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Insignes personnels
des pilotes

Insigne personnel du Ltt Armand Galliot de Turenne peint sur son Nieuport 11 en juin-juillet 1916 - Dessin d'après photo Albin Denis

Insigne personnel de l'Adj Jacques Roques peint sur un Spad XIII en 1918 - Dessin Albin Denis.

Noms de baptèmes
des avions de la 48

Noms de baptèmes utilisés par les pilotes de l'escadrille N 48 et SPA 48 :
1 - "NEMESSY V" de l'Adj Jacques Roques sur un Spad XIII en 1918.

Numéros d'identification individuels connus.
n° 1 - le chiffre "8" sur un Nieuport 11 piloté par Cne Georges Matton.
n° 2 - le chiffre "5" sur un Spad VII piloté sur le Cne Georges Matton.
n° 3 - le chiffre "7" sur un Spad XIII de l'Adj Jacques Roques.
n° 4 - le chiffre "14" sur un Spad XIII du Slt Maurice Renauld.
n° 5 - le chiffre "2" sur le Spad VII du Sgt René Montrion.
d'après un relevé sur photos

Insignes collectifs
peints sur les fuselages

Buste du coq posé au milieu d'un cercle bleu ciel sur fond blanc. Cette variante a été peinte sur les Nieuport 17 en fin d'année 1916 et les Spad VII en début d'année 1917. Dessin Albin Denis.

Autre représentation plus élaborée du coq. Cette fois, le cercle de fond a été amputé de sa partie basse. Ce type était peint sur le fuselage du Spad VII du Ltt Armand Galliot de Turenne, à l'origine de cet insigne, en compagnie du Cne Georges Matton, commandant la N 48 du 8 octobre 1916 au 10 septembre 1917. Dessin Albin Denis

Nouvelle variante rencontrée sur l'avion du Sgt Jacques Roques et sur certains Spad XIII de la SPA 48 de 1918 - Dessin Albin Denis.

Découpe d'un insigne de fuselage de la SPA 48 - Photo Jean-Jacques Leclercq que je remercie pour son aide.

Insigne peint à la popote
de l'escadrille

Insigne de l'escadrille SPA 48 peint dans la popote des pilotes de Lhéry pour la période allant du 17 mars au 8 juillet 1917 - Dessin d'après photo Albin Denis.

Insignes métalliques
de l'escadrille SPA 48

Titre d'épaule appartenant au Ltt Paul Appert, pilote de l'escadrille SPA 48 du 17 décembre 1917 au 16 janvier 1919 - Photo Jean-Jacques Leclercq que je remercie pour son aide.

Symbolique

En octobre 1916, l'escadrille devant adopter un insigne collectif, le Cne Georges Matton, commandant de l'escadrille et le Ltt Armand Galliot de Turenne, choisissent de doter la N 48 d'un oiseau. Ils choississent celui qui représente le mieux la France, un superbe coq de basse-cour. Cet oiseau, qui fera l'unanimité, sera désormais le parfait emblème de leur unité. Il sera représenté en buste par Jacques Nam dans un cercle généralement bleu ciel.

Historique

L'escadrille MS 48 a été créée sur le terrain de Villacoublay, le 29 mars 1915. Rattachée à l'aéronautique de la 1ère armée, elle est dotée de dix Morane-Saulnier type L et placée sous le commandement du Cne Paul du Peuty. Cet officier est issu du 1er régiment de Spahis. Il s'est illustré au Maroc où il a obtenu plusieurs citations. Il a été appelé pour incorporer l'aéronautique militaire et a obtenu son brevet de pilote militaire très rapidement, le 16 mars 1915. Elle comprend à sa création 6 pilotes, le Cne Paul du Peuty, le Ltt Gaston de Boutigny, le MdL Abdon Adam et les sergents Bernis, Sadi Lecointe, Georges Chemet et 2 observateurs, les sous-lieutenants Alain de la Barre de Carroy et Albert Achard.

Dès le 31 mars, l'escadrille est envoyée sur le terrain de Verdun. Pendant le transfert entre les deux terrains, un équipage se tue dans un accident aérien au décollage de Villacoublay. Le Sgt de Bernis et le Slt de la Barre de Carroy sont les premières victimes de la 48. Le 22 avril, la 48 emménage à Lunéville où elle est affectée au détachement d'armée de Lorraine et particulièrement chargée de protèger la ville contre les intrusions aériennes allemandes. La première victoire aérienne est remportée, le 15 avril 1915 par l'équipage composé par le MdL Louis Chatain et du Ltt Albert Achard au détriment d'un Albatros C.

Le soldat Victor Weinig, mécanicien de la MS 48 du 1er avril au 3 octobre 1915 témoigne : "Je suis à côté d'un fort de Verdun, à 8 km des lignes ennemies d'un côté et à 6 km de l'autre. Sur notre escadrille de six avions, il y a eu notre lieutenant qui a son appareil d'esquinté. Plus deux officiers qui se sont tués en venant de Paris (Bernis et de Carroy). Nous avons très souvent l'occasion de monter mais je n'y tiens pas beaucoup car le Morane est très rapide et pas assez stable. J'ai déjà fait quelques petits voyages, je suis allé à Bourges sur un Voisin, puis sur un Blériot, mais ce qui me rassure peu, c'est le Morane appelé par nous le cercueil volant !"

"Nous sommes restés à Lunéville un moment, puis nous sommes partis à Parroy pour une quinzaine de jours. Comme les Boches menaçaient de nous bombarder, nous sommes revenus à Lunéville (au champ de Mars) pour une huitaine de jours pendant lesquels nous nous sommes faits bombarder à 2 heures du matin par trois escadrilles boches (18 appareils) qui nous ont lancé une centaine de bombes qui n'ont heureusement touché personne de chez nous, car 27 obus sont tombés sur le champ de Mars. Une est tombée sur une tente avion, celle du Nieuport qui était justement vide. Sadi et mon mécano étaient partis en chasse pendant que les copains et moi, nous étions dans un fossé. Les plus proches ont éclaté à 50 mètres de nous. Comme nous les entendions siffler en tombant, à plat ventre, nous ne risquons rien, à moins que ça tombe juste sur nous. Cinq territoriaux ont été tués dans la cour de la caserne des Chasseurs et plusieurs maisons en ville ont été détruites.
Le lendemain, les boches ont remis ça mais à côté de Nancy. Cette fois, c'est moi qui suis parti avec Sadi, un avion boche est passé à une centaine de mètres de moi, j'ai ei l'honneur d'essayer ma mitrailleuse, mais je ne l'ai pas eu. Ils nous rendent la pareille car tous les jours, les Voisin vont jeter des bombes dans la région de Dieuze, Sarreguemines, Metz et Château-Salins, et une douzaine de bombes chacun.
Le jour même de l'attaque de Nancy (16 juin), nous sommes partis à Herbeménil pour du répérage de tir. Le samedi 19, les boches ont attaqué et comme les officiers français étaient en foire à Herbeménil, cinq tranchées de 1ère ligne nous ont été prises. Tu penses si nous démontions nos tentes en vitesse. Nous avons quitté Herbeménil, le 21 et aujourd'hui nous sommes arrivés à Lunéville à la même place que nous étions avant. "


Le 8 septembre 1915, le Cne de Peuty est appelé à prendre le commandement des escadrilles de chasse de la 10ème armée, puis très rapidement le commandant de l'Aéronautique de la 10ème armée dès 19 octobre 1915. C'est le Cne François de Thonel d'Orgeix qui lui succède, un ancien observateur de l'escadrille MF 35. Délaissant les Morane Saulnier LA à bout de souffle, les équipages perçoivent des Nieuport X biplaces. Comme c'est la norme à l'époque, elle prend l'appelation de N 48, à compter du 20 septembre 1915. Désormais dotés d'appareils parfaitement adaptés aux missions qu'ils doivent remplir, les aviateurs livrent plusieurs combats aériens qui donnent lieu à une victoire aérienne et cinq autres non homologuées car tombés dans les lignes adverses. A la fin 1915, sa dotation est renforcée par l'arrivée de Nieuport XII.

Depuis Lunéville, la MS 48 va opérer sur la région de Verdun dès le début de l'offensive allemande du 21 février 1916. Beaucoup de missions vont donner lieu à de durs combats contre l'aviation ennemie. En mai 1916, l'unité se spécialise dans les missions de chasse pure avec la perception de Nieuport XI monoplaces. Sa dotation de 10 appareils se répartit entre des Nieuport X, XI, XII et 16. Beaucoup trop éloignée de son théâtre d'opérations, l'unité déménage sur Froidos où elle s'installe le 16 août 1916 et passe sous l'autorité de l'aéronautique de la IIème armée.

Le 8 octobre 1916, le Cne Georges Matton prend le commandement de l'escadrille. A la fin de l'année 1916, le parc aérien de la N 48 est complétement renouvelé avec l'arrivée de Nieuport 17 puis de SPAD VII. L'escadrille N 48 est intégrée au Groupe de Chasse n° 11 à partir de décembre 1916. A la fin de l'année 1916, ses équipages sont titulaires de huit victoires homologuées, huit probables et ont eu à déplorer quatre tués, cinq blessés et quatre prisonniers.

La N 48 déménage pour Lhéry-Bonnemaison, près de Fismes pour se mettre aux ordres du général commandant la Vème armée, le 30 janvier 1917. A son arrivée à Lhéry, elle est engagée dans l'offensive du Chemin des Dames. Ses pilotes sillonnent le ciel en liaison avec ceux des escadrilles N 38 et N 78. Au début avril 1917, la dotation de la N 48 compte douze SPAD VII, un Nieuport 23 et un Nieuport 17. En avril-mai 1917, l'escadrille perd trois pilotes tués au combat au cours d'attaques de Drachen ou de passes de tir au sol, en basse altitude, contre des tranchées. Une activité à haut risque !

Le Cne Matton remporte ses 5ème et 6ème victoires homologuées contre des Albatros D V, le 6 juillet 1917. Mais l'officier pilote n'a pas le temps de savourer sa victoire et son titre d'As difficilement acquis, son SPAD VI, en panne moteur, s'écrase au sol sans doute touché par des tirs adverses. Il est évacué grièvement blessé et doit laisser, provisoirement, son commandement au Cne Jacques Sabattier.

