Menu
Cliquez sur la barre titre pour revenir sur le menu.

Si vous avez des documents écrits ou photographiques pouvant corriger ou compléter les données de cette page, veuillez contacter l'auteur du site.

Insignes peints
sur les fuselages

L'insigne de l'escadrille F 52 reprenait les signes distinctifs du 2ème corps d'armée colonial dont cette unité a été rattachée du 2 juillet 1916 au 30 mars 1917 - L'étoile comporte 6 branches - Dessin Albin Denis.

Version de l'insigne sans le fanion - L'étoile comporte 5 branches - Vue sur un Farman F 40 - Dessin Albin Denis.

Version de l'insigne dans un ovale - Etoile à 5 branches - Observée sur un Dorand AR 1 en 1917 - Dessin Albin Denis.

Insignes métalliques
de l'escadrille SAL 52

Pour l'instant, pas d'insigne métallique connu pour l'escadrille SAL 52 pendant la Grande Guerre.

Symbolique

L'escadrille F 52 a adopté, comme insigne, un fanion triangulaire vert portant un croissant et une étoile à 5 ou 6 branches, tous deux blancs. Il s'agissait de rappeler le rattachement de l'unité au 2ème corps d'armée colonial du 2 juillet 1916 au 30 mars 1917.

 

Historique

 

 

Insignes métalliques des unités
détentrices de ses traditions

Insigne métallique d'une unité héritière des traditions de l'escadrille SAL 52 - Insigne A. Augis Lyon - Photo Ebay France.

Insigne d'une unité héritière des traditions de l'escadrille SAL 52 de la Grande Guerre, probablement de la 14ème escadrille du 35ème RAM de Lyon-Bron - Insigne collection Olivier Baillon que je remercie pour son aide.

Insigne peint de 1928 - Epoque 14ème escadrille du 35ème RAM - Photo Ebay France.

Unités détentrices des traditions
de l'escadrille SAL 52

Insignes métalliques des unités
détentrices de ses traditions

Insigne métallique de la 4ème escadrille du GB II/35 - Valable pour la période allant de janvier 1938 à août 1940 - Photo collection Patrice Gout que je remercie pour son aide.

 

Appellations successives

Lieux de stationnements

Carte des différents stationnements

 

Commandants

Rattachements

Avions utilisés

Relevés quantitatifs et
numéros avions

Décorations

Citations à l'ordre de l'armée

"A rendu depuis le début de la bataille de la Somme les meilleurs services. Volant par tous les temps, faisant sans cesse preuve de hardiesse, de coup d'oeil et d'habilité, a contribué très efficacement aux succés par les renseignements précis fournis au commandement et l'aide prêtée à l'artillerie pour les réglages. A permis, en particulier, les 11, 12 et 14 octobre, malgré le temps très défavorable, de poursuivre la préparation dans les meilleures conditions." (ordre du 19 novembre 1916)

"Au cours du printemps et de l'été 1918, a été partout où l'on s'est battu. Sous l'énergique commandement successif du lieutenant de Monredon et du lieutenant Redon, s'est toujours montrée unité d'élite à qui on pouvait tout demander et de qui on pouvait tout attendre. Au cours de maints combats contre l'aviation ennemie, et en particulier pendant d'audacieuses liaisons d'infanterie, ses équipages n'ont cessé de manifester les plus belles qualités d'allant et de dévouement au pays." (décision du général commandant en chef du 12 octobre 1918)

Morts : en rouge / Blessés et indemnes : en jaune

 

Batailles et missions importantes
de l'escadrille 52

 

 

Les hommes

Cne Paul Octave Valéry Genain - Né le 22 octobre 1887 à Bailleul (62) - Profession avant guerre ingénieur - Entré en service actif au 132ème régiment d'infanterie, le 10 octobre 1907 - Brevet de pilote militaire n° 954 en date du 20 mai 1915 - Pilote et commandant l'escadrille MF 52 du 14 janvier 1916 au 16 janvier 1917 - Adjoint au Cdmt de l'aéronautique de la 5ème armée - 2 citations à l'ordre de l'armée dont une le 11 novembre 1914 - Chevalier de la Légion d'Honneur.

* Citation à l'ordre de l'armée : "Officier de la plus grande valeur. Après s'être signalé à la tête d'une compagnie d'infanterie, s'est distingué dans l'aviation par des qualités exceptionnelles d'exécutant et de chef. A su communiquer aux pilotes et aux observateurs de son escadrilles son ardeur et son entrain. A pu ainsi, tout en assurant de façon parfaite l'accomplissement des missions habituelles d'artillerie, exécuter de nombreuses opérations de bombardements de jour et de nuit et obtenir le succés dans toutes ses rencontres avec l'aviation ennemie. Déjà deux fois cité à l'ordre."

Adj Auguste Louis Galvin - Né le 19 juin 1895 à St Foy-les-Lyon (69) - Fils de Firmin Galvin et de Clothilde Chevallier - Profession avant guerre Aviateur - Appelé au 1er groupe d'aviation, le 15 décembre 1914 - Brevet de pilote militaire n° 663 à l'école d'aviation militaire d'Avord, le 20 janvier 1915 - Pilote de l'escadrille C 9 du 16 mars 1915 au 3 septembre 1916 - Pilote de l'escadrille F 52 du 3 septembre 1916 au 14 avril 1917 - Pilote de l'escadrille N 49 du 23 avril 1917 au 24 juin 1917 - Tué au cours d'un accident aérien à Sermamagny (Haute-Saône), le 24 juin 1917 - Médaille Militaire, le 15 octobre 1916 - Croix de Guerre - 2 citations à l'ordre de l'armée en septembre 1915 et 15 octobre 1916

* Citation à l'ordre de l'armée : "Rempli de sang-froid et d'audace, toujours prêt à remplir les missions les plus difficiles. S'est particulièrement distingué le 1er septembre 1915 où il a attaqué successivement les nombreux avions allemands venus sur Nancy empêchant plusieurs d'entre eux de jeter leurs bombes et les forçant de rentrer dans leurs lignes, le soir même est reparti pour aller bombarder une gare en territoire ennemi. Excellent pilote qui a fait preuve, depuis le début de la campagne, de belles qualités de courage et d'audace. le 9 septembre 1916, après avoir attaqué un avion de chasse allemand qu'il a forcé à atterrir, a réussi, grâce à son sang-froid, à ramener au terrain son appareil très gravement endommagé. Déjà cité à l'ordre de l'armée."

