Insigne peint
sur les fuselages

L'insigne de l'escadrille SPA 100 était une hirondelle cabrée en vol et posée sur un disque bleu - Dessin Albin Denis.
Insignes métalliques de
l'escadrille SPA 100

Insigne métallique de l'escadrille SPA 100 ayant appartenu au Sgt Albert Gabriel Doyzant, pilote de l'escadrille SPA 100 du 18 juin 1918 au 23 avril 1919 - Remarquez les 3 anneaux de fixation - Cet exemplaire est conservé au musée de l'aéronautique de Bétheny (Marne) - Photo Jean Pieribattista que je remercie pour son aide.

Barrette de rappel de l'escadrille SPA 100 ayant appartenu au Sgt Albert Doyzant, pilote de l'escadrille SPA 100 du 18 juin 1918 au 23 avril 1919 - Cet exemplaire est doté de deux anneaux de fixation ce qui laisse présager qu'il était également utilisé comme insigne personnel d'unité - Il est conservé au musée de l'aéronautique de Bétheny (Marne) - Photo Jean Pieribattista que je remercie pour son aide.
Symbolique
L'escadrille 100 a adopté comme emblème collectif une hirondelle cabrée en vol et peinte sur un ovale ou un cercle bleu.
Historique
Création par dédoublement de la N 89 :
L'escadrille N 100 a été créée, par dédoublement de l'escadrille N 89, sur le terrain d'aviation de Manoncourt-en-Vermois (Meurthe-et-Moselle), le 16 janvier 1918. Elle est placée sous le commandement du Ltt Charles Boudoux d'Hautefeuille, un officier issu du 9ème régiment de cuirassiers, qui a été successivement pilote des escadrilles V 84 en Orient et de la N 77. A sa création, son unité compte 72 sous-officiers et hommes de troupe.
Sa dotation initiale compte trois Nieuport Ni 24 n° N 3957, N 3961, N 3995, deux Nieuport Ni 24 bis n° N 3845, N 4631 et sept Nieuport 27 n° N 5537, N 5628, N 5775, N 5792, N 5803, N 5650. L'escadrille est rattachée à l'aéronautique de la 8ème armée.
Ses très jeunes pilotes :
A sa création, ses pilotes sont très jeunes et encore inexpérimentés, il s'agit des MdL Maurice Camus et des caporaux André Amblard, Fernand Cathala, Pierre Morel d'Arleux, Pierre Schuster, Jean Damilleville, Armand Gaudy, Roger Bossé, Maxime Quizille, Emile Malch, Robert Brancart. Il faudra attendre, le 24 janvier pour voir arriver le second officier pilote, en d'occurrence, le Slt Jean Le Marois.
Intégration au groupe de combat n° 17 :
Le 5 février 1918, l'escadrille N 100 est incorporée au groupe de combat n° 17 du Cne de l'Hermitte qui compte les escadrilles SPA 77, N 89, SPA 91 et N 100. Ce groupe de combat gardera ces quatre escadrilles juqu'à la fin du conflit.
Un premier blessé par accident :
Le 19 février 1918, le Cal Jean Damilleville est blessé au cours d'un accident d'avion. Evacué sur un hôpital de campagne, il reprendra sa place, le 30 mars, après soins et convalescence. La formation ayant été jugée insuffisante, il est renvoyé au GDE, le 4 avril 1918.
Le GC 17 passe à l'escadre de combat n° 2 :
Le 8 mars 1918, le groupe de chasse n° 17 est intégré à l'escadre de combat n° 2. L'EC n° 2 a été initialement formée par les GB 3, GB 4, GC 11 et GC 13, le 25 février 1918. Le même jour, l'escadrille N 100 charge l'ensemble de ses matériels dans un train en gare de Lunéville (Meurthe-et-Moselle) à destination de Saponay (Aisne) où elle arrive le lendemain. Elle passe sous le commandement de l'aéronautique de la 6ème armée. Les pilotes partent en stage de conversion Spad VII et XIII au GDE du 1er au 11 mars.
