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Insignes peints
sur les fuselages

Le premier repère distinctif de l'escadrille N 65 consistait en de larges bandes blanches inclinées peintes sur l'aile supérieure des Nieuport 17 de Cachy - Dessin d'après photo Albin Denis.

Chimère noire peinte sur le SPAD VII de l'Adj André Borde pendant l'hiver 1916-1917 - Il a servi de réfèrence au premier insigne collectif de l'escadrille N 65 - Dessin d'après photo Albin Denis.

Variante de la 1ère chimère noire adoptée comme premier insigne collectif, après avoir été insigne personnel de l'Adj Borde - Ce modèle est entièrement bordé de blanc - Dessin d'après photo Albin Denis.

Dessin de la chimère noire adoptée comme second emblème collectif par l'escadrille SPA 65 au début 1917 - Dessin Albin Denis.

Variante de la chimère noire entièrement bordée de blanc - Dessin Albin Denis.

Entoilages d'époque

Découpe de fuselage d'un Spad XIII de l'escadrille SPA 65 de 1918 - Cette pièce a été déposé à l'association "Terre d'envol" de Toulouse - Elle sera exposé dans le musée Aéroscopia - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Photo M. Gilles Collaveri que je remercie pour son aide.

Entoilage ayant appartenu au SPAD XIII du Cne Louis Séjourné, commandant de l'escadrille SPA 65 du 24 janvier 1918 au 3 mai 1919 - Cette pièce était conservée par les traditions de l'escadron de chasse 2/2 "Côte d'Or" sur la base aérienne 102 de Dijon-Longvic - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Photos Jean Pieribattista que je remercie pour son aide.

Découpe d'un entoilage de fuselage d'un SPAD de l'escadrille SPA 65 conservé au Musée de l'Air et de l'Espace du Bourget - Remarquez les traces laissées par les échappements et le numéro code "2" qui donne le rang de ce pilote au sein de l'unité - Photo David Méchin que je remercie pour son aide.

Insignes métalliques
de l'escadrille SPA 65

Insigne métallique appartenant à un pilote de l'escadrille SPA 65 pendant la Grande Guerre - Fixation par une épingle à bascule - Cette fabrication en argent découpé semble être avoir été faite à l'unité - Photo extraite du livre de Philippe Bartlett dont je recommande tout particulièrement - Voir les crédits en bas de page.

Appellations successives

Différents stationnements

Périodes de stationnement

Commandants

Avions utilisés

Relevés quantitatifs et
numéros avions

Rattachements de l'escadrille

Citations de l'escadrille N 65 / SPA 65 Victoires escadrille 65

> Cliquez sur l'image pour l'agrandir.

Citations de l'escadrille N 65 / SPA 65

* Citation à l'ordre de l'armée, en date du 11 décembre 1916 : "Animée du plus bel esprit de dévouement et de sacrifice, a mené sans interruption pendant huit mois, sous le commandement du capitaine Gonnet-Thomas, puis du capitaine Féquant, une lutte ardente contre les avions ennemis. A abattu du 1er mars au 1er novembre 1916, 37 avions et 5 ballons ennemis."

* Citation à l'ordre de l'armée, en date du 16 novembre 1917 : "Déjà célèbre par ses combats et ses succés antérieurs, a continué sous les ordres du capitaine du Plan, tué à sa tête, et du capitaine Lamy, son chef actuel, à combattre sans trève l'élite de l'aviation adverse. Toujours aminée d'un joyeux entrain, d'un esprit de dévouement absolu, apris part à toutes les batailles les plus violentes des années 1916 et 1917. A abattu 68 avions et 5 ballons ennemis."

* Citation à l'ordre de l'armée du groupe de combat n° 13, en date du 10 septembre 1918 : "Unité de combat particulièrement brillante, animée du plus pur esprit de sacrifice et du plus ardent enthousiasme. Depuis sa formation, en novembre 1916, sous les ordres du commandant Féquant, a coopéré avec une bravoure et une adnégation constantes à douze grandes batailles aériennes. Malgré des pertes cruelles, n'a cessé à aucun moment de donner un magnifique exemple par sa ténécité et sa foi dans la victoire. Sous les ordres du capitaine d'Harcourt, les escadrilles 15, 65, 84, 88, ont pris la plus belle part aux batailles de mars à août 1918, se dépensant sans compter et portant à 166 le nombre de leurs victoires."

* Citation à l'ordre de l'armée, en date du 17 septembre 1918 : "Escadrille d'élite par les splendides traditions de courage et d'adnégation qu'ont su y maintenir tous les chefs qui la commandèrent et tous les pilotes qui en firent partie. Toujours au combat depuis trois ans, les pertes les plus cruelles et les efforts les plus durs n'ont fait qu'exalter sa volonté de vaincre, affirmée dans toutes les batailles dont les noms glorieux marquèrent pour l'histoire les étapes de cette guerre. Sous les ordres du Capitaine Louis Sejourné, secondé par le Lieutenant Verdier-Fauvety, mort héroïquement, a continué de remporter victoires sur victoires, abattant le 14 août 1918, son 100ème appareil ennemi."

NB : Morts : en rouge / Blessés et indemnes : en jaune

 

Unités détentrices des traditions
de l'escadrille SPA 65

Chronologie des insignes de la SPA 65
et des unités détentrices de ses traditions

Chronologie des insignes de la SPA 65 et des unités détentrices de ses traditions :
1 - Insigne d'un pilote de l'escadrille SPA 65 pendant la Grande Guerre - Fixation par une épingle à bascule - Cette fabrication en argent découpé semble être avoir été faite à l'unité - Photo collection Philippe Bartlett.
2 - Insigne de la 3ème escadrille du GC II/2 - Fabrication probablement Delande, non marqué, à partir de 1937 - Insigne collection Olivier Baillon que je remercie pour son aide.
3 - Insigne de la 3ème escadrille du GC II/2 - Epoque 1939-1940 - Photo Jean-Jacques Leclercq.
4 - Insigne de la 1ère escadrille de l'EC 2/2 "Côte d'Or" - Insigne valable pour la période de 1951 à 1958 - Insigne collection Patrice Gout.
5 - Insignes de l'EC 2/2 "Côte d'Or" - ciselé pour la période 1965 à 2000 - Photo collection Patrice Gout..
6 - Insigne de l'EC 2/2 "Côte d'Or" - Ciselé à partir de l'année 2000 - Photo collection Patrice Gout que je remercie pour son aide.
7 - Insigne de la 1ère escadrille de l'EE 2/2 "Côte d'Or" - Certains arrondis sont creusés et ne débouchent pas sur l'autre face - Fabrication Boussemart de 2015 - Insigne collection Patrice Gout que je remercie pour son aide.

Insignes métalliques des unités
détentrices de ses traditions

Insigne de la 3ème escadrille du GC II/2 - Fabrication probablement Delande, non marqué, à partir de 1937 - Je cherche une photo d'un côté verso en bon état - Celui présenté a été collé et est très dégradé - Insigne collection Olivier Baillon que je remercie pour son aide.

Insigne de la 3ème escadrille du GC II/2 - Epoque 1939-1940 - Photo Jean-Jacques Leclercq que je remercie pour son aide.

Insigne visible sur un élément de hangar de la BA 103 de Dijon-Longvic qui servit de base à la réalisation du 1er insigne de la période 1951 à 1958 - Fabrication artisanale - Photo collection Patrice Gout que je remercie pour son aide.

Insignes successifs de l'EC 2/2 "Côte d'Or" à 2 escadrilles - Cet insigne a été homologué au SHD sous le n° A 598 en 1954 - Ils sont présentés dans l'ordre chronologique avec le plus ancien en haut et le plus récent en bas - Photos collection Patrice Gout que je remercie pour son aide.

Insigne de la 1ère escadrille de l'EC 2/2 "Côte d'Or" - Insigne valable pour la période de 1951 à 1958 - Pendant cette période, cette unité a volé sur Vampire FB 5, MB 450 Ouragan et Mystère IVA sur la base aérienne 103 de Dijon-Longvic - Insigne collection Patrice Gout que je remercie pour son aide.

Insignes successifs de l'ECT 2/2 "Côte d'Or" à 3 escadrilles - ECT : Escadron de chasse et de Transformation) - Cet insigne a été homologué au SHD sous le n° A 1034 en 1974 - Ils sont présentés dans l'ordre chronologique avec le plus ancien de 1972 en haut et le plus récent de 2007 en bas - Photos collection Patrice Gout que je remercie pour son aide.

Insignes métalliques de l'EC 2/2 "Côte d'Or" :
- le petit, ciselé pour la période 1965 à 2000.
- le grand, ciselé à partir de l'année 2000 - l'unité trouvait le petit modèle, entièrement détouré à la main, trop onéreux à la fabrication.
Photos collection Patrice Gout que je remercie pour son aide.

Insigne de la 1ère escadrille de l'EE 2/2 "Côte d'Or" - Fabrication Boussemart de 2015 - L'insigne porte le numéro d'homologuation 1128 - Le rectangle vierge est réservé à la gravure du numéro du titulaire au sein de la 1ère escadrille - Il est différent du précédent avec des arrondis qui sont juste creusés et qui ne débouchent pas sur l'autre face - Fixation par deux écroux - Insigne collection Patrice Gout que je remercie pour son aide.

Fanions des unités détentrices
des traditions de la SPA 65

Fanion de la 1ère escadrille de l'EC 2/2 "Côte d'Or " conservé à l'EE 2/2 "Côte d'Or" - Photo Jean Piéribattista que je remercie pour son aide.

Fanion de la 1ère escadrille de l'EC 2/2 "Côte d'Or" en 2014 - Photo Jean Pieribattista que je remercie pour son aide.

Recto du fanion de la 1ère escadrille d' EE 2/2 "Côte d'Or" - Cette unité a été créée, le 1er septembre 2009 et vole sur Dassault Alphajet A - Photo collection Patrice Gout que je remercie pour son aide.

Verso du fanion de la 1ère escadrille d' EE 2/2 "Côte d'Or" - Cette unité a été créée, le 1er septembre 2009 et vole sur Dassault Alphajet A - Photo collection Patrice Gout que je remercie pour son aide.

Symbolique

Le premier repère d'identification de l'escadrille N 65 consistait en de larges bandes blanches peintes sur l'aile supérieure des Nieuport 17 de Cachy. Ces bandes seront plusieurs fois modifiées, par leurs formes et leurs positions, pour passer en blanc et rouge et quelque fois, à l'exemple de l'avion du Ltt Nungesser, tricolores.

Après avoir été l'insigne personnel de l'Adj André Borde, l'escadrille N 65 adopte cette chimère comme insigne collectif. On la peint alors indifféremment entièrement noire et noire bordée de blanc.

Au début 1917, une seconde chimère, beaucoup plus fine et agressive est adoptée et deviendra définitivement l'insigne collectif de l'escadrille SPA 65. On la trouve également dans les deux versions, noire et noire bordée de blanc.

NB : Je cherche des photos d'avions de la N 65 / SPA 65 montrant les ailes supérieures pour déterminer les différentes périodes d'adoption des bandes de couleur.

Historique

Détachement d'escadrille de chasse :

Le détachement d'escadrille de chasse a été constituée sur le terrain de Lyon-Bron suite à un ordre du Cdt Barrès, le 2 aoùt 1915. Placé sous le commandement du Ltt Louis Gonnet-Thomas, un officier issu du 16ème régiment de chasseurs à cheval, il va être doté de Nieuport 10 monoplaces et biplaces.

Effectifs et dotation :

Pilotes : Ltt Louis Gonnet-Thomas - MdL Maurice Brion - Cal Jean Carrier - Cal Terme - Cal Michel Le Roy -
Mitrailleur Sol René Panigot -
Mécaniciens : Sgt Champ... - Soldats Yves Guillouet - André Serf - Alphonse Ripoche - Frérot - Albert Estienne.

L'armement est composé de trois mitrailleuses Colt et cinq carabines Browning.

Perception des Nieuport 10 :

Le 3 août 1915, quatre Nieuport 10 sont perçus. Le détachement de chasse est mis en subsistance au GB 102 qui est commandé par le Cne Laborde. Le lendemain, le Ltt Gonnet-Thomas se rend chez Nieuport pour percevoir des supports de mitrailleuses Colt qui nécessitent le changement du plan central. Ce changement sera réalisé à Chalais-Meudon. Les pilotes commencent les vols d'entrainement dès le lendemain. Le 6 août, le Cdt Roisin ordonne au Ltt Gonnet-Thomas de rejoindre au plus vite le terrain du plateau de Malzéville. Dès qu'ils arriveront, les mitrailleuses Colt seront remplacées par des mitrailleuses Hotchkiss. Le 7 août, un cinquième appareil est livré. Il s'agit du Nieuport 10 monoplace n° N 264 qui est affecté au Ltt Gonnet-Thomas. Le lendemain, le détachement d'escadrille de chasse est en place sur le terrain de Malzéville et chargé d'assurer la protection des escadrilles de bombardement.

Perception de deux Caudron G 4 :

Le 9, les premiers vols d'escorte de bombardiers et de garde du secteur ont lieu. Deux Caudron G 4 (dont le n° C 398) sont placés sous les ordres du détachement. Le 10, le MdL Brion et le Cal Le Roy sont victimes de capotages et brisent leurs Nieuport. Ils sont immédiatement dirigés, en compagnie de leurs mécaniciens, vers la RGA pour récupérer des biplaces. Le 12, deux pilotes assurent l'escorte des avions du GB 101 qui reviennent d'un bombardement sur Chaillon. Le 13, le Cal Carrier part à la RGA pour percevoir un nouvel appareil. Le lendemain, le MdL Brion ramène du Bourget le Nieuport 10 n° N 245. Le 15, le Cal Carrier rejoint aux commandes du Nieuport 10 monoplace n° N 258 et le Cal Le Roy avec le Nieuport 10 biplace n° N 219. Le 16 août, le Cal Gervais, en équipage avec le Cal Faye, casse à l'atterrissage à Villers-les-Nancy. Le lendemain, révisions des moteurs des Nieuport N 203 et N 264, ainsi que le moteur gauche du Caudron G 4 n° C 398. Le 20, les quatre groupes de bombardement engagent tous leurs avions disponibles pour un bombardement à l'Est de Metz. Au retour, deux avions du détachement partent à la rencontre des retardataires et les escortent jusqu'au terrain.

Perception de cinq Caudron G 4 :

Le 21 août, cinq Caudron G 4 (C 1014 - C 1057 - C 1059 - C 1107 - C 1120) sont pris en compte par le détachement de chasse. Les pilotes convoyeurs sont le Ltt Jules Berthin, les Adjudants Lucien Jailler, Georges Boulard, Lucien Bégou, MdL Henri Jullien de Courcelles qui sont eux aussi affectés à l'unité. Dès le lendemain, le commandant d'unité demande des mécaniciens en renfort pour assurer la mise en oeuvre des bimoteurs. Le 24, le Cal Gervais tire 120 cartouches sur un avion adverse et l'oblige à faire demi-tour. Cinq avions (3 monoplaces et deux biplaces) du détachement assurent la protection des bombardiers en mission.

Le 25 août, le détachement engage quatre Caudron G 4, équipés chacun de quatre obus de 75 mm, ainsi que deux Nieuport 10 monoplaces, contre le terrain d'aviation de Metz-Frescaty. Heureusement pour les Allemands, un mur de brume barre la route aux Français qui sont contraint de faire demi-tour. L'équipage Cal Gervais / Cal Faye jette leurs quatres obus sur la voie ferrée d'Ancerville, à 10 km au Sud-Est de Metz. Le détachement perçoit quatre mitrailleuses Colt destinées à armer les Caudron G 4, nouvellement affectés.

Départ de cinq Caudron G 4 :

Le 27 août, le GQG ordonne d'envoyer cinq Caudron G 4 sur Châlons-sur-Marne. Cinq pilotes sont mutés et les convoieront sur place. Il s'agit des Ltt Jules Berthin (Caudron G 4 n° C 1057) - Adj Paul Jayaut (Caudron G 4 n° C 1014) - Adj Georges Boulard (Caudron G 4 n° C 1059) - Adj Lucien Bégou (Caudron G 4 n° C 1120) - Adj Lucien Lasnier (Caudron G 4 n° C 1107). Après le départ des cinq G 4, il en reste trois à l'unité (C 398 - C 437 - C 1067).

Situation de l'armement :

A la date du 31 août, l'armurerie du détachement de chasse compte 4 mitrailleuses Colt, 4 mitrailleuses Hotchkiss de 8 mm, 5 carabines Browning à 5 cartouches - 3 mousquetons modèle 1892 - 3 revolvers Colt - 3 revolvers St-Etienne modèle 1893 - 7 carabines Winchester calibre 30.

En subsistance à la VB 105 :

Le 1er septembre, le détachement de chasse passe en subsistance au GB 101, et en particulier à l'escadrille VB 105. De Courcelles casse son avion au retour d'une mission de chasse. Le 4 septembre, neuf mécaniciens sont affectés au détachement, ils sont répartis de la manière suivante : quatre à l'entretien des Caudron G 4 et cinq sur les Nieuport 10. Dix autres rejoindront les rangs, deux jours plus tard, en provenance de Dijon. Durant cette journée, deux Nieuport 10 monoplaces assurent la protection aller des Voisin partant bombarder Metz, puis cinq autres (un Nieuport 10 monoplace et quatre biplaces) patrouillent entre Dieuze et les étangs. Le 8, au cours d'une mission de garde, cinq avions (un Nieuport 10 monoplace et quatre biplaces) poursuivent en vain dix-huit Aviatik venus bombarder Nancy. Le 10, le MdL Henri Jullien de Courcelles livre le Caudron G 4 n° C 1154, en provenance de Lyon-Bron.

Le 14 septembre, le MdL Brion livre le Nieuport 10 monoplace n° 289 en provenance de la RGA. Le lendemain, Carrier brise l'aile inférieure droite du Nieuport 10 n° N 258 en atterrissant. Il sera réparé dès le lendemain. Le détachement reçoit un complément de dotation en provenance du GB 104, à savoir une mitrailleuse Colt (+ 1.177 cartouches) et une mitrailleuse Hotchkiss (12 bandes de 29 cartouches). Le 21, quatre avions du détachement assurent l'escorte du bombardement de Bensdorf. Le lendemain, Gervais rentre de la RGA aux commandes du Caudron G 4 n° C 1150. Le 24, quatre avions assurent l'escorte des bombardiers sur Metz. Pendant la mission, Le Roy et Panigot attaquent un monoplan qui poursuivait un Voisin. Ils réussissent à lui faire faire demi-tour. Le 25 septembre, Terme est désigné pour servir en Serbie.

Départ pour Matouges :

Le 1er octobre, sept appareils du détachement décollent à destination de Ste-Ménéhould, Vouziers, Matouges. Deux avions (Carrier et Brion), en panne, font demi-tour. Deux autres avions, se posent à Auve et Vitry et rejoindront plus tard. Le lendemain, vingt-deux Voisin bombardent la gare et les cantonnements de Vouziers. Quatorze avions rentrent de suite à Malzéville et seront suivis du reste du détachement le lendemain.

Le 2, à Malzéville, le Ltt Skadonsky reçoit un éclat d'obus qui vient se loger dans son casque. Le 3, deux avions, pilotés par Carrier et Brion, escortent des Voisin du GB 1 qui partent bombarder Metz. Carrier attaque trois avions qui font 1/2 tour au Nord-Est de Metz.

Le 4 octobre, six avions du détachement (3 mono et 3 biplaces) assurent l'escorte des Voisin du GB 1. A cette occasion, 3.000 fléchettes et 4 obus de 75 mm sont jetés sur le terrain d'aviation de Metz-Frescaty. Le mitrailleur Panigot repère, dans l'enceinte de l'hôpital Wald, quatre constructions rectangulaires blanches, de la taille d'un hangar Bessonneau, mais construit en maçonnerie. Le 9, le Ltt Gonnet-Thomas convoie le Nieuport 10 (monoplace) n° N 219 vers la RGA du Bourget. Un pilote et son mécanicien partent par voie ferrée pour ramener un autre avion destiné à remplacer le N 219, déclaré inapte au service.

Le 10 octobre, Carrier et Jullien de Courcelles / Panigot (C 66) bombardent la gare des Sablons à Metz avec 8 obus de 75 mm et 1.500 fléchettes. Au retour, ils croisent un Aviatik à la verticale de l'hôpital Wald sur lequel ils tirent 30 cartouches. Leur adversaire refuse le combat et disparait. Les français ramènent trois photographies des travaux de l'hôpital. Le lendemain, le chef du détachement fait la demande de fourniture d'un appareil photographique.

Perception d'un appareil Demaria Lapierre :

Le 12 octobre, le détachement de chasse reçoit un appareil photographique Demaria Lapierre (n° 138.LT). L'équipage MdL Jullien de Courcelles / Sgt Panigot (C 66) lancent dix obus de 75 et 2.000 fléchettes sur la gare et les casernes de Dieuze. Leur avion est touché par sept éclats qui viennent percer la carlingue entre le pilote et le mitrailleur, sans toucher personne, heureusement. Pendant son tour de garde, Carrier attaque un Aviatik entre Bezange-la-Grande et Vic. Pour se placer en bonne position , il s'approche par l'arrière et par le dessous pour ne pas être vu du mitrailleur. Arrivé à 50 mètres, il tire une bande de cartouches sur l'appareil ennemi qui pique aussitôt et disparait sans demander son reste.

Le 15 octobre, le Sgt Gervais / Brig Panigot attaque un avion ennemi venu bombarder Nancy en lui tirant 50 cartouches qui ne réussissent qu'à lui faire faire demi-tour. Carrier assiste au combat entre le Caudron G 4 piloté par le Sgt Prévost, stationné à Villers-les-Nancy, et un Aviatik. Malheureusement trop bas, il ne peut intervenir. Il tente néanmoins de poursuivre l'avion ennemi après son abandon par Prévost. Il le rattrape sur Arracourt, provoquant un virage serré à gauche et un atterrissage dans la région de Château-Salins. Au retour, ils percutent les arbres et brisent le Caudron G 4 n° C 1150.
Entre temps, deux Aviatik venant de Metz-Frescaty croisaient sur la forêt de Facq, à l'altitude de 3.400 mètres. Carrier attaque l'un d'eux par le dessous, à seulement 30 mètres de distance. Celui-ci prend immédiatement la direction de Matz mais en échangeant plusieurs rafales avec le Français. Il pique, immédiatement, suivi par Carrier qui ne le lâche pas jusqu'à 1600 mètres. Arrivé là, il ne peux poursuivre car aveuglé par le vent, n'ayant pas de lunettes de vol. L'autre Aviatik, qui était sur le point d'intervenir, renonce quand il aperçoit son collègue dégagé de l'attaque du Français.

Victoire aérienne :

Le 16 octobre, Sgt Carrier / Ltt Skadonsky prennent la suite d'un Nieuport qui vient d'attaquer un Albatros. Ils rattrapent leur adversaire à la hauteur de Sorneville et commencent à le mitrailler. A la 4ème cartouche, l'Allemand vire par la gauche et tente de renter chez lui. Il est aussitôt suivi par les Français dont l'observateur tire encore cinq cartouches alors qu'ils volent à 2.900 mètres. L'Albatros se met alors en vol plané et descend en décrivant de grandes éllipses. Carrier suit les manoeuvres pendant que son observateur tire un chargeur. A la dernière balle, le biplace allemand se met à la verticale et disparait en laissant deriière lui une large trainée de fumée. Ils étaient alors dans la région de Château-Salins, à 1.000 mètres d'altitude. C'est à cet instant que le moteur de leur Nieuport faiblit complétement, une balle ayant sectionnée en partie la commande d'essence, ce qui provoqua un déréglage de la carburation. En vol plané, ils regagnent les lignes françaises de justesse en franchissant les premières lignes allemandes, à seulement 25 mètres d'altitude. Les fantassins adverses placent douze projectiles dans le Nieuport dont l'un, après avoir traversé le siège, déchire, sur 5 cm, la combinaison de vol de l'observateur, heureusement sans le toucher. Juste quand les roues allaient toucher les tranchées françaises, le moteur repartit et permit à l'équipage de rentrer sur Malzéville, à seulement 200 mètres d'altitude.

Escadrille N 65 :

A la fin octobre 1915, le détachement d'escadrille de chasse devient l'escadrille N 65 car équipée majoritairement d'avions Nieuport 10. Sa dotation est néanmoins complétée par plusieurs Caudron G 4. Bien que la date d'adoption de cette appellation ne soit pas connue avec certitude, elle apparait pour la première fois, le 25 octobre 1915.

Charles Nungesser :

L'adjudant Charles Nungesser, qui s'est illustré au sein de l'escadrille VB 106, est d'abord détaché au sein de l'escadrille N 65 du 26 octobre 1915 au 30 mars 1916. Le 19 janvier 1916, sur le terrain d'aviation du plateau de Malzeville, l’adj Nungesser, aux commandes du Caproni n° 10, avec le Ltt Itiez comme instructeur, se blesse à l’atterrissage. Les deux pilotes sont admis à l’hôpital. Le 7 février 1916, il est grièvement blessé par une fracture à la machoire au cours de l'essai d'un Ponnier, un avion très instable. A sa sortie de l'hôpital, il refuse le congé de convalescence de trois mois pour retourner au front. Il est alors affecté à l'escadrille N 65 du 30 mars au 12 juillet 1916, puis détaché à l'escadrille américaine N 124 "La Fayette" du 12 juillet au 15 août 1916. Il reprends sa place au sein de l'escadrille N 65 du 15 août 1916 au 26 mars 1917, avant d'être de nouveau détaché, cette fois auprès de l'escadrille VB 116, du 26 mars au 30 septembre 1917. Finalement, il reprendra sa place au sein de l'escadrille SPA 65 du 30 septembre 1917 au 13 septembre 1918 et totalisera 43 victoires homologuées, 15 non homologuées ou probables pendant la Grande Guerre.

Le 22 octobre, l'Adj Nungesser est désigné pour convoyer un Nieuport monoplace depuis la RGA. Le 24, le Sgt Gervais arrive de Lyon-Bron, aux commandes du Caudron G 4 n° C 1187.

Cne Gonnet-Thomas :

Le Ltt Gonnet-Thomas est nommé Capitaine, à la date du 21 octobre 1915. Nungesser revient de la RGA du Bourget, aux commandes du Nieuport 10 monoplace n° N 422, le 28.
Le 29, le Cne Fécamp fait une instruction aux personnels navigants sur un nouvel obus. Le Cne Gonnet-Thomas fait une demande pour installer des dispositifs d'armement sur un Caudron G 4 de son unité qui devra contrôlé au Bourget du 4 au 6 novembre. Le lendemain, le Ltt de Kérillis est affecté à l'unité.

Le 31, l'Adj Nungesser capote avec le Nieuport 10 monoplace n° N 264, à la suite d'une panne moteur. Le MdL Jullien de Courcelle et son mécanicien, le soldat Gode, partent pour la RGA prendre en compte l'appareil destiné au Ltt de Kérillis. Le 1er novembre, l'armement de l'escadrille N 65 est complété avec la perception de deux mitrailleuses Lewis en provenance de Toul et du parc de Dombasle. Le 5, l'Adj Réservat, qui arrive du Bourget (RGA), est affecté à la N 65. Le 6, l'équipage Gervais / Baillet ramènent à la RGA le Nieuport 10 n° 381. Trois officiers observateurs sont affectés.

Le 7 novembre, l'Adj Réservat ramène du Bourget le Nieuport 10 biplace n° 477. Le 9, deux avions capotent et sont endommagés (Adj Réservat et Sgt Le Roy). Le MdL Jullien de Courcelles et son passager remontent vers un Aviatik qui vole à 2.300 mètres, au-dessus de Dieuze. Au moment de fusiller les Allemands, leur mitrailleuse reste muette, complétement enrayée. Ils essuyent le feu du mitrailleur arrière mais par chance, l'équipage allemand ne les poursuit pas et continue sa mission.

Mort du Sgt Jean Carrier :

Le 12 novembre, le Sgt Jean Carrier se noie accidentellement dans la piscine de Nancy Thermal. C'était un pilote de valeur qui avait été affecté d'abord au détachement d'escadrille de chasse, puis à l'escadrille N 65. Le 14, le Président de la République, accompagné du sous-secrétariat d'état à l'aviation et de Ministre de la Guerre, visite les installations de l'aéronautique militaire implantées sur le terrain d'aviation du plateau de Malzéville. Le Cne Gonnet-Thomas est décoré de la croix de la Légion d'Honneur devant le front des troupes. Le lendemain, le Sgt Carrier est porté en terre au cimetière du Sud de Nancy. Le 22, le mécanicien, qui retenait l'avion du Cne Gonnet-Thomas pendant un point fixe après changement moteur, glisse. Le Nieuport N 431 part vers l'avant et le bord d'attaque de l'aile supérieure droite heurte un autre avion stationné à proximité. Les dégats seront réparés dès le lendemain.

Une 2ème victoire pour Nungesser :

Le 28 novembre, l'Adj Nungesser attaque à trois reprises un Albatros qui croisait au-dessus de Nomény. Lors de la dernière passe, il tire 21 cartouches pour le dessous et à seulement 10 mètres de distance. Le biplace adverse part dans un piqué vertical jusqu'au sol, où il explose dans les lignes allemandes. Cet appareil était armé d'une tourelle arrière. L'Adj Rouvat et le MdL Brion escortent deux Caudron G 4 pendant une mission sur Dieuze, Morhange et Château-Salins. Ses adversaires étaient probablement le Vfw August Blank et Ltn Wilhelm von Kalckreuth, appartenant au Briftauben Abteilung Metz (BAM) et qui ont été tués sur le secteur Nomény-Mailly. Cet avion est la seconde victoire homologuée pour Nungesser. Il était titulaire, depuis le 31 juillet 1915, d'une première victoire homologuée alors qu'il était pilote de l'escadrille VB 106.

Les premiers Nieuport 11 :

Le 1er décembre, le Cne Gonnet-Thomas, accompagné de son mécanicien, le soldat Guillouette et du conducteur Pourrain partent en automobile vers la RGA du Bourget pour percevoir un nouveau type d'avion Nieuport (Ni 11). Le 4, le capitaine ramène au terrain le premier Nieuport 11, le n° N 556 de l'escadrille. Le 7, c'est au tour de Nungesser de partir pour le Bourget pour y percevoir un autre Nieuport 11. Les deux premiers Nieuport 11 livrés ont été les n° N 556 et N 563. Le 16, Nungesser reçoit la croix de la Légion d'Honneur.

Le 20 décembre, le MdL de Courcelles rattrape un Albatros biplace qui survole la forêt de Gremecey. Il le rattrape et passe au-dessous en lui tirant une vingtaine de cartouches. L'appareil adverse glisse sur une aile et passe à peu de distance de l'avion du pilote français qui l'évite de justesse par un virage très serré à droite. Cette manoeuvre brusque le fait tomber en perte de vitesse et il ne réussit à reprendre un vol normal qu'après une chute de 1000 mètres. L'Albatros est parti atterrir à la lisière Nord de la forêt de Gremecey.

Tir à travers l'hélice :

Le 30 décembre, un essai en vol, de la mitrailleuse tirant dans l'hélice un chargeur de 47 cartouches, est réalisé sans incident. Les deux pales de l'hélice sont protégées par des coins métalliques fixés dessus et qui dévient les balles quand celles-ci viennent les toucher. Par contre, un essai de vitesse n'est pas concluant car lorsqu'un Nieuport 11 est équipé d'un tel système, il n'arrive plus à rattraper un Nieuport 10. Un changement de type d'hélice est envisagé pour améliorer un peu le résultat. Réalisé le lendemain, il ne donnera pas les résultats escomptés car la vitesse n'est pas augmentée et la montée en altitude plus lente (2.000 mètres en 14 mn). La N 65 est restera donc au tir au dessus de l'aile supérieure.

Bombardement de Nancy :

Le 1er janvier 1916, un obus tombe à 20 mètres du Cne Gonnet-Thomas et du Ltt Bastien, heureusement sans faire de victime. L'escadrille fait mouvement et s'installe avec le groupe 101 (GB 1). Le Nieuport 10 n° N 431 a été atteint de deux éclats. La N 65 est chargé de la protection aérienne de la ville de Nancy contre le réglage d'artillerie et la constatation des effets du tir.

Le canon d'Hampont :

Le 3 janvier, le Cne Gonnet-Thomas, l'Adj Nungesser et le MdL de Courcelles survolent la région d'Hampont. De Courcelles distingue un départ de coup au Nord de la forêt de Besange et rencontre un Fokker E 1, qui ressemble beaucoup à un Morane, mais avec un fuselage plus long. Des croix de fer noires sont peintes dans des cercles prennant toute la largueur de l'aile. Le français lui fait face pour l'attaquer, l'appareil adverse évite la rencontre et descend sur Château-Salins.

Collimateurs de Belliéni :

Le lendemain, l'Adj Nungesser rattrape un Fokker dans la région de Château-Salins. A la 5ème passe, l'appareil adverse rompt le combat et descend dans ses lignes. L'Adj Réservat rencontre un Aviatik dans la même région qui lui aussi refuse le combat. Le 9, Nungesser escorte un Voisin sur la forêt de Hampont, où sévit la pièce à longue portée allemande. Le 13, le N 65 perçoit deux collimateurs de Belliéni pour en faire les essais. (NB : Je cherche des photos de ces collimateurs). Le 16, la mise au point des collimateurs est achevée par le Cne Gonnet-Thomas.

Il s'agit d'un canon de marine Krupp de type SK L/45 C/13 de 38 cm. Sa portée est de 35 km et d'un poids total de 260 tonnes. Il est capable d'envoyer un obus tous les 5 minutes. Il a tiré principalement sur Nancy, Dombasle (usine Solvay) et Lunéville. Le tube du canon avait une durée de vie de 60 coups. C'est pour cette raison que les obus étaient calibrés et identifiés de 1 à 60. Cette pièce a tiré du 1er janvier 1916 au 17 janvier 1917.

Accident de Nungesser :

Le 19 janvier, l'Adj Nungesser, avec le Ltt Itiez comme instructeur et le soldat Noël comme passager, parti en vol à bord d'un Caproni CEP 1 B2 n° 10 appartenant à la CAP 115, se blesse à l'atterrissage. Les trois aviateurs sont hospitalisés. Le 23, quatre pilotes escortent une mission sur Metz. A cette occasion, le MdL de Courcelles dégage un Voisin qui allait être attaqué par un Fokker.

Victoire de Le Roy :

Le 24, la pièce d'Hamport tire 11 obus sur Nancy. Les escadrilles N 65 et C 66, sous le commandement du Cne Gonnet-Thomas, sont chargées de mettre à jour les plans de tir de l'artillerie lourde. Les pilotes donne la chasse à un raid de douze avions allemands venus bombarder Nancy. Le Cne Gonnet-Thomas attaque un LVG à une distance inférieure à 100 mètres, l'appareil adverse semble atteint. Le MdL de Courcellles, en s'approchant d'un LVG pour l'attaquer, reçoit 11 balles dans son avion qui est touché dans le réservoir, le moteur, la carlingue, une balle lui fait une éraflure à la jambe droite. Le Sgt Le Roy attaque le LVG qui venait d'arroser de Courcelles et l'abat. Le biplace s'écrase dans ses lignes. Cette victoire ne sera pas homologuée car tombée chez l'ennemi et probablement sans témoin extérieur à l'escadrille. De son côté, l'Adj Brion a poursuivi trois appreils, a attaqué le dernier à 50 mètres de distance avant que se mitrailleuse ne s'enraye.

Le 27, l'Adj Réservat arrive de la RGA aux commandes du Nieuport 11 n° N 680. Le 30, le N 680 est équipé d'un collimateur. Le 31, le Ltt Bastien livre à l'escadrille le Nieuport 11 n° N 684. Le 4 février, le Ltt de Neufville capote à l'atterrissage au commandes du Nieuport 12 n° 524. Ne pouvant être réparé sur place, il sera renvoyé à l'arrière.

Incendie de la baraque :

Le 5 février, la baraque en bois de la N 65 part en fumée. Le feu s'est déclaré dans l'infirmerie et s'est propagé par le plancher. Le 6, plusieurs combats ont eu lieu : le Ltt Bastien / Ltt Skadowsky rattrapent plusieurs fois un appareil adverse qui s'échappe dans ses lignes. Même résultat pour les adjudants Réservat, Le Roy et le Ltt de Neufville. La mission de bombardement des Voisin sur Sarrebourg a été annulée car le signal de passer les lignes ennemies n'a pas été reçu.

Grave accident de Nungesser :

L'Adj Nungesser est grièvement blessé en testant en vol un Ponnier, le 7 février 1916. Il est hospitalisé avec la mâchoire fracassée, le palais défoncé par le manche à balai, la voute crânienne aplatie et des fractures des deux jambes.

Le 15 février, le MdL de Courcelles livre le Nieuport 12 n° N 527 en provenance de la RGA du Bourget. Le 21, la N 65 escorte les missions des groupes de bombardement et des Breguet Michelin sur Pagny-sur-Moselle.

Offensive sur Verdun :

Le 22 février, l'ordre est donnée à l'escadrille de former deux détachements, l'un pour Bar-le-Duc et l'autre de deux avions pour Verdun. Le contre-ordre est donné le soir même par le GQG. Le 24, le GQG ordonne de former un détachement de trois biplaces à destination de Verdun. Les aviateurs suivant composeront cette formation : pilotes Ltt Bastien, Adj Brion, MdL de Courcelles - observateurs Cne de Sieyés, Ltt Skadowsky, Ltt Séjourné. Le Ltt de Neufville, aux commandes d'un monoplace, viendra compléter le dispositif. Comme d'habitude, un contre-ordre vient annuler les préparatifs.