Slt Pierre Nautet - Né le 12 avril 1887 à Navarreux (Basse-Pyrénéees) - Fils d'Auguste Nautet et de Françoise Salanbert - Service militaire au 14ème régiment d'artillerie à cheval à compter du 6 octobre 1908 - Mobilisé dans la même unité, le 2 août 1914 - Brevet de pilote militaire n° 421 obtenu le 16 février 1914 - Pilote de l'escadrille BL 18 du 2ème trimestre 1914 au 27 août 1914 - Nommé Adjudant, le 20 mars 1915 - Pilote de l'escadrille C 28 du 2 février au 26 octobre 1915 - Détaché à la RGA du 29 avril au 2 mai 1915 - Détaché à la RGA du 26 octobre 1915 au 18 janvier 1916 - Evacué sur l'hôpital complémentaire de Rennes, à compter du 26 octobre 1915 - Pilote de l'escadrille C 34 du 18 janvier au 18 juin 1916 - GDE à compter du 18 juin 1916 - Convoyage d'un Caudron R 4 du 28 au 31 juillet 1916 - Détaché à l'escadrille MF 16 du 7 au 11 août 1916 - Pilote de la RGA du 11 au 13 août 1916 - Convoyage d'un Caudron R 4 de la GDE du 13 au 20 août 1916 - Pilote de l'escadrille MF 52 du 24 août au 25 décembre 1916 - Pilote de l'escadrille R 213 du 25 décembre 1916 au 2 février 1919 - Nommé sous-lieutenant à titre temporaire, le 23 mars 1918 - En subsistance à l'escadrille R 207 du 1er au 5 novembre 1918 - Affecté au Parc 117 à compter du 2 février 1919 - Médaille Militaire - Croix de Guerre - 2 citation à l'ordre de l'armée.

Cne Marie Jean Gabriel Charles Simian - Né le 29 septembre 1880 à Marseille (Bouches-du-Rhône) - Fils de Gabriel Marie Adolphe Simian (négociant) et de Jeanne Françoise Celly - Domiciliés au 2, rue Nicolas à Marseille (Bouches-du-Rhône) puis au 14, rue de Constantine à Alger (Algérie) - Profession Etudiant en droit - Marié avec Mlle Maïa Eugénie Yvonne Stephann à Alger, le 8 juin 1903 - Ils auront deux filles Christiane et Andrée - Domiciliés au 14, rue de Constantine à Alger - Classe 1900 - Recrutement d'Alger sous le matricule n° 344 - Service militaire à la 1ère batterie du 11ème Bataillon d’Artillerie à pied d’Afrique, à compter du 14 octobre 1901 - Fin de service militaire et envoi dans la disponibilité, le 25 octobre 1902 - Nommé Brigadier de réserve, le 30 octobre 1902 - Affecté, dans la réserve, au 6ème groupe d’artillerie d'Afrique en juillet 1903 - Nommé Maréchal des logis de réserve, le 6 septembre 1903 - A accompli une période d'exercices au 11ème bataillon d'artillerie à pied du 1er au 28 mai 1905 - Nommé Sous-lieutenant de réserve au 19ème corps d'armée, en date du 2 juillet 1906 - Nommé lieutenant et affecté au 11ème bataillon du 6ème groupe d’artillerie à pied d'Afrique, le 25 février 1910 - Nommé Lieutenant de réserve, le 2 juillet 1910 - A accompli une période d'exercices au 6ème groupe d'artillerie à pied du 31 janvier au 23 février 1911 - Vainqueur de la coupe de France d'épée en 1913 - A suivi une période d'instruction comme lieutenant de réserve au 6ème groupe d'artillerie à pied du 5 au 26 février 1913 - Profession avant guerre Courtier en vins - Rappelé à l'activité par la mobilisation générale au 6ème Groupe d’artillerie à pied d'Afrique, le 2 août 1914 - Mis à la disposition de l'aéronautique du camp retranché de Paris (CRP) comme observateur, le 14 décembre 1914 - Observateur de l'escadrille MF 35 du 6 avril au 1er mai 1915 - Participe à la bataille de l'Yser en avril 1915 - Observateur de l'escadrille MF 52 du 1er au 10 mai 1915 - Observateur de l'escadrille MF 55 du 14 mai 1915 au 22 septembre 1916 - C'est lui qui a repéré et photographié le canon de 38 cm en batterie qui tirait sur Dunkerque - Blessé au combat par une éclat d'obus dans l'oeil droit avec corps étranger dans la cornée, kératite infectieuse, le 29 juillet 1915 - Rentré de convalescence en septembre 1915 - Citation à l’ordre du Service aéronautique du 36ème corps d’armée, en date du 27 août 1915 - Participe à la bataille de Champagne en Septembre 1915 - Chevalier de la Légion d'Honneur, Croix de Guerre et citation à l'ordre de l'armée, en date du 28 octobre 1915 - Nommé Capitaine de réserve à titre définitif, le 6 mai 1916 - Participe à la bataille de Verdun en mai 1916 - Blessé au cours d'un accident d'avion avec contusion de la cage thoracique, plaie contuse du genou et évacué sur l'hôpital de la Queue de Mala, le 25 juin 1916 - Retour de convalescence, le 13 septembre 1916 - Adjoint du commandant du service aéronautique du 1er corps d'armée du 22 septembre 1916 au XX XXX 1916 - Adjoint du commandant du service aéronautique du 32ème corps d'armée (6ème armée) du XX XXX au XXX octobre 1916 - Participe à la bataille de la Somme en octobre 1916 - Adjoint du commandant du service aéronautique du 20ème corps d'armée du XX octobre 1916 au 12 septembre 1917 - Participe à la bataille de l'Aisne en avril 1917 - Citation à l’ordre de l’Aéronautique de la 6ème Armée, en date du 26 juin 1917 - Détaché au GDE, le 13 septembre 1917 - Brevet de pilote militaire n° 13.973 obtenu au GDE, le 6 juin 1918 - Nommé adjoint du commandant du GDE - Dirigé vers le centre de groupement de Mailly, le 17 février 1919 - Démobilisé, le 28 février 1919 - Domicilié au 14, rue de Constantine à Alger, à compter de cette date - Conseiller municipal de la ville d'Alger de 1919 à 1925 - Affecté, dans la réserve, au 36ème régiment d'aviation d'observation, le 1er août 1920 - Courtier en vins près le tribunal de commerce d'Alger - Affecté, dans la réserve, au 1er groupe d'aviation d'Afrique, le 1er janvier 1923 - Passé à l'arme de l'aéronautique, dans la réserve, le 7 juillet 1923 - Membre de la Chambre Syndicale des Courtiers assermentés à Alger - Finaliste au championnat de France d'escrime en 1926 - Premier adjoint au maire de la ville d'Alger de 1929 à 1935 - Officier du Nicham Iftikar en 1931 - Officier du Ouissam Alaouite en 1931 - Médaille d'or de l'éducation physique, le 10 février 1935 - Nommé Conseiller honoraire du commerce extérieur de la France, le 2 août 1936 - Vice-président de la Chambre de Commerce d’Alger - Officier de la Légion d'Honneur, en date du 3 août 1937 - Membre du Conseil Supérieur des Chemins de fer d’Algérie - Membre de la Société des auteurs et compositeurs de musique - Président de la Section de musique de la Société des Beaux-Arts - Président de la Fédération des Escrimeurs Algériens - Président de l’Automobile Club d’Algérie - Membre fondateur de l’Aéro-Club d’Alger - Président de la Chambre de Commerce d’Alger, en date du 2 mars 1940 - Décédé à Alger, le 19 décembre 1949 - Sources : Registre des naissances de la ville de Marseille - Acte de mariage - Pam - Liste des brevets militaires - Etat des services - CCC de l'escadrille MF 35 - CCC de l'escadrille MF 52 - CCC de l'escadrille MF 55 - Fiche Matricule extraite du site ANOM (Alger) - LO - JORF - Biographie écrite par Albin Denis et Dominique Gay - Dernière mise à jour : 9 octobre 2017.

