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L'origine du coq de la N 62

Pièce de 20 fr or à l'origine du dessin du coq de la N 62. Cette pièce a été en usage de 1899 à 1914 - Photo Albin Denis

Insignes peints sur les fuselages

Version noire du coq de la N 62 - Apparu vers mai-juin 1916 à Cachy, on a pu l'observer sur les Nieuport 11 n° 1159 codé "6" de l'Adj Paul Tarascon, Nieuport 14 n° 724, Nieuport 17 n° 1981 baptisé "Zigomar 3" et codé "1" de l'Adj Paul Tarascon - Tous ces coq étaient peints au pochoir, seules les couleurs variaient selon les pilotes - dessin Albin Denis.

Version multicolore du coq de la N 62 - Cette version plus rare a été observé sur le Spad VII baptisé "Fantasio II" du Sgt Marcel Bloch - Il existait une version plus simple de couleur blanche avec crête et pattes rouges - Dessin Albin Denis

Cette version blanche du coq de la N 62 a été peinte sur les Nieuport 11 peints avec de la peinture marron ou vert et sur les Nieuport 16 portant le camouflage bi-tons marron et vert - Voir pour l'exemple le Nieuport 11 n° 608 du Ltt Henri Lecour Grandmaison, le Nieuport 16 n° 964 codé "2" du Ltt Charles de Guibert, le Nieuport 16 n° 983 du MdL Célestin Sanglier, le Nieuport 17 n° 1501 codé "7" de l'Adj Henri de Guibert, le Sopwith 1A2 n° 6, le Nieuport 17 n° 1398 à capot moteur jaune,

Ultime version du coq de la N 62 - Il est apparu sur la série des Nieuport 23 - 24 - 24 bis ainsi que sur les premiers Spad VII de l'escadrille - C'est cette version du coq qui a laissée sa place au combat batailleur dit de "Boutin" - Dessin Albin Denis.

Second coq adopté par l'escadrille N 62 - Dessiné par le Sgt Georges Boutin, photographe de la 62, il est représenté de manière beaucoup plus agressive, en position de combat - Il a été peint principalement de deux manières, entièrement en noir et noir avec pattes et crête rouge - Il n'est pas exclu que certains coqs dits de "Boutin" aient été peints en rouge - Je n'ai pu le vérifier pour l'instant - Dessin Albin Denis

Variante du second coq adopté par l'escadrille N 62 - Il était peint avec le même pochoir mais en détaillant les pattes, la crête, le bec en rouge - Dessin Albin Denis.

Fanion de l'escadrille N 62

Fanion de l'escadrille N 62 photographié en 1917 - On distingue la fourragère aux couleurs du ruban de la Médaille Militaire, deux Croix de Guerre 14-18 portant chacune une palme de bronze correspondant aux deux premières citations à l'ordre de l'armée (13 janvier 1917 et 16 novembre 1917) - Photo collection Daniel Porret, colorisée par Albin Denis.

 

Symbolique

En mai-juin 1916, comme les escadrilles de chasse se multiplient dans l'aéronautique militaire française, il devient urgent de les différencier. Le Grand Quartier Général demande à chaque unité d'adopter un emblème. Le Capitaine Antonin Brocard, chef des escadrilles de Cachy, réunit son personnel et demande à tous d'imaginer le futur insigne de leurs unités. De tous les dessins qui sont proposès, viennent largement en tête les animaux et plus particulièrement les coqs. Ils sont vraiment de toutes tailles et de toutes couleurs. C'est le symbole de la France et presque désiré par tous. Mais ce n'est pas lui qui représentera l'escadrille N 3 du célébre Guynemer. En effet, le Capitaine Brocard reconnaît cette presque unanimité mais déclare que le coq ne vole pas merveilleusement bien et impose alors une cigogne. Le choix du chef que l'on ne peut changer !
Cet oiseau symbolisera à merveille l'Alsace et la Lorraine que la France veut reprendre à tout prix. Plusieurs jours plus tard, la N 3 adopte une cigogne aux ailes basses conçue par un soldat de la section de camouflage d' Amiens. A partir de ce dessin, l'Adj Borzecki en réalisera le pochoir.

L'escadrille N 62 opte alors pour le coq. Il personnifiera à merveille l'esprit combatif et le courage des aviateurs. Le premier modèle choisi est celui qui figure sur les pièces d'or de 20 fr. d'avant guerre. A partir de cet instant, la N 62 devient l' escadrille des "Coqs". D'ailleurs, plusieurs pilotes de la N 3, déçus que le gallinacé n'ai pas été choisi, passent volontairement à la 62 en mai 1916 (à confirmer). Désormais renforcé de sept pilotes de la N 3, l'escadrille N 62 va pouvoir accomplir ses missions avec des moyens accrus, constitués de Nieuport 11 et 16 pour la couverture de chasse et de Nieuport 10 et 12 pour la reconnaissance aérienne, sa mission principale. Selon le revêtement de l'avion, il pouvait être représenté en blanc ou noir. Par la suite, seule la couleur rouge perdurera pour honorer le sang versé par les équipages.

Au fil des mois et des hommes qui passent, le dessin du coq, qui orne les fuselages, ne caractérisera plus suffisamment le caractère batailleur des navigants. Une variante va voir le jour. Cette fois, c'est un coq agressif, prêt au combat, tête basse, plumes au vent qui est plébiscité par les pilotes. L'auteur de ce nouvel emblème est le Sergent Georges Boutin de la section photo. Il ajoute une devise en latin "Unguibus et Rostro", des ongles et du bec, pour personnaliser encore plus l'envie de se défendre vigoureusement en usant de tous les moyens. L'apparition de ce nouveau coq date de 1917. Il est certain que les deux variantes aient cohabité un certain temps sur les fuselages.

Insignes métalliques
de l'escadrille 62

Insigne métallique de l'Adj Paul Tarascon, l'As de l'escadrille 62 - Il y a de grandes chances qu'il ait été fabriqué par un mécanicien - Photo famille Tarascon que je remercie pour son aide.

Insigne métallique du Cne François Coli, pilote et chef de l'escadrille N 62 du 28 février 1917 au 20 août 1918 - Cet insigne a également été fabriqué par un mécanicien - Les arrondis et les découpes sont différents que ceux rencontrés sur l'insigne supérieur - Les couleurs ne sont pas conformes car cet insigne a été photographié en noir et blanc et recolorisé par la suite - Photo famille Peytavin de Garam / Coli que je remercie pour son aide.

Dessin exécuté par Georges Boutin pour permettre la réalisation de l'insigne ci-dessous - Photo Famille Detraz que je remercie pour son aide.

Insigne en argent du Sgt Georges Boutin - Photographe et dessinateur de l'escadrille N 62 - C'est lui qui a dessiné le coq de combat qui sera adopté comme deuxième emblème de l'escadrille 62 - Au dos, on trouve le nom de son propriétaire - Photo collection Bernard Thévenet que je remercie pour son aide.

Barrette de rappel d'unité destiné a être attachée à une fourragère décernée à titre individuel - Une fourragère décernée à titre individuel était décernée aux militaires ayant participé à toutes les batailles pour laquelle l'unité a été décorée - Pour la SPA 62, en tenant compte de la rotation des personnels navigants au sein des escadrilles, ils ne devaient pas être nombreux à prétendre à cette distinction - La SPA 62 a été décoré de la Médaille Militaire pour ses 5 citations à l'ordre de la 6ème armée - On peut compter de manière certaine le Slt Paul Tarascon, le Cne Louis Blamoutier, plus un certain nombre de mécaniciens - Il s'agit cette fois d'un insigne moulé fabriqué en petite série - L'insigne présenté appartenait au Cne Louis Blamoutier, chef de la section photo de la 6ème armée puis commandant de la SPA 62 du 20 août 1918 à mai 1919 - Pièce conservée par la famille du Cne Louis Blamoutier que je remercie chaleureusement pour leur aide et leur accueil.

Insigne métallique de la SPA 62 - Cette fois, il s'agit d'un insigne très fin, sculpté, certainement fait en série par un fabricant spécialisé ou un bijoutier - Je n'ai pu avoir une photo de la face opposée - Je ne sais donc pas si cet insigne porte un poinçon qui pourrait indiquer sa provenance - Insigne conservé par la famille du Cne Louis Blamoutier que je remercie chaleureusement pour leur aide et leur accueil.

Détail de l'insigne et des médailles portés par le Slt Etienne Mougeot, pilote de l'escadrille SPA 62 du 21 novembre 1916 au 16 février 1918 - Remarquez l'insigne de poitrine, le coq combattant semblable à celui de dessus - Voir la photo du Slt Mougeot en entier en bas de cette page - Photo mis en ligne par le site Gallica de la Grande Bibliothèque de France.

Barrette de rappel d'unité "N 62" associée à la fourragère aux couleurs du ruban de la Médaille Militaire du Slt Etienne Mougeot, pilote de l'escadrille N 62 puis SPA 62 du 21 novembre 1916 au 16 février 1918 - Photo mis en ligne par le site Gallica de la Grande Bibliothèque de France.

Insigne souvenir fabriqué après guerre par un bijoutier pour le compte de l'Adc Maurice Delépine, pilote de l'escadrille SPA 62 du 14 novembre 1917 au 3ème trimestre 1919 - 2 victoires homologuées - Décédé des suites d'un accident aérien dans les environs d'Epernay, le 22 novembre 1922 - Cet insigne a été fabriqué en argent et est recouvert de strass - Le bijoutier a laissé sa marque "MR" - Insigne Collection Olivier Baillon que je remercie pour son aide.

 

Unités détentrices des traditions
de l'escadrille SPA 62

Fanions des unités héritières
de ses traditions

Vue recto du fanion de l'escadrille SPA 62 qui appartenait à l'As Jean Favre de Thierrens, pilote puis commandant de l'escadrille SPA 62 à partir de mai 1919 - Il s'agit très probablement du fanion personnel du pilote - Le coq représenté est moins élancé que celui du fanion officiel et la broderie jaune extérieure est beaucoup plus épaisse - Fanion collection Jean-Laurent Truc que je remercie pour son aide.

Vue verso du fanion de l'escadrille SPA 62 qui appartenait à l'As Jean Favre de Thierrens, pilote puis commandant de l'escadrille SPA 62 à partir de mai 1919 - Fanion collection Jean-Laurent Truc que je remercie pour son aide.

 

Insignes métalliques des unités
détentrices de ses traditions

Insigne de la 4ème escadrille du GC II/1 - Insigne valable pour la période allant du 31 octobre 1932 au 1er octobre 1942 - Cette unité a volé successivement sur Nieuport 62 au Bourget, Dewoitine 510 à Etampes et finalement sur Bloch MB 152 pendant la campagne de France de 39-40 - Insigne Collection Jean-Jacques Leclercq que je remercie chaleureusement pour son aide.

Présentation recto-verso de l'insigne de la 4ème escadrille du GC II/1 - La partie gauche de la fixation de l'épingle a été refaite - Photo Ebay France.

Insigne de l'escadron de chasse II/1 en 1942 - Il a été fabriqué en aluminum et été peint - Droits réservés.

Porte-clefs de l'époque de l'escadron de chasse 2/1 "Morvan" - Pièce datée de 1954 - Sa 1ère escadrille détenait les traditions de la SPA 62 de la Grande Guerre - Stationné sur la base de Saint-Dizier du 1er février 1953 au 1er novembre 1957, cette unité volait à cette époque sur F-84G Thunderjet - Photo Collection Patrice Gout que je remercie pour son aide.

Insigne de l'escadron 2/1 "Morvan" stationné sur la base aérienne 113 de Saint-Dizier du 1er avril 1952 au 28 février 1966 - Ses deux escadrilles étaient détentrices des traditions de la SPA 62 (1ère escadrille) et de la SPA 94 (2ème escadrille) - Insigne homologué au SHD de Vincennes sous le n° A 531 en 1953 - Insigne collection Patrice Gout que je remercie pour son aide.

Coupelle souvenir de 10 cm de diamètre présentant l'insigne de l'escadrille SPA 62 ainsi que sa devise en latin : "Unguibus et Rostro" - L'époque d'émission est incertaine - peut-être années 50 - Photo Albin Denis.

Insignes métalliques des unités
détentrices de ses traditions

Insigne de la 1ère escadrille de l'EC 2/1 "Morvan" - Insigne datant de 1952 - Insigne appartenant à la collection de Patrice Gout que je remercie pour son aide.

Insigne métallique de la 3ème escadrille de l'EC 3/5 "Comtat Venaissin" stationné sur la BA 115 d'Orange-Caritat - Cet insigne a été homologué au SHD de Vincennes sous le n° 1173 en 1986 - Cette escadrille, héritière des traditions de la SPA 62 de la Grande Guerre, a été rattachée à cet escadron, du 1er avril 1981 au 1er juillet 1988 - Elle a été, à cette date, transférée comme 3ème escadrille de l'EC 3/30 "Lorraine" stationné sur la base aérienne 112 de Reims-Champagne - Le numéro "33" correspond au 33ème personnel baptisé au sein de cette escadrille - Insigne fabriqué par "Drago Paris" et appartenant à la collection d'Alain Campo que je remercie pour son aide.

Insigne métallique de la 3ème escadrille de l'EC 3/5 "Comtat Venaissin" stationné sur la BA 115 d'Orange-Caritat - Cet insigne a été homologué au SHD de Vincennes sous le n° 1173 en 1986 - Cet insigne date de 1988, année de son transfert à l'EC 3/30 "Lorraine" stationné à Reims-Champagne - Insigne appartenant à la collection de Patrice Gout que je remercie pour son aide.

Insigne métallique de la 3ème escadrille de l'EC 1/3 "Navarre" stationné sur la BA 133 de Nancy-Ochey - Cet insigne a été homologué au SHD de Vincennes sous le n° 1173 en 1986 - Insigne personnel de l'auteur - Le n° 119 est son ordre au sein de cette escadrille - Fabrication Asie du Sud-Est - Photo Albin Denis.

Insigne actuel de l'escadron de chasse 1/3 "Navarre" époque Mirage 2000 D - Il a été homologué par l'auteur de ce site au SHD de Vincennes sous le numéro A 1284 en 1996 - Cette unité stationne sur la base aérienne 133 de Nancy-Ochey du 3 septembre 1967 à nos jours où elle vole maintenant sur Mirage 2000D - Le 1/3 "Navarre" a utilisé opérationnellement le Mirage 2000D à partir de juillet 1993 - Sa 3ème escadrille détient les traditions de l'escadrille SPA 62 de la Grande Guerre - On trouve une série de cet insigne avec l'attache dans le sens vertical - Fabrication Asie du Sud-Est - Le numéro 02 correspond au rang dans l'enregistrement des personnels au sein de l'unité - Le cahier du suivi est tenu par les traditions de l'escadron - Photo Albin Denis.

Coin édité par la 3ème escadrille de l'EC 1/3 "Navarre" en 2010 - Il a été créé par le Cdt Cornetto, commandant de la SPA 62 à l'époque - Photo Sébastien Douezi que je remercie pour son aide.

 

Appellations successives

Lieux de stationnements

 

Carte des différents stationnements

 

Commandants

Rattachements de l'escadrille

Décorations

As et personnels connus

Avions Utilisés

Relevés des numéros d'avions

Relevés quantitatifs

 

 

Batailles et missions importantes
de l'escadrille 62

A venir

 

 

Personnels de l'escadrille 62

La liste sera donnée ultérieurement

 

 

 

 

 

Morts : en rouge / Blessés et indemnes : en jaune

 

Citations collectives
de l'escadrille 62

1ère citation - A l'ordre de la VIème armée - Ordre n° 437 en date du 13 janvier 1917 - Escadrille N 62 : "Escadrille remarquable, spécialisée dans la prise de photographie de l'arrière front, a pu renseigner continuellement le commandement, grâce à l'exécution brillante de cinquante-deux reconnaissances photographiques éloignées, au cours desquelles elle a abattu quinze avions et six Drachen ennemis."

2ème citation - A l'ordre de la VIème armée - Ordre n° 532 en date du 16 novembre 1917 - Escadrille SPA 62 : "Escadrille admirable de courage, de conscience et de dévouements, n'a cessé pendant quinze mois d'opérations actives de rendre les plus éminents services, grâce aux renseignements précis qu'elle a fournis. Au cours des affaires d'octobre 1917, sous le commandement du capitaine Coli, a, malgré des conditions atmosphériques les plus défavorables, volant à très faible altitude, assuré l'exécution de ses missions photographiques sur l'arrière front adverse. Déjà cité à l'ordre de l'armée en janvier 1917, a depuis cette date, abattu 15 avions ennemis."

3ème citation - A l'ordre de la VIème armée - Ordre n° XXX en date du 7 février 1918 - Escadrille SPA 62 : "Escadrille remarquable, déjà deux fois citée à l'ordre de l'armée. Est un modèle de bravoure et d'entrain. Exécute journellement, dans des conditions souvent difficiles, des reconnaissances de l'arrière front jusqu'à une grande distance dans les lignes ennemies, rapportant ainsi au commandement des renseignements précieux. En particulier, le 25 janvier, a pris 180 clichés et le 2 février, 130 clichés à plus de 50 km dans les lignes ennemies."

4ème citation - A l'ordre de la VIème armée - Ordre n° 608 en date du 18 juillet 1918 - Escadrille SPA 62 : "Escadrille animée d'un magnifique esprit de corps sous l'impulsion du capitaine Coli et du lieutenant observateur des Allées. A rempli avec la même joyeuse bravoure et un égal succès toutes les missions confiées par le commandement : photographies de l'arrière front, vols à moins de 1500 mètres, jusqu'à 30 km chez l'ennemi, missions à 100 km à l'intérieur des lignes allemandes. Depuis le 16 novembre 1917, a rapporté 2300 clichés de la zone arrière ennemie. En moins de six mois, au prix de pertes douloureuses, a livré 66 combats, incendié un Drachen et abattu officiellement 20 avions ennemis dont 12 depuis le 20 mai."

5ème citation - A l'ordre de la Vième armée - Ordre n° 678 en date du 18 novembre 1918 - Escadrille SPA 62 : "Escadrille d'élite, toujours plus allante, ayant une haute conception du devoir. Pendant les dernières offensives, suivant ses traditions d'enthousiasme bravoure et malgré des pertes particulièrement sévères, a accompli, sous le commandement successifs des capitaines Coli et Blamoutier, les missions les plus périlleuses dans les conditions les plus pénibles. Forçant à chaque sortie de nombreux barrages d'avions ennemis, a exécuté journellement d'audacieuses reconnaissances éloignées, livrant en trois mois, 63 combats et abattant officiellement 19 de ses adversaires."

Citations collectives
de l'escadrille 62

Croix de Guerre 14-18 et Médaille Militaire :

La Croix de Guerre 14-18 de l'escadrille SPA 62 est maintenant ornée de 5 palmes de bronze. De plus, elle reçoit la Médaille Militaire qui est accordée aux unités ayant reçues 5 citations à l'ordre de l'armée.

Fourragère aux couleurs de la Médaille Militaire :

Son personnel obtient le port de la fourragère aux couleurs de la Médaille Militaire.

Une autre photo du fanion de l'escadrille 62 - Voir en début de page - Les deux Croix de Guerre à une palme ont laissé la place à une croix de Guerre à deux palmes, ce qui est plus logique - L'auteur possède une autre photo du fanion avec la croix de guerre avec 3 palmes - Photo Collection Jean-Luc Borderelle que je remercie pour son aide.

 

Citations individuelles
des personnels
de l'escadrille 62

Sgt Pierre Rejon - pilote de la SPA 62

Extrait de l'ordre général n° 13 portant citation à l'ordre de l'aéronautique de la VIème armée - Le chef de bataillon, commandant l'aéronautique de la VIème armée cite à l'ordre de l'aéronautique - Sgt Pierre Réjon, pilote de l'escadrille SPA 62, détaché du 33ème régiment d'infanterie : "Pilote hors pair dont le courage n'a d'égal que la modestie. Assure depuis plusieurs mois la protection des biplaces de reconnaissance avec un entrain remarquable. Au cours d'une mission, n'a pas hésité à attaquer plusieurs appareils ennemis, quoiqu'ayant son avion criblé de balles et son hélice en croix, réussit à regagner les lignes. Fait preuve d'un sang-froid et d'une habilité peu commune en atterrissant à 300 mètres de la ligne des mitrailleurs et échappant à trois de ces adversaires qui l'ont accompagné jusqu'au sol." - Le 31 juillet 1918 signé par le chef de bataillon, commandant l'aéronautique de l'armée.

Extrait de l'ordre général n° 640 portant citation à l'ordre de l'armée - Sgt Pierre Réjon pilote de l'escadrille SPA 62, détaché du 33ème régiment d'infanterie : "Pilote d'un courage à toute épreuve. Le 10 août, au cours d'une mission à basse altitude à 12 km dans les lignes ennemies a engagé un combat très dur contre des adversaires supérieurs en nombre et a abattu un avion allemand." - Le 20 septembre 1918 signé le général Degoutte, commandant de la VIème armée.

Extrait de l'annexe à l'OJA du 19 décembre 1918 - Décoration belge - Sont cité à l'ordre du jour de l'armée et décoré de la Croix de Guerre - Adj Pierre Paul Réjon - 33ème régiment d'infanterie - Escadrille SPA 62 - Armée française : "Pilote de chasse habile et doué d'un grand sang-froid. S'est particulièrement distingué au cours des opérations de Belgique en 1918 réclamant toujours pour lui les missions les plus difficiles." - Le 16 janvier 1919 signé le chef d'escadron Hourdry, commandant l'aéronautique de la VIème armée.

Citations individuelles
des personnels
de l'escadrille 62

Cne François Coli - Commandant l'escadrille N 62 - SPA 62

Extrait de l'ordre n° 8 portant citation à l'ordre de la 123ème brigade, en date du 10 octobre 1915 - Capitaine à titre temporaire François Coli : "Capitaine au long cours, est revenu dès le début de la guerre de la république d'Argentine, pour s'engager comme simple soldat. Le 6 décembre 1914 comme caporal, a porté des ordres sous un feu violent comme agent de liaison volontaire. Le 3 octobre 1915, commadnant de compagnie de jour, a dirigé au cantonnement avec courage et son activité habituelle, sous un violent bombardement, les travaux d'extinction d'incendie et le relèvement des blessés, malgré de fortes contusions occasionnées par la chute d'un obus."