Mouvement sur Bar-le-Duc :

Le 25 février, la N 65 reçoit l'ordre de se diriger dans son ensemble sur Bar-le-Duc, le départ devant se dérouler pour le lendemain matin. Le Ltt Séjourné est affecté comme observateur. Le lendemain matin, à 8 heures, décollage de l'ensemble des avions à destination de Bar-le-Duc. A 12h45, c'est au tour des moyens roulants se faire mouvement avec sept tracteurs d'aviation (camions) et six remorques. L'ensemble des moyens est en place sur le terrain de Behonne, au Nord de Bar-le-Duc, à 19h45. Le 27, l'Adj Brion rejoint son unité, aux commandes du Nieuport 12 n° N 641.

Premières missions sur Verdun :

Le 28 février 1916, les pilotes et équipages suivants : Cne Gonnet-Thomas, Ltt Bastien / Cne de Sieyés, Ltt de Neufville, Adj Réservat, Adj Le Roy, MdL de Courcelles / Ltt Séjourné, patrouillent sur les lignes entre 10h15 et midi sans affronter l'ennemi.
Le 1er mars, la N 65 engage une grande partie de ses moyens : Cne Gonnet-Thomas, Ltt de Neufville, Ltt Bastien / Cne de Sieyés, Adj Brion / Ltt Skadowsky, Adj Réservat, Adj Le Roy, MdL de Courcelles / Ltt Séjourné, entre 15h15 et 17h20. A retour, le Cne Gonnet-Thomas capote et casse son appareil à l'atterrissage. Il est victime d'une légère foulure du pied droit. De Courcelles, victime d'une durite du réservoir d'huile crevée, est contraint d'atterrir. Le Ltt Le Sort, détaché à la N 65, rejoint l'unité, accompagné de son mécanicien en premier, aux commandes d'un Nieuport 12 (moteur Clerget 110 Hp). Le MdL Cowdin, quand à lui, rejoint aux commandes d'un Nieuport 11 à moteur le Rhône de 80 HP.

Le 2 mars, une mission sur St-Mihiel et Verdun par les pilotes et équipages suivants : Ltt Bastien / Sgt Panigot - Ltt de Neufville - Adj Réservat - Adj Le Roy entre 10H30 et 12h45. Deux rencontres avec l'aviation allemande ont lieu, d'abord pour le Ltt de Neufville qui rencontre un Aviatik dans les environs de Rouveaux, le poursuit jusqu'à St-Jean, l'équipage ennemi abandonne et atterrit dans ses lignes, et l'Adj Réservat contre un Aviatik dans la région de Beaumont, qu'il prend en chasse et qui provoque la même réaction, l'avion pique et se pose dans son camp.
Le 5, nouvelle mission offensive sur St-Mihiel, Etain et Verdun pour le Ltt de Neufville et l'Adj Réservat entre 14h et 15h30. Pour la seconde mission, les adjudants Réservat et Le Roy décollent pour intercepter des avions adverses signalés sur Dombasle-en-Argonne. Le second attaque un Aviatik, au Nord de Verdun. Comme d'habitude, l'appareil adverse préfère piquer vers ses lignes plutôt que d'affronter le Français.
Le 8, les personnels navigants de la N 65 réalisent d'abord une reconnaissance sur Fresnes-en-Woëvre, Etain, Spincourt par trois biplaces montés par les équipages suivants : Adj Brion / Ltt Skadowsky - Ltt Lesort / Ltt Séjourné - Ltt Bastien / Cne Armangot. Elle est avortée sur Etain avec la rencontre de huit appareils allemands, puis une reconnaissance offensive réalisée avec six avions sur Fresnes-en-Woëvre - Douaumont - Montfaucon par les équipages suivants : Cne Gonnet-Thomas - Ltt Lesort / Ltt Séjourné - MdL de Courcelles / Sgt Panigot - Adj Le Roy - Adj Réservat - Ltt Bastien. Ils engagent huit appareils adverses et livrent cinq combats. Deux des adversaires semblent atteints.

Le 9, une mission de barrage sur les lignes au niveau de Douaumont - Fresnes-en-Woëvre. Au retour, Réservat et Le Roy sont contraint d'atterrir sous la neige, à Longchamp-sur-Aire. Le Nieuport 11 de l'Adj Réservat n'apprécie pas et capote. Les deux appareils seront dépannés par la mécanique arrivés sur place avec deux tracteurs d'aviation (camions). Les deux pilotes, en voiture légère, en profite pour aller chercher à Nancy des obus Gros, des lance-bombes et des fusées.

Perception d'un Farman F 40 :

Le 9 mars 1916, l'escadrille N 65 touche un Farman F 40. Le lendemain, nouveau barrage sur les lignes entre Douaumont - Fresnes-en-Woêvre pour les lieutenants Bastien, Lesort et de Neufville. Ils aperçoivent de loin trois avions ennemis qui ne sont pas engagés au cause de la distance. Le lendemain, le Ltt de Neufville poursuit en vain un avion au delà du Vauquois. Le Nieuport 11 de Le Roy tombe en panne séche contraignait le pilote à atterrir à Gigry-en-Argonne.

Combats sur Verdun :

Le 12 mars, le Cne Gonnet-Thomas décolle pour une reconnaissance offensive, en compagnie des lieutenants Bastien, de Neufville, Slt Le Sort / Ltt Séjourné, les adjudants Le Roy, Réservat et sergents Derame, Cowdin. Gonnet-Thomas repère deux Aviatik sur la région de Gincrey (Nord-Ouest d'Etain) en rattrape un et tire 16 cartouches avec seul résultat sa fuite dans les nuages. L'équipage Le Sort / Séjourné attaque quatre avions ennemis, trois Aviatik et un bimoteur bifuselage (Ago C II). Ils sont pris en tenaille entre deux adversaires, mais heureusement l'un d'eux est attaqué par le Nieuport 11 du Cne Gonnet-Thomas. L'Adj Le Roy attaque un gros Aviatik au-dessus de Fresnes-en-Woëvre mais rejoint par deux fokker, il est contraint de rebrousser chemin et de rentrer. Le Ltt de Neuville a attaqué en vain un AGO bifuselage, au Nord de Verdun. Même résultat pour le MdL Cowdin qui s'attaque à deux Aviatik et qui provoque leur fuite. L'après-midi, l'équipage Ltt Lesort / Sgt Derame prend 24 photos des environs de Marolles. Et pour terminer cette journée riche en péripéties, le Nieuport 12 de l'équipage Brion / Ltt Skadowsky capote en atterrissant à Julvécourt.

Victoire pour Gonnet-Thomas :

Le 13 mars, deux SPAD A 1 et Nieuport 12 montés respectivement par les équipages Slt Le Sort / Cne de Siéyés et MdL de Courcelles / Sgt Proton réalisent une mission photo. Ils sont protégés par l'Adj Le Roy et Sgt Cowdin. L'avion de De Courcelles / Proton, après avoir aperçu quatre LVG et un Aviatik, est attaqué par un LVG et un Fokker dans les environs de Cinoy. Le photographe, qui occupe la place du mitrailleur tire 17 cartouches. Le Cne Gonnet-Thomas attaque un Aviatik qui vole entre Fresne et Etain. Avec avoir reçu une rafale, l'appareil adverse pique brusquement et va s'écraser dans les lignes. Parti en mission avec le Slt Le Sort à bord d'un SPAD A1, le Cne de Sieyés a deux doigts de la main droite tranchés par une balle de mitrailleuse. Il sera évacué sur l'hôpital de Neuilly-sur-Seine.

Le 14, cinq Nieuport (Ltt Bastien, Slt Le Sort / Naude, Adj Brion, Adj Le Roy, Adj Réservat) sont engagés pour assurer l'escorte des missions de réglage d'artillerie. La mission de l'équipage Slt Le Sort / Naudé est mouvementée. Ils livrent d'abord combat à un LVG sur St-Mihiel, qui préfère s'échapper dans les nuages puis subit quatre attaques par deux Fokker et deux Aviatik. L'Adj Réservat aperçoit trois Aviatik poursuivant un bimoteur. Il attaque immédiatement le premier à seulement 50 mètres de distance. Après avoir tiré un chargeur, il fait demi-tour et tombe en panne dans les lignes, au niveau d'Hermeville et est contraint d'atterrir près d'Ancemont. L'Adj Le Roy attaque un Aviatik. Il remarque que son tir est parti trop à droite car son chargeur était doté de balles tracantes. Et pour finir, le Ltt Bastien attaque en vain deux appareils d'un groupe de quatre.

Le lendemain, le Cne Gonnet-Thomas attaque un Aviatik au-dessus de Troyon à 40 mètres de distance. L'Allemand pique et rentre dans ses lignes. Le Ltt Bastien, qui escorte un Caudron G III faisant du réglage d'artillerie, aperçoit un Fokker qui préfère s'éloigner et ne pas livrer combat.

Le 17, le Ltt de Neufville attaque un avion, au Sud de Montfaucon. Il renonce et abandonne son adversaire après trois enrayages. Le Ltt Bastien est victime de la même mésaventure quand sa mitrailleuse s'enraye après la 10ème cartouche. Le lendemain, les missions de chasse et de barrages sur les lignes se succédent. Ltt Bastien attaque un avion allemand à 100 mètres de distance et poursuit un second. De Neufville attaque un groupe de trois avions allemands dans les environs de Véry. Le 19, au cours des missions de chasse sur les lignes, le Ltt de Neufville attaque un LVG au Nord de Douaumont, l'équipage Slt Le Sort / Ltt Séjourné s'oppose à deux avions. Près d'Avocourt, le MdL Cowdin mitraille un avion et l'Adj Réservat attaque un LVG.

Le 20 mars, les adjudants Le Roy et Réservat patrouillent sur Bar, Revigny, Ste-Ménéhould, Ancemont. Ils chassent un Aviatik qui faisait du réglage. Le Ltt de Neufville prend en chasse un LVG sur la région d'Etain quand un éclat d'obus de DCA arrache le capot moteur. Il réussit à rentrer de justesse en passant les lignes à seulement 600 mètres et à atterrir du bon côté au Nord de Verdun. L'équipage Slt Le Sort / Ltt Séjourné et le MdL Cowdin patrouillent sur Bar-le-Duc et Ancemont sans rencontrer l'aviation adverse. Le Ltt Bastien quitte l'unité et est affecté à l'escadrille N 31, alors stationnée à Ancemont.

Le 21 mars, le Cne Gonnet-Thomas, l'Adj Réservat et l'équipage Ltt Lesort / Ltt Séjourné assurent la protection d'une formation de trois MF 11. Quelques jours plus tard, le 25, le Ltt de Neufville, accompagné de l'équipage Adj Brion / Brig Panigot et de l' Adj Le Roy, effectue une reconnaissance offensive d'une heure et demie sur Montfaucon - Consenvoye - Douaumont - Eix. Le dispositif rencontre un LVG qui préfère piquer dans ses lignes et abréger le combat qui était mal parti pour lui. Ils ont l'occasion d'observer huit foyers d'incendie qui ravagent la ville de Verdun. Le lendemain, quatre avions de la N 65 (Ltt de Neufville, Adj Le Roy, Adj Brion / Ltt Skadowsy, Slt Le Sort / Ltt Séjourné) sont envoyés pour une reconnaissance offensive sur Eix - Douaumont - Montfaucon. L'équipage Le Sort / Séjourné attaque un LVG qui rompt le combat au début de l'affrontement et rentre dans ses lignes. Ils signalent une concentration d'artillerie ennemie, implantée en bordure des route de Gremilly - Maucourt - Gincrey.

Dotation de dix avions :

Le 27 mars, l'escadrille N 65 compte à ce jour, dix pilotes, sept avions disponibles, un en réparation, un à changer et un manquant, soit neuf avions sur les dix normalement prévus.

Retour de Nungesser :

Le 29 mars, l'Adj Nungesser, qui a refusé son congé de convalescence de trois mois après son accident du 7 février 1916, reprend sa place au sein de son escadrille. Encore largement convalescent, il doit se déplacer avec des béquilles et doit être installé dans le poste de pilotage de son avion. Il arrive du Bourget, aux commandes d'un Nieuport 16 (moteur 110 HP le Rhône). Avec l'arrivée de ce nouvel avion, le parc de la N 65 repasse à dix avions.
L'unité envoie une reconnaissance offensive, réunissant six avions (Cne Gonnet-Thomas, Ltt de Neufville, Adj Réservat, Adj Le Roy, MdL de Courcelles, MdL Cowdin), sur l'itinéraire Verdun - Eix - Douaumont - Consenvoye. De Neufville attaque deux LVG sur la région de Manheulles qui font prudemment demi-tour vers leurs lignes.

Des combats aériens :

Le 30 mars, une reconnaissance offensive de 9 avions (Cne Gonnet-Thomas, Slt Le Sort, Ltt de Neufville, Adj Réservat, Adj Le Roy, Adj de Courcelles, Adj Nungesser, Slt Thaw et MdL Cowdin) sur Verdun - Haudremont - Etain - la forêt de Spincourt - Dun-sur-Meuse - Epenouville - Varenne. Ils attaquent trois Fokker sur la région de Cunel. L'un d'eux, mitraillé par le Slt Le Sort, pique anormalement en effectuant une glissade continue sur l'aile droite, les deux autres font prudemment demi-tour, n'étant pas de taille à affronter la formation française qui est restée groupée toute la mission. Sur la région d'Etain, ils attaquent un Aviatik qui pique dans ses lignes et un bimoteur, sur la région de Billy-sur-Mangiennes qui prend la même direction.

Le lendemain, sept avions (Slt Le Sort / Ltt Séjourné, Adj Brion / Ltt Skadowsky, Slt Thaw, Adj Le Roy, Adj Réservat, Adj De Courcelles, Adj Nungesser, ratissent la zone comprise entre Etain - Consenvoye - Montfaucon entre 5h50 et 8h15. L'équipage Le Sort / Séjourné attaque d'abord un Fokker, au Nord de Forges, qui pique anormalement comme s'il était touché puis un LVG qui attaquait un Nieuport biplace, marqué d'un "T" et portant le nom de baptème "Sole Mio". L'avion ennemi pique brutalement et s'échappe. Aucun des deux avions sera pas homologué.
Nungesser attaque par surprise un Albatros de réglage sur la région de Louvemont-Douaumont. Comme d'habitude, le biplace s'échappe en piquant vers le sol, dès les premiers coups de feu.

Le 1er avril, la N 65 réalise deux reconnaissances offensives pendant la journée. La première engage huit avions (Slt Le Sort / Ltt Séjourné, Ltt de Neufville, Adj Réservat, Adj Le Roy, Adj De Courcelles, Adj Brion / Ltt Skadowsky, MdL Cowdin, Slt Thaw) sur le secteur Eix - Douaumont - Consenvoye. Le Ltt de Neufville attaque un Aviatik entre Samogneux et Haumont qui fuit en piquant. L'Adj Nungesser attaque un Fokker qui pique à la verticale, puis deux LVG d'une formation de trois qui préfèrent tous s'éloigner. L'Adj Le Roy poursuit un bimoteur qui lui aussi fait demi-tour et regagne son camp. Le biplace, occupé par l'équipage Le Sort / Séjourné, est touché par un éclat d'obus qui tranche net un montant de fuselage, mettant gravement en jeu la solidité de l'ensemble. Heureusement pour les deux français, le fuselage tient et ils peuvent rentrer au terrain sans casse.
La seconde, avec quatre avions (dont Slt Thaw, Adj Le Roy, Adj Nungesser) sur le même secteur.

Les français ont eu l'occasion d'observer leurs adversaires et ont remarqué comment ils évoluaient. D'abord une formation de trois LVG, couverte par un ou deux Fokker ou Aviatik de chasse, croisant plus haut, prêt à plonger sur les adversaires qui se présenteraient. Aujourd'hui, les français volaient trop bas (1800 mètres) pour avoir une chance d'intercepter leurs adversaires.

Un Drachen pour Nungesser :

Le lendemain, deux reconnaissances armées de sept puis de cinq avions (Adj de Neufville, Slt Le Sort, Adj Nungesser, Adj Brion / Ltt Skadowsky, Adj de Courcelles, Adj Réservat, Adj Le Roy, MdL Cowdin) sont réalisées. Nungesser attaque un LVG au-dessus de Verdun, qui s'éloigne paraissant touché. Nungesser porte ensuite son dévolu sur un Drachen entre Gercourt et Septsarges. Protégé par le Cne Gonnet-Thomas, le Slt Le Sort et le MdL Cowdin, il réussit à incendier le ballon ennemi qui tombe en flammes verticalement. Le Drachen sera homologué.
Le 3, au cours d'une reconnaissances de cinq appareils, le Cne Gonnet-Thomas attaque trois avions sur la région d'Haudremont. L'un d'eux touché, se retourne et pique en dégageant beaucoup de fumée. L'Adj Nungesser s'en prend également à trois adversaires. L'un d'eux, un LVG type C, est mitraillé sur Cumières et descend en piqué jusqu'au sol sans redresser. L'équipage Slt Le Sort / Ltt Séjourné livrent plusieurs combats pendant lesquels un avion adverse se retourne et tombe verticalement sans se redresser. Avec Thaw, ils dégagent ensuite un Caudron G 4 qui était attaqué par deux LVG. Plusieurs autres combats aériens ont lieu sans donner de résultat visible.

Un bimoteur pour Nungesser :

Le 4, au cours d'une reconnaissance offensive de trois appareils, le MdL Cowdin attaque un LVG qui poursuivait deux Caudron G 4, au Nord de Douaumont. L'avion allemand ne s'attarde pas et quitte verticalement dès qu'il est mitraillé par le pilote américain. Il s'en prend ensuite à un second appareil au-dessus de St-Mihiel. Encore une fois, l'équipage allemand n'oppose pas de résistance et regagne ses lignes. L'Adj Nungesser a plus de chance. Il attaque deux appareils et abat un bimoteur qui tombe près de l'étang des Hauts-Fourneaux. L'avion est homologué au pilote français. Le Slt Thaw s'en prend à deux Aviatik qui préfèrent rentrer dans leurs lignes que d'affronter l'officier américain. Le 6, le Sgt Lagnel, qui arrive de l'escadrille N 68, est affecté à la N 65.

Le 9 avril, les combats reprennent après quatre jours de mauvais temps qui ont empêché tout vol. L'Adj de Courcelles attaque un Fokker sur la région d'Eix. L'ennemi choisit de regagner ses lignes. La même mésaventure arrive à l'Adj Réservat en attaquant un Aviatik. L'Adj Le Roy s'en prend à un LVG qui n'a comme salut que d'atterrir dans ses lignes. Thaw, pour mettre toutes les chances de son côté, approche de très près un Aviatik et est victime d'un enrayage qui l'oblige à rompre le combat. Le Cne Gonnet-Thomas et l'Adj Réservat rentrent bredouilles après que leurs adversaires ne se soient éclipsés en refusant le combat.

Le 10, cinq avions de la N 65 recoivent la mission de reconnaitre l'activité des convois automobiles sur la région d'Etain. Elle ne pourra être remplie en raison d'une couverture nuageuse qui bouche toute la zone concernée. Pendant le retour par Douaumont, Cumières et Montfaucon, le Slt de Neufville attaque à courte distance un avion adverse sans réussir à l'abattre. Trois LVG sont aperçus sur Wöel mais font immédiatement demi-tour à la vue de la formation. Le lendemain, sur la forêt d'Ablonville, le Slt Thaw est contraint d'abandonner le combat car il est encore victime d'un enrayage qui survient après le tir de 18 cartouches.

Remise de décorations :

Le 12 avril, sur le terrain d'aviation de Lemmes, le colonel Barrès, chef de l'aéronautique, remet la croix de chevalier de la Légion d'Honneur au Slt Le Sort et la Croix de Guerre au MdL Cowdin et au Sgt Proton. Le 14, l'escadrille touche un Nieuport 16 et un Nieuport 11. Le modèle 16 est mis à la disposition du Cne Le Révèrend. Le parc aérien de l'unité est maintenant de onze appareils pour onze pilotes.

Départ des américains :

Le 17 avril, le Slt Thaw et le MdL Cowdin sont affectés à l'escadrille américaine N 124 qui vient d'être constitué sur le terrain de Luxeuil, le 9 avril 1916. Le lendemain, le Slt Boillot est affecté à l'escadrille N 65 et arrive sur place aux commandes d'un Nieuport 16. Avec le départ des américains et la casse diverse, la disponibilité des avions est passée à neuf.

Entrainement de six pilotes du GB 1 :

Le 19, six pilotes de Nieuport, revenant du GB 1, sont dirigés du Plessis-Belleville (GDE) sur Béhonnes où l'escadrille N 65 est chargée de les entrainer. Ils arrivent sur place deux jours plus tard. Ces pilotes sont les sous-lieutenants Aignan, Subervie, les sergents Kirsch, Coudouret et les caporaux Dupré et Pilon. Le Ltt Fournier, quant à lui, arrive de l'escadrille N 23.

Le 23, après plusieurs jours de mauvais temps, dix vols d'entrainement sont réalisés au profil des pilotes du GB 1. Le lendemain, c'est un total de 30 vols qui sont accomplis au profit du GB 1. De plus, au cours d'une reconnaissance sur les deux rives de la Meuse, le Slt Le Sort s'en prend à un avion qui poursuivait un Caudron G 4. L'allemand rompt le combat et descend en spirale. Le Roy attaque un autre adversaire qui s'approchait d'un G 4 sans avoir été aperçu. Encore une fois, l'affrontement n'aura pas de résultat tangible. L'Adj de Courcelles ne fait pas mieux contre un Aviatik.

Nouvelle victoire pour Nungesser :

Le 25 avril, au cours d'une reconnaissance réunissant neuf monoplaces, le Slt Nungesser abat un LVG à la verticale des tranchées de Douaumont-Louvemont. Le pilote français a eu quatre témoins (Slt Boillot, Slt de Neufville, Adj de Courcelles, Adj Brion) qui ont assité au combat et qui ont observé la chute du LVG jusqu'au sol. Cette victoire sera donc facilement homologuée. Ensuite, le Slt de Neufville attaque deux LVG sur la lisière Nord du bois des Forges. L'un d'eux pique verticalement en dégageant de la fumée. Cet avion sera homologué grâce au témoignage du Cne Gonnet-Thomas. Lors d'une seconde mission, de Courcelles attaque un Aviatik mais enrayage très vite, ce qui l'empêche d'aller plus loin. Nungesser engage un LVG qui n'a que d'autre extrémité que d'atterrir dans ses lignes, moteur stoppé. De Neufville tente de rattraper, par trois fois, une formation de trois LVG. A chaque fois, les avions font demi-tour et s'éloignent. Ils tentent de passer dès que le Français s'éloigne. Le Roy oblige un Aviatik en plein réglage d'artillerie à faire demi-tour. Réservat attaque un LVG sur Etain-Spincourt, sans succès car l'équipage adverse préfère regagner vite fait ses lignes.

Victoire pour Nungesser :

Le 26, sept avions décollent à destination de Verdun. Les combats sont nombreux avec le Slt Le Sort qui attaque deux avions, le Sgt Lagnel deux avions qui s'esquivent très vite, le Slt de Neufville contre un Aviatik qui rentre dans son camp à la hauteur de Montfaucon, le Slt Nungesser mitraille un LVG de très près sans succès et finalement le Slt Boillot contre un Aviatik. Aucun de ces combats n'est décisif pour l'un ou l'autre camp. Une seconde mission est envoyée avec six avions qui décollent en fin de journée. Le Slt Le Sort mitraille un LVG de près, sur le bois d'Avocourt. Le biplace ennemi pique immédiatement et disparait vers le sol. Nungesser aura plus de chance. Il s'approche d'une formation de sept appareils et mitraille de très près d'un LVG sur la région d'Ornes. Le biplace part de suite en vrille et s'écrase dans la forêt de Spincourt. Le mitrailleur ennemi a vendu chèrement sa peau et a réussi à mettre une trentaine de balles dans l'avion de Nungesser, qui n'a pas été blessé. Son avion, même s'il a pu rentrer au terrain, est inutilisable avec plusieurs balles dans le moteur. Le Cne Gonnet-Thomas fait la demande d'un Nieuport 16 (moteur 110 HP) équipé pour le tir dans l'hélice pour remplacer l'avion de Nungesser.

Victoire de Jullien de Courcelles :

Le 27, l'escadrille N 69 était indisponible, la première mission de la N 65 est avancée d'une heure 30 mn. Les six avions en formation aperçoivent de loin des avions adverses très loin dans leurs lignes. L'Adj Brion contraint un groupe de trois avions à faire demi-tour. La seconde mission qui s'élance en fin de journée met en oeuvre huit monoplaces. Le Cne Gonnet-Thomas attaque en vain un Aviatik à l'Est de Montfaucon. Le Slt Boillot attaque successivement quatre appareils, deux sur Bethincourt, deux sur le Vauquois. Seul le dernier combat donne des résultats visibles avec un avion qui dégage en fumée. Le Slt de Neufville, aux commandes d'un Nieuport 16 à moteur Rhône de 110 HP poursuit deux avions adverses qu'il n'arrive pas à rattraper. L'Adj de Courcelles est attaqué par un groupe de quatre avions. Il se défend avec brio et en descend un qui tombe au Nord de Douaumont. La victoire est homologuée. Au retour, le moteur de son appareil tombe en panne alors qu'il est en finale d'atterrissage, l'avion touche brutalement et capote. Il est légèrement blessé à la tête. L'Adj Réservat intercepte un avion qui menaçait des avions de réglages entre Eix et Etain. Son pilote n'insiste pas, refuse le combat et rentre dans son camp.

Le 28, les missions de la journée se divisent en deux catégories, des reconnaissances offensives à 5h30 (5 avions) puis à 16h45 (6 avions) et des vols de chasse individuels (3 avions). Lors de la 1ère reconnaissance, l'Adj Réservat attaque sans succès un LVG sur les Eparges et l'Adj Brion tente d'intercepter un groupe de trois avions qui entrent immédiatement dans leurs lignes. Lors des missions de chasse individuelles, l'Adj Le Roy tente en vain de rattraper un avion dans les environ de Varennes. Le Slt de Neufville attaque un Aviatik au Sud de Varennes et ne peux poursuivre en raison d'un enrayage de son arme. Lors de la seconde reconnaissance, l'Adj Brion est surpris par un Fokker qui le mitraille au-dessus de Forges. Il parvient néanmoins à rentrer au terrain. Le Nieuport capote à l'atterrissage et nécessitera un passage chez la mécanique. L'Adj Réservat engage un Aviatik au-dessus du bois de Hesse. Comme tous les équipages de biplaces qui refusent le combat contre un monoplace de chasse, les Allemands piquent à mort et regagnent leur zone. Le Slt Boillot fait de même en attaquant deux Aviatik qui font demi-tour en rispostant. Boillot voit venir vers lui les balles tracantes qu'emploient les aviateurs adverses et deux d'entre elles touchent les ailes de son Nieuport.

Le 29, l'escadrille N 65 doit réaliser deux missions offensives à 5h30 et 14h. Elle engage quatre avions pour la première (5h30 à 8h15). Le Slt Boillot attaque successivement deux avions, d'abord un LVG dont il voit nettement l'observateur s'effondrer dans le fuselage en lâchant sa mitrailleuse. Immédaitement, le pilote adverse rompt le combat et regagne son terrain dans la région de Morainville; puis un Aviatik sur le Vauquois. Le mitrailleur adverse a utilisé des balles tracantes dont deux ont touché le flanc de son Nieuport 16. L'adj Réservat tente de s'approcher de deux LVG qui font immédiatement demi-tour. Pour la seconde reco (14h à 16h40), quatre appareils décollent. Le Slt Boillot poursuit deux LVG sur 10 km à l'intérieur des lignes ennemies. L'Adj Réservat attaque et tire un chargeur sur le dernier appareil d'un groupe de quatre. Son adversaire disparait dans les nuages dans la région de Morainville.

Le 30 avril, deux nouvelles missions offensives (4h00 et 13h00) sont demandées aux équipages de la N 65. La première décolle de nuit à 4h00 du matin et met en oeuvre quatre appareils. L'Adj Le Roy attaque en vain un LVG car sa Lewis est victime d'un enrayage qui ne pourra être réparé car une pièce est cassée. L'Adj Réservat attaque un LVG au-dessus de Verdun qui préfère rentrer chez lui après l'échange de quelques rafales avec son adversaire. Le Nieuport de Réservat a été atteint de plusieurs balles. Le Slt de Neufville mitraille à bout portant un avion qui arrivait de Souilly et qui se dirigeait vers Avocourt. L'ennemi fait demi-tour pour rentrer chez lui tout en oscillant fortement. La seconde mission de six avions (13h00 à 15h30) ne rencontre pas d'adversaire. La journée se termine par deux vol de chasse individuels. Il reste six avions disponibles et deux en réparation.

Le 1er mai, deux missions offensives à 11h et 17h sont demandées à la N 65. Lors de la première réunissant quatre avions, l'Adj Le Roy attaque vainement un LVG qui préfère s'éclipser dans ses lignes. Le Slt de Neufville brise un longeron de queue de son Nieuport 16 en atterrissant brutalement suite à une panne séche. Lors de la seconde mission, de 17h30 à 19h30, avec quatre avions, les aviateurs observent un importante activité de l'artillerie française sur la rive droite de la Meuse.

Mort du Cne Louis Gonnet-Thomas :

Le 2 mai, lors de la première mission qui a évolué sur le front de 6h30 à 9h15, l'Adj Le Roy attaque successivement cinq appareils allemands, trois LVG, un Aviatik de chasse et un bimoteur qui, au moment de son intervention, refoulaient les avions français vers leurs lignes. Deux LVG et le bimoteur font 1/2 tour très vite, tandis que l'Aviatik de chasse lâche le 3ème LVG qui se rapproche d'un ballon d'observation français. Dès que le chasseur français s'approche, l'avion adverse n'insiste pas et fait demi-tour. Le Roy, dont la mitrailleuse s'est enrayée à la première cartouche, a fait toutes ses approches de combat alors qu'il ne pouvait pas tirer. Le Cne Gonnet-Thomas se rapproche d'une formation de trois LVG pour les attaquer, mais ceux-ci en l'apercevant, font demi-tour et refusent le combat.

En fin d'après-midi, le Cne Gonnet-Thomas effectue un vol d'essai, aux commandes d'un SPAD VII qui vient d'être livré. Malheureusement, les choses ne se passent pas bien et l'avion s'écrase sur le terrain de Béhonnes, entrainant son pilote dans la mort. Le Cne Gonnet-Thomas avait pris son commandement, le 2 août 1915, lors de la création du détachement d'escadrille de chasse qui devait donner naissance à l'escadrille N 65. Le Slt Boillot prend provisoirement le commandement de l'escadrille. La dotation en appareils n'est guère brillante avec quatre avions disponibles, deux en réparation et un à changer, irréparable sur place.

Livraison d'un Sopwith 1A2 :

Le 3 mai, entre 5h et 7h, quatre avions réalisent une reconnaissance sur les lignes. Le Slt Boillot attaque deux fois un Aviatik qui effectuait un réglage d'artillerie, à la seconde passe, l'appareil adverse part en piqué vertical vers ses lignes et redresse beaucoup plus bas. Il s'agissait manifestement d'une manoeuvre d'éloignement. Il attaque ensuite deux LVG mais est très vite il est entouré de petits éclatements provenant de balles explosives, alors qu'il se trouvait encore à 300 mètres derrière eux. Le Slt Le Sort arrive de la RGA aux commandes d'un Sopwith 1A2. Le lendemain, pendant une mission offensive de quatre appareils réalisée de 5h à 7h40, le Slt Boillot attaque sans succès un Fokker au Vauquois. Victime d'un enrayage à la 2ème cartouche, il est contraint de suspendre le combat. Le Slt Le Sort attaque un LVG en reconnaissance photo sur Douaumont. L'appareil adverse pique et rentre dans ses lignes. L'autre mission sur le front de 14 h à 16 h, ne rencontre pas d'avion adverse. Le matin, à 10h, le personnel de l'escadrille N 65 a porté son chef en terre, le Cne Louis Gonnet-Thomas, tué, aux commandes d'un SPAD VII, deux jours plus tôt.

Le Cne Féquant prend le commandement :

Le 5, les deux patrouilles, réalisées de 3h30 à 5h30 (2 avions) et 13h à 15 h (4 avions) rentrent sans avoir croisé d'appareils adverses. Le Cne Philippe Féquant prend officiellement le commandement de l'escadrille N 65. Le 7, le Slt Boillot attaque à trois reprises un Albatros qui évolue à 1900 mètres d'altitude loin dans ses lignes. L'équipage visiblement pas de taille à se défendre pique en virant et atterrit près d'Azannes et Ville-devant-Douaumont. L'avion de Boillot a quand même été touché par une balle qui a traversé l'aile supérieure. La dotation de la N 65 est de six avions disponibles, 4 à changer et un attendu, pour neuf pilotes.

Terrain de Lemmes :

Le 11 mai, après plusieurs jours de mauvais temps, l'escadrille N 65 reçoit l'ordre de faire mouvement vers Lemmes, où elle devra partager le terrain avec plusieurs autres escadrilles de chasse. Les avions se posent à 7h30, suivis par une voiture légère, conduite par le Cne Féquant qui arrive sur place à 8h30. Le convoi terrestre composé d'une autre voiture légère , 10 tracteurs d'aviation (camions) et 10 remorques, deux camions et un plateau arrivent à 11 heures. Trois pilotes, dont les sergents Kirsch et Lagnel exécutent une mission de chasse entre le Vauquois et Douaumont. Le premier escorte un MF 11 qui effectue un réglage d'artillerie.

Canonné par la DCA française :

Le 16 mai, au cours d'une mission à 5 avions, l'Adj Réservat livre deux combats, dont l'un pour dégager un avion en facheuse posture. Le Sgt Kirsch a tiré 15 cartouches contre un Fokker qui s'enfuit rapidement en piquant vers ses lignes. Le Slt Boillot a poursuivi deux Fokker dans la direction du bois de Montfaucon qui refusent le combat et préfèrent rentrer dans leur camp. Le Sopwith 1A2 de l'équipage Slt Le Sort / Slt de Ram, en reconnaissance photo sur le région d'Etain, est sévèrement canardé par la DCA ennemie. Plusieurs éclats frappent le biplan. Un LVG tente de les abattre mais ne pouvant prendre le dessus, rompt le combat et regagne ses lignes. Au cours de ce court combat, leur avion a été de nouveau touché, cette fois par trois balles. Pour couronner le tout, de retour dans les lignes françaises, une batterie de 75 canonne leur avion, alors qu'ils évoluaient à Châtillon-sur-les-Côtes. Les artilleurs, qui ne connaissaient pas les formes du Sopwith 1A2 nouvellement arrivé sur le front, l'ont probablement confondu avec un appareil allemand. Le Slt Nungesser rejoitn l'escadrille aux commandes d'un Nieuport 16 équipé d'un système Alkan.

Une activité opérationnelle élevée :

Le 17 est marqué par une activité opérationnelle plus fournie que d'habitude. La N 65 réalise deux reconnaissances photos (2 avions) et trois missions de chasse (3h30, 12h30 et 15h30) mettant en oeuvre un total de neuf avions, principalement sur la zone comprise entre les Eparges et Malacourt. L'Adj Le Roy, partit en reconnaissance en solo, signale une activité de l'aviation allemande sur zone plus importante que d'habitude entre Moulainville et les Eparges. Lors de la 3ème mission de chasse sur Douaumont, Samogneux, Forges et Montfaucon, le Cne Féquant pique sur deux Aviatik, au Nord de Montfaucon. Aucun des deux adversaires ne veut tenter sa chance. Il faut ajouter à ce bilan, une reconnaissance réalisée par l'Adj Le Roy qui dégage un Farman F 40 qui était attaqué par un Aviatik de chasse. Il tire 27 cartouches en direction de son adversaire qui n'insiste pas. La reconnaissance photo a été réalisée par l'équipage Slt Le Sort / Slt de Ram sur la région d'Etain - Ornel. Ils sont attaqués à deux reprises par un biplace monocoque très rapide qui finira par abandonner le combat. Leur avion a été atteint par 15 balles qui n'ont heureusement pas touché les hommes ou les parties vitales de leur avion. Le 18, au cours d'une mission engageant trois avion, l'Adj Le Roy attaque un biplan adverse au-dessus d'Eix et lui tire 7 cartouches sans obtenir de résultat. La mission suivante, de cinq avions, observe un grande activité de l'aviation allemande sur le secteur de Spincourt, Etain et Braquis. L'activité opérationnelle de la N 65 se termine par une mission photo sur Etain et Ornel à 4600 mètres et réalisée par les sous-lieutenants Le Sort et de Ram. Elle est une parfaite réussite.

Mort du Slt Georges Boillot :

Le lendemain, de nombreuses missions sont menées par les personnels navigants. Pour clarifier les explications, il est plus facile de les détailler par types. Trois missions de chasse (barrage) sont réalisées tout au long de la journée, avec trois avions d'Haudiomont au Vauquois entre 5h30 et 7h30, trois avions sur Fromezay à Montfaucon de 9h00 à 10h30 et finalement trois avions sur Douaumont et Vaux. Le premier dispositif n'a rien remarqué, le second a observé sept avions allemands volant très bas dans leur camp. La dernière mission a assuré la protection du F 40 du Slt Jean Jacob de la F 1 en mission photo sur Douaumont et Vaux. Les trois aviateurs de la N 65 ont pu observer un avion adverse tomber et s'écraser au milieu des tranchée de la cote 295, après un combat contre un Nieuport piloté par le Slt Jean Navarre, pilote de l'escadrille N 67.