* Citation à l’ordre du Service aéronautique du 36ème corps d’armée, en date du 27 août 1915 : "Jeune soldat observateur, a déjà fait preuve dans ses différentes missions du plus bel entrain et d’un grand mépris du danger, chargé de photographier la grosse pièce défendant Dunkerque, est retourné au-dessus d’elle trois jours successifs, prenant chaque fois de nombreux clichés, malgré le tir violent et précis auquel était en butte son appareil et dont un de ses camarades avait été précédemment victime au même endroit."

* Chevalier de la Légion d'Honneur, Croix de Guerre avec palme et citation à l'ordre de l'armée du Ltt Charles Simian, observateur d'artillerie à l'escadrille MF 55, en date du 28 octobre 1915 : "Observateur d'artillerie de tout premier ordre, comptant plus de cents heures de vol au-dessus de l'ennemi. S'est acquitté en maintes circonstances de missions délicates et périlleuses. Blessé à l'oeil, au cours d'un réglage difficile, a rejoint l'escadrille sans attendre la fin de sa convalescence, s'est dépensé sans compter au cours des opérations de fin septembre, n'hésitant pas, malgré un feu nourri de mitrailleuses, à survoler à moins de 200 mètres les lignes ennemies et rapportant des renseignements précieux pour l'action de notre artillerie."

* Citation à l’ordre de l’Aéronautique de la 6ème Armée, en date du 26 juin 1917 : "A rendu pendant les opérations de l’Aisne de signalés services; a fait preuve dans l’organisation et le fonctionnement de son service de renseignements, de remarquables qualités d’intelligence et d’énergie."

 

Photo du Ltt Jacques Caffet

Ltt Jacques Caffet - Observateur puis pilote de l'escadrille MF 52 du 19 janvier 1915 au 3 juin 1917- Nommé Lieutenant, le 28 juillet 1915 - Brevet de pilote militaire n° 3340 obtenu le 29 avril 1916 - Nommé Capitaine, le 17 mai 1917 - Tué au combat aux commandes d'un Sopwith 1A2, le 3 juin 1917.

Citation à l'ordre de l'armée du Ltt Jacques Caffet, observateur de l'escadrille MF 52 en date du 4 juin 1916 : "Officier observateur des plus brillants, puis pilote à l'escadrille MF 52, a donné des preuves éclatantes de courage, de décision et de sang-froid. A participé aux derniers bombardements de nuit effectués par l'escadrille et a été blessé d'une balle à la cuisse, alors qu'il bombardait à très faible hauteur des cantonnements ennemis. A réussi, grâce à son indomptable énergie et malgré une syncope consécutive à la blessure, à ramener son appareil au terrain, donnant à tous le plus bel exemple."

Citation à l'ordre de l'armée du Ltt Jacques Caffet, pilote à l'escadrille F 52 en date du 22 août 1916 : "Aussi brillant pilote qu'excellent observateur, fait preuve des plus belles qualités d'audace, d'énergie et de dévouvement. Blessé le 22 mai 1916, au cours d'un bombardement de nuit, a rejoint l'escadrille à peine guéri, abandonnant son congé de convalescence, afin de participer aux attaques de juillet 1916. A été blessé le 30 juillet 1916, par un éclat d'obus au cours d'une mission photographique périlleuse et importante qu'il a réussi à accomplir entièrement. A plus de quatre cents heures de vol de guerre."

Citation à l'ordre de l'armée du Cne Jacques Caffet, du 15ème régiment d'artillerie, pilote à l'escadrille F 52 en date du 15 juin 1917 : "Véritable modèle de soldat et du chef, entrainant son escadrille par son audace et son exemple. S'est dépensé sans compter au cours des dernières attaques, allant prendre sans escorte des photographies à grande distance dans les lignes ennemies. Au cours de l'une de ces expéditions, a trouvé, le 3 juin 1917, une mort glorieuse dans un combat inégal. déjà six fois cité à l'ordre."

 

Photo du Sgt Alexandre Sallès -

Sgt Alexandre Théophile Sallès - Né le 6 septembre 1879 à Vincennes (Val-de-Marne) - Fils de Louis Alexandre Sallès (ébéniste) et de Marie Aimée Prévost (modiste) - Domicilié au 41, rue de l'hotel de ville à Vincennes - Classe 1899 - Recrutement du 4ème bureau de la Seine sous la matricule n° 2147 - Service militaire au 6ème régiment d'artillerie à pied, cantonné à Toul (Meurthe-et-Moselle), à compter du 14 novembre 1900 - Nommé Maitre-pointeur - Fin de service militaire en fin 1902 - Profession Ebéniste, d'abord à Lille (Nord) puis à Paris (75) - Marié avec Hélène Emma Baillard, le 21 février 1903 - Brevet de pilote civil n° 1029 obtenu sur avion Blériot, délivré par l'Aéroclub de France, le 6 septembre 1912 - Participe à plusieurs meetings, notamment à Valenciennes (Nord) et Dampierre à la fin 1912 - Déclare son ébénisterie en faillite, le 29 novembre 1912 - S'installe au Portugal et s'illustre par le survols de plusieurs villes portugaises et est le premier à sa poser à Amadora, aux commandes d'un Blériot XI à moteur Gnône de 50 ch - Il baptise ensuite son avion "Amadora" - Il effectue ensuite treize vols, à bord d'un Deperdussin pendant les fêtes de la ville de Lisbonne en juin 1913 - Mobilisé au 6ème régiment d'artillerie cantonné à Toul (Meurthe-et-Moselle), le 2 août 1914 - Observateur de l'escadrille BL 9 du 5 décembre 1914 au 30 janvier 1915 - Affecté à la 2ème réserve, le 30 janvier 1915 - Transféré en école d'aviation comme élève pilote - Brevet de pilote militaire n° 764 obtenu à l'école d'aviation militaire de Chartres, le 31 mars 1915 - A Chartres jusqu'au 5 avril 1915 - Pilote de l'escadrille MF 52 du 21 avril au 14 juin 1915 - Il effectue dans cette unité une formation avant son affectation à l'escadrille MF 29 du Cne Happe - Nommé Caporal, le 17 mai 1915 - Pilote de la RGA du 14 au 28 juin 1915 - Pilote de l'escadrille MF 29 du 28 juin au 13 août 1915 - En déplacement du 29 juin au 3 juillet 1915 - Nommé Sergent, le 4 juillet 1915 - Mis au repos à la maison de convalescence VR 75 de Viry-Chatillon, le 13 août 1915 - En convalescence jusqu'au 25 octobre 1915 - Pilote de la RGA du 25 octobre au 16 novembre 1915 - Mis à la disposition des ateliers Monge à Etampes comme chef d'atelier et pilote d'essai, à compter du 16 novembre 1915 - Marié avec Jeanne Bourden à Montreuil, le 3 janvier 1942 - Décédé à Nouzilly (Indre-et-Loire), le 1er décembre 1956 - Sources : Acte de naissance - L'Aérophile - Pam - Liste des brevets militaires - CCC escadrille BL 9 - CCC escadrille MF 52 - CCC escadrille MF 29 - Dernière mise à jour : 9 mars 2016.

