Menu
Cliquez sur la barre titre pour revenir sur le menu.

Si vous avez des documents écrits ou photographiques pouvant corriger ou compléter les données de cette page, veuillez contacter l'auteur du site.

Insignes peints
sur les fuselages

Le premier insigne collectif de l'escadrille C 74, un moulin à vent, a été adopté pendant son séjour dans le Nord de la France et en Belgique en 1916 et 1917 - Il est typique de ces régions - Dessin d'après photo Albin Denis.

Le second insigne de l'escadrille, adopté lors du passage sur Salmson 2A2 - Dessin Albin Denis d'après photo.

Insignes métalliques
de l'escadrille SAL 74

1er modèle de l'insigne métallique de l'escadrille SAL 74 - Il est en métal découpé et fabriqué par Kauffer à Nancy - Fixation par une épingle - Insigne appartenant à la collection de M. Philippe Bartlett que je remercie pour son aide.

Second modèle de l'insigne métallique de l'escadrille SAL 74 - Il est en métal découpé et fabriqué par Kauffer à Nancy - Fixation par deux anneaux - Insigne appartenant à la collection de M. Philippe Bartlett que je remercie pour son aide.

Carte des différents stationnements

Lieux de stationnements

En jaune, les terrains d'aviation occupés par l'escadrille C 74 dans le département du Nord et en Belgique - Cliquez sur la carte pour l'agrandir - Carte extraite des volumes de "Les Armées françaises dans la Grande Guerre" et adaptée pour cette page.

Appellations successives

Commandants

Avions utilisés


NB : Je recherche des photos montrant les SPAD VII de l'escadrille SAL 74.

Relevés quantitatifs et
numéros avions


NB : Je recherche des photos montrant les SPAD VII de l'escadrille SAL 74.

Rattachements de l'escadrille

 

 

 

Symbolique

Le permier insigne collectif de l'escadrille C 74 était un moulin à vent typique des Flandres, le théâtre d'opérations de l'unité en 1916 et 1917. Après son passage sur Salmson 2A2, ses équipages adoptent un chat noir assis associé à la mention "SAL 74". Il sera conservé jusqu'à la fin de la Guerre.

>> Je cherche des photos de l'époque du chat. <<

 

Historique

Détachement Caudron de Roesbrugge :

Un détachement d'avions Caudron est constitué sur le terrain de Roesbrugge, en Belgique, le 10 mars 1916. Il est placé sous le commandement du Cne Maurice Collard, qui, intialement, devait être affecté à l'escadrille N 26. La nouvelle formation est également désignée comme "détachement de chasse du 36ème corps d'armée", grande unité auquel il est rattaché.

Premier blessé au combat :

Le 8 juillet, le Caudron G 4, qu'occupe le Ltt Jean Riché, observateur du détachement de chasse, est criblé d'éclats d'obus de DCA pendant une mission de reconnaissance photographique. Malgré une blessure à la main droite, il poursuit sa mission et prend les photos demandées. Il est le premier blessé au combat du détachement de chasse et de la future C 74, qui va naître quelques jours plus tard.

Création de l'escadrille C 74 :

L'escadrille C 74 est officiellement créée, le 16 juillet 1916, à partir des éléments du détachement de Roesbrugge. Elle devient escadrille organique du 36ème corps d'armée, à la même date. Les personnels navigants de la C 74 assureront les missions de réglage des tirs au profit des régiment d'artillerie, de reconnaissance sur le front du corps d'armée et des liaisons au profit des unités d'infanterie.

Le Cne Collard se succède à lui-même :

La nouvelle escadrille fait mouvement et s'installe sur le terrain de Hondschoote, dans le département du Nord, le jour de sa création. Elle est aussitôt placée sous les ordres du Cne Maurice Collard, qui commandait le détachement de Roesbrugge. Ce Saint-Cyrien, issu du 141ème régiment d'infanterie, a obtenu son brevet de pilote militaire, le 3 septembre 1914. Après avoir été chef pilote de l'école de Pau, il a été pilote de l'escadrille C 10 jusqu'au 10 mars 1916.

A cette date, la C 74 compte dans ses rangs un capitaine, trois lieutenants, sept sergents, un second maître, deux premiers maitres, un matelot, huit caporaux et 38 hommes du rang. Il faut ajouter à ce total, dix subsistants (un adjudant, quatre caporaux, 1 maître ouvrier, quatre soldats). Son parc aérien se compose de Six Caudron G 4 et G 6.

Pendant le 3ème trimestre 1916, ses personnels navigants sont : Cne Maurice Collard (cdmt) - Ltt Paul Manceron (pilote) - Ltt Henri de la Chevardière de La Grandville (obs) - Ltt Etienne Riché (obs) - Sgt Jacques Bisson (pilote) - Sgt Raymond Choisnet (pilote) - MdL Gaston Damelincourt (pilote) - MdL Louis Mouy (pilote) - MdL Daniel Réville (pilote) - Sgt Santiago Campuzano (pilote) - Sgt Georges Bangratz (mitrailleur) - Sol Georges Cayat (mitrailleur).

Premier tué par accident :

Le 6 septembre, le Cal Philippe Dubrac, un jeune pilote arrivé du GDE le 21 juillet, est grièvement blessé au cours d'un capotage qui se termine mal. Evacué sur l'hôpital militaire de Dunkerque, il décéde des suites de ses blessures, le même jour. Le Caporal Dubrac est la première victime de son devoir pour les personnels navigants de l'escadrille C 74.

Le 22 septembre, le Brig Bernard Schwartz est grièvement blessé en mission par un éclat d'obus de DCA, alors qu'il était aux commandes d'un Caudron G 4. Malgré sa blessure, il réussit à rentrer au terrain avant d'être évacué sur l'hôpital 32 bis de Rosendaël.

Des accidents :

Le 9 octobre, le Ltt Paul Laffont, un pilote, se blesse au cours d'un accident aérien, aux commandes d'un Caudron G 4. Le 17 décembre, c'est au tour du Sgt Raymond Choisnet, un autre pilote, de se blesser au cours d'un accident, à bord d'un Caudron G 4. Les deux aviateurs ont été évacués sur l'hôpital de Zudchoote (Nord).

Touché de plein fouet :

Le 22 octobre, au cours d'un réglage effecté dans les lignes allemandes, le Caudron G 4 piloté par le MdL Gaston Damelincourt est touché de plein fouet par un obus de DCA qui le désempare. Le train d'atterrissage est coupé, un cylindre de moteur est tranché net et l'avant de la nacelle de l'équipage perçée. L'avion tombe en vrille d'une hauteur de 1200 mètres, avant d'être repris par son pilote qui réussit à atterrir dans les lignes.

Crash dans les lignes :

Le 24 décembre, alors que l'équipage MdL Louis Mouy / Cne Alexandre Godard travaille à six kilomètres à l'intérieur des lignes ennemies, les commandes d'un des deux gouvernails sont tranchés par un éclat d'obus. Le pilote réussit à ramener son Caudron G 4, en passant au-dessus des tranchées allemandes à moins de 200 mètres. Son avion ne pouvant aller plus loin, il le crashe entre les tranchées. Les deux aviateurs, sains et saufs, récupérent les instruments de bord avant d'abandonner le secteur pilonné par l'artillerie.

Rattachée à l'armée belge :

L'escadrille C 74 est mise à la disposition de l'armée belge, à partir de février 1917. Le 20 juin, le 36ème corps d'armée est relevé sur sa zone d'opérations par les troupes britanniques du XVème corps.

Mort du Ltt Fanning, un observateur belge :

Le 7 avril, au cours d'une mission de réglage d'artillerie, le Ltt Richard Fanning, un observateur d'artillerie belge, est tué par un éclat d'obus de DCA qui le frappe en plein coeur alors que le Caudron G 4, qu'il occupait, survolait Bikschote. Le Ltt Paul Manceron, le pilote qui faisait équipage avec lui, réussit à rentrer au terrain de Hondschoote (Nord), à seulement 20 km de là. Le Ltt Richard Fanning était né le 14 mai 1893 à Bruxelles (Belgique). Il avait été affecté à l'escadrille C 74, le 7 avril 1917. Il repose à la Panne (Belgique).

Personnels navigants, en date du 1er juillet 1917 :

Cne Maurice Paillard (cdmt) - Ltt Maurice Manceron (pilote) - Slt Gaston Damelincourt (pilote) - Slt Paul Bloch (pilote) - Slt Paul de Magallon (obs) - Slt Pierre de la Sudrie de Calveyrac (obs) - Slt Paul Dupont (obs) - Adj Gustave Rieubon (pilote) - Asp Louis Beurier (pilote) - MdL Jacques Bizet (pilote ) - MdL Marcel Bouchon (pilote) - Sgt Santiago Campuzano (pilote) - Sgt Raymond Choisnet (pilote) - Sgt Emile Dupuy (obs) - Sgt Kenneth Littauer (pilote USA) - Sgt Jean Loustan (pilote) - MdL Louis Mouy (pilote) - Sgt Jacques Mivière (pilote) - Cal Georges Griffon (pilote) - Cal Marcel Maillard (pilote) - Col Etienne Guillou (pilote) + un certain nombre d'observateurs belges.

Le Cne Maurice Paillard prend son commandement :

Le 3 juillet, le C 74 installe son cantonnement sur le terrain de Houthem, en Belgique. Le 17 juillet 1917, le capitaine Paillard en prend le commandement. Issu du 70ème régiment d'infanterie, il a d'abord été pilote de l'escadrille C 74, à compter du 14 octobre 1916. Nommé Capitaine, le 21 janvier 1917, il en prend le commandement, qu'il conservera du 17 février 1917 au 1er mai 1918.

Mort du Caporal Griffon :

Le 7 août, le Cal Georges Griffon, un jeune pilote arrivé d'école, le 16 juillet 1917, se tue, aux commandes d'un Caudron G 4 qui s'écrase sur le terrain d'Houthem (Belgique). Il est le second jeune pilote à perdre la vie très tôt après avoir été affecté à la C 74. Né à Etalons, dans le Doubs, il était dessinateur dans le civil et avait été mobilisé au 1er groupe d'aérostation en août 1916.

Victoire aérienne :

Le 18 août, l'équipage, composé du Ltt Maurice Manceron (pilote) / Ltt Joseph Toussaint (obs Belgique), est attaqué par plusieurs appareils allemands alors qu'il effectait un réglage d'artillerie. Au cours du combat, les Français abattent un de leurs adversaires et réussissent à rentrer au terrain avec un avion fortement endommagé et perçé comme un morceau de gruyère. Cette victoire aérienne sera la seule victoire homologuée pour les équipages de l'escadrille 74.

