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Insigne peint
sur les fuselages

L'insigne de l'escadrille SPA 100 était une hirondelle cabrée en vol et posée sur un disque bleu - Dessin Albin Denis.

Insignes métalliques de
l'escadrille SPA 100

Insigne métallique de l'escadrille SPA 100 ayant appartenu au Sgt Albert Gabriel Doyzant, pilote de l'escadrille SPA 100 du 18 juin 1918 au 23 avril 1919 - Remarquez les 3 anneaux de fixation - Cet exemplaire est conservé au musée de l'aéronautique de Bétheny (Marne) - Photo Jean Pieribattista que je remercie pour son aide.

Barrette de rappel de l'escadrille SPA 100 ayant appartenu au Sgt Albert Doyzant, pilote de l'escadrille SPA 100 du 18 juin 1918 au 23 avril 1919 - Cet exemplaire est doté de deux anneaux de fixation ce qui laisse présager qu'il était également utilisé comme insigne personnel d'unité - Il est conservé au musée de l'aéronautique de Bétheny (Marne) - Photo Jean Pieribattista que je remercie pour son aide.

Symbolique

L'escadrille 100 a adopté comme emblème collectif une hirondelle cabrée en vol et peinte sur un ovale ou un cercle bleu.

 

Historique

Création par dédoublement de la N 89 :

L'escadrille N 100 a été créée, par dédoublement de l'escadrille N 89, sur le terrain d'aviation de Manoncourt-en-Vermois (Meurthe-et-Moselle), le 16 janvier 1918. Elle est placée sous le commandement du Ltt Charles Boudoux d'Hautefeuille, un officier issu du 9ème régiment de cuirassiers, qui a été successivement pilote des escadrilles V 84 en Orient et de la N 77. A sa création, son unité compte 72 sous-officiers et hommes de troupe.

Sa dotation initiale compte trois Nieuport Ni 24 n° N 3957, N 3961, N 3995, deux Nieuport Ni 24 bis n° N 3845, N 4631 et sept Nieuport 27 n° N 5537, N 5628, N 5775, N 5792, N 5803, N 5650. L'escadrille est rattachée à l'aéronautique de la 8ème armée.

Ses très jeunes pilotes :

A sa création, ses pilotes sont très jeunes et encore inexpérimentés, il s'agit des MdL Maurice Camus et des caporaux André Amblard, Fernand Cathala, Pierre Morel d'Arleux, Pierre Schuster, Jean Damilleville, Armand Gaudy, Roger Bossé, Maxime Quizille, Emile Malch, Robert Brancart. Il faudra attendre, le 24 janvier pour voir arriver le second officier pilote, en d'occurrence, le Slt Jean Le Marois.

Intégration au groupe de combat n° 17 :

Le 5 février 1918, l'escadrille N 100 est incorporée au groupe de combat n° 17 du Cne de l'Hermitte qui compte les escadrilles SPA 77, N 89, SPA 91 et N 100. Ce groupe de combat gardera ces quatre escadrilles juqu'à la fin du conflit.

Un premier blessé par accident :

Le 19 février 1918, le Cal Jean Damilleville est blessé au cours d'un accident d'avion. Evacué sur un hôpital de campagne, il reprendra sa place, le 30 mars, après soins et convalescence. La formation ayant été jugée insuffisante, il est renvoyé au GDE, le 4 avril 1918.

Le GC 17 passe à l'escadre de combat n° 2 :

Le 8 mars 1918, le groupe de chasse n° 17 est intégré à l'escadre de combat n° 2. L'EC n° 2 a été initialement formée par les GB 3, GB 4, GC 11 et GC 13, le 25 février 1918. Le même jour, l'escadrille N 100 charge l'ensemble de ses matériels dans un train en gare de Lunéville (Meurthe-et-Moselle) à destination de Saponay (Aisne) où elle arrive le lendemain. Elle passe sous le commandement de l'aéronautique de la 6ème armée. Les pilotes partent en stage de conversion Spad VII et XIII au GDE du 1er au 11 mars.

L'escadrille SPA 100 :

Le 15 mars 1918, l'escadrille N 100 est entièrement équipée d'avions Spad VII et XIII. Comme c'est la règle à l'époque, lorque qu'une unité est dotée d'avions d'un même constructeur, elle prend une dénomination en rapport. Les Spad ayant remplacé les Nieuport, l'escadrille devient la SPA 100. Dans sa dotation de 15 avions Spad, on trouve entre autres, les Spad VII n° S 1233, S 1401 et le Spad XIII n° S 2606. Elle est engagée dans la bataille d'arrêt livrée contre les Allemands, à partir du 21 mars.

Première victoire homologuée :

Le 23 mars 1918, le Slt Claude Haegelen remporte la première victoire homologuée de l'escadrille SPA 100. Il abat un Albatros D V qui s'écrase dans les environs de Coucy-le-Château (Aisne). Son adversaire était probablement le Ltn Erich Thomas du Jasta 22. Haegelen était déjà titulaire de deux victoires homologuées, obtenues à l'escadrille SPA 103.