 

 

Les hommes

* Ltt Pierre Le Deschault de Monredon - Né le 29 avril 1889 à Saugnac (Landes) - Fils de Charles Marie François Elophe le Deschault de Monredon et de Marie Emma Julia Jeanne Navailles - Domiciliés à Saugnac et Cambran (Landes) - Classe 1909 - Recrutement de Mont-de-Marsan - Bayonne sous le matricule n° 310 - Engagé volontaire pour six ans, au titre du 24ème régiment d'artillerie, à compter du 25 octobre 1910 - Affecté pour une année de service militaire au 24ème régiment d'artillerie de campagne du 1er novembre 1910 au 23 octobre 1911 - Nommé Brigadier, le 25 février 1911 - Nommé Maréchal des Logis, le 26 septembre 1911 - Nommé Elève de l'école nationale supérieure des Mines, le 23 octobre 1911 - Nommé Sous-lieutenant de réserve à titre définitif, le 4 août 1914 - Blessé par un éclat d'obus à la machoire, le 7 septembre 1914 - Affecté au 14ème régiment d'artillerie de campagne, le 15 octobre 1914 - Passé à l'aéronautique militaire comme observateur, à compter du 1er novembre 1915 - En stage d'un mois à l'escadrille F 44, à compter du 16 novembre 1915 - Observateur de l'escadrille F 44 / AR 44 du XX décembre 1915 au (3ème trimestre) 1917 - Stage du 13 au 18 mai 1916 - Nommé Lieutenant de réserve à titre temporaire, le 14 juillet 1916 - Evacué sur l'ambulance de Froidos, le 4 août 1916 - Soins et convalescence jusqu'au 23 août 1916 - Blessé au cours d'un accident aérien au retour d'une mission, le 26 septembre 1916 - Souffre de contusions multiples avec commotion cérébrale avec plaie à la couture de l'oeil droit - Citation à l'ordre du corps d'armée, le 7 octobre 1916 - Brevet de pilote militaire n° 8152 obtenu à l'aéronautique de la 2ème armée, le 22 août 1917 - Lâché sur SPAD, le 24 novembre 1917 - En stage au GDE du XXX au 4 avril 1918 - Affecté à l'escadrille N 90 du 24 mars au 31 mars 1918 (affectation annulée - Nommé Lieutenant de réserve à titre définitif, le 24 mars 1918 - Commandant de l'escadrille SAL 52 du 31 mars au 2 juin 1918 - Détaché du 14 au 16 avril 1918 - Blessé par une balle qui lui fracture la cuisse droite, au cours d'une liaison d'infanterie, dans la région de Montdidier, le 2 juin 1918 - A subi le raccourcissement de 3 cm du membre inférieur droit et souffre d'une limitation de l'articulation du genou à 60° - Chevalier de la Légion d'Honneur et citation à l'ordre de l'armée, en date du 4 juin 1918 - Réformé à Bayonne, le 4 août 1919 - Démobilisé, le 14 août 1919 - Affecté dans la réserve au 24ème régiment d'artillerie de campagne, le 11 juin 1920 - Domicilié Château d'Oro à Saugnac et Cambran (Landes) - Décédé, le 15 juillet 1949 - Sources : Pam - Liste des brevets militaires - CCC escadrille F 44 - CCC escadrille SAL 52 - FM dépatement des Landes - LO - JORF - Dernière mise à jour : 27 février 2016 - Photo Pierre Le Deschault de Monredon transmise par François d'Argaignon, son petit-fils, que je remercie pour son aide.

* Citation à l'ordre de l'armée du Ltt Le Deschault de Monredon, observateur à l'escadrille F 44, en date du 7 octobre 1916 : "Observateur d'un courage et d'un sang-froid exceptionnel. Le 26 septembre 1916 parti par un temps très défavorable a survolé à très faible altitude, les tranchées ennemies pour recueillir les renseignements qui lui étaient demandés. A eu son avion gravement atteint par des éclats d'obus qui ont sectionné des commandes. A été blessé dans sa chute."

* Chevalier de la Légion d'Honneur et citation à l'ordre de l'armée du Ltt Le Deschault de Monredon, commandant de l'escadrille SAL 52, en date du 4 juin 1918 : "Pilote et chef d'escadrille de premier ordre qui s'est signalé en maintes circonstances par sa bravoure audacieuse. Grièvement blessé au cours d'une reconnaissance à faible altitude au-dessus des lignes ennemies, a fait preuve d'une rare énergie, réussissant à ramener dans nos lignes l'avion qu'il pilotait et atterrissant avec son appareil intact. Deux blessures antérieures. Deux citations."

Ltt Roger Ficheux - Affecté au 147ème régiment d'infanterie du XXX au 17 février 1917 - Citation à l'ordre de l'armée, en date du 20 septembre 1916 - Observateur de l'escadrille C 11 du 17 février au 13 avril 1917 - Observateur à l'escadrille F 52 du 13 avril au 9 juin 1917 - Observateur de l'escadrille C 11 / BR 11 du 9 juin 1917 au 22 mars 1919 - En stage à Cézanne du 12 octobre au 28 novembre 1917 - Nommé Lieutenant, à titre temporaire, le 28 décembre 1917 - Chevalier de la Légion d'Honneur et citation à l'ordre de l'armée, en date du 14 janvier 1918 - Citation à l'ordre de l'armée, en date du 20 septembre 1918 - Citation à l'ordre de l'armée, en date du 23 janvier 1919 - Démobilisé, le 22 mars 1919 - Affecté au 32ème régiment d'aviation de Dijon-Longvic, le 24 janvier 1921 - Affecté au 33ème régiment d'aviation de Mayenne (Allemagne) - Affecté au 12ème régiment d'aviation de Neustadt (Allemagne), le 21 août 1924 - En 1930, fait partie du conseil d'administration de la société des moteurs Ruston-Hornsby - Il est alors domicilié au 69, rue Manin à Paris - Photo Roger Ficheux transmise par sa petite-fille Françoise, que je remercie pour son aide - Remerciements au LcL Thierry Gehan qui a été notre intermédiaire - Sources : CCC de l'escadrille BR 11 - JORF - La Guerre Aérienne Illustrée - L'Aérophile - Dernière mise à jour : 14 janvier 2017.

* Citation à l'ordre de l'armée du Slt Roger Ernest Ficheux, au 147ème régiment d'infanterie, en date du 20 septembre 1916 : "D'un sang-froid et d'une énergie remarquables. Le 6 septembre 1916, a brillamment  entrainé sa section à l'assaut des positions ennemies. A ensuite assuré volontairement, dans des conditions périlleuses, la liaison  des avant-postes de combat en fin de journée."

* Chevalier de la Légion d'Honneur et citation à l'ordre de l'armée du Slt Roger Ficheux au 147ème régiment d'infanterie, observateur à l'escadrille BR 11, en date du 14 janvier 1918 : "Observateur de la plus haute valeur, remarquable par sa bravoure et son esprit du devoir. Est rentré maintes fois de reconnaissances avec son appareil criblé de balles. le 19 septembre 1917, a tenu tête successivement à onze avions ennemis. Le 20 décembre, a engagé résolument le combat contre cinq avions luttant avec énergie pendant vingt minutes et est rentré avec un appareil complétement hors service. Une blessure. Trois Citations."

