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Si vous avez des documents écrits ou photographiques pouvant corriger ou compléter les données de cette page, veuillez contacter l'auteur du site

Etude réalisée conjointement par Albin Denis et David Méchin.

Insignes peints
sur les fuselages

La croix de Jérusalem a été choisi par le Cne Joseph de l'Hermitte afin d'évoquer son homonyme du 10ème siècle, le prédicateur Pierre l'Ermite, dont cette croix était l'emblème pendant la croisade de pauvres gens en 1096 - L'escadrille a utilisé plusieurs versions qui sont présentées dans cette page - Si vous en connaissez d'autres, veuillez prendre contact avec l'auteur de ce site - Dessin d'après photo Albin Denis.

Variante de l'insigne présenté ci-dessus - Le fanion est plus fin et la croix de Jérusalem noire - Dessin d'après photo Albin Denis.

Insignes personnels
peints sur les fuselages

Variante style fanion avec hampe ornée d'un aigle impérial peinte sur le SPAD XIII n° 1934 codé "5" en 1918 - Probablement la variante personnelle du pilote - Le bleu de cet exemplaire est beaucoup plus clair que sur les autres variantes - Dessin d'après photo Albin Denis.

Insignes métalliques
de l'escadrille SPA 77

Insigne en argent découpé ayant appartenu au Ltt Georgeot, pilote de l'escadrille N 77 - Présence d'un poincon de maître - Fixation par deux anneaux - Insigne collection Philippe Bartlett - Photo extraite du livre de Philippe Bartlett "Les Insignes de l'Aéronautique Militaire Française jusqu'en 1918" que je recommande tout particulièrement.

Symbolique

 

Au début de son existance, l'escadrille N 77 ne choisit pas d'insigne collectif. Chaque pilote adopte librement un insigne personnel dont certains seront très spectaculaires, comme nous le verrons plus bas.

Le capitaine Joseph de l'Hermitte, commandant de l'unité, choisit d'harmoniser les emblèmes au sein de son unité et adopte une croix de Jérusalem, dont la branche horizontale est plus longue, posée sur un fanion triangulaire bleu. Il s'agissait pour lui d'honorer son homonyme de 10ème sièle, le prédicateur Pierre-l'Ermite, dont la croix potencée, dite de Jérusalem, était l'emblème pendant la croisade "des Pauvres Gens" en 1096.

 

Historique

Constitué à Lyon-Bron, le 19 septembre 1916, l'escadrille 77 est initialement équipée d'avions Nieuport XII, 16 et 17 et sous le commandement du capitaine Joseph de l'Hermitte. Elle prend alors la dénomination de N 77 et est affectée à la 1ère armée. Dès le 3 octobre 1916, elle est transférée à la VIIIème armée, sur le front de Lorraine et y restera jusqu'au 8 mars 1918. Elle obtient sur ce front 14 victoires homologuées contre des avions et six supplémentaires contres des Drachen. Il faut citer un fait d'arme de deux pilotes qui ont réussi à incendier les hangars du terrain d'aviation allemand de la ferme du Marinois, au Nord de Thiaucourt.

Le Cne Pierre de Mouronval en prend le commandement, le 19 juillet 1917. Un mois plus tard, exactement le 24 août, l'escadrille est entièrement équipée d'avions SPAD et devient l'escadrille SPA 77. Quittant Manoncourt-en-Vermois, le 24 mars 1917, elle gagne le terrain de la Fère-en-Tardenois.

En mai 1918, elle est intégrée au Groupe de Chasse n° 17 (GC 17) en compagnie des escadrilles SPA 89, SPA 91 et SPA 100. Elle prend part à plusieurs batailles au cours desquelles deux pilotes se distinguèrent, Maurice Boyau et Luc Sardier.

Le 9 juin, elle s'installe à Beauvais-Tillé d'où elle fait face pour contenir l'offensive allemande lançée sur le Matz. Transférée à Rancourt, dans la Meuse, à partir du 7 septembre 1918, la SPA 77 déplore la perte du Slt Boyau, le grand As au 35 victoires homologuées. Le 11 novembre 1918, quand les hostilités avec l'Allemagne prirent fin, l'escadrille SPA 77 faisait mouvement sur Tantonville, en Meurthe-et-Moselle pour participer à la future offensive alliée sur la Lorraine.

Créditée de 61 victoires en combat aérien, dont 25 sur des Drachen, la SPA 77 a été cité deux fois à l'ordre de l'armée. Ses navigants ont eu à déplorer la perte de 20 tués, 10 blessés au combat et par accident.

Elle devint la 108ème escadrille du 2ème RAC de Strasbourg, le 1er janvier 1920, puis quelques mois plus tard, lors de la nouvelle réorganisation de l'aéronautique militaire française, la 8ème escadrille du 2ème RAC toujours à Strasbourg.

Lors de la seconde guerre mondiale, ses traditions étaient détenues par la 2ème escadrille du GC I/7 qui prendrai le nom de baptème "Provence", le 1er novembre 1943. Ses traditions sont désormais détenues par la 2ème escadrille de l'escadron de chasse 1/7 "Provence" volant sur Dassault Rafale A et B, depuis la BA 113 de Saint-Dizier Robinson.

Le 28 juillet 2016, le drapeau de la 7ème escadre de chasse est transféré sur la base aérienne 104 d'Al-Dhafra (Emirats arabes unis). A cette date, la SPA 77 cesse d'être la 2ème escadrille de l'EC 1/7 "Provence" et est mise en sommeil. La tête de furie (GC III/7) prend sa place et rejoint la SPA 15 au sein de l'EC 1/7 "Provence", désormais stationné sur cette base.

 

 

 

 

 

 

 

 

Entoilage de l'escadrille SPA 77

Entoilage d'époque de la SPA 77 conservé au MAE du Bourget - Il est probable que ce soit une version tardive car on retrouve ce noir ou un bleu, qui a foncé avec le temps, sur les SPAD XIII de fin et d'après guerre - Photo Frédéric Domblides que je remercie pour son aide.

Découpe de fuselage d'un Spad XIII de la SPA 77

Découpe de fuselage provenant du sergent Yvan Jean Arnaud Moulis, pilote de l'escadrille SPA 77 du 16 août 1918 au 3 juin 1919 - Né le 4 décembre 1896 à Arcachon (33) - Fils de M. Jean Moulis et de Mme Jeanne Cartron - Avant guerre instituteur - Appelé au 11ème RI, le 10 avril 1915 - 421ème RI - 164ème RI - Ecole d'aviation militaire de Dijon pour préselection pilote et cours théoriques - Ecole d'aviation militaire d'Istres pour brevet de pilote militaire - Brevet de pilote militaire n° 11131 obtenu le 30 janvier 1918 à l'école d'aviation militaire d'Istres (13) - Ecole d'aviation militaire d'Avord pour stage de spécialisation - Ecole d'aviation de Pau pour stage de haute école et tir théorique - Pilote de l'escadrille SPA 77 du 16 août 1918 au 3 juin 1919 - Croix de Guerre 1914-1918 - Une citation à l'ordre du régiment en date du 27 décembre 1917 - Photo Luc et Aline Moulis que je remercie pour leur aide - Luc est le petit-fils d'Yvan.

Insignes des unités
détentrices de ses traditions

Insigne d'une unité héritière des traditions de l'escadrille SPA 77 de la Grande Guerre, vraisemblablement des années 20 - Droits réservés.

Insigne d'une escadrille héritière des traditions de l'escadrille SPA 77 de la Grande Guerre - Il est vraisemblablement antérieur à la seconde guerre mondiale - Photo Jean-Laurent Truc que je remercie pour son aide.

Insigne métallique de la 2ème escadrille du GC I/7 - Cette unité était héritière des traditions de l'escadrille SPA 77 de la Grande Guerre - Fabrication Augis - Fixation par deux anneaux - Insigne collection Jean-Jacques Leclercq que je remercie chaleureusement pour son aide.

 

 

Unités détentrices
de ses traditions

Insignes des unités
détentrices de ses traditions

Insigne de la 2ème escadrille du l'EC 1/7 "Provence" - Période incertaine - Si un lecteur peut donner une date, veuillez prendre contact avec l'auteur du site - Avec mes remerciements - Photo Albin Denis.

Insigne de la 2ème escadrille du l'EC 1/7 "Provence" stationnée à Saint-Dizier - Homologué au SHD de Vincennes sous le numéro A 1094 en 1977 - Fabrication FIA Lyon - Photo Ebay France.

Insignes métalliques des unités
détentrices des traditions de la SPA 77

- Groupes de chasse et escadrons -

Insigne du GC I/7 époque Syrie (1941) - Fabrication en aluminium - Insigne collection Alain Campo que je remercie pour son aide.

Insigne métallique du groupe de chasse 1/7 "Provence" de 1945 - Insigne collection Patrice Gout que je remercie pour son aide.

Insigne métallique du GC I/1 "Provence" datant de 1947. A cette époque, l'unité volait sur Spitfire Mk IX et était basée à Oran la Sénia. Insigne collection Patrice Gout que je remercie pour son aide.

 

 

Insignes métalliques des unités
détentrices des traditions de la SPA 77

- Groupes de chasse et escadrons -

Insigne métallique de l'escadron de Chasse 1/7 "Provence" période de 1962 à 1996. Insigne homologué au SHD section Air sous le n° 1085 en 1977. Cet insigne a été remplacé par le n° 1299 à 3 escadrilles, présenté juste en dessous. Photo Albin Denis.

Insigne métallique de l'escadron de Chasse 1/7 "Provence" période de 1996 à nos jours. Insigne homologué au SHD section Air sous le n° 1299 en 1996 - Fabrication Arthus-Bertrand Paris - Photo Albin Denis.

Insigne métallique de l'escadron de Chasse 1/7 "Provence" période du 1er avril 2012 à nos jours. Insigne homologué au SHD section Air sous le n° 1411, le 1er avril 2012 - Définition héraldique : Ecu moderne d’azur liseré d’or à un rencontre de tigre au naturel brochant un foudre de gueules et dépassé au chef, une croix potencée du premier métal posée en bande à dextre et un heaume d’argent ouvert de sable et empanaché de candide, également posé en bande, à senestre - Cet insigne a été dessiné par l'auteur de ce site - Fabrication Arthus-Bertrand Paris - Photo Albin Denis.

Insignes métalliques des unités
détentrices des traditions de la SPA 77

- 1ère escadre de chasse -

Insigne de la 1ère escadre de chasse valable pour la période allant du 1er juillet au 1er novembre 1945. Cette grande unité était composée de 3 groupes de chasse : - GC 1/3 "Corse" avec les escadrilles héritières des traditions des SPA 88 et 69 - GC 1/7 "Provence" avec les escadrilles héritières des traditions des SPA 15 et 77 - GC 2/7 "Nice" avec les escadrilles héritières des traditions des SPA 73 et 78. Photo Albin Denis

Insigne métallique de la 1ère escadre de chasse stationnée à Bizerte Sidi-Admed. Elle était composée de 2 groupes, les GC 1/1 "Provence" et GC 2/1 "Nice" - Insigne non homologué - Années 1950-1951 - Photo Albin Denis

Insignes métalliques des unités
détentrices des traditions de la SPA 77

- 7ème escadre de chasse -

Insigne métallique de la 7ème escadre de chasse stationnée à Sidi-Admed. Elle était composée de 2 escadrons de chasse, les EC 1/7 "Provence" et EC 2/7 "Nice" - Insigne homologué au SHD section Air de Vincennes sous le n° 548 en 1953. Il sera remplacé par le n° 882 homologué en 1963. Photo Albin Denis

 

Fanions des escadrilles héritières
des traditions de l'escadrille SPA 77

Fanion de la 2ème escadrille du GC I/7 "Provence" datant de la 2ème guerre mondiale - Ce fanion arbore la Croix de Guerre 39-45 - Cette pièce est conservée dans le hall d'entrée de l'escadron de chasse 1/7 "Provence" - Un grand merci pour leur accueil au LCL Rullière, commandant du 1/7 "Provence" et au LCL (R) Blanchot qui a été mon guide pendant cette visite - Photo Albin Denis.

Fanion de la 2ème escadrille du GC I/7 "Provence" datant vraisemblablement des années 60 à 80 - Cette pièce est conservée dans la salle traditions de l'escadron de chasse 1/7 "Provence" - Un grand merci pour leur accueil au LCL Rullière, commandant du 1/7 "Provence" et au LCL (R) Blanchot qui a été mon guide pendant cette visite - Photo Albin Denis.

Fanion de l'escadron de chasse 1/7 "Provence" datant probablement des années 60 à 80 - Il arbore les fourragères aux couleurs des rubans de la Croix de Guerre 14-18, 39-45 et Croix de Guerre TOE (3 septembre 1946) - De plus, sont accrochées la Croix de Guerre 39-45 avec deux palmes (17 juillet 1945 et 16 octobre 1945) et la Croix de Guerre TOE (3 septembre 1946) - Cette pièce est conservée dans la salle traditions de l'escadron de chasse 1/7 "Provence" - Un grand merci pour leur accueil au LCL Rullière, commandant du 1/7 "Provence" et au LCL (R) Blanchot qui a été mon guide pendant cette visite - Photo Albin Denis.

Fanion actuel de la 2ème escadrille du GC I/7 "Provence" conservé dans le bureau du LCL Rullière, commandant l'escadron de chasse 1/7 "Provence" et photographié le 29 septembre 2010 - Il arbore la fourragère aux couleurs du ruban de la Croix de Guerre 1914-1918 et la Croix de Guerre 14-18 avec 2 palmes de bronze - Un grand merci au chef du 1/7 "Provence" et au LCL (R) Blanchot qui a été mon guide pendant cette visite - Photo Albin Denis.