Le 8 juillet 1917, la N 48 est affectée au front des Flandres et s'installe avec armes et bagages sur le terrain de Bergues, dans le Nord. Elle doit prendre part à l'offensive franco-britannique qui doit être lancée à la fin juillet. Pendant cette période, ses pilotes vont affronter des adversaires de grande valeur et connaitront des pertes sensibles avec la mort du Cne Georges Matton, tué en combat aérien par le Ltn Josef Jacobs du Jasta 7, le 10 septembre et 3 blessés en combat.
Le 12 septembre 1917, le Cne Jacques Sabattier devient le nouveau commandant de l'escadrille N 48 et succède au Cne Matton qui vient d'être victime de son devoir.

A la fin décembre 1917, l'escadrille N 48 est titulaire de 31 victoires homologuées, 33 autres victoires probables ou non validées. Elle a perdu 9 tués, 11 blessés et 4 prisonniers.

Le 16 janvier 1918, l'escadrille N 48 est citée à l'ordre de l'armée : "Sous les ordres du capitaine Matton, tombé glorieusement à l'ennemi, puis du capitaine Sabattier, a participé de la manière la plus brillante, aux batailles de Verdun (1916), de l'Aisne et des Flandres (1917). A montré en toutes circonstances les plus belles qualités d'enthousiasme, de mordant, de cohésion et de discipline, sans que les pertes les plus cruelles aient jamais ralenti son ardeur. Au cours de plus de six cents combats, a abattu vingt-sept avions et un Drachen ennemis."

Le 21 janvier, elle fait mouvement sur Villeneuve-les-Vertus pour être entièrement rééquipée de chasseurs SPAD VII et XIII. Maintenant dotée d'appareils performants, elle est affectée au Groupe de Combat n° 18. Le 13 février, le Ltt Jean-Marie Thobie succède au Cne Sabattier à la tête de la SPA 48. Le GC 18 participera à toutes les batailles pour stopper l'avancée allemande en direction de Paris à partir de mars 1918. En raison de la progression rapide des armées allemandes, l'escadrille SPA 48 va devoir se replier sur des terrains d'aviation moins exposés comme Pierrefonds, le 7 avril, Montagne, le 13 avril, Nanteuil-le-Haudoin, le 29 mai, en finalement Roissy-en-France qu'elle atteint le 13 juin.

Engagée au sein de l'escadre de combat n° 1, les pilotes de la SPA 48 vont participer aux batailles de Picardie, sur l'Aisne et la Marne, sur le Matz et finalement en Champagne. Toutes les unités de chasse sont prioritairement affectées à l'escorte des escadrilles de bombardement qui font la navette entre les terrains et le front qui bouge sans arrêt.

Le 28 juin, l'Adj René Montrion est tué au cours d'une attaque de Drachen dans les environs de Longpart, dans l'Aisne. Il est le dernier pilote de la 48 a être tué au combat lors du premier conflit mondial.
Le 23 juillet 1918, le Ltt Gilbert Sardier prend le commandement de l'escadrille. A la fin juillet, toutes les escadrilles de l'escadre de combat n° 1 sous les ordres de l'aéronautique de la 10ème armée. La SPA 48 s'installe à Gougançon puis Baye. Les Allemand perdent finalement pied et doivent retraiter avec de nouveaux combats sur la Marne, jusqu'à St-Mihiel et la Champagne, mais cette fois les rapports sont inversés, ce sont les Allemands qui se replient et les Français qui mènent l'offensive. En août, l'escadre passe successivement sous les ordres de la 3ème puis de la 2ème armée. La 48 s'installe d'abord à Beauvais-Tillé, puis à Nantheuil-le-Haudoin. Le 8 septembre, installation sur le terrain d'Autrey en Meurthe et Moselle puis dans la Marne, à Cernon et la Noblette.

Citation à l'ordre de l'armée de l'escadre de combat n° 1 dont fait partie l'escadrille SPA 48, en date du 4 octobre 1918 : "Unité remarquable de puissance de combat et d'une valeur morale de premier ordre. Formée et commandée par le Chef de bataillon Ménard, dont l'autorité et le magnifique exemple, ont fait de cette formation d'élite, un instrument de combat redoutable, engagée dans toutes les grandes actions les plus violentes de l'année, a contribué au résultat final, apportant dans la lutte le concours de sa puissante intervention. Volant par tous les temps, a sans cesse dominé l'ennemi en incendiant ses ballons d'observation, en détruisant ses appareils ou en les rejetant très loin dans ses lignes, permettant à nos avions d'observation et de bombardement d'effectuer leurs missions. Par son intervention énergique, en mitraillant sans cesse à basse altitude et jusqu'à 15 kilomètres dans les lignes, les formations ennemies, a pris largement sa part au succés dans la bataille. Pendant ces sept derniers mois de lutte ardente, a abattu 106 avions, incendié 42 Drachens, tiré sur les objectifs des quantités considérables de munitions.".

Pendant la seule année 1918, les pilotes de la SPA 48 ramènent à eux seuls 23 victoires homologuées et 16 probables ou non homologuées.

Le 22 octobre 1918, un dernier accident vient endeuiller l'unité. Le Slt de Guingand, l'As aux neuf victoires homologuées, se tue au décollage avec un SPAD XIII, sur le terrain de Revigny. Il est la dernière victime de son devoir au sein des navigants de la SPA 48.

Le jour de l'armistice, la SPA 48 est toujours à La Noblette. Ses équipages ont remporté 54 victoires homologuées, 48 non homologuées et réalisé 9.826 heures de vol. Le bilan humain est de 11 tués et 12 blessés, ce qui est faible pour une unité qui a été autant exposée. Son fanion sera décoré de la Croix de Guerre 14-18 avec deux palmes de bronze et ses personnels auront gagné le droit de porter la fourragère aux couleurs du ruban de la croix de Guerre 14-18.

Lors de la grande restucturation de l'aéronautique militaire française et la création des régiments d'aviation en janvier 1920, la SPA 48 devient la 105ème escadrille du 1er régiment de chasse de Thionville-Basse-Yutz. Dès le 1er août, dans un souci de simplification, elle devient 5ème escadrille du 1er RAC. Changeant d'escadre, elle devient 6ème escadrille du 34ème RAM. Elle participe à la campagne 1939-1940 au sein de la 2ème escadrille du GC I/1. Dissoute, le 1er décembre 1942, ses traditions sont reprises par la 1ère escadrille de l'EC 4/2, le 1er octobre 1949. Après une nouvelle dissolution, elle devient 2ème escadrille de l'EC 3/1 "Argonne", le 1er février 1953. Le 1er novembre 1957, nouvelle extinction. Il faudra attendre l'arrivée du Sepecat Jaguar A et E à St-Dizier pour voir le coq renaitre de ses cendres, avec la 1ère escadrille de l'EC 2/7 "Argonne". Le 8 juin 2001, avec la fin du Jaguar, nouvelle extinction.
Le 1er juin 2010, le phénix renait de ses cendres avec la création de la 2ème escadrille de l'ETD 2/7 "Argonne" (escadron de transformation Mirage 2000 D) sur la base aérienne 133 de Nancy-Ochey.

Cela aurait été dommage de laisser dormir de telles traditions.

 

Insignes métalliques
de l'escadrille N 48 / SPA 48

Insigne en argent de l'escadrille N 48 - Ce 1er modèle est arrivé au début de 1917 - Le Cne Georges Matton, commandant de l'escadrille N 48 du 6 octobre 1916 au 12 septembre 1917, en portait un - Insigne extrait du livre de Philippe Bartlett consacré aux insignes de l'aéronautique militaire française jusqu'en 1918 que je recommande tout particulièrement.

Insigne métallique du Ltt Paul Appert pilote de l'escadrille SPA 48 du 17 décembre 1917 au 16 janvier 1919 - Ce pilote prendra le commandement de l'escadrille SPA 89 du 2 février au 23 avril 1919, date de sa dissolution - Voir sur cette page, les pilotes qui portaient ce modèle d'insigne de la SPA 48 - Fixation par deux anneaux - Photo Jean-Jacques Leclercq que je remercie pour son aide.

Unités héritières des traditions
de l'escadrille SPA 48

Insignes métalliques des unités
détentrices de ses traditions

Insigne métallique de la 2ème escadrille du GC I/1 - Photo Jean-Jacques Leclercq que je remercie pour son aide.

Insigne de la 2ème escadrille de l'escadron de chasse 3/1 "Argonne". Cette unité était stationnée à Saint-Dizier et équipée de F-84F Thunderstreak. Homologué au SHD section Air de Vincennes sous le n° 577 en 1953. Insigne collection Patrice Gout que je remercie pour son aide.

Insigne de la 2ème escadrille de l'escadron de chasse 2/7 "Argonne". Cette unité était stationnée à Saint-Dizier et équipée de Sepecat Jaguar A et E - Homologué au SHD section Air de Vincennes sous le n° 1040 en 1974. Photo Albin Denis.

Insignes métalliques des unités
détentrices de ses traditions

Insigne d'une fabrication différente de la 2ème escadrille de l'escadron de chasse 2/7 "Argonne". Homologué au SHD section Air de Vincennes sous le n° 1040 en 1974. Photo Albin Denis.

Insigne de l'escadron de chasse 3/1 "Argonne" stationné sur la base aérienne 113 de Saint-Dizier - Cette unité était composée de deux escadrilles héritières des traditions des escadrille SPA 31 et SPA 48 - Homologué au SHD du Château de Vincennes sous le n° A 576 en 1953.

Insigne de l'escadron de chasse 2/7 "Argonne" à 2 escadrilles. Cette unité était héritière des traditions des escadrilles SPA 31 et SPA 48. Homologué par le SHD section Air de Vincennes sous le n° 1038 en 1974. Photo Albin Denis.

Insigne de l'escadron de chasse 2/7 "Argonne" à 3 escadrilles. Cette unité était héritière des traditions des escadrilles SPA 31, SPA 48, SPA 154. Homologué par le SHD section Air de Vincennes sour le n° 1278 en 1995. Photo Albin Denis.

