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Insignes peints
sur les fuselages

L'escadrille N 88 a d'abord adopté comme signe de reconnaissance une bande tricolore jaune / noir / jaune - Dessin Albin Denis.

Insigne de fuselage de l'escadrille N 88 / SPA 88 peint sur un SPAD VII de l'unité - Dessin d'après photo Albin Denis.

Insignes métalliques
de l'escadrille SPA 88

Qui peux m'aider ?

Symbolique

L'escadrille N 88 a d'abord adopté comme signe de reconnaissance une bande tricolore jaune / noir / jaune. Cette bande a ensuite été associée à un serpent.

 

Historique

Craétion sur le terrain de Chaux :

L'escadrille N 88 a été créée sur le terrain de Belfort-Chaux, le 4 avril 1917. Elle est placée sous le commandement du Cne François d'Astier de la Vigerie, un pilote qui vient de l'escadrille N 65. Doté de dix Nieuport 17, 23 et 24, l'escadrille N 88 est rattachée à l'aéronautique de la 7ème armée.

Cne François d'Astier de la Vigerie :

Natif du Mans, ce Saint-cyrien de la promotion "Maroc" appartenait au 13ème régiment de Dragons quand la guerre éclata. Après avoir participé à la bataille de la Woëvre et à la retraite de Belgique avec son unité, il est affecté comme officier de liaison à l'état-major de la 1ère brigade de la division du Maroc et prend part aux offensives sur l'Artois en juin 1915 et la Champagne en septembre de la même année. Il passe à l'aéronautique militaire, le 22 décembre 1915. Breveté pilote militaire, il est d'abord affecté à l'escadrille N 65 du 19 août 1916 au 3 mars 1917 où il remporte une victoire homologuée contre un avion abattu à l'Est d'Estrées, le 15 septembre 1916. Il est blessé au cours d'un combat aérien par une balle qui lui traverse le pied gauche entrainant l'amputation de 3 orteils, le 23 septembre 1916. Il reprendra sa place à la N 65, le 10 février 1917. Il est nommé à la tête de l'escadrille N 88, le 4 avril 1917, commandement qu'il conservera jusqu'au 7 octobre 1917.

 

Historique en cours de rédaction.

 

 

Insignes métalliques des unités
détentrices de ses traditions

Insigne métallique de la 1ère escadrille du GC I/3 époque 1939-1940 - Fabrication A. Augis Lyon - Collection Jean-Jacques Leclercq que je remercie pour son aide.

Insigne métallique du GC I/3 "Corse" - Epoque 1939-1940 - Collection Patrice Gout que je remercie pour son aide.

Insigne métallique de la 1ère escadrille du GC I/3 "Corse" époque 1943-1947 - Fabrication A. Augis Lyon - Photos Ebay France.

Recto de l'insigne métallique de la 1ère escadrille du GC 1/3 "Corse" - Fabrication A. Augis Lyon daté du 2 septembre 1944 - Collection Jean-Pierre Mehl que je remercie pour son aide.

Verso de l'insigne métallique de la 1ère escadrille du GC 1/3 "Corse" - Fabrication A. Augis Lyon daté du 2 septembre 1944 - Collection Jean-Pierre Mehl que je remercie pour son aide.

Insigne métallique de la 1ère escadrille du GC 1/3 "Corse" - Valable probablement pour la période allant de 1949 à 1966 - Photo Albin Denis.

Insigne métallique du GC 1/6 "Corse" - Valable de 1946 à 1952 - Collection Patrice Gout que je remercie pour son aide.

Insigne métallique de l'escadron de chasse 3/11 "Corse" à 2 escadrilles - Il a été homologué au SHD de Vincennes sous le n° A 1066, le 3 mai 1976 - Insigne valable pour la période allant de 1976 à 1994 - Définition héraldique : "Ecu moderne tranché d’argent à une bisse de gueules posée en bande et adextrée de la mention SPA 88 stylisée d’or, et de gueules à une tête de chat de sable sénestrée de la mention SPA 69 également stylisée d’or, le chef de l’écu chargé des capitales GC.CORSE, le tout du même" - Collection Patrice Gout que je remercie pour son aide.

Unités détentrices des
traditions de l'escadrille SPA 88

Chronologie des insignes de la SPA 88
et des unités détentrices de ses traditions

Chronologie des insignes de la SPA 88 et des unités détentrices de ses traditions :
1 - Insigne de la 1ère escadrille du GC I/3 - époque 1939-1940 - Fabrication A. Augis Lyon - Collection Jean-Jacques Leclercq.
2 - Insigne de la 1ère escadrille du GC 1/3 "Corse" - Fabrication A. Augis Lyon daté du 2 septembre 1944 - Collection Jean-Pierre Mehl.
3 - Insigne de la 1ère escadrille du GC 1/3 "Corse" - Valable probablement pour la période allant de 1949 à 1966 - Photo Albin Denis.
4 - Insigne de la 1ère escadrille de l'escadron de chasse 3/11 "Corse" - Homologué au SHD sous le n° A 1108, le 22 septembre 1977 - Insigne valable pour la période allant du 22 septembre 1977 au 1er août 1997 - Photo SHD de Vincennes.

Insignes métalliques des unités
détentrices de ses traditions

Insigne métallique de la 1ère escadrille de l'escadron de chasse 3/11 "Corse" - Il a été homologué au SHD de Vincennes sous le n° A 1108, le 22 septembre 1977 - Insigne valable pour la période allant du 22 septembre 1977 au 1er août 1997 - Définition héraldique : "D'émail blanc à une bisse ondoyante de gueules d'or. En pointe, capitale 'S' renfermant dans la boucle supérieure les capitales 'PA' et dans la boucle inférieure le nombre "88" le tout d'or" - Il reprend le dessin de l'insigne de 1939-1940 - Photos Albin Denis.

Insigne métallique de l'escadron de chasse 3/11 "Corse à 3 escadrilles - Il a été homologué au SHD de Vincennes sous le n° A 1272 en 1994 - Insigne valable pour la période allant du 1er août 1994 au 25 juin 1997 - Définition héraldique : "Ecu moderne bandé de gueules, d'argent et d'azur à la bisse ondoyante d'or et du premier émail lampassée aussi d'or, adextrée en pointe d'un masque tragique du même et sénestrée en chef d'un rencontre de chat égalemement de sable, les trois brochant. En chef, listel du second métal chargé des capitales CORSE du même" - Collection Patrice Gout que je remercie pour son aide.

 

Appellations successives

Lieux de stationnements

Carte des différents stationnements

 

Commandants

Rattachements de l'escadrille

 

 

Liste des personnels

 

A venir

Avions utilisés

Décorations

Citations de l'escadrille
N 88 / SPA 88

* Citation à l'ordre de l'aéronautique de l'escadrille N 88, en date du 26 septembre 1917 : "Sous les ordres et à l'exemple du capitaine d'Astier, a brillamment accompli 420 vols de guerre, au cours desquels 102 croisières de chasse et 13 protections de reconnaissances photographiques ou d'avions d'artillerie. Méritent une attention particulière. A livré 54 combats au cours desquels trois avions ennemis ont été abattus."

Citation à l'ordre de l'armée du groupe de combat n° 13, en date du 10 septembre 1918 : "Unité de combat particulièrement brillante, animée du plus pur esprit de sacrifice et du plus ardent enthousiasme. Depuis sa formation, en novembre 1916, sous les ordres du commandant Féquant, a coopéré avec une bravoure et une adnégation constantes à douze grandes batailles aériennes. Malgré des pertes cruelles, n'a cessé à aucun moment de donner un magnifique exemple par sa ténécité et sa foi dans la victoire. Sous les ordres du capitaine d'Harcourt, les escadrilles 15, 65, 84, 88, ont pris la plus belle part aux batailles de mars à août 1918, se dépensant sans compter et portant à 166 le nombre de leurs victoires."

* Citation n° 11651 à l'ordre de l'armée de l'escadrille SPA 88, en date du 19 novembre 1918 : "Unité d'élite, animée par un magnifique enthousiasme et le plus pur esprit de sacrifice. Formée par le Capitaine d'Astier, blessé en la menant au combat, a été successivement entrainé par les capitaines Doumer ey Guérin tués et le capitaine Rozoy blessé à la tête. Sous leur ardente impulsion et à leur exemple, a pris part à toutes les grandes batailles qui ont assuré le salut et la victoire de la France et y a fait preuve, malgré de lourdes pertes, du même esprit de bravoure et complet mépris du danger."

 

 

 

 

 

Morts : en rouge / Blessés et indemnes : en jaune

 

Slt François d'Astier de la Vigerie, officier du 13ème régiment de Dragons du 1er octobre 1909 au 22 mai 1915 - Photo François d'Astier de la Vigerie transmise par Geoffroy d'Astier de la Vigerie, que je remercie pour son aide.