Autre face du fanion actuel de la 2ème escadrille du GC I/7 "Provence" conservé dans le bureau du LCL Rullière, commandant l'escadron de chasse 1/7 "Provence" et photographié le 29 septembre 2010 - Un grand merci au chef du 1/7 "Provence" et au LCL (R) Blanchot qui a été mon guide pendant cette visite - Photo Albin Denis.

Fanions des escadrilles héritières
des traditions de l'escadrille SPA 77

Fanion de l'escadron de chasse 1/7 "Provence" en vigueur du 5 décembre 1996 au 31 mars 2012 - Le 31 mars 2012, les traditions de l'escadrille SPA 91 ont été remplacées par celles de la SPA 162 - Photo Albin Denis.

Autre face du fanion de l'escadron de chasse 1/7 "Provence" en vigueur du 5 décembre 1996 au 31 mars 2012 - Le 31 mars 2012, les traditions de l'escadrille SPA 91 ont été remplacées par celles de la SPA 162 - Photo Albin Denis.

Fanion actuel de l'escadron de chasse 1/7 "Provence" adopté après le 1er avril 2012, date de l'arrivée des traditions de la SPA 162 au sein de l'unité - Il a été fabriqué par la société Proton-Capillery de Lyon - Photos LCL Dominique Blanchot et Jean-François Bouvier que je remercie pour leur aide.

 

Appellations successives

Lieux de stationnements


Carte des différents stationnements

Numéros des départements français

 

Commandants de l'escadrille

 

Rattachements de l'escadrille

Types d'avions utilisés

Numéros des avions connus

Si vous avez des carnets de vol de cette unité, pensez à mon site.

Décorations

 

Droit au port de la fourragère à
l'insigne de la Croix de Guerre 1914-1918

L'ordre général n° 132 / F du 15 octobre 1918, donne droit à l'escadrille SPA 77 au port de la fourragère à l'insigne de la Croix de Guerre 1914-1918. Cette distinction a été accordée par le général commandant en chef les armées du Nord et du Nord-Est, en exécution de la circulaire ministèrielle n° 2156 D du 22 février 1918, avec énoncé des citations de l'armée obtenues par cette unité:

Ordre n° 8543 / D du 18 juillet 1918 du GQG : "Unité d'élite qui s'est classée, dès sa formation, parmi les mieux entraînées et les plus redoutables pour l'ennemi. Remarquablement commandée par le capitaine de l'Hermitte qui l'a formée et lui a communiqué son enthousiasme ardent, puis par le capitaine Mouronval, tombé dans les lignes ennemies en la tenant au combat, a abattu 22 avions ennemis, incendié 13 Drachen, rapporté plus de 1000 photographies de l'arrière front allemand, exécuté en monoplace quatre opérations de bombardement de jour, à basse altitude, à basse altitude, avec plein succès." - Extrait du Journal Officiel n° 260 du 24 septembre 1918 page 8327, Ministère de la Guerre.

Ordre n° 10492 / D du 9 octobre 1918 du GQG : "Escadrille animée d'une magnifique ardeur combative, du plus pur patriotisme et d'une foi inébranlable dans la victoire. Sous le commandement remarquable et l'impulsion vigoureuse du lieutenant Decoin, entraînée par l'héroïsme sublime du sous-lieutenant Boyau, a apporté au groupe de combat qu'elle illustre de ses exploits les plus nobles traditions d'honneur et d'esprit de sacrifice. En dépit des pertes les plus douloureuses, a pris, dans les dernières batailles aériennes, une des parts les plus belles et les plus actives et porté à cinquante-neuf le nombre de ses victoires :34 avions abattus, 25 Drachen incendiés, 1006 clichés photographiques, 4 bombardements." - Extrait du Journal Officiel n° 7 du 8 janvier 1919 page 288, Ministère de la Guerre.


 

 

Blessés et indemnes en jaune - Tués en rouge

 

 

Les hommes

Cne Joseph de l'Hermitte, pilote et commandant de l'escadrille N 77 du 16 septembre 1916 au 19 juillet 1917 - Né le 7 juillet 1882 - Engagé volontaire pour 3 ans, le 12 février 1903 - Affecté au 21ème régiment de Chasseurs, le 13 février 1903 - Nommé brigadier, le 27 août 1903 - Nommé Maréchal des Logis, le 24 janvier 1905 - Nommé sous-lieutenant, le 1er octobre 1909 - Affecté au 14ème régiment de Hussards, le 1er octobre 1909 - Nommé Lieutenant, le 1er octobre 1911 - Détaché dans l'aviation, le 8 décembre 1913 - Brevet de pilote militaire n° 501 en date du 2 août 1914 - Affecté à l'état-major de la 1ère armée comme observateur, le 25 août 1914 - Affecté à l'escadrille 37 - Désigné pour l'armée d'orient, le 10 novembre 1915 - Embarqué à Marseille, le 10 novembre 1915 - Débarqué à Salonique, le 21 novembre 1915, et nommé commandant de l'escadrille 87 - Affecté à l'armée Serbe, le 4 juillet 1916 - Nommé commandant de l'escadrille 77 en septembre 1916 - Nommé capitaine à titre temporaire, le 9 novembre 1916 - Nommé capitaine à titre définitif, le 31 novembre 1916 - Nommé commandant des escadrilles d'armée de la 8ème armée en juillet 1917 - Nommé commandant du groupe de combat n° 17, le 25 janvier 1918 - En congé de 2 ans à compter, le 1er octobre 1919 - Réintégré dans l'armée d'active et affecté au 3ème régiment d'aviation, le 25 décembre 1920, arrivé au 3ème régiment d'aviation, le 4 janvier 1921 - Promu chef de bataillon, le 25 décembre 1924 - Promu Lieutenant-Colonel, le 25 décembre 1929 - Nommé commandant en second du 3ème régiment d'aviation, le 1er janvier 1930 - Attaché de l'air en Roumanie, Grèce, Bulgarie, Yougoslavie, Tchécoslovaquie et en Turquie avec résidence à Bucarest, le 12 janvier 1932 - Affecté au 34ème régiment d'aviation - Nommé colonel, le 25 décembre 1934 - Affecté au commandement de la demi-brigade et de l'escadre aérienne au Levant, le 25 décembre 1934 - Désigné comme commandant de l'Air au levant, le 15 juin 1935 - En congé définitif du personnel navigant à compter du 15 octobre 1936 - Rappelé en activité par appliaction des mesures de mobilisation générale, le 26 août 1939 - Affecté au commandement de la base aérienne de Casablanca, le 27 août 1939 - Commandant de la base de Blida, le 4 octobre 1939 - Replacé en congé du personnel navigant, le 1er août 1940 - Est admis à la retraite d'ancienneté, le 7 juillet 1941 - Une citation à l'ordre de la division, le 12 février 1915 - une citation à l'ordre de l'armée, le 14 juillet 1915 - Chevalier de la Légion d'Honneur, le 13 juillet 1915 - Officier de la Légion d'honneur, le 23 décembre 1933 - Croix de guerre 1914-1918 avec une palme et une étoile de vermeil - Médaille interalliée dite de la victoire - Médaille commémorative de la Grande Guerre - Décédé, le 22 janvier 1948 - Photo Gilles Nicolet que je remercie pour son aide.

Cne Henri Decoin - Né le 18 mars 1890 à Paris - Appelé au 9ème régiment de Cuirassiers, le 3 octobre 1911 - Mobilisé dans la même unité - 4ème régiment de Zouaves - Passé à l'aviation comme observateur, le 5 août 1916 - Observateur de l'escadrille N 77 - Brevet de pilote militaire n° 8399 à l'école d'aviation militaire du Crotoy, le 5 septembre 1917 - Aéronautique de la 8ème armée à parir du 21 novembre 1917 au 30 mai 1918 - Pilote et commandant de l'escadrille SPA 77 du 30 mai 1918 au 10 mai 1919 - Légion d'Honneur, le 18 juillet 1917 - Croix de Guerre 14-18 - Une citation à l'ordre de l'armée, le 18 juillet 1917 - Photo La Guerre Aérienne Illustrée.

Ltt Jean Léonard Emmanuel Le Marois - Né le 21 décembre 1895 à Lonrai (Orne) - Fils de Jacques Henri Le Marois et Elisabeth d'Haussonville - Profession avant guerre etudiant - Engagé au 3ème régiment de Hussards, le 31 décembre 1914 - Muté au 18ème régiment de Chassuers à Cheval - Passé à l'aviation comme observateur, le 23 octobre 1916 - Brevet de pilote militaire n° 8337 à l'école militaire du Crotoy, le 3 septembre 1917 - Observateur de l'escadrille N 77 du 4 décembre 1916 au 7 juin 1917 - Désigné comme élève pilote, le 7 juin 1917 - Brevet de pilote militaire n° 8337 obtenu à l'école d'aviation militaire du Crotoy, le 3 septembre 1917 - Stage de perfectionnement "avions rapides" à l'école d'aviation militaire d'Avord - Stage "Haute Ecole" à l'école d'aviation militaire de Pau - GDE - Pilote de l'escadrille N 89 du 11 décembre 1917 au 28 février 1918 - Pilote de l'escadrille SPA 100 du 28 février 1918 au 4 mars 1918 - RGAé - Photo transmise par la famille Le Marois que je remercie pour son aide.

Slt Raymond Elisé Havet - Né le 30 septembre 1884 à Coucy-le-Château - Profession avant guerre Directeur commercial - Entré en service actif au 204ème régiment d'infanterie, le 10 février 1903 - Brevet de pilote militaire n° 1321 obtenu le 10 août 1915 - Pilote de l'escadrille N 87 d'Orient - Cette photo le montre aux commandes du Nieuport 11 n° 1482 baptisé "Le Môme" de l'escadrille N 87 (Orient) sur le terrain de Sedès au début de l'année 1916 - Pilote de l'escadrille SPA 77 du 12 octobre 1916 au 16 mars 1917, date de sa mort - Tué au combat, aux commandes du Nieuport 17 n° 2277, dans les environs de Chambley (54), le 16 mars 1917 - Ses adversaires étaient probablement le Vzfw Schlegel et le Ltn Metzger du FlAbt 39 - Photo collection David méchin que je remercie pour son aide.

Sgt Emile Marius Maria - Né le 29 mai 1896 à Nice - Fils d'Antonin Pascal Maria et de Julie Bessy - Profession avant guerre Représentant de Commerce - Mobilisé au 1er groupe d'Aérostation, le 10 avril 1915 - Affecté à la 40ème compagnie d'Aérostiers, le 11 avril 1915 - Affecté au dépôt du 1er groupe d'aérostation, le 4 janvier 1916 - Affecté à la 40ème compagnie d'aérostiers, le 10 avril 1916 - Evacué sur l'hôpital Cornilleau de Châlons-sur-Marne, le 22 mars 1917 - Affecté au dépôt du 1er groupe d'aérostation, le 27 juillet 1917 - Passé à l'aéronautique militaire à l'école d'aviation militaire de Dijon, le 10 septembre 1917 - Eleve pilote à l'école d'aviation militaire d'Istres, le 20 octobre 1917 - Brevet de pilote militaire n° 10.727 obtenu à l'école d'Istres, le 30 décembre 1917 - Stage de perfectionnement à l'école d'aviation et d'acrobatie de Pau du 6 janvier au 5 mars 1918 - Nommé caporal, le 16 janvier 1918 - perfectionnement au GDE, le 4 mars 1918 - Pilote de l'escadrille SPA 77 du 18 juillet 1918 au 23 mars 1919 - Nommé Sergent, le 10 décembre 1918 - Croix de Guerre 14-18 - Médaille Militaire - Affecté à la mission polonaise, le 23 mars 1919 - Parti en Pologne, le 4 août 1919 - Affecté aux écoles d'aviation française de Varsovie - Engagement de 2 ans au titre du 3ème groupe d'aviation, le 28 septembre 1919 - Passé au 34ème RAO, le 1er janvier 1920, détaché à la mission polonaise - Passé au 34ème RA, le 1er août 1920, détaché à la mission polonaise - Croix du mérite polonais - Rentré en France, le 13 novembre 1920 - Passé au 4ème groupe du 32ème RAO, le 15 janvier 1921 - Affecté au Centre d’Instruction d’Aviation d’Avord (Ecole des E.O.R) comme pilote réceptionnaire du Parc et Moniteur - Affecté à la 8ème escadrille du 4ème groupe du 32ème RAO, le 18 février 1921 - Nommé Adjudant, le 1er janvier 1923 - Affecté sur sa demande comme moniteur de vol à l'école d'aviation militaire d'Istres, le 21 mai 1924 - Nommé adjudant-chef, le 1er octobre 1926 - Total des heures de vol : 3716 heures - Admis à la retraite, le 1er mai 1931 - Attaché aux services techniques de la Ville de Nice comme Conducteur de travaux, Ingénieur subdivisionnaire du 1er mai 1931 au 31 mai 1962 - Chevalier de la Légion d'Honneur en 1938 - En 1939-40, affecté à l’Etat Major du secteur fortifié des Alpes-Maritimes en qualité d’officier de l’air - Organisation de l’Armée secrète des Alpes-Maritimes au sein du groupe Lenoir - Officier de la Légion d'honneur en 1952 - Décédé en 1984.