Rattachement au 36ème corps d'armée :

Le 16 décembre 1917, le C 74 quitte la Belgique et s'installe sur le terrain de Bray-Dunes (Nord). Elle rejoint l'aéronautique du 36ème corps d'armée qu'elle avait quitté au profit d'une mise à disposition de l'armée belge. Elle restera rattachée à cette grande unité jusqu'à la fin de la guerre. Son parc aérien se compose maintenant de dix Caudron G 6 et de trois Letord.

Création de l'escadrille SOP 276 :

Le 13 février 1918, l'escadrille C 74 se dédouble pour former une nouvelle escadrille, la SOP 276. Les personnels navigants suivants sont mutés de la C 74 vers la SOP 276 : Ltt Blazy (obs) - Ltt Dasque (obs) - Ltt Munier (obs) - Asp Montmayeur (obs) - Asp Cuchet (obs) - MdL Frolicher (pilote) - MdL Delaville (pilote) - Cal Adolphe Artigonha (pilote) - Cal Forster ( pilote) - Cal Taylor (pilote).

Le 10 mars, un Letord, piloté par le Ltt Gaston Damelincourt, est attaqué par six monoplaces, alors qu'il était engagé dans une mission de reconnaissance photo. L'observateur, le Ltt Alexandre Girard et le Mitrailleur, le Sol Marcel Bodin, sont blessés par balles. Le pilote, qui avait déjà ramené au terrain un avion criblé comme une passoire, le 22 octobre 1917, renouvèle l'exploit de revenir au terrain avec son bimoteur bien mal en point.

Le 25 mars, les troupes sont transférées par voies ferrées dans la région de Calais, Bergue, puis dans un second mouvement sur Ailly-sur-Noye. Le 30 mars, engagement entre le Sud-Est de Moreuil et la route d'Amiens, Roye dans la bataille de l'Avre. Retrait du front et transport par voie ferrée sur la région de Senarpont, Blangy-sur-Bresle, puis sur Bergues et finalement sur Steenwoorde.

Premier équipage tué au combat :

En avril 1918, la C 74 s'installe à Esquennoy, dans la Somme. Le 7 avril, la C 74 perd son premier équipage au combat. Le Slt Louis Mouy (pilote) et le Slt Edmond Laroche (obs) sont tués au cours d'un combat aérien quand leur Caudron G 6 est abattu dans les environs de Moreuil par le Ltn Fritz Pütter du Jasta 68. Par malchance, ils ont rencontré ce pilote expérimenté, déjà auteur de 17 victoires. Le Letord de la C 74 marque sa 18ème victoire officielle.

Escadrille SAL 74 :

Sur place, elle reverse ses Caudron G 6 et Letord qu'elle détient toujours et perçoit sept Salmson 2A2. Entiérement équipée de Salmson A2A, elle devient l'escadrille SAL 74, à compter du 19 avril.

L'escadrille SAL 74 revient dans le Nord en s'installant sur le terrain de Hooge-Huis (Nord), dans la région de Dunkerque, entre le 19 et le 30 avril 1918.

Grave accident aérien :

Le 30 avril, un des Salmson 2A2 qui vient d'être perçu par l'escadrille est gravement accidenté. Les deux membres d'équipage, le Sgt Léon Cheyroux (pilote) et le Sol Georges Corbu (mitrailleur), sont retirés des débris très grièvement blessés. Ils décédent des suites de leurs blessures à l'hôpital temporaire n° 34 de Zuydchoote, où ils avaient été évacués.

Le Ltt Georges Lescot son nouveau chef :

Le 1er mai 1918, le Ltt Georges Lescot prend le commandement de l'unité. Issu du 11ème régiment de cuirassiers, il a d'abord été observateur. Breveté pilote, le 26 novembre 1917, il est ensuite devenu pilote de l'escadrille SOP 223. Il conservera son commandement jusqu'au 11 septembre 1918.

Trois prisonniers :

Le 7 mai, le Letord de l'équipage Cal Joseph Déom / Slt Nelson Pautier / Asp Roland Cochet ne rentre pas d'une mission dans les environs de Kemmel. Leur gros bimoteur a été touché par une attaque conjointe de la Flak batterie 503 et d'un monoplace de chasse piloté par l'Ofstv Mobe. Obligé d'atterrir en zone occupée par les Allemands, le pilote ne peut empêcher son avion de partir en pylône. Les trois aviateurs français, indemnes, ont été fait prisonniers.

Le 36ème CA prend part à la 3ème bataille des Flandres en résistant à l'offensive allemande, au Nord de Bailleul et dans la région du mont des Cats. Le 36ème CA est retiré du front et fait mouvement sur Wizernes et Longuenesse du 31 mai au 4 juin 1918.

Stationnement en Lorraine :

Le 4 juin, le 36ème corps d'armée passe sous le commandement de la 8ème armée. Les troupes sont déployées sur Jarville et Pont-St-Vincent. Le 6 juin, elle fait mouvement et s'installe en Lorraine, sur le terrain de Villers-les-Nancy (Meurthe-et-Moselle).

Un Salmson 2A2 abattu par la DCA :

Le 29 juin, le Salmson 2A2 de l'équipage Sgt Jacques Mivière (pilote) / Cne Gabriel Saumade (observateur du 36ème CA) est pris à partie par les pièces de la Flak Batterie 761 alors qu'il accomplissait une mission de reconnaissance à l'Ouest de Château-Salins. Touché, l'avion s'écrase entre les villages de Malaucourt-sur-Seille et Lemoncourt, à une vingtaine de kilomètres au Nord-Est de Nancy. Les deux aviateurs français ont été tués.

Personnels navigants, en date du 1er juillet 1918 :

Cne Georges Lescot ( cdmt) - Ltt Gaston Damelincourt (pilote) - Ltt Pierre de la Sudrie de Calvayrac (obs) - Slty Paul Dupont ( obs) - Slt Paul Boillot (obs) - Ltt Maurice Petit (obs) - Slt Joseph Le Conte (obs) - Slt Eugène Barrier (obs) - Slt Georges Pormail (obs) - Ltt Charles Carlier (obs) - Slt Jean Favret (TSF) - Slt Marcel Tasso (obs) - Ltt Boutillier ( pilote) - Asp Pierre Pensa (obs) - Asp Henri Tasso (obs) - MdL Georges Watin (obs) - MdL Louis Boutay (obs) - Sgt Jules Bonnetain (pilote) - Sgt Marcel Bodin (mitrailleur) - Sgt Paul Hennecart (pilote) - MdL Archange Fabiani ( pilote) - Sgt Jacques Mivière (pilote) - Sgt Antoine Malot (pilote) - Sgt Adrien Bédrignans (pilote) - Sgat Adolphe Artigouha (pilote) - MdL Jean Glénisson (mitrailleur) - Sgt Laurent Rouquey (pilote) - Cal Jules Bonnetain (pilote) - Sgt Edmond Hourdry (pilote) - Cal Marcel Bochur (pilote) - Cal Marcel Bodin (mitrailleur) - Cal Henri Bompard (mitrailleur).

Le 17 juillet, le Sol Delzon Roume, un homme de corvée est évacué sur maladie à l'ambulance 16/21 d'Essey-les-Nancy, où il décéde le 19.

Sous commandement de la 1ère armée :

Le 31 juillet 1918, le 36ème corps d'armée passe sous le commandement de la 1ère armée. A cette occasion, la SAL 74 s'installe à Houdreville (Meurthe-et-Moselle).

Dans la Somme :

Du 3 au 24 août 1918, installation de la SAL 74 à Fouilloy (Somme). Du 25 août au 13 septembre 1918, la SAL 74 s'installe à Namp-au-Val (Somme). Le 36ème corps d'armée est engagé dans la poussée vers la position Hindenburg.

Prise de commandement du Ltt Jean Soubeyran :

Le 11 septembre 1918, l'escadrille SAL 74 passe sous le commandement du Ltt Jean Soubeyran, un artilleur issu du 50ème régiment d'artillerie, qui a d'abord été pilote des escadrilles C 4, SOP 284 et BR 222. Il conservera ce commandement jusqu'à la dissolution de l'unité.

Du 14 au 26 septembre 1918, la SAL 74 s'installe à Beaucourt et participe au profit du 36ème CA à la bataille de Savy-Dallon, avec une progression jusqu'au canal de la Somme, au Nord de Nesle qui est atteint le 31 août.

Un équipage tué sur St-Quentin :

Le 25 septembre, une formation de deux Salmson 2A2 de la SAL 74 est engagée sur une mission photo sur la région de St-Quentin (Aisne). Un des appareils assure la protection de l'avion photo, à défaut d'une réelle escorte de chasse. Malheureusement pour les Français, leur dispositif est attaqué par une formation de 12 avions allemands. L'avion photo, de l'équipage du MdL Archange Fabiani (pilote) et du Slt Georges Lormail (obs), est abattu en flammes et l'équipage tué. L'autre équipage, composé du Ltt Julien Boutilliers / Ltt Pierre de la Suderie, réussit à échapper à ses adversaires et à rentrer au terrain malgré la blessure par balle au visage de l'observateur et un avion criblé de projectiles.

Du 27 au 30 septembre 1918, la SAL 74 s'installe à Cuichy-Maricourt. Elle prend part à la bataille de Saint-Quentin avec réoccupation de la ville et franchissement de la Somme, puis progression jusqu'à la région Est de Montigny-en-Arrouaise, Bernoville qui sera finalement atteinte, le 11 octobre.

Tué au combat :

Le 10 octobre, le Ltt Charles Carlier (obs) est tué par une balle tirée par de l'infanterie lors d'un passage en basse altitude aux environs de Manicourt (Somme).

La grippe espagnole frappe :

Le 6 octobre, le Sol Louis Duvot, ordonnance, est évacué sur l'hôpital 38 de Beauvais, où il décéde des suites de la grippe espagnole, le 11 octobre.

Toujours avec les forces du 36ème corps d'armée, la SAL 74 prend part à la bataille de Mont-d'Origny du 15 octobre au 6 novembre, puis à la seconde bataille de Guise, le 4 et 5 novembre et finalement à la poussée vers la Meuse du 6 au 11 novembre 1918. L'infanterie arrête sa progression dans l'axe de la forêt de Nouvion, à l'Ouest de Chimay.

Dernière victime :

Le 10 novembre 1918, le Ltt Jean Soubeyran, commandant de l'escadrille, part comme observateur, en compagnie d'un autre pilote. Cherchant le contact avec l'ennemi, ils descendent très bas et profondément dans les lignes allemandes. Leur avion est criblé de projectiles par les troupes au sol qui sont mitraillées. Le pilote (qui n'est pas encore identifié) est tué par balle et Soubeyran contraint de prendre les commandes et de ramener l'appareil dans les lignes, où il est grièvement blessé lors de l'atterrissage qui termine mal.