L'escadrille SPA 100 :
Le 15 mars 1918, l'escadrille N 100 est entièrement équipée d'avions Spad VII et XIII. Comme c'est la règle à l'époque, lorque qu'une unité est dotée d'avions d'un même constructeur, elle prend une dénomination en rapport. Les Spad ayant remplacé les Nieuport, l'escadrille devient la SPA 100. Dans sa dotation de 15 avions Spad, on trouve entre autres, les Spad VII n° S 1233, S 1401 et le Spad XIII n° S 2606. Elle est engagée dans la bataille d'arrêt livrée contre les Allemands, à partir du 21 mars.
Première victoire homologuée :
Le 23 mars 1918, le Slt Claude Haegelen remporte la première victoire homologuée de l'escadrille SPA 100. Il abat un Albatros D V qui s'écrase dans les environs de Coucy-le-Château (Aisne). Son adversaire était probablement le Ltn Erich Thomas du Jasta 22. Haegelen était déjà titulaire de deux victoires homologuées, obtenues à l'escadrille SPA 103.
* Citation à l'ordre du corps d'armée, en date du 21 avril 1918 : "Officier pilote d'une grande bravoure et d'une adresse exceptionnelles. Successivement pilote dans une escadrille de corps d'armée puis dans une escadrille de chasse, n'a cessé depuis deux ans de faire preuve des plus belles qualités militaires accomplissant avec un grand esprit de devoir et d'une audace remarquable les missions les plus délicates et les plus diverses. S'est affirmé pilote de chasse de 1er ordre en prenant part à un combat qui s'est terminé par la chute de l'avion ennemi."
Mort d'un premier pilote :
Le 31 mars 1918, le Cal André Amblard, pilote issu du 1er régiment du Génie, n'est pas rentré d'une patrouille sur les lignes. Grièvement blessé au cours d'un combat aérien aux commandes d'un Spad VII, il a été contraint d'atterrir en zone occupée par les Allemands. Evacué sur le Lazaret (hopital de campagne) allemand de Cressy-Omencourt, il est décédé des suites d'une diphterie, le 17 juillet 1918. Son adversaire était probablement le Ltn Hans Kürner du Jasta 19. Le Spad français a été homologué comme sa 4ème victoire.
* Médaille Militaire et Croix de Guerre avec étoile de bronze, à titre posthume et citation à l'ordre du 2ème groupe d'aviation, en date du 24 juillet 1923 : "Caporal pilote brave et énergique. Frappé mortellement à son poste de combat, le 17 juillet 1918, à Cressy-Omencourt, en accomplissant courageusement son devoir."
Changement de terrain :
Le 2 avril 1918, les Spad de la SPA 100 quittent Saponay (Aisne) pour le terrain d'aviation de Fouquerolles (Oise). L'échelon roulant, après avoir fait une étape à Senlis, arrive sur place, le lendemain.
L'escadrille compte désormais les pilotes : Ltt Charles d'Hautefeuille, Slt Jean Le Marois, Slt Claude Haegelen, Slt Charles Poulin, Slt Honoré Paulin, Adj Marius Portet, Adj Pierre Igert, MdL Maurice Camus, MdL Pierre Rouxel, Sgt Jules Jacquot, Sgt Jean Luling, MdL Armand Gaudy, Sgt Pierre Morel d'Arleux, MdL Pierre Schuster, Sgt Robert Brancart, Sgt Emile Malet, Sgt Roger Bossé, Sgt Albert Doyzant, Cal André Amblard, Cal Fernand Cathala, Brig Maxime Quizille, Cal Jean Damilleville, Brig Allain Cornic, Cal René Hummel.
Perdu au cours d'un transfert entre deux terrains :
Le 3 avril 1918, le Cal Fernand Cathala est porté disparu au cours d'un déplacement entre Saponay et Fouquerolles. Perdu, il a posé son avion en campagne et n'a rejoint son escadrille que le 8 avril. Après sa mésaventure, il est renvoyé pour entrainement au GDE.