En plus des missions de chasse en formation, plusieurs pilotes ont été chargés de missions en solo, soit de chasse libre, soit de reconnaissance. Parti le premier, dès 6h30, le Slt Boillot a décollé pour effectuer une reconnaissance. N'ayant pas rejoint son unité à 19h30 et n'ayant pas donné de ses nouvelles, il est porté disparu. Après recherches, il a été tué d'une balle au coeur, vers 8h00, lors d'un combat aérien contre quatre adversaires. Son appareil s'est écrasé dans le bois des Hospices (point 665-335 du canevas de tir).

Nouvelle victoire pour Nungesser :

Le Slt Nungesser a eu plus de chance. Après avoir attaqué un LVG, il parvient à l'abattre en tirant 47 cartouches. Le biplace allemand, désemparé, est parti s'écraser dans le bois des Forges. Pour terminer le bilan de la journée, la mission des Slt Le Sort et de Ram est allée photographier les alentours du Bois des Caures, Ville-devant-Chaumont, Azannes et Ornes. N'étant pas descendu en dessous de 4.500 mètres, ils n'ont rien observé d'anormal.

Le 20 mai, l'Adj Brion et le Sgt Lagnel poursuivent sans succès deux avions ennemis sur Vacherauville et le Slt Nungesser engage deux combats qui ne donnent pas de résultat dans les environs du bois des Forges. Plus tard dans la journée, trois avions, menés par le commandant d'escadrille, sont envoyés sur l'itinéraire Aix - Fromezy - Maucourt - Azannes - Convenvoye - Montfaucon et Avocourt. Le Cne Féquant livre combat à deux LVG à 3.500 mètres. Il tire 25 cartouches en vain sur les avions qui s'enfuient vers le Nord-Ouest. L'Adj Brion attaque un Aviatik sur Dieppe en vidant un chargeur entier sans résultat visible. Deux avions décollent ensuite pour protéger le Farman du Slt Jacob, chargé de photographier la région de Beaumont.

Brion et Kirsch blessés :

Le 21, pendant une mission de chasse sur Aix - Fromezey - Ornes et Brabant-sur-Meuse réunissant trois avions, le Cne Féquant attaque successivenet deux avions sur Ornes et un LVG près du fort de Douaumont, sur lequel il tire 37 cartouches. L'equipage du biplace ne demande pas son reste et s'enfuit dans ses lignes. A 1.800 mètres, l'Adj Brion vide un chargeur sur un avion, qui pique en fumant. Il attaque ensuite un Aviatik sur la région de Montfaucon. Pendant qu'il tente d'aligner son adversaire dans sa ligne de visée, il est surpris par un autre avion qui le mitraille de près. Utilisant une alimentation mixte de cartouches classiques et explosives, son adversaire arrive à placer une rafale dans son avion qui est touché à 12 reprises. Un des projectiles le blesse à la cuisse. Il réussit néanmoins à rentrer et à atterrir normalement sur le terrain de Lemmes.
Le Sgt Kirsch engage deux avions allemands sur Ornes. Ses deux adversaires lui en font voir de toutes les couleurs et atteignent son avion de 14 balles qui touchent le moteur, le réservoir, une commande de profondeur coupée. plusieurs projectiles le touche à la poitrine, au talon gauche et sur la haut de la jambe gauche, près du genou. Il réussit à atterrir sans casse sur l'ancien terrain de manoeuvres de Verdun. Il est ensuite évacué sur l'ambulance 5/3 à Dugny. Comme tous les jours, l'équipage Le Sort / de Ram est envoyé en reconnaissance photo à haute altitude (4.200 mètres) sur Chaumont, Louppy.

Mission anti-Drachen :

Le 22 mai, une mission destinée à aveugler l'artillerie allemande sur Verdun, entre Sivry-sur-Meuse et Etain est organisée. Huit pilotes très expérimentés, provenant des différentes escadrilles stationnées à Lemmes, sont chargés d'abattre les Drachen qui couvrent le front de Verdun. Ils sont tous aux commandes de Nieuport Ni 16 armés chacun de 8 fusées Le Prieur, anti Drachen (ballons d'observations allemands). Le Ni 16 est un dérivé du Nieuport 11 mais équipé d'un moteur Le Rhône de 110 ch et reconnaissable à son carénage dorsal qui n'existe pas sur le modèle antérieur.
Les pilotes suivant participent à cette mission : Cne Louis Robert-de-Beauchamp (commandant N 23), Adj Joseph Guiguet (N 95 du CRP) - Ltt Georges De Boutigny (N 69) - Adj Henri Reservat (N 65) - Adj Lucien Barault (N 57) - Slt Charles Nungesser (N 65) - Ltt Andre Dubois-de-Gennes (N 57) - Sgt Jean Chaput (N 31).

Trois victoires homologuées :

Le Slt Nungesser tire ses huit Le Prieur sur un Drachen qui tombe en feu tout de suite. L'Adj Réservat fait de même sur un autre ballon mais est attaqué par trois Fokker. Son avion étant touché de plusieurs balles, le pilote est contraint d'atterrir dans les lignes où il est fait prisonnier. Son Nieuport 16 n° N 959 est capturé intact encore porteur de quatre fusées. L'un de ses adversaires, probablement le pilote qui l'a contraint à atterrir, veut faire de même et capote en atterrissant près de lui. La mission est tout de même un succès avec six Drachen abattus en une seule matinée.

En plus de mettre en oeuvre deux Nieuport anti-Drachen, la N 65 a participé à leur protection avec trois avions. Le Cne Féquant attaque trois avions entre Dieppe et l'étang de Brouex et tire 47 cartouches. Il engage ensuite un Aviatik de chasse entre Louvement et Beaumont sur lequel il tire sans succès 10 cartouches. L'avion ennemi ne riposte pas et va atterrir dans ses lignes. Le Sgt Lagnel attaque un LVG entre Ornes et Flabas, qui pique aussitôt et rentre dans ses lignes. Il est ensuite attaqué sur Consenvoye par un Aviatik de chasse. Comme souvent, sa Lewis s'enraye, l'empêchant de riposter. Il est contraint de piquer pour échapper à son adversaire et repasse les lignes à 1200 mètres, poursuivis par deux adversaires.

En fin d'après-midi, au cours d'une patrouille de quatre avions, le Cne Féquant tire à bout portant 47 cartouches (un chargeur Lewis) sur un LVG qui s'écrase dans ses lignes. Nungesser, qui faisait partie de la mission, a distinctement vu l'avion adverse s'écraser au milieu des tranchées allemandes. La journée a été particulièrement fastueuse pour la N 65 avec trois victoires homologuées, à savoir deux Drachen pour Nungesser et Réservat et un LVG pour Féquant.

Le 24, la brume très basse qui gêne la visibilité depuis hier, retarde le départ de la première mission qui devait décoller à 3h15. La mission a néanmoins lieu mais doit être abrégée en raison des conditions métérologiques. Suit le décollage de trois avions chargés d'escorter un F 40 de commandement. Le dispositif aperçoit de loin trois avions allemands au-dessus de leurs lignes qui sont prudemment resté à distance. Le Cne Féquant part en mission solo de 13h15 à 13h55. Dans les environs du fort de Vaux, il attaque un Fokker qui évolue à 1.500 mètres d'altitude et lui tire 16 cartouches avant que sa Lewis s'enraye. Le parc aérien de la N 65 est de 5 avions disponibles, 4 indisponibles en réparation, 2 à changer.

Trop nombreux enrayages :

Le 25 mai, quatre avions assurent le protection d'un Farman de commandement de 10h30 à 12h30. Le Cne Féquant attaque trois Fokker au-dessus du fort du Douaumont mais sa mitrailleuse s'enraye au 11ème coup. Les cartouches des lots K.15, NS.15 et B. 15 sont à vérifier car les enrayages proviennent toujours de ces lots. Alors qu'il est canonné par la DCA, l'Adj Bodin attaque un Fokker et tire 40 cartouches avant d'être victime d'un nouvel enrayage. Son adversaire préfèrent quitter la zone et rentrer dans ses lignes. Le 27, le Ltt Bonneau (N 48) et le MdL de Bonnefoy (N 68) sont affectés à la N 65. Le lendemain, l'Adj Borde (N 49) et le Sgt Péronneau (N 49) sont eux aussi affectés à l'unité.

Le 31 mai, le Cne Nassoy attaque un avion adverse au-dessus d'Eix en lui tirant un chargeur complet, sans résultat apparent. Le Ltt Bonneau tire un chargeur sur le dernier avion d'un groupe de quatre, encore une fois sans parvenir à ses fins. Pendant une mission de 1630 à 18h10, le Cne Féquant, Ltt Bonneau et le Sgt Lagnel attaquent un groupe de quatre avions ennemis qui prennent le large en direction d'Etain. A 17h50, le Cne Féquant mitraille une avion, au Nord du Mort-Homme. Celui-ci pique à mort et disparait vite fait. La dispo de la 65 est remontée à huit appareils pour huit pilotes.

En juin 1916 :

Le 1er, l'Adj Bordes pique sur un LVG et tire un chargeur de Lewis à 150 mètres de distance, mais vraisemblablement de trop loin pour être efficace. L'après-midi, le Cne Féquant, accompagné du Ltt Bonneau et de l'Adj Borde, s'en prend à un groupe de quatre avions entre Eix et Etain. Dès les premiers coups de feu, les appareils adverses se dispersent sans accepter le combat. Bonnefoy est attaqué par un avion allemand qui tire une dizaine de cartouches, heureusement sans l'atteindre.
Le lendemain, pendant la mission de 5h à 7h20, les cinq avions sont violemment canonnés entre Etain et Eix. Le Cne Nassoy s'approche d'un Albatros pour se mettre en position de tir. L'allemand le répère avant et disparait dans les nuages.

Le 4, la mission principale de la journée se déroule de 10h30 à 12h40 et consiste à protéger un avion de commandement sur le trajet Haudioumont - Ornes - Azanne et Brabant-sur-Meuse. Le Cne Féquant se fait mitrailler à quatre reprises à longue distance (500 mètres) par des avions de réglages d'artillerie allemands évoluant deux par deux, en arrière de leurs lignes. Ensuite, il est canonné à 3.400 mètres par du 10,5 cm qui tire vraiment bien. L'Adj Bodin, encore victime d'un enrayage en attaquant un avion à l'intérieur de ses lignes, est contraint d'abandonner la zone.

Des nouvelles de l'Adj Réservat :

Le 8 juin, un message, lancé par un avion allemand, a été transmis à l'escadrille par une division d'infanterie de la région. Il donne les renseignements suivants au sujet de l'Adj Réservat : "L'Adj Réservat a été contraint d'atterrir en territoire allemand après un combat aérien, le 22 mai. Réservat s'est battu bravement. Il se porte bien. Signé Les aviateurs de combat allemands."

Le 9 juin, l'escadrille dans son ensemble décolle à 18h. Trois avions quittent le dispositif pour patrouiller dans la région de St-Mihiel. Placés sous les ordres du Cne Nassoy, ils sont chargés d'intercepter des avions adverses signalés dans cette zone par le chef des services aéronautiques de la 2ème armée. Les autres avions, dirigés par le Cne Féquant vont patrouiller sur Louvemont, Douaumont, Vaux et Eix. Vers 19h, le MdL de Bonnefoy tire une trentaine de cartouches d'assez près sur un LVG en réglage d'artillerie au dessus de Damloup. Cinq minutes plus tard, le Cne Féquant et le Ltt Bonneau attaquent un autre LVG qui effectuait le même travail. Le chef de la N 65 tire à bout portant mais malheureusement sa mitrailleuse s'enraye à la 1ère cartouche. Le Ltt Bonneau, plus chanceux , tire 30 cartouches à 100 mètres de distance. L'Adj Lagnel, le Adj Bordes et le Sgt Peronneau, qui étaient sur le point d'intervenir, peuvent observer l'avion adverse tomber désemparé dans ses lignes. En fait, les Allemands ont atterrit dans leurs lignes, à Dieppe-sous-Douaumont et ont survécu au combat.

Affectation du Sgt René de Marmier :

Le 10 juin, le Sgt René de Marmier, arrivant de la RGA, est affecté à la N 65. Le 16, après plusieurs jours sans vol en raison du mauvais temps, la N 65 lance sept avions entre 15h30 à 18h10. Le Ltt Bonneau tire sur un Fokker en train de poursuivre un Nieuport. A la première salve reçue, le pilote allemand pique et quitte le secteur. Le Sgt Perronneau rencontre deux LVG et tire 25 cartouches sur celui qui est le plus près, malheureusement sans l'atteindre. Pour finir, le MdL de Bonnefoy est attaqué par un Fokker et reçoit une balle qui traverse l'aile droite.

Le 16 juin, les conditions climatiques étant redevenues favorables, les missions peuvent reprendre. Le Ltt Bonneau dégage un Nieuport attaqué par un Fokker. Aux premiers coups de feu, l'allemand pique et quitte les lieux. Le Sgt Perronneau s'approche de deux LVG et tire 25 cartouches sur le plus proche, sans réussir à obtenir un résultat. Le MdL de Bonnefoy est surpris par un Fokker qui le mitraille, heureusement sans grand dégât, mis à part une balle qui a traversé l'aile droite.

Nombreux combats aériens :

Le lendemain, pendant une mission de chasse réunissant sept avions sur le trajet Eix, Vaux, Douaumont, Samogneux, Azannes et Abaucourt, le Cne Féquant attaque un LVG entre Ornes et Beaumont. Il vide un chargeur de 47 cartouches pour rien. Un peu plus tard, il engage un autre appareil, lui tire 27 cartouches et reçoit une balle qui traverse le fuselage. Le Ltt Bonneau, qui piquait pour attaquer un avion adverse dans les environs d'Eix - Douaumont, se fait surprendre par un autre avion qui le survolait. Heureusement pour lui, il réussit à éviter les coups de son adversaire et à se dégager. L'Adj Borde, qui venait d'attaquer à deux reprises un LVG, est contraint de renoncer car lui-même attaqué par un adversaire qui patrouillait au-dessus de lui. Le MdL de Bonnefoy attaque plusieurs LVG dans la région de Bras - Eix. Dans le combat qui suit, il vide deux chargeurs en vain. Les pilotes de la patrouille constatent que l'aviation allemande est très active sur zone et engage de forts groupements d'avions. De 13h à 21h, la N 65 est escadrille de service, c'est à dire qu'elle est chargée des missions de chasse contre les formations ou avions repérés par les observateurs au sol. A 14h05, le Cne Féquant reçoit par radio un message lui apprenant qu'une formation de 22 appareils se dirige de St-Mihiel vers l'Ouest. A 14h10, les six avions disponibles décollent à leur rencontre. Tous les pilotes vont être engagés en combat aérien. Le Cne Féquant, alors qu'il vole à 2.000 mètres, tire un chargeur de 47 cartouches sur un adversaire. Malheureusement pour lui, sa mitrailleuse reste bloquée et il lui est impossible de la faire basculer en arrière pour la recharger. Son avion a quand même reçu une balle dans une roue. Le Ltt Bonneau tire 20 cartouches sur un biplan entre St-Mihiel et Bar-le-Duc mais ne peux poursuivre l'attaque, son avion étant incapable de rattraper son adversaire. L'Adj Borde tente de rattraper l'avion attaqué par le Ltt Bonneau, le rejoint sur les lignes et tire 20 cartouches. Il doit vite rompre le combat car survolé à cet instant par trois avions adverses. Le Sgt de Marmier attaque un avion qui préfèrent rompre l'engagement et rentrer dans ses lignes. Heureusement pour le pilote français, son adversaire ne cherchait pas le combat car sa mitrailleuse s'est enrayée à la première cartouche. Le MdL de Bonnefoy tire 47 cartouches et provoque l'arrêt du tir de son adversaire au milieu de sa rafale.

Le 18 juin, lors d'une escorte d'avion entre Eix et Bras-sur-Meuse, le MdL de Bonnefoy est mitraillé de très loin (800 mètres) par un avion adverse. Ne voulant pas en rester là, de Bonnefoy, accompagné par le Sgt Péronneau, veux rendre la pareille à son adversaire et s'approche pour se mettre en position de tir. L'Allemand ne se sentant pas de taille pour affronter deux adversaires, pique brusquement et rejoint ses lignes. Le 20, au cours d'une escorte d'un appareil de réglage par deux avions, le MdL de Bonnefoy croise deux LVG et un Aviatik et les poursuit jusqu'à la côte du Poivre. Arrivé à portée, il attaque l'Aviatik mais se fait mitrailler par un des LVG, qui place trois balles au but, dont l'une perce le réservoir d'essence. Au cours d'une autre mission sur Douaumont, Vaux et Eix, l'Adj Borde attaque l'appareil allemand qui tentait d'abattre l'avion photo. Il tire une dizaine de balles avant que son arme s'enraye et d'être contraint d'abandonner. Un peu plus tard, il dégage un avion de réglage en vidant, sans résultat apparent, le restant de son chargeur. Dix-sept avions ennemis étant signalés, six avions décollent et vont patrouiller entre les Eparges et St-Mihiel, sans rencontrer le moindre adversaire. Le Cal Ragaz, qui arrive du centre GDE du Plessis-Belleville, est affecté à la N 65.

Le 21 juin, le Ltt Bonneau, pendant une reconnaissance d'armée sur Boinville, Spincourt, Mangiennes, Azannes, Douaumont, attaque un avion adverse entre Dugny et Ancemont et vide un chargeur sans résultat. Le Cne Féquant et le Sgt Péronneau sont venus sa rencontre et ont assuré son escorte jusqu'au terrain. Péronneau aperçoit un LVG dans la région d'Ancemont-Troyon et pique dessus. Arrivé à 100 mètres, il vide un chargeur de Lewis. Il perd son adversaire alors qu'il venait de basculer son arme pour changer de chargeur. Pendant une autre mission, l'Adj Borde mitraille à courte distance un LVG, au Nord de Vaux. L'équipage allemand vire, se met en position de combat et riposte avec des balles explosives. Il s'en prend ensuite à un LVG, croisant au-dessus de Belrupt, provoquant sa fuite. C'est à cet instant qu'un autre pilote allemand tente de le surprendre, provoquant un bref combat aérien qui se termine par un enrayage, décidément trop courant. Le Sgt de Marmier tire à grande distance quelques cartouches sur un avion patrouillant entre Dugny et Ancemont. Près d'Haudiomont, il tombe en face à face avec un avion et vide le restant de son chargeur Lewis (capacité 47 cartouches). En fin de journée, le Ltt Bonneau attaque d'abord un avion ennemi au-dessus des lignes, puis s'en prend ensuite à un Aviatik qu'il attaque à 150 mètres. Son arme s'enraye à la première cartouche avec la douille qui éclate. Le Sgt de Marmier livre un bref combat contre un adversaire dans les environs d'Eix et le perd au cours d'un piqué très accentué. Péronneau attaque un avion appartenant à un groupe de dix, à 300 mètres de distance et tire un chargeur de 47 cartouches.

Deux victoires pour Nungesser :

Le 22 juin connait une activité opérationnelle soutenue. D'abord, de midi à 14 heures, pour deux pilotes dont le MdL de Bonnefoy qui attaque vainement un LVG sur lequel il tire 25 cartouches, sans obtenir le moindre résultat. Puis de 15h30 à 17h30 pour cinq appareils. Parmi eux, le Cne Féquant et le Ltt Bonneau attaquent un appareil adverse au-dessus d'Ornes à 17h10. L'avion semble touché car il descend précipitamment en direction de son terrain d'atterrissage. Le MdL de Bonnefoy attaque un LVG, au Nord de Charny, mais tire à trop grande distance (200 mètres) pour être efficace. De 18h à 19h, le Cne Féquant réalise en solo une reconnaissance entre Samogneux et St-Mihiel et ne rencontre pas d'adversaire potentiel. Le MdL de Bonnefoy fait de même, entre 18h30 et 20h30. Cette fois, il rencontre une formation de six bombardiers allemands qui sont en train de passer les lignes. Arrivant par le dessous, il en mitraille un, qui largue immédiatement ses bombes et pique pour s'échapper. De Bonnefoy le rejoint sur les lignes, au niveau de l'étang de Moulainville. L'observateur allemand tire alors de petites rafales de plus en plus précises. Le Français, qui est maintenant en bonne position de tir, riposte, ce qui provoque un piqué immédiat en direction d'Etain. Les autres bombardiers ont fait demi-tout en larguant leurs bombes au hasard. De Bonnefoy rentre avec six impacts de balles dans son appareil. Le Slt Nungesser, alors qu'il est seul, s'attaque à deux avions de chasse allemands. L'un d'eux, touché, s'écrase dans les lignes allemandes, près de Lamorville. Cette victoire est homologuée par les observateurs terrestres du QG de la cote 317 et du 17ème régiment d'artillerie, près du fort de Troyon, les Goujons, les Mélaizes. L'autre quitte la zone en étant touché. Il sera homologué par la suite étant tombé dans la même région de Lamorville. Un beau doublé pour Nungesser qui fête là ses 10ème et 11ème victoires

Arrivée du Ltt Privat :

Le 23 juin, les cinq appareils de la mission se rassemble à 3000 mètres entre Vacherauville et Douaumont. De nombreux appareils allemands sont aperçus, croisant toujours en arrière de leurs Drachens. L'Adj Borde attaque un Fokker en lui tirant en vain un chargeur de Lewis. Le lendemain, deux nouveaux pilotes, le lieutenant du Plan et le caporal Sauvage, arrivant du GDE, sont affectés à l'escadrille. Le 25 juin, Le MdL de Bonnefoy, pendant une reconnaissance en solo sur Douaumont - Les Eparges, se fait mitrailler à grande distance par un LVG. Heureusement, grande distance ne fait pas bon ménage avec précision. L'après-midi, le même pilote assure la protection d'un avion de réglage entre 15h25 à 17h35. Au-dessus de Bras, il mitraille de loin un appareil adverse qui s'approche et qui renonce vite fait. Le parc aérien de l'escadrille N 65 est de sept appareils disponibles pour dix pilotes. Le lieutenant Privat, arrivant du centre GDE du Plessis-Belleville, est affecté à l'escadrille.

Le 30, sept avions sont engagés sur une mission sur Vaux, Douaumont, Charny, le Mort-Homme et Belrupt. Malgré la présence de plusieurs avions allemands loin dans leurs lignes, aucun affrontement n'a lieu. Il faut dire que les nuages de pluie entre 800 et 1200 mètres avec de forts remous ne facilitent pas les choses.

Attaques de Drachen :

Le 1er juillet 1916, deux Drachens sont attaqués par le Ltt Bonneau et le MdL de Bonnefoy. Bonneau s'en prend à celui de Ville-devant-Chamont et l'incendie à coup de fusées Le Prieur, provoquant le saut en parachute de l'observateur. De Bonnefoy fait de même contre un Drachen à l'Est de la Meuse mais ne parvient pas à l'enflammer. Ces deux aviateurs sont couverts patr un dispositif de cinq appareils. Parmi eux, le Cne Féquant voit distinctement le Drachen de Bourreau tomber en flammes avec la descente en parachute de l'observateur. Le Ltt du Plan attaque un avion adverse dans les environs de Flabas en lui tirant un chargeur entier. Pendant qu'il le change, il est attaqué mais aussitôt dégagé par un de ses camarades. Ce n'est pas passé loin ! Aussitôt après, ils livrent un nouveau combat contre un autre avion. Seul Du Plan arrive à tirer sept cartouches. Le Sgt de Marmier a fait de même en tirant plusieurs cartouches sur un autre avion.

Entre 9h30 et 11h00, au cours d'une mission réunissant neuf avions, le Cne Féquant pique sur un avion, tire quelques cartouches et enraye. L'Allemand en profite pour lui rendre la pareille, touchant à deux reprises son avion. Le Ltt Privat tire six cartouches à 100 mètres de distance sur un avion. Au même moment, un Aviatik le prend en chasse et lui tire dessus à quatre reprises. La riposte n'est pas facile car l'allemand est arrivé par l'arrière et par le dessous. Le Ltt Bonneau attaque successivement deux avions sur Bras-sur-Meuse et à l'Est du fort de Vaux. Le Sgt de Marnier attaque un LVG qui essayait de franchir les lignes sur Vacherauville, malheureusement comme souvent un enrayage vient tout gacher. Au cours de la dernière mission de la journée, le Cne Féquant pique à deux reprises sur des avions ennemis qui rentrent dans leurs lignes. Le 1er juillet 1916, les avions de l'escadrille N 65 ont réalisé vingt-deux sorties et menés 13 combats.

Une victoire pour Bonnefoy :

Le 2 juillet, au sein d'un groupe de huit avions, le Cne Féquant, avec ses équipiers, attaque un avion au-dessus de Bézonvaux et tite 37 cartouches à bout portant. Une demi-heure plus tard, il engage un LVG en lui expédiant une dizaine de cartouches. Le Sgt de Marmier attaque un LVG qui s'esquive en effectuant un large virage et vient lui rendre la pareille avant de regagner ses lignes. Le Cal Ragaz attaque un biplan en lui tirant un chargeur de cartouches. L'Allemand ne se laisse pas faire, se met en position et riposte. Le Nieuport de Ragaz est touché par deux balles qui perforent l'aile droite. Le Cal Sauvage s'en prend à un LVG qui piquait sur un Caudron G 4 en lui tirant un chargeur, sans résultats visibles. L'Adj Borde échangent quelques cartouches avec un LVG au Nord de Charny. Les deux adversaires, malgré leur bonne volonté, ne se font pas mal.
Le MdL de Bonnefoy attaque un LVG, dans les environs de Charny - Côte du Poivre. Il tire 47 cartouches (un chargeur entier de Lewis) dans de bonnes conditions et observe la chute de son adversaire qui pique très fortement vers le sol, comme s'il était touché à mort. En fait, l'équipage de cet avion ira se poser dans les lignes françaises, près de Samogneux et sera fait prisonnier.

La dernière mission de la journée réunissant six appareils croise sur le Mort-Homme et les Eparges. A aucun moment, l'aviation adverse n'a été visible, mis à part quelques avions volant bas, loin dans leurs lignes.

La journée du 3 juillet 1916 commence par une mission réunissant cinq avions. Le MdL de Bonnefoy tire plusieurs cartouches un LVG appartenant à un groupe de quatre. Les Allemands ripostent immédiatement et placent une balle qui traverse l'aile droite. Mis à part cette escarmouche, les Français apercoivent de loin des avions allemands restant bien sagement sur leurs lignes.

Mouvement sur Cachy :

Le 4 juillet, la N 65 reçoit l'ordre de se mettre à la disposition de la VIème armée et de faire mouvement sur le terrain de Cachy (Somme). L'échelon volant, composé de 9 avions et de 9 pilotes, décolle de Lemmes dans la matinée et atterrit au complet sur le terrain du Plessis-Belleville. L'échelon roulant, composé d'une voiture légère, 10 tracteurs d'aviation (camions) et 10 remorques, quitte Lemmes à 9h45 et arrive sans incident à Châlons-sur-Marne (51), à 17h30. Après avoir passé la nuit au parc n° 4, l'échelon roulant quitte Châlons-sur-Marne à 6h00 et arrive au Plessis-Belleville vers 17h30. Après une nuit à Montagny, la colonne arrive à Cachy vers 19h15. Une des remorques, endommagée en chemin, a été laissée sur place, sous la garde des armuriers.

Groupe d'escadrilles de combat de la Somme :

Le 7 juillet 1916, les personnels mécaniciens s'installent dans les hangars Bessonneau et baraques qui leur sont destinés. La N 65 est affectée au groupe d'escadrilles de combat de la Somme dont toutes les unités sont stationnées sur le dit terrain. Placées sous le commandement du Cne Antonin Brocard, l'ancien chef de l'escadrille N 3, les unités vont être engagées dans la bataille de la Somme. Le MdL Allez, qui arrive du GDE, est affecté à l'unité.

Victoire aérienne pour Sauvage :

Dès le lendemain, trois avions de l'escadrille effectuent la première mission de la N 65, à partir de Cachy. Le 9, quatre Nieuport (du Plan, Privat, Borde, Ragay) sont chargés d'escorter un Farman photo entre Péronne et Combles. Croisant à 3500 mètres d'altitude, ils réalisent la mission sans incident, malgré la présence sur zone de plusieurs avions adverses qui survolent leurs lignes et ne recherchent pas le combat. Dans l'après-midi, les même pilotes sont chargés de patrouiller sur le front entre Biaches et Villers-Carbonnel et plus particulièrement d'abattre, ou de forcer à descendre, tout Drachen aperçu. Au cours de la mission, vers 15h30, le Cal Sauvage mitraille à bout portant un LVG, au Nord de Péronnes. L'appareil touché, part en piqué et disparait entre Combles et Ginchy. Cette victoire sera homologuée ultérieurement.

Le 10 juillet, six pilotes (Privat, Borde, de Marmier, Peronneau, Sauvage, Ragaz) partent en patrouille sur le front entre Chaulnes et Monchy-aux-Bois, et en particulier sur l'avant du secteur entre Villers-Carbonnel, Barleux et Biaches et sont chargés d'attaquer tout Drachen rencontrés dans cette zone. Le Ltt Privat, aidé de Ragaz et Peronneau, attaque un Aviatik qu'il croise au Nord-Est de Péronne et tire 44 cartouches incendiaires, initialement destinées aux ballons adverses. L'avion adverse semble sérieusement atteint. Plus tard, l'Adj Borde attaque un Aviatik qui suivait un bimoteur et tire un chargeur de 47 cartouches incendiaires à 100 mètres de distance. De nombreux projectiles pénétrent le fuselage et provoque l'échappement d'une importante fumée noire. L'avion adverse, qui disparait au Sud-Ouest de Péronne, est donné comme vraisemblement détuit mais ne sera jamais homologué, car il s'agit manisfestement d'une manoeuvre de fuite des aviateurs adverses.
La seconde mission de la journée rassemble sept pilotes (Bonneau, Privat, Borde, de Marmier, de Bonnefoy, Ragaz, Sauvage) qui reçoivent pour mission de patrouiller sur la région de Péronne, Barleux, Villers-Carbonnel. Le Ltt Bonneau attaque un avion appartenant à un groupe de trois dans la région d'Ornicourt, mais victime d'un enrayage, est contraint d'abandonner le combat. Le Cal Ragaz vide, de près, un chargeur de 47 cartouches incendiaires sur un avion qu'il affronte au sud de la route d'Amiens à Villers-Carbonnel. Les deux adversaires se séparent sans que l'un d'entre eux ne soit décisif. Et pour finir, le MdL de Bonnefoy attaque un avion ennemi d'un groupe de quatre, de concert avec l'escadrille N 3, sans résultat concluant.

Le 11 juillet, Borde et Sauvage sont chargés de protéger un avion de reconnaissance photo opérant sur la région de Péronne. La mission a bien eu lei, bien que fortement génée par les nuages bas. A midi, Bonneau et Borde partent en patrouille entre Péronne et Mouchy-aux-Bois et rentrent bredouilles deux heures plus tard.

Le 12 juillet, cinq pilotes (Bonneau, Borde, de Bonnefoy, Péronneau, de Marmier) partent en patrouille dans la région de Péronne. Le Ltt Bonneau rencontre un dispositif de six avions ennemis et s'en prend à l'un d'eux. De nouveau victime d'un enrayage, il est contraint de se retirer. L'Adj Borde attaque un autre avion du groupe et est victime lui aussi d'un blocage de sa Lewis de bord. Le MdL de Bonnefoy attaque un LVG au-dessus de Péronne, titre plusieurs cartouches incendiaires qui touchent son adversaire. Celui-ci riposte et place une balle qui traverse l'aileron droit du français. De Marmier s'approche de cinq LVG en formation et est pris sous le feu d'un mitrailleur avant d'être lui-même en position de tir. Prudemment, il rompt le combat et s'éloigne. Le Sgt Péronneau, qui veut faire mieux, attaque seul six LVG qui volent bien groupés. Il n'aura pas le temps de se placer en position de tir. Bien en vue, il est aussitôt canardé par les mitrailleurs adverses et contraint de dégager rapidement.

Le 13, De Bonnefoy, Ragaz et Sauvage partent en patrouille de chasse sur Biaches, Barleux et Villers- Carbonnel. Ils auront juste l'occasion d'apercevoir un Aviatik et un LVG volant à très basse altitude au-dessus de leur lignes, trop bas pour être attaqués.

Combat de De Rochefort, de la N 26 :

Le 15, après deux missions rentrées sans résultat (9 puis 2 avions), le MdL de Bonnefoy décolle seul, à 19 heures, pour une mission de chasse sur la région de Péronne. Vers 19h55, il assiste au combat du Nieuport 16 n° 1374 piloté par le Sgt de Rochefort de l'escadrille N 26 contre un Aviatik, détaché d'un groupe de quatre, à l'est de Péronne. Le tir d'un chargeur de 47 cartouches provoque le repli des ailes et la chute de l'avion dans le marais entre Saingt et Péronne. Il s'agit de la cinquième victoire homologuée pour ce pilote. De Bonnefoy a même le temps d'apercevoir la torche blanche, insigne de l'escadrille N 26, à droite sur l'aile supérieure, associée au chiffre d'identification "8". Notre pilote est attaqué par un Aviatik qui l'arrose de balles explosives dont plusieurs touchent son avion. Il dégage ensuite un bimoteur pris à partie par un Aviatik.

Le lendemain, neuf pilotes (Cne Féquant, Bonneau, Privat, Borde, de Bonnefoy, de Marmier, Peronneau, Ragaz, Sauvage) patrouillent sur le front à hauteur d'Albert, Péronne et Chaulnes. Les français rencontrent six avions adverses opérant entre Péronne et Roisel et qui préfèrent rebrousser chemin plutôt que d'affronter les pilotes de la N 65.

Deux victoires homologuées :

Le 19 juillet, six pilotes (Cne Féquant, Bonneau, Privat, Allez, Sauvage, de Bonnefoy) patrouillent sur Chaulnes, Péronne et Combles. Le Ltt Privat aperçoit cinq avions adverses et s'en prend au dernier. Il tire 14 cartouches et stoppe le combar car victime d'un enrayage comme souvent. Son adversaire sera homologué après que les observateurs au sol appartenant au 62ème bataillon d'infanterie n'aient confirmé sa perte. Le Ltt Bonneau engage successivement deux avions sans obtenir de résultat. La mission suivante est réalisée par Borde qui est chargé de protéger un avion photo. Il aura l'occasion de piquer plusieurs fois sur des avions ennemis qui à chaque fois n'insistent pas et rebroussent chemin. La 3ème mission est confiée au Cal Ragaz qui est chargé de protéger un Farman de reconnaissance photo. Il aperçoit un Fokker plus haut que lui et monte pour le chasser, à cet instant, il voit le Farman faire demi-tour, attaqué par un autre avion ennemi. Le pilote de la N 65 fait immédiatement demi-tour et pique à mort pour dégager ses camarades photographes. Après avoir tiré six cartouches, il voit le Farman tomber sur la rive droite de la Somme. La dernière mission met en oeuvre Bonneau, de Bonnefoy et Sauvage qui sont chargé de nettoyer la zone entre Chaulnes, Péronne et Moislans. Le Cal Sauvage attaque un avion adverse, entièrement bleu avec un "X" bleu et blanc, au-dessus de Doingt, à l'Est de Péronne. Il tire une dizaine de cartouches et voit l'Allemand piquer et tomber désemparé, en dégageant une forte fumée noire. Le Slt Georges Guynemer, pilote de la N 3, a assité au combat et a confirmé que l'avion ennemi a bien été abattu. Il s'agissait en toute vraisemblance d'un avion du FlAbt 13 dont l'équipage a été tué.

Capture du Ltt Bonneau :

Le 20, une patrouille de chasse, réunissant le Cne Féquant, Ltt Bonneau, Adj Borde, MdL de Bonnefoy, Cal Ragaz, est chargée de s'attaquer à tout avion adverse dans le secteur Péronne, Nesle. Féquant, suivi de Borde et de Ragaz, est attaqué par deux LVG dans les environs d'Athies. Les Allemands, qui ont tiré de trop loin, ne touchent pas leurs adversaires. La mission suivante, qui réunit Borde, de Bonnefoy, Lagnel, Ragaz et Sauvage, patrouille dans la région de Péronne et Villers-Carbonnel. De Bonnefoy est attaqué sans succès par un LVG dès qu'il passe les lignes. Au cours de sa mission, il a l'occasion d'observer trois Drachen dans la région de Roisel - Bapaume, qui sont protégés par un dispositif de six avions de chasse. Il choisit de ne pas attaquer car il a vole à cet instant à moins de 1000 mètres alors qu'il faut effectuer un long piqué pour attaquer ce type d'engin très défendu dans le ciel et sur terre. Le Cal Sauvage pique sur un Drachen en ascension au Sud-Est de Combles et tire une dizaine de cartouches incendiaires. A cet instant, il est attaqué par trois avions adverses chargés de protéger l'engin et doit renoncer. Ragaz attaque un avion au Sud de la route de Villers-Carbonnel et tire en vain plusieurs cartouches. Le Ltt Bonneau n'est pas rentré. Après un combat aérien, alors qu'il pilotait le Nieuport 17 n° 1333, il a été contraint d'atterrir près de Moussy-aux-Bois (Somme) et a été fait prisonnier. Il sera interné à Butow (Allemagne) et regagnera la France que le 1er janvier 1919.

