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Insignes peints
sur les fuselages

L'escadrille N 88 a d'abord adopté comme signe de reconnaissance une bande tricolore jaune / noir / jaune - Dessin Albin Denis.

Insigne de fuselage de l'escadrille N 88 / SPA 88 peint sur un SPAD VII de l'unité - Dessin d'après photo Albin Denis.

 

Insignes métalliques
de l'escadrille SPA 88

 

Qui peux m'aider ?

 

 

Appellations successives

 

Carte des différents stationnements

 

Lieux de stationnements

 

Commandants

 

Rattachements de l'escadrille

 

Avions utilisés

 

Décorations

 

Citations de l'escadrille
N 88 / SPA 88

* Citation à l'ordre de l'aéronautique de l'escadrille N 88, en date du 26 septembre 1917 : "Sous les ordres et à l'exemple du capitaine d'Astier, a brillamment accompli 420 vols de guerre, au cours desquels 102 croisières de chasse et 13 protections de reconnaissances photographiques ou d'avions d'artillerie. Méritent une attention particulière. A livré 54 combats au cours desquels trois avions ennemis ont été abattus."

* Citation à l'ordre de l'armée du groupe de combat n° 13, en date du 10 septembre 1918 : "Unité de combat particulièrement brillante, animée du plus pur esprit de sacrifice et du plus ardent enthousiasme. Depuis sa formation, en novembre 1916, sous les ordres du commandant Féquant, a coopéré avec une bravoure et une abnégation constantes à douze grandes batailles aériennes. Malgré des pertes cruelles, n'a cessé à aucun moment de donner un magnifique exemple par sa ténacité et sa foi dans la victoire. Sous les ordres du capitaine d'Harcourt, les escadrilles 15, 65, 84, 88, ont pris la plus belle part aux batailles de mars à août 1918, se dépensant sans compter et portant à 166 le nombre de leurs victoires."

* Citation n° 11651 à l'ordre de l'armée de l'escadrille SPA 88, en date du 19 novembre 1918 : "Unité d'élite, animée par un magnifique enthousiasme et le plus pur esprit de sacrifice. Formée par le Capitaine d'Astier, blessé en la menant au combat, a été successivement entrainé par les capitaines Doumer ey Guérin tués et le capitaine Rozoy blessé à la tête. Sous leur ardente impulsion et à leur exemple, a pris part à toutes les grandes batailles qui ont assuré le salut et la victoire de la France et y a fait preuve, malgré de lourdes pertes, du même esprit de bravoure et complet mépris du danger."

 

Liste des personnels

 

A venir

 

 

 

Symbolique

L'escadrille N 88 a d'abord adopté comme signe de reconnaissance une bande tricolore jaune / noir / jaune. Cette bande a ensuite été associée à un serpent.

 

Historique

Création sur le terrain de Chaux :

L'escadrille N 88 a été créée sur le terrain de Belfort-Chaux, le 4 avril 1917. Elle est placée sous le commandement du Cne François d'Astier de la Vigerie, un pilote qui arrive de l'escadrille N 65. Doté de dix Nieuport 17, 23 et 24, l'escadrille N 88 est rattachée à l'aéronautique de la 7ème armée.

Les premiers pilotes de l’escadrille N 88 : Cne François d’Astier de la Vigerie - Slt Marcel Thibaud - Slt Emile Decaze - Adj Gabriel Thomas - Sgt Georges Ségond - Sgt André Lannes - Cal André Agut - Cal Jean Vidal - Cal Benoit Savot - Cal Robert Valtat - Cal Constant Plessis - Cal Auguste Baux - Cal René Bois - Cal Robert Brière - Cal Maurice Brugère - Cal Henri Vincendeau.

Cne François d'Astier de la Vigerie :

Natif du Mans, ce Saint-cyrien de la promotion "Maroc" appartenait au 13ème régiment de Dragons quand la guerre éclata. Après avoir participé à la bataille de la Woëvre et à la retraite de Belgique avec son unité, il est affecté comme officier de liaison à l'état-major de la 1ère brigade de la division du Maroc et prend part aux offensives sur l'Artois en juin 1915 et la Champagne en septembre de la même année. Il passe à l'aéronautique militaire, le 22 décembre 1915. Breveté pilote militaire, il est d'abord affecté à l'escadrille N 65 du 19 août 1916 au 3 mars 1917 où il remporte une victoire homologuée contre un avion abattu à l'Est d'Estrées, le 15 septembre 1916. Il est blessé au cours d'un combat aérien par une balle qui lui traverse le pied gauche entrainant l'amputation de 3 orteils, le 23 septembre 1916. Il reprendra sa place à la N 65, le 10 février 1917. Il est nommé à la tête de l'escadrille N 88, le 4 avril 1917, commandement qu'il conservera jusqu'au 7 octobre 1917.

Le front des Vosges et les premières victoires aériennes :

Pendant leur rattachement à l’aéronautique de la 7ème armée, les navigants effectuent de nombreuses missions de reconnaissance et d’observation sur le front des Vosges. Le 1er mai 1917, en patrouille avec deux autres pilotes, le Cne François d'Astier de la Vigerie attaque un groupe de neuf avions allemands. Au cours du combat aérien qui suit, il remporte une victoire homologuée contre un avion. Malheureusement, un de ses équipiers, le Sgt Georges Segond, aux commandes du Nieuport 23 n° 2675, est tué au cours de l'affrontement, probablement par le Ltn Heinrich Kroll du Jasta 9 (sa 1ère victoire) dans les environs de Hirzbach (Haut-Rhin). Le 11 mai, à la tête d'une patrouille, le Cne François d'Astier de la Vigerie attaque deux avions adverses. Il remporte une seconde victoire homologuée contre un biplace contraint d'atterrir dans les lignes françaises, aux alentours de Soppe (Haut-Rhin). L'équipage allemand a été fait prisonnier. Le 28 mai, deux pilotes de l’escadrille, le Slt Emile Decazes et le Cal Constant Plessis attaquent un avion dans les environs de Massevaux (Haut-Rhin). Même si les pilotes français demandent l’homologation, elle sera refusée pour cet avion.

Rattachement à l’aéronautique de la 6ème armée :

L’escadrille N 88 est rattachée à l’aéronautique de la 6ème armée et fait mouvement sur le terrain de Rugny (Aisne), le 2 juin 1917. Cette grande unité occupe le front au niveau du Chemin des Dames. Sur ce secteur, la N 88 va livrer de difficiles combats contre une aviation allemande qui cause de lourdes pertes aux avions de corps d’armée. Dès le 8 juin, le Slt Emile Decazes remporte une victoire homologuée contre un avion qui tombe en flammes dans les lignes allemandes.

A partir de juin 1917, l’unité perçoit ses premiers SPAD VII, puis plusieurs SPAD XI. Le 19 juin, le Cal Constant Plessis se voit refuser une homologation pour un avion avec lequel il a livré combat entre Héricourt (Haute-Saône) et Montbéliard (Doubs). Le 19 juin, le Cal Maurice Bruyère se blesse au cours d'un accident d'atterrissage, à Kurth (Haut-Rhin). La N 88 change plusieurs fois de terrains pour s’installer à Villesavoye (Aisne), le 30 juin , à Rugny (Aisne), le 4 juillet et finalement celui de Maisonneuve (Aisne), le 18 juillet.

Le 14 juillet, l’escadrille N 88 est rattachée au groupe de chasse de la 6 ème armée. Le 23 juillet, le MdL Constant Plessis livre un très dur combat, aux commandes de son SPAD VII n° S 1871 qui rentre criblé de balles avec une aile complètement déchirée. Il pose son avion sur le terrain de la ferme de Saint-Amant (Aisne) et termine sa course d’atterrissage par un capotage dans lequel il est légèrement blessé. Le 10 août, le Cal Robert Valtat est blessé au cours d'un accident d'avion, aux commandes d'un Nieuport 23.

Une belle série de victoires :

Le 17 août 1917, trois victoires homologuées, d’abord pour le Slt Emile Decazes qui remporte une victoire homologuée contre un monoplace qui est abattu dans les environs de Courtecon (Aisne), puis le MdL Constant Plessis pour une victoire homologuée contre un biplace abattu dans les environs de Pontavert (Aisne) et finalement pour deux pilotes, les Slt Emile Decazes et MdL Constant Plessis, qui descendent un biplace dans les environs de Craonne-Corbeny (Aisne). Cet avion sera homologué aux français. Le 22 août, le Sgt André Agut se tue au cours d'un accident aérien, aux commandes du Nieuport 24 bis n° 3278, au retour d'une mission sur le terrain de Maisonneuve, près de Chaudun (Aisne). L’escadrille N 88 perçoit quelques Nieuport 27 qui complètent favorablement sa dotation.

Escadrille SPA 88 :

En septembre 1917, l’escadrille 88 est entièrement équipée d’avions SPAD VII et prend l’appellation de SPA 88.

Liste des quinze pilotes de l’escadrille 88 lors du passage de l’appellation N 88 en SPA 88 : Cne François d’Astier de la Vigerie - Ltt Paul Rozoy - Slt Emile Decazes - Slt Raoul Ferron - Slt Léonce Sorbier - Adj Gabriel Thomas - Sgt Jean Vidal - Sgt Marcel Coadou - Sgt Maurice Brugère - Sgt Benoit Savot - MdL André Lannes - MdL Constant Plessis - Cal Henri Vincendeau - Cal Jacques Wurtz - Cal René Dubarry

Le 23 septembre 1917, le Cne François d'Astier de la Vigerie livre un combat contre un avion dans les alentours de la forêt de Coucy (Aisne). Il ne sera pas homologué.

Citation à l'ordre de l'armée :

L’escadrille N 88 est citée à l'ordre de l'aéronautique de la 6ème armée, en date du 26 septembre 1917 : "Sous les ordres et à l'exemple du capitaine d'Astier, a brillamment accompli 420 vols de guerre, au cours desquels 102 croisières de chasse et 13 protections de reconnaissances photographiques ou d'avions d'artillerie. Méritent une attention particulière. A livré 54 combats au cours desquels trois avions ennemis ont été abattus."

La N 88 est mis à la disposition du GC 11 pour la journée du 27 septembre 1917. Le 1er octobre, le Cne François d'Astier de la Vigerie est blessé par une balle qui lui traverse la jambe gauche, au cours d'un combat aérien contre un biplace. Malgré sa blessure, il réussit à poser son SPAD VII, qui avait pris feu, dans les environs de Vailly-sur-Aisne (Aisne). Ses adversaires étaient probablement le Ltn Ebelt (pilote) / Uffz Bechert du FlAbt 226. Astier de la Vigerie a été évacué sur l'hôpital OE 8 de Vasseny puis transféré sur l'hôpital auxiliaire 28, rue Bizet à Paris, le 20 octobre. Il ne reprendra pas sa place à la tête de l’escadrille SPA 88. Le 2 octobre, le soldat Henri Beauvais, 1er mécanicien, est blessé en service et d’abord évacué sur l'hôpital de Vierzy (Aisne) puis sur un hôpital de l'intérieur, le 7 octobre.

Cne Louis Séjourné :

Le Cne Louis Séjourné prend le commandement de l’escadrille SPA 88, à partir du 7 octobre 1917. L’officier est né à Toulouse, le 15 septembre 1889. Il s’engage à l'école spéciale militaire de St-Cyr (promotion "Saumur") en octobre 1910. Après sa formation, il est nommé sous-lieutenant et affecté au 11ème régiment de Hussards, le 13 juillet 1913. Il est ensuite affecté au 1er régiment de Hussards, le 30 septembre 1914. Il passe à l'aéronautique militaire comme observateur, le 15 avril 1915 et est instruit à l'école des observateurs de la RGA du Bourget-Dugny du 15 mai au 2 juillet 1915. Il est ensuite affecté comme observateur de l'escadrille VB 106 du 2 juillet 1915 au 25 février 1916, puis passe à l'escadrille N 65 à compter du 26 février 1916. Après avoir été breveté pilote militaire à l'école du Crotoy, il est affecté comme pilote de chasse de l'escadrille N 65, unité où il restera du 1er avril au 7 octobre 1917. Il est ensuite nommé commandant de l'escadrille SPA 88 du 7 octobre 1917 au 24 janvier 1918 et sera nommé Capitaine à titre temporaire, le 3 décembre 1917. Il prend ensuite le commandement de l'escadrille SPA 65 qu’il conservera du 24 janvier 1918 au 11 avril 1919.

Le 16 octobre 1917, le Cal René Dubarry, en équipage avec le Sol Eugène Cabot (mit), remporte une victoire homologuée. Au retour, leur SPAD XI est détruit à l'atterrissage sur le terrain de Maisonneuve-Chaundun (Aisne). Cabot, qui avait été blessé par balle au cours du combat, a été hospitalisé du 16 au 24 octobre.

Rattachement au groupe de chasse 13 :

En octobre 1917, l’escadrille SPA 88 est rattachée au groupe de chasse 13 qui se compose se compose des escadrilles 15 - 65 - 84 - 88 - 124. Cette grande unité se prépare à prendre part à l'offensive qui devrait permettre aux français de reprendre le Chemin des Dames. Le 16 octobre, l’équipage d’un SPAD XI, composé du Cal René Dubarry (pilote) et du Sol Eugène Cabot (mitrailleur), abat un avion qui va s’écraser à l'Ouest de Foucaucourt-en-Santerre (Somme). Il a été homologué. Un peu plus tard, les mêmes aviateurs livrent combat à un second avion adverse qui est probablement abattu mais qui ne sera pas homologué. Le 24 octobre, le soldat Georges Raignault, mitrailleur, en équipage avec un pilote qui n’a pas été identifié, est blessé au cours d'un accident d'avion. Il est hospitalisé puis évacué sur un hôpital de l'intérieur le 9 novembre. Il reviendra après convalescence, le 10 janvier 1918. Le 26 octobre, le Slt Emile Decazes est tué au combat, aux commandes du SPAD VII n° S 1825, dans les environs d'Anizy-Foucaucourt (Aisne). Son avion a été abattu par la KFlak 106 (unité de DCA allemande). Le 2 décembre, cinq pilotes remportent une victoire homologuée contre un biplace qui tombe en flammes, au Sud de Ployart. Leurs adversaires étaient probablement le Ltn Erich Pohl et Ltn Otto Heilmann du FlAbt 225 qui ont été sur le Chemin des Dames, à seulement 10 km au Sud de Ployart-Laval (Aisne). Ces aviateurs appartenaient à deux escadrilles : la SPA 88 pour deux pilotes de SPAD VII (Sgt Jean Vidal et le MdL Achille Rousseaux) et un équipage de SPAD XI (Brig Jacques Wurtz / Cal Eugène Cabot) et l’escadrille N 124 "La Fayette" pour le Slt Raoul Lufbéry.

Rattachement à l’aéronautique de la 4ème armée :

Le GC 13 est rattaché à la 4ème armée qui tient le front de Champagne, le 5 décembre 1917. La SPA 88 s’installe sur le terrain de la Noblette (Marne), le 11 décembre.