Extrait de l'ordre n° 450 portant citation à l'ordre de la VIème armée, en date du 19 mars 1917 - Capitaine François Coli, commandant de l'escadrille N 62 : "Capitaine au long cours, non mobilisé au début de la guerre, est volontairement revenu d'Amérique pour s'engager dans l'infanterie comme simple soldat; y a conquis ses galons jusqu'au grade de Capitaine. Passé dans l'aviation en janvier 1916, a apporté dans cette arme, ses qualités de bravoure et d'allant, s'est distingué au cours de reconnaissances, en particulier à celle du 11 mars 1917 où, chargé d'une mission délicate et périlleuse, l'a brillamment accomplie à basse altitude et dans des conditions atmosphériques très dures."

Extrait du JO du 14 juillet 1917 accompagnant le grade de Chevalier de la légion d'Honneur - Capitaine François Coli : "S'est particulièrement distingué, le 11 mars 1917, comme chef d'escadrille dans l'accomplissement d'une mission périlleuse."

Extrait de l'ordre n° 518 portant citation à l'ordre de la VIème armée, en date du 24 octobre 1917 - Capitaine François Coli, commandant de l'escadrille N 62 : "Chef d'escadrille hors pair, se réservant toujours et exécutant les missions les plus périlleuses. Par son exemple personnel, a fait de sa formation, une unité de premier ordre. Le 21 juin 1917, a été fortement contusionné dans un accident d'aviation. Le 20 septembre 1917, a été blessé au bras par une hélice. Malgré ses deux blessures, a refusé de se laisser évacuer et a continué à assurer le commandement de son escadrille de la façon la plus brillante. A effectué au cours de la préparation offensive d'octoble sur l'Aisne, des reconnaissances qui ont fourni au commandement des renseignements d'une valeur exceptionnelle."

Détails de ses blessures :

  • Pieds gélés en décembre 1914.
  • Contusions multiples par éclats d'obus, le 3 octobre 1915.
  • Commotion cérébrale (accident d'avion avec le Spad VII n° 1389), le 21 juin 1917.
  • Blessé au bras gauche par une hélice, le 20 septembre 1917
  • Perte de l'oeil droit (accident d'avion avec un Spad VII), le 10 mars 1918.
  • Contusions multiples et fractures (accident d'avion à Kenitra au Maroc), le 24 mai 1919.

 

Les hommes

Ltt Paul Alban Pierre Tarascon - Né le 8 décembre 1882 à le Thor (Vaucluse) - Fils d'Alfred Tarascon et de Claire Gaguou - Avant guerre Minotier - Se forme seul à l'aviation dès 1911 en achetant un Blériot - Titulaire du brevet civil n° 1741 du 14 décembre 1914 - Victime d'un grave accident lors du crash de son Blériot à moteur Anzani consécutif à la rupture d'un câble de commande - Dix mois d'hôpital et amputation de son pied droit - Réformé à titre définitif, il s'engage au 4ème régiment d'infanterie coloniale, le 16 août 1914 - Muté comme moniteur de l'école d'aviation de Pau - Pilote de l'escadrille N 31 du 11 octobre 1915 au 21 avril 1916 - Nommé Adjudant, le 11 mars 1916 - Détaché à la RGA du 2 au 18 avril 1916 - Affecté comme pilote convoyeur de la RGA du 31 mars au 1er mai 1916 - Pilote de l'escadrille N 3 du 4 au 25 mai 1916 - Pilote de l'escadrille N 62 puis SPA 62 du 25 mai 1916 à la fin de la Guerre - 12 victoires homologuées toutes remportées à l'escadrille 62 - Paul Tarascon est décédé le 11 juin 1977 - Il repose au cimetière de Châteauneuf-de-Gadane (Vaucluse) - Photo Jean de la Roche de Saint André transmise par son petit- fils Gilles que je remercie pour son aide.

Slt Charles Alfred Quette, pilote de l'escadrille SPA 62 - 10 victoires homologuées - Né le 19 mai 1895 à Paris (75) - Incorporé au 89ème régiment d'infanterie - 2ème régiment d'infanterie - Mécanicien / mitrailleur des escadrilles MS 38 - C 64 - Brevet de pilote militaire n° 5680 à l'école d'aviation du Crotoy, le 17 mars 1917 - pilote de l'escadrille SPA 62 - Cité à l'ordre de la 6ème armée, le 1er juillet 1918 - Tué au combat dans les environs de Vierzy (02), le 5 juin 1918 - Photo Marius Tirefort transmise par la famille Tirefort que je remercie pour son aide.

Adc Maurice Delépine - Né le 13 septembre 1891 à Saint-Denis-Hors (Indre et Loire) - Fils de Sylvain Charles Delépine et de Anne Girault - Avant guerre Clerc de notaire - Appelé au 66ème régiment d'infanterie, le 10 octobre 1912 - Incorporé au 66ème RI, le 10 octobre 1912 - Nommé Caporal, le 8 novembre 1913 - Nommé Sergent, le 4 août 1914 - Nommé Adjudant, le 16 septembre 1914 - Blessé à la joue gauche avec fracture au bord alvéolaire du maxillaire supérieur gauche à Souchez, le 31 mai 1915 - Affecté au 54ème RI, le 22 juillet 1916 - Blessé au niveau de l'os hyoïde à Bouchavesnes, le 5 octobre 1916 - Détaché au 1er groupe d'aviation comme élève pilote, le 18 mai 1917 - Brevet de pilote militaire n° 7609 à l'école d'aviation de Chartres, le 21 juillet 1917 - Affecté à l'école d'aviation d'Avord, le 2 août 1917 - Nommé Adjudant-Chef, le 25 avril 1918 - Pilote de l'escadrille SPA 62 à partir du 14 novembre 1917 jusqu'au 1er janvier 1920 - 2 victoires homologuées - Blessé à Charmantray, le 16 juillet 1918 - Médaille Militaire et Croix de Guerre, le 28 décembre 1918 - Marié à Germaine David, le 28 avril 1919 - Pilote du 1er RAC de Thionville-Basse-Yutz du 1er janvier 1920 au 22 novembre 1922 - Chevalier de la Légion d'Honneur, le 21 novembre 1922 - Décédé des suites d'un accident aérien dans les environs d'Epernay, le 22 novembre 1922 - Cette photo est magnifique car elle montre un très grand nombre de détails de sa tenue : 6 chevrons d'anciennetés, c'est à dire le premier chevron pour une année de présence au front et les autres pour 6 mois, ce qui donne 3 ans et demi de présence au front - La fourragère au couleur de la Médaille Militaire avec rappel "SPA 62" sur la patte d'épaule marquant peut-être une fourragère obtenue à titre individuelle - Les médailles suivantes, de gauche à droite : la Médaille Militaire, la Croix de Guerre 14-18 avec 4 palmes et 3 étoiles, la Croix de Guerre belge - le rappel de décoration des blessés et l'insigne métallique d'escadrille du coq batailleur dit de "Boutin" - De l'autre coté l'insigne de pilote militaire - Photo SHD de Vincennes.

* Citation à l'ordre de la 18ème division d'infanterie en date du 2 novembre 1915 : "Sous-officier énergique et brave, griévement blessé tandis qu'il portait secours à plusieurs hommes de sa section."

* Citation à l'ordre du 54ème régiment d'infanterie en date du 30 juillet 1917 : "A fait preuve de bravoure et d'abnégation, le 5 octobre 1916. Blessé pendant qu'il dirigeait des travaux, n'a quitté la tranchée pour n'être évacué que sur l'instance de ses chefs."

* Citation à l'ordre de l'aéronautique n° 6 en date du 10 mai 1918 : "Pilote très courageux et dévoué ayant toujours accompli avec zèle les missions qui lui étaient confiées. A participé à plus de vingt protections de missions à longues distances, au cours desquelles il a eu à soutenir plusieurs combats."

* Citation à l'ordre de la 6ème armée en date du 11 juillet 1918 : "Pilote d'une tenacité et d'un courage incomparable. Assure depuis 6 mois la protection des missions avec un courage et une conscience digne de tous éloges. Le 8 juillet après un combat des plus durs a réussi à dégager le biplace de reconnaissance attaqué par une forte patrouille ennemie et a abattu un de ses adversaires."

* Citation à l'ordre de la 6ème armée, ordre général n° 639, en date du 20 septembre 1918 : "Excellent pilote de monoplace, le 10 août chargé d'assurer la protection d'un biplace photographique à 12 km dans les lignes ennemies et à 1400 m d'altitude à soutenu un combat très sévère contre une très forte patrouille ennemie, et a réussi à abattre un second appareil ennemi."

* Citation à l'ordre de la 6ème armée, ordre général n° 640, en date du 20 septembre 1918 : "Sous-officier d'élite; modèle de bravoure et de dévouement. par son exemple personnel et malgré les lourdres pertes subies récemment par l'escadrille, a entrainé, à défaut d'officier pilote tous les pilotes de l'unité se réservant les missions les plus délicates depuis le 16 août, a effectué personnellement sans entrainement préalable de remarquables missions photographiques en monoplace rapportant ainsi au commandement les renseignements les plus précieux."

* Citation accompagnant la Médaille Militaire en date du 28 décembre 1918 : "Sous-officier d'élite ayant une haute conception de son devoir. En toutes circonstances a montré le plus bel exemple à tous le personnel de l'escadrille en réclamant pour lui les missions les plus périlleuses. S'est spécialisé dans l'éxécution des missions photographiques en monoplace où il a rendu les services les plus signalés, notamment le .... où il a exécuté une mission à plus de cent kilomètres dans les lignes ennemies par un temps des plus défavorables, rapportant au commandement les renseignements de la plus haute importance. Trois citations à l'ordre de l'armée, deux victoires officielles, trois blessures de guerre, vingt missions photographiques isolées."

MdL Gabriel René Emile Hébert - Né le 3 février 1890 à Courcelles-lès-Gisors (Oise) - Fils d'Auguste Eugène Hébert et de Marie Louise Legrand - Profession avant guerre Mécanicien conducteur d'auto - Engagé volontaire pour 4 ans au 1er Chasseurs d'Afrique du 14 avril 1908 au 28 mai 1909 - Affecté au 12ème régiment de Hussards du 28 mai 1909 au 13 avril 1912 - Marié avec Marie Isabelle Ziégler, le 3 avril 1911 - Domicilés au n° 15 avenue des Capucins à Gray - Affecté spécial complémentaires des chemins de fer de l'Est, comme ajusteur à Cholindrey, le 20 juin 1914 - Remis à la disposition de l'autorité militaire et affecté au 1er groupe d'aviation de Dijon comme mécanicien à partir du 30 novembre 1914 - Arrivé dans l'unité, le 5 décembre 1914 - Mécanicien de l'escadrille N 37 du 4 février 1915 au 1er juillet 1916 - Passe élève pilote à l'école d'aviation militaire de Pau du 6 août 1915 au 31 mars 1916 - Premier essai de Blériot rouleur, le 14 septembre 1915 - A réalisé les différentes épreuves du brevet de pilote militaire du 26 novembre au 3 décembre 1915 - Nommé Brigadier en novembre 1915 - Brevet de pilote militaire n° 2039 obtenu à l'école d'aviation de Pau sur Blériot 60 HP, le 3 décembre 1915 - A cette date, il cumule 26h45 de vol pour 558 km parcourus - Affecté à la division Morane-Saulnier de l'école de Pau du 26 février au 9 mars 1916 - Affecté à la division Nieuport de l'école de Pau, le 9 au 31 mars 1916 - Totalise 12h25 de vol sur Morane-Saulnier et Nieuport - Stage de perfectionnement à la division des vols de nuit de l'école d'aviation militaire d'Avord du 30 mars au 19 avril 1916 - Stage du tir aérien à l'école de Cazaux du 20 avril au 7 mai 1916 - Une seule sortie aérienne pendant ce stage - Stage à la division d'application de combat (DAC) à l'école d'aviation militaire de Pau du 8 au 26 mai 1916 - Il comprend des vols de protection d'avion de réglage, de tir à la mitrailleuse - Nommé Maréchal des Logis en mai 1916 - Pilote de l'escadrille N 95 du CRP (Camp retranché de Paris) (future escadrille 461) du 26 mai au 16 juin 1916 - Entrainement au tir des fusées Le Prieur - Pilote de l'escadrille N 62 du 16 juin 1916 au 23 mars 1917 - Perçu un Nieuport 23 m² à moteur Clerget de 110 HP - Une citation à l'ordre de l'armée, le 24 août 1917 - Une citation à l'ordre de l'armée, le 17 octobre 1916 - Médaille Militaire, le 31 novembre 1916 - Une citation à l'ordre de l'armée, le 31 décembre 1916 - Une citation à l'ordre de l'armée, le 15 février 1917 - Transfert par Fismes, Lyon-Bron, Marseille, Tarente - Dirigé vers l'armée d'Orient, le 27 mars 1917 au 22 février 1918 - Embarquement à bord du Duc d'Aumale, le 25 avril 1917 - Débarquement à Salonique, le 30 avril 1917 - Pilote de l'escadrille 506 du 18 mai 1917 au 30 décembre 1917 - Chevalier de la Légion d'Honneur, le 24 août 1917 - Pilote de l'escadrille 507 du 30 décembre 1917 au 25 juillet 1918 - Pilote de l'escadrille 531 du 25 juillet au 15 août 1918 - Affecté au 3ème groupe d'aviation de Bordeaux - STAé de Paris à compter du 16 décembre 1918 - Domicilé 22 rue de l'Amiral Mouchez dans le 14ème arrondissement de Paris (75) - Décédé à l'hôpital Saint-Antoine de Paris, le 7 juillet 1954 - Photo Gabriel Hébert transmise par son arrière petit-fils Xavier Hébert que je remercie pour son aide.

* Citation à l'ordre de la 6ème armée décernée au Sgt Gabriel René Emile Hébert, pilote de l'escadrille N 62, le 17 octobre 1916 : "Excellent pilote, dévoué, plein d'entrain, courageux, remplit gaiement toutes les missions qui lui sont confiées. Le 22 septembre, a affectué une reconnaissance à longue portée dans des circonstances extémément périlleuses, parcourant plus de 300 kilomètres dans une zone sillonnée par l'aviation de chasse ennemie."

* Citation à l'ordre du GQG des armées du Nord et du Nord-Est en date du 31 décembre 1916 : "Pilote remarquable par son audace, son sang-froid et son habileté. déjà cité à l'ordre. Le 22 octobre, étant seul, en reconnaissance, à 40 km à l'intérieur des lignes allemandes, a livré combat à dix avions ennemis, en a obligé deux à atterrir désemparés, a dispersé les autres, est rentré avec un appareil criblé de balles. Le 23 novembre, attaqué par huit avions, a abattu l'un d'eux et est rentré porteur de documents précieux."

* Citation à l'ordre de la 6ème armée décernée au Sgt Gabriel René Emile Hébert, pilote de l'escadrille N 62, le 15 février 1917 : "Pilote de tout premier ordre. Le 10 février 1917, au cours d'une mission lointaine, a été attaqué par trois avions; a abattu l'un d'eux et mis en fuite les deux autres. N'est rentré qu'une fois sa mission complétement terminée."

* Citation à l'ordre de l'armée décernée au Sgt René Hébert, pilote de l'escadrille 506 de l'armée d'Orient en date du 24 août 1917 : "Pilote de chasse adroit et brave. Le 23 août 1917, a attaqué le permier un avion ennemi qui s'apprêtait à bombarder une ville alliée, lui a porté les premiers coups de telle sorte que l'appareil adverse encore porteur de ses bombes, est tombé dans nos lignes à proximité même de l'objectif qu'il voulait bombarder. A déjà abattu 4 avions dans les lignes ennemies." Médaillé militaire et 2 citations - Cette nomination comporte l'attribution de la Croix de Guerre avec palme - Légion d'Honneur - Médaille Interalliée.

Ltt Albert Louis Deullin - Né le 24 août 1890 à Epernay (51) - Fils de Paul Deullin et de Marthe Varlet - Classe 1910 - Recrutement de Châlons-sur-Marne (51) sous le n° matricule XXX - Engagé au 8ème régiment de Dragons de Lunéville (54), le 1er octobre 1910 - Mobilisé au 8ème régiment de Dragons de Lunéville (54), le 1er août 1914 - Nommé Sous-Lieutenant et affecté au 31ème régiment de Dragons, le 23 août 1914 - Brevet de pilote militaire n° 988 obtenu à l'école d'aviation militaire de Chartres, le 26 mai 1915 - Brevet de l'Aéroclub de France n° 2078 sur Maurice Farman, le 14 juin 1915 - Pilote de l'escadrille MF 62 du 1er juillet 1915 au 16 janvier 1916 - Pilote de l'escadrille MS 3 / N 3 du 16 janvier 1916 du 22 février 1917 - Rentré à la RGA (convoyage avion), le 25 janvier 1916 - Une citation à l'ordre de l'armée, le 11 février 1916 - Détaché RGA pour convoyage avion, les 4 et 5 mars 1916 - Détaché à Roncourt du 12 mars au 18 mai 1916 - Une citation à l'ordre du corps d'armée, le 30 mars 1916 - Chevalier de la Légion d'Honneur, le 4 juin 1916 - Détaché à Paris (75) du 6 au 8 juin 1916 - Nommé Lieutenant, le 5 juillet 1916 - Détaché à Verdun (55) du 14 décembre 1916 au 14 janvier 1917 - Pilote et commandant de l'escadrille N 73 / SPA 73 du 5 février 1917 au 14 février 1918 - Médaille d'or de l'Aéroclub de France en mars 1917 - En déplacement du 25 au 31 mars 1917 - En mission au RGA du Bourget du 3 au 8 avril 1917 - En mission au RGA du 26 avril au 1er mai 1917 - En mission à Buc du 18 au 21 mai 1917 - Blessé au combat au cours d'une patrouille, le 28 juillet 1917 - Hospitalisé et convalescence jusqu'au 1er septembre 1917 - Nommé capitaine à titre définitif, le 14 octobre 1917 - Commandant du GC 19 du 5 février 1918 à juin 1919 - Officier de la Légion d'Honneur, le 23 juin 1918 - Il a remporté 20 victoires homologuées pendant la Grande Guerre - Il a été blessé 3 fois - Croix de Guerre avec 13 palmes et une étoile (13 citations à l'ordre de l'armée et une à l'ordre du corps d'armée) - Affecté au 3ème régiment d'aviation, le 22 juin 1920 - Chef pilote de la Compagnie Franco-Roumaine de Navigation Aérienne (CFRNA) - Inaugure la ligne Paris-Strasbourg, le 20 septembre 1920, qu'il prolonge jusqu'à Prague, le 7 octobre 1920 - Il couvre la distance Paris-Prague en 4 h 55 - Il est alors accompagné du Ltt Pierre Claret de Fleurieu, directeur général de la CFRNA et ancien pilote de la SPA 95 - Arrivés à Prague, ils ont poursuivi leur périple jusqu'à Varsovie - En 1921, participe au Grand Prix de l'Aéroclub de France de 1921 aux commandes d'un Potez IX S à moteur Lorraine de 370 HP - Il fait équipe avec Gustave Douchy, un ancien pilote de la SPA 38 - Aux commandes d'un SPAD 46, il réalise les 507 km de la liaison Bucarest - Constantinople (Istanbul) en 3 heures avec 5 passagers à bord - Il se tue dans un accident aérien aux commandes d'un prototype de chasseur monoplace de Marcay SAECA type 4 C1 sur le terrain de Villacoublay (78), le 29 mai 1923 - Son corps a été transporté à l'hôpital militaire de Versailles puis à la chapelle de l'hôpital militaire du Val-de-Grâce, où ses obsèques ont été célébrées, le vendredi 1er juin à 11 heures - Le Cne Albert Deullin repose au cimetière d'Epernay.

* Citation à l'ordre de l'armée du Slt Albert Deullin, pilote à l'escadrille N 3 en date du 19 avril 1916 : "Au cours du mois de mars 1916, a livré plusieurs combats aériens dont quelques-uns particulièrement sévères. le 19 mars, a eu son avion atteint et son casque traversé par plusieurs balles. A continué cependant la lutte et a forcé l'avion ennemi à atterrir. Le 31 mars, a abattu un Fokker dans les lignes ennemies. le 2 avril, a été blessé au cours d'un combat aérien."

* Chevalier de la Légion d'honneur et une citation à l'ordre de l'armée du Slt Albert Deullin, pilote de l'escadrille N 3 en date du 4 juin 1916

* Citation à l'ordre de l'armée du Ltt Albert Deullin, pilote à l'escadrille N 3 en date du 5 septembre 1916 : "Pilote de chasse de premier ordre. le 24 août 1916 a abattu son cinquième avion, tombé dans ses lignes."

* Citation à l'ordre de l'armée du Ltt Albert Deullin, pilote à l'escadrille N 3 en date du 25 septembre 1916 : "Brillant pilote. Le 7 septembre 1916 a abattu son sixième avion ennemi qui s'est écrasé dans ses lignes."

* Citation à l'ordre de l'armée du Ltt Albert Deullin, pilote à l'escadrille N 3 en date du 25 septembre 1916 : "Le 26 juin 1916, n'ayant pas réussi la destruction par torpille aérienne, d'un ballon captif allemand, l'a aussitôt attaqué à la mitrailleuse et est parvenu à l'incendier à bout portant."

* Citation à l'ordre de l'armée du Ltt Albert Deullin, pilote à l'escadrille N 3 en date du 13 décembre 1916 : "Brillant pilote de chasse. Les 22 septembre, 9 et 23 novembre a abattu ses 8ème, 9ème et 10ème appareils ennemis."

* Citation à l'ordre de l'armée du Ltt Albert Deullin, pilote à l'escadrille N 73 en date du 7 avril 1917 : "Brillant pilote de chasse. le 10 février et le 16 mars 1917, a abattu deux avions ennemis, qui se sont écrasés en flammes dans nos lignes."

* Citation à l'ordre de l'armée du Ltt Albert Deullin, pilote à l'escadrille N 73 en date du 30 juin 1917 : "Brillant pilote de combat, excellent chef d'escadrille. Les 15 et 22 avril, le 11 mai et le 4 juin 1917, a abattu quatre avions ennemis, qui se sont écrasés dans leurs lignes."