Cne François Pierre Raoul d'Astier de la Vigerie - Né le 7 mars 1886 au Mans (Sarthe) - Fils de Raoul Ollivier d'Astier de la Vigerie (officier) et de Jeanne Marie Amélie Françoise Masson de Montalivet - (Domiciliés au 11, rue de Courcelles à Paris 8ème (75) - Classe 1906 - Recrutement du ?ème bureau de la Seine sous le matricule n° XXX - Engagé volontaire pour quatre ans au titre de l'école spéciale militaire de St-Cyr - Promotion "Maroc" - Incorporé au 29ème régiment de Dragons, pour son année de service militaire, du 10 octobre 1907 au 16 mai 1910 - Nommé Brigadier, le 1er avril 1908 - Nommé Maréchal des Logis, le 20 octobre 1908 - Victime d'une commotion cérébrale suite à une chute de cheval, le 1er juillet 1909 - Nommé Sous-lieutenant et affecté au 13ème régiment de Dragons, le 1er octobre 1909 - Victime d'une entorse du genou droit au cours d'une chute de cheval, le 6 décembre 1909 - Marié avec Anne Marie Maurice De-Salignac-Fénelon à Paris 8ème (75), le 8 août 1910 - Nommé Lieutenant, le 1er octobre 1911 - Toujours au 13ème régiment de Dragons lors de la mobilisation générale du 2 août 1914 - Chef de peloton du 3ème escadron - Prend part à la bataille de la Woëvre en août 1914 - Prend part à la retraite de Belgique en octobre-novembre 1914 - Affecté à l'état-major de la 1ère brigade de la division du Maroc comme officier de liaison, le 22 mai 1915 - Prend part à l'offensive d'Artois en juin 1915 - Prend part à l'offensive de Champagne en septembre 1915 - Citation n° 18 à l'ordre de la 1ère brigade de la division du Maroc, en date du 22 octobre 1915 - Passé à l'aéronautique militaire, le 22 décembre 1915 - Détaché à l'école d'aviation militaire du Crotoy comme élève pilote, le 1er janvier 1916 - Brevet de pilote militaire n° 3249 obtenu à l'école d'aviation militaire du Crotoy, le 16 avril 1916 - Insigne de pilote militaire n° 4627 - Stage de perfectionnement "Avions rapides" à l'école d'aviation militaire d'Avord du 23 avril au 14 mai 1916 - Stage de tir à l'école de tir aérien de Cazaux du 14 mai au 14 juin 1916 - Stage de "Haute Ecole" à l'école d'aviation militaire de Pau du 14 juin au 22 juillet 1916 - Pilote du GDE du Plessis-Belleville du 22 juillet au 19 août 1916 - Pilote de l'escadrille N 65 du 19 août 1916 au 3 mars 1917 - Titulaire de 76 heures de vol sur les lignes, le 2 mai 1916 - Prend part à la bataille de la Somme en août-septembre 1916 - Une victoire homologuée contre un avion abattu à l'Est d'Estrées, le 15 septembre 1916 - Blessé au combat, aux commandes d'un Nieuport 17, d'une balle qui a traversé le pied gauche avec amputation de 3 orteils, le 23 septembre 1916 - Hospitalisé à l'hôpital Pauchet d'Amiens (Somme), le 23 septembre 1916 - Transféré sur l'hôpital auxiliaire n° 28, rue Bizet à Paris, le 15 octobre 1916 - Chevalier de la Légion d'Honneur et citation n° 3887 à l'ordre de l'armée, en date du 18 octobre 1916 - Croix de Guerre avec palme, en date du 18 octobre 1916 - En convalescence jusqu'au 10 décembre 1916 - Reprend sa place à l'escadrille N 65, le 10 février 1917 - Commandant de l'escadrille SPA 88 du 4 avril 1917 au 7 octobre 1917 - Nommé Capitaine à titre définitif, le 4 avril 1917 - Prend part à l'offensive du Chemin des Dames en avril 1917 - Une victoire homologuée contre un avion, le 1er mai 1917 - Une victoire homologuée contre un biplace forcé d'atterrir dans les lignes françaises dans les environs de Soppe (Haut-Rhin), le 11 mai 1917 - Citation n° 22 à l'ordre de la 7ème armée, en date du 12 mai 1917 - Citation n° 23 à l'ordre de la 7ème armée, en date du 18 mai 1917 - Citation à l'ordre de l'aéronautique de l'escadrille N 88, en date du 26 septembre 1917 - Blessé au combat, aux commandes d'un SPAD VII, d'une balle qui a traversé la jambe gauche, le 1er octobre 1917 - Son avion est tombé en flammes dans les environs de Vailly - Ses adversaires étaient probablement le Ltn Ebelt et l'Uffz Bechert du FlAbt 226 (leur 1ère victoire) - Evacué sur l'hôpital OE 8 de (Vasseny ou Vasny), le 1er octobre 1917 - Citation n° 512 à l'ordre de la 6ème armée, en date du 5 octobre 1917 - Transféré sur l'hôpital auxiliaire 28, rue Bizet à Paris, le 20 octobre 1917 - Nommé Adjoint technique à l'état-major du Groupement Féquant, le 3 mars 1918 - Hospitalisé pour traitement suite à ses blessures de guerre sur l'hôpital militaire du Val de Grâce à Paris du 15 mai au 26 juin 1918 - Nommé Commandant de la Division Breguet du GDE de Chartres du 1er août au 25 décembre 1918 - Lâché sur Breguet 14, le 6 octobre 1918 - Citation n° 11651 à l'ordre de l'armée de l'escadrille SPA 88, en date du 19 novembre 1918 - Termine la guerre avec la croix de guerre 14-18 avec 5 palmes de bronze, une étoile de vermeuil et une étoile de bronze - Commandant de la Division Breguet du GDE de Marigny-le-Châtel du 25 décembre 1918 au 19 février 1919 - Affecté à l'aéronautique du camp retranché de Paris (CRP) du 19 février au 5 mars 1919 - Chef de la mission aéronautique militaire française en Finlande du 5 mars au 6 août 1919 - Chevalier de 1ère classe de l'ordre de la Rose Blanche de Finlande - Affecté au 4ème bureau de la 12ème direction du Ministère de la Guerre, le 6 août 1919 - Officier de la Légion d'Honneur, le 16 juin 1920 - Domicilié au 2 bis, rue Montebello à Versailles (Seine-et-Oise) - Affecté à l'inspection technique de l'aéronautique, le 10 octobre 1921 - Chef adjoint du cabinet technique du secrétariat d'état à l'aéronautique & des transports aériens, le 22 février 1922 - Détaché comme attaché militaire à Rome (Italie), le 1er mai 1923 - Nommé Chef de bataillon, le 25 septembre 1925 - Affecté au 2ème bureau à l'administration centrale de l'aéronautique, le 1er janvier 1926 - Nommé Inspecteur du matériel technique à la direction de l'aéronautique, le 22 juin 1926 - Affecté au 34ème régiment d'aviation, le 23 février 1927 - Affecté comme commandant du 5ème groupe du 37ème régiment d'aviation, le 13 août 1927 - Nommé Commandant tactique de la région de Fez (Maroc), le 1er septembre 1927 - Nommé Commandant du 2ème groupe du 37ème régiment d'aviation et de l'aviation de la région de Meknès (Maroc), le 13 mars 1929 - Prend part aux combats de Gueffiat, le 8 avril 1929; El-Bordj et Aït-Yacoub, le 29 avril 1929; El-Bordj, le 10 mai 1929 - Citation n° 88 à l'ordre de l'armée, en date du 25 juillet 1929 - Nommé Lieutenant-Colonel et affecté à l'état-major général de l'inspection du matériel et des installations, le 25 décembre 1929 - Citation n° 8050 / TOE à l'ordre du Ministère de la Guerre, en date du 20 janvier 1930 - Commandeur de la Légion d'Honneur, le 1er avril 1931 - Affecté au 3ème régiment d'aviation de chasse de Châteauroux et commandant par intérim de ce régiment, le 25 juin 1932 - Désigné par assurer le commandement provisoire de la 3ème brigade aérienne de Tours, le 1er septembre 1933 - Nommé Colonel, le 25 septembre 1933 - Continue à exercer provisoirement les fonctions de commandant de la 23ème brigade aérienne - A suivi les cours du centre d'études tactiques d'artillerie à Metz (Moselle) du 1er au 30 octobre 1934 - Affecté à l'école militaire et d'application de l'armée de l'Air pour suivre les cours du centre des hautes études militaires, le 11 juillet 1934 - Désigné pour suivre les cours du centre des hautes études militaires du cycle d'information des officiers généraux et colonels du 2 au 24 novembre 1934 - Nommé Adjoint au général inspecteur de l'aviation légère de défense métropolitaine, le 11 décembre 1934 - Nommé Général de brigade aérienne, le 25 octobre 1936 - Nommé Commandant de la 23ème brigade aérienne, le 22 février 1938 - Commandant par intérim de la 4ème région aérienne - Nommé Général de division aérienne, le 10 mai 1939 - Nommé Commandant, par intérim, inspecteur général des écoles, le 13 juin 1939 - Nommé Général de corps aérien, le 10 septembre 1939 - Grand-Officier de la Légion d'Honneur, le 30 décembre 1939 - Nommé Commandant de la zone d'opérations aériennes du Nord (ZOAN) - Il a sous ses ordres les 2/3 des forces aériennes françaises - Relevé de son commandement par le Général Pujo, le nouveau ministre de l'Air, il est contraint d'accepter le commandement des forces aériennes au Maroc - Après l'attaque britannique de Mers El-Kébir contre la flotte française, il refuse d'effectuer des représailles contre les navires anglais mouillant à Gibraltar - Il est relevé de son commandement, le 23 août 1940 - Rentré en France, il participe à la résistance au sein du mouvement Libération-Sud - Il gagne Londres par Lysander, le 18 novembre 1942 - Nommé Adjoint au Général De Gaulle et membre du haut comité militaire, le 1er décembre 1942 - En mission à Alger du 19 au 22 décembre 1942 pour étudier la situation sur place et préparer la venue du général de Gaulle - Nommé Commandant des forces militaires françaises en Grande-Bretagne, le 3 juillet 1943 - Nommé Commandant supérieur des troupes françaises en Grande-Bretagne, le 16 octobre 1943 - Nommé Délégué militaire à Londres du Comité d'action en France et délégue auprès du Haut-commandement interallié pour les questions d'administration militaire en France sur le théâtre d'opérations Nord, le 3 décembre 1943 - Rappelé à Alger par le général de Gaulle en avril 1944 - En mission en Espagne de juin à juillet 1944 - Rejoint le général de Gaulle après la libération de Paris - Fait Compagnon de la libération, le 8 novembre 1944 - Nommé ambassadeur de France à Rio de Janeiro (Brésil) du 8 novembre 1944 à 1946 - Décédé à Paris, le 10 octobre 1956 - François d'Astier de la Vigerie repose dans la 10ème section du cimetière du Père-Lachaise à Paris (75) - Sources : Acte de naissance - Pam - Etat des services - LO - Bailey/Cony - Liste des brevets militaires - Relevé des citations - JORF - Dernière mise à jour : 16 avril 2017.