Cne Marcel Doumer :

Le Cne Marcel Victor Doumer prend le commandement de la SPA 88, le 24 janvier 1918. Il est né à Laon, le 12 juillet 1886. Il est l’un des cinq fils de Paul Doumer, ancien ministre et futur président de la République. Il s’est engagé, avec devancement d'appel, au 4ème régiment de Hussards, le 3 octobre 1906. Après sa période militaire, il est devenu ingénieur des établissements Decauville de Corbeil. Ayant effectué plusieurs périodes d’exercices, il est affecté, dans la réserve, au 289ème régiment d'infanterie. Il est rappelé à l'activité dans cette unité, le 2 août 1914. Après avoir été nommé lieutenant de réserve, le 7 mars 1915, il passe à l'aéronautique militaire comme élève pilote, le 15 novembre 1916. Après avoir obtenu son brevet de pilote militaire à l'école de Juvisy, le 19 avril 1917, il est affecté à l'escadrille N 15 où il restera affecté du 15 juin au 9 décembre 1917, puis à l'état-major du GC 13 du 9 décembre 1917 au 24 janvier 1918. Il est finalement nommé au commandement de l'escadrille SPA 88, qu’il conservera du 24 janvier au 28 juin 1918, date de sa mort au combat. Nous le verrons plus loin.

Le 25 janvier 1918, le Slt Gabriel Thomas livre combat à un avion dans les environs de Nogent-l'Abbesse (Marne). Cet avion ne sera pas homologué. Le 2 février, le Ltt Léonce Sorbier (pilote) se tue au cours d'un accident d'avion, aux commandes d'un SPAD XI, sur le terrain d'aviation de la Noblette (Marne). Le Sgt Maurice Gibert, le mitrailleur, qui faisait équipage avec lui, a été grièvement blessé et évacué sur l'ambulance n° 7 du 2ème corps d'armée installée au Mont Frenet. Il est décédé des suites de ses fractures multiples, le 5 février.

Rattachement du GC 13 à l’escadre de combat n° 2 :

Le GC 13 est rattaché à l’escadre de combat n° 2, le 10 février 1918. La SPA 88 s’installe sur le terrain de Courcy-l’Abbaye (Aisne), le 25 février. Le 16 mars, le caporal Pierre Depaulis est blessé par balle au cours d'un combat aérien, aux commandes d'un SPAD VII. Le 21 mars, quand les Allemands lancèrent leur offensive contre les armées franco-britanniques, les pilotes du GC 13 sont employés massivement pour freiner l'avance de l'ennemi en harcelant ses arrières.

Le GC 13 prit une part importante à la bataille livrée entre le 21 mars et le 9 avril sur le front tenu par les Britanniques. Le 27 mai, les Allemands percèrent les lignes françaises au Chemin des Dames et marchèrent vers le sud, menaçant directement Paris. Le 23 mars, le Sgt Alfred Quintard remporte une victoire homologuée en abattant en flammes un Drachen qui était en ascension dans les environs de Morieulois (Aisne). Le 24 mars, le MdL Jacques Wurtz se blesse au cours d'un accident d'avion. Il est d’abord hospitalisé sur un établissement sanitaire du secteur puis sur un hôpital de l'intérieur.

Nouveau transfert sur le terrain de Fouquerolles (Somme) où elle arrive, le 2 avril 1918. Le 6 avril, le Slt Marcel Coadou livre combat à un avion au Sud de Piennes (Somme). L’appareil adverse, même s’il semble avoir été abattu, ne sera pas homologué. Le 12 avril, deux pilotes, le Slt Gabriel Thomas et le MdL Alfred Quintard remportent une victoire homologuée contre un biplace qui tombe en flammes dans les environs de Coullemelle (Somme). Le 12 avril, le Ltt Paul Rozoy est blessé au cours d’un combat alors qu’il pilote un SPAD VII. Evacué d’abord sur l'hôpital complémentaire d'armée 38 de Beauvais (Oise), il est ensuite transféré sur un hôpital de l'intérieur. Il reprendra sa place après convalescence, le 19 juillet. Le 23 avril, le Slt Gabriel Thomas remporte une victoire homologuée contre un biplace qui est abattu dans les environs d'Esclainvillers (Somme). Ses adversaires étaient probablement l'Uffz Otto Schenke et l'Obltn Georg Schmidt du FlAbt 254 qui ont été tués. Le 3 mai, pendant l’attaque d’un Drachen qui est abattu en flammes dans les environs de Marquivillers (Somme), le Sgt Eugène Warnotte voit son SPAD VII n° 5488 touché par la défense du ballon. Il est contraint de poser son avion en zone occupée par les Allemands, à l'ouest de Montdidier, et a été fait prisonnier. Le 13 mai, le Sgt Maurice Brugère est blessé au cours d'un accident d'avion, aux commandes d'un SPAD VII. Il a été évacué sur l'hôpital complémentaire d'armée 38 de Beauvais (Oise). Le 19 mai, l’Adj Marcel Coadou ajoute une victoire homologuée à son palmarès en abattant un avion qui s’écrase dans les environs de Grisolles (Aisne). Le 24 mai, le Cal Emile Levillain est blessé au cours d’un combat aérien. Evacué sur l'hôpital complémentaire d'armée 38 de Beauvais (Oise), il est décédé des suites de ses blessures, le 26 mai 1918.

Ses avions sont détruits dans un bombardement :

La SPA 88 s’installe sur le terrain de Cramaille (Aisne) et subit un bombardement allemand qui détruit au sol la quasi-totalité de ses avions, le 27 mai 1918. Elle fait alors mouvement sur la RGA du Bourget-Dugny pour être entièrement équipée de SPAD XIII, le 28 mai. Elle s’installe ensuite sur le terrain de Champaubert (Marne), le 2 juin. Le 6 juin, l’Adj Jean Vidal, associé à trois pilotes de l’escadrille SPA 100 (Slt Marcel Haegelen, MdL Pierre Schuster, Sgt Maxime Ouizille) remporte une victoire homologuée contre un Drachen qui est incendié dans les environs de Courpoil-le-Charmel (Aisne). Le 8 juin, le Slt Jean Vidal et l’Adj François Delzenne livrent combat à un avion qui est abattu dans les environs de Muizon (Marne). Cet appareil sera homologué.

Nouveau transfert, cette fois sur le terrain de Mouchy-le-Châtel (Somme), qu’elle atteint le 9 juin. Elle est aussitôt engagée dans la bataille du Matz qui se déroule du 9 au 13 juin. Le même jour, le Sgt Joseph Poullain est fait prisonnier au cours d'une mission, aux commandes d'un SPAD XIII. Il a été contraint d'atterrir en zone occupée par les Allemands, dans les environs de Braisne (Oise). Il a été interné à Giessen puis à Tuchel (Allemagne). Son adversaire était probablement le Ltn Heinrich Kroll du Jasta 24 (sa 26ème victoire). Toujours le 9 juin, le Sgt Benoit Savot est blessé au cours d'un combat aérien, aux commandes d'un SPAD XIII. Contraint d'atterrir en zone occupée par les Allemands, il a été fait prisonnier - Son adversaire était probablement le Ltn Heinrich Kroll du Jasta 24 (sa 27ème victoire).

La SPA 88 prend ses quartiers sur le terrain de la ferme du Val Heureux à Ressons-l’Abbaye (Somme), le 19 juin. Le 27 juin, le Slt Jean Vidal et l’Adj François Delzenne incendient un Drachen et remportent une nouvelle victoire. Malheureusement, le SPAD XIII piloté par le Slt Jean Vidal est abattu par l'OfStv Karl Thom du Jasta 21 (19ème victoire) dans les environs de Monthiers (Aisne). Le pilote français a été tué.

Mort du Cne Marcel Doumer :

Le 28 juin, le capitaine Marcel Doumer, commandant de la SPA 88, rentrait seul après la dispersion des patrouilles quand il fut attaqué par trois Fokker. L'un d'eux fut mis à mal et préféra rentrer dans ses lignes, Doumer s'en prit à un second, quand le troisième réussit à placer une rafale en venant de l'arrière. Malgré la gravité de sa blessure, il parvient à rentrer dans les lignes françaises et à tomber à la lisière de la forêt, près du village de Dampleux. Quand des soldats arrivèrent pour le secourir, il n'avait plus la force de parler et pu juste leur montrer la plaque d'identité qui était à son bras et s'évanouit. Son SPAD XIII avait été criblé de balles. Il fut évacué sur le poste de secours du régiment d'infanterie puis sur l'ambulance 2/26 de Boursonne où il ne reprit pas ses esprits et décéda quelques heures plus tard. Il sera élevé au grade de Chevalier de la Légion d’Honneur, à titre posthume, dès le lendemain. Voici sa citation : "Chef d'escadrille d'élite, animé du sentiment du devoir le plus élevé; par ses remarquables qualités de chef, a su faire de son escadrille une unité homogène et un redoutable instrument de guerre. A été très grièvement blessé en pleine bataille à la tête de ses patrouilles. Deux citations."

Le même jour, après un combat aérien, le Cal Georges Joblot pose son SPAD XIII endommagé en zone occupée par les Allemands, près de Billy-sur-Ourcq (Aisne) et est fait prisonnier. Il sera Interné à Mannheim puis à Karlsrhure (Allemagne). Le 28 juin, le Slt Gabriel Thomas est nommé commandant, par intérim, de l’escadrille SPA 88.

Ltt Gabriel Guérin :

Le7 juillet 1918, le Ltt Gabriel Guérin est nommé commandant de l’escadrille SPA 88. Il est né au Havre, le 25 juillet 1892 au Havre. Après avoir effectué son service militaire au 28ème régiment d'infanterie, il est mobilisé au 18ème régiment d'infanterie, le 2 août 1914. Il est passé à l’aéronautique militaire, le 6 juin 1916 et obtient son brevet de pilote militaire, le 10 octobre 1916. Il est ensuite affecté à l'escadrille SPA 15 où il restera du 24 avril 1917 au 7 juillet 1918. Il est ensuite nommé commandant de l'escadrille SPA 88 du 7 juillet au 1er août 1918.

Le 7 juillet, le Slt Gabriel Thomas remporte une victoire homologuée contre un Fokker Dr I qui est abattu dans les environs de Corcy (Aisne). L’escadrille SPA 88 emménage sur le terrain de Louons (Marne), le 9 juillet. La division aérienne soutint alors la 4ème armée pendant l’offensive allemande en Champagne à compter du 15 juillet. Le 19 juillet, le Ltt Gabriel Guérin remporte une victoire homologuée contre un biplace abattu au Sud de Vierzy (Aisne). Nouveau transfert sur le terrain de Mont-l’Evêque (Somme), le 24 juillet. Le 31 juillet, le Sgt René Dubarry est tué au cours d'un accident d'avion, aux commandes d'un SPAD XIII, sur le terrain de Mont l'Evêque (Oise). Son corps a été transporté sur l'hôpital d'évacuation 3/51, près de Senlis (Oise).

Slt Gabriel Thomas :

Slt Gabriel Joseph Thomas prend le commandement de l’escadrille SPA 88, le 1er août 1918. Né à Ligré (Indre-et-Loire), le 4 janvier 1896, il s’est engagé au 2ème groupe d'aviation à St-Cyr comme mécanicien, le 10 novembre 1914. Après avoir obtenu son brevet de pilote militaire à l'école d'Avord, le 5 octobre 1915, il est affecté à l'escadrille MF 98 T du front d’Orient du 7 octobre 1915 au 1er mai 1916, puis pilote de l'escadrille N 391 (future 507) du 1er mai 1916 au 18 avril 1917. Il est ensuite renvoyé sur le front de l’Ouest et affecté à l'escadrille 88 du 6 mai 1917 au 2 septembre 1918. Il prend le commandement de l'escadrille SPA 88 du 28 juin au 7 juillet 1918. Blessé au combat, il est hospitalisé, le 2 septembre 1918 et ne rentrera de convalescence, le 17 octobre 1918. Après avoir obtenu sept victoires homologuées, toutes remportées à l’escadrille 88, il poursuit sa carrière dans l’aviation, plus particulièrement au sein de l'Aéropostale puis d'Air France en Amérique du Sud.

Mort du Ltt Gabriel Guérin :

Le 1er août 1918, le Ltt Gabriel Guérin, le jour où il prenait le commandement de l’escadrille SPA 88, se tue au cours d'un accident d'avion, aux commandes d'un SPAD XIII, au départ d'une mission de chasse, sur le terrain d'aviation de Mont l'Evêque (Oise). Il totalisait à cet instant 23 victoires homologuées dont 21 à la SPA 15.

Le GC 13 est alors déployé pour prendre part à la bataille de Picardie. Le 13 août, le Ltt Paul Rozoy et l’Adj Alfred Quintard remportent une victoire homologuée contre un biplace qui est abattu dans les environs de Nampcel (Oise). Le 16 août, l’Adj Jules Moulais disparait au cours d'une patrouille offensive sur le front de la 3ème armée, aux commandes d'un SPAD XIII. Après enquête, il a été fait prisonnier après avoir été contraint d'atterrir en zone occupée par les Allemands. Le 16 août, le MdL Edouard Galtié ne rentre pas d'une patrouille offensive sur le front de la 3ème armée, aux commandes du SPAD XIII n° S 3457. Il a été fait prisonnier après avoir été contraint d'atterrir en zone occupée par les Allemands. Le 23 août, trois pilotes (Slt Gabriel Thomas, Adc François Delzenne, MdL Léon Barré) remportent une victoire homologuée contre un biplace qui est abattu dans les environs de Crouy (Seine-et-Marne).

Le Slt Gabriel Joseph Thomas obtient la citation suivante, le 12 octobre 1918 : "Chef de patrouille exceptionnel, donnant journellement à ses pilotes un admirable exemple d'entrain et de courage réfléchi. Le 23 août 1918, a abattu un avion ennemi, remportant ainsi sa quatrième victoire."

Le 24 août, trois pilotes (Slt Gabriel Thomas, Adc François Delzenne, Sgt Louis Chacornac) remportent une victoire homologuée contre un biplace qui s’est écrasé au Sud de Fresnes-en-Tardenois (Aisne).

L’Adc François Delzenne obtient la citation suivante, le 27 septembre 1918 : "Pilote de chasse, remarquable de bravoure et d'allant. Le 24 août 1918, a triomphé d'un biplace ennemi qui s'est écrasé dans ses lignes. Troisième victoire. Trois blessures. Une citation."

Le 25 août, le Cne Paul Rozoy est blessé au combat, aux commandes d'un SPAD XIII. Evacué sur une ambulance du secteur, il rentrera de convalescence, le 7 octobre. Le 30 août, le Slt Gabriel Thomas, associé à une patrouille de la SPA 88, attaque un Drachen dans les environs de Laffaux (Aisne). Ce ballon d’observation ne sera pas homologué aux pilotes.

Slt Marcel Coadou :

Le Slt Marcel Coadou prend le commandement de l’escadrille SPA 88, le 2 septembre 1918. Né à St-Brieuc (22), le 7 février 1897, il s’engage à 18 ans au 1er groupe d'aviation, le 1er juillet 1915. Après avoir obtenu son brevet de pilote militaire à l'école d'Etampes, le 19 janvier 1916, il est affecté à l'escadrille C 9 du 29 avril 1916 au 17 avril 1917. Il est ensuite affecté à l'escadrille 88 du 3 mai 1917 au 15 octobre 1919. Il prendra provisoirement le commandement l'escadrille SPA 88 du 2 septembre au 7 octobre 1918. Pendant la Grande Guerre, il a livré 59 Combats aériens et accomplit 732 heures de vol. Il est alors titulaire de 9 Victoires homologuées et 7 victoires probables. Après guerre, il continue à piloter au sein des lignes Paris-Strasbourg-Varsovie-Bucarest. Pendant la bataille de France, il est commandant en second du GC I/2 qui vole sur MS 406 et obtient une victoire probable. Après la seconde guerre mondiale, il est le créateur de l'Aéroclub de la Côte de Granit (Lannion) et du 1er aérodrome marin sur la plage de St-Michel-en-Grève en 1931. Il a également été l’instructeur de plus de 300 pilotes civils et militaires. Il est décédé à Saint-Raphaël, le 22 octobre 1985.