* Citation à l'ordre de l'armée du Ltt Albert Deullin, commandant l'escadrille N 73 en date du 12 août 1917 : "Brillant chef d'escadrille. Pilote de combat, admirable d'audace, de volonté et de sang-froid. Le 21 juillet 1917, a abattu son 17ème avion qui s'est écrasé dans ses lignes. Le 28 juillet, au cours d'un combat contre plusieurs adversaires, a été gravement blessé."

* Citation à l'ordre de l'armée du Cne Albert Deullin, du 8ème régiment de dragons, commandant l'escadrille SPA 73 en date du 10 décembre 1917 : "Brillant officier et pilote de combat incomparable. A peine remis d'une blessure très grave, a repris le commandement actif de son escadrille, la conduisant chaque jour au combat : les 27 septembre et 8 novembre 1917, a abttu ses 18ème et 19ème avions ennemis."

* Officier de la Légion d'Honneur et une citation à l'ordre de l'armée du Cne Albert Louis Deullin au 8ème régiment de dragons, commandant un groupe de combat en date du 23 juin 1918 : "Merveilleux pilote de chasse, officier d'élite, modèle des plus hautes vertus militaires, dont la bravoure, l'élévation du caractère, l'intelligente activité sont devenues proverbiales dans l'aviation française. Trois fois blessé en combat aérien, a toujours repris avant d'être complétement guéri, sa place dans la bataille. A d'admirables qualités de combattant unit les plus rares mérites du chef. Par son exemple quotidien et son travail incessant a fait, en trois mois du groupe de combat qu'il a créé une unité d'élite. Dans les premiers jours de l'offensive allemande, a exécuté dans la pluie, au ras du sol, d'audacieuses reconnaissances qui ont valu au commandement des renseignements précieux. A abattu récemment son vingtième avion ennemi. Chevalier de la Légion d'honneur pour faits de guerre. Douze citations."

Adj Pierre Marie Charles Besnier - Né le 24 mars 1891 à Paris (75) - Entré en service actif au 1er groupe d'aviation de Dijon, le 1er octobre 1912 - Brevet de pilote militaire n° 1455 en date du 27 août 1915 - Pilote de l'escadrille N 62 du 19 septembre 1915 au 2 septembre 1916, date de sa mort - Détaché à l'escadrille C 51 du 1er avril au 12 avril 1916 - Décédé des suites de ses blessures, le 2 septembre 1916, après un accident aérien, aux commandes d'un Nieuport 17, survenu dans les environs de Cayeux-en-Santerre (Somme), le 19 août 1916 - Deux citations à l'ordre de l'armée.

* Citation à l'ordre de l'armée : "Excellent pilote. beaucoup de calme et d'allant. Cent heures de vol au delà des lignes ennemies, le plus souvent sous la connonade la plus violente. S'est particulièrement distingué dans de nombreuses et difficiles missions de photographie. Le 30 avril 1916, chargé d'une importante reconnaissance photographique, a tenu en respect, pendant une heure, trois avions allemands, qui ne cessèrent de l'attaquer pendant l'accomplissement de sa mission. Excellent pilote plein de bravoure et d'entrain, qui s'est fait particulièrement remarquer au cours de reconnaissances à longue portée, de missions de protection et de chasse. Déjà coté à l'ordre de l'armée pour sa brillante conduite. A été très grièvement blessé, le 19 août 1916, au cours d'une mission périlleuse."

Adj Léon Joseph dit "Camille" Blanc - Né le 24 mai 1894 à Randan (Puy-de-Dôme) - Fils de M. Jean Blanc et de Mme Marie Masson - Classe 1914 - Recrutement de Riom sous le matricule n° 1089 - Profession avant guerre Mécanicien - Engagé volontaire pour trois ans au 3ème groupe d'aviation comme mécanicien, le 19 mars 1913 - Nommé Caporal, le 5 mars 1914 - Stage de pilotage à l'école militaire d'aviation de Buc du 20 août au 6 décembre 1915 - Blessé au cours d'un accident d'avion, d'un entorse verticale à la base cervicale, le 6 octobre 1915 - Brevet de pilote militaire n° 1995 obtenu à l'école militaire d'aviation de Buc, le 26 novembre 1915 - Stage de perfectionnement à l'école militaire d'aviation d'Ambérieu du 7 au 30 décembre 1915 - Pilote du GDE du Plessis-Belleville du 21 janvier au 9 mars 1916 - Pilote de l'escadrille VB 105 / C 105 du 9 mars au 21 novembre 1916 - Nommé Sergent, le 21 juin 1916 - Très malade avec fièvre et dysenterie à l'escadrille du 14 au 20 juillet 1916 - Hospitalisé à l'hôpital central de Bar-le-Duc avec fièvre Typhoïde, laryngite et péritonite du 25 juillet au 1er septembre 1916 - 40 jours de convalescence puis prolongations de 40 jours supplémentaires - Retour à l'escadrille C 105, le 21 novembre 1916 - Affecté à la division Caudron du GDE du 25 novembre 1916 au 7 février 1917 - Affecté à la division Nieuport du GDE du 7 février au 17 mars 1917 - Pilote de l'escadrille N 62 / SPA 62 du 17 mars 1917 au 24 mai 1918 - Une citation à l'ordre de la 6ème armée, en date du 14 octobre 1917 - Une citation à l'ordre de la 6ème armée, en date du 29 octobre 1917 - Nommé Adjudant, le 14 novembre 1917 - Tué en combat aérien, aux commandes d'un SPAD VII, au cours d'une mission dans les environs de Fismes (51), le 28 mai 1918 - Sources : Archives Léon Blanc, collection Marc Dantlo - Carnets de vol - Pam - MpF - FM - CCC - Cony - JORF - Photo collection Marc Dantlo que je remercie pour son aide.

* Citation à l'ordre de la 6ème armée du Sgt Léon Joseph Blanc, pilote de l'escadrille N 62, en date du 23 juin 1917 : "Pilote plein de bravoure et de conscience. A effectué de nombreuses reconnaissances au cours desquelles il eut à soutenir plusieurs combats."

* Citation n° 513 à l'ordre de la 6ème armée du Sgt Léon Joseph Blanc, pilote de l'escadrille N 62, en date du 6 octobre 1917 : "Pilote audacieux et plein de sang-froid. Le 22 septembre 1917, après un combat des plus durs, a réussi à abattre son adversaire."

* Citation n° 520 à l'ordre de la 6ème armée du Sgt Léon Joseph Blanc, pilote de l'escadrille N 62, en date du 29 octobre 1917 : "Pilote plein de bravoure et de sang-froid, a livré de nombreux combats aux cours desquels il eût toujours raison de ses adversaires. Le 30 septembre, a abattu un avion ennemi après un combat des plus acharnés."

* Médaille Militaire et une citation n° 6679 à l'ordre de la 6ème armée de l'Adj Léon Joseph Blanc, du 2ème groupe d'aviation, pilote de l'escadrille SPA 62, en date du 6 avril 1918 : "Pilote remarquable d'adresse et de sang-froid, méprisant le danger, accomplissant les tâches qui lui sont confiées avec une audace et une habileté au-dessus de tout éloge. Au cours de missions photographiques exécutées fort avant dans les lignes ennemies, a abattus deux avions allemands. Une blessure, trois citations."

MdL Célestin Eugène Jules Sanglier - Né le 30 mars 1889 à Paris - Fils de M. Célestin Sanglier et de Mme Marie Bonmarchand - Avant guerre mécanicien d'aviation - Appelé au 7ème régiment de chasseurs à cheval, le 25 avril 1908 - Brevet de pilote militaire n° 881 en date du 1er mai 1915 - Pilote de l'escadrille MF 98 T - Pilote de l'escadrille N 62 du 16 juin 1916 au 8 avril 1917 - 4 victoires homologuées et 7 probables pendant son séjour à l'escadrille N 62 - Pilote de l'escadrille N 3 du 8 avril au 10 mai 1917 - Tué au combat, aux commandes d'un Spad VII, dans les environs de Brimont et Juvincourt, le 10 mai 1917 - Son adversaire était probablement le Ltn Heinrich Gontermann du Jasta 15 (sa 18ème victoire) - Photo SHD de Vincennes.

Adj Achille Degon - Né le 1er août 1888 à Paris (75) - Fils d'Aristide Degon et de Marie Bouchy - Profession avant guerre représentant de Commerce - Entré en service actif au 2ème régiment d'infanterie, le 1er octobre 1909 - Brevet de pilote militaire n° 1560 en date du 11 septembre 1915 - Pilote escadrille MF 62 du 17 décembre 1915 au 1er avril 1916, date de sa mort - Tué au combat dans les environs de Warvillers (Somme), le 1er avril 1916.

* Citation à l'ordre de l'armée : "Modèle de sang-froid, de courage et d'entrain. Blessé trois fois dans l'infanterie. Comme pilote aviateur, a montré le mépris absolu du danger, accomplissant intégralement ses missions, qu'elles que soient la violence de la canonnade et les attaques des avions de chasse. Est mort glorieusement, le 1er avril 1916, au cours d'un combat aérien."

MdL Constant Eugène Alphonse Vallet - Né le 15 février 1894 à Sap (Orne) - Fils d'Alphonse François Vallet et d'Honorine Marie Joséphine Bornet - Domiciliés à Champfromier (Ain) - Profession avant guerre Mécanicien - Classe 1914 - Recrutement de Belley (Ain) sous le matricule n° 1246 - Mobilisé au 4ème régiment d'artillerie de campagne de Besançon, le 4 septembre 1914 - Arrivé à l'unité, le 7 septembre 1914 - Nommé 2ème canonnier conducteur, le 7 septembre 1914 - Nommé 2ème canonnier servant, le 1er décembre 1914 - Nommé 1er canonnier servant, le 1er mars 1915 - Nommé Brigadier téléphoniste, le 28 octobre 1915 - Affecté au 233ème régiment d'artillerie de campagne, le 1er avril 1917 - Passé à l'aéronautique militaire comme élève pilote, le 16 septembre 1917 - Formation théorique à l'école d'aviation militaire de Dijon - Brevet de pilote militaire n° 9920 obtenu à l'école d'aviation militaire de Chartres, le 16 novembre 1917 - Stage de perfectionnement à l'école d'aviation militaire de Châteauroux - Stage "Avions Rapides" à l'école d'aviation militaire d'Avord - Stage de "Haute Ecole" à l'école d'aviation militaire de Pau, jusqu'au 29 janvier 1918 - Lâché sur SPAD VII, le 26 février 1918 - Licence FAI n° 9519 de pilote aviateur, délivrée le 7 mai 1918 - Pilote de l'escadrille SPA 62 du 1er juin 1918 au 1er septembre 1919 - Nommé Maréchal de Logis, le 18 juillet 1918 - Citation à l'ordre de l'aéronautique de la 6ème armée, le 22 juillet 1918 - Nez gelé au cours d'une mission, le 12 octobre 1918 - Citation à l'ordre de la 6ème armée, en date du 18 octobre 1918 - Nommé Adjudant, le 15 janvier 1919 - Croix de Guerre et citation à l'ordre de l'armée, en date du 30 janvier 1919 - Placé en sursis d'appel du 1er au 30 septembre 1919 au titre de fabricant de peignes à Oyonnax (Ain) - Domicilié au 36, rue du Commerce à Oyonnax (Ain), le 5 juin 1922 - Profession Fabricant de peignes - Affecté, dans la réserve, au 35ème régiment d'aviation de Lyon-Bron, le 8 janvier 1925 - Affecté au 2ème groupe d'ouvriers de l'aéronautique, le 30 avril 1926 - Radié du personnel navigant des forces aériennes de terre, le 8 juin 1932 - Médaille Militaire, en date du 23 décembre 1933 - Fabricant d'articles en celluloid en 1937 - Photo transmise par Mme Monique Gallais que je remercie pour son aide - Sources : Pam - FM Ain - CCC SPA 62 - Liste des brevets militaires - JORF - Dernière mise à jour : 23 janvier 2016.

* Citation à l'ordre de l'aéronautique de la 6ème armée du MdL Constant Eugène Alphonse Vallet, pilote à l'escadrille SPA 62, en date du 22 juillet 1918 : "Jeune pilote plein d'entrain; arrivé à l'escadrille en pleine bataille, a assuré immédiatement les protections des biplaces de reconnaissance. Le (censuré) bien qu'ayant la mitrailleuse enrayée, a continué l'accompagnement du biplace attaqué par une forte patrouille ennemie. Le (censuré), au cours d'une mission éloignée, a fait preuve d'un allant incomparable en défendant une reconnaissance qu'il protégeait contre un adversaire supérieur en nombre. Est rentré avec son avion criblé de balles."

* Citation à l'ordre de la 6ème armée du MdL Constant Eugène Alphonse Vallet, pilote à l'escadrille SPA 62, en date du 18 octobre 1918 : "Sous-officier pilote d'un calme et d'un sang-froid remarquables. Spécialisé dans la prise de photographies en monoplace, montre dans cette tâche périlleuse les plus belles qualités d'allant et de bravoure. Le (censuré) 1918, sa protection ayant été dispersée, a continué seul sa mission qu'il savait particulièrement urgente. A pénétré jusqu'à douze kilomètres chez l'ennemi et a rapporté au commandement des renseignements de premier ordre."

* Croix de Guerre et citation à l'ordre de l'armée de l'Adj Constant Eugène Alphonse Vallet, pilote à l'escadrille SPA 62, en date du 30 janvier 1919 : "Excellent pilote, dévoué et des plus courageux. A effectué le 8 octobre 1918 en dépit des circonstances atmosphériques les plus défavorables une mission photographique importante. A eu la face complétement gelée au cours de cette mission."

* Médaille Militaire de l'Adj Constant Eugène Alphonse Vallet du bureau de recrutement de Bourg, en date du 23 décembre 1933 : "19 ans de services, 5 campagnes. A été blessé et cité."

Cne Henri Adolphe Charles Le Cour Grandmaison - Né le 20 février 1889 à Nantes (Loire-Atlantique) - Fils de Henri Adolphe François Le Cour Grandmaison (propriétaire et conseiller général) et de Mathilde Anne Marie Halgan (propriétaire) - Domiciliés au 2, rue Bréa à Nantes - Bachelier es lettres et es-sciences - Classe 1909 - Recrutement de Nantes (Loire-Atlantique) sous le matricule n° 3594 - Engagé volontaire pour trois ans au titre du 3ème régiment de Dragons, le 27 octobre 1909 - Nommé Brigadier, le 27 février 1910 - Nommé Brigadier fourrier, le 14 juin 1910 - Nommé Maréchal des Logis, le 27 août 1910 - Admis à l’école spéciale militaire de Saint-Cyr, le 15 octobre 1910 - Nommé Sous-lieutenant et affecté au 25ème régiment de Dragons, en date du 1er octobre 1911 - Affecté au 26ème régiment de Dragons, le 5 septembre 1913 - Nommé Lieutenant, le 1 er octobre 1913 - Passé à l'aéronautique militaire comme élève pilote de l’école d’aviation militaire de Chartres, le 7 août 1915 - Brevet de pilote militaire n° 1539 obtenu à l'école d'aviation militaire de Chartres, le 10 septembre 1915 - Insigne de pilote militaire n° 2285 - Stage de perfectionnement à l'école d'aviation militaire d'Avord jusqu'au 3 novembre 1915 - Blessé d’une côte cassée et paralysie du bras gauche au cours d’un accident d’avion, à la RGA du Bourget, le 15 octobre 1915 - Pilote de la RGA du 3 novembre 1915 au 7 février 1916 - Pilote du GDE du 7 février au 1er avril 1916 - Pilote de l'escadrille N 3 du 22 avril au 25 mai 1916- Pilote de l'escadrille N 62 du 25 mai au XX septembre 1916 - Pilote de la RGA du XX septembre 1916 au 14 octobre 1916 - Pilote de l’escadrille F 14 du 14 octobre 1916 au 6 mai 1917 - En mission à l’annexe de la RGA du 3 au 9 décembre 1916 - Pilote de l’escadrille N 93 du 6 au 19 mai 1917 - Pilote de l’escadrille F 14 du 19 mai au 11 juin 1917 - Pilote de l’escadrille N 89 du 11 juin 1917 au 8 octobre 1917 - Commandant de la N 95 du 8 octobre 1917 au 23 mars 1918- Nommé Capitaine, à titre temporaire, le 28 novembre 1917 - Citation n° 250 à l’ordre du 9ème corps d’armée, en date du 11 décembre 1917 - Détaché au GDE du 1 er au 15 mars 1918 - Stage SPAD XVI au GDE du 23 mars au 6 avril 1918 - Affecté à l'aéronautique du 36ème corps d’armée du 6 avril 1918 au 29 août 1918 - Marié avec Mlle Anne Marie Alphonsine Mathilde Walckenaer à Paris 7ème (75), le 29 avril 1918 - Mariage religieux en l’église Notre-Dame de Bon-Port à Nantes (Loire-Atlantique), le 1er mai 1918 - Affecté comme adjoint technique à la mission américaine, le 29 août 1918 au 21 août 1919 - Citation n° 146 à l’ordre du 36ème corps d’armée, en date du 7 février 1919 - Démissionnaire et affectation, dans la réserve, au 26ème régiment de Dragons, le 21 août 1919 - Affecté au 7ème régiment de Hussard, le 27 décembre 1920 - Maire de Campbon (Loire-Atlantique) du 10 décembre 1919 à 1952 et plus - Conseiller général du canton de Savenay de 1920 à 1952 et plus - Nommé Capitaine de réserve, à titre définitif, le 25 décembre 1924 - Chevalier de la Légion d’Honneur, en date du 28 décembre 1928 - Domicilié Château de Coislon à Campbon (Loire-Atlantique) - Affecté, dans la réserve, au service des remontes de la 11ème région militaire, le 14 mars 1930 - Rappelé à l’activité par la mobilisation générale, le 29 août 1939 - Démobilisé, le 1er janvier 1940 - Médaille d’Honneur départementale & communale (vermeil), le 14 juillet 1950 - Domicilié au 2, rue Mondésir à Nantes (Loire-Atlantique) - Officier de la Légion d’Honneur, en date du 9 février 1952 - Décédé à Nantes (Loire-Atlantique), le 31 décembre 1960 - Photo datée du 21 juillet 1916 - Photo famille de Guibert transmise par Patrick Chevillotte que je remercie pour son aide - Sources : Bulletin de naissance - Pam - LO - CCC de l’escadrille N 3 - CCC de l’escadrille N 62 - CCC de l’escadrille F 14 - CCC de l’escadrille N 89 - CCC de l’escadrille SPA 95 - Fiche matricule du département de la Loire Atlantique - JORF - Dernière mise à jour : 23 juin 2017.

* Citation n° 250 à l’ordre du 9ème corps d’armée du Cne Henri Adolphe Charles Le Cour Grandmaison, au 26ème régiment de Dragons, commandant de l'escadrille N 95, en date du 11 décembre 1917 : "Officier ayant le sentiment le plus élevé du devoir et remplissant scrupuleusement les missions qui lui sont confiées. A assuré la protection de nombreux réglage et missions photographiques en écartant les avions ennemis. A ainsi livré plusieurs combats, attaqués des Drachens et fait des reconnaissances à longue portée, notamment les 14 avril, 16 juin, 21 juillet et 3 septembre 1917."

* Citation n° 146 à l’ordre du 36ème corps d’armée, en date du 7 février 1919 : "Officier aviateur d’un allant remarquable ayant accompli 300 heures de vols sur l’ennemi dans des circonstances parfois très difficiles. A rendu de grands services au service aéronautique du 36ème corps d’armée par ses vols de protection pendant les opérations de juin à septembre 1918."