Une victoire pour Nungesser :

Le 21, Borde, de Bonnefoy, Allez et Ragaz sont chargés d'assurer la protection d'avions photo opérant sur zone. L'Adj Borde attaque à deux reprises un LVG qui s'en prenait à un bimoteur et tire plusieurs cartouches sans résultat visible. Le MdL de Bonnefoy attaque à deux reprises un avion ennemi et enraye à chaque fois. Le Cal Ragaz éloigne un avion adverse qui voulait s'en prendre à l'avion qu'il était chargé de protéger. A chaque fois qu'il s'approche, il lui expédie une rafale, ce qui finit par décourager son adversaire qui s'éloigne sans insiter. Plus tard, la patrouille de chasse, réussissant Féquant, Borde, Lagnel, de Bonnefoy, Ragaz, Sauvage part pour la région de Péronne, Chaulnes et Combles. Ayant aperçu plusieurs biplaces opérant sur leurs lignes, Féquant et de Bonnefoy piquent dessus sans pouvoir les approcher d'assez près. Ragaz attaque un Aviatik, au Sud de la route de Villers-Bretonneux à Villers-Carbonnel et tire quelques rafales sans obtenir de résultat. Le Cal Sauvage attaque deux fois de suite un Drachen en ascension vers Grevillers, à l'Ouest de Bapaume et doit abandonner après enrayages successifs. Nungesser, actuellement détaché à l'escadrille N 124, remporte une victoire homologuée contre un Aviatik abattu dans les environs de Seuzey (Meuse)

Le 22 juillet, les missions successives sont entravées par la météo, avec une mer de nuages qui couvre l'ensemble du front. Allez, qui s'égare dans la brume, est contraint d'atterrir à Bertangle et ne pourra revenir au terrain que le lendemain matin. Le Ltt Privat, dans une seconde patrouille, est contraint d'atterrir à Moreuil et ne pourra rejoindre que le lendemain. Les trois jours suivants, avec une brume tenace sur l'ensemble du front, empêche toutes sorties aériennes. Le 26, Du Plan et Privat, en patrouille dans la région de Péronne aperçoivent de loin une formation de huit avions allemands qui patrouillent au-dessus de leur front mais sans jamais passer la Somme, limite d'intervention des Français.

Deux victoires pour de Bonnefoy :

Le 27, le Cne Féquant, accompagné de l'Adj de Bonnefoy, part à la recherche d'adversaires dans les alentours de Péronne. Féquant poursuit un Allemand sur la région d'Estrées, suivi par son équipier. Vers St-Cren, de Bonnefoy parvient à tirer un chargeur sur l'avion adverse alors qu'il le suit à moins de 20 mètres. A cet instant, l'appareil descend en spirale avec une pente très forte et s'écrase au sol dans les environs de Brie (Somme). Plus tard, le Cne Féquant attaque deux biplaces et tire 12 cartouches dans une bonne position de tir, provoquant la fuite en piqué de son adversaire. Dix minutes plus tard, Féquant est surpris par l'attaque de trois bimoteurs et deux biplaces, près de Péronne. Son avion est touché par deux balles qui traversent le fusalage et l'aile supérieure. Il riposte par le tir de 35 cartouches qui frappent l'un des bimoteurs et voit distinctement les projectiles pénétrer dans le fuselage. Son adversaire ne demande pas son reste et fait demi-tour en refusant le combat. Tous les autres adversaires mitraillent l'avion du chef de la N 65 qui passera néanmoins à travers la grêle de balles et ne sera pas touché.
Lors de la mission suivante, réunissant Borde, Allez, Ragaz et Sauvage, le MdL Allez vide un chargeur de 47 cartouches sur un LVG qui préfère prendre la fuite en piquant vers ses lignes. Du Plan et de Bonnefoy décollent vers la région de Péronne avec la ferme intention d'ajouter des victoires à leurs palmarés. Du Plan s'en prend à un avion, légèrement détaché d'une formation de neuf et lui expédie une rafale de 47 cartouches, sans obtenir de résultat probant. L'Adj de Bonnefoy, déjà auteur d'une victoire homologuée un peu plus tôt dans la journée, attaque un autre avion et tire une vingtaine de cartouches en s'étant bien placé. Il parvient à le poursuivre jusqu'à 600 mètres d'altitude en provoquant un piqué désespéré de son adversaire et son atterrissage dans les lignes, non loin de Brie. Cet avion ne sera pas homologué. Déjà auteur de deux beaux combats, de Bonnefoy s'en prend finalement à un dernier adversaire, un avion de grande reconnaissance et tire dans sa direction plusieurs cartouches, provoquant la risposte musclée du mitrailleur arrière. Il vaut mieux en rester là pour aujourd'hui ! Le Slt Heintz, arrivant juste du GDE, est affecté à l'escadrille N 65.

Le 28, lors d'une protection d'une mission photo sur Bouchavesnes et Péronne avec retour sur Combles et Maurepas, le Cal Sauvage attaque un Aviatik, au Nord-Est de Péronne. Il tire 30 cartouches qui paraissent bien placées provoquant une glissage et un piqué marqué de son adversaire. Les quatre autres pilotes (Privat, Heintz, Péronneau, Ragaz) attaquent chacun des avions adverses mais sans jamais se montrer décisifs.

Le 29, le Cne Féquant attaque un avion vers Béthencourt et vide un chargeur de 47 cartouches sur son adversaire. Il distingue parfaitement les balles traçantes percer le fuselage et les ailes mais malheureusement sans résultat, si ce n'est que la fuite des Allemands vers Vermand. L'Adj Borde mitraille un autre avion, direction Bouchavesnes. Le Ltt du Plan attaque successivement deux avions : le premier, sans succès, près de Béthancourt, malgré une vingtaine de cartouches tirées à bonne distance et le suivant, un Aviatik sur lequel il envoie une vingtaine de cartouches à seulement 50 mètres de distance, provoquant la risposte des Allemands et le retrait forcé du Français, de nouveau victime d'un enrayage.

* Fin du JMO de l'escadrille N 65.

Perception de SPAD VII :

A compter du 3ème trimestre 1916, la N 65 perçoit des SPAD VII qui viennent renforcer les Nieuport 17. Ces avions sont réservés en priorité aux officiers et aux sous-officiers qui ont déjà fait leurs preuves au combat.

Groupe de combat 13 :

Le 1er novembre 1916, l'escadrille N 65 est intégrée au Groupe de combat 13 qui est composé des escadrilles N 37, N 67 et N 124.

* Début du cahier des travaux aériens de l'escadrille N 65 / SPA 65 du 10 novembre 1916 au 29 décembre 1917.

A suivre
Retranscription du cahier des travaux
aériens de l'escadrille.

Parc aérien en novembre 1916 :

En novembre 1916, l'escadrille N 65 comptait dans ses rangs les avions suivants :
* Neuf SPAD VII : S 114 (du Plan) - S 121 ( de Bonnefoy) - S 131 (Privat) - S 133 (Féquant) - S 145 (Sauvage) - S 164 (du Plan) - S 1914 (Séjourné) - S 1995 (Nungesser) - S 5213 (Borde).
* Sept Nieuport : N 1424 (Langevin) - N 1476 (Péronneau) - N 1488 (Allez) - N 1708 - N 1727 (Ragaz) - N 1914 (Privat) - N 2178 (Ciekowiky).

Entièrement équipée de SPAD :

Au début novembre 1917, elle est entièrement équipée d'avions SPAD avec l'arrivée des SPAD XIII.

Numéros des onze SPAD VII et XIII de la SPA 65 : S 1842 - S 1860 - S 1929 - S 1933 - S 1951 - S 3020 - S 3060 - S 4236 - S 4241 - S 4252 - S 4272 et du MS type P (XXI) : MS 1505.

Quand les hostilités prennent fin, le 11 novembre 1918, l'escadrille SPA 65 compte 87 victoires homologuées, 69 non homologuées ou probables et a été citée quatre fois à l’ordre de l’armée.

L'immédiat après guerre :

Le 1er janvier 1920, elle devient la 105ème escadrille du 2ème régiment d'aviation de chasse (RAC) caserné à Strasbourg. Suite à la réorganisation de la numérotation au sein des régiments d'aviation, elle devient la 5ème escadrille du 2ème RAC.

La campagne de France 1939-1940 :

Devenue la 3ème escadrille du GC II/2, le 1er septembre 1933, elle prendra part à la campagne de France de 1939-1940 et sera finalement dissoute, le 20 août 1940.

 

 

 

Les hommes

Ltt Charles Eugène Jules Marie Nungesser - Né le 15 mars 1892 à Paris - Fils d'Eugène Laurent Nungesser et de Laure AdèlePrignet - Domiciliés 5, rue de la Fraternité à Saint-Mandé - Interne de l'école nationale professionnelle d'Armentières (Nord), à compter du 18 août 1905 - Classe 1912 - Recrutement de Valenciennes (Nord) sous le matricule n° 933 - A renoncé à son sursis, le 18 mai 1914 - Engagé volontaire pour la durée de la guerre - Affecté au 2ème régiment de Hussards, le 25 mai 1914 - Se couvre de gloire en capturant une voiture d'état-Major allemande de la marque Mors et en rapportant des documents très important, le 3 septembre 1914 - Devient alors "Le Hussard de la Mors" - Médaille Militaire et citation à l'ordre de l'armée - Nommé Brigadier, le 5 décembre 1914 - Passé à l'aéronautique militaire, comme élève pilote, à partir du 22 janvier 1915 - Brevet de pilote militaire n° 703 obtenu à l'école d'aviation militaire d'Avord, le 2 mars 1915 - Nommé Maréchal des Logis, le 28 mars 1915 - Pilote de l'escadrille VB 106 du 8 avril 1915 au 9 septembre 1915 - Blessé par éclats d'obus en patrouille, en avril 1915 - Nommé adjudant, le 18 mai 1915 - A effectué 53 missions de bombardement sur Voisin LAS - Affecté à l'escadrille CEP 115 du 1er octobre 1915 au 30 mars 1916 - Chevalier de la Légion d'Honneur et citation à l'ordre de l'armée, le 4 décembre 1915 - Blessé au cours d'un accident d'avion, à bord d'un CEP 1 B2 n° 10, le 19 janvier 1916 - Détaché à l'escadrille N 65 du 26 octobre 1915 au 30 mars 1916 - Grièvement blessé avec fracture maxillaire et jambe au cours de l'essai d'un Ponnier, le 7 février 1916 - A sa sortie de l'hôpital, a refusé le congé de convalescence de trois mois et est retourné au front - Pilote affecté à l'escadrille N 65 du 30 mars au 12 juillet 1916 - Nommé Sous-lieutenant à titre temporaire, le 14 avril 1916 - Blessé par éclats d'obus en patrouille en mai 1916 - Détaché à l'escadrille américaine N 124 "La Fayette" du 12 juillet au 15 août 1916 - Pilote de l'escadrille N 65 du 15 août 1916 au 26 mars 1917 - Détaché comme pilote de l'escadrille VB 116 du 26 mars 1917 au 30 septembre 1917 - Nommé Sous-lieutenant à titre définitif, le 4 avril 1917 - Nommé Lieutenant à titre définitif, le 3 octobre 1917 - Pilote de l'escadrille SPA 65 du 30 septembre 1917 au 13 septembre 1918 - Blessé au cours d'un accident d'automobile, le 9 octobre 1917 - Son mécanicien en 1er Roger Pochon est tué dans l'accident - Officier de la Légion d'Honneur en date du 19 mai 1918 - Fini la guerre avec 43 victoires aériennes homologuées et 15 non homologuées ou probables - Douze citations à l'ordre de l'armée et deux étoiles - Dix-sept blessures - Affecté au service technique d'aéronautique (STA) en décembre 1918 - Affecté au 4ème régiment d'aviation d'observation, le 1er janvier 1920 - En congé sans solde de deux ans, à compter du 25 mars 1920 - Affecté au 34ème régiment d'aviation d'observation, le 6 juin 1920 - Affecté au 2ème régiment d'aviation de chasse, le 16 septembre 1920 - Démission d'officier d'active, le 29 août 1922 - Nommé Capitaine de réserve, le 28 août 1923 - Affectation, dans la réserve, maintenue au 2ème régiment d'aviation de chasse, le 2 septembre 1923 - Créateur d'une école de pilotage civile portant son nom - Disparu au cours d'une tentative de traversée de l'Atlantique, en compagnie de François Coli, le 8 mai 1927 - Sources : Pam - FM Nord - LO - CCC VB 106 - CCC CEP 115 - CCC N 65 /SPA 65 - CCC N 124 "La Fayette" - CCC VB 116 - JORF - Dernière mise à jour : 15 septembre 2015 - Photo mise en ligne par le site Gallica de la Grande Bibliothèque de France et date de son arrivée à l'escadrille N 65.

Ltt Charles Nungesser en fin 1918 - Carte postale d'époque.

* Médaille Militaire, Croix de Guerre et citation à l'ordre de l'armée du Brig Charles Nungesser du 2ème régiment de Hussards du 21 janvier 1915 : "Le 3 septembre 1914, son officier ayant été blessé au cours d’une reconnaissance, le mit d’abord à l’abri ; puis, avec l’aide de quelques fantassins, après avoir mis les officiers qui l’occupaient hors de combat, s’empara d’une auto et rapporta les papiers qu’elle contenait en traversant une région battu par les feux de l’ennemi."

* Chevalier de la Légion d'Honneur et citation à l'ordre de l'armée du Slt Charles Eugène Jules Marie Nungesser du 2ème régiment de Hussard, pilote à l'escadrille N 65 du 1er groupe de bombardement, en date du 4 décembre 1915 : "Pilote détaché à sa demande d'une escadrille actuellement à l'arrière, n'a cessé depuis son arrivée de rechercher l'occasion, volant jusqu'à quatre heures trente par jour, malgré la rigueur de la température. Au cours de son dernier combat, a donné les preuves des plus belles qualités morales en approchant jusqu'à dix mètres l'appareil qu'il poursuivait, essuyant son feu sans répondre jusqu'au dernier moment, a réussi à abattre son adversaire dont l'apapreil a pris feu et explosé devant les tranchées françaises."

* Citation à l'ordre de l'armée du Slt Charles Eugène Jules Marie Nungesser du 2ème régiment de Hussard, pilote à l'escadrille N 65, en date du 11 mai 1916 : "Le 25 avril 1916, a attaqué avec son courage et son sang-froid habituels un groupe de trois avions ennemis et en a abattu un qui est tombé sur les tranchées françaises. Le 27 avril, a abattu son cinquième avion au cours d'un combat livré seul contre six; a eu ses vêtement et son appareil criblés de balles et bien qu'ayant les organes essentiels de son avion atteints (moteur et commandes) a réussià le ramener donnant ainsi une fois de plus les preuves de la plus belle énergie et de la plus grande bravoure."

* Citation à l'ordre de l'armée du Slt Charles Eugène Jules Marie Nungesser du 2ème régiment de Hussard, pilote à l'escadrille N 65, en date du 8 juin 1916 : "Sollicitant toujours les missions les plus périlleuses et volant parfois jusqu'à sept heures dans sa journée; a réussi à abattre, le 19 mai 1916, son septième avion allemand. le 22 mai, s'est porté à l'attaque d'un Drachen ennemi qu'il a fait descendre en flammes."

* Citation à l'ordre de l'armée du Slt Charles Eugène Jules Marie Nungesser du 2ème régiment de Hussard, pilote à l'escadrille N 65, en date du 15 juillet 1916 : "Ne cesse de donner à tous les plus beaux exemples d'énergie et de bravoure. Le 22 juin 1916, apercevant deux biplaces de combat allemands, croisant de conserve, n'a pas hésité à les attaquer bien qu'étant seul. A forcé l'un à piquer précipitamment dans ses lignes et a abattu l'autre sur les tranchées ennemies où il s'est écrasé."

* Citation à l'ordre de l'armée du Slt Charles Eugène Jules Marie Nungesser du 2ème régiment de Hussard, pilote à l'escadrille N 124, en date du 14 août 1916 : "N'a pas attendu d'être guéri d'une nouvelle blessure pour reprendre sa place en escadrille. A recommencé à se dépenser sans compter, volant jusqu'à huit heures par jour. A abattu, le 21 juillet, son dixième avion ennemi."

* Citation à l'ordre de l'armée du Slt Charles Eugène Jules Marie Nungesser du 2ème régiment de Hussard, pilote à l'escadrille N 65, en date du 5 septembre 1916 : "D'un allant inlassable, fait preuve du plus extrême mordant en poursuivant jusque sur leurs propres terrains d'aviation les appareils ennemis, s'il n'a pas réussi à les abattre. Le 25 août 1916, son onzième avion."

* Citation à l'ordre de l'armée du Slt Charles Eugène Jules Marie Nungesser du 2ème régiment de Hussard, pilote à l'escadrille N 65, en date du 14 octobre 1916 : "Pilote de chasse hors ligne, d'une ardeur magnifique, a abattu dans la matinée du 27 septembre 1916 deux avions et un Drachen allemands, ce qui porte à dix-sept le nombre des appareils ennemis détruits par lui."

* Citation à l'ordre de l'armée du Slt Charles Eugène Jules Marie Nungesser du 2ème régiment de Hussard, pilote à l'escadrille N 65, en date du 13 décembre 1916 : "Merveilleux pilote de chasse, faisant l'admiration de tous. A abattu, le 23 novembre 1916, son 18ème appareil ennemi."

* Citation à l'ordre de l'armée du Slt Charles Eugène Jules Marie Nungesser du 2ème régiment de Hussard, pilote à l'escadrille V 116, en date du 1er juin 1917 : "Pilote incomparable, d'un courage et d'une énergie exceptionnels. Bien qu'en convalescence illimitée, à la suite de graves blessures, livre bataille presque chaque jour à des avions allemands. Le 1er mai, a fait preuve d'un absolu mépris du danger en attaquant à lui seul six avions ennemis. En a abattu un, contraint un autre à atterriri désemparé et a mis les quatre autres en fuite."

* Citation à l'ordre de l'armée du Slt Charles Eugène Jules Marie Nungesser du 2ème régiment de Hussard, pilote à l'escadrille V 116, en date du 1er juin 1917 : "Officier d'une endurance, d'une audace et d'un sang-froid extraordinaires. Bien que souffrant encore de ses blessures, exécute des vols de chasse dont la durée totale ateint jusqu'à neuf heures par jour. A livré combat le 2 mai 1917 à quatre avions ennemis et a obligé l'un d'eux à atterrir. Le 3 mai, a abattu son 24ème appareil; le 9 mai, a remporté sa 25ème victoire en abattant un avion ennemi, qui est tombé en flammes."

* Citation à l'ordre de l'armée du Slt Charles Eugène Jules Marie Nungesser du 2ème régiment de Hussard, pilote à l'escadrille V 116, en date du 5 juillet 1917 : "Pilote incomparable. Ne cesse de faire preuve d'un allant magnifique. Le 26 juin 1917; seul contre six, a abattu coup sur coup deux de ses adversaires et mis en fuite les quatre autres."

* Citation à l'ordre de l'armée du Ltt Charles Eugène Jules Marie Nungesser du 2ème régiment de Hussard, pilote à l'escadrille SPA 65, en date du 11 mai 1918 : "Chasseur légendaire, vient de confirmer à nouveau ses brillantes qualités, en remportant ses 31ème et 32ème victoires, les 12 et 31 mars 1918."

* Officier de la Légion d'Honneur et citation à l'ordre de l'armée du Ltt Charles Eugène Jules Marie Nungesser du 2ème régiment de Hussard, pilote à l'escadrille SPA 65, en date du 19 mai 1918 : "Pilote aviateur : incomparable pilote de chasse, d'une science exceptionnelle et d'une éclatante bravoure, en qui se reflètent la force et l'inflexible volonté de la race. Dans la cavalerie où, dès les premiers engagements, il gagna la médaille miltaire, puis dans un groupe de bombardement où de quotidiennes prouesses le firent plusieurs fois citer à l'ordre et décorer de la Légion d'Honneur, enfin dans une escadrille de chasse qu'il illustre depuis trente mois de ses prodigieux exploits, s'est partout imposé comme un superbe exemple de ténacité, d'audace et d'orgueilleux mépris de la mort. Eloigné à plusieurs reprises du front par des chutes et des blessures qui n'ont pu entamé sa farouche énergie, est rentré chaque fois dans la bataille avec une âme plus ardente, et est monté, de victoire en victoire, jusqu'à la gloire d'être le plus redoutable adversaire de l'aviation allemande. Trente et un avions ennemis abattus. Trois ballons incendiés. Deux blessures. Quinze citations."

* Citation à l'ordre de l'armée du Ltt Charles Eugène Jules Marie Nungesser du 2ème régiment de Hussard, pilote à l'escadrille SPA 65, en date du 28 août 1918 : "Le 14 août, dans une seule sortie, a mis en flammes deux Drachen ennemies (40 et 41ème victoires)."

Charles Nungesser après son accident du 7 février 1916 - Photo collections du SHD du Château de Vincennes via David Méchin que je remercie pour son aide.

Le Slt Charles Nungesser est encore convalescent de son terrible accident de Ponnier survenu le 7 février 1916 - Pendant un certain temps, il se déplacera difficilement avec des béquilles et sera porté par ses mécaniciens pour s'installer dans son avion - Il a été pilote de cette escadrille du 27 octobre 1915 au 13 septembre 1918 après plusieurs périodes où il a été détaché au sein des escadrilles N 124 et V 116 - Je ne connais pas l'identité du second pilote - Photo SHD de Vincennes.

Slt Charles Nungesser pose à côté du Nieuport 17 n° 1895 à moteur Clerget dans l'hiver 1916, vraisemblablement aux usines Nieuport - Photo SHD de Vincennes.

Slt Charles Nungesser, le 2 août 1916 - Il était alors détaché à l'escadrille N 124 - Photo Jean Boissau transmise par son petit-fils Alain Boissau que je reemercie pour son aide.

Ltt Maurice Séjourné, pilote de l'escadrille N 65 / SPA 65 du 3 novembre 1916 au 28 mars 1919 et Ltt Charles Nungesser qui a effectué plusieurs périodes au sein de la N 65 / SPA 65 : Détaché N 65 du 26 octobre 1915 au 30 mars 1916 - Affecté à l'escadrille N 65 du 30 mars au 12 juillet 1916 - Affecté à l'escadrille N 65 du 15 août 1916 au 26 mars 1917 - Affecté à l'escadrille SPA 65 du 30 septembre 1917 au 13 septembre 1918 - 43 victoires homologuées et 15 non homologuées ou probables - Photo transmise par Marc Giraud, le petit-neveu de Louis et Maurice Séjourné, que je remercie pour son aide.

Le prince de Teck, chef de la mission militaire anglaise, s'entretient avec le Slt Charles Nungesser, qui vient d'atterrir, aux commandes du Nieuport 17 bis spécial n° N 1895, sur la plage de la Panne, le 26 mai 1917 - Photo fond Valois de l'annexe de la BDIC du musée de l'Armée des Invalides de Paris.

Le Slt Charles Nungesser va décoller, aux commandes du Nieuport 17 bis spécial n° N 1895, de la plage de la Panne, le 26 mai 1917 - Photo fond Valois de l'annexe de la BDIC du musée de l'Armée des Invalides de Paris.

Caporal Albert Eichelbrenner - Pilote de l'escadrille N 81 du 16 juillet au 9 novembre 1917 - Photo dédicacée au Sgt Jean Sendral, un autre pilote de la 81, le 10 septembre 1917 - Collection Marc Dantlo que je remercie pour son aide.
* Caporal Albert Georges Eichelbrenner - Né le 8 mai 1898 à Paris (75) - Fils de Gustave Joseph Auguste Eichelbrenner et de Jeanne Didot - Profession avant guerre Pilote civil - Nommé Caporal, le 15 mars 1916 - Engagé au 1er groupe d'aviation, le 25 septembre 1916 - Brevet de pilote militaire n° 5634 obtenu à l'école d'aviation militaire du Crotoy, le 15 mars 1917 - Stage "Avions rapides" à l'école d'aviation militaire d'Avord - Stage perfectionnement "Haute-Ecole" à l'école d'aviation militaire de Pau jusqu'au 12 mai 1917 - Pilote de l'escadrille N 65 du 20 mai au 16 juillet 1917 - Pilote de l'escadrille N 81 du 16 juillet au 9 novembre 1917 - Affecté au GDE à compter du 9 novembre 1917 - Pilote de l'escadrille SPA 98 du 18 juillet au 12 août 1918 - Pilote convoyeur d'avions du RGA du 15 septembre 1918 au 1er février 1919 - Hospitalisé à l'hôpital temporaire de Vanves, le 5 mars 1919 - Rayé des contrôles, le 14 mars 1919 - Affecté au DAé de Mousey, le 18 avril 1919.

Sgt Jean Charles Carrier - Brevet de pilote militaire n° 1187 obtenu le 11 juillet 1915 - Pilote du détachement d'escadrille de chasse / de l'escadrille C 65 / N 65 du 2 août au 12 novembre 1915 - Citation à l'ordre de l'armée, en date du 20 octobre 1915 - Décédé accidentellement par noyade à la piscine de Nancy-Thermal, le 12 novembre 1915 - Dernière mise à jour : 23 avril 2016.

* Citation à l'ordre de l'armée du Sgt Jean Charles Carrier, pilote à la section de chasse du groupe de bombardement 1, en date du 20 octobre 1915 : "A fait preuve du plus grand courage et d'un mépris absolu du danger dans différents combats aériens, notamment le 2 octobre 1915 où, seul et sans espoir de secours, il a attaqué cinq avions venus bombarder une ville et, le 3, en poursuivant trois Aviatik qui allaient attaquer les avions qu'il protégeait. A eu des combats heureux contre des avions allemands. Le 16 octobre 1915 notamment, il força son adversaire à atterrir brusquement après un combat acharné au-dessus des lignes ennemies. A eu dans cette lutte son moteur sérieusement atteint ce qui l'obligea à passer à moins de 200 mètres des tranchées ennemies où il eut à subir une vive fusillade."

Soldat Léon Coutière - Né le 1er janvier 1890 à Biozat (Allier) - Fils d'Antoine Coutière et de Marie Cognat - Classe 1910 - Recrutement de Monthuçon sous le n° matricule 6681 - Service militaire au 121ème régiment d'infanterie stationné à Monthuçon, à compter du 7 octobre 1910 - Profession avant guerre Mécanicien ajusteur - Mobilisé au 121ème régiment d'infanterie, le 2 août 1914 - Passé à l'aéronautique militaire comme mécanicien en mars 1915 - 1er mécanicien de l'escadrille MS 49 / N 49 du 2 juin 1915 au 26 avril 1916 - Stage à l'usine Nieuport du 11 au 23 décembre 1915 - Affecté au service du Slt Georges Boillot - 1er mécanicien de l'escadrille N 65 du 30 avril 1916 au 6 juillet 1917 - Affecté au service du Slt Georges Boillot - Après la mort au combat de Boillot, affecté au service du Sgt Robert Ragaz - 1er mécanicien de l'escadrille SOP 66 / BR 66 du 6 juillet 1917 au 1er avril 1918 - Affecté au service du Sgt Robert Ragaz - Nommé Maitre Ouvrier, le 5 mars 1918 - Accident en service, hospitalisé à l'hôpital de Juilly (Oise) du 1er avril 1918 - Marié avec Marie-Clémence Bourdin, le 27 décembre 1920 - Photo Léon Coutière, transmise par Patrick Nicolas, son fils, que je remercie pour son aide.

Le soldat Léon Baroux, mécanicien de l'escadrille SPA 65 du 5 septembre 1917 au 17 septembre 1919 - Photo Léon Baroux, datée du 5 septembre 1918, transmise par Jean-Claude Baroux, son petit-fils, que je remercie pour son aide.

* Soldat Léon Marie Jean Baroux - Né le 25 mars 1897 à Arras (Pas-de-Calais) - Fils d'Alexis Désiré Casimir Baroux et de Léonie Eugènie Calibre - Domiciliés 18, rue du Bourg à Doullens (Somme) - Profession avant guerre Photographe - Classe 1917 - Recrutement d'Arras sous le matricule n° 41 - Engagé volontaire pour la durée de la guerre au 1er groupe d'aviation, le 8 juillet 1915 - Affecté au 2ème groupe d'aviation, le 18 décembre 1915 - Affecté au 1er groupe d'aviation, le 1er janvier 1917 - Mécanicien sur moteur Hispano- Suiza - Affecté à la RGA du 30 août 1917 - Affecté au Parc n° 113 pour affectation à l'escadrille N 65, le 3 septembre 1917 - Mécanicien de l'escadrille N 65 / SPA 65 du 5 septembre 1917 au 17 septembre 1919 - Nommé Caporal, le 1er avril 1919 - Démobilisé, le 17 septembre 1919 - Affecté au 2ème régiment de défense contre-avions, au titre de la réserve, le 1er juin 1921 - Affecté au 3 ème régiment de défense contre-avions, au titre de la réserve, le 1er octobre 1922 - Affecté au 403ème régiment d'artillerie - Affecté au 38ème régiment d'aviation - Affecté au 9ème régiment de Génie, le 30 décembre 1925 - Sources : Pam - CCC - FM 62 - Dernière mise à jour : 21/10/2014.

Sgt Louis Coudouret, pilote de l'escadrille N 65 du 21 au 28 avril 1916 - Photo datant de sa période SPA 103 de 1918 - Photo SHD section Air de Vincennes transmise par Jon Guttman que je remercie pour son aide.

Ltt Louis Fernand Coudouret - Né le 31 mai 1896 à Marseille (Bouches-du-Rhône) - Fils d'Auguste Coudouret (tapissier) et d'Elisabeth Bomiès (giletière) - Domiciliés au 86, Grande Rue à Lunel (Hérault) - Profession avant guerre Etudiant des Art et Métier - Classe 1916 - Recrutement de Montpellier (Hérault) sous le matricule n° 1264 - Engagé volontaire pour la durée de la guerre et affecté au 2ème groupe d'aviation de Lyon-Bron, à compter du 15 décembre 1914 - Tests de sélection des personnels navigants à l'école d'aviation militaire de Dijon, le 14 avril 1915 - Dirigé sur l'école d'aviation militaire d'Avord, le 15 avril 1915 - Nommé Caporal, le 10 mai 1915 - Brevet de pilote militaire n° 1020 obtenu à l'école d'aviation militaire d'Avord, le 1er juin 1915 - Brevet FAI n° 21.115 décerné par l'Aéroclub de France - Pilote de la RGA du Bourget du 15 juin au 19 juillet 1915 - Pilote de l'escadrille VB 102 / N 102 du 19 juillet 1915 au 21 avril 1916 - A participé aux raids de bombardements sur Trêves, Sarrebruck, Dilligen en 1915 - Nommé Sergent, le 21 octobre 1915 - Citation à l'ordre du corps d'armée, en date du 27 octobre 1915 - En mission, le 3 février 1916 - Pilote de l'escadrille N 65 du 21 au 28 avril 1916 - Pilote de l'escadrille N 57 du 28 avril au 21 juillet 1916 - Une victoire homologuée contre un LVG abattu près d'Hermeville, le 4 mai 1916 - Nommé Adjudant, le 21 mai 1916 - Citation à l'ordre de l'armée, en date du 16 juillet 1916 - En subsistance à l'escadrille N 112 du 21 au 25 juillet 1916 - Affecté à l'escadrille N 112 du 25 juillet au 23 août 1916 - Pilote de l'escadrille N 102 du 24 août au 1er février 1917 - Une victoire homologuée contre un avion, le 22 octobre 1916 - Affecté à la mission militaire de Russie, le 1er février 1917 - Engagé sur l'offensive de Galicie du 23 mars 1917 au 1er avril 1918 - Nommé Sous-lieutenant à titre temporaire, le 11 février 1917 - Une victoire homologuée, en compagnie de Lachmann, contre un Albatros à moteur 285 HP qui tombe en flammes et s'écrase au sol, le 3 octobre 1917 - Une victoire homologuée contre un Rumpler biplace à moteur 220 HP tombé dans les lignes françaises, le 23 novembre 1917 - Une victoire homologuée contre un Albatros monoplace tombé dans les premières lignes, le 1er décembre 1917 - Citation à l'ordre du corps d'armée, en date du 5 décembre 1917 - Citation à l'ordre du corps d'armée, en date du 8 décembre 1917 - Citation à l'ordre de l'armée, en date du 25 décembre 1917 - Croix de Saint Georges de Russie - Chevalier de l'ordre de Saint-Georges de Russie - Ordre de Saint-Wladimir - Rentré en France, le 1er avril 1918 - Pilote du GDE jusqu'au 18 mai 1918 - Pilote de l'escadrille SPA 103 du 18 mai 1918 au 14 avril 1919 - Une victoire homologuée contre un Albatros D abattu dans les environs de Carlepont, le 2 juin 1918 - Hospitalisé du 25 juin au 14 juillet 1918 - Convalescence du 19 juillet au 2 août 1918 - Engagé sur la Somme et la Champagne de mai à septembre 1918 - Chevalier de la Légion d'Honneur et citation à l'ordre de l'armée, en date du 30 mai 1918 - Citation à l'ordre de l'armée, en date du 21 juin 1918 - Nommé Sous-lieutenant à titre définitif, le 28 juin 1918 - Nommé Lieutenant à titre définitif, le 25 décembre 1918 - Six victoires aériennes pendant la Grande Guerre - Affecté à la mission militaire au Pérou, le 14 avril 1919 - Affecté au 4ème régiment d'aviation d'observation, le 5 juin 1919 - Affecté au 34ème régiment d'aviation du Bourget (changement de dénomination du régiment), le 1er août 1920 - Affecté au 1er régiment d'aviation de Thionville-Basse-Yutz, le 6 juillet 1921 - Détaché à l'école de Joinville, le 1er février 1922 - Affecté à la 6ème escadrille du 1er régiment d'aviation de chasse de Thionville-Basse-Yutz, le 2 février 1922 - Affecté au 34ème régiment d'aviation, le 8 juillet 1922 - Nommé Capitaine et affecté au 38ème régiment d'aviation mixte de Thionville-Basse-Yutz, le 22 juin 1927 - Ayant projeté une tentative de traversée de l'Atlantique, en partant de Séville (Espagne), les autorités espagnoles s'y opposent - Il est contraint de rentrer en France, aux commandes du Bernard 191 GR "France" à moteur Hispano, accompagné de deux aviateurs espagnols (De La Cruz et d'Urban), chargés de contrôler qu'il repasse la frontière, le 7 juillet 1929 - Tombé en panne d'essence, un des passagers ayant manipulé une commande et vidangé les réservoirs, il tente un atterrissage forcé, sur le territoire de la commune de St-Amant-de-Bonnieure, près d'Angoulème - Malheureusement, les choses ne se passent pas bien - L'avion se crashe et Coudouret est grièvement blessé d'une fracture du crâne, ses deux passagers s'en tirant, légèrement blessés - Le pilote est décédé des suites de ses blessures, à l'hôpital d'Angoulème, où il avait été évacué - Photo extraite de la revue de la Société d'Etudes Folkloriques du Centre-Ouest de Novembre-décembre 1979 - Sources : Acte de naissance - Etat des services - Fiche matricule conservée aux archives départementales de l'Hérault - LO - Liste des brevets militaires - CCC escadrille VB 102 / N 102 - CCC escadrille N 57 - CCC escadrille N 112 - CCC escadrille SPA 103 - JORF - La Guerre Aérienne Illustrée - Journal "Le Petit Parisien" - Journal "L'Echo d'Alger - Dernière mise à jour : 8 juin 2016.

* Citation à l'ordre de l'armée du Sgt Louis Coudouret, pilote à l'escadrille N 57, en date du 15 juillet 1916 : "Pilote d'une audace, d'une ardeur et d'un sang-froid exceptionnels. A l'escadrille VB 102, a fait plusieurs bombardements dans des conditions particulièrement difficiles. Versé dans une escadrille de chasse, s'y est de suite signalé dans différentes rencontres. le 4 mai, au cours de l'une d'elles, a abattu un LVG dans ses lignes."

* Citation à l'ordre de l'armée de l'Adj Louis Coudouret, pilote à l'escadrille N 102, en date du XXX : "Excellent pilote, qui a pris part à plus de 50 combats aériens et qui a montré en toutes circonstances beaucoup de zèle et de courage. Le 22 octobre 1916, a abattu un avion. Deuxième avion officiel."

* Citation à l'ordre du corps d'armée, en date du 5 décembre 1917 : "Pilote d'une habileté exceptionnelle et d'une bravoure remarquable. A contribué grandement au succès obtenu par l'escadrille de chasse sur le front russe en forçant maintes fois l'ennemi, au cours de nombreux combats aériens. A abattu, le 3 octobre, son troisième avion officiel."

* Chevalier de la Légion d'Honneur et citation à l'ordre de l'armée du Slt Louis Coudouret, pilote en mission en Russie, en date du 30 mai 1918 : "Pilote aviateur de chasse, modèle d'adresse et de courage. A abattu cinq avions ennemis, dont trois sur le front russe. déjà cité."

* Citation à l'ordre de l'armée du Slt Louis Coudouret, pilote à l'escadrille SPA 103, en date du 21 juin 1918 : "Pilote de chasse d'une très grande valeur, remarquable de bravoure et d'entrain, le 2 juin 1918, a abattu un monoplace ennemi."