* Citation n° 18 à l'ordre de la 1ère brigade de la division du Maroc, en date du 22 octobre 1915 : "Sur le front depuis le début de la campagne, a fait preuve de brillantes qualités militaires, de mordant et d'audace au cours de reconnaissances de cavalerie. Affecté à un état-major de brigade a, pendant les combats des 25 et 28 septembre 1915 assuré les liaisons avec un profond mépris du danger."

* Chevalier de la Légion d'Honneur et citation n° 3887 à l'ordre de l'armée, en date du 18 octobre 1916 : "Après s'être distingué au début de la campagne dans la cavalerie, est passé dans l'aviation où il s'est montré pilote de chasse brave, hardi et plein de sang-froid. Le 15 septembre 1916, a livré combat à 2 avions allemands qui attaquaient un avion de réglage, a abattu l'un d'eux et mis l'autre en fuite. Le 23 septembre, au cours d'un combat dans les lignes ennemies, ayant été grièvement blessé, a eu l'énergie de ramener son appareil jusqu'au terrain." Cette citation comporte l'attribution de la Croix de Guerre avec Palme.

* Citation n° 22 à l'ordre de la 7ème armée, en date du 12 mai 1917 : "Commandant d'une escadrille en formation, a donné, dès son arrivée de ses premiers éléments, le plus bel exemple de bravoure et d'habileté. Le 1er mai 1917, avec deux de ses pilotes, a attaqué neuf avions ennemis. A abattu l'un d'entre eux."

* Citation n° 23 à l'ordre de la 7ème armée, en date du 18 mai 1917 : "Chef d'une escadrille en formation, donne journellement à la jeune unité le plus bel exemple de bravoure et d'adresse. Le 11 mai, à la tête d'une patrouille, a attaqué deux avions ennemis et a descendu l'un d'eux qui est tombé dans nos lignes. C'est le 3ème avion descendu par ce pilote."

* Citation à l'ordre de l'aéronautique de l'escadrille N 88, en date du 26 septembre 1917 : "Sous les ordres et à l'exemple du capitaine d'Astier, a brillamment accompli 420 vols de guerre, au cours desquels 102 croisières de chasse et 13 protections de reconnaissances photographiques ou d'avions d'artillerie. Méritent une attention particulière. A livré 54 combats au cours desquels trois avions ennemis ont été abattus."

* Citation n° 512 à l'ordre de la 6ème armée, en date du 5 octobre 1917 : "Commandant d'escadrille de chasse. Superbe d'entrain, de bravoure et d'adresse, a détruit trois avions ennemis et fait tomber désemparés deux autres. déjà blessé dans un combat aérien en 1916, vient d'être à nouveau grièvement blessé, le 1er octobre 1917, en attaquant un groupe d'avions ennemis à la tête de ses patrouilles."

* Citation n° 11651 à l'ordre de l'armée de l'escadrille SPA 88, en date du 19 novembre 1918 : "Unité d'élite, animée par un magnifique enthousiasme et le plus pur esprit de sacrifice. Formée par le Capitaine d'Astier, blessé en la menant au combat, a été successivement entrainé par les capitaines Doumer ey Guérin tués et le capitaine Rozoy blessé à la tête. Sous leur ardente impulsion et à leur exemple, a pris part à toutes les grandes batailles qui ont assuré le salut et la victoire de la France et y a fait preuve, malgré de lourdes pertes, du même esprit de bravoure et complet mépris du danger."

* Citation n° 88 à l'ordre de l'armée, en date du 25 juillet 1929 : "Commandant de groupes d'escadrilles, hors de pair qui a dirigé de façon magistrales l'action de l'aviation dans les opérations du Haut-Zig en avril-mai 1929. Par son activité, sa nouvelle compréhension des besoins des troupes à terre, sa vive intelligence des situations, a tiré le meilleur parti des élèments mis à la disposition du territoire du Sud. A donné, en outre, lui-même, les plus beaux esemples d'allant et de courage en exécutant des missions périlleuses dans un pays difficile et par tous les temps."

* Citation n° 8050 / TOE à l'ordre du Ministère de la Guerre, en date du 20 janvier 1930 : "Sous les ordres du Commandant d'Astier de la Vigerie, ayant pour adjoint le commandant Blaise, le groupe provisoire d'aviation du Rick, composé des 3ème, 4ème, 7ème et 8ème escadrilles, a contribué pour une latge part au rétablissement de la situation dans la région d'Ait Yacoub. En dehors des nombreuses et pénibles missions journalières de reconnaissances, et de bombardement, a sauvé à plusieurs reprises par des inerventions massives et répétées par le poste d'Aib Yacoub, en particulier dans la matinée du 12 juin 1929. Quoique travaillant dans les conditions matérielles les plus défavorables, par un très mauvais temps, survolant sans cesse un pays chaotique, a su se montrer à hauteur de toutes les tâches pendant la période entique, précéda l'arrivée des premiers renforts, réconfortant le moral des assiégés et recueillant d'incessants témoignages de leur reconnaissance et de leur admiration." Cette citation comporte l'attribution de la Croix de Guerre des TOE avec Palme.

* Grand officier de la Légion d'Honneur du Général de corps aérien François Pierre raoul d'Astier de la Vigerie, en date du 30 décembre 1939 : "32 ans de services, 10 campagnes, 3 blessures, 8 citations, 21 ans de bonifications pour services aériens, 81 annuités. Commandeur de la Légion d'Honneur du 1er avril 1931."

 

MdL René Castaneda de Campos - Né le 3 janvier 1898 à Paris - Fils de Jean-Baptiste Castaneda de Campos et de Marie-Louise Pierre - Profession avant guerre représentant en ciments - Appelé au 17ème régiment d'artillerie de campagne (RAC), le 17 avril 1917 - Passé à l'aviation comme élève pilote, le 15 septembre 1917 - Brevet de pilote militaire n° 10407 obtenu à l'école d'aviation militaire de Chartres, le 7 décembre 1917 - Pilote de l'escadrille SPA 94 du 30 avril au 27 juillet 1918 - Pilote de l'escadrille SPA 88 du 23 août 1918 au 3ème trimestre 1919 - Cette photo a été prise sur le terrain de Spire, pendant l'occupation de Allemagne après guerre, le 7 septembre 1919 - Photo collection Jean-Jacques Leclercq que je remercie pour son aide.

Ltt Paul Rozoy, pilote de l'escadrille N 88 / SPA 88 du 13 septembre 1917 au 7 octobre 1918 puis commandant de l'escadrille SPA 88 du 7 octobre 1918 au 16 avril 1919 - Photo François d'Astier de la Vigerie transmise par Geoffroy d'Astier de la Vigerie, que je remercie pour son aide.

