de Guingand, le 22 octobre 1918 - Photo Georges Viallet transmise par Jean Vaissade, son petit neveu, que je remercie pour son aide.

SPAD XVII n° 743 (ou 745) à moteur 300 HP de l'escadrille N 48 pendant le 2ème trimestre 1919 - Photo Nicolas Bouisson transmise par Pascal Ordoquy que je remercie pour son aide.

SPAD XII codé "10" de l'escadrille SPA 48 en 1918 - Photo collection Albin Denis.


Nieuport 17 n° 1930 à moteur Clerget

Nieuport 17 n° 1930 à moteur Clerget de l'escadrille N 48 photographié juste après sa capture car il posséde encore l'ensemble de ses marquages. Son pilote l'a posé en territoire tenu par les Allemands vraisemblablement en 1916. Cette photo et celle juste en dessous permettent de détailler l'ensemble des marquages de l'unité à cette époque. Le chiffre "3" qui donne en théorie l'ordre du pilote dans l'unité est reporté sur les flancs, et le sommet du fuselage, sur l'aile supérieure et très certainement sur l'aile inférieure. Je ne suis pas arrivé à identifier le pilote initial de cet appareil. Photo collection Gregory Van Wyngarden que je remercie pour son aide.

Le même Nieuport 17 n° 1930 de l'ex-escadrille N 48 - Les couleurs tricolores de queue et d'ailes ont été remplacées par les croix gothiques. Photo collection Gregory Van Wyngarden que je remercie pour son aide.

Nieuport 17 n° 1930 à moteur Clerget

Les Allemands ont transféré l'avion à la Jagdstaffelschule (école de pilotage) de Valenciennes / Famars (59). Seul la tête de coq atteste de l'ancienne appartenance de l'avion à la N 48. Le cercle de fuselage a disparu - Photo collection Gregory Van Wyngarden que je remercie pour son aide.

Les Allemands ont transféré l'avion à la Jagdstaffelschule (école de pilotage) de Valenciennes / Famars (59). Seul la tête de coq atteste de l'ancienne appartenance de l'avion à la N 48. Photo collection Gregory Van Wyngarden que je remercie pour son aide.

 

Couleurs des avions

Ponnier M 1 piloté par Jean Navarre pendant son court passage du 1er au 24 février 1916 au sein de l'escadrille N 48 - Il y a de fortes probabilités que ce pilote ait utilisé cet avion à partir du terrain de Lunéville à la mi février 1916 - Dessin David Méchin.

Nieuport 11 du Slt Armand Galliot de Turenne à la mi-1916 - Dessin David Méchin.

Couleurs des avions

Nieuport 17 n° 2186 baptisé "Ferme et Fort" du Slt Armand Galliot de Turenne - Dessin David Méchin

SPAD VII codé "4" baptisé "Le Marsouin 6" du Slt Gilbert Deguingand - Dessin David Méchin.

 

 

Souvenirs en rapport

 

Souvenirs en rapport

Calot du Slt Robert Jean Paul Bajac - Pilote de l'escadrille N 48 / SPA 48 du 24 avril 1916 au (2ème trimestre 1919) - Photo fond Daniel Porret (+).

 

Monuments commémoratifs
et tombes

Monument aux Morts du village de Tincourt-Boucly (80) - Sous ce monument se trouve une crypte où est inhumé le comte Edouard Lucien Marie de Thieffries de Layens ainsi que son frère et d'autres soldats du village. Cette crypte a été fermée lors de la réinhumation. La famille de Layens possédait une propriété dans le village. Photo et légende de Jacques Foure-Lariviere.
* MdL Edouard Lucien Marie de Thieffries de Layens - né à Montpellier (Hérault), le 24 janvier 1893 - Entré en service actif au 14ème régiment de train des équipages, le 8 août 1914 - Brevet de pilote militaire n° 840 en date du 20 avril 1915 - Ecole d'Avord, jusqu'au 27 avril 1915 - Division Morane Saulnier du 3 mai au 8 juillet 1915 - Escadrille N 48 du 8 juillet au 29 décembre 1915 - Grièvement blessé au cours d'un accident aérien aux commandes d'un Ponnier M 1, le 29 décembre 1915 - Décédé de ses blessures à l'hôpital militaire de Lunéville, le même jour.

Tombe du Slt Paul de Larminat, tué au combat lors d'un mitraillage de tranchées aux commandes du Spad VII n° 1178 de l'escadrille N 48 - Photos Ludovic Spy que je remercie pour son aide.

Monuments commémoratifs
et tombes

Détail de la tombe du Cne Paul d'Arguéeff - pilote - Né le 1er mars 1887 à Yalta (Crimée / Russie) - Fils de Wladimir d'Arguéeff et de Alexandra Dénarious - Formé à l'école militaire des cadet d'Odessa - Engagé dans l'armée française, au 131ème RI, en août 1914 - Passé à l'aviation comme élève pilote, le 22 juillet 1915 - Brevet de pilote militaire n° 2573 en date du 30 janvier 1916 - Différentes mutations : 131ème RI - 331ème RI - Brevet de pilote militaire à l'école d'aviation militaire d'Avord - GDE - Pilote de l'escadrille N 48 - Mission en Russie - Escadrille SPA 124 à partir du 12 mai 1918 - A volé sur le Spad XIII n° 4872 codé "19" - Légion d'Honneur, le 2 mai 1915 - Croix de Guerre 14-18 - 2 citations à l'ordre de l'armée, le 28 décembre 1914 et le 2 mai 1915 - Il termine la guerre avec 11 victoires homologuées - Après la guerre, il devient pilote de la compagnie Franco-Roumaine - Il perds la vie aux commandes d'un Potez, le 30 octobre 1922 - Le Cne Paul d'Arguéeff repose dans le carré militaire du cimetière du Bourget - Photo Eléna Naumova que je remercie pour son aide.