* Citation à l'ordre de l'armée du Ltt Roger Ernest Edouard Ficheux, du 147ème régiment d'infanterie, observateur à l'escadrille BR 11, en date du 20 septembre 1918 : "Officier l'élite ayant au plus haut point le sentiment du devoir. Du 18 juillet au 2 août a exécuté journellement et par les plus mauvais temps des liaisons d'infanterie particulièrement difficiles, rapportant des renseignements très utiles. Au cours de ces missions, survolant les troupes à faible hauteur, a mitraillé les rassemblements ennemis, revenant chaque fois avec son appareil atteint de nombreuses balles. A eu de durs combats les 10 et 12 juin, 18, 20, 22 et 30 juillet."

* Citation à l'ordre de l'armée du Ltt Roger Ernest Edouard Ficheux du 147ème régiment d'infanterie, observateur à l'escadrille BR 11 et Adj Louis Marcel Artigaut du 5ème régiment de Hussards, pilote à l'escadrille BR 11, en date du 23 janvier 1919 : "Avec un courage et une énergie indomptables, ont pris part aux attaques sur le front de Champagne. Du 28 septembre au 15 octobre, ont exécuté des reconnaissances photographiques ou à vue et des attaques à la mitrailleuses, descendant jusqu'à 50 mètres, poussant jusqu'à 8 et 10 kilomètres chez l'ennemi en dépit de l'artillerie, au mépris de l'aviation de chasse et de mitrailleuses de terre. le 8 octobre, ont poursuivi et terminé une mission photographique malgré trois combats contre trois patrouilles."

Slt Roger Goubeau, observateur de l'escadrille F 52 pose à côté d'un Nieuport 17 de l'escadrille N 3 sur le terrain de Cachy pendant l'été 1916 - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Photo Roger Goubeau transmise par Nicolas Larger que je remercie pour son aide.

Slt Roger Goubeau - Né le 25 octobre 1893 à Luzenac (Ariège) - Fils de Georges Goubeau et de Marguerite Calvet - Classe 1913 - Recrutement de Foix sous le matricule n° 840 - Ajourné pour un an pour faiblesse en 1913 - Déclaré "Apte" auservice armée par la commission spéciale de Foix, le 24 juin 1914 - Affecté au 23ème régiment d'artillerie de campagne, le 7 septembre 1914 - Nommé Brigadier, le 19 septembre 1914 - Affecté au 6ème régiment d'artillerie, le 13 mars 1915 - Nommé Sous-lieutenant, de réserve à titre temporaire, en date du 1er juillet 1915 - Affecté au 61ème régiment d'artillerie, le 1er juillet 1915 - Affecté au 58ème régiment d'artillerie, le 24 septembre 1915 - Nommé Sous-lieutenant à titre définitif, 27 septembre 1915 - Citation n° 80 à l'ordre de la 70ème division d'infanterie, en date du 17 octobre 1915 - Observateur de l'escadrille F 52 du 18 février 1916 au 23 avril 1917 - Citation n° 64 à l'ordre du 1er CAC, en date du 19 août 1916 - Citation n° 249 à l'ordre de la 10ème armée, en date du 30 décembre 1916 - Brevet de pilote militaire n° 6042 obtenu directement à l'escadrille F 52, le 23 avril 1917 - Pilote de l'escadrille F 52 / AR 52 / SAL 52 du 23 avril 1917 au 10 avril 1918 - Nommé Lieutenant de réserve à titre temporaire, le 11 août 1917 - Citation n° 5813 à l'ordre de la 10ème armée, en date du 10 octobre 1917 - Chevalier de la Légion d'Honneur et citation à l'ordre de l'armée, en date du 16 octobre 1917 - Pilote de l'escadrille SPA 76 du 11 avril au 31 mai 1918 - Grièvement blessé au cours d'un combat aérien, le 31 mai 1918 - Décédé des suites de ses blessures à l'ambulance 11/2 de Coeuvre (Aisne), le même jour - Citation à l'ordre de la 10ème armée, en date du 14 juillet 1918 - Sources : Liste des brevets militaires - LO - CCC de l'escadrille F 52 - CCC de l'escadrille SPA 76 - Fiche matricule du département de l'Ariège - Bailey/Cony - JORF - MpF - Dernière mise à jour : 2 novembre 2017.

* Citation n° 249 à l'ordre de la 10ème armée du Slt Roger Goubeau, observateur à l'escadrille F 52, en date du 30 décembre 1916 : "Observateur d'un courage et d'une audace au-dessus de tout éloge. A accompli pendant les attaques de nombreuses reconnaissances photographiques sur les batteries ennemies. Le 24 décembre 1916, attaqué par cinq avions ennemis, a réussi à les mettre en fuite, et, bien que son appareil fut gravement endommagé par 41 balles, n'a pas hésité à poursuivre sa mission qu'il a menée à bonne fin."

* Chevalier de la Légion d'Honneur et citation à l'ordre de l'armée du Slt Roger Goubeau, pilote à l'escadrille F 52, en date du 16 octobre 1917 : "Officier pilote d'une bravoure au feu poussée jusqu'à la témérité. Le 31 août 1917, au cours d'une reconnaissance de commandement, attaqué à deux reprises différentes, par un Albatros de chasse, a eu son appareil criblé de balles et ses commandes de gauchissement coupées. Manoeuvrant avec habileté, a permis à son observateur de faire rompre le combat à l'avion ennemi qui est tombé sésemparé dans ses lignes. Après quelques heures nécessaires à la réparation de l'appareil, a sollicité l'honneur de repartir avec son observateur pour exécuter une liaison d'infanterie. Un obus de plein fouet ayant perçé le réservoir d'essence et gravement endommagé l'appareil, a maintenu sur les lignes son avion désemparé, faisant preuve du plus admirable sang-froid et d'une adresse remarquable permettant ainsi à l'observateur de terminer sa mission. Trois combats. Trois citations."

* Citation à l'ordre de la 10ème armée, à titre posthume, du Ltt Roger Goubeau, au 58ème régiment d'artillerie, pilote à l'escadrille SPA 76, en date du 14 juillet 1918 : "Officier de la plus grande bravoure, animé du sentiment le plus élevé de son devoir. Pendant trois ans de guerre comme observateur et comme pilote, a forcé par son entrain et son extraordinaire allant l'admiration de tous. Récemment a abattu sur un de nos terrains d'aviation un monoplan ennemi. Est tombé glorieusement dans nos lignes au cours d'un combat contre plusieurs avions ennemis. Quatre fois cité à l'ordre."