Le 2 septembre, le Ltt Gabriel Thomas est blessé au cours d'un combat aérien, aux commandes d'un SPAD XIII. Hospitalisé et convalescence jusqu'au 17 octobre. Il est élevé au grade de chevalier de la Légion d’Honneur, le 24 septembre 1918. En voici la citation à l’ordre de l’armée : "Officier du plus haut mérite, exemple de courage, de ténacité et de modestie, chef de patrouille de premier ordre , mène chaque jour au combat les pilotes de son escadrille, sur lesquels il a su prendre, par sa science de chasseur et sa bravoure incontestée, un merveilleux ascendant. Le 24 août 1918, a remporté sa cinquième victoire. Le 2 septembre, au cours d'un dur combat contre un biplace ennemi, a été sérieusement blessé. Quatre citations."

Le 3 septembre, l’Adc François Delzenne remporte une victoire homologuée contre un Drachen. Le 4 septembre, deux pilotes de la SPA 88 (Slt Marcel Coadou, Adc François Delzenne), associé à l’Adj Edouard Pinot, un pilote de la SPA 84, remportent une victoire homologuée contre un monoplace contraint d'atterrir en zone occupée par les Français aux alentours de Juvigny (Aisne). L’escadrille SPA 88 déménage une nouvelle fois et s’installe sur le terrain de Brabant-le-Roi (Meuse), le 6 septembre 1918. Le GC 13 participe à l’offensive contre le saillant de Saint-Mihiel, au sud-est de Verdun.

Citation à l'ordre de l'armée du GC 13 :

Le groupe de chasse n° 13, dont l’escadrille SPA 88 fait partie, est citée à l’ordre de l’armée, le 10 septembre 1918 : "Unité de combat particulièrement brillante, animée du plus pur esprit de sacrifice et du plus ardent enthousiasme. Depuis sa formation, en novembre 1916, sous les ordres du commandant Féquant, a coopéré avec une bravoure et une abnégation constantes à douze grandes batailles aériennes. Malgré des pertes cruelles, n'a cessé à aucun moment de donner un magnifique exemple par sa ténacité et sa foi dans la victoire. Sous les ordres du capitaine d'Harcourt, les escadrilles 15, 65, 84, 88, ont pris la plus belle part aux batailles de mars à août 1918, se dépensant sans compter et portant à 166 le nombre de leurs victoires."

Le 21 septembre, le Slt Marcel Coadou remporte une victoire homologuée contre un avion qui s’est écrasé au Nord de Cernay-en-Dormois (Marne). Le 25 septembre, le Cal Pierre Abébès ne rentre pas d’une mission de barrage de flanc de Samogneux à Manheulles, aux commandes d'un SPAD XIII. Il a été fait prisonnier après avoir été contraint d'atterrir en zone occupée par les Allemands. Son adversaire était probablement le Ltn Rudolf Fuchs du Jasta 77 b. Le 26 septembre, le Slt Marcel Coadou remporte une nouvelle victoire homologuée contre un monoplace qui s’est écrasé dans les lignes françaises. Le 29 septembre, l’Adc François Delzenne remporte une victoire homologuée contre un monoplace abattu à l'Est de Monthois (Ardennes). Il obtient la citation suivante, le 23 octobre 1918 : "Modèle de bravoure et d'audace. En tête de sa patrouille, le 29 septembre 1918, a attaqué un monoplace de combat allemand qui s'est écrasé dans ses lignes (5ème victoire). Trois blessures. Deux citations."

Le 1er octobre, Slt Marcel Coadou et le Sgt Emile Serene remportent une victoire homologuée contre un monoplace qui est abattu au Nord de Sommepy (Marne). Marcel Coadou obtient une nouvelle citation à l’ordre de l’armée, le 7 novembre 1918 : "Excellent pilote de chasse recherchant ardemment le combat. A abattu le 1er octobre un avion ennemi. Cinquième victoire. Une blessure. Quatre citations."

Cne Paul Rozoy :

Cne Marie Joseph Paul Rozoy prend le commandement de l’escadrille SPA 88, le 7 octobre 1918. Né à Sedan (Ardennes), le 2 décembre 1891, il s’engage au 3ème régiment de Cuirassiers, le 1er octobre 1911. Il appartient au 22ème régiment de Dragons quand commence les hostilités à l’Allemagne. Alors qu'il menait une reconnaissance vers Chérisy, à 8 km d'Arras, il est blessé d'un coup de lance à l'épaule gauche, le 30 septembre 1914. Il est de nouveau blessé, cette fois par une balle au bras gauche au combat de Vieille-Chapelle, à 6 km de Béthune, le 11 octobre 1914. Nommé Lieutenant, il est blessé par un éclat de grenade, le 29 juillet 1916. Passé à l’aéronautique militaire, le 15 mars 1917, il obtient son brevet de pilote militaire à l'école de Tours, le 2 juin 1917. Il est affecté comme pilote de l’escadrille N 88 / SPA 88 du 13 septembre 1917 au 7 octobre 1918. Il est de nouveau blessé, cette fois en combat aérien, par une balle à la jambe et évacué sur l'hôpital complémentaire d'armée 38 de Beauvais (Oise), le 12 avril 1918. Rentré de convalescence, il reprend sa place pour être nommé capitaine, le 20 août 1918. Il est encore blessé, en combat aérien, par une balle qui le touche à la nuque, le 25 août 1918. Il ne rentrera que le 7 octobre 1918. Il est nommé au commandement de l'escadrille SPA 88 qu’il conservera du 7 octobre 1918 au 16 avril 1919. Après plusieurs postes de commandement, il est nommé chef de la mission aérienne française auprès du Ministère de l'Air britannique à Londres, le 26 août 1939 et promu général de brigade aérienne, le 25 juin 1940. Toutefois, il refuse de rallier le général de Gaulle et est rapatrié en décembre 1940. Il est alors nommé premier sous-chef d'état-major de l'armée de l'air de Vichy, le 1er octobre 1941, pui directeur de l'organe liquidateur de l'armée de l'Air du 21 décembre 1942 au 17 mars 1943. Il est décédé en 1988.

Le 9 octobre, le Slt Marcel Coadou remporte une victoire homologuée contre un monoplace qui tombe dans les environs de Montfaucon (Meuse). Son adversaire était probablement le Ltn Gerhard Hoffmann ou l'Uffz Paul Drybusch, deux pilotes du Jasta 68 abattus ce jour. Le 9 octobre, le Slt René Le Comte et le Cal Henri Cantener remportent une victoire homologuée contre un monoplace abattu dans les environs de Montfaucon (Meuse). Leur adversaire était probablement le Ltn Gerhard Hoffmann ou l'Uffz Paul Drybusch, deux pilotes du Jasta 68 abattus ce jour là. Le 10 octobre, le soldat Jean Le Bot, 2ème mécanicien, est évacué sur l'hôpital complémentaire d'armée n° 59 à Exchmans (Meuse). Il est décédé des suites d'une grippe infectieuse, le 13 octobre 1918.

Le 23 octobre, Slt Gabriel Thomas remporte une victoire homologuée contre un biplace qui est abattu dans les environs du bois des Forges (Meuse) et l’Adc François Delzenne remporte une victoire homologuée contre un monoplace abattu dans les environs de St-Georges-sur-Meuse (Meuse). Le 27 octobre, le Slt René Lecomte remporte une victoire homologuée contre un biplace qui est abattu en flammes sur la Champagne.

Le 28 octobre, le Slt Gabriel Thomas remporte une victoire homologuée contre un Fokker D VII abattu dans les environs de Fismes (Marne). Il obtient la citation suivante à l’ordre de l’armée, le 25 novembre 1918 : "Officier dont les qualités merveilleuses de pilote sont mise en oeuvre par des qualités morales de tout premier ordre. A peine remis d'une blessure sérieuse, a abattu dans nos lignes, le 23 octobre 1928, un biplace ennemi (6ème victoire). Le 28 octobre, a remporté sa 7ème victoire. Une blessure. Quatre citations."

Le 29 octobre, l’Adc François Delzenne obtient une victoire homologuée en abattant un avion dans l'Aisne. Un pilote allemand, le Ltt Martin Fischer du Jasta 6, a été tué dans ce secteur, soit par Delzenne, soit par Coadou. Le 29 octobre, le Slt Marcel Coadou remporte une victoire homologuée contre un avion qui est abattu dans l'Aisne. Le Ltt Martin Fischer du Jasta 6 a été tué dans ce secteur, soit par Delzenne, soit par Coadou.

Nouveau changement de terrain pour s’installer sur celui de Marson (Marne), le 31 octobre 1918. Le 3 novembre, après un combat aérien, le MdL Léon Barré pose son SPAD XIII en flammes au Nord-Ouest du bois de la Garenne. Brûlé aux jambes, il a été hospitalisé par les Américains. Le 5 novembre, au cours d’une patrouille et probablement après un combat aérien, le Sgt Jean André, aux commandes d’un SPAD XIII, a été contraint d'atterrir en zone occupée par les Allemands et a été fait prisonnier.

Liste des pilotes de l’escadrille SPA 88, à la date du 11 novembre 1918 : Cne Paul Rozoy - Slt Marcel Coadou - Slt Gabriel Thomas - Slt René Lecomte - Slt Yves Canton - Adc François Delzenne - Adj Maurice Brugère - Adj Alfred Quintard - Adj Léon Barré - Sgt Jean Eme - Sgt Louis Chacornac - Sgt Henri Monthulet - Sgt Emile Seréne - Sgt Louis Bilbault - MdL Marcel de Glaréhal - MdL Marcel Landreau - Sgt Henri Cantener - Sgt Jean André - Brig René Castaneda de Campos - Cal Charles Houllier - Caél Alexandre Danielesco.

L’escadrille SPA 88 s’installe sur le terrain de Frolois (Meurthe-et-Moselle), le 12 novembre 1918. Elle est cité à l’ordre de l’armée, le 19 novembre 1918 : "Unité d'élite, animée par un magnifique enthousiasme et le plus pur esprit de sacrifice. Formée par le Capitaine d'Astier, blessé en la menant au combat, a été successivement entrainé par les capitaines Doumer et Guérin tués et le capitaine Rozoy blessé à la tête. Sous leur ardente impulsion et à leur exemple, a pris part à toutes les grandes batailles qui ont assuré le salut et la victoire de la France et y a fait preuve, malgré de lourdes pertes, du même esprit de bravoure et complet mépris du danger."

L’escadrille SPA 88 termine la guerre avec 36 victoires homologuées, 7 non homologuées ou probables et trois citations à l’ordre de l’armée. Elle a été décoré de la Croix de Guerre 14-18. Elle a eu à déplorer la perte de 4 tués au combat, un par la DCA, 5 par accident et un par maladie, auxquels il faut ajouter 14 blessés et huit pilotes faits prisonniers.

Lors de l’occupation de l’Allemagne, elle occupe les terrains de Spire qu’elle gagne, le 7 mai 1919, puis celui de Griesheim, le 19 juin 1919

Slt François Delzenne :

Le Slt François Paul Delzenne prend le commandement de l’escadrille SPA 88, le 28 juin 1919. Né à Coutiches (Nord), le 16 mars 1887, il a effectué son service militaire au 39ème régiment d'artillerie, à partir du 8 octobre 1908. Il est successivement affecté au 15ème régiment d'artillerie de campagne, le 2 août 1914, au 102ème régiment d'artillerie, le 1er juin 1915 et finalement au 106ème régiment d'artillerie lourde, le 10 décembre 1915. Il obtient son brevet de pilote militaire à l'école d'Avord, le 19 mai 1916. Nouvellement breveté, il est tout de même nommé pilote moniteur de vol de l'école d'Avord et restera à ce poste du 6 juin 1916 au 1er février 1918. Il est ensuite affecté à l’escadrille SPA 88 du 13 mai 1918 au (3ème trimestre) 1919. Il a obtenu sept victoires homologuées pendant son séjour à l’escadrille 88. Après guerre, il a été le fondateur de l'Aéroclub de France de Douai-Hénin et devenu moniteur de vol de l'école de pilotage de Douai-La-Brayelle, le 12 octobre 1935 - François Delzenne est décédé, le 24 avril 1962.

5ème escadrille du 3ème régiment d’aviation de chasse :

Ultime déménagement pour l’escadrille SPA 88 qui s’installe sur le terrain de Châteauroux-la-Martinerie (36), le 24 octobre 1919. Avec la création des régiments d’aviation, elle deviendra 105 ème escadrille du 3ème régiment d’aviation de chasse implanté sur place, le 1er janvier 1920. Dés le 1er août 1920, avec la simplification dans la numérotation au sein des régiments d’aviation, elle devient 5ème escadrille du 3ème RAC.

Seconde guerre mondiale et Indochine :

Le 1er septembre 1933, elle devient 1ère escadrille du GC I/3 et participera aux combats de la campagne de 1940 aux commandes de Dewoitine D 520. Dissoute, le 30 novembre 1941, elle renait de ses cendres pour devenir la 1ère escadrille du GC I/3 "Corse", unité équipé de Spitfire et participe à la reconquête du territoire national, puis de l’Allemagne. Après guerre, elle est engagé en Indochine, d’abord sur De Havilland Mosquito puis sur F6F Hellcat. Elle est ensuite équipée de F-84F Thunderstreak, F-100 Super Sabre, Sepecat Jaguar pour être finalement dissoute, le 25 juin 1997.

Le 3/11 "Corse" et l'Afrique :

Au sein du 3/11 "Corse", elle a baroudé en Afrique avec de multiples engagements en Mauritanie, Tchad et sillonnée nombre de pays africains francophones comme le Sénégal, la Côte d’Ivoire, Le Tchad, le Cameroun, le Zaire, le Togo, la République Centrafricaine. Tel le phénix, elle renait de ses cendres comme 1 ère escadrille de l’EC 3/11 "Corse" et affectée sur la base de Djibouti et reçoit une dotation de Mirage 2000 C et 2000 D.

Insignes métalliques des unités
détentrices de ses traditions

Insigne métallique de la 1ère escadrille du GC I/3 époque 1939-1940 - Fabrication A. Augis Lyon - Collection Jean-Jacques Leclercq que je remercie pour son aide.

Insigne métallique du GC I/3 "Corse" - Epoque 1939-1940 - Collection Patrice Gout que je remercie pour son aide.

Insigne métallique de la 1ère escadrille du GC I/3 "Corse" époque 1943-1947 - Fabrication A. Augis Lyon - Photos Ebay France.

Recto de l'insigne métallique de la 1ère escadrille du GC 1/3 "Corse" - Fabrication A. Augis Lyon daté du 2 septembre 1944 - Collection Jean-Pierre Mehl que je remercie pour son aide.

