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Insignes peints
sur les fuselages

Le premier insigne de l'escadrille N 94 apparu à partir d'août 1917 - Dessin Albin Denis.

Une autre représentation du crabe de l'escadrille N 94 - Dessin Albin Denis.

Le second insigne de l'escadrille N 94, l'association du buste de la République avec le crabe - Dessin Albin Denis.

Le troisième et dernier insigne de l'escadrille 94, la "Mort qui fauche" a été adopté en avril 1918 pour évoquer le sort funeste de nombreux aviateurs pendant la Grande Guerre - Il est la reprise de l'insigne personnel du Slt André Martenot de Cordoux - Dessin Albin Denis.

Insignes métalliques
de l'escadrille SPA 94

Insigne en métal argenté découpé ayant appartenu à l'Adj Miguel Sainz, pilote de l'escadrille SPA 94 du 20 janvier au 14 décembre 1918 - Photo collection Philippe Bartlett extraite du livre "Les insignes de l'aéronautique militaire française jusqu'en 1918" que je recommande tout particulièrement.

Insigne en métal argenté découpé de l'escadrille SPA 94 - Fabrication par Gardille - Photo collection Philippe Bartlett extraite du livre "Les insignes de l'aéronautique militaire française jusqu'en 1918" que je recommande tout particulièrement.

Insigne à coudre de l'escadrille SPA 94 - Insigne collection Jean-Laurent Truc que je remercie pour son aide.

Entoilages de l'escadrille N 94 / SPA 94

Entoilage du SPAD XIII du Sgt Austin B. Crehore - Pilote de l'escadrille N 94 du 3 décembre 1917 au 11 mars 1918 puis du 29 juin 1918 au 9 février 1919 - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Photo Jack Gulick, petit-fils d'Austen B. Crehore, que je remercie pour son aide - Un grand merci à Jon Guttman de m'avoir transmis cette photo.

Entoilage d'un SPAD XIII codé "5" de l'escadrille N 94 conservé au Musée de l'Air et de l'Espace du Bourget - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Photo Vincent Pandellé que je remercie pour son aide. Cliquez sur l'image pour l'agrandir

Appellations successives

Carte des différents stationnements

Périodes de stationnements

Commandants

Rattachements de l'escadrille

Personnels connus

Avions utilisés

Relevés quantitatifs et
numéros avions

Si vous possèdez des photos ou carnets de vol permettant de compléter ce tableau, veuillez prendre contact avec l'auteur du site - Liste rédigée par Jon Guttman que je remercie pour son aide.

Décorations

Citation de l'escadrille

Comprise dans la citation collective ci-après : L'escadre de combat n° 1 : "Unité remarquable de puissance de combat et d'une valeur morale de premier ordre. Formée et commandée par le Chef de bataillon Ménard, dont l'autorité et le magnifique exemple, ont fait de cette formation d'élite, un instrument de combat redoutable, engagée dans toutes les grandes actions les plus violentes de l'année, a contribué au résultat final, apportant dans la lutte le concours de sa puissante intervention. Volant par tous les temps, a sans cesse dominé l'ennemi en incendiant ses ballons d'observation, en détruisant ses appareils ou en les rejetant très loin dans ses lignes, permettant à nos avions d'observation et de bombardement d'effectuer leurs missions. Par son intervention énergique, en mitraillant sans cesse à basse altitude et jusqu'à 15 kilomètres dans les lignes, les formations ennemies, a pris largement sa part au succés dans la bataille. Pendant ces sept derniers mois de lutte ardente, a abattu 106 avions, incendié 42 Drachens, tiré sur les objectifs des quantités considérables de munitions.". A l'ordre de l'armée par le Général commandant en chef les armées du Nord et du Nord-Est - Ordre n° 10132 du 4 octobre 1918.

Rappel : L'escadre de combat n° 1 est composée des escadrilles SPA 37, SPA 81, SPA 93, SPA 97, SPA 48, SPA 94, SPA 153 - SPA 155, SPA 73, SPA 85, SPA 95 et SPA 96.

Morts : en rouge / Blessés et indemnes : en jaune

 

 

 

 

 

Symbolique

Le premier insigne collectif de l'escadrille N 94 était un crabe noir parfois peint sur un disque blanc. Il est apparu à partir d'août 1917. En décembre 1917, le crabe est associé au buste de la République. Il faut attendre avril 1918 pour que l'escadrille SPA 94 adopte l'emblème personnel du Slt André Martenot de Cordoux, "la Mort qui fauche", une évocation du destin parfois tragique des aviateurs militaires.

Historique

Détachements de chasse 512 - 513 - 514 :

Les détachements de chasse ont été progressivement créés, à partir de janvier 1917. Ils étaient chargés de protéger les missions des unités auquelles ils étaient rattachés. Les détachements de chasse 512 - 513 - 514, depuis leur création à leur réunion pour constituer la N 94, ont remporté une victoire homologuée et ont eu à déplorer un mort au combat.
Le 25 mai 1917, l'Adj Pierre Desmond, pilote du détachement 514, attaché au service de l'escadrille F 71, abat un avion allemand qui est homologué et le Sgt Henri Goss appartenant au même détachement, est tué au cours d'un combat aérien dans les environs de St-Souplet (Marne). Son adversaire était probablement le Ltn Rudolf Matthaei du Jasta 21 (sa 2ème victoire).

Création de l'escadrille :

L'escadrille N 94 a été créée en réunissant les moyens matériels et aéronautiques des détachements de chasse 512, 513 et 514, à partir du 1er juin 1917. Ces différentes formations étaient auparavant rattachées aux escadrilles F 22 (dét 512), C 56 (dét 513) et F 71 (dét 514). Les personnels, quand à eux, arrivent en grande majorité de l'escadrille N 38 - La nouvelle escadrille est placée sous le commandement du Cne Edouard Pillet, issu de l'infanterie, qui arrive de l'escadrille N 79.

Pilotes de l'escadrille N 94 : Cne Edouard Pillet - Slt Alexandre Ottavy - Slt Georges Parizet - Adj Pierre Desmond - Sgt Jean Garnier - MdL Pierre Barriot - Adj André Martenot de Cordoux - Sgt Léon Van den Bossche - Sgt Henri Variot - Sgt Jean Régis - MdL Léo Rayer - Sgt Marcel Moreau - Cal Emile Champagnole - Brig Marcel Boistière - Cal Etienne Carbone - Brig Pierre Marinovitch.

Le 18 juin 1917, l'Adj Pierre Desmond est cité à l'ordre de l'armée pour un avion qu'il a abattu alors qu'il était pilote du détachement 514, le 25 mai 1917. En voici le texte : "Pilote conscencieux et d'un courage souvent éprouvé; a su au cours d'un combat, le 25 mai 1917, venger un camarade moins heureux en abattant son adversaire.". Il s'agit de la première victoire homologuée de ce parisien né en 1891.

Le 13 juillet, le Sgt Henri Variot abat un Albatros dans les environs de Mont-Haut. Ce pilote, issu du détachement de chasse 512, remporte sa première victoire homologuée. Il est cité à l'ordre de l'armée, le 30 juillet : "Pilote d'une conscience élevée, a toujours accompli ses missions en homme de devoir. le 13 juillet 1917, au cours de l'un d'elles, a abattu un avion ennemi dans ses lignes."

Le 25 juillet, l'Adj André Martenot de Cordoux abat un Rumpler C'est la seconde victoire homologuée pour ce pilote issu du détachement de chasse 513. Pour ce fait d'arme, il est décoré de la Croix de Guerre et cité à l'ordre de l'armée pour la seconde fois, le 5 août 1917 : "Pilote adroit et plein d'ardeur. s'est toujours acquitté avec succès des missions de chasse et de protection qui lui ont été confiées. Grièvement blessé, le 20 mai 1916, au cours d'un combat aérien, a réussi grâce à son courage, à abattre son adversaire. A repris sa place à l'escadrille bien qu'incomplétement guéri, donnant ainsi un bel exemple du devoir. Le 25 juillet 1917, a descendu son deuxième appareil. Deux citations à l'ordre de l'armée."

Le Nieuport piloté par le Slt Alexandre Ottavy s'écrase sur le terrain d'aviation, après une chute de 30 mètres, le 29 juillet. Cet accident est dû à une panne moteur consécutive à la mauvaise qualité des bougies. Par chance, le pilote, un instituteur né à Toulon (Var) est légèrement blessé à l'orbite d'un oeil, sans que celui-ci ne soit touché. Ayant été une victime de cet incident mécancique qui aurait pu lui coûter la vie, il reçoit une citation à l'ordre du service aéronautique de la 4ème armée, le 5 août 1917.

Premier insigne pour la N 94 :

En août 1917, les avions de l'escadrille présentent un premier insigne d'escadrille, il s'agit d'un crabe peint au naturel ou sur disque blanc.

Le 8 septembre 1917, le Slt Georges Parizet et le MdL Pierre Marinovitch attaquent un groupe de quatre monoplaces de chasse allemands au-dessus de St-Hilaire-le-Petit. Dans la bagarre générale qui suit, un des Albatros D V est abattu et s'écrase dans ses lignes. Cette victoire aérienne est homologuée aux deux pilotes qui remportent leur première victoire et une citation à l'ordre de l'armée. En voici le libellé, pour le Slt Parizet : "Sous-lieutenant d'infantyerie plein d'énergie et d'audace, s'est révélé dès ses débuts dans l'aviation. Le 8 septembre 1917, a abattu un avion ennemi dans ses lignes, ramenant son propre appareil percé de balles." et pour le MdL Marinovitch : "Pilote habile et audacieux, toujours volontaire pour les missions les plus dangereuses. Le 8 septembre 1917, en combat aérien, a abattu un avion ennemi dans ses lignes."

Les Nieuport sont interdits de vol :

Le 13 septembre, les Nieuport sont interdits de vol jusqu'à nouvel ordre. Les ailes inférieures doivent être modifiées et les appareils, ainsi corrigés, seront ensuite repris en compte par l'unité. L'interdiction de vol prendra fin le 9 octobre après modification et réception des avions. Les vols reprendront dès le lendemain.

Mort du Sgt Jean-Baptiste Régis :

Le 20 octobre 1917, le Sgt Jean-Baptiste Régis est victime d'un grave accident aérien alors qu'il convoie un Nieuport 27. Grièvement blessé, il décéde des suites de ses blessures, à l'hôpital mixte d'Auxerre (Yonne), le lendemain.

Le 1er novembre, l'Adj Henri Variot abat un biplace qui tombe en flammes dans les environs de Souain. Ses adversaires étaient probablement les Ltn Friedrich Hahn et Ltn Karl Mangold du FlAbt 297b qui ont été tués. Pour cette victoire, Variot recoit une citation à l'ordre de l'armée, le 9 novembre 1917 : "Pilote d'une froide bravoure, possédant un haut dégré la notion du devoir, toujours égal à lui-même dans les différentes missions qui lui sont confiées; a attaqué, le 1er novembre 1917, deux avions ennemis croisant dans leurs lignes et abattu l'un d'eux en flammes."

Préparation à la création de l'escadrille N 156 :

Le 22 novembre 1917, les effectifs de l'escadrille sont renforcés par l'arrivée de personnels en excédent. Il s'agit de préparer la création d'une nouvelle escadrille, la N 156. Celle-ci sera composée d'un noyau dur provenant de la N 94 et des personnels en supplément, arrivés le 22. Celle-ci sera officiellement créée, le 1er janvier 1918.

Second insigne de la N 94 :

En décembre 1917, l'insigne de la N 94 évolue. Le crabe se voit associer le buste de la République.

Le 5 décembre 1917, le MdL Pierre Marinovitch et le Sgt Léon Van den Bossche abattent chacun un avion ennemi. Le premier force l'équipage d'un Rumpler C à s'écraser près de Mourmelon-Baconnes, où il est fait prisonnier. Il s'agit de la seconde victoire homologuée pour ce pilote. Le second abat un Albatros C qui s'écrase dans les environs de Sommepy. Les deux aviateurs victorieux sont récompensés chacun d'une citation à l'ordre de l'armée qui leur est décernée, le 16 décembre 1917. En voici le libellé pour le MdL Marinovitch : "Excellent pilote de chasse, d'une audace exceptionnelle; a soutenu de rudes combats, rentrant souvent avec un appareil gravement atteint. Le 5 décembre 1917, a attaqué seul un biplace ennemi et l'a abattu dans nos lignes."

Troisième victoire pour Marinovitch :

Le 22 décembre 1917, le MdL Pierre Marinovitch abat un 3ème adversaire, un Rumpler C qui s'écrase au Nord de Pont-Faverger. Il reçoit une nouvelle citation à l'ordre de l'armée : "Pilote de chasse accompli, volontaires pour toutes les missions périlleuses, a montré dès ses débuts une audace et d'une ardeur admirables qui ne se sont jamais démenties. N'a pas livré moins de trente combats, ramenant souvent son appareil criblé de balles ou d'éclats d'obus. Le 22 décembre 1917, a abattu son troisième avion ennemi. Deux citations."

Mort du MdL Léo Rayer :

Le 27 décembre 1917, une patrouille composée des MdL Léo Rayer, MdL Camille Grangeron, Sgt Léon Van den Bossche décolle pour assurer la protection d'une mission de corps d'armée qui est annulée en vol. En regagnant le terrain de la Melette, le Nieuport 24 bis, piloté par le MdL Léo Rayer, part en vrille et s'écrase au sol, près du chenil de l'armée, sans que son pilote ne puisse le redresser. Rayer est tué sur le coup. Les causes réelles de cet accident n'ont pas été connues, soit une défaillance mécanique, soit une erreur de pilotage comme une manoeuvre trop brusque ayant provoquée une perte de vitesse et un départ en vrille qui n'a pu être corrigé.

Création de l'escadrille N 156 :

Le 1er janvier 1918, l'escadrille N 156 est officiellement constituée sur le terrain de la Melette. Une partie des personnels de la N 94 passent à la 156 et complétent les hommes affectés en excédent, à partir du 22 novembre 1917. La nouvelle unité est placée sous le commandement du Cne Emile Paumier.

* Liste des pilotes de la N 94, à la date du 1er janvier 1918 : Cne Edouard Pillet - Ltt André Laganne - Ltt Georges Parizet - Ltt François de Lagerie - Slt André Martenot de Cordoux - Adj Pierre Marinovitch - MdL Edmond Bessières - MdL Jean Ondet - Sgt Pierre Cordier - MdL Roger Busch - Sgt Auguste Cornille - Cal Houston Woodward (USA) - Cal André Martin - Cal Eloi Bonnet - Brig Miguel Sainz - Cal Charles Nicolas - Brig Henri Chan.

* Liste des pilotes de la N 94 affectés à la N 156, le 1er janvier 1918 : Cne Emile Paumier - Slt Alexandre Ottavy - Slt Raoul Belloc - Adj Henri Variot - Adj Pierre Barriot - Sgt Jean Garnier - Sgt Léon Van den Bossche - MdL Camille Grangeron - Cal Wallace Winter (USA) - Sgt Jean Herbert - Brig René Royer - Sgt Edouard Chatillon - Cal Jean Delaunay - Cal Walter Schaffer (USA) - Cal David Puttnam (USA).

Le même jour, le MdL Pierre Marinovitch remporte sa 4ème victoire homologuée contre un Rumpler C qui s'écrase dans les environs de Beine. Pour ce nouveau fait d'arme, il reçoit une quatrième citation à l'ordre de l'armée, en date du 8 janvier 1918 : "Pilote de chasse accompl, ne cesse de donner de nouvelles preuves de son audace et de son courage. Le 1er janvier 1918, a abattu loin dans ses lignes un avion ennemi, portant ainsi à quatre le nombre de ses victoires."