Sgt Henri Louis Royer - Né le 20 juillet 1897 à Vivoire (Sarthe) - Fils d'Henri Royer et d'Eugènie Breteau - Profession avant guerre Cultivateur - Mobilisé au 5ème régiment d'infanterie, à compter du 7 janvier 1916 - Affecté au 36ème régiment d'infanterie - Affecté au 338ème régiment d'infanterie - Passé à l'aéronautique militaire comme élève pilote, le 24 juin 1917 - Brevet de pilote militaire n° 8653 obtenu à l'école d'aviation militaire de Chartres, le 16 septembre 1917 - Nommé Caporal, le 21 septembre 1917 - Stage de perfectionnement à l'école d'aviation militaire d'Avord, jusqu'au 16 octobre 1917 - Affecté au GDE du 16 octobre au 17 décembre 1917 - Pilote de l'escadrille SPA 77 du 17 décembre 1917 au 11 mai 1918 - Part en mission du 22 au 23 mars 1918 - Nommé Sergent, le 18 avril 1918 - Hospitalisé après un accident aérien, le 19 avril 1918 - Photo Henri Royer transmise par Christian Royer, son petit-fils, que je remercie pour son aide.

MdL Henri Adolphe Prêtre - Né le 20 août 1892 à Vrégille-par-Pin-l'Emagny (haute-Saône) - Fils d'Eugène Prêtre et d'Augustine Bertet - Profession Agriculteur - Engagé au 26ème régiment de Dragons, à compter du 27 mars 1913 - Toujours dans cette unité lors de la mobilisation générale du 2 août 1914 - Nommé Maréchal des Logis, le 16 août 1914 - Passé à l'aéronautique militaire comme élève pilote, le 6 mars 1916 - Brevet de pilote militaire n° 4276 obtenu à l'école d'aviation militaire de Buc, le 21 août 1916 - Stage "Avions rapides" à l'école d'aviation militaire d'Avord - Stage de tir à l'école de tir aérien de Cazaux - Stage de "Haute-Ecole" à l'école d'aviation militaire de Pau, jusqu'au 20 décembre 1916 - GDE du 20 décembre 1916 au 24 janvier 1917 - Pilote de l'escadrille N 77 du 24 janvier au 12 février 1917 - Pilote de l'escadrille N 84 du 12 février au 20 mai 1917 - Pilote de l'escadrille N 67 / SPA 67 du 20 mai 1917 au 24 juillet 1918 - Nommé Adjudant, le 4ème trimestre 1917 - Nommé Sous-lieutenant à titre temporaire, le 12 juillet 1918 - Pilote de l'escadrille SPA 91 (GC 17) du 26 juillet 1918 au 14 avril 1919 - Commandant de l'escadrille SPA 91 du 9 au 14 avril 1919 - Affecté à l'IMA de Sommesous à compter du 14 avril 1919 - Photo Eugène Goux transmise par Hervé Fageot, son petit-fils, que je remercie pour son aide.

L'ensemble des navigants de l'escadrille N 77 pendant l'été 1917 - Au premier rang, le Sgt Maurice Boyau - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Photo collection David Méchin que je remercie pour son aide.

Remise de décorations (Légion d'Honneur et Croix de Guerre) à l'escadrille SPA 77 en mai 1918 - De gauche à droite : Cne Pierre Mouronval (commandant d'escadrille, Légion d'Honneur, le 28 avril 1918, fait prisonnier le 30 mai 1918) - Ltt Henry Decoin (2 victoires homologuées) - Slt Maurice Boyau (35 victoires homologuées, tué le 16 septembre 1918) - Slt Gilbert Sardier (14 victoires homologuées) - Asp Henri Cessieux - Sgt Henri Guillaume - Sgt André Géhin (tué le 29 mai 1918) - Sgt Henri Laplace - Sgt Francis Guerrier (5 victoires homologuées) - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Photo collection Rainer Absmeier que je remercie pour son aide.

 

Photo du MdL François Coquelin

MdL François Louis Coquelin - Né le 29 janvier 1897 à Sainte-Bandelle (Mayenne) - Fils d'Eugène Coquelin et de XX Lefaux - Domiciliés à la Poterie-près-Mayenne - Profession avant guerre Clerc d'expert - Classe 1917 - Recrutement de Mayenne-Ouest sous le matricule n° 740 - Engagé au 1er régiment de Spahis, le 9 décembre 1915 - Affecté au 1er régiment de chasseurs d'Afrique - Affecté au 12ème escadron du 4ème régiment de chasseurs d'Afrique - Passé à l'aéronautique militaire comme élève pilote, le 18 septembre 1917 - Brevet de pilote militaire n° 10.271 obtenu dans l'école d'aviation militaire d'Etampes, le 4 décembre 1917 - Nommé Brigadier, le 17 décembre 1917 - Stage "avions rapides" à l'école d'aviation militaire d'Avord - Stage de "Haute Ecole" à l'école d'aviation militaire de Pau, jusqu'au 11 mars 1918 - Pilote au GDE du 11 mars au 19 juin 1918 - Pilote de l'escadrille SPA 77 du 19 juin 1918 au 6 avril 1919 - Lâché sur SPAD, le 3 mai 1918 - Nommé Maréchal des Logis, le 10 septembre 1918 - Citation à l'ordre de l'escadre de combat n° 2 en novembre 1918 - Pilote de l'escadrille SPA 100 du 6 au 14 avril 1919 - Affecté au DMAé, à compter du 14 avril 1919 - Sources : Pam - CCC SPA 77 - CCC SPA 100 - Dernière mise à jour : 5 octobre 2015.

Les hommes

Photo des personnel navigants de l’escadrille N 77 prise à Manoncourt-en-Vermois et datée de juin ou du début juillet 1917 - L'escadrille 77 a stationné sur ce terrain du 11 octobre 1916 à janvier 1917 et du 24 mars 1917 au 8 mars 1918 - De gauche à droite : n° 1 Caporal Henri Guillaume - n° 2 Sgt Maxime de Ginestet de de Puivert - n° 3 Ltt André Georgeot - n° 4 Cal Ignacio de la Torre - n° 5 Cne Joseph de l’Hermitte - n° 6 Cne Pierre de Mouronval - n° 7 Sgt Maurice Boyau - n° 8 X - n° 9 Sgt Yves Barbaza - n° 10 Caporal Pierre Berthier - n° 11 Sgt Paul Delestre - n° 12 Sgt André Boillot - n° 13 Caporal André Géhin - n° 14 Adj Gilbert Sardier - n° 15 Adj Henri Rebourg - Tous les marquages "X" sont non identifiés - A cette époque, la N 77 comptait les personnels navigants suivants : Cne Joseph de l'Hermite pilote - Ltt Joseph Battle pilote - Ltt André Georgeot observateur - Slt Charles Boudoux d'Hautefeuille pilote - Slt Alex Marty pilote - Cne Pierre de Mouronval pilote - Slt Henri Rebourg pilote - Adj Napoléon Gaillard pilote - Adj Henri Rebourg pilote - Adj Luc Sardier pilote - Adj Yves Barbaza pilote - Adj André Boillot pilote - Sgt Maurice Boyau pilote - Sgt Paul Delestre mitrailleur - Sgt Maxime de Ginestet de Puivert pilote - Sgt Pierre Berthier pilote - Sgt Henri Laplace pilote - Sgt Henri Géhin pilote - Caporal Henri Guillaume pilote - Caporal Ignacio de la Torre pilote - Caporal Tadao Yamanaka pilote - La présence d'un observateur et d'un mitrailleur signifie que l'escadrille N 77 compte dans ses effectifs un ou deux Spad XI biplace - Photo Gilles Nicolet que je remercie pour son aide.

Autre photo légèrement différente des personnel navigants de l’escadrille N 77 prise à Manoncourt-en-Vermois et datée de juillet 1917 - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Photo Henri Royer transmise par Christian Royer, son petit-fils, que je remercie pour son aide.

Slt Maurice Boyau pose à côté de son SPAD VII codé "9" équipé pour l'emport et le tir des fusées Le Prieur - Photo collection Gregory VanWyngarden que je remercie pour son aide.

Slt Maurice Jean-Paul Boyau - Né le 8 mai 1888 à Mustapha (Algérie) - Service militaire au 144ème RI de Bordeaux - Onze fois international de Rugby comme avant et 3ème ligne, capitaine de l'équipe de France de Rugby - Mobilisé au 8ème escadron de train des équipages militaires comme conducteur d'automobiles en août 1914 - Passe à l'aviation comme élève pilote - Brevet de pilote militaire n° 2705 en date du 20 février 1916 - Moniteur de pilotage à l'école d'aviation de Buc - Pilote de l'escadrille N 77 / SPA 77 du 19 septembre 1916 au 16 septembre 1918 - Nommé Sergent, le 21 décembre 1916 - Médaille Militaire - Chevalier de la Légion d'Honneur, le 9 novembre 1917 - Officier de la Légion d'Honneur, le 12 août 1918 - 35 victoires homologuées dont 21 Drachen - Croix de Guerre avec Quatorze citations à l'ordre de l'armée - 2 citations nominatives au communiqué officiel - Tué au combat dans les environs de Mars-la-Tour, le 16 septembre 1918 - Photo Gilles Nicolet que je remercie pour son aide - Cette photo, datée de juillet 1917, le montre sergent.

Slt Gilbert Luc Jean Marie Sardier - Né le 5 mai 1897 à Riom (Puy-de-Dôme) - Arme d'origine Cavalerie - Brevet de pilote militaire n° 3462 obtenu le 19 mai 1916 - Affecté à Villacoublay jusqu'au 10 octobre 1916 - Pilote de l'escadrille N 77 du 10 octobre 1916 au 21 juillet 1918 - RGA de Luxeuil du 12 au 16 mars 1917 - RGA du Bourget-Dugny, le 15 avril 1917 - Nommé Adjudant, le 25 juin 1917 - RGA du Bourget-Dugny du 18 au 22 novembre 1917 - Nommé Sous-lieutenant à titre définitif, le 1er février 1918 - Commandant de l'escadrille SPA 48 du 23 juillet 1918 au (après le 4ème trimestre 1919) - Titulaire de 15 victoires aériennes homologuées (13 à la SPA 77 et 2 à la SPA 48) - Chevalier de la Légion d'Honneur - Croix de Guerre - Décédé à Clermont-Ferrand, le 7 octobre 1976 - Photo datée du 7 novembre 1918 collection Rainer Absmeier que je remercie pour son aide.

Photo dédicacée du Ltt Joseph Pierre Batlle - Né le 16 décembre 1894 à Rodès (66) - Fils de Joseph Battle et de Thérèse Dexons - Avant guerre Enfant de troupes - Engagé au 26ème régiment de Chasseurs à Pied, le 16 décembre 1913 - 25ème régiment de Chasseurs à Pied - Nommé lieutenant à titre temporaire, le 6 janvier 1916 - Passé à l'aviation comme élève pilote, le 15 novembre 1916 - Brevet de pilote militaire n° 5561 à l'école d'aviation d'Avord, le 4 mars 1917 - Pilote de l'escadrille N 77 / SPA 77 du 26 avril 1917 au 27 mars 1918 - Pilote et commandant de l'escadrille SPA 103 du 27 mars 1918 au 16 mars 1919 - 4 victoires homologuées - Chevalier de la légion d'Honneur en juin 1916 - Médaille Militaire , le 22 août 1914 - Croix de Guerre - 1 citation à l'ordre du corps d'armée en février 1916 - 3 citations à l'ordre de l'armée, le 22 août 1914, en mars 1916 - en juin 1916 - Il est photographié aux commandes de son Nieuport 24bis codé "2" en 1917 - Le haut de l'insigne d'escadrille est visible sur le coté gauche - Photo collection Philippe Guillermin que je remercie pour son aide.

Ltt Joseph Pierre Batlle pose à bord de son Spad VII pendant l'hiver 1917-1918 - Né le 16 décembre 1894 à Rodès (66) - Fils de Joseph Battle et de Thérèse Dexons - Avant guerre Enfant de troupes - Engagé au 26ème régiment de Chasseurs à Pied, le 16 décembre 1913 - 25ème régiment de Chasseurs à Pied - Nommé lieutenant à titre temporaire, le 6 janvier 1916 - Passé à l'aviation comme élève pilote, le 15 novembre 1916 - Brevet de pilote militaire n° 5561 à l'école d'aviation d'Avord, le 4 mars 1917 - Pilote de l'escadrille N 77 / SPA 77 du 26 avril 1917 au 27 mars 1918 - Pilote et commandant de l'escadrille SPA 103 du 27 mars 1918 au 16 mars 1919 - 4 victoires homologuées - Chevalier de la légion d'Honneur en juin 1916 - Médaille Militaire , le 22 août 1914 - Croix de Guerre - 1 citation à l'ordre du corps d'armée en février 1916 - 3 citations à l'ordre de l'armée, le 22 août 1914, en mars 1916 - en juin 1916 - Il est photographié aux commandes de son Nieuport 24bis codé "2" en 1917 - Le haut de l'insigne d'escadrille est visible sur le coté gauche - Photo collection Philippe Guillermin que je remercie pour son aide. Photo ECPA Fort d'Ivry-sur-Seine.