* Citation à l'ordre du corps d'armée, en date du 21 avril 1918 : "Officier pilote d'une grande bravoure et d'une adresse exceptionnelles. Successivement pilote dans une escadrille de corps d'armée puis dans une escadrille de chasse, n'a cessé depuis deux ans de faire preuve des plus belles qualités militaires accomplissant avec un grand esprit de devoir et d'une audace remarquable les missions les plus délicates et les plus diverses. S'est affirmé pilote de chasse de 1er ordre en prenant part à un combat qui s'est terminé par la chute de l'avion ennemi."

Mort d'un premier pilote :

Le 31 mars 1918, le Cal André Amblard, pilote issu du 1er régiment du Génie, n'est pas rentré d'une patrouille sur les lignes. Grièvement blessé au cours d'un combat aérien aux commandes d'un Spad VII, il a été contraint d'atterrir en zone occupée par les Allemands. Evacué sur le Lazaret (hopital de campagne) allemand de Cressy-Omencourt, il est décédé des suites d'une diphterie, le 17 juillet 1918. Son adversaire était probablement le Ltn Hans Kürner du Jasta 19. Le Spad français a été homologué comme sa 4ème victoire.

* Médaille Militaire et Croix de Guerre avec étoile de bronze, à titre posthume et citation à l'ordre du 2ème groupe d'aviation, en date du 24 juillet 1923 : "Caporal pilote brave et énergique. Frappé mortellement à son poste de combat, le 17 juillet 1918, à Cressy-Omencourt, en accomplissant courageusement son devoir."

Changement de terrain :

Le 2 avril 1918, les Spad de la SPA 100 quittent Saponay (Aisne) pour le terrain d'aviation de Fouquerolles (Oise). L'échelon roulant, après avoir fait une étape à Senlis, arrive sur place, le lendemain.

L'escadrille compte désormais les pilotes : Ltt Charles d'Hautefeuille, Slt Jean Le Marois, Slt Claude Haegelen, Slt Charles Poulin, Slt Honoré Paulin, Adj Marius Portet, Adj Pierre Igert, MdL Maurice Camus, MdL Pierre Rouxel, Sgt Jules Jacquot, Sgt Jean Luling, MdL Armand Gaudy, Sgt Pierre Morel d'Arleux, MdL Pierre Schuster, Sgt Robert Brancart, Sgt Emile Malet, Sgt Roger Bossé, Sgt Albert Doyzant, Cal André Amblard, Cal Fernand Cathala, Brig Maxime Quizille, Cal Jean Damilleville, Brig Allain Cornic, Cal René Hummel.

Perdu au cours d'un transfert entre deux terrains :

Le 3 avril 1918, le Cal Fernand Cathala est porté disparu au cours d'un déplacement entre Saponay et Fouquerolles. Perdu, il a posé son avion en campagne et n'a rejoint son escadrille que le 8 avril. Après sa mésaventure, il est renvoyé pour entrainement au GDE.

Mort d'un second pilote :

Le 6 avril 1918, l'Adj Marius Portet, pilote d'un Spad VII, arrivé la veille du groupe des divisions d'entrainement (GDE), est griévement blessé au cours d'un accident d'avion. Evacué sur l'hôpital militaire du Val-de-Grace à Paris, il est décédé des suites de ses blessures, le même jour.

Le commandant d'escadrille est tué en combat aérien :

Le 20 avril 1918, le Ltt Boudoux d'Hautefeuille, commandant de la SPA 100, disparait au cours d'une mission dans les lignes, aux commandes du Spad XIII n° S 2612. Titulaire de trois victoires homologuées, il a été tué au cours d'un combat aérien qui l'a opposé au Ltn Hans Pippart du Jasta 19 au nord-est de Mesnil-St-Georges (Somme). Le Spad de l'officier français a été homologué comme sa 10ème victoire. Son corps, qui avait été inhumé à 500 mètres de la route de Courtemanche (Somme), n'a été retrouvé que le 25 mai 1920.

Le Cne de Vaubicourt nommé à la tête de la SPA 100 :

Après la disparition du Ltt Boudoux d'Hautefeuille, le Cne Louis Koenig-Belliard de Vaubicourt est nommé commandant de la SPA 100, le 21 avril 1918. Arrivant de l'escadrille SPA 84, il rejoint sa nouvelle unité, le 10 mai.

 

 

Déménagements successifs :

Ses pilotes sont engagés contre les troupes allemandes qui déferlent sur la Marne après leur perçée surprise sur le Chemin des Dames. Le 28 mai 1918, nouveau déménagement avec installation sur le terrain de la ferme des Grêves côte 232, près de Château-Thierry. Deux jours plus tard, la SPA 100 reprend son périple et arrive sur le terrain de Champaubert (Marne) qu'elle va occuper jusqu'au 10 juin. Ses pilotes prennent part à la bataille du Matz, puis sont engagé dans la bataille de la Montagne de Reims.