Mort du Cal Charles Nicolas :

Le 3 janvier 1918, le Cal Charles Nicolas est grièvement blessé au cours d'une mission de protection d'un avion de corps d'armée. Il est touché par deux balles, la première le touche au bras et la seconde lui traverse la poitrine de part en part. Engagé loin dans les lignes adverses, il réussit à force de courage à ramener son avion dans nos lignes et atterrir près de Mourmelon. Il est évacué sur l'ambulance 8/6. Sitôt prévenu, le Cne Edouard Pillet, son commandant d'unité, arrive sur place, accompagné du Ltt Georges Parizet. Le médecin-chef de l'hôpital de campagne espère le sauver et les deux officiers rentrent à l'escadrille un peu moins inquiets. A 22 heures, la Médaille Militaire, qui a été décernée au Cal Nicolas, arrive à l'hôpital. Elle ne sera pas décernée de suite, le médecin préférant que l'aviateur soit décoré par son chef. Malheureusement, malgré les nouvelles rassurantes, le Cal Nicolas décéde des suites de ses blessures, le 4 janvier à 7 heures. Le médecin-chef, qui a tout tenté pour le sauver, l'a décoré avant qu'il ne pousse son dernier soupir. Ses obséques ont eu lieu à Mourmelon-le-Petit, le 5 janvier 1918.

Le Caporal Charles Nicolas a été décoré de la Médaille Militaire et a reçu une citation à l'ordre de l'armée, le 3 janvier 1918. La décoration lui a été remise sur son lit d'hôpital, juste avant sa mort, le 4 au matin. En voici le libellé : "Engagé volontaire dans une troupe de choc, a toujours recherché les postes dangeureux et les missions difficiles. Passé dans l'aviation, n'a cessé d'y faire preuve du plus brillant courage et d'un sang-froid superbe. A été grièvement blessé, le 3 janvier 1918, dans un combat aérien au-dessus des lignes ennemies, au cours d'une mission de protection."

Le 6 janvier, alors qu'ils patrouillent loin dans les lignes allemandes, le Ltt Georges Parizet et le Cal Houston Woodward (USA) attaquent une formation de trois Albatros. L'un des biplans est touché et tombe en vrille. Le Cal Woodward le suit en piqué jusqu'à une altitude de 1500 mètres et le voit s'écraser au sol dans les environs de Manre (08). Toutefois, cette victoire ne sera pas confirmée en raison de la brume qui couvrait la région et qui a empêché à d'autres témoins d'assister à la scène.

Le 12 janvier, au cours d'un vol d'entraînement sur le terrain, l'avion piloté par le Cal Auguste Cornille capote. Heureusement, l'infortuné pilote est indemne et son avion gravement endommagé sera évacué sur le parc pour être remis en état. Le 15 janvier, le Cne Edouard Pillet est détaché pour quatre jours au Parc n° 4 pour être formé sur le moteur Hispano-Suiza.

Cinquième victoire pour Pierre Marinovitch :

Le 19 janvier, le MdL Pierre Marivonitch et le Cal Austin Créhore (USA) s'en prennent à un Albatros D V qu'ils croisent loin dans ses lignes, au Nord de Manre-Beine (08). Il s'agit de la 5ème victoire homologuée pour Marinovitch.

Le 22 janvier, l'Adj André Martenot de Cordoux, le MdL Pierre Marivonitch et les caporaux américains Houston Woodward et Austin Créhore mitraillent les tranchées allemandes dans la région de Tahure, à seulement 300 mètres d'altitude. Le 25, la patrouille composée des Ltt Georges Parizet, Ltt André Laganne et les Maréchaux des Logis Edmond Bessières et Eloi Bonnet est attaquée par un monoplace allemand qui est abattu et s'écrase dans les environs de Fontaine-en-Dormois. Ces pilotes recevront une citation à l'ordre du 8ème corps d'armée pour ce fait d'arme, le 23 février.

Le 26 janvier, le Brig Miguel Sainz, victime d'une panne moteur, est contraint d'atterrir en campagne, à 2 km au Nord de Somme-Bionne (Marne). Son Nieuport capote et est endommagé.

Remise de décorations :

Le 29 janvier 1918, le Général Henri Gouraud, commandant de la 4ème armée, remet la Croix de Guerre au Cne Edouard Pillet et au MdL Jean Ondet. Le MdL Pierre Marinovitch se voit décerner la Médaille Militaire. Pendant la même cérémonie, l'escadrille SPA 39 reçoit la fourragère aux couleurs de la Croix de Guerre.

Croix de Guerre et citation à l'ordre de l'armée associée du Cne Edouard Pillet, décernée le 8 janvier et remise sur le front des troupes, le 29 janvier 1918 : "Officier d'une haute valeur morale et militaire; dans l'aviation depuis juillet 1915, a, comme observateur, exécuté cent vingt missions sur la plaine d'Alsace, au cours desquelles il a dû livrer de durs combats. Comme pilote d'une escadrille d'armée, il exécute, de janvier à avril 1917, dix-neuf reconnaissances à basse altitude du champ de bataille, rapportant des renseignements précieux au commandement. A été blessé le 21 mars, au cours d'une de ces missions. jeune chef d'une escadrille de chasse, a fait de l'unité qu'il a constituée et qu'il commande, une formation d'élite qui peut rivaliser avec les meilleures."

Intégrée au GC 18 et à l'escadre de combat n° 1 :

Le 31 janvier 1918, l'échelon roulant de l'escadrille quitte le terrain de la Melette, où il était stationné depuis le 1er juin 1917, pour s'installer sur celui de Villeneuve. Les avions rejoindront plus tard, actuellement bloqués par le brouillard qui couvre toute la région.
La N 94 est rattachée au Groupe de Combat n° 18, commandé par le Cne Sabatier, en compagnie des escadrilles N 48, N 153 et N 154. Trois groupes de combat, les GC 15, GC 18, GC 19, qui viennent d'être constitués, sont réunis au sein de l'Escadre de Combat n° 1.
Le soir même, le Cne Pillet fait lire à ses hommes la note suivante : "Le capitaine félicite et remercie tous les hommes de l'escadrille qui ont opéré le déménagement avec entrain. Il espère que l'unité tiendra à coeur de se montrer la plus active, la plus gaie, la mieux tenue."

Le 2 février, les avions, bloqués sur le terrain de la Melette, peuvent enfin rejoindre. Le 5 février, une note émise par l'aéronautique du GQG, en date du 3 février, annonce la future transformation de l'unité sur SPAD VII et XIII. Les Nieuport 24 et 27 seront reversés à la Réserve d'Armée de la Melette et les 24bis au GDE. Les pilotes seront envoyés en stage au GDE pour être formés sur SPAD, des avions beaucoup plus rapides que leurs précédentes montures. Leurs stages terminés, les pilotes iront rejoindre les mécaniciens qui ont pris livraison des avions à la RGAé du Bourget et les convoieront sur le terrain de Villeneuve.

Le 6 février, les Nieuport 24 et 27 sont convoyés vers la Réserve d'Armée de la Melette. Le lendemain, les pilotes partent pour le GDE (Groupement des Divisions d'Entrainement) et les mécaniciens pour la RGAé du Bourget.

Le 17 février, leurs stages étant terminés, les Ltt André Laganne, MdL Jean Ondet, MdL Roger Busch, Cal Auguste Cornille, Cal Houston Woodward rentrent à Villeneuve. Ils sont suivis du Ltt Georges Parizet, Slt André Martenot de Cordoux, MdL Edmond Bessières, Cal André Martin, Brig Miguel Sainz. Le lendemain, c'est au tour du Cne Edouard Pillet et du Sgt Pierre Cordier de rejoindre leurs camarades.

Le 19 février 1918, le Slt François de Lagerie et le Brig Eloi Bonnet décollent du RGAé du Bourget, aux commandes de leurs SPAD flambants neufs, à destination de Villeneuve et s'égarent en vol. Ils sont contraints de se poser à Villemer, près de Soigny (Somme) pour de Lagerie et Cravant, près d'Auxerre (Yonne) pour Bonnet. Le premier rejoindra la 94, le 22 février et le suivant le 3 mars.

L'escadrille devient la SPA 94 :

Le 3 mars 1918, désormais entierement équipée d'avions monoplaces de chasse SPAD VII et SPAD XIII, l'escadrille 94 devient officiellement la SPA 94.

Inspection du centre de Villeneuve :

Le 13 mars, le Général en Chef Philippe Pétain, accompagné du Général Franchet d'Espérey et de l'aide-major général Duval, chef du service de l'aéronautique au GQG, passent en revue les unités stationnées sur le terrain de Villeneuve.

Dernier avertissement :

Le 21 mars, le commandant de l'escadre de combat n° 1, apprenant que certains pilotes de chasse appartenant aux groupes sous ses ordress, sont allés patrouiller sur les lignes, contrairement aux ordres donnés, donne un dernier avertissement. Après cette date, tout pilote passant outre, sera traduit devant un conseil de guerre et cet acte d'indicipline sera jugé comme abandon de poste. Pour l'officier supérieur, il faut en finir avec la recherche du succès individuel.

Le 22 mars, le Slt André Martenot de Cordoux reçoit la Croix de Guerre belge pour actions d'éclat accomplies et blessures reçues sur le territoire belge et en coopération avec l'armée belge.

Ordre de mouvement annulé :

Le 23 mars, vers 15 heures, l'ordre de départ de l'escadre arrive. Le premier échelon en charge de l'entretien courant des avions devra faire mouvement dès le lendemain, à 1 heure du matin. Le 2ème échelon, en charge de la maintenance et des réparations plus lourdes suivra un peu plus tard. Le 24, les avions sont sortis de leurs hangars à 6h30 et les premiers décollent. Vers 8 heures, le déménagement est suspendu et à 13h annulé. On rappelle le premier échelon qui doit faire demi-tour et rejoindra le 25 mars à 19 heures.

Déménagement sur le Plessis-Belleville :

Le 26 mars, une patrouille composée du Ltt André Laganne, de l'Adj Pierre Marinovitch et du Cal André Martin attaque un biplace allemand dans les environs de la côte de Caurel. Le combat commence vers 3000 mètres et prend fin à 400 mètres. Le biplan adverse, touché par les tirs du Ltt Laganne et du cal Martin, tombe en vrille, en laissant échapper de larges volutes de fumée noire. Malgré sa disparition au milieu d'une forte brume, cet avion a été homologué aux deux aviateurs.

Citation à l'ordre de l'armée du Sgt André Martin, décernée le 12 août 1918 : "Très bon pilote, plein d'allant,ayant livré de nombreux combats extrêmement durs et ramenant parfois son avion criblé de balles. A abattu récemment un avion ennemi qui est tombé en flammes dans nos lignes. Une blessure. Une citation."

Le soir, vers 18h30, les commandants d'escadrilles sont appelés au bureau du GC 18. L'escadre de combat n° 1 doit faire mouvement et se rendre au Plessis-Belleville, terrain principal du GDE. Vers 21 heures, l'ordre de faire partir le 1er échelon, à 6 heures le lendemain matin, est donné.

Le 27 mars, le 1er échelon part à l'heure prévue. Le 2ème échelon suivra le 28 à 6 heures du matin. Comme il manque un camion à l'escadrille, une partie de bagages et 15 hommes partiront en train. Le groupe américain prêtera un camion par escadrille pour transférer les bagages, puis les hommes à la gare. Les hommes, sous la responsabilité du Ltt Gardet, embarqueront à la gare de la Fère-Champenoise.

Le 30, au Plessis-Belleville, le bureau de piste de la SPA 94 est le premier à être opérationnel au sein de l'escadre de combat n° 1. Les chambres pour les officiers et sous-officiers pilotes sont aménagées sur place. Le temps sur zone étant franchement mauvais, les vols ne pourront reprendrent que le lendemain. Suite à un violent orage, plusieurs pilotes sont contraints d'atterrir en campagne avec des hélices endommagées par la pluie.

Mort du Cal Houston Woodward :

Le 1er avril, le Slt André Martenot de Cordoux abat un avion ennemi dans les environs de Montdidier. Il s'agit probablement du Ltn Paul Hoffmann du Jasta 12, qui a été blessé dans cette zone et qui est décédé des suites de ses blessures. Cette victoire ne sera homologuée au pilote français que le 8 avril. Cet avion est la 3ème victoire homologuée du sous-lieutenant. Malheureusement, deux pilotes de la SPA 94 ne rentrent pas au terrain. Il s'agit des Sgt Auguste Cornille et Cal Houston Woodward. Une note émise par le GC 18 annonce le départ du groupe pour Pierrefonds, le 3 avril.

Le lendemain, le Sgt Cornille téléphone qu'il s'est posé en panne à Ormoy-le-Davien (Oise). Pour lui, la panne serait causée par une mauvaise carburation et demande de l'essence pour remplacer celle de son avion. Dépanné par des mécaniciens, il rejoint l'escadrille vers midi. Le mouvement vers Pierrefond est différé. Au soir, le Cal Woodward, n'ayant pas donné de nouvelles, est porté disparu. En fait, il a été tué au cours d'un combat aérien, aux commandes du SPAD VII n° 1419, probablement par le Ltn Johannes Klein, du Jasta 15, dont c'est la 4ème victoire.

Citation à l'ordre de l'armée du Cal Houston Woodward, décernée, le 29 avril 1918 : "Pilote de chasse audacieux jusqu'à la témérité et recherchant opiniatrement l'ennemi. Le 6 janvier 1918, abattait un avion ennemi loin dans ses lignes. A disparu, le 1er avril 1918, dans la région de Montdidier, au cours d'un combat contre plusieurs avions ennemis. A été cité."

Le soir du 5 avril, le départ des GC 18 et GC 19 est annoncé pour le dimanche 7 avril. Le lendemain, les hommes préparent le déménagement. Les ordres précisent que l'échelon léger du GC 18 partira le 7 avril à 5 heures et l'échelon lourd à 7 heures. Un wagon sera mis à la disposition du groupe pour transférer les bagages. Les hommes ne pouvant trouver place dans les voitures et camions prendront le train. Le lendemain, les deux échelons partent avec deux heures de retard. Ils arrivent à Pierrfond à 11 heures et 16 heures pour le lourd. La tente servant de bureau de piste est montée avant le repas du soir.

Le 11 avril, le Brig Eloi Bonnet, en patrouille avec l'Adj Pierre Marinovitch, est contraint de poser son SPAD VII sur l'ancien terrain d'aviation de Tartiers, au Nord-Ouest de Soissons. L'avion capote dans un trou d'obus et est fortement endommagé. Le brigadier s'en tire sans la moindre égratignure. Le Caporal Prieur, accompagné d'un autre mécanicien et d'un armurier partent démonter la mitrailleuse Vickers et les instruments de bord. L'Adj Pierre Marinovitch est victime du même incident en rentrant au terrain, son SPAD XIII capote en atterrissant et est endommagé. Cette fois encore, le pilote est indemne. Un ordre de mouvement arrive et prescrit le déplacement de l'escadrille sur le terrain de Montagne-Fayel, à l'Ouest d'Amiens.

Terrain de Montagne-Fayel :

Le 12 avril, à 5 heures du matin, le Brig Eloi Bonnet et les 3 mécaniciens, chargés de démonter son avion et de récupérer l'armement et les instruments de bord, rentrent. L'échelon léger fait mouvement à 9 heures sous le commandement du Ltt Hugues et de l'Adj Engonin. Au moment du départ, un avion allemand apparait, lâche trois bombes et mitraille le terrain, sans faire de dégat, ni de victime.

Mort du MdL Roger Busch :

Le 12 avril, le MdL Roger Busch ne rentre pas de patrouille. Il a été tué, aux commandes du SPAD VII n° 3191, probablement par le Ltn Ulrich Neckel du Jasta 12. Busch est compté comme sa 9ème victoire.

Le 13, l'échelon lourd partit à 5 heures du matin, arrivera à Montagne-Fayel à 20 heures. L'échelon léger arrive sur place à 11 heures. Tous les SPAD VII et XIII de la SPA 94 relient normalement le terrain de Pierrefonds à celui de Montagne-Fayel. le 16, l'escadrille change d'emplacement et s'installe à l'extrémité du terrain dans des Bessonneaux.

Le 17 avril 1918, plusieurs appareils sont victimes de pannes. D'abord, l'Adj Eloi Bonnet, qui convoyait un SPAD, se pose en panne à Sommelleux, à 2 km de Grandvilliers, puis le Brig Henri Chan, qui arrive de Pierrefonds et qui se pose en panne à Fouquerolles. L'Adj Pierre Marinovitch rejoint avec son SPAD en provenance du Plessis-Belleville. Le 19, le Cal Bourry part, en compagnie des mécaniciens, pour dépanner le Cal Martin en panne à Roupied, près d'Aumale. Ils rentreront le lendemain.

