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Insignes peints
sur les fuselages

L'insigne de l'escadrille 61 était un renard bleu couché sur un disque blanc - Dessin Albin Denis.

Insignes métalliques
de l'escadrille SAL 61

Insigne en cuivre découpé, sans attache, destiné a être cousu de l'escadrille SAL 61 - Insigne collection Philippe Bartlett - Photo extraite du livre de Philippe Bartlett "Les Insignes de l'Aéronautique Militaire Française jusqu'en 1918" que je recommande tout particulièrement.

Symbolique

L'escadrille C 61 a adopté un renard bleu posé sur un rond blanc. La génèse de cet insigne n'est pas connue. Si un lecteur de cette page peut apporter des informations, qu'il veuille bien prendre contact avec l'auteur du site.

 

Historique

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Unités détentrices des traditions
de l'escadrille SAL 61

Les traditions de l'escadrille SAL 61 n'ont pas été reprises depuis le 9 mars 1919, date de sa dissolution.

 

Appellations successives

Périodes de stationnements

Carte des différents stationnements

 

Commandants

Rattachements de l'escadrille

Liste des personnels

Liste à venir

Avions utilisés

Relevés quantitatifs et
numéros avions

Décorations

Texte de la citation

A venir

 

Citations individuelles

A venir

 

 

Morts : en rouge / Blessés et indemnes : en jaune

 

Les hommes

Personnels navigants de l'escadrille C 61 en septembre 1916 - Le Ltt Richard Rivière, observateur de l'escadrille C 61 du 15 février au 30 septembre 1916, est assis au premier rang, à gauche - Assis au centre, le Cne Max Munch, commandant de l'escadrille C 61 du 13 septembre au 8 octobre 1916 - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Photo Richard Rivière, transmise par Christophe Salze, que je remercie pour son aide.

Sgt Gustave Gilbert Pierre Lagrange - Né le 1er juin 1896 à Bordeaux (33) - Fils de Pierre Félix Lagrange et de Marie Amélie Videman - Entré en service actif au groupe d'aviation de Lyon, le 9 avril 1915 - Brevet de pilote militaire n° 1595 en date du 18 septembre 1915 - Pilote de l'escadrille C 61 du 24 octobre au 9 novembre 1915 - Pilote de l'escadrille C 34 du 7 décembre 1915 au 14 avril 1917 - Hospitalisé à l'hôpital de la Pitié de Paris à partir du 20 mai 1917 - Médaille militaire en novembre 1916 - 2 citations à l'ordre de l'armée.

* Citation à l'ordre de l'armée : "Pilote d'un avion avec l'aide de l'observateur a, au cours d'une reconnaissance, engagé la lutte contre deux Fokker à la fois; après un cours combat s'est débarrassé de l'un d'eux qui, atteint gravement, est tombé à proximité des lignes, puis se retournant contre l'autre, le mit en fuite par son attitude résolue."

Adj Gérard Guérin - Né le 16 décembre 1883 à Antignac (16) - Fils de Charles Guérin et d'Emma Frolire - Profession avant guerre professeur au collège - Entré en service actif au 51ème régiment d'artillerie de campagne, le 2 août 1914 - Passé à l'aviation, le 17 septembre 1915 - Mitrailleur de l'escadrille C 61 du 18 septembre 1915 au 17 avril 1917- Stage GDE du 26 octobre 1916 au 15 janvier 1917 - Nommé instructeur à l'école du tir aérien de Cazaux à partir du 17 avril 1917 - Croix de Guerre - Médaille Militaire, le 2 novembre 1915 - 1 citation à l'ordre de l'armée - Une citation à l'ordre du groupe.

* Citation à l'ordre de l'armée : "Energique, audacieux, excellent tireur, a rendu les plus grands services au cours des opérations en contribuant à assurer la protection du front. S'est proposé pour aller accomplir une mission dangereuse bien que les précautions prises par l'ennemi rendent la mission chaque jour plus périlleuse, l'a réussie le 14 octobre 1915."

Cne Louis Marie Joseph de Durand de Prémorel - Né le 3 mars 1882 à Arbois (Jura) - Fils de Raoul de Durand de Prémorel et de Donatie de Villeneuve - Engagé au 2ème régiment d'artillerie coloniale, le 9 octobre 1900 - Passé à l'aviation comme élève pilote, le 15 septembre 1912 - Brevet de pilote militaire n° 371 en date du 15 septembre 1913 - Pilote de l'aviation du Maroc Occidental - Pilote de l'escadrille BL 10 d'août au 25 octobre 1914 - Pilote escadrille BL 30 du 25 octobre 1914 au 1er avril 1915 - Pilote de l'escadrille MF 44 du 1er avril 1915 au 10 août 1915 - RGA pour stage Caudron G 4 et formation commandant d'escadrille du 10 au 28 août 1915 - Nommé Capitaine à titre temporaire, le 27 août 1915 - Pilote et commandant de l'escadrille C 61 du 28 août 1915 au 11 septembre 1916 - Nommé capitaine à titre définitf, le 25 décembre 1915 - Cdt du secteur aéronautique du 37ème CA / 6ème armée - Pilote et Commandant de l'escadrille C 220 / BR 220 du 19 août au 6 novembre 1917 - Chevalier de la Légion d'Honneur, le 11 mai 1915 - Croix de Guerre - Une citation à l'ordre de l'armée, le 11 mai 1915.

* Citation à l'ordre de l'armée : "Rentrant de l'escadrille du Maroc Occidental, a effectué depuis le début de septembre de très nombreuses reconnaissances au-dessus de l'ennemi et s'est fait remarquer par son endurance et son entrain. A au plus haut degré le sentiment du devoir et n'hésite pas à survoler les lignes à faible altitude pour accomplir les missions dont il est chargé. A eu son appareil criblé de projectiles et gradement endommagé dans une reconnaissance effectuée, le 13 mai 1915."

Soldat Eugène Franquebalme (pilote à l'arrière) et Maestrati (passager à l'avant) à bord d'un Caudron G 3 de l'école d'aviation militaire de Buc, en septembre 1915 - Photo Jean Amigues transmise par Jean-Pierre Amigues, son petit-fils que je remercie pour son aide.
* Soldat Eugène Marie Franquebalme - Né le 14 juillet 1887 à Avignon (Vaucluse) - Fils d'Adrien Franquebalme et de Madeleine Bouis - Service militaire au 10ème régiment d'artillerie de forteresse stationné à Toulon - Profession avant guerre Coureur motocycliste - Brevet de pilote militaire n° 2098 obtenu à Buc, le 15 décembre 1915 - Stage de transformation à l'école d'aviation militaire d'Avord jusqu'au 4 février 1916 - GDE du 25 février au 12 avril 1916 - Pilote de l'escadrille C 61 du 12 avril au 2 mai 1916 - RGA comme pilote convoyeur du 3 mai au 26 mai 1916 - Evacué sur Hôpital n° 37 du 26 au 30 mai 1916 - Nommé Sergent, le 16 juillet 1916 - Pilote d'essai de la société SFA à Chartres.

Slt Jean Louis Lasnier - Né le 24 août 1894 à Arnouville-les-Gonesse - Fils de Jules Lasnier et de Florence Parrot - Domiciliés 2, rue Félix Bourguelet à Provins - Profession avant guerre Mécanicien - Classe 1914 - Recrutement de Fontainebleau sous le matricule n° 1672 - Service militaire au 2ème groupe d’aviation de St-Cyr, le 23 octobre 1913 - Brevet de pilote militaire n° 406 obtenu à St-Cyr, le 8 décembre 1913 - Pilote de l’escadrille BL 18 (avant guerre --> je n’ai pas trouvé les dates) - Nommé caporal, en juin 1914 - Nommé Sergent en décembre 1914 - Pilote de l’escadrille C 18 du 19 février au 29 juillet 1915 - Une citation à l’ordre du corps d’armée, le 1er mai 1915 - Une citation à l’ordre de l’armée, le 22 juin 1915 - Médaille militaire et Croix de Guerre avec palme, le 22 juin 1915 - Pilote du RGA du 29 juillet au 21 septembre 1915 - Pilote de l’escadrille C 64 du 21 septembre 1915 au 13 février 1916 - Nommé Adjudant, le 1er décembre 1915 - Pilote du RGA du 23 janvier au 6 février 1916 - Evacué sur l’hôpital de Châlons, le 13 février 1916 au 19 mars 1916 - Détaché au GDE du Plessis-Belleville pour assurer des convoyages d’avions au du 19 mars du 7 avril 1916 - Pilote de l’escadrille C 61 du 12 avril  au 7 mai 1916 - Entraînement sur  Caudron R 4 au GDE du Plessis-Belleville à partir du 7 mai 1916 - Pilote de l’escadrille F 33 du 12 juin au 12 août 1916 - Hospitalisé à l’hôpital du Mans jusqu’au 10 août 1916 - Pilote de l’escadrille C 56 du 9 septembre au 22 décembre 1916 - Pilote de l’escadrille R 214 du 22 décembre 1916 au 4 septembre 1917 - Une citation à l’ordre de l’armée en juin 1917 - Nommé Sous-lieutenant, le 20 juillet 1917 - Tué au cours d’un combat aérien, aux commandes d’un Letord, dans les environs de la forêt de Hesse (Meuse), le 4 septembre 1917 - Il faisait équipage avec le Ltt André Garret-Flandy (observateur), Sgt Dominique Paolaggi (mitrailleur), qui ont également perdu la vie - Leur adversaire était probablement le Ltn Karl Odebrett du Jasta 16b (sa 7ème victoire) - Photo Jean Lasnier transmise par Claude Levet que je remercie pour son aide.