Personnels navigants, à la date du 11 novembre 1918 :

Ltt Jean Soubeyran (cdmt) - Ltt Julien Boutillier (pilote) - Slt John Brown (pilote USA) - Ltt Pierre de la Sudrie de Calvayrac (obs) - Ltt Paul Boillot (obs) - Ltt André Buffet (obs) - Slt Eugène Barrier (obs) - Slt Marcel Meyniel (obs) - Slt Henri Tasso ( obs) - Slt Pierre Pensa (obs) - Slt Victor Védrines (obs) - Slt Jean Favret (TSF) - MdL Georges Watin (obs) - MdL Louis Boulay (obs) - Sgt Adrien Bédrignans (pilote) - Sgt Adolphe Artigouha (pilote) - Sgt Laurent Rouquet (pilote) - Sgt Jules Bonnetain (pilote) - Sgt Paul Hennecart (pilote) - Sgt Edmond Hourdry (pilote) - Cal Marcel Bochut (pilote) - Sgt Marcel Bodin (mitrailleur) - Cal Henri Bompard (mitrailleur) - Sol Louis Mamelet ( mitrailleur) - Sol Perrier (mitrailleur).

Bilan de la Grande Guerre :

Pendant la Grande Guerre, les personnels de l'escadrille 74 ont eu à déplorer la perte de 15 tués (9 au combat / 4 par accident / 2 par maladie)? 9 blessés (5 par DCA et infanterie, 4 par accident) et 3 prisonniers.

En janvier 1919, le 36ème corps d'armée passe sous le commandement de la 3ème armée. La SAL 74, toujours affectée à son aéronautique, s'installe successivement sur les terrains de Coney-les-Eppes (Aisne) du 1er et 2 janvier 1919, de Le Croutoy (Oise) du 3 janvier au 28 février et finalement à Pars-les-Romilly, qu'elle rallie, le 1er mars 1919.

Dissolution de l'escadrille :

L'escadrille SAL 74 est finalement dissoute sur le terrain de Pars-lès-Romilly (21), le 17 mars 1919.

 

Morts : en rouge / Blessés et indemnes : en jaune

 

 

Citations individuelles
des personnels

* Citation à l'ordre de l'armée du Ltt Jean Marcel Riché, observateur à l'escadrille C 74, en date du 21 juillet 1916 : "Observateur de grande valeur et de belle qualité morale, ayant toujours fait preuve de décision, de courage et de sang-froid. Le 8 juillet 1916, au cours d'une importante mission photographique, son appareil ayant été touché par des éclats d'obus et lui-même blessé à la main droite, n'en a pas moins continué sa mission jusqu'au bout, rapportant ainsi au commandement les renseignements urgents qui lui avaient été demandés."

* Citation à l'ordre de l'armée du MdL Bernard Schwartz, pilote à l'escadrille C 74, en date du 4 octobre 1916 : "Pilote énergique et adroit. Toujours volontaire pour les missions difficiles. A exécuté sur G 4 plusieurs bombardements de nuit dans des circonstances atmosphériques difficiles. Le 22 septembre, gravement blessé par des éclats d'obus, au cours d'une opération de bombardement, a réussi, à force d'énergie et d'adresse, à ramener au terrain d'atterrissage son avion endommagé par le tir ennemi."

* Citation à l'ordre de l'armée du Ltt Richard Fanning, observateur belge, détaché à l'escadrille C 74, en date du 10 octobre 1916 : "Excellent observateur, énergique et plein d'allant. Le 22 septembre, pendant une reconnaissanceau cours de laquelle son avion a été criblé d'éclats d'obus, a contribué par son sang-froid à soutenir le moral de son pilote grièvement blessé et à assurer le retour de l'avion dans nos lignes."

* Citation à l'ordre de l'armée du MdL Samuel Réville, pilote à l'escadrille C 74, en date du 19 octobre 1916 : "Dégagé de toute obligation militaire, a contacté un engagement dans l'aviation, où il s'est révélé pilote remarquable par son énergie, son sang-froid et son adresse; toujours prêt à marcher dans les circonstances les plus difficiles. Dès ses premiers vols de nuit sur G 4, et notamment le 12 septembre 1916, a exécuté plusieurs bombardements dans des conditions atmosphériques particulièrement dures."

* Citation à l'ordre de l'armée du MdL Gaston Damelincourt du 9ème régiment de cuirassiers, pilote à l'escadrille C 74, en date du 31 octobre 1916 : "Pilote remarquable d'énergie, d'entrain et d'audace. Le 22 octobre 1916, au cours d'un réglage effectué dans les lignes ennemies, a eu son avion atteint par un obus de plein fouet qui a coupé le train d'atterrissage, enlevé un cylindre du moteur et brisé l'avant de la nacelle. Après une chute en vrille de plus de 1200 mètres, a réussi, grâce à son sang-froid et à son habileté, à rétablir la stabilité de son avion et à atterrir dans nos lignes."

* Citation à l'ordre de l'armée du MdL Louis Mouy, pilote de l'escadrille C 74, en date du 20 janvier 1917 : "Pilote très brave et possédant au plus haut degré le sentiment du devoir. A accompli de nombreuses missions dans un secteur particulièrement dangeureux. Le 24 décembre 1916, a eu, à six kilomètres à l'intérieur des lignes allemandes, les commandes d'un gouvernail coupées par le tir ennemi, est parvenu cependant, grâce à son rare sang-froid, à ramener l'appareil dans nos lignes en passant, à moins de 200 mètres au-dessus des tranchées ennemies. Ne s'est ensuite abrité du tir de l'artillerie ennemie qu'après avoir sauvé ses appareil de bord."

* Citation à l'ordre de l'armée du Cne Alexandre Godard, observateur de l'escadrille C 74, en date du 30 janvier 1917 : "Observateur plein de courage et de sang-froid. A accompli de nombreuses reconnaissances dans un secteur particulièrement dangeureux. Le 24 décembre 1916, a eu son avion gravement atteint et a rejoint nos lignes en survolant les tranchées ennemies à moins de 200 mètres. A capoté en arrivant au sol et. malgré de nombreuses contusions, ne s'est abrité du tir de l'artillerie ennemie qu'après avoir aidé son pilote à sauver les appareil de bord."

* Citation à l'ordre de l'armée du Ltt Paul Manceron, pilote à l'escadrille C 74, en date du 16 avril 1917 : "Officier d'une bravoure et d'un sang-froid épreouvés. A exécuté de nombreuses missions de réglage dans un secteur dangereux. A eu son avion fréquemment atteint par des éclats d'obus, notamment les 3 juillet 1916 et 28 janvier 1917. Le 7 avril 1917, a ramené au terrain d'atterrissage son observateur mortellement blessé par un éclat de Shrapnell."

* Citation à l'ordre de l'armée du Ltt Richard Fanning, observateur belge détaché à l'escadrille C 74, en date du 16 avril 1917 : "Officier remarquable par sa bravoure et son énergie. A exécuté dans un secteur dangereux, pour le compte de l'armée française, plusieurs reconnaissances difficiles. Mortellement blessé au cours d'une mission de réglage, le 7 avril 1917."

* Citation à l'ordre de l'armée du Cal Georges Griffon, pilote à l'escadrille C 74, en date du 30 août 1917 : "Pilote courageux, énergique et plein d'entrain. Glorieusement tombé, le 7 août 1917."

* Citation à l'ordre de l'armée du Ltt Maurice Manceron au 4ème régiment de cuirassiers, pilote à l'escadrille C 74, en date du 30 août 1917 : "Officier pilote extrêmement courageux, toujours volontaire pour les missions les plus dangeureuses. Le 18 août 1917, au cours d'un réglage de tir, ayant été attaqué par des avions ennemis qui s'efforçaient de s'opposer à l'accomplissement de sa mission, a abattu l'un d'eux. Est rentré avec son avion désemparé et criblé de balles."

* Citation à l'ordre de l'armée du Ltt Joseph Toussaint, observateur belge détaché à l'escadrille C 74, en date du 30 août 1917 : "Officier de l'armée belge détaché dans une escadrille française. Observateur plein d'énergie et de courage. Le 18 août 1917, au cours d'un réglage de tir, a soutenu victorieusement un combat contre un groupe d'avions ennemis et abattu l'un d'eux. Est rentré avec son avion criblé de balles."

* Citation à l'ordre de l'armée du MdL Louis Mouy, au 7ème régiment de chasseurs, pilote à l'escadrille C 74, en date du 30 août 1917 : "Excellent pilote, s'est signalé en maintes circonstances par son courage et son énergie remarquables. Le 21 août 1917, au cours d'une mission, ayant une de ses commandes coupée par un éclat d'obus, a réussi, grâce à son sang-froid et à son adresse, à rentrer au terrain de l'escadrille. A accompli, depuis son arrivée à l'escadrille, plus de trois cents heures de vol au-dessus de l'ennemi."

Citations individuelles
des personnels

* Citation à l'ordre de l'armée du Ltt Emile Michaux, observateur de l'armée belge, en date du 15 octobre 1917 : "Officier observateur de l'armée belge, détaché à l'escadrille C 74, s'est fait remarquer par son sang-froid, sa bravoure et son énergie. A effectué de nombreux réglage et reconnaissances périlleuses pour le compte de l'artillerie française."

* Citation à l'ordre de l'armée du Ltt Léon Ronge, observateur belge à l'escadrille C 74, en date du 15 octobre 1917 : "Officier observateur de l'armée belge, détaché à l'escadrille C 74. A effectué depuis août 1916 de nombreux réglages de tirs pour le compte des armées alliées, faisant preuve, dans l'accomplissement des missions qui lui étaient confiées, de courage, d'énergie et habileté."

* Citation à l'ordre de l'armée du Ltt Emile Wouters, observateur de l'armée belge, en date du 15 octobre 1917 : "Observateur photographe d'une grande bravoure, plein d'entrain et de sang-froid dans les circonstances critiques. A accompli, malgré de violents bombardements, de nombreuses missions intéressant l'artillerie et l'aviation françaises. A rendu, par le nombre et l'importance de ses reconnaissances, les plus signalés services dans la conduite des tirs d'artillerie."