Le 20, le Brig Henri Chan, qui a décollé de Fouquerolles, terrain occupé par le GC 17, n'est pas rentré. Il rejoindra son unité, le lendemain à 10 heures. Le 22, les derniers mécaniciens, en provenance de Pierrefonds, rejoignent l'unité qui est désormais à son complet. Depuis plusieurs jours, les SPAD de la 94 multiplient les patrouilles sur les lignes.

La patrouille se perd dans le brouillard :

Le 24, la patrouille d'alerte, composée de quatre SPAD, décolle au lever du jour. Peu de temps après, un brouillard très dense se forme et couvre toute la région d'une belle purée de pois. Les aviateurs ont toutes les peines du monde de retrouver leur route, l'Adj Edmond Bessières se pose sur la route de Joues à Crouy, le Brig André Martin à Fluy, le Brig Miguel Sainz à Boulainvillers entre Ornoy et Aumale et finalement le Cal Eloi Bonnet à Estrées-sur-Noye, au Sud d'Amiens. Ils pourront repartir quand la visibilité sera redevenue normale.

Le 27 avril, l'escadrille est d'alerte au sein du GC 18. Le Brig Eloi Bonnet téléphone qu'il s'est posé en panne à Frocourt, dans les environs de Poix. Une équipe de mécaniciens part aussitôt pour le dépanner.

Ltt Gonzague Pavret de la Rochefordière cdmt de la SPA 94 :

Suite au message n° 32096 du Général Commandant en Chef, en date du 30 avril 1918, le Ltt Gonzague Pavret de la Rochefordière est nommé commandant de l'escadrille SPA 94. Il prendra effectivement son poste, le 2 mai 1918 en provenance de l'escadrille SPA 3. Il succède au Cne Edouard Pillet qui a assuré son commandement du 1er juin 1917 au 2 mai 1918.

Visite du Général Duval :

Le 3 mai 1918, le Général Duval, commandant du service aéronautique du GQG, visite les unités de l'escadre de combat n° 1. Le lendemain, l'Adj Henri Chan est victime d'une panne de pression mais réussit à rentrer au terrain par ses propres moyens. Le 5 mai, une patrouille est envoyée en fin de journée, qui a été très mauvaise au niveau de la météo, et ne rentrera qu'à la nuit tombante.

Le 9 mai 1918, le Brig Miguel Sainz, qui a décollé à 15h20 avec une patrouille de la SPA 48, atterrit à Bovelles, victime d'une panne d'essence. Les mécaniciens sur place l'approvisionnent en essence et il peut rentrer sans problème à la Montagne-Fayel.

Mort de l'Adj Henri Chan :

Le 10 mai, la SPA 94 envoie successivement trois patrouilles. La première composée par le Ltt Guy de la Rochefordière, de l'Adj Pierre Chan et du Cal André Martin, attaque deux biplans allemands qui navigent sur l'Avre, dans les environs de Contoire. Elle est elle-même attaquée par sept monoplaces Pfalz. Dans la mêlée, le SPAD XIII de l'Adj Pierre Chan est abattu. Son adversaire était probablement le Ltn Josef Veltjens, du Jasta 15 dont c'est la 12ème victoire. Le SPAD du Cal Martin est touché au plan de dérive par une balle.
La seconde, composée du Slt André Martenot de Cordoux et l'Adj Pierre Marinovitch, attaque un groupe de sept Pfalz et 6 autres biplans dans la région de Moreuil, malheureusement sans résultat visible. La dernière patrouille partie ne sera pas engagée dans un combat aérien.

Citation à l'ordre de l'armée de l'Adj Henri Chan, du 7ème régiment de Chasseurs, pilote de l'escadrille SPA 94 en date du 13 juin 1918 : "S'est signalé pendant six mois dans l'aviation de corps d'armée, où il a reçu successivement trois blessures. A peine arrivé dans l'aviation de chasse, s'y est fait remarquer par son entrain et son audace. Disparu dans les lignes ennemies au cours d'un combat contre sept avions. deux citations."

Le 14 mai, l'Adj Pierre Marinovitch attaque un biplace allemand, au Nord de Moreuil. Pas de taille à se défendre, l'équipage pique à mort dans ses lignes. Cet avion sera compté comme probable au pilote.

Sixième victoire pour Marinovitch :

Le 15 mai, l'activité aérienne est très soutenue. L'Adj Pierre Marinovitch attaque un Rumpler allemand de grande reconnaissance, qui avait pénétré jusque dans la région de Poix. Il réussit à obliger l'équipage à atterrir dans les lignes françaises aux environs d'Esserteaux, au Sud d'Amiens. Les deux officiers allemands, les Ltn Fricke et von Bülow sont faits prisonniers après avoir fait exploser leur avion. C'est la 6ème victoire homologuée de Marinovitch.

Les 16 et 17 mai, les patrouilles sur les lignes se succédent. Plusieurs combats sont livrés sans résultat visible. Le Slt André Martenot de Cordoux rentre avec son SPAD XIII touché de plusieurs éclats d'obus dans l'aile supérieure et le radiateur. Le 19, le Sgt André Martin, qui patrouille avec deux autres SPAD, est attaqué par une patrouille de monoplaces Pfalz qui lui placent plusieurs balles dans son appareil.

Nouvelle victoire pour Marinovitch :

Le 19 mai 1918, l'Adj Pierre Marinovitch, en coopération avec le Slt Claret de Fleurieu de la SPA 95, abat un Rumpler C qui tombe au Sud-Est de Moreuil. Leur adversaire était probablement le Ltn Kurt Riege du FlAbt 241 qui a été tué dans cette zone. Cet avion est la septième victoire de l'Adjudant.

Pour ses victoires des 15 mai et 19 mai 1918, il reçoit une nouvelle citation à l'ordre de l'armée, en date du 13 juin 1918 : "Pilote toujours admirable de courage et d'entrain. A abattu récemment ses sixième et septième avions ennemis. Médaille Militaire pour faits de guerre. Quatre citations."

Le 20 mai, le Ltt André Martenot de Cordoux attaque un monoplace qui rompt le combat en piquant fortement, après avoir été touché et dégageant de la fumée noire. Ce combat ne sera pas homologué et sera validé comme probable.

Terrain de Nanteuil-le-Haudouin :

L'unité reçoit l'ordre de faire mouvement sur Nanteuil-le-Haudouin. L'échelon léger quitte Montagne-Fayel à 4 heures du matin et le lourd à 10 heures. Les SPAD décollent du terrain à 10 heures. Les premières patrouilles décolleront du nouveau terrain dès 9h55, le lendemain matin.

Huitième et neuvième victoires de Marinovitch :

Le 31 mai, la mission du GC 18 est d'interdire par des patrouilles légères l'accès au front et à l'arrière front français Cette surveillance sera poussée au Sud jusqu'à la vallée de l'Ourcq. C'est un jour faste pour l'Adj Michel Marivovitch qui oblige un Rumpler allemand à se poser dans les lignes françaises, à la lisière de la forêt de Villers-Cotterets. Ses adversaires étaient probablement l'Uffz Hippolyt Kaminski (tué) et le Ltn Bake (indemne) du FlAbt 264, puis lors d'une autre patrouille et en coopération avec le Slt André Martenot de Cordoux, un triplan Fokker Dr I qui s'écrase également dans nos lignes, près de Taversive. Ces deux avions marquent les 8ème et 9ème victoires homologuées du jeune pilote.

Pour ses victoires du 31 mai 1918, il reçoit une citation à l'ordre de l'armée, en date du 13 juin 1918 : "Brillant pilote de chasse, donnant chaque jour des preuves de sa vaillance et de son adresse. A abattu récemment dans nos lognes deux avions ennemis (huitième et neuvième victoires). Cinq citations."

Le 1er juin, les patrouilles sont nombreuses et donnent lieu à plusieurs combats. Un avion est homologué et deux autres sont probablement abattus mais seront comptabilisés comme probables. Le premier, un biplace est abattu par le Slt André Martenot de Cordoux dans les environs de Longpont-Parcy. Les deux autres avions, des Fokker Dr I sont abattus dans les environs de Longpont par l'Adj Marinovitch mais ne seront pas validés.

Le 3 juin, la patrouille du Slt André Martenot de Cordoux et de l'Adj Pierre Marinovitch attaque plusieurs fois un biplace qui est contraint d'atterrir dans la région de la Ferté-Milon-Mosloy. Cet avion ne sera pas homologué. Le SPAD XIII de Marinovitch a été touché par trois balles.

Nouvelles victoires :

Le 4 juin, une patrouille s'en prend, sans succès, à un LVG dans les environs de Villers-Cotterets. Le SPAD du Cal Henri Grimouille est touché par un éclat d'obus qui le frappe au stabilisateur et deux balles dans l'aile supérieure gauche. Le 5, plusieurs combats sont menés. Le premier par le Slt André Martenot de Cordoux et d'Adj Pierre Marinovitch qui abattent un biplace, à l'Est de Faverolles. Cet avion sera homologué. Au cours d'une autre patrouille, le Cal Henri Grimouille est surpris et mitraillé par deux monoplaces allemands. Son SPAD est touché par plusieurs balles qui coupent 3 câbles. Il pose son avion à Vauciennes et termine son atterrissage en capotant. Il est heureusement sain et sauf.

Le 9 juin, l'Adj Michel Marivovitch ajoute un avion à son tableau de chasse. Il abat un biplace au-dessus de son terrain, dans la région de Maincamp-St-Paul-aux-Bois. Ses adversaires ne se sont pas laissés faire car il rentre avec 3 balles et un éclat d'obus dans son SPAD XIII. Le Slt André Martenot de Cordoux rentre au terrain avec un câble coupé.

Le Brig Pierre Chan est fait prisonnier :

L'Adj Pierre Chan n'est pas rentré de mission. Aux commandes d'un SPAD VII, sa route a croisé celle de l'Obltn Hermann Göring du Jasta 27. Chan, arrivé à la SPA 94, le 31 mars 1918, est comptabilisé comme sa 20ème victoire.

Le 10 juin, une patrouille de la SPA 94 livre combat à un groupe de Fokker DR I triplan et en abat un dans les environs de Villers-Bretonneux. Leur adversaire était probablement le Lfw Willi Gabriel du Jasta 11 qui a été abattu dans le même secteur. Cet avion ne sera pas homologué et donné comme probable.

Mort du Ltt Gonzague Pavret de la Rochefordière :

Le 11 juin, au cours d'une patrouille, le SPAD XIII du Ltt Gonzague Pavret de la Rochefordière est attaqué par deux Albatros D VII. L'officier français tente de semer ses poursuivants en piquant en direction des lignes françaises. Il n'y parvient pas. Touché, son avion percute le sol en brûlant dans la région de Mortemer-Mery-Lataule vers midi. L'adversaire, qui a été déclaré vainqueur, était le Ltn Kurt Hetze du Jasta 13. La perte du Ltt de la Rochefordière a été comptabilisée comme sa première victoire officielle.

Chevalier de la Légion d'honneur et une citation à l'ordre de l'armée à titre posthume du Ltt Gonzague Guy Pavret de la Rochefordière, du 11ème régiment d'artillerie de campagne, commandant l'escadrille SPA 94, en date du 9 janvier 1920 : "Véritable chef et entraineur d'hommes, ayant pris depuis peu le commandement d'une escadrille. A su lui donner une merveilleuse impulsion, en l'entrainant quotidiennement aux combats les plus durs contre les patrouilles ennemies. A été mortellement blessé , le 11 juin 1918, en accompagnant avec son audace habituelle, l'attaque de notre infanterie. A été cité."

Le 12 juin, l'ordre de mouvement vers le terrain de Epiais-Mauregard arrive. La SPA 94 devra déménager le lendemain.

Terrain de Epiais-Mauregard :

Le 13, selon les ordres arrivés la veille, la SPA 94 fait mouvement sur Louvres-Epiais. Le départ des échelons mécaniques et administratifs se fait à 4h30 du matin et les SPAD VII et XIII quittent définitivement le terrain de Nanteuil-le-Haudouin, vers 9 heures. Dès le lendemain, une patrouille de la 94 remporte une victoire contre un avion allemand qui tombe dans la région de Moulin-sous-Touvent (Oise).

Victoire et capture du Cal Jean-Marie Martre :

Le 15 juin, au cours d'une patrouille, le Cal Jean-Marie Martre abat un Fokker D VII dans les environs de Moulins-sous-Touvant (Oise). Malheureusement, il est attaqué et son avion endommagé par un As allemand, le Ltn Karl Menckhoff du Jasta 72, titulaire de 34 victoires, dont l'expérience du combat aérien ne laisse guère de chance à son adversaire. Martre, qui a été affecté à la SPA 94, le 23 mai 1918, sera comptabilisé comme sa 35ème victoire officielle. Le pilote français a été contraint de poser son SPAD VII dans les lignes allemandes près de Ploisy et a été fait prisonnier. Il a d'abord été transféré sur Hirson, le 20 juin, puis interné à Dülmen et Puchheim en Allemagne. Il réussira à s'évader et reprendra sa place à partir du 18 novembre 1918.

Le 18 juin, le corps du Ltt Gonzague Pavret de la Rochefordière est ramené au terrain d'Epiais-Louvres puis transféré à Roissy-en-France (Val-d'Oise) où ses obséques ont lieu à 14 heures.

Le 29 juin, une patrouille livre combat à un Fokker Dr I sans résultat visible. Le 1er juillet, la patrouille de l'Adj Pierre Marinovitch, Sgt André Martin, MdL Miguel Sainz et Cal Henri Dussourd attaque un Rumpler C dans la région de Monnes-Dammard. Comme d'habitude, Marinovitch est décisif et abat le biplace qui tombe désemparé. Il est comptabilisé comme sa 12ème victoire homologuée.

Slt Benjamin Bozon-Verduraz commandant de la SPA 94 :

Le 3 juillet, le Slt Benjamin Bozon-Verduraz est nommé commandant de l'escadrille SPA 94 suite à la note n° 26.905 émise par l'Aide-Major Général, chef du service aéronautique du GQG. Il sera nommé Lieutenant, le 18 juillet 1918.

Terrain de Brabant-le-Roi :

Le 5 juillet, la SPA 94 faut mouvement sur le terrain de Brabant-le-Roi, près de Revigny (Meuse).

Trois victoires homologuées et deux probables :

Le 15 juillet, l'activité aérienne est intense. Une patrouille composée du Ltt Albert Carbonel, Adj Pierre Marinovitch, Sgt André Martin, Sgt Henri Grimouille, MdL Maurice Caulier, Sgt Austin Créhore, Sgt Henri Dussourd livre combat et descend trois avions allemands dans la région de Monrovilliers. Le premier, un Rumpler C est abattu par Marinovitch, Carbonnel et le MdL Pierre Ducornet de la SPA 93. Le second, un autre Rumpler par Grimouille qui le descend en flammes. Ces deux avions ont été homologués. Le troisième, un monoplace de chasse, par Marinovitch et le MdL Jean de Gaillard de la Valdène de la SPA 95, qui finalement sera comptabilisé comme probable.

Citation à l'ordre de l'armée du Ltt Albert Louis Carbonel, du 49ème régiment d'infanterie, pilote de l'escadrille SPA 94, en date du 12 août 1918 : "Très bon pilote de chasse, cherchant le combat avec entrain, plein d'audace et d'allant. A montré dans les dernières attaques des qualités exceptionnelles. A abattu récemment un avion ennemi. Une citation."

Mais ce n'est pas terminé, le Sgt Austin Créhore, égaré dans la brume, débouche au-dessus de Vouziers et survole un terrain d'aviation allemand. Il réussit à abattre un biplace parti à sa poursuite. A son retour, il s'en prend à un Drachen et oblige les deux observateurs à sauter en parachute. L'avion de Vouziers est homologué et le Drachen donné comme probable. Une journée vraiment fastueuse sans perte pour la SPA 94.

Terrain de Courgançon :

L'escadrille reçoit l'ordre de faire mouvement sur Gourgançon (Marne), où elle s'installe dans la journée. Ce jour, aucune sortie de guerre n'est réalisée, mis à part le convoyage des avions entre Brabant-le-Roi et Courgançon.