 

 

Fanions de l'escadrille SPA 48 et des unités
détentrices de leurs traditions

Recto du fanion de la 2ème escadrille de l'ETD 2/7 "Argonne" stationné sur la base aérienne 133 de Nancy-Ochey - Cette unité a été créée le 1er juin 2011 - Photos Patrice Gout que je remercie pour son aide.

Verso du fanion de la 2ème escadrille de l'ETD 2/7 "Argonne" stationné sur la base aérienne 133 de Nancy-Ochey - Photos Patrice Gout que je remercie pour son aide.

Fanions de l'escadrille SPA 48 et des unités
détentrices de leurs traditions

Recto du fanion de l'escadron de transformation Mirage 2000D 02.007 "Argonne" stationné sur la BA 133 de Nancy-Ochey - Cette unité a été créée le 1er juin 2010 - Photo Patrice Gout que je remercie pour son aide.

Verso du fanion de l'escadron de transformation Mirage 2000D 02.007 "Argonne" stationné sur la BA 133 de Nancy-Ochey - Cette unité a été créée le 1er juin 2010 - Photo Patrice Gout que je remercie pour son aide.

 

Appelations successives

Lieux de stationnements

Carte des différents stationnements

 

Commandants

Avions utilisés

Relevés quantitatifs et
numéros avions

 

Personnels de l'escadrille SPA 48

La liste sera donnée ultérieurement

 

Rattachements de l'escadrille

Personnels connus

Décorations

Citations à l'ordre de l'armée

"Sous les ordres du capitaine Matton, tombé glorieusement à l'ennemi, puis du capitaine Sabattier, a participé de la manière la plus brillante, aux batailles de Verdun (1916), de l'Aisne et des Flandres (1917). A montré en toutes circonstances les plus belles qualités d'enthousiasme, de mordant, de cohésion et de discipline, sans que les pertes les plus cruelles aient jamais ralenti son ardeur. Au cours de plus de six cents combats, a abattu vingt-sept avions et un Drachen ennemis." (Ordre du 16 janvier 1918)

Comprise dans la citation collective ci-après : L'escadre de combat n° 1 : "Unité remarquable de puissance de combat et d'une valeur morale de premier ordre. Formée et commandée par le Chef de bataillon Ménard, dont l'autorité et le magnifique exemple, ont fait de cette formation d'élite, un instrument de combat redoutable, engagée dans toutes les grandes actions les plus violentes de l'année, a contribué au résultat final, apportant dans la lutte le concours de sa puissante intervention. Volant par tous les temps, a sans cesse dominé l'ennemi en incendiant ses ballons d'observation, en détruisant ses appareils ou en les rejetant très loin dans ses lignes, permettant à nos avions d'observation et de bombardement d'effectuer leurs missions. Par son intervention énergique, en mitraillant sans cesse à basse altitude et jusqu'à 15 kilomètres dans les lignes, les formations ennemies, a pris largement sa part au succés dans la bataille. Pendant ces sept derniers mois de lutte ardente, a abattu 106 avions, incendié 42 Drachens, tiré sur les objectifs des quantités considérables de munitions.". A l'ordre de l'armée par le Général commandant en chef les armées du Nord et du Nord-Est - Ordre n° 10132 du 4 octobre 1918.

Rappel : L'escadre de combat n° 1 est composée des escadrilles SPA 37, SPA 81, SPA 93, SPA 97, SPA 48, SPA 94, SPA 153 - SPA 155, SPA 73, SPA 85, SPA 95 et SPA 96.

 

 

Batailles et missions importantes
de l'escadrille N 48 / SPA 48

A venir

 

 

Morts : en rouge / Blessés et indemnes : en jaune


 

Les hommes

Cne Paul Fernand du Peuty - Né le 6 juillet 1878 à St-Germain-en-Laye (Seine et Oise) - Fils du Comte Charles Armand du Peuty et de Louise Joséphine Goupil - Domiciés 51 avenue Henri Martin dans le 16ème arrondissement de Paris (75) - Engagé pour 3 ans, le 27 octobre 1898 - Incorpore l'école spéciale de St-Cyr, le 31 octobre 1989 - Nommé Maréchal des Logis (Sgt), le 1er décembre 1899 - Nommé Maréchal des Logis Chef (Sgc), le 15 décembre 1899 - Muté au 2ème régiment de Hussards - Nommé Sous-Lieutenant, le 1er octobre 1900 - Nommé Lieutenant, le 1er octobre 1902 - Muté au 3ème régiment de Chasseurs d'Afrique pour convenances personnelles, le 8 octobre 1908 - Muté au 5ème régiment de Chasseurs d'Afrique, le 24 septembre 1908 - Muté au 3ème régiment de Spahis du 25 avril au 1er mai 1911 - Nommé Capitaine, le 29 juillet 1911 - Médaille Coloniale agrafe Maroc, le 20 février 1912 - Muté au 1er régiment de Spahis, le 16 janvier 1913 - Capitaine Commandant du 3ème escadron du 1er régiment de Spahis stationné au Maroc, le 21 septembre 1913 - Rappelé en France pour incorporer l'aéronautique militaire, le 10 décembre 1914 - Chevalier de la Légion d'Honneur, le 30 décembre 1914 - Brevet de pilote militaire n° 719 du 16 mars 1915 - Pilote et commandant l'escadrille MS 48 du 29 mars au 8 septembre 1915 - Nommé commandant des escadrilles de chasse de la 10ème armée, le 5 septembre 1915 - Commandant de l'Aéronautique de la 10ème armée, le 19 octobre 1915 - Nommé Cdt d'escadron (Cdt) à titre temporaire, le 11 décembre 1915 - Officier de la Légion d'Honneur et Croix de Guerre avec palme en date du 27 mai 1916 - Nommé Cdt d'escadron (Cdt) à titre définitif, le 31 décembre 1916 - Adjoint au commandant de l'aéronautique du GQG, le 15 février 1917 - Commandant de l'aéronautique du GQG, le 20 février 1917 - Inspecteur des formations et du matériel aéronautique, le 20 août 1917 - Désigné pour assurer un stage de commandement au 4ème régiment de marche de Zouaves, le 25 septembre 1917 - Nommé commandant de la 4ème batterie du 4ème Zouaves, le 23 octobre 1917 - Nommé commandant de la 3ème batterie du 4ème Zouaves, le 23 décembre 1917 - Tué au combat dans les environs d'Orvilliers (Oise), le 30 mars 1918 - Croix de Guerre 8 palmes de bronze - 10 citations.

"A exécuté des reconnaissances remarquables par l'importance des renseignements apportés et les difficultés d'exécution. A, par son exemple quotidien et en choissisant toujours pour lui-même les missions les plus périlleuses, entraîné le pilotes de son escadrille qui a rendu les services les plus signalés depuis son arrivée sur le front.
A attaqué, le 1er juillet 1915, un avion ennemi très rapide et armée d'une mitrailleuse. Quoique blessé, ainsi que son passager, et les munitions de sa mitrailleuse épuisées, a continué la lutte à coups de mousqueton et ne l'a abandonnée que lorsque le moteur perçé de balles a faibli brusquement. A su, par son énergie et son habilieté, ramener son appareil, bien qu'il fût complétement détérioré et qu'il ne portât pas moins de 100 trous de balles.
Placé très jeune à la tête d'un important service aéronautique d'armée, a pris en quelques jours un ascendant remarquable sur tout son personnel. Payant d'exemple, a fait avec succès d'audacieuses reconnaissances dans les lignes ennemies, a soutenu plusieurs combats et donné à ses escadrilles une confiance et un mordant exceptionnels. Par sa bravoure, son énergie, son activité réglée et l'envergure de son esprit, a rendu à l'armée des services de premier ordre et a fait réaliser aux méthodes de l'aviation des progrès considérables."

Ltt Jean Billion du Plan, observateur de l'escadrille MS 48.
"Au front depuis le début de la campagne, se montre aussi bon observateur qu'il a été officier de cavalerie (2ème Dragons) A fait preuve, au cours de trois combats aériens en un mois, de la plus grande bravoure. Le 30 juillet 1915, a attaqué qautre avions ennemis, a atteint l'un d'eux, l'a poursuivi dans ses lignes en descendant jusqu'à 700 mètres au-dessus des batteries spéciales qui le canonnaient et l'a forcé à atterrir sans avoir pu jeter ses bombes."

Adj Joseph Sadi Lecointe - Ne le 11 juillet 1891 à Saint-Germain-sur-Bresle (Somme) - Mécanicien soudeur - Sans expérience du vol, ni licence, il décolle, aux commandes du Zénith, du terrain d'Issy-les-Moulineaux, le 30 janvier 1910 - Brevet de l'Aéroclub de France n° 431 en date du 10 février 1911 - Pilote du motoriste Anzani - Effectue de nombreuses démontrations en vol aux commandes d'un Blériot XI - Service militaire au 1er régiment de Génie de Versailles à compter du 8 octobre 1912 - Mécanicien de l'escadrille BL 3 - Brevet de pilote militaire n° 375 obtenu le 20 septembre 1913 - Nommé Sergent, le 6 juillet 1914 - Pilote de l'escadrille BL 10 du 1er août 1914 au 6 mars 1915 - Pilote de la RGA du 6 mars au 12 avril 1915 - Pilote de l'escadrille N 48 du 12 avril au 23 novembre 1915 - Nommé Adjudant, le 17 avril 1915 - Moniteur sur avions Nieuport de l'école d'aviation militaire d'Avord du 23 novembre 1915 au 17 septembre 1917 - Nommé sous-lieutenant en octobre 1916 - Pilote d'essais de Blériot-SPAD à compter du 17 septembre 1917 - Teste les SPAD VII et XIII - Croix de Guerre 1914-1918 avec citation à l'ordre de l'armée - Pilote d'essai de Nieuport en fin 1919 - Nombreux record du monde de vitesse et d'altitude - Remporte plusieurs coupes Deutsch de la Meurthe, Gordon-Bennett, Beaumont - Chevalier de la Légion d'Honneur en 1924 - Reprend du service pour la guerre du Riff au sein du 37ème régiment d'aviation de 1925 à 1927 - Mobilisé comme Lieutenant-colonel en septembre 1939, il est affecté à l'inspection générale des écoles - Après l'armistice, il est révoqué par Vichy - Emprisonné pour faits de résistance à Fresnes au printemps 1944 - Décédé le 15 juillet 1944 à Paris, juste après sa libération, certainement en raison des coups qu'il a reçu - Croix de guerre 1939-1945 - Médaille de la Résistance - Grande Médaille d'Or de l'Aéroclub de France - Commandeur de la Légion d'Honneur - Photo Musée de l'Air et de l'Espace du Bourget.