Verso de l'insigne métallique de la 1ère escadrille du GC 1/3 "Corse" - Fabrication A. Augis Lyon daté du 2 septembre 1944 - Collection Jean-Pierre Mehl que je remercie pour son aide.

Insigne métallique de la 1ère escadrille du GC 1/3 "Corse" - Valable probablement pour la période allant de 1949 à 1966 - Photo Albin Denis.

Insigne métallique du GC 1/6 "Corse" - Valable de 1946 à 1952 - Collection Patrice Gout que je remercie pour son aide.

Insigne métallique de l'escadron de chasse 3/11 "Corse" à 2 escadrilles - Il a été homologué au SHD de Vincennes sous le n° A 1066, le 3 mai 1976 - Insigne valable pour la période allant de 1976 à 1994 - Définition héraldique : "Ecu moderne tranché d’argent à une bisse de gueules posée en bande et adextrée de la mention SPA 88 stylisée d’or, et de gueules à une tête de chat de sable sénestrée de la mention SPA 69 également stylisée d’or, le chef de l’écu chargé des capitales GC.CORSE, le tout du même" - Collection Patrice Gout que je remercie pour son aide.

 

 

Unités détentrices des
traditions de l'escadrille SPA 88

Chronologie des insignes de la SPA 88
et des unités détentrices de ses traditions

Chronologie des insignes de la SPA 88 et des unités détentrices de ses traditions :
1 - Insigne de la 1ère escadrille du GC I/3 - époque 1939-1940 - Fabrication A. Augis Lyon - Collection Jean-Jacques Leclercq.
2 - Insigne de la 1ère escadrille du GC 1/3 "Corse" - Fabrication A. Augis Lyon daté du 2 septembre 1944 - Collection Jean-Pierre Mehl.
3 - Insigne de la 1ère escadrille du GC 1/3 "Corse" - Valable probablement pour la période allant de 1949 à 1966 - Photo Albin Denis.
4 - Insigne de la 1ère escadrille de l'escadron de chasse 3/11 "Corse" - Homologué au SHD sous le n° A 1108, le 22 septembre 1977 - Insigne valable pour la période allant du 22 septembre 1977 au 1er août 1997 - Photo SHD de Vincennes.

Insignes métalliques des unités
détentrices de ses traditions

Insigne métallique de la 1ère escadrille de l'escadron de chasse 3/11 "Corse" - Il a été homologué au SHD de Vincennes sous le n° A 1108, le 22 septembre 1977 - Insigne valable pour la période allant du 22 septembre 1977 au 1er août 1997 - Définition héraldique : "D'émail blanc à une bisse ondoyante de gueules d'or. En pointe, capitale 'S' renfermant dans la boucle supérieure les capitales 'PA' et dans la boucle inférieure le nombre "88" le tout d'or" - Il reprend le dessin de l'insigne de 1939-1940 - Photos Albin Denis.

Insigne métallique de l'escadron de chasse 3/11 "Corse à 3 escadrilles - Il a été homologué au SHD de Vincennes sous le n° A 1272 en 1994 - Insigne valable pour la période allant du 1er août 1994 au 25 juin 1997 - Définition héraldique : "Ecu moderne bandé de gueules, d'argent et d'azur à la bisse ondoyante d'or et du premier émail lampassée aussi d'or, adextrée en pointe d'un masque tragique du même et sénestrée en chef d'un rencontre de chat égalemement de sable, les trois brochant. En chef, listel du second métal chargé des capitales CORSE du même" - Collection Patrice Gout que je remercie pour son aide.

Fanions des unités héritières de
traditions de l'escadrille SPA 88

Fanion de la 1ère escadrille du GC 1/3 "Corse" - Epoque immédiat après 2ème guerre mondiale car les dates suivantes sont inscrites : "1914-1918 / 1939-1940 / 1942 / 1945" - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Photo Bernard Palmiéri que je remercie pour son aide.

 

 

Morts : en rouge / Blessés et indemnes : en jaune

 

Slt François d'Astier de la Vigerie, officier du 13ème régiment de Dragons du 1er octobre 1909 au 22 mai 1915 - Photo François d'Astier de la Vigerie transmise par Geoffroy d'Astier de la Vigerie, que je remercie pour son aide.

Cne François Pierre Raoul d'Astier de la Vigerie - Né le 7 mars 1886 au Mans (Sarthe) - Fils de Raoul Ollivier d'Astier de la Vigerie (officier) et de Jeanne Marie Amélie Françoise Masson de Montalivet - (Domiciliés au 11, rue de Courcelles à Paris 8ème (75) - Classe 1906 - Recrutement du ?ème bureau de la Seine sous le matricule n° XXX - Engagé volontaire pour quatre ans au titre de l'école spéciale militaire de St-Cyr - Promotion "Maroc" - Incorporé au 29ème régiment de Dragons, pour son année de service militaire, du 10 octobre 1907 au 16 mai 1910 - Nommé Brigadier, le 1er avril 1908 - Nommé Maréchal des Logis, le 20 octobre 1908 - Victime d'une commotion cérébrale suite à une chute de cheval, le 1er juillet 1909 - Nommé Sous-lieutenant et affecté au 13ème régiment de Dragons, le 1er octobre 1909 - Victime d'une entorse du genou droit au cours d'une chute de cheval, le 6 décembre 1909 - Marié avec Anne Marie Maurice De-Salignac-Fénelon à Paris 8ème (75), le 8 août 1910 - Nommé Lieutenant, le 1er octobre 1911 - Toujours au 13ème régiment de Dragons lors de la mobilisation générale du 2 août 1914 - Chef de peloton du 3ème escadron - Prend part à la bataille de la Woëvre en août 1914 - Prend part à la retraite de Belgique en octobre-novembre 1914 - Affecté à l'état-major de la 1ère brigade de la division du Maroc comme officier de liaison, le 22 mai 1915 - Prend part à l'offensive d'Artois en juin 1915 - Prend part à l'offensive de Champagne en septembre 1915 - Citation n° 18 à l'ordre de la 1ère brigade de la division du Maroc, en date du 22 octobre 1915 - Passé à l'aéronautique militaire, le 22 décembre 1915 - Détaché à l'école d'aviation militaire du Crotoy comme élève pilote, le 1er janvier 1916 - Brevet de pilote militaire n° 3249 obtenu à l'école d'aviation militaire du Crotoy, le 16 avril 1916 - Insigne de pilote militaire n° 4627 - Stage de perfectionnement "Avions rapides" à l'école d'aviation militaire d'Avord du 23 avril au 14 mai 1916 - Stage de tir à l'école de tir aérien de Cazaux du 14 mai au 14 juin 1916 - Stage de "Haute Ecole" à l'école d'aviation militaire de Pau du 14 juin au 22 juillet 1916 - Pilote du GDE du Plessis-Belleville du 22 juillet au 19 août 1916 - Pilote de l'escadrille N 65 du 19 août 1916 au 3 mars 1917 - Titulaire de 76 heures de vol sur les lignes, le 2 mai 1916 - Prend part à la bataille de la Somme en août-septembre 1916 - Une victoire homologuée contre un avion abattu à l'Est d'Estrées, le 15 septembre 1916 - Blessé au combat, aux commandes d'un Nieuport 17, d'une balle qui a traversé le pied gauche avec amputation de 3 orteils, le 23 septembre 1916 - Hospitalisé à l'hôpital Pauchet d'Amiens (Somme), le 23 septembre 1916 - Transféré sur l'hôpital auxiliaire n° 28, rue Bizet à Paris, le 15 octobre 1916 - Chevalier de la Légion d'Honneur et citation n° 3887 à l'ordre de l'armée, en date du 18 octobre 1916 - Croix de Guerre avec palme, en date du 18 octobre 1916 - En convalescence jusqu'au 10 décembre 1916 - Reprend sa place à l'escadrille N 65, le 10 février 1917 - Commandant de l'escadrille SPA 88 du 4 avril 1917 au 7 octobre 1917 - Nommé Capitaine à titre définitif, le 4 avril 1917 - Prend part à l'offensive du Chemin des Dames en avril 1917 - Une victoire homologuée contre un avion, le 1er mai 1917 - Une victoire homologuée contre un biplace forcé d'atterrir dans les lignes françaises dans les environs de Soppe (Haut-Rhin), le 11 mai 1917 - Citation n° 22 à l'ordre de la 7ème armée, en date du 12 mai 1917 - Citation n° 23 à l'ordre de la 7ème armée, en date du 18 mai 1917 - Citation à l'ordre de l'aéronautique de l'escadrille N 88, en date du 26 septembre 1917 - Blessé au combat, aux commandes d'un SPAD VII, d'une balle qui a traversé la jambe gauche, le 1er octobre 1917 - Son avion est tombé en flammes dans les environs de Vailly - Ses adversaires étaient probablement le Ltn Ebelt et l'Uffz Bechert du FlAbt 226 (leur 1ère victoire) - Evacué sur l'hôpital OE 8 de (Vasseny ou Vasny), le 1er octobre 1917 - Citation n° 512 à l'ordre de la 6ème armée, en date du 5 octobre 1917 - Transféré sur l'hôpital auxiliaire 28, rue Bizet à Paris, le 20 octobre 1917 - Nommé Adjoint technique à l'état-major du Groupement Féquant, le 3 mars 1918 - Hospitalisé pour traitement suite à ses blessures de guerre sur l'hôpital militaire du Val de Grâce à Paris du 15 mai au 26 juin 1918 - Nommé Commandant de la Division Breguet du GDE de Chartres du 1er août au 25 décembre 1918 - Lâché sur Breguet 14, le 6 octobre 1918 - Citation n° 11651 à l'ordre de l'armée de l'escadrille SPA 88, en date du 19 novembre 1918 - Termine la guerre avec la croix de guerre 14-18 avec 5 palmes de bronze, une étoile de vermeuil et une étoile de bronze - Commandant de la Division Breguet du GDE de Marigny-le-Châtel du 25 décembre 1918 au 19 février 1919 - Affecté à l'aéronautique du camp retranché de Paris (CRP) du 19 février au 5 mars 1919 - Chef de la mission aéronautique militaire française en Finlande du 5 mars au 6 août 1919 - Chevalier de 1ère classe de l'ordre de la Rose Blanche de Finlande - Affecté au 4ème bureau de la 12ème direction du Ministère de la Guerre, le 6 août 1919 - Officier de la Légion d'Honneur, le 16 juin 1920 - Domicilié au 2 bis, rue Montebello à Versailles (Seine-et-Oise) - Affecté à l'inspection technique de l'aéronautique, le 10 octobre 1921 - Chef adjoint du cabinet technique du secrétariat d'état à l'aéronautique & des transports aériens, le 22 février 1922 - Détaché comme attaché militaire à Rome (Italie), le 1er mai 1923 - Nommé Chef de bataillon, le 25 septembre 1925 - Affecté au 2ème bureau à l'administration centrale de l'aéronautique, le 1er janvier 1926 - Nommé Inspecteur du matériel technique à la direction de l'aéronautique, le 22 juin 1926 - Affecté au 34ème régiment d'aviation, le 23 février 1927 - Affecté comme commandant du 5ème groupe du 37ème régiment d'aviation, le 13 août 1927 - Nommé Commandant tactique de la région de Fez (Maroc), le 1er septembre 1927 - Nommé Commandant du 2ème groupe du 37ème régiment d'aviation et de l'aviation de la région de Meknès (Maroc), le 13 mars 1929 - Prend part aux combats de Gueffiat, le 8 avril 1929; El-Bordj et Aït-Yacoub, le 29 avril 1929; El-Bordj, le 10 mai 1929 - Citation n° 88 à l'ordre de l'armée, en date du 25 juillet 1929 - Nommé Lieutenant-Colonel et affecté à l'état-major général de l'inspection du matériel et des installations, le 25 décembre 1929 - Citation n° 8050 / TOE à l'ordre du Ministère de la Guerre, en date du 20 janvier 1930 - Commandeur de la Légion d'Honneur, le 1er avril 1931 - Affecté au 3ème régiment d'aviation de chasse de Châteauroux et commandant par intérim de ce régiment, le 25 juin 1932 - Désigné par assurer le commandement provisoire de la 3ème brigade aérienne de Tours, le 1er septembre 1933 - Nommé Colonel, le 25 septembre 1933 - Continue à exercer provisoirement les fonctions de commandant de la 23ème brigade aérienne - A suivi les cours du centre d'études tactiques d'artillerie à Metz (Moselle) du 1er au 30 octobre 1934 - Affecté à l'école militaire et d'application de l'armée de l'Air pour suivre les cours du centre des hautes études militaires, le 11 juillet 1934 - Désigné pour suivre les cours du centre des hautes études militaires du cycle d'information des officiers généraux et colonels du 2 au 24 novembre 1934 - Nommé Adjoint au général inspecteur de l'aviation légère de défense métropolitaine, le 11 décembre 1934 - Nommé Général de brigade aérienne, le 25 octobre 1936 - Nommé Commandant de la 23ème brigade aérienne, le 22 février 1938 - Commandant par intérim de la 4ème région aérienne - Nommé Général de division aérienne, le 10 mai 1939 - Nommé Commandant, par intérim, inspecteur général des écoles, le 13 juin 1939 - Nommé Général de corps aérien, le 10 septembre 1939 - Grand-Officier de la Légion d'Honneur, le 30 décembre 1939 - Nommé Commandant de la zone d'opérations aériennes du Nord (ZOAN) - Il a sous ses ordres les 2/3 des forces aériennes françaises - Relevé de son commandement par le Général Pujo, le nouveau ministre de l'Air, il est contraint d'accepter le commandement des forces aériennes au Maroc - Après l'attaque britannique de Mers El-Kébir contre la flotte française, il refuse d'effectuer des représailles contre les navires anglais mouillant à Gibraltar - Il est relevé de son commandement, le 23 août 1940 - Rentré en France, il participe à la résistance au sein du mouvement Libération-Sud - Il gagne Londres par Lysander, le 18 novembre 1942 - Nommé Adjoint au Général De Gaulle et membre du haut comité militaire, le 1er décembre 1942 - En mission à Alger du 19 au 22 décembre 1942 pour étudier la situation sur place et préparer la venue du général de Gaulle - Nommé Commandant des forces militaires françaises en Grande-Bretagne, le 3 juillet 1943 - Nommé Commandant supérieur des troupes françaises en Grande-Bretagne, le 16 octobre 1943 - Nommé Délégué militaire à Londres du Comité d'action en France et délégue auprès du Haut-commandement interallié pour les questions d'administration militaire en France sur le théâtre d'opérations Nord, le 3 décembre 1943 - Rappelé à Alger par le général de Gaulle en avril 1944 - En mission en Espagne de juin à juillet 1944 - Rejoint le général de Gaulle après la libération de Paris - Fait Compagnon de la libération, le 8 novembre 1944 - Nommé ambassadeur de France à Rio de Janeiro (Brésil) du 8 novembre 1944 à 1946 - Décédé à Paris, le 10 octobre 1956 - François d'Astier de la Vigerie repose dans la 10ème section du cimetière du Père-Lachaise à Paris (75) - Sources : Acte de naissance - Pam - Etat des services - LO - Bailey/Cony - Liste des brevets militaires - Relevé des citations - JORF - Dernière mise à jour : 16 avril 2017.