Le 22 juillet, l'Adj Pierre Marinovitch et le MdL Edouard Bessières attaquent un Rumpler C au-dessus d'Epernay. L'adversaire rompt le combat en piquant très fortement et en dégageant de grandes volutes de fumée noire. Cet avion ne sera pas comptabilisé dans les victoires et donné comme probable. L'Adj Marinovitch s'en prend à un autre Rumpler C qui travaille lui-aussi dans les environs d'Epernay. Cet avion sera lui-aussi donné comme probable. De son côté, le Slt André Martenot de Cordoux a livré combat à un biplace, dans la région de Champillon, sans réussir à endommager son adversaire.

Terrain de Champaubert-Baye :

Le 24 juillet, l'escadrille SPA 94 reçoit l'ordre de faire mouvement sur le terrain de Champaubert-Baye, où elle s'installe le jour même. Ses SPAD quittent le terrain de Gourgançon, où ils sont restés du 18 au 24 juillet, à 9 heures. La première patrouille décollant de Baye, le fait à 18h20 sans rencontrer d'adversaire.

Légion d'Honneur pour Marinovitch :

La Croix de la Légion d'Honneur est remise à l'Adj Pierre Marinovitch par le Général Duval, chef du service aéronautique au GQG, sur le terrain de Sunthelles, le 26 juillet 1918. Marinovitch compte à ce jour 14 victoires homologuées à presque 20 ans. C'est à l'époque le plus jeune As de l'aéronautique française. Quelques jours plus tard, le 4 août 1918, le Slt André Martenot de Cordoux est fait Chevalier de la Légion d'Honneur.

Terrain de Beauvais-Tillé :

Suite à un ordre de mouvement arrivé le 6 août dans la soiré, la SPA 94 plie armes et bagages et fait mouvement sur le terrain de Beauvais-Tillé dans l'Oise. Les SPAD, qui ne sont pas restés longtemps à Baye, décollent à 10 heures.

Mort du Sgt André Martin :

Le 9 août, le Sgt André Martin part en patrouille avec le Ltt Benjamin Bozon-Verduraz. Il le suit comme son ombre jusqu'à 17h15, au moment où une patrouille de la SPA 48 se joint à eux. Les avions de la 48 quittent le dispositif pour attaquer un Drachen. Le Sgt Martin les suit et perd son chef. Les pilotes de la SPA 48 affirment l'avoir vu, surpris par l'arrivée de deux Fokker D VII et abattu en flammes, près de Lignières (Somme), vers 17h25.

Deux nouvelles victoires de Marinovitch :

Le 17 août, le Ltt Benjamin Bozon-Verduraz attaque un biplace qui parait touché au Nord-Est de Roye. Il est ensuite attaqué par quatre Fokker D VII qui criblent littéralement son SPAD XIII. Ne pouvant faire face, il est contraint d'atterrir dans les premières lignes avec un appareil ressemblant à une passoire. C'était pour lui un jour de chance car il n'a pas eu la moindre égratignure.
L'Adj Pierre Marinovitch abat successivement deux avions. Le premier, un biplace, tombe dans les environs de Roye. Puis, il livre combat à plusieurs Fokker D VII dont l'un tombe dans les environs de Roye. Il dégage le Sgt Henri Grimouille, aux prises avec deux Fokker D VII qui le poursuivait dans les lignes. Il rentre avec de nombreuses balles dans son SPAD. Les trois avions allemands seront homologués dès le lendemain.

Citation à l'ordre de l'armée du Ltt Jean Benjamin Bozon-Verduraz, du 9ème régiment de Hussards, commandant de l'escadrille SPA 94, en date du 22 septembre 1918 : "Excellent pilote de chasse , chef d'escadrille remarquable. A abattu son huitième avion ennemi, le 29 mai 1918 et son neuvième le 17 août. Une blessure. Chevalier de la Légion d'Honneur pour faits de guerre. Huit citations."

Le MdL Maurice Caulier est fait prisonnier :

Le 19 août, le MdL Maurice Caulier, partit en patrouille à 17 heures aux commandes d'un SPAD XIII, ne rentre pas. Aperçu une dernière fois par le chef de patrouille, au Sud-Est de Roye à 17h50, il a croisé ensuite la route du Ltn Alfred Fleischer du Jasta 17. Après un bref combat aérien qui endommage son avion, il est contraint d'atterrir dans les lignes allemandes et est fait prisonnier. Il est comptabilisé comme la 3ème victoire du pilote allemand.
L'ordre de transfert sur Trumilly arrive à l'escadrille.

Terrain de Trumilly :

Le 20 août, suite à l'ordre de mouvement arrivé la veille, les SPAD XIII de la SPA 94 décollent de Tillé à 5 heures du matin pour atterrir à Trumilly, près de Crépy-en-Valois. Ils font le transfert en compagnie de Breguet 14 B2. Le 21 août, les SPAD décollent à 10 heures. Une patrouille dégage un Breguet 14 B2 qui était attaqué par quatre Fokker D VII. Au cours du combat qui suit, le Slt André Martenot de Cordoux et l'Adj Jean Ondet abattent un des assaillants qui tombe en vrille à l'Ouest de Soissons.

Terrain de Nanteuil-le-Haudouin :

L'escadrille fait mouvement sur le terrain de Nauteuil-le-Haudouin. Les SPAD XIII décollent de Trumilly à 8 heures.

Légion d'Honneur pour Martenot de Cordoux :

La croix de chevalier de la Légion d'Honneur est officiellement remise au Ltt André Martenot de Cordoux par l'Aide-Major Général Duval, chef de l'aéronautique au GQG sur le terrain de Nanteuil-le-Haudouin, le 2 septembre 1918.

Terrain d'Autrey :

Le 6 septembre, l'escadrille SPA 94 fait mouvement de Nanteuil-le-Haudouin vers Autrey, au Sud-Ouest de Nancy. Un échelon léger part à 2 heures du matin en vue de préparer l'arrivée des avions. Les échelons lourds, les voitures et le personnel sont embarquées à la gare de Nanteuil-le-Haudouin à 23 heures. Le 7 , les avions quittent le terrain à 7 heures et font le trajet vers Autrey avec une escale à Bussy-Lettré. Le train amenant le matériel et les hommes arrive sur place à 11 heures. Le 12 septembre, la météo est tellement mauvaise qu'elle oblige les avions à rentrer de patrouille sous de fortes bourrasques.

Le 13 septembre, la patrouille du Ltt André Laganne, Ltt Albert Carbonel et du Slt André Martenot de Cordoux attaque deux Fokker D VII et abat l'un d'eux qui tombe au Sud-Est de Thiaucourt, près de Viéville-en-Haye. Cet avion sera homologué aux trois pilotes. Le lendemain, plusieurs combats contre des Fokker D VII ne donnent pas de résultat visible.

* Citation à l'ordre de l'armée du Slt André Henri Martenot de Cordoux, du 149ème régiment d'infanterie, pilote de l'escadrille SPA 94, en date du 10 octobre 1918 : "Pilote d'un entrain et d'une bravoure au-dessus de tout éloge, véritable homme de devoir qui ne cesse de s'imposer à tous par son audace et son courage. Poursuivant toujours avec la même ardeur le combat contre les avions ennemis; a abattu les 21 août et 13 septembre 1918, ses sixième et septième avions ennemis. Une blessure. Médaillé militaire et Chevalier de la Légion d'Honneur pour faits de guerre. Quatre citations."

Premier Drachen abattu :

Le 15 septembre, le MdL Miguel Sainz attaque un Drachen à Goin et l'abat en flammes. Ce ballon de réglage d'artillerie allemand est le premier d'un pilote de la SPA 94 et la première victoire homologuée de ce pilote. Le lendemain, d'autres attaques sur les Drachen de Goin sont menées sans résultat.

Citation à l'ordre de l'armée du MdL Miguel Joseph Sainz du 3ème régiment d'artillerie coloniale, pilote de l'escadrille SPA 94, en date du 10 octobre 1918 : "Pilote d'un entrain et d'une bravoure au-dessus de tout éloge. est souvent rentré avec son avion gravement endommagé. Le 15 septembre 1918, a descendu un Drachen en flammes sur un front d'attaque particulièrement important."

Terrain de Cernon :

Le 22 septembre, l'ordre de mouvement arrive pour un déplacement demain dans la journée vers le terrain de Cernon, au Sud de Châlons-en-Champagne (Marne). Le 23, les avions décollent à 14h30 d'Autrey. Le 27, une patrouille attaque quatre Fokker D VII sans résultat notoire.

Des missions de protection :

Le 3 octobre, lors des patrouilles sur les lignes, de nombreux Fokker D VII sont rencontrés et combattus. Le Slt André Martenot de Cordoux en attaque deux, dont l'un essuie une rafale tirée à bout portant et rompt le combat sérieusement touché dans les environs de St-Martin-l'Heureux. Cet avion ne sera pas homologué.
Le Ltt Benjamin Bozon-Verduraz, le chef de la SPA 94, abat dans les mêmes circonstances son 10ème avion. Il faut signaler que Le Ltt Albert Carbonel, l'Adj Pierre Marinovitch et le Cal Fernand Cathala ont livré des combats qui ont tous été avortés en raison de nombreux enrayages, dûs à la mauvaise qualité des munitions. L'après-midi, la SPA 94 assure la protection d'une mission de bombardement menée par des Breguet 14 B2. Le Ltt André Laganne jette 500 tracts sur les tranchées allemandes du Mont St-Martin.

Le 4 octobre, pendant une mission de protection de Breguet 14 B2, le Ltt André Laganne lance 30 paquets de tracts sur St-Etienne-à-Arnes. Un biplace est pris en chasse dans la région de Moronvilliers-Pont-Faverger. Le MdL Miguel Sainz attaque un Drachen en ascension au Nord d'Epoye, sans obtenir un résultat visible.

Le 5 octobre, l'Adj Pierre Marinovitch attaque deux Fokker D VII sans résultat mais abat un biplace, un peu plus tard, qui tombe en flammes dans la région à l'Est de Challerenge. Le Sgt Jean Vauzanges livre également un combat contre deux Fokker D VII sans qu'aucun des adversaires ne gagne. Le lendemain, pendant une mission de protection de Caudron R XI, suivie d'une reconnaissance à basse altitude, la patrouille des Slt André Martenot de Cordoux, Sgt Jean Vauzanges et Cap Fernand Cathala assurent le jalonnement des 1ères lignes à très basse altitude. Les pilotes rentrent à la nuit tombante et ramène des renseignements précis sur ce qu'ils ont vu. Le 8 octobre, lors de patrouilles sur les lignes, trois Fokker D VII sont poursuivis en vain.

Trois victoires homologuées :

Le lendemain, les patrouilles de chasse rencontrent de nombreux biplaces de grande reconnaissance et leur livrent combat. Le Ltt Benjamin Bozon-Verduraz et le Ltt André Laganne abattent de concert un biplace qui s'écrase dans les environs de Bétheniville. Le Brig Emile Froussard engage, à 15 minutes d'intervalle, deux biplaces. Après le premier affrontement, les deux adversaires se quittent comme ils étaient venus. Le second combat est défavorable aux Allemands. Leur biplace part en vrille et s'écrase entre Machault et Semide. Ces deux victoires sont homologuées.
De son côté, le Sgt Henri Grimouille attaque un Rumpler C sans réussir son coup. L'Adj Pierre Marinovitch mitraille, avec ses deux armes de bord, un autre Rumpler C dans les environs de Semide. Le mitrailleur est tué lors d'une passe et reste accroché sur le bord du fuselage. Toutefois, victime d'un enrayage complet de ses Vickers, il ne peut achever son adversaire. Le biplace allemand pique fortement vers ses lignes en s'éloignant à toute vitesse. Malgré tout, cet avion a été homologué, le 12 octobre 1918. Il est donc probable que le pilote ait été touché et qu'il n'a pu rentrer au terrain.

Reconnaissance vers Rethel :

Le 10 octobre, au cours des patrouilles entre St-Rémy et Grandpré, les pilotes observent l'incendie de nombreux villages en arrière des lignes. La patrouille du Ltt André Martenot de Cordoux, Sgt Jean Vauzanges et MdL Emile Froussard partent reconnaitre l'avance française dans la région de Rethel. Malgré une météo très dévavorable, ils ramènent des renseignements importants sur la positions des unités françaises. Martenot de Cordoux et Vauzanges atterrissent près des avant-postes et renseignent en direct les unités d'infanterie déployées sur le terrain.

Le 14 octobre, lors d'une patrouille offensive au-dessus des lignes dans la région de Rethel, la patrouille de l'Adj Jean Ondet, Sgt Henri Grimouille et MdL Miguel Sainz attaque un Rumpler C qui n'est pas de taille contre trois assaillants. Le biplace, touché, s'écrase au Sud d'Ecorday. Cette victoire sera homologuée. Le Drachen, qui régle le tir des positions d'artillerie de Lorey, est attaqué mais la copieuse riposte de la DCA allemande du secteur empêche les Français de voir le résultat de l'attaque. Il vaut mieux quitter la zone le plus vite possible que prendre le risque de se faire abattre.

Le 18, les adjudants Pierre Marinovitch et Jean Ondet abattent un biplace qui s'écrase dans ses lignes et dégagent un SPAD XIII de la SPA 153 en facheuse posture. Le lendemain, lors de la patrouille sur les lignes, les aviateurs aperçoivent de loin quatre Fokker D VII sur Vouziers.

Le 26 octobre 1918, la patrouille du Ltt Albert Carbonel et de l'Adj Pierre Marinovitch attaque un Drachen dans la région de Hauteville-Chappe sans réussir leur affaire. Le 27, Pierre Marinovitch qui vient juste d'être nommé Sous-lieutenant abat un Fokker D VII dans les environs de Le Thour. Cette victoire, la 19ème pour lui, sera homologuée. Son adversaire était probablement le Vfw Karl Schlegel du Jasta 45 qui a été tué dans ce secteur.

Le 28 octobre, la patrouille du Ltt André Laganne et du Slt André Martenot de Cordoux attaque un biplace de chasse au-dessus de la région de St-Clément alors qu'il croise à 3500 mètres d'altitude. Après plusieurs passes, les Français le force à descendre mais la traversée de masses nuageuses empêche la confirmation de son sort final. Malgré qu'il semblait sérieusement touché, il ne sera pas homologué et donné comme probable. Le Ltt Laganne rentre avec son SPAD XIII vraiment endommagé par les tirs adverses, ce n'est pas passé loin ! Le MdL Miguel Sainz attaque le Drachen de Hauteville et l'incendie. Ce ballon allemand, de réglage d'artillerie, est la 3ème victoire homologuée de ce pilote.

Citation à l'ordre de l'armée du MdL Miguel Joseph Sainz du 3ème régiment d'artillerie coloniale, pilote à l'escadrille SPA 94, en date du 4 février 1919 : "Excellent pilote de chasse, allant au combat avec une joyeuse ardeur et possédant des qualités d'audace et de courage au-dessus de tout éloge. Le 28 octobre 1918, a attaqué seul, dans un secteur d'attaque, un Drachen ennemi qu'il a mis en flammes. Troisième victoire. Une citation."

Mort du Sgt Henri Dussourd :

Le 29 octobre, la patrouille du Ltt Albert Carbonel et du Slt Pierre Marinovitch attaque le Drachen de Novian-Porcien sans réussir son affaire. Malheureusement, le Sgt Henri Dussourd tombe en panne, juste après le décollage, à seulement 300 mètres du terrain de Cernon. Il tente de ramener son SPAD VII qui tombe en perte de vitesse et s'écrase au sol. Le pilote est tué sur le coup. Ses obséques eurent lieu à Ecury-sur-Coole (Marne), le 31.

Terrain de la Noblette :

L'escadrille SPA 94 fait mouvement vers le terrain de la Noblette, près de Châlons-en-Champagne. Avant de rallier le nouveau terrain, une patrouille décolle à 9h45. Le MdL Miguel Sainz en profite pour incendier le Drachen de Corny-Macheroménil (Ardennes). Piquant depuis l'altitude de 500 mètres, le ballon allemand s'écrase en flammes sur l'observateur qui a sauté en parachute beaucoup trop tard. Le feu en profite pour se communiquer au village. Le ballon est la 4ème victoire homologuée de ce pilote.