Deux victoires contre des Drachens :

Le 6 juin 1918, quatre pilotes se partagent une victoire homologuée contre un Drachen (ballon d'observation allemand) abattu en flammes entre les villages de Courpoil et Le Charmel, dans l'Aisne. Il s'agit du Slt Marcel Haegelen, du MdL Pierre Schuster, du Sgt Maxime Quizille, tous trois de la SPA 100 et de l'Adj Jean Vidal de la SPA 88. A cette époque, on utilise plus les fusées Le Prieur qui sont jugées imprécises mais des mitrailleuses Vickers rechambrées en 11 mm et utilisant des munitions incendiaires. Le lendemain, les mêmes pilotes de la SPA 100 renouvèlent leur exploit et abattent un second Drachen dans les environs de Aougny (Marne). Il s'agit de la 3ème victoire homologuée de l'unité.

Le 9 juin 1918, nouveau changement de terrain. L'échelon roulant passe par Montmirail, Meaux, Beaumont-sur-Oise, Noailles et arrive sur le terrain de Beauvais-Tillé (Oise), le 10 juin.

Le MdL Quizille fait prisonnier :

Le 13 juin 1918, le MdL Maxime Quizille disparait au cours d'une patrouille sur les lignes. Aux commandes du Spad VII n° S 3332, il a livré un combat inégal contre l'Obltn Bruno Loerzer, commandant du JG 1. Cet officier a revendiqué le Spad adverse comme sa 26ème victoire homologuée. Complétement surclassé, le MdL Quizille a été contraint d'atterrir en zone allemande, près de Montdidier (Somme) et a été fait prisonnier. Il a terminé la guerre dans un camp de prisonniers à Karlsruhe (Allemagne).

Deux pilotes tués au cours de la même patrouille :

Le 18 juin 1918, deux pilotes ne rentrent pas d'une patrouille sur les lignes. Il s'agit du MdL Pierre Rouxel et du Sgt Emile Malet.

Le premier, issu du 7ème régiment de dragons, aux commandes d'un Spad XIII, a été tué au cours d'un combat aérien au sud-est de Noyon, sud de Roye. Il était opposé au Ltt Georg von Hantelmann du Jasta 15 (sa 4ème victoire).
Le second, issu du 2ème groupe d'aviation, pilotait un Spad VII à moteur Hispano-Suiza de 180 HP. Il a été tué au cours d'un combat aérien au sud-est de Noyon, au sud d'Ecouvillon. Son adversaire était le OfStv Karl Thom, un pilote de la Jasta 21 qui a revendiqué l'avion français comme sa 18ème victoire. Comme Quizille, le pilote français est tombé sur un adversaire bien trop coriace et qui avait une grande expérience du combat aérien. Il avait malheureusement peu de chance de s'en sortir.

* Citation à l'ordre de l'armée du MdL Pierre Rouxel du 7ème régiment de dragons, pilote à l'escadrille SPA 100, en date du 2 août 1918 : "Jeune pilote ayant déjà fait ses preuves dans la cava!erie s'est révélé, dès son arrivée à l'escadrille, pilote de valeur, plein de conscience et de courage, volontaire pour toutes les missions périlleuses. Disparu au cours d'un combat contre une patrouille ennemie. Médaillé militaire pour faits de guerre."

Nouvelle victoire homologuée :

Le 29 juin 1918, le Slt Marcel Haegelen abat un avion ennemi au cours d'une patrouille volontaire sur le front de la 3ème armée. Il s'agit de la 6ème victoire homologuée de ce pilote et la 4ème de l'escadrille.

Deux nouvelles victoires :

Le lendemain, c'est au tour du MdL Pierre Schuster de remporter une victoire homologuée contre un Fokker D VII qu'il abat dans les environs de Chrimont-Epagny, dans la Somme. Cet avion faisait partie d'une formation de cinq Fokker qui venaient d'abattre un Salmson 2A2 de la SAL 28. Les deux aviateurs français, les Adj Edmond Pliez et Slt André Mars ont été tués. D'autres pilotes français se ruent sur la formation allemande. Cinq pilotes, de trois escadrilles distinctes, abattent un second Fokker D VII qui tombe en flammes dans les environs du bois de Bonval (Marne). Ces pilotes étaient le Slt Marcel Haegelen de la SPA 100, le Slt Gilbert Sardier de la SPA 77, les Ltt Lucien Augeix, Sgt Jean Perrotin, Sgt Louis Jaubert, tous trois de la SPA 212. Leur adversaire était probablement l'Uffz Heinrich Piev du Jasta 13 qui comptait deux victoires homologuées. Il pilotait le Fokker D VII n° 373/18 qui s'est écrasé dans les lignes françaises.

Un Drachen en flammes :

Le 1er juillet 1918, les Slt Marcel Haegelen (SPA 100) et Ltt Maurice Boyau (SPA 77) se partagnent une victoire homologuée contre un Drachen abattu en flammes.

Arrivées d'officiers pilotes américains :

Le 2 juillet 1918, plusieurs pilotes américains sont placés en subsistance au sein des escadrilles françaises. La SPA 100 acceuille les 1st Ltn Davis et Layton. Les deux officiers seront affectés à la SPA 77, le 6 juillet. Ils seront suivis par les 1st Ltn Wayne Stephenson et Gilford Davidson qui arriveront, le 21 juillet. Le premier sera affecté au GQG américain, le 12 août et le second sera tué au combat, le 31 juillet 1918.