MdL Edouard de Layens, pilote de l'escadrille N 48 - Brevet de pilote militaire n° 840 en date du 20 avril 1915.
"Remarquable pilote, plein d'entrain et de courage. A exécuté , depuis six mois, de nombreuses reconnaissances à longue portée. A à son actif plus de vingt combats aériens à courte distance, dans lesquels il a eu constamment l'avantage, obligeant souvent son adversaire à atterrir brusquement. Le 20 décembre 1915, a attaqué, à très courte distance, un appareil ennemi qui est tombé dans ses lignes."

Sgt Georges Mac Call, pilote américain de l'escadrille SPA 48 - Né le 24 août 1886 à Jin-Kintown (USA) - Avant guerre Entrepreneur - Engagé comme aviateur au 1er étranger, le 13 septembre 1916 - Brevet de pilote militaire n° 5671 à l'école d'Avord, le 16 mars 1917 - Différentes unités : école d'Avord (brevet de pilote) - Ecole de Buc - Ecole d'Avord - Ecole de Pau (stage chasse) - Escadrilles N 23 - N 86 - SPA 48 - SAL 30 - Photo Archives EC 2/7 "Argonne"

Adj Jacques Roques, pilote de l'escadrille N 48 - Né le 2 août 1897 à Paris - Avant guerre Etudiant. Engagé au 2ème régiment étranger, le 18 novembre 1915. Passé à l'aviation, le 18 novembre 1915. Brevet de pilote militaire n° 3495 à l'école de Chartres, le 20 mai 1916. Différentes unités : Ecole de Dijon (formation militaire et théorique). Ecole de Chartres (brevet de pilote) - Ecole d'Avord (perfectionnement) - Ecole de Pau (stage chasse) - Ecole de Cazaux (stage tir aérien) - Escadrille N 48 à partir du 2 janvier 1917. Décorations : CG, CG Belgique - 1 citation à l'ordre du CA. Voir son insigne personnel dans la rubrique insigne perso - Photo Archive EC 2/7 "Argonne".

Ltt Armand Jean Alyre Galliot de Turenne - Né le 2 avril 1892 au Mans (Sarthe) - Fils de Georges Galliot de Turenne et de Madeleine Bouneveille - Entré en service actif, le 30 avril 1908 au 21ème régiment de Dragons de Saumur - Entré dans l'aviation en juin 1915 comme élève pilote - Brevet de pilote militaire n° 2135 en date du 21 décembre 1915 - Pilote de l'escadrille N 48 / SPA 48 du 13 juin 1916 au 12 janvier 1918 - Commandant de l'escadrille SPA 12 du 12 janvier 1918 au 1er trimestre 1919 - Stage de tir à l'école du tir aérien de Cazaux du 11 au 20 février 1918 - Nommé Capitaine à titre temporaire, le 17 septembre 1918 - Chevalier de la Légion d'Honneur - Croix de Guerre - 15 victoires homologuées à la fin de la GG - Photo Archives EC 2/7 "Argonne".

Le Ltt Armand Galliot de Turenne, pilote de l'escadrille SPA 48, en grande conversation avec le Cne Edouard Duseigneur, commandant le Groupe de Chasse n° 11, dont l'escadrille 48 faisait partie. Photo Archives EC 2/7 "Argonne".

Le Ltt Armand Galliot de Turenne de l'escadrille N 48 pose devant les restes de l'Albatros D V du Vizefeldwebel Manfred Stimmel du Jasta 32 dans les environs de Saint-Thierry, le 6 juillet 1917 - Photo collection Ronan Furic que je remercie pour son aide.

Adj René Montrion - pilote de l'escadrille SPA 48 - Né le 7 août 1896 à Paris (75) - Appelé au 108ème régiment d'infanterie, le 11 septembre 1914 - Passé à l'aviation comme élève pilote, le 9 octobre 1916 - Brevet de pilote militaire n° 5328 en date du 8 février 1917 - Différentes unités : 108ème RI - Ecole de Dijon (théorie) - Ecole de Tours (brevet de pilote militaire) - Ecole d'Avord (perfectionnement) - Ecole de Pau (stage de haute école) - Escadrille SPA 48 - Medaille Militaire - Croix de Guerre 14-18 à 7 palmes - 11 victoires homologuées - Tué en combat aérien dans les environs de Longpart (02), le 28 juin 1918 - Carte postale d'époque.

Cne Pavel Vladimirovitch Argueïev dit Paul d'Arguéeff - En russe : Павел Владимирович Аргеев - Né à Yalta (Ukraine), le 1er mars 1887 - Fils de Wladimir d'Argueïev et d'Alexandrine Deniarois - Cadet de l'école militaire d'Odessa en 1907 - Lieutenant-colonel de l'armée russe au 29ème régiment d'infanterie Tchernigov - Démissionne et s'engage dans la Légion Etrangère avec le grade de Lieutenant, le 12 septembre 1914 - Muté au 131ème RI avec lequel il participe à l'Argonne et au Vauquois - Chevalier de la Légion d'Honneur, le 2 mai 1915 - Après 5 blessures, il est jugé inapté à l'infanterie - Passé à l'aviation comme élève pilote, le 22 juillet 1915 - Brevet de pilote militaire n° 2573 à l'école d'aviation d'Avord, le 30 janvier 1916 - Pilote de l'escadrille N 48 de mai au 1er août 1916 - Pilote de l'Armée Impériale de l'air au 12ème détachement de chasse, le 20 octobre 1916 - Le 4 avril 1918, il quitte la Russie bolchévique - Reprend le combat sur le front Ouest comme pilote de l'escadrille SPA 124 "Jeanne d'Arc" du 14 mai au 21 août 1918 - 15 victoires homologuées en France et 2 en Russie - Officier de la Légion d'Honneur, le 12 décembre 1918 - Croix de Guerre 14-18 avec 9 citations à l'ordre de l'armée - Décédé des suites d'un accident aérien, dans les environs de Trutnov (Tchécoslovaquie), alors qu'il était pilote de la compagnie aérienne Franco-Roumaine, le 30 octobre 1922 - Il repose au cimetière du Bourget - Photo collection Jerzy Butkiewicz que je remercie pour son aide.

Ltt Jacques Jean Louis de Coye de Castelet - Né le 25 mars 1890 à Aix-en-Provence (13) - Fils de Damiens de Coye de Castelet et de Aurélie Pin - Profession avant guerre Etudiant - Entré en service actif au 11ème régiment de Hussards, le 1er octobre 1911 - Passé à l'aviation comme observateur, le 12 novembre 1915 - Observateur de l'escadrille N 48 du 22 décembre 1915 au 7 mars 1916 - Observateur de l'escadrille N 67 du 14 mars au 9 juin 1916 - Observateur de l'escadrille MF 63 du 9 juin au 4 février 1917 - Observateur de l'escadrille N 102 du 4 février au 19 mars 1917 - 6ème division de compagnie à partir du 19 mars 1917 - Croix de Guerre - Une citation à l'ordre de l'armée, le 22 juillet 1916.
"Observateur d'un courage simple, joyeux et modeste, spécialiste des reconnaissances photographiques en arrière des lignes. Le 2 juillet 1916, ayant voulu, malgré les avions ennemis supérieurs en nombre, continuer sa mission photographique, a eu, après deux séries de combats, son avion haché de balles et atteint dans ses parties essentielles. A fait une chute terrible à l'atterrissage."

De droite à gauche : le MdL Adolphe Le Cour Grandmaison tenant le chien "Pichounette" accompagné du Sgt Paul Fisch sur le terrain du GDE du Plessis, le 2 avril 1916 - Photo Jean Amigues transmise par Jean-Pierre Amigues, son petit-fils que je remercie pour son aide.
* MdL Adolphe Marie Jean Baptiste Le Cour Grandmaison - Né le 6 juin 1890 à Vertou (44) - Fils d'Henri Le Cour Grandmaison et de Mathilde Halgan - Arme d'origine 16ème régiment de Dragons - Brevet de pilote militaire n° 2175 obtenu à l'école d'aviation de Buc, le 28 décembre 1915 - Stage de transformation sur avions rapides du début janvier 1916 au 25 février 1916 - GDE du Plessis-Belleville du 25 février 1916 au 27 juin 1916 - Pilote de l'escadrille N 48 du 27 juin au 15 août 1916 - Pilote de l'escadrille N 75 du 16 août au 23 septembre 1916 - Tué au combat, aux commandes du Nieuport XXI n° 1706, dans les environs de Moncourt (57).

Les hommes

Cne François de Thonel d'Orgeix - Né le 14 septembre 1882 à Saint-Germain-en-Laye - Engagé à l'école de Saint-Cyr, le 1er octobre 1901 - Passé à l'aviation en décembre 1913 comme élève pilote - Brevet de pilote militaire n° 842 à Avord, le 20 avril 1915 - Mobilisé au 2ème régiment de Hussard, le 2 août 1914 - Observateur de l'escadrille MF 35 - Ecole d'Avord (brevet de pilote militaire) - CRP de Paris - Commandant de l'escadrille N 48 du 8 septembre 1915 au 8 octobre 1916 - Chef de la division d'application de combat de l'école de Pau puis chef de la division "pilotage" de l'école de Pau - Légion d'Honneur en janvier 1917 - Une citation à l'ordre de la division , le 4 décembre 1914 - 2 citations à l'ordre de l'armée, le 3 mai 1916 et en 1917. Photo Agence Rol mise en ligne par la bibliothèque numérique Gallica de la BNF.