Mort d'un second pilote :
Le 6 avril 1918, l'Adj Marius Portet, pilote d'un Spad VII, arrivé la veille du groupe des divisions d'entrainement (GDE), est griévement blessé au cours d'un accident d'avion. Evacué sur l'hôpital militaire du Val-de-Grace à Paris, il est décédé des suites de ses blessures, le même jour.
Le commandant d'escadrille est tué en combat aérien :
Le 20 avril 1918, le Ltt Boudoux d'Hautefeuille, commandant de la SPA 100, disparait au cours d'une mission dans les lignes, aux commandes du Spad XIII n° S 2612. Titulaire de trois victoires homologuées, il a été tué au cours d'un combat aérien qui l'a opposé au Ltn Hans Pippart du Jasta 19 au nord-est de Mesnil-St-Georges (Somme). Le Spad de l'officier français a été homologué comme sa 10ème victoire. Son corps, qui avait été inhumé à 500 mètres de la route de Courtemanche (Somme), n'a été retrouvé que le 25 mai 1920.
Le Cne de Vaubicourt nommé à la tête de la SPA 100 :
Après la disparition du Ltt Boudoux d'Hautefeuille, le Cne Louis Koenig-Belliard de Vaubicourt est nommé commandant de la SPA 100, le 21 avril 1918. Arrivant de l'escadrille SPA 84, il rejoint sa nouvelle unité, le 10 mai.
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Déménagements successifs :
Ses pilotes sont engagés contre les troupes allemandes qui déferlent sur la Marne après leur perçée surprise sur le Chemin des Dames. Le 28 mai 1918, nouveau déménagement avec installation sur le terrain de la ferme des Grêves côte 232, près de Château-Thierry. Deux jours plus tard, la SPA 100 reprend son périple et arrive sur le terrain de Champaubert (Marne) qu'elle va occuper jusqu'au 10 juin. Ses pilotes prennent part à la bataille du Matz, puis sont engagé dans la bataille de la Montagne de Reims.
Deux victoires contre des Drachens :
Le 6 juin 1918, quatre pilotes se partagent une victoire homologuée contre un Drachen (ballon d'observation allemand) abattu en flammes entre les villages de Courpoil et Le Charmel, dans l'Aisne. Il s'agit du Slt Marcel Haegelen, du MdL Pierre Schuster, du Sgt Maxime Quizille, tous trois de la SPA 100 et de l'Adj Jean Vidal de la SPA 88. A cette époque, on utilise plus les fusées Le Prieur qui sont jugées imprécises mais des mitrailleuses Vickers rechambrées en 11 mm et utilisant des munitions incendiaires. Le lendemain, les mêmes pilotes de la SPA 100 renouvèlent leur exploit et abattent un second Drachen dans les environs de Aougny (Marne). Il s'agit de la 3ème victoire homologuée de l'unité.
Le 9 juin 1918, nouveau changement de terrain. L'échelon roulant passe par Montmirail, Meaux, Beaumont-sur-Oise, Noailles et arrive sur le terrain de Beauvais-Tillé (Oise), le 10 juin.
Le MdL Quizille fait prisonnier :
Le 13 juin 1918, le MdL Maxime Quizille disparait au cours d'une patrouille sur les lignes. Aux commandes du Spad VII n° S 3332, il a livré un combat inégal contre l'Obltn Bruno Loerzer, commandant du JG 1. Cet officier a revendiqué le Spad adverse comme sa 26ème victoire homologuée. Complétement surclassé, le MdL Quizille a été contraint d'atterrir en zone allemande, près de Montdidier (Somme) et a été fait prisonnier. Il a terminé la guerre dans un camp de prisonniers à Karlsruhe (Allemagne).
Deux pilotes tués au cours de la même patrouille :
Le 18 juin 1918, deux pilotes ne rentrent pas d'une patrouille sur les lignes. Il s'agit du MdL Pierre Rouxel et du Sgt Emile Malet.
Le premier, issu du 7ème régiment de dragons, aux commandes d'un Spad XIII, a été tué au cours d'un combat aérien au sud-est de Noyon, sud de Roye. Il était opposé au Ltt Georg von Hantelmann du Jasta 15 (sa 4ème victoire).