Un nouveau Drachen pour Haegelen :

Le 5 juillet 1918, le Slt Haegelen abat un autre Drachen qui s'écrase en flammes dans les environs de Fescamps (Somme).

Les pilotes de la SPA 100 :

Le 9 juillet 1918, la SPA 100 fait mouvement vers le terrain de Cerneux en Seine-et-Marne. L'unité compte désormais 4 officiers, 111 sous-officiers et hommes du rang. Pendant le 3ème trimestre 1918, ses pilotes sont : Cne Louis Koenig-Belliard de Vaubicourt, Ltt Jean La Marvis, Ltt Claude Haegelen, Ltt Charles Poulin, 1st Ltn Davis (US), 1st Ltn Layton (US), 1st Ltt Wayne Stephenson (US), 1st Ltn Gilford Stephenson (US), Adj Pierre Igert, Adj Jules Jacquot, Adj Maurice Camus, Sgt Jean Luling, MdL Armand Gaudy, Sgt Pierre Morel d'Arleux, MdL Pierre Schuster, Sgt Roger Bossé, Sgt Albert Doyzant, Sgt Roger Veyer, Sgt René Hummel, MdL Ernest Paul Cornic, Sgt Pierre Perrier, MdL Pierre Maurice Peuch, Sgt Henri Gantois, MdL François Legadoux, MdL Jacques Gérin, Sgt Paul Bardet, Cal Hermance Picheney, Brig Edouard Chevassu, Cal Georges Maufras, Cal Jules Carton, Cal Charles Hennequin.

Nouvelle victoire contre un avion :

Le 10 juillet 1918, les Slt Marcel Haegelen et Mdl Armand Gaudry, pilotes de la SPA 100 et le Slt Léon Nuville, pilote de la SPA 57, abattent un biplace qui s'écrase en flammes dans les environs de Baslieux-les-Fismes (Marne).

Deux nouvelles pertes :

Le 15 juillet 1918, Les MdL Maurice Camus et Sgt Pierre Morel d'Arleux abattent un monoplace qui tombe en flammes en Picardie. Hélas, deux pilotes ne rentrent pas de patrouille. Le premier, l'Adj Pierre Igert, a été blessé au cours d'un combat aérien. Heureusement, il a pu poser son Spad XIII dans les lignes et a été soigné par le personnel médical d'une ambulance de campagne (hôpital de campagne). C'est cette unité qui a prévenu le commandant de l'escadrille, le 18 juillet. Il n'a pu reprendre sa place. Le second, le MdL Pierre Schuster, n'a pas eu la même chance. Il a été tué en combat aérien. Son SPAD XIII s'est écrasé dans les environs de Comblizy (Marne).

Un autre pilote fait prisonnier :

Le 22 juillet, c'est au tour du Cal Hermance Picheney de disparaitre en mission. Après un combat aérien, probablement complétement surclassé en raison de sa faible expérience, il a posé son SPAD VII à moteur Hispano-Suiza de 180 HP dans les lignes allemandes, dans les environs de Château-Thierry et a été fait prisonnier. Il a été interné au camp de prisonniers de Langensalza (Allemagne). Il était arrivé du CIACB de Perthes, le 18 juillet. Ce sont les jeunes pilotes qui paient le plus lourd tribu au cours de leurs premières missions de guerre.

Un équipage ennemi fait prisonnier :

Le 24 juillet 1918, l'unité quitte Cerneux et se déplace sur celui du Plessis-Belleville, l'ancien terrain du GDE. Le Slt Marcel Haegelen et les 1st Ltn Lewis Austin et Slt Paul Basuyaux, deux pilotes de la SPA 92, contraignent un équipage allemand à atterrir dans les lignes fraçaises à Avize (Marne). Leurs adversaires étaient le Vfw Fuss et le Flg Dittmar du FlAbt 297 b qui ont été faits prisonniers.

Mort d'un pilote américain :

Le 31 juillet 1918, le 1st Ltn Gilford Davidson (USA) est tué au cours d'un combat aérien. Il faisait partie d'une patrouille mixte, deux pilotes français et un pilote américain. Leur patrouille a été attaqué par trois avions de chasse ennemis. Dans la mélée où chacun tente d'abattre un adversaire et de sauver sa vie, un des pilotes adverses a abattu son Spad qui s'est écrasé à l'ouest d'Oulchy-le-Château. Davidson n'a malheureusement pas eu le temps de faire ses preuves, il avait rejoint l'escadrille en provenance du GDE, le 21 juillet.

Une victoire en coopération pour un pilote américain :

Le 9 août 1918, le Slt Marcel Haegelen et le 1st Ltn Wayne Stephenson (US) se partagent une victoire homologuée remportée contre un Drachen abattu en flammes aux environs de Roye (Somme).

Un pilote fait prisonnier :

Le 17 août 1918, le Sgt Roger Veyer en rentre pas de patrouille et est porté disparu. Il était arrivé du GDE, le 12 juillet. A près un combat aérien, il a été contraint d'atterrir près de Blanzy, en zone contrôlée par les Allemands et a été fait prisonnier. Il a été transféré d'abord sur Laon (Aisne), puis sur les camps de prisonniers de Giessen et de Darmstadt (Allemagne).