Cne Marie Joseph Paul Rozoy - Né le 2 décembre 1891 à Sedan (Ardennes) - Fils de Marie Antoine Georges Rozoy et de Marie Lucie Loilier - Profession avant engagement Etudiant - Classe 1911 - Recrutement de Mézières sous le matricule n° 571 - Engagé volontaire pour 4 ans, au titre du 3ème régiment de Cuirassiers, à compter du 1er octobre 1911 - Nommé Sous-lieutenant et affecté au 22ème régiment de Dragons, le 23 décembre 1913 - Blessé d'un coup de lance à l'épaule gauche alors qu'il menait une reconnaissance vers Chérisy (8 km d'Arras), le 30 septembre 1914 - Blessé par une balle au bras gauche au combat de Vieille-Chapelle (6km de Béthune), le 11 octobre 1914 - Citation à l'ordre du corps de cavalerie, en date du 20 octobre 1914 - Chevalier de la Légion d'Honneur et citation à l'ordre de l'armée, en date du 22 octobre 1914 - Nommé Lieutenant à titre définitif, le 22 février 1915 - Blessé par éclat de grenade, le 29 juillet 1916 - Passé à l'aéronautique militaire comme élève pilote, le 15 mars 1917 - Blessé au cours d'un accident d'avion, le 27 avril 1917 - Brevet de pilote militaire n° 6773 obtenu à l'école d'aviation militaire de Tours, le 2 juin 1917 - Stage "Avions Rapides" à l'école d'aviation militaire d'Avord - Stage de "Haute Ecole" à l'école d'aviation militaire de Pau au 13 juillet au 8 août 1917 - Pilote du GDE du 8 août au 13 septembre 1917 - Blessé au front suite à l'accident d'un avion tombé en panne, au départ d'une mission, le 12 août 1917 - Pilote de l'escadrille N 88 / SPA 88 du 13 septembre 1917 au 7 octobre 1918 - En mission du 28 au 30 septembre 1917 - En mission du 21 au 24 février 1918 - Blessé au cours d'un combat aérien par une balle à la jambe et évacué sur l'hôpital complémentaire d'armée 38 de Beauvais (Oise), le 12 avril 1918 - Evacué sur un hôpital de l'intérieur - Citation n° 3 à l'ordre du corps d'armée, en date du 29 avril 1918 - Rentré de convalescence, le 19 juillet 1918 - Une victoire homologuée contre un biplace du FlAbt. 205 abattu dans les environs de Nampcel (Oise), le 13 août 1918 - Nommé Capitaine à titre temporaire, le 20 août 1918 - Blessé au cours d'un combat aérien, aux commandes d'un SPAD XIII, par une balle à la nuque, le 25 août 1918 - Evacué sur une ambulance - Citation à l'ordre de l'armée, en date du 28 août 1918 - Rentré de convalescence, le 7 octobre 1918 - Commandant de l'escadrille SPA 88 du 7 octobre 1918 au 16 avril 1919 - Citation à l'ordre de l'armée, en date du 10 octobre 1918 - Citation n° 11.651 à l'ordre du GQG en date du 19 novembre 1918 - Affecté à l'état-major de l'escadre 2 comme adjoint au commandant, le 16 avril 1919 - Nommé Adjoint du 2ème régiment d'aviation de chasse, le 1er janvier 1920 - Croix de Guerre belge, le 30 octobre 1920 - Affecté à l'armée du Rhin, le 11 mai 1921 - Passé à l'arme du Génie et nommé Capitaine à titre définitif, le 13 juillet 1921 - Officier de la Légion d'Honneur, le 7 octobre 1921 - Proposé pour le maintien en activité du service avec pension personnelle de 65 % pour cicatrices multiples, hémitorax droit , avant bras gauche, cuisse gauche, pied droit par la commision de réforme de Strasbourg, le 10 mars 1922 - Détaché au 506ème régiment de chars, le 12 juin 1922 - Détaché au 158ème régiment d'infanterie, le 26 juin 1922 - Affecté au 34ème régiment d'aviation d'observation stationné au Bourget, le 21 septembre 1922 - Affecté en qualité de stagiaire à l'état-major du 6ème corps d'armée, le 21 septembre 1924 - Affecté au 11ème régiment d'aviation, le 9 août 1926 - En congé sans solde du 1er août 1926 au 1er septembre 1927 - Affecté à l'inspection du matériel et des installations techniques de l'aéronautique, détaché à la direction de l'aéronautique - Nommé Chef de bataillon et affecté au 34ème régiment d'aviation, le 25 décembre 1929 - Affecté à l'état-major des forces aériennes au Ministère de l'Air, le 7 novembre 1931 - Affecté à l'état-major du général commandant les forces aériennes, le 3 février 1933 - Affecté à l'état-major du général inspecteur de l'aéronautique militaire de renseignement métropolitaine, le 31 mai 1933 - Nommé Lieutenant-colonel, le 25 décembre 1934 - Affecté comme commandant d'escadre à la 1ère escadre d'aviation légère de défense, le 12 décembre 1934 - Désigné pour être détaché au centre des Hautes études aériennes en 1936-1937 - Désigné pour suivres les cours au centre des Hautes Etudes Militaires et les stages différents, le 2 juillet 1936 - Rattaché à la base aérienne n° 104, le 1er octobre 1936 - Rattaché au bataillon de l'air 117, le 12 mai 1937 - Affecté à la 62ème escadre aérienne à Meknès, le 31 mars 1937 - Embarqué à Marseille, le 1er août 1937 - Débarqué à Casablanca, le 3 août 1937 - Nommé Colonel, le 15 juin 1938 - Commandant par intérim de la 23ème brigade aérienne et du centre d'expérience aérienne militaire n° 381, le 5 juin 1939 - Embarqué à Casablanca, le 30 juin 1939 - Débarqué à Bordeaux, le 1er juillet 1939 - Nommé Chef de la mission aérienne française auprès du Ministère de l'Air britannique à Londres, le 26 août 1939 - Nommé Général de brigade aérienne, le 25 juin 1940 - Refuse de rallier le général De Gaulle et rapatrié en décembre 1940 - En disponibilité jusqu'en octobre 1941 - Nommé Premier sous-chef d'état-major de l'armée de l'air de Vichy, le 1er octobre 1941 - Nommé Directeur de l'organe liquiditeur de l'armée de l'Air du 21 décembre 1942 au 17 mars 1943 - Passé dans la réserve, le 17 mars 1943 - Démobilisé, le 17 mars 1943 - Placé en congé d'armistice, le 17 juin 1943 - Placé en congé définitif du personnel navigant, le 2 décembre 1943 - Non rappelé à l'activité - Décédé en 1988 - Paul Rozoy repose dans le cimetière St-Charles de Sedan (Ardennes) - Sources : Pam - Liste des brevets militaires - CCC de l'escadrille N 88 / SPA 88 - Fiche matricule du département des Ardennes - JORF - Dernière mise à jour : 5 juin 2017.

* Chevalier de la Légion d'Honneur et citation à l'ordre de l'armée du Slt Paul Rozoy au 22ème régiment de Dragons, en date du 11 octobre 1914 : "Bien que blessé gravement au bras, a conservé le commandement du feu de son peloton jusqu'à l'arrivée du capitaine commandant, à qui il a fait un compte-rendu complet de la situation avant d'aller se faire panser. Déjà blessé d'un coup de lance, le 30 septembre."

 