Le second, issu du 2ème groupe d'aviation, pilotait un Spad VII à moteur Hispano-Suiza de 180 HP. Il a été tué au cours d'un combat aérien au sud-est de Noyon, au sud d'Ecouvillon. Son adversaire était le OfStv Karl Thom, un pilote de la Jasta 21 qui a revendiqué l'avion français comme sa 18ème victoire. Comme Quizille, le pilote français est tombé sur un adversaire bien trop coriace et qui avait une grande expérience du combat aérien. Il avait malheureusement peu de chance de s'en sortir.
* Citation à l'ordre de l'armée du MdL Pierre Rouxel du 7ème régiment de dragons, pilote à l'escadrille SPA 100, en date du 2 août 1918 : "Jeune pilote ayant déjà fait ses preuves dans la cava!erie s'est révélé, dès son arrivée à l'escadrille, pilote de valeur, plein de conscience et de courage, volontaire pour toutes les missions périlleuses. Disparu au cours d'un combat contre une patrouille ennemie. Médaillé militaire pour faits de guerre."
Nouvelle victoire homologuée :
Le 29 juin 1918, le Slt Marcel Haegelen abat un avion ennemi au cours d'une patrouille volontaire sur le front de la 3ème armée. Il s'agit de la 6ème victoire homologuée de ce pilote et la 4ème de l'escadrille.
Deux nouvelles victoires :
Le lendemain, c'est au tour du MdL Pierre Schuster de remporter une victoire homologuée contre un Fokker D VII qu'il abat dans les environs de Chrimont-Epagny, dans la Somme. Cet avion faisait partie d'une formation de cinq Fokker qui venaient d'abattre un Salmson 2A2 de la SAL 28. Les deux aviateurs français, les Adj Edmond Pliez et Slt André Mars ont été tués. D'autres pilotes français se ruent sur la formation allemande. Cinq pilotes, de trois escadrilles distinctes, abattent un second Fokker D VII qui tombe en flammes dans les environs du bois de Bonval (Marne). Ces pilotes étaient le Slt Marcel Haegelen de la SPA 100, le Slt Gilbert Sardier de la SPA 77, les Ltt Lucien Augeix, Sgt Jean Perrotin, Sgt Louis Jaubert, tous trois de la SPA 212. Leur adversaire était probablement l'Uffz Heinrich Piev du Jasta 13 qui comptait deux victoires homologuées. Il pilotait le Fokker D VII n° 373/18 qui s'est écrasé dans les lignes françaises.
Un Drachen en flammes :
Le 1er juillet 1918, les Slt Marcel Haegelen (SPA 100) et Ltt Maurice Boyau (SPA 77) se partagnent une victoire homologuée contre un Drachen abattu en flammes.
Arrivées d'officiers pilotes américains :
Le 2 juillet 1918, plusieurs pilotes américains sont placés en subsistance au sein des escadrilles françaises. La SPA 100 acceuille les 1st Ltn Davis et Layton. Les deux officiers seront affectés à la SPA 77, le 6 juillet. Ils seront suivis par les 1st Ltn Wayne Stephenson et Gilford Davidson qui arriveront, le 21 juillet. Le premier sera affecté au GQG américain, le 12 août et le second sera tué au combat, le 31 juillet 1918.
Un nouveau Drachen pour Haegelen :
Le 5 juillet 1918, le Slt Haegelen abat un autre Drachen qui s'écrase en flammes dans les environs de Fescamps (Somme).