Cliquez sur l'image pour l'agrandir

 

Photo du Ltt Maurice Bonnaud

Ltt Maurice Pierre Joseph Bonnaud - Né le 30 avril 1892 à Roanne (Loire) - Fils de Paul Bonnaud et de Camille Marie Vadon - Domiciliés au 15, quai de Lille à Roanne (Loire) - Profession avant guerre Etudiant - Classe 1912 - Recrutement de Roanne (Loire) sous le matricule n° 45 - Engagé volontaire pour trois ans au titre du 17ème régiment de Dragons, caserné à Auxonne (Côte-d'Or), à compter du 7 octobre 1911 - Nommé Caporal, le 1er avril 1912 - Nommé Brigadier fourrier, le 25 septembre 1912 - Nommé Maréchal des Logis, le 16 février 1913 - Passé à l'aéronautique militaire comme élève pilote, le 13 mars 1915 - Blessé par éclat d'obus au cours d'une mission de reconnaissance, le 1er mai 1915 - Brevet de pilote militaire n° 1233 obtenu à l'école d'aviation militaire de Chartres, le 20 juillet 1915 - Présent à Chartres, jusqu'au 27 juillet 1915 - Pilote de l'escadrille MF 52 du 21 août au 28 octobre 1915 - Pilote de la RGA du 28 octobre 1915 au 10 janvier 1916 - Brevet de pilote civil FAI n° 2680 délivré par l'Aéroclub de France, le 20 janvier 1916 - Pilote du groupe de division d'entrainement (GDE) du 10 janvier au 13 avril 1916 - Aurait du rejoindre l'escadrille BM 116 - Nommé Sous-lieutenant, à titre temporaire, le 9 avril 1916 - Détaché dans le personnel naviguant de l'aviation russe, le 20 avril 1916 - Nommé Sous-lieutenant de réserve, à titre temporaire, le 14 octobre 1917 - Nommé Lieutenant de réserve, à titre définitif, le 9 avril 1918 - Démobilisé, le 4 août 1919 - Affecté, dans la réserve, au 21ème régiment de Dragons, le 12 décembre 1919 - Démissionnaire et rayé des cadres, le 15 octobre 1921 - Rengagé pour un an, au titre du 36ème régiment d'aviation, avec le grade de Maréchal des logis pilote, en date du 29 novembre 1921 - En Algérie du 12 décembre 1921 au 9 juin 1922 - Rengagé pour un an à la sous-intendance militaire d'Alger, au titre du 33ème régiment d'aviation, le 29 novembre 1922 - En Allemagne du 27 juin 1922 au 28 novembre 1923 - Blessé en service aérien commandé avec écorchures superficeilles au poignet et à la paume de la main droite, ainsi qu'au coude gauche avec douleur à la région lombaire, le 7 août 1923 - Rengagé pour deux ans à la sous intendance militaire de Dusseldorf-Dilh, au titre du 37ème régiment d'aviation, à compter du 29 novembre 1923 - Séjour au Maroc du 25 janvier 1924 au 28 juillet 1926 - A pris part au combat d'Hassi-Médlani, le 5 juillet 1924 - Citation n° 1 à l'ordre de la colonne, en date du 3 janvier 1925 - Croix de Guerre des TOE avec étoile de Vermeuil - Rengagé pour six mois à la sous-intendance militaire de Fès (rengagement spécial au titre du Maroc), à compter du 29 novembre 1925 - Nommé Adjudant, le 7 avril 1925 - Médaille coloniale avec agrafe "Maroc", le 6 janvier 1926 - Rengagé pour un an à la sous-intendance militaire de Fès (rengagement spécial au titre du Maroc), à compter du 29 mai 1926 - Médaille Militaire en date du 10 juillet 1926 - Réintégré dans le cadre latéral avec le grade de Lieutenant, à titre temporaire, avec rang du 9 avril 1918 - Admis à la retraite, le 2 février 1929 - Affecté dans la réserve au 37ème régiment d'aviation, le 31 mars 1929 - Domicilié au 82, rue du Capitaine Cuny à Fèz (Maroc), à compter du 30 août 1929 - A effectué une période d'entrainement volontaire comme pilote au 37ème régiment d'aviation du 15 au 29 mai 1931 - A effectué une période d'entrainement obligatoire comme pilote du 3 au 23 novembre 1933 - A effectué une période d'entrainement volontaire de 5 jours comme pilote à compter du 5 octobre 1935 - Révoqué de son grade et condamné à un mois de prison avec sursis pour abandon de famille par le tribunal de Fèz, le 21 mai 1935 - Pourvoi en cassation rejeté, le 29 janvier 1936 - Condamné à 15 jours de prison, 200 frs d'amende et confiscation de l'arme pour chasse au sanglier de nuit à l'affut commis dans la nuit du 6 au 7 septembre 1938 - A bénéficié du sursis à condition qu'il n'encoure aucune condamnation pendant cinq ans - Décédé à Montargis (Loiret), le 24 mars 1962 - Sources : Pam - CCC de l'escadrille MF 52 - Fiche matricule du département de la Loire - JORF - Dernière mise à jour : 3 septembre 2017.

* Citation n° 1 à l'ordre de la colonne, en date du 3 janvier 1925 : "Excellent sous-officier. Très bon pilote ayant beaucoup d'allant et d'énergie. Volontaire pour toutes les missions au cours des opérations de l'Ouergla (Oued Prader) Bab-Mezab. A exécuté de nombreuses missions de liaison d'infanterie, de réglage d'artillerie et de bombardement. Lors des opérations d'Haffi Ouenzga et d'Haffi Medlani, a accompli des fréquentes reconnaissances et de bombardements à basse altitude et à grande distance dans la zone dissidente."

* Citation à l'ordre du groupement n° 9, en date du 31 octobre 1925 : "Excellent pilote qui depuis le 1er mars, a participé à toutes les opérations de la région, totalisant 120 missions et 190 heures de vol sur les lignes. A effectué trois reconnaissances lointaines, région de Taghgout et les sources de l'Oued Ora, les 22 juin, 3 et 5 juillet et 46 évacuations sanitaires."

 

Photo du Sgt Moris Pellet

Sgt Moris Pellet - Arme d'origine Artillerie - Brevet de pilote militaire n° 706 obtenu le 3 mars 1915 - Pilote de l'escadrille MF 52 / F 52 du XX mars 1915 au 8 mai 1916 - Nommé Sergent, le 13 juin 1915 - Nommé Adjudant, le 21 janvier 1916 - Affecté à l'école d'aviation militaire de Pau, le 8 mai 1916.

Citation à l'ordre de l'armée du Sgt Moris Pellet, pilote de l'escadrille MF 52 en date du 31 juillet 1915 : "Excellent pilote, plein d'énergie et d'allant. A effectué de nombreuses reconnaissances par tous temps et a eu plusieurs fois son appareil gravement atteint. le 18 juillet, au cours d'une reconnaissance d'artillerie suivie de réglage, attaque à l'improviste par un Albatros armée d'une mitrailleuse alors que son observateur ne disposait que d'un mousqueton, ce qui constituait un état d'écrasante infériorité, a accepté le combat. Après une lutte de cinq minutes, pendant laquelle son appareil avait été atteint d'une dizaine de balles. L'avion ennemi, ayant pris la fuite, a continué avec son passager le réglage commencé."