Cne Oscar Monteiro-Torres - Né le 26 mars 1889 à Sao Paulo da Assunçao de Loanda (Luanda de nos jours) en Angola - Fils de Juliao Monteiro et d'Ema da Silveira - Accomplit sa formation militaire à l'école militaire de Lisbonne (Portugal) jusqu'en 1909 - Engagé au 2ème régiment de cavalerie portugais, le 6 octobre 1909 - Séjour en Angola en 1910 - Nommé Lieutenant, le 21 novembre 1911 - Intégre le détachement aérien et devient l'un des organisateurs de l'école d'aviation de Vila Nova da Rainha (Portugal) - Formation aérienne à Hendon (Grande-Bretagne) et obtient son brevet de pilote militaire britannique, en février 1916 - Stage de perfectionnement à l'école d'aviation militaire d'Avord en juin 1916 - Stage de "Haute Ecole" à l'école d'aviation militaire de Pau - Stage de tir à l'école de tir aérien de Cazaux - Nommé Capitaine, le 30 septembre 1917 - Pilote de l'escadrille N 65 du 31 octobre au 19 novembre 1917 - Grièvement blessé, aux commandes du Spad 7 n° S 4268, au cours d'un combat aérien dans les environs de Laval-en-Laonnois, le 19 novembre 1917 - Contraint d'atterrir en zone occupée par les Allemands et fait prisonnier - Décédé des suites de ses blessures à l'hôpital de Laon, le 20 novembre 1917 - Son adversaire était probablement le Ltn Rudolf Windisch du Jasta 32 b (sa 6ème victoire) - Citation à l'ordre de l'armée, à titre posthume, en date du 4 juin 1919 - Photo collection Ronan Furic que je remercie pour son aide - Sources : Pam - Bailey/Cony - JORF - Dernière mise à jour : 3 avril 2017.

* Citation à l'ordre de l'armée, à titre posthume, du Cne Oscar Monteiro-Torres, pilote de l'escadrille N 65, en date du 4 juin 1919 : "Officier portugais, détaché dans une escadrille de chasse française. A fait de nombreuses patrouilles en lignes ennemies, recherchant le combat avec ardeur et le plus complet mépris du danger. A disparu au cours d'une patrouille volontaire."

 

Photo du Slt Eugène Camplan

* Slt Eugène Jules Émile Camplan - Né le 11 octobre 1889 à Nimes (Gard) - Fils de François Eugène Camplan et de Valentine Juliette Dardier - Domiciliés 4, rue Frédéric Peysson à Montpellier (Hérault) - Classe 1909 - Recrutement de Libourne (Gironde) sous le matricule n° 595 - Etudiant en médecine, il bénéficie d'un sursis de 1910 à 1914 - Sursis annulé en raison de la guerre - Mobilisé à la 18ème section d'infirmiers militaires, le 11 août 1914 - Affecté dans cette unité du 11 août 1914 au 25 avril 1915 - Affecté au 59ème régiment d'infanterie du 25 avril au 2 août 1915 - Affecté à la 17ème section d'infirmiers militaires du 2 au 16 août 1915 - Nommé Médecin auxiliaire, le 11 août 1915 - Affecté au 11ème régiment d'infanterie territorial au 16 août au 3 septembre 1915 - Affecté à la 17ème section d'infirmiers militaires du 3 septembre 1915 au 28 août 1916 - Passé à l'aéronautique militaire comme élève pilote, le 28 août 1916 - Brevet de pilote militaire n° 5220 obtenu à l'école d'aviation militaire de Juvisy, le 23 janvier 1917 - Stage "Avions rapides" à l'école d'aviation militaire d'Avord - Stage "Haute Ecole" à l'école d'aviation militaire de Pau, jusqu'au 9 avril 1917 - Pilote du GDE du 9 au 26 avril 1917 - Pilote de l'escadrille N 65 / SPA 65 du 26 avril 1917 au 10 juillet 1918 - Croix de guerre, le 1er juillet 1917 - Stage de tir à l'école de tir aérien de Cazaux du 25 janvier au 10 février 1918 - Médaille Militaire, le 25 mai 1918 - Nommé Sous-lieutenant à titre temporaire, le 10 juillet 1918 - Blessé au cours d'un combat aérien contre huit appareils allemands, pour la 3ème fois, le 1er août 1918 - A remporté sept victoires homologuées pendant sa première affectation à l'escadrille N 65 / SPA 65 - Pilote de l'escadrille SPA 84 du 10 juillet au 4 août 1918 - Blessé au combat, aux commandes d'un SPAD XIII, le 1er août 1918 - Hospitalisé et convalescence jusqu'au 23 novembre 1918 - Pilote de l'escadrille SPA 84 du 23 novembre 1918 au 24 mai 1919 - Chevalier de la Légion d'Honneur, le 21 janvier 1919 - Pilote de l'escadrille SPA 65 du 24 mai au 19 septembre 1919 - Démobilisé, le 17 septembre 1919 - Nommé Sous-lieutenant de réserve à titre définitif, le 25 septembre 1919 - Affecté dans la réserve au 81ème régiment d'infanterie, le 29 avril 1920 - Affecté dans la réserve au 3ème régiment d'aviation de chasse, le 1er août 1920 - Directeur d'une école d'aviation civile (1923 à 1926) - A accompli une période d'entrainement volontaire au centre d'Orly du 16 au 30 mai 1930 - A accompli une période d'entrainement au DEA d'Orly du 16 au 30 avril 1931 - Nommé Capitaine de réserve, le 25 décembre 1931 - A accompli une période d'entrainement volontaire au DEA d'Orly du 16 au 30 juin 1932 - Mobilisé au bataillon de l'air 103, le 3 septembre 1939 - Affecté au bataillon de l'air 127 d'Avord, le 23 septembre 1939 - Nommé Commandant de réserve, le 15 mars 1940 - Affecté au groupe III/1 à Rouen, le 3 mai 1940 - Engagé dans la résistance - Chargé de coordonner la subdivision Sud dans la région de Bordeaux, qui comprend cinq départements, en octobre 1943 - Soupçonné à tort de trahison, il est exécuté par les hommes de Bonnier dans le bois de Linaux, près de Ruffec, le 18 janvier 1944 - Après une longue enquête, son honneur est lavé de tout soupçon et il est déclaré "Mort pour la France" - Sources : Pam - FM 33 - Bailey/Cony - CCC 65 - CCC 84 - Dernière mise à jour : 24 mai 2015.

* Croix de Guerre et citation à l'ordre de l'armée du médecin auxiliaire Eugène Camplan, pilote à l'escadrille N 65, en date du 1er juillet 1917 : "Pilote aussi modeste que brave. medecin auxiliaire dans un corps de troupes, a déjà été blessé deux fois depuis le début de la campagne. Passé sur sa demande dans l'aviation, fait preuve depuis son arrivée à l'escadrille de beaucoup d'entrain et de mordant. A abattu, le 6 juin un avion ennemi."

* Citation à l'ordre de l'armée du médecin auxiliaire Eugène Camplan, pilote à l'escadrille N 65, en date du 28 juin 1917 : "Pilote de chasse modeste, brave, adroit et ardent. Arrivé récemment en escadrille, se classe d'emblée parmi les tout meilleurs. Le 17 juin 1917, a abattu son deuxième avion ennemi, tombé en flammes dans les lignes allemandes."

* Citation à l'ordre de l'armée du médecin auxiliaire Eugène Camplan, pilote à l'escadrille N 65, en date du 14 octobre 1917 : "Excellent pilote de chasse d'une audace extrême. A remporté, le 30 septembre 1917, sa troisième victoire en mettant en flammes un avion allemand."

* Médaille Militaire et citation à l'ordre de l'armée, en date du le 25 mai 1918 : "Pilote de chasse d'une bravoure et d'un esprit de dévouement au-dessus de tout éloge, faisant preuve constamment des plus belles qualités militaires. S'est particulièrement distingué au cours des dernières opérations en mitraillant à très faible altitude les troupes ennemies, en attaquant à plusieurs reprises les Drachenset en faisant seul, deux reconnaissances lointaines dans des conditions particulièrement périlleuses. A abattu récemment son quatrième avion ennemi. Deux blessures. Trois citations."

* Citation à l'ordre de l'armée du Slt Eugène Camplan, pilote à l'escadrille SPA 65, en date du 16 juin 1918 : "Très bon pilote de chasse, adroit, courageur et d'un grand sang-froid. Le XXX, a contraint un biplace ennemi à atterrir dans nos lignes."

* Citation à l'ordre de l'armée du Slt Eugène Camplan du 59ème régiment d'infanterie, pilote à l'escadrille SPA 65, en date du 21 août 1918 : "Excellent pilote de chasse, d'une audace et d'un entrain hors de pair. Le 1er août 1918, a attaqué seul une patrouille de huit appareils ennemis, mettant un de ses adversaires hors de combat. grièvement blessé, n'a dû qu'à son sang-froid de pouvoir regagner nos lignes. Deux blessures antérieures. Quatre citations."

* Chevalier de la Légion d'Honneur et citation à l'ordre de l'armée, en date du 21 janvier 1919 : "Officier d'élite. Ayant été blessé à deux fois dans l'infanterie et rendu inapte à cette arme, est passé comme pilote dans l'aviation de chasse, où, pendant deux ans, il a fait l'admiration de tous par son conscience, sa bravoure et son absolu mépris du danger. A abattu six avions ennemis et fait volontairement de nombreuses reconnaissances à longue portée. Grièvement blessé, le 1er août 1918, en attaquant seul huit avions ennemis, a, à peine guéri, repris sa place au combat. Médaillé militaire pour faits de guerre. Cinq citations."

 

Photo du Cne Louis Gonnet-Thomas

Cne Louis Marie Alexandre Paul Gonnet-Thomas - Né le 11 mai 1879 au 74, rue de Rome à Paris 8ème (75) - Fils d'Emmanuel Marie Gonnet et de Marie Anne Alexandrine Caroline Magne - Adopté par le baron Gustave Frédéric Maximien Thomas, le 2 août 1905 - Marié avec Marthe Marie Yvonne Blanlot, à Beaune, le 22 avril 1909 - Domiciliés à Beaune (Côte d'Or) - Classe 1899 - Recrutement du 6ème bureau de la Seine sous le matricule n° 238 - Affecté au 2ème régiment de Spahis, le 17 novembre 1900 - Campagne en Algérie du 17 novembre 1900 au 18 août 1903 - Nommé Brigadier, le 16 juillet 1901 - Nommé Maréchal des Logis, le 11 mars 1902 - Affecté au 6ème régiment de Chasseurs à cheval, le 19 septembre 1903 - Nommé Maréchal des Logis fourrier, le 1er février 1904 - Elève officier à l'école d'application de cavalerie, le 1er avril 1906 - Nommé Sous-lieutenant et affecté au 16ème régiment de Chasseurs à cheval, le 1er avril 1907 - Nommé Lieutenant, le 1er avril 1909 - Violente chute de chaval avec plaies multiples à la face, le 28 juillet 1909 - A suivi les cours de l'école de tir du camp de Valbonne du 6 janvier au 8 février 1913 - Affecté à l'état-major du 16ème régiment de Chasseurs à cheval, le 6 août 1914 - Citation n° 2 à l'ordre du 16ème régiment de Chasseurs à cheval, en date du 20 août 1914 - Citation n° 13 à l'ordre du 16ème régiment de Chasseurs à cheval, en date du 5 novembre 1914 - Croix de Guerre avec deux étoiles de bronze - Passé à l'aéronautique militaire comme élève pilote - Brevet de pilote militaire n° 1141 obtenu le 3 juillet 1915 - Brevet FAI n° 2295 délivré par l'Aéroclub de France, le 15 septembre 1915 - Commandant du détachement d'escadrille de chasse (rattaché à la VB 102) / N 65 du 2 août 1915 au 2 mai 1916 - Nommé Capitaine à titre temporaire, le 21 octobre 1905 - Chevalier de la Légion d'Honneur, le 30 novembre 1915 - Nommé Capitaine, à titre définitif, le 26 décembre 1915 - Citation à l'ordre de l'armée, en date du 30 mars 1916 - Grièvement blessé au cours d'un vol d'essai, aux commandes d'un SPAD VII, sur le terrain de Béhonnes, le 2 mai 1916 - Décédé des suites de ses blessures à l'hôpital militaire (hospice) de Bar-le-Duc (55), le même jour - Citation n° 168 à l'ordre de l'armée, en date du 22 juin 1916 - Louis Gonnet-Thomas repose dans la nécropole nationale de Bar-le-Duc (55) - Sources : Acte de naissance - Etat des Services - Liste des brevets militaires - CCC escadrille N 65 - LO - JORF - MpF - Dernière mise à jour : 12 mai 2016.

* Citation n° 2 à l'ordre du 16ème régiment de Chasseurs à cheval du Ltt Louis Marie Alexandre Paul Gonnet-Thomas, en date du 20 août 1914 : "Entré dans Sarrebourg à midi avec la pointe d'avant garde, s'y est maintenu jusqu'à 15h30 malgré un feu violent et a réussi à couper plusieurs fils télégraphiques et a faire des dégâts au bureau de poste."

* Citation n° 13 à l'ordre du 16ème régiment de Chasseurs à cheval du Ltt Louis Marie Alexandre Paul Gonnet-Thomas, en date du 5 novembre 1914 : "A relevé plusieurs blessés sous un feu violent d'artillerie."

* Citation à l'ordre de l'armée du Cne Louis Marie Alexandre Paul Gonnet-Thomas, commandant de l'escadrille N 65, en date du 30 mars 1916 : "Au cours des derniers combats, a mené journellement son escadriller à la lutte dans les lignes ennemies, faisant preuve d'un courage et d'un entrain remarquables. A attaqué de très près un avion ennemi que l'on a vu tombar verticalement dans les nuages."

* Chevalier de la Légion d'Honneur du Cne Louis Marie Alexandre Paul Gonnet-Thomas, commandant de l'escadrille N 65, en date du 30 novembre 1915 : "Officier de cavalerie déjà ancien, qui après avoir fait son devoir brillamment dans son arme au début de la campagne, a demandé à servir dans l'aviation où il a rempli pendant quelque temps les fonctions d'observateur, faisant preuve en toutes circonstances du mépris le plus absolu du danger. Devenu rapidement pilote, a pris le commandement d'une escadrille de chasse à laquelle il a inculqué les hautes qualités morales qui le caractérisent et a obtenu par son exemple le maximum de rendement."

* Citation n° 168 à l'ordre de l'armée, à titre posthume, du Cne Louis Marie Alexandre Paul Gonnet-Thomas, commandant de l'escadrille N 65, en date du 22 juin 1916 : "Officier d'une grande valeur morale, d'une bravoure et d'un entrain exceptionnels. A commandé pendant plus de six mois une escadrille de chasse et a obtenu de son unité le meilleur rendement. Est tombé glorieusement, le 2 mai, en partant pour une reconnaissance."

* Citation à l'ordre de l'armée de l'escadrille N 65, en date du 11 décembre 1916 : "Animée du plus bel esprit de dévouement et de sacrifice, a mené sans interruption pendant huit mois, sous le commandement du capitaine Gonnet-Thomas, puis du capitaine Féquant, une lutte ardente contre les avions ennemis. A abattu du 1er mars au 1er novembre 1916, 37 avions et 5 ballons ennemis."

 

Photo du Sgt Robert Melchior

Sgt Eugène Antoine Robert Melchior - Né le 18 juin 1891 à La Terrasse (Isère) - Fils de Nicolas Joseph Melchior et de Anne Marie Louise Suzanne Micoud - Domiciliés au Chalet "Moselle" à La Tronche (Isère) - Classe 1911 - Recrutement de Grenoble sous le matricule n° 700 - Exempté pour le service militaire pour faiblesse générale en 1912 - Exempté pour le service militaire pour endocardite en 1913 - Brevet de pilote civil n° 1171 délivré par l'Aéroclub de France - Profession avant guerre Aviateur - Engagé volontaire pour la durée de la guerre au titre du 1er groupe d'aérostation, à compter du 26 août 1914 - Affecté à la réserve du 1er groupe de St-Cyr - Passé élève pilote à l'école d'aviation militaire d'Avord - Brevet de pilote militaire n° 730 obtenu à l'école d'aviation militaire de d'Avord, le 18 mars 1915 - Pilote de la RGA du Bourget du 18 mars au 6 avril 1915 - Nommé Caporal, le 10 avril 1915 - Pilote de l'escadrille VB 106 du 6 avril au 12 mai 1915 - Pilote de l'escadrille de protection du GQG (Cdmt Cne Maillefer) à la Vidamée du 2 juillet au 29 août 1915 - Nommé Sergent, le 20 juillet 1915 - Départ pour La Melette, le 9 septembre 1915 - Pilote de la 8ème section d'avions canons puis de l'escadrille VC 111 (regroupement des sections canons 5, 8, 9 en unité constituée) du 1er avril au 2 mai 1916 - Pilote convoyeur de la RGA du 2 mai au 31 août 1916 - Pilote du détachement de protection du GQG de la Vidamée du 31 août 1916 au 19 mai 1917 - Nommé Adjudant, le 25 avril 1917 - Pilote de l'escadrille cotière G 482 / LET 482 des Sables d'Olonne du 26 juin au 15 décembre 1917 - Pilote de l'escadrille 307 DCA / LET 442 du 26 décembre 1917 au 18 janvier 1918 - Pilote de l'escadrille SPA 65 du 20 janvier au 12 juillet 1918 - Evacué sur la maison de santé de Viry-Châtillon, le 12 juillet 1918 - Rengagé pour deux ans, le 12 septembre 1919 - Affecté au 4ème régiment d'aviation d'observation stationné au Bourget, le 1er janvier 1920 - Affecté au 34ème régiment d'observation stationné au Bourget (changement de dénomination du régiment), le 1er août 1920 - Affecté à l'escadrille n° 8 (traditions de l'escadrille BR 224) du régiment, à la même date - Affecté au 33ème régiment d'aviation stationné à Mayence (Allemagne), le 13 octobre 1920 - Rengagé pour deux ans, le 12 septembre 1921 - Rengagé pour deux ans, le 10 septembre 1923 - Médaille Militaire et citation à l'ordre de l'armée, en date du 29 décembre 1923 - Rengagé pour deux ans, le 8 septembre 1925 - Rengagé pour 18 mois, le 1er septembre 1927 - Admis dans le corps des sous-officiers de carrière, le 4 juillet 1928 - Affecté au 39ème régiment d'aviation, le 15 septembre 1931 - A opté pour la spécialité de mécanicien photographe breveté - Radié du personnel navigants - Certificat de perfectionnement technique, spécialité photographe, en date du 20 octobre 1932 - Nommé Adjudant-chef, le 12 avril 1928 - Affecté à la base aérienne du Levant, le 1er janvier 1935 - Affecté au service photo de la 39ème escadre aérienne du Levant, à la même date - Autorisé à se faire libérer au Levant pour occuper un emploi à la régie des travaux cadastres des états de Syrie et du Liban à Beyrouth, le 20 décembre 1935 - Décoré du mérite Libanais de 4ème classe, le 5 juin 1936 - Rayé des contrôles de l'armée active et admis à la retraite, le 18 juin 1936 - Affecté, dans la réserve, à la base aérienne du Levant n° 139, le 23 juin 1936 - Se retire à Beyrouth (Liban) - Nommé Aspirant de réserve, le 16 septembre 1938 - Maintenu sur sa demande en activité de service pour la durée des hostilités, le 1er septembre 1939 - Rappelé à l'activité et affecté à la base aérienne n° 139, le 2 septembre 1939 - Sources : Pam - Fiche matricule du département de l'Isère - Liste des brevets militaires - CCC escadrille VB 106 - CCC escadrille VC 111 - CCC escadrille SPA 65 - Dernière mise à jour : 3 septembre 2016.

* Médaille Militaire de l'Adj Robert Eugène Antoine Melchior au 33ème régiment d'aviation, en date du 29 décembre 1923 : "9 ans de services, sept campagnes."

 

Photo du Cal Edmond Grillot

* Cal Edmond Grillot - Né le 23 novembre 1894 à Gérardmer (Vosges). Après ses études, il a travaillé aux Ateliers Vosgiens de construction pour la Locomotion Aérienne de juin 1913 à août 1914, d'abord comme dessinateur à Saint-Dié (88) puis comme chef de construction à Varangéville (54) - Appelé le 21 août 1914 - Affecté comme constructeur d'avions dans le civil au 1er groupe d'aviation à Dijon - Jusqu'en avril 1915, formation de mécanicien d'aviation, sorti 1er mécanicien de 1ère classe - Affecté au groupe de divisions d'entraînement (GDE), le 4 avril 1915 - Mécanicien de l'escadrille MF 45, le 14 avril 1915 - Affecté au service du Ltt Bonneau - Stage d'entrainement sur chasseur Nieuport à l'école d'aviation militaire d'Avord du 27 août au 18 septembre 1915 - Affecté avec le Ltt Bonneau à l'escadrille N 48, du 24 octobre 1915 au 28 mai 1916 - Affecté avec le Ltt Bonneau à l'escadrille N 65, le 28 mai 1916 - Le Ltt Bonneau, son pilote en titre, a été fait prisonnier après un combat aérien, aux commandes du Nieuport 17 n° 1333, dans les environs de Verdun, le 20 juillet 1916 - Affecté à l'école d'aviation militaire d'Avord comme élève-pilote à la division Nieuport - Brevet de pilote militaire n° 6747 obtenu à l'école d'aviation militaire d'Avord, le 31 mai 1917 - Stage de 2 semaines de Haute Ecole à l'école de combat de Pau en juin 1917 - Nommé caporal après l'obtention du brevet de pilote, le 12 juin 1917 - Affecté au GDE du Plessis-Belleville, Division SPAD, pour perfectionnement sous forme de convoyage d'appareils neufs vers les escadrilles de première ligne, le 28 juin 1917 - Affecté à l'escadrille N 65, le 17 juillet 1917 - Nommé sergent, le 1er octobre 1917 - Evacué suite à une pleurésie sur l'hôpital auxiliaire VR 75 à Viry-Chatillon, 1er octobre 1917 - Retour de convalescence au GDE - Affecté au convoyage des avions, le 15 décembre 1917 - Affecté comme pilote à l'escadrille SPA 124 "Jeanne d'Arc", le 2 janvier 1918 - Edmond Grillot vole alors sur le Spad VII n° 2110 - Abat un avion d'observation dans la région de Saint-Souplet-sous-Py, en coopération avec l'Adj Bentéjac et le Sgt Choël, le 14 mai 1918 - Une victoire contre un Drachen, en coopération avec l'Adj Bentéjac, dans les environs de Manre (08), le 2 septembre 1918 - Une victoire non homologuée dans la région de Monts, le 5 septembre 1918 - Une victoire non homologuée contre un biplace, en coopération avec l'Adj Bentéjac, le 3 octobre 1918 - Une victoire homologuée, en coopération avec le Ltt Bergé, contre un avion dans les environs de Balley (08), le 22 octobre 1918 - Nommé adjudant, le 6 novembre 1918 - Affecté au DMA n° 2 suite à la dissolution de la SPA 124 "Jeanne d'Arc", le 14 février 1919 - Démobilisé en août 1919 - Après la guerre, ingénieur chez Blériot-Aéronautique puis carrière industrielle à Oran - Mobilisé comme lieutenant de réserve de l'armée de l'Air, en septembre 1939 - Affecté comme pilote-instructeur sur Morane 406 à la base aérienne de La Sénia, près d'Oran - Il est définitivement démobilisé à la fin de l’été 1940 - Dernière mise à jour 25 mai 2015.

 

Photo du MdL Robert Damhet

MdL Robert Jules Damhet - Né à Paris, le 4 octobre 1894 - Fils de Jules Désiré Damhet et de Louise Lafontaine - Profession avant guerre Employé de banque - Classe 1914 - Recrutement du 1er bureau de la Seine sous le matricule n° 1150 - Mobilisé au 11ème régiment de Génie, le 1er septembre 1914 - Affecté au dépôt du 11ème régiment de Génie du 1er septembre 1914 au 22 février 1915 - Affecté à la section du 11ème régiment du Génie détaché au sein de la 85ème division d'infanterie du 22 février 1915 au 27 avril 1916 - Affecté à la 31ème section auto-canons 75 du 62ème régiment d'artillerie du 27 avril 1916 au 1er octobre 1917 - Nommé Caporal, le 15 décembre 1916 - Nommé Maréchal-des-Logis, le 16 juin 1917 - Affecté à la 31ème section auto-canons 75 du 63ème régiment d'artillerie du 1er octobre 1917 au 6 janvier 1917 - Tests de sélection à l'école d'aviation militaire de Dijon du 6 janvier au 8 février 1918 - A l'école d'aviation militaire d'Istres du 8 février au 7 avril 1918 - Premier vol sur un Caudron G III doubles commandes, le 12 février - Lâché seul à bord, après 86 vols en doubles commandes, le 9 mars - Il débute les épreuves visant à obtenir le brevet de pilote militaire, le 19 mars - Il réalise l'épreuve de la spirale, le 19 mars et enchaine le trajet Istres-Arles et retour, le 20 - Le lendemain, il réalise le trajet Istres / Nîmes-Garons et retour (3h30 de vol au total) - Il renouvèle le même trajet, le 22 (4h30 au total) - Il obtient le brevet de pilote militaire n° 12.420 sur Caudron G III à l'école d'aviation militaire d'Istres, le 22 mars 1918 - A cette date, il cumule 30h22 de vol (9h42 en doubles commandes et 20h40 en solo) et 149 atterrissages (96 en doubles commandes et 53 en solo) - Stage Nieuport à l'école d'aviation militaire d'Avord du 7 avril au 27 mai 1918 - Premier tour de rouleur, le 8 avril - Muté à la division Nieuport biplace, le 11 avril - Il est victime d'un capotage, aux commandes d'un Nieuport 23m², à l'atterrissage de son 10ème tour, le 23 - Du 26 avril au 6 mai, il est aux arrêts de rigueur pour avoir capoté avec son avion, il est donc interdit de vol pendant cette période - Il effectue le trajet St-Cyr à Bourges, aux commandes d'un Nieuport 18 m² (2h30 de vol), le 17 mai - Il termine son stage de perfectionnement sur avions Nieuport, le 17 mai 1918 - Il a réalisé 22 lignes droites, aux commandes d'un rouleur - A Avord, il a cumulé 16h35 de vol (90 tours) dont 3h en doubles commandes (36 tours) et 13h55 en solo (54 tours) - Par mesure sanitaire, il est consigné sur le camp d'Avord du 18 au 26 mai 1918 - Stage Nieuport et Morane à l'école de combat de Pau du 29 mai au 5 juillet 1918 - Il y réalise 11h45 de vol et 20 atterrissages - Stage Nieuport et SPAD au GDE de Chartres du 8 au 27 juillet 1918 - Premier vol à la division "Nieuport", le 8 juillet - Dans cette division, il réalise 11 atterrissages et 55 mn de vol - Affecté à la division "SPAD", le 15 juillet - Il termine son stage dans cette division avec 7 atterrissages et 1h10 de vol - Stage SPAD au CIACB de Perthes du 27 juillet au 27 août 1918 - Le 29 juillet, il est affecté à la 2ème division de chasse du CIACB - Il participe à des vols de groupe, réunissant 3 et 5 avions, des vols avec acrobatie, des tirs contre Drachen et objectifs au sol - Il termine ce stage avec 11h45 de vol et 32 atterrissages - Pilote de l'escadrille SPA 65 du 28 août au 6 octobre 1918 - Dès son arrivée, il teste successivement deux SPAD, d'abord un 180 HP, puis un 200 HP - Le 28 septembre, lors d'une patrouille entre Sommepy, Orfeuil, Manre, il livre un combat aérien contre un grosse patrouille de Fokker D VII et en abat un qui s'écrase en flammes dans les environs de Somme Py - Le 3 octobre, il est touché par la grippe espagnole et évacué sur l'hôpital Exelmans de Bar-le-Duc - Il ne reprendra sa place que le 19 novembre 1918 - Il effectue son dernier vol à la SPA 65, le 24 mars 1919 - Il aura effectué 49h50 de vol dans cette unité. Avril et mai 1919 à Dijon - Mai au 11 septembre 1919 à St-Cyr - Démobilisé, le 13 septembre 1919 - Sources : Pam - Carnet d'emploi du temps - Etat des services - Dernière mise à jour : 10 mai 2016.

* Citation n° 10.813 à l'ordre des armées du Nord et du Nord-Est du MdL Robert Jules Damhet, au 63ème régiment d'artillerie, pilote à l'escadrille SPA 65, en date du 23 octobre 1918 : "Jeune pilote plein d'entrain. Depuis peu à l'escadrille, s'est fait remarquer par son ardeur et sa bravoure. Le 28 septembre, a abattu en flammes un avion ennemi."

 

Photo du Cne Emile Billion du Plan

* Cne Emile Louis Billion du Plan - Né le 3 mars 1882 à Virieu-sur-Bourbre (Isère) - Fils de William Edouard Billion du Plan et de Sphie Bernard de Marigny - Profession avant guerre Etudiant - Classe 1902 - Recrutement de Bourgoin sous le matricule n° 1658 - Engagé volontaire pour quatre ans, le 26 avril 1901 - Affecté au 19ème régiment de Dragons, le 26 avril 1901 - Nommé Brigadier, le 30 décembre 1901 - Nommé Maréchal des Logis, le 11 octobre 1902 - Rengagé pour deux ans, le 21 février 1905 - Rengagé pour un an, le 17 avril 1907 - Rengagé pour un an à la sous-intendance de Carcassonne, le 2 avril 1908 - Admis à l'école d'application de cavalerie comme élève officier en septembre 1908 - Rengagé pour un an, le 2 février 1909 - Nommé Sous-lieutenant et affecté au 17ème régiment de Dragons, le 1er octobre 1909 - Nommé Lieutenant, le 1er octobre 1911 - Blessé d'une fracture du péroné droit par la chute de son cheval, sous le feu de l'ennemi, qui a roulé sur lui, lors d'une reconnaissance à Sidi-Sarbi (Maroc), le 17 décembre 1912 - Médaille du Maroc avec agrafe "Maroc" - Affecté au 3ème régiment de Spahis, le 9 février 1913 - Affecté au 2ème régiment de Dragons, le 23 juin 1914 - Nommé Capitaine à titre temporaire, le 2 janvier 1915 - Brevet de pilote militaire n° 2652 obtenu, le 6 février 1916 - Pilote du GDE du XXX au 22 juin 1916 - Pilote de l'escadrille N 65 du 22 juin 1916 au 29 avril 1917 - Chevalier de la Légion d'Honneur, le 18 octobre 1916 - Commandant de l'escadrille N 65 du 1er novembre 1916 au 29 avril 1917 - Nommé Capitaine à titre définitif, le 31 décembre 1916 - Stage de tir à l'école de tir aérien de Cazaux du 2 au 10 janvier 1917 - En mission au GDE du 25 février au 16 mars 1917 - Tué au cours d'un accident, aux commandes du SPAD VII n° 1452, au retour d'une mission de chasse, sur le terrain de Bonne Maison, commune de Courville (51), le 29 avril 1917 - Mis en terre dans le cimetière de St-Gilles (51) - Sources : FM 38 - MpF - JORF - Dernière mise à jour : 24/01/2015.

* Citation n° 28 à l'ordre des troupes d'occupation du Maroc : "Le 17 décembre 1912 à Sidi-Larbi ayant eu le péroné fracturé par suite d'une panache de son cheval alors qu'il galopait à pleine allure pour arriver sur une crête avant les Marocains, s'est fait remettre en selle pour prendre la diection du combat à pied de son peloton jusqu'à l'arrivée d'une compagnie de tirailleurs, n'est rentré au camp que sa mission terminée, étant resté à cheval à la tête de son peloton 3 heures après sa fracture."

* Citation à l'ordre de l'armée du Ltt Emile Billion du Plan, du 2ème régiment de Dragons, pilote de l'escadrille N 65 : "S'est distingué au Maroc dans les années précédent la guerre, s'est acquis de nouveaux titres comme cavalier au début de la campagne, puis s'est montré danbs l'aviation un observateur et un pilote de chasse plein de bravoure et de sang-froid, a livré plus de trente combats aériens au cours desquels il a abattu trois avions ennemis. Déjà cité trois fois à l'ordre de l'armée."

Les hommes

Slt Charles Nungesser pose à côté du Nieuport 17 n° 1490 qui lui a été affecté - Photo collection Gregory VanWyngarden que je remercie pour son aide.

Le Slt Charles Nungesser et les pilotes de son escadrille sur le terrain de Lemmes (Meuse) en mai-juin 1916 - Sur la droite, on aperçoit la queue de son Nieuport 16 n° 880 codé "N" - Dans le fond de l'image, on aperçoit les Voisin d'une escadrille de bombardement - A cette époque, le groupe de bombardement n° 1 stationnait sur place - Photo collection Gregory Vanwyngarden que je remercie pour son aide.

Ltt Charles Nungesser, l'As de l'escadrille SPA 65, pose pour le photographe dans les environs immédiats du terrain de Mont-l'Evêque, le 30 août 1918 - Photo Fond "Valois" de l'annexe BDIC du Musée de l'Armée des Invalides de Paris mis en ligne par le site Gallica de la grande bibliothèque de France.

Cne Philippe Féquant, commandant de l'escadrille N 65 du 5 mai au 1er novembre 1916 - Photo droits réservés.

Cne Philippe Féquant - Né le 9 juin 1883 à Montmorency (Val d'Oise) - Fils de Rémy Féquant (fabricant de tresses) et de Berthe Chartier de la Touche - Domiciliés 12, rue de la Victoire à Paris 6ème (75) et Villa Neptune à St-Tropez (Var) - Classe 1903 - Recrutement du 1er bureau de la Seine sous le matricule n° 6304 - Engagé à l'école spéciale militaire de Saint-Cyr du 29 octobre 1903 au 10 octobre 1905 - Nommé Caporal, le 6 août 1904 - Nommé Sergent, le 6 février 1905 - Nommé Sous-lieutenant et affecté au 22ème régiment d'infanterie coloniale, le 10 octobre 1905 - Affecté au 9ème régiment d'infanterie coloniale, le 30 juin 1907 - Nommé Lieutenant de 2ème classe, le 1er octobre 1907 - Affecté au 1er régiment d'infanterie coloniale, le 28 août 1909 - Il passe deux ans au Tonkin, du 30 juin 1907 au 27 septembre 1909 - Médaille coloniale agrafe "Tonkin" - Un an après son retour d'Extrême-Orient, détaché dans l'aéronautique militaire pour faire son instruction de pilote au camp de Châlons où se trouve une annexe de l'établissement militaire d'aviation de Vincennes - Témoignage de satisfaction du Ministère de la Guerre, en date du 26 mai 1910 - Brevet de pilote civil n° 340 délivré par l'aéroclub de France - Brevet de pilote militaire n° 49, obtenu sur Nieuport et délivré au camp de Châlons, en date du 18 septembre 1911 - Affecté à l'aéronautique militaire en AOF, à partir du 8 novembre 1911 - Affecté au 4ème régiment de tirailleurs sénégalais, le 1er octobre 1912 - Chevalier de la Légion d'Honneur, le 31 décembre 1912 - Affecté au 9ème bataillon de tirailleurs sénégalais du Maroc, le 1er février 1913 - Affecté au 6ème régiment d'infanterie coloniale du Maroc - Médaille Afrique Occidentale Française agrafe "Maroc" - Pilote de l'escadrille V 14 (future VB 101) du 29 septembre au 1er novembre 1914 - Détaché au sous-secrétariat à l'aéronautique au Ministère de la Guerre du 1er novembre 1914 au XX mars 1915 - Nommé Capitaine, le 28 décembre 1914 - Affecté à l'école d'aviation de Pau du XX mars au 22 mai 1915 - Commandant de l'escadrille VB. 101 du 28 mai au 8 octobre 1915 - Citation n° 995 à l'ordre de l'armée, en date du 12 juin 1915 - Blessé au bras par un éclat d'obus à la verticale de Norroy pendant une mission de bombardement sur le gare de Conflans-en-Jarnisy, le 20 juillet 1915 - Affecté au Sous-secrétariat à l'aéronautique du Ministère de la Guerre du 8 octobre 1915 au 5 mai 1916 - Citation à l'ordre de l'armée, en septembre 1915 - Commandant de l'escadrille N 65 du 5 mai au 1er novembre 1916 - Citation à l'ordre de l'armée, en juillet 1916 - Convoyage d'un SPAD VII du 27 au 30 septembre 1916 - Nommé Chef de bataillon à titre temporaire, le 16 octobre 1916 - Commandant du 13ème groupe d'escadrilles de combat - En subsistance à l'escadrille N 67 du 25 mars au 3 juin 1917 - Officier de la Légion d'honneur, en date du 1er avril 1917 - Evacué sur l'hôpital, le 15 avril 1917 - Commandant de la 2ème escadre de combat, le 3 mars 1918 - Nommé Chef de bataillon à titre définitif, le 19 avril 1918 - Commandant de la 2ème brigade aérienne en juin 1918 - Chef d'Etat-major de la lère division aérienne - Croix de Guerre avec 6 palmes de bronze - Affecté au 4ème régiment d'aviation d'observation et maintenu détaché présidence de la République, le 5 mai 1920 - Affecté au 34ème régiment d'aviation et attaché militaire du Président de la République (Etat-major particulier de l'aéronautique, direction de l'aéronautique), le 22 octobre 1920 - Nommé Lieutenant-colonel, le 23 décembre 1921 - Nommé Adjoint au général directeur de l'aéronautique - Nommé Colonel en 1925 - Commandant de l'Ecole Militaire et d'Application de l'Aéronautique à Versailles, le 15 novembre 1926 - A suivi les cours du Centre des Hautes Etudes Militaires - Commandeur de la Légion d'Honneur, en date du 29 décembre 1928 - Désigné comme chef du service général du ravitaillement en matériel aérien en 1929 - Nommé Général de brigade, le 20 mars 1930 - Commandant de la 2ème brigade aérienne de Dijon en 1933 - Nommé Général de division en avril 1935 - Commandant de la 5ème région aérienne, le 29 mai 1936 - Citation à l'ordre de l'armée, en date du 9 juin 1936 - Nommé Chef de l'Etat-Major de l'Armée de l'Air, le 1er juillet 1936 - Nommé membre du Conseil supérieur de l'Air, le 1er juillet 1936 - Nommé Chef d'état-major général de l'armée de l'Air du 15 octobre 1936 au 21 février 1938 - Nommé Vice-président du conseil supérieur de l'air, le 15 octobre 1936 - Nommé Inspecteur général de la Défense antiaérienne du territoire, le 15 octobre 1936 - Lance l'étude d'un plan d'accroissement urgent de l'Armée de l'Air en novembre 1937 - Grand officier de la Légion d'honneur, en date du 10 décembre 1936 - Nommé Inspecteur général technique de l'Air, le 8 avril 1938 - Décédé à Montmorency (Seine-et-Oise), le 28 décembre 1938 - Inhumé dans le cimetière de l'île de Ré en avril 1939 - Sources : Extrait de naissance - Pam - Etat des services - Liste des brevets militaires - CCC escadrille VB 101 - CCC escadrille N 65 - LO - JORF - Journal "Les Ailes" - Dernière mise à jour : 14 mai 2016.