Adj Georges François Toussaint Jacques Ortoli - Né le 16 juillet 1895 à Poggio-di-Tallano (Corse) - Fils de Jacques Ortoli et de Félicité Quilichini - Domiciliés à Poggio-di-Tallano (Corse) - Classe 1915 - Recrutement d'Ajaccio sous le matricule n° 660 - Avant guerre aviateur - Mobilisé au 2ème groupe d'aviation, le 3 septembre 1914 - Brevet de pilote militaire n° 608 en date du 30 septembre 1914 - Pilote de l'escadrille MF 8 du 2 janvier au 8 juillet 1915 (une victoire homologuée, le 28 avril 1915) - Convoyage avion depuis St-Cyr du 16 au 22 janvier 1915 - Nommé Sergent, le 25 février 1915 - Convoyage avion depuis la RGAé du Bourget du 23 au 27 juin 1915 - Mis au repos à la maison de convalescence de Viry-Chatillon, le 8 juillet 1915 - Pilote de l'escadrille N 31 du 27 octobre 1915 au (3ème trimestre) 1916 (10 victoires homologuées et 4 non homologuées dans cette unité) - Stage de tir à l'école de tir aérien de Cazaux du 4 au 23 janvier 1916 - Détaché du 1er au 8 mars 1916 - Nommé Adjudant, le 11 mars 1916 - Médaille Militaire, le 1er juin 1916 - Convoyage d'un SPAD VII du 25 au 29 janvier 1917 - Affecté au centre d'aviation de Villacoublay du (3ème trimestre) au 12 octobre 1916 - Pilote de l'escadrille N 77 du 12 octobre 1916 au 16 janvier 1917 - Pilote de l'escadrille N 31 du 16 janvier 1917 au 5 mai 1918 - Citation à l'ordre de l'armée, en date du 16 avril 1917 - Nommé Sous-lieutenant, le 24 avril 1917 - Chevalier de la Légion d'Honneur et une citation à l'ordre de l'armée, le 28 mai 1917 - Evacué du 19 au 25 octobre 1917 - Détaché à Puteaux du 28 au 29 janvier 1918 - Commandant de l'escadrille SPA 57 du 5 mai 1918 à (après le 2ème trimestre 1919) - Hospitalisé à l'ambulance 5/51 du 15 au 18 août 1918 - Pendant la guerre 11 victoires homologuées - Affecté au 2ème régiment de chasse - En congé sans solde pour 2 ans - Affecté au 4ème régiment d'aviation d'observation - Nommé Lieutenant à titre définitif, le 5 juin 1920 - Affecté au 34ème régiment d'aviation - Démissionnaire de l'armée - Affecté dans la réserve au 1er régiment d'aviation de Thionville-basse-Yutz, le 18 mai 1922 - Affecté dans la réserve au 33ème régiment d'aviation - Officier de la Légion d'Honneur - Nommé Capitaine de réserve, le 25 juin 1934 - Commandeur de la Légion d'Honneur - Affecté dans la réserve à la base aérienne du Bourget-Dugny - Affecté dans la réserve à la base aérienne de l'Air n° 104 - Affecté dans la réserve à la 2ème section du bataillon de l'Air - Affecté dans la réserve au bataillon de l'air 204 de Dugny - Sources : Pam - CCC 8 - CCC 31 - CCC 77 - CCC 57 - FM Corse - JORF - Dernière mise à jour : 18/01/2015 - Photo Gregory Van Wyngarden que je remercie pour son aide.

* Chevalier de la Légion d'Honneur et une citation à l'ordre de l'armée du Slt Jacques Toussaint François Georges Ortoli, pilote à l'escadrille N 31, en date du 28 mai 1917 : "Magnifique soldat et pilote hors de pair. d'une ardeur admirable au combat, a déjà abattu huit avions ennemis. A montré, dans des reconnaissances à longue portée, une intelligence, une tenacité et un courage rares. Déjà cinq fois cité à l'ordre et médaillé militaire pour faits de guerre."

* Citation à l'ordre de l'armée de l'Adj Jacques Toussaint Ortoli, pilote de l'escadrille N 31, en date du 16 avril 1917 : " Le 24 mars, a abattu son sixième avion ennemi qui est tombé sur les premières lignes allemandes sous le feu de notre infanterie."

* Citation à l'ordre de l'armée du Slt Jacques Toussaint François Georges Ortoli, pilote de l'escadrille N 31, en date du 23 juillet 1917 : "Le 19 juin 1917, a attaqué et abattu avec deux autres pilotes un avion ennemi sur ses lignes. Un autre avion allemand se présentant, il l'attaque seul et l'abat immédiatement près des lignes."

Portrait de l'Adc Françis Guerrier de la SPA 77 à Germersheim (Allemagne) en mai-juin 1919 - Né le 4 mars 1896 à Tréffieux (Loire-Atlantique) - Unité d'origine 410ème régiment d'infanterie - Brevet de pilote militaire n° 8506 obtenu à l'école d'aviation militaire d'Etampes, le 10 septembre 1917 - Pilote de l'escadrille SPA 77 du 18 novembre 1917 au (après le 2ème trimestre 1919) - Nommé Sergent, le 6 avril 1918 - Nommé Adjudant, le 20 août 1918 - Nommé Adjudant-chef, le 15 janvier 1919 - En mission à Courban du 19 au 21 avril 1919 - 5 victoires homologuées - Décédé le 26 juin 1969 - Remarquez la Médaille Militaire, la Croix de Guerre avec 3 palmes (citations à l'ordre de l'armée), 4 étoiles (citations à l'ordre du corps d'armée, de la division, de l'aéronautique), le brevet de pilote militaire et l'insigne métallique de l'escadrille - Photo M. Ortet du forum Chasseurs de Mémoire que je remercie pour son aide.

 

MdL Maxime de  Ginestet de Puivert
Pilote de la N 77

MdL Maxime de  Ginestet de Puivert - Né le 1er septembre 1892 à Lausson (Lot-et-Garonne) - Fils de François Jacques Josph Marie Espic de Gep de Ginestet et de Gabrielle Marie de Roux de Puivert - Domiciliés château de Ginestet - Béziers (Hérault) - Profession avant guerre Etudiant - Appelé au 10ème régiment de Dragons, le 1er octobre 1913 - Appartenait toujours à cette unité à la mobilisation générale du 2 août 1914 - Affecté au 1er escadron du 10ème régiment de Dragons, le 16 février 1915 - Nommé Brigadier (caporal), le 7 mai 1915 - Affecté au 11ème escadron du 10ème régiment de Dragons - Passé à l'aviation comme élève pilote, le 30 décembre 1915 - Affecté comme élève pilote à l'école de Tours, le 30 janvier 1916 - Brevet de pilote militaire n° 3915 obtenu à l'école d'aviation militaire de Tours, le 12 juillet 1916 - Stage de spécialisation "Avions rapides" à l'école d'aviation militaire d'Avord du 14 juillet au 16 septembre 1916 - Stage de tir à l'école du tir aérien de Cazaux du 18 au 28 septembre 1916 - Stage de Haute-Ecole (voltige) à l'école d'aviation militaire de Pau du 2 octobre au 8 décembre 1916 - GDE (Groupement des Divisions d'Entrainement) du 8 décembre 1916 au 14 janvier 1917 - Pilote de l'escadrille N 77 du 16 janvier au 29 juillet 1917 - Nommé Maréchal des Logis (Sergent), le 21 mai 1917 - Tué au cours d'un combat aérien, aux commandes du Nieuport 23 n° 534, dans les environs de Mailly-sur-Seille (54), le 29 juillet 1917. Son adversaire était probablement l'Uffz Max Kahlow du Jasta 34 b (c'était sa 2ème victoire homologuée) - Il a été inhumé avec les honneurs militaires par les Allemands dans le cimetière de Mailly-sur-Seille - Après guerre, ses restes mortels ont été inhumés sous le monument aux morts de la commune de Mailly-sur-Seille (54) - Photo Gilles Nicolet que je remercie pour son aide.

* Première citation à l'ordre de l'armée : "Pilote d'une admirable audace et d'une belle bravoure. Dans les missions photographiques et dans les protections d'avions de Corps d'Armée, a montré une conscience et une habileté qui ont permis de mener à bien les missions les plus délicates. Le 14 avril, arrête l'observation ennemie en contraignant les deux observateurs du Drachen de N.... à sauter en parachute. Les 24 janvier, 14 février et 7 mai, brillants combats au cours de progressions dans la région de N...."

* Sa citation à l'ordre de l'armée à titre postume : "A trouvé la mort, le 29 juillet 1917, au cours d'un glorieux combat aérien livré contre quatre avions. Tombé dans les lignes allemandes à Mailly (Lorraine), et inhumé avec les honneurs militaires dans le cimetière militaire de cette localité."

* Médaille Militaire décernée à titre posthume, le 9 juillet 1921 : MdL Maxime de Ginestet du 2ème groupe d'aviation : "Sous-officier pilote d'une bravoure réputée. Le 29 juillet 1917, chargé de couvrir une action de réglage et attaqué lui-même par des avions ennemis, n'a pas hésité à accepter le combat pour empêcher l'ennemi d'accomplir sa mission. Est tombé glorieusement au cours de l'action."

MdL Maxime de  Ginestet de Puivert
Pilote de la N 77

* Le dernier combat de Maxime de Ginestet de Puivert, par les archives militaires allemandes - Le journal de guerre du Jasta 34b, ainsi que les carnets de vol des Ltn Hugo Geiger et Obltn Robert Greim donnent la version côté allemand de ce combat.

Cinq pilotes du Jasta 34b, les Obltn Robert Greim, Ltt Finholf, Ltn Hugo Geiger, Ltn der Reserve Heinrich Geigl et Unteroffizier Max Kahlow, décollent de Metz à 11h30. Après avoir patrouillé au-dessus de Malzéville le plus longtemps possible, les allemands aperçoivent un Nieuport qui cherche à les attaquer. Ils manoeuvrent pour se placer en position favorable mais échouent en raison de la différence d'altitude. L'Obltn Greim l'engage, avec l'espoir d'attirer sur lui l'attaque du français, ce qui permettrait à ses équipiers de l'abattre. Immédiatement le pilote français mord à l'hameçon, et pique en direction du pilote allemand. Au cours de la manoeuvre, les deux ailes droites du Nieuport se brisent sans que les allemands n'aient à tirer le moindre coup de feu. En descendant en spirale vers le sol, le chasseur désemparé passe très près de l'avion de Greim, lui laissant des sueurs froides. Il s'écrase finalement à côté du cimetière de Mailly, à 2 ou 3 km de Nomeny, du côté allemand. Comme aucun des pilotes allemands n'a ouvert le feu pendant ce combat, la victoire est accordé, après tirage au sort, au Sgt Max Kahlow. Pour l'anecdote, le pilote, que de Ginestet de Puivert a attaqué, n'était qu'autre que le commandant du Jasta 34b, l'Obltn Robert Griem, un "As" qui a terminé la guerre avec 28 victoires homologuées.

* La version française avec le témoignage d'un habitant de Mailly-sur-Seille (54) au sujet de la mort au combat du MdL Maxime de Ginestet de Puivert.

Le 28 juillet 1917 - Le prix des pommes de terre est taxé à 7,5 sous le kg. A ce prix on en prend moins. Beaucoup de soldats apportent du bois pour qu'on leur en donne. Depuis la vente du tabac, tous les jours arrivent des acheteurs avec de sucre et même du pain, mais il n'y a pas moyen de les satisfaire et d'en profiter, c'est dommage. Du pain surtout nous serait précieux, n'en n'avons plus que pour quelques jours en espérant encore un peu de farine des allemands en attendant celle des français mais elle ne vient pas et voilà 10 jours que l'on réclame.

Le 29 juillet 1917 - Depuis quelques jours (jours et nuit) de nombreux aéroplanes. Comme nous sommes en train de manger à midi, j'entends un bruit de moteur se rapprochant, je jette les yeux en l'air et je vois un appareil tournoyer au-dessus de l'église, et s'abattant derrière le bâtiment. A l'air souriant des Allemands, je devine que c'est un français, mais je ne demande rien. Je cours sur les lieux. Tous les chefs du château et une masse de soldats sont déjà là. L'appareil est moulu. L'aviateur est là au milieu des débris sur le dos, le nez aplati, deux balles dans la figure mais pas trop défiguré, une de ses jambes, la droite est cassée nette au-dessus du genou et est à un mètre du corps. On ne voit de sang nulle part.

Des photographes prennent des vues. Des aéroplanes viennent planer au- dessus et descendent le plus bas possible, est-ce pour photographier ou narguer les français. Le corps est enlevé peu après, transporté au château puis à l'église et un factionnaire est près de la machine. Tout ce va et vient est en vue de Létricourt mais on ne tire pas, peut-être ne s'est-on aperçu de rien ? A 5h00, deux machines françaises survolent Mailly et ses alentours, à la recherche sans doute de leur infortuné camarade. Tous les débris sont enlevés le soir.

Le 30 juillet 1917 - A l'appel, j'apprends que le corps de l'aviateur n'avait pas été transporté à l'église mais à l'infirmerie Godfroy et qu'à 11h du soir il a été porté au cimetière sans cercueil, un officier et dizaine d'hommes suivaient. Il a été enterré auprès de la tombe Noël-Bauzin. Ce pauvre jeune homme n'était âgé que de 25 ans, il n'avait sur lui que quelques sous et une lettre de sa soeur Ida. C'est paraît-il un baron, M. Max de Ginestet qui serait de Chalabre (Aude).

Transmis par Mme Nicole Lhuillier que je remercie pour son aide.