* Citation à l'ordre de l'armée du Sgt Jean Lasnier, pilote de l'escadrille C 18 matricule 1672 : "Jeune pilote, tout à fait remarquable par son endurance, sa hardiesse et son sang-froid.  
A l'escadrille 18 depuis le mois de février, a déjà à son actif plus de cent heures de vol au-dessus de l'ennemi, exécutées dans des conditions extrêmement périlleuses. N'a pas hésité à attaquer des avions allemands (13 avril, 23 mai, 30 mai, 7 juin 1915). A eu, à plusieurs reprises, son appareil atteint par  des éclats d'obus. A montré en particulier un sang-froid remarquable les 15 et 16 juin où son appareil a eu un montant de la queue arraché,  deux cylindres du moteur touchés, et l'hélice brisée par des éclats d'obus."

Soldat Jacques Charles François Lasserre - Né le 10 janvier 1894 à Dax (Landes) - Mécanicien / mitrailleur de l'escadrille C 61 du 2 septembre au 11 octobre 1915 - Tué au combat dans les environs de Somme-Py (51), le 11 octobre 1915 - Il faisait équipage avec le Sgt Henri Thamin, qui a également perdu la vie - Leur adversaire était probablement le Ltn Otto Parschau du KG 1 (sa 1ère victoire).

* Citation à l'ordre de l'armée : "N'ont cessé depuis leur arrivée à l'escadrille de donner le meilleur exemple de courage et d'entrain, contribuant par des croisières quotidiennes et des luttes fréquentes avec des avions ennemis à la protection de nos avions d'artillerie. Tués, le 11 octobre 1915, au cours d'un combat aérien."

Slt André Marois - Observateur de l'escadrille SAL 61 du 13 mars 1918 au 25 février 1919 - Photo André Marois transmise par Cyrille Barbié de Préaudeau, son petit-fils, que je remercie pour son aide.

Slt André Marois - Né le 31 janvier 1896 à Montargis (Loiret) - Classe 1916 - Recrutement de XXX sous le matricule XXX - Mobilisé au 2ème régiment d'artillerie lourde, le 12 avril 1915 - Affecté au 82ème régiment d'artillerie lourde, le 16 janvier 1916 - Affecté au 85ème régiment d'artillerie lourde, le 12 mars 1916 - Nommé Brigadier, le 12 mars 1916 - En opérations dans la région de Verdun de juillet à octobre 1916 - Nommé Maréchal des Logis, le 28 octobre 1916 - En opérations en Champagne d'avril à juillet 1917 - Affecté au 285ème régiment d'artillerie lourde, le 25 octobre 1917 - En opérations en Flandres de juillet à octobre 1917 - Opérations sur la Malmaison d'octobre à novembre 1917 - Passé à l'aéronautique militaire comme observateur - Stage de tir à l'école de tir aérien de Cazaux du 26 février au 10 mars 1918 - A effectué 3h05 de vol pendant ce stage - Observateur de l'escadrille SAL 61 du 13 mars 1918 au 25 février 1919 - A effecté sa première mission de guerre, en compagnie du cal Chenaud, le 24 mars 1918 - Brevet d'observateur en avion n° 1902 obtenu le 16 août 1918 - En opérations dans l'Oise d'avril à septembre 1918 - Citation n° 216 à l'ordre du 34ème corps d'armée, en date du 27 août 1918 - En opérations en Belgique de septembre à octobre 1918 - A la date de son départ de la SAL 61, il compte 118 heures de vol - Affecté à l'escadrille V 293 du 25 février au 16 avril 1919 - A effecté 5h05 de vol dont une heure sur Farman F 50 pendant son service à l'escadrille V 293 - Affecté à l'escadrille BR 228 du 16 avril au 20 septembre 1919 - A effectué 16h10 de vol pednant son service à la BR 228 - Démobilisé, le 20 septembre 1919 - Nommé Sous-lieutenant de réserve, à titre définitif, le 26 novembre 1919 - Affecté, dans la réserve, au 21ème régiment d'aviation de Nancy, le 30 novembre 1020 - Nommé Lieutenant, de réserve, le 3 juillet 1922 - Passé à l'arme de l'aéronautique, le 7 juillet 1923 - Témoignage de satisfaction à l'ordre de la brigade année 1926-1927 - Témoignage de satisfaction à l'ordre de la division, en date du 14 février 1929 - Témoignage de satisfaction à l'ordre de la 5ème région, en date du 1er décembre 1929 - Classé dans la spécialité des observateurs, le 24 octobre 1930 - Témoignage de satisfaction à l'ordre du GIER de Lyon, en date 22 octobre 1936 - Affecté, dans la réserve, à la base aérienne de Toulouse-Francazal, le 1er décembre 1936 - Admis à servir en situation d'activité, à compter du 1er août 1937 - Affecté à la 3ème compagnie du bataillon de l'air n° 204 à Sidi-Admed, le 1er août 1937 - Nommé Capitaine, le 15 mars 1939 - Affecté au bataillon de l'air n° 205 à Bouficha (Tunisie) et prend le commandement de la compagnie de l'air type II 3/205, le 2 septembre 1939 - Prend le commandement de la compagnie air 3/205 au corps expéditionnaire du Moyen-Orient, le 3 mars 1940 - Cesse le commandement de la compagnie type II 3/205 et affecté au centre de regroupement de Rayack (Syrie), à compter du 1er septembre 1940 - Embarqué à Beyrouth (Liban) sur le vapeur "Florida", le 9 septembre 1940 - Débarqué à Tunis, le 16 novembre 1940 - Démobilisé, le 16 décembre 1940 - Admis dans les forces Makhzen de Tunisie en qualité de contrôleur adjoint de 2ème classe, le 10 mai 1941 - Affecté au commandement de pilotage Makhzen air de Djedeida, le 10 mai 1941 - Mis à la disposition du vice-amiral, commandant la Marine en Tunisie comme commandant des forces Makhzen côtières de Tunisie, le 1er juillet 1942 - Médaille coloniale agrafe "Tunisie 42/43" délivrée le 17 mai 1943 - Rappelé à l'activité et maintenu à la disposition de la direction des affaires politiques, le 1er juillet 1943 - Remis à la disposition de l'armée de l'Air et rayé des contrôles des forces Makhzen, le 11 avril 1944 - Affecté au dépôt du personnel n° 201, le 25 avril 1944 - Affecté à l'école féminine de l'air à Tunis, le 7 août 1944 - Nommé adjoint au commandement de la base équipée 312 - Nommé Commandant, le 15 mars 1945 - Démobilisé à El Aouina, le 23 mars 1946 - Médaille commémorative des services militaires volontaires, en date du 8 septembre 1948 - Chevalier de la Légion d'Honneur en date du 31 décembre 1948 - A effectué une période volontaire de six jours à la base aérienne d'El Aouina du 28 mars au 3 avril 1949 - A effectué une période volontaire de deux jours à la base aérienne d'El Aouina du 1er au 2 décembre 1949 - Nommé Lieutenant-colonel, le 1er janvier 1950 - A effectué une période d'instruction de sept jours du 20 au 26 mai 1952 - Croix de 2ème classe des services militaires volontaires, en date du 1er janvier 1954 - Décédé à Tunis (Tunisie), le 31 juillet 1955 - Sources : Dossier militaire transmis par la famille - Dernière mise à jour : 1er avril 2017.

Ltt Richard Emile Stanislas Rivière - Né le 12 avril 1888 à Port Louis (Ile Maurice) - Domiciliés 76, rue du temple à Paris - Fils de Paul Rivière et de Julie Richard - Ingénieur ECP issu de l'école Centrale - Classe 1908 - Recrutement  de la Seine sous le matricule n° XXX - Service militaire au 4ème régiment d'artillerie de campagne de Besançon, à compter du 1er octobre 1909 - Engagé au 4ème régiment d'artillerie de campagne en 1911 - Passé à l'aéronautique militaire comme observateur , le 1er mars 1915 - Observateur de l'escadrille C 34 du 1er mars 1915 au 15 février 1916 - Nommé Lieutenant, le 1er octobre 1915 - En mission du 17 au 20 novembre 1915 - En stage du 7 au 14 décembre 1914 - Observateur de l'escadrille C 61 du 15 février au 30 septembre 1916 - Croix de Guerre et une citation à l'ordre de la division - Stage de tir à l'école de tir aérien de Cazaux du 1er mai au 3 juin 1916 - En mission au camp d'Arches du 26 août au 6 septembre 1916 - Affecté à la RGA du 30 septembre au 8 octobre 1916 - Affecté à la mission Roumanie du 8 octobre 1916 au ??? - Affecté au 2ème régiment d'aviation, le 30 août 1920 - Affecté à l'arme de l'aéronautique qui vient d'être créée, le 29 juin 1923 - Auparavant, il était détaché du 4ème régiment d'artillerie de campagne - Sources : Pam - CCC - JO.