Tombe du Cne Paul d'Arguéeff - pilote - Né le 1er mars 1887 à Yalta (Crimée / Russie) - Fils de Wladimir d'Arguéeff et de Alexandra Dénarious - Formé à l'école militaire des cadet d'Odessa - Engagé dans l'armée française, au 131ème RI, en août 1914 - Passé à l'aviation comme élève pilote, le 22 juillet 1915 - Brevet de pilote militaire n° 2573 en date du 30 janvier 1916 - Différentes mutations : 131ème RI - 331ème RI - Brevet de pilote militaire à l'école d'aviation militaire d'Avord - GDE - Pilote de l'escadrille N 48 - Mission en Russie - Escadrille SPA 124 à partir du 12 mai 1918 - A volé sur le Spad XIII n° 4872 codé "19" - Légion d'Honneur, le 2 mai 1915 - Croix de Guerre 14-18 - 2 citations à l'ordre de l'armée, le 28 décembre 1914 et le 2 mai 1915 - Il termine la guerre avec 11 victoires homologuées - Après la guerre, il devient pilote de la compagnie Franco-Roumaine - Il perds la vie aux commandes d'un Potez, le 30 octobre 1922 - Le Cne Paul d'Arguéeff repose dans le carré militaire du cimetière du Bourget - Photo Eléna Naumova que je remercie pour son aide.

 

Remerciements :

- M. Ludovic Spy pour l'envoi des photos de la tombe de Paul de Larminat.
- M. Jean Noël pour avoir guidé nombre de passionnés sur le chemin de l'histoire.
- M. Ronan Furic pour l'envoi de la photo du Cne Georges Matton.
- M. Hervé Lecou pour l'envoi des photos prises par son grand-père Joseph, mécanicien de l'escadrille N 48.
- M. Jacques Fouré-Larivière pour l'envoi de ces photos.
- M. Gregory Van Wyngarden pour l'envoi des photos de sa collection.
- M. Patrice Gout pour l'envoi des photos des insignes de sa collection.
- M. Jean-Paul Milliand pour l'envoi des photos prise par M. Paul Cottave-Claudet, son grand-père.
- M. Philippe Bentresque pour l'envoi des photos du Spad XIII de Robert Bajac.
- M. Pascal Ordoquy pour la communication des archives de Nicolas Bouisson, son grand-père.
- M. Jean Vaissade pour l'envoi des photos du MdL Georges Viallet, son grand oncle.
- M. Jean-Pierre Amigues pour la communication des archives de Jean Amigues, son grand-père.
- M. Chrostophe Cony pour la datation de la photo réunissant les pilotes des escadrilles SPA 48 et SPA 153.
- Mme Eléna Naumova pour l'envoi des photos de la tombe du Cne Paul d'Arguéeff.
- M. Jean-Laurent Truc pour l'envoi de la photo de l'entoilage de la SPA 48.
- M. Roland Kissel pour l'envoi des archives de Roger Kissel, son père.

Bibliographie :

- Historique de la 7ème escadre de chasse 1912-1979 en 2 tomes par le Cne Michel Caplet et l'Adc Guy Vaugeois publié par le SHAA de Vincennes en 1989.
- Les escadrilles de l'aéronautique militaire française - Symbolique et histoire - 1912-1920
- Ouvrage collectif publié par le SHAA de Vincennes en 2003.
- Les insignes de l'Aéronautique Militaire Française jusqu'en 1918 par Philippe Bartlett - Publié par les éditions Indo Editions en 2002.
- L'aviation française 1914-1940, ses escadrilles, ses insignes - par le Commandant E Moreau-Bérillon - publié à compte d'auteur en 1970.
- The French Air Service War Chronology 1914-1918 par Frank W.Bailey et Christophe Cony publié par les éditions Grub Street en 2001.
- Les Armées Françaises dans la Grande Guerre publié à partir de 1922 par le Ministère de la Guerre.
- Les "As" français de la Grande Guerre en deux tomes par Daniel Porret publié par le SHAA en 1983.
- Encyclopédie illustrée de l'aviation publié par les éditions Atlas en 1986.
- Site Internet "Traditions des escadrilles de l'Armée de l'Air" de Henri Guyot - Voir le lien
- Site Internet "Les Insignes de l'Armée de l'Air" de Jean-Jacques Leclercq - Voir le lien
- Site Internet "Mémoires des hommes" du Ministère de la Défense - Voir le lien
- Site Internet de la bibliothèque numérique Gallica de la BNF - Voir le lien
- Site Internet " Pages 14-18 " de Joël Huret.

 

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Escadrille 47 Escadrille 48 - page 02

 

 

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