Cne Georges Matton - Commandant l'escadrille N 48, du 8 octobre 1916 au 10 septembre 1917, pose à coté de son Spad VII en 1917 - Photos Archives de l'escadron 2/7 "Argonne".

Cne Georges Jean Fernand Matton - Né le 27 octobre 1888 à St-Maur-Desfossés (94) - Fils de Pierre Ernest Matton et de Charlotte Blanche Ripart - Engagé volontaire pour 4 ans au 9ème régiment de Cuirassiers, le 13 octobre 1909 - Nommé maréchal des Logis, le 25 septembre 1910 - Muté au 11ème régiment de Dragons, le 14 octobre 1911 - Nommé Sous-lieutenant, le 15 septembre 1912 - Muté au 30ème régiment de Dragons, le 6 septembre 1913 - Nommé Lieutenant, le 19 octobre 1913 - Engagé dans la 1ère GM au sein de cette unité - Blessé au combat à Ypres, le 18 octobre 1914 - Hospitalisé à l'hôpital de Dunkerque - Transféré à l'hôpital militaire de Cherbourg, le 12 novembre 1914 - Chevalier de la Légion d'Honneur en janvier 1915 - Rentré de convalescence, le 6 juillet 1915 - Passé à l'aviation comme élève pilote, le 23 novembre 1915 - Brevet de pilote militaire n° 2349 obtenu à l'école d'aviation militaire de Pau, le 14 janvier 1916 - Pilote de l'escadrille N 57 du 2ème trimestre 1916 au 26 juillet 1916 - Détaché à l'escadrille MF 20 du 2ème trimestre 1916 au 23 juillet 1916 - Commandant l'escadrille N 48 du 8 octobre 1916 au 10 septembre 1917 - Stage à l'école du tir aérien de Cazaux du 12 au 20 novembre 1916 - Nommé Capitaine à titre temporaire, le 22 janvier 1917 - Croix de Guerre - 3 citations : aéronautique en janvier 15 - Division en novembre 1914 - Armée en juillet 1916 - Tué au combat, aux commandes du Spad VII n° 2416, dans les environs de Couckelaere (Belgique), le 10 septembre 1917 - Son adversaire était probablement le Ltn Josef Jacobs du Jasta 7 (sa 7ème victoire) - Photos La Guerre Aérienne Illustrée.

Slt Gilbert de Guingand - Né le 21 juillet 1891 à Viroflay (Seine-et-Oise) - Appelé au 21ème régiment d'infanterie coloniale - Après une blessure, demande son transfert dans l'aviation - Brevet de pilote militaire n° 2722 du 21 février 1916. Affecté à l'escadrille C 34 où il participe à une mission de bombardement avec le largage de 8 bombes sur les hangars d'aviation du terrain d'Habsheim. Il demande la chasse et muté pour très peu de temps à la N 15. Il est muté à l'escadrille N 48. Le 15 juin 1918, son avion est abattu et tombe entre les lignes. Il parvient en rampant jusqu'au ravin de Laversine où il regagne les lignes françaises. Ce retour ne s'est pas fait sans mal car la zone était encore couverte d'hypérite. Ses victoires : 26 juin 1917 - Une victoire homologuée contre un Albatros D près de Berry-au-Bac. 18 août 1917 - Une victoire homologuée contre un Albatros D, en coopération avec le Ltt de Turenne, sur la forêt de Houthulst - 26 août 1917 - Une victoire homologuée contre un Albatros D III dans la région de Kern (Nord de Dixmude), en coopération avec le Sgt Montrion - 2 septembre 1917 - une blessure au combat avec un Spad VII - 15 décembre 1917 - Une victoire homologuée contre un biplace sur Nauroy-Prosnes en coopération avec Adj Renauld (SPA 48), Cne Sabattier de Vignolle (SPA 48), Slt Delannoy (Spa 80) - 21 mars 1918 - Une victoire homologuée contre un Albatros sur Rilly-la-Montagne en coopération avec le Slt Barcat de la SPA 153 - 31 mai 1918 - Une victoire homologuée contre un Fokker DR I au Sud de Soissons - Le pilote allemand était le Ltn Edouard Stratmann de la Jasta 9 - Le 6 juin 1918 - Une victoire homologuée contre un Drachen vers Cattigny en coopération avec l'Adj Montrion - Le 7 juin 1918 - Une victoire homologuée contre Un Drachen sur Vézaponin avec l'Adj Montrion et l'Adj Caillaux - 22 juillet 1918 : une victoire non homologuée contre un Fokker en coopération  avec l'Adj Binoche ( Spa 48) - Il se tue, le 22 octobre 1918, en décollant aux commandes d'un SPAD XIII pour une patrouille à Revigny - Il repose au cimetière Saint-Louis de Versailles - Photo Collection "l'Alpin" du forum Pages 14-18.

Adj Abdon Adam, pilote de l'escadrille N 48 - Brevet de pilote militaire n° 521 du 14 août 1914 - Il pose à bord de son Nieuport 11, en juin-juillet 1916 - Photo Joseph Lecou mécanicien avion et auto de l'escadrille N 48 transmise par son petit-fils Hervé que je remercie pour son aide.

Ltt Raymond Emmanuel Marie Emile Bonneau - Né le 24 septembre 1888 à Verines (Charentes) - Fils de Nestor Jean Bonneau et de Marie Adèle Roblin - Incorporé au 8ème régiment de Cuirassiers, le 1er octobre 1909 - Afffecté au 8ème régiment de Cuirassiers comme Brigadier (caporal), le 15 mars 1910 - Nommé Maréchal des Logis, le 11 octobre 1910 - Nommé MDL fourrier, le 17 avril 1911 - Admis à l'école d'application de la Cavalerie comme aspirant du 1er octobre 1912 au 16 août 1913 - Nommé Sous-Lieutenant, le 1er octobre 1913 - Affecté au 4ème régiment de Dragons, le 1er octobre 1913 - Dans cette unité à la déclaration de Guerre - Blessé d'un coup de lance lors d'une reconnaissance aux ecluses de Mittersheim, le 19 août 1914 - Détaché à l'aéronautique militaire comme observateur, le 8 novembre 1914 - Elève pilote à l'école d'aviation militaire de Chartres du 2 février au 15 avril 1915 - Brevet de pilote militaire n° 716 obtenu à l'école d'aviation militaire de Chartres, le 15 mars 1915 - Pilote de l'escadrille MF 45 du 15 avril au 20 juiullet 1915 - Nommé Lieutenant, le 2 juillet 1915 - Pilote de l'escadrille N 48 du 20 juillet 1915 au 13 mars 1916 - Pilote de l'escadrille N 65 du 19 mars au 20 juillet 1916 - Fait prisonnier à Moussy-aux-Bois (Somme), le 20 juillet 1916 - Interné à Butow (Poméranie - Allemagne), le 5 avril 1918 - Rapatrié d'Allemagne, le 1er janvier 1919 - Détaché à l'escadrille 553 de Meknés (Maroc) du 6 mars au 2 mai 1919 - Commandant l'escadrille 556 de Rabat du 2 mai 1919 au 28 mai 1920 - Fracture du tibia gauche au cours d'un accident d'avion, le 17 juillet 1919 - Hospitalisé du 17 juillet 1919 au 28 mai 1920 - Affecté au 7ème régiment d'observation, le 1er juin 1920 - Affecté au 35ème régiment d'observation, le 1er août 1920 - Passe de la cavalerie à l'infanterie, le 20 mars 1922 - Nommé Capitaine, le 24 mars 1922 - Affecté au 33ème régiment d'aviation de Wackernheim, le 22 septembre 1923 - Marié à Marie Catherine Madeleine Pierre, le 26 octobre 1922 - Commandant d'escadrille, le 15 février 1925 - Nommé Chef de Bataillon, le 25 décembre 1928 - Commandant du 2ème groupe du 33ème régiment d'aviation, le 25 décembre 1928 - Chevalier de la Légion d'Honneur, le 1er janvier 1930 - Affecté au 3ème régiment d'aviation, le 2 juin 1930 - Commandant de la Base Aérienne de Châteauroux, le 20 novembre 1933 - Nommé Lieutenant-Colonel, le 25 décembre 1933 - Commandant de la 3ème demi-brigade aérienne et de la 3ème escadre aérienne, le 1er janvier 1934 - Commandant de l'école des apprentis mécaniciens de l'AA de Rochefort, le 2 septembre 1936 - Nommé Colonel, le 15 mars 1937 - Commandant de l'école de Salon-de-Provence, école de l'Air, le 15 octobre 1937 - Commandant supérieur des écoles d'Istres et de Salon-de-Provence, le 8 octobre 1937 - Commandant de la base et de l'école de l'Air de Bordeaux, le 6 septembre 1939 - Commandeur de la Légion d'Honneur, le 17 mars 1939 - Commandant de l'école de Melnés, le 20 juillet 1940 - Mis en congé du personnel navigant, le 20 septembre 1940 - Arrêté par la Gestapo, le 3 mai 1944 - Incarcéré au fort du Ha à Bordeaux, le 3 mai 1944 - Déporté au camp de concentration de Dachau du 7 juillet 1944 au 11 mai 1945 - Commandant de la base aérienne de Marignane, le 20 septembre 1945 - Nommé Général de Brigade, le 15 février 1946 - Placé en situation de réserve, le 15 février 1947 - Croix de Guerre 1939-1945 - Officier du Ouissam Alaouite - Médaille de la résistance Française, le 24 avril 1946 - Grand Officier de la Légion d'Honneur, le 11 juin 1946 - Photo Joseph Lecou mécanicien de l'escadrille N 48 transmise par son petit-fils Hervé que je remercie pour son aide.

Citation à l'ordre de l'armée en date du 1er novembre 1914 : "Choisi pour exécuter une reconnaissance particuilèrement difficile par le commandant de l'armée, a réussi à remplir sa mission malgré un peloton ennemi qu'il a bousculé. Légérement blessé."