 

Photo du Ltt Jean Thobie

Ltt Jean Alexandre Marie Thobie - Né le 27 juin 1894 à Châlon-sur-Saône (Saône-et-Loire) - Fils de Louis Marie Alexandre Thobie et de Fanny Girardin - Domiciliés au 7, boulevard de la République à Villefranche-sur-Saône (Rhône) avant Guerre puis à St-Jean-des-Vignes (Saône-et-Loire) après guerre - Classe 1913 (engagement) - Recrutement de Châlon-sur-Saône sous le matricule n° 1207 - Engagé volontaire pour huit ans, au titre de l’école spéciale militaire de St-Cyr, le 29 septembre 1913 - Rejoint l’école, le 6 novembre 1913 - Promotion "La Croix du Drapeau" - Victime d’un accident lors de la chute de son cheval, a été atteint au genou avec plaie sans lésion de l’articulation, le 6 mai 1914 - Nommé Sous-lieutenant et affecté au 7ème régiment de Hussards, le 12 août 1914 - Croix de Guerre et citation à l’ordre du 7ème régiment de Hussards, en date du 8 septembre 1914 - Passé à l’aéronautique militaire comme observateur, le 4 décembre 1915 - Observateur de l’escadrille N 62 du 13 janvier 1916 au 16 janvier 1917 - Nommé Lieutenant, à titre définitif, le 4 avril 1916 - Stage de tir à l’école de tir aérien de Cazaux du 2 mai au 3 juin 1916 – Le 22 octobre 1916, pendant une mission de reconnaissance photo sur Roye - St-Quentin - Péronne, le Sgt Hébert, en équipage avec le Ltt Jean Thobie, livre un violent combat contre 6 biplaces (Roland) dans les environs de Gricourt. Un des assaillants est touché et s'échappe en piquant. Soudain, quatre Albatros se mêlent à la bagarre et c'est maintenant contre 9 adversaires que l'équipage de la N 62 combat pour survivre. Thobie touche un Albatros qui glisse sur l'aile et ne se rétablit qu'à très basse altitude. Au-dessus de Cartigny, deux Albatros supplémentaires s'invitent à la bagarre. Dix contre un ! Par chance, ils soutiennent le combat jusqu'à Péronne. Quand les Allemands quittent la zone, le Sopwith 1A2 de la N 62 a été touché par 15 balles. Une traverse et une hauban ont été tranchées, 2 cordes à piano coupées. Un des projectiles a coupé le bout du nez de Hébert. Ce n'est pas passé loin cette fois ! Pour en rajouter, leur avion est mitraillé par les troupes au sol quand ils passent les lignes à 1000 m d'altitude. Après 1h30 de vol, ils rentrent au terrain de Chipilly sains et saufs. Il faudra 4 jours à la mécanique pour remettre en état de vol le Sopwith - Citation n° 401 à l’ordre de l’armée, en date du 17 octobre 1916 - Cette décoration sera remise sur le front des troupes, le 12 novembre 1916 - Citation à l’ordre de l’aéronautique de la 6 ème armée, en date du 15 décembre 1916 - Passé élève pilote à l’école d’aviation militaire de Buc, le 16 janvier 1917 - Brevet de pilote militaire n° 6460 obtenu à l’école d’aviation militaire de d’Avord, le 19 mai 1917 - Stage de "Haute Ecole" à l’école d’aviation militaire de Pau, jusqu’au 17 juillet 1917 - Pilote du GDE du 17 juillet au 10 août 1917 - Pilote de l’escadrille N 95 du 10 août 1917 au 26 octobre 1917 - Citation n° 509 à l’ordre de l’armée, en date du 23 septembre 1917 - Transféré sur l’hôpital du Grand Palais à Paris, du 3 novembre 1917 au (4 ème trimestre) 1917 - Pilote de l’escadrille SPA 67 du (4 ème trimestre) 1917 au 13 février 1918 - Convoyage d’un avion depuis la RGA du 13 au 22 janvier 1918 - Commandant de l’escadrille SPA 48 du 13 février au 6 juillet 1918 - Commandant de l’escadrille SPA 156 du 1 er août 1918 au 27 mars 1919 - Commandant de l’escadrille SPA 155 du 27 mars 1919 au 14 avril 1919 - Elève de l’école d’application de cavalerie - Affecté au 5ème régiment d’aviation d’observation de Lyon, le 20 mars 1920 - Affecté au 3ème régiment d’aviation de chasse de Châteauroux, le 1 er juin 1920 - Chevalier de la Légion d’Honneur et citation à l’ordre de l’armée, en date du 16 juin 1920 - Affecté au 33ème régiment d’aviation, le 7 mars 1921 - Nommé Capitaine, à titre définitif, le 25 décembre 1922 - Affecté à l’inspection générale des forces aériennes à Paris, le 1er avril 1930 - Affecté à l’aéronautique militaire française en Indochine, le 9 août 1932 - Embarqué à Marseille, le 21 décembre 1932 - Débarqué le 30 janvier 1933 - Commandant du groupe d’aviation stationné à Tong (Tonkin) - Nommé Chef de bataillon, le 25 juin 1934 - Séjour colonial prolongé d’un an, à compter du 11 juillet 1936 - A son retour en métropole, sera affecté à la base aérienne 138 - Officier de la Légion d’Honneur, le 1er janvier 1936 - Blessé au cours d’un accident aérien, à été éjecté de la carlingue au cours d'un cheval de bois, le 25 mars 1938 - Affecté aux formations aériennes de l’Afrique occidentale française (AOF), le 6 mars 1939 - Nommé Lieutenant-colonel, le 15 mars 1939 - Embarqué à Marseille, le 4 mai 1939 - Blessé au cours d’un cheval de bois au décollage d’une mission de nuit sur le terrain de Bamako, le 27 mars 1940 - A été blessé à l’épaule droite et au genou droit avec plaie du pavillon de l’oreille - Nommé Colonel - Totalise 2057 heures de vol, au 30 octobre 1961 - Commandeur de la Légion d’Honneur, le 31 décembre 1961 - Domicilié au 32, rue Desaix à Paris 15 ème (75) - Décédé au 1, place Alphonse Laveran à Paris 5 ème (75), le 18 juillet 1977 - Sources : Pam - LO - Liste des brevets militaires – Fiche matricule du département de Saône-et-Loire - CCC de l’escadrille N 62 - CCC de l’escadrille N 95 - CCC de l’escadrille SPA 67 - CCC de l’escadrille SPA 48 - CCC de l’escadrille SPA 156 - CCC de l’escadrille SPA 155 - JORF - Avis de décès - Dernière mise à jour : 21 juin 2017.

* Croix de Guerre et citation à l’ordre du 7ème régiment de Hussards, en date du 8 septembre 1914 : "Pour sa belle conduite à la charge de Rethel, un cavalier ayant été grièvement blessé, l’a hissé sur son cheval et sous un feu violent, l’a porté à l’abri."

*Citation n° 401 à l’ordre de la 6ème armée du Ltt Jean Thobie, observateur à l’escadrille N 62, en date du 17 octobre 1916 : "Observateur de premier ordre. Dans l’aviation depuis dix mois, y a rendu de précieux services. Le 22 septembre, a accompli une reconnaissance à longue portée parcourant plus de 300 kilomètres au-dessus des lignes allemandes, dans une zone sillonnée par les avions de chasse ennemis."

*Citation à l’ordre de l’aéronautique de la 6ème armée, en date du 15 décembre 1916 : "Excellent observateur, plein d’allant. A accompli remarquablement de nombreuses reconnaissances à très longue portée. Le 22 octobre 1916, est rentré avec un appareil criblé de balles, étant seul à 40 km à l’intérieur des lignes ennemies, a attaqué dix avions ennemis qui le gênaient dans l’accomplissement de sa mission ; en a forcé deux à atterrir désemparés et a dispersé les autres."

*Citation n° 509 à l’ordre de l’armée, en date du 23 septembre 1917 : "Officier de grande valeur, excellent pilote. Le 4 septembre 1917, a abattu en flammes un avion ennemi."

 

Photo du Ltt Alfred Palats

Ltt Alfred Raoul Palats - Né le 13 février 1893 à Sées (Orne) - Fils de Fernand Palats et de Félicie Parisis - Classe 1913 - Recrutement de Pau sous le matricule n° 1829 - Engagé volontaire pour 5 ans au 18ème régiment d'infanterie, le 5 novembre 1912 - Affecté au 4ème régiment de Zouaves, le 17 décembre 1913 - Participe à la campagne de Tunisie jusqu'à la mobilisation - Nommé Caporal, le 2 janvier 1914 - Participe à la bataille de Guise - Nommé Sergent, le 21 octobre 1914 - Blessé par un éclat d'obus à Guise, le 30 août 1914 - Citation n° 4 à l'ordre de la brigade, en date du 1er janvier 1915 - Nommé Adjudant, le 1er juin 1915 - Nommé Sous-lieutenant à titre temporaire, le 7 décembre 1915 - Croix de Guerre et citation n° 26 à l'ordre de la division, en date du 15 mai 1916 - Citation n° 586 à l'ordre du régiment, en date du 30 août 1916 - Blessé par éclats d'obus à l'épaule gauche et avant bras droit, devant Cléry, le 4 septembre 1916 - Passé à l'aéronautique militaire comme élève pilote, le 18 octobre 1917 - Nommé Lieutenant à titre défitif, le 5 décembre 1917 - Brevet de pilote militaire n° 10.802 obtenu à l'école militaire d'aviation de Chartres, le 4 janvier 1918 - Stage de perfectionnement "avions rapides" à l'école d'aviation militaire d'Avord, à compter du 16 janvier 1918 - Stage de "Haute Ecole" à l'école militaire d'aviation de Pau - Stage de tir à l'école de tir aérien de Cazaux, jusqu'au 3 avril 1918 - Pilote de l'escadrille SPA 62 du 7 au 14 août 1918 - Tué au combat, aux commandes d'un Breguet 14A2 emprunté à l'escadrille BR 213, dans la région de Villedommange (51), le 14 août 1918 - Il faisait équipage avec le Ltt Paul Brousse, observateur qui a également perdu la vie - Citation à l'ordre de l'armée, à titre posthume, en date du 23 août 1918 - Chevalier de la Légion d'Honneur et citation à l'ordre de l'armée à titre posthume, en date du 19 octobre 1919 - Sources : MpF - JORF - FM 64 - CCC - Cony - Dernière mise à jour : 19/10/2014.

* Citation n° 4 à l'ordre de la brigade, en date du 1er janvier 1915 : "A assuré constamment entre le commandement et le régiment la liaison téléphonique coupée par les obus malgré le feu violent d'artillerie et d'infanterie, avec le plus beau mépris du danger."

* Croix de Guerre et citation n° 26 à l'ordre de la division, en date du 15 mai 1916 : "Chargé avec sa section de relier la tranchée allemande conquise avec la tranchée française par un boyau, a fait exécuter ce travail sous un feu de mitrailleuses qui lui a occasionné des pertes. A ensuite, sous un combat à la grenade, progressé dans la tranchée adverse, infligeant à l'ennemi des pertes sérieuses."

* Citation n° 586 à l'ordre du régiment, en date du 30 août 1916 : "Officier vigoureux et d'un entrain remarquable et d'une grande bravoure personnelle. A l'attaque des tranchées allemandes sur la Somme, a entrainé sa section de grenadiers et a pris pied dans les premiers avec ces hommes de la position."

* Citation à l'ordre de l'armée du Ltt Alfred Raoul Palats, du 4ème régiment de Zouaves, détaché à l'escadrille SPA 62, à titre posthume, en date du 23 août 1918 : "Deux fois blessé dans l'infanterie, affecté sur sa demande à une escadrille d'armée; a fièrement revendiqué, dès son arrivée, la première mission dangereuse. Est tombé face à l'ennemi dans une lutte inégale, consacrant ses dernières forces à ramener son appareil dans nos lignes pour mourir en France libre."

* Chevalier de la Légion d'Honneur et citation à l'ordre de l'armée à titre posthume, du Ltt Alfred Raoul Palats, en date du 19 octobre 1919 : "Deux fois blessé dans l'infanterie, affecté sur sa demande à une escadrille d'armée; a fièrement revendiqué, dès son arrivée, la première mission dangereuse. Est tombé face à l'ennemi dans une lutte inégale, consacrant ses dernières forces à ramener son appareil dans nos lignes pour mourir en France libre. A été cité. "

 

Photo du Slt Robert de Francq

Slt Robert Emile Paul Baron de Francq - Né le 2 octobre 1885 à Vévy (Maine et Loire) - Fils de Joseph Félix Emmanuel de Francq et de Zoé Julie Desmonts - Marié - Demeure au 39, rue du Colisée à Paris (75) - Classe 1905 - Recrutement de Nantes (Loire Atlantique) sous le matricule n° 3427 - Incorporé au 18ème bataillon d'artillerie à pied, à compter du 7 octobre 1906 - Nommé Observateur de 1ère classe, le 4 juin 1907 - Nommé 1er cononnier servant, le 1er novembre 1907 - Brevet de pilote civil n° 481 délivré par l'Aéroclub de France, le 29 avril 1911 - Affecté aux sapeurs aérostiers de Versailles, le 28 octobre 1911 - A effectué une période d'exercice dans les sapeurs aérostiers de Versailles du 29 août au 20 septembre 1912 - Affecté comme élève pilote à l'école d'aviation militaire de Reims, le 14 février 1913 - Brevet de pilote militaire n° 347 obtenu à l'école d'aviation militaire de Reims (51), le 25 août 1913 - Mobilisé, le 3 août 1914 - Affecté à l'école d'Avord - Carnet de vol ouvert à l'école d'aviation militaire d'Avord, le 23 novembre 1914 - Nommé Sous-lieutenant à titre temporaire, le 25 juillet 1915 - Affecté au SFA du Chalais-Meudon, juqu'au 3 août 1916 - Pilote de l'escadrille N 62 du 26 septembre 1916 au 2 octobre 1917 - Perçoit un Nieuport 15m² à moteur 110 hp, le 15 mars 1917 - Tué en combat aérien, au cours d'une patrouille au Sud-Ouest de Bruyères (Aisne), le 2 octobre 1917 - Il a été provisoirement inhumé sur place par les Allemands - Sources : CCC N 62 - Pam - MpF - FM Loire Atlantique - Dernière mise à jour : 31 mai 2015.

 

Photo du Cne Pierre L'Huillier

Cne Pierre Marie l'Huillier - Né le 3 février 1891 à Mourmelon-le-Grand (Marne) - Fils de Julien Charles Henry L'Huillier et d'Elisabeth Marie Caroline Salmon - Domiciliés 5, rue Nève à Bar-le-Duc (Marne) - Classe 1911 - Recrutement de Bar-le-Duc (Meuse) sous le matricule n° 1562 - Engagé volontaire pour quatre ans, au titre de l'école spéciale de Saint-Cyr, le 8 octobre 1910 - Affecté, pour son année de service militaire, au 17ème régiment de chasseurs à Cheval, le 10 octobre 1910 - Nommé Brigadier, le 10 février 1911 - Nommé Maréchal des Logis, le 12 octobre 1911 - Nommé Elève à l'école spéciale militaire, le 12 octobre 1911 - Nommé Aspirant, le même jour - Nommé Sous-lieutenant et affecté au 6ème régiment de Hussards, en date du 13 juillet 1913 - Affecté au 5ème régiment de Hussards, le 27 mai 1914 - Nommé Lieutenant, le 1er octobre 1914 - Citation à l'ordre du régiment, en date du 3 octobre 1914 - Détaché à l'école d'observateurs d'aviation du Bourget du 15 mars au 29 avril 1915 - Observateur à l'escadrille N 49 du 29 avril au 26 décembre 1915 - Citation à l'ordre de l'aéronautique de la 7ème armée, en date du 22 août 1915 - Hospitalisé du 18 septembre au 2 octobre 1915 - Citation à l'ordre de l'armée en novembre 1915 - Parti à l'école d'aviation militaire du Crotoy, le 26 décembre 1915 - Brevet de pilote militaire n° 3281 obtenu à l'école d'aviation militaire du Crotoy, le 25 avril 1916 - Pilote de l'escadrille N 62 du 7 septembre 1916 au (1er juillet) 1917 - Citation à l'ordre de la 7ème armée, en date du 22 décembre 1916 - Chevalier de la Légion d'Honneur et citation à l'ordre de l'armée, le 31 décembre 1916 - Nommé Capitaine, à titre temporaire, le 5 janvier 1917 - Commandant de l'escadrille SPA 150 du 1er juillet 1917 au 11 avril 1918 - Tué lors d'un accident d'atterrissage à Beauvais (Oise), le 11 avril 1918 - Citation à l'ordre de l'armée, à titre posthume, en date du 7 mai 1918 - Croix de Guerre avec 3 palmes de Bronze et une étoile de bronze - Pierre Lhuillier repose dans le cimetière communal de Bar-le-Duc, à proximité immédiate de la loge du gardien - Photo Mikael Embry que je remercie pour son aide précieuse - Sources : Pam (2 fiches) - LO - MpF - CCC de l'escadrille N 49 - CCC de l'escadrille N 62 - CCC de l'escadrille N 150 / SPA 150 - Fiche Matricule du département de la Meuse - Dernière mise à jour : 10 août 2017.

* Citation à l'ordre du régiment, en date du 3 octobre 1914 : "Le 26 septembre 1914, est entré avec trois cavaliers dans Montauban (Somme), s'est porté successivement à plusieurs issues, a mis en fuite plusieurs patrouilles et a ainsi donné le temps à une compagnie du 69ème RI de prendre pied dans le village avant l'infanterie bavaroise. Est resté toute la journée dans le village sous un feu violent d'artillerie renseignant d'heure en heure sur la situation."

* Citation à l'ordre de l'aéronautique de la 7ème armée, en date du 22 août 1915 : "Excellent observateur d'un jugement calme, d'un courage froid et résolu très apprécié pour la sureté et la précision des renseignements, se dépense sans compter pour remédier à l'insuffisance du nombre des observateurs de l'escadrille, en particulier au cours des dernières opérations où il a largement payé de sa personne."

* Citation à l'ordre de la 7ème armée, en date du 22 décembre 1916 : "Officier qui s'est toujours distingué par ses qualités de sang-froid, de coup d'oeil et de jugement. Excellent observateur d'armée, rend les plus grands services par sa connaissance approfondie de la région autant que par son ardeur et son adresse au cours de ses nombreuses rencontres avec les avions ennemis. Au cours d'un vol de protection, est resté longtemps exposé au feu violent et précis de l'artillerie ennemie. A rempli sa mission bien qu'un éclat d'obus ait gravement compromis la solidité de son appareil."

* Citation à l'ordre de l'armée, à titre posthume, du Cne Pierre L'Huillier, du 5ème régiment de Hussards, commandant de l'escadrille SPA 150, en date du 7 mai 1918 : "Pilote commandant une escadrille, incomparable dans l'unité qu'il a créé et qu'il a mené personnellement pendant dix mois de combat, s'est attiré par sa bravoure, son exemple et sa modestie, l'adoration de ses pilotes et l'admiration de ses chefs a trouvé la mort en rentrant au terrain après une patrouille de deux heures et demie au cours de laquelle il avait livré six combats."

Les hommes

Les pilotes de l'escadrille SPA 62 au début 1918 - De gauche à droite : MdL Charles Delaye (pilote) - Adj Léon Blanc (pilote) - Launer - Slt Charles Quette (pilote + 05/06/1918) - Ltt Maurice Rebreguet (pilote + 02/06/1918) - Sgt Hubert Marot (mitrailleur) - Adj Fernand Guth (mécanicien) - Sgt André Bosson (pilote + 20/07/1918) - Adj Maurice Delépine (pilote) - 3 mécaniciens - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Photo collection Daniel Porret (+).

Cne François Coli - Pilote de l'escadrille N 62 - Né le 5 juin 1881 à Marseille (13) - Profession avant guerre Capitaine au long cours - Marié 3 filles - Engagé volontaire pour la durée de la guerre, le 13 octobre 1914 - Muté au 278ème RI, le 14 octobre 1914 - Nommé caporal, le 21 novembre 1914 - Pieds gelés en décembre 1914 - Nommé sergent, le 11 janvier 1915 - Nommé Adjudant, le 16 janvier 1915 - Nommé Lieutenant de réserve à titre définitif, le 21 février 1915 par décret du 21 février 1915, publié au JO du 21 février 1915 - Nommé capitaine à titre temporaire, le 19 juin 1915 par décret du 27 juin 1915, publié au JO du 1er juillet 1915 - Blessé, contusions multiples par éclats d'obus, le 3 octobre 1915 - Citation ordre n° 8 de la 123ème brigade, le 3 octobre 1915 - Passé à l'aviation comme élève pilote, le 12 janvier 1916 Elève pilote à l'école d'aviation de Tours, le 20 janvier 1916 - Brevet de pilote militaire n° 3413 à l'école d'aviation de Tours, le 16 mai 1916 - Stage de perfectionnement à l'école d'aviation d'Avord à partir du 22 mai 1916 - Stage du tir théorique à l'école d'aviation de Pau - Stage du tir aérien à Cazaux à partir du 15 juillet 1916 - Stage de Haute Voltige à l'école d'aviation de Pau - GDE division Nieuport à partir du 11 septembre 1916 - Pilote de l'escadrille N 62 du 3ème trimestre 1916 au 20 août 1918 - Commandant de l'escadrille SPA 62 du 28 février 1917 au 20 août 1918 - Citation à l'ordre de la 6ème armée, le 19 mars 1917 - blessure commotion cérébrale accident Spad VII n° 1389 - Chevalier de la Légion d'Honneur publié au JO du 14 juillet 1917 - Blessure au bras gauche par hélice, le 20 septembre 1917 - Citation à l'ordre de la 6ème armée, le 24 octobre 1917 - Croix de Guerre 14-18 - Perte de son oeil droit des conséquences d'un accident de Spad VII, le 10 mars 1918 - Retour de convalescence, le 24 avril 1918 - Nommé Officier de la Légion d'Honneur, a droit au port personnel de la fourragère aux couleurs de la Médaille Militaire, publié au JO du 21 septembre 1918 - Croix de Guerre belge, le 19 novembre 1918 - Mission à Dakar, le 3 mai 1919 - Contusions multiples et fractures des suites d'un accident d'avion à Kenitra (Maroc), le 24 mai 1919 - Mis en congé illimité de démobilisation, le 26 août 1921 - Maintenu en réserve, le 5 janvier 1922 - Affecté au 122ème RI, le 20 décembre 1923 - Admis dans l'aéronautique par changement d'arme, le 17 septembre 1925 - Affecté au 35ème régiment d'aviation de Lyon-Bron, le 22 septembre 1925 - Nommé capitaine à titre définitif, le 12 juillet 1926 - Disparu en mer avec Charles Nungesser lors de la tentative de traversée de l'Atlantique du 9 mai 1927 - Médaille d'Honneur de L'American Legion, le 13 juin 1927 - Photo collection Yves Peytavin de Garam que je remercie pour son aide.

Cne François Coli, commandant de l'escadrille SPA 62 du 28 février 1917 au 20 août 1918 - Photo collection Philippe Guillermin que je remercie pour son aide.

Slt Etienne Mougeot - Né le 22 avril 1888 à Oran - Fils d'Etienne Mougeot et de Antoinette Barselo - Avant guerre mécanicien - Appelé au 1er régiment de Zouaves, le 1er octobre 1909 - Mobilisé au 2ème régiment de Zouaves, le 2 août 1914 - Passé à l'aviation comme mécanicien en mars 1915 - Mécanicien de l'escadrille N 92 - Brevet de pilote militaire n° 3012 en date du 18 mars 1916 - Pilote de l'escadrille N 62 puis SPA 62 du 21 novembre 1916 au 16 février 1918 - Convalescence à l'hôpital du 15 janvier au 21 février 1917 - Médaille Militaire le 22 juillet 1917 - Légion d'Honneur - Croix de Guerre 14-18 - 5 citations à l'ordre de l'armée dont 22 juillet 1917 et 15 juin 1917 - Une citation à l'ordre du Corps d'armée, le 14 mai 1917 - Photo mise en ligne par le site Gallica de la Grande Bibliothèque de France.