 

Photo du Ltt Patrice Remlinger

Ltt Patrice Alexandre Joseph Remlinger - Né le 11 mars 1894 à Paris (75) - Fils de Victor Remlinger et de Marie Péancelle - Domiciliés 9, avenue Carnot à Paris (75) - Classe 1914 - Recrutement du 6ème bureau de la Seine sous le matricule n° 384 - Profession avant guerre Etudiant - Engagé au 32ème régiment de Dragons, le 1er avril 1913 - Toujours dans cette unité lors de la mobilisation générale, du 2 août 1914 - Nommé Aspirant, le 24 décembre 1914 - Passé à l'aéronautique militaire comme élève pilote, le 15 février 1916 - Brevet de pilote militaire n° 4151 obtenu à l'école d'aviation militaire d'Avord, le 6 août 1916 - Stage de perfectionnement à l'école militaire de Juvisy - Stages de spécialisation aux écoles militaires d'aviation du Crotoy et de Châteauroux jusqu'au 1er septembre 1916 - Pilote au GDE du 1er septembre au 18 octobre 1916 - Pilote de l'escadrille C 61 / SOP 61 / SAL 61 du 18 octobre 1916 au 27 février 1919 - Le soldat Constant Périnal était son 1er mécanicien - Une citation à l'ordre de l'aéronautique en décembre 1916 - En mission du 11 au 20 janvier 1917 - En mission du 13 au 20 mai 1917 - En mission du 21 au 24 juin 1917 - Stage au GDE du 5 au 15 juillet 1917 - Nommé Sous-lieutenant à titre définitif, le 17 août 1917 - Stage au GDE du 7 au 17 octobre 1917 - Une citation à l'ordre de l'armée, le 15 octobre 1917 - Stage au GDE du 5 au 17 janvier 1918 - Stage à la RGA du 7 au 14 février 1918 - Stage à la RGA du 24 au 28 février 1918 - Stage au GDE du 18 au 24 mars 1918 - Nommé Lieutenant, le 24 septembre 1918 - Citation à l'ordre de l'armée, en date du 25 septembre 1918 - Pilote de l'escadrille SPAbi 2 à compter du 27 février 1919 - Affecté au 31ème régiment de Dragons, le 12 décembre 1919 - Affecté au 4ème régiment d'aviation d'observation, le 22 juin 1920 - Profession fabricant de miroiterie, dorure et ornementation au 26, rue de Charonne à Paris (75) - La société familiale devient "Remlinger et ses fils", à la date du 30 janvier 1925 - Nommé Capitaine de réserve en 1931 - Affecté, dans la réserve, aux écoles de perfectionnement - La société familiale change de dénomination et devient "Ancienne Maison Remlinger et ses fils; Alexandre et Patrice Remlinger, successeurs", à la date du 30 juillet 1936.
Officier de la Légion d'Honneur, en date du 6 août 1939
- Sources : Pam - CCC 61 - Archives commerciales de France - JORF - Dernière mise à jour : 20 mars 2014.

* Citation à l'ordre de l'armée du Slt Patrice Remlinger du 32ème régiment de Dragons, pilote à l'escadrille SOP 6, en date du 25 octobre 1917 : "Pilote d'une conscience et d'un dévouement hors ligne, toujours volontaire pour les missions dangereuses. Le 20 août 1917, au cours d'une mission photographique, a été attaqué à l'intérieur des lignes ennemies par deux avions de chasse. Après un violent combat, son avion criblé de balles et les commandes coupées, a néanmoins terminé sa mission. le 30 septembre 1917, protégeant un avion de photographie, a soutenu un violent combat contre trois avions de chasse ennemis, en a abattu un et a mis les deux autres en fuite. Grâce à son sang-froid et à son énergie, est parvenu chaque fois à ramener au terrain son appareil."

* Citation à l'ordre de l'armée du Slt Patrice Remlinger, du 32ème régiment de Dragons, pilote à l'escadrille SAL 61, en date du 31 mars 1918 : "Excellent pilote qui joint à de belles qualités professionnelles une conception élevée du devoir. A fait preuve d'un sang-froid et d'une tenacité remarquables dans toutes les missions qui lui ont été confiées. Violemment pris à partie par l'artillerie ennemie pendant de récentes reconnaissances, a poursuivi sa mission, rapportant des renseignements précieux pour le commandement. Au cours d'une mission photographique, attaqué loin chez l'ennemi par une forte patrouille d'avions ennemis, a soutenu bravement le combat jusqu'à 300 mètres au-dessus de nos lignes, manoeuvrant avec un sang-froid remarquable pour permettre à son observateur de mitrailler ses adversaires. Est rentré au terrain , son appareil criblé de balles et hors de combat."

* Citation à l'ordre de l'armée du Slt Patrice Alexandre Joseph Remlinger, du 32ème régiment de Dragons, pilote à l'escadrille SAL 61, en date du 25 septembre 1918 : "Officier pilote. A effectué de nombreuses missions et livré de très durs combats. Ramenant très souvent son avion criblé de balles ou d'états d'obus. Montre sans cesse le même entrain pour éxécuter de nouvelles missions."

* Officier de la Légion d'Honneur du Cne Patrice Alexandre Joseph Remlinger, en date du 6 août 1939 : "26 ans de services, 5 campagnes. A été cité. Un an de bonifications pour services aériens. Chevalier de la Légion d'Honneur du 6 juillet 1919. A accompli onze périodes d'entrainement aérien volontaires."

 

Photo du Ltt Léon Boittiaux

Slt Léon Jules Boittiaux - Né le 2 octobre 1890 à Roubaix (Nord) -
Fils d'Emile Boittiaux et de Jeanne Christine Devaere (décédés) - Tuteur M. Léon Bétry domicilié rue de la Station à Lourches - Marié avec Suzanne Labitte et domiciliés rue St-Martin à Cires-les-Mello (Oise) - Classe 1910 - Recrutement de Valenciennes sous le matricule n° 608 - Engagé volontaire pour trois ans, le 9 octobre 1907 - Affecté au 1er régiment d'infanterie, à compter du 12 octobre 1907 - Nommé Caporal, le 25 septembre 1909 - Nommé Sergent, le 25 septembre 1910 - Fin de service militaire et passage dans la réserve, le 9 octobre  1911 - Domicilié au 21 rue St-Georges à Roubaix (Nord), à compter du 11 octobre 1911 - Profession avant guerre Sous-directeur de banque - Domicilié au 83, rue Chanzy à Roubaix (Nord), à compter du 27 juin 1913 -  Rappelé à l'activité par la mobilisation générale et affecté au 166ème régiment d'infanterie, le 3 août 1914 - Nommé Adjudant, le 4 septembre 1914 - Blessé par balles à la cuisse et à la main à Haumont (Meuse), le 30 août 1914 - Blessé par éclats d'obus à Beaumont, le 15 décembre 1914 - Passé dans l'aéronautique militaire comme observateur, le 2 avril 1915 - Citation à l'ordre de l'armée en juin 1915 - Affecté à la 31ème section d'aviation du camp d'aviation militaire d'Avord du 3 septembre au 3 décembre 1915 - Observateur de l'escadrille VB 108 du 13 janvier au 10 avril 1916 - Instance de départ pour la Russie, le 9 mars 1916 - Nommé Sous-lieutenant à titre temporaire, le 8 avril 1916 - Affecté à la RGA du 10 au 20 avril 1916 - Affecté à l'aviation russe du 20 avril 1916 au 26 février 1918 - Citation à l'ordre de l'armée, en date du 17 décembre 1916 - Stage de tir à l'école de tir aérien de Cazaux  du 26 février au 27 mars 1918 - Stage au centre de formation des observateurs de Sommesous du 27 mars au 22 avril 1918 - Nommé Lieutenant à titre temporaire, le 8 avril 1918 - Observateur de l'escadrille SAL 61 du 23 avril au 18 août 1918 - Affecté à la section de reconnaissance de nuit du 18 août 1918 au 26 mars 1919 - Démobilisé, le 26 mars 1919 - Domicilié au 83, rue Chanzy à Roubaix (Nord) - Affecté, dans la réserve, au 12ème régiment d'aviation de bombardement (de jour), le 1er août 1920 - Chevalier de la Légion d'Honneur, le 27 décembre 1923 - Une période de réserve au 12ème régiment d'aviation du 5 au 20 septembre 1927 - Une période de réserve au 12ème régiment d'aviation du 3 au 27 octobre 1929 - Nommé Capitaine de réserve, le 25 juin 1930 - Une période de réserve au 12ème régiment d'aviation du 20 mai au 3 juin 1932 - Nommé Commandant de réserve, le 25 décembre 1938 - Rappelé à l'activité et affecté au bataillon de l'air n° 112, le 27 août 1939 - Affecté au bataillon de l'air n° 122 à Chartres, le 13 septembre 1939 - Affecté au centre d'instruction de Tours, le 21 octobre 1939 - Officier de la Légion d'Honneur, en date du 2 février 1940 - Sources : Pam - FM département du Nord - JORF - Dernière mise à jour : 10 mai 2016.