* Témoignage de satisfaction du Ministère de la Guerre, en date du 26 mai 1910 : "Pour son zèle, son travail et les excellents résultats qu'il a obtenu en suivant le 1er cours de l'école normale de gymnastique et d'escrime en 1910."

* Officier de la Légion d'honneur du Chef de bataillon à titre temporaire Philippe Féquant, commandant du 13ème groupe d'escadrilles de combat, en date du 1er avril 1917 : "Entré dans l'aviation en 1911, n'a cessé d'y montrer les plus belles qualités d'audace et d'entrain. A rendu de brillants d'audace et d'entrain. A rendu de brillants services comme commandant d'une escadrille de bombardement, commande un groupe de combat, en a fait une unité d'élité, donne l'exemple en toutes circonstances en payant largement de sa personne, a abattu deux avions ennemis. Quatre citations (Croix de Guerre)."

* Citation à l'ordre de l'armée du général de division Philippe Féquent, commandant la 5ème région aérienne, en date du 9 juin 1936 : "Commandant de région aérienne, possédant au plus haut degré les qualités qui caractérisent un chef de l'armée de l'Air."

Adj Henri Ernest Réservat - Né le 10 juillet 1891 à Villeneuve-sur-Lot (Lot-et-Garonne) - Entré en service actif au 131ème régiment d'infanterie, le 9 octobre 1912 - Brevet de pilote militaire n° 319 en date du 22 juillet 1913 - Pilote de la division Morane-Saulnier du GDE jusqu'au 7 avril 1915 - Pilote de la division Voisin du GDE du 7 avril au 26 avril 1915 - Muté pilote du GB 2 au 26 avril au 28 juillet 1915 - Muté à la division Nieuport du RGA du Bourget du 28 juillet au 5 novembre 1915 - Une victoire contre un Drachen, le 22 mai 1916 - Pilote de l'escadrille N 65 du 5 novembre 1915 au 22 mai 1916 - Fait prisonnier, aux commandes du Nieuport 16 n° 959 codé "R", le 22 mai 1916 - Il est photographiée après son retour de captivité devant un Sopwith 1A2 sur le terrain de Villacoublay - Photo mis en ligne par le Site Gallica de la Grande Bibliothèque de France.

Slt Georges Louis Frédéric Boillot - Né le 3 août 1884 à Valentigney (25) - Fils de Louis Boillot et de Catherine Jeanperain - Profession avant guerre Ingénieur - Entré en service actif au service automobile, le 1er octobre 1905 - Brevet de pilote militaire n° 1759 obtenu le 13 octobre 1915 - Pilote de l'escadrille N 49 du 4 février au 4 avril 1916 - Pilote de l'escadrille N 65 du 18 avril au 19 mai 1916, date de sa mort - Tué au combat dans les environs de Vadelaincourt, le 19 mai 1916 - Photo mise en ligne sur le site "Gallica" de la Grande Bibliothèque de France.

Ltt André Bastien - Né le 5 septembre 1886 à Naives-devant-Bar (Meuse) - Fils de Charles Marie Pierre Bastien et de Marie Lucie Geoffroy - Domiciliés au 11, rue Desilles à Nancy (Meurthe-et-Moselle) - Profession avant engagement Etudiant - Classe 1906 - Recrutement de Toul (Meurthe-et-Moselle) sous le matricule n° 223 - Engagé pour trois ans au titre du 14ème régiment de dragons, à compter du 14 octobre 1905 - Fracture de deux os de la jambe gauche suite à une chute de cheval, le 26 février 1906 - Nommé Brigadier, le 18 septembre 1906 - Nommé maréchal des logis, le 12 octobre 1907 - Nommé Aspirant, le 1er octobre 1912 - Nommé Sous-lieutenant et affecté au 12ème régiment de dragons, caserné à Limoges (Haute-Vienne), le 1er octobre 1913 - Toujours dans cette unité lors de la mobilisation générale du 1er août 1914 - Citation à l'ordre de la brigade, en date du 15 septembre 1914 - Passé à l'aéronautique militaire comme observateur, le 1er décembre 1914 - Observateur de l'escadrille BL 9 du 8 décembre 1914 au 22 janvier 1915 - Observateur de l'escadrille MF 5 du 22 janvier au 19 février 1915 - Détaché comme élève pilote à l'école d'aviation militaire de Pau, le 20 février 1915 - Nommé Lieutenant, à titre définitif, le 5 mai 1915 - Brevet de pilote militaire n° 1014 obtenu à l'école d'aviation militaire de Pau, le 31 mai 1915 - Pilote de l'escadrille C 30 du 4 juin au 23 octobre 1915 - Pilote de la RGA du 23 octobre au 12 décembre 1915 - Citation à l'ordre de l'armée, en date du 1er novembre 1915 - Pilote de l'escadrille N 65 du 12 décembre 1915 au 20 mars 1916 - Affectation du 20 mars au 27 avril 1916 non connue (devait aller à la N 31) - Pilote de l'escadrille N 57 du 27 avril au 11 octobre 1916 - Citation à l'ordre de l'armée, en date du 15 juillet 1916 - Chevalier de la Légion d'Honneur et citation à l'ordre de l'armée, en date du 12 septembre 1916 - Evacué sur maladie sur l'hôpital Excelman à Bar-le-Duc, le 19 septembre 1916 - Rejoint l'unité, le 28 septembre 1916 - Blessé par multiples contusions, brulûres légères de la jambe gauche, contusions de l'épaule gauche, commotion générale reçues au cours d'un accident d'avion sur le terrain d'aviation de Lemmes, le 11 octobre 1916 - Evacué sur l'hôpital mixte de Bar-le-Duc et convalescence jusqu'au 25 janvier 1917 - Pilote de la RGA du 25 janvier 1917 au 15 avril 1917 - Commandant du détachement d'aviation de protection du GQG du 15 avril au 23 septembre 1917 - Commandant de l'escadrille 488 de Courtesis (Grèce) du 23 septembre 1917 à la fin novembre 1918 - Rayé du personnel navigant, à sa demande, et remis à la disposition de son arme, à compter du 7 août 1919 - Rejoint le dépôt du 12ème régiment de dragons, le 23 août 1919 - Affecté au 2ème régiment d'aviation de chasse de Strasbourg, le 1er janvier 1920 - Nommé Capitaine, le 28 juin 1921 - Passé à l'arme de l'infanterie et maintenu en position hors cadres aéronautique, le 20 mars 1922 - Affecté à l'état-major particulier de l'aéronautique à Versailles, le 8 octobre 1924 - Affecté au 3ème groupe d'ouvriers d'aéronautique (Versailles) - Chargé, pour la région parisienne, de la surveillance des écoles civiles d'élèves pilotes et mécaniciens et du contrôme technique de l'instruction préliminaire d'aviation, le 7 juin 1926 - Affecté à l'état-major de la 1ère brigade d'aéronautique en 1928 - Détaché à l'état-major général de l'aéronautique en 1929 - Détaché à la direction de l'instruction des forces aériennes en 1930 - Commandant du Centre de Préparation du personnel navigant (CPPN) après la seconde guerre mondiale - Photo revue l'Aérophile - Sources : Pam - Fiche matricule du département de Meurthe-et-Moselle - Liste des brevets militaires - CCC escadrille BL 9 - CCC escadrille C 30 - CCC escadrille N 65 - CCC escadrille N 57 - LO non communicable - Bailey / Cony - JORF - Revue Les Ailes - revue l'Aérophile - Dernière mise à jour : 10 novembre 2016.

* Croix de Guerre et citation à l'ordre de la brigade du Slt André Bastien, du 12ème régiment de dragons, en date du 15 septembre 1914 : "Pour avoir fait avec audace et sang-froid des reconnaissances périlleuses ayant rapporté des renseignements précis."

* Citation à l'ordre de l'armée du Ltt André Bastien, pilote à l'escadrille C 30 et Ltt Léon Lenouvel, observateur à l'escadrille C 30, en date du 1er novembre 1915 : "Se sont signalés dans de nombreuses expéditions de bombardement et reconnaissances à longue portée au cours desquelles ils ont été violemment canonnés; le 3 octobre, ont exécuté spontanément, à minuit, le bombardement d'une gare importante située à 30 kilomètres dans les lignes ennemies. Le 7 octobre, se sont élancés dans une nuit très noire à la poursuite d'un Zeppelin."

* Citation à l'ordre de l'armée du Ltt André Bastien, pilote à l'escadrille N 57, en date du 15 juillet 1916 : "Officier ayant rendu les plus grands services en monoplace, tant comme observateur dans de nombreuses reconnaissances à longue portée que comme pilote de combat dans de nombreuses attaques des avions ennemis, notamment le 17 mai où il a forcé un Fokker à atterrir dans ses lignes. Le 20 juin, où il a forcé à faire demi-tour, par une attaque impétueuse, un avion ennemi qui cherchait à surprendre un de nos avions de réglage. Le 1er juillet, s'est porté à une très faible altitude à l'attaque d'un ballon ennemi qui a été forcé à descendre."

* Chevalier de la Légion d'Honneur et citation à l'ordre de l'armée du Ltt André Bastien, pilote à l'escadrille N 57, en date du 12 septembre 1916 : "Officier remarquable qui a toujours fait preuve des plus belles qualités militaires. Affecté à un groupe de chasse depui février 1916, n'a cessé de donner à tous l'exemple de l'audace, de la bravoure et du dévouement. Déjà cité à l'ordre de l'armée en novembre 1915 pour avoir attaqué un Drachen, en a détruit un autre depuis lors et a exécuté en monoplace de lointaines et utiles reconnaissances. A deux reprises, les 22 et 24 août 1916, a , de sa propre initiative, bombardé en plein jour et à moins de 200 mètres d'altitude deux trains allemands."

Les officiers pilotes des escadrille N 65 et N 103 posent à Cachy en décembre 1916 - De gauche à droite : Ltt Auguste Ledeuil (pilote N 103) - Ltt Henri Hervet (pilote N 103) - Cne Jean d'Harcourt (cdt N 103) - Cne François d'Astier de la Vigerie (pilote N 65) - Cne Benoit - Cne Gaston Luc-Puppat - Ltt Raymond Privat (pilote N 65) - Ltt Verdier-Fauvety (pilote N 65) - Cne Henri Langevin (pilote N 65) - Cne Dominique Ciechomski (pilote N 103) - X - Ltt Maurice Séjourné (pilote N 65) - Photo collection Ronan Furic que je remercie pour son aide.

Le mess des officiers de l'escadrille SPA 65 sur le terrain de St-Pol-sur-Mer (59) entre le 16 juillet et le 13 août 1917 - De gauche à droite Ltt Louis Séjourné (pilote SPA 65) - Cne Louis Gonnet-Thomas, au fond Cne Jean d'Harcourt (Cdt GC 13), puis Cne Barthélémy Lamy (cdt escadrille SPA 65), Cne Place, Ltt Louis Verdier-Fauvety - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Photo transmise par Marc Giraud, le petit-neveu de Louis et Maurice Séjourné, que je remercie pour son aide.

De gauche à droite : Ltt Louis Verdier-Fauvety - Cne Barthélémy Lamy - Inconnu - Ltt Louis Séjourné - Photo SHD du Château de Vincennes transmis par Marc Giraud, le petit-neveu de Louis Séjourné, que je remercie pour son aide.

Un groupe de pilotes des escadrilles SPA 65 et SPA 103 posent pour la postérité pendant l'été 1918 - De gauche à droite : X - Slt Constant Plessis - Ltt Charles Nungesser - Cne Louis Séjourné - Ltt René Fonck, l'As des As de la SPA 103 - Cne Maurice Séjourné - Ltt Louis Verdier-Fauvety - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Photo transmise par Marc Giraud, le petit-neveu de Louis et Maurice Séjourné, que je remercie pour son aide.

Les personnels navigants de l'escadrille SPA 65 sur le terrain de Courcy-l'Abbaye en mars 1918 - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Photo transmise par Marc Giraud, le petit-neveu de Louis et Maurice Séjourné, que je remercie pour son aide.

Groupe d'aviateurs de l'escadrille SPA 65 entourant leur As, le Ltt Charles Nungesser sur le terrain d'Estrées-St-Denis, le 30 août 1918 - A partir de la gauche : Cne Louis Séjourné, Ltt Charles Nungesser - Si vous êtes capables d'identifier les autres pilotes, veuillez prendre contact avec l'auteur du site - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Photo Fond "Valois" de l'annexe BDIC du Musée de l'Armée des Invalides de Paris mis en ligne par le site Gallica de la grande bibliothèque de France.

Slt Henri Esprit Thomas Alfred Le Sort - Né le 26 juin 1888 à Fécamp (76) - Fils d'Auguste Le Sort et d'Amélie Bourgeois - Profession avant guerre aviateur - Appelé au 2ème groupe d'aviation comme pilote en octobre 1911 - Brevet de pilote militaire n° 459 en date du 28 avril 1914 - Nommé Adjudant, le 15 décembre 1914 - Pilote de l'escadrille HF 1 du 3 août 1914 au 17 janvier 1915 - Pilote de l'escadrille N 15 du 31 mars 1915 au 27 février 1916 - Nommé sous-lieutenant à titre temporaire, le 8 octobre 1915 - Pilote de l'escadrille N 65 du 1er mars 1916 au début 1917 - Nommé sous-lieutenant à titre définitif, le 15 avril 1916 - Pilote de la société Clerget-Blin à partir du 23 janvier 1917 - Entré en sursis, le 1er mars 1918 - Décédé des suites d'un accident d'avion sur le terrain de Villacoublay, le 20 avril 1918 - Chevalier de la Légion d'Honneur en mars 1916 - Médaille Militaire en août 1915 - Croix de Guerre - cinq citations à l'ordre de l'armée - 1 citation à l'ordre de la division - Henry Le Sort repose au cimetière des Gonards à Versailles - Photo collection Philippe Bentresque que je remercie pour son aide.

Sgt Robert Ernest Ragaz - Né le 28 août 1897 à Beaumontel (Eure) - Fils d'Abraham Ragaz et de Suzanne Gosselin - Profession avant guerre Etudiant - Engagé au 1er groupe d'aviation de Dijon comme mécanicien, le 12 juillet 1915 - Brevet de pilote militaire n° 2754 obtenu à l'école d'aviation militaire d'Avord, le 23 février 1916 - GDE du 10 avril au 1er mai 1916 - Stage à l'école du tir aérien de Cazaux du 1er mai au 19 juin 1916 - Pilote de l'escadrille N 65 du 21 juin 1916 au 16 septembre 1917 - Pilote de l'escadrille BR 66 du 22 septembre 1917 au 2 février 1918, date de sa mort - Tué au combat dans les environs du camp de Sissonnes (02), le 2 février 1918 - Une citation à l'ordre de l'armée - Croix de Guerre - Photo Léon Coutière, transmise par Patrick Nicolas, son fils, que je remercie pour son aide.

* Citation à l'ordre de l'armée : "Animé de la plus belle bravoure. S'est dépensé sans compter depuis son arrivée au front. A livré 23 combats aériens. Dans les dernières opérations, a été choisi à plusieurs reprises pour attaquer à coup de mitrailleuse, les tranchées ennemies. A fait au cours de ces missions, l'admiration de tous."

Cne Gaston Victor Luc-Pupat - Né le 25 juillet 1885 à Lyon (69) - Fils de François Arsène Luc-Pupat et de Reine Marie Bourdillon - Classe 1905 - Recrutement de Rhône Central sous le n° matricule 1736 - Engagé au 52ème régiment d'infanterie du 28 février 1904 - Affecté au 140ème régiment d'infanterie stationné à Romans, le 5 février 1914 - Nommé Lieutenant à titre définitif, le 30 juin 1914 - Passé dans l’aéronautique militaire comme observateur, le 14 mai 1915 - RGA du 22 mai au 6 juillet 1915 - Observateur de l'escadrille MF 44 du 6 juillet 1915 au 3 juin 1916 - Hospitalisé du 30 novembre au 31 décembre 1915 - En convalescence du 5 janvier au 9 février 1916 - Stage de tir à l'école de tir aérien de Cazaux du 1er mai au 6 juin 1916 - Une citation à l’ordre du corps d'armée en date du 25 septembre 1915 - Citation à l'ordre de l'armée du Ltt Gaston Luc-Pupat, observateur de l'escadrille MF 44 en date du 15 mars 1916 - Affecté à l'école d'aviation militaire de Chartres comme élève pilote, le 3 juin 1916 - Brevet de pilote militaire n° 3870 à l'école d'aviation militaire de Chartres, le 6 juillet 1916 - Ecole d'aviation d'Avord (stage de perfectionnement) - Ecole d'aviation de Pau (stage de haute école et de chasse) jusqu'au 1er octobre 1916 - Pilote de l'escadrille N 38 du 1er octobre au 16 novembre 1916 - Pilote de l'escadrille N 90 du 16 novembre 1916 au 9 avril 1917 - Pilote de l'escadrille N 65 du 9 au 25 avril 1917 - Pilote et commandant de l'escadrille N 79 d'avril 1917 au 4 septembre 1917 - Nommé Capitaine à  titre temporaire, le 24 juin 1917 - Nommé capitaine à titre définitif, le 6 juillet 1917 - Chevalier de la Légion d'Honneur et une citation (3ème) à l'ordre de l'armée au Cne Gaston Luc-Pupat, commandant N 79 en date du 31 juillet 1917 - Croix de Guerre 14-18 - Citation à l'ordre de l'armée du Ltt Gaston Luc-Pupat, lieutenant d'infanterie, commandant l'escadrille N 79 en date du 23 mai 1917 - Tué au combat, en attaquant un Drachen, au Sud de St-Quentin, près de Villers-le-Sec (02), le 4 septembre 1917 - Photo Christophe Blanc, son arrière petit-fils que je remercie pour son aide.

* Citation à l'ordre de l'armée du Ltt Gaston Luc-Pupat, observateur de l'escadrille MF 44 en date du 15 mars 1916 : "Officier observateur très qualifié par son coup d'oeil et son jugement. A donné depuis son arrivée à l'escadrille44 de belles preuves d'audace et de sang-froid. A attaqué violemment, à plusieurs reprises, des avions ennemis (31 juillet, 20 septembre, 10 octobre 1915). S'est particulièrement distingué le 28 février dernier, en prenant avec calme et précision, sous le feu violent des batteries spéciales, des photographies qui ont fourni de précieux renseignements (20 éclats d'obus dans l'appareil, bord d'attaque coupé)."

* Chevalier de la Légion d'Honneur et une citation (3ème) à l'ordre de l'armée au Cne Gaston Luc-Pupat, commandant N 79 en date du 31 juillet 1917 : "Pilote hors de pair, plein de courage et d'audace. A accompli un très grand nombre de missions lointaines, toujours poussées jusqu'au bout, malgré les difficultés rencontrées. Le 6 juillet 1917, a exécuté une reconnaissance importante très loin dans les lignes ennemies, soutenant trois combats avec succès, et rapportant des renseignements particulièrement précieux. Complétement épuisé et arrivé à l'extrême limite de ses forces, n'a interrompu son service que sur l'ordre formel qui lui en a été donné. Déjà trois fois cité à l'ordre."

* Citation à l'ordre de l'armée du Ltt Gaston Luc-Pupat, lieutenant d'infanterie, commandant l'escadrille N 79 en date du 23 mai 1917 : "Pilote remarquable par son audace, son sang-froid, son mépris absolu du danger, prend toujours pour lui les missions les plus périlleuses. A exécuté de très nombreuses reconnaissances lointaines et a rapporté des renseignements sûrs et précieux pour le commandement. Attaque toujours l'ennemi partout où il le rencontre, même fort loin dans ses lignes. le 26 avril 1917, a attaqué un avion ennemi qui est tombé à proximité des lignes en vue des postes français."

Ltt Louis Aignan Séjourné - Né le 15 septembre 1889 à Toulouse (31) - Fils de Paul Séjourné et de Marie Antoinette de Pérès - Domiciliés 88, rue Saint-Lazare à Paris (75) - Classe 1909 - Recrutement de la Seine sous le matricule n° 1533 - Engagé à l'école spéciale militaire de St-Cyr, le XX octobre 1910 - Promotion "Saumur" de 1911 - Nommé Sous-Lieutenant et affecté au 11ème régiment de Hussards, le 13 juillet 1913 - Blessé sur le pont de Monécourt (57), le 15 septembre 1914 - Nommé Lieutenant à titre définitif et affecté au 1er régiment de Hussards, le 30 septembre 1914 - Une citation à l'ordre du 1er régiment de Hussard en septembre 1914 - Une citation à l'ordre du 1er régiment de Hussards en janvier 1915 - Passé à l'aéronautique militaire comme observateur, le 15 avril 1915 - Affecté à l'école des observateur de la RGAé du Bourget-Dugny du 15 mai au 2 juillet 1915 - Une citation à l'ordre du 1er régiment de Hussards en juillet 1915 - Observateur de l'escadrille VB 106 du 2 juillet 1915 au 25 février 1916 - Observateur de l'escadrille N 65 du 26 février 1916 au XXX - Une citation à l'ordre de l'armée, le 30 mars 1916 - Détaché à l'escadrille C 66 du 25 juin 1916 au XXX - Brevet de pilote militaire n° 5153 obtenu à l'école militaire d'aviation du Crotoy, le 7 janvier 1917 - Stage de perfectionnement "Avions rapides" à l'école militaire d'aviation d'Avord - Stage de tir à l'école de tir aérien de Cazaux - Stage de "Haute Ecole" à l'école militaire d'aviation de Pau, jusqu'au 21 mars 1917 - Pilote du GDE du 21 mars au 1er avril 1917 - Pilote de l'escadrille N 65 du 1er avril au 7 octobre 1917 - Hospitalisé, le 27 juillet 1917 - Revient de convalescence, le 21 septembre 1917 - Commandant de l'escadrille SPA 88 du 7 octobre 1917 au 24 janvier 1918 - Nommé Capitaine à titre temporaire, le 3 décembre 1917 - Commandant de l'escadrille SPA 65 du 24 janvier 1918 au 11 avril 1919 - Nommé Capitaine à titre définitif, le 19 avril 1918 - Une victoire homologuée, le 15 août 1918 - Chevalier de la Légion d'Honneur et une citation à l'ordre de l'armée, le 26 octobre 1918 - Croix de Guerre avec cinq citations (3 à l'ordre du régiment et 2 à l'ordre de l'armée) En congé sans solde 2 ans - Affecté au 4ème régiment d'aviation d'observation du Bourget, le 20 mai 1920 - Affecté au 2ème régiment d'aviation de Strabourg - Démissionnaire de l'armée - Affecté dans la réserve au 13ème régiment de Dragons, le 15 décembre 1922 - Affecté dans la réserve au 1er régiment d'aviation de Thionville-Basse-Yutz, le 23 avril 1923 - Affecté à l'arme de l'aéronautique, le 29 juin 1923 - Décédé à Fort de France (Martinique), le 6 février 1931 - Sources : Pam - LO - CCC 65 - CCC 106 - JORF - Dernière mise à jour : 16/01/2015 - Photo transmise par Marc Giraud, son petit-neveu, que je remercie pour son aide.

* Citation à l'ordre de l'armée du Ltt Louis Aignan Séjourné, à l'escadrille N 65, en date du 30 mars 1916 : "Excellent observateur. Cité deux fois dans son arme à l'ordre du régiment. A effectué six bombardements en pays ennemi depuis son arrivée au groupe de chasse. A soutenu sept combats heureux dans les lignes adverses dont quatre dans les mêmes reconnaissances (déjà cité à l'ordre du 2ème groupe de bombardement)."

* Chevalier de la Légion d'Honneur et une citation à l'ordre de l'armée du Cne Louis Aignan Séjourné du 1er régiment de Hussards, pilote aviateur, en date du 26 octobre 1918 : "Officier d'une mérite exceptionnel. Dans l'aviation depuis trois ans et demi, a rendu comme observateur bombardier et pilote les plus signalés services. Commandant depuis plus de six mois une escadrille de chasse, en a fait une unité d'élite, montrant dans cet emploi les plus belles qualités de chef. A récemment abattu un avion ennemi après un dur combat. Une blessure. Cinq citations."

* Ltt Maurice Eugène Séjourné - Né le 15 septembre 1889 à Toulouse (31) - Fils de Paul Séjourné et de Marie Antoinette de Pérès - Domiciliés 88, rue Saint-Lazare à Paris (75) - Ingénieur des Ponts et Chaussées promotion 1913 - Classe 1909 - Recrutement de la Seine sous le matricule n° 1582 - Engagé au 6ème régiment de Génie en octobre 1910 - Passé à l'aéronautique militaire (St-Cyr) comme observateur, le 22 décembre 1914 - Titularisé observateur, le 27 janvier 1915 - Observateur de l'escadrille VB 105 du 31 janvier au 18 juin 1915 - Observateur de l'escadrille VB 106 du 18 juin au 1er juillet 1915 - Observateur de l'escadrille VB 105 du 1er juillet 1915 au (1er trimestre) 1916 - Nommé Lieutenant, le 3 septembre 1915 - Une citation à l'ordre de l'armée, le 11 septembre 1915 - Une citation à l'ordre de l'armée en février 1916 - Brevet de pilote militaire n° 3528 obtenu à l'école militaire de Juvisy, le 22 mai 1916 - Insigne de pilote militaire (macaron) n° B.3122 - Stage de tir à l'école de tir aérien de Cazaux - Stage de "Haute Ecole" à l'école militaire d'aviation de Pau, jusqu'au 20 septembre 1916 - Une citation à l'ordre du régiment en mai 1918 - Pilote de l'escadrille N 65 / SPA 65 du 3 novembre 1916 au 28 mars 1919 - Chevalier de la Légion d'Honneur et une citation à l'ordre de l'armée, le 22 juillet 1917 - Citation à l'ordre de l'armée, en date du 14 octobre 1917 - Blessé au cours d'un accident d'avion, le 30 décembre 1917 - Nommé Capitaine à titre définitif, le 19 avril 1918 - Croix de Guerre 4 palmes de bronze et une étoile de bronze - Hospitalisé, le 28 mars 1919 - Affecté au 4ème régiment d'aviation d'observation du Bourget - En congé sans solde de deux ans - Affecté au 2ème régiment d'aviation de Strasbourg - Officier de la Légion d'Honneur, le 2 février 1940 - Décédé à Paris 6ème arrondissement, le 29 septembre 1941 - Sources : Pam - CCC 65 - CCC 105 - CCC 106 - JORF - Dernière mise à jour : 16/01/2015 - Photo transmise par Marc Giraud, son petit-neveu, que je remercie pour son aide.

* Citation à l'ordre de l'armée du Slt Maurice Séjourné, au 6ème régiment du Génie, observateur à l'escadrille VB 105, en date du 11 septembre 1915 : "Excellent observateur plein d'allant et de ténécité. A pris part à de très nombreux bombardements et en particulier à plusieurs exécutés dans des circonstances atmosphériques défavorables. Au cours de l'un d'eux, l'avion étant incapable de suivre, a exécuté l'opération tout seul, une heure après les autres."

* Citation à l'ordre de l'armée du Ltt Maurice Séjourné, observateur à l'escadrille VB 105, en date du 22 août 1916 : "Observateur à la VB 105, montre un entrain, une bravoure et un sang-froid qui ne se sont jamais démentis. Le 23 janvier, attaqué à faible distance par trois avions ennemis, a, par une manoeuvre résolue, mis en fuite l'un des adversaires, fait abandonner la lutte aux deux autres et reçu trois balles dans l'appareil et près près de lui. A ensuite exécuté sa mission de bombardement."

* Chevalier de la Légion d'Honneur et une citation à l'ordre de l'armée du Ltt Maurice Séjourné, du Génie, pilote à l'escadrille N 65, en date du 22 juillet 1917 : "Après s'être distingué comme observateur bombardier, est devenu aviateur de chasse d'une remarquable bravoure, donnant sans cesse un bel exemple aux pilotes de son escadrille, sur lesquels il exerce la plus belle influence. S'est brillamment conduite dans la période de mars à juin 1917. A livré un grand nombre de combats très durs. A attaqué, le 1er mai, à 15 kilomètres au-dela des lignes, deux avions allemands, dont l'un est tombé désemparé, et exécuté de multiples reconnaissances lointaines, qui ont donné les plus précieux résultats. déjà trois fois cité à l'ordre."

* Citation à l'ordre de l'armée du Ltt Maurice Séjourné, pilote à l'escadrille N 65, en date du 14 octobre 1917 : "Brillant pilote de chasse. le 30 septembre 1917, a attaqué avec sa bravoure habituelle un avion ennemi qu'il a abattu en flammes."

Ltt Raymond Emmanuel Marie Emile Bonneau - Né le 24 septembre 1888 à Verines (Charentes) - Fils de Nestor Jean Bonneau et de Marie Adèle Roblin - Incorporé au 8ème régiment de Cuirassiers, le 1er octobre 1909 - Afffecté au 8ème régiment de Cuirassiers comme Brigadier (caporal), le 15 mars 1910 - Nommé Maréchal des Logis, le 11 octobre 1910 - Nommé MDL fourrier, le 17 avril 1911 - Admis à l'école d'application de la Cavalerie comme aspirant du 1er octobre 1912 au 16 août 1913 - Nommé Sous-Lieutenant, le 1er octobre 1913 - Affecté au 4ème régiment de Dragons, le 1er octobre 1913 - Dans cette unité à la déclaration de Guerre - Blessé d'un coup de lance lors d'une reconnaissance aux ecluses de Mittersheim, le 19 août 1914 - Détaché à l'aéronautique militaire comme observateur, le 8 novembre 1914 - Elève pilote à l'école d'aviation militaire de Chartres du 2 février au 15 avril 1915 - Brevet de pilote militaire n° 716 obtenu à l'école d'aviation militaire de Chartres, le 15 mars 1915 - Pilote de l'escadrille MF 45 du 15 avril au 20 juillet 1915 - Nommé Lieutenant, le 2 juillet 1915 - Pilote de l'escadrille N 48 du 20 juillet 1915 au 13 mars 1916 - Pilote de l'escadrille N 65 du 19 mars au 20 juillet 1916 - Fait prisonnier à Moussy-aux-Bois (Somme), le 20 juillet 1916 - Interné à Butow (Poméranie - Allemagne), le 5 avril 1918 - Rapatrié d'Allemagne, le 1er janvier 1919 - Détaché à l'escadrille 553 de Meknés (Maroc) du 6 mars au 2 mai 1919 - Commandant l'escadrille 556 de Rabat du 2 mai 1919 au 28 mai 1920 - Fracture du tibia gauche au cours d'un accident d'avion, le 17 juillet 1919 - Hospitalisé du 17 juillet 1919 au 28 mai 1920 - Affecté au 7ème régiment d'observation, le 1er juin 1920 - Affecté au 35ème régiment d'observation, le 1er août 1920 - Passe de la cavalerie à l'infanterie, le 20 mars 1922 - Nommé Capitaine, le 24 mars 1922 - Affecté au 33ème régiment d'aviation de Wackernheim, le 22 septembre 1923 - Marié à Marie Catherine Madeleine Pierre, le 26 octobre 1922 - Commandant d'escadrille, le 15 février 1925 - Nommé Chef de Bataillon, le 25 décembre 1928 - Commandant du 2ème groupe du 33ème régiment d'aviation, le 25 décembre 1928 - Chevalier de la Légion d'Honneur, le 1er janvier 1930 - Affecté au 3ème régiment d'aviation, le 2 juin 1930 - Commandant de la Base Aérienne de Châteauroux, le 20 novembre 1933 - Nommé Lieutenant-Colonel, le 25 décembre 1933 - Commandant de la 3ème demi-brigade aérienne et de la 3ème escadre aérienne, le 1er janvier 1934 - Commandant de l'école des apprentis mécaniciens de l'AA de Rochefort, le 2 septembre 1936 - Nommé Colonel, le 15 mars 1937 - Commandant de l'école de Salon-de-Provence, école de l'Air, le 15 octobre 1937 - Commandant supérieur des écoles d'Istres et de Salon-de-Provence, le 8 octobre 1937 - Commandant de la base et de l'école de l'Air de Bordeaux, le 6 septembre 1939 - Commandeur de la Légion d'Honneur, le 17 mars 1939 - Commandant de l'école de Melnés, le 20 juillet 1940 - Mis en congé du personnel navigant, le 20 septembre 1940 - Arrêté par la Gestapo, le 3 mai 1944 - Incarcéré au fort du Ha à Bordeaux, le 3 mai 1944 - Déporté au camp de concentration de Dachau du 7 juillet 1944 au 11 mai 1945 - Commandant de la base aérienne de Marignane, le 20 septembre 1945 - Nommé Général de Brigade, le 15 février 1946 - Placé en situation de réserve, le 15 février 1947 - Croix de Guerre 1939-1945 - Officier du Ouissam Alaouite - Médaille de la résistance Française, le 24 avril 1946 - Grand Officier de la Légion d'Honneur, le 11 juin 1946 - Photo Joseph Lecou mécanicien de l'escadrille N 48 transmise par son petit-fils Hervé que je remercie pour son aide.

* Citation à l'ordre de l'armée en date du 1er novembre 1914 : "Choisi pour exécuter une reconnaissance particuilèrement difficile par le commandant de l'armée, a réussi à remplir sa mission malgré un peloton ennemi qu'il a bousculé. Légérement blessé."

* Citation à l'ordre du service aéronautique du DAL n° 5 en date du 22 novembre 1915 : "N'a cessé de montrer depuis huit mois les plus grandes qualités d'audace et d'énergie dans l'exécution de missions périlleuses (vols de nuit et reconnaissances à longue portée). Le 9 novembre, surpris par un appareil ennemi de vitesse très supérieure, a engagé le combat et a forcé l'avion ennemi à atterrir. N'a du de pouvoir rentrer dans nos lignes qu'à son sang-froid et à son habilité ayant eu son appareil criblé de balles dans les parties essentielles au point d'être inutilisable."

* Citation à l'ordre de l'armée en date du 28 mars 1916 : "Pilote remarquable plein d'entrain et d'énergie, volontaire pour toutes les expéditions spéciales et lointaines. A exécuté plusieurs bombardements et reconnaissances de nuit, descendant à 30 mètres du sol pour reconnaître des objectifs ennemis et rapporter des renseignements importants. A engagé de nombreux combats avec des avions ennemis sur lesquels il a toujours la supériorité."

* Citation à l'ordre de l'armée accompagnant le grade de Chevalier de la Légion d'Honneur en date du 17 juillet 1916 : "Officier d'une très grande bravoure. Volontaire pour toutes les missions périlleuses, les a toujours accomplies avec succès grâce à son habileté et à son énergie. Au cours des récentes opérations a abattu un avion et un Drachen. déjà quatre fois cité à l'ordre."

* Lettre de félicitations avec citation au BO n° 270 en date du 31 juillet 1925 : "A fait preuve de remarquables qualités d'organisation et de commandement en préparant et exécutant avec les 10 avions de son escadrille, un voyage aérien collectif de 2850 kms couverts en 5 étapes du 11 au 17 mai 1925. A rempli de bout en bout, à la tête de la première patrouille, les fonctions de pilote, chef de l'expédition." Signé Paul Painlevé.

* Lettre de félicitation n° 2412 en date du 27 mai 1936 : "Désigné comme Directeur d'un stage de pilotage et de navigation sans visibilité extérieure, au cours de l'hiver 1935-1936 a par ses brillantes qualités d'instructeur et d'organisateur, tiré un parti remarquable des moyens mis à sa disposition et obtenu les résultats les plus satsifaisants."

Slt François d'Astier de la Vigerie, officier du 13ème régiment de Dragons du 1er octobre 1909 au 22 mai 1915 - Photo François d'Astier de la Vigerie transmise par Geoffroy d'Astier de la Vigerie, que je remercie pour son aide.