Adj Marcel Léopold Bloch - Né le 21 juillet 1890 à la Chaux de Fonds (Suisse) - Fils de Flore et de Lazare Bloch - Profession avant guerre Ingénieur diplômé - Entré en service actif au 1er groupe d'aviation de Dijon, le 7 septembre 1914 - Nommé caporal, le 14 mars 1915 - Brevet de pilote militaire n° 1752 obtenu à l'école d'aviation militaire de XXX, le 12 octobre 1915 - Pilote de l'escadrille N 3 du 20 janvier au 25 mai 1916 - Détaché à l'école du tir aérien de Cazaux, stage Fusées le prieur du 1er au 22 février 1916 - Blessé à la jambe droite, le 7 novembre 1915 - Nommé Sergent, le 11 avril 1916 - Pilote de l'escadrille N 62 du 25 mai au 31 décembre 1916 - Blessé de 2 balles au combat, une tranche le pouce de la main gauche et l'autre à la cuisse gauche, le 3 juillet 1916 - Médaille Militaire, le 11 août 1916 - Nommé Adjudant, le 16 août 1916 - 5 victoires homologuées et 3 non homologuées - Envoyé sur le front russe avec la mission du commandant Berger - Nommé Sous-Lieutenant à titre temporaire, le 11 février 1917 - Grièvement blessé d'une fracture du crâne des suites d'un accident d'avion à Odessa (Crimée), le 8 mai 1917 - Attaché au secrétariat de l'aviation - Chevalier de la Légion d'Honneur, le 10 juillet 1918 - Nommé lieutenant à titre temporaire, le 11 février 1919 - Nommé Capitaine de réserve, le 25 décembre 1932 - Commandeur de la Légion d'Honneur, le 30 mars 1935 - Décédé de ses blessures à Prague, le 1er mars 1938 - Croix de Guerre 14-18 - 5 citations à l'ordre de l'armée - Repose au cimetière de Marnes-la-Coquette - Photo collection Jean-Luc Borderelle que je remercie pour son aide.

* 1ere Citation à l'ordre de l'armée : "Excellent pilote. A exécuté depuis son arrivée à l'escadrille de nombreux vols sur l'ennemi. A montré de belles qualités de courage et de sang-froid. A livré six combats aériens. Au cours d'une reconnaissance, le 6 mars, a eu ainsi que son observateur le visage gelé. A continué néanmoins sa mission jusqu'au bout."

* 2ème Citation à l'ordre de l'armée : "Toujours volontaire pour les missions les plus périlleuses, nombreux combats contre les avions ennemis, s'est particulièrement distingué dans l'attaque des Drachens. Le 26 juin, parti pour attaquer un Drachen descend à 400 mètres et met en fuite trois avions ennemis. Le 29 juin descend à 100 mètres, met le feu à des approvisionnements ennemis et crible de balles de mitrailleuses les soldats qui veulent éteindre l'incendie. Le 1er juillet, attaque successivement deux Drachens à 200 mètres de hauteur, réussit à les enflammer malgré l'intervention de deux avions ennemis et des feux très nourris de mitrailleuses et de canons spéciaux. rentre avec un appareil criblé de balles."

* 3ème citation à l'ordre de l'armée : "Pilote d'un courage remarquable. Blessé dans une attaque de Drachen, a repris son service à peine rétabli et a abattu le lendemain de son retour à l'escadrille, dans les circonstances les plus difficiles, un nouveau Drachen ennemi."

* 4ème citation à l'ordre de l'armée : "Pilote d'un courage à toute épreuve. A peine rétabli de ses blessures, a abattu le surlendemain de son retour en escadrille un nouveau Drachen ennemi."

* 5ème citation à l'ordre de l'armée : "Pilote d'un allant et d'un sang-froid exceptionnels. Blessé le 3 juillet 1916, au cours d'une attaque de Drachens, a abattu depuis son retour en escadrille deux Drachens. le 2 octobre, a abattu à très faible altitude un nouveau Drachen ennemi."

Sgt André Louis Bosson - Né le 1er juin 1894 à Esmans (Seine et Marne) - Fils de Joseph Calixte Bosson et de Adrienne Chaumeron - Engagé pour la durée de la guerre, le 7 septembre 1914 - Affecté au 2ème régiment de Génie à partir du 10 septembre 1914 - Nommé caporal, le 8 novembre 1914 - Une citation à l'ordre du régiment en mai 1917 - Passé à l'aviation comme élève pilote, le 15 juin 1917 - Brevet de pilote militaire n° 8912 obtenu à l'école d'aviation militaire de Juvisy, le 25 septembre 1917 - Pendant sa formation sur Caudron G III, il a réalisé 26h30 de vol - Nommé sergent, le 27 mars 1918 - Médaille Militaire, le 16 juin 1918 - Croix de Guerre 14-18 - 7 victoires aériennes homologuées du 9 mars au 4 juin 1918 - Grièvement blessé en combat aérien de plusieurs balles au ventre et aux jambes, dans les environs d'Hartennes, au Sud de Soissons, le 20 juillet 1918 - Son Spad VII s'est écrasé et il n'a pu être sauvé par 3 soldats allemands arrivés sur place - Son corps n'a pas été retrouvé par la suite car ses papiers avaient été emportés par l'un des soldats - Le Sgt André Bosson volait habituellement sur le Spad VII n° 5325 baptisé "Nénette" dont vous pouvez voir une photo ci-dessus - Photo collection Philippe Bosson que je remercie pour son aide.

Ltt Robert Marie Brumauld des Allées - Né le 20 août 1892 à Ruffec (16) - Fils de Henri Brumault des Allées et de Isabelle Bonneau - Appelé au 21ème régiment de Chasseurs à cheval, le 8 octobre 1913 - Nommé Maréchal des Logis - Détaché au 295ème régiment territorial d'infanterie - Nommé Sous-lieutenant à titre temporaire, le 3 novembre 1915 - Affecté au 205ème régiment d'infanterie, le 3 novembre 1915 - Passé à l'aviation comme observateur, le 21 février 1916 - Observateur de l'escadrille C 10 du 21 février 1916 au 19 septembre 1917 - Nommé Sous-lieutenant à titre définitif de l'armée d'active, le 13 août 1916 - Blessé au combat, le 5 avril 1917 - Chevalier de la Légion d'honneur, le 18 avril 1917 - Observateur de l'escadrille C 27 du 19 septembre 1917 au 7 janvier 1918 - Stage photo au parc 2 du 7 au 20 janvier 1918 - Observateur de l'escadrille SPA 62 du 20 janvier au 5 août 1918 - Tué au combat, en compagnie du MdL André Lebrun dans les environs de Chacrise et Muret Crouttes (02), le 5 août 1918 - 8 citations à l'ordre de l'armée dont une en octobre 1914 - avril 1916 - avril 1917 - 4 novembre 1917 - 23 août 1918 - Photo M. Rouget de Gourcez que je remercie pour son aide.

* Citation à l'ordre de l'armée du Slt Robert Marie Brumauld des allées, observateur à l'escadrille N 62 en date du 4 novembre 1917 : "Observateur remarquable, possédant les plus hautes qualités morales, s'est distingué dans de nombreuses missions et particulièrement les 23 et 25 octobre 1917. A volé, ces deux jours, dans des conditions atmosphériques les plus dures, réunissant, grâce à son courage et à son sang-froid, à rapporter au commandement des renseignements de la plus haute importance."

* Citation n° 620 à l'ordre de l'armée du Ltt Robert Brumauld des Allées, à l'escadrille SPA 62, détaché du 21ème régiment de Chasseurs en date du 23 août 1918 : "Magnifique figure d'observateur d'armée. Légendaire dans l'aviation d'observation, a montré, pendant trois ans, en toutes circonstances, une bravoure froide jointe à un magnifique esprit de sacrifice. le 2 août, commandant par intérim son escadrille, a tenu à assurer la mission la plus délicate. Est tombé glorieusement au retour en tentant de regagner à tout prix nos lignes à faible altitude, avec un appareil gravement atteint à la suite de combats acharnés."

Ltt Charles Alexandre Bronilas Borzecki - Né le 5 novembre 1881 à Paris (75) - Fils d'Alexandre Borzecki et Caroline Lorch - Avant guerre ingénieur électricien - Classe 1901 - Recrutement du 1er bureau de la Seine sous le matricule n° 753 - Appelé au 3ème régiment d'artillerie, le 10 octobre 1910 - Passé à l'aviation comme observateur en novembre 1914 - Affecté au Parc 2 - Observateur de l'escadrille C 43 - Citation à l'ordre de l'armée en date du 26 septembre 1915 - Médaille Militaire et citation à l'ordre de l'armée, le 4 août 1916 - Observateur de l'escadrille N 62 / SPA 62 - Citation à l'ordre de l'armée, en date du 24 novembre 1916 - Nommé sous-lieutenant à titre temporaire, le 26 novembre 1916 - Citation à l'ordre de l'armée, en date de janvier 1917 - Chevalier de la Légion d'Honneur et citation à l'ordre de l'armée, le 8 mars 1917 - Nommé Sous-lieutenant à titre définitif, le 10 décembre 1917 - Citation à l'ordre de l'armée, en date du 6 janvier 1918 - Nommé Lieutenant à titre temporaire, le 28 mai 1918 - Nommé Lieutenant à titre définitif, le 26 novembre 1918 - Cinq victoires aériennes homologuées pendant la Grande Guerre - Affecté au 153ème régiment d'artillerie à Pied en Indochine - Grade d'Officier de la Légion d'Honneur, en date du 27 décembre 1923 - Nommé Capitaine en 1926 - En 1929, agent contractuel au bureau de navigation aérienne du gouvernement général de l'Indochine à Hanoi - Placé en position de mission du 25 septembre au 8 novembre 1936, pour accompagner le Général Hirschauer, inspecteur général de la navigation aérienne au Ministère de l'Air pendant la durée de son voyage en Chine - Décédé à la Fléche (Sarthe), le 30 mai 1959 - Sources : Pam - CCC - JORF - Photo collection Daniel Porret que je remercie pour son aide.

* Citation à l'ordre de l'armée du MdL Charles Borzecki, matricule 753, du service aéronautique de la 6ème armée, en date du 26 septembre 1915 : "Observateur en avion depuis le mois de janvier; depuis cette date s'est distingué dans un très grand nombre de reconnaissances aériennes notamment les 9, 10, 11 et 12 septembre où il a tenu l'air plusieurs heures, à l'altitude moyenne de 1.500 mètres et sous une canonnade violente et précise, pour photographier d'importantes positions ennemies. Modèle de sang-froid, de courage et de modestie."

* Citation à l'ordre de l'armée du Slt Alexandre Charles Bronislas Borzecki à l'escadrille N 62, en date du 24 novembre 1916 : "Observateur de tout premier ordre. Le 10 octobre 1916, attaqué par qautre avions ennemis, a abattu l'un d'eux, mis les autres en fuite, puis a exécuté une reconnaissance lointaine. Le 23 novembre 1916, attaqué par huit avions ennemis, a abattu l'un de ses adversaires et est rentré porteur de documents particulièrement importants."

* Chevalier de la Légion d'Honneur et une citation à l'ordre de l'armée du Slt Alexandre Charles Bronilas Borzecki, territorial d'artillerie, observateur à l'escadrille N 62, en date du 8 mars 1917 : "Observateur de tout premier ordre. Le 10 février 1917, au cours d'une mission lointaine, ayant été attaqué par trois avions ennemis, a abattu l'un d'eux, mis les autres en fuite et n'est rentré qu'une fois sa mission terminée. A abattu quatre avions ennemis depuis juillet 1916, déjà blessé au cours de la campagne et qautre fois cité à l'ordre de l'armée."

* Citation à l'ordre de l'armée du Slt Alexandre Charles Bronilas Borzecki, de l'escadrille SPA 62, en date du 6 janvier 1918 : "Observateur de tout premier ordre. Depuis le mois de février, a exécuté plus de 500 clichés de l'arrière front ennemi; les 23 et 25 octobre, par une véritable tempête, a survolé à basse altitude la région des batteries et grâce à son sang-froid et à son audace, a rapporté au commandement des renseignements d'une valeur exceptionnelle."

* Grade d'officier de la Légion d'Honneur du Ltt Charles Alexandre Borzecki, du 34ème régiment d'aviation (pour ordre aéronautique des troupes d'Indochine), en date du 27 décembre 1923 : "Chevalier du 8 mars 1917; 21 ans de services, 4 campagnes. A été blessé et cité."

* Grade de Commandeur de la Légion d'honneur du Cne de réserve Charles Alexandre Borzecki, du bataillon de l'air n° 211 "36 ans de services, 4 campagnes. A été blessé et cité. Officier de la Légion d'Honneur, le 27 décembre 1923."

A gauche sur la photo, le Sgt Fabien Lambert, pilote de la BR 213, puis de la SPA 62, pose en compagnie d'un observateur de la 213 qui reste à identifier - Photo Fabien Lambert transmise par Jean-Michel Téron, son petit-fils, que je remercie pour son aide.
* Sgt Fabien Louis Lambert - Né le 4 janvier 1892 à Thin-le-Moutier (08) - Fils d'Emile Paulin Lambert et de Marie Camille Charles - Profession avant guerre Employé des chemins de fer - Classe 1912 - Numéro matricule 7336 - Service militaire au 151ème régiment d'infanterie, à compter du 10 octobre 1913 - Toujours affecté à cette unité lors de la mobilisation générale du 2 août 1914 - Passé à l'aéronautique militaire comme personnel d'encadrement à St-Cyr, le 2 mars 1916 - Passé mitrailleur après un stage à l'école de tir aérien de Cazaux - Passé élève pilote à compter du 2 avril 1917 - Brevet de pilote militaire n° 7059 obtenu à l'école d'aviation militaire d'Etampes, le 18 juin 1917 - GDE du 20 juin au 23 septembre 1917 - Pilote de l'escadrille R 213 / BR 213 du 23 septembre 1917 au 10 avril 1918 - Pilote de l'escadrille SPA 62 du 10 avril au 27 juillet 1918 - Blessé par balle au cours d'un combat aérien, le 24 juillet 1918 - Nommé Adjudant, le 25 juin 1918 - Affecté au 1er régiment d'aviation de Thionville-Basse-Yutz, le 30 novembre 1920.

* Citation à l'ordre de l'armée : Sgt Fabien Louis Lambert, infanterie, pilote de l'escadrille R 213 en date du 31 octobre 1917 : "Sous-officier remarquable par son énergie, son mépris du danger. A eu de nombreux combats aériens dans la Somme, comme mitrailleur. Passé pilote, a réglé des tirs importants aux dernières opérations, sur une gare lointaine. A soutenu de durs combats, le 12 et le 24 octobre 1917."

* Médaille Militaire et une citation à l'ordre de l'armée, le 31 mars 1918 : Sgt Fabien Louis Lambert, du 151ème régiment d'infanterie, pilote de l'escadrille BR 213 : "Sous-officier d'élite, pilote de tout premier ordre. Grièvement blessé dans l'infanterie et inapte à cette arme, a demandé à passer dans l'aviation. A soutenu comme mitrailleur d'abord, de durs combats aux offensives de la Somme; pilote, s'est distingué par son allant et son mépris du danger, s'offrant toujours pour les missions les plus périlleuses. S'est signalé de façon particulière dans l'exécution d'expéditions photographiques d'une grande hardiesse. Au cours d'une de ces missions, attaqué par six appareils ennemis. A abattu un de ses adversaires et mis les autres en fuite; a dû atterrir avec un appareil gravement endommagé. deux citations."

* Citation à l'ordre de l'armée, le 12 juin 1918 : Sgt Fabien Louis Lambert, du 151ème régiment d'infanterie, détaché à l'escadrille SPA 62 : "Sous-officier pilote d'une rare énergie, brave juqu'à la témérité. A exécuté sept reconnaissances pour le répèrage de pièces, est rentré plusieurs fois avec un avion criblé d'éclats d'obus. A fait volontairement seul une mission lointaine dans les lignes ennemies et rapprochant des renseignements de la plus haute importance. Depuis, a exécuté des missions à basse altitude au milieu d'une aviation ennemie très mordante. Le ..., a participé à un combat des plus durs et fait preuve d'un cran remarquable en attaquant à plusieurs reprises l'avion ennemi qui a été contraint d'atterrir."

* Chevalier de la Légion d'Honneur et une citation à l'ordre de l'armée, le 16 juin 1920 : Slt Fabien Louis Lambert, infanterie à l'ex-2ème groupe d'aviation : "Après une brillante conduite dans l'infanterie, a accompli dans l'aviation un travail considérable et précieux, spécialement dans les réglages d'artillerie et les missions photographiques mointaines. A été griévement blessé, le 27 juillet 1918, au cours d'une de ces missions, en soutenant un combat inégal et acharné, contre cinq avions ennemis. Deux blessures, cinq citations."

Sgt Justin Honoré Alexandre Usse - Né le 16 février 1890 à Patay (Loiret) - Fils de Joseph Pierre Usse et de Ernestine Honorine Hardy - Domiciliés à 36, rue St-Guillaume à St-Brieuc (22) - Classe 1910 - Recrutement de St-Brieuc (22) sous le n° matricule 209 - Exempté de service militaire en 1910 - Profession avant guerre Chemisier métallurgiste - Engagé volontaire au 129ème régiment d'infanterie stationné à Sarthenay, à compter du 8 octobre 1914 - Affecté à la 25ème compagnie du 129ème RI du 11 octobre au 11 décembre 1914 - Nommé caporal, le 3 janvier 1915 - Affecté au 24ème bataillon de Marche - Affecté au 114ème régiment d'infanterie, le 23 mars 1915 - Blessé au combat par l'explosion d'une mine au thorax et à la main gauche à Loos (62), le 10 mai 1915 - Soigné à l'hôpital de Chantilly jusqu'au 28 mai 1915 - Passé à l'aéronautique militaire comme élève pilote, le 12 septembre 1915 - Instruction technique aéronautique au 1er groupe d'aviation de Dijon-Longvic du 17 septembre au 29 octobre 1915 - Brevet de pilote militaire n° 2406 obtenu à l'école d'aviation militaire de Chartres, le 17 janvier 1916 - GDE du Plessis-Belleville du 24 janvier au 27 avril 1916 - Pilote de l'escadrille MF 62 du 27 avril au 15 juin 1916 - Vole sur les avions suivants : MF 11 n° 886 - MF 11 bis n° 1652 - F 40 n° 2059 - F 40 n° 2063 - Pilote de l'escadrille F 24 du 15 juin 1916 au 12 juillet 1917 - Vole sur les avions suivants : F 40 n° 2063 - Nommé Sergent, le 15 juillet 1916 - Une citation à l'ordre du 1er corps d'armée, le 28 septembre 1916 - Croix de Guerre et une citation à l'ordre du 9ème corps d'armée, le 26 novembre 1916 - Une citation à l'ordre du 38ème corps d'armée, le 1er mai 1917 - Nommé Adjudant, le 25 avril 1917 - Pilote de l'escadrille C 222 du 12 juillet au 24 septembre 1917 - Vole sur les avions suivants : Sopwith 1A2 n° 107 - Stage de Haute-Ecole à l'école d'aviation militaire de Pau du 10 au 20 novembre 1917 - Pilote instructeur de l'école d'aviation américaine d'Issoudun du 20 novemvre 1917 au 15 mai 1918 - Pilote de l'escadrille SPA 26 du 17 mai au 3 novembre 1918 - Trois victoires homologuées et une non homologuées à la SPA 26 - Une citation à l'ordre de l'armée - Hospitalisé du 28 mai au 20 juillet 1918 puis du 20 septembre au 1er octobre 1918 - Pilote de l'escadrille SPA 173 du 1er octobre 1918 au 9 avril 1919 - CIACB à compter du 9 avril 1919 - Affecté au 3ème régiment d'aviation - Inscrit au tableau spécial de la Légion d'Honneur à compter du 16 juin 1920 - Passé à l'arme de l'aéronautique, le 29 juin 1923 - Photo Justin Usse transmise par Gilles Delanoé que je remercie pour son aide.

* Citation à l'ordre de l'armée de l'Adj Juston Usse, matricule 209, du 129ème régiment d'infanterie, détaché à l'escadrille SPA 26 : "Pilote de Chasse dont la valeur s'affirme chaque jour davantage. Le 28 octobre 1918, au cours d'un combat difficile, a abattu son adversaire, rentrant lui-même avec son avion fortement endommagé."

* Chevalier de la Légion d'Honneur et une citation à l'ordre de l'armée du Slt Justin Honoré Alexandre Usse du 3ème régiment d'aviation en date du 16 juin 1920 : "Officier pilote de chasse très audacieux et très courageux. Une blessure, 6 citations."

Cne Robert René Franc - Né le 12 janvier 1891 à Bergerac (Dordogne) - Fils de Martin Franc et d'Euphrasie Menu - Domiciliés 97, rue Neuve à Bergerac (Dordogne) - Classe 1911 - Recrutement de Bergerac sous le matricule n° XXX - Engagé au 49ème régiment d'infanterie, stationné à Périgueux, à compter du 1er octobre 1909 - Profession avant guerre Négociant - Mobilisé au 250ème régiment d'infanterie, le 2 août 1914 - Nommé Lieutenant à titre définitif, le 9 mars 1915 - Passé à l'aéronautique militaire comme observateur, le 3 septembre 1915 - Observateur de l'escadrille N 62 du 3 septembre 1915 au (3ème trimestre 1916) - Croix de Guerre et une citation à l'ordre de la division, le XX septembre 1915 - Blessé au combat - Hospitalisé - Convalescence du 12 avril au 1er juin 1916 - Brevet de pilote militaire n° 4636 obtenu à l'école d'aviation militaire de Juvisy, le 30 septembre 1916 - Stage de perfectionnement "Avions Rapides" à l'école d'aviation militaire d'Avord - Stage de "Haute-Ecole" à l'école d'aviation militaire de Pau, jusqu'au 21 mars 1917 - RGA du 21 au 30 mars 1917 - Pilote de l'escadrille N 79 du 1er avril 1917 au 11 mars 1919 - En mission du 25 au 29 avril 1917 - Citation à l'ordre de l'armée, en date du 8 mai 1917 - Evacué sur l'ambulance A 1/86 du 22 mai au 6 juin 1917 - Evacué sur l'ambulance américaine du 23 au 29 juin 1917 - Nommé Capitaine, le 12 juillet 1917 - Commandant de l'escadrille N 79 / SPA 79 du 5 septembre 1917 au 11 mars 1919 - Chevalier de la Légion d'Honneur et une citation à l'ordre de l'armée, en date du 9 novembre 1917 - Stage de tir à l'école de tir aérien de Cazaux du 4 au 16 janvier 1918 - Citation à l'ordre de l'armée, en date du 19 juin 1918 - Affecté au DMAé, le 11 mars 1919 - Affecté au 1er groupe d'aviation de Dijon, le 10 avril 1919 - Affecté au 1er régiment d'aviation de chasse de Thionville-Basse-Yutz, le 30 novembre 1920 - Passé dans l'arme de l'aéronautique et affecté, dans la réserve, au 3ème régiment d'aviation, le 29 juin 1923 - Sources : Pam - JORF - Dernière mise à jour : 21/11/2014 - Photo Marcel Thibon transmise par Françoise Rivemale, sa petite fille, que je remercie pour son aide.