Photo du Cal René Bois

Cal René Gaston Bois - Né le 25 octobre 1893 à St-Ciers-sur-Bonnieure (Charente) - Fils de Louis Aristide Bois et de Françoise Suraud - Domiciliés à Vars (Charente) - Profession avant guerre Etudiant - Classe 1913 - Recrutement d’Angoulême sous le matricule n° 529 - Service militaire au 15ème régiment de Dragons, à compter du 20 octobre 1913 - Nommé Brigadier, le 5 janvier 1916 - Passé à l’aéronautique militaire comme élève pilote, le 16 septembre 1916 - Brevet de pilote militaire n° 5059 obtenu à l’école d’aviation militaire d’Etampes, le 18 décembre 1916 - Stage de perfectionnement à l’école d’aviation militaire d’Avord - Stage de spécialisation à l’école d’aviation militaire de Pau, jusqu’au 19 avril 1917 - Pilote du GDE du 19 avril au 3 mai 1917 - Pilote de l’escadrille N 88 du 6 au 21 mai 1917 - Pilote de l’escadrille N 95 du 21 mai au 21 septembre 1917 - Blessé au cours d’un combat aérien, le 3 juillet 1917 - Nommé Maréchal des Logis, le 12 août 1917 - Une victoire homologuée, en coopération avec le Cal Stehlin contre un biplace abattu en flammes dans les environs de Laffaux-Allemant (Aisne), le 8 septembre 1917 - Croix de guerre et citation à l’ordre de l’armée en date du 25 septembre 1917 - Hospitalisé, le 20 septembre 1917 - Rentré de convalescence, le 9 mars 1918 - Pilote du GDE du 9 mars au 12 mai 1918 - Lâché sur SPAD VII, le 5 janvier 1918 - Lâché sur SPAD XIII, le 24 mars 1918 - Stage de tir, le 24 avril 1918 - Pilote de l’escadrille SPA 157 du 12 mai au 6 novembre 1918 - En mission, les 6 et 7 juin 1918 - Nommé Adjudant, le 20 août 1918 - Une victoire homologuée, en coopération avec le Cal Teyssonneau de la SPA 157 et l’Adj Vanier de la SPA 57 contre un biplace abattu en flammes, au Nord de Châlons-en-Champagne, le 15 août 1918 - Citation à l’ordre de l’armée, en date du 3 septembre 1918  - Pilote de l’escadrille SPA 175 du 6 novembre 1918 au 16 février 1919 - En mission à Habay-la-Neuve (Belgique) du 23 au 26 novembre 1918 - Affecté au dépôt des matériels d’aviation n° 2, le 16 février 1919 - Démobilisé, le 23 août 1919 - Profession après guerre pilote aviateur - Affecté, dans la réserve, au 32ème régiment d’aviation, le 1er août 1920 - Médaille Militaire et citation à l’ordre de l’armée, en date du 1er décembre 1922 - Affecté, dans la réserve, au 3ème régiment d’aviation, le 18 juillet 1924 - Affecté, dans la réserve, au 5ème groupe d’ouvriers d’aéronautique, le 22 janvier 1926 - A effectué une période d’exercices au 5ème groupe d’ouvriers d’aéronautique du 10 au 24 avril 1930 - A effectué une période d’exercices à l’école pratique d’aviation d’Avord du 16 au 30 novembre 1931 - Domicilié au 50, route de Flandre au Blanc-Mesnil (Seine-et-Oise), à compter du 11 mai 1932 - A effectué une période d’exercices à l’école pratique d’aviation d’Avord du 17 au 31 octobre 1932 - Affecté au 5ème bataillon de l’air, le 1 er août 1933 - A effectué une période d’exercices à l’école pratique d’aviation d’Avord du 28 août au 2 septembre 1933 - Affecté, dans la réserve, à la 11ème compagnie de l’air, le 24 avril 1935 - Domicilié Hôtel de France à Béthune, à compter du 26 juillet 1935 - Affecté, dans la réserve, à la base aérienne d’Etampes, le 20 novembre 1936 - Domicilié Hôtel de France, rue Victor Hugo à Châteauroux, à compter du 7 janvier 1937 - Domicilié au 2, rue Montesquieu à Limoges, à compter du 13 septembre 1938 - Affecté, dans la réserve, à la base aérienne de Limoges, le 25 janvier 1939 - Nommé Sous-lieutenant de réserve, le 3 septembre 1939 - Rappelé à l’activité et affecté à l’école de pilotage n° 32, le 2 novembre 1939 - Administré par le bataillon de l’air 127 à compter du 23 novembre 1939 - Sources : Pam - Liste des brevets militaires - CCC de l’escadrille N 88 - CCC de l’escadrille N 95 - CCC de l’escadrille SPA 157 - CCC de l’escadrille SPA 175 - Fiche matricule du département de la Charente - Dernière mise à jour : 25 juin 2017.

* Croix de guerre et citation n° 510 à l’ordre de l’armée, en date du 25 septembre 1917 : "Pilote adroit et courageux, a livré de nombreux combats. Le 8 septembre 1917, a attaqué à deux reprises différentes un avion ennemi qui est tombé en flammes dans ses lignes."

* Citation à l’ordre de l’armée, en date du 3 septembre 1918 : "Pilote énergique et audacieux. Le 15 août 1918, a abattu en flammes un avion ennemi."

Les hommes

Ltt Gabriel Fernand Charles Guérin - Né le 25 juillet 1892 au Havre (76) - Service militaire au 28ème régiment d'infanterie - Mobilisé au 18ème régiment d'infanterie, le 2 août 1914 - 2 citations dans cette unité - Passé à l'aviation, le 6 juin 1916 - Tests de sélection PN et cours théoriques à l'école de Dijon - Brevet de pilote militaire n° 4730 obtenu à l'école d'aviation militaire d'Avord, le 10 octobre 1916 - Stage de perfectionnement à l'école d'aviation militaire de Chateauroux - Stage de Haute-Ecole à l'école d'aviation militaire de Pau - Pilote de l'escadrille SPA 15 du 24 avril 1917 au 7 juillet 1918 - Nommé Sous-Lieutenant, le 15 novembre 1917 - Evacué sur l'hôpital de Beauvais puis convalescence du 12 mai au 1er juillet 1918 - Pilote et commandant de l'escadrille SPA 88 du 7 juillet 1918 au 1er août 1918 - Trouve la mort au cours d'un accident aérien, aux commandes d'un SPAD XIII, sur le terrain de Mont l'Evêque (Oise), le 1er août 1918 - La cause de l'accident est une panne moteur - 23 victoires dont 21 à la SPA 15 - Repose dans le cimetière Sainte-Marie du Havre - Photo Archives escadron de chasse 1/7 "Provence" de Saint-Dizier.

Adj Achille Justin Ernest Rousseaux - Né le 29 août 1887 à Dijon (21) - Fils d'Ernest Justin Pierre Rousseaux et de Virginie Clément - Service militaire au 15ème régiment de Chasseur à cheval du 1er octobre 1908 au 13 novembre 1912 - Profession avant guerre Boucher - Mobilisé au 15ème régiment de Chasseurs à cheval, le 3 août 1914 - Passé à l'aviation comme mitrailleur, le 3 janvier 1916 - Stage du tir aérien à l'école du tir aérien de Cazaux du 30 janvier au 8 février 1916 - RGA du 6 février au 17 avril 1916 - Mitrailleur de l'escadrille N 23 du 17 au 18 avril 1916 - Mitrailleur de l'escadrille C 46 du 18 avril 1916 au 30 septembre 1917 - Nommé Brigadier, le 18 octobre 1916 - 5 victoires aériennes homologuées à l'escadrille C 46 - Médaille Militaire, le 25 décembre 1916 - Croix de Guerre - Nommé Maréchal des Logis, le 12 décembre 1916 - Brevet de pilote militaire n° 7603 obtenu à l'école d'aviation militaire d'Etampes, le 21 juillet 1917 - Pilote de l'escadrille N 79 du 30 septembre au 5 octobre 1917 - Pilote de l'escadrille N 88 / SPA 88 du 3 octobre 1917 au 21 août 1918 - Blessé par balle au combat à la jambe droite, le 11 janvier 1918 - Nommé Adjudant, le 25 janvier 1918 - Une victoire homologuée à l'escadrille N 88 - 5 citations à l'ordre de l'armée (24 septembre 1916 - 25 novembre 1916 - 25 décembre 1916 - 8 mai 1917 - 6 janvier 1918) - Instructeur à la GDERDC, le 20 février 1918 - Démobilisé, le 26 mars 1919 - Reprends son métier de boucher aux abattoirs de la Villette à Paris - Décédé des suites d'une infection survenue dans l'exercice de sa profession à Rosny-sous-Bois, le 23 octobre 1928 - Repose au cimetière communal de Rosny-sous-Bois (93) - Photo Achille Rousseaux transmise par Pascal Rousseaux, son arrière petit-fils que je remercie pour son aide.

Adj Marcel Coadou, pilote de la N 88, se prépare à décoller du terrain de Bouleuse, à l'Ouest de Reims (51), aux commandes de son Nieuport codé "6" - le Sgt Gabriel Usse, pilote de la F 24, est venu saluer son ami - Photo Justin Usse transmise par Gilles Delanoé que je remercie pour son aide.

Le Slt Marcel Coadou pose à côté de son SPAD VII alors qu'il était pilote de l'escadrille N 88 / SPA 88 en 1917 - Photo Justin Usse transmise par Gilles Delanoé que je remercie pour son aide.
* Slt Marcel Coadou - Né le 7 février 1897 à St-Brieuc (22) - Fils de Yves Marie Coadou et de Jeanne Marie Picard - Engagé volontaire à 18 ans au 1er groupe d'aviation, le 1er juillet 1915 - Brevet de pilote militaire n° 2445 obtenu à l'école d'aviation d'Etampes, le 19 janvier 1916 - Nommé Caporal, le 1er février 1916 - Pilote de l'escadrille C 9 du 29 avril 1916 au 17 avril 1917 - Nommé sergent, le 16 juillet 1916 - Une citation à l'ordre de la division en mars 1917 - GDE du 17 avril au 3 mai 1917 - Pilote de l'escadrille N 88 / SPA 88 du 3 mai 1917 au 15 octobre 1919 - Nommé Adjudant, le 1er octobre 1917 - Nommé Sous-lieutenant à titre temporaire, le 7 mars 1918 - Commandant l'escadrille SPA 88 (intérim) du 2 septembre au 7 octobre 1918 - Citation à l'ordre de l'armée, le 7 novembre 1918 - A livré 59 Combats aériens et 732 heures de vol - Titulaire de 9 Victoires homologuées et 7 victoires probables - Chevalier de la Légion d'Honneur, le 28 mars 1919 - Croix de guerre 1914-1918 avec 6 palmes et une étoile d'argent - Libéré de ses obligations militaires, il continue à appartenir à la réserve - Pilote des lignes Paris-Strasbourg-Varsovie-Bucarest - Pendant la bataille de France, il est commandant en second du GC I/2 sur MS 406 - Une victoire probable en 1940 - Créateur de l'Aéroclub de la Côte de Granit (Lannion) - Créateur du 1er aérodrome marin sur la plage de St-Michel-en-Grève en 1931 - Croix de commandeur de la Légion d'Honneur en 1936 - Pilote instructeur de plus de 300 pilotes civils et militaires - Décédé à Saint-Raphael, le 22 octobre 1985.