Les pilotes de la SPA 100 :
Le 9 juillet 1918, la SPA 100 fait mouvement vers le terrain de Cerneux en Seine-et-Marne. L'unité compte désormais 4 officiers, 111 sous-officiers et hommes du rang. Pendant le 3ème trimestre 1918, ses pilotes sont : Cne Louis Koenig-Belliard de Vaubicourt, Ltt Jean La Marvis, Ltt Claude Haegelen, Ltt Charles Poulin, 1st Ltn Davis (US), 1st Ltn Layton (US), 1st Ltt Wayne Stephenson (US), 1st Ltn Gilford Stephenson (US), Adj Pierre Igert, Adj Jules Jacquot, Adj Maurice Camus, Sgt Jean Luling, MdL Armand Gaudy, Sgt Pierre Morel d'Arleux, MdL Pierre Schuster, Sgt Roger Bossé, Sgt Albert Doyzant, Sgt Roger Veyer, Sgt René Hummel, MdL Ernest Paul Cornic, Sgt Pierre Perrier, MdL Pierre Maurice Peuch, Sgt Henri Gantois, MdL François Legadoux, MdL Jacques Gérin, Sgt Paul Bardet, Cal Hermance Picheney, Brig Edouard Chevassu, Cal Georges Maufras, Cal Jules Carton, Cal Charles Hennequin.
Nouvelle victoire contre un avion :
Le 10 juillet 1918, les Slt Marcel Haegelen et Mdl Armand Gaudry, pilotes de la SPA 100 et le Slt Léon Nuville, pilote de la SPA 57, abattent un biplace qui s'écrase en flammes dans les environs de Baslieux-les-Fismes (Marne).
Deux nouvelles pertes :
Le 15 juillet 1918, Les MdL Maurice Camus et Sgt Pierre Morel d'Arleux abattent un monoplace qui tombe en flammes en Picardie. Hélas, deux pilotes ne rentrent pas de patrouille. Le premier, l'Adj Pierre Igert, a été blessé au cours d'un combat aérien. Heureusement, il a pu poser son Spad XIII dans les lignes et a été soigné par le personnel médical d'une ambulance de campagne (hôpital de campagne). C'est cette unité qui a prévenu le commandant de l'escadrille, le 18 juillet. Il n'a pu reprendre sa place. Le second, le MdL Pierre Schuster, n'a pas eu la même chance. Il a été tué en combat aérien. Son SPAD XIII s'est écrasé dans les environs de Comblizy (Marne).
Un autre pilote fait prisonnier :
Le 22 juillet, c'est au tour du Cal Hermance Picheney de disparaitre en mission. Après un combat aérien, probablement complétement surclassé en raison de sa faible expérience, il a posé son SPAD VII à moteur Hispano-Suiza de 180 HP dans les lignes allemandes, dans les environs de Château-Thierry et a été fait prisonnier. Il a été interné au camp de prisonniers de Langensalza (Allemagne). Il était arrivé du CIACB de Perthes, le 18 juillet. Ce sont les jeunes pilotes qui paient le plus lourd tribu au cours de leurs premières missions de guerre.
Un équipage ennemi fait prisonnier :
Le 24 juillet 1918, l'unité quitte Cerneux et se déplace sur celui du Plessis-Belleville, l'ancien terrain du GDE. Le Slt Marcel Haegelen et les 1st Ltn Lewis Austin et Slt Paul Basuyaux, deux pilotes de la SPA 92, contraignent un équipage allemand à atterrir dans les lignes fraçaises à Avize (Marne). Leurs adversaires étaient le Vfw Fuss et le Flg Dittmar du FlAbt 297 b qui ont été faits prisonniers.
Mort d'un pilote américain :
Le 31 juillet 1918, le 1st Ltn Gilford Davidson (USA) est tué au cours d'un combat aérien. Il faisait partie d'une patrouille mixte, deux pilotes français et un pilote américain. Leur patrouille a été attaqué par trois avions de chasse ennemis. Dans la mélée où chacun tente d'abattre un adversaire et de sauver sa vie, un des pilotes adverses a abattu son Spad qui s'est écrasé à l'ouest d'Oulchy-le-Château. Davidson n'a malheureusement pas eu le temps de faire ses preuves, il avait rejoint l'escadrille en provenance du GDE, le 21 juillet.
Une victoire en coopération pour un pilote américain :
Le 9 août 1918, le Slt Marcel Haegelen et le 1st Ltn Wayne Stephenson (US) se partagent une victoire homologuée remportée contre un Drachen abattu en flammes aux environs de Roye (Somme).