 

 

Sgt Henri Royer
Pilote de l'escadrille SPA 77

Sgt Henri Louis Royer - Né le 20 juillet 1897 à Vivoin (Sarthe) - Fils d'Henri Royer et d'Eugènie Breteau - Profession avant guerre Cultivateur - Mobilisé au 5ème régiment d'infanterie, à compter du 7 janvier 1916 - Affecté au 9ème bataillon du 36ème régiment d'infanterie, le 17 septembre 1916 - Affecté au 338ème régiment d'infanterie, le 13 décembre 1916 - Passé à l'aéronautique militaire comme élève pilote, le 25 juin 1917 - Brevet de pilote militaire n° 8653 obtenu à l'école d'aviation militaire de Chartres, le 16 septembre 1917 - Nommé Caporal, le 21 septembre 1917 - Stage de perfectionnement à l'école d'aviation militaire d'Avord du 18 septembre au 16 octobre 1917 - Affecté au GDE du 16 octobre au 15 décembre 1917 - Pilote de l'escadrille SPA 77 du 17 décembre 1917 au 11 mai 1918 - Part en mission du 22 au 23 mars 1918 - Nommé Sergent, le 18 avril 1918 - Hospitalisé après un accident aérien , le 19 avril 1918 - Evacué sur l'hôpital de Bordeaux, le 27 juillet 1918 - Réformé, le 31 octobre 1918 - Renvoyé dans ses foyers - Classé service auxiliaire avec invalidité de 35 % par la commision de réforme du 2 juin 1922 - Réformé définitivement n°1 - Engagé volontaire pour la durée de la guerre au réseau de Buckmaster des forces françaises combattantes, le 15 mars 1943 - A servi comme agent P 2 chargé de mission de 3ème classe (sous-lieutenant) - Arrêté, le 4 septembre 1943 - Déporté à Buckenwald - Décédé à Sullingen, le 30 avril 1945 - Mort pour la France avis du 3 avril 1946 - Homologué au grade de sous-lieutenant à titre posthume par décret du 5 juin 1947 - Photo Henri Royer transmise par Christian Royer, son petit-fils, que je remercie pour son aide.

Sgt Henri Royer
Pilote de l'escadrille SPA 77

Son fils Jean témoigne : "Mon Père, ancien pilote de chasse en 14/18, fut mobilisé en 1917 dans l’infanterie, qu’il quitta comme volontaire pour l’aviation avec Quérin de Nantes. Si les pertes étaient sévères dans les deux armées, les conditions étaient très différentes. A l’époque, les avaries étaient fréquentes. Ainsi pendant un stage, il fit un atterrissage forcé dans un jardin au grand ébahissement du propriétaire d’une petite maison de Versailles. Après la remise de l’insigne de pilote, Querin et lui furent affectés à l’escadrille de chasse SPAD 77. Avec comme chef d’escadrille Henri Decoin qui allait devenir metteur en scène connu et réputé dans le monde du cinéma après  la guerre 14/18. Une des spécialités, en autre de l’escadrille  de "la Croix de la Meuse", était de descendre les saucisses ballons captifs d’observation allemande fortement défendus par une mitrailleuse. Affecté  en escadrille opérationnelle après vingt-deux heures d’école en double commandes. Ils n’étaient guère aguerris pour manier ces monoplaces dont la vitesse en piqué atteignait plus de trois cent kilomètres  à l’heure. Sans passer par l’école d’acrobatie de Pau, c’était suicidaire, et c’était le cas. En 1917, il fallait boucher coût que coût les pertes de pilotes dans les escadrilles. Un jour, mon père rentré de mission détendu, heureux, fit des loopings au-dessus du terrain mais entre la deuxième et troisième figure, l’altimètre se bloqua et ce fut le réveil brutal avec la réalité. L’avion percuta du nez le sol le pilote parti avec le siège d’avion par-dessus une haie où un vieil homme labourait son champ, la chute dans le sol relativement meuble lui sauva la vie, il venait d’inventer le siège éjectable. Évacué dans un hôpital de campagne dont le service sanitaire était débordé du fait d’une attaque d’infanterie meurtrière. Mon père fut mis directement à la morgue. Les copains de l’escadrille venaient lui apporter oranges et champagne. Il faut signaler qu’à l’époque les aviateurs étaient les enfants chéris de l’armée. La cantine et le bar approvisionnés avec des mets et boissons rares, ce qui n’était pas le cas pour les troupes terrestres. Ils volaient ! N’est ce pas formidable ? Quarante huit heures après, le chef d’escadrille se fâchat. Mon père fut enfin raccommodé et soigné. Il passa sa convalescence à Bordeaux où il connu "les petites femmes", vous pensez un aviateur avec médaille militaire et croix  de guerre, réformé, il rentra au pays."

 

Les hommes

Caricature du Slt Charles Boudoux d'Hautefeuille - Elle a été dessinée par Gilbert Sardier en 1917 - Document transmis par Georges de Ginestet de Puivert via Nicole L'Huillier que je remercie pour leur aide.
* Ltt Charles Marie Auguste Joseph Boudoux de Hautefeuille - Né le 27 août 1890 à Hinacourt (02) - Fils de Charles Boudoux de Hautefeuille et de Marie de Robert du Chatelet - Domiciliés Château d'Hangard par Domart-sur-la-Luce (Somme) - Service militaire au 9ème régiment de Cuirassiers d'octobre 1911 à novembre 1913 - Nommé Maréchal de Logis - Affecté au 9ème régiment de Cuirassiers du 2 août 1914 au 29 juillet 1915 - Nommé Sous-lieutenant à titre temporaire, le 28 février 1915 - Passé à l'aéronautique militaire comme élève pilote, le 28 juillet 1915 - Brevet de pilote militaire n° 1764 obtenu à l'école d'aviation militaire d'Ambérieux, le 13 octobre 1915 - Pilote de l'escadrille V 84 (future 522) de l'armée d'Orient du 19 octobre 1915 au 12 août 1916 - Commandant de l'escadrille V 84 (future 522) du 25 mars 1916 au 25 juillet 1916 - Une citation à l'ordre de l'aéronautique de l'armée d'Orient, le 12 avril 1916 - Hospitalisé sur l'hôpital de Salonique du 4 mai au 1er juin 1916 - Rapatrié en France, le 25 juillet 1916 - Pilote de l'escadrille N 77 du 29 octobre au 16 janvier 1918 - Détaché à l'escadrille N 12 du 12 décembre 1916 au 6 janvier 1917 - Convoyage d'un avion à la RGA du Bourget-Dugny du 18 au 21 avril 1917 - Nommé Lieutenant à titre définitif, le 30 septembre 1917 - Stage à la RGA du Bourget-Dugny du 19 au 27 octobre 1917 - RGA du Bourget-Dugny du 17 au 24 novembre 1917 - Croix de Guerre - 6 citations à l'ordre de l'armée de février à octobre 1917 - Une citation à l'ordre de l'armée et Chevalier de la Légion d'Honneur en novembre 1917 : "Brillant pilote, d'une audace merveilleuse. Le 25 août 1917, a exécuté le bombardement d'une gare de ravitaillement ennemie à faible hauteur, maigre un feu violent d'artillerie et de mitrailleuses. Une blessure; un drachen, un avion ennemi abattu." - En subsistance à l'escadrille N 89 du 20 décembre 1917 au 16 janvier 1918 - Commandant de l'escadrille SPA 100 du 16 janvier au 20 avril 1918 - GDE du 1er au 11 mars 1918 - Tué au combat, aux commandes du SPAD XIII n° 2612, au Nord-Est de Mesnil-St-Georges, le 20 avril 1918 - Son adversaire était probablement le Ltn Hans Pippart du Jasta 19 (sa 10ème victoire) - Son corps ne sera retrouvé que le 25 mai 1920 à 500 m de la route de Courtemanche - Il a été inhumé au cimetière militaire de Montdidier.

Caricature du Ltt Charles Boudoux d'Hautefeuille - Elle a été dessinée par Gilbert Sardier, le 2 février 1918 - Le numéro "100" est une allusion à l'escadrille SPA 100 dont l'officier a pris le commandement, le 16 janvier 1918 - Document transmis par Georges de Ginestet de Puivert que je remercie pour son aide.

Slt Gilbert Luc Jean Marie Sardier - Né le 5 mai 1897 à Riom (Puy-de-Dôme) - Arme d'origine Cavalerie - Brevet de pilote militaire n° 3462 obtenu le 19 mai 1916 - Affecté à Villacoublay jusqu'au 10 octobre 1916 - Pilote de l'escadrille N 77 du 10 octobre 1916 au 21 juillet 1918 - RGA de Luxeuil du 12 au 16 mars 1917 - RGA du Bourget-Dugny, le 15 avril 1917 - Nommé Adjudant, le 25 juin 1917 - RGA du Bourget-Dugny du 18 au 22 novembre 1917 - Nommé Sous-lieutenant à titre définitif, le 1er février 1918 - Commandant de l'escadrille SPA 48 du 23 juillet 1918 au (après le 4ème trimestre 1919) - Titulaire de 15 victoires aériennes homologuées (13 à la SPA 77 et 2 à la SPA 48) - Chevalier de la Légion d'Honneur - Croix de Guerre - Décédé à Clermont-Ferrand, le 7 octobre 1976 - Cette caricature a été dessinée par Gilbert Sardier, le 16 août 1917 - Document transmis par Georges de Ginestet de Puivert que je remercie pour son aide.

Cne Maurice Edouard Louis Marie Brunet de la Charie - Né le 17 novembre 1889 à St-Denis-de-Gastines (Mayenne) - Fils de Maurice Jacques Gabriel de la Charie et de Marguerite Marie Victoire Richard de Villiers - Domiciliés Château de la Cour à Chatelain (Mayenne) - Service militaire au 130ème régiment d'infanterie, à compter du 9 octobre 1911 - Nommé caporal, le 30 avril 1912 - Nommé Sous-Lieutenant de réserve au 41ème régiment d'infanterie, le 1er avril 1913 - Passe à l'armée d'active, le 2 décembre 1914 - Blessé par éclats d'obus à la machoire inférieure et à la main droite dans les tranchées devant Chanteclair, le 11 mai 1915 - Croix de Guerre et une citation à l'ordre de la 19ème division d'infanterie, le 21 mai 1915 - Affecté à la compagnie de mitrailleuses de brigade au 241ème régiment d'infanterie, le 4 octobre 1915 - Nommé Lieutenant à titre définitif, le 26 décembre 1915 - Commotion par éclatement d'obus à Fleury-devant-Douaumont (55), le 2 juillet 1916 - Cours d'état-major à Mirecourt à compter du 16 septembre 1916 - Affecté à l'état-major de la 131ème division d'infanterie comme stagiaire, le 3 novembre 1916 - Affecté à l'état-major de la 1ère bigade coloniale, le 11 janvier 1917 - Nommé Capitaine à titre définitif, le 4 avril 1917 - Affecté à l'état-major de l'ID 15, le 16 mai 1917 - Passé à l'aéronautique militaire comme observateur, le 18 septembre 1917 - Stage d'observateur à Luxeuil à compter du 25 septembre - Stage de tir à l'école de tir aérien de Cazaux jusqu'au 9 novembre 1917 - GDE du Plessis-Belleville du 9 novembre au 27 décembre 1917 - Observateur de l'escadrille SPA 77 du 27 décembre 1917 au 15 février 1918 - Observateur de l'escadrille N 90 du 15 février au 15 mai 1918 - Nommé Officier de renseignement et adjoint tactique du 15 mai 1918 au 5 mars 1919 - Une citation à l'ordre de la VIIIème armée, le 30 septembre 1918 - Affecté à la Section des Alliés du 5 mars au 8 mai 1919 - Adjoint au commandant du centre d'aviation du Bourget du 8 mai au 15 juillet 1919 - Affecté au 4ème régiment d'aviation d'observation et détaché à la 12ème division d'études techniques, le 15 juillet 1919 - Adjoint au chef de corps du 4ème régiment d'aviation, le 18 décembre 1919 - Détaché à l'EMA, service historique, le 9 février 1920 - Affecté à l'EM particulier de l'infanterie, le 26 mai 1920 - Chevalier de la Légion d'Honneur, le 16 juin 1920 - Affecté à l'EM particulier de l'aéronautique, le 10 octobre 1920 - Brevet de pilote militaire n° 20.381 obtenu à l'école d'aviation militaire d'Istres, le 4 septembre 1924 - Nommé Chef de Bataillon - Nommé Lieutenant-colonel - Affecté au 34ème régiment d'aviation - Officier de la Légion d'Honneur, le 16 juin 1938 - Décédé, le 18 août 1959 - Cette caricature a été dessinée par Gilbert Sardier, le 15 janvier 1918 - Document transmis par Georges de Ginestet de Puivert que je remercie pour son aide.

Sgt André Géhin - Né le 18 février 1893 à Bussang (88) - Fils de louis Géhin et de Marie Jacquot - Profession avant guerre Const mécanicien - Service militaire au 31ème bataillon de Chasseurs à Pied, à compter de novembre 1913 - Toujours dans cette unité lors de la mobilisation du 2 août 1914 - Fait prisonnier au combat - Evadé d'Allemagne - Croix de Guerre et une citation à l'ordre du corps d'armée en octobre 1915 - Affecté au 1er régiment de Zouaves de marche - Une citation à l'ordre de la division en mai 1916 - Passé à l'aéronautique militaire comme élève pilote en août 1916 - Brevet de pilote militaire n° 4794 obtenu à l'école d'aviation militaire d'Ambérieu, le 18 octobre 1916 - Stage "avions rapides " à l'école d'aviation militaire d'Avord - Stage de "Haute Ecole" à l'école d'aviation militaire de Pau - Pilote de l'escadrille N 316 du 2 au 6 avril 1917 - Création de l'escadrille suspendue - Pilote de l'escadrille N 77 du 24 avril 1917 au 29 mai 1918 - Nommé Sergent, le 25 août 1917 - RGA du Bourget-Dugny du 19 octobre au 1er novembre 1917 - Tué au cours d'un combat aérien, pendant une patrouille, aux commandes d'un SPAD XIII, le 29 mai 1918 - Son adversaire était probablement l'Obltn Rudolph Berthold, le commandant du Jasta 2 (sa 30ème victoire) - Cette caricature a été dessinée par Gilbert Sardier, le 6 août 1917 - Document transmis par Georges de Ginestet de Puivert que je remercie pour son aide.