* Citation à l'ordre de l'armée du Slt Gaston Damelincourt du 9ème régiment de cuirassiers, pilote à l'escadrille C 74, en date du 25 octobre 1917 : "Officier pilote remarquable par sa bravoure et son énergie. A l'escadrille depuis dix-huit mois, a effectué quatre cents heures de vol au-dessus de l'ennemi, rentrant fréquemment avec son avion sérieusement touché par des éclats d'obus. le 15 octobre 1917, son avion triplace ayant pris feu à 2000 mètres, a fait preuve du plus grand sang-froid en parvenant à le ramener désemparé au terrain de l'escadrille. Est reparti aussitôt sur un autre avion pour terminer sa mission interrompue."

* Citation à l'ordre de l'armée du Ltt Pierre de Zaeytydt, de l'armée belge détaché à l'escadrille C 74, en date du 10 novembre 1917 : "Observateur exercé, a toujours fait preuve des plus belles qualités de bravoure, de décision et de sang-froid. Le 22 octobre 1916, au cours d'un réglage d'artillerie, a eu son avion très gravement endommagé par un obus."

* Citation à l'ordre de l'armée du Soldat François Marie Denat, mitrailleur de l'escadrille SAL 74, en date du 15 mars 1918 : "Soldat mécanicien, courageux et dévoué. A effectué comme mitrailleur volontaire plus de 70 heures de vol au-dessus de l'ennemi. Attaqué par 6 monoplaces, a soutenu la lutte malgré une blessure permettant ainsi au pilote de ramener son observateur grièvement blessé."

* Citation à l'ordre de l'armée du Ltt Alexandre Alphonse Girard, du 242ème régiment d'infanterie, observateur de l'escadrille SAL 74, en date du 15 mars 1918 : "Observateur d'un courage et d'un dévouement au-dessus de tout éloge, toujours prêt à accomplir les missions les plus périlleuses. A exécuté de nombreuses reconnaissances à l'intérieur des lignes ennemies, revenant plusieurs fois avec son avion atteint par des éclats d'obus. A été grièvement blessé au cours d'un combat contre plusieurs monoplaces."

* Citation à l'ordre de l'armée du Slt Edmond Laroche du 45ème régiment d'artillerie de campagne, observateur à l'escadrille C 74, en date du 9 avril 1818 : "Observateur plein de courage et d'entrain. Au cours d'une mission photographique éloignée, attaqué par de nombreux avions ennemis, a soutenu le combat avec sang-froid et est rentré, sa mission terminée, avec un appareil atteint de nombreuses balles. "

* Citation à l'ordre de l'armée du Slt Edmond Laroche du 45ème régiment d'artillerie de campagne, observateur à l'escadrille SAL 74, en date du 8 mai 1818 : "Officier observateur remarquabe par son allant et son rare courage. Disparu le 7 avril 1918, dans les lignes allemandes après un combat contre une patrouille de chasse ennemie."

* Citation à l'ordre de l'armée du Slt Louis Mouy du 7ème régiment de chasseurs, pilote à l'escadrille SAL 74, en date du 8 mai 1818 : "Officier pilote très brave et d'une haute valeur morale. Disparu le 7 avril 1918, dans les lignes allemandes après un combat au cours d'une mission photographique."

* Citation à l'ordre de l'armée du Slt Georges Lormail, du 208ème régiment d'artillerie, observateur de l'escadrille SAL 74, en date du 12 octobre 1918 : "Observateur photographe de très haute valeur professionnelle. les 1er et 3 septembre 1918, grâce à son sang-froid, a pu pousser jusqu'au bout des reconnaissances photographiques importantes malgré le feu nourri de l'ennemi qui a sérieusement endommagé son avion. Le 25 septembre, au cours d'une reconnaissance photographique, a trouvé une mort glorieuse dans un combat aérien contre plusieurs avions ennemis."

* Citation à l'ordre de l'armée de l'Adj Archange Fabiani, du 7ème régiment de Dragons, pilote de l'escadrille SAL 74, en date du 12 octobre 1918 : "Pilote de très haute valeur. les 1er et 3 septembre 1918, grâce à son sang-froid, a permis à son observateur de pousser jusqu'au bout des reconnaissances difficiles, malgré le feu nourri de l'ennemi qui a très sérieusement endommagé son avion. Le 25 septembre, au cours d'une reconnaissance photographique, a trouvé une mort glorieuse dans un combat aérien contre plusieurs avions ennemis."

* Citation à l'ordre de l'armée du Ltt Julien Eugène Boutilliers, du 287ème régiment d'infanterie, pilote de l'escadrille SAL 74, en date du 26 novembre 1918 : "Pilote d'une bravoure et d'une audace à toute épreuve. S'est particuièrement distingué dans l'infanterie où il est resté 16 mois au front. A l'aviation depuis plus de 2 ans, a réalisé près de 175 heures de vol, exécutant parfois des missions très difficiles. Le 25 septembre 1918, en particulier, protégeant une mission photographique à longue portée, a été attaqué par 12 avions ennemis qui incendièrement devant lui, à haute altitude, l'avion qu'ils protégeaient, a réussi à se dégager de cette situation périlleuse avec un sang-froid remarquable et a ramené au terrain son appareil criblé de balles et son passager blessé."

* Citation à l'ordre de l'armée du Ltt Pierre de la Suderie, du 39ème régiment d'artillerie de campagne, observateur de l'escadrille SAL 74, en date du 26 novembre 1918 : "Observateur d'artillerie en avion d'une haute valeur professionnelle, comptant parmi les plus anciens de l'aviation. Le 25 septembre 1918, protégeant une mission photographique à longue portée, a été attaqué par 12 avions ennemis qui incendièrement devant lui, à haute altitude l'avion qu'ils protégeaient, a réussi à se dégager de cette situation périlleuse avec un sang-froid remarquable et à rentrer au terrain quoi qu'ayant été blessé d'une balle au visage."

* Citation à l'ordre de l'armée du Ltt Jean Soubeyran, du 11ème régiment d'artillerie, pilote commandant de l'escadrille SAL 74, en date du 10 décembre 1918 : "Officier d'un courage qui n'a d'égale que sa modestie. Observateur pilote, commandant d'escadrille, s'est toujours fait remarquer par sa bravoure et son dévouement. Le 10 novembre 1918, pour chercher le contact avec l'ennemi, est descendu à très basse altitude en poussant très loin dans les lignes ennemies, est revenu avec un avion criblé par le feu de terre. Etant observateur, ayant son pilote tué au-dessus de l'ennemi, a pris les commandes de l'avion et est parvenu à le ramener dans nos lignes; a été grièvement blessé à l'atterrissage."

* Chevalier de la Légion d'Honneur et citation à l'ordre de l'armée, à titre posthume, du Slt Edouard Laroche, pilote de l'escadrille C 74, en date du 18 juin 1920 : "Officier observateur en avion, plein de courage et d'entrain. Tué à l'ennemi, le 7 avril 1918. Croix de Guerre avec palme."

 

Les hommes

Les personnels navigants de l'escadrille C 74 posent sur le terrain de Houthem (Belgique) pendant l'automne 1917 - Au premier rang, 3ème à partir de la droite, le Cne Maurice Paillard, commandant de l'unité du 17 février 1917 au 1er mai 1918 - Le Slt Marcel Bouchon, pilote, est le 1er à gauche, au dernier rang - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Photo Maurice Paillard, transmise par Michel Joubert, que je remercie pour son aide.

Ltt Maurice Paillard, pilote de l'escadrille C 74 du 14 octobre 1916 au 1er mai 1918, pose aux commandes d'un Caudron G 4 de son unité sur le terrain de Hondschoote en mars 1917 - Cet officier a ensuite commandé l'escadrille du 17 février 1917 au 1er mai 1918 - Photo Maurice Paillard, transmise par Michel Joubert, que je remercie pour son aide.

Cne Maurice Armand Paillard - Né le 31 mai 1889 à Paris 10ème (75) - Fils de Paul Albert Paillard et de Marie Emile Sollier - Domiciliés 11, rue des Feuillantines à Paris (75) - Classe 1909 - Recrutement de la Seine sous le matricule n° XXX - Engagé pour 3 ans au 70ème régiment d'infanterie, à compter du 1er octobre 1907 - Passé à l'aéronautique militaire comme élève pilote, le 13 février 1911 - Passé dans la réserve - Profession avant la mobilisation générale Employé de banque - Mobilisé au 70ème régiment d'infanterie, le 2 août 1914 - Croix de guerre et une citation à l'ordre du régiment en octobre 1914 - Brevet de pilote militaire n° 3814 obtenu, le 30 juin 1916 - Stage de perfectionnement à l'école militaire d'aviation de Châteauroux, jusqu'au 11 août 1916 - Pilote au GDE du 11 août au 16 octobre 1916 - Pilote de l'escadrille C 74 / SAL 74 du 14 octobre 1916 au 1er mai 1918 - Nommé Capitaine à titre définitif, le 21 janvier 1917 - Commandant de l'escadrille C 74 /SAL 74 du 17 février 1917 au 1er mai 1918 - Stage au GDE du 30 septembre au 11 octobre 1917 - En mission du 25 février au 8 mars 1918 - En mission du 19 au 23 mars 1918 - En mission au RGA du 10 au 24 avril 1918 - Affecté au service aéronautique du 2ème corps d'armée colonial, à compter du 6 mai 1918 - Décoré de la Croix de Guerre belge - Décoré de l'ordre de Léopold 1er - Chevalier de la légion d'Honneur, en date du 16 juin 1920 - Affecté au 33ème régiment d'aviation d'observation, le 1er août 1920 - Nommé Commandant en 1938 - Nommé Lieutenant-colonel - Chef de service aux économats des armées en ZO - Officier de la Légion d'Honneur, en date du 1er juillet 1948 - Domicilié Square du Port Royal à Paris 10ème (75) - Décédé à Bühl (Allemagne), le 8 janvier 1952 - Sources : Pam - LO - JORF - CCC C 74 / SAL 74 - Dernière mise à jour : 10/12/2014.

* Chevalier de la Légion d'Honneur et une citation à l'ordre de l'armée du Cne Maurice Armand Paillard au 2ème groupe d'aviation, en date du 16 juin 1920 : "Officier animé d'un haut esprit du devoir. Grièvement blessé dans l'infanterie et devenu inapte à cette arme, est passé dans l'aviation où il s'est fait remarquer par un réel dévouement."