Trois victoires homologuées et une probable :

Le 3 novembre 1918, la patrouille du Slt Pierre Marinovitch, MdL Emile Froussard, Sgt Henri Grimouille attaquent plusieurs biplaces de combat qui mitraillent les troupes au sol. Plusieurs de ces avions vont aller au tapis.
Le premier, un biplace, s'écrase dans les environs de Le Chesne, est homologué à Marinovitch et Grimouille. Le second pour Marinovitch seul à La Neuville et un troisième pour l'association de Froussard et du Slt Guyou, un pilote de la SPA 93 dont c'est la 12ème victoire homologuée. Marinovitch et Froussard ont livré combat à un autre biplace de combat qui semblait sérieusement touché mais cet appareil ne sera comptabilisé que comme probable. Ces deux victoires, ses 20ème et 21ème, seront les dernières de Pierre Marinovitch.

Citation à l'ordre de l'armée du Slt Pierre Marinovitch du 27ème régiment de Dragons, pilote à l'escadrille SPA 94, en date du 25 novembre 1918 : "Pilote de chasse de grande valeur. Chef de patrouille de premier ordre, a abattu le 27 octobre et le 3 novembre 1918, deux avions ennemis, portant ainsi à vingt et une, le nombre de ses victoires officielles. Médaillé militaire et Chevalier de la Légion d'Honneur pour faits de guerre. Neuf citations."

L'Adj Emile Picard blessé au combat :

Le 4 novembre, la patrouille est sévérement attaquée. L'Adj Emile Picard, qui en bave contre un Fokker D VII, est dégagé par le Slt Pierre Marinovitch et le Sgt Henri Grimouille. Hélas, la dernière rafale du pilote allemand a porté. L'Adj Picard a été touché par deux balles, la première au bras et la seconde à la jambe. Heureusement que les Français étaient deux pour éloigner le Fokker, car les armes de Marinovitch se sont enrayées à seulement 10 mètres de son adversaire. Encore un pilote qui a pu allumer un cierge et qui n'est vraiment pas passé loin de la mort. Ce sont les derniers combats de la SPA 94 lors de la Grande Guerre.

Médaille militaire et citation à l'ordre de l'armée de l'Adj Emile Picard, du 5ème régiment de Hussards, pilote de l'escadrille SPA 94, en date du 8 mars 1919 : "Pilote de chasse de grande valeur, plein de cran et de courage; toujours volontaire pour les missions les plus délicates. Depuis son arrivée à l'escadrille, s'est fait remarquer par son énergie et son audace; essuyant des combats très durs, ramenant son appareil criblé de balles et contribuant ainsi aux succès obtenus par sa patrouille. Le 4 novembre 1918, à la suite d'un combat aérien, a été blessé grièvement. Une citation."

Terrain du plateau de Malzéville :

Après la signature de l'armistice, l'escadrille fait mouvement sur le terrain de plateau de Malzéville, sur les hauteurs de Nancy où elle s'installe, le 14 novembre 1918.

Terrain de Thionville-Basse-Yutz et 1er RAC :

Après deux stationnements en Allemagne, elle s'installe sur le terrain de Thionville-Basse-Yutz, le 5 décembre 1919. Le 1er janvier 1920, date de création des régiments d'aviation, elle devient 106ème escadrille du 1er régiment d'aviation de chasse et par simplification de la dénomination des unités, la 6ème escadrille du même régiment, le 1er août 1920.

Unités détentrices des traditions
de l'escadrille SPA 94

Insignes métalliques des unités
détentrices de ses traditions

Insigne de la 6ème escadrille du 1er RAC de Thionville-Basse-Yutz (57) ou de la 7ème du 34ème RAM du Bourget - Fixation par épingle et anneau - L'anneau est au niveau des hanches - Photo droits réservés.

Insigne de la 6ème escadrille du 1er RAC de Thionville-Basse-Yutz (57) ou de la 7ème du 34ème RAM du Bourget - Fixation par épingle et anneau - L'anneau est au niveau du pied - Photo Ebay France.

Insigne de l'escadron de chasse II/1 en 1942 - Il a été fabriqué en aluminum et été peint - Droits réservés.

Insigne de la 3ème escadrille du GC II/1 - Fabrication A. Augis Lyon de 1940 - La lame de la faux ne touche pas la tête - Photo Patrice Gout que je remercie pour son aide.

Insignes métalliques des unités
détentrices de ses traditions

Insigne de l'EC 3/2 "Côte d'Or" valable pour la période allant du 1er octobre 1949 au 1er octobre 1950 - Fabrication Arthus Bertrand Paris - Droits réservés.

Insignes successifs de l'ECT 2/2 "Côte d'Or" à 3 escadrilles - ECT : Escadron de chasse et de Transformation) - Cet insigne a été homologué au SHD sous le n° A 1034 en 1974 - Ils sont présentés dans l'ordre chronologique avec le plus ancien de 1972 en haut et le plus récent de 2007 en bas - Photos collection Patrice Gout que je remercie pour son aide.

Insigne de la 3ème escadrille de l'ECT 2/2 "Côte d'Or" - Homologué sous le n° A 1130 au SHD de Vincennes, le 28 avril 1978 - Fabrication AGF à partir de 1990 - La faux touche la tête - Réalisée en injection basse fusion pour des raisons de coût - Définition héraldique : mort courant d’argent, poignant de la senestre une faux du même - Insigne collection Patrice Gout que je remercie pour son aide.

Fanion en rapport avec les
traditions de l'escadrille SPA 94

Fanion de la 2ème escadrille de l'EC 2/1 "Morvan" conservé à l'EE 2/2 "Côte d'Or" - Sa période d'utilisation a été du 1er avril 1952 au 28 février 1966 - Photo Jean Piéribattista que je remercie pour son aide.

 

Les hommes

Slt Pierre Marinovitch - Né le 1er août 1898 à Paris - Fils de Bélisaire Marinovith et d'Agrippine de Bronikoff - Avant guerre étudiant - Entré en service actif au 27ème régiment de Dragons, le 12 février 1916 - Brevet de pilote militaire n° 4910 obtenu à l'école d'aviation militaire de Chartres, le 15 novembre 1916 - Pilote de l'escadrille N 38 du 18 mars 1917 au 23 juin 1917 - Pilote de l'escadrille SPA 94 du 23 juin 1917 au 28 février 1919 - Nommé Maréchal des Logis, le 20 juillet 1917 - Nommé Adjudant, le 20 février 1918 - En mission du 23 au 28 mai 1918 - Nommé sous-lieutenant à titre remporaire, le 20 octobre 1918 - 25 victoires homologuées toutes remportées à la N 94 / SPA 94 - Chevalier de la Légion d'Honneur en date du 26 juillet 1918 - Médaille Militaire - Croix de Guerre avec 14 palmes - Hospitalisé à l'hôpital civil de Nancy du 3 au 5 février 1919 - En convalescence ensuite - Rayé des comptes, le 28 février 1919 - Décédé des suites d'un accident aérien, sur le terrain de Bruxelles-Evererière, à l'hôpital de Bruxelles (Belgique), le 3 septembre 1919 - Il repose au cimetière du Père Lachaise à Paris - Tableau conservé au Musée de l'Armée.

Autres portraits du Slt Pierre Marinovitch - Photo mise en ligne par le site Gallica de la Grande Bibliothèque de France.

Sgt André Henri Martenot de Cordoux - Né le 14 mars 1893 à Chalezeule (Doubs) - Fils de François et Bathilde Martenot de Cordoux - Domiciliés à Trois Châtel à Besançon - Profession avant guerre Ingénieur - Classe 1913 - Recrutement de Besançon sous le matricule n° 918 - Mobilisé au 149ème régiment d'infanterie, le 8 août 1914 - Affecté dans une unité du Génie - Passé à l'aéronautique militaire comme élève pilote, le 5 août 1915 - Brevet de pilote militaire n° 2156 obtenu à l'école militaire d'aviation de Pau, le 26 décembre 1915 - Stage "Avions Rapides" à l'école militaire d'aviation d'Avord, jusqu'au 30 janvier 1916 - Pilote du RGA du 30 janvier au 7 février 1916 - Pilote du GDE du 7 février au 10 avril 1916 - Pilote de l'escadrille C 28 (détachement 513) du 17 avril au 20 mai 1916 - Evacué à l'ambulance 2/60, le 20 mai 1916 - Une citation à l'ordre de l'armée, le 26 mai 1916 - Nommé Sergent, le 22 juin 1916 - Convalescence jusqu'au 4 janvier 1917 - Pilote du GDE du 4 janvier au 16 février 1917 - Pilote de l'escadrille C 56 (détachement 513) du 16 février au 6 avril 1917 - Pilote de l'escadrille N 38 du 6 avril au 11 juin 1917 - Pilote de l'escadrille N 94 / SPA 94 du 11 juin 1917 au 1er avril 1919 - Nommé Adjudant, le 25 juin 1917 - Une citation à l'ordre de l'armée en juillet 1917 - Médaille Militaire et une citation à l'ordre de l'armée, le 1er octobre 1917 - Nommé Sous-Lieutenant à titre temporaire, le 25 janvier 1918 - En mission du 8 au 18 février 1918 - Une citation à l'ordre de l'armée, le 10 octobre 1918 - A terminé la guerre avec 8 victoires homologuées - Détaché à Sarreguemines du 3 décembre 1918 au 23 janvier 1919 - Détaché du 22 février au 17 mars 1919 - Nommé Lieutenant de réserve, le 26 mars 1919 - Affecté à l'escadre n° 1, le 1er avril 1919 - Affecté au 2ème régiment d'aviation de chasse de Strasbourg, le 22 juin 1920 - Décédé, le 31 décembre 1978 - Sources : Pam - JORF - CCC 28 - CCC 56 - CCC 28 - CCC 94 - Dernière mise à jour : 11/01/2015.

* Citation à l'ordre de l'armée du Caporal André Henri Martenot de Cordoux, pilote de l'escadrille C 28, en date du 26 mai 1916 : "Le 20 mai, a attaqué à courte distance un avion ennemi, le forçant à atterrir à proximité des lignes, le pilote hors de combat; atteint, dans la lutte, d'une balle qui lui a enlevé deux doigts au pied et fait une blessure grave au mollet, n'a dû de ramener son appareil au terrain d'atterrissage qu'à son habileté et à son énergie."

* Citation à l'ordre de l'armée du Sgt André Henri Martenot de Cordoux, du 1er groupe d'aviation, pilote du détachement 513, en date du 4 mars 1917 : "Pilote hardi qui a toujours donné les preuves des qualités les plus brillantes d'énergie, d'adresse et de bravoure. A attaqué le 20 mai 1916 un avion ennemi à courte distance, le forçant à atterrir à proximité des lignes et mettant le pilote hors de combat. Atteint d'une balle qui lui a fait des blessures graves, n'a dû de ramener son appareil dans nos lignes qu'à son habileté et son énergie."

* Médaille militaire et Citation à l'ordre de l'armée de l'Adj André Marie Henri Martenot de Cordoux, pilote de l'escadrille N 94, en date du 1er octobre 1917 : "Pilote adroit et plein d'ardeur. S'est toujours acquitté avec succès des missions de chasse et de protection qui lui ont été confiées. Grièvement blessé, le 20 mai 1916, au cours d'un combat aérien, a réussi, grâce à son courage, à abattre son adversaire. A repris sa place à l'escadrille bien qu'incomplétement guéri, donnant ainsi un bel exemple du devoir. Le 25 juillet 1917, a descendu son deuxième appareil. Deux citations à l'ordre de l'armée (Croix de Guerre)."

* Citation à l'ordre de l'armée du Slt André Marie Henri Martenot de Cordoux, du 149ème régiment d'infanterie, pilote de l'escadrille SPA 94, en date du 13 juin 1918 : "Brillant pilote de chasse. Provoque chaque jour l'admiration de ses camarades par son allant et son entrain. A plusieurs reprises, a attaqué des patrouilles de dix à quinze appareils ennemis et, grâce à son sang-froid et à son audace, a pu sortir indemne de combats très durs. Vient d'abattre son quatrième avion ennemi. Une blessure. Médaillé militaire pour faits de guerre. Deux citations."

* Citation à l'ordre de l'armée du Slt André Henri Martenot de Cordoux, du 149ème régiment d'infanterie, pilote aviateur, détaché à l'escadrille SPA 94, en date du 10 octobre 1918 : "Pilote d'un entrain et d'une bravoure au-dessus de tout éloge, véritable homme de devoir qui ne cesse de s'imposer à tous par son audace et son courage. Poursuivant toujours avec la même ardeur le combat contre les avions ennemis; a abattu les 21 août et 13 septembre 1918, ses sixième et septième avions ennemis. Une blessure. Médaillé militaire et Chevalier de la Légion d'Honneur pour faits de guerre. Quatre citations."

* Citation à l'ordre de l'armée du Slt André Henri Martenot de Cordoux, du 149ème régiment d'infanterie, pilote à l'escadrille SPA 94, en date du 15 novembre 1918 : "Officier d'élite ayant la plus haute conception du devoir, animé d'un courage et d'un allant au-dessus de tout éloge, et joignant aux qualités de pilote de chasse de grande valeur, celles d'observateur des plus minutieux. Les 6 et 12 octobre, a opéré un jalonnement précis de botre infanterie, malgré les circonstances atmosphériques les plus défavorables et lui a donné des renseignements très importants sur la situation de l'ennemi. Une blessure. Médaillé Militaire et décoré de la Légion d'Honneur pour faits de guerre. Cinq citations."

* MdL Maurice Caulier - Né le 23 juillet 1893 à Beauvais (Oise) - Fils de Léon Caulier et de Jeanne Vasselin - Domicilés au château de Montvillargenne à Gouvieux (Oise) - Profession avant guerre Etudiant des Arts et Métier - Service militaire au 156ème régiment d'infanterie à compter du 9 novembre 1913 - Toujours dans cette unité lors de la mobilisation du 2 août 1914 - Affecté au 62ème régiment d'infanterie - Affecté au 51ème régiment d'artillerie - Une citation à l'ordre du régiment en 1915 - Une citation à l'ordre de la brigade en 1916 - Une citation à l'ordre de la division en avril 1917 - Passé à l'aviation comme élève pilote, le 2 octobre 1917 - Brevet de pilote militaire n° 10.022 obtenu à l'école d'aviation militaire d'Istres, le 24 octobre 1917 - Stage de Haute-Ecole à l'école d'aviation militaire de Pau - Stage de tir à l'école du tir aérien de Cazaux jusqu'au 15 janvier 1918 - GDE du Bourget-Dugny - Pilote de l'escadrille SPA 94 du 12 avril au 19 août 1918 - Nommé Maréchal des Logis, le 12 juin 1918 - Autorisé à loger au Château du Montvillargenne à Gouvieux (Oise) - Fait prisonnier après un combat aérien, aux commandes d'un SPAD XIII, le 19 août 1918 - Son adversaire était probablement le Ltn Alfred Fleischer du Jasta 17 (sa 3ème victoire aérienne homologuée).

Sgt Austin B. Crehore - Né le 29 janvier 1893 à Hackensas, New-jersey (USA) - Fils de William Crehore et de Anna Ballard - Domiciliés 451, avenue Kimball à Westfield, New-Jersey (USA) - Profession avant guerre Assureur - Engagé au 1er régiment de la Légion Etrangère au titre de l'aéronautique militaire, le 20 juillet 1917 - Brevet de pilote militaire n° 8983 obtenu à l'école d'aviation militaire de Tours, le 28 septembre 1917 - Stage "Avions Rapides" à l'école d'aviation militaire d'Avord - Stage de "Haute-Ecole" à l'école d'aviation militaire de Pau jusqu'au 17 novembre 1917 - Pilote de l'escadrille N 94 du 3 décembre 1917 au 11 mars 1918 et du 29 juin 1918 au 9 février 1919 - Nommé Caporal, le 2 décembre 1917 - Hospitalisé à l'hôpital Notre-Dame d'Epernay à compter du 7 février 1918 - Convalescence de 2 mois aux USA à compter du 11 mars 1918 - Rayé des comptes de l'escadrille à cette date - Repris dans les comptes, le 29 juin 1918 - Hospitalisé à l'hôpital de Sarreguemines, le 6 février 1919 - Convalescence à compter du 9 février 1919 - Renvoyé dans ses foyers à compter de cette date - Photo collection Gregory VanWyngarden que je remercie pour son aide.