Un pilote fait prisonnier :
Le 17 août 1918, le Sgt Roger Veyer en rentre pas de patrouille et est porté disparu. Il était arrivé du GDE, le 12 juillet. A près un combat aérien, il a été contraint d'atterrir près de Blanzy, en zone contrôlée par les Allemands et a été fait prisonnier. Il a été transféré d'abord sur Laon (Aisne), puis sur les camps de prisonniers de Giessen et de Darmstadt (Allemagne).
Plusieurs victoires homologuées :
Le 29 août 1918, le Slt Marcel Haegelen et le Brig Jacques Gérin descendent un Drachen à coups de balles incendiaires de 11 mm. Le ballon ennemi s'écrase en flammes au nord-est de Chauny (Aisne). Le 4 septembre, l'Adj Jules Jacquot abat un monoplace qui s'écrase dans les environs de Breuil-sur-Vesle -Marne). Ce ballon d'observation marque la 14ème victoire homologuée de l'escadrille. Le lendemain, les Slt Marcel Haegelen et les MdL Pierre Peuch et Brig Jacques Gérin remportent une nouvelle victoire homologuée contre un Drachen qu'ils abattent en flammes dans les environs de Boult-sur-Suippes (Marne).
Le 6 septembre 1918, la SPA 100 quitte le Plessis-Belleville et s'installe ses avions et ses tentes sur le terrain de Rancourt (Meuse). Elle intervient au profit de l'armée américaine lors de l'assaut contre le saillant de Saint-Mihiel.
Le 14 septembre 1918, le Slt Marcel Hegelen remporte une nouvelle victoire homologuée contre un Drachen qu'il abat dans les environs d'Etraye (Meuse). Dès le lendemain, il renouvèle son action, en patrouille avec le Sgt Albert Douzant, en descendant un Drachen dans les environs de Châtel-Chéréry (Ardennes). Plus tard, en compagnie du Sgt Pierre Peuch, il abat en flammes un second Drachen qui s'écrase dans les environs de Brieulles-sur-Meuse. Le 16 septembre, les deux pilotes livrent combat à un monoplace qu'ils abattent dans les environs de Septsarges (Meuse). Le 17 septembre, Haegelen et le Ltt Charles Poulin abattent un nouveau Drachen. Il s'agit de la 20ème victoire homologuée de la SPA 100. Le 27 septembre, quatre pilotes de la SPA 100 abattent un avion qui tombe en flammes. Il s'agit du Cne Charles Koenig Belliard de Vaubicourt, le Ltt Charles Poulin et les Sgts Ernest Cornic et René Hummel.
En date du 1er octobre 1918, l'escadrille SPA 100 compte 4 officiers et 130 sous-officiers et hommes du rang.
Un nouveau pilote fait prisonnier :
Le 3 octobre 1918, le Cal Jules Carton ne rentre pas de mission. Aux commandes d'un SPAD XIII, comme de nombreux jeunes pilotes, il a été contraint d'atterrir en zone allemande, près de Imécourt (Ardennes), après un combat aérien bien trop inégal pour lui. Il a été interné dans le camp de prisonnier de Giessen (Allemagne).
Le 15 octobre 1918, le Slt Marcel Haegelen, toujours lui, remporte une nouvelle victoire en abattant un Drachen qui est tombé en flammes dans les environs de Buzancy Ardennes). Trois jours plus tard, Haegelen abat un avion qui tombe à l'ouest de Landres-st-Georges (Ardennes).
Un dernier blessé :
Le 22 octobre 1918, le Cal Marcel Rimblot est blessé au cours d'un accident d'avion, aux commandes d'un Spad VII à moteur HS de 180 HP. Il a été évacué sur un hôpital. Il était arrivé du CIACB, le 16 octobre.
Dernière victoire homologuée :
Le 23 octobre 1918, le Slt Marcel Haegelen remporte la dernière victoire homologuée de l'escadrille au cours de la Grande Guerre. Il s'agit d'un avion qui a été abattu sur l'Aisne. Cet avion est le 26ème et dernier de la SPA 100. Le Slt Marcel Haegelen, a lui seul, en a remporté 20.