Plusieurs victoires homologuées :

Le 29 août 1918, le Slt Marcel Haegelen et le Brig Jacques Gérin descendent un Drachen à coups de balles incendiaires de 11 mm. Le ballon ennemi s'écrase en flammes au nord-est de Chauny (Aisne). Le 4 septembre, l'Adj Jules Jacquot abat un monoplace qui s'écrase dans les environs de Breuil-sur-Vesle -Marne). Ce ballon d'observation marque la 14ème victoire homologuée de l'escadrille. Le lendemain, les Slt Marcel Haegelen et les MdL Pierre Peuch et Brig Jacques Gérin remportent une nouvelle victoire homologuée contre un Drachen qu'ils abattent en flammes dans les environs de Boult-sur-Suippes (Marne).

Le 6 septembre 1918, la SPA 100 quitte le Plessis-Belleville et s'installe ses avions et ses tentes sur le terrain de Rancourt (Meuse). Elle intervient au profit de l'armée américaine lors de l'assaut contre le saillant de Saint-Mihiel.

Le 14 septembre 1918, le Slt Marcel Hegelen remporte une nouvelle victoire homologuée contre un Drachen qu'il abat dans les environs d'Etraye (Meuse). Dès le lendemain, il renouvèle son action, en patrouille avec le Sgt Albert Douzant, en descendant un Drachen dans les environs de Châtel-Chéréry (Ardennes). Plus tard, en compagnie du Sgt Pierre Peuch, il abat en flammes un second Drachen qui s'écrase dans les environs de Brieulles-sur-Meuse. Le 16 septembre, les deux pilotes livrent combat à un monoplace qu'ils abattent dans les environs de Septsarges (Meuse). Le 17 septembre, Haegelen et le Ltt Charles Poulin abattent un nouveau Drachen. Il s'agit de la 20ème victoire homologuée de la SPA 100. Le 27 septembre, quatre pilotes de la SPA 100 abattent un avion qui tombe en flammes. Il s'agit du Cne Charles Koenig Belliard de Vaubicourt, le Ltt Charles Poulin et les Sgts Ernest Cornic et René Hummel.

En date du 1er octobre 1918, l'escadrille SPA 100 compte 4 officiers et 130 sous-officiers et hommes du rang.

Un nouveau pilote fait prisonnier :

Le 3 octobre 1918, le Cal Jules Carton ne rentre pas de mission. Aux commandes d'un SPAD XIII, comme de nombreux jeunes pilotes, il a été contraint d'atterrir en zone allemande, près de Imécourt (Ardennes), après un combat aérien bien trop inégal pour lui. Il a été interné dans le camp de prisonnier de Giessen (Allemagne).

Le 15 octobre 1918, le Slt Marcel Haegelen, toujours lui, remporte une nouvelle victoire en abattant un Drachen qui est tombé en flammes dans les environs de Buzancy Ardennes). Trois jours plus tard, Haegelen abat un avion qui tombe à l'ouest de Landres-st-Georges (Ardennes).

Un dernier blessé :

Le 22 octobre 1918, le Cal Marcel Rimblot est blessé au cours d'un accident d'avion, aux commandes d'un Spad VII à moteur HS de 180 HP. Il a été évacué sur un hôpital. Il était arrivé du CIACB, le 16 octobre.

Dernière victoire homologuée :

Le 23 octobre 1918, le Slt Marcel Haegelen remporte la dernière victoire homologuée de l'escadrille au cours de la Grande Guerre. Il s'agit d'un avion qui a été abattu sur l'Aisne. Cet avion est le 26ème et dernier de la SPA 100. Le Slt Marcel Haegelen, a lui seul, en a remporté 20.

Les derniers changements de terrains :

Le 29 octobre 1918, la SPA 100 déménage sur le terrain d'Auve (Marne). Le 10 novembre, l'escadrille SPA 100 quitte le terrain d'aviation d'Auve pour s'installer, dès le lendemain, sur celui de Tantonville en Meurthe-et-Moselle. Un déplacement en prévision d'une grande offensive sur Metz qui n'aura pas le temps d'avoir lieu.C'est sur ce terrain, que les personnels de la SPA 100 apprennent la signature de l'armistice qui met fin à cette guerre de cinq ans.

Le 11 novembre 1918, l'escadrille SPA 100 est titulaire de 24 victoires homologuées, dont 20 remportées par le Slt Marcel Haegelen, seul ou en coopération. Elle termine la guerre avec 6 tués au combat, 1 par accident et 4 faits prisonniers. Avec la fin des hostilités, ses effectifs vont progressivement baisser. Les classes les plus anciennes sont libérées en priorité. On trouve également un nombre important d'hospitalisation, dues à la grippe espagnole qui sévit à cette période. Au début de l'année 1919, la SPA 100 compte 4 officiers et 128 sous-officiers et hommes du rang.