* Citation à l'ordre de l'armée du Slt Léon Boittiaux, à la mission militaire française d'aviation en Russie, en date du 17 décembre 1916 : "Observateur de premier ordre, plein d'allant. A réussi de nombreux réglages de tir dans des conditions particulièrement difficiles. A livré plusieurs combats aériens et eut souvent son avion atteint par les projectiles ennemis."

* Officier de la Légion d'Honneur du Cdt Léon Jules Boittiaux, en date du 2 février 1940 : "31 ans de services, 5 campagnes. A été blessé et cité. 3 ans de bonifications pour services aériens. Chevalier de la Légion d'Honneur du 27 décembre 1923. Combattant volontaire. A accompli neuf périodes d'entrainement aérien volontaires." 

 

Photo du Sol Jean Breton

Soldat de 2ème classe Jean Louis René Breton - Né le 6 août 1896 au Mans (Sarthe) - Fils de Constant Louis Breton et de Marie Mathilde Julie Guermeux - Domiciliés 12, rue Bary, au Mans (Sarthe) - Profession avant guerre Aide mécanicien d'aviation - Classe 1916 - Recrutement du Mans sous le n° matricule 1791 - Engagé volontaire dans l'aéronautique militaire, pour la durée de la guerre, le 26 décembre 1914 - Affecté au dépôt du 2ème groupe d'aviation, le 5 mars 1915 - Mécanicien de 1er groupe d'aviation, le 16 juillet 1915 - Affecté à l'école de Bar-le-Duc comme élève pilote, le 30 août 1915 - Pilote de la RGA du 13 au 15 janvier 1916 - Ayant été responsable de plusieurs accidents aériens successifs, il est rayé du personnel navigant et reversé mécanicien - Mécanicien du Parc d'aviation n° 9 du 15 janvier au 3 septembre 1916 - Mécanicien de l'escadrille C 61 du 3 septembre 1916 au 2 novembre 1917 - Mécanicien du Parc n° 1 du 2 novembre 1917 au 4 mai 1919 - Affecté à la 43ème section d'ouvriers d'aviation, le 4 mai 1919 - Démobilisé, le 9 septembre 1919 - Affecté dans la réserve au 34ème régiment d'aviation d'observation - Agent technique en 1925 - Inspecteur d'essence à l'usine Brittouneau et Lotz à Montataire en 1937 (FM) - Sources : FM - CCC - MdH.

Les hommes

Une des dernières photos des personnels navigants et mécaniciens de l'escadrille SAL 61 avant leur démobilisation, entre le 23 janvier et le 22 février 1919 - Assis de gauche à droite : Sgt Boisse (pilote) - Ltt Remlinger (pilote) - Ltt Capron (pilote) - Cal Molko (pilote) - Debouts au 1er rang : Sgt Perinal (mécanicien) - Ltt Chapin (obs) - Slt Bergé (obs) - Ltt René Moureaux (Pilote et Cdt SAL 61) - Ltt Sallent (obs) - Ltt Péqueux (obs) - Slt André Marois (obs) - Slt Grosjean (obs) - 2ème rang : Sgt Aubert (mécanicien) - Slt Darriens (obs) - Ltt Rouillon (obs) - Cal Laffont (pilote) - Adj Guitton (mécanicien) - Off d'administration de 3ème classe Moufle (intendance) - Sgt Laffont (pilote) - Sgt Daniel (armurier) - Sgt Helluin (pilote) - Sgt Prodhomme (radio) - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Photo André Marois transmise par Cyrille Barbié de Préaudeau, son petit-fils, que je remercie pour son aide.

Une des dernières photos des personnels navigants et mécaniciens de l'escadrille SAL 61 avant leur démobilisation, entre le 23 janvier et le 22 février 1919 - Assis de gauche à droite : Sgt Boisse (pilote) - Ltt Remlinger (pilote) - Ltt Capron (pilote) - Cal Molko (pilote) - Debouts au 1er rang : Sgt Perinal (mécanicien) - Ltt Chapin (obs) - Slt Bergé (obs) - Ltt René Moureaux (Pilote et Cdt SAL 61) - Ltt Sallent (obs) - Ltt Péqueux (obs) - Slt André Marois (obs) - Slt Grosjean (obs) - 2ème rang : Sgt Aubert (mécanicien) - Slt Darriens (obs) - Ltt Rouillon (obs) - Cal Laffont (pilote) - Adj Guitton (mécanicien) - Off d'administration de 3ème classe Moufle (intendance) - Sgt Laffont (pilote) - Sgt Daniel (armurier) - Sgt Helluin (pilote) - Sgt Prodhomme (radio) - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Photo André Marois transmise par Cyrille Barbié de Préaudeau, son petit-fils, que je remercie pour son aide.

Le Ltt René Moureau, commandant de l'escadrille SAL 61 du 20 juillet 1918 au (après le 1er trimestre) 1919 et le Slt André Marois, observateur de la SAL 61 du 13 mars 1918 au 25 février 1919, posent devant le Salmson 2A2 de leur unité dans lequel ils vont prendre place - Photo André Marois transmise par Cyrille Barbié de Préaudeau, son petit-fils, que je remercie pour son aide.

Cne Maximilien Antoine Joseph Münch - Né le 23 mai 1885 à Auray (56) - Fils de Joseph Münch (receveur buraliste) et de Valentine Chéru - Classe 1905 - Recrutement de Lorient sous le matricule n° 208 - A échoué à l'entrée de l'école navale, concours à Lorient du 3 août 1903 - Engagé volontaire pour trois ans à Lorient pour le compte de l'école spéciale militaire de St-Cyr, le 23 octobre 1904 - Arrivé à l'école de St-Cyr, le 26 octobre 1904 - Promotion Centenaire d'Austerlitz - Nommé Sous-lieutenant et affecté au 66ème régiment d'infanterie, le 1er octobre 1906 - Affecté du 144ème régiment d'infanterie - Passé à l'aéronautique militaire comme élève pilote, en juin 1912 - A effectué un vol de 3h 3/4 à bord du Zodiac (1600 m²) entre St-Cloud et Nesles (Somme), le 4 août 1912, soit une distance de 120 km - Pour ce vol, il était en compagnie de M. G. Blanchet, Ltt Porteau, Ltt Saxclareff, Ltt Samsarof - Brevet de pilote civil de l'Aéroclub de France n° 1086 obtenu sur Blériot, le 22 octobre 1912 - Brevet de pilote militaire n° 216 obtenu à l'école d'aviation militaire d'Avord, le 9 janvier 1913 - Chef pilote de l'école d'aviation militaire de Pau - Pilote de l'escadrille BL 3 du 19 août 1914 au 7 avril 1915 - Citation à l'ordre de l'armée, en date du 2 octobre 1914 - Citation à l'ordre de l'armée en 5 novembre 1914 - Citation à l'ordre de l'armée en décembre 1914 - Nommé capitaine, le 25 décembre 1914 - Chevalier de la Légion d'Honneur et citation à l'ordre de l'armée, en date du 10 avril 1915 - Commandant de la division d'instruction Caudron du Plessis-Belleville du 7 avril au 15 octobre 1915 - Commandant l'école de pilote militaire de Tours du 15 octobre 1915 au 2 septembre 1916 - Commandant de l'escadrille C 61 du 13 au 23 septembre 1916, date de sa mort - Tué au cours d'un combat aérien, aux commandes d'un Caudron G 4, dans les environs de Balschweiller (Haut-Rhin), le 23 septembre 1916 - Il faisait équipage avec le Slt Charles Marie Goursaud de Merlis, qui a également perdu la vie - Leur avion a été attaqué par l'arrière et est tombé en flammes - Citation à l'ordre de l'armée, à titre posthume, en date du 29 septembre 1916 - A reçu, à titre posthume, comme commandant d'école d'aviation militaire de Tours, une plaquette spéciale en argent offerte aux personnels enseignants navigants des écoles d'aviation militaire, morts pour la France par l'Aéroclub de France (décembre 1916) - Maximilien Münch repose dans le cimetière d'Etel dans le Morbihan (56) - Sources : Pam - LO - CCC escadrille C 61 - FM Morbihan - L'Aérophile - La Guerre Aérienne Illustrée - JORF - Dernière mise à jour : 21 février 2016.