* Citation n° 18 à l'ordre de la 1ère brigade de la division du Maroc, en date du 22 octobre 1915 : "Sur le front depuis le début de la campagne, a fait preuve de brillantes qualités militaires, de mordant et d'audace au cours de reconnaissances de cavalerie. Affecté à un état-major de brigade a, pendant les combats des 25 et 28 septembre 1915 assuré les liaisons avec un profond mépris du danger."

* Chevalier de la Légion d'Honneur et citation n° 3887 à l'ordre de l'armée, en date du 18 octobre 1916 : "Après s'être distingué au début de la campagne dans la cavalerie, est passé dans l'aviation où il s'est montré pilote de chasse brave, hardi et plein de sang-froid. Le 15 septembre 1916, a livré combat à 2 avions allemands qui attaquaient un avion de réglage, a abattu l'un d'eux et mis l'autre en fuite. Le 23 septembre, au cours d'un combat dans les lignes ennemies, ayant été grièvement blessé, a eu l'énergie de ramener son appareil jusqu'au terrain." Cette citation comporte l'attribution de la Croix de Guerre avec Palme.

* Citation n° 22 à l'ordre de la 7ème armée, en date du 12 mai 1917 : "Commandant d'une escadrille en formation, a donné, dès son arrivée de ses premiers éléments, le plus bel exemple de bravoure et d'habileté. Le 1er mai 1917, avec deux de ses pilotes, a attaqué neuf avions ennemis. A abattu l'un d'entre eux."

* Citation n° 23 à l'ordre de la 7ème armée, en date du 18 mai 1917 : "Chef d'une escadrille en formation, donne journellement à la jeune unité le plus bel exemple de bravoure et d'adresse. Le 11 mai, à la tête d'une patrouille, a attaqué deux avions ennemis et a descendu l'un d'eux qui est tombé dans nos lignes. C'est le 3ème avion descendu par ce pilote."

* Citation à l'ordre de l'aéronautique de l'escadrille N 88, en date du 26 septembre 1917 : "Sous les ordres et à l'exemple du capitaine d'Astier, a brillamment accompli 420 vols de guerre, au cours desquels 102 croisières de chasse et 13 protections de reconnaissances photographiques ou d'avions d'artillerie. Méritent une attention particulière. A livré 54 combats au cours desquels trois avions ennemis ont été abattus."

* Citation n° 512 à l'ordre de la 6ème armée, en date du 5 octobre 1917 : "Commandant d'escadrille de chasse. Superbe d'entrain, de bravoure et d'adresse, a détruit trois avions ennemis et fait tomber désemparés deux autres. déjà blessé dans un combat aérien en 1916, vient d'être à nouveau grièvement blessé, le 1er octobre 1917, en attaquant un groupe d'avions ennemis à la tête de ses patrouilles."

* Citation n° 11651 à l'ordre de l'armée de l'escadrille SPA 88, en date du 19 novembre 1918 : "Unité d'élite, animée par un magnifique enthousiasme et le plus pur esprit de sacrifice. Formée par le Capitaine d'Astier, blessé en la menant au combat, a été successivement entrainé par les capitaines Doumer ey Guérin tués et le capitaine Rozoy blessé à la tête. Sous leur ardente impulsion et à leur exemple, a pris part à toutes les grandes batailles qui ont assuré le salut et la victoire de la France et y a fait preuve, malgré de lourdes pertes, du même esprit de bravoure et complet mépris du danger."

* Citation n° 88 à l'ordre de l'armée, en date du 25 juillet 1929 : "Commandant de groupes d'escadrilles, hors de pair qui a dirigé de façon magistrales l'action de l'aviation dans les opérations du Haut-Zig en avril-mai 1929. Par son activité, sa nouvelle compréhension des besoins des troupes à terre, sa vive intelligence des situations, a tiré le meilleur parti des élèments mis à la disposition du territoire du Sud. A donné, en outre, lui-même, les plus beaux esemples d'allant et de courage en exécutant des missions périlleuses dans un pays difficile et par tous les temps."

* Citation n° 8050 / TOE à l'ordre du Ministère de la Guerre, en date du 20 janvier 1930 : "Sous les ordres du Commandant d'Astier de la Vigerie, ayant pour adjoint le commandant Blaise, le groupe provisoire d'aviation du Rick, composé des 3ème, 4ème, 7ème et 8ème escadrilles, a contribué pour une latge part au rétablissement de la situation dans la région d'Ait Yacoub. En dehors des nombreuses et pénibles missions journalières de reconnaissances, et de bombardement, a sauvé à plusieurs reprises par des inerventions massives et répétées par le poste d'Aib Yacoub, en particulier dans la matinée du 12 juin 1929. Quoique travaillant dans les conditions matérielles les plus défavorables, par un très mauvais temps, survolant sans cesse un pays chaotique, a su se montrer à hauteur de toutes les tâches pendant la période entique, précéda l'arrivée des premiers renforts, réconfortant le moral des assiégés et recueillant d'incessants témoignages de leur reconnaissance et de leur admiration." Cette citation comporte l'attribution de la Croix de Guerre des TOE avec Palme.

* Grand officier de la Légion d'Honneur du Général de corps aérien François Pierre raoul d'Astier de la Vigerie, en date du 30 décembre 1939 : "32 ans de services, 10 campagnes, 3 blessures, 8 citations, 21 ans de bonifications pour services aériens, 81 annuités. Commandeur de la Légion d'Honneur du 1er avril 1931."

 

MdL René Castaneda de Campos - Né le 3 janvier 1898 à Paris - Fils de Jean-Baptiste Castaneda de Campos et de Marie-Louise Pierre - Profession avant guerre représentant en ciments - Appelé au 17ème régiment d'artillerie de campagne (RAC), le 17 avril 1917 - Passé à l'aviation comme élève pilote, le 15 septembre 1917 - Brevet de pilote militaire n° 10407 obtenu à l'école d'aviation militaire de Chartres, le 7 décembre 1917 - Pilote de l'escadrille SPA 94 du 30 avril au 27 juillet 1918 - Pilote de l'escadrille SPA 88 du 23 août 1918 au 3ème trimestre 1919 - Cette photo a été prise sur le terrain de Spire, pendant l'occupation de Allemagne après guerre, le 7 septembre 1919 - Photo collection Jean-Jacques Leclercq que je remercie pour son aide.

Ltt Paul Rozoy, pilote de l'escadrille N 88 / SPA 88 du 13 septembre 1917 au 7 octobre 1918 puis commandant de l'escadrille SPA 88 du 7 octobre 1918 au 16 avril 1919 - Photo François d'Astier de la Vigerie transmise par Geoffroy d'Astier de la Vigerie, que je remercie pour son aide.

Cne Marie Joseph Paul Rozoy - Né le 2 décembre 1891 à Sedan (Ardennes) - Fils de Marie Antoine Georges Rozoy et de Marie Lucie Loilier - Profession avant engagement Etudiant - Classe 1911 - Recrutement de Mézières sous le matricule n° 571 - Engagé volontaire pour 4 ans, au titre du 3ème régiment de Cuirassiers, à compter du 1er octobre 1911 - Nommé Sous-lieutenant et affecté au 22ème régiment de Dragons, le 23 décembre 1913 - Blessé d'un coup de lance à l'épaule gauche alors qu'il menait une reconnaissance vers Chérisy (8 km d'Arras), le 30 septembre 1914 - Blessé par une balle au bras gauche au combat de Vieille-Chapelle (6km de Béthune), le 11 octobre 1914 - Citation à l'ordre du corps de cavalerie, en date du 20 octobre 1914 - Chevalier de la Légion d'Honneur et citation à l'ordre de l'armée, en date du 22 octobre 1914 - Nommé Lieutenant à titre définitif, le 22 février 1915 - Blessé par éclat de grenade, le 29 juillet 1916 - Passé à l'aéronautique militaire comme élève pilote, le 15 mars 1917 - Blessé au cours d'un accident d'avion, le 27 avril 1917 - Brevet de pilote militaire n° 6773 obtenu à l'école d'aviation militaire de Tours, le 2 juin 1917 - Stage "Avions Rapides" à l'école d'aviation militaire d'Avord - Stage de "Haute Ecole" à l'école d'aviation militaire de Pau au 13 juillet au 8 août 1917 - Pilote du GDE du 8 août au 13 septembre 1917 - Blessé au front suite à l'accident d'un avion tombé en panne, au départ d'une mission, le 12 août 1917 - Pilote de l'escadrille N 88 / SPA 88 du 13 septembre 1917 au 7 octobre 1918 - En mission du 28 au 30 septembre 1917 - En mission du 21 au 24 février 1918 - Blessé au cours d'un combat aérien par une balle à la jambe et évacué sur l'hôpital complémentaire d'armée 38 de Beauvais (Oise), le 12 avril 1918 - Evacué sur un hôpital de l'intérieur - Citation n° 3 à l'ordre du corps d'armée, en date du 29 avril 1918 - Rentré de convalescence, le 19 juillet 1918 - Une victoire homologuée contre un biplace du FlAbt. 205 abattu dans les environs de Nampcel (Oise), le 13 août 1918 - Nommé Capitaine à titre temporaire, le 20 août 1918 - Blessé au cours d'un combat aérien, aux commandes d'un SPAD XIII, par une balle à la nuque, le 25 août 1918 - Evacué sur une ambulance - Citation à l'ordre de l'armée, en date du 28 août 1918 - Rentré de convalescence, le 7 octobre 1918 - Commandant de l'escadrille SPA 88 du 7 octobre 1918 au 16 avril 1919 - Citation à l'ordre de l'armée, en date du 10 octobre 1918 - Citation n° 11.651 à l'ordre du GQG en date du 19 novembre 1918 - Affecté à l'état-major de l'escadre 2 comme adjoint au commandant, le 16 avril 1919 - Nommé Adjoint du 2ème régiment d'aviation de chasse, le 1er janvier 1920 - Croix de Guerre belge, le 30 octobre 1920 - Affecté à l'armée du Rhin, le 11 mai 1921 - Passé à l'arme du Génie et nommé Capitaine à titre définitif, le 13 juillet 1921 - Officier de la Légion d'Honneur, le 7 octobre 1921 - Proposé pour le maintien en activité du service avec pension personnelle de 65 % pour cicatrices multiples, hémotorax droit , avant bras gauche, cuisse gauche, pied droit par la commission de réforme de Strasbourg, le 10 mars 1922 - Détaché au 506ème régiment de chars, le 12 juin 1922 - Détaché au 158ème régiment d'infanterie, le 26 juin 1922 - Affecté au 34ème régiment d'aviation d'observation stationné au Bourget, le 21 septembre 1922 - Affecté en qualité de stagiaire à l'état-major du 6ème corps d'armée, le 21 septembre 1924 - Affecté au 11ème régiment d'aviation, le 9 août 1926 - En congé sans solde du 1er août 1926 au 1er septembre 1927 - Affecté à l'inspection du matériel et des installations techniques de l'aéronautique, détaché à la direction de l'aéronautique - Nommé Chef de bataillon et affecté au 34ème régiment d'aviation, le 25 décembre 1929 - Affecté à l'état-major des forces aériennes au Ministère de l'Air, le 7 novembre 1931 - Affecté à l'état-major du général commandant les forces aériennes, le 3 février 1933 - Affecté à l'état-major du général inspecteur de l'aéronautique militaire de renseignement métropolitaine, le 31 mai 1933 - Nommé Lieutenant-colonel, le 25 décembre 1934 - Affecté comme commandant d'escadre à la 1ère escadre d'aviation légère de défense, le 12 décembre 1934 - Désigné pour être détaché au centre des Hautes études aériennes en 1936-1937 - Désigné pour suivres les cours au centre des Hautes Etudes Militaires et les stages différents, le 2 juillet 1936 - Rattaché à la base aérienne n° 104, le 1er octobre 1936 - Rattaché au bataillon de l'air 117, le 12 mai 1937 - Affecté à la 62ème escadre aérienne à Meknès, le 31 mars 1937 - Embarqué à Marseille, le 1er août 1937 - Débarqué à Casablanca, le 3 août 1937 - Nommé Colonel, le 15 juin 1938 - Commandant par intérim de la 23ème brigade aérienne et du centre d'expérience aérienne militaire n° 381, le 5 juin 1939 - Embarqué à Casablanca, le 30 juin 1939 - Débarqué à Bordeaux, le 1er juillet 1939 - Nommé Chef de la mission aérienne française auprès du Ministère de l'Air britannique à Londres, le 26 août 1939 - Nommé Général de brigade aérienne, le 25 juin 1940 - Refuse de rallier le général De Gaulle et rapatrié en décembre 1940 - En disponibilité jusqu'en octobre 1941 - Nommé Premier sous-chef d'état-major de l'armée de l'air de Vichy, le 1er octobre 1941 - Nommé Directeur de l'organe liquidateur de l'armée de l'Air du 21 décembre 1942 au 17 mars 1943 - Passé dans la réserve, le 17 mars 1943 - Démobilisé, le 17 mars 1943 - Placé en congé d'armistice, le 17 juin 1943 - Placé en congé définitif du personnel navigant, le 2 décembre 1943 - Non rappelé à l'activité - Décédé en 1988 - Paul Rozoy repose dans le cimetière St-Charles de Sedan (Ardennes) - Sources : Pam - Liste des brevets militaires - CCC de l'escadrille N 88 / SPA 88 - Fiche matricule du département des Ardennes - JORF - Dernière mise à jour : 5 juin 2017.

* Chevalier de la Légion d'Honneur et citation à l'ordre de l'armée du Slt Paul Rozoy au 22ème régiment de Dragons, en date du 11 octobre 1914 : "Bien que blessé gravement au bras, a conservé le commandement du feu de son peloton jusqu'à l'arrivée du capitaine commandant, à qui il a fait un compte-rendu complet de la situation avant d'aller se faire panser. Déjà blessé d'un coup de lance, le 30 septembre."