Les pilotes sont : Cne Louis Koenig-Belliard de Vaubicourt, Ltt Charles Poulin, Slt Marcel Teulon, Slt Georges Guet, Adj Maurice Camus, Adj Robert Bos, Adj Pierre Feuch, Adj Henri Gantois, MdL Armand Gaudy, Sgt Albert Doyzant, Sgt Pierre Hummel, MdL Ernest Cornic, MdL Jacques Gérin, Sgt Paul Bardet, Sgt Brenens, Sgt Wladylar Tourowski (Pologne), MdL Robert Grandin, Sgt Charles Hennequin, Sgt Georges Maufras, Cal Marcel Rimblot.

Première dissolution :

Le 13 avril 1919, dissolution de l'escadrille SPA 100 sur le terrain d'aviation de Tatonville (Meurthe-et-Moselle). Ses personnels sont répartis dans les autres escadrilles.

Ses pilotes sont affectés principalement à l'escadrille SPA 77, mais aussi, dans une moindre mesure au sein des escadrilles SPA 23, SPA 49 et SPA 89. Ses mécaniciens sont affectés en majorité au dépôt de matériel d'aéronautique 2 (ou DMAé 2) de Sommesous.

Renaissance de la SPA 100 à Sommesous :

Le 16 avril 1919, ses éléments aériens et terrestres arrivent sur le terrain d'aviation du DMAé 2 de Sommesous (Marne), pour y reverser son matériel. C'est alors qu'ils apprennent que la dissolution est annulée suite à la note du GQG n° 2 du 1er avril 1919, modifiée par la note n° 1067 du commandement supérieur du DMAé, en date du 12 avril 1919.

Le Ltt Poulin, commandant de la SPA 100 :

A partir du 28 avril 1919, le noyau de l'escadrille est recomplété et dirigé vers le terrain d'aviation du plateau de Malzéville, sur les hauteurs de Nancy (Meurthe-et-Moselle). A la même date, le Ltt Charles Poulin est nommé commandant de l'escadrille SPA 100. Il est issu du 4ème régiment de Zouaves et a obtenu son brevet de pilote militaire, le 11 octobre 1917.

Dissolution définitive :

Le 1er juillet 1919, l'escadrille SPA 100 reçoit l'ordre de se diriger vers le dépôt du 2ème groupe d'aviation de Lyon-Bron pour y être dissoute. Le 3 juillet, l'ensemble de ses moyens arrive sur place. Le 8 juillet, dissolution définitive de l'escadrille SPA 100 sur le terrain d'aviation de Lyon-Bron (Rhone). Ses effectifs passent à la 1ère compagnie du dépôt du 2ème groupe d'aviation.

Insignes métalliques des unités
détentrices de ses traditions

Insigne métallique de la 6ème escadrille du GC III/2 de 1940 - Fabrication Fraisse Demey - Fixation par épingle à boléro - Photos droits réservés.

Insigne de la 2ème escadrille de l'ECTT 1/13 "Artois" - Homologué sous le n° 682 au SHD de Vincennes, le 4 septembre 1956 - Définition héraldique : cercle niellé d'argent bordé d'azur à une hirondelle essorant et dépassant de la queue et des ailes partie de blanc et de gueules, la tête et la queue de sable, les ailes de sable et de blanc - Fabrication Augis - Valable à partir de 1963 - Insigne collection Patrice Gout que je remercie pour son aide.

Insigne métallique de la 2ème escadrille de l'ECTT 1/13 "Artois" - Il est gravé SPA 100 - Le numéro d'homologation A 882 gravé est faux - En réalité, il s'agit du numéro d'homologation A 682 homologué le 4 septembre 1956 - Fixation par une épingle - Sans marque de fabricant - Epoque 1956 à 1972 - Malgré l'erreur de gravure, il est probable que cet insigne a été porté et vendu - Photos droits réservés.

Insigne de l'EC 1/13 "Artois" - Valable jusqu'en 1968 - Homologué sous le n° A 1095 au SHD du château de Vincennes, le 22 juin 1977 - Définition héraldique: écu ancien taillé cousu d’argent au 1 à une rondache de gueules bordée d’or et chargée d’un dragon de sable dépassé au chef, au 2 à une hirondelle déployée au naturel et posée en pal, brochant la partition à dextre, les capitales "SPA 83" au flanc dextre et "SPA 100" au flanc senestre - Insigne collection Patrice Gout que je remercie pour son aide.

Insigne de la 2ème escadrille de l'EC 1/13 "Artois" - Exemplaire plus récent que le précédent - Insigne collection Patrice Gout que je remercie pour son aide.

Insigne de l'EC 1/13 "Artois" - Plus récent que le 1er exemplaire présenté - Homologué sous le n° A 1095 au SHD du château de Vincennes, le 22 juin 1977 - Définition héraldique : écu ancien taillé cousu d’argent au 1 à une rondache de gueules bordée d’or et chargée d’un dragon de sable dépassé au chef, au 2 à une hirondelle déployée au naturel et posée en pal, brochant la partition à dextre, les capitales "SPA 83" au flanc dextre et "SPA 100" au flanc senestre - Insigne collection Patrice Gout que je remercie pour son aide.