* Citation à l'ordre de l'armée du Ltt Robert René Franc, pilote de l'escadrille N 79, en date du 8 mai 1917 : "Pilote remarquable, d'une bravoure et d'un dévouement hors de pair. Deux fois blessé dans l'infanterie. Témoigne en toutes circonstances d'une audace et d'un mépris du danger dignes des plus grands éloges. le 2 mai 1917, trous avions de sa patrouille s'étant égarés dans la brume, a assuré suel, malgré la poursuite de nombreux avions ennemis la protection d'un biplace effectuant une reconnaissance à très longue portée. Le 4 mai, a attaqué un biplace à 15 kilomètres dans ses lignes et l'a obligé à atterrir."

* Chevalier de la Légion d'Honneur et une citation à l'ordre de l'armée du Cne Robert René Franc, pilote de l'escadrille N 79, en date du 9 novembre 1917 : "Officier d'une valeur exceptionnelle. Chef d'une escadrille armée, donne l'exemple d'une vaillance admirable, se réservant toujours les tâches les plus périlleuses. Possède sur ses subordonnées un remarquable ascendant dû à ses belles qualités militaires et grâce auquel il obtient les meilleurs résultats. Blessé deux fois dans l'infanterie et à deux autres reprises dans l'aviation. Le 19 octobre 1917, a abattu un Drachen ennemi. Deux citations."

* Citation à l'ordre de l'armée du Cne Robert René Franc, du 308ème régiment d'infanterie, commandant de l'escadrille SPA 79, en date du 19 juin 1918 : "Commandant d'escadrille. Pendant les opérations récentes, a fait de nombreuses reconnaissances et mitraillages de colonnes; le 2 avril 1918, a coopéré à la chute d'un avion ennemi; le 15 mai 1918, a abattu un avion ennemi."

Ltt Jean Toussaint Fieschi - Né le 23 octobre 1893 à Petreto-Bicchisano (Corse) - Fils de François Hilaire Fieschi et de Marie Andréani Giacomini - Profession avant service militaire : Commis dessinateur à la préfecture de la Seine (Paris) - Classe 1913 - Recrutement d'Ajaccio sous le matricule n° 357 - Service militaire au 163ème régiment d'infanterie, à compter du 28 novembre 1913 - Toujours dans cette unité lors de la mobilisation générale du 2 août 1914 - Citation n° 63 à l'ordre du 163ème régiment d'infanterie, le 29 avril 1915 - Nommé Sous-lieutenant, le 11 novembre 1915 - Citation n° 46 à l'ordre de la 17ème brigade, le 30 décembre 1915 - Citation n° 70 à l'ordre du 31ème corps d'armée, le 14 février 1916 - Une blessure de Guerre, le 28 mars 1916 - Citation n° 229 à l'ordre de la 2ème armée, le 18 avril 1916 - Une blessure de guerre, le 10 juillet 1916 - Passé à l'aéronautique militaire comme observateur, le 4 décembre 1916 - Observateur de l'escadrille C 53 (du 1er corps d'armée) du (début 1917) au 4 octobre 1917 - Citation n° 237 à l'ordre du 163ème régiment d'infanterie, le 27 avril 1917 - Citation n° 15 à l'ordre du 1er corps d'armée, le 21 mai 1917 - Brevet d'observateur en avion, le 25 mai 1917 - Nommé Lieutenant à titre définitif, le 6 juillet 1917 - Citation n° 27 à l'ordre du 1er corps d'armée, le 27 août 1917 - Observateur de l'escadrille SOP 226 du 20 octobre au 16 décembre 1917 - Une blessure en service aérien commandé, le 27 novembre 1917 - Passé élève pilote à l'école d'Etampes, le 20 décembre 1917 - Brevet de pilote militaire obtenu à l'école militaire d'aviation d'Etampes, le 26 février 1918 - Stage de "Haute Ecole" à l'école militaire d'aviation de Pau - Stage de tir à l'école de tir aérien de Cazaux - Pilote du GDE jusqu'au 24 août 1918 - Pilote de l'escadrille SPA 80 du 24 août 1918 au 19 février 1919 - Une blessure en service aérien commandé, le 15 septembre 1918 - Chevalier de la Légion d'Honneur, le 28 décembre 1918 - Titulaire de 210 heures de vol au-dessus de l'ennemi à la fin de la Guerre - Citation n° 12.649 à l'ordre du GQG, le 28 décembre 1918 - Nommé Commis dessinateur de la ville de Paris, le 3 avril 1920 mais restera dans l'armée - Une blessure en service aérien commandé, le 20 avril 1920 - Affecté à la 9ème escadrille (SPA 62 de la Grande Guerre) du 1er régiment de chasse de Thionville-Basse-Yutz (57), le 5 juin 1920 - - Une blessure en service aérien commandé, le 21 mai 1921 - Affecté au 34ème régiment d'aviation, pour la mission militaire aéronautique au Vénézuela, le 22 novembre 1920 - Affecté au 1er régiment d'aviation de chasse de Thionville-Basse-Yutz (57), au retour du Vénézuela, le 22 mars 1923 - Nommé Capitaine, le 24 mars 1923 - Affecté au 34ème régiment d'aviation, le 8 juillet 1926 - Haut conseiller militaire de la Chine de 1927 à 1936 - Officier de la Légion d'Honneur, le 1er janvier 1930 - Officier d'académie pour services rendus à l'expansion intellectuelle française, 16 février 1930 - Nommé Commandant, le 20 avril 1930 - Nommé Commandant de la 35ème escadre aérienne en 1937 - Médaille d'Or de l'éducation physique, le 10 août 1937 - Nommé Lieutenant-colonel, le 15 septembre 1937 - Officier de l'instruction publique, le 23 février 1939 - Nommé Colonel, le 2 septembre 1939 - Commandant de l'Air régional n° 14 du 4 février 1938 au 10 janvier 1940 - Attaché de l'Air à Rome (Italie) du 15 janvier au 16 juin 1940 - Commandant du groupement de Valence du 22 juillet au 21 août 1940 - Commandant la base aérinne de Lyon-Bron du 22 août 1940 au 27 mai 1942 - Une blessure en service aérien commandé, le 26 janvier 1942 - Arrêté par la Gestapo et déporté en Allemagne du 6 mai 1944 au 12 mai 1945 - En convalescence du 15 mai au 6 septembre 1945 - Nommé Général de Brigade aérienne, le 25 mars 1946 - Mis en congé du personnel navigant, le 5 juillet 1946 - Commandeur de la Légion d'Honneur, le 31 décembre 1946 - Admis en 2ème section du cadre de l'EMGAA, le 23 octobre 1949 - Croix de Guerre 39-45 et une citation à l'ordre de l'armée aérienne, le 5 décembre 1950 - Titulaire de 1283 heures de vol - Conseiller municipal de la ville de Lyon (69) en 1953 - Grand officier de la Légion d'Honneur, le 24 mai 1954 - Décédé au début février 1955 - Jean Toussaint Fieschi repose dans le cimetière du village de Petreto-Bicchisano, où il est né - Sources : Pam - FM (Corse) - LO - CCC N 62 / SPA 62 - CCC SPA 80 - JORF - Dernière mise à jour : 27/12/2014 - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Photo Jean Fieschi datant de son affectation à la 9ème escadrille (SPA 62) du 1er RAC de Thionville-Basse-Yutz en 1920 - transmise par Philippe Fleury, son petit-neveu, que je remercie pour son aide.

* Citation n° 63 à l'ordre du 163ème régiment d'infanterie, le 29 avril 1915 : "Sous-officier très courageux, n'hésitant jamais à faire les reconnaissances les plus périlleuses pour seconder son chef et contribuer au succès."

* Citation n° 46 à l'ordre de la 17ème brigade, le 30 décembre 1915 : "Devant les tranchées de Montmare-Flirey, a dirigé une reconnaissance des plus audacieuses qui s'est avançée jusqu'à la tranchée ennemie et qui a enlevé plusieurs fils de fer conducteurs pour les patrouilles allemandes. A rapporté des renseignements très intéressants."

* Citation n° 70 à l'ordre du 31ème corps d'armée, le 14 février 1916 : "S'est montré particulièrement audacieux dans la direction de patrouilles au cours desquelles il a enlevé des fils téléphoniques ennemis et, le 4 janvier 1916, a pénétré de sa propre initiative dans un poste d'écoute ennemi devant le secteur de Jury."

* Citation n° 229 à l'ordre de la 2ème armée, le 18 avril 1916 : "Officier d'une grande énergie et d'une réelle bravoure. A su, sous les bombardements les plis violents, maintenir le moral de ses hommes à un niveau très élevé. A, dans la nuit du 28 au 29 mars 1916, à Verdun (Malancourt), dirigé une patrouille des plus audacieuses ayant pour but d'assurer une liaison entre deux ouvrages très avancés et a rapporté des renseignements très utiles."

* Citation n° 237 à l'ordre du 163ème régiment d'infanterie, le 27 avril 1917 : "Au cours du coup de main du 10 juillet 1916, blessé pendant le bombardement préparatoire, est resté malgré sa blessure pendant deux heures à son poste; n'a consenti à le quitter qu'après avoir acquis la certitude que le calme était entièrement revenu. Officier très brave et très allant."

* Citation n° 15 à l'ordre du 1er corps d'armée, le 21 mai 1917 : "Excellent observateur d'infanterie. A exécuté de très nombreuses missions d'avion de commandement au cours desquelles il a pu fournir les plus précieux renseignements. Le 20 avril, attaqué par deux adversaires, a énergiquement soutenu le combat, les a obligés à s'enfuir et a pu terminer sa mission."

* Citation n° 27 à l'ordre du 1er corps d'armée, le 27 août 1917 : "Spécialisé dans les liaisons d'infanterie, a exécuté de très nombreuses missions, volant à moins de 100 mètres sur les tranchées ennemies afin de rapporter les renseignements nécessaires au commandement. S'est particulièrement distingué au cours des attaqyues d'avril et les 31 juillet et 16 août 1917 en assurant au moins de 100 mètres sur les tranchées ennemies par très mauvais temps, des missions d'infanterie de la plus haute importance."

* Chevalier de la Légion d'Honneur et citation n° 12.649 à l'ordre du GQG du Ltt Jean Toussaint Fieschi, au 163ème régiment d'infanterie, pilote aviateur, en date du 28 décembre 1918 : "Officier d'une énergie remarquable, animé du plus haut sentiment du devoir. D'un courage et d'une activité inlassables, a toujours fait preuve des plus belles qualités militaires. Après s'être signalé dans l'infanterie, a pris une part brillante dans l'observation aérienne. Pilote de chasse depuis peu, s'est fait remarquer par son audace. Deux blessures."

* Officier de la Légion d'Honneur du Cne Jean Toussaint Fieschi, du secrétariat général du ministère de l'Air, en date du 1er janvier 1930 : "15 ans de services, 9 campagnes, 5 blessures, une citation, deux ans de bonifications pour services aériens. Chevalier du 28 décembre 1918."

* Citation à l'ordre de l'armée aérienne, le 5 décembre 1950 : "Animé d'un ardent patriotisme, est entré en contact dès 1941 avec les premiers éléments organisé de la résistance. Par son accendant personnel et son dynamisme, a su insuffler sa foi aux officiers de l'armée de l'Air de la Région de Lyon. A apporté une aide des plus précieuses aux premiers groupes para-militaires qui devaient bientôt constituer l'armée secrète. A été arrêté, le 6 mai 1944 et déporté. Cette citation comporte l'attribution de la Crois de Guerre 1939-1945 avec palme.

Ltt Pierre Marie Robert Bladinières - Né le 25 janvier 1883 à Bordeaux (Gironde) - Fils de Louis Bladinières et d'Adrienne Augières - Classe 1900 - Recrutement de la Seine sous le matricule n° XXX - Engagé au 20ème régiment de Dragons, à compter du 6 février 1901 - Nommé Sous-lieutenant et affecté au 31ème régiment de Dragons, à compter du 1er octobre 1911 - Nommé Lieutenant, à titre définitif, le 1er octobre 1913 - Citation à l'ordre de la division, en date du 27 août 1914 - Citation à l'ordre de la brigade, en date du 19 juillet 1915 - Passé à l'aéronautique militaire comme observateur en juillet 1916 - Observateur de l'escadrille VB 107 du XX juillet 1916 au XXX - Observateur de l'escadrille N 62 du XXX au (3ème trimestre) 1916 - Observateur de l'escadrille R 210 du (3ème trimestre) 1916 au 20 janvier 1917 - Citation à l'ordre du corps d'armée, en date du 9 janvier 1917 - Observateur de l'escadrille N 31 du 6 avril au 11 juin 1917 - En subsistance à l'escadrille F 24 du 18 mai au 3 juin 1917 - Parti à l'école d'aviation militaire de Chartres comme élève pilote, à compter du 11 juin 1917 - Brevet de pilote militaire n° 7472 obtenu à l'école d'aviation militaire de Chartres, le 13 juillet 1917 - Stage de perfectionnement "Avions Rapides" à l'école d'aviation militaire d'Avord - Stage de "Haute Ecole" à l'école d'aviation militaire de Pau, jusqu'au 17 septembre 1917 - Pilote de l'escadrille N 31 du 22 août au 22 décembre 1917 - Commandant de l'escadrille SPA 75 du 22 décembre 1917 au 18 février 1919 - Nommé Capitaine, à titre temporaire, le 2 janvier 1918 - Nommé Capitaine à titre définitif, le 26 juillet 1918 - Photo collection Frank Fischer que je remercie pour son aide - Sources : Pam - LO non communicable - Liste des brevets militaires - CCC de l'escadrille R 210 - CCC de l'escadrille N 31 - CCC de l'escadrille F 24 - CCC de l'escadrille SPA 75 - Dernière mise à jour : 31 mai 2017.

Ltt Emile Jacques Marie Lacouture - Né le 29 décembre 1886 à Cognac (16) - Entré en service actif au 7ème régiment de Hussards, le 5 octobre 1905 - Observateur de cavalerie du 21 avril au 23 mai 1915 - Brevet de pilote militaire n° 1316 obtenu à l'école d'aviation militaire d'Etampes, le 9 août 1915 - Pilote de l'escadrille MF 62 du 1er septembre 1915 au 23 avril 1916, date de sa mort - Tué au combat lors d'une mission de reconnaissance sur les tranchées françaises, au Sud de Warfusee - Abrancourt, le 23 avril 1916 - Il faisait équipage avec le Slt Julien Jaulin, observateur, qui a également perdu la vie.

* Citation à l'ordre de l'armée : "Dans la cavalerie, s'est signalé dans plusieurs reconnaissances particulièrement délicates. Pilote de l'escadrille MF 62, a accompli plus de 100 heures de reconnaissance lointaines et bombardement, souvent dans les circonstances les plus difficiles et sous le feu violent de l'ennemi. A eu son avion endommagé par des éclats d'obus, le 15 septembre et le 20 octobre 1915 et son hélice sérieusement atteinte par une balle, le 9 octobre 1915. Excellent, modèle de dévouement, d'esprit militaire et de modestie. N'a cessé de se distinguer depuis le début de la campagne, dans la cavalerie d'abord, puis, dans l'aviation. A été cité à l'ordre de l'armée pour ses brillants services comme pilote. A été tué glorieusement dans l'accomplissement d'une mission en avion, le 23 avril 1916."

 

Photo du Slt Ernest Gilleron

Slt Louis Ernest Gilleron - Né le 2 décembre 1885 à Hermes (Oise) - Fils d'Arsène Gilleron (laitier) et de Clémence Cauet (ménagère) - Domiciliés à Bresles (Oise) - Classe 1905 - Recrutement de Beauvais sous le matricule n° 1451 - Service militaire au 5ème régiment de Dragons, à compter du 7 octobre 1906 - Affecté au 54ème régiment d'infanterie, caserné à Compiègne, le 5 décembre 1906 - Nommé Caporal, le 21 mars 1907 - Nommé Sergent, le 1er octobre 1907 - Fin de service militaire et renvoyé dans la disponibilité, le 25 septembre 1908 - A obtenu le certificat d'aptitude à l'emploi de chef de section, le 18 septembre 1908 - Nommé Adjudant de réserve, le 24 décembre 1909 - Marié avec Suzanne Laure Roussel, à Bresles (Oise), le 20 janvier 1910 - Naissance d'un fils, Louis Arsène, le 20 février 1912 - Rappelé à l'activité en raison de la mobilisation générale, le 1er août 1914 - Nommé Sous-lieutenant à titre temporaire, le 3 août 1914 - Affecté au service des convois automobiles, le 8 novembre 1915 - Affecté au 94ème régiment d'infanterie, le 25 novembre 1915 - Passé à l'aéronautique militaire comme observateur - Observateur du GDE du XXX au 12 mai 1916 - Observateur en subsistance à l'escadrille N 62 du 12 au 16 mai 1916 - Observateur de l'escadrille N 62 du 16 mai 1916 au XXX - Observateur de l'escadrille C 106 du XXX au 6 juillet 1916 - Fait prisonnier au cours d'une mission de protection d'ALGP au Mesnil-Bruntel, près de Péronne, le 6 juillet 1916 - Il faisait équipage avec le Cal Marcel Riess (pilote), qui a également été fait prisonnier - Interné à Mayence, Landshut et Weilburg en Allemagne - Rapatrié d'Allemagne, le 16 décembre 1918 - Démobilisé, le 25 mars 1919 - Domicilié au 49, rue Galland à Amiens, à compter du 6 septembre 1920 - Profession après guerre Comptable puis directeur de différentes laiteries - Réaffecté, dans la réserve, au 94ème régiment d'infanterie, le 19 juillet 1921 - Nommé Sous-lieutenant, à titre définitif, le 22 juillet 1921 - Domicilié au 4, rue Desaix à Montluçon, à compter du 24 octobre 1921 - Domicilié Hameau des Etoquies à Landrecies (Nord) - Nommé Lieutenant, à titre définitif, le 30 juillet 1922 - Affecté au 127ème régiment d'infanterie, le 30 août 1922 - Affecté au 28ème régiment de tirailleurs, le 15 juin 1923 - Domicilié à Essigny-le-Petit (Aisne), à compter du 31 août 1923 - Affecté au 65ème régiment de tirailleurs marocains, le 4 mars 1924 - Affecté au 67ème régiment d'infanterie, le 11 août 1926 - A accompli une période volontaire au 67ème régiment d'infanterie du 11 février au 6 mars 1932 - A accompli une période obligatoire d'instruction du 28 au 30 juin 1937 - Décoré de la Croix de 3ème classe des services militaires volontaires, le 25 septembre 1937 - Chevalier de la Légion d'Honneur, en date du 24 décembre 1938 - Rappelé à l'activité et affecté au 24ème régiment de travailleurs, le 24 septembre 1938 - Renvoyé dans ses foyers, le 4 novembre 1938 - Rappelé à l'activité et affecté au 21ème régiment, le 20 mars 1939 - Renvoyé dans ses foyers, le 17 avril 1939 - Rappelé à l'activité et affecté à la 4ème compagnie auto transport groupe régulateur n° 2, le 23 août 1939 - Démobilisé à Châteauroux (Indre), le 30 juillet 1940 - Domicilié rue Condorcet à St-Quentin, à compter du 21 octobre 1949 - Sources : Fiche matricule du département de l'Oise - Bailey/Cony - JMO de l'aéronautique de la 6ème armée - CCC escadrille N 62 - CICR - Dernière mise à jour : 2 septembre 2016.

* Croix de Guerre avec palme et citation à l'ordre de l'armée du Slt Louis Ernest Gilleron, observateur à l'escadrille C 106, en date du 27 juillet 1916 : "Officier remarquable d'entrain et d'énergie. A disparu, le 6 juillet 1916, dans les lignes ennemies au cours d'une mission de protection.

 

Photo du Ltt Edouard Rivalleau

Ltt Edouard Frédéric Charles Rivalleau - Né le 27 mai 1889 à Moncontoir-de-Poitou (Vienne) - Fils d'Edouard Rivalleau et de Berthe Samoyaux - Classe 1909 - Recrutement du XXème bureau de la Seine sous le matricule n° 43 - Brevet d'ingénieur de l'école centrale de Cluny avec médaille d'argent (21ème) en 1908 - Nommé Sous-lieutenant à titre définitif et affecté le 1er octobre 1913 - Affecté au 21ème régiment d'artillerie, le 2 août 1914 - Passé à l'aéronautique militaire comme observateur, le 6 février 1915 - Observateur de l'escadrille F 20 du 6 février au 30 avril 1915 - Observateur de l'escadrille C 43 du 1er mai 1915 au 27 mars 1916 - Nommé Lieutenant à titre définitif, le 1er octobre 1915 - Stage de tir à l'école de tir aérien de Cazaux du 3 au 25 janvier 1916 - Citation à l'ordre de l'armée, le 27 février 1916 - Observateur de l'escadrille C 51 du 27 mars au 17 avril 1916 - Observateur de l'escadrille MF 62 du 17 avril au 6 mai 1916 - Observateur de l'escadrille F 54 du 6 mai 1916 au 18 mars 1917 - Nommé adjoint du commandant de l'aéronautique du 10ème corps d'armée (chef du service des renseignements) - Citation à l'ordre du corps d'armée, le 1er décembre 1916 - Stage de pilotage au GDE du 3 au 20 janvier 1917 - Brevet de pilote militaire n° 5708 obtenu à l'escadrille F 54, le 18 mars 1917 - Pilote de l'escadrille F 54 du 18 mars au 10 août 1917 - Convoyage d'un avion fatigué les 1er et 2 avril 1917 - Stage à l'état-major de Senlis du 10 août 1917 au XXX - Affecté à l'état-major de l'escadre de bombardement n° 11 (GB 1 - GB 2 - GB 7) du 16 février au 2 mai 1918 - Tué au cours d'une mission de bombardement de nuit, au Nord-Est de Ham (Somme), le 2 mai 1918 - Le pilote qui l'accompagnait, le Cne Michel Mahieu, commandant de l'escadrille V 114 (GB 1), qui pilotait le Voisin n° 5597, a également été perdu la vie - Chevalier de la Légion d'Honneur et citation à l'ordre de l'armée, à titre posthume, en date du 23 juin 1920 - Sources : Pam - MpF - JORF - CCC escadrille F 20 - CCC escadrille C 43 - CCC escadrille C 51 - CCC escadrille MF 62 - CCC escadrille F 54 - Liste des brevets militaires - La Guerre Aérienne Illustrée - Dernière mise à jour : 15 août 2016.