Cne Marcel Victor Doumer - Né le 12 juillet 1886 à Laon (02) - Fils de Joseph Athanase Paul Doumer (ancien ministre et futur président de la République) et de Marie Céline Blanche Richel - Domiciliés au 15, boulevard Delessert à Paris 16ème (75) - Classe 1906 - Recrutement du 2ème bureau de la Seine sous le matricule n° 2091 - Engagé volontaire, avec devancement d'appel, au titre du 4ème régiment de Hussards, à compter du 3 octobre 1906 - Nommé Brigadier, le 19 avril 1907 - Nommé Maréchal des Logis, le 12 octobre 1907 - Envoyé en congé en attendant de passer dans la réserve, le 25 septembre 1908 - Affecté, dans la réserve, au régiment de cavalerie de Meaux - Profession avant guerre ingénieur aux établissements Decauville de Corbeil - - Nommé Adjudant de réserve, le 23 février 1910 - A accompli une période d'exercices au 4ème régiment de Hussards du 1er au 23 septembre 1910 - Marié avec Mlle Jeanne Adrienne Désirée Cattelain à Paris (75), le 13 mai 1911 - Ils ont eu deux enfants, une fille et un garçon - Nommé sous-lieutenant de réserve et affecté au 20ème régiment de chasseurs à cheval, à la suite pour ordre pour être détaché au 289ème régiment d'infanterie caserné à Sens, le 16 juin 1911 - Le 289ème régiment d'infanterie fait partie de la 109ème brigade, 55ème division - A accompli une période d'exercices au 289ème régiment d'infanterie du 13 au 31 mai 1913 - Rappelé à l'activité au 289ème régiment d'infanterie, par la mobilisation générale du 2 août 1914 - Nommé Lieutenant de réserve, à titre définitif, le 7 mars 1915 - Citation à l'ordre de l'armée en date du 10 mai 1915 - Passé à l'aéronautique militaire comme élève pilote, le 15 novembre 1916 - Brevet de pilote militaire n° 5981 à l'école d'aviation de Juvisy, le 19 avril 1917 - Stage de perfectionnement "Avions rapides" à l'école d'aviation militaire d'Avord - Stage de spécialisation à l'école d'aviation militaire de Pau, jusqu'au 30 mai 1917 - Pilote du GDE du 30 mai au 15 juin 1917 - Pilote de l'escadrille N 15 du 15 juin au 9 décembre 1917 - Affecté à l'état-major du GC 13 du 9 décembre 1917 au 24 janvier 1918 - Commandant de l'escadrille SPA 88 du 24 janvier au 28 juin 1918 - Nommé Capitaine à titre temporaire, le 10 mars 1918 - Le 28 juin 1918, le capitaine rentrait seul après la dispersion des patrouilles quand il fut attaqué par trois Fokker d'un nouveau modèle - L'un d'eux fut mis à mal et préféra rentrer dans ses lignes, Doumer s'en prit à un second, quand le troisième réussit à placer une rafale en venant de l'arrière - Malgré la gravité de sa blessure, il parvient à rentrer dans les lignes françaises et à tomber à la lisière de la forêt, près du village de Dampleux - Quand des soldats arrivèrent pour le secourir, il n'avait plus la force de parler et pu juste leur montrer la plaque d'identité qui était à son bras et s'évanouit - Son SAPD XIII avait été criblé de balles - Il fut évacué sur le poste de secours du régiment d'infanterie puis sur l'ambulance 2/26 de Boursonne où il ne repris pas ses esprits et décéda quelques heures plus tard - Chevalier de la Légion d'Honneur et citation à l'ordre de l'armée, à titre posthume, en date du 29 juin 1918 - Photo extraite du livre "Les trois frères Doumer" paru en 1920 - Sources : Pam - CCC de l'escadrille N 15 - CCC de l'escadrille SPA 88 - Etat des Services - LO - JORF - Avis de décès - MpF - Livre "Les trois frères Doumer" - Dernière mise à jour : 18 juillet 2017.

* Citation à l'ordre de l'armée du Ltt Marcel Doumer, au 20ème régiment de chasseurs à cheval, détaché à l'état-major de la 109ème brigade d'infanterie, en date du 10 mai 1915 : "Modèle de bravoure et de crânerie. S'est prodigué sans compter en toutes circonstances
depuisle début de la campagne. Le 30 août 1914, allant porter un ordre aux avant-postes, a été entouré par les fantassins ennemis, a eu son cheval tué sous lui par leur feu et ne s'est tiré de cette situation périlleuse que par son énergie et son sang-froid. Le 6 septembre, a ramené au combat des unités désorganisées et les y a
maintenues en faisant le coup de feu avec elles."

* Chevalier de la Légion d'Honneur et citation à l'ordre de l'armée, à titre posthume, du Cne Marcel Victor Doumer, au 20ème régiment de chasseurs, commandant de l'escadrille SPA 88, en date du 29 juin 1918 : "Chef d'escadrille d'élite, animé du sentiment du devoir le plus élevé; par ses remarquables qualités de chef, a su faire de son escadrille une unité homogène et un redoutable instrument de guerre. A été très grièvement blessé en pleine bataille à la tête de ses patrouilles. Deux citations."

 

 

 

Les hommes

Ltt Gabriel Fernand Charles Guérin - Né le 25 juillet 1892 au Havre (76) - Service militaire au 28ème régiment d'infanterie - Mobilisé au 18ème régiment d'infanterie, le 2 août 1914 - 2 citations dans cette unité - Passé à l'aviation, le 6 juin 1916 - Tests de sélection PN et cours théoriques à l'école de Dijon - Brevet de pilote militaire n° 4730 obtenu à l'école d'aviation militaire d'Avord, le 10 octobre 1916 - Stage de perfectionnement à l'école d'aviation militaire de Chateauroux - Stage de Haute-Ecole à l'école d'aviation militaire de Pau - Pilote de l'escadrille SPA 15 du 24 avril 1917 au 7 juillet 1918 - Nommé Sous-Lieutenant, le 15 novembre 1917 - Evacué sur l'hôpital de Beauvais puis convalescence du 12 mai au 1er juillet 1918 - Pilote et commandant de l'escadrille SPA 88 du 7 juillet 1918 au 1er août 1918 - Trouve la mort au cours d'un accident aérien, aux commandes d'un SPAD XIII, sur le terrain de Mont l'Evêque (Oise), le 1er août 1918 - La cause de l'accident est une panne moteur - 23 victoires dont 21 à la SPA 15 - Repose dans le cimetière Sainte-Marie du Havre - Photo Archives escadron de chasse 1/7 "Provence" de Saint-Dizier.

Adj Achille Justin Ernest Rousseaux - Né le 29 août 1887 à Dijon (21) - Fils d'Ernest Justin Pierre Rousseaux et de Virginie Clément - Service militaire au 15ème régiment de Chasseur à cheval du 1er octobre 1908 au 13 novembre 1912 - Profession avant guerre Boucher - Mobilisé au 15ème régiment de Chasseurs à cheval, le 3 août 1914 - Passé à l'aviation comme mitrailleur, le 3 janvier 1916 - Stage du tir aérien à l'école du tir aérien de Cazaux du 30 janvier au 8 février 1916 - RGA du 6 février au 17 avril 1916 - Mitrailleur de l'escadrille N 23 du 17 au 18 avril 1916 - Mitrailleur de l'escadrille C 46 du 18 avril 1916 au 30 septembre 1917 - Nommé Brigadier, le 18 octobre 1916 - 5 victoires aériennes homologuées à l'escadrille C 46 - Médaille Militaire, le 25 décembre 1916 - Croix de Guerre - Nommé Maréchal des Logis, le 12 décembre 1916 - Brevet de pilote militaire n° 7603 obtenu à l'école d'aviation militaire d'Etampes, le 21 juillet 1917 - Pilote de l'escadrille N 79 du 30 septembre au 5 octobre 1917 - Pilote de l'escadrille N 88 / SPA 88 du 3 octobre 1917 au 21 août 1918 - Blessé par balle au combat à la jambe droite, le 11 janvier 1918 - Nommé Adjudant, le 25 janvier 1918 - Une victoire homologuée à l'escadrille N 88 - 5 citations à l'ordre de l'armée (24 septembre 1916 - 25 novembre 1916 - 25 décembre 1916 - 8 mai 1917 - 6 janvier 1918) - Instructeur à la GDERDC, le 20 février 1918 - Démobilisé, le 26 mars 1919 - Reprends son métier de boucher aux abattoirs de la Villette à Paris - Décédé des suites d'une infection survenue dans l'exercice de sa profession à Rosny-sous-Bois, le 23 octobre 1928 - Repose au cimetière communal de Rosny-sous-Bois (93) - Photo Achille Rousseaux transmise par Pascal Rousseaux, son arrière petit-fils que je remercie pour son aide.

Adj Marcel Coadou, pilote de la N 88, se prépare à décoller du terrain de Bouleuse, à l'Ouest de Reims (51), aux commandes de son Nieuport codé "6" - le Sgt Gabriel Usse, pilote de la F 24, est venu saluer son ami - Photo Justin Usse transmise par Gilles Delanoé que je remercie pour son aide.

Le Slt Marcel Coadou pose à côté de son SPAD VII alors qu'il était pilote de l'escadrille N 88 / SPA 88 en 1917 - Photo Justin Usse transmise par Gilles Delanoé que je remercie pour son aide.

Slt Marcel Coadou - Né le 7 février 1897 à St-Brieuc (22) - Fils de Yves Marie Coadou et de Jeanne Marie Picard - Engagé volontaire à 18 ans au 1er groupe d'aviation, le 1er juillet 1915 - Brevet de pilote militaire n° 2445 obtenu à l'école d'aviation d'Etampes, le 19 janvier 1916 - Nommé Caporal, le 1er février 1916 - Pilote de l'escadrille C 9 du 29 avril 1916 au 17 avril 1917 - Nommé sergent, le 16 juillet 1916 - Une citation à l'ordre de la division en mars 1917 - GDE du 17 avril au 3 mai 1917 - Pilote de l'escadrille N 88 / SPA 88 du 3 mai 1917 au 15 octobre 1919 - Nommé Adjudant, le 1er octobre 1917 - Nommé Sous-lieutenant à titre temporaire, le 7 mars 1918 - Commandant l'escadrille SPA 88 (intérim) du 2 septembre au 7 octobre 1918 - Citation à l'ordre de l'armée, le 7 novembre 1918 - A livré 59 Combats aériens et 732 heures de vol - Titulaire de 9 Victoires homologuées et 7 victoires probables - Chevalier de la Légion d'Honneur, le 28 mars 1919 - Croix de guerre 1914-1918 avec 6 palmes et une étoile d'argent - Libéré de ses obligations militaires, il continue à appartenir à la réserve - Pilote des lignes Paris-Strasbourg-Varsovie-Bucarest - Pendant la bataille de France, il est commandant en second du GC I/2 sur MS 406 - Une victoire probable en 1940 - Créateur de l'Aéroclub de la Côte de Granit (Lannion) - Créateur du 1er aérodrome marin sur la plage de St-Michel-en-Grève en 1931 - Croix de commandeur de la Légion d'Honneur en 1936 - Pilote instructeur de plus de 300 pilotes civils et militaires - Décédé à Saint-Raphael, le 22 octobre 1985.

* Citation à l'ordre de l'armée - Ordre n° 11294 "D" en date du 7 novembre 1918 - Le Slt Marcel Marie Arthur Coadou du 99ème régiment d'infanterie - Pilote aviateur de l'escadrille SPA 88 : "Excellent pilote de chasse recherchant ardemment le combat. A abattu le 1er octobre un avion ennemi. Cinquième victoire. Une blessure. Quatre citations."

* Citation à l'ordre de la division aérienne - Ordre général n° 32 - Zone d'Opération aériennes des Alpes - EM du 18 juillet 1940 - Le Cdt Marcel Coadou du Groupe de Chasse I/2 : "Pilote de guerre 1914-1918 au cours de laquelle il avait obtenu 9 victoires officielles a repris sa place dans un groupe de chasse où il est resté durant toute la campagne 1939-1940, faisant preuve d'un allant qui ne s'est jamais démenti. A fait profiter les pilotes de son unité de son expérience tout en donnant lui-même un exemple soutenu au cours de patrouilles de chasse auxquelles il a participé lui-même."
Cette citation comporte l'attribution de la Croix de guerre avec Etoile d'Argent.

Photo dédicacée par Marcel Coadou à Jean-Claude Guillermin - Le texte : "A 21 ans... seulement "chasseur" depuis avril 1918. Voici une victoire homologuée officielle en août. Salué par les copains de la SPA 88 du GC 13" - Photo collection Philippe Guillermin que je remercie pour son aide.

Sgt Charles Ferron pose à côté d'un SPAD XIII codé "18" aux couleurs du groupement de chasse n° 2 sur le terrain de Spire pendant l'hiver 1918-1919 - Photo collection Jean-Jacques Leclercq que je remercie pour son aide.

Sgt Charles Joseph Ferron - Né le 24 mars 1895 à Paris (75) - Fils de Louis Ferron et d'Henriette Guyot - Domiciliés 22, rue du jardin Anglais à Le Rainoy - Profession avant guerre Employé de banque - Mobilisé au 76ème régiment d'infanterie, le 20 décembre 1914 - Affecté au 293ème régiment d'infanterie - Nommé Caporal en octobre 1915 - Passé à l'aéronautique militaire comme mitrailleur, le 3 juin 1916 - Stage de tir à l'école de tir aérien de Cazaux jusqu'au 2 octobre 1916 - RGA du 2 au 5 octobre 1916 - Mitrailleur de l'escadrille F 63 du 8 octobre 1916 au 25 novembre 1917 - Détaché à la GDE du 25 octobre au 3 novembre 1916 - Passé élève pilote à Dijon, le 25 novembre 1917 - Brevet de pilote militaire n° 11.101 obtenu à l'école d'aviation militaire d'Istres, le 29 janvier 1918 - Stage de perfectionnement à l'école d'aviation militaire d'Istres-Miramas (13) - Stage de Haute-Ecole à l'école d'aviation militaire de Pau jusqu'au 13 mars 1918 - Pilote de l'escadre de chasse n° 2 - Pilote de la SPA 88 du 28 avril au 16 mai 1919.

Slt Gabriel Thomas, pilote de l'escadrille SPA 88 du 6 mai 1917 au 4 septembre 1918 - Photo François d'Astier de la Vigerie transmise par Geoffroy d'Astier de la Vigerie, que je remercie pour son aide.

Slt Gabriel Joseph Thomas - Né le 4 janvier 1896 à Ligré (Indre-et-Loire) - Fils d'Auguste Thomas et de Catherine Humbert - Profession avant guerre Mécanicien - Classe 1916 - Recrutement de XXX sous le matricule n° 91 - Engagé au 2ème groupe d'aviation à St-Cyr comme mécanicien, à compter du 10 novembre 1914 - Brevet de pilote militaire n° 1700 obtenu à l'école d'aviation militaire d'Avord, le 5 octobre 1915 - Affecté au front d'Orient - Pilote de l'escadrille MF 98 T du 7 octobre 1915 au 1er mai 1916 - Pilote de l'escadrille N 391 (future 507) du 1er mai 1916 au 18 avril 1917 - Nommé Sergent, le 26 mai 1916 - Croix de Guerre et citation à l'ordre du corps d'armée, en date du 1er octobre 1916 - Nommé Adjudant, le 7 janvier 1917 - Pilote du GDE du 18 avril au 6 mai 1917 - Pilote de l'escadrille N 88 / SPA 88 du 6 mai 1917 au 2 septembre 1918 - Nommé Sous-lieutenant, le 5 décembre 1917 - Commandant de l'escadrille SPA 88 du 28 juin au 7 juillet 1918 - Citation à l'ordre de l'armée, en date du 29 juillet 1918 - Blessé au combat et hospitalisé, le 2 septembre 1918 - Chevalier de la Légion d'Honneur et citation à l'ordre de l'armée, en date du 24 septembre 1918 - Rentré de convalescence, le 17 octobre 1918 - Fait partie des pionniers de l'Aéropostale puis d'Air France en Amérique du Sud - Sept victoires homologuées toutes remportées à l'escadrille SPA 88 - Officier de la Légion d'Honneur, le 28 juillet 1928 - Nommé Capitaine de réserve, le 9 juin 1937 - Sources : Pam - CCC de l'escadrille N 88 / SPA 88 - JORF - Dernière mise à jour : 5 juin 2017.