* Citation à l'ordre de l'armée - Ordre n° 11294 "D" en date du 7 novembre 1918 - Le Slt Marcel Marie Arthur Coadou du 99ème régiment d'infanterie - Pilote aviateur de l'escadrille SPA 88 : "Excellent pilote de chasse recherchant ardemment le combat. A abattu le 1er octobre un avion ennemi. Cinquième victoire. Une blessure. Quatre citations."

* Citation à l'ordre de la division aérienne - Ordre général n° 32 - Zone d'Opération aériennes des Alpes - EM du 18 juillet 1940 - Le Cdt Marcel Coadou du Groupe de Chasse I/2 : "Pilote de guerre 1914-1918 au cours de laquelle il avait obtenu 9 victoires officielles a repris sa place dans un groupe de chasse où il est resté durant toute la campagne 1939-1940, faisant preuve d'un allant qui ne s'est jamais démenti. A fait profiter les pilotes de son unité de son expérience tout en donnatn lui-même un exemple soutenu au cours de patrouilles de chasse auxquelles il a participé lui-même."
Cette citation comporte l'attribution de la Croix de guerre avec Etoile d'Argent.

Photo dédicacée par Marcel Coadou à Jean-Claude Guillermin - Le texte : "A 21 ans... seulement "chasseur" depuis avril 1918. Voici une victoire homologuée officielle en août. Salué par les copains de la SPA 88 du GC 13" - Photo collection Philippe Guillermin que je remercie pour son aide.

Sgt Charles Ferron pose à côté d'un SPAD XIII codé "18" aux couleurs du groupement de chasse n° 2 sur le terrain de Spire pendant l'hiver 1918-1919 - Photo collection Jean-Jacques Leclercq que je remercie pour son aide.

Sgt Charles Joseph Ferron - Né le 24 mars 1895 à Paris (75) - Fils de Louis Ferron et d'Henriette Guyot - Domiciliés 22, rue du jardin Anglais à Le Rainoy - Profession avant guerre Employé de banque - Mobilisé au 76ème régiment d'infanterie, le 20 décembre 1914 - Affecté au 293ème régiment d'infanterie - Nommé Caporal en octobre 1915 - Passé à l'aéronautique militaire comme mitrailleur, le 3 juin 1916 - Stage de tir à l'école de tir aérien de Cazaux jusqu'au 2 octobre 1916 - RGA du 2 au 5 octobre 1916 - Mitrailleur de l'escadrille F 63 du 8 octobre 1916 au 25 novembre 1917 - Détaché à la GDE du 25 octobre au 3 novembre 1916 - Passé élève pilote à Dijon, le 25 novembre 1917 - Brevet de pilote militaire n° 11.101 obtenu à l'école d'aviation militaire d'Istres, le 29 janvier 1918 - Stage de perfectionnement à l'école d'aviation militaire d'Istres-Miramas (13) - Stage de Haute-Ecole à l'école d'aviation militaire de Pau jusqu'au 13 mars 1918 - Pilote de l'escadre de chasse n° 2 - Pilote de la SPA 88 du 28 avril au 16 mai 1919.

Slt Gabriel Thomas, pilote de l'escadrille SPA 88 du 6 mai 1917 au 4 septembre 1918 - Photo François d'Astier de la Vigerie transmise par Geoffroy d'Astier de la Vigerie, que je remercie pour son aide.

Slt Gabriel Joseph Thomas - Né le 4 janvier 1896 à Ligré (Indre-et-Loire) - Fils d'Auguste Thomas et de Catherine Humbert - Profession avant guerre Mécanicien - Classe 1916 - Recrutement de XXX sous le matricule n° 91 - Engagé au 2ème groupe d'aviation à St-Cyr comme mécanicien, à compter du 10 novembre 1914 - Brevet de pilote militaire n° 1700 obtenu à l'école d'aviation militaire d'Avord, le 5 octobre 1915 - Affecté au front d'Orient - Pilote de l'escadrille MF 98 T du 7 octobre 1915 au 1er mai 1916 - Pilote de l'escadrille N 391 (future 507) du 1er mai 1916 au 18 avril 1917 - Nommé Sergent, le 26 mai 1916 - Croix de Guerre et citation à l'ordre du corps d'armée, en date du 1er octobre 1916 - Nommé Adjudant, le 7 janvier 1917 - Pilote du GDE du 18 avril au 6 mai 1917 - Pilote de l'escadrille N 88 / SPA 88 du 6 mai 1917 au 2 septembre 1918 - Nommé Sous-lieutenant, le 5 décembre 1917 - Commandant de l'escadrille SPA 88 du 28 juin au 7 juillet 1918 - Citation à l'ordre de l'armée, en date du 29 juillet 1918 - Blessé au combat et hospitalisé, le 2 septembre 1918 - Chevalier de la Légion d'Honneur et citation à l'ordre de l'armée, en date du 24 septembre 1918 - Rentré de convalescence, le 17 octobre 1918 - Fait partie des pionniers de l'Aéropostale puis d'Air France en Amérique du Sud - Sept victoires homologuées toutes remportées à l'escadrille 88 - Officier de la Légion d'Honneur, le 28 juillet 1928 - Nommé Capitaine de réserve, le 9 juin 1937 - Sources : Pam - CCC de l'escadrille N 88 / SPA 88 - JORF - Dernière mise à jour : 5 juin 2017.

* Citation à l'ordre de l'armée du Slt Gabriel Thomas, pilote à l'escadrille SPA 88, en date du 29 juillet 1918 : "Pilote d'une bravoure au-dessus de tout éloge et d'une habileté remarquable. A attaqué récemment à la tête de sa patrouille un groupe d'avions de chasse ennemis. A réussi, après un dur combat, à abattre l'un d'eux, qui s'est écrasé dans nos lignes (3ème victoire). Trois citations."

* Citation à l'ordre de l'armée du Slt Gabriel Joseph Thomas, pilote à l'escadrille SPA 88, escadre de combat n° 2 du GC 13, en date du 12 octobre 1918 : "Chef de patrouille exceptionnel, donnant journellement à ses pilotes un admirable exemple d'entrain et de courage réfléchi. Le 23 août 1918, a abattu un avion ennemi, remportant ainsi sa quatrième victoire."

* Chevalier de la Légion d'Honneur et citation à l'ordre de l'armée du Slt Gabriel Joseph Thomas, pilote à l'escadrille SPA 88, en date du 24 septembre 1918 : "Officier du plus haut mérite, exemple de courage, de tenacité et de modestie, chef de patrouille de premier ordre , mène chaque jour au combat les pilotes de son escadrille, sur lesquels il a su prendre, par sa science de chasseur et sa bravoure incontestée, un merveilleux ascendant. Le 24 août 1918, a remporté sa cinquième victoire. Le 2 septembre, au cours d'un dur combat contre un biplace ennemi, a été sérieusement blessé. Quatre citations."

* Citation à l'ordre de l'armée du Slt Gabriel Joseph Thomas, pilote à l'escadrille SPA 88, en date du 25 novembre 1918 : "Officier dont les qualités merveilleuses de pilote sont mise en oeuvre par des qualités morales de tout premier ordre. A peine remis d'une blessure sérieuse, a abattu dans nos lignes, le 23 octobre 1928, un biplace ennemi (6ème victoire). Le 28 octobre, a remporté sa 7ème victoire. Une blessure. Quatre citations."

Le soldat Babin, mécanicien en second affecté au service du Cne François d'Astier de la Vigerie - Photo François d'Astier de la Vigerie transmise par Geoffroy d'Astier de la Vigerie, que je remercie pour son aide.

 