Les hommes

Cne Pierre Mouronval - Commandant l'escadrille N 77 du 19 juillet 1917 au 30 mai 1918 - Cette caricature a été dessinée par Gilbert Sardier, le 5 août 1917 - Document transmis par Georges de Ginestet de Puivert via Nicole L'Huillier que je remercie pour leur aide.
* Cne Pierre Paul Mouronval - Né le 4 juin 1881 à Avesnes-sur-Helpe (59) - Fils de Louis Ange Edmond André François Mouronval et de Marie Marguerite Lubin - Engagé à l'école Polytechnique, le 1er octobre 1901 - Affecté dans l'artillerie - Nommé sous-lieutenant en octobre 1903 - Nommé Lieutenant à titre définitif en décembre 1907 - Affecté au 37ème régiment d'artillerie - Observateur de l'escadrille MF 44 du XXX au 11 août 1915 - Croix de Guerre et une citation à l'ordre du corps d'armée en septembre 1915 - Affecté au 36ème régiment d'artillerie - GDE - Passé à l'aéronautique militaire comme élève pilote, le 30 avril 1916 - Brevet de pilote militaire n° 4471 obtenu à l'école d'aviation militaire de Juvisy, le 13 septembre 1916 - Stage "Avions Rapides" à l'école d'aviation militaire d'Avord - Stage de tir à l'école de tir aérien de Cazaux - Stage de "Haute-Ecole" à l'école d'aviation militaire de Pau, jusqu'au 4 mai 1917 - GDE du 4 au 15 mai 1917 - Pilote de l'escadrille N 68 du 15 mai au 19 juillet 1917 - Nommé Capitaine, le 1er mai 1917 - Commandant l'escadrille N 77 du 20 juillet 1917 au 30 mai 1918 - En mission du 20 au 22 mars 1918 - Abattu en combat aérien, aux commandes d'un SPAD XIII, le 30 mai 1918 - Son adversaire était probablement le Ltn Walter Blume du Jasta 9 (sa 9ème victoire) - Grièvement blessé et fait prisonnier jusqu'à la fin de la guerre - Chevalier de la Légion d'Honneur, le 28 avril 1918 - Réformé à 65 % pour blessures de guerre, le 22 mai 1919 - Affecté dans la réserve au 36ème régiment d'artillerie - Officier de la Légion d'Honneur, le 12 mai 1932 - Ingénieur civil des Mines - Décédé au 11, place de la Porte Champerret à Paris 17ème arrondissement, le 26 février 1956.

Slt Henri Claude Rebourg - Né le 22 août 1892 à Paris (75) - Fils de Benjamin Rebourg et de Antoinette Bonnet - Domiciliés à Denain (59) - Profession avant guerre Ingénieur - Entré en service au 28 novembre 1913 - Brevet de pilote militaire n° 1458 obtenu le 28 mai 1915 - Affecté à Villacoublay jusqu'au 12 octobre 1916 - Pilote de l'escadrille N 77 du 12 octobre 1916 au 21 avril 1918 - RGA du Bourget-Dugny du 13 au 17 avril 1917 - Nommé Sous-lieutenant, le 12 juillet 1917 - Nommé Sous-lieutenant, le 12 juillet 1917 - Stage de tir à l'école de tir aérien de Cazaux du 26 décembre 1917 au 19 janvier 1918 - Stage à Cazaux du 2 février au 3 mars 1918 - Affecté au STA, le 21 avril 1918 - Cette caricature a été dessinée par Gilbert Sardier, le 2 décembre 1917 - Document transmis par Georges de Ginestet de Puivert que je remercie pour son aide.

Slt Yves Félix François Marie Barbaza - Né le 28 mai 1893 à Port Said (Egypte) - Fils de Joseph Barbaza et de Elise Gredy - Service militaire au 7ème régiment de Dragons de Fontainebleau, à compter du 11 octobre 1911 - Nommé Maréchal des Logis, le 13 septembre 1913 - Passé à l'aéronautique militaire comme élève pilote, le 15 janvier 1916 - Brevet de pilote militaire n° 3060 obtenu à l'école d'aviation militaire de Buc, le 25 mars 1916 - Stage "Avions Rapides" à l'école d'aviation militaire d'Avord - Stage de tir à l'école de tir aérien de Cazaux - Stage "Haute Ecole" à l'école d'aviation militaire de Pau jusqu'au 30 juin 1916 - GDE du 30 juin au 24 juillet 1916 - Pilote de l'escadrille N 38 du 24 juillet 1916 au 19 février 1917 - Pilote de l'escadrille N 77 au 19 février 1917 au 5 avril 1919 - Nommé Adjudant, le 25 août 1917 - RGA du Bourget-Dugny du 19 au 22 octobre 1917 - RGA du Bourget-Dugny du 25 novembre au 3 décembre 1917 - RGA de Bar-le-Duc du 22 au 25 décembre 1917 - Nommé Sous-Lieutenant à titre temporaire, le 26 janvier 1918 - RGA de Matouges du 14 au 20 février 1918 - Stage de tir à l'école de tir aérien de Cazaux du 15 juin au 3 juillet 1918 - Pilote de l'escadrille SPA 89 du 5 au 14 avril 1919 - Chevalier de la Légion d'Honneur - Cette caricature a été dessinée par Gilbert Sardier, le 6 août 1917 - Document transmis par Georges de Ginestet de Puivert que je remercie pour son aide.

Ltt Alex Paul Léon Adrien Marty - Né le 8 février 1894 à Toulouse (31) - Fils de M. Claude Marty et de Mme Adrienne Renlaine - Domiciliés 38, place des Carmes à Toulouse - Appelé au 21ème régiment de chasseurs à cheval, stationné à Limoges, le 27 juillet 1913 - Toujours dans cette unité lors de la mobilisation générale du 2 août 1914 - Affecté au 8ème régiment de Hussards - Affecté au 5ème régiment de Dragons - Nommé Maréchal des Logis, le 2 décembre 1914 - Affecté au 21ème régiment de Chasseurs à cheval - Sous-Lieutenant à titre temporaire, le 18 mars 1915 - Passé à l'aviation comme élève pilote, le 7 juillet 1916 - Sous-lieutenant à titre définitif, le 21 juillet 1916 - Brevet de pilote militaire n° 4342 à l'école d'aviation militaire de Chartres, le 25 août 1916 - Licence FAI n° 4542, le 2 octobre 1916 - GDE - Pilote de l'escadrille C 4 du 4 février au 25 mars 1917 - Pilote de l'escadrille SPA 77 du 25 mars au 6 novembre 1917 - Nommé Lieutenant, le 6 juillet 1917 - RGA du Bourget-Dugny du 17 au 22 septembre 1917 - Hospitalisé le 6 novembre 1917 - GDE et convalescence du 6 novembre 1917 au 14 avril 1918 - Pilote de l'escadrille SPA 90 du 14 avril au 9 juin 1918 - Chevalier de la Légion d'Honneur, le 22 juillet 1917 - Perception d'un SPAD XIII à la RGA du Bourget-Dugny du 25 avril au 4 mai 1918 - Tué en combat aérien, aux commandes d'un Spad XIII, dans les alentours de Manoncourt-en-Vermois (54), le 9 juin 1918 - 7 victoires homologuées - Croix de Guerre - Repose dans le mausolé de la famille Marty dans le cimetière de Terre-Cabode à Toulouse - Cette caricature a été dessinée par Gilbert Sardier - Document transmis par Georges de Ginestet de Puivert que je remercie pour son aide.

Ltt Henri Joseph Decoin - Né le 18 mars 1890 à Paris (75) - Fils de Joseph Augustin Decoin et de Zoé Anaïs Vrin Morin- Service militaire à compter du 1er octobre 1911 - Nommé Brigadier, le 24 septembre 1912 - Libéré de ses obligations militaires et passage dans la réserve, le 8 novembre 1913 - Mobilisé au 8ème régiment de Cuirassiers de Noyon, le 3 août 1914 - Nommé Maréchal de Logis, le 29 septembre 1914 - Nommé Sous-lieutenant de réserve à titre temporaire et affecté au 4ème régiment de marche de Zouaves, le 20 février 1915 - Nommé Sous-lieutenant à titre définitif dans la réserve, le 20 septembre 1915 - Blessé par balle à l'épaule gauche, à Lizerne, le 27 avril 1915 - Blessé par un éclat d'obus au pied droit, le 28 juin 1916 - Détaché dans l'aéronautique militaire comme observateur - Stage à la GDE du Plessis-Belleville à compter du 5 août 1916 - Observateur de l'escadrille N 77 du 21 octobre 1916 au 7 juin 1917 - Désigné comme élève pilote, le 7 juin 1917 - Chevalier de la Légion d'Honneur et Croix de Guerre, le 10 juillet 1917 - Brevet de pilote militaire n° 8399 obtenu à l'école d'aviation militaire du Crotoy, le 5 septembre 1917 - Ecole d'Avord à compter du 7 septembre 1917 - Nommé Lieutenant de réserve à titre définitif, le 20 septembre 1917 - Ecole de Pau à compter du 16 octobre 1917 - GDE du 5 au 25 novembre 1917 - Pilote de l'escadrille N 77 du 25 novembre 1917 au 10 mai 1919 - Commandant de l'escadrille N 77 du 30 mai 1918 au 10 mai 1919 - RGA de Matouge du 14 au 20 février 1918 - Nommé Capitaine de réserve à titre temporaire, le 22 septembre 1918 - Croix de Guerre avec 3 citations à l'ordre du régiment, 1 citation à l'ordre de la division et une citation à l'ordre de l'armée, le 8 octobre 1918 - Hospitalisé à l'hopital du lycée Buffon du 28 mars au 26 avril 1919 - Démobilisé, le 21 septembre 1919 - Nommé Capitaine de réserve à titre définitif, le 3 novembre 1924 - Affecté dans la réserve à la base aérienne de Châteauroux - Officier de la Légion d'Honneur, le 24 décembre 1936 - Journaliste et Metteur en scène - Décédé 24, boulevard du Château à Neuilly-sur-Seine, le 4 juillet 1969 - Cette caricature a été dessinée par Gilbert Sardier - Document transmis par Georges de Ginestet de Puivert que je remercie pour son aide.

 

MdL André Coutelot
Pilote de la SPA 77

Carte d'identité de pilote militaire d'avion du brigadier André Léon Coutelot - Photo Jean-Michel Hohmann, petit-fils de André Coutelot, que je remercie pour son aide.

Brig André Léon Coutelot - né le 10 juin 1893 à Suippes (Marne) - Profession avant la guerre : Peintre - Appelé le 28 novembre 1913 au 40ème régiment d'artillerie de camp - Mobilisé au 40ème RAC (Régiment d'artillerie de camp) - puis 106ème RAL (Regiment d'artillerie lourde) - Gazé au combat, il reçoit deux citations - Passé à l'aviation, le 29 septembre 1917 comme élève pilote - Différentes mutations dans l'aviation : Ecole de Dijon (formation militaire et théorique) - Ecole de Juvisy - Ecole d'Etampes (brevet de pilote militaire) - Brevet de pilote militaire n° 11139 en date du 30 janvier 1918 à l'école d'aviation d'Etampes - Insigne de pilote militaire n° 9074 remis à Pau, le 24 mars 1918 - Avord (école de perfectionnement) - Ecole de Pau (école de voltige et pour les pilotes affectés à la chasse) - Ecole de Cazaux (école du tir aérien) - Nommé brigadier, le 15 février 1918 - Muté GC 17, le 19 juillet 1918 - pilote de l'escadrille SPA 77 à partir du 23 juillet 1918 - Nommé Maréchal des Logis (Sergent), le 25 octobre 1918 - Croix de Guerre 14-18 - Pilote de l'escadrille 100, le 5 avril 1919 - Nommé Adjudant, le 1er décembre 1921 - Décoré de la Médaille Militaire, le 1er janvier 1924 - Le 23 février 1925, à 11h00, lors de l'essai d'un avion, alors qu'il était affecté au 2ème RAM de Strasbourg, son aéronef s'écrase et sombre dans le lac de Baggersée, à 5 km au Sud de Strasbourg, le 23 février 1925. Son corps ne sera retrouvé qu'en début d'après-midi.

MdL André Coutelot
Pilote de la SPA 77

Carte d'identité de pilote militaire d'avion du brigadier André Léon Coutelot - Photo Jean-Michel Hohmann, petit-fils de André Coutelot, que je remercie pour son aide.