* Croix de Guerre et citation à l'ordre du corps d'armée, en date du 1er octobre 1916 : "S'est distingué aux Dardanelle en effectuant, sur des avions de chasse, de longs vols en mer pour rencontrer les appareils ennemis qu'il pourchassait avec âpreté. S'est acquis de nouveaux titres depuis sept mois où, à plusieurs reprises, il a livré combat d'une façon heureuse aux avions ennemis et exécuté de très belles reconnaissances d'armée, faisant preuve à différentes occasions de connaissances militaires très au-dessus de son grade et de ses fonctions."

* Citation à l'ordre de l'armée du Slt Gabriel Thomas, pilote à l'escadrille SPA 88, en date du 29 juillet 1918 : "Pilote d'une bravoure au-dessus de tout éloge et d'une habileté remarquable. A attaqué récemment à la tête de sa patrouille un groupe d'avions de chasse ennemis. A réussi, après un dur combat, à abattre l'un d'eux, qui s'est écrasé dans nos lignes (3ème victoire). Trois citations."

* Citation à l'ordre de l'armée du Slt Gabriel Joseph Thomas, pilote à l'escadrille SPA 88, escadre de combat n° 2 du GC 13, en date du 12 octobre 1918 : "Chef de patrouille exceptionnel, donnant journellement à ses pilotes un admirable exemple d'entrain et de courage réfléchi. Le 23 août 1918, a abattu un avion ennemi, remportant ainsi sa quatrième victoire."

* Chevalier de la Légion d'Honneur et citation à l'ordre de l'armée du Slt Gabriel Joseph Thomas, pilote à l'escadrille SPA 88, en date du 24 septembre 1918 : "Officier du plus haut mérite, exemple de courage, de tenacité et de modestie, chef de patrouille de premier ordre , mène chaque jour au combat les pilotes de son escadrille, sur lesquels il a su prendre, par sa science de chasseur et sa bravoure incontestée, un merveilleux ascendant. Le 24 août 1918, a remporté sa cinquième victoire. Le 2 septembre, au cours d'un dur combat contre un biplace ennemi, a été sérieusement blessé. Quatre citations."

* Citation à l'ordre de l'armée du Slt Gabriel Joseph Thomas, pilote à l'escadrille SPA 88, en date du 25 novembre 1918 : "Officier dont les qualités merveilleuses de pilote sont mise en oeuvre par des qualités morales de tout premier ordre. A peine remis d'une blessure sérieuse, a abattu dans nos lignes, le 23 octobre 1928, un biplace ennemi (6ème victoire). Le 28 octobre, a remporté sa 7ème victoire. Une blessure. Quatre citations."

Le soldat Babin, mécanicien en second affecté au service du Cne François d'Astier de la Vigerie - Photo François d'Astier de la Vigerie transmise par Geoffroy d'Astier de la Vigerie, que je remercie pour son aide.

 

Photo de l'Adc François Delzenne

Adc François Paul Delzenne - Né le 16 mars 1887 à Coutiches (Nord) - Fils de Jules Delzenne et de Marie Bonnier - Classe 1907 - Recrutement de Cambrai (Nord) sous le matricule n° 281 - Service militaire au 39ème régiment d'artillerie, à compter du 8 octobre 1908 - Nommé Brigadier, le 1er avril 1909 - Nommé Maréchal des Logis, le 25 septembre 1910 - Affecté au 15ème régiment d'artillerie de campagne, le 2 août 1914 - Affecté au 102ème régiment d'artillerie, le 1er juin 1915 - Affecté au 106ème régiment d'artillerie lourde, le 10 décembre 1915 - Passé à l'aéronautique militaire comme élève pilote, le 10 décembre 1915 - Brevet de pilote militaire n° 3482 obtenu à l'école d'aviation militaire d'Avord, le 19 mai 1916 - Stage de "Haute Ecole" à l'école d'aviation militaire de Pau - Pilote moniteur de vol à l'école d'aviation militaire d'Avord du 6 juin 1916 au 1er février 1918 - Nommé Adjudant, le 1er juillet 1916 - Stage de tir à l'école de tir aérien de Cazaux du 1er février au 14 mars 1918 - A recu la plaquette des moniteurs décernée au personnel enseignant navigant des écoles d'aviation militaire pour sa période d'enseignement à l'école d'aviation militaire d'Avord par l'Aéroclub de France, le 6 décembre 1917 - Pilote du GDE du 18 mars au 13 mai 1918 - Pilote de l'escadrille N 88 / SPA 88 du 13 mai 1918 au (3ème trimestre) 1919 - Nommé Adjudant-chef, le 1er janvier 1918 - Citation à l'ordre de l'armée, en date du 27 septembre 1918 - Médaille Militaire et citation à l'ordre de l'armée, en date du 29 septembre 1918 - Sept victoires homologuées à l'escadrille SPA 88 - La première, le 13 août 1918 - La septième, le 29 octobre 1918 - Citation à l'ordre de l'armée, en date du 23 octobre 1918 - Croix de Guerre avec sept palmes de bronze et trois étoiles - Hospitalisé à l'hôpital de Paris-Plage du 9 février 1919 au (3ème trimestre) 1919 - Nommé Sous-Lieutenant, à titre définitif, le 16 février 1919 - Chevalier de la Légion d'Honneur et citation à l'ordre de l'armée, en date du 6 juillet 1919 - Affecté au 2ème régiment d'aviation de chasse, caserné à Strasbourg, le 10 juin 1920 - Nommé Lieutenant, à titre définitif, le 16 février 1921 - Affecté au parc d'aviation de chasse n° 2 caserné à Strasbourg jusqu'au 1er décembre 1921 - Admis en réserve spéciale, le 9 juillet 1924 - Domicilié au 96, rue du Maréchal Foch, La Madeleine Lille (Nord), à compter du 1er décembre 1921 - Placé en disponibilité, le 26 décembre 1925 - Fondateur de l'Aéroclub de France de Douai-Hénin - A reçu la plaquette bronze "Grand modèle", décernée par la Ligue Aéronautique de France pour son service au sein des écoles de pilotage, en avril 1926 - Moniteur de vol de l'école de pilotage de Douai-La-Brayelle, à compter du 12 octobre 1935 - L'avion est un Caudron Luciole appartenant à l'Aéroclub de Douai - Domicilié au 10 rue de l'église à Râches (Nord) - Décédé, le 24 avril 1962 - François Delzenne repose dans le cimetière de la commune de Râches (Nord) - Sources : Pam - LO - Liste des brevets militaires - JORF - Fiche matricule du département du Nord détruite en 1940 - Journal "Les Ailes" - Journal "L'Aérophile" - Dernière mise à jour : 11 juin 2017.

* Citation à l'ordre de l'armée de l'Adc François Paul Delzenne du 106ème régiment d'artillerie lourde, pilote à l'escadrille SPA 88, en date du 27 septembre 1918 : "Pilote de chasse, remarquable de bravoure et d'allant. Le 24 août 1918, a triomphé d'un biplace ennemi qui s'est écrasé dans ses lignes. Troisième victoire. Trois blessures. Une citation."

* Citation à l'ordre de l'armée de l'Adc François Paul Delzenne du 106ème régiment d'artillerie lourde, pilote à l'escadrille SPA 88, en date du 23 octobre 1918 : "Modèle de bravoure et d'audace. En tête de sa patrouille, le 29 septembre 1918, a attaqué un monoplace de combat allemand qui s'est écrasé dans ses lignes (5ème victoire). Trois blessures. Deux citations."

 

Photo du Cal René Bois

Cal René Gaston Bois - Né le 25 octobre 1893 à St-Ciers-sur-Bonnieure (Charente) - Fils de Louis Aristide Bois et de Françoise Suraud - Domiciliés à Vars (Charente) - Profession avant guerre Etudiant - Classe 1913 - Recrutement d’Angoulême sous le matricule n° 529 - Service militaire au 15ème régiment de Dragons, à compter du 20 octobre 1913 - Nommé Brigadier, le 5 janvier 1916 - Passé à l’aéronautique militaire comme élève pilote, le 16 septembre 1916 - Brevet de pilote militaire n° 5059 obtenu à l’école d’aviation militaire d’Etampes, le 18 décembre 1916 - Stage de perfectionnement à l’école d’aviation militaire d’Avord - Stage de spécialisation à l’école d’aviation militaire de Pau, jusqu’au 19 avril 1917 - Pilote du GDE du 19 avril au 3 mai 1917 - Pilote de l’escadrille N 88 du 6 au 21 mai 1917 - Pilote de l’escadrille N 95 du 21 mai au 21 septembre 1917 - Blessé au cours d’un combat aérien, le 3 juillet 1917 - Nommé Maréchal des Logis, le 12 août 1917 - Une victoire homologuée, en coopération avec le Cal Stehlin contre un biplace abattu en flammes dans les environs de Laffaux-Allemant (Aisne), le 8 septembre 1917 - Croix de guerre et citation à l’ordre de l’armée en date du 25 septembre 1917 - Hospitalisé, le 20 septembre 1917 - Rentré de convalescence, le 9 mars 1918 - Pilote du GDE du 9 mars au 12 mai 1918 - Lâché sur SPAD VII, le 5 janvier 1918 - Lâché sur SPAD XIII, le 24 mars 1918 - Stage de tir, le 24 avril 1918 - Pilote de l’escadrille SPA 157 du 12 mai au 6 novembre 1918 - En mission, les 6 et 7 juin 1918 - Nommé Adjudant, le 20 août 1918 - Une victoire homologuée, en coopération avec le Cal Teyssonneau de la SPA 157 et l’Adj Vanier de la SPA 57 contre un biplace abattu en flammes, au Nord de Châlons-en-Champagne, le 15 août 1918 - Citation à l’ordre de l’armée, en date du 3 septembre 1918  - Pilote de l’escadrille SPA 175 du 6 novembre 1918 au 16 février 1919 - En mission à Habay-la-Neuve (Belgique) du 23 au 26 novembre 1918 - Affecté au dépôt des matériels d’aviation n° 2, le 16 février 1919 - Démobilisé, le 23 août 1919 - Profession après guerre pilote aviateur - Affecté, dans la réserve, au 32ème régiment d’aviation, le 1er août 1920 - Médaille Militaire et citation à l’ordre de l’armée, en date du 1er décembre 1922 - Affecté, dans la réserve, au 3ème régiment d’aviation, le 18 juillet 1924 - Affecté, dans la réserve, au 5ème groupe d’ouvriers d’aéronautique, le 22 janvier 1926 - A effectué une période d’exercices au 5ème groupe d’ouvriers d’aéronautique du 10 au 24 avril 1930 - A effectué une période d’exercices à l’école pratique d’aviation d’Avord du 16 au 30 novembre 1931 - Domicilié au 50, route de Flandre au Blanc-Mesnil (Seine-et-Oise), à compter du 11 mai 1932 - A effectué une période d’exercices à l’école pratique d’aviation d’Avord du 17 au 31 octobre 1932 - Affecté au 5ème bataillon de l’air, le 1 er août 1933 - A effectué une période d’exercices à l’école pratique d’aviation d’Avord du 28 août au 2 septembre 1933 - Affecté, dans la réserve, à la 11ème compagnie de l’air, le 24 avril 1935 - Domicilié Hôtel de France à Béthune, à compter du 26 juillet 1935 - Affecté, dans la réserve, à la base aérienne d’Etampes, le 20 novembre 1936 - Domicilié Hôtel de France, rue Victor Hugo à Châteauroux, à compter du 7 janvier 1937 - Domicilié au 2, rue Montesquieu à Limoges, à compter du 13 septembre 1938 - Affecté, dans la réserve, à la base aérienne de Limoges, le 25 janvier 1939 - Nommé Sous-lieutenant de réserve, le 3 septembre 1939 - Rappelé à l’activité et affecté à l’école de pilotage n° 32, le 2 novembre 1939 - Administré par le bataillon de l’air 127 à compter du 23 novembre 1939 - Sources : Pam - Liste des brevets militaires - CCC de l’escadrille N 88 - CCC de l’escadrille N 95 - CCC de l’escadrille SPA 157 - CCC de l’escadrille SPA 175 - Fiche matricule du département de la Charente - Dernière mise à jour : 25 juin 2017.

* Croix de guerre et citation n° 510 à l’ordre de l’armée, en date du 25 septembre 1917 : "Pilote adroit et courageux, a livré de nombreux combats. Le 8 septembre 1917, a attaqué à deux reprises différentes un avion ennemi qui est tombé en flammes dans ses lignes."

* Citation à l’ordre de l’armée, en date du 3 septembre 1918 : "Pilote énergique et audacieux. Le 15 août 1918, a abattu en flammes un avion ennemi."

 

Photo du Slt Yves Canton

Slt Yves Marie René Paul Canton - Né le 3 mai 1896 à Angers (Maine-et-Loire) - Fils de Marie Alfred Canton et de Jeanne Marie Zélie Bresson - Domiciliés Château du Moulin Neuf à Maringues (Puy-de-Dôme) - Profession avant guerre Etudiant - Classe 1914 (engagement) - Recrutement de Riom (Puy-de-Dôme) sous le matricule 110 - Engagé au 1er régiment de Hussards, à compter du 27 août 1914 - Nommé Maréchal des Logis, le 1er janvier 1916 - Passé à l’aéronautique militaire comme élève pilote, le 1er novembre 1916 - Brevet de pilote militaire n° 5617 obtenu à l’école d’aviation militaire de Juvisy, le 13 mars 1917 - Stage de perfectionnement "Avions rapides" à l’école d’aviation militaire d’Avord - Stage de "Haute Ecole" à l’école d’aviation militaire de Pau, jusqu’au 27 avril 1917 - Pilote de détachement de chasse N 517 du 7 au 20 mai 1917 - Pilote de l’escadrille N 95 du 20 mai au 12 septembre 1917 - Pendant l’attaque de deux avions allemands dans leurs lignes, a reçu une balle incendiaire dans son réservoir d’essence, qui a pris feu, le 8 août 1917 - A réussi à regagner les lignes malgré l’incendie et a été grièvement blessé - Hospitalisé et convalescence jusqu’au 13 mars 1918 - Croix de Guerre et citation à l’ordre de l’armée, en date du 16 août 1917 - Lâché sur SPAD VII et SPAD XIII, le 24 mars 1918 - Pilote de l’escadrille SPA 88 du 25 mai 1918 au 26 mars 1919 - Nommé Sous-lieutenant à titre temporaire, le 12 juillet 1918 - Stage de tir à l’école de tir aérien de Cazaux du 23 octobre au 12 novembre 1918 - Dirigé sur Compiègne pour affectation aux escadrilles d’Afrique du Nord, à compter du 26 mars 1919 - Affecté au 36ème régiment d’aviation - Chevalier de la Légion d’Honneur et citation à l’ordre de l’armée, en date du 16 juin 1920 - Affecté au 3ème régiment d’aviation, le 24 janvier 1921 - Passé dans l’arme de l’aéronautique, le 29 juin 1923 - Sources : Pam - Liste des brevets militaires - CCC de l’escadrille N 95 - CCC de l’escadrille SPA 88 - JORF - Dernière mise à jour : 25 juin 2017.

* Croix de Guerre et citation à l’ordre de l’armée du MdL Yves Marie Canton, pilote à l’escadrille N 95, en date du 16 août 1917 : "Très bon pilote, toujours volontaire pour les missions difficiles. A livré de nombreux combats. Le 8 juillet 1917, a mis en fuite un avion ennemi. Le 5 août, ayant attaqué deux avions allemands dans leurs lignes, a eu son réservoir atteint par une balle incendiaire ; a réussi, grâce à son énergie, à rentrer dans nos lignes avec son appareil en flammes, lui-même étant gravement blessé."