Citation à l'ordre du service aéronautique du DAL n° 5 en date du 22 novembre 1915 : "N'a cessé de montrer depuis huit mois les plus grandes qualités d'audace et d'énergie dans l'exécution de missions périlleuses (vols de nuit et reconnaissances à longue portée). Le 9 novembre, surpris par un appareil ennemi de vitesse très supérieure, a engagé le combat et a forcé l'avion ennemi à atterrir. N'a du de pouvoir rentrer dans nos lignes qu'à son sang-froid et à son habilité ayant eu son appareil criblé de balles dans les parties essentielles au point d'être inutilisable."

Citation à l'ordre de l'armée en date du 28 mars 1916 : "Pilote remarquable plein d'entrain et d'énergie, volontaire pour toutes les expéditions spéciales et lointaines. A exécuté plusieurs bombardements et reconnaissances de nuit, descendant à 30 mètres du sol pour reconnaître des objectifs ennemis et rapporter des renseignements importants. A engagé de nombreux combats avec des avions ennemis sur lesquels il a toujours la supériorité."

Citation à l'ordre de l'armée accompagnant le grade de Chevalier de la Légion d'Honneur en date du 17 juillet 1916 : "Officier d'une très grande bravoure. Volontaire pour toutes les missions périlleuses, les a toujours accomplies avec succès grâce à son habileté et à son énergie. Au cours des récentes opérations a abattu un avion et un Drachen. déjà quatre fois cité à l'ordre."

Lettre de félicitations avec citation au BO n° 270 en date du 31 juillet 1925 : "A fait preuve de remarquables qualités d'organisation et de commandement en préparant et exécutant avec les 10 avions de son escadrille, un voyage aérien collectif de 2850 kms couverts en 5 étapes du 11 au 17 mai 1925. A rempli de bout en bout, à la tête de la première patrouille, les fonctions de pilote, chef de l'expédition." Signé Paul Painlevé.

Lettre de félicitation n° 2412 en date du 27 mai 1936 : "Désigné comme Directeur d'un stage de pilotage et de navigation sans visibilité extérieure, au cours de l'hiver 1935-1936 a par ses brillantes qualités d'instructeur et d'organisateur, tiré un parti remarquable des moyens mis à sa disposition et obtenu les résultats les plus satsifaisants."

Cne Jacques Victor Sabattier de Vignolle - Né le 22 mai 1888 à Paris (75) - Fils de Raymond Alexandre Sabattier de Vignolle et d'Elisabeth Weissgerber - Domiciliés 21, rue Monsieur à Paris 6ème (75) - Classe 1908 - Recrutement de la Seine - Engagé à l'école polytechnique en octobre 1908 - Admis en 124ème position - Stage à l'école d'application de l'artillerie et du Génie de Fontainebleau en 1912 - Nommé Lieutenant et affecté au 2ème régiment d'artillerie coloniale à Brest (29), le 19 septembre 1912 - Démissionne - Affecté au 3ème régiment d'artillerie coloniale de Toulon, le 28 mars 1913 - Profession avant guerre Ingénieur - Mobilisé au 3ème régiment d'artillerie coloniale, le 2 août 1914 - Passé à l'aviation comme observateur, le 7 février 1915 - Observateur de l'escadrille F 36 du 7 février au 4 septembre 1915 - Citation à l'ordre de l'armée en mai 1915 - Chevalier de la Légion d'Honneur, le 29 juin 1915 - Blessé au combat par un éclat de DCA, le 4 septembre 1915 - Hospitalisé à l'hôpital militaire de la Panne - Une citation à l'ordre de l'armée en septembre 1915 - Observateur de l'aviation de l'ALGP - Observateur de l'escadrille MF 7 - Citation à l'ordre de l'armée en janvier 1916 - Brevet de pilote militaire n° 4105 obtenu à l'école d'aviation militaire de Tours, le 2 août 1916 - GDE - Commandant de l'escadrille F 398 du front d'Orient du 16 septembre 1916 au 15 avril 1917 - Nommé capitaine à titre temporaire, le 14 novembre 1916 - Nommé Capitaine (réserve), à titre définitif, du 3ème régiment d'artillerie coloniale détaché dans l'aéronautique militaire, le 1er mai 1917 - Pilote de l'escadrille N 48 / SPA 48 du 23 juin 1917 au 13 février 1918 - Commandant l'escadrille N 48 / SPA 48 du 24 septembre 1917 au 13 février 1918 - Une citation à l'ordre de l'armée, le 24 octobre 1917 - Commandant du GC 18 du 13 février 1918 à la fin de la guerre - Croix de Guerre - Aigle blanc (Russie) - Termine la guerre avec 5 victoires homologuées et deux victoires non homologuées - Détaché au 1er régiment d'aviation de chasse de Thionville-Basse-Yutz, le 30 août 1920 - Affecté au 3ème régiment d'artillerie coloniale de Charenton, le 20 janvier 1921 - Marié avec Lily Ionescu - Passé à l'arme de l'aéronautique militaire, le 29 juin 1923 - Affecté au 34ème régiment d'aviation, le 1er janvier 1924 - Nommé Chef de bataillon (réserve), le 25 juin 1930 - Officier de la Légion d'Honneur - Décédé, le 8 janvier 1968 - Jacques Sabattier de Vignolles repose au cimetière du Père Lachaise (75) - Photo Archives EC 2/7 "Argonne".

* Citation à l'ordre de l'armée du Cne Jacques Victor Sabattier de Vignolle, capitaine d'artillerie coloniale, commandant l'escadrille N 48 en date du 24 octobre 1917 : "Soldat et chef exemplaire. A pris, au mois d'août 1917, le commandement de l'escadrille N 48 qui venait d'éprouver des pertes. A maintenu en elle un admirable moral, la menant quotidiennement aux plus durs combats. Le 23 octobre 1917, au cours des attaques, a fait à cent cinquante mètres une reconnaissance lointaine, livrant bataille tout le long de la route. Le 24 octobre, a été blessé au cours d'une patrouille, a réussi à ramener son appareil dans nos lignes et n'a annoncé sa blessure qu'après s'être occupé des autres pilotes de sa patrouille."

* Citation à l'ordre de l'armée du Cne Jacques Victor Sabattier de Vignolle, capitaine du 3ème régiment d'artillerie coloniale, pilote à l'escadrille SPA 48 en date du 13 juin 1918 : "Excellent pilote de chasse. Donne journellement à ses subordonnés, l'exemple du mépris du danger. A abattu récemment un avion ennemi, qui s'est écrasé dans nos lignes. Trois blessures. Chevalier de la Légion d'Honneur pour faits de guerre. Six citations."

* Citation à l'ordre de l'armée du Cne Jacques Victor Sabattier de Vignolle, capitaine d'artillerie coloniale, commandant le groupe de combat 20 en date du 28 novembre 1918 : "S'affirme tous les jours comme un commandant de groupe de combat de la plus haute valeur; aussi brillant comme exécutant que comme chef, s'impose à tous ses pilotes par sa magnifique bravoure. Les 3, 4 et 6 novembre 1918, malgré la brume et la pluie, a exécuté entre 50 et 100 mètres d'altitude, sans se laisser arrêter par le tir des mitrailleuses des reconnaissances profondes dans les lignes ennemies, rapportant chaque fois au commandement des renseignements précis du plus grand intérêt. Trois blessures. Chevalier de la Légion d'Honneur pour faits de guerre. Sept citations."

Ltt Augustin Lahoulle, pilote de l'escadrille N 48 - Né le 19 février 1894 à Auray (Morbihan) - Avant guerre militaire de carrière. Engagé au 31ème régiment de Dragons, le 1er octobre 1910. Mobilisé au 25ème régiment de Dragons, le 1er août 1914. Passé à l'aviation comme observateur, le 15 avril 1916 - Brevet de pilote militaire n° 6459 à l'école d'aviation d'Avord, le 19 mai 1917 - Différentes unités : escadrille N 48 - N 83 - Ecole d'Avord (brevet de pilote) - Ecole de Pau (stage chasse) - Escadrille N 12 - Décorations : LO, le 1er janvier 1915 - Citations à l'ordre de l'Aeronautique, le 28 avril 1915 - à l'ordre de l'Armée, le 1er janvier 1915. Photo Archives EC 2/7 "Argonne".

MdL Georges Jean Baptiste Viallet - Né le 29 décembre 1891 à Mâcon (Saône-et-Loire) - Fils d'Elie Viallet et de Marie Billicard - Engagé au 10ème régiment de cuirassiers, le 3 février 1911 - Brevet de pilote civil de l'Aéroclub de France n° 1630 obtenu le 5 juin 1914 - Mobilisé au 10ème régiment de cuirassiers avec le grade de soldat de 2ème classe, le 4 août 1914 - Passe ensuite au servcie automobile du 81ème régiment d'artillerie lourde - Passe à l'aviation comme élève-pilote, le 8 mars 1916 - S'entraîne dans les écoles de Buc, Pau, Cazaux, Pau - Breveté pilote militaire n° 3319 obtenu à l’école d’aviation militaire de Buc, le 28 avril 1916 - Promu brigadier en mai 1916 et affecté à l'aviation d'Orient - Pris en compte par l' escadrille N 387 en Serbie, le 12 août 1916 - Promu Maréchal des logis en octobre 1916 - Pilote un Nieuport 21 à moteur Le Rhône de 80 cv - Remporte une victoire aérienne homologuée contre un avion ennemi qui tombe à Vasak, au Nord-Est de Prilep, le 6 février 1917 - Croix de guerre avec une palme en novembre 1917 - Médaille de l'armée serbe - Affecté le 14 juin 1917 à l'escadrille 506 du front d'Orient - Pilote à cette époque un Nieuport 23 à moteur Le Rhône de 120 cv et au fuselage tricolore - Tombé malade (paludisme ?) au troisième trimestre 1917, il entre à l'hôpital puis est évacué sur la France où il achève sa convalescence - Transite par le groupe des divisions d'entraînement (GDE, situé au Bourget) du 5 janvier au 8 février 1918 – Affecté le 18 février 1918 à l'escadrille SPA 155 où il vole sur Spad VII à moteur Hispano-Suiza de 180 ch – Muté le 24 avril 1918 à l'escadrille SPA 48 où il pilote un Spad XIII à moteur Hispano-Suiza de 220 ch - Photo collection Jean Vaissade que je remercie pour son aide.