* Citation à l'ordre de l'armée des lieutenants Munch et de Serre à l'escadrille BL 3, en date du 2 octobre 1914 : "N'ont pas hésité à voler pour aller chercher un renseignement important dans des conditions atmosphériques qui les obligeaient à voler bas, rendant leur mission pénible et périlleuse."

* Citation à l'ordre de l'armée des lieutenants Munch et Hugel à l'escadrille BL 3, en date du 5 novembre 1914 : "L'appareil qu'ils montaient ayant été atteint par plusieurs éclats d'obus, d'ont l'un a gravement endommagé le stabilisateur, ils ont continué leur reconnaissance, malgré la violente connonade, et ne sont rentrés atterrir au point désigné qu'après avoir complétement rempli leur missions."

* Chevalier de la Légion d'Honneur et citation à l'ordre de l'armée du Cne Maximilien Joseph Münch, au service aéronautique d'une armée, en date du 10 avril 1915 : "Très brillant officier, pilote très hardi et des plus expérimentés. Ancien chef pilote des écoles d'aviation de Pau et d'Avord. A effectué, depuis le début de la campagne, plus de 60 heures de vol au-dessus des lignes ennemies, sous un feu parfois extrêmement violent d'artillerie et d'infanterie. Le 5 novembre notamment, presque dès le début d'une reconnaissance, l'avion qu'il montait fut touché par des fragments d'un obus ayant éclaté sous la queue de l'appareil. Le stabilisateur fut gravement endommagé et une partie fut emportée par un éclat. Malgré le danger à poursuivre son vol avec d'aussi graves avaries, a continué sa reconnaissance et n'est revenu atterrir qu'après avoir achevé sa mission, donnant ainsi une preuve de ses brillantes qualités de pilote en même temps qu'un magnifique exemple de sang-froid, de courage et d'audacieuse résolution."

* Citation à l'ordre de l'armée, à titre posthume, du Cne Maximilien Joseph Münch, commandant de l'escadrille C 61, en date du 29 septembre 1916 : "Chef d'escadrille remarquable par son énergie et ses qualités professionnelles, donnant à ses subordonnés l'exemple du dévouement le plus complet. Est tombé glorieusement, le 23 septembre, au cours d'un combat aérien."

Les circonstances de la mort du Cne Maximilien Münch et du sous-lieutenant de Merlies, le 23 septembre 1916, extrait de la Guerre Aérienne Illustrée, n° 122 édition du 13 mars 1919 : "Une reconnaissance photographique composée d'un Caudron G 4 (MdL Dubois (pilote), Slt Simon (observateur) protégé par deux Caudron G 4 (Cne Munch (pilote), Slt de Merlies (observateur) et Sgt Lagrange (pilote) et Cal Enjalbert (observateur) et d'un biplace Nieuport de protection (Ltt Le Mounier (pilote), Slt de Morcourt (obs) recevait pour mission de photographier la région Galfingen-Ilfurt.

Partis à 10 heures, groupés, les avions passent les lignes à 10 h. 40 à l'altitude de 3000 mètres dans la région de Burnhaupt. Plusieurs avions allemands sont en vue, patrouillant à grande hauteur : deux biplans vers Galfingen, un Fokker vers Ilfurt, un avion dans les lignes françaises au sud du canal, un autre vers les Vosges.

L'avion du capitaine Munch s'écarte un peu du groupe par manque de vitesse. Le Nieuport biplace va vers lui pour le protéger tandis que les deux autres G. 4 continuent leur mission. Au-dessus de Galfingen l'avion de photographie de Dubois et Simon est attaqué par deux petits biplans. Il réussit à se dégager par des renversements et continue sa route sur Ilfurt. Après avoir rempli sa mission, il rentre dans nos lignes en évitant par des manœuvres le feu de ses adversaires. Pendant ce temps le G. 4 qui le convoyait, piloté par le sergent Lagrange, est attaqué à moins de 30 mètres par un Fokker et à 200 mètres par un Aviatik. Il réussit à se dégager par des renversements, mais l'appareil est gravement endommagé par les balles, avec le bord d'attaque du plan inférieur sectionné et un projectile dans le gouvernail.

L'appareil du capitaine Munch manœuvrait pour retourner dans nos lignes, lorsque à 10h.50 il fut attaqué par un petit biplan qui, piquant à fond, vint se mettre sous sa queue. Il piqua alors verticalement en virant mais soudain son réservoir de droite prit feu. L'avion en flammes tomba au nord de Balschweiler. Le biplan Nieuport, qui était accouru, en voyant l'avion isolé piqua sur l'avion allemand. Il avait tiré quelques cartouches lorsqu'il fut surpris lui-même et attaqué par un petit biplan tirant dans l'hélice, au fuselage de section carrée, qui se plaça à moins de 50 mètres sous sa queue. Le lieutenant Le Mounier réussit néanmoins à mettre son adversaire dans le champ de sa mitrailleuse, à moins de 30 mètres. Les deux adversaires ouvrirent le feu à bout portant. Le Mounier avait tiré un premier rouleau de 50 cartouches de sa Lewis lorsque l'avion allemand paraissant touché, abandonna brusquement le combat et piqua dans ses lignes. Le biplan Nieuport, pour sa part, avait été atteint de neuf balles; l'une avait sectionné la poutre avant du plan supérieur, deux autres l'avaient atteint près des commandes de gauchissement, une autre avait endommagé l'hélice, les dernières avaient perforé les plans.

Voyant tomber en flammes l'avion du capitaine Munch, le sergent Lagrange était descendu jusqu'à 600 mètres au-dessus des tranchées pour repérer le point de chute. Les trois avions restant atterrissaient à 11 h. 30 sur le terrain de Fontaine."

* Ltt Edouard Le Mounier - Né le 27 mars 1888 à Paris 12ème (75) - Fils d'Ange Le Mounier et de Jeanne Roussel - Domiciliés au 29, rue de Dunkerque à Paris - Classe 1908 - Recrutement du 1er bureau de la Seine sous le matricule n° 5039 - Mobilisé au 329ème régiment d'infanterie, le 2 août 1914 - En entrainant sa section à l'assaut, il est blessé d'une balle à la jambe au combat de Guise, le 28 août 1914 - Hospitalisé et évacué sur Le Havre - Convalescence jusque mars 1915 - Affecté à la compagnie de mitrailleuses du 403ème régiment d'infanterie - Croix de Guerre et citation à l'ordre de l'armée, en date du 19 juillet 1915 - Citation à l'ordre du 403ème régiment d'infanterie, en date du 27 juillet 1915 - Brevet de pilote militaire n° 2643 obtenu à l'école d'aviation militaire de Pau, le 6 février 1916 - Pilote au GDE du 25 février au 17 avril 1916 - Pilote de l'escadrille C 61 du 17 avril au 15 octobre 1916 - Nommé Lieutenant à titre définitif, le 5 juillet 1916 - En déplacement du 15 au 21 septembre 1916 - En déplacement du 30 septembre au 4 octobre 1916 - Pilote de l'escadrille N 49 du 15 octobre au 23 novembre 1916 - Chevalier de la Légion d'Honneur et citation à l'ordre de l'armée, en date du 4 novembre 1916 - Mis au repos à la maison de convalescence VR 75 de Viry-Chatillon, à compter du 23 novembre 1916 - Commandant de l'escadrille C 544 stationnée à Monastir (Tunisie) du XX juin 1917 au XX octobre 1917 - A la recherche d'un sous-marin aux larges des côtes tunisiennes, aux commandes d'un Nieuport 12, il est en équipage avec le Ltt Campion, le 10 octobre 1917 - Alors qu'ils viennent de repérer un sous-marin, leur moteur les lâche alors qu'ils sont à 20 km au large et à 1800 mètres d'altitude - Après avoir planés un moment, ils amerrissent à 16 km de la côte, sans capoter - Ils ont le temps de se déshabiller avant que leur avion ne coule - Ils n'avaient plus le choix, il leur fallait rentrer à la nage - Le Ltt Campion ne peut rejoindre et se noya - Le Monnier, malgré les crampes et l'épuisement, se rapprocha lentement du port de Sousse - Il est finalement recueilli par les occupants d'une barque à 500 mètres de la passe d'entrée au port - Il a nagé pendant cinq heures - Il est évacué sur l'infirmerie de l'aviation maritime et soigné pour épuisement, brulures du soleil et une otite, souvenir des Vosges, qui s'est réveillée - Il est évacué vers la métropole pour soins - Affecté aux essais des avions livrés à l'aéronautique militaire - Citation à l'ordre de l'armée, en date du 6 septembre 1918 - Décédé des suites d'un accident aérien, au cours d'un vol en double commande au-dessus du terrain d'aviation militaire de Villacoublay, à l'hopital militaire "Dominique Larrey" de Versailles (Seine-et-Oise), le 2 décembre 1918 - Edouard le Mounier repose dans le cimetière Saint-Michel de St-Brieux (Côtes-d'Armor) - Sources : Pam - Liste des brevets militaires - CCC escadrille C 61 - CCC escadrille N 49 - LO - JORF - La Guerre Aérienne Illustrée - Les Ailes - Dernière mise à jour : 12 avril 2016.