Ltt Emile Contant - Né le 21 avril 1890 à Blida (Algérie) - Fils de Jules Victor Contant et d'Emilie Angélique Purschet - Domiciliés avenue A. le Goff à Blida(Agérie) - Classe 1910 - Recrutement d'Alger (Algérie) sous le matricule n° 1494 - A fait ses études à Blida puis Alger - Elève de l’Ecole nationale des Travaux Publics - Diplôme d'ingénieur des travaux Publics - Service militaire au 6ème groupe d'artillerie à pied d'Afrique, à compter du 9 novembre 1912 - Nommé Brigadier, le 9 avril 1913 - Elève officier de réserve, le 1er octobre 1913 - Nommé Sous-lieutenant de réserve et affecté au 7ème groupe d'artillerie à pied d'Afrique, le 1er avril 1914 - Fin de service militaire au 1er avril 1914 - Rappelé à l'activité au 7ème groupe d'artillerie à pied d'Afrique, le 3 août 1914 - Affecté au 1er régiment d'artillerie à pied, le 15 février 1916 - Affecté au 118ème régiment d'artillerie lourde - Passé à l'aéronautique militaire comme observateur, le 14 juillet 1916 - Observateur de l'escadrille F 36 du 14 juillet 1916 au 18 mars 1917 - Nommé Lieutenant à titre définitif, le 2 août 1916 - Blessé par éclats de bombes d'avions dans la nuit du 14 au 15 novembre 1916 - Citation à l’ordre du 36ème corps d’Armée, en date du 24 novembre 1916 - Hospitalisé et convalescence jusqu'au 15 février 1917 - Classé observateur d'artillerie lourde au 36ème corps d'armée, le 1er mars 1917 - Observateur puis pilote de l'escadrille C 226 du 18 mars 1917 au 7 février 1918 - En mission au 2ème groupe d'aviation de Lyon-Bron du 5 au 12 avril 1917 - Prends des leçons de pilotage directement à l'escadrille C 226, à compter de juin 1917 - Nouvelle blessure, le 22 juillet 1917 - Citation à l’ordre de la 1ère Armée, en date 12 août 1917 - Brevet de pilote militaire n° 9757 obtenu à l'escadrille C 226, en date du 5 novembre 1917 - Insigne de pilote militaire (macaron) n° 7.493 - Croix de guerre belge avec palme pour services exceptionnels rendus à l’Armée belge au cours de l’offensive des Flandres de 1917, le 1er décembre 1917 - Pilote de l'escadrille C 74 du 7 février au 10 mars 1918 - En stage à l'école de Sommesous du 7 février au 10 mars 1918 - Commandant de l’escadrille SOP 204 / SAL 204 du 10 mars 1918 au 19 février 1919 - Stage à la RGA du 12 mars 1918 au 19 février 1919 - Nommé Capitaine de réserve, à titre temporaire, le 3 juillet 1918 - Citation à l’ordre de la 1ère Armée, en date du 9 août 1918 - Hospitalisé du 15 au 28 octobre 1918 - Citation n° 130 à l’ordre du 36ème Corps d’Armée de l'aéronautique du 36ème corps d'armée, en date du 22 novembre 1918 - Chevalier de la Légion d’honneur et citation à l'ordre de l'armée, en date du 11 janvier 1919 - Affecté au contrôle postal du Ministère à Paris (75), le 19 février 1919 - Mis en congé sans solde et mis à la disposition de la société des travaux publics marocains du 25 juillet au 31 août 1919 - Démobilisé par le 3ème groupe d'aviation, le 13 août 1919 - Affecté au 37ème régiment d'aviation, le 30 novembre 1920 - Domicilié à Casablance, à compter du 27 janvier 1921 - Nommé capitaine de réserve, à titre définitif, le 4 juillet 1922 - Passé dans l'arme de l'aéronautique militaire, le 7 juillet 1923 - Profession Ingénieur adjoint aux travaux publics à Mogador, à compter du 2 août 1924 - Domicilié à Agadir, à compter du 4 juin 1928 - Photo Emile Contant transmise par Pierre Jarrige que je remercie pour son aide - Sources : Pam - CCC de l'escadrille F 36 - CCC de l'escadrille C 226 - CCC de l'escadrille C 74 - CCC de l'escadrille SOP 204 / SAL 204 - Fiche Matricule des archives nationales d'Outre-mer - JORF - Dernière mise à jour : 13 février 2017.

* Citation à l’ordre du 36ème corps d’Armée du Ltt Emile Contant Emile, observateur à l’Escadrille F 36, en date du 24 novembre 1916 : "A donné de nombreuses preuves de courage et rendu de grands services dans l’Artillerie lourde comme officier d’antenne, puis comme observateur en avion. Blessé par des éclats de bombe dans la nuit du 14 au 15 novembre, alors qu’après avoir fait mettre le personnel à l’abri, il était resté seul dehors avec les mitrailleurs pour tirer sur les avions ennemis."

 

* Citation à l’ordre de la 1ère Armée du Ltt Emile Contant, observateur à l’escadrille 226, en date 12 août 1917 : "Excellent observateur en avion qui a donné maintes preuves de sa valeur et de son courage. A poursuivi plusieurs fois l’exécution de ses missions, bien que son avion ait été gravement détérioré par le feu de l’ennemi. Le 22 juillet 1917 a été blessé au cours d’un réglage de tir effectué à basse altitude."

 

* Citation à l’ordre de la 1ère Armée du Cne Emile Contant au 1er régiment d’artillerie à pied, commandant l’escadrille SAL 204, en date du 9 août 1918 : "Chef d’escadrille de premier ordre, entraînant magnifiquement ses pilotes et ses observateurs par les exemples journaliers de joyeuse bravoure qu’il donne. Toujours le premier à voler sans souci du danger. Le 12 juillet 1918, est parti deux fois dans la plus violente des tempêtes, a survolé le champ de bataille à basse altitude, malgré le feu nourri des mitrailleuses de terre, fournissant à l’artillerie des renseignements très précis qui ont fortement contribué au succès de l’attaque."

 

* Citation n° 130 à l’ordre du 36ème Corps d’Armée de l'aéronautique du 36ème corps d'armée, en date du 22 novembre 1918 : "L’Aéronautique du 36ème Corps d’Armée, commandée par le chef d’escadrons Bordage, comprenant les escadrilles : SAL 74 sous les ordres du lieutenant Soubeyran, SPA 276 sous les ordres du capitaine Goisbault, SAL 204 sous les ordres du capitaine Contant, SPA 21 sous les ordres du capitaine Escudier A rendu les plus précieux services d’août à novembre 1918. Grace à l’expérience de son chef, à l’allant et au dévouement de ses commandants d’escadrilles, au courage et au sang-froid de ses pilotes, observateurs et mitrailleurs, a renseigné le commandement et la troupe par des circonstances atmosphériques souvent très dures. Malgré de grandes difficultés à vaincre, a assuré les liaisons, contrôles de tir et exécuté de nombreuses reconnaissances photographiques."

 

* Chevalier de la Légion d'Honneur et citation à l'ordre de l'armée du Cne Emile Contant, au 1er régiment d'artillerie à pied, commandant de l'escadrille SAL 204, en date du 11 janvier 1919 : "Officier d'une grande valeur morale. Obtient le maximum de son escadrille, qu'il entraine par son exemple. deux blessures. A déjà été trois fois cité."

 

Photo du Cal Philippe Dubrac

Cal Philippe Marie Ferdinand Dubrac - Né le 26 juin 1896 à Paris (75) - Classe 1916 - Recrutement du 3ème bureau de la Seine sous le matricule n° 997 - Brevet de pilote militaire n° 3536 obtenu à l'école d'aviation militaire de Châteauroux, le 24 mai 1916 - Brevet de pilote civil N° 3779 délivré par l'Aéroclub de France et obtenu sur avion Blériot, le 6 juillet 1916 - Pilote du GDE jusqu'au 23 juillet 1916 - Pilote de l'escadrille C 74 du 23 juillet au 6 septembre 1916 - Grièvement blessé au cours d'un capotage avion sur le terrain de Hondschoote, le 6 septembre 1916 - Décédé des suites de ses blessures multiples à l'hôpital militaire de Dunkerque, le même jour - Sources : Pam - MpF - Liste des brevets militaires - CCC escadrille C 74 - Dernière mise à jour : 15 septembre 2016.

 

Les hommes

Le Cne Maurice Paillard, commandant de l'escadrille C 74, photographié dans son bureau, sur le terrain d'Houthem (Belgique) pendant l'été 1917 - Il porte quatre chevrons de présence au front, soit trois années de présence (1 an 1/2 pour le premier et 6 mois par chevrons supplémentaires), ce qui situe cette photo vers la mi-1917 - Photo Maurice Paillard, transmise par Michel Joubert, que je remercie pour son aide.

Slt Marcel Jean Lucien Marie Bouchon - Né le 2 juillet 1892 à Clidry (Seine) - Fils de Lucien Bouchon et d'Alice Maës - Domiciliés 61, rue de Ponthieu à Paris 8ème - Profession avant guerre Etudiant - Classe 1912 - Recrutement du 6ème bureau de la Seine sous le matricule n° XXX - Service militaire au 30ème régiment de Dragons, à compter du 6 octobre 1913 - Affecté au 16ème régiment de Dragons - Affecté au 19ème bataillon de chasseurs à pied - Affecté au 5ème régiment de Cuirassiers - Nommé Maréchal des Logis, le 1er juillet 1915 - Passé à l'aéronautique militaire comme élève pilote, le 18 août 1916 - Brevet de pilote militaire n° 4999 obtenu à l'école militaire d'aviation de Juvisy, le 2 décembre 1916 - Stage de perfectionnement à l'école militaire d'aviation de Châteauroux, jusqu'au 1er mars 1917 - Pilote du GDE du 1er au 25 mars 1917 - Pilote de l'escadrille C 74 du 25 mars 1917 au 1er mars 1918 - Croix de Guerre et une citation à l'ordre de l'armée, en septembre 1917 - En mission du 21 au 26 décembre 1917 - Transformation sur Sopwith 1A2 au GDE du 17 au 25 janvier 1918 - En mission du 3 au 11 février 1918 - En mission du 11 février au 1er mars 1918 - Pilote de l'escadrille BR 279 du 1er mars 1918 au 12 janvier 1919 - Nommé Sous-Lieutenant à titre temporaire, le 14 février 1918 - Evacué sur l'hôpital de Roesbrugge (Belgique), le 3 mai 1918 - Soins et convalescence jusqu'au 7 juin 1918 - Stage du 16 au 26 juin 1918 - Evacué sur l'hôpital de Zuydcoote (Nord) et convalescence du 16 octobre au 4 novembre 1918 - Sources : Pam - CCC 74 - CCC 279 - Dernière mise à jour : 13/01/2015 - Photo transmise par Jean-Claude Bouchon, son neveu que je remercie pour son aide.

Ltt Paul Laffont, député de l'Ariège et élève pilote à l'école de Buc en fin septembre 1915 - Photo Jean Amigues transmise par Jean-Pierre Amigues, son petit-fils que je remercie pour son aide.