Unités détentrices des traditions
de l'escadrille SPA 100

Insignes métalliques des unités
détentrices de ses traditions

Insigne de la 2ème escadrille de l'EC 1/13 "Artois" stationnée sur la base aérienne de Colmar-Meyenheim - Insigne fabrication Paris-Insignes - Fixation par une épingle munie d'un verrou - Photos droits réservés.

Insigne de la 2ème escadrille de l'EIV 1/13 "Artois" - Fabrication APS (Aviation patch Supplies) - Fixation par épingle à boléro - Photo Bertrand Testevuide, l'officier traditions de l'EIV 1/13 "Artois" que je remercie pour son aide.

Insigne de la 2ème escadrille de l'EIV 1/13 "Artois" - Version de 39 mm - Fabrication Pichard Balme - Fixation par épingle - Photo collection Patrice Gout que je remercie pour son aide.

Fanions des unités
détentrices de ses traditions

Fanion de la 2ème escadrille de l'EIV 1/13 "Artois" - Il a été fabriqué par la société J.F Proton-Capillery de Lyon (69) - Photos Jean-François Bouvier que je remercie pour son aide.

 

Appellations successives

Lieux de stationnements

Carte des différents stationnements

 

Commandants

Rattachements de l'escadrille

Avions utilisés

Relevés quantitatifs et
numéros avions

Décorations

A venir

 

Citations

A venir

 

Les personnels

Liste à venir

 

 

Morts : en rouge / Blessés et indemnes : en jaune

 

Les Hommes

Slt Marcel Emile Claude Haegelen - Né le 13 septembre 1896 à Belfort (90) - Fils d'Alfred Haegelen et de Marguerite Marie Chapuis - Engagé volontaire au 27ème RI, le 15 septembre 1914 - Evacué pour fièvre typhoïde, le 10 avril 1915 - Détaché au 1er groupe d'aviation comme élève pilote, le 25 juillet 1915 - Détaché à l'école d'aviation militaire d'Avord à compter du 31 août 1915 - Brevet de pilote militaire n° 2309 à l'école d'aviation militaire, le 10 janvier 1916 - Affecté au Groupe des Divisions d'Entrainement (GDE) du Plessis-Belleville, le 19 janvier 1916 - Nommé caporal, le 20 janvier 1916 - Pilote de l'escadrille F 8 du 10 avril 1916 au 8 février 1917 - Nommé Sergent, le 20 juin 1916 - Stage avion de chasse au GDE, le 8 février 1917 - Pilote de l'escadrille SPA 103 du 8 mars 1917 au 11 mars 1918 - Blessé en combat aérien à la tête et à la poitrine suite à une chute d'avion après un combat aérien, le 28 mai 1917 - Médaille Militaire, le 29 juin 1917 - Nommé Adjudant, le 5 novembre 1917 - Nommé Sous-Lieutenant à titre temporaire, le 25 janvier 1918 - Pilote de l'escadrille SPA 100 du 11 mars 1918 au 5 novembre 1918 - Nommé Sous-Lieutenant à titre définitif, le 28 juin 1918 - Chevalier de la Légion d'Honneur, le 19 juillet 1918 - Pilote de l'escadrille SPA 89 du 5 novembre 1918 au 15 janvier 1919 - Il a remporté 23 victoires homologuées pendant la Grande Guerre - Croix de Guerre avec 18 citations, 14 palmes, 2 étoiles - Pilote de l'escadrille SPA 48 du 15 janvier 1919 au 10 avril 1919 - Nommé Lieutenant à titre définitif, le 25 juin 1919 - Pilote de l'escadrille SPA 162 du 10 avril 1919 au 5 septembre 1920 - Affecté à l'aviation polonaise au sein de l'escadrille SPA 162, le 17 avril 1919 - Instructeur à l'école d'aviation de Varsovie, le 1er janvier 1920 - Rayé des contrôles du 27ème régiment d'infanterie, le 15 janvier 1920 - Affecté au 54ème régiment d'infanterie, classé hors cadres aéronautique au 4ème régiment d'aviation, le 10 juin 1920 - Officier de la Légion d'Honneur, le 16 juin 1920 - Rapatrié en France, le 5 septembre 1920 - En congé 3 ans sans solde - Pilote de la Compagnie de la Navigation Aérienne Franco-Roumaine, le 16 décembre 1920 - Affecté pendant cette période au 3ème régiment d'aviation de Châteauroux - Période au centre d'Etudes de l'Aéronautique (Service des Avions) à Versailles du 15 octobre 1923 au 15 janvier 1924 - Brevet d'observateur en avion en date du 27 juillet 1925 - Affecté au 37ème régiment d'aviation volontaire pour le Maroc, le 9 août 1925 - Embarqué à Bordeaux sur le vapeur "Missouri" à destination de Casablanca, le 3 août 1925 - Affecté à la 7ème escadrille du Maroc du 8 août 1925 au 27 février 1926 - Affecté au 34ème régiment d'aviation, le 27 février 1926 - Nouveau congé sans solde - Période au 34ème régiment d'aviation du 21 février au 12 mars 1928 - Stage de tir à l'école de Cazaux du 6 au 12 mars 1928 - Démission de l'armée d'active, le 27 février 1929 - Promu Lieutenant de Réserve, le 25 juin 1929 - Effectue ses périodes de réserve au 34ème régiment d'aviation - Vainqueur de la Coupe Michelin avec 2631 km en 14 escales à la vitesse de 226 km/h, le 29 juin 1931 - Commandeur de la Légion d'Honneur, le 14 mars 1932 - Promu Commandant de Réserve, le 25 juin 1935 - Affecté comme chef pilote des établissements Hanriot de Bourges (Cher) du 17 mars 1937 au 1er août 1940 - Nommé lieutenant-Colonel de Réserve, le 25 juin 1938 - Colonel de l'inspection générale de l'Armée de l'Air - Grand Officier de la Légion d'Honneur, le 28 juillet 1947 - Détaché au Ministère des Travaux publics, secrétariat général de l'aviation civile et commerciale, service de l'aviation légère et sportive - Photo collection Philippe Bentresque que je remercie pour son aide.