MdL André Gros aux commandes d'un Nieuport 11 sur le terrain du Plessis-Belleville en mars 1916 - Photo Jean Amigues transmise par Jean-Pierre Amigues, son petit-fils que je remercie pour son aide.
MdL André Achille Gros - Né le 23 juin 1889 à Claye-Souilly (Seine-et-Marne) - Fils de Louis Gros et d'Eugènie Aché - Domiciliés 58, rue de Monceau à Paris - Mobilisé au 2ème escadron du 12ème régiment de Chasseurs, le 2 août 1914 - Brevet de pilote militaire n° 2302 obtenu à l'école d 'aviation militaire de Pau, au 10 janvier 1916 - GDE du Plessis-Belleville puis RGA du Bourget du 7 février au 24 avril 1916 - Pilote de l'escadrille N 48 du 24 avril au 23 août 1916 - Nommé Adjudant, le 16 juillet 1916 - Tué au combat, aux commandes du Nieuport XXI n° 1472, au Sud de Varenne (55), le 23 août 1916 - Son adversaire était probablement l'Obltn Rudolf Berthold du KekV (sa 6ème victoire homologuée).

 

Adj Jean Navarre pose à bord du Ponnier M 1 pendant son court passage du 1er au 24 février 1916 au sein de l'escadrille N 48 - Cette photo a probablement été prise sur le terrain de Lunéville à la mi février 1916 - Photo collection David Méchin que je remercie pour son aide.

L'Adj Jean Navarre pose en compagnie du Sgt Jacques Costa, pilote convoyeur de la RGA et ancien pilote de l'escadrille MF 8, devant le Ponnier M 1 de l'As au début de 1916 - Il s'agit probablement du terrain de Lunéville - La date inscrite sur la photo est celle de la dédicace envoyée ultérieurement - Photo famille Costa que je remercie pour son aide.

Deux vues du Ponnier M 1 n° 10 - Cet avion, construit à seulement 20 exemplaires, était très instable et pratiquement incontrôlable en piqué - Jean Navarre, qui a fait un court séjour au sein de l'escadrille N 48, l'a utilisé en mission pendant une période très courte tant son pilotage était difficile - Photo Paul Cottave-Claudet transmise par son petit-fils Jean-Paul Milliand que je remercie pour son aide.

Ltt Armand Galliot de Turenne, pilote de l'escadrille N 48. Né le 2 avril 1892 au Mans, il entre en service actif, le 30 avril 1908 au 21ème régiment de Dragons de Saumur - Passe dans l'aviation à partir de juin 1915. Brevet de pilote militaire n° 2135 en date du 21 décembre 1915. Il totalisera 15 victoires homologuée à la fin de la 1ère guerre mondiale - Son Nieuport 11 porte son emblème personnel, un cor de chasse orné des armes familiales. Photo datant de la mi 1916 - Photo SHD section Air de Vincennes n° B 87 / 2057 origine Rougevin-Baville.

Pilotes et observateurs de l'escadrille N 48 en fin 1915 - Photo Joseph Lecou mécanicien avion et auto de l'escadrille N 48 transmise par son petit-fils Hervé que je remercie pour son aide.

Les pilotes de l'escadrille N 48 à Lunéville en 1916. L'escadrille 48 a stationné sur ce terrain du 22 avril 1915 au 16 août 1916 - Parmi eux : Cne François de Thonel d'Orgeix (au centre devant l'hélice) - Ltt Augustin Lahoulle (assis au premier rang à gauche) - Ltt Paul d'Arguéeff (assis dans le fauteuil en 2ème position à partir de la droite) - Ltt Armand Galliot de Turenne (avec la badine sous le bras) - Si vous pouvez nommer les autres pilotes ou Si vous détenez une photo plus nette, veuillez prendre contact avec l'auteur du site - Photo transmise par le colonel Armand Galliot de Turenne à l'escadron 2/7 "Argonne".

Epave du Nieuport 10 n° 1520 de l'escadrille N 48 tombé dans la forêt de Blamont, le 9 août 1916 - Les deux membres d'équipage qui occupaient cet avion, le Sgt Raymond Boudou et le Ltt Pierre de Rolland de Blomac, ont été blessés et faits prisonniers - Photo Delcampe.

SPAD VII de l'escadrille N 48 accidenté à l'atterrissage ou au décollage pendant l'hiver 1916-1917 - Cet appareil présente la particularité avoir été équipé de 2 mitrailleuses Lewis supplémentaires fixés à l'emplanture des mats intermédaires d'ailes - Photo collection Gregory VanWyngarden que je remercie pour son aide.

Spad XIII de l'Adj Jacques Roques en 1917 - Ce pilote avait le numéro d'identification "7" que l'on retrouvera sur tous ses avions - Photo Archives de l'escadron de chasse 2/7 "Argonne"

Popote des pilotes sur le terrain de Lhéry (51) - L'escadrille 48 a stationné sur ce terrain du 17 mars au 8 juillet 1917 - De gauche à droite : Sgt René Dousinelle, Sgt Marcel Graviere-Silvere, Adj jacques Roques, Sgt Gilbert de Guingand - Photo base aérienne 113 de Saint-Dizier.

Les pilotes des escadrilles SPA 48 et SPA 153 prennent un peu de temps libre sur le terrain de Montdidier, à la fin mars 1918 - A l'arrière plan, on peut voir deux SPAD VII et un SPAD XIII de l'escadrille SPA 48 - Bientôt, ils reprendront les missions de mitraillages des tranchées du front franco-anglais - En étudiant les pertes et les permissions, Christophe Cony a pu dater cette photo entre le 7 mars et le 29 mai 1918, plus précisément, les 28 et 29 mars 1918 pour les missions de mitraillage des troupes au sol.
De gauche à droite : Cne Jean Gigodot (cdt SPA 153) - MdL Michel Bellaigue (SPA 153) - Sgt Roger Caël (SPA 48) - Adj Auguste Binoche (SPA 48) - Slt André Barcat (SPA 153) - Sgt Raymond Boudou (SPA 48) - MdL Georges Halberger (SPA 153) - Slt Gilbert de Guingand (SPA 48) - Sgt Rémy Morel (SPA 153) - Cal Alexandre Mercier (SPA 48) - Slt Robert Bajac (SPA 48) - MdL Jean-Marie Danglade (SPA 48) - Photo Archives EC 2/7 "Argonne" et tous mes remerciements à Christophe Cony pour la datation de cette photo.

SPAD XIII n° x715" codé "15" de l'escadrille SPA 48 pendant l'été 1918 - Photo Georges Viallet transmise par Jean Vaissade, son petit neveu, que je remercie pour son aide.

SPAD XIII codé "1" du Cne Gilbert Sardier, chef de l'escadrille SPA 48 en 1918 - Le pilote photographié n'est pas Sardier mais un sous-lieutenant qui voulait conserver un souvenir - Photo Ebay France.

SPAD XII codé "10" de l'escadrille SPA 48 en 1918 - Photo collection Albin Denis.

Cne Georges Matton, commandant l'escadrille N 48, du 8 octobre 1916 au 10 septembre 1917, date de sa mort au combat, pose à coté de son Nieuport 17 en fin d'année 1916. Le coq peint sur le camouflage deux tons (marron et vert) n'est pas encore entouré d'un cercle bleu. Photo Collection Ronan Furic que je remercie pour son aide.

Nieuport 17 de l'escadrille N 48 - Photo collection Gregory VanWyngarden que je remercie pour son aide.

Nieuport 17 de l'escadrille N 48 pendant l'hiver 1916-1917 - L'avion porte un numéro "3" ou "8" sur le haut de la dérive - Il s'agit peut-être du Nieuport 17 n° 1930 présenté plus bas - Photo base aérienne 113 de Saint-Dizier.

Nieuport 17 du Ltt Guillaume Busson de l'escadrille N 48 pendant l'hiver 1916-1917. Le coq est peint dans un cercle bleu très clair - Photo base aérienne 113 de Saint-Dizier.

Ltt Armand Galliot de Turenne pilote de l'escadrille SPA 48 - Il est a l'origine, avec le Cne Georges Matton, du choix de l'insigne - Photo Archives Jean Noël (+) que je remercie pour son aide.

Spad XIII de l'Adj Jacques Roques de l'escadrille SPA 48 en 1918 - Photo Archives de l'escadron 2/7 "Argonne"

Spad VII "Nemesis III" de l'escadrille N 48 en 1917 - Cet avion était habituellement piloté par le Ltt Robert Bajac - Photo SHD de Vincennes / n° du cliché B 82 / 4349 / Origine Jacques Roques.

Slt Robert Bajac, pilote de l'escadrille SPA 48, aux commandes de son Spad XIII, baptisé "Nemesis V" - Photo Archives EC 2/7 "Argonne"

Slt Robert Bajac pose à côté de son Spad XIII codé "8" et baptisé "Nemesis IV" - Photo collection Philippe Bentresque que je remercie pour son aide.

Une vue de détail du coq peint sur le Spad XIII du Ltt Gardet - Photo SHD section Air de Vincennes - n° B 82 / 4363 - Origine Jacques Roques.

Fuselage du Spad XIII du Sgt Jacques Roques de l'escadrille SPA 48 en 1918 - En plus, du numéro d'identification "7" au sein de l'unité, l'avion portait un insigne personnel concernant une tête féminine ornée de cocardes tricolores - Voir le dessin de cet insigne dans le rubrique des décorations - Voir le dessin de détail dans la rubrique insignes - Photo SHD section Air de Vincennes - n° B 88 / 2255 - Origine Jacques Roques.

Autre vue du Spad XIII de l'Adj Jacques Roques de l'escadrille SPA 48 en 1918 - Photo Archives de l'escadron 2/7 "Argonne".

Un pilote non identifié de l'escadrille SPA 48 pose à côté de son SPAD XIII codé "8" en 1918 - Photo Georges Viallet transmise par Jean Vaissade, son petit neveu, que je remercie pour son aide.