Photo de l'Adc François Delzenne

Adc François Paul Delzenne - Né le 16 mars 1887 à Coutiches (Nord) - Fils de Jules Delzenne et de Marie Bonnier - Classe 1907 - Recrutement de Cambrai (Nord) sous le matricule n° 281 - Service militaire au 39ème régiment d'artillerie, à compter du 8 octobre 1908 - Nommé Brigadier, le 1er avril 1909 - Nommé Maréchal des Logis, le 25 septembre 1910 - Affecté au 15ème régiment d'artillerie de campagne, le 2 août 1914 - Affecté au 102ème régiment d'artillerie, le 1er juin 1915 - Affecté au 106ème régiment d'artillerie lourde, le 10 décembre 1915 - Passé à l'aéronautique militaire comme élève pilote, le 10 décembre 1915 - Brevet de pilote militaire n° 3482 obtenu à l'école d'aviation militaire d'Avord, le 19 mai 1916 - Stage de "Haute Ecole" à l'école d'aviation militaire de Pau - Pilote moniteur de vol à l'école d'aviation militaire d'Avord du 6 juin 1916 au 1er février 1918 - Nommé Adjudant, le 1er juillet 1916 - Stage de tir à l'école de tir aérien de Cazaux du 1er février au 14 mars 1918 - A recu la plaquette des moniteurs décernée au personnel enseignant navigant des école d'aviation militaire pour sa période d'enseignement à l'école d'aviation militaire d'Avord par l'Aéroclub de France, le 6 décembre 1917 - Pilote du GDE du 18 mars au 13 mai 1918 - Pilote de l'escadrille N 88 / SPA 88 du 13 mai 1918 au (3ème trimestre) 1919 - Nommé Adjudant-chef, le 1er janvier 1918 - Citation à l'ordre de l'armée, en date du 27 septembre 1918 - Médaille Militaire et citation à l'ordre de l'armée, en date du 29 septembre 1918 - Sept victoires homologuées à l'escadrille 88 - La première, le 13 août 1918 - La septième, le 29 octobre 1918 - Citation à l'ordre de l'armée, en date du 23 octobre 1918 - Croix de Guerre avec sept palmes de bronze et trois étoiles - Hospitalisé à l'hôpital de Paris-Plage du 9 février 1919 au (3ème trimestre) 1919 - Nommé Sous-Lieutenant, à titre définitif, le 16 février 1919 - Chevalier de la Légion d'Honneur et citation à l'ordre de l'armée, en date du 6 juillet 1919 - Affecté au 2ème régiment d'aviation de chasse, caserné à Strasbourg, le 10 juin 1920 - Nommé Lieutenant, à titre définitif, le 16 février 1921 - Affecté au parc d'aviation de chasse n° 2 caserné à Strasbourg jusqu'au 1er décembre 1921 - Admis en réserve spéciale, le 9 juillet 1924 - Domicilié au 96, rue du Maréchal Foch, La Madeleine Lille (Nord), à compter du 1er décembre 1921 - Placé en disponibilité, le 26 décembre 1925 - Fondateur de l'Aéroclub de France de Douai-Hénin - A reçu la plaquette bronze "Grand modèle", décernée par la Ligue Aéronautique de France pour son service au sein des écoles de pilotage, en avril 1926 - Moniteur de vol de l'école de pilotage de Douai-La-Brayelle, à compter du 12 octobre 1935 - L'avion est un Caudron Luciole appartenant à l'Aéroclub de Douai - Domicilié au 10 rue de l'église à Râches (Nord) - Décédé, le 24 avril 1962 - François Delzenne repose dans le cimetitière de la commune de Râches (Nord) - Sources : Pam - LO - Liste des brevets militaires - JORF - Fiche matricule du département du Nord détruite en 1940 - Journal "Les Ailes" - Journal "L'Aérophile" - Dernière mise à jour : 11 juin 2017.

* Citation à l'ordre de l'armée de l'Adc François Paul Delzenne du 106ème régiment d'artillerie lourde, pilote à l'escadrille SPA 88, en date du 27 septembre 1918 : "Pilote de chasse, remarquable de bravoure et d'allant. Le 24 août 1918, a triomphé d'un biplace ennemi qui s'est écrasé dans ses lignes. Troisième victoire. Trois blessures. Une citation."

* Citation à l'ordre de l'armée de l'Adc François Paul Delzenne du 106ème régiment d'artillerie lourde, pilote à l'escadrille SPA 88, en date du 23 octobre 1918 : "Modèle de bravoure et d'audace. En tête de sa patrouille, le 29 septembre 1918, a attaqué un monoplace de combat allemand qui s'est écrasé dans ses lignes (5ème victoire). Trois blessures. Deux citations."

 

Photo du Slt Yves Canton

Slt Yves Marie René Paul Canton - Né le 3 mai 1896 à Angers (Maine-et-Loire) - Fils de Marie Alfred Canton et de Jeanne Marie Zélie Bresson - Domiciliés Château du Moulin Neuf à Maringues (Puy-de-Dôme) - Profession avant guerre Etudiant - Classe 1914 (engagement) - Recrutement de Riom (Puy-de-Dôme) sous le matricule 110 - Engagé au 1er régiment de Hussards, à compter du 27 août 1914 - Nommé Maréchal des Logis, le 1er janvier 1916 - Passé à l’aéronautique militaire comme élève pilote, le 1er novembre 1916 - Brevet de pilote militaire n° 5617 obtenu à l’école d’aviation militaire de Juvisy, le 13 mars 1917 - Stage de perfectionnement "Avions rapides" à l’école d’aviation militaire d’Avord - Stage de "Haute Ecole" à l’école d’aviation militaire de Pau, jusqu’au 27 avril 1917 - Pilote de détachement de chasse N 517 du 7 au 20 mai 1917 - Pilote de l’escadrille N 95 du 20 mai au 12 septembre 1917 - Pendant l’attaque de deux avions allemands dans leurs lignes, a reçu une balle incendiaire dans son réservoir d’essence, qui a pris feu, le 8 août 1917 - A réussi à regagner les lignes malgré l’incendie et a été grièvement blessé - Hospitalisé et convalescence jusqu’au 13 mars 1918 - Croix de Guerre et citation à l’ordre de l’armée, en date du 16 août 1917 - Lâché sur SPAD VII et SPAD XIII, le 24 mars 1918 - Pilote de l’escadrille SPA 88 du 25 mai 1918 au 26 mars 1919 - Nommé Sous-lieutenant à titre temporaire, le 12 juillet 1918 - Stage de tir à l’école de tir aérien de Cazaux du 23 octobre au 12 novembre 1918 - Dirigé sur Compiègne pour affectation aux escadrilles d’Afrique du Nord, à compter du 26 mars 1919 - Affecté au 36ème régiment d’aviation - Chevalier de la Légion d’Honneur et citation à l’ordre de l’armée, en date du 16 juin 1920 - Affecté au 3ème régiment d’aviation, le 24 janvier 1921 - Passé dans l’arme de l’aéronautique, le 29 juin 1923 - Sources : Pam - Liste des brevets militaires - CCC de l’escadrille N 95 - CCC de l’escadrille SPA 88 - JORF - Dernière mise à jour : 25 juin 2017.

* Croix de Guerre et citation à l’ordre de l’armée du MdL Yves Marie Canton, pilote à l’escadrille N 95, en date du 16 août 1917 : "Très bon pilote, toujours volontaire pour les missions difficiles. A livré de nombreux combats. Le 8 juillet 1917, a mis en fuite un avion ennemi. Le 5 août, ayant attaqué deux avions allemands dans leurs lignes, a eu son réservoir atteint par une balle incendiaire ; a réussi, grâce à son énergie, à rentrer dans nos lignes avec son appareil en flammes, lui-même étant gravement blessé."

* Chevalier de la Légion d’Honneur et citation à l’ordre de l’armée du Slt Yves Marie Marie Paul Canton, pilote au 36ème régiment d’aviation, en date du 16 juin 1920 : "A fait preuve tant dans la cavalerie que dans l’aviation d’une extrême bravoure et d’un remarquable esprit de sacrifice. Deux Blessures. Deux citations."

 

Les avions

Le Cne François d'Astier de la Vigerie, commandant de l'escadrille N 88 / SPA 88 du 4 avril au 7 octobre 1917, pose devant son Nieuport 17 sur le terrain de Chaux (Belfort) - Son avion porte toujours l'insigne hérité de l'escadrille N 65 où il a été affecté auparavant - Photo François d'Astier de la Vigerie transmise par Geoffroy d'Astier de la Vigerie, que je remercie pour son aide.

Alignement des Nieuport 17, 23 et 24 de l'escadrille N 88 sur le terrain de Chaux (Belfort) au début de sa création - Les deux premiers avions portent la bande tiercée jaune / noir / jaune qui a été très vite adoptée - Le second est la monture personnelle du Cne François d'Astier de la Vigerie, commandant de l'escadrille N 88, qui porte toujours son insigne hérité de l'affectation précédente de l'officier, la N 65 - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Photo François d'Astier de la Vigerie transmise par Geoffroy d'Astier de la Vigerie, que je remercie pour son aide.

Cliquez sur l'image pour l'agrandir

Slt Marcel Coadou pose à côté de son Nieuport 24 codé "10" baptisé "JUDEX" en 1917 - Il porte les deux emblèmes collectifs de l'escadrille N 88 de l'époque : un chevron jaune / noir / jaune et le serpent - Le Slt Coadou terminera la guerre avec 9 victoires homologuées - Photo Marcel Coadou transmise par Mme Michèle Coadou, sa fille ainée, que je remercie pour son aide.

Un soldat américain pose aux commandes d'un Nieuport de l'escadrille N 88 entre la fin 1917 et 1918 - Remarquez l'insigne d'escadrille au serpent à double langue - Photo collection Gregory VanWyngarden que je remercie pour son aide.

 

Je recherche des photos de SPAD VII et XIII
de l'escadrille N / SPA 88

 

Les avions

Spad VII n° 1371 de l'escadrille N 88 en 1917 - Cet avion a été détruit lors d'un atterrissage forcé après un combat aérien, le 23 juillet 1917 - Son pilote le MdL Constant Plessis a été légèrement blessé - Son appareil porte un insigne personnel, un griffon noir et la bande tiercée jaune / noir / jaune qui est la marque d'identification collective de l'escadrille - Un clin d'oeil de l'histoire, Constant Plessis sera muté à l'escadrille SPA 65 après une période de convalescence - La SPA 65 s'identifiant par une chimère noire dans un dessin légèrement différent - Photo SHD n° B 83 / 3588 source Mortane.