Les derniers changements de terrains :
Le 29 octobre 1918, la SPA 100 déménage sur le terrain d'Auve (Marne). Le 10 novembre, l'escadrille SPA 100 quitte le terrain d'aviation d'Auve pour s'installer, dès le lendemain, sur celui de Tantonville en Meurthe-et-Moselle. Un déplacement en prévision d'une grande offensive sur Metz qui n'aura pas le temps d'avoir lieu.C'est sur ce terrain, que les personnels de la SPA 100 apprennent la signature de l'armistice qui met fin à cette guerre de cinq ans.
Le 11 novembre 1918, l'escadrille SPA 100 est titulaire de 24 victoires homologuées, dont 20 remportées par le Slt Marcel Haegelen, seul ou en coopération. Elle termine la guerre avec 6 tués au combat, 1 par accident et 4 faits prisonniers. Avec la fin des hostilités, ses effectifs vont progressivement baisser. Les classes les plus anciennes sont libérées en priorité. On trouve également un nombre important d'hospitalisation, dues à la grippe espagnole qui sévit à cette période. Au début de l'année 1919, la SPA 100 compte 4 officiers et 128 sous-officiers et hommes du rang.
Les pilotes sont : Cne Louis Koenig-Belliard de Vaubicourt, Ltt Charles Poulin, Slt Marcel Teulon, Slt Georges Guet, Adj Maurice Camus, Adj Robert Bos, Adj Pierre Feuch, Adj Henri Gantois, MdL Armand Gaudy, Sgt Albert Doyzant, Sgt Pierre Hummel, MdL Ernest Cornic, MdL Jacques Gérin, Sgt Paul Bardet, Sgt Brenens, Sgt Wladylar Tourowski (Pologne), MdL Robert Grandin, Sgt Charles Hennequin, Sgt Georges Maufras, Cal Marcel Rimblot.
Première dissolution :
Le 13 avril 1919, dissolution de l'escadrille SPA 100 sur le terrain d'aviation de Tatonville (Meurthe-et-Moselle). Ses personnels sont répartis dans les autres escadrilles.
Ses pilotes sont affectés principalement à l'escadrille SPA 77, mais aussi, dans une moindre mesure au sein des escadrilles SPA 23, SPA 49 et SPA 89. Ses mécaniciens sont affectés en majorité au dépôt de matériel d'aéronautique 2 (ou DMAé 2) de Sommesous.
Renaissance de la SPA 100 à Sommesous :
Le 16 avril 1919, ses éléments aériens et terrestres arrivent sur le terrain d'aviation du DMAé 2 de Sommesous (Marne), pour y reverser son matériel. C'est alors qu'ils apprennent que la dissolution est annulée suite à la note du GQG n° 2 du 1er avril 1919, modifiée par la note n° 1067 du commandement supérieur du DMAé, en date du 12 avril 1919.
Le Ltt Poulin, commandant de la SPA 100 :
A partir du 28 avril 1919, le noyau de l'escadrille est recomplété et dirigé vers le terrain d'aviation du plateau de Malzéville, sur les hauteurs de Nancy (Meurthe-et-Moselle). A la même date, le Ltt Charles Poulin est nommé commandant de l'escadrille SPA 100. Il est issu du 4ème régiment de Zouaves et a obtenu son brevet de pilote militaire, le 11 octobre 1917.
Dissolution définitive :
Le 1er juillet 1919, l'escadrille SPA 100 reçoit l'ordre de se diriger vers le dépôt du 2ème groupe d'aviation de Lyon-Bron pour y être dissoute. Le 3 juillet, l'ensemble de ses moyens arrive sur place. Le 8 juillet, dissolution définitive de l'escadrille SPA 100 sur le terrain d'aviation de Lyon-Bron (Rhone). Ses effectifs passent à la 1ère compagnie du dépôt du 2ème groupe d'aviation.
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