 

Photo du Ltt Gonzague
Pavret de la Rochefordière

Ltt Gonzague Guy Anne Marie Joseph Pavret de la Rochefordière - Né le 7 janvier 1893 à Nantes (Loire-Atlantique) - Fils de Marie Gabriel Favret de la Rochefordière et de Marguerite Marie Anne Heurtaux - Marié 1 fille - Domicilié 14, rue Royale à Nantes - Classe 1913 - Recrutement de Nantes sous le matricule n° 1354 - Engagé volontaire pour quatre ans à Paris (75) au titre de l'école polytechnique, le 7 octobre 1912 - Affecte sa première année de service au 7ème régiment d'artillerie de campagne de Rennes, à compter du 10 octobre 1912 - Nommé Brigadier, le 11 février 1913 - Nommé Maréchal des Logis, le 18 août 1913 - Nommé Aspirant, le 10 octobre 1913 - Entré à l'école polytechnique, le 10 octobre 1913 - Nommé Sous-lieutenant et affecté au 22ème régiment d'artillerie de campagne, le 5 août 1914 - Une citation à l'ordre de la brigade, le 11 mai 1916 - Une citation à l'ordre du régiment, le 11 mai 1916 - Nommé Lieutenant à titre définitif, le 11 mai 1916 - Affecté au 11ème régiment d'artillerie de campagne du 15 novembre 1915 au 7 juillet 1917 - Nommé Lieutenant, le 13 mai 1916 - Passé à l'aéronautique militaire comme observateur, le 7 juillet 1917 - Passé élève pilote de l'école de Juvisy, le 23 août 1917 - Brevet de pilote militaire n° 9295 obtenu à l'école militaire d'aviation de Juvisy, le 16 octobre 1917 - Stage de perfectionnement "Avions rapides" à l'école militaire d'aviation d'Avord, du 19 octobre au 16 novembre 1917 - Stage de "Haute Ecole" à l'école d'aviation militaire de Pau du 16 au 27 novembre 1917 - Affecté au GDE du 27 novembre au 28 décembre 1917 - Pilote de l'escadrille SPA 3 du 28 décembre 1917 au 2 mai 1918 - Nommé commandant de l'escadrille SPA 94, le 30 avril 1918 - Commandant de l'escadrille SPA 94 du 2 mai au 11 juin 1918 - Tué au combat dans les environs de Mortemer, près de Tricot (Oise), le 11 juin 1918 - Guy Favret de la Rochefordière repose dans le cimetière de Roissy-en-France (Val-d'Oise) - Sources : Pam - MpF - Liste brevets militaires - CCC 3 - CCC 94 - JORF - FM 44 - Dernière mise à jour : 15/02/1918.

* Citation à l'ordre de la brigade, le 11 mai 1916 : "Détaché près du chef du 1er bataillon du 123ème RI comme officier de liaison, s'est maintenu toute la journée du 10 mai 1916 en 1ère ligne pour observer les effets des tirs de barrage exécutés par notre artillerie. Est resté debout pendant toute la durée du bombardement sans se préoccuper des éclatements des projectiles tombant à côté de lui, montrant ainsi un bel exemple de calme et de sang-froid et de mépris du danger qui aurait pu que contribuer à développer le moral des hommes qui l'entouraient, si cela eut été nécessaire. Croix de Guerre, 2 étoiles de bronze."

* Citation à l'ordre du 22ème régiment d'artillerie de campagne, le 11 mai 1916 : "Officier ayant toujours donné l'exemple du courage et du dévouement. S'est dépensé sans compter le 6 avril 1916 pour assurer la continuité des tirs de barrage de sa batterie soumise à un bombardement intense d'obus de gros calibre."

* Chevalier de la Légion d'honneur et une citation à l'ordre de l'armée à titre posthume du Ltt Gonzague Guy Pavret de la Rochefordière, du 11ème régiment d'artillerie de campagne, commandant l'escadrille SPA 94, en date du 9 janvier 1920 : "Véritable chef et entraineur d'hommes, ayant pris depuis peu le commandement d'une escadrille. A su lui donner une merveilleuse impulsion, en l'entrainant quotidiennement aux combats les plus durs contre les patrouilles ennemies. A été mortellement blessé , le 11 juin 1918, en accompagnant avec son audace habituelle, l'attaque de notre infanterie. A été cité."

Les hommes


Ltt Benjamin Jean Bozon-Verduraz - Né le 29 mai 1889 à Saint Etienne de Cuines - Incorporé au 4° Régiment de Dragons en 1910 à Chambéry - Nommé au grade de Maréchal des Logis, le 25 septembre 1912 - Mobilisé le 3 août 1914 au 9ème Régiment de Hussards - Passe à l’aviation le 19 septembre 1915 en tant qu’élève-pilote - Ecole du Crotoy du 24 septembre 1915 au 5 janvier 1916 sur Caudron G 3 (25 heures de vol) - Breveté Pilote Militaire n° 2882 en date du 19 janvier 1916 - Brevet d’aéroclub de France n°293, le 4 février 1916 - Ecoles du Bourget et du Plessis-Belleville du 5 janvier au 10 mars 1916 - Ecole du Plessis-Belleville sur Nieuport en mai / juin 1917 - Escadrille SPA3 du 21 juin 1917 au 6 juillet 1918 sur SPAD VII et XIII (266 heures de vol) - Ses avions : SPAD VII n° 2143 - SPAD XIII baptisé "Mon Lion" et codé "16" - Le 7 juillet 1917, 1er succès avec Guynemer (victoire NH pour Bozon-Verduraz) - Promu au grade de Sous-lieutenant le 11 juillet 1917 - Cité à l’ordre général le 6 novembre 1917 - Le 16 février 1918 : 1ère victoire homologuée (partagée avec de la Rochefordière à l'Est de Damloup) - Le 17 février 1918 : 2ème victoire homologuée (un biplace sur Montfaucon) - Le 20 février 1918 : 3ème victoire homologuée (partagée avec de la Rochefordière, un biplace au-dessus des Eparges) - Cité à l’ordre général le 9 mars 1918 - Cité à l’ordre de l’aéronautique de la 2° Armée le 27 mars 1918 - Chevalier de la L égion d’honneur, le 5 avril 1918 - Le 20 avril 1918 : 4ème victoire homologuée (un biplace sur Hangard-Thennes) - Le 21 avril 1918 : 5ème victoire homologuée (partagée avec Duret, Mion, Ouvrard de Limière contre un biplace sur Thory-Rouvrel) - Le 15 mai 1918 : 6ème victoire homologuée (partagée avec Molines, un biplace. sur Assainvillers) - Le 16 mai 1918 : 7ème victoire homologuée (partagée avec Molines, Risacher contre un biplace dans la région de Faverolles) - Le 29 mai 1918 : 8ème victoire homologuée (contre un biplace sur Faverolles-Etelfay) - Cité à l’ordre général de la 1ère armée, le 6 mai 1918 - Cité à l’ordre général de la 1 ère armée, le 29 mai 1918 - Cité à l’ordre général de la 1ère armée, le 14 juin 1918 - Promu au grade de Lieutenant le 18 juillet 1918 - Prend le commandement de l’escadrille SPA 94 du 3 juillet 1918 au 18 novembre 1918 sur SPAD VII et XIII (95 heures de vol) - Le 17 août 1918 : 9ème victoire homologuée (contre un biplace sur Roye) - Le 3 octobre 1918 : 10ème victoire homologuée contre unb avion - Le 9 octobre 1918 : 11ème victoire homologuée (partagée avec Ltt Laganne contre un biplace sur Bétheniville) - Fut nommé "As" par un communiqué des Armées, le 15 octobre 1918 - Evacué sur l’hôpital de Lyon, le 18 novembre 1918 - 11 citations à l’Armée et 3 au Corps d’Armée - Par la suite, il a dû porter un appareil orthopédique pendant des années - Officier de la légion d’honneur le juillet 1920 - Passé dans l’arme de l’Aéronautique le 20 juin 1923 - Promu au grade de Capitaine le 20 décembre 1925 - Entre 1927 et 1931, reprend de l’activité dans l’aviation dans l’organisation des clubs de la région des Alpes en créant les terrains de Chambéry et de Grenoble, et de nombreuses conférences et meetings - Refait des périodes militaires en 1929 et 1930. (Caudron 59) - Promu au grade de Commandant le décembre 1932 - A la mobilisation, le 1er décembre 1939, est affecté à l’École de l’air de Bordeaux, reconnu inapte pour le personnel navigant car trop âgé - Sa santé s’altère brusquement et il décède le 21 mai 1942 à Chambéry - L’As Bozon-Verduraz repose au cimetière de Saint Etienne de Cuines - Notice écrite par le Capitaine Fabrice Rond, arrière petit-neveu de Benjamin Bozon-Verduraz - Photo magazine La guerre aérienne illustrée.

Pilote de la SPA 94 en 1918 - Remarquez la Croix de Guerre 14-18 avec 2 étoiles (citations à l'ordre du Corps d'Armée) et l'insigne métallique de l'escadrille - Photo famille Demeuldre que je remercie pour son aide.

Caporal Houston Woodward - Né le 25 février 1896 à Philadelphie (USA) - Fils de Georges Woodward et Gertrude Houston - Profession avant guerre Etudiant - Engagé au 1er régiment étranger au titre de l'aviation comme élève pilote, le 24 juillet 1917 - Brevet de pilote militaire n° 9075 obtenu à l'école d'aviation militaire de Juvisy, le 30 septembre 1917 - Stage de transformation à l'école d'aviation militaire d'Avord - Stage de Haute-Ecole à l'école d'aviation militaire de Pau - Il aurait dû être affecté à l'escadrille N 156 lors de sa création le 1er janvier 1918 - Pilote de l'escadrille N 94 du 17 décembre 1917 au 1er avril 1918 - Tué au combat, aux commandes du SPAD VII n° 1419, dans les environs de Montdidier (Somme) - Son adversaire était probablement le Ltn Johannes Klein du Jasta 15 (sa 4ème victoire) - Photo collection Gregory VanWyngarden que je remercie pour son aide.

MdL Roger Busch - Pilote de l'escadrille SPA 94 du 11 février au 12 avril 1918 - Fait prisonnier, aux commandes du SPAD VII n° 3191, après un combat aérien dans les environs de Bayonvillers (Somme), le 12 avril 1918 - Photo Patrick Vandenbussche que je remercie pour son aide.

* MdL Roger Auguste Achille Busch - Né le 8 avril 1893 à Reims (Marne) - Fils de Léon Auguste Busch et de Amélie Blanche Hourlier - Domiciliés 5, passage Piver à Paris 11ème (75) - Classe 1913 - Recrutement de Reims sous le matricule n° 301 - Profession avant engagement Dessinateur lithographe - Engagé au 25ème régiment de Dragons, le 2 octobre 1913 - Nommé Brigadier, le 1er août 1914 - Nommé Maréchal des Logis, le 10 septembre 1915 - Passé à l'aéronautique militaire comme élève pilote, le 1er mars 1917 - Brevet de pilote militaire n° 7211 obtenu à l'école d'aviation militaire d'Avord, le 26 juin 1917 - Stage "Avions Rapides" à l'école d'aviation militaire d'Avord - Stage de "Haute Ecole" à l'école d'aviation militaire de Pau, jusqu'au 2 janvier 1918 - Stage SPAD VII en date du 9 janvier 1918 - Stage de tir, le 27 janvier 1918 - Pilote de l'escadrille N 94 / SPA 94 du 11 février au 12 avril 1918 - Fait prisonnier, aux commandes du SPAD VII n° 3191, après un combat aérien dans les environs de Bayonvillers (Somme), le 12 avril 1918 - Son adversaire était probablement le Ltn Ulrich Neckel du Jasta 12 (Sa 9ème victoire) - Interné à Karlrushe et Puchheim (Allemagne) - Sources : Pam - Bailey/Cony - CICR - Dernière mise à jour : 6 juillet 2015.

Caporal Wallace C. Winter - Né le 4 mai 1896 à Saint-Cloud (USA) - Fils de Wallace Winter et de Florence Robbins - Profession avant guerre Etudiant - Engagé au 1er régiment de la Légion etrangère au titre de l'aéronautique militaire, le 28 juin 1917 - Brevet de pilote militaire n° 8640 obtenu à l'école d'aviation militaire d'Avord, le 15 septembre 1917 - Nommé Caporal, le 15 septembre 1917 - Stage de Haute-Ecole à l'école d'aviation militaire de Pau jusqu'au 17 novembre 1917 - Pilote de l'escadrille SPA 94 du 1er décembre 1917 au 1er janvier 1918 - Pilote de l'escadrille MS 156 du 1er janvier au 8 mars 1918 - Nommé First Lieutenant du US Signal Reserve Corps - Une victoire aérienne, le 21 février 1918 - Croix de guerre avec une étoile - Le 8 mars 1918, alors qu'il avait décollé de Châlons-sur-Marne, aux commandes d'un Morane-Saulnier type AI, il aperçoit un biplace allemand - Il pique aussitôt pour l'intercepter mais à cet instant l'aile de son avion se rompt, l'entrainant dans la mort, dans la région de Nauroy (51) - Son corps a été transféré au mémorial du Lafayette Flying Corps en 1930 - Photo Gorman Larner Defreest transmise par Gregory VanWyngarden que je remercie pour son aide.

* Ltt Emile Marie Gustave Deviterne - Né le 31 mars 1889 à Cherbourg (Manche) - Fils de Louis Victor Octave Deviterne (militaire de carrière) et de Marie Clémentine Saltzmann - Classe 1909 - Recrutement de Versailles (Yvelines) sous le matricule n° 4577 - Engagé volontaire pour quatre ans et affecté au 7ème régiment de Hussards, le 26 septembre 1910 - Nommé Brigadier, le 11 février 1911 - Nommé Brigadier fourrier, le 21 mars 1912 - Nommé Maréchal des Logis, le 30 décembre 1912 - Réengagé pour un an, à compter du 26 septembre 1914 - Citation à l'ordre du 7ème régiment de Hussards, le 20 août 1914 - Nommé Sous-lieutenant à titre temporaire, le 20 novembre 1914 - Nommé Sous-lieutenant à titre définitif, le 26 décembre 1915 - Passé à l'aéronautique militaire comme observateur du GDE du Plessis-Belleville, le 30 mai 1916 - Observateur de l'escadrille N 38 du XXX au 18 décembre 1917 - En équipage avec le Ltt Hubert de Fels (pilote), il a livré combat à un monoplace qui n'a pas été homologué, le 8 août 1916 - Quelques instants plus tard, au cours d'un autre combat, Deviterne est blessé par trois balles, deux à la jambe gauche et une à l'oeil droit au cours d'un combat aérien - Leur adversaire était probablement l'Obltn Kurt Student de l'AOK 3 (sa 3ème victoire aérienne) - Il souffrira de séquelles de ces blessures de guerre par balles avec entrée à la face postérieure de la cuisse gauche et sortie au niveau du canal de Hunsler avec cicatrice opératoire postérieure de 15 cm - L'autre est constitué d'une cicatrice au mollet gauche avec atrophie globale de la jambe, du mollet avec grosse diminution de la force musculaire - Chevalier de la Légion d'Honneur et citation à l'ordre de l'armée, en date du 11 août 1916 - Nommé Lieutenant à titre définitif, le 24 octobre 1916 - Passé élève pilote de l'école d'aviation militaire de Chartres, le 29 novembre 1917 - Brevet de pilote militaire n° 11.641 obtenu sur Avion Farman à l'école d'aviation militaire de Chartres, le 18 février 1918 - Stage de perfectionnement "Avion rapide" à l'école d'aviation militaire d'Avord du 21 février au 4 mars 1918 - Stage de spécialisation de "Haute Ecole" à l'école d'aviation militaire de Pau du 4 mars au 3 avril 1918 - Stage de tir à l'école de tir aérien de Cazaux du 3 au 29 avril 1918 - Pilote de l'escadrille SPA 94 du 24 juin 1918 au 2 mai 1919 - Stage de tir à l'école de tir aérien de Cazaux du 23 août au 12 septembre 1918 - Détaché à l'état-major d'armée du 14 octobre au 13 novembre 1918 - Détaché à Sarreguemines du 22 février au 11 mars 1919 - Commandant de l'escadrille SPA 77 du 2 mai 1919 au 1er janvier 1920 - Affecté au 2ème régiment d'aviation de chasse, le 1er janvier 1920 - Nommé Capitaine, le 25 juin 1923 - Détaché au centre d'études aéronautiques de Versailles du 1er octobre au 17 novembre 1923 - Affecté au 39ème régiment d'aviation au Levant, le 1er novembre 1923 - Affecté au 2ème régiment d'aviation, le 23 avril 1926 - Rapatrié sur le vapeur "Sphinx", le 1er avril 1926 - Débarqué à Marseille, le 7 avril 1926 - Affecté à l'état-major de la 3ème division aérienne, le 7 mars 1930 - Officier de la Légion d'Honneur, en date du 2 juillet 1932 - Nommé Commandant, le 15 décembre 1935 - Affecté au commandement du parc de la base aérienne de Hussein Dey - Photo Emile Deviterne transmise par Elisabeth Deviterne, sa petite-fille, que je remercie pour son aide - Sources : Pam - FM Yvelines - CCC N 38 - CCC SPA 94 - JORF - Dernière mise à jour : 9 janvier 2016.