* Chevalier de la Légion d’Honneur et citation à l’ordre de l’armée du Slt Yves Marie Marie Paul Canton, pilote au 36ème régiment d’aviation, en date du 16 juin 1920 : "A fait preuve tant dans la cavalerie que dans l’aviation d’une extrême bravoure et d’un remarquable esprit de sacrifice. Deux Blessures. Deux citations."

 

Les avions

Le Cne François d'Astier de la Vigerie, commandant de l'escadrille N 88 / SPA 88 du 4 avril au 7 octobre 1917, pose devant son Nieuport 17 sur le terrain de Chaux (Belfort) - Son avion porte toujours l'insigne hérité de l'escadrille N 65 où il a été affecté auparavant - Photo François d'Astier de la Vigerie transmise par Geoffroy d'Astier de la Vigerie, que je remercie pour son aide.

Alignement des Nieuport 17, 23 et 24 de l'escadrille N 88 sur le terrain de Chaux (Belfort) au début de sa création - Les deux premiers avions portent la bande tiercée jaune / noir / jaune qui a été très vite adoptée - Le second est la monture personnelle du Cne François d'Astier de la Vigerie, commandant de l'escadrille N 88, qui porte toujours son insigne hérité de l'affectation précédente de l'officier, la N 65 - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Photo François d'Astier de la Vigerie transmise par Geoffroy d'Astier de la Vigerie, que je remercie pour son aide.

Cliquez sur l'image pour l'agrandir

Slt Marcel Coadou pose à côté de son Nieuport 24 codé "10" baptisé "JUDEX" en 1917 - Il porte les deux emblèmes collectifs de l'escadrille N 88 de l'époque : un chevron jaune / noir / jaune et le serpent - Le Slt Coadou terminera la guerre avec 9 victoires homologuées - Photo Marcel Coadou transmise par Mme Michèle Coadou, sa fille ainée, que je remercie pour son aide.

Un soldat américain pose aux commandes d'un Nieuport de l'escadrille N 88 entre la fin 1917 et 1918 - Remarquez l'insigne d'escadrille au serpent à double langue - Photo collection Gregory VanWyngarden que je remercie pour son aide.

Nieuport 24 n° N 4585 codé "14" baptisé "Mary" de l'escadrille N 88 pendant l'été 1917 - Il porte l'intégralité des marquages collectifs de cette unité, le serpent associé à une bande tricolore jaune / noir / jaune - Photo collection Gregory VanWyngarden que je remercie pour son aide.

 

Je recherche des photos de SPAD VII et XIII
de l'escadrille N / SPA 88

Les avions

Spad VII n° S 1371 de l'escadrille N 88 en 1917 - Cet avion a été détruit lors d'un atterrissage forcé après un combat aérien, le 23 juillet 1917 - Son pilote le MdL Constant Plessis a été légèrement blessé - Son appareil porte un insigne personnel, un griffon noir et la bande tiercée jaune / noir / jaune qui est la marque d'identification collective de l'escadrille - Un clin d'oeil de l'histoire, Constant Plessis sera muté à l'escadrille SPA 65 après une période de convalescence - La SPA 65 s'identifiant par une chimère noire dans un dessin légèrement différent - Photo SHD n° B 83 / 3588 source Mortane.

Insigne de fuselage de l'escadrille N 88 / SPA 88 peint sur un SPAD VII de l'unité - Photo François d'Astier de la Vigerie transmise par Geoffroy d'Astier de la Vigerie, que je remercie pour son aide.

Le SPAD XI de l'équipage Cal René Dubarry (pilote) / Sol Eugène Cabot (mitrailleur) détruit, dans des circonstances qui restent à préciser (dommages de combat ou accident d'atterrissage), après avoir remporté une victoire homologuée contre un avion allemand, à l'Ouest de Foucaucourt, le 16 octobre 1917 - Seul le mitrailleur a été blessé dans l'accident - Photo François d'Astier de la Vigerie transmise par Geoffroy d'Astier de la Vigerie, que je remercie pour son aide.

Peinture d'époque montrant le serpent de l'escadrille N 88 au combat - L'original était peint dans la popote du GC 13 en 1918 - Photo Geoffroy d'Astier de la Vigerie, que je remercie pour son aide.

Seconde partie de la peinture montrant le serpent de l'escadrille N 88 en train de se débarrasser d'un pilote allemand - L'original était peint dans la popote du GC 13 en 1918 Photo Geoffroy d'Astier de la Vigerie, que je remercie pour son aide.

Le Slt Marcel Coadou pose devant son SPAD VII baptisé "Judex", comme tous les avions de ce pilote - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Photo collection Gregory VanWyngarden que je remercie pour son aide.

Alignement des Spad XIII de l'escadrille SPA 88 sur le terrain de Spire (Allemagne) en septembre 1919 - Le Spad XIII au premier plan est le n° S 18.600 - Photo collection Jean-Jacques Leclercq que je remercie pour son aide.

 

Couleurs des avions

 

Couleurs des avions

Spad VII n° 1371 de l'escadrille N 88 en 1917 - Cet avion a été détruit lors d'un atterrissage forcé après un combat aérien, le 23 juillet 1917 - Son pilote le MdL Constant Plessis a été légèrement blessé - Son appareil porte un insigne personnel, un griffon noir et la bande tiercée jaune / noir / jaune qui est la marque d'identification collective de l'escadrille - Un clin d'oeil de l'histoire, Constant Plessis sera muté à l'escadrille SPA 65 après une période de convalescence - La SPA 65 s'identifiant par une chimère noire dans un dessin légèrement différent - Dessin d'après photo David Méchin que je remercie pour son aide.

 

Documents en rapport

Citation à l'ordre de l'armée du Slt Marcel Marie Arthur Coadou du 99ème régiment d'infanterie à l'occasion de sa 5ème victoire - Citation datée du 7 novembre 1918 - Document transmis par Mme Michèle Coadou, fille ainée de Marcel Coadou que je remercie pour son aide.

 

Documents en rapport

Exemplaire stylisé de la citation à l'ordre de l'aéronautique de la VIème armée obtenue par l'escadrille N 88, le 26 septembre 1917 - Exemplaire personnel du Cne François d'Astier de la Vigerie, qui a été le commandant de cette unité du 4 avril au 7 octobre 1917 - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Photo transmise par Geoffroy d'Astier de la Vigerie, son petit-fils, que je remercie pour son aide.

 

Monuments commémoratifs
et tombes

Détail du monument en hommage à l'As Marcel Coadou, 9 victoires homologuées dans l'enceinte de l'ancien aéroclub de Fréjus-Saint-Raphael - Photo Claude Dannau que je remercie pour son aide.

Détail des plaques visible sur le monument en hommage à l'As Marcel Coadou - En voici la retranscription intégrale : "En hommage à Marcel Coadou - 1897 - 1985 - Combattant volontaire engagé à 18 ans - Pilote de chasse - As de Guerre 1914-1918 - Croix de Guerre 14-18 - Commandant adjoint en 39-40 du GC I/2 "Cigognes" - Croix de Guerre 39-45 - Commandeur de la Légion d'Honneur - Après avoir créé et animé le premier aérodrome marin en Bretagne - A consacré les 20 dernières années de sa longue carrière aéronautique a faire revivre l'Aéroclub de "Fréjus-Saint-Raphaël - Une première fois à la mort de son premier président J. Hellet, une seconde fois après la catastrophe du barrage de Malpasset - A contribué à faire connaître et apprécier Fréjus et St-Raphaël en organisant les premiers rallues aériens internation aux des vins des côtes de Provence - A transmis à des centaines de jeunes élèves-pilotes son expérience et sa passion pour l'aviation - Pour son dernier envol, après avoir traversé cinquante années de vie ensemble - Signé Sabine Coadou - Photo Claude Dannau que je remercie pour son aide.

Détail des plaques en hommage à Marcel et Sabine Coadou -
"Et en hommage à Sabine Coadou - 191? - 1998 - Son élève et épouse - Pilote instructeur avion - Chevalier de la Légion d'Honneur. " - Photo Alain Fouillade que je remercie pour son aide.

Monuments commémoratifs
et tombes

Monument en hommage à l'As Marcel Coadou, 9 victoires homologuées et à sa femme Sabine, née Leyritz dans l'enceinte de l'ancien aéroclub de Fréjus-Saint-Raphael. De 1948 à 1968, Marcel Coadou et son élève Sabine, devenue sa femme, font former des centaines de pilotes. Photo Alain Fouillade que je remercie pour son aide.
Slt Marcel Cadou - Né le 7 février 1897 à St-Brieuc (22) - Fils de Yves Marie Coadou et de Jeanne Marie Picard - Engagé volontaire à 18 ans au 1er groupe d'aviation, le 1er juillet 1915 - Brevet de pilote militaire n° 2445 obtenu à l'école d'aviation d'Etampes, le 19 janvier 1916 - Pilote de l'escadrille C 9 d'avril 1916 au 19 avril 1917 - Nommé sergent, le 16 juillet 1916 - Pilote de l'escadrille N 88 du 3 mai 1917 au 15 octobre 1919 - Commandant l'escadrille SPA 88 du 2 septembre au 7 octobre 1918 - A livré 59 Combats aériens - Titulaire de 9 Victoires homologuées et 7 victoires probables - Une citation à l'ordre de la division en mars 1917 - Citation à l'ordre de l'armée, le 7 novembre 1918 - Libéré de ses obligations militaires, il continue à appartenir à la réserve - Pilote des lignes Paris-Strasbourg-Varsovie-Bucarest - Pendant la bataille de France, il est commandant en second du GC I/2 sur MS 406 - Une victoire probable en 1940 - Créateur de l'Aéroclub de la Côte de Granit (Lannion) - Créateur du 1er aérodrome marin sur la plage de St-Michel-en-Grève en 1931 - Croix de commandeur de la Légion d'Honneur en 1936 - Pilote instructeur de plus de 300 pilotes civils et militaires - Décédé en 1985.

Plaque en hommage à Paul Doumer, président de la République et à ses 4 fils morts à la guerre 14-18 ou de ses conséquences - M. Paul Doumer et sa femme Blanche, née Richel, ont payé le prix fort pour la liberté de notre pays. Ils ont perdu 4 fils sur les 8 enfants qu'ils ont eu ensemble. Le Président Paul Doumer a été assassiné par Paul Gorgulov, le 6 mai 1932.

De gauche à droite :
* Ltt André Karl Doumer du 8ème régiment d'artillerie de campagne - Né le 19 août 1889 à Paris - Avant guerre officier de carrière - Décédé des suites de ses blessures à l'hôpital militaire de Nancy, le 24 septembre 1914.
* Cne René Léon Doumer commandant de l'escadrille N 76 - Né le 31 octobre 1887 à Laon (02) - Avant guerre attaché bancaire - Entré en service au 2ème bataillon de Chasseurs à pied, le 7 octobre 1908 - Brevet de pilote militaire n° 2301 en date du 10 janvier 1916 - Pilote et commandant de l'escadrille N 76 du 30 août 1916 au 26 avril 1917 - Tué en combat aérien, aux commandes du Spad VII n° 1447, à Asfeld, au Nord de Brimont (51), le 26 avril 1917 - Son adversaire était probablement l'Obltn Erich Hahn, commandant du Jasta 19 - une citation à l'ordre de l'armée, le 14 septembre 1914 - Chevalier de la Légion d'Honneur, le 17 septembre 1914.
* Cne Marcel Victor Doumer commandant de l'escadrille N 88 - Né le 12 juillet 1886 à Laon (02) - Avant guerre ingénieur - Marié 2 enfants - Engagé au 4ème régiment de Hussards, le 3 octobre 1906 - Mobilisé au 20ème régiment de Chasseurs à Cheval - 289ème RI - 109ème brigade - Passé à l'aviation comme élève pilote, le 15 novembre 1916 - Brevet de pilote militaire n° 5981 à l'école d'aviation de Jusisy, le 19 avril 1917 - Pilote de l'escadrille N 15 à partir du 15 juin 1917 - Pilote et commandant de l'escadrille SPA 88 du 24 janvier au 28 juin 1918 - Croix de guerre 14-18 - Deux citations à l'ordre de l'armée en mai 1915 et octobre 1915 - Décédé de ses blessures après un combat aérien, aux commandes d'un Spad XIII, à l'ambulance 2/26, le 28 juin 1918.
* Médecin Aide-Major Armand Doumer - Avant guerre docteur en médecine - Décédé des suites de ses blessures (attaques aux gaz de combat), le 5 août 1922.
Plaque visible dans l'ossuaire de la ferme Navarin à Sommepy-Tahure - Photo Thierry Cornet que je remercie pour son aide.

 

Remerciements :

- M. Jean-Pierre Mehl pour l'envoi des photos des insignes de sa collection.
- M. Patrice Gout pour l'envoi des photos des insignes de sa collection.
- M. Jean-Jacques Leclercq pour l'envoi des photos de sa collection.
- M. David Méchin pour l'envoi des profils des avions de l'Aéronautique militaire française.
- Mme Michèle Coadou pour l'envoi des archives de son père Marcel Coadou, l'As de l'escadrille SPA 88.
- M. Alain Fouillade pour l'envoi des photos du monument de Frèjus-St-Raphael.
- M. Bernard Klaeylé pour ses précisions sur l'escadrille 88.
- M. Philippe Guillermin pour l'envoi de la photo dédicacée par Marcel Coadou.
- M. Pascal Rousseaux pour l'envoi des photos d'Achille Rousseaux, son arrière grand-père.
- M. Ronan Furic pour l'envoi des photos de sa collection.
- M. Gilles Delanoé pour la communication des archives de Justin Usse.
- M. Gregory VanWyngarden pour l'envoi des photos de sa collection.
- M. Geoffroy d'Astier de la Vigerie pour l'envoi des archives de François d'Astier de la Vigerie, son grand-père.
- M. Bernard Palmiéri pour l'envoi des photos du fanion de la 1ère escadrille du GC 1/3 "Corse".
- M. Thierry Cornet pour l'envoi des photos de la plaque en hommage au président Paul Doumer.

Bibliographie :

- Les escadrilles de l'aéronautique militaire française - Symbolique et histoire - 1912-1920 - Ouvrage collectif publié par le SHAA de Vincennes en 2003.
- L'aviation française 1914-1940, ses escadrilles, ses insignes - par le Commandant E Moreau-Bérillon - publié à compte d'auteur en 1970.
- The French Air Service War Chronology 1914-1918 par Frank W.Bailey et Christophe Cony publié par les éditions Grub Street en 2001.
- Les "As" français de la Grande Guerre en deux tomes par Daniel Porret publié par le SHAA en 1983.
- Les Armées françaises dans la Grande Guerre publié à partir de 1922 par le Ministère de la Guerre.
- Site Internet "Traditions des escadrilles de l'Armée de l'Air" de Henri Guyot - Voir le lien
- Site Internet "Les Insignes de l'Armée de l'Air" de Jean-Jacques Leclercq - Voir le lien
- Site Internet "Mémoires des Hommes" du Ministère de la Défense - Voir le lien
- Site Internet " Pages 14-18 " de Joël Huret.

 

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Escadrille 87 Escadrille 89

 

 

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