* Citation à l'ordre de l'armée du Ltt Edouard Rivalleau, observateur à l'escadrille C 43, en date du 27 février 1916 : "Officier plein d'énergie, d'allant et de sang-froid. Observateur en avion depuis le 10 décembre 1914, a effectué au-dessus de l'ennemi plus de 120 heures de vol, au cours desquelles il a eu souvent son appareil atteint par les projectiles. Le 15 mai 1915, a effectué, malgré un vent violent, le bombardement d'une escadrille ennemie. Le 5 et 7 juin 1915, attaqué au cours de réglage, a engagé le combat à la carabine, a mis les avions ennemis en fuite et achevé ensuite l'accomplissement de sa mission. En février 1915, a fait plusieurs sorties par mauvais temps et à faible altitude pour remplir des missions urgentes de photographie."

* Chevalier de la Légion d'Honneur et citation à l'ordre de l'armée, à titre posthume, du Ltt Edouard Charles Rivalleau, observateur en avion, en date du 23 juin 1920 : "Officier observateur en avion de premier ordre. Par la passion qu'il apportait à son métier, s'est créé une place à part dans l'aviation de corps d'armée. Venu dans le bombardement, a fait preuve dans ses nouvelles fonctions de la même tenacité et d'un allant digne d'être donné en exemple à tous ses camarades. Tombé glorieusement à l'ennemi, dans la nuit du 2 au 3 mai 1918. A été cité."

 

Photo du Slt Maurice Brunel

Slt Maurice Marie Edouard Louis Brunel - Né le 25 mars 1893 à Marseille (Bouches-du-Rhône) - Fils de Jean Joseph Amans Brunel (propriétaire) et d’Anne Marie Louise Graffin - Domiciliés au 92, rue St-Jacques à Marseille (Bouches-du-Rhône) - Profession avant guerre Etudiant - Classe 1913 - Recrutement de Marseille sous le matricule n° 1377 - A obtenu un sursis d’incorporation pour l’année 1913 - Mobilisé au 17ème régiment de Dragons, le 12 août 1914 - Affecté au 26ème régiment de Dragons, par la formation du 7ème escadron, le 10 mars 1915 - Affecté au 108ème régiment d’artillerie lourde, le 19 novembre 1915- Nommé Brigadier, le 8 janvier 1916 - Passé à l’aéronautique militaire comme élève pilote, le 1 er octobre 1916 - Brevet de pilote militaire n° 5203 obtenu à l’école d’aviation militaire d’Avord, le 21 janvier 1917 - Stage de perfectionnement à l’école d’aviation militaire de Pau, jusqu’au 1 er avril 1917 - Pilote de Sopwith 1A2 de l’escadrille N 62 du 5 avril 1917 au 6 février 1918 - Convoyage d’un Sopwith 1A2 depuis la RGA, les 13 et 14 avril 1917 - Nommé Maréchal des Logis, le 25 juin 1917 - Nommé Sous-lieutenant, à titre temporaire, le 27 janvier 1918 - Pilote de l’escadrille SPA 95 du 6 février au 13 août 1918 - En mission à la RGA, le 9 mars 1918 - Citation à l’ordre de l’armée, en date du 17 mai 1918 - Grièvement blessé au cours d’un combat aérien d’une balle à la jambe, le 3 juin 1918 - Réussit un atterrissage forcé au niveau de la ligne de front avec son SPAD XIII - Hospitalisé et convalescence du 3 juin au 16 juillet 1918 - Chevalier de la Légion d’Honneur et citation à l’ordre de l’armée, en date du 27 juillet 1918  - Grièvement blessé au cours d’un accident d’avion, aux commandes d’un SPAD VII, le 28 juillet 1918 - Son avion, en panne moteur, heurte un talus en bordure de piste - Evacué sur l’hôpital de Connantre (Marne), il a été amputé de la cuisse gauche - Citation à l’ordre de l’armée, en date du 25 avril 1919  - Fin de service, le 22 novembre 1921 - Officier de la Légion d’Honneur et citation à l’ordre de l’armée, en date du 6 mars 1922 - Affecté au 115 ème régiment d’artillerie lourde - Marié avec Mlle Marie Henriette Thérèse Villedieu de Torcy, à Dijon, le 19 mai 1926 - Décédé à Forcalquier (Alpes de Hautes Provence), le 28 novembre 1981 - Sources : Bulletin de naissance - Pam (2 fiches) - Liste des brevets militaires - Fiche matricule du département des Bouches du Rhône - CCC de l’escadrille SPA 95 - JORF - Dernière mise à jour : 22 juin 2017.

* Citation à l’ordre de l’armée du Slt Maurice Edouard Brunel, du 108 ème régiment d’artillerie lourde, pilote à l’escadrille SPA 95, en date du 17 mai 1918 : "Officier remarquable par son énergie et sa bravoure. Pilote de premier ordre. Le 3 mai 1918, après une lutte acharnée, a abattu un avion ennemi dans nos lignes." 

* Chevalier de la Légion d’Honneur et citation à l’ordre de l’armée du Slt Maurice Marie Edouard Brunel du 108ème régiment d’artillerie lourde, pilote à l’escadrille SPA 95, en date du 27 juillet 1918 : "Pilote d’une valeur exceptionnelle par la bravoure, le calme, l’habileté dont il a donné des preuves pendant dix-huit mois dans une escadrille d’armée d’abord, de chasse ensuite. Récemment, à la tête d’une patrouille, a engagé, contre un ennemi très supérieur en nombre, un combat brillant, qui s’est terminé par la chute de trois avions ennemis et a permis à un groupe d’appareils dont il assurait la protection de rentrer dans nos lignes. A été blessé grièvement au cours de ce combat. Trois citations." 

* Citation à l’ordre de l’armée du Slt Maurice Marie Edouard Louis Brunel du 108ème régiment d’artillerie lourde, pilote à l’escadrille SPA 95, escadre 1, en date du 25 avril 1919 : "Modèle de bravoure et de conscience. S’est distingué tour à tour dans l’aviation de reconnaissance d’armée, dans les missions photographiques et dans la chasse. A été blessé très grièvement le 28 juillet 1918, au cours d’un vol d’entrainement. Amputé de la cuisse gauche. Une blessure antérieure. Chevalier de la Légion d’Honneur pour faits de guerre."  

* Officier de la Légion d’Honneur et citation à l’ordre de l’armée du Slt Maurice Marie Edouard Louis Brunel du 108ème régiment d’artillerie lourde, pilote à l’escadrille SPA 95, en date du 6 mars 1922 : "Chevalier du 27 juillet 1918. Titres exceptionnels : Modèle de bravoure et de conscience. S’est distingué tour à tour dans l’aviation de reconnaissance d’armée, dans les missions photographiques et dans la chasse. A été blessé très grièvement le 28 juillet 1918, au cours d’un vol d’entrainement. Amputé de la cuisse gauche. Une blessure antérieure. Déjà chevalier pour faits de guerre. Croix de Guerre."

 

Les avions

Alignement des Farman MF 11 et MF 11 bis de la MF 62 sur le terrain de Breuil-le-Sec, le 2 février 1916 - Le premier avion est un MF 11 à moteur 80 ch et tous les autres des MF 11 bis à moteur 130 ch - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Photo annexe BDIC du musée de l'Armée des Invalides de Paris mis en ligne par le site Gallica de la Grande Bibliothèque de France.

Cliquez sur l'image pour l'agrandir

Le Sgt Henri de Guibert pose aux commandes de son Nieuport 16 n° 964 au départ d'une mission anti-Drachen à partir du terrain de Cachy, en juin 1916 - Son avion est équipé de 8 fusées le Prieur et d'une mitrailleuse Lewis placée en dehors du champ de l'hélice - C'est sur cet avion qu'il a remporté sa 1ère victoire homologuée, le 26 juin 1916 - Son avion porte le numéro d'identification "7" au sein de l'unité - A droite, le soldat de 2ème classe Louis Bouvier, 1er mécanicien affecté au sergent de Guibert - Chaque pilote de l'escadrille se voyait affecté deux mécaniciens (avion et moteur) - Celui chargé exclusivement de l'avion du pilote était déclaré "1er mécanicien", le second pouvait travailler sur d'autres avions et était déclaré "2ème mécanicien" ou plus simplement "mécanicien" - Photo famille de Guibert transmise par Patrick Chevillotte que je remercie pour son aide.

Sopwith 1A2 de l'escadrille N 62 - Cet avion, livré le 9 juillet 1916, possède un armement constitué d'une Lewis dans l'axe, montée sur l'aile supérieure et d'une autre arme du même type en tourelle arrière - La N 62 a compté un maximum de 3 avions de ce type - Rapide à l'époque, il était réservé aux missions à très longue distance derrière le dispositif allemand (100 km et +) pour le compte de l'aéronautique de la 6ème armée - L'observateur, en place arrière, est le Ltt Jean Thobie - Photo SHD de Vincennes.

Nieuport 16 codé "9" piloté par le caporal Edouard Pinot de l'escadrille N 62 en 1916 - Avant de passer son brevet de pilote militaire (n° 2066 obtenu le 11 décembre 1915) et de devenir pilote de chasse à l'escadrille N 62 du 4 juillet 1916 au au 4ème trimestre 1916, le Sgt Pinot a été le 2ème mécanicien de Georges Guynemer, jusqu'en septembre 1915 - Photo collection SHD du château de Vincennes.

Le Slt Paul Tarascon, l'As aux 12 victoires de la 62 pose aux cotés de son Nieuport 17 n° 1662 baptisé "Zigomar 4" codé "2" - Son avion porte le coq rouge et une bande de fuselage de la même couleur - Tous les Nieuport de Tarascon portaient le nom de baptème "Zigomar". Cette pratique s'est vraisemblablement arrêtée lors du passage de l'As sur Spad VII - Il y a eu 5 "Zigomar" identifiés - Photo SHD de Vincennes.

Le Slt Paul Tarascon a remporté ses 12 victoires homologuées à la 62. Le dernier Nieuport baptisé de la série de "Zigomar" a été le Nieuport 24 bis n° 3588 "Zigomar 5" codé "2" - Après cet avion, ce grand pilote a adopté un Spad VII à contre-coeur. Ayant fait des essais à bord d'un Nieuport 28, il restait persuadé que les Nieuport étaient beaucoup plus maniables et que seul la valeur du pilote faisait la différence en combat aérien. Il ne fera pas les mêmes étincelles au combat aux commandes de son Spad VII - Photo SHD de Vincennes.

Slt Paul Tarascon pose à côté de son Spad VII n° 72XX - Le coq peint est du second type, dit de "Boutin" - Le fuselage porte la large bande tricolore inclinée commune à tous les SPAD de la SPA 62 en 1917 et 1918 - Photo famille Tarascon que je remercie pour son aide.

Spad VII n° 3416 de l'escadrille SPA 62 sur le terrain de la ferme St Amand à Saconin-Breuil pendant l'hiver 1917-1918 - Photo collection Susan Terrel que je remercie pour son aide.

SPAD XI n° 6084 de l'escadrille SPA 62 pendant l'hiver 1917-1918 - Remarquez les bandes de fuselage (chevrons) qui n'ont pas la forme habituellement rencontrée sur ce type d'avion - D'habitude, à la 62, les marquages de fuselage sont de simples bandes inclinées - Nous ne connaissons pas la raison de ces bandes différentes - L'avion porte le coq batailleur dit de "Boutin" - Photo collection Gregory VanWyngarden que je remercie pour son aide.

Les avions

MF 11 bis à moteur 130 ch sur le terrain de Breuil-le-Sec en fin septembre 1915 - Le premier exemplaire de cet avion est arrivé à la MF 62, le 18 septembre 1915 - Photo SHD de Vincennes.

Ltt Henri Adolphe Charles Le Cour Grandmaison aux commandes de son Nieuport XI - Né le 20 février 1889 à Nantes - Fils de Henry Adophe Lecour Grandmaison de de Mathilde Halgan - Engagé au 3ème régiment de Dragons en octobre 1909 - Passé à l'aviation comme élève pilote, le 5 août 1915 - Brevet de pilote militaire n° 1539 obtenu à l'école d'aviation militaire de Chartres, le 10 septembre 1915 - Stage de perfectionnement à l'école d'aviation militaire d'Avord jusqu'au 3 novembre 1915 - RGAé du 3 novembre 1915 au 7 février 1916 - GDE du 7 février au 1er avril 1916 - Pilote de l'escadrille N 3 du 1er avril au 14 septembre 1916 - Pilote de l'escadrille N 62 du 14 septembre au 12 octobre 1916 - Pilote et commandant de la SPA 95 du 8 octobre 1917 au 23 mars 1918 - Muté à l'aéronautique du 36ème CA à partir du 6 avril 1918 - Croix de guerre 14-18 - Une citation à l'ordre du corps d'Armée en 1916 - Photo famille Lecour Grandmaison que je remercie pour son aide.

Adj Pierre Besnier pose à coté de son Nieuport 17 n° 1430 sur le terrain de Cachy, le 14 juillet 1916. Victime d'un très grave accident d'avion, le 19 août, il décédera de ses blessures à l'hôpital de Cayeux-en-Santerre, le 2 septembre 1916 - Photo famille de Guibert transmise par Patrick Chevillotte que je remercie pour son aide.

Nieuport 14 n° 724 de l'escadrille N 62 - Le premier Nieuport de ce modèle a été livré à l'unité sur le terrain de Cachy, en fin août 1916 - Photo Musée de l'Air et de l'Espace du Bourget.

Le Ltt Pierre Bladinières, observateur de l'escadrille N 62, pose en compagnie d'un Nieuport 14 de son unité pendant l'été 1916 - Passé pilote, il a ensuite été commandant de l'escadrille SPA 75 du 22 décembre 1917 au 18 février 1919 - L'avion porte le coq de Boutin ainsi qu'un insigne personnel qui reste à identifier - Photo collection Frank Fischer que je remercie pour son aide -

Le Slt Marcel Bloch, l'As aux 5 victoires homologuées (+ 3 non homologuées), toutes remportées contre des Drachen, pose à côté de son Spad VII baptisé "Fantasio II" - Cette photo date du retour de convalescence de Marcel Bloch après ses blessures du 3 juillet 1916 (un doigt coupé par une balle, une balle dans la cuisse) - Bien qu'il n'est pas sûr que ce soit cet avion, Marcel Bloch a perçu un Spad VII à moteur 150 ch, le 26 octobre 1916 - Voir les cocardes de gouvernes et la bande tricolore de fuselage - Photo Collection Michel Caplet que je remercie pour son aide.

Nieuport 24 bis décoré aux couleurs de l'avion de Paul Tarascon, l'As aux 12 victoires homologuées - Cette réplique est visible au Museum of Flight à Seattle - Photo Bernard Zee que je remercie pour son aide.

SPAD XI de l'escadrille SPA 62 sur le terrain de la ferme St-Amand, à Saconin-Breuil en novembre 1917 - L'observateur est le Slt Charles Borzecki, As aux 5 victoires homologuées - Photo collection Albin Denis.

Le Sgt Pierre Rejon pose devant son Spad VII "Zaza" de l'escadrille SPA 62 - Ce pilote antillais a remporté 2 victoires homologuées et une probable pendant son séjour à l'escadrille - Je remercie pour son aide M. Jean-Albert Rejon pour la communication des archives de la famille Réjon.

 

 

Couleurs des avions

Nieuport 11 n° 1159 "Zigomar" codé "6" de l'Adj Paul Tarascon - 12 victoires homologuées, toutes remportées à la 62 - Tarascon a eu 5 Nieuport, tous baptisés "Zigomar" - Cet avion a été perdu lors de la capture du Ltt Francis de Mouronval qui avait emprunté l'avion de Tarascon - Dessin David Méchin que je remercie pour son aide.

Nieuport 17 utilisé par l'Adj Paul Tarascon pendant sa période d'intérim à la tête de l'escadrille N 62 du 16 juillet à la fin juillet 1916 - Elle était alors stationnée à Cachy - Dessin David Méchin que je remercie pour son aide.

Sopwith 1A2 n° 6 utilisé en mission par l'Adj Charles Borzecki, l'As aux 5 victoires homologuées de l'escadrille N 62 - Dessin David Méchin que je remercie pour son aide.

Nieuport 17 n° 1681 "Zigomar 3" codé "1" de l'Adj Paul Tarascon - Il a utilisé cet avion en juillet 1916 lors de sa période de commandement (par intérim) de l'escadrille N 62 - Dessin David Méchin que je remercie pour son aide.

SPAD VII baptisé "Fantasio II" de l'Adj Marcel Bloch, pilote de l'escadrille N 62 du 25 mai au 31 décembre 1916 - Il a obtenu 5 victoires homologuées et 3 probables - Dessin David Méchin que je remercie pour son aide.

Couleurs des avions

Nieuport 23 n° 1662 "Zigomar 4" codé "2" de l'Adj Paul Tarascon - Il s'agit de son avant dernier "Zigomar" - Dessin David Méchin que je remercie pour son aide.

Nieuport 24 bis n° 3588 "Zigomar 5" codé "2" du Slt Paul Tarascon en 1917 - Dessin David Méchin que je remercie pour son aide.

SPAD XI A 2 n° S 5343 utilisé en mission par le Slt Charles Borzecki, l'As aux 5 victoires homologuées de l'escadrille N 62 - Dessin David Méchin que je remercie pour son aide.

SPAD VII du Slt Paul Tarascon en 1917 - L'As est passé sur SPAD à contre-coeur, préférant nettement la maniabilité des Nieuport à la puissance du SPAD - A cette époque, le pilote est titulaire de 12 victoires homologuées - Dessin David Méchin que je remercie pour son aide.

SPAD VII n° S 5325 baptisé "Nénette" du Sgt André Bosson, l'As aux 7 victoires homologuées du 9 mars au 4 juin 1918 - Il a été construit par la société De Marcay - Dessin David Méchin que je remercie pour son aide.

 

Photos aériennes prises
par les équipages

Photo aérienne oblique du saillant de Zara, à l'Est de Chivy, prise par un équipage de l'escadrille N 62, le 10 février 1917 - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Photo René Neveu transmise par Heddi Bali, son petit-fils, que je remercie pour son aide.

Photo aérienne oblique du village d'Ailles et ses abord Ouest prise par un équipage de l'escadrille N 62, le 10 février 1917 - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Photo René Neveu transmise par Heddi Bali, son petit-fils, que je remercie pour son aide.

Photos aériennes prises
par les équipages

Photo aérienne oblique des boyaux de la Rhur et de l'Yser, au Sud-Est de Cerny-en-Laonnois, prise par un équipage de l'escadrille N 62, le 10 février 1917 - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Photo René Neveu transmise par Heddi Bali, son petit-fils, que je remercie pour son aide.

Photo aérienne oblique de la tranchée de Dresde, au Sud-Est de Cerny-en-Laonnois, prise par un équipage de l'escadrille N 62, le 10 février 1917 - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Photo René Neveu transmise par Heddi Bali, son petit-fils, que je remercie pour son aide.

 

Avions des escadrilles héritières
des traditions de la SPA 62

SPAD XIII codé "1" du commandant de la 9ème escadrille du 1er Régiment d'aviation de chasse stationné à sur le terrain de Thionville-Basse-Yutz entre 1920 et 1924 - On voit que les avions ont conservé leurs bandes tricolores héritées de la Grande Guerre - Cette photo date de la période comprise entre 1920 et 1924 - Photo Site de vente aux enchères Delcampe.

Une partie des mécaniciens de la 9ème escadrille du 1er RAC de Thionville-Basse-Yutz pose à côté d'un SPAD XIII de leur unité entre 1920 et 1924 - Cet avion a probablement été déclassé ou est en entretien car ses deux mitrailleuses Vickers ont été déposées - Photo Site de vente aux enchères Delcampe.

Avions des escadrilles héritières
des traditions de la SPA 62

Pilotes et mécaniciens de la 9ème escadrille du 1er RAC stationné sur le terrain de Thionville-Basse-Yutz - Si on en juge par la mixité des uniformes de pilotes, la photo date d'avant 1924, année d'adoption d'un uniforme unique pour les personnels de l'aviation militaire - Photo Site de vente aux enchères Delcampe.

Nieuport 29 C1 de la 7ème escadrille du 2ème groupe du 38ème RAM stationnée à Thionville - Basse-Yutz - Cette escadrille est restée à Thionville jusqu'au 31 octobre 1932, date à laquelle elle devient la 4ème escadrille de la 1ère escadre de chasse du Bourget. Photo collection Philippe Ritzzo que je remercie pour son aide.

 

Documents en rapport

 

 
 

Documents en rapport

Licence FAI n° 9519 de pilote aviateur du MdL Constant Vallet, délivrée le 7 mai 1918 - Brevet de pilote militaire n° 9920 obtenu à l'école d'aviation militaire de Chartres, le 16 novembre 1917 - Il a été pilote de la SPA 62 du 1er juin 1918 au 1er septembre 1919 - Photo transmise par Mme Monique Gallais que je remercie pour son aide.