Ltt François Pierre Raoul d'Astier de la Vigerie - Né le 7 mars 1886 au Mans (Sarthe) - Fils de Raoul Ollivier d'Astier de la Vigerie (officier) et de Jeanne Marie Amélie Françoise Masson de Montalivet - (Domiciliés au 11, rue de Courcelles à Paris 8ème (75) - Classe 1906 - Recrutement du ?ème bureau de la Seine sous le matricule n° XXX - Engagé volontaire pour quatre ans au titre de l'école spéciale militaire de St-Cyr - Promotion "Maroc" - Incorporé au 29ème régiment de Dragons, pour son année de service militaire, du 10 octobre 1907 au 16 mai 1910 - Nommé Brigadier, le 1er avril 1908 - Nommé Maréchal des Logis, le 20 octobre 1908 - Victime d'une commotion cérébrale suite à une chute de cheval, le 1er juillet 1909 - Nommé Sous-lieutenant et affecté au 13ème régiment de Dragons, le 1er octobre 1909 - Victime d'une entorse du genou droit au cours d'une chute de cheval, le 6 décembre 1909 - Marié avec Anne Marie Maurice De-Salignac-Fénelon à Paris 8ème (75), le 8 août 1910 - Nommé Lieutenant, le 1er octobre 1911 - Toujours au 13ème régiment de Dragons lors de la mobilisation générale du 2 août 1914 - Chef de peloton du 3ème escadron - Prend part à la bataille de la Woëvre en août 1914 - Prend part à la retraite de Belgique en octobre-novembre 1914 - Affecté à l'état-major de la 1ère brigade de la division du Maroc comme officier de liaison, le 22 mai 1915 - Prend part à l'offensive d'Artois en juin 1915 - Prend part à l'offensive de Champagne en septembre 1915 - Citation n° 18 à l'ordre de la 1ère brigade de la division du Maroc, en date du 22 octobre 1915 - Passé à l'aéronautique militaire, le 22 décembre 1915 - Détaché à l'école d'aviation militaire du Crotoy comme élève pilote, le 1er janvier 1916 - Brevet de pilote militaire n° 3249 obtenu à l'école d'aviation militaire du Crotoy, le 16 avril 1916 - Insigne de pilote militaire n° 4627 - Stage de perfectionnement "Avions rapides" à l'école d'aviation militaire d'Avord du 23 avril au 14 mai 1916 - Stage de tir à l'école de tir aérien de Cazaux du 14 mai au 14 juin 1916 - Stage de "Haute Ecole" à l'école d'aviation militaire de Pau du 14 juin au 22 juillet 1916 - Pilote du GDE du Plessis-Belleville du 22 juillet au 19 août 1916 - Pilote de l'escadrille N 65 du 19 août 1916 au 3 mars 1917 - Titulaire de 76 heures de vol sur les lignes, le 2 mai 1916 - Prend part à la bataille de la Somme en août-septembre 1916 - Une victoire homologuée contre un avion abattu à l'Est d'Estrées, le 15 septembre 1916 - Blessé au combat, aux commandes d'un Nieuport 17, d'une balle qui a traversé le pied gauche avec amputation de 3 orteils, le 23 septembre 1916 - Hospitalisé à l'hôpital Pauchet d'Amiens (Somme), le 23 septembre 1916 - Transféré sur l'hôpital auxiliaire n° 28, rue Bizet à Paris, le 15 octobre 1916 - Chevalier de la Légion d'Honneur et citation n° 3887 à l'ordre de l'armée, en date du 18 octobre 1916 - Croix de Guerre avec palme, en date du 18 octobre 1916 - En convalescence jusqu'au 10 décembre 1916 - Reprend sa place à l'escadrille N 65, le 10 février 1917 - Commandant de l'escadrille SPA 88 du 4 avril 1917 au 7 octobre 1917 - Nommé Capitaine à titre définitif, le 4 avril 1917 - Prend part à l'offensive du Chemin des Dames en avril 1917 - Une victoire homologuée contre un avion, le 1er mai 1917 - Une victoire homologuée contre un biplace forcé d'atterrir dans les lignes françaises dans les environs de Soppe (Haut-Rhin), le 11 mai 1917 - Citation n° 22 à l'ordre de la 7ème armée, en date du 12 mai 1917 - Citation n° 23 à l'ordre de la 7ème armée, en date du 18 mai 1917 - Citation à l'ordre de l'aéronautique de l'escadrille N 88, en date du 26 septembre 1917 - Blessé au combat, aux commandes d'un SPAD VII, d'une balle qui a traversé la jambe gauche, le 1er octobre 1917 - Son avion est tombé en flammes dans les environs de Vailly - Ses adversaires étaient probablement le Ltn Ebelt et l'Uffz Bechert du FlAbt 226 (leur 1ère victoire) - Evacué sur l'hôpital OE 8 de (Vasseny ou Vasny), le 1er octobre 1917 - Citation n° 512 à l'ordre de la 6ème armée, en date du 5 octobre 1917 - Transféré sur l'hôpital auxiliaire 28, rue Bizet à Paris, le 20 octobre 1917 - Nommé Adjoint technique à l'état-major du Groupement Féquant, le 3 mars 1918 - Hospitalisé pour traitement suite à ses blessures de guerre sur l'hôpital militaire du Val de Grâce à Paris du 15 mai au 26 juin 1918 - Nommé Commandant de la Division Breguet du GDE de Chartres du 1er août au 25 décembre 1918 - Lâché sur Breguet 14, le 6 octobre 1918 - Citation n° 11651 à l'ordre de l'armée de l'escadrille SPA 88, en date du 19 novembre 1918 - Termine la guerre avec la croix de guerre 14-18 avec 5 palmes de bronze, une étoile de vermeuil et une étoile de bronze - Commandant de la Division Breguet du GDE de Marigny-le-Châtel du 25 décembre 1918 au 19 février 1919 - Affecté à l'aéronautique du camp retranché de Paris (CRP) du 19 février au 5 mars 1919 - Chef de la mission aéronautique militaire française en Finlande du 5 mars au 6 août 1919 - Chevalier de 1ère classe de l'ordre de la Rose Blanche de Finlande - Affecté au 4ème bureau de la 12ème direction du Ministère de la Guerre, le 6 août 1919 - Officier de la Légion d'Honneur, le 16 juin 1920 - Domicilié au 2 bis, rue Montebello à Versailles (Seine-et-Oise) - Affecté à l'inspection technique de l'aéronautique, le 10 octobre 1921 - Chef adjoint du cabinet technique du secrétariat d'état à l'aéronautique & des transports aériens, le 22 février 1922 - Détaché comme attaché militaire à Rome (Italie), le 1er mai 1923 - Nommé Chef de bataillon, le 25 septembre 1925 - Affecté au 2ème bureau à l'administration centrale de l'aéronautique, le 1er janvier 1926 - Nommé Inspecteur du matériel technique à la direction de l'aéronautique, le 22 juin 1926 - Affecté au 34ème régiment d'aviation, le 23 février 1927 - Affecté comme commandant du 5ème groupe du 37ème régiment d'aviation, le 13 août 1927 - Nommé Commandant tactique de la région de Fez (Maroc), le 1er septembre 1927 - Nommé Commandant du 2ème groupe du 37ème régiment d'aviation et de l'aviation de la région de Meknès (Maroc), le 13 mars 1929 - Prend part aux combats de Gueffiat, le 8 avril 1929; El-Bordj et Aït-Yacoub, le 29 avril 1929; El-Bordj, le 10 mai 1929 - Citation n° 88 à l'ordre de l'armée, en date du 25 juillet 1929 - Nommé Lieutenant-Colonel et affecté à l'état-major général de l'inspection du matériel et des installations, le 25 décembre 1929 - Citation n° 8050 / TOE à l'ordre du Ministère de la Guerre, en date du 20 janvier 1930 - Commandeur de la Légion d'Honneur, le 1er avril 1931 - Affecté au 3ème régiment d'aviation de chasse de Châteauroux et commandant par intérim de ce régiment, le 25 juin 1932 - Désigné par assurer le commandement provisoire de la 3ème brigade aérienne de Tours, le 1er septembre 1933 - Nommé Colonel, le 25 septembre 1933 - Continue à exercer provisoirement les fonctions de commandant de la 23ème brigade aérienne - A suivi les cours du centre d'études tactiques d'artillerie à Metz (Moselle) du 1er au 30 octobre 1934 - Affecté à l'école militaire et d'application de l'armée de l'Air pour suivre les cours du centre des hautes études militaires, le 11 juillet 1934 - Désigné pour suivre les cours du centre des hautes études militaires du cycle d'information des officiers généraux et colonels du 2 au 24 novembre 1934 - Nommé Adjoint au général inspecteur de l'aviation légère de défense métropolitaine, le 11 décembre 1934 - Nommé Général de brigade aérienne, le 25 octobre 1936 - Nommé Commandant de la 23ème brigade aérienne, le 22 février 1938 - Commandant par intérim de la 4ème région aérienne - Nommé Général de division aérienne, le 10 mai 1939 - Nommé Commandant, par intérim, inspecteur général des écoles, le 13 juin 1939 - Nommé Général de corps aérien, le 10 septembre 1939 - Grand-Officier de la Légion d'Honneur, le 30 décembre 1939 - Nommé Commandant de la zone d'opérations aériennes du Nord (ZOAN) - Il a sous ses ordres les 2/3 des forces aériennes françaises - Relevé de son commandement par le Général Pujo, le nouveau ministre de l'Air, il est contraint d'accepter le commandement des forces aériennes au Maroc - Après l'attaque britannique de Mers El-Kébir contre la flotte française, il refuse d'effectuer des représailles contre les navires anglais mouillant à Gibraltar - Il est relevé de son commandement, le 23 août 1940 - Rentré en France, il participe à la résistance au sein du mouvement Libération-Sud - Il gagne Londres par Lysander, le 18 novembre 1942 - Nommé Adjoint au Général De Gaulle et membre du haut comité militaire, le 1er décembre 1942 - En mission à Alger du 19 au 22 décembre 1942 pour étudier la situation sur place et préparer la venue du général de Gaulle - Nommé Commandant des forces militaires françaises en Grande-Bretagne, le 3 juillet 1943 - Nommé Commandant supérieur des troupes françaises en Grande-Bretagne, le 16 octobre 1943 - Nommé Délégué militaire à Londres du Comité d'action en France et délégue auprès du Haut-commandement interallié pour les questions d'administration militaire en France sur le théâtre d'opérations Nord, le 3 décembre 1943 - Rappelé à Alger par le général de Gaulle en avril 1944 - En mission en Espagne de juin à juillet 1944 - Rejoint le général de Gaulle après la libération de Paris - Fait Compagnon de la libération, le 8 novembre 1944 - Nommé ambassadeur de France à Rio de Janeiro (Brésil) du 8 novembre 1944 à 1946 - Décédé à Paris, le 10 octobre 1956 - François d'Astier de la Vigerie repose dans la 10ème section du cimetière du Père-Lachaise à Paris (75) - Sources : Acte de naissance - Pam - Etat des services - LO - Bailey/Cony - Liste des brevets militaires - Relevé des citations - JORF - Dernière mise à jour : 16 avril 2017.

* Citation n° 18 à l'ordre de la 1ère brigade de la division du Maroc, en date du 22 octobre 1915 : "Sur le front depuis le début de la campagne, a fait preuve de brillantes qualités militaires, de mordant et d'audace au cours de reconnaissances de cavalerie. Affecté à un état-major de brigade a, pendant les combats des 25 et 28 septembre 1915 assuré les liaisons avec un profond mépris du danger."

* Chevalier de la Légion d'Honneur et citation n° 3887 à l'ordre de l'armée, en date du 18 octobre 1916 : "Après s'être distingué au début de la campagne dans la cavalerie, est passé dans l'aviation où il s'est montré pilote de chasse brave, hardi et plein de sang-froid. Le 15 septembre 1916, a livré combat à 2 avions allemands qui attaquaient un avion de réglage, a abattu l'un d'eux et mis l'autre en fuite. Le 23 septembre, au cours d'un combat dans les lignes ennemies, ayant été grièvement blessé, a eu l'énergie de ramener son appareil jusqu'au terrain." Cette citation comporte l'attribution de la Croix de Guerre avec Palme.

* Citation n° 22 à l'ordre de la 7ème armée, en date du 12 mai 1917 : "Commandant d'une escadrille en formation, a donné, dès son arrivée de ses premiers éléments, le plus bel exemple de bravoure et d'habileté. Le 1er mai 1917, avec deux de ses pilotes, a attaqué neuf avions ennemis. A abattu l'un d'entre eux."

* Citation n° 23 à l'ordre de la 7ème armée, en date du 18 mai 1917 : "Chef d'une escadrille en formation, donne journellement à la jeune unité le plus bel exemple de bravoure et d'adresse. Le 11 mai, à la tête d'une patrouille, a attaqué deux avions ennemis et a descendu l'un d'eux qui est tombé dans nos lignes. C'est le 3ème avion descendu par ce pilote."

* Citation à l'ordre de l'aéronautique de l'escadrille N 88, en date du 26 septembre 1917 : "Sous les ordres et à l'exemple du capitaine d'Astier, a brillamment accompli 420 vols de guerre, au cours desquels 102 croisières de chasse et 13 protections de reconnaissances photographiques ou d'avions d'artillerie. Méritent une attention particulière. A livré 54 combats au cours desquels trois avions ennemis ont été abattus."

* Citation n° 512 à l'ordre de la 6ème armée, en date du 5 octobre 1917 : "Commandant d'escadrille de chasse. Superbe d'entrain, de bravoure et d'adresse, a détruit trois avions ennemis et fait tomber désemparés deux autres. déjà blessé dans un combat aérien en 1916, vient d'être à nouveau grièvement blessé, le 1er octobre 1917, en attaquant un groupe d'avions ennemis à la tête de ses patrouilles."

* Citation n° 11651 à l'ordre de l'armée de l'escadrille SPA 88, en date du 19 novembre 1918 : "Unité d'élite, animée par un magnifique enthousiasme et le plus pur esprit de sacrifice. Formée par le Capitaine d'Astier, blessé en la menant au combat, a été successivement entrainé par les capitaines Doumer ey Guérin tués et le capitaine Rozoy blessé à la tête. Sous leur ardente impulsion et à leur exemple, a pris part à toutes les grandes batailles qui ont assuré le salut et la victoire de la France et y a fait preuve, malgré de lourdes pertes, du même esprit de bravoure et complet mépris du danger."

* Citation n° 88 à l'ordre de l'armée, en date du 25 juillet 1929 : "Commandant de groupes d'escadrilles, hors de pair qui a dirigé de façon magistrales l'action de l'aviation dans les opérations du Haut-Zig en avril-mai 1929. Par son activité, sa nouvelle compréhension des besoins des troupes à terre, sa vive intelligence des situations, a tiré le meilleur parti des élèments mis à la disposition du territoire du Sud. A donné, en outre, lui-même, les plus beaux esemples d'allant et de courage en exécutant des missions périlleuses dans un pays difficile et par tous les temps."

* Citation n° 8050 / TOE à l'ordre du Ministère de la Guerre, en date du 20 janvier 1930 : "Sous les ordres du Commandant d'Astier de la Vigerie, ayant pour adjoint le commandant Blaise, le groupe provisoire d'aviation du Rick, composé des 3ème, 4ème, 7ème et 8ème escadrilles, a contribué pour une latge part au rétablissement de la situation dans la région d'Ait Yacoub. En dehors des nombreuses et pénibles missions journalières de reconnaissances, et de bombardement, a sauvé à plusieurs reprises par des inerventions massives et répétées par le poste d'Aib Yacoub, en particulier dans la matinée du 12 juin 1929. Quoique travaillant dans les conditions matérielles les plus défavorables, par un très mauvais temps, survolant sans cesse un pays chaotique, a su se montrer à hauteur de toutes les tâches pendant la période entique, précéda l'arrivée des premiers renforts, réconfortant le moral des assiégés et recueillant d'incessants témoignages de leur reconnaissance et de leur admiration." Cette citation comporte l'attribution de la Croix de Guerre des TOE avec Palme.

* Grand officier de la Légion d'Honneur du Général de corps aérien François Pierre Raoul d'Astier de la Vigerie, en date du 30 décembre 1939 : "32 ans de services, 10 campagnes, 3 blessures, 8 citations, 21 ans de bonifications pour services aériens, 81 annuités. Commandeur de la Légion d'Honneur du 1er avril 1931."

 

Photo du MdL André Launay

MdL André Yves Jacques Jean Léon Launay - Né le 22 février 1892 à Ménestreau-en-Villette (Loiret) -  Fils de Léon Launay (valet de chambre) et de Vitalienne Léonie Morieux (cuisinière) -  Classe 1912 - Recrutement de XXX sous le matricule n° 217 -  Affecté au 12ème régiment de Cuirassiers - Brevet de pilote militaire n° 10.599  obtenu à l'école d'aviation militaire d'Etampes, le 19 décembre 1917 - Pilote de l'escadrille SPA 65 du 24 juillet 1918 au 1er janvier 1920 - Nommé Maréchal des Logis, le 26 août 1918 - Médaille Militaire - Deux citationà l'ordre de l'armée, en date du 25 novembre 1918 - Affecté au 2ème régiment d'aviation de chasse de Strasbourg (la SPA 65 devient la 105ème escadrille de ce régiment) -  Marié avec Jeanne Baerthelé à Strasbourg (67), le 23 mars 1922 - Pilote de la Franco-Roumaine - A accompli 81.571 km pour 591h33 heures de vol dans cette compagnie -  Pilote de la CIDNA puis de la compagnie Air Orient - Plus de 5.000 heures de vol - Chevalier de la Légion d'Honneur en 1924 - Etait aux commandes du trimoteur Dewoitine 332 "Emeraude" lors de l'accident survenu , le 15 janvier 1934 - Après avoir décollé à 18h15 de Lyon à destination de Paris, l'avion a traversé une tempête de Neige et s'est écrasé au Sud de Corbigny, près de Clamecy (au lieu-dit "La Linarde") - Cet avion inaugurait la ligne Saïgon-Paris - Les dix occupants ont été tués, à savoir : M. André Jean Launay (pilote) - M. Camille Crampell (mécanicien navigant 2500 heures de vol) - M. Ferdinand Queyrel (radio-télégraphiste navigant) - M. Pierre Pasquier (gouverneur général de l'Indochine) - Cne Bussault (officier d'ordonnance du gouverneur) - M. Emmanuel-Jacques Chaumié (directeur de l'aviation civile au Ministère de l'Air) - Mme Colette Chaumié (épouse du directeur de l'aviation civile) - M. Maurice Balazuc (directeur général du service technique au Ministère de l'Air) - M. Maurice Noguès (chef d'exploitation de la compagnie Air France) - M. Larrieu (chargé de mission au Ministère de l'Air) - Sources : Acte de naissance - CCC SPA 65 - JORF - L'Aérophile - Le Figaro - Dernière mise à jour : 24 juin 2015.

* Citation à l'ordre de l'armée du MdL André Léon Launay, du 12ème régiment de cuirassiers à pied, pilote à l'escadrille SPA 65, en date du 25 novembre 1918 : "Brillant pilote de chasse, enthousiaste et brave. S'est fait remarquer dès son arrivée à l'escadrille par son allant et son complet mépris du danger. Pendant les dernières opérations a fait de nombreuses attaques de Drachen et mitraillé presque quotidiennement les troupes à terre. Le 29 octobre 1918, a abattu un avion ennemi. Une blessure. Une citation."

* Citation à l'ordre de l'armée du MdL André Léon Launay, du 12ème régiment de cuirassiers à pied, pilote à l'escadrille SPA 65, en date du 25 novembre 1918 : "Jeune pilote animé d'un merveilleux allant et d'une remarquable bravoure. le 5 novembre 1918, a effectué à faible altitude et par très mauvais temps une reconnaissance des rassemblements ennemis. A atterri à proximité de nos batteries et leur a fourni des renseignements précieux. Une blessure. deux citations."

* Sont cités à l'ordre de la Nation, en date du (18) janvier 1934 : M. André Jean Launay (pilote) - M. Camille Crampell (mécanicien navigant) - M. Ferdinand Queyrel (radio-télégraphiste navigant) - M. Emmanuel-Jacques Chaumié (directeur de l'aviation civile au Ministère de l'Air) - M. Maurice Noguès (chef d'exploitation de la compagnie Air France) - M. Maurice Balazuc (directeur général du service technique au Ministère de l'Air).

* Sont cités à l'ordre de la nation, en date du (19) janvier 1934 : M. Pierre Pasquier (gouverneur général de l'Indochine) - Cne Bussault (officier d'ordonnance du gouverneur).

 

 

Les avions

Après avoir abattu un Drachen au Nord de Gincrey, le Nieuport 16 n° 959 piloté par l'Adj Henri Réservat est attaqué par plusieurs appareils allemands - Touché par plusieurs balles, le moteur rend l'âme - Le pilote est obligé de le poser dans un champ, dans les lignes allemandes - En fin d'atterrisage, la roue gauche du train d'atterrissage tombe dans un trou et se brise - L'avion fini sa course en pylone, il est toujours armé de 4 fusées le Prieur - Réservat, qui n'a pas été blessé, est fait prisonnier - Cette photo montre l'avion avant qu'il soit remis sur ses roues - Photo Ebay RFA.

Nieuport 16 n° 959 codé "R" de l'Adj Henri Réservat, a été capturé par les allemands, le 22 mai 1916 - Il a été remis sur ses roues pour être présenté - Remarquez que la salve des quatre fusées Le Prieur de l'aile gauche (place pilote) est toujours en place - Carte postale d'époque.

Nieuport 16 n° 959 codé "R" de l'Adj Henri Réservat capturé par les allemands, le 22 mai 1916 - Les fusées Le Prieur ont changé de côté.

Nieuport 16 n° 959 codé "R" de l'Adj Henri Réservat capturé le 22 mai 1916 et exposé au musée des Techniques de Berlin - Les collections de ce musée ont été détruites en 1945 - Photo collection Gregory VanWyngarden que je remercie pour son aide.

Gros plan des fusées Le Prieur qui n'ont pas été tirées par le Nieuport 16 n° 959, piloté par l'Adj Henri Réservat - Photo collection Gregory VanWyngarden que je remercie pour son aide.

Détail du montage de la mitrailleuse Lewis montée sur le Nieuport 16 n° 959 codé "R" de l'Adj Henri Réservat capturé le 22 mai 1916 - Photo collection Gregory VanWyngarden.

Nieuport 16 du Slt Georges Boillot, pilote de l'escadrille N 65 du 18 avril au 19 mai 1916 - Tué au combat dans les environs de Vadelaincourt (55) , le 19 mai 1916 - Photo collection Rainer Absmeier que je remercie pour son aide.

A droite, le Slt Georges Boillot, pilote de l'escadrille N 65 du 18 avril au 19 mai 1916, photographié sur le terrain de Lemmes (55), le 16 mai 1916 - Il sera tué d'une balle au coeur, trois jours plus tard, au cours d'un combat aérien contre quatre avions adverses - Photo Ltt Lapeyre appartenant au fond "Valois" de l'annexe de la BDIC du Musée de l'Armée des Invalides de Paris (75).

Nieuport 16 n° 1124 codé "B" du Slt Georges Boillot, pilote de l'escadrille N 65 sur le terrain de Lemmes (55), le 16 mai 1916 - Le mécanicien vient de faire le plein d'essence - A l'époque, l'essence d'aviation était disponible en petits bidons métalliques, que l'on aperçoit par terre à droite - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Photo Ltt Lapeyre appartenant au fond "Valois" de l'annexe de la BDIC du Musée de l'Armée des Invalides de Paris (75).

Le Slt Georges Boillot s'installe aux commandes de son Nieuport 16 n° 1124 codé "B" sur le terrain de Lemmes (55), le 16 mai 1916 - A l'époque, l'armement consistait en une unique mitrailleuse Lewis fixée sur l'aile supérieure et alimentée par un chargeur camenbert de 47 cartouches - Photo Ltt Lapeyre appartenant au fond "Valois" de l'annexe de la BDIC du Musée de l'Armée des Invalides de Paris (75).

Départ en mission du Slt Georges Boillot, aux commandes du Nieuport 16 n° 1124 codé "B" sur le terrain de Lemmes (55), le 16 mai 1916 - Il a été tué au cours d'un combat aérien contre quatre adversaires, le 19 mai de la même année - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Photo Ltt Lapeyre appartenant au fond "Valois" de l'annexe de la BDIC du Musée de l'Armée des Invalides de Paris (75).

Slt Charles Nungesser pose à côté de son Nieuport 16 n° 880 en fin avril 1916 - Son avion porte sa marque de l'époque, la lettre blanche "N" - Nungesser est passé sous-lieutenant, le 14 avril 1916 - Photo Géraud Guillerez que je remercie pour son aide.

Ltt Raymond Bonneau, pilote de l'escadrille N 65, pose à côté de son Nieuport 16 n° 1333 équipé pour une mission anti-Drachen - Arme d'origine 4ème régiment de Dragons jusqu'au 22 mars 1915 - Brevet de pilote militaire n° 716 obtenu à l'école d'aviation militaire de XXX, le 15 mars 1915 - RGA du Bourget jusqu'au 15 avril 1915 - Pilote de la MF 45 du 15 avril au 23 octobre 1915 - En subsistance à l'escadrille C 9 stationnée à Villers-les-Nancy du 20 au 28 avril 1915 - Nommé Lieutenant, le 2 juillet 1915 - Convoyage d'un avion à Bar-le-Duc du 22 au 23 août 1915 - Mission au RGA du Bourget du 26 août au 20 septembre 1915 - Pilote de l'escadrille N 48 du 23 octobre 1915 au 27 mai 1916 - Pilote de l'escadrille N 65 du 27 mai au 20 juillet 1916 - Fait prisonnier, aux commandes du Nieuport 17 n° 1333, après un combat aérien, le 20 juillet 1916 - Remarquez la bande blanche de fuselage qui était peinte sur tous les avions - Photo collection Ronan Furic que je remercie pour son aide.

Nieuport 11 de l'escadrille N 65 après un capotage à l'atterrissage sur le terrain de Lemmes (55), le 16 avril 1916 - L'escadrille N 65 a stationné sur ce terrain du 11 mai 1916 au 1er janvier 1917 - A la date du 16 avril 1916, la N 65 était stationné à Bar-le-Duc - Béhommes (55) - En plus des bandes tricolores de fuselage, l'avion porte un insigne personnel qui ressemble à une main ou un gant - Les flasques de roues sont tricolores - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Photo fond "Valois" de l'annexe BDIC du Musée de l'armée à Paris.

MdL Jacques Allez, pilote de l'escadrille N 65 sur le terrain de Cachy pendant l'été 1916 - Son Nieuport 11 est décoré d'une superbe lune qui pleure en regardant un soldat qui tombe un parapluie retourné à la main - Cet avion est probablement le n° 1205 qui a servi dans cette unité du 27 juillet au 19 août 1916 - Photo collection Ronan Furic que je remercie pour son aide.
* Sgt Jacques Allez - Arme d'origine Cavalerie - Brevet de pilote militaire n° 2570 obtenu, le 30 janvier 1916 - Stage de Haute-Ecole à l'école d'aviation militaire de Pau, jusqu'au 2 avril 1916 - Pilote de l'escadrille N 65 du 7 juillet 1916 au 18 avril 1918 - Vole sur le Nieuport 11 n° 1205 - Vole sur le Nieuport n° 1488 en novembre 1916 - Convoyage du Nieuport n° 2076 entre Esquennoy et Cachy, le 13 décembre 1916 - Vole sur le 2076 à partir du 26 décembre 1916 - RGA du Bourget du 26 janvier au 3 février 1917 - Teste le SPAD VII n° 121, le 26 janvier 1917 - Convoyage du SPAD VII n° 241 entre le Bourget et Raveuil , le 3 février 1917 - Teste en vol du SPAD n° 241, le 14 février 1917 et fait sa première mission opérationnelle à son bord, le 14 février 1917 - Convoyage du Sopwith 1A2 n° 2043 et atterrissage à Bonneuil, le 22 mars 1917 - Convoyage du SPAD VII n° 361 entre la RGA du Bourget et Plessis-Belleville, le 3 avril 1917 - Convoyage du SPAD VII n° 241 entre le Plessis-Belleville et Fismes, le 10 avril 1917 - Essai du SPAD VII n° 1244, le 26 avril 1917 - Première mission opérationnelle à bord du SPAD VII n° 1244, le 27 avril 1917 - Utilise le SPAD VII n° 1209 à partir du 27 juin 1917 - Détaché à l'escadrille N 102 sur le terrain de Hondshoote, avec le SPAD VII n° 1209, du 10 au 28 juillet 1917 - Laisse sur place le SPAD VII n° 1209 et ramène le Sopwith 1A2 n° 1047 - Utilise le SPAD VII n° 1758 à partir du 4 août 1917 - Nommé Sous-lieutenant, le 6 novembre 1917 - Stage de tir à l'école de tir aérien de Cazaux du 19 janvier au 2 février 1918 - Affecté à l'état-major du groupement du 18 au 22 avril 1918 - Affecté à l'école de tir aérien de Cazaux à compter du 22 avril 1918.

Nieuport 11 baptisé "AB" de l'Adj André Borde - Né le 25 novembre 1894 à Beauvais - Fils de Joannés Borde et Marie Mathey - Entré en service actif au 2ème groupe d'aviation, le 23 septembre 1913 - Brevet de pilote militaire n° 646 en date du 12 décembre 1914 - Pilote de l'escadrille MF 20 du 31 janvier au 12 septembre 1915 - Pilote de l'escadrille N 65 du 17 novembre 1915 au 17 mars 1917 - 2 citations à l'ordre de l'armée le 30 septembre 1915 et août 1916 - Croix de Guerre 14-18 - Remarquez les bandes blanches peintes sur l'aile supérieure - Photo collection Ronan Furic que je remercie pour son aide.

Adjudant pilote de l'escadrille N 65 pose à côté de son Nieuport 16 sur le terrain de Cachy pendant l'été 1916 - Si vous êtes capable de mettre un nom sur ce sous-officier, veuillez prendre contact avec l'auteur du site - Remarquez les bandes blanches peintes sur l'aile supérieure - Photo collection Ronan Furic que je remercie pour son aide.

Nieuport 17 baptisé "HF", "HR" ou "HP" de l'escadrille N 65 pendant l'été 1916 - Le pilote n'est pas connu - Remarquez les bandes blanches peintes sur l'aile supérieure - Photo collection Ronan Furic que je remercie pour son aide.

Nieuport 17 n° 1571 de l'escadrille N 65 piloté par le Slt Charles Nungesser pendant l'été 1916 - Contrairement aux autres avions de la N 65 qui portaient des bandes blanches, celui de Nungesser était recouvert de bandes tricolores - Photo collection Ronan Furic que je remercie pour son aide.

Nieuport 17 décoré d'une ancre des troupes de Marine pendant l'été 1916 - Légende à compléter - Remarquez les bandes blanches peintes sur l'aile supérieure - Photo collection Ronan Furic que je remercie pour son aide.

Nieuport 17 décoré d'un croissant appartenant à l'escadrille N 65 pendant l'été 1916 - Légende à compléter - Remarquez les bandes blanches peintes sur l'aile supérieure - Photo collection Ronan Furic que je remercie pour son aide.

Ltt Raymond Privat pose à coté de son Nieuport 17 équipé probablement du système GABA anti-Drachen - Le pilote présente l'un des projectiles embarqué dans le lance-grenades plaqué le long du fuselage - Comme tous les autres pilotes de l'époque, cet officier a adopté un insigne personnel, une grenade enflammée, certainement une allusion à sa mission actuelle, le bombardement en vol des Drachen - Photo collection Ronan Furic que je remercie pour son aide.
* Ltt Raymond Pierre Paul Marie Joseph Privat - Né le 8 mai 1892 à Neuilly-sur-Seine - Profession avant guerre Etudiant - Engagé au 54ème régiment d'infanterie, le 16 mars 1913 - Mobilisé dans cette unité - Passé à l'aviation comme élève pilote en octobre 1915 - Brevet de pilote militaire n° 2296 obtenu à l'école d'aviation militaire de Chartres, le 9 janvier 1916 - Nommé Lieutenant à titre définitif, le 4 avril 1916 - GDE jusqu'au 26 juin 1916 - Pilote de l'escadrille N 65 du 26 juin 1916 au 16 avril 1917 - Stage à l'école du tir aérien de Cazaux du 19 janvier au 2 février 1917 - En convalescence jusqu'au 8 avril 1917 - Affecté à l'école d'aviation militaire de Juvisy à compter du 14 septembre 1917 - Nommé capitaine - Affecté à l'école d'aviation militaire d'Avord jusqu'au 6 décembre 1918 - Décédé des suites d'une maladie contacté en service à l'hôpital militaire de Bourges (Cher), le 6 décembre 1918 - Chevalier de la Légion d'Honneur en janvier 1917 - 3 citations à l'ordre de l'armée en mars 1915 - juillet 1915 - janvier 1917 - 2 citations à l'ordre de la brigade en octobre 1914 - en mars 1915.

Vue de détail du système GABA anti-Drachen équipant le Nieuport 17 du Ltt Raymond Privat - Remarquez le projectile largué par ce lance-grenades dans la main du pilote - Photo collection Ronan Furic que je remercie pour son aide.

Nieuport 17 n° 1571 de l'escadrille N 65 piloté par le Slt Charles Nungesser - Le marquage personnel "N" a laissé la place au coeur noir avec tête de mort, tibias croisés, candélabres et cerceuil - Remarquez les bandes obliques tricolores sur l'aile supérieure - Sur les autres avions de l'escadrille, on trouvait des bandes blanches inclinées de la même manière - Une manière de se distinguer - - Photo SHD de Vincennes.

Le Slt Charles Nungesser au départ d'une mission à bord du Nieuport 17 n° 1571 de l'escadrille N 65 - Photo SHD de Vincennes.

L'Adj Charles Nungesser, pilote de l'escadrille N 65, s'apprête à partir en mission, à bord du Nieuport 17 bis n° 1895 qu'il a ramené à l'escadrille, le 22 novembre 1916 - Photo ECPA du fort d'Ivry.

L'Adj Charles Nungesser monte à bord du Nieuport 17 bis n° 1895 qu'il a ramené à l'escadrille, le 22 novembre 1916 - Photo ECPA du fort d'Ivry.

Le Slt Charles Nungesser pose devant son Nieuport 17 bis (moteur Clerget) n° 1895 - Il l'a essayé sur le terrain d'Issy-les-Moulinaux au début novembre 1916 et l'a ramené à l'escadrille, le 22 du même mois - Il a été modifié, à partir du début 1917, avec un profilage du fuselage, des ailes, du train d'atterrissage, puis transformation en type 25 en cours d'année - Photo collection Gregory VanWyngarden que je remercie pour son aide.

Nieuport 17 bis n° 1895 du Slt Charles Nungesser - Photo collection Musée de l'Air et de l'Espace du Bourget , origine Vallin.

Les avions

Nieuport 17 bis spécial n° 1895 du Slt Charles Nungesser - Photo collection Gregory VanWyngarden que je remercie pour son aide.

Nieuport 17 bis spécial n° 1895 du Slt Charles Nungesser - Photo collection Gregory VanWyngarden que je remercie pour son aide.

Vue rapprochée de l'insigne personnel peint sur le Nieuport 17 bis spécial n° N 1895 du Slt Charles Nungesser - Photo collection Gregory VanWyngarden que je remercie pour son aide.

Nieuport 25 n° N 1895 du Slt Charles Nungesser pendant son détachement au sein de l'escadrille V 116 stationnée sur le terrain de St-Pol-sur-Mer - Photo collection Gregory VanWyndargen que je remercie pour son aide.

Nieuport 25 n° 5324 du Slt Charles Nungesser, pilote de l'escadrille N 65 - Photo SHD du Château de Vincennes transmise par Gregory VanWyngarden que je remercie pour son aide.

Les soldats Coutière et Davaille, mécaniciens de l'escadrille N 65, procèdent, de nuit, au montage d'un moteur sur le terrain de Cachy, en août 1916 - Photo Léon Coutière, transmise par Patrick Nicolas, son fils, que je remercie pour son aide.

SPAD VII n° 114 du Sgt Jean Sauvage sur le terrain de Cachy, pendant l'été 1916 - Les flasques de roues portent le numéro de série 121 qui ne correspond pas à l'avion - A l'arrière plan, un Sopwith 1A2 en entretien - L'insigne personnel est une bande tricolore qui serpende sur le fuselage - Photo Léon Coutière, transmise par Patrick Nicolas, son fils, que je remercie pour son aide.

Sgt Jean Sauvage - Né le 15 février 1897 à Villefranche-Sur-Saône (69) - Fils d'Aimé Sauvage et de Marie Descombes - Profession avant guerre pilote civil - Engagé au 1er groupe d'aviation à partir du 22 novembre 1915 - Brevet de pilote militaire n° 2827 obtenu, le 6 mars 1916 - GDE jusqu'au 22 juin 1916 - Pilote de l'escadrille N 65 du 22 juin 1916 au 7 janvier 1917 - Une citation à l'ordre de l'armée, le 27 juillet 1916 - Nommé Sergent, le 20 septembre 1916 - Croix de Guerre 14-18 - Détaché à l'escadrille N 38 du XXX au 5 janvier 1917 - Tué au combat, aux commandes du SPAD VII n° 145, par la DCA allemande - Son avion s'est écrasé à proximité du Lieu-dit "La Maisonnette" à 1,2 km au Sud de Biaches (Somme), le 7 janvier 1917 - La batterie allemande qui a revendiqué cette victoire était la Flakzug 155.