* Ltt Paul Laffont - Né le 25 avril 1885 à Mas-d'Azil (Ariège) - Fils de Marie François Laffont et de Marthe Louise Clémentine Benoist - Classe 1905 - Recrutement de Foix sous le matricule n° 378 - Engagé volontaire pour trois ans au 83ème régiment d'infanterie, à compter du 9 octobre 1905 - Nommé Caporal, le 10 avril 1906 - Envoyé en disponibilité, le 18 septembre 1906 - Profession avant guerre Licencié en droit et député de l'Ariège du 10 mai 1914 au 31 janvier 1930 - Mobilisé au 83ème régiment d'infanterie, le 2 août 1914 - Nommé Adjudant, le 2 août 1914 - Nommé Adjudant-chef, le 16 septembre 1914 - Nommé Sous-lieutenant de réserve à titre temporaire, le 28 novembre 1914 - Nommé Sous-lieutenant de réserve à titre définitif, le 22 janvier 1915 - Passé à l'aviation comme élève pilote, le 1er septembre 1915 - Brevet de pilote militaire n° 2176 obtenu à l'école d'aviation militaire de Buc, le 28 décembre 1915 - Nommé Lieutenant de réserve à titre définitif, le 20 avril 1916 - Pilote de l'escadrille C 74 du 7 au 9 octobre 1916 - Blessé au cours d'un accident aérien, aux commandes d'un Caudron G 4, le 9 octobre 1916 - Evacué sur l'hôpital de Zugdeshoote - Remis à la disposition du parlement, le 2 novembre 1916 - Affecté au service des fabrications de l'aéronautique (SFA), le 27 décembre 1920 - Sous-secrétaire d'état aux postes, télégraphes et téléphone du 17 janvier 1921 au 29 mars 1924 - Affecté dans la réserve au 34ème régiment d'aviation, le 4 septembre 1923 - Sénateur de l'Ariège du 14 janvier 1930 au 13 juillet 1944 - Affecté dans la réserve à la 1ère section du bataillon de l'Air n° 104 de Lille, le 10 mai 1938 - Assasiné par des miliciens à Rimont (Ariège), le 13 juillet 1944 - Sources : Fiche matricule du département de l'Ariège - CCC 74 - Sénat - Assemblée nationale - Dernière mise à jour 4 juin 2015.

 

Photo du Cne Maurice Collard

Cne Maurice Désiré Collard - Né le 7 juillet 1882 à Vitry-le-François (Marne) - Fils de Désiré Collard et de Marie Julie Augustine Haudot - Domiciliés au 23 boulevard Thiers à Dijon (Côte d'Or) - Profession Etudiant - Classe 1902 - Recrutement de Dijon (Côte d'Or) sous le matricule n° 868 - Admis à l'école spéciale militaire de St-Cyr, le 29 octobre 1903 - Nommé Caporal, le 6 août 1904 - Nommé Sergent, le 6 février 1905 - Sorti de l'école de St-Cyr 291ème sur 324 - Nommé Sous-lieutenant et affecté au 153ème régiment d'infanterie, le 1er octobre 1905 - Nommé Lieutenant, le 1er octobre 1907 - Affecté au 39ème régiment d'infanterie, le 9 juillet 1908 - Affecté au 4ème régiment de tirailleurs algériens, le 11 janvier 1910 - Campagne de Tunisie du 18 février 1910 au 16 mai 1912 - Blessé par contusions à la jambe et au genou droit par chute de cheval à Bizerte, le 10 novembre 1910 - En Algérie du 17 au 23 mai 1912 - Campagne du Maroc du 24 mai au 9 octobre 1912 - Blessé au genou, au bras et l'épaule droite par chute de cheval à Dar Delir Bargh, le 2 août 1912 - Victime d'une crise d'entérite dûe aux fatigues éprouvées en colonne, le 18 septembre 1912 - Citation n° 12 à l'ordre de l'armée, en date du 20 septembre 1912 - En Algérie du 10 au 15 octobre 1912 - Médaille du Maroc - Médaille Coloniale - Affecté au 41ème régiment d'infanterie, le 9 novembre 1912 - Affecté au 141ème régiment d'infanterie, le 24 novembre 1912 - Détaché au parc aéronautique de Versailles de l'aéronautique militaire, le 5 décembre 1913 - Envoyé à l'école d'aviation civile de Pau comme élève pilote, le 8 décembre 1913 - Brevet de pilote militaire n° 580 obtenu à l'école d'aviation militaire de Pau, le 3 septembre 1914 - Nommé Capitaine, le 22 février 1915 - Chef pilote à l'école d'aviation militaire de Pau, le 25 février 1915 - Pilote de l'escadrille C 10 du (4ème trimestre) 1915 au 10 mars 1916 - En déplacement à Esquennoy du 21 au 24 février 1916 - Devait être affecté à l'escadrille N 26 - Affectation changée - Devient Commandant du détachement Caudron de Roosbrugge (ou détachement de chasse du 36ème corps d'armée) du 10 mars au 16 juillet 1916 - Commandant de l'escadrille C 74 du 16 juillet 1916 au 12 février 1917 - Citation à l'ordre de l'armée, en date du 3 septembre 1916 - Citation n° 9 à l'ordre de l'aéronautique du 36ème corps d'armée, en date du 3 septembre 1916 - Chevalier de l'ordre de Léopold de Belgique, Croix de Guerre et citation à l'ordre de l'armée belge, en date du 4 novembre 1916 - Citation n° 329 à l'ordre du corps d'aviation militaire de l'armée belge, en date du 17 février 1917 - Affecté au commandement de l'école de tir aérien de Cazaux du 12 février au 2 mars 1917 - Affecté au Service des fabrications de l'aviation (SFA) du 2 mars 1917 au 23 juin 1919 - Chevalier de la Légion d'Honneur et citation à l'ordre de l'armée, en date du 29 décembre 1917 - Affecté au service de l'aviation coloniale, le 23 juin 1919 - Commandant de la station de transition maritime aéronautique de Bordeaux, le 1er septembre 1919 - Affecté au 5ème régiment d'aviation d'observation, le 18 juin 1920 - Affecté au centre d'instruction d'Istres, le 9 février 1922 - Nommé adjoint du commandant du 21ème régiment d'aviation, le 7 juin 1923 - Nommé Chef de bataillon, le 25 septembre 1923 - Affecté au magasin général d'aviation n° 1 de Romilly, le 11 novembre 1924 - En congé sans solde de trois ans, à compter du 15 novembre 1925 - Admis dans la disponibilité, le 1er octobre 1926 - A accompli une période d'exercices de 5 semaines du 22 août au 29 septembre 1927 - Reprend le service actif et toujours affecté au magasin général d'aviation n° 1 (MGA n° 1), le 2 décembre 1927 - Affecté à l'inspection du matériel et des installations, détaché à la direction générale des forces aériennes, le 25 mars 1930 - Affecté à l'entrepot spécial d'aviation n° 2, le 22 septembre 1930 - Nommé Lieutenant-colonel, le 1er janvier 1932 - Mis en congé définitif du personnel navigant, le 20 mars 1932 - Affecté, dans la réserve, à la base aérienne n° 104, par suite à la dissolution du 1er bataillon de l'air, le 1er octobre 1934 - Officier de la Légion d'Honneur, en date du 28 décembre 1934 - Admis à la retraite, le 31 décembre 1935 - Domicilié au 7, rue Fernand Widal à Paris (13ème) - Rappelé à l'activité et affecté à la 1ère compagnie du bataillon de l'air n° 131, le 13 septembre 1939 - Classé en affectation spéciale au titre de la 2ème région aérienne au titre de la société de constructions mécaniques Colombes, le 12 novembre 1939 - Décédé, le 30 mai 1959 - Sources : Pam - LO - Fiche matricule du département de Côte d'Or - Dernière mise à jour : 7 septembre 2016.

* Citation n° 12 à l'ordre du 4ème régiment de tirailleurs algériens, en date du 20 septembre 1912 : "En l'absence de son capitaine, a vigoureusement conduit sa compagnie dans une contre-attaque contre un ennemi nombreux."

* Citation n° 9 à l'ordre du service aéronautique du 36ème corps d'armée, en date du 3 septembre 1916 : "Excellent commandant d'escadrille qui assure avec tact et compétence le commandement d'une escadrille française travaillant en collaboration avec l'armée belge. très bon pilote plein d'allant, a livré plusieurs combats aériens et a obligé les avions ennemis à la retraite, a eu fréquemment au cours de missions de reconnaissance ou de barrage, son avion endommagé par le tir de l'artillerie ennemie."

* Chevalier de l'ordre de Léopold de Belgique, Croix de Guerre et citation à l'ordre de l'armée belge, en date du 4 novembre 1916 : "Pilote très habile, organisateur de premier ordre, chef d'une escadrille française mise à la disposition de l'armée belge, ne cesse de faire preuve d'un grand courage et d'un dévouement absolu, donne toujours l'exemple à ses pilotes et a obtenu de son unité un très grand rendement."

* Citation n° 329 à l'ordre du corps d'aviation militaire de l'armée belge, en date du 17 février 1917 : "Escadrille française travaillant en coopération de l'armée belge, d'une grande compétence très zélé et très dévoué. A obtenu par son exemple et ses qualités de commandement le meilleur rendement de son unité."