 

Ltt Raymond Carvès
observateur de l'escadrille F 52

Le Ltt Raymond François Carvès est né le 25 novembre 1894 à Clermond-Ferrand. Tout jeune, il a perdu son père Jules. Il appartenait à une vieille famille de Saint-Etienne. Sa mère, Berthe née Bijoux, s'est retirée à Montluçon auprès des siens. Raymond Carvès fit toutes ses études à l'Institution Saint-Joseph dont il fut l'un des meilleurs élèves. Il mérita le prix d'honneur décerné chaque année. Il en sortit avec les diplômes de mathématiques et de philosophie pour entrer à Stanislas où il devait préparer l'école polytechnique.

Lors de la déclaration de guerre, il fut appelé au 36ème régiment d'artillerie de Moulins, puis il termina son peloton au 53ème régiment d'artillerie de Clermond-Ferrand. En mars 1915, il est promu sous-lieutenant et affecté au 6ème régiment d'artillerie. Il est envoyé pour la front dans les Flandres, dans les environs de Dixmude. Il prit part aux combats qui se livrèrent autour de la Maison du Passeur et assista à la première attaque au gaz. Il sera ensuite affecté au 118ème régiment d'artillerie lourde

 

 

Ltt Raymond Carvès
observateur de l'escadrille F 52

A la fin de l'année 1915, il demande à être versé dans l'aéronautique et est affecté comme observateur à l'escadrille MF 52, le 28 juillet 1917. C'est là qu'il va y faire toute sa carrière. Son escadrille est successivement rattachée au 1er corps colonial puis au 2ème corps d'armée. Elle fut engagée dans les batailles de la Somme de 1916, l'offenvise d'avril 1917 et les combats entre Craonne et Reims.

Il obtient une citation à l'ordre du corps d'armée, le 21 avril 1916 et une à l'ordre de l'armée, le 22 octobre 1916.

Le 31 août 1917, il obtient la légion d'Honneur avec sa 3ème citation à l'ordre de l'armée : "A continué et rempli la mission qui lui était confiée, malgré qu'un obus de plein fouet ait traversé son appareil, passant entre lui et son pilote, et leur occasionnant une chute de 300 mètres."

Pendant les batailles de mars à avril 1918 et malgré qu'il ne soit pas titulaire du brevet de pilote militaire, il est nommé à la tête de l'escadrille SAL 52 (janvier à avril 1918). Cette unité contribue à contenir les forces adverses qui avancent sur Amiens et les mitraillant sans répit en volant à une hauteur de 50 mètres. Il est muté à l'Etat-Major de l'Aéronautique du GQG, division du matériel d'aviation aux Armées. Après avoir échappé à la mort à de nombreuses occasions en mission, il décéde des suites d'un accident automobile près de Nangis, le 1er novembre 1918.

 

Les avions

MF 11 à moteur 80 ch affecté à l'école d'aviation militaire d'Etampes en 1917 - Il appartenait auparavant à l'escadrille MF 52 et a été retiré du front pour obsolescence - Photo collection Jean-Paul Bonora que je remercie pour son aide.

MF 11 à moteur 80 ch équipé de patins anti-retournement de l'école d'aviation militaire d'Etampes pendant l'automne 1917 - Cette photo a été prise par l'élève pilote François Coquelin qui a obtenu le brevet de pilote militaire n° 10.271 dans cette même école, le 4 décembre 1917 - Cet avion appartenait à l'escadrille MF 52 avant d'être retiré du front et affecté en école d'aviation pour y finir sa vie - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Photo François Coquelin, transmise par Yves Boyer que je remercie pour son aide.

* MdL François Louis Coquelin - Né le 29 janvier 1897 à Sainte-Bandelle (Mayenne) - Fils d'Eugène Coquelin et de XX Lefaux - Domiciliés à la Poterie-près-Mayenne - Profession avant guerre Clerc d'expert - Classe 1917 - Recrutement de Mayenne-Ouest sous le matricule n° 740 - Engagé au 1er régiment de Spahis, le 9 décembre 1915 - Affecté au 1er régiment de chasseurs d'Afrique - Affecté au 12ème escadron du 4ème régiment de chasseurs d'Afrique - Passé à l'aéronautique militaire comme élève pilote, le 18 septembre 1917 - Brevet de pilote militaire n° 10.271 obtenu dans l'école d'aviation militaire d'Etampes, le 4 décembre 1917 - Nommé Brigadier, le 17 décembre 1917 - Stage "avions rapides" à l'école d'aviation militaire d'Avord - Stage de "Haute Ecole" à l'école d'aviation militaire de Pau, jusqu'au 11 mars 1918 - Pilote au GDE du 11 mars au 19 juin 1918 - Pilote de l'escadrille SPA 77 du 19 juin 1918 au 6 avril 1919 - Lâché sur SPAD, le 3 mai 1918 - Nommé Maréchal des Logis, le 10 septembre 1918 - Citation à l'ordre de l'escadre de combat n° 2 en novembre 1918 - Pilote de l'escadrille SPA 100 du 6 au 14 avril 1919 - Affecté au DMAé, à compter du 14 avril 1919 - Sources : Pam - CCC SPA 77 - CCC SPA 100 - Dernière mise à jour : 5 octobre 2015.

Elèves pilotes ou moniteurs posant à l'école d'aviation militaire de Chartres devant le MF 11 n° 174 de l'ex-escadrille MF 52 en 1917 - Photo je n'ai pas noté l'origine de cette photo - Si la famille qui m'a envoyé cette photo se reconnait, veuillez prendre contact avec l'auteur du site.

Installation de l'escadrille MF 52 sur le terrain de Démuin en juin 1915 - Photo Ltt Jacques Caffet.

Farman F 40 de l'escadrille F 52 pendant l'automne 1916 - La nacelle de l'équipage porte plusieurs marquages qui ne sont pas lisibles sur cette photo - Photo collection Philippe Bentresque que je remercie pour son aide.

Farman F 40 n° 2814 de l'escadrille F 52 pendant l'été 1916 - Photo collection Maurice Sublet que je remercie pour son aide.

Dorand AR 1 de l'escadrille AR 52 en 1917 - Photo collection Gregory VanWyngarden que je remercie pour son aide.

Les avions

Visite du 120ème régiment d'infanterie à la F 52 pendant l'été 1917 - A cette période, la F 52 était sous le commandement de l'aéronautique de la 10ème armée - L'avion, à l'arrière plan, est un Farman F 40 - La photo a pu être prise sur les terrains de Treslon, Hourges ou Bonnemaison (51) - A préciser ultérieurement - Photo collection Guillaume Etnel que je remercie pour son aide.

Autre photo du groupe du 120ème régiment d'infanterie pendant sa visite à la F 52 pendant l'été 1917 - L'avion est un Farman F 40 qui voit là ses derniers jours en opérations - Photo collection Guillaume Etnel que je remercie pour son aide.

Un des fantassins du 120ème RI pose devant un Sopwith 1A2 de l'escadrille F 52 pendant l'été 1917 - Remarquez la forme particulière de l'insigne de fuselage - Photo collection Guillaume Etnel que je remercie pour son aide.

Groupe de fantassins du 120ème RI posant devant un Dorand AR 1 de l'escadrille F 52 pendant une visite qu'ils ont effectuée pendant l'été 1917 - Cette période marque l'arrivée progressive du Dorand AR 1 au sein de cette unité - Photo collection Guillaume Etnel que je remercie pour son aide.