* Citation à l'ordre du régiment du Ltt Edouard Le Mounier, du 403ème régiment d'infanterie, en date du 27 juillet 1915 : "Lieutenant mitrailleur, a, par l'énergique, prompte et opportune intervention de ses pièces 10, 11 et 12, enrayé deux contre-attaques allemandes en fixant l'adversaire et en lui faisant subir des pertes sensibles."

* Citation à l'ordre de l'armée du Ltt Edouard Le Mounier, pilote à l'escadrille C 61, en date du 8 septembre 1916 : "Pilote remarquable, toujours volontaire pour les expéditions dangereuses. Chargé le 23 août 1915 de protéger un avion de reconnaissance, a livré combat à un Fokker au cours duquel il eut son avion criblé de balles, et reçut lui-même une légère blessure. Sa mitrailleuse s'étant enrayée, a foncé sur l'avion ennemi et a réussi à lui faire abandonner le combat."

* Chevalier de la Légion d'Honneur et citation à l'ordre de l'armée du Ltt Edoaurd Le Mounier, pilote de l'escadrille N 49, en date du 4 novembre 1916 : "Officier d'une énergie et d'un dévouement remarquable. Deux fois blessé dans l'infanterie, a fait preuve, dans l'aviation; comme pilote, des plus belles qualités morales et professionnelles. Le 23 août 1915, au cours d'une mission de protection, a foncé, bien que sa mitrailleuse fût enrayée, sur un avion ennemi qui poursuivait un des notres et, par sa ténécité, l'a forcé à se retirer. Le 23 septembre, après avoir mis en fuite un avion de chasse allemand, s'est retourné contre un second appareil qui venait de l'attaquer en arrière et, après un court combat, a forcé son adversaire, gravement atteint, à piquer verticalement dans ses lignes."

* Citation à l'ordre de l'armée du Ltt Edoaurd Le Mounier, commandant de l'escadrille C 544 de Tunisie, en date du 6 septembre 1918 : "Chevalier de la Légion d'Honneur. Officier très énergique et dévoué, a été l'objet de plusieurs citations. Parti pour une reconnaissance, le 10 octobre 1917, n'a pas hésité à s'avancer en pleine mer pour reconnaitre un point suspect. Son appareil étant tombé à l'eau, a fait preuve du plus grand dévouement pour tenter de sauver son observateur et n'a pu personnellement rentrer qu'aux prix d'efforts surhumains et d'une remarquable énergie morale, en nageant pendant cinq heures et demie, en dépit des courants contraires."

Sgt Pierre Antoine Joseph Mélon - Né le 7 mars 1895 à Lyon (69) - Profession avant guerre Etudiant en droit - Appelé au 22ème régiment d'infanterie, le 15 décembre 1914 - Passé à l'aviation comme élève pilote, le 22 décembre 1914 - Brevet de pilote militaire n° 1347 obtenu à l'école d'aviation militaire de Pau, le 15 août 1915 - Pilote de l'escadrille C 61 du 22 au 26 septembre 1915 - Blessé au combat, le 26 septembre 1915 - En convalescence du 26 septembre 1915 au 18 octobre 1916 - Nommé sergent, le 18 mai 1916 - Muté à l'école d'aviation militaire de Châteauroux, le 9 novembre 1916 - Croix de Guerre - Une citation à l'ordre de l'armée, le 21 octobre 1915.

* Citation à l'ordre de l'armée : "Chargé de la protection des avions d'artillerie, n'a pas hésité à attaquer un avion allemand à deux moteurs et deux mitrailleuses rencontré dans sa zone d'opérations. Grièvement blessé au cours du combat et ayant réussi à rentrer des les lignes françaises, a, dès son arrivée à l'hôpital, envoyé un compte-rendu à son chef d'escadrille pour le prévenir de la présence sur le front de cet avion d'un type nouveau."

Slt Antoine Etienne Paul Jalaguier - Né le 28 février 1893 à Nimes (Gard) - Fils d'Henri Louis Jalaguier et de Mathilde Françoise Boissy - Domiciliés au Château de Luc (Gard), route d'Avignon - Profession avant guerre Etudiant à l'école des Hautes Etudes d'Angers - Classe 1913 - Recrutement de Nimes (Gard) sous le matricule n° 534 - Mobilisé au 19ème régiment d'artillerie, à compter du 12 août 1914 - Nommé Brigadier, le 9 novembre 1914 - Passé à l'aéronautique militaire comme élève pilote, le 4 mars 1915 - Nommé Maréchal des Logis, le 4 mars 1915 - Brevet de pilote civil délivré par l'Aéroclub de France et obtenu sur avion Blériot, le 3 août 1915 - Brevet de pilote militaire n° 1308 obtenu à l'école d'aviation militaire de Pau, le 4 août 1915 - Présent à l'école d'aviation militaire de Pau, jusqu'au 10 août 1915 - Pilote de la RGA du 10 août au 5 septembre 1915 - Pilote de l'escadrille C 61 du 5 septembre 1915 au 13 mai 1916 - En soins à l'hôpital du 11 au 13 octobre 1915 - En mission du 22 au 26 novembre 1915 - Médaille Militaire et citation n° 1951 à l'ordre de l'armée, en date du 4 novembre 1915 - En mission du 25 décembre 1915 au 16 janvier 1916 - En stage Nieuport à l'école d'aviation militaire de Pau, à compter du 13 mai 1916 - Pilote de l'escadrille N 31 du (3ème trimestre) 1916 au 20 janvier 1917 - Citation n° 14 à l'ordre de l'aéronautique, en date du 20 juin 1916 - Nommé Adjudant, le 10 octobre 1916 - Affecté à la Mission française en Russie du 20 janvier 1917 au 9 mai 1918 - Nommé Sous-lieutenant à titre temporaire, le 24 janvier 1917 - Pilote de l'escadrille N 581 de Russie d'avril 1917 à mars 1918 - Citation n° 3 à l'ordre de la mission militaire française en Russie en 1917 - Citation n° 6048 à l'ordre de la mission militaire française en Russie, en date du 24 février 1918 - Pilote du GDE du XX avril au 26 mai 1918 - Pilote de l'escadrille SPA 81 du 26 mai au 29 juillet 1918 - Pilote du GDE du 29 juillet 1918 au XXX - Démobilisé, le 23 septembre 1919 - Citation n° 23.378 à l'ordre de l'armée, en date du 17 février 1920 - Affecté, dans la réserve, au 3ème régiment d'aviation de chasse stationné à Châteauroux, le 22 juin 1920 - A effectué une période d'exercices au 3ème régiment d'aviation de Châteauroux du 31 mai au 14 juin 1921 - A effectué une période d'exercices au 3ème régiment d'aviation de Châteauroux du 10 au 24 juillet 1922 - Affecté, dans la réserve, au 35ème régiment d'aviation stationné à Lyon-Bron, le 17 octobre 1922 - Marié avec Fanny Parlier, le 11 juin 1924 - A effectué une période d'exercices au 35ème régiment d'aviation de Lyon-Bron du 28 juillet au 11 août 1924 - A effectué une période volontaire d'entrainement comme pilote d'avion au 35ème régiment d'aviation du 17 avril au 27 août 1928 - Nommé Capitaine de réserve, le 25 juin 1929 - A effectué une période sur la base aérienne de Lyon du 24 juillet au 13 août 1933 - A accompli une période d'exercices au bataillon de l'air n° 105, à compter du 29 août 1939 - Maintenu sous les drapeaux en raison de la mobilisation générale et affecté à la section d'ouvriers estafettes 5/105, le 2 septembre 1939 - Affecté au Bataillon de l'Air n° 109, le 20 septembre 1939 - Commandant du groupe de remorquage 4/108, rattaché au bataillon de l'air n° 108, le 1er janvier 1940 - Nommé Commandant de réserve, le 15 mars 1940 - Démobilisé, le 18 juillet 1944 - Domicilié au 248, boulevard Perrier à Marseille (Bouches-du-Rhône), à compter du 18 juillet 1944 - Sources : Pam - LO non communicable - Fiche Matricule du département du Gard - Liste des brevets militaires - CCC de l'escadrille C 61 - CCC de l'escadrille N 31 - CCC de l'escadrille SPA 81 - JORF - Dernière mise à jour : 29 novembre 2016.

* Médaille militaire et citation n° 1951 à l'ordre de l'armée, en date du 4 novembre 1915 : "S'est offert spontanément pour accomplir une mission dangereuse; l'a tentée à huit reprises différentes, s'offrant à faible hauteur au feu de l'artillerie ennemie et livrant de fréquents combats aux avions ennemis. A réussi sa mission, le 7 octobre 1915."