 

Photo du Ltt Etienne Riché

Ltt Jean Marcel Etienne Riché - Né le 15 janvier 1883 à Mézières (Ardennes) - Fils de Louis Nicolas Maurice Riché et de Caroline Joséphine Stéphanie Colle - Domiciliés 7, rue d'Alboni à Paris (75) et à Montey-st-Pierre (Ardennes) - Fait ses études au lycée Condorcet à Paris - Classe 1903 - Recrutement de Mézières sous le matricule n° 713 - Engagé volontaire pour trois ans, au titre du 91ème régiment d'infanterie, caserné à Nantes, le 12 novembre 1901, comme candidat au diplôme de docteur en droit - Nommé Caporal, le 20 septembre 1902 - Fin de service militaire et envoyé dans la disponibilité, le 20 septembre 1902 - Nommé Sergent, le 21 mars 1903 - A accompli une période d'exercices au 91ème régiment d'infanterie du 22 août au 18 septembre 1904 - Nommé Sous-lieutenant de réserve, le 10 décembre 1907 - A accompli une période d'exercices au 91ème régiment d'infanterie du 24 août au 20 septembre 1908 - A accompli une période d'exercices au 91ème régiment d'infanterie du 1er au 23 septembre 1911 - Nommé Lieutenant de réserve, le 23 décembre 1911 - Profession avant guerre Inspecteur de la Compagnie des chemins de fer du Nord - Rappelé à l'activité au 91ème régiment d'infanterie par la mobilisation générale, le 2 août 1914 - Blessé au combat - Déclaré inapte au service dans l'infanterie - Passe à l'aéronautique militaire comme observateur, le 15 février 1916 - Mis à la disposition du Général Durand, inspecteur des dépôts, détaché à la réserve générale de l'aviation (RGA) de Dugny-Le Bourget, le 15 février 1916 - Observateur de l'escadrille C 74 du (2ème trimestre) 1916 au 17 avril 1917 - Blessé à la main droite par un éclat d'obus de DCA pendant une mission de reconnaissance photographique, le 8 juillet 1916 - Nommé Capitaine de réserve, à titre définitif, le 24 octobre 1916 - Mis à la disposition du Sous-secrétariat de l'aéronautique, le 17 avril 1917 - Affecté au service technique de l'aéronautique, le 27 septembre 1920 - Démobilisé et maintenu dans le cadres des officiers de réserve, le 2 février 1919 - Affecté dans la réserve à l'entrepot spécial d'aviation n° 1, le 27 septembre 1920 - Conseiller général des Ardennes en 1921 - Docteur en droit et licencié ès-lettres - Diplômé des Sciences politiques - Passé, dans la réserve, à l'arme de l'aéronautique militaire, le 20 juin 1923 - Affecté, dans la réserve, au 38ème régiment d'aviation mixte de Thionville-Basse-Yutz (Moselle), le 23 janvier 1925 - Affecté, dans la réserve, à l'entrepot spécial d'aviation n° 2, le 23 avril 1927 - Député des Ardennes en 1928 - Affecté, dans la réserve, à l'entrepot spécial d'aviation n° 1, le 3 juillet 1930 - Nommé Chef de bataillon, de réserve, le 25 juillet 1930 - Sous-secrétaire d'état à la Défense nationale à partir de 1931 - Président de l'Aéroclub de France - Décédé à Paris (75), le 31 juillet 1934 - Sources : Pam - CCC escadrille C 74 - Dernière mise à jour : 15 septembre 2016.

 

Les avions

Caudron G 4 de l'escadrille C 74 sur le terrain de Honschoote en 1916 - Remarquez les capots moteurs peints de manière différente - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Photo droits réservés.

Caudron G 4 n° 2096 codé "9" affecté au Sgt Jan Štork (alias Jean Loustau), un pilote d'origine tchéque de l'escadrille C 74 en 1916 - Photo collection Zdenek Cejka que je remercie pour son aide.
* Sergent Jean Štork (alias Jean Loustau) - Né le 27 décembre 1892 à Ulice U Stribra (Tchécoslovaquie) - Profession avant guerre Jardinier - Engagé pour la durée de la guerre au 1er régiment de la Légion Etrangère en août 1914 - Blessé au combat à Arras (62) - Passé à l'aéronautique militaire comme élève pilote, le 20 décembre 1915 - Brevet de pilote militaire n° 2992 obtenu à l'école de Pau, le 16 mars 1916 - Stage de tir à l'école de tir aérien de Cazaux - Pilote de l'escadrille N 26 du 18 septembre au 5 décembre 1916 - Pilote de l'escadrille C 74 du 29 janvier 1917 au 26 février 1918 - Nommé sergent, le 1er mars 1917 - Au mission au GDE du 21 au 22 juin 1917 - RGA à compter du 26 février 1918 - Affecté au 88ème régiment d'infanterie - Démobilisé, le 18 février 1919 - Croix de Guerre - Après guerre Expéditionnaire en chef des chemins de fer nationaux de la région de Plzen, en Bohême occidentale.

Vue générale des installations de l'escadrille C 74 sur le terrain d'aviation de Honschoote - L'escadrille C 74 a stationné sur place du 16 juillet 1916 au 3 juillet 1917 - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Photo droits réservés.

Hangars Bessonneau de l'escadrille C 74 sur le terrain d'aviation de Honschoote - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Photo droits réservés.

Panorama du terrain d'aviation de Honschoote - Au premier plan, les hangars Bessonneau de l'escadrille C 74 - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Photo droits réservés.

Le terrain d'aviation d'Honschoote était implanté sur le terrain d'une ferme - Ses principaux batiments, maisons et remises servaient d'ateliers et de logements aux mécaniciens des escadrilles pendant l'hiver 1916 - Photo droits réservés.

Le terrain d'aviation d'Honschoote était implanté sur le terrain d'une ferme - Ses principaux batiments, maisons et remises servaient d'ateliers et de logements aux mécaniciens des escadrilles pendant l'hiver 1916 - Photo droits réservés.

Le terrain d'aviation d'Honschoote était implanté sur le terrain d'une ferme - Ses principaux batiments, maisons et remises servaient d'ateliers et de logements aux mécaniciens des escadrilles pendant l'hiver 1916 - Photo droits réservés.

Un des accés au terrain d'aviation d'Honschoote (Nord) pendant l'hiver 1916 - Sur la gauche, une remorque bachée d'aviation - Photo droits réservés.

Prise d'armes à l'escadrille C 74 sur le terrain de Honschoote, probablement en fin d'automne 1916 - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Photo droits réservés.

Soldats mécaniciens, conducteurs, administratifs et divers de l'escadrille C 74 rassemblés pour une remise de décoration pendant l'hiver 1916-1917 - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Photo droits réservés.

Soldats mécaniciens, conducteurs, administratifs et divers de l'escadrille C 74 rassemblés pour une remise de décoration pendant l'hiver 1916-1917 - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Photo droits réservés.

Atterrissage en campagne d'un Caudron G 4 de l'escadrille C 74 aux environs de Houthem pendant l'été 1917 - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Photo droits réservés.

Atterrissage en campagne d'un Caudron G 4 de l'escadrille C 74 aux environs de Houthem pendant l'été 1917 - Photo droits réservés.

Atterrissage en campagne d'un Caudron G 4 de l'escadrille C 74 aux environs de Houthem pendant l'été 1917 - Photo droits réservés.

Un pilote de Caudron G 4 (n° 42X8) de l'escadrille C 74 pose aux commandes de son appareil, sur le terrain de Honschoote en 1916 - Photo droits réservés.

Pilote d'un Caudron G 4 de l'escadrille C 74 pose en compagnie de ses deux mécaniciens (mécanicien en 1er et second mécanicien) - A voir l'insigne personnel, il est probablement issu du corps de chasseurs - Photo droits réservés.

Etendue des dégats causés par un coup de vent sur le terrain de Honschoote en juin 1917 - Au premier plan, un Caudron G 4 fortement endommagé et en arrière plan, un Caudron G 6 ou un Letord - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Photo droits réservés.

Cliquez sur l'image pour l'agrandir

Hangar Bessonneau de l'escadrille C 74 endommagé lors de la tempête qui souffla sur le terrain de Honschoote en juin 1917 - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Photo droits réservés. Cliquez sur l'image pour l'agrandir

Un pilote de l'escadrille C 74 pose à bord du Caudron G 4 baptisé "Renée" qui lui a été affecté pendant l'été 1916 - Photo droits réservés.

Les avions

Hangars Bessonneau de l'escadrille C 74 détruits lors de la tempête qui souffla sur le terrain de Honschoote en juin 1917 - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Photo droits réservés.

Cliquez sur l'image pour l'agrandir

Moulin à vent photographié dans les environs de Houthem, le 17 octobre 1916 - C'est un moulin de ce type qui a servi d'inspiration au concepteur du premier insigne de l'escadrille C 74 - L'escadrille C 74 a stationné sur place du 3 juillet au 16 décembre 1917 - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Photo fond Valois de l'annexe BDIC du Musée de l'Armée des Invalides de Paris.

Cliquez sur l'image pour l'agrandir

Terrain de Houthem (Belgique) - L'escadrille C 74 a stationné sur place du 3 juillet au 16 décembre 1917 - Cette photo est antérieure à la période concernée et date du 8 décembre 1915 - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Photo collection Michel Delannoy que je remercie pour son aide. Cliquez sur l'image pour l'agrandir

Hangars du terrain d'aviation de Houthem, au Sud-Ouest de Furnes (Belgique), le 8 juillet 1916 - L'escadrille C 74 a stationné sur place du 3 juillet au 16 décembre 1917 - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Photo fond "Valois" de l'annexe de le BDIC du musée des armées des Invalides à Paris.

Cliquez sur l'image pour l'agrandir

Groupe d'aviateurs franco-belge rassemblés sur le terrain d'aviation de Houthem (Belgique) en août 1917 - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Photo fond "Valois" de l'annexe de le BDIC du musée des armées des Invalides à Paris.

Cliquez sur l'image pour l'agrandir

Remise de décorations aux aviateurs de l'escadrille C 74 par le roi Albert 1er de Belgique sur le terrain de Houthem (Belgique), à la fin août 1917 - Le roi s'entretient avec un aviateur français - Photo fond "Valois" de l'annexe de le BDIC du musée des armées des Invalides à Paris.

Remise de décorations aux aviateurs de l'escadrille C 74 par le roi Albert 1er de Belgique, à la fin août 1917 - Le roi est reçu par le Lcl Génie, chef de la mission militaire française - Photo fond "Valois" de l'annexe de le BDIC du musée des armées des Invalides à Paris.

Remise de décorations aux aviateurs de l'escadrille C 74 par le roi Albert 1er de Belgique, sur le terrain de Houthem (Belgique), à la fin août 1917 - Photo fond "Valois" de l'annexe de le BDIC du musée des armées des Invalides à Paris.

Remise de décorations aux aviateurs de l'escadrille C 74 par le roi Albert 1er de Belgique, sur le terrain de Houthem (Belgique), à la fin août 1917 - Le roi est reçu par le Lcl Génie, chef de la mission militaire française - Photo fond "Valois" de l'annexe de le BDIC du musée des armées des Invalides à Paris.

Remise de décorations à des officiers du génie belge par le Lcl Génie, chef de la mission militaire française, auprès de l'armée belge, sur le terrain d'aviation de Houthem (Belgique), le 19 septembre 1917 - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Photo fond "Valois" de l'annexe de le BDIC du musée des armées des Invalides à Paris.

Cliquez sur l'image pour l'agrandir

Remise de décorations à des officiers du génie belge par le Lcl Génie, chef de la mission militaire française, auprès de l'armée belge, sur le terrain d'aviation de Houthem (Belgique), le 19 septembre 1917 - Les aviateurs français et belges rendent les honneurs au lieutenant-colonel - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Photo fond "Valois" de l'annexe de le BDIC du musée des armées des Invalides à Paris.