Récit partiel des combats du MdL André Coutelot : Après avoir été gazé par des obus lacrymogènes, il a été évacué. Il fait alors sa demande pour l'aviation et y est muté comme élève pilote, le 29 septembre 1917. Il obtient le brevet de pilote militaire n° 11139 à l'école d'Etampes, le 30 janvier 1918. Pilote de l'escadrille SPA 77 à partir du 23 juillet 1918. Ses premières patrouilles au-dessus des lignes eurent lieu dans le secteur de Villers-Cotterets au moment où les Allemands avançaient sur Paris. En juillet 1918, alors qu'il survolait la ferme de Navarin, il essuie un violent bombardement ennemi, il peut néanmoins ramener au terrain son avion croblé d'éclats. En septembre 1918, à Montfaucon, à 4 km dans les lignes ennemies. Il est encerclé et mitraillé par 3 avions ennemis. Il ne doit son salut qu'à sa dextérité en acrobatie. Son avion touché, il est tout de même contraint à atterrir dans les 2ème lignes françaises, occupées par un bataillon du 109ème régiment d'infanterie. Son Spad XIII termine sa course dans les champ de barbelés et est détruit. Le pilote est indemne et avait été porté disparu 24 heures.
Quelques jours plus tard, au-dessus de Saint-Mihiel, alors qu'il était en patrouille, il vit un avion américain aux prises avec 3 avions ennemis. Il fonce dans le tas et mitraille les aviateurs allemands, qui, surpris, se retirent. Le Captain américain voulant connaître son sauveur, suivit André Coutelot jusqu'à son terrain, atterrit derrière lui et le félicita chaleureusement pour le sang-froid dont il avait fait preuve au cours de ce combat aérien.

 

Les avions

Le Sgt Maurice Boyau, pilote de l'escadrille N 77 / SPA 77 du 19 septembre 1916 au 16 septembre 1918, pose en compagnie de son Nieuport décoré d'un très long teckel - Photo collection David Méchin que je remercie pour son aide.

Deux Nieuport 17 de l'escadrille N 77 sur le terrain de Manoncourt-en-Vermois (Meurthe-et-Moselle) pendant l'hiver 1916-1917 - Au premier plan, le Nieuport 17 n° N 2277 du Slt Raymond Havet et au second plan, un autre 17 portant un fuselage décoré - Malheureusement, le tirage noir et blanc ne permet pas de distinguer les détails de cette décoration - Si un lecteur de cette page peut apporter des précisions ou possède des photos du même avion, qu'il veuille bien prendre contact avec l'auteur du site - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Photo collection David Méchin que je remercie pour son aide.

Le Slt Raymond Havet pose aux commandes du Nieuport 17 n° N 2277 qui lui a été affecté au sein de l'escadrille N 77 et qu'il a décoré - Havet a été tué au cours d'un combat aérien contre un équipage de la FlAbt 39, composé du Vfw Schlegel and Ltn Metzger, dans les environs de Chambley (Moselle), le 16 mars 1917 - Son avion était décoré d'un monstre survolant un cimetière - Photo collection David Méchin que je remercie pour son aide.

Nieuport 17 n° N 1935 codé "3" (ou "5") affecté à l'escadrille N 77 photographié sur le terrain de Manoncourt-en-Vermois (Meurthe-et-Moselle) pendant l'hiver 1916-1917 - Remarquez le superbe dragon rouge et vert peint sur le fuselage, ainsi que les deux bandes rouges obliques se rapprochant et le chiffre d'identification - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Photo droits réservés.

Superbe décoration d'un Nieuport 17 de l'escadrille N 77 probablement sur le terrain de Manoncourt-en-Vermois pendant le printemps 1917 - Si un lecteur de cette page peut apporter des précisions ou possède des photos du même avion, qu'il veuille bien prendre contact avec l'auteur du site - Photo collection David Méchin que je mercie pour son aide.

Nieuport 17 n° 1831 du Ltt Joseph Pierre Maria de l'escadrille N 77 posé, suite à une panne moteur après un combat contre le FlAbt 62, en zone occupée par les Allemands, le 23 octobre 1916 - Photo Ebay Allemagne.

Nieuport 17 n° 1831 du Ltt Joseph Pierre Maria de l'escadrille N 77 posé, suite à une panne moteur après un combat contre le FlAbt 62, en zone occupée par les Allemands, le 23 octobre 1916 - L'étoile et de sa trainée sont les marquages personnels du pilote français - Photo collection Gregory Van Wyngarden que je remercie chaleureusement pour son aide.

Autre photo du Nieuport 17 n° 1831 du Ltt Joseph Pierre Maria de l'escadrille N 77 posé, suite à une panne moteur après un combat contre le FlAbt 62, en zone occupée par les Allemands, le 23 octobre 1916 - L'étoile et de sa trainée sont les marquages personnels du pilote français - Photo collection Gregory Van Wyngarden que je remercie chaleureusement pour son aide.

Autre photo du Nieuport 17 n° 1831 du Ltt Joseph Pierre Maria de l'escadrille N 77 posé, suite à une panne moteur après un combat contre le FlAbt 62, en zone occupée par les Allemands, le 23 octobre 1916 - Photo collection Gregory Van Wyngarden que je remercie chaleureusement pour son aide.

Le Nieuport 17 n° 1831 du Ltt Joseph Pierre Maria de l'escadrille N 77 a été évacué vers un terrain de l'arrière par les Allemands et porte encore l'intégralité de ses marquages français - Photo collection Gregory Van Wyngarden que je remercie chaleureusement pour son aide.

Mitrailleuse Vikkers du Nieuport 17 du Ltt Maria dont le tir est synchronisé avec le fonctionnement de l'hélice - Remarquez la goulotte d'alimentation de l'arme et le viseur très sommaire fixé sur le dessus de l'arme - Photo collection Gregory Van Wyngarden que je remercie chaleureusement pour son aide.

Autre vue du Nieuport 17 n° 1831 du Ltt Joseph Pierre Maria de l'escadrille N 77 capturé par les Allemands, le 23 octobre 1916 - L'avion, transféré dans un centre d'essai, sera testé en vol. Les couleurs allemandes ont remplacé les marques françaises, à l'exception de l'étoile et de sa trainée qui était le marquage personnel du pilote français -
Ltt Joseph Pierre Maria - Fils de M. Paul Maria et de Mme Antonia Cumella - Entré en service au 21ème régiment de chasseurs à cheval, le 1er octobre 1911 - Passé à l'aviation comme observateur - Brevet de pilote militaire n° 3180, le 5 avril 1916 - Pilote de l'escadrille N 26 - Pilote de l'escadrille N 77 - 3 citations à l'ordre de l'armée en août 1915, novembre 1915, décembre 1915 - Chevalier de la Légion d'Honneur en décembre 1915 - Croix de Guerre 14-18 - Croix militaire anglaise, le 12 janvier 1916 - Photo collection Gregory Van Wyngarden que je remercie chaleureusement pour son aide continuelle et précieuse - Un grand merci.

A la base des mâts d'aile, une trompe anémométrique Venturi équipant le Nieuport 17 de Ltt Maria - Elle était associée à un indicateur de vitesse Raoul Badin placé en cabine - Photo collection Gregory Van Wyngarden que je remercie pour son aide.

 

 

Les avions

Nieuport 17 n° 1831 du Ltt Joseph Maria de l'escadrille N 77 capturé par les Allemands, le 23 octobre 1916 - Il a été remis en ligne de vol pour la photo (trépied sur la béquille) - Photo collection Gregory Van Wyngarden que je remercie chaleureusement pour son aide.

Détail de la décoration de fuselage du Nieuport 17 n° 1831 du Ltt Joseph Maria - Photo collection Gregory Van Wyngarden que je remercie chaleureusement pour son aide.

Nieuport 17 n° 1831 du Ltt Joseph Maria de l'escadrille N 77 capturé par les Allemands, le 23 octobre 1916 - Il a été remis en ligne de vol pour la photo (trépied sur la béquille) - Photo collection Gregory Van Wyngarden que je remercie chaleureusement pour son aide.

Une dernière photo d'origine allemande pour montrer la reprise de l'étoile filante sur le dos du Nieuport 17 n° 1831 du Ltt Joseph Maria de l'escadrille N 77 capturé par les Allemands, le 23 octobre 1916 - Photo collection Gregory Van Wyngarden que je remercie chaleureusement pour son aide.

L'escadrille N 77 a stationné sur le terrain de Toul (54) du 4 au 11 octobre 1916, puis de janvier au 24 mars 1917 - Photo Roger Kissel transmise par Roland Kissel, son fils, que je remercie pour son aide.

Les débris du Nieuport 17 n° 2277 du Slt Raymond Havet abattu par l'équipage composé du Vfw Schlegel and Ltn Metzger du FlAbt 39 dans les environs de Chambley (Moselle), le 16 Mars 1917 - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Photo collection Rainer Absmeier que je remercie pour son aide.

Le Nieuport 23 n° 534, piloté par le MdL Maxime de Ginestet de Puivert, a été abattu dans les environs de Mailly-sur-Seille (54), le 29 juillet 1917 - La dépouille mortelle du pilote n'a pas encore été évacuée et gît toujours au milieu des débris de son appareil - Lors d'un combat aérien contre cinq appareils du Jasta 34b, pilotés par les Obltn Robert Greim, Ltt Finholf, Ltn Hugo Geiger, Ltn der Reserve Heinrich Geigl et Unteroffizier Max Kahlow, les ailes droites de son Nieuport se brisent au cours d'une manoeuvre serrée - Les pilotes allemands n'ont pas ouvert le feu - En tombant en spirale vers le sol, son appareil frôle celui du chef de patrouille adverse, manquant de l'entraîner dans la mort - Il s'écrase près du cimetière du village de Mailly-sur-Seille, à 2 ou 3 km de Nomény, du côté Allemand - Comme aucun des pilotes du Jasta 34 b n'a ouvert le feu, cette victoire est accordée, après tirage au sort, à l'Uffz Max Kahlow - Le Nieuport 23 n° 534 a été comptabilisé comme sa 2ème victoire homologuée - Photo collection M. Vosgin, transmise par la famille de Ginestet de Puivert que je remercie pour son aide.

Débris du Nieuport 23 n° 534 du MdL Maxime de Ginestet de Puivert qui s'est écrasé dans les environs de Mailly-sur-Seille (54), le 29 juillet 1917 - Des pilotes du Jasta 34, qui affrontaient le français, sont venus sur les lieux du drame - Sur la gauche, l'Oberstleutnant Robert Greim, le commandant du Jasta 34 et à droite, le Leutnant der Reserve Hugo Geiger, un des pilotes - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Photo collection Rainer Absmeier que je remercie pour son aide.

Un équipage de SPAD XI (codé "8") de l'escadrille SPA 77 à la fin 1917 - début 1918 - Second à partir de la gauche, le Slt Gilbert Sardier, titulaire de 13 victoires homologuées à l'escadrille N 77 / SPA 77 - L'observateur et les deux mécaniciens restent à identifier - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Photo collection Rainer Absmeier que je remercie pour son aide.

Le brigadier André Léon Coutelot pose aux commandes de son Spad VII (codé "13") en 1918 - Voir son parcours dans la case associée à sa carte d'identité de pilote militaire - Passé à l'aviation, le 29 septembre 1917 comme élève pilote - Brevet de pilote militaire n° 11139 en date du 30 janvier 1918 à l'école d'aviation d'Etampes - Insigne de pilote militaire n° 9074 remis à Pau, le 24 mars 1918 - Pilote de l'escadrille SPA 77 à partir du 23 juillet 1918 au 5 avril 1919 - Pilote de l'escadrille 100, le 5 avril 1919 - Tué dans un accident d'avion au 2ème RAM de Strasbourg, le 23 février 1925 - Son avion s'est écrasé et a sombré dans le lac Baggersée, à 5 km au Sud de Strasbourg - Photo collection M. Philippe Lagnier que je remercie pour son aide.

Autre photo du brigadier André Léon Coutelot posant près de son Spad VII en 1918 - Photo collection M. Philippe Lagnier que je remercie pour son aide.

SPAD VII n° 5152 codé "12" baptisé "Georgette" du MdL Richard Mevius abattu en combat aérien, le 22 juillet 1918 - Cet avion s'est écrasé dans un champ à l'Est du village de Le Charmel - Son adversaire était probablement le Vfw Christian Mesch du Jasta 26 (sa 4ème victoire) - Cette photo a été prise, le 27 juillet 1918, lors de l'avancée des troupes américaines dans le secteur - Le corps du pilote est encore dans le cockpit - Remarquez l'insigne de l'escadrille SPA 77 peint sur le fuselage, accompagné du chiffre "12" donnant le rang du pilote dans cette unité - Photo collection Gregory VanWyngarden que je remercie pour son aide.

SPAD VII n° 5152 codé "12" baptisé "Georgette" du MdL Richard Mevius abattu en combat aérien, le 22 juillet 1918 - Cet avion s'est écrasé dans un champ à l'Est du village de Le Charmel - Son adversaire était probablement le Vfw Christian Mesch du Jasta 26 (sa 4ème victoire) - Cette photo a été prise, le 27 juillet 1918, lors de l'avancée des troupes américaines dans le secteur - Le corps du pilote est encore dans le cockpit - Remarquez l'insigne de l'escadrille SPA 77 peint sur l'aile supérieure accompagné du chiffre "12" donnant le rang du pilote dans cette unité - Photo collection Gregory VanWyngarden que je remercie pour son aide.

Spad XIII de l'escadrille SPA 77 sur le terrain de Spire, pendant l'occupation de l'Allemagne en 1919 - Photo collection Jean-Jacques Leclercq que je remercie pour son aide.

 

Couleurs des avions

Nieuport 17 n° N 1935 de l'escadrille N 77 sur le terrain de Manoncourt-en-Vermois (54) pendant l'hiver 1916-1917 - Dessin David Méchin.

Nieuport 17 du Sgt Maurice Boyau décoré d'un très long teckel en 1917 - Dessin David Méchin.

Nieuport 17 n° N 2277 du Slt Raymond Havet - Son avion était décoré d'un monstre survolant un cimetière - Dessin David Méchin.

Nieuport 17 n° 1831 du Ltt Joseph Pierre Maria de l'escadrille N 77 posé, suite à une panne moteur après un combat contre le FlAbt 62, en zone occupée par les Allemands, le 23 octobre 1916 - Dessin David Méchin.