* Chevalier de la Légion d'Honneur et citation n° 23.378 à l'ordre de l'armée du Ltt Paul Jalaguier, au service des réparations de l'aviation n° 1 de Siant-Cyr, en date du 17 février 1920 : "Comme pilote aviateur à la 581ème escadrille de bombardement en Russie, s'est distingué au cours de la campagne d'été par son courage et son audace."

Sgt Henri Thamin - Né le 18 mars 1891 à Dijon (69) - Profession avant guerre Etudiant en droit - Entré ne service actif au 2ème groupe d'aviation, le 19 octobre 1912 - Brevet de pilote militaire n° 1206 en date du 18 juillet 1915 - Pilote de l'escadrille C 61 du 23 août au 11 octobre 1915 - Tué au combat dans les environs de Somme-Py (51), le 11 octobre 1915 - Il faisait équipage avec le soldat Lasserre, qui a également perdu la vie - Leur adversaire était probablement le Ltn Otto Parschau du KG 1 (sa 1ère victoire).

* Citation à l'ordre de l'armée : "N'ont cessé depuis leur arrivée à l'escadrille de donner le meilleur exemple de courage et d'entrain, contribuant par des croisières quotidiennes et des luttes fréquentes avec des avions ennemis à la protection de nos avions d'artillerie. Tués, le 11 octobre 1915, au cours d'un combat aérien."

 

Photo du Cne Pierre de Saqui-Sannes

Cne Pierre Eugène Marie de Saqui-Sannes - Né le 7 juillet 1876 à Apt (Vaucluse) - Fils de Marie Hippolyte Raoul de Saqui-Sannes et de Marie Joséphine Tichalou - Marié et domicilié au 1, rue Casimir Perrier à Grenoble - Classe 1896 - Recrutement d'Apt sous le matricule n° 903 - Engagé volontaire pour quatre ans, au titre du 38ème régiment d'artillerie, le 30 novembre 1894 - Nommé Brigadier fourrier, le 1er juin 1895 - Nommé Maréchal des Logis, le 1er décembre 1895 - Affecté au 4ème régiment de Chasseurs d'Afrique, le 3 février 1897 - Campagne de Tunisie du 14 février 1897 au 1er mars 1898 - Affecté à la 8ème compagnie de cavaliers de remonte, le 12 septembre 1897 - Nommé Brigadier fourrier, le 24 septembre 1897 - Affecté au 2ème régiment d'infanterie de Marine, le 2 mars 1898 - Nommé Caporal, le 30 juin 1898 - Nommé Sergent, le 31 décembre 1898 - Nommé Sergent-fourrier, le 10 juin 1899 - Admis à l'école militaire d'infanterie de St-Maixent comme élève officier, le 20 avril 1900 - Fin des cours, le 2 mars 1901 - Nommé Sous-lieutenant et affecté au 22ème régiment d'infanterie coloniale, le 1er avril 1901 - A accompli un stage au 15ème escadron du train des équipages militaires à Orange du 14 juillet au 14 août 1901 - Affecté au 2ème régiment de tirailleurs sénégalais, le 15 juillet 1902 - Opérations en Afrique occidentale française du 15 juillet 1902 au 20 avril 1907 - Nommé Lieutenant de 2ème classe, le 1er août 1903 - Affecté au 24ème régiment d'infanterie coloniale, le 10 mai 1907 - Affecté au 4ème régiment d'infanterie coloniale, le 24 mai 1907 - Affecté au 2ème régiment de tirailleurs sénégalais, le 25 octobre 1907 - Opérations en Afrique occidentale française du 25 octobre 1907 au 28 février 1908 - Affecté, en hors cadre, au territoire militaire du Niger, le 5 novembre 1907 - Opérations dans le territoire du Niger du 1er mars 1908 au 5 août 1909 - Nommé Lieutenant de 1ère classe et affecté au 4ème régiment d'infanterie coloniale, le 27 août 1909 - Affecté au 22ème régiment d'infanterie coloniale, le 10 janvier 1910 - Affecté au 3ème bataillon de marche du Maroc, le 25 avril 1911 - Affecté au 22ème régiment d'infanterie coloniale, le 28 juillet 1911 - Chevalier de la Légion d'Honneur, le 4 août 1911 - Affecté au 2ème régiment de marche du Maroc, le 1er avril 1912 - Nommé Capitaine, le 25 décembre 1912 - Affecté au 2ème bataillon sénégalais du Maroc, le 19 janvier 1913 - Affecté au 3ème régiment d'infanterie coloniale du Maroc, le 1er juillet 1913 - Affecté au 24ème régiment d'infanterie coloniale, le 9 mars 1914 - Affecté au 5ème régiment d'infanterie coloniale, le 11 juin 1914 - Citation à l'ordre du 5ème régiment d'infanterie coloniale - Passé à l'aéronautique militaire comme observateur, le 9 septembre 1915 - Observateur du RGA du 9 septembre 1915 au 9 octobre 1915 - Observateur de l'escadrille C 61 du 24 octobre 1915 au 31 janvier 1916 - Observateur de l'escadrille MF 7 du 31 janvier au 10 mars 1916 - Officier de la Légion d'Honneur, Croix de Guerre et citation à l'ordre de l'armée, en date du 3 mai 1916 - Elève pilote de l'école d'aviation de Chartres - Titulaire du brevet de pilote militaire n° 3952 obtenu à Chartres, le 16 juillet 1916 - Stage de perfectionnement à l'école d'aviation militaire d'Avord jusqu'au 22 août 1916 - Commandant l'escadrille SOP 7 du 6 janvier au 23 juin 1917 - Nommé Chef de Bataillon à titre définitif, le 19 avril 1918 - Croix de Guerre - Médaille Coloniale avec agrafes "Afrique" - "Sahara" - "Maroc" - Etoile Noire du Bénin - Affecté comme adjoint du commandant de l'école d'aviation militaire d'Istres, le 12 novembre 1920 - Nommé Commandant du 2ème groupe d'ouvriers d'aviation à Istres, le 1er juillet 1922 - Nommé Commandant du centre d'instruction d'aviation d'Istres - Nommé Lieutenant-colonel en 1923 - Nommé Commandant de l'école pratique d'aviation militaire d'Istres - Nommé Colonel, le 25 septembre 1927 - En congé du personnel navigant, le 10 décembre 1928 - Décédé, le 24 novembre 1948 - Pierre de Saqui-Sannes repose dans le cimetière du village de Ste-Anne-du-Castellet (Var) - Sources : Pam - FM département du Var - JORF - Dernière mise à jour : 8 mai 2016.

* Chevalier de la Légion d'Honneur et citation à l'ordre de l'armée du Ltt Pierre Eugène Marie de Saqui-Sannes, au 1er régiment de marche d'infanterie coloniales des troupes débarquées au Maroc (4ème section de mitrailleuses), en date du 4 août 1911 : "17 ans de services, 9 campagnes. A fait preuve de belles qualités militaires au combat de Mechra-Douderaa, le 22 mai 1911, en maintenant sa section sous le feu très vif d'un ennemi embusqué à faible distance et lui a infligé, par la justesse de son tir, les pertes les plus sérieuses (Maroc)."

* Officier de la Légion d'Honneur, Croix de Guerre et citation à l'ordre de l'armée du Cne Pierre Eugène Marie de Saqui-Sannes, observateur à l'escadrille MF 7, en date du 3 mai 1916 : "A montré depuis le début de la campagne dans les différents combats, une bravoure au dessus de tout éloge. Le 5 septembre 1914 est resté pendant neuf heures sous un bombardement violent, un gros projectile tombant sur son groupe et faisant de nombreuses victimes, a fait preuve d’héroisme en restant sous le feu de l’ennemi et en y maintenant sa troupe malgré une grave blessure qui lui avait enlevé le pied. N’a consentit à se laisser emporter que lorsque le calme de la troupe fut rétabli. Sur sa demande a repris du service comme observateur en avion, avant d’être remis de ses blessures. Bien que très faible encore, tient à assurer son service d’observateur faisant preuve ainsi d’un grand courage et d’une rare énergie."

 

 

 

 

Les avions

Restes du Caudron de l'équipage Sgt Henri Thamin (pilote) et Soldat Jacques Lasserre (mitrailleur) abattu dans les environs de Somme-Py (Marne), le 11 octobre 1915 - Leur adversaire était probablement le Ltn Otto Parschau du KG 1 (sa 1ère victoire) - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Photo droits réservés

Le Caudron G 4 de l'équipage MdL François Marcot (pilote) / Sol Philippe Alloncle (mitrailleur) vient d'être remis sur ses roues après un capotage en campagne, le 14 décembre 1915 - Au cours d'un combat contre cinq Aviatik et deux Fokker E, entre Mülheim et Neuenberg, l'équipage français est tué - Il est probable que le pilote, touché à mort, a eu la force de ramener son avion au sol avant de décéder - Photo droits réservés.

Terrain d'aviation de Fontaine, à 12 km à l'Est de Belfort, en août 1916 - Il a été utilisé par l'escadrille C 61 du 22 mars 1916 au 22 juin 1917 - Photo Jean Amigues transmise par Jean-Pierre Amigues, son petit-fils que je remercie pour son aide.