Insigne de fuselage de l'escadrille N 88 / SPA 88 peint sur un SPAD VII de l'unité - Photo François d'Astier de la Vigerie transmise par Geoffroy d'Astier de la Vigerie, que je remercie pour son aide.

Le SPAD XI de l'équipage Cal René Dubarry (pilote) / Sol Eugène Cabot (mitrailleur) détruit, dans des circonstances qui restent à préciser (dommages de combat ou accident d'atterrissage), après avoir remporté une victoire homologuée contre un avion allemand, à l'Ouest de Foucaucourt, le 16 octobre 1917 - Seul le mitrailleur a été blessé dans l'accident - Photo François d'Astier de la Vigerie transmise par Geoffroy d'Astier de la Vigerie, que je remercie pour son aide.

Dessin d'époque montrant le serpent de l'escadrille N 88 au combat - Photo Geoffroy d'Astier de la Vigerie, que je remercie pour son aide.

Seconde partie du dessin montrant le serpent de l'escadrille N 88 en train de se débarrasser d'un pilote allemand - Photo Geoffroy d'Astier de la Vigerie, que je remercie pour son aide.

Le Slt Marcel Coadou pose devant son SPAD VII baptisé "Judex", comme tous les avions de ce pilote - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Photo collection Gregory VanWyngarden que je remercie pour son aide.

Alignement des Spad XIII de l'escadrille SPA 88 sur le terrain de Spire (Allemagne) en septembre 1919 - Le Spad XIII au premier plan est le n° 18600 - Photo collection Jean-Jacques Leclercq que je remercie pour son aide.

 

Couleurs des avions

 

Couleurs des avions

Spad VII n° 1371 de l'escadrille N 88 en 1917 - Cet avion a été détruit lors d'un atterrissage forcé après un combat aérien, le 23 juillet 1917 - Son pilote le MdL Constant Plessis a été légèrement blessé - Son appareil porte un insigne personnel, un griffon noir et la bande tiercée jaune / noir / jaune qui est la marque d'identification collective de l'escadrille - Un clin d'oeil de l'histoire, Constant Plessis sera muté à l'escadrille SPA 65 après une période de convalescence - La SPA 65 s'identifiant par une chimère noire dans un dessin légèrement différent - Dessin d'après photo David Méchin que je remercie pour son aide.

 

Documents en rapport

Citation à l'ordre de l'armée du Slt Marcel Marie Arthur Coadou du 99ème régiment d'infanterie à l'occasion de sa 5ème victoire - Citation datée du 7 novembre 1918 - Document transmis par Mme Michèle Coadou, fille ainée de Marcel Coadou que je remercie pour son aide.

 

Documents en rapport

Exemplaire stylisé de la citation à l'ordre de l'aéronautique de la VIème armée obtenue par l'escadrille N 88, le 26 septembre 1917 - Exemplaire personnel du Cne François d'Astier de la Vigerie, qui a été le commandant de cette unité du 4 avril au 7 octobre 1917 - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Photo transmise par Geoffroy d'Astier de la Vigerie, son petit-fils, que je remercie pour son aide.

 

Monuments commémoratifs
et tombes

Détail du monument en hommage à l'As Marcel Coadou, 9 victoires homologuées dans l'enceinte de l'ancien aéroclub de Fréjus-Saint-Raphael - Photo Claude Dannau que je remercie pour son aide.

Détail des plaques visible sur le monument en hommage à l'As Marcel Coadou - En voici la retranscription intégrale : "En hommage à Marcel Coadou - 1897 - 1985 - Combattant volontaire engagé à 18 ans - Pilote de chasse - As de Guerre 1914-1918 - Croix de Guerre 14-18 - Commandant adjoint en 39-40 du GC I/2 "Cigognes" - Croix de Guerre 39-45 - Commandeur de la Légion d'Honneur - Après avoir créé et animé le premier aérodrome marin en Bretagne - A consacré les 20 dernières années de sa longue carrière aéronautique a faire revivre l'Aéroclub de "Fréjus-Saint-Raphaël - Une première fois à la mort de son premier président J. Hellet, une seconde fois après la catastrophe du barrage de Malpasset - A contribué à faire connaître et apprécier Fréjus et St-Raphaël en organisant les premiers rallues aériens internation aux des vins des côtes de Provence - A transmis à des centaines de jeunes élèves-pilotes son expérience et sa passion pour l'aviation - Pour son dernier envol, après avoir traversé cinquante années de vie ensemble - Signé Sabine Coadou - Photo Claude Dannau que je remercie pour son aide.

Détail des plaques en hommage à Marcel et Sabine Coadou -
"Et en hommage à Sabine Coadou - 191? - 1998 - Son élève et épouse - Pilote instructeur avion - Chevalier de la Légion d'Honneur. " - Photo Alain Fouillade que je remercie pour son aide.

Monuments commémoratifs
et tombes

Monument en hommage à l'As Marcel Coadou, 9 victoires homologuées et à sa femme Sabine, née Leyritz dans l'enceinte de l'ancien aéroclub de Fréjus-Saint-Raphael. De 1948 à 1968, Marcel Coadou et son élève Sabine, devenue sa femme, font former des centaines de pilotes. Photo Alain Fouillade que je remercie pour son aide.
Slt Marcel Cadou - Né le 7 février 1897 à St-Brieuc (22) - Fils de Yves Marie Coadou et de Jeanne Marie Picard - Engagé volontaire à 18 ans au 1er groupe d'aviation, le 1er juillet 1915 - Brevet de pilote militaire n° 2445 obtenu à l'école d'aviation d'Etampes, le 19 janvier 1916 - Pilote de l'escadrille C 9 d'avril 1916 au 19 avril 1917 - Nommé sergent, le 16 juillet 1916 - Pilote de l'escadrille N 88 du 3 mai 1917 au 15 octobre 1919 - Commandant l'escadrille SPA 88 du 2 septembre au 7 octobre 1918 - A livré 59 Combats aériens - Titulaire de 9 Victoires homologuées et 7 victoires probables - Une citation à l'ordre de la division en mars 1917 - Citation à l'ordre de l'armée, le 7 novembre 1918 - Libéré de ses obligations militaires, il continue à appartenir à la réserve - Pilote des lignes Paris-Strasbourg-Varsovie-Bucarest - Pendant la bataille de France, il est commandant en second du GC I/2 sur MS 406 - Une victoire probable en 1940 - Créateur de l'Aéroclub de la Côte de Granit (Lannion) - Créateur du 1er aérodrome marin sur la plage de St-Michel-en-Grève en 1931 - Croix de commandeur de la Légion d'Honneur en 1936 - Pilote instructeur de plus de 300 pilotes civils et militaires - Décédé en 1985.

 

 

 

Remerciements :

- M. Jean-Pierre Mehl pour l'envoi des photos des insignes de sa collection.
- M. Patrice Gout pour l'envoi des photos des insignes de sa collection.
- M. Jean-Jacques Leclercq pour l'envoi des photos de sa collection.
- M. David Méchin pour l'envoi des profils des avions de l'Aéronautique militaire française.
- Mme Michèle Coadou pour l'envoi des archives de son père Marcel Coadou, l'As de l'escadrille SPA 88.
- M. Alain Fouillade pour l'envoi des photos du monument de Frèjus-St-Raphael.
- M. Bernard Klaeylé pour ses précisions sur l'escadrille 88.
- M. Philippe Guillermin pour l'envoi de la photo dédicacée par Marcel Coadou.
- M. Pascal Rousseaux pour l'envoi des photos d'Achille Rousseaux, son arrière grand-père.
- M. Ronan Furic pour l'envoi des photos de sa collection.
- M. Gilles Delanoé pour la communication des archives de Justin Usse.
- M. Gregory VanWyngarden pour l'envoi des photos de sa collection.
- M. Geoffroy d'Astier de la Vigerie pour l'envoi des archives de François d'Astier de la Vigerie, son grand-père.

Bibliographie :

- Les escadrilles de l'aéronautique militaire française - Symbolique et histoire - 1912-1920 - Ouvrage collectif publié par le SHAA de Vincennes en 2003.
- L'aviation française 1914-1940, ses escadrilles, ses insignes - par le Commandant E Moreau-Bérillon - publié à compte d'auteur en 1970.
- The French Air Service War Chronology 1914-1918 par Frank W.Bailey et Christophe Cony publié par les éditions Grub Street en 2001.
- Les "As" français de la Grande Guerre en deux tomes par Daniel Porret publié par le SHAA en 1983.
- Les Armées françaises dans la Grande Guerre publié à partir de 1922 par le Ministère de la Guerre.
- Site Internet "Traditions des escadrilles de l'Armée de l'Air" de Henri Guyot - Voir le lien
- Site Internet "Les Insignes de l'Armée de l'Air" de Jean-Jacques Leclercq - Voir le lien
- Site Internet "Mémoires des Hommes" du Ministère de la Défense - Voir le lien
- Site Internet " Pages 14-18 " de Joël Huret.

 

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Escadrille 87 Escadrille 89

 

 

pas de fiche > 1918

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