Adj André Jean Borde - né le 25 novembre 1894 à Beauvais - Fils de Joannés Borde et Marie Mathey - Entré en service actif au 2ème groupe d'aviation, le 23 septembre 1913 - Brevet de pilote militaire n° 646 en date du 12 décembre 1914 - Pilote de l'escadrille MF 20 du 31 janvier au 12 septembre 1915 - Pilote de l'escadrille N 65 du 17 novembre 1915 au 17 mars 1917 - 2 citations à l'ordre de l'armée le 30 septembre 1915 et août 1916 - Croix de Guerre 14-18 - L'adjudant Borde pose à côté d'un Spad VII (le S 213 ?) décoré d'une superbe chimère, sur le terrain de Cachy - L'escadrille N 65 a stationné sur le terrain du 7 juillet 1916 au 19 janvier 1917 - Au cours de cette époque, l'Adj Borde a effectué des missions aux commandes du Nieuport 17 n° 2076 et du SPAD VII n° 213 - Les SPAD VII en compte à la N 65 en janvier 1917 sont les n° S 121 (MdL de Bonnefoy) - S 131 (Ltt Raymond Privat) - S 146 (Sgt Jean Sauvage) - S 164 (Cne Emile Billion du Plan) - S 185 (Cne de Langevin) - S 213 (Adj André Borde) + le S 187 du Cdt Philippe Féquant, cdt du GC 13, en inspection - Photo SHD B 83/1319 source Allez.

Ltt Raymond Privat pose à coté de son SPAD VII - Il a été pilote de l'escadrille N 65 du 26 juin 1916 au 16 avril 1917 - Remarquez la chimère semblable à celle peinte sur l'avion de l'Adj André Borde - Photo collection Ronan Furic que je remercie pour son aide.

SPAD VII n° 1379 de l'escadrille N 65 en 1917 - Cet avion a été livré à l'escadrille N 65, le 21 mars 1917 - Il a été affecté au Cne Barthélémy Lamy du 24 mars au 1er mai 1917, puis au Ltt Louis Verdier-Fauvety du 1er mai au 22 juin 1917, au Sgt Joseph le Boucher du 26 juin au 6 juillet 1917 - Photo collection Gregory VanWyngarden que je remercie pour son aide.

Un mécanicien de l'escadrille N 65 pose à bord d'un SPAD VII de son unité probablement pendant l'hiver 1916 - Remarquez la chimère associée à la bande bicolore blanc et rouge - Photo collection Jean-François Richard que je remercie pour son aide.

Ltt Louis Séjourné, pilote de l'escadrille N 65 du 1er avril au 7 octobre 1917 puis commandant de l'escadrille SPA 65 du 24 janvier 1918 au 11 avril 1919, pose devant son SPAD VII sur le terrain de Chaudun, près de Soissons, pendant l'automne 1917 - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Photo transmise par Marc Giraud, le petit-neveu de Louis et Maurice Séjourné, que je remercie pour son aide.

Peinture d'époque montrant la chimère de l'escadrille N 65 au combat - L'original était peint dans la popote du GC 13 en 1918 - Photo Geoffroy d'Astier de la Vigerie, que je remercie pour son aide.

Seconde partie de la peinture montrant la chimère de l'escadrille N 65 en train de se débarrasser d'un pilote allemand - L'original était peint dans la popote du GC 13 en 1918 - Photo Geoffroy d'Astier de la Vigerie, que je remercie pour son aide.

Ltt Louis Séjourné, commandant de l'escadrille SPA 65 du 24 janvier 1918 au 11 avril 1919, pose aux commandes de son SPAD XIII équipé "Photo" en 1918 - Remarquez la grande chimère noire peinte sur le fuselage - Photo transmise par Marc Giraud, le petit-neveu de Louis et Maurice Séjourné, que je remercie pour son aide.

Ltt Maurice Séjourné, pilote de l'escadrille N 65 / SPA 65 du 3 novembre 1916 au 28 mars 1919, pose devant son SPAD VII n° 1739 (ou n° 1759) codé "3" sur le terrain de Chaudun, près de Soissons, pendant l'été 1917 - Le petit chariot à deux roues visible à l'arrière du SPAD permet la manutention de l'avion au sol, en soulevant la queue et remplaçant ainsi la béquille arrière - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Photo transmise par Marc Giraud, le petit-neveu de Louis et Maurice Séjourné, que je remercie pour son aide.

Spad VII n° 4268 du Cne Oscar de Monteiro-Torres capturé après que son pilote, grièvement blessé, l'ai posé dans les lignes allemandes dans les environs de Laval-en-Laonnois, le 19 novembre 1917 - Son adversaire était probablement le Ltn Rudolf Windisch du Jasta 32b (sa 6ème victoire) - De Monteiro-Torres est décédé des suites de ses blessures à l'hopital de Laon, le lendemain - Photo collection Ronan Furic que je remercie pour son aide.

Autre photo du Spad VII n° 4268 du Cne Oscar de Monteiro-Torres après sa capture - Le pilote vainqueur de de Monteiro-Torres, Ltn Rudolf Windisch du Jasta 32b, a testé l'avion en vol pendant un petit moment - Photo collection Gregory VanWyngarden que je remercie pour son aide.

Sopwith 1A2 de l'escadrille N 65 en facheuse posture en 1917 - Photo Collection Philippe Bentresque que je remercie pour son aide.

Spad VII de l'escadrille N 65 - Photo collection Gregory VanWyngarden que je remercie pour son aide.

Un pilote de la SPA 65 pose à côté de son Spad VII - Remarquez la chimère associée à une bande oblique ainsi qu'une série d'impacts de balles peints en trompe l'oeil - Photo collection Jean-Pierre Tréard.

Le Spad VII n° 2118 codé "16" piloté par le Sgt Everett Buckley Everett a été endommagé au cours d'un combat aérien contre plusieurs avions du Jasta 23b, le 6 septembre 1917 - Le Sgt Everett a posé son avion dans les environs de Dun-sur-Meuse et a été fait prisonnier - Ses adversaires étaient probablement l'obltnt Otto Kissenberth et le Vzfw Pelz, tous les deux du Jasta 23b bavarois - Photo collection Gregory VanWyngarden que je remercie pour son aide.

Le Hauptmann Eduard Ritter von Schleich pose à côté du Spad VII n° 2118 codé "16" de l'escadrille SPA 65 - Il a été capturé intact après que son pilote, le Sgt Everett Buckley Everett, l'ai posé dans les lignes allemandes dans les environs de Dun-sur-Meuse, le 6 septembre 1917 - Il avait été endommagé au cours d'un combat contre plusieurs avions du Jasta 23b - Photo collection Gregory VanWyngarden que je remercie pour son aide.

Spad VII à moteur 200 Hp codé "6" du Sgt Le Boucher de l'escadrille SPA 65 - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Photo collection Jean Lassaque que je remercie pour son aide.

Le Ltt Charles Nungesser donne ses instructions pour le réglage du moteur Hispano-Suiza équipant son SPAD XIII baptisé "Ltt Verdier", sur le terrain d'aviation de Mont-l'Evêque, le 30 août 1918 - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Photo Fond "Valois" de l'annexe BDIC du Musée de l'Armée des Invalides de Paris mis en ligne par le site Gallica de la grande bibliothèque de France.

Départ pour une mission de chasse du Ltt Charles Nungesser, aux commandes de son SPAD XIII baptisé "Ltt Verdier", sur le terrain d'aviation de Mont-l'Evêque, le 30 août 1918 - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Photo Fond "Valois" de l'annexe BDIC du Musée de l'Armée des Invalides de Paris mis en ligne par le site Gallica de la grande bibliothèque de France.

Le Ltt Charles Nungesser au retour d'une mission de chasse, aux commandes de son SPAD XIII baptisé "Ltt Verdier", sur le terrain d'aviation de Mont-l'Evêque, le 30 août 1918 - Cette inscription est un hommage au Ltt Louis Verdier-Fauvety mort des suites de ses blessures à Senlis, le 28 août 1918 - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Photo Fond "Valois" de l'annexe BDIC du Musée de l'Armée des Invalides de Paris mis en ligne par le site Gallica de la grande bibliothèque de France.

SPAD XII canon n° S 451 du Slt Charles Nungesser - Photo prise au RGA du Bourget où les pilotes venaient percevoir des avions neufs, livrés par les constructeurs et testés sur place par des pilotes convoyeurs - Photo collection Gregory VanWyngarden que je remercie pour son aide.

Sgt Maurice Waeselynck, pilote de l'escadrille SPA 65 du 30 juillet 1918 au 26 février 1919, pose aux commandes du SPAD XIII n° 8909 qui lui a été affecté - Photo Maurice Waeselynck transmise par Philippe Boullet-Arduser-Waeselynck-Tillie, son arrière petit-fils que je remercie pour son aide.
* Sgt Maurice François Auguste Waeselynck - Né le 3 octobre 1889 à Saint-Omer (62) - Fils de François Xavier Waeselynck et de Berthe Blary - Domicilés 39 rue Courteville à St-Omer (62) - Service militaire au 8ème régiment d'infanterie à compter du 10 octobre 1910 - Nommé Caporal, le 10 avril 1911 - Nommé Sergent, le 12 janvier 1913 - Profession avant guerre Boulanger - Mobilisé au 8ème RI, le 2 août 1914 - Une citation à l'ordre du régiment, le 13 octobre 1914 - Affecté à la 1ère COA - Affecté au 41ème régiment d'artillerie - Affecté au 8ème régiment d'infanterie - Passé à l'aviation comme élève pilote, le 19 septembre 1917 - Brevet de pilote militaire n° 10.531 obtenu à l'école d'aviation militaire de Châteauroux, le 15 décembre 1917 - Stage de perfectionnement à l'école d'aviation militaire d'Avord - Stage de Haute-Ecole à l'école d'aviation militaire de Pau jusqu'au 27 mars 1918 - CIACB - Pilote de l'escadrille SPA 65 du 30 juillet 1918 au 26 février 1919 - Affecté au GDE à compter du 26 février 1919.

Les deux frères Séjourné, pilotes de l'escadrille SPA 65 en 1918 - Dans le cockpit, Cne Louis Séjourné, pilote de l'escadrille N 65 du 1er avril au 7 octobre 1917 puis commandant de l'escadrille SPA 65 du 24 janvier 1918 au 11 avril 1919 - Au pied de l'avion, le Ltt Maurice Séjourné, pilote de l'escadrille N 65 / SPA 65 du 3 novembre 1916 au 28 mars 1919 - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Photo transmise par Marc Giraud, leur petit-neveu, que je remercie pour son aide.

Version définitive de la chimère sur un fuselage d'un SPAD XIII de l'escadrille SPA 65 en 1918-1919 - Photo n° B 87/6000 - Origine Robert des collections du SHD du château de Vincennes.

Le soldat Léon Baroux, mécanicien de l'escadrille SPA 65 du 5 septembre 1917 au 17 septembre 1919, pose en compagnie du Sgt Pierre Millot, le pilote à qui il a été affecté - L'avion est un SPAD XIII - Le sergent Millot a été pilote de la SPA 65 du 12 juillet 1918 au 26 mars 1919, date à laquelle il a été muté à la SPA 162 pour la mission en Pologne - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Photo Léon Baroux, datée du 5 septembre 1918, transmise par Jean-Claude Baroux, son petit-fils, que je remercie pour son aide.

* Sgt Pierre Millot - Né le 22 mai 1896 à Brancourt (Vosges) - Fils de Paul Millot et de Marthe Poussin - Profession avant guerre Elève des Arts et Métiers - Classe 1916 - Recrutement de Neufchâteau sous le matricule n° 274 - Engagé au 79ème régiment d'infanterie, à compter du 3 novembre 1914 - Affecté au 29ème régiment d'infanterie - Nommé Capooral en mai 1915 - Nommé Sergent en mai 1917 - Une citation à l'ordre de la brigade en octobre 1917 - Passé à l'aéronautique militaire comme élève pilote, le 1er novembre 1917 - Brevet de pilote militaire n° 10.953 obtenu à l'école militaire d'aviation d'Istres, le 20 janvier 1918 - Stage de "Haute-Ecole" à l'école d'aviation militaire de Pau - Stage de tir à l'école de tir aérien de Cazaux, jusqu'au 16 avril 1918 - Pilote de la SPA 65 du 12 juillet 1918 au 26 mars 1919 - Pilote de l'escadrille SPA 162 (mission Pologne) du 1er avril 1919 au XXX - Sources : Pam - CCC - - Dernière mise à jour : 20/10/2014.

 

Alignement des huit Nieuport Ni 16 prêt pour la mission du 22 mai 1916 sur le terrain de Lemmes, au nord de Souilly (55) - Photo : Collection Ronan Furic que je remercie pour son aide.

Le 22 mai 1916 au matin, les Nieuport ont été ravitaillés et armés avec leurs huit fusées Le Prieur - Dans quelques instants, les pilotes iront abattre six Drachens sur les hauteurs dominant la région de Verdun (55) - Photo Collection Ronan Furic que je remercie pour son aide.

Les huit pilotes engagés dans la mission du 22 mai 1916, posent pour la postérité avant de monter dans leurs avions. De gauche à droite : Adj Joseph Guiguet (N 95 du CRP) - Ltt Georges de Boutigny (N 69) - Ltt Andre Dubois-de-Gennes (N 57) - Slt Charles Nungesser (N 65) - Cne Louis Robert-de-Beauchamp (N 23) - caché par un pilote non identifié, l'Adj Henri Reservat (N 65) - Adj Lucien Barault (N 57) - Sgt Jean Chaput (N 31) - Photo Collection Ronan Furic que je remercie pour son aide.

Le LV Le Prieur, concepteur des fusées qui portent son nom, pose en compagnie d'une partie des mécaniciens et armuriers qui ont équipé les avions de la mission du 22 mai 1916 sur le terrain de Lemmes (55). Photo Collection Ronan Furic que je remercie pour son aide.

Mission anti-Drachen du 22 mai 1916 :

Le 22 mai, une mission est organisée pour aveugler l'artillerie allemande sur Verdun, entre Sivry-sur-Meuse et Etain. Sept pilotes très expérimentés, provenant des escadrilles stationnées à Lemmes, vont être chargés d'abattre les Drachen qui couvrent le front de Verdun. Ils seront aux commandes de Nieuport Ni 16 armés chacun de 8 fusées Le Prieur, anti Drachen (ballons d'observations allemands). Le Ni 16 est un dérivé du Nieuport 11 mais équipé d'un moteur Le Rhône de 110 ch et reconnaissable à son carénage dorsal qui n'existe pas sur le modèle antérieur. Les avions sont rassemblés sur le terrain de Lemmes d'où partira la mission.

Les pilotes suivants participent à cette mission :

  • Cne Louis Robert-de-Beauchamp (commandant l'escadrille N 23)
  • Adj Joseph Guiguet ( Nieuport 16 n° 978 de l'escadrille N 95 du CRP de Paris)
  • Ltt Georges De Boutigny (Nieuport 16 n° 938 codé "69 M" de l'escadrille N 69)
  • Adj Henri Reservat (Nieuport 16 n° 959 codé "R" de l'escadrille N 65)
  • Adj Lucien Barault (Nieuport 16 n° 960 codé "LB" de la N 57).
  • Slt Charles Nungesser (Nieuport 16 n° 880 codé "N" de la N 65)
  • Sgt Jean Chaput (N 31)
  • Ltt Andre Dubois-de-Gennes (N 57)

Les trois Nieuport Ni 16 restants, ont pris part à cette mission sans qu'il soit possible d'en affecter leurs pilotes :

  • n° 1191 (2 cercles, bandes blanches sur les ailes, peut-être N 57 Chaput ou Dubois-de-Gennes)
  • n° 951 (barre blanche et capot foncé, peut-être N 23 de-Beauchamp)
  • n° 953 (hélice ailée)

Ces trois Nieuport Ni 16 ont été utilisés par les pilotes Robert-de-Beauchamp (N 23) - Jean Chaput (N 57) - Andre Dubois de Gennes (N 57).

Le début de l'offensive du général Mangin est prévue pour la fin de matinée du 22 mai 1916. A sept heures du matin, les pilotes décollent vers les lignes allemandes et leurs objectifs respectifs.

    • Cne Louis Robert-de-Beauchamp abat un Drachen à l'Est de Flabas.
    • Adj Joseph Guiguet abat le Drachen qui culminait au-dessus de Sivry-sur-Meuse.
    • Sgt Jean Chaput abat un Drachen au Nord-Ouest d'Ornes.
    • Ltt Andre Dubois-de-Gennes abat un Drachen au Nord-Est d'Ornes.
    • Slt Charles Nungesser abat un Drachen au Nord-Ouest de Gincrey.
    • Adj Henri Reservat abat un Drachen au Nord de Gincrey.
    • Ltt Georges De Boutigny rate le Drachen à l'Est de Flabas en raison d'une panne de mise à feu.
    • Adj Lucien Barault manque sa passe de tir et rate le Drachen au Sud-Est de Gincrey.

La mission est un succès avec six Drachen abattus en une seule matinée. Un seul pilote n'est pas rentré, l'adjudant Henri Réservat. Après un combat contre la chasse allemande, son Nieuport 16 (n° 959) a été touché par plusieurs projectiles. Obligé de se poser en panne dans les lignes allemandes, il est fait prisonnier. Toutefois, son avion est tombé intact aux mains des allemands qui pourront l'examiner dans tous ses détails. (voir les photos de son avion dans la rubrique "les avions")

Dernière photo avant le départ mettant en vedette le Slt Charles Nungesser de la N 65 - Dans quelques instants, il s'envolera, abattera le Drachen qui lui a été affecté et livrera combat, en compagnie du Ltt Georges de Boutigny, à plusieurs monoplaces de chasse - Photo Collection Ronan Furic que je remercie pour son aide.

 

 

Photos aériennes

Terrain de Bar-le-Duc - Béhonne - L'escadrille N 65 a stationné sur ce terrain du 26 février au 11 mai 1916 - Cette photo, d'origine allemande, est postérieure et date du 15 mai 1918 - Photo collection Dieter Gröschel que je remercie pour son aide.

Photos aériennes

Terrain de Lemmes (55) - L'escadrille N 65 a stationné sur place du 11 mai au 7 juillet 1916 - Cette photo, postérieure à la période concernée, a été prise en août 1917 - Photo Roger Kissel transmis par Roland Kissel, son fils, que je remercie pour son aide.

 

Couleurs des avions

Nieuport 11 n° 571 piloté par le Sgt Elliot Cowdin, pilote de l'escadrille N 65 en mars 1916 - Profil couleur R. N. Pearson que je remercie pour son aide.

Nieuport 16 n° 880 codé "N" du Slt Charles Nungesser, pilote de l'escadrille N 65, à la fin avril 1916 - Dessin David Méchin que je remercie pour son aide.

Nieuport 17 n° 1490 du Slt Charles Nungesser, pilote de l'escadrille N 65 - Remarquez son nouvel insigne personnel, un coeur noir bordé de blanc portant une tête de mort avec deux tibias entrecroisés, deux cierges et un cercueil - Il gardera cet insigne sur tous ces avions Nieuport - Dessin David Méchin que je remercie pour son aide.

Nieuport 17 n° 1571 du Slt Charles Nungesser, pilote de l'escadrille N 65 - Dessin David Méchin que je remercie pour son aide.

Nieuport 17 n° 1895 du Slt Charles Nungesser, pilote de l'escadrille N 65 - Dessin David Méchin que je remercie pour son aide.

 

Nieuport 24 bis n° 1895 du Slt Charles Nungesser, pilote de l'escadrille N 65 - Dessin David Méchin que je remercie pour son aide.


Couleurs des avions

Nieuport 25 n° 5324 du Slt Charles Nungesser, pilote de l'escadrille N 65 - Dessin David Méchin que je remercie pour son aide.

SPAD VII codé "13" de l'Adj Marcel Henriot, l'As aux cinq victoires homologuées de l'escadrille SPA 65 - Il a obtenu sa première victoire le 24 avril 1918 et la dernière le 28 septembre de la même année - Dessin David Méchin que je remercie pour son aide.

SPAD VII n° 114 du Sgt Jean Sauvage, pilote de l'escadrille N 65 du 22 juin 1916 au 7 janvier 1917 sur le terrain de Cachy, pendant l'été 1916 - Tué au combat, aux commandes du SPAD VII n° 145, par la DCA allemande - Son avion s'est écrasé à proximité du Lieu-dit "La Maisonnette" à 1,2 km au Sud de Biaches (Somme), le 7 janvier 1917 - La batterie allemande qui a revendiqué cette victoire était la Flakzug 155 - Son insigne personnel est une bande tricolore qui serpende sur le fuselage - Dessin David Méchin que je remercie pour son aide.

SPAD VII n° S 4236 codé "12" de l'Adj Jacques Gérard, l'As aux 8 victoires homologuées de l'escadrille SPA 65 - Dessin David Méchin que je remercie pour son aide.

SPAD XIII n° 10039 baptisé "Ltt Verdier" du Ltt Charles Nungesser - Dessin David Méchin.

SPAD XII canon n° 451 du Ltt Charles Nungesser, l'As au 43 victoires homologuées et 15 probables - Dessin David Méchin que je remercie pour son aide.

 

Documents en rapport

Copie de la citation à l'ordre de l'armée, décernée à l'escadrille N 65, de manière collective, au Soldat Léon Coutière, mécanicien - Photo Patrick Nicolas que je remercie pour son aide.

Documents en rapport

Ordre de mutation du Soldat Léon Coutière, mécanicien du Slt Boillot à l'escadrille N 65, à partir du 28 avril 1916 - Photo Patrick Nicolas que je remercie pour son aide.

Broderie envoyée par lettre à son père par le soldat Léon Baroux, le 14 octobre 1918 - Photo Jean-Claude Baroux, son petit-fils, que je remercie pour son aide.

 

Monuments commémoratifs
et tombes

Convoi funébre de trois aviateurs mis en terre dans le cimetière de Vadelaincourt, le 21 mai 1916 - Parmi eux, le Slt Georges Boillot, pilote de l'escadrille N 65, tué en combat aérien, le 19 mai 1916 - Un des autres aviateurs était le Slt Jean Mélion, observateur de l'escadrille C 6, tué le 19 mai - Photo Ltt Lapeyre appartenant au fond "Valois" de l'annexe de la BDIC du Musée de l'Armée des Invalides de Paris (75).

Arrivée du convoi funébre du Slt Georges Boillot dans le cimetière de Vadelaincourt, le 21 mai 1916 - Photo Ltt Lapeyre appartenant au fond "Valois" de l'annexe de la BDIC du Musée de l'Armée des Invalides de Paris (75).

Le Cne Féquant, commandant de l'escadrille N 65, lit l'oraison funébre du Slt Georges Boillot, tué au cours d'un combat aérien, le 19 mai 1916 - Photo Ltt Lapeyre appartenant au fond "Valois" de l'annexe de la BDIC du Musée de l'Armée des Invalides de Paris (75).

L'Adj Jean Navarre, pilote de l'escadrille N 67, est venu assister aux obséques du Slt Georges Boillot, le 21 mai 1916 - Photo Ltt Lapeyre appartenant au fond "Valois" de l'annexe de la BDIC du Musée de l'Armée des Invalides de Paris (75).

Mise en terre du cercueil du Slt Georges Boillot dans le cimetière de Vadelaincourt, le 21 mai 1916 - Photo Ltt Lapeyre appartenant au fond "Valois" de l'annexe de la BDIC du Musée de l'Armée des Invalides de Paris (75).

Tombe du Slt Georges Boillot, pilote de l'escadrille N 65, dans le cimetière de Vadelaincourt (Meuse), le 21 mai 1916 - Photo Ltt Lapeyre appartenant au fond "Valois" de l'annexe de la BDIC du Musée de l'Armée des Invalides de Paris (75).

Le dessinateur Ricardo Florès se recueille sur le tombe du Slt Georges Boillot, pilote de l'escadrille N 65, mis en terre dans le cimetière de Vadelaincourt (Meuse), le 21 mai 1916 - Dessinateur d'origine péruvienne, il s'engage comme volontaire étranger en août 1914 - Il avait collaboré comme dessinateur aux revues "l'Assiette au beurre" et au "Rire" - Affecté au 103ème régiment d'infanterie, il est décédé des suites d'une septicémie, le 20 octobre 1918 - Photo Ltt Lapeyre appartenant au fond "Valois" de l'annexe de la BDIC du Musée de l'Armée des Invalides de Paris (75).

Tombe du Cne Emile Billion du Plan dans le cimetière de St-Gilles (51) - Tué au cours d'un accident d'avion, aux commandes du SPAD VII n° 1452, au retour d'une mission de chasse, sur le terrain de Bonne-Maison, commune de Courville (51), le 29 avril 1917 - Photo Jean Amigues transmise par Jean-Pierre Amigues, son petit-fils que je remercie pour son aide.
* Cne Emile Louis Billion du Plan - Né le 3 mars 1882 à Virieu-sur-Bourbre (Isère) - Unité d'origine 2ème régiment de Dragons - Brevet de pilote militaire n° 2652 obtenu, le 6 février 1916 - Pilote de l'escadrille N 65 du 22 juin 1916 au 29 avril 1917 - Commandant de l'escadrille N 65 du 1er novembre 1916 au 29 avril 1917 - Stage de tir à l'école de tir aérien de Cazaux du 2 au 10 janvier 1917 - En mission au GDE du 25 février au 16 mars 1917 - Tué au cours d'un accident aérien, aux commandes du SPAD VII n° 1452, au retour d'une mission de chasse, sur le terrain de Bonne-Maison, commune de Courville (51).

Sous-lieutenant Henri Esprit Thomas Alfred Le Sort - Né le 26 juin 1888 à Fécamp (76) - Fils d'Auguste Le Sort et d'Amélie Bourgeois - Profession avant guerre aviateur - Appelé au 2ème groupe d'aviation comme pilote en octobre 1911 - Brevet de pilote militaire n° 459 en date du 28 avril 1914 - Nommé Adjudant, le 15 décembre 1914 - Pilote de l'escadrille HF 1 du 3 août 1914 au 17 janvier 1915 - Pilote de l'escadrille N 15 du 31 mars 1915 au 27 février 1916 - Nommé sous-lieutenant à titre temporaire, le 8 octobre 1915 - Pilote de l'escadrille N 65 du 1er mars 1916 au début 1917 - Nommé sous-lieutenant à titre définitif, le 15 avril 1916 - Pilote de la société Clerget-Blin à partir du 23 janvier 1917 - Entré en sursis, le 1er mars 1918 - Décédé des suites d'un accident d'avion sur le terrain de Villacoublay, le 20 avril 1918 - Chevalier de la Légion d'Honneur en mars 1916 - Médaille Militaire en août 1915 - Croix de Guerre - Cinq citations à l'ordre de l'armée - 1 citation à l'ordre de la division - Henry Le Sort repose au cimetière des Gonards à Versailles - Photo Jean-Michel Lasaygues que je remercie pour son aide.

Monuments commémoratifs
et tombes

Tombe du Sgt Charles René (dit Jean) Carrier - Né le 18 janvier 1895 à Paris (75) - Profession avant guerre Colon en Tunisie - Classe 1915 - Recrutement de Tunis (Tunisie) sous le matricule n° 2881 - Engagé volontaire pour la durée de la guerre, au titre de l'aéronautique militaire, à compter du 28 août 1914 - Brevet de pilote militaire n° 1187 obtenu à l'école d'aviation militaire d'Avord, le 11 juillet 1915 - Stage de perfectionnement "Avions Rapides" à l'école d'aviation militaire d'Avord, jusqu'au 27 juillet 1915 - Pilote du GDE du 27 juillet au 2 août 1915 - Pilote de l'escadrille C 65 du 2 août au 12 novembre 1915 - Son mécanicien est le Sol Ripoche - Décédé par noyade à la piscine de Nancy-Thermal, le 12 novembre 1915 - Avec plusieurs camarades, il se baignait dans la piscine, lorsque tout à coup, il fut pris d'une congestion et coula à pic - Ses camarades lui portère,t immédiatement secours mais ne purent le ranimer - Ses obséques ont lieu au cimetière du Sud à Nancy, le 15 novembre - Charles Carrier repose désormais dans le carré militaire du cimetière du Sud à Nancy - Sources : Pam - JMO de l'escadrille N 65 - JMO du GB 1 - Journal l'Est Républicain du 15 novembre 1915 - MpF - Dernière mise à jour 11 septembre 2017 - Photo Albin Denis du 6 septembre 2017.

Cne Raymond Pierre Paul Marie Joseph Privat - Né le 8 mai 1892 à Neuilly-sur-Seine - Fils de Henri Maurice Marie Joseph Privat et de Eugénie Jeanne Marie Corradi - Parent domicilés 12, boulevard de Clichy dans le 18ème arrondissement de Paris (75) - Profession avant guerre Etudiant - Engagé au 54ème régiment d'infanterie, à compter du 18 mars 1913 - Nommé Caporal, le 28 novembre 1913 - Toujours dans cette unité lors de la mobilisation de 2 août 1914 - Nommé Sergent, le 6 septembre 1914 - Une citation à l'ordre de la brigade en octobre 1914 - Nommé Sous-Lieutenant à titre temporaire, le 22 octobre 1914 - Blessé par balle aux Eparges, le 27 mars 1915 - Une citation à l'ordre de la brigade en mars 1915 - Croix de Guerre avec palme de bronze et une citation à l'ordre de l'armée, le 18 avril 1915 - Nommé Sous-Lieutenant à titre définitif, le 5 mai 1915 - Passé à l'aéronautique militaire comme élève pilote, le 21 octobre 1915 - Brevet de pilote militaire n° 2296 obtenu à l'école d'aviation militaire de Chartres, le 10 janvier 1916 - Une citation à l'ordre de l'armée en janvier 1917 - RGA - Nommé Sous-Lieutenant, le 4 avril 1916 - GDE - Pilote de l'escadrille N 65 du 26 juin 1916 au 14 septembre 1917 - Deux victoires homologuées et 2 non homologuées - Stage de tir à l'école du tir aérien de Cazaux du 19 janvier au 2 février 1917 - Une citation à l'ordre de l'armée en juillet 1916 - Chevalier de la Légion d'Honneur et une citation à l'ordre de l'armée, le 30 janvier 1917 - Affecté à l'école d'aviation de Juvisy - Affecté à l'école d'aviation d'Avord du XXX au 7 décembre 1918 - Décédé des suites d'une maladie à l'hôpital militaire de Bourges (Cher), le 7 décembre 1918 - Raymont Privat repose à la nécropole nationale de Fleury-les-Aubrais (Loiret) - Photo Didier Lecoq que je remercie pour son aide.

MdL Marcel Marie Romulus Louis Paris - Né le 18 juin 1890 à Paris (75) - Fils de Gaston Hippolyte Paris et de Jeanne Peynaud - Profession avant guerre Représentant en automobiles - Service militaire au 8ème régiment de Cuirassiers, le 9 septembre 1909 - Marié avec Marguerite Dupuis - Domicilés au 14, rue Dautancourt à Paris 17ème - Mobilisé au 5ème cuirassiers, le 2 août 1914 - Passé à l'aéronautique militaire comme conducteur, le 23 février 1915 - Brevet de pilote militaire n° 2017 obtenu à l'école d'aviation militaire de Buc, le 28 novembre 1915 - Nommé Brigadier en décembre 1915 - GDE jusqu'au 26 novembre 1916 - Pilote de l'escadrille N 65 du 26 novembre 1916 au 23 septembre 1917 - Nommé Maréchal des Logis (Sgt), le 8 avril 1917 - En mission à la STAé du 3 au 9 août 1917 - Tué au combat, aux commandes du SPAD VII n° 1771, dans les environs du fort de Souville (55), le 23 septembre 1917 - Marcel Paris repose à la nécropole nationale "Douaumont" à Fleury-devant-Douaumont (55) - Photo Patrice Pruniaux que je remercie pour son aide.

Stèle en hommage au Sgt Jean Sauvage, pilote de la N 65, né à Villefranche-Sur-Saône (69), le 15 février 1897 - Il a été tué au combat, le 7 janvier 1917 - Elle se situe dans les jardins qui portent son nom dans sa commune de naissance - Photo Pierre Pépin que je remercie pour son aide.

Inauguration des jardins "Jean Sauvage" par Bernard Perrut, député-maire de Villefranche et le Col Hervé Guillerault, commandant de la BA 942 "Cne Jean Robert" de Lyon-Mont-Verdun, à Villefranche-sur-Saône, le 11 février 2017 - Photo Pierre Pépin que je remercie pour son aide.

Des jardins en hommage au Sgt Jean Sauvage, pilote de la N 65, né à Villefranche-Sur-Saône (69), le 15 février 1897, ont été inaugurés par Bernard Perrut, député-maire de Villefranche et le Col Hervé Guillerault, commandant de la BA 942 "Cne Jean Robert" de Lyon-Mont-Verdun, le 11 février 2017 - Benjamin des As de la Grande Guerre, il a été tué au combat, aux commandes du SPAD VII n° 145, par la DCA allemande, le 7 janvier 1917 - Photo Pierre Pépin que je remercie pour son aide.

 

Remerciements :

- M. Géraud Guillerez pour l'envoi de la photo de Georges Guynemer.
- M. Gilles Collaveri pour l'envoi de la photo de la découpe de la SPA 65.
- M. Dieter Gröschel pour l'envoi de la photo du terrain de Bar-le-Duc - Béhonne.
- M. David Méchin pour l'envoi des profils des avions de l'Aéronautique militaire française.
- M. Ronan Furic pour l'envoi des photos de sa collection.
- M. Bernard Klaeylé pour ses précisions sur l'escadrille 65.
- M. Philippe Bentresque pour l'envoi de la photo du Sopwith 1A2 de l'escadrille N 65.
- M. Jean-Michel Lasaygues pour la photo de la tombe du Slt Henri Le Sort.
- M. Gregory VanWyngarden pour l'envoi des photos de sa collection.
- M. Alain Boissau pour l'envoi des photos de Jean Boissau, son grand-père.
- M. Philippe Boullet-Arduser-Waeselynck-Tillie pour l'envoi des photos prise par Maurice Waeselynck, son arrière grand-père.
- M. Didier Lecoq pour l'envoi des photos des tombes des différents cimetières de la ville de Tours.
- M. Terry Phillips pour l'envoi des photos extraites de sa collection.
- M. David Méchin pour l'envoi de la photo de l'entoilage d'un SPAD de la SPA 65.
- M. Patrice Pruniaux pour l'envoi de la photo de la tombe du MdL Marcel Paris.
- M. Marc Dantlo pour l'envoi des archives de l'Adj Jean Sendral.
- M. Jean-Pierre Amigues pour la communication des archives de Jean Amigues, son grand-père.
- M. Olivier Baillon pour l'envoi de la photo de l'insigne de la 3ème escadrille du GC II/2.
- M. Patrick Nicolas pour la communication des archibes de Léon Coutière, son père.
- M. Christophe Blanc pour l'envoi des photos de son arrière grand-père, le Cne Luc-Pupat.
- M. Jean Piéribattista pour l'envoi de la photo du fanion de la 1ère escadrille de l'EC 2/2 "Côte d'Or".
- M. Jean-Claude Baroux pour l'envoi de la photo du SPAD XIII du Sgt Pierre Millot.
- M. Roland Kissel pour l'envoi des archives de Roger Kissel, son père.
- M. Rainer Absmeier pour l'envoi des photos de sa collection.
- M. Marc Giraud pour l'envoi des archives de Louis et Maurice Séjourné, ses grands-oncles.
- M. Jean Pieribattista pour l'envoi des photos de l'entoilage du SPAD XIII du Cne Louis Séjourné.
- M. Pierre Pépin pour l'envoi des photos de l'inauguration des jardins Jean Sauvage.
- M. Geoffroy d'Astier de la Vigerie pour l'envoi des archives de François d'Astier de la Vigerie, son grand-père.

Bibliographie :

- Les escadrilles de l'aéronautique militaire française - Symbolique et histoire - 1912-1920 - Ouvrage collectif publié par le SHAA de Vincennes en 2003.
- Les Insignes de l'Aéronautique Militaire Française jusqu'en 1918 par Philippe Bartlett publié par les éditions Indo Editions en 2002.
- L'aviation française 1914-1940, ses escadrilles, ses insignes - par le Commandant E Moreau-Bérillon - publié à compte d'auteur en 1970.
- The French Air Service War Chronology 1914-1918 par Frank W.Bailey et Christophe Cony publié par les éditions Grub Street en 2001.
- Les "As" français de la Grande Guerre en deux tomes par Daniel Porret publié par le SHAA en 1983.
- Les Armées françaises dans la Grande Guerre publié à partir de 1922 par le Ministère de la Guerre.
- La Guerre Aérienne Illustrée et La Vie Aérienne Illustrée de Jacques Mortane.
- Fond "Valois" de l'annexe BDIC du Musée de l'Armée des Invalides à Paris - Voir le lien
- Site Internet "Traditions des escadrilles de l'Armée de l'Air" de Henri Guyot - Voir le lien
- Site Internet "Les Insignes de l'Armée de l'Air" de Jean-Jacques Leclercq - Voir le lien
- Site Internet "Mémoires des Hommes" du Ministère de la Défense - Voir le lien
- Site Internet " Pages 14-18 " de Joël Huret.

 

Si vous avez des documents écrits ou photographiques pouvant compléter les données de cette page, veuillez contacter l'auteur du site.

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