* Chevalier de la Légion d'Honneur et citation à l'ordre de l'armée du Slt Emile Gustave Deviterne, observateur à l'escadrille N 38, en date du 11 août 1916 : "Observateur qui s'est toujours distingué par son entrain et un dévouement remarquables. Le 8 août 1916, au cours d'une reconnaissance a engagé la lutte contre deux avions de chasse ennemis. A été très grièvement blessé après avoir forcé l'un d'eux à piquer désemparé dans ses lignes."

* Officier de la Légion d'Honneur du Cne Emile Marie Gustave Deviterne de l'état-major de la 3ème division aérienne, en date du 2 juillet 1932 : "21 ans de services, 7 campagnes, 4 blessures, 7 ans de bonifications pour services aériens. Chevalier du 11 août 1916."

Ltt Emile Deviterne, pilote de l'escadrille SPA 94 du 24 juin 1918 au 2 mai 1919, pose dans le cockpit de son SPAD XIII en 1918 - Photo Emile Deviterne transmise par Elisabeth Deviterne, sa petite-fille, que je remercie pour son aide.

 

Photo du MdL Léo Rayer

MdL Léo Pierre Edouard Rayer - Né le 1er octobre 1891 à Montgeron (Seine-et-Oise) - Parents domiciliés au 200, rue St-Martin à Paris (75) - Classe 1911 - Recrutement du 4ème bureau de la Seine sous le matricule n° 699 - Engagé au 5ème régiment de chasseurs à cheval, le 1er octobre 1911 - Nommé Maréchal des Logis, le 3 novembre 1915 - Passé à l'aéronautique militaire comme élève pilote, le 1er janvier 1916 - Brevet de pilote militaire n° 3388 obtenu à l'école d'aviation militaire du Crotoy, le 12 mai 1916 - Stage de Haute Ecole à l'école d'aviation militaire de Pau, le 2 novembre 1916 - Stage de tir à l'école de tir aérien de Cazaux - Pilote de la RGA comme convoyeur auxiliaire du 28 décembre 1916 au 18 avril 1917 - Pilote du GDE du 17 avril au 18 juin 1917 - Pilote de l'escadrille N 94 du 18 juin au 27 décembre 1917 - Au cours d'une patrouille composée des MdL Léo Rayer, MdL Camille Grangeron, Sgt Léon Van den Bossche décolle pour assurer la protection d'une mission de corps d'armée qui est annulée en vol, le 27 décembre 1917 - En regagnant le terrain de la Melette, le Nieuport 24 bis, piloté par le MdL Léo Rayer, part en vrille et s'écrase au sol, près du chenil de l'armée, sans que son pilote ne puisse le redresser - Rayer est tué sur le coup - Les causes réelles de cet accident n'ont pas été connues, soit une défaillance mécanique, soit une erreur de pilotage comme une manoeuvre trop brusque ayant provoquée une perte de vitesse et un départ en vrille qui n'a pu être corrigé - Son corps a été transféré à l'hôpital civil de Châlons-sur-Marne - Léo Rayer repose dans la division n° 10 au cimetière Montparnasse de Paris (75) - Sources : Pam - MpF - CCC Escadrille N 94 - Dernière mise à jour : 21 février 2016.

 

Photo du Sgt Henri Gross

Sgt Henri Louis Jean Baptiste Gross - Né le 6 juillet 1893 à Paris 6ème (75) - Fils de Gérome Arnaud Gross (organiste à l'église St-Sulpice de Paris) et de Marie Sage - Profession avant guerre Employé de bureau - Classe 1913 - Recrutement du 3ème bureau de la Seine sous le matricule n° 1429 - Service militaire au 156ème régiment d'infanterie, à compter du 28 novembre 1913 - Nommé Sergent, le 29 août 1914 - Passé à l'aéronautique militaire comme élève pilote, le 6 juillet 1915 - Brevet de pilote militaire n° 1746 obtenu à l'école d'aviation militaire d'Etampes, le 11 octobre 1915 - Pilote de l'escadrille XX appartenant au GB 4 du XXX au 17 avril 1916 - Pilote de l'escadrille N 103 du 11 juillet au 11 novembre 1916 - Pilote convoyeur provisoire du RGA du 11 juillet 1916 au 19 avril 1917 - Pilote du SFA de Villacoublay du 19 avril au 3 mai 1917 - Pilote du détachement de chasse 514 (qui a donné naissance à l'escadrille N 94, le 1er juin 1917) du 3 mai au 25 mai 1917 - Tué au cours d'un combat aérien, aux commandes d'un Nieuport 17, dans les environs de St-Souplet (Marne), le 25 mai 1917 - Son adversaire était probablement le Ltn Rudolf Matthaei du Jasta 21 (sa 2ème victoire) - Médaille Militaire et citation à l'ordre de l'armée, en date du 23 mai 1922 - Sources : Pam - Bailey / Cony - MpF - JORF - Dernière mise à jour : 13 mars 2016.

* Médaille Militaire et citation à l'ordre de l'armée, à titre posthune, du Sgt Henri Louis Jean Baptiste Gross, en date du 23 mai 1923 : "Sous-officier brave et dévoué. Glorieusement tombé pour la France, le 25 mai 1917, à Saint-Souplet. Croix de guerre avec étoile de bronze."

 

Les avions

Accident d'atterrissage d'un Nieuport 24 codé "2" de l'escadrille N 94 sur le terrain de la Melette pendant l'été 1917 - Cet avion porte le premier insigne collectif de l'unité, un crabe noir - Cet emblème a été peint sur les Nieuport 17 / 23 / 24 d'août à décembre 1917 - A cette époque, le pilote qui occupait la seconde place dans l'ordre hiérarchique était le Ltt Henri de Saint-Sauveur - arrivé de la N 38 et affecté à l'escadrille N 94, le 18 juillet 1917 - Photo SHD de Vincennes via collection Guy Rufray que je remercie pour son aide.

Le Slt Georges Parizet pose aux commandes de son Nieuport 24 de l'escadrille N 94 en novembre 1917 - Il porte l'insigne du crabe noir et un nom de baptème qui commence par la lettre "M" sur le terrain de la Melette - Remarquez la longue vue permettant de distinguer un ami / ennemi de beaucoup plus loin - Le Slt Parizet a été affecté à l'escadrille N 94 du 13 juin 1917 au 18 janvier 1918 - Il a ensuite été affecté à l'escadrille SPA 31 appartenant au GC 11 - Photo Réunion des Musées de France.

Ce pilote de l'escadrille N 94 pose aux commandes de son Nieuport codé "9" portant le crabe noir, symbole qui est apparu en août 1917 - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Photo collection Jean Pieribattista que je remercie pour son aide.

Le Sergent Marcel Montagne, pilote de l’escadrille N 112, pose à côté d'un Nieuport 24 de l'escadrille N 94 - Cet avion porte le premier insigne collectif de l'unité, un crabe noir peint au centre d'un cercle - Marcel Montagne n'ayant jamais appartenu à l'escadrille N 94, cette photo a probablement été prise lors d'un stationnement commun des escadrilles N 94 et 112 sur le même terrain - Il a été tué en combat aérien, le 17 octobre 1917 - Photo collection Ronan Furic que je remercie pour son aide.

Alignement des SPAD VII de l'escadrille SPA 94 au début 1918 - A premier plan, le SPAD VII n° 3190 codé "5" - L'insigne du crabe peint seul a laissé la place au buste de la République associé au même crustacé - Photo collection Gregory VanWyngarden que je remercie pour son aide.

SPAD XIII codé "10" n° 2XX de l'Adj Henri Chan capturé par les Allemands, le 10 mai 1918 - Son adversaire était probablement le Ltn Josef Veltjens du Jasta 15 (sa 12ème victoire) - L'insigne associant le buste de la République au crabe est toujours en vigueur à cette époque - Photo collection Gregory VanWyngarden que je remercie pour son aide.

Adj Pierre Marinovitch - Pilote de l'escadrille SPA 94 du 23 juin 1917 au 28 février 1919 - 25 victoires homologuées toutes remportées à la N 94 / SPA 94 - Décédé des suites d'un accident aérien, sur le terrain de Bruxelles-Evererière, à l'hôpital de Bruxelles (Belgique), le 3 septembre 1919 - Il repose au cimetière du Père Lachaise à Paris - Photo collection Greg VanWyngarden que je remercie pour son aide.

Les restes de Albatros D V du Jasta 19, piloté par le Vfw Martin Mallmann abattu par l'Adj Pierre Marinovitch, dont il est la 5ème victoire homologuée, le 19 janvier 1918 - L'avionb allemand s'est écrasé dans les environs de Beine (Marne) - Photo collection Michel Delannoy que je remercie pour son aide.

Fokker D VII abattu par l'Adj Pierre Marinovitch qui volait en patrouille avec le MdL Maurice Caulier probablement le 17 août 1918 - Le pilote allemand, blessé, a réussi à poser son avion et à l'incendier avant d'être fait prisonnier - Cette victoire a été homologuée au seul Marinovitch - Photo Maurice Caulier via le site de ventes aux enchères Delcampe.

Fokker D VII abattu par l'Adj Michel Marinovitch qui volait en patrouille avec le MdL Maurice Caulier probablement le 17 août 1918 - Le pilote allemand, blessé, a réussi à poser son avion et à l'incendier avant d'être fait prisonnier - Cette victoire a été homologuée au seul Marinovitch - Photo Maurice Caulier via le site de ventes aux enchères Delcampe.

Les avions

SPAD XIII codé "13" qui vient d'être affecté au MdL Maurice Caulier de l'escadrille SPA 94 en avril 1918 - Ce pilote a été affecté à la SPA 94 du 12 avril au 19 août 1918 - Quelques semaines plus tard, l'escadrille change d'insigne - Voir la photo du même avion portant l'insigne de la mort qui fauche - Photo Maurice Caulier via Delcampe France.

SPAD XIII codé "13" du MdL Maurice Caulier de l'escadrille SPA 94 en juillet 1918 - Ce pilote a été affecté à la SPA 94 du 12 avril au 19 août 1918 - Il porte le nouvel insigne de l'unité, la mort qui fauche - Photo Droits réservés.
* MdL Maurice Caulier - Né le 23 juillet 1893 à Beauvais (Oise) - Fils de Léon Caulier et de Jeanne Vasselin - Domicilés au château de Montvillargenne à Gouvieux (Oise) - Profession avant guerre Etudiant des Arts et Métier - Service militaire au 156ème régiment d'infanterie à compter du 9 novembre 1913 - Toujours dans cette unité lors de la mobilisation du 2 août 1914 - Affecté au 62ème régiment d'infanterie - Affecté au 51ème régiment d'artillerie - Une citation à l'ordre du régiment en 1915 - Une citation à l'ordre de la brigade en 1916 - Une citation à l'ordre de la division en avril 1917 - Passé à l'aviation comme élève pilote, le 2 octobre 1917 - Brevet de pilote militaire n° 10.022 obtenu à l'école d'aviation militaire d'Istres, le 24 octobre 1917 - Stage de Haute-Ecole à l'école d'aviation militaire de Pau - Stage de tir à l'école du tir aérien de Cazaux jusqu'au 15 janvier 1918 - GDE du Bourget-Dugny - Pilote de l'escadrille SPA 94 du 12 avril au 19 août 1918 - Nommé Maréchal des Logis, le 12 juin 1918 - Autorisé à loger au Château du Montvillargenne à Gouvieux (Oise) - Fait prisonnier après un combat aérien, aux commandes d'un SPAD XIII, aux cours d'une patrouille aérienne, le 19 août 1918 - Son adversaire était probablement le Ltn Alfred Fleischer du Jasta 17 (sa 3ème victoire aérienne homologuée).

Autre photo du MdL Maurice Caulier, pilote de la SPA 94 du 12 avril au 19 août 1918, posant dans son SPAD XIII codé "13" en juillet 1918 - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Photo Droits réservés.

Adj Jean Joseph Ondet, pilote de l'escadrille SPA 94, pose à bord de son SPAD XIII codé "2" - Ce pilote a remporté trois victoires homologuées pendant son séjour dans l'unité - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Photo collection Jean-Paul Bonora que je remercie pour son aide.

SPAD XIII codé "18" de l'escadrille SPA 94 en 1918 - A cette époque, l'escadrille SPA 94 comptait 20 appareils - Photo collection Gregory VanWyngarden que je remercie pour son aide.

Détail de l'insigne d'un SPAD XIII de l'escadrille SPA 94 en 1918 - Photo collection Olivier Baillon que je remercie pour son aide.

Deux photos montrant les mécanos en train de peindre l'insigne de la mort qui fauche sur un SPAD XIII codé "11" de l'escadrille SPA 94 pendant l'hiver 1918-1919 - Les photos légèrement floues ne permettent pas de déchiffrer le numéro SFA de cet appareil - Photos collection Gregory VanWyngarden que je remercie pour son aide.

Slt Charles Froissart - Pilote de la SPA 94 du 1er avril 1919 au 25 juillet 1924 - Né le 4 janvier 1896 à Levallois-Perret - Fils d'Anatole Froissart et Adrienne Françoise Lerique - Domicilés 36 rue Voltaire à Levallois-Perret - Profession avant guerre Etudiant des Arts et Métiers - Engagé volontaire pour 4 ans au 3ème régiment du Génie, le 25 août 1914 - Sapeur-Mineur affecté à la section des projecteurs, le 5 septembre 1914 - Croix de guerre avec citation à l'ordre du régiment - 5ème régiment d'artillerie à pied du 4 septembre au 1er octobre 1916 - 62ème régiment d'artillerie du 1er octobre 1916 au 28 février 1917 - Blessé au bras gauche par un éclat d'obus au réduit d'Avaucourt (Verdun) - Nommé Brigadier, le 10 mai 1917 - Passé à l'aviation comme élève pilote, le 28 février 1917 - Brevet de pilote militaire n° 6315 obtenu à l'école d'aviation militaire de Tours, le 10 mai 1917 - Stage de perfectionnement à l'école d'aviation militaire d'Avord du 23 mai au 24 juin 1917 - Brevet de l'Aéroclub de France, le 12 juin 1917 - Stage de Haute-Ecole à l'école d'aviation militaire de Pau du 24 juin au 9 juillet 1917 - 2ème groupe d'aviation à Lyon-Bron du 9 juillet au 15 août 1917 - Nommé MdL, le 11 décembre 1917 - Pilote de l'escadrille 508 du 15 août 1917 au 16 décembre 1917 - Evacué pour paludisme à compter du 16 décembre 1917 - Convalescence jusqu'au 18 février 1918 - Pilote au GDE du 18 mars au 15 avril 1918 - Pilote de l'escadrille SPA 157 du 15 avril au 1er avril 1919 - 3 victoires homologuées - Nommé Adjudant, le 1er août 1918 - Détaché à la RGA de Dugny-Le Bourget pour convoyage avion, du 2 au 5 septembre 1918 - Nommé Sous-lieutenant, le 3 octobre 1918 - CIACB de Perthes du 14 février au 1er avril 1919 - Pilote de l'escadrille SPA 94 du 1er avril 1919 au 1er janvier 1920 - Epouse Reine Georgette Flanet, le 10 juin 1919 - Passe au 1er régiment d'aviation de Thionville-Basse-Yutz avec la SPA 94, le 1er janvier 1920 - Affecté dans la réserve au 1er régiment d'aviation - Passé à l'arme de l'aéronautique, le 20 juin 1923 - Affecté au 38ème régiment d'aviation mixte, le 1er janvier 1924 - Promu sous-lieutenant de réserve, le 25 juillet 1924 - Légèrement blessé au cours d'un accident d'avion sur le champ de course d'Enghein, le 3 juillet 1927 - Chevalier de la Légion d'Honneur, le 2 janvier 1928 - Promu capitaine de réserve, le 25 décembre 1932 - Epouse à Jeanne Fernande Capdeville, le 1er août 1937 - Situation d'activité à la 5ème escadre de chasse, le 1er août 1937 - Affecté au GAR 561 du 1er octobre 1939 au 1er janvier 1940 - Commandant en second du GARC I/561, le 1er octobre 1939 - Le GAR 561 devient le GC II/10, le 1er janvier 1940 - Renvoyé à ses foyers, le 19 août 1940 - Officier de la Légion d'Honneur, le25 décembre 1940 - Promu commadnant de réserve, le 1er janvier 1941 - Actions de résistance dans la région de marmande de 1940 à 1944 - Rappelé sous les drapeaux et affecté à l'EM de la 3ème RA de Bordeaux, le 1er avril 1945 - Démobilisé, le 27 juillet 1946 - Moniteur de l'Aéroclub de Marmande en juillet 1946 - Affecté dans la réserve au CMA 223 de Toulouse, le 3 juin 1948 - Nommé Lieutenant-colonel de réserve, le 1er janvier 1950 - rayé des cadres, le 1er janvier 1957 - Décédé à Marmande, le 9 novembre 1978 - Photo collection René Lemaire via Michel Baron que je remercie tous deux pour leur aide.