Dorand AR 1 piloté par le Cne Guy de Galard-Terraube tombé dans le bois de Monchy-le-Châtel (Oise) pendant l'automne 1917 - Observateur puis pilote de l'escadrille F 52 / AR 52 du 19 octobre 1916 au 26 mars 1918 - Cet officier a commandé l'escadrille AR 52 du 21 juillet 1917 au 26 mars 1918 - L'observateur est toujours à son poste et pose pour la photo - Photo collection Philippe Dentresque que je remercie pour son aide.

Autre vue du Dorand AR 1 piloté par le Cne Guy de Galard-Terraube tombé dans le bois de Monchy-le-Châtel (Oise) pendant l'automne 1917 - Observateur puis pilote de l'escadrille F 52 / AR 52 du 19 octobre 1916 au 26 mars 1918 - Cet officier a commandé l'escadrille AR 52 du 21 juillet 1917 au 26 mars 1918 - Photo collection Philippe Dentresque que je remercie pour son aide.

Débris du Dorand AR 1 de l'équipage MdL Louis Houdusse (pilote) / Sol Jean Marie Rouillé (mitrailleur) abattu dans les environs de Courville (Marne), le 16 octobre 1917 - Leur adversaire était probablement le Ltn Ernst Hess du Jasta 19 - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Photo collection Rainer Absmeier que je remercie pour son aide.

Salmson 2A2 n° 403 de l'escadrille SAL 52 en 1918 - Photo droits réservés.

 

Photos aériennes prises
par les équipages

Vue aérienne de la ville d'Ypres (Belgique) qui possède des fortifications Vauban de type humide - Cette photo date de la période allant du 28 avril 1915 au 5 juin 1916 - Identification faite par M. R. Zaggia que je remercie pour son aide.

Série de 6 photos prises par l'équipage composé du Sgt Morris Pellet (pilote) et du Ltt Jacques Caffet (observateur) de l'escadrille MF 52 dans la Somme pendant l'été 1915 - Je n'ai pas noté l'origine de cette série - Si un lecteur reconnait ces photos, qu'il veuille bien prendre contact avec l'auteur du site.ur du site - Photo prise par l'équipage Sgt Pellet / Ltt Caffet pendant l'été 1917.

L'objectif de cette photo semble être un batiment détruit par l'artillerie, peut-être un corps de ferme.

L'objectif de cette photo est un ensemble de tranchées qui serpente le long de la route.

Vue aérienne de la Côte 29 - Si un lecteur possède la même photo légendée, veuillez prendre contact avec l'auteur.

Photos aériennes prises
par les équipages

Photo verticale du bois Victor dans les environs d'Assevillers et Barleux (Somme) prise par un équipage de l'escadrille F 52, le 21 août 1916 - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Photo droits réservés.

Photo verticale du Sud d'Assevillers (Somme) prise par un équipage de l'escadrille F 52, le 21 août 1916 - Cette commune a été presque entièrement détruite en juillet-août 1916 - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Photo droits réservés.

Photo oblique du village de Barleux (Somme) prise par un équipage de l'escadrille F 52, le 12 septembre 1916 - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Photo droits réservés. Cliquez sur l'image pour l'agrandir

Cliquez sur l'image pour l'agrandir

Terrain de Villeselve (60) en novembre 1917 - L'escadrille AR 52 a stationné sur ce terrain du 21 au 22 novembre 1917 - Photo prise par le Slt Francis Paul, observateur de l'escadrille N 79 - Photo Marcel Thibon transmise par Françoise Rivemale, sa petite fille, que je remercie pour son aide.

Terrain d'aviation de Sacy-le-Grand en juillet 1918 - L'escadrille SAL 52 a occupé ce terrain du 28 au 29 mars 1918 - Photo collections du Centre Régional de I'image de Nancy que je remercie pour leur aide.

Photo verticale du terrain d'aviation de Pierrefonds prise par un équipage de l'escadrille SAL 52 pour le compte du 2ème corps d'armée, le 21 mai 1918 - L'escadrille SAL 52 a occupé ce terrain du 11 mai au 1er juin 1918 - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Photo collection Pascal Renard que je remercie pour son aide.

 

Remerciements à :

- Mme Nathalie Cornet pour l'envoi des copies des pages du livre d'or de l'institution St Joseph - Montluçon - Allier.
- M. Jean-Paul Bonora pour l'envoi des photos de sa collection.
- M. Gregory VanWyngarden pour l'envoi de la photo du Dorand AR 1 de l'escadrille AR 52.
- M. Jean-Pierre Puton, chef de projet du Centre Régional de l'Image de la ville de Nancy.
- M. Blaise Aurora, chargé de documentation du Centre Régional de l'image de la ville de Nancy.
- Mme Françoise Rivemale pour l'envoi des archives de Marcel Thibon, son grand-père.
- M. Thierry Etnel pour l'envoi des photos de la visite du 120ème RI à la F 52.
- M. Olivier Baillon pour l'envoi des photos des insignes de sa collection.
- M. Rainer Absmeier pour l'envoi des photos de sa collection.
- M. Yves Boyer pour l'envoi de la photo prise par François Coquelin.
- M. François d'Argaignon pour l'envoi de la photo de Pierre Le Deschault de Monredon, son grand-père.
- M. Thierry Gehan pour l'envoi de la photo du Ltt Roger Ficheux.
- M. Pascal Renard pour l'envoi de la photo du terrain d'aviation de Pierrefonds.
- M. Dominique Gay pour l'aide pour la rédaction des biographies des frères Simian.
- M. Nicolas Larger pour l'envoi de la photo du Ltt Roger Goubeau.

Bibliographie :

- Les escadrilles de l'aéronautique militaire française - Symbolique et histoire - 1912-1920 - Ouvrage collectif publié par le SHAA de Vincennes en 2003.
- L'aviation française 1914-1940, ses escadrilles, ses insignes - par le Commandant E Moreau-Bérillon - publié à compte d'auteur en 1970.
- The French Air Service War Chronology 1914-1918 par Frank W.Bailey et Christophe Cony publié par les éditions Grub Street en 2001.
- Les "As" français de la Grande Guerre en deux tomes par Daniel Porret publié par le SHAA en 1983.
- Les Armées françaises dans la Grande Guerre publié à partir de 1922 par le Ministère de la Guerre.
- Site Internet "Traditions des escadrilles de l'Armée de l'Air" de Henri Guyot - Voir le lien
- Site Internet "Les Insignes de l'Armée de l'Air" de Jean-Jacques Leclercq - Voir le lien
- Site Internet "Mémoires des Hommes" du Ministère de la Défense - Voir le lien
- Site Internet " Pages 14-18 " de Joël Huret.

 

Si vous avez des documents écrits ou photographiques pouvant compléter les données de cette page, veuillez contacter l'auteur du site.

Escadrille 51 Escadrille 53

 

 

pas de fiche > 1918

Cliquez sur l'image pour l'agrandir Cliquez sur l'image pour l'agrandir Cliquez sur l'image pour l'agrandir Clique sur l'image pour l'agrandir