Cliquez sur l'image pour l'agrandir

Revue des troupes belges par le général Pétain et le roi Albert 1er sur le terrain d'aviation de Houthem (Belgique), le 12 décembre 1917 - Le roi acceuille les généraux Pétain et Antoine, commandant de la 1ère armée française - Photo fond "Valois" de l'annexe de le BDIC du musée des armées des Invalides à Paris.

Salmson 2A2 n° 548 codé "4" équipé TSF de l'escadrille SAL 74 en 1918 - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Photo droits réservés.

Letord 1 de l'équipage Cal Joseph Deom (pilote) - Slt Georges Nelson-Pautier (obs) - Asp Roland Cochet (obs) de la LET 74, a été touché, dans les environs de Kemmel, conjointement par la Flak-batterie 503 et le OfStv Mobe, le 7 mai 1918 - Après un atterrissage en campagne, leur avion a terminé sa course en pylone - Les trois français ont été faits prisonniers - Photo Ebay RFA.

* Cal Joseph Auguste Déom - Né le 26 mai 1894 à Châlons-sur-Marne (51) - Fils de Philippe Déom et de Catherine Hoffman - Domiciliés 3, rue du Parlement à Châlons-sur-Marne (51) - Classe 1914 - Recrutement de Châlons-sur-Marne (51) sous le matricule LM 108 - Engagé comme mécanicien au 2ème groupe d'aviation de Reims, à partir du 28 mars 1913 - Affecté au camp de Châlons - Affecté au Parc 4 - Affecté au parc 5 - Affecté au service automobile du 8ème régiment de trains des équipages - Affecté au quartier général du 20ème corps d'armée - Affecté au service automobile du 20ème régiment de trains des équipages - Affecté comme élève pilote, à l'école militaire d'aviation de Dijon, le 29 juin 1917 - Brevet de pilote militaire n° 8319 obtenu à Dijon, le 2 septembre 1917 - Stage de perfectionnement à l'école militaire d'aviation d'Avord, jusqu'au 16 octobre 1917 - Affecté au champ de tir de la 2ème armée du 5 janvier au 9 mars 1918 - Pilote de la RGA du 9 mars au 24 avril 1918 - Pilote de l'escadrille C 74 du 24 avril au 7 mai 1918 - Le Letord 1, qu'il pilotait, est touché conjointement par la DCA et la chasse adverse, dans les environs de Kemmel (Sud-Est de Baileux), le 7 mai 1918 - Après un atterrissage en zone occupée par les Allemands, l'avion termine en pylône - L'équipage est fait prisonnier - Interné à Dülmen (Allemagne) - Sources : Pam - CICR - CCC 74 - Dernière mise à jour : 13/01/2015.

* Slt Georges René Nelson-Pautier - Né le 6 avril 1896 à Aigre (Charente) - Classe 1916 - Recrutement d'Angoulème sous le matricule n° 664 - Affecté au centre d'instruction des observateurs de Sommesous, jusqu'au 29 décembre 1917 - Observateur de l'escadrille C 74 du 29 décembre 1917 au 7 mai 1918 - Nommé Sous-lieutenant à titre temporaire, le 1er février 1918 - En subsistance au contre d'Esquennoy du 11 au 14 avril 1918 - Le Letord 1, qu'il occupe, est touché conjointement par la DCA et la chasse adverse, dans les environs de Kemmel, le 7 mai 1918 - Après un atterrissage en zone occupée par les Allemands, l'avion termine en pylône - L'équipage est fait prisonnier - Interné à Karlsruhe (Allemagne) - Sources : CICR - CCC 74 - Dernière mise à jour : 13/01/2015.

* Asp Roland Cochet - Né le 22 décembre 1896 à Séry-les-Mézières (Aisne) - Fils de Félix Cochet et de Pauline Flament - Profession avant guerre Etudiant - Classe 1916 - Recrutement de St-Quentin (Aisne) sous le matricule n° 105 - Engagé volontaire pour la durée de la guerre, le 3 juillet 1915 - Affecté au 2ème régiment d'artillerie lourde, le 5 juillet 1915 - Affecté au 62ème régiment d'artillerie, le 25 novembre 1915 - Affecté à la 62ème batterie, le 1er janvier 1916 - Nommé Brigadier, le 12 octobre 1916 - Nommé Aspirant d'artillerie à titre temporaire, le 30 octobre 1917 - Affecté au 42ème régiment d'artillerie, le 30 novembre 1917 - Stage de tir à l'école de tir aérien de Cazaux jusqu'au 2 février 1918 - Observateur de l'escadrille C 74 du 2 février au 7 mai 1918 - Détaché à l'escadrille BR 218 du 10 au 12 avril 1918 - Le Letord 1, qu'il occupe, est touché conjointement par la DCA et la chasse adverse, dans les environs de Kemmel, le 7 mai 1918 - Après un atterrissage en zone occupée par les Allemands, l'avion termine en pylône - L'équipage est fait prisonnier - Interné à Karlsruhe puis Brisau (Allemagne) - Nommé Sous-Lieutenant à titre temporaire du 10 juin 1918 - Rapatrié en France et affecté au dépot du 42ème régiment d'artillerie, le 17 février 1919 - Détaché à la mission française d'aviation en Pologne comme officier radiotélégraphiste - Passé dans la réserve, le 21 novembre 1919 - Nommé Sous-lieutenant à titre définitif, le 12 mai 1919 - Démissionnaire du cadre des officiers de réserve d'artillerie, le 24 décembre 1921 - Affecté pour la mobilisation au 40ème RAC - Profession en 1937 Directeur d'une société agricole - Sources : CICR - CCC 74 - FM (02) - Dernière mise à jour : 13/01/2015.

Photo du terrain d'aviation de Honschoote prise par l'équipage composé du Sgt Campuzano et du Cal Pierre Rambaud appartenant à l'escadrille C 74, le 31 mai 1917 - Altitude de prise de vue 300 mètres - On peut observer 7 avions sur le cliché - A cette époque, l'escadrille C 74 était stationnée sur le terrain de Hondschoote (Nord) - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Photo Emile Contant transmise par Pierre Jarrige que je remercie pour son aide.

Terrain de Villers-les-Nancy (54) - L'escadrille SAL 74 a stationné sur place du 6 juin au 31 juillet 1918 - Cette photo a été prise en octobre 1918 - Photo Roger Kissel transmis par Roland Kissel, son fils, que je remercie pour son aide.

Terrain de Villers-les-Nancy (54) - L'escadrille SAL 74 a stationné sur place du 6 juin au 31 juillet 1918 - Cette photo a été prise en octobre 1918 - Photo Roger Kissel transmis par Roland Kissel, son fils, que je remercie pour son aide.

 

Souvenirs en rapport

 

 

Souvenirs en rapport

Décorations et insignes du Ltt Emile Contant - Il a été successivement observateur de l'escadrille F 36 (du 14 juillet 1916 au 18 mars 1917), observateur puis pilote de l'escadrille C 226 (du 18 mars 1917 au 7 février 1918), pilote de l'escadrille C 74 (du 7 février au 10 mars 1918) et finalement commandant de l’escadrille SOP 204 / SAL 204 (du 10 mars 1918 au 19 février 1919) - En haut de gauche à droite : Croix de chevalier de la Légion d'Honneur, en date du 11 janvier 1919 - Croix de Guerre 14-18 avec 3 palmes de bronze (3 citations à l'ordre de l'armée) et deux étoiles d'or (2 citations à l'ordre du corps d'armée) - Croix de guerre belge avec palme pour services exceptionnels rendus à l’Armée belge au cours de l’offensive des Flandres de 1917, en date du 1er décembre 1917 - En bas, de gauche à droite : insigne métallique d'observateur - Insigne de pilote militaire (macaron) n° 7.493 (il a obtenu le brevet de pilote militaire n° 9757, le 5 novembre 1917) - Gourmette d'officier du ltt Emile Contant - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Photo famille Contant transmise par Pierre Jarrige que je remercie pour son aide.

 

Remerciements :

- M. Jean-Pierre Amigues pour la communication des archives de Jean Amigues, son grand-père.
- M . Zdenek Cejka pour l'envoi de la photo du Caudron G 4.
- M. Roland Kissel pour l'envoi des archives de Roger Kissel, son père.
- M. Michel Joubert pour l'envoi des archives de Maurice Paillard.
- M. Michel Delannoy pour l'envoi de la photo du terrain de Houthem.
- M. Jean-Claude Bouchon pour l'envoi de la photo de Marcel Bouchon, son oncle.
- M Pierre Jarrige pour l'envoi des photos prises par Emile Contant.

Bibliographie :

- JMO du 36ème corps d'armée conservé au SHD du château de Vincennes - Côte 26 N 227/9.
- Les escadrilles de l'aéronautique militaire française - Symbolique et histoire - 1912-1920
- Ouvrage collectif publié par le SHAA de Vincennes en 2003.
- L'aviation française 1914-1940, ses escadrilles, ses insignes - par le Commandant E Moreau-Bérillon (+) - publié à compte d'auteur en 1970.
- The French Air Service War Chronology 1914-1918 par Frank W.Bailey et Christophe Cony publié par les éditions Grub Street en 2001.
- Les insignes de l'aéronautique militaire française jusqu'en 1918 de Philippe Bartlett publié par Indo Editions en 2002.
- Les "As" français de la Grande Guerre en deux tomes par Daniel Porret (+) publié par le SHAA en 1983.
- Les Armées françaises dans la Grande Guerre publié à partir de 1922 par le Ministère de la Guerre.
- Site Internet "Traditions des escadrilles de l'Armée de l'Air" de Henri Guyot - Voir le lien
- Site Internet "Les Insignes de l'Armée de l'Air" de Jean-Jacques Leclercq - Voir le lien
- Site Internet "Mémoires des Hommes" du Ministère de la Défense - Voir le lien
- Site Internet " Pages 14-18 " de Joël Huret.

 

Si vous avez des documents écrits ou photographiques pouvant compléter les données de cette page, veuillez contacter l'auteur du site.

Escadrille 73 Escadrille 75

 

 

pas de fiche > 1918

Cliquez sur l'image pour l'agrandir Cliquez sur l'image pour l'agrandir Cliquez sur l'image pour l'agrandir Cliquez sur l'image pour l'agrandir Cliquez sur l'image pour l'agrandir Cliquez sur l'image pour l'agrandir Cliquez sur l'image pour l'agrandir Cliquez sur l'image pour l'agrandir Cliquez sur l'image pour l'agrandir Cliquez sur l'image pour l'agrandir Cliquez sur l'image pour l'agrandir Cliquez sur l'image pour l'agrandir Cliquez sur l'image pour l'agrandir