Le Slt Pierre Marinovitch pose en compagnie de son SPAD XIII codé "3" pendant l'été 1918 - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Photo SHD section Air du château de Vincennes, transmise par David Méchin, que je remercie pour son aide.

 

Couleurs des avions

SPAD VII codé "5" de l'Adj Martenot de Cordoux, l'As aux huit victoires homologuées de l'escadrille SPA 94 en 1918 - Ce pilote a obtenu une victoire pendant son affectation à l'escadrille C 28 puis sept à l'escadrille N 94 / SPA 94 - Dessin David Méchin que je remercie pour son aide.

Couleurs des avions

SPAD XIII codé "3" du Slt Pierre Marinovitch pendant l'été 1918 - Dessin David Méchin que je remercie pour son aide.

SPAD XIII codé "18" de l'escadrille SPA 94 en 1918 - Dessin David Méchin que je remercie pour son aide.

 

Avions des unités héritières
des traditions de la SPA 94

 

Avions des unités héritières
des traditions de la SPA 94

Nieuport 29 C 1 codé "08" de la 7ème escadrille du 34ème RAM stationnée sur le terrain du Bourget - Cette unité a existé du 1er juin 1924 au 1er juillet 1932 - L'insigne est peint sur un fond noir, à la manière des SPAD VII et XIII de la Grande Guerre - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Photo droits réservés.

 

Documents en rapport

Carte d'identité de pilote d'avion militaire n° 6660 du Caporal Houston Woodward - Né le 25 février 1896 à Philadelphie (USA) - Fils de Georges Woodward et Gertrude Houston - Profession avant guerre Etudiant - Engagé au 1er régiment étranger au titre de l'aviation comme élève pilote, le 24 juillet 1917 - Brevet de pilote militaire n° 9075 obtenu à l'école d'aviation militaire de Juvisy, le 30 septembre 1917 - Stage de transformation à l'école d'aviation militaire d'Avord - Stage de Haute-Ecole à l'école d'aviation militaire de Pau - Il aurait dû être affecté à l'escadrille N 156 lors de sa création le 1er janvier 1918 - Pilote de l'escadrille N 94 du 17 décembre 1917 au 1er avril 1918 - Tué au combat, aux commandes du SPAD VII n° 1419, dans les environs de Montdidier (Somme) - Son adversaire était probablement le Ltn Johannes Klein du Jasta 15 (sa 4ème victoire) - Photo collection Gregory VanWyngarden que je remercie pour son aide.

Documents en rapport

Licence FAI n° 12121 du Sgt Robert Louis François Gautier délivrée le 11 octobre 1918 - Né le 10 décembre 1897 à Paris - Fils de Raoul Gautier et de Marie Louise Rouleau - Profession avant guerre employé de commerce - Mobilisé au 5ème régiment de Chasseurs d'Afrique, le 26 janvier 1916 - Affecté aux Tirailleurs Marocains - Passé à l'aviation comme élève pilote, le 1er décembre 1917 - Brevet de pilote militaire n° 13.486 obtenu à l'école d'aviation militaire de Châteauroux, le 16 mai 1918 - Nommé Brigadier, le 26 mai 1918 - Stage de perfectionnement et Haute-école  à l'école d'aviation militaire de Pau - Stage au CIACB jusqu'au 27 août 1918 - Nommé Sergent, le 23 novembre 1918 - Pilote de l'escadrille SPA 94 du 21 février 1919 au 6 mars 1919 - Hospitalisé à Paris à compter du 28 février 1919 - Décédé au cours d'un accident aérien à l'atterrissage, le 16 août 1920 - Son avion a heurté un pylône radio, s'est écrasé et a pris feu - Photo collection Julien Fève que je remercie pour son aide.

 

Monuments commémoratifs
et tombes

Tombe du Slt Pierre Marinovitch - Né le 1er août 1898 à Paris - Fils de Bélisaire Marinovitch et de Agrippine de Bromkoff - Avant guerre étudiant - Engagé au 27ème régiment de Dragons, le 12 février 1916 - Passé à l'aviation comme élève pilote, le 9 septembre 1916 - Brevet de pilote militaire n° 4910 obtenu à l'école d'aviation militaire de Chartres, le 15 novembre 1916 - Ecoles d'aviation militaire de Châteauroux - Avord - Cazaux - Pau - Pilote de l'escadrille N 38 à partir du 18 mars 1917 - Pilote de l'escadrille N 94 / SPA 94 - Titulaire de 25 victoires homologuées - Légion d'Honneur - Médaille Militaire - Croix de Guerre - 14 citations à l'ordre de l'armée - Décédé des suites d'un accident aérien sur le terrain de Bruxelles-Evererière, le 2 septembre 1919 - Pierre Marinovith repose au cimetière du Père Lachaise - Photos Alain Nicotera que je remercie pour son aide.

Tombe du soldat de 2ème classe Paul Félix Anezin - Né le 2 avril 1893 à Cadenet (84) - Fils de Eugène Pierre Anezin et de Maria Trouchet - Profession aavnt guerre Coiffeur - Mobilisé au 9ème régiment d'infanterie, le 9 septembre 1914 - Passé à l'aviation, le 11 décembre 1916 - Mécanicien moteur Rhône de l'escadrille SPA 94 du 1er juin 1917 au 28 novembre 1918, date de sa mort - Décédé des suites d'une maladie contractée en service à l'hôpital militaire Sédillot de Nancy (54), le 28 novembre 1918 - Croix de Guerre - Paul Anezin repose au carré militaire du cimetière du Sud à Nancy - Photo Albin Denis.

Tombe du MdL Léo Rayer - Pilote de l'escadrille N 94 du 18 juin au 27 décembre 1917 - Tué au cours d'un accident aérien, aux commandes d'un Nieuport 24 bis, le 27 décembre 1917 - Léo Rayer repose dans la division n° 10 au cimetière Montparnasse de Paris (75) - Photo Alain Octavie que je remercie pour son aide.

Détail de la tombe du MdL Léo Rayer - Pilote de l'escadrille N 94 du 18 juin au 27 décembre 1917 - Tué au cours d'un accident aérien, aux commandes d'un Nieuport 24 bis, le 27 décembre 1917 - Léo Rayer repose dans la division n° 10 au cimetière Montparnasse de Paris (75) - Photo Alain Octavie que je remercie pour son aide.

Monuments commémoratifs
et tombes

Monument érigé en honneur du Caporal Houston Woodward tombé à cet endroit sur le territoire de la commune de Rubescourt (80), plus précisément sur l'axe Rubescourt - Montdidier, sur la droite en direction de Montdidier à environ 2 Km - Photo Jacques Foure-Larivière que je remercie pour son aide.

* Caporal Houston Woodward - Né le 25 février 1896 à Philadelphie (USA) - Fils de Georges Woodward et Gertrude Houston - Profession avant guerre Etudiant - Engagé au 1er régiment étranger au titre de l'aviation comme élève pilote, le 24 juillet 1917 - Brevet de pilote militaire n° 9075 obtenu à l'école d'aviation militaire de Juvisy, le 30 septembre 1917 - Stage de transformation à l'école d'aviation militaire d'Avord - Stage de Haute-Ecole à l'école d'aviation militaire de Pau - Il aurait dû être affecté à l'escadrille N 156 lors de sa création le 1er janvier 1918 - Pilote de l'escadrille N 94 du 17 décembre 1917 au 1er avril 1918 - Tué au combat, aux commandes du SPAD VII n° 1419, dans les environs de Montdidier (Somme) - Son adversaire était probablement le Ltn Johannes Klein du Jasta 15 (sa 4ème victoire) - Houston Woodward repose dans le cimetière américain de Suresnes-sur-Seine (92).

Monument en hommage au Caporal Houston Woodward, pilote de l'escadrille SPA 94 du 17 décembre 1917 au 1er avril 1918, tué à cet endroit dans les environs de Rubescourt (80), le 1er avril 1918 - Photo Jacques Foure-Larivière que je remercie pour son aide.

Entrée du cimetière militaire américain de Suresnes (Hauts-de-Seine) - Il est situé sur la pente du Mont Valérien - Il contient les tombes de 1541 militaires américains morts pendant la première guerre mondiale et 24 soldats inconnus tués lors de la seconde guerre mondiale - On y trouve également le mur des disparus en mémoire des 974 disparus en mer et sur les champs de bataille de la Grande Guerre - C'est le seul cimetière américain d'Europe qui associe des morts des deux guerres - Photo Alain Octavie que je remercie pour son aide.

Tombe du Cal Henry Howard Houston Woodward, pilote de l'escadrille SPA 94 - Il a été tué au cours d'un combat aérien contre plusieurs avions allemands, aux commandes du SPAD VII n° 1419, dans les environs de Rubescourt (Somme), le 1er avril 1918 - Son adversaire était probablement le Ltn Johannes Klein du Jasta 15 (sa 4ème victoire) - Houston Woodward repose dans le cimetière militaire américain de Suresnes (Hauts-de-Seine) - Photo Alain Octavie que je remercie pour son aide.

Tombe du Cal Charles Nicolas, pilote de l'escadrille N 94 - Il a été grièvement blessé au cours d'un combat aérien, aux commandes d'un Nieuport, le 3 janvier 1918 - Il a été contraint d'atterrir dans les environs d'Aubérive - Il est décédé des suites de ses blessures, le lendemain - Charles Nicolas repose dans le cimetière communal de Mourmelon-le-Petit (Marne) - Photo Alain Girod que je remercie pourt son aide.

* Cal Charles Nicolas - Né le 14 juillet 1898 à Montluçon (Allier) - Fils de Jules Nicolas et d'Annette Batisse - Domiciliés au 33, rue Victor Hugo à Montluçon (Allier) - Profession avant guerre Sténo-Dactylographe - Classe 1918 - Recrutement de Montluçon sous le matricule n° 153 - Engagé au 4ème régiment de Zouaves de Marche, le 15 juillet 1915 - Affecté à la 20ème section (SER) - Affecté au 24ème régiment d'infanterie - Nommé Caporal, le 16 mars 1917 - Affecté au 112ème régiment d'infanterie - Passé à l'aéronautique militaire comme élève pilote, le 24 juin 1917 - Brevet de pilote militaire n° 8668 obtenu à l'école d'aviation militaire de Juvisy, le 19 septembre 1917 - Stage de perfectionnement "Avions rapides" à l'école d'aviation militaire d'Avord - Stage de spécialisation à l'école d'aviation militaire de Pau, jusqu'au 23 novembre 1917 - Pilote du GDE du 23 novembre au 10 décembre 1917 - Pilote de l'escadrille N 94 du 10 décembre 1917 au 4 janvier 1918 - Grièvement blessé au cours d'un combat aérien, aux commandes d'un Nieuport, pendant une mission de protection, le 3 janvier 1918 - Contraint d'atterrir dans les environs d'Aubérive - Décédé des suites de ses blessures, le lendemain - Charles Nicolas repose dans le cimetière communal de Mourmelon-le-Petit (Marne) - Sources : Pam - Liste des brevets militaires - CCC de l'escadrille N 94 - MpF - Dernière mise à jour : 17 février 2017.

 

 

Remerciements à :

- M. Guy Rufray pour l'envoi de la photo du Nieuport 24 de la N 94.
- M. Gregory VanWyngarden pour l'envoi des photos de sa collection.
- M. David Méchin pour l'envoi des profils des avions de l'aéronautique militaire.
- M. Olivier Baillon pour l'envoi de la photo du SPAD XIII de la SPA 94.
- M. Julien Fève pour l'envoi du brevet FAI du Sgt Robert Gauthier.
- M. Jacques Foure-Larivière pour l'envoi des photos du monument Woodward.
- M. Ronan Furic pour l'envoi des photos de sa collection.
- M. Jean-Laurent Truc pour l'envoi des photos de l'insigne de la SPA 94.
- M. Rainer Absmeier pour l'envoi de la photo du Sgt André Martenot de Cordoux.
- M. Jean Pieribattista pour l'envoi des photos de sa collection.

- M. Jon Guttman pour l'envoi de la liste des avions de la N 94 / SPA 94.
- M. Jack Gulick pour l'envoi de la photo de l'entoilage du SPAD XIII d'Austen B. Crehore, son grand-père.
- M. Fabrice Rond pour l'envoi de la biographie de Ltt Benjamin Jean Bozon-Verduraz, son arrière grand-oncle.
- M. Jean-Paul Bonora pour l'envoi des photos de sa collection.
- Mme Elisabeth Deviterne pour l'envoi des photos d'Emile Deviterne, son grand-père.
- M. Alain Octavie pour l'envoi des photos des tombes de Léo Rayer et de Houston Woodward.
- M. Alain Girod pour l'envoi des photos de la tombe du Cal Charles Nicolas.

Bibliographie :

- Les escadrilles de l'aéronautique militaire française - Symbolique et histoire - 1912-1920 - Ouvrage collectif publié par le SHAA de Vincennes en 2003.
- L'aviation française 1914-1940, ses escadrilles, ses insignes - par le Commandant E Moreau-Bérillon - publié à compte d'auteur en 1970.
- The French Air Service War Chronology 1914-1918 par Frank W.Bailey et Christophe Cony publié par les éditions Grub Street en 2001.
- JMO de l'escadrille N 94 / SPA 94 du 1er juin 1917 au 5 novembre 1918 - SHD du Château de Vincennes - Site Mémoire des Hommes.
- Les insignes de l'aéronautique militaire française jusqu'en 1918 de Philippe Bartlett publié par Indo Editions en 2002.
- Les "As" français de la Grande Guerre en deux tomes par Daniel Porret publié par le SHAA en 1983.
- Les Armées françaises dans la Grande Guerre publié à partir de 1922 par le Ministère de la Guerre.
- Site de la Réunion des Musées Nationaux - Photo du Ltt Pariset dans son Nieuport 24 - Voir le lien
- Site Internet "Traditions des escadrilles de l'Armée de l'Air" de Henri Guyot - Voir le lien
- Site Internet "Les Insignes de l'Armée de l'Air" de Jean-Jacques Leclercq - Voir le lien
- Site Internet "Mémoires des Hommes" du Ministère de la Défense - Voir le lien
- Site du CICR des prisonniers de la première guerre mondiale - Voir le lien
- Site Internet " Pages 14-18 " de Joël Huret.

 

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Escadrille 93 Escadrille 94 - Victoires

 

 

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