Pilotes et observateurs de l'escadrille SAL 61 en avril 1918 - De droite à gauche, le Slt Jean Martin, observateur du 17 avril au 31 mai 1918, tué au combat, le 31 mai 1918 puis le Slt Théophile Roy (observateur du 10 juillet 1917 au 16 août 1918, tué au combat, le 16 août 1918 - les autres officiers restent à identifier - L'homme travaillant sur l'aile supérieure est un mécanicien - Photo collection Gregory VanWyngarden que je remercie pour son aide.

Expositions de matériels d'artillerie allemands autour de l'Arc de Triomphe de Paris en 1918- 1919 - Photo prise par un équipage de l'escadrille SAL 61 - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Photo André Marois transmise par Cyrille Barbié de Préaudeau, son petit-fils, que je remercie pour son aide.

Les avions

Salmson 2A2 baptisé "Le Gone" affecté à l'escadrille SAL 61 au début de l'année 1918 - Le Gone est un enfant dans le langage de la région de Lyon (Rhône) - Ce nom de baptème laissait présager que le pilote était très jeune et issu de la région lyonnaise - L'unité a été transformée sur Salmson 2A2 en janvier 1918 et les a utilisé jusqu'à sa dissolution, le 9 mars 1919 - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Photo collection Jean-Michel Beaudoin que je remercie pour son aide.

Le même Salmson 2A2 baptisé "Le Gone" de l'escadrille SAL 61 en 1918 - L'observateur est le Slt Germain Grosjean qui a été détaché dans cette unité du 11 avril 1918 au 27 février 1919 - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Photo collection Michel Gasser, son petit neveu que je remercie pour son aide.

* Slt Germain Léon Cristin Grosjean - Né le 4 janvier 1898 à Lanans (Doubs) - Affecté au 107ème régiment d'artillerie - Admis aux cours spéciaux des élèves aspirants d'artillerie de l'école militaire de l'artillerie de Fontainebleau suite au concours des 11 et 12 mai 1917 - Nommé Aspirant d'artillerie, à titre temporaire, le 25 décembre 1917 - Affecté au 47ème régiment d'artillerie, le 25 décembre 1917 - Passé à l'aéronautique militaire comme observateur - Stage de tir à l'école de tir aérien de Cazaux jusqu'au 11 avril 1918 - Observateur de l'escadrille SAL 61 du 11 avril 1918 au 27 février 1919 - Nommé sous-lieutenant à titre temporaire, le 15 septembre 1918 - Observateur de l'escadrille SPAbi 2 à compter du 27 février 1919 - Après guerre, les aspirants et sous-lieutenants d'artillerie nommés à titre temporaire reprennent leurs grades précédents de sous-officiers - Détaché au 2ème régiment d'aviation d'observation - Nommé sous-lieutenant à titre temporaire, dans la réserve, le 13 juin 1920 - Domicilié 6, rue Claude Charles à Nancy - Affecté au 21ème régiment d'aviation, le 11 septembre 1922.

Un équipage de la SAL 61 pose à bord d'un Salmson 2A2 de leur unité pendant l'année 1918 - Il s'agit de l'exemplaire où était peint le Gone, le gamin de Lyon - Remarquez l'insigne collectif sur le fuselage associé à l'insigne personnel - Les hangars sont ceux de la RGA - La tête du Slt André Marois, observateur, est visible au-dessus de la mitrailleuse Vickers, synchronisée avec le fonctionnement de l'hélice - Photo André Marois transmise par Cyrille Barbié de Préaudeau, son petit-fils, que je remercie pour son aide.

En place arrière, le Slt André Marois, observateur de la SAL 61, pose à bord d'un Salmson 2A2 de son escadrille en 1918 - Les hangars sont ceux de la RGA - Photo André Marois transmise par Cyrille Barbié de Préaudeau, son petit-fils, que je remercie pour son aide.

 

Monuments commémoratifs
et tombes

Tombe du Cne Maximilien Münch, commandant de l'escadrille C 61, tué au combat à bord d'un Caudron G 4, en compagnie du Slt Charles Goursaud de Merlis, observateur, le 23 septembre 1916 - Münch repose dans le cimetière d'Etel dans le Morbihan (56) - Photo Alain Octavie que je remercie pour son aide.

Tombe du Cne Maximilien Münch, commandant de l'escadrille C 61, tué au combat à bord d'un Caudron G 4, en compagnie du Slt Charles Goursaud de Merlis, observateur, le 23 septembre 1916 - Münch repose dans le cimetière d'Etel dans le Morbihan (56) - Photo Alain Octavie que je remercie pour son aide.

Détail de la tombe du Cne Maximilien Münch, commandant de l'escadrille C 61, tué au combat, le 23 septembre 1916 - Photo Alain Octavie que je remercie pour son aide.

Monuments commémoratifs
et tombes

Caveau de la famille de Saqui-Sannes dans le cimetière du village de Ste-Anne-du-Castelet (Var) - Y repose le Col Pierre Eugène Marie Marquis de Saqui Sannes, ancien observateur des escadrilles C 61 et MF 7 et pilote, commandant l'escadrille SOP 7 du 6 janvier au 23 juin 1917, décédé le 24 novembre 1948 et sa femme Marie Alice Félicie Rabatel Fernel, décédée, le 29 décembre 1960 - Photo Claude Dannau que je remercie pour son aide.

Caveau de la famille de Saqui-Sannes dans le cimetière du village de Ste-Anne-du-Castellet (Var) - Y repose le Col Pierre Eugène Marie Marquis de Saqui Sannes, ancien observateur des escadrilles C 61 et MF 7 et pilote, commandant l'escadrille SOP 7 du 6 janvier au 23 juin 1917, décédé le 24 novembre 1948 et sa femme Marie Alice Félicie Rabatel Fernel, décédée, le 29 décembre 1960 - Photo Claude Dannau que je remercie pour son aide.

Soldat Jacques François Charles Lasserre - Mécanicien et mitrailleur de l'escadrille C 61 Né le 10 janvier 1894 à Dax (Landes) - Tué au combat, en compagnie du Sgt Henri Thamin, dans les environs de Sommepy, le 11 octobre 1915 - Leur adversaire était vraisemblablement le Ltn Otto Parschau du KG 1 - Il repose dans le cimetière de Sommpy-Tahure (51) - Photo Philippe Crozet que je remercie pour son aide.

 

Remerciements à :

- M. Philippe Crozet pour l'envoi de la photo de la tombe du soldat Jacques Lasserre.
- M. Gregory VanWyngarden pour l'envoi des photos de sa collection.
- M. Jean-Pierre Amigues pour la communication des archives de Jean Amigues, son grand-père.
- M. Michel Gasser pour la communication de la photo du SAL 2A2 du Slt Germain Grosjean, son grand-oncle.
- M. Philippe Lamy pour la transmission de la photo du SAL 2A2 du Slt Germain Grosjean.
- M. Claude Levet pour l'envoi de la photo du Slt Jean Lasnier.
- M. Christophe Salze pour la transmission des photos de Richard Rivière.
- M. Alain Octavie pour l'envoi des photos de la tombe du Cne Maximillien Münch.
- M. Claude Dannau pour la transmission des photos de la tombe du Col de Saqui-Sannes.
- M. Jean-Michel Beaudoin pour l'envoi de la photo du Salmson 2A2 de la SAL 61.
- M. Cyrille Barbié de Préaudeau
pour l'envoi des archives d'André Marois, son grand-père.

Bibliographie :

- Fiche matricule du soldat Jean Breton archivée aux archives départementales de la Sarthe.
- Les escadrilles de l'aéronautique militaire française - Symbolique et histoire - 1912-1920
- Ouvrage collectif publié par le SHAA de Vincennes en 2003.
- L'aviation française 1914-1940, ses escadrilles, ses insignes - par le Commandant E Moreau-Bérillon - publié à compte d'auteur en 1970.
- The French Air Service War Chronology 1914-1918 par Frank W.Bailey et Christophe Cony publié par les éditions Grub Street en 2001.
- Les Insignes de l'Aéronautique Militaire Française jusqu'en 1918 par Philippe Bartlett - publié par les éditions Indo Editions en 2002.
- Les "As" français de la Grande Guerre en deux tomes par Daniel Porret publié par le SHAA en 1983.
- Les Armées françaises dans la Grande Guerre publié à partir de 1922 par le Ministère de la Guerre.
- Site Internet "Traditions des escadrilles de l'Armée de l'Air" de Henri Guyot - Voir le lien
- Site Internet "Les Insignes de l'Armée de l'Air" de Jean-Jacques Leclercq - Voir le lien
- Site Internet "Mémoires des Hommes" du Ministère de la Défense - Voir le lien
- Site Internet " Pages 14-18 " de Joël Huret.

 

Si vous avez des documents écrits ou photographiques pouvant compléter les données de cette page, veuillez contacter l'auteur du site.

Escadrille 60 Escadrille 62

 

 

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