Couleurs des avions

SPAD VII codé "8" de l'Adj Gilbert Sardier de l'escadrille N 77 à l'été 1917 - Dessin David Méchin.

SPAD XIII n° 21XX codé "9" du Slt Maurice Boyau de l'escadrille SPA 77 en septembre 1918 - 35 victoires homologuées - L'avion est équipé de rails pour fusées Le Prieur anti-Drachen - Dessin David Méchin.

SPAD XIII codé "8" du Slt Gilbert Sardier de l'escadrille SPA 77 en juin 1918 - Dessin David Méchin.

SPAD XI codé "8" de l'escadrille SPA 77 pendant l'hiver 1917-1918 - A cette période, l'unité appartenait à l'aéronautique de la 8ème armée - Elle est chargée des missions de reconnaissance en avant du front de cette grande unité et comptait dans sa dotation plusieurs SPAD XI biplaces qui ont été livrés à partir de septembre 1917 - Dessin David Méchin.

 

Monuments commémoratifs
et tombes

Entrée du cimetière militaire de Thiaucourt-Regnièville (54) - Dans ce cimetière reposent les corps de 11635 soldats allemands et quelques tombes de soldats français - Photo Bernard Gouthier que je remercie pour son aide.

Vue générale du cimetière militaire de Thiaucourt-Regnièville (54) - Toutes les croix noires sont allemandes et les larges croix blanches sont françaises - Photo Bernard Gouthier que je remercie pour son aide.

   Le 16 mars 1917, un avion français fut abattu en haut du faubourg Saint-Jean, dans les champs de Caures. Le sous-lieutenant Raymond Havet, qui le pilotait fut tué. On lui fit des obsèques solennelles : toute la population civile et une délégation d’Allemands, musique en tête, l’accompagnèrent de l’église jusqu’au cimetière militaire allemand.
Le commandant du détachement s’adressant  alors au curé de la paroisse, le chanoine Nicolas, lui dit : "Monsieur le curé, je vous permets de faire un discours".
"Je vous remercie,
lui répondit-il, mais je préfère me taire car j’en dirai trop pour vous et pas assez pour mes paroissiens."
Et voici qu’au moment de l’inhumation, un de nos avions fit une apparition. En voyant un tel rassemblement de militaires et de civils, il eut la malencontreuse idée d’alerter l’artillerie. Celle-ci ne tarda pas à envoyer sur le terrain quelques rafales d’obus tant fusants que percutants. C’est dire que la cérémonie se termina par un sauve-qui-peut général.

Extrait de "Thiaucourt et ses habitants" écrit par l’abbé Joseph Marange, curé du village.

Tombe du Slt Raymond Elisée Havet - Né le 30 septembre 1884 à Coucy-le-Château (02) - Avant guerre directeur commercial - Classe 1904 - Recrutement d'Auxerre sous le matricule n° 636 - Entré en service au 204ème RI, le 10 février 1903 - Brevet de pilote militaire n° 1321 en date du 10 août 1915 - Pilote de l'escadrille N 87 du front d'Orient à partir du 18 octobre 1915 - Pilote de l'escadrille SPA 77 du 12 octobre 1916 au 16 mars 1917 - Tué au combat, aux commandes du Nieuport XVII n° 2277, probablement par le Vfw Schlegel et le Ltn Metzger du FlAbt 39 dans les environs de Chambley (54), le 16 mars 1917 - Raymond Havet repose dans le cimetière militaire de Thiaucourt - Photo Bernard Gouthier que je remercie pour son aide.

Plaque mise sur la tombe du MdL Maxime de Ginestet de Puivert, par les Allemands, lors de son inhumation dans le cimetière de Mailly-sur-Seille, au Nord-Est de Nomény (54) - Elle a été récupérée par son père après guerre lors de l'exhumation du corps et son transfert - Photo transmise par la famille de Ginestet de Puivert que je remercie pour son aide.

Soldat de 1ère classe Eugène Philibert Bourdiaux - Né le 2 janvier 1892 à Aubervilliers - Fils de Philibert Bourdiaux et de Marie Colteau - Domiciliés 77, rue de la Chapelle à Paris (75) - Profession avant guerre Mécanicien - Service militaire au 2ème groupe d'aviation à compter du 8 octobre 1913 - Mécanicien de l'escadrille MF 16 du 2 août 1914 au 21 octobre 1915 - Affecté au service du caporal Touvet - Stage sur avion Nieuport à la RGA du 21 octobre 1915 au 1er février 1916 - Détaché du 29 juin au 3 juillet 1915 - Mécanicien de l'escadrille N 31 du 1er février 1916 au (3ème trimestre 1916) - Détaché à la RGA du 13 au 25 avril 1916 - Centre d'aviation de Villacoublay du (3ème trimestre 1916) au 13 octobre 1916 - Mécanicien de l'escadrille N 77 du 13 au 25 octobre 1916 - Ecole d'aviation militaire d'Avord du 25 octobre au 28 novembre 1916 - Mécanicien de l'escadrille N 38 du 28 décembre 1916 au 6 février 1918 - Mécanicien de l'escadrille SPA 158 du 6 février 1918 à la fin du 1er trimestre 1918 - Stage au SFA de Nanterre du 10 au 18 février 1918 - Eugène Bourdiaux repose au cimetière communal de Boissettes (77) - Photo Thierry Million que je remercie pour son aide.

Caveau de la famille Guerrier dans le cimetière de Tréffieux (44) - Dans cette tombe, repose l'Adc Francis Guerrier, pilote de l'escadrille SPA 77 en 1914-1918 et Gilbert Guerrier tué en 1940 - Photo Régis Biaux que je remercie pour son aide.

* Adc Francis Guerrier - Né le 3 mars 1896 à Tréffieux (44) - Fils de François Guerrier et de Marie Gilbert - Profession avant guerre Sabotier - Mobilisé au 2ème régiment d'infanterie, le 8 avril 1915 - Affecté au 47ème régiment d'infanterie - Nommé Caporal, le 16 octobre 1915 - Affecté au 410ème régiment d'infanterie - Une citation à l'ordre du régiment, le 27 avril 1917 - Passé à l'aviation comme élève pilote, le 1er juillet 1917 - Brevet de pilote militaire n° 8506 obtenu à l'école d'aviation militaire d'Etampes, le 10 septembre 1917 - Stage de perfectionnement à l'école d'aviation d'Avord jusqu'au 16 octobre 1917 - GDE du 16 octobre au 18 novembre 1917 - Pilote de l'escadrille SPA 77 du 18 novembre 1917 à après le 2ème trimestre 1919 - Nommé Sergent, le 6 avril 1918 - Nommé Adjudant, le 20 août 1918 - Nommé Adjudant-chef, le 15 janvier 1919 - En mission à Courban du 19 au 21 avril 1919 - 5 victoires homologuées - Décédé le 28 juin 1969.

Monuments commémoratifs
et tombes

Tombe du Ltt Alex Paul Léon Adrien Marty - pilote des escadrilles C 4 - SPA 77 et SPA 90 - Né le 9 février 1894 à Toulouse (31) - Fils de M. Claude Marty et de Mme Adrienne Renlaine - Appelé au 21ème régiment de chasseurs à cheval stationné à Limoges, le 27 juillet 1913 - Mobilisé au 8ème Hussards - Muté 5ème Dragons - MdL, le 2 décembre 1914 - Sous-Lieutenant à titre temporaire, le 18 mars 1915 - Passé à l'aviation comme élève pilote, le 7 juillet 1916 - Sous-lieutenant à titre définitif, le 21 juillet 1916 - Brevet de pilote militaire n° 4342 à l'école d'aviation militaire de Chartres, le 25 août 1916 - Licence FAI n° 4542, le 2 octobre 1916 - Pilote de l'escadrille C 4 - Pilote de l'escadrille SPA 77 - Pilote de l'escadrille SPA 90 - Lieutenant, le 6 juillet 1917 - Tué en combat aérien, aux commandes d'un Spad XIII, dans les alentours de Manoncort-en-Vermois (54), le 9 juin 1918 - 7 victoires homologuées - Chevalier de la Légion d'Honneur - Croix de Guerre - Repose dans le mausolé de la famille Marty dans le cimetière de Terre-Cabode à Toulouse - Photo David Méchin que je remercie pour son aide.

Mausolé de la famille Marty dans le cimetière de Terre Cabade de Tousouse - Y repose le Ltt Alex Marty, l'As aux 7 victoires homologuées de la Grande Guerre et son frère, le Cne Georges Marty, tué en 1940 - Photo David Méchin que je remercie pour son aide.

Monument érigé en hommage au Ltt Charles Boudoux d'hautefeuille à Hangard - A l'arrière plan à gauche, la demeure familiale de la famille Boudoux d'Hautefeuille - Photo Jacques Foure-Lariviere que je remercie pour son aide.

Tombe du Ltt Charles Boudoux d'Hautefeuille au cimetière militaire "Egalité" de la ville de Montdidier (80) - Son corps a été retrouvé le 25 mai 1920 et ré-inhumé (tombe n° 696) dans le cimetière Militaire de Montdidier "Égalité" - Ce lieu est situé derrière le cimetière Communal, et devant le cimetière militaire Allemand sans aucune séparation. Photo Jacques Fouré-Larivière que je remercie pour son aide active.

Monument aux morts de la commune de Mailly-sur-Seille (54) - Sous cet édifice repose le corps du MdL Maxime de Ginestet de Puivert, pilote de l'escadrille N 77, tué dans les environs de cette commune, le 29 juillet 1917 - Photo Nicole L'Huillier que je remercie pour son aide.

Détail du monument aux morts de la commune de Mailly-sur-Seille (54) - Sous cet édifice repose le corps du MdL Maxime de Ginestet de Puivert, pilote de l'escadrille N 77, tué dans les environs de cette commune, le 29 juillet 1917 - Photo Nicole L'Huillier que je remercie pour son aide.

 

Remerciements à :

- M. le Général Nicolas de Lardemelle pour ses contacts avec les archives allemandes et ses traductions des documents d'époque.
- M. Georges de Ginestet de Puivert
pour la communication des archives de Maxime de Ginestet de Puivert, son grand oncle.
- Mme Nicole L'Huillier et M. Eric Fedor
pour leurs recherches sur le MdL Maxime de Ginestet de Puivert.
- M. Patrice Gout
pour l'envoi des photos d'insignes de sa collection.
- M. Jean-Michel Hohmann pour la transmission des papiers d'identité du Brigadier André Coutelot.
- M. Gregory Van Wyngarden pour l'envoi des photos de sa collection.
- M. Gilles Nicolet pour l'envoi de la photo de groupe de la N 77.
- M. Philippe Lagnier pour l'envoi des photos du Brigadier André Coutelot.
- M. Jean-Jacques Leclercq pour l'envoi des photos des insignes de sa collection.
- M. Bernard Gouthier pour l'envoi des photos du cimetière de Thiaucourt.
- M. le Lcl (R) Blanchot, officier de renseignement de l'escadron de chasse 1/7 "Provence".
- M. et Mme Luc et Aline Moulis pour l'envoi de la découpe de fuselage de Yvan Moulis, pilote de la SPA 77 de 1918 à 1919.
- M. Frédéric Domblides pour l'envoi de la photo de l'entoilage conservé au MAE du Bourget.
- M. David Méchin pour l'envoi des photos du mausolé de la famille Marty et les profils d'avions.
- M. Ortet pour l'envoi de la photo de l'Adc François Guerrier, pilote de la SPA 77.
- M. Thierry Million pour l'envoi de la photo de la tombe du soldat Eugène Bourdiaux.
- M. Jacques Fouré-Larivière pour l'envoi des photos.
- M. Hervé Fageot pour l'envoi des archives d'Eugène Goux, son grand-père.
- M. Christian Royer pour l'envoi des photos d'Henri Royer, son grand-père.
- M. Jean-Laurent Truc pour l'envoi des photos des insignes.
- M. Roland Kissel pour l'envoi des archives de Roger Kissel, son père.
- M. Rainer Absmeier pour l'envoi des photos de sa collection.

Bibliographie :

- Journaux "Le Petit Journal" et "La Croix" du 24 février 1925 annoncant l'accident et la mort de l'Adj André Coutelot.
- Les escadrilles de l'aéronautique militaire française - Symbolique et histoire - 1912-1920
- Ouvrage collectif publié par le SHAA de Vincennes en 2003.
- L'aviation française 1914-1940, ses escadrilles, ses insignes - par le Commandant E Moreau-Bérillon - publié à compte d'auteur en 1970.
- The French Air Service War Chronology 1914-1918 par Frank W.Bailey et Christophe Cony publié par les éditions Grub Street en 2001.
- Les Insignes de l'Aéronautique Militaire Française jusqu'en 1918 par Philippe Bartlett - publié par les éditions Indo Editions en 2002.
- De l'Aéronautique militaire "1912" à l'Armée de l'Air "1976" par Myrone N. Cuich publié à compte d'auteur en 1978.
- Les "As" français de la Grande Guerre en deux tomes par Daniel Porret publié par le SHAA en 1983.
- Les Armées françaises dans la Grande Guerre publié à partir de 1922 par le Ministère de la Guerre.
- Site Internet "Traditions des escadrilles de l'Armée de l'Air" de Henri Guyot - Voir le lien
- Site Internet "Les Insignes de l'Armée de l'Air" de Jean-Jacques Leclercq - Voir le lien
- Site Internet "Mémoires des Hommes" du Ministère de la Défense - Voir le lien

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