Accident d'un SPAD XIII de l'escadrille SPA 48 - Il est fort à parier qu'il s'agisse de l'accident mortel survenu au Slt Gilbert de Guingand, le 22 octobre 1918 - Photo Georges Viallet transmise par Jean Vaissade, son petit neveu, que je remercie pour son aide.

SPAD XVII n° 743 (ou 745) à moteur 300 HP de l'escadrille N 48 pendant le 2ème trimestre 1919 - Photo Nicolas Bouisson transmise par Pascal Ordoquy que je remercie pour son aide.


Nieuport 17 n° 1930 à moteur Clerget

Nieuport 17 n° 1930 à moteur Clerget de l'escadrille N 48 photographié juste après sa capture car il posséde encore l'ensemble de ses marquages. Son pilote l'a posé en territoire tenu par les Allemands vraisemblablement en 1916. Cette photo et celle juste en dessous permettent de détailler l'ensemble des marquages de l'unité à cette époque. Le chiffre "3" qui donne en théorie l'ordre du pilote dans l'unité est reporté sur les flancs, et le sommet du fuselage, sur l'aile supérieure et très certainement sur l'aile inférieure. Je ne suis pas arrivé à identifier le pilote initial de cet appareil. Photo collection Gregory Van Wyngarden que je remercie pour son aide.

Le même Nieuport 17 n° 1930 de l'ex-escadrille N 48 - Les couleurs tricolores de queue et d'ailes ont été remplacées par les croix gothiques. Photo collection Gregory Van Wyngarden que je remercie pour son aide.

Nieuport 17 n° 1930 à moteur Clerget

Les Allemands ont transféré l'avion à la Jagdstaffelschule (école de pilotage) de Valenciennes / Famars (59). Seul la tête de coq atteste de l'ancienne appartenance de l'avion à la N 48. Le cercle de fuselage a disparu - Photo collection Gregory Van Wyngarden que je remercie pour son aide.

Les Allemands ont transféré l'avion à la Jagdstaffelschule (école de pilotage) de Valenciennes / Famars (59). Seul la tête de coq atteste de l'ancienne appartenance de l'avion à la N 48. Photo collection Gregory Van Wyngarden que je remercie pour son aide.

 

Couleurs des avions

Ponnier M 1 piloté par Jean Navarre pendant son court passage du 1er au 24 février 1916 au sein de l'escadrille N 48 - Il y a de fortes probabilités que ce pilote ait utilisé cet avion à partir du terrain de Lunéville à la mi février 1916 - Dessin David Méchin.

Nieuport 11 du Slt Armand Galliot de Turenne à la mi-1916 - Dessin David Méchin.

Couleurs des avions

Nieuport 17 n° 2186 baptisé "Ferme et Fort" du Slt Armand Galliot de Turenne - Dessin David Méchin

SPAD VII codé "4" baptisé "Le Marsouin 6" du Slt Gilbert Deguingand - Dessin David Méchin.

 

 

Monuments commémoratifs
et tombes

Monument aux Morts du village de Tincourt-Boucly (80) - Sous ce monument se trouve une crypte où est inhumé le comte Edouard Lucien Marie de Thieffries de Layens ainsi que son frère et d'autres soldats du village. Cette crypte a été fermée lors de la réinhumation. La famille de Layens possédait une propriété dans le village. Photo et légende de Jacques Foure-Lariviere.
* MdL Edouard Lucien Marie de Thieffries de Layens - né à Montpellier (Hérault), le 24 janvier 1893 - Entré en service actif au 14ème régiment de train des équipages, le 8 août 1914 - Brevet de pilote militaire n° 840 en date du 20 avril 1915 - Ecole d'Avord, jusqu'au 27 avril 1915 - Division Morane Saulnier du 3 mai au 8 juillet 1915 - Escadrille N 48 du 8 juillet au 29 décembre 1915 - Grièvement blessé au cours d'un accident aérien aux commandes d'un Ponnier M 1, le 29 décembre 1915 - Décédé de ses blessures à l'hôpital militaire de Lunéville, le même jour.

Tombe du Slt Paul de Larminat, tué au combat lors d'un mitraillage de tranchées aux commandes du Spad VII n° 1178 de l'escadrille N 48 - Photos Ludovic Spy que je remercie pour son aide.

Monuments commémoratifs
et tombes

Détail de la tombe du Cne Paul d'Arguéeff - pilote - Né le 1er mars 1887 à Yalta (Crimée / Russie) - Fils de Wladimir d'Arguéeff et de Alexandra Dénarious - Formé à l'école militaire des cadet d'Odessa - Engagé dans l'armée française, au 131ème RI, en août 1914 - Passé à l'aviation comme élève pilote, le 22 juillet 1915 - Brevet de pilote militaire n° 2573 en date du 30 janvier 1916 - Différentes mutations : 131ème RI - 331ème RI - Brevet de pilote militaire à l'école d'aviation militaire d'Avord - GDE - Pilote de l'escadrille N 48 - Mission en Russie - Escadrille SPA 124 à partir du 12 mai 1918 - A volé sur le Spad XIII n° 4872 codé "19" - Légion d'Honneur, le 2 mai 1915 - Croix de Guerre 14-18 - 2 citations à l'ordre de l'armée, le 28 décembre 1914 et le 2 mai 1915 - Il termine la guerre avec 11 victoires homologuées - Après la guerre, il devient pilote de la compagnie Franco-Roumaine - Il perds la vie aux commandes d'un Potez, le 30 octobre 1922 - Le Cne Paul d'Arguéeff repose dans le carré militaire du cimetière du Bourget - Photo Eléna Naumova que je remercie pour son aide.

Tombe du Cne Paul d'Arguéeff - pilote - Né le 1er mars 1887 à Yalta (Crimée / Russie) - Fils de Wladimir d'Arguéeff et de Alexandra Dénarious - Formé à l'école militaire des cadet d'Odessa - Engagé dans l'armée française, au 131ème RI, en août 1914 - Passé à l'aviation comme élève pilote, le 22 juillet 1915 - Brevet de pilote militaire n° 2573 en date du 30 janvier 1916 - Différentes mutations : 131ème RI - 331ème RI - Brevet de pilote militaire à l'école d'aviation militaire d'Avord - GDE - Pilote de l'escadrille N 48 - Mission en Russie - Escadrille SPA 124 à partir du 12 mai 1918 - A volé sur le Spad XIII n° 4872 codé "19" - Légion d'Honneur, le 2 mai 1915 - Croix de Guerre 14-18 - 2 citations à l'ordre de l'armée, le 28 décembre 1914 et le 2 mai 1915 - Il termine la guerre avec 11 victoires homologuées - Après la guerre, il devient pilote de la compagnie Franco-Roumaine - Il perds la vie aux commandes d'un Potez, le 30 octobre 1922 - Le Cne Paul d'Arguéeff repose dans le carré militaire du cimetière du Bourget - Photo Eléna Naumova que je remercie pour son aide.

 

Remerciements :

- M. Ludovic Spy pour l'envoi des photos de la tombe de Paul de Larminat.
- M. Jean Noël pour avoir guidé nombre de passionnés sur le chemin de l'histoire.
- M. Ronan Furic pour l'envoi de la photo du Cne Georges Matton.
- M. Hervé Lecou pour l'envoi des photos prises par son grand-père Joseph, mécanicien de l'escadrille N 48.
- M. Jacques Fouré-Larivière pour l'envoi de ces photos.
- M. Gregory Van Wyngarden pour l'envoi des photos de sa collection.
- M. Patrice Gout pour l'envoi des photos des insignes de sa collection.
- M. Jean-Paul Milliand pour l'envoi des photos prise par M. Paul Cottave-Claudet, son grand-père.
- M. Philippe Bentresque pour l'envoi des photos du Spad XIII de Robert Bajac.
- M. Pascal Ordoquy pour la communication des archives de Nicolas Bouisson, son grand-père.
- M. Jean Vaissade pour l'envoi des photos du MdL Georges Viallet, son grand oncle.
- M. Jean-Pierre Amigues pour la communication des archives de Jean Amigues, son grand-père.
- M. Chrostophe Cony pour la datation de la photo réunissant les pilotes des escadrilles SPA 48 et SPA 153.
- Mme Eléna Naumova pour l'envoi des photos de la tombe du Cne Paul d'Arguéeff.

Bibliographie :

- Historique de la 7ème escadre de chasse 1912-1979 en 2 tomes par le Cne Michel Caplet et l'Adc Guy Vaugeois publié par le SHAA de Vincennes en 1989.
- Les escadrilles de l'aéronautique militaire française - Symbolique et histoire - 1912-1920
- Ouvrage collectif publié par le SHAA de Vincennes en 2003.
- Les insignes de l'Aéronautique Militaire Française jusqu'en 1918 par Philippe Bartlett - Publié par les éditions Indo Editions en 2002.
- L'aviation française 1914-1940, ses escadrilles, ses insignes - par le Commandant E Moreau-Bérillon - publié à compte d'auteur en 1970.
- The French Air Service War Chronology 1914-1918 par Frank W.Bailey et Christophe Cony publié par les éditions Grub Street en 2001.
- Les Armées Françaises dans la Grande Guerre publié à partir de 1922 par le Ministère de la Guerre.
- Les "As" français de la Grande Guerre en deux tomes par Daniel Porret publié par le SHAA en 1983.
- Encyclopédie illustrée de l'aviation publié par les éditions Atlas en 1986.
- Site Internet "Traditions des escadrilles de l'Armée de l'Air" de Henri Guyot - Voir le lien
- Site Internet "Les Insignes de l'Armée de l'Air" de Jean-Jacques Leclercq - Voir le lien
- Site Internet "Mémoires des hommes" du Ministère de la Défense - Voir le lien
- Site Internet de la bibliothèque numérique Gallica de la BNF - Voir le lien
- Site Internet " Pages 14-18 " de Joël Huret.

 

Si vous avez des documents écrits ou photographiques pouvant compléter les données de cette page, veuillez contacter l'auteur du site.

Escadrille 47 Escadrille 48 - page 02

 

 

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