 

Souvenirs en rapport

Décorations et souvenirs de l'As Charles Alexandre Borzecki, observateur de l'escadrille N 62 / SPA 62 - On aperçoit les pattes de col, ses insignes métalliques d'observateur et de pilote militaire, sa plaque d'identité (matricule 753) - Les décorations présentées : Chevalier de la Légion d’Honneur, Médaille Militaire, Croix de Guerre ornée de sept palmes de bronze marques de sept citations à l'odre de l'armée, une miniature de la Croix de Guerre, Médaille des engagés volontaires et la croix du combattant 14-18 - Ce tableau appartenait à la collection de Daniel Porret qui a été vendu aux enchères à Paris en octobre 2014 - Si l'heureux propriétaire de ce tableau se reconnait, qu'il veuille bien prendre contact avec l'auteur du site.

Montre de bord du Ltt Charles Borzecki, observateur de l'escadrille N 62 / SPA 62 - Elle a été offerte à Daniel Porret par M. Saint-Martin, le beau-fils de l'As - Cette pièce a été vendue aux enchères à Paris en octobre 2014 - Si l'heureux propriétaire de cette montre se reconnait, qu'il veuille bien prendre contact avec l'auteur du site.

Etui à cigarettes ayant appartenu au Slt Robert de Francq, pilote de l'escadrille N 62 du 26 septembre 1916 au 2 octobre 1917, date de sa mort au combat, au Sud-Ouest de Bruyère (Aisne) - Photo collection Jean-Laurent Truc que je remercie pour son aide.

* Slt Robert Emile Paul Baron de Francq - Né le 2 octobre 1885 à Vévy (Maine et Loire) - Fils de Joseph Félix Emmanuel de Francq et de Zoé Julie Desmonts - Marié - Demeure au 39, rue du Colisée à Paris (75) - Classe 1905 - Recrutement de Nantes (Loire Atlantique) sous le matricule n° 3427 - Incorporé au 18ème bataillon d'artillerie à pied, à compter du 7 octobre 1906 - Nommé Observateur de 1ère classe, le 4 juin 1907 - Nommé 1er cononnier servant, le 1er novembre 1907 - Brevet de pilote civil n° 481 délivré par l'Aéroclub de France, le 29 avril 1911 - Affecté aux sapeurs aérostiers de Versailles, le 28 octobre 1911 - A effectué une période d'exercice dans les sapeurs aérostiers de Versailles du 29 août au 20 septembre 1912 - Affecté comme élève pilote à l'école d'aviation militaire de Reims, le 14 février 1913 - Brevet de pilote militaire n° 347 obtenu à l'école d'aviation militaire de Reims (51), le 25 août 1913 - Mobilisé, le 3 août 1914 - Affecté à l'école d'Avord - Carnet de vol ouvert à l'école d'aviation militaire d'Avord, le 23 novembre 1914 - Nommé Sous-lieutenant à titre temporaire, le 25 juillet 1915 - Affecté au SFA du Chalais-Meudon, juqu'au 3 août 1916 - Pilote de l'escadrille N 62 du 26 septembre 1916 au 2 octobre 1917 - Perçoit un Nieuport 15m² à moteur 110 hp, le 15 mars 1917 - Tué en combat aérien, au cours d'une patrouille au Sud-Ouest de Bruyères (Aisne), le 2 octobre 1917 - Il a été provisoirement inhumé sur place par les Allemands - Sources : CCC N 62 - Pam - MpF - FM Loire Atlantique - Dernière mise à jour : 31 mai 2015.

Souvenirs en rapport

Tenue de vol en cuir du Ltt Jean Fieschi - Observateur de l'escadrille SOP 226 du 20 octobre au 16 décembre 1917 - Pilote de l'escadrille SPA 80 du 24 août 1918 au 19 février 1919 - Pilote de la 9ème escadrille (SPA 62 de la Grande Guerre) du 1er régiment de chasse de Thionville-Basse-Yutz (57), le 5 juin 1920 - Photos Philippe Fleury, son petit-neveu, que je remercie pour son aide.

Rétroviseur d'un SPAD du MdL Constant Vallet, pilote de l'escadrille SPA 62 du 1er juin 1918 au 1er septembre 1919, touché par une balle au cours d'un combat aérien - Il fait un diamètre de 12 cm pour une épaisseur comprise entre 1,5 et 2 cm. L'épaisseur du verre fait 3 mm - Photo transmise par Mme Monique Gallais que je remercie pour son aide.

 

Monuments commémoratifs
et tombes

Chapelle seigneuriale des comtes de Louvel de Lupel où ont été mis en terre l'Adj Achille Degon, pilote de la MF 62 et le Slt Sébastien Madelin, observateur de la C 43 dans le cimetière de Warwilliers (Somme). Ce village et cette chapelle ont été détruits lors d'un bombardement en 1918. Les deux membres d'équipage ont été tués en combat aérien près de Warwilliers (Somme), le 1er avril 1916. Photo collection Jean-François Martin que je remercie pour son aide.

Intérieur de la chapelle Chapelle seigneuriale des comtes de Louvel de Lupel abritant les corps de Degon et Madelin à Warwillers. Photo collection Jean-François Martin que je remercie pour son aide.

Adc Abel Dupond - Né le 27 décembre 1892 à Bardigues (Tarn-et-Garonne) - Fils de Pierre Dupond et de Marie Clau - Domiciliés à Bardigues-par-Auvillars (Tarn et Garonne) - Engagé au 3ème groupe d'aviation de Bordeaux comme mécanicien, le 3 mai 1913 - Mécanicien du centre d'Oudjda (Maroc) - Mécanicien du RGA - Mécanicien du GB 1 - Stage de tir à l'école du tir aérien de Cazaux - Qualifié mitrailleur à compter du 27 mai 1916 - Stage de bombardier à l'école d'aviation militaire d'Avord jusqu'au 27 août 1916 - RGA - Bombardier / Mitrailleur de l'escadrille F 29 du 17 septembre 1916 au XXX - Bombardier / Mitrailleur de l'escadrille F 123 du XXX au 13 janvier 1917 - GDE du 13 janvier au 30 mai 1917 - Bombardier / Mitrailleur du groupe Balsan 199 (??) du 30 mai au 26 juin 1917 - Passé élève pilote au 1er groupe d'aviation de Dijon, à compter du 13 juillet 1917 - Brevet de pilote militaire n° 8628 obtenu à l'école d'aviation militaire d'Istres, le 16 septembre 1917 - Stage de transformation à l'école d'aviation militaire d'Avord - Stage de perfectionnement et Haute-Ecole à l'école d'aviation militaire de Pau - Stage de tir à l'école du tir aérien de Cazaux du 11 au 17 janvier 1918 - Pilote de l'escadrille SPA 62 du 15 février 1918 à la fin 1919 (date non connue) - Marié avec Marie Thérése Louise Pans à Bekkevoort (Becquevoort) Belgique, le 24 février 1920 - Pilote du 12ème régiment d'aviation de bombardement (RAB) du XXX au 9 décembre 1925 - Décédé des suites d'un accident aérien à Neustadt (Allemagne), le 9 décembre 1925 - Avis mortuaire collection Robert de Cock que je remercie pour son aide.

Tombe du Ltt Paul Alban Pierre Tarascon, pilote de l'escadrille N 62 et SPA 62 - 12 victoires homologuées - Né le 8 décembre 1882 à le Thor (Vaucluse) - Fils d'Alfred Tarascon et de Claire Gaguou - Avant guerre minotier - Se forme seul à l'aviation dès 1911 en achetant un Blériot - Titulaire du brevet civil n° 1741 du 14 décembre 1914 - Il est victime d'un grave accident lors du crash de son Blériot à moteur Anzani consécutif à la rupture d'un câble de commande - Il reste dix mois à l'hôpital et doit subir l'amputation de son pied droit - Bien que réformé à titre définitif, il réussit à s'engager au 4ème régiment d'infanterie coloniale, le 16 août 1914 - Personne ne s'est soucié de lui faire subir le moindre examen médical. Tarascon avise alors le médecin major et lui explique que, malgré sa bonne volonté, il se voit difficilement servir dans cette arme. Peu après, il est muté à l'école d'aviation de Pau comme instructeur sur avion, en charge de former les élèves sur biplace. C'est là qu'il apprendra à voler à des pilotes comme Guynemer, Heurtaux, Dorme, de la Tour. En 1916, désirant se mesurer avec l'ennemi, il demande à être muté en unité combattante - Il est successivement muté aux escadrilles N 31, N 3 et N 62 et SPA 62. c'est au sein de l'escadrille 62 qu'il va s'illustrer et remporter ses 12 victoires homologuées. Paul Tarascon est décédé le 11 juin 1977. Il repose, avec sa femme Simonne décédée en 2002, au cimetière de Châteauneuf-de-Gadane (Vaucluse) - Photo Eric Mattutini que je remercie pour son aide.

Détail de la tombe du Ltt Paul Tarascon, pilote de l'escadrille N 62 et SPA 62 - 12 victoires homologuées - Photo Eric Mattutini que je remercie pour son aide.

Tombe du Sgt André Louis Bosson, As de l'escadrille SPA 62 - Né le 1er juin 1894 à Esmans (Seine-et-Marne) - Fils de Joseph Calixte Bosson et de Adrienne Chaumeroy - Avant guerre Chaudronnier - Engagé au 2ème régiment de génie, le 7 septembre 1914 - Classe 1914 - n° matricule 13233 - Passé à l'aviation comme élève pilote à l'école d'aviation de Dijon-Longvic, le 15 juin 1917 - Brevet de pilote militaire n° 8912 à l'école de Juvisy, en date du 25 septembre 1917 - Ecole d'Avord (stage de perfectionnement) - Ecole de Pau (stage de haute voltige et tir aérien) - Croix de guerre 1914-1918 - Une citation à l'ordre de l'aéronautique en mai 1917 - Pilote de l'escadrille SPA 62 - Tué en combat aérien dans les environs d'Oulchy-le-Château (02), le 20 juillet 1918 - Il repose dans le cimetière de la ville de Montereau-Fault-Yonne (77) - Photo Jean-René Levrero que je remercie pour son aide.

Détail de la tombe de l'As André Bosson, pilote de l'escadrille SPA 62 - Il repose dans le cimetière de la ville de Montereau-Fault-Yonne (77) - Photo Jean-René Levrero que je remercie pour son aide.

Avis mortuaires

MdL André Léopold Gabriel Lebrun - Né le 11 août 1896 à St-Lèger-aux-Bois (Oise) - Fils de Léon Henri Lebrun et de Marie Pinsson - Engagé au 19ème régiment de Dragons, le 13 janvier 1915 - Passé à l'aviation comme élève pilote, le 10 octobre 1917 - Brevet de pilote militaire n° 10956 obtenu de l'école d'aviation militaire d'Istres, le 20 janvier 1918 - Stage de perfectionnement à l'école d'aviation militaire d'Avord - Stage Sopwith de bombardement à l'école du Crotoy du 29 mai au 8 juin 1918 - Stage au CIACB du 8 au 17 juillet 1918 - Pilote de l'escadrille BR 279 à partir du 22 juillet 1918 - Pilote de l'escadrille SPA 62 - Tué en combat aérien entre Chacrise et Muret Crouttes (02), le 1er août 1918 - Il faisait équipage avec le Ltt Robert Brumauld des Allées, le chef des observateurs de la SPA 62, qui a été également tué au cours de cette mission - Croix de Guerre 1914-1918 - Je n'ai plus l'origine du document.

Faire-part du Ltt Robert Marie Brumauld des Allées - Né le 20 août 1892 à Ruffec (16) - Fils de Henri Brumault des Allées et de Isabelle Bonneau - Appelé au 21ème régiment de Chasseurs à cheval, le 8 octobre 1913 - Affecté au 205ème RI - Passé à l'aviation comme observateur en février 1915 - Observateur de l'escadrille C 10 - Chevalier de la Légion d'honneur, le 18 avril 1917 - Observateur de l'escadrille C 27 du 24 août 1917 au 7 janvier 1918 - Stage photo au parc 2 du 7 au 20 janvier 1918 - Observateur de l'escadrille SPA 62 du 20 janvier au 1er août 1918 - Tué au combat, en compagnie du MdL André Lebrun entre Chacrise et Muret Crouttes (02), le 5 août 1918 - Huit citations à l'ordre de l'armée dont octobre 1914 - avril 1916 - avril 1917 - novembre 1917 - Robert Brumauld des Allées repose dans le cimetière de l'Isle-Jourdain (Vienne) - Photo M. Pierre André Audebert que je remercie pour son aide.

Photo du cimetière de l'Isle-Jourdain où repose le Ltt Robert Brumauld des Allées - Photo M. Pierre André Audebert que je remercie pour son aide.

Tombe du Ltt Alfred Palats, pilote de l'escadrille SPA 62, tué au combat, le 14 août 1918 - Le Breguet 14A2, emprunté à la BR 213, qu'il occupait, en compagnie avec le Ltt Paul Brousse, un observateur, a été abattu dans les environs de Villedommage (51) - Les deux aviateurs français ont été tués - A cette époque, l'escadrille SPA 62 était stationnée sur le terrain de la ferme Ladoise, sur le territoire de la commune de Charmentray (77) - Alfred Palats repose dans le cimetière de cette commune - Il a été honoré par le Souvenir Français - Photo Monique Gallais que je remercie pour son aide.

Gros plan de la tombe du Ltt Alfred Palats, pilote de l'escadrille SPA 62, dans le cimetière de la commune de Charmentray (77) - On peut y lire : Lieutenant A.Palats - Pilote aviateur - Tué le 14 août 1918 - Légion d'Honneur - Croix de Guerre - 5 citations - Mort pour la France - Photo Monique Gallais que je remercie pour son aide.

Tombe du Cne Pierre Marie L'Huillier, pilote et commandant de l'escadrille SPA 150 - Décédé au cours d'un accident d'avion sur le terrain de Beauvais, le 11 avril 1918 - Photo Mikael Embry que je remercie pour son aide précieuse.

Cne Pierre Marie l'Huillier - Né le 3 février 1891 à Mourmelon-le-Grand (Marne) - Fils de Julien Charles Henry L'Huillier et d'Elisabeth Marie Caroline Salmon - Domiciliés 5, rue Nève à Bar-le-Duc (Marne) - Classe 1911 - Recrutement de Bar-le-Duc (Meuse) sous le matricule n° 1562 - Engagé volontaire pour quatre ans, au titre de l'école spéciale de Saint-Cyr, le 8 octobre 1910 - Affecté, pour son année de service militaire, au 17ème régiment de chasseurs à Cheval, le 10 octobre 1910 - Nommé Brigadier, le 10 février 1911 - Nommé Maréchal des Logis, le 12 octobre 1911 - Nommé Elève à l'école spéciale militaire, le 12 octobre 1911 - Nommé Aspirant, le même jour - Nommé Sous-lieutenant et affecté au 6ème régiment de Hussards, en date du 13 juillet 1913 - Affecté au 5ème régiment de Hussards, le 27 mai 1914 - Nommé Lieutenant, le 1er octobre 1914 - Citation à l'ordre du régiment, en date du 3 octobre 1914 - Détaché à l'école d'observateurs d'aviation du Bourget du 15 mars au 29 avril 1915 - Observateur à l'escadrille N 49 du 29 avril au 26 décembre 1915 - Citation à l'ordre de l'aéronautique de la 7ème armée, en date du 22 août 1915 - Hospitalisé du 18 septembre au 2 octobre 1915 - Citation à l'ordre de l'armée en novembre 1915 - Parti à l'école d'aviation militaire du Crotoy, le 26 décembre 1915 - Brevet de pilote militaire n° 3281 obtenu à l'école d'aviation militaire du Crotoy, le 25 avril 1916 - Pilote de l'escadrille N 62 du 7 septembre 1916 au (1er juillet) 1917 - Citation à l'ordre de la 7ème armée, en date du 22 décembre 1916 - Chevalier de la Légion d'Honneur et citation à l'ordre de l'armée, le 31 décembre 1916 - Nommé Capitaine, à titre temporaire, le 5 janvier 1917 - Commandant de l'escadrille SPA 150 du 1er juillet 1917 au 11 avril 1918 - Tué lors d'un accident d'atterrissage à Beauvais (Oise), le 11 avril 1918 - Citation à l'ordre de l'armée, à titre posthume, en date du 7 mai 1918 - Croix de Guerre avec 3 palmes de Bronze et une étoile de bronze - Pierre Lhuillier repose dans le cimetière communal de Bar-le-Duc, à proximité immédiate de la loge du gardien - Photo Mikael Embry que je remercie pour son aide précieuse - Sources : Pam (2 fiches) - LO - MpF - CCC de l'escadrille N 49 - CCC de l'escadrille N 62 - CCC de l'escadrille N 150 / SPA 150 - Fiche Matricule du département de la Meuse - Dernière mise à jour : 10 août 2017.

 

Remerciements à :

- la famille Moineville pour l'envoi des photos du Ltt François Moineville, observateur de la MF 62.
- la famille Detraz pour l'envoi des photos.
- Mrs Philippe, François et Jean de Guibert pour l'autorisation de diffusion sur ce site des souvenirs de l'Adj Henri de Guibert, pilote de la N 62.
- M. Patrick Chevillotte pour l'envoi des photos de l'Adj Henri de Guibert, pilote de la N 62.
- la famille du Cne Louis Blamoutier pour la communication des photos et des insignes.
- M. David Méchin pour l'envoi des profils des avions de l'aéronautique militaire française de la Grande Guerre.
- M. Yves Peytavin de Garam pour la communication des archives de la famille Coli.
- M. Daniel Porret (+) pour l'envoi de la photo du Ltt Charles Borzecki.
- M. Jean-Albert Réjon pour la communication des archives du Sgt Pierre Rejon.
- M. Jean-Luc Borderelle pour l'envoi des photos de sa collection.
- M. Alain Campo pour l'envoi des photos d'insignes de sa collection.
- M. Patrice Gout pour l'envoi des photos d'insignes de sa collection.
- M. Jean-René Levrero pour l'envoi des photos de la tombe du Sgt André Bosson.
- M. Jean-François Martin pour l'envoi des photos de sa collection.
- M. Philippe Ritzzo pour l'envoi de la photo du Nieuport 29 de la 7ème escadrille du 38ème RAM.
- M. Eric Mattutuni pour l'envoi des photos de la tombe de Paul Tarascon.
- M. Bernard Zee pour l'envoi de la photo du Nieuport 24 bis visible au Museum of Flight de Seattle.
- M. Henri Tarascon pour l'envoi des photos de Paul Tarascon, son oncle.
- M. Rouget de Gourcez pour l'envoi de la photo du Ltt Robert Brumauld des Allées.
- M. Xavier Hébert pour l'envoi des archives de son arrière grand-père Gabriel Hébert.
- M. Robert de Cock pour l'envoi de l'avis mortuaire de l'Adc Abel Dupond.
- M. Gregory VanWyngarden pour l'envoi de la photo du SPAD XI de la SPA 62.
- M. Jean-Laurent Truc pour l'envoi des photos du fanion personnel du Ltt Jean Favre de Thierrens.
- M. Jean-Michel Téron pour l'envoi de la photo de Fabien Lambert, pilote de la SPA 62.
- M. Gilles Delanoé pour la communication des archives de Justin Usse.
- M. Pierre André Audebert pour la communication des archives du Ltt Robert Brumauld des Allées.
- M. Marc Dantlo pour l'envoi des archives de l'Adj Léon Blanc.
- Mme Monique Gallais pour l'envoi des photos de la tombe du Ltt Alfred Palats et des souvenirs du MdL Constant Vallet.
- M. Philippe Fleury pour l'envoi des photos du Ltt Jean Fieschi, son grand-oncle.
- M. Thierry Leclère pour l'envoi des photos des insignes de sa collection.
- M. Jean-Laurent Truc pour l'envoi de la photo de l'étui à cigarettes de Robert de Francq.
- M. Heddi Bali pour l'envoi des archives de René Neveu, son grand-père.
- M. Frank Fischer pour l'envoi de la photo du Ltt Pierre Bladinières.
- M. Mikael Embry pour l'envoi de la photo de la tombe du Cne Pierre L'Huillier.
- M. Philippe Guillermin pour l'envoi du portrait du Cen François Coli.

Bibliographie :

- JMO de l'aéronautique de la VIème armée de 1915 à décembre 1918 - SHD section Terre de Vincennes - cartons n° 26 N 42 et 26 N 43.
- Ordre de bataille de l'aéronautique de la VIème armée - SHD section Air de Vincennes - Cartons A 108 - A 109 - A 110.
- La VIème armée - SHD section Air de Vincennes - Cartons A 274 et 275.
- JMO 6ème armée - Offensives sur le terrain - Cartons 26 N 39 / 26 N 40 / 26 N 41.
- Les unités aériennes 14-18 - SHD section Air de Vincennes - Cartons 282 / 283 / 284.
- Carnets de comptabilité en Campagne (CCC) de l'escadrille 62
- Années 1915 - 1916 - 1918 - SHD Section Air de Vincennes - cartons 2 A 153-9 à 13 et 2 A 154-1et 2.
- Les escadrilles de l'aéronautique militaire française - Symbolique et histoire - 1912-1920
- Ouvrage collectif publié par le SHAA de Vincennes en 2003.
- La SPA 62 par J. Favre de Thierrens - Revue des forces aériennes françaises n° 252 de novembre 1968 pages 427 à 429 - Bibliothèque du SHD section Air de Vincennes - Cote 8P116.
- Historique de l'escadron de Chasse 1/3 "Navarre"- par l'Adj Albin Denis - Ouvrage publié en 1999.
- L'aviation française 1914-1940, ses escadrilles, ses insignes - par le Commandant E Moreau-Bérillon - publié à compte d'auteur en 1970.
- The French Air Service War Chronology 1914-1918 par Frank W.Bailey et Christophe Cony publié par les éditions Grub Street en 2001.
- Les Armées françaises dans la Grande Guerre publié à partir de 1922 par le Ministère de la Guerre.
- Les "As" français de la Grande Guerre en deux tomes par Daniel Porret publié par le SHAA en 1983.
- Site Internet "Traditions des escadrilles de l'Armée de l'Air" de Henri Guyot - Voir le lien
- Site Internet "Les Insignes de l'Armée de l'Air" de Jean-Jacques Leclercq - Voir le lien
- Site Internet "Mémoires des Hommes" du Ministère de la Défense - Voir le lien
- Site Internet " Pages 14-18 " de Joël Huret.

 

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Escadrille 61 Escadrille 62 page 2

 

 

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