* Citation à l'ordre du corps d'armée en date du 12 août 1916 : "Très bon pilote plein d'allant, accomplissant avec calme les missions les plus difficiles se dépense sans compter depuis quatre mois."

* Citation à l'ordre de l'armée, le 21 octobre 1916 : "Pilote plein d'audace et de sang-froid vient de se distinguer à plusieurs reprises au cours des dernières attaques. Volant toujours très bas pour permettre à son observateur une reconnaissance plus précise, a été à trois reprises différentes descendu par le tir de l'infanterie ennemie."

* Citation à l'ordre de l'armée en date du 31 décembre 1916 : "Jeune pilote plein d'entrain qui depuis huit mois dans le secteur de Verdun, ne cesse de se prodiguer journellement. le 15 décembre, a survolé par 3 fois les lignes ennemies dans la même journée. Obligé d'atterrir après son 2ème vol à proximité du champ de bataille avec un appareil sérieusement atteint a demandé malgré l'heure avancée à repartir avec un autre avion. descendant alors excessivement bas malgré le feu des mitrailleuses ennemies, a permis à un observateur de rapporter des renseignements précieux."

* Citation à l'ordre de l'armée en date du 30 juin 1917 : "Pilote d'une audace exceptionnelle. le 27 mai 1917, a abattu un avion allemand. le 28 a été grièvement blessé à la suite d'un combat qui s'est terminé par la chute de l'avion ennemi dans nos lignes - 1 blessure - 3 citations". La présente nomination comporte l'attribution de la Médaille Militaire."

* Citation à l'ordre du corps d'armée en date du 21 avril 1918 : "Officier pilote d'une grande bravoure et d'une adresse exceptionnelles. Successivement pilote dans une escadrille de corps d'armée puis dans une escadrille de chasse, n'a cessé depuis deux ans de faire preuve des plus belles qualités militaires accomplissant avec un grand esprit de devoir et d'une audace remarquable les missions les plus délicates et les plus diverses. S'est affirmé pilote de chasse de 1er ordre en prenant part à un combat qui s'est terminé par la chute de l'avion ennemi."

* Citation à l'ordre de l'armée en date du 13 juillet 1918 : "4ème et 5ème avions abattus".

* Citation à l'ordre de la 10ème armée en date du 19 juillet 1918 : "6ème et 7ème avions abattus".

* Citation à l'ordre de l'armée accompagnant le grade de Chevalier de la Légion d'Honneur en date du 19 juillet 1918 : "Officier donnant le plus bel exemple d'entrain, de courage et de science de combat. Après s'être particulièrement distingué dans l'aviation de corps d'armée s'est revélé pilote de chasse de premier ordre entrainant à sa suite les jeunes pilotes de son escadrille. A remporté récemment sa 8ème victoire en incendiant avec un camarade de combat un Drachen ennemi - 1 blessure - 6 citations." La présente nomination comporte l'attribution de la Croix de Guerre avec palme."

* Citation à l'ordre de l'armée en date du 29 juillet 1918 : "Officier pilote donnatn des preuves constantes d'une bravoure et d'une énergie magnifiques. A attaqué seul un Drachen et l'a incendié (9ème victoire) quelques jours après a abattu dans nos lignes un biplace ennemi (10ème victoire)."

* Citation à l'ordre de l'armée en date du 12 septembre 1918 : "Officier pilote d'une bravoure splendide et d'une habilité hors de pair, ne cessant de fournir un effort magnifique. le 24 juillet 1918 au cours d'un déplacement de son escadrille, a forcé un biplace ennemi, a atterrir dans nos lignes. Le 9 août a incendié un Drachen (11ème, 12ème, 13ème victoires)".

* Citation à l'ordre de l'armée en date du 27 septembre 1918 : "A obtenu sa 14ème victoire en incendiant le 6 septembre 1918 un Drachen ennemi - 1 blessure - 11 citations".

* Citation à l'ordre de l'armée en date du 10 octobre 1918 : "Officier pilote d'une valeur exceptionnelle le .... a incendié un Drachen ennemi (15ème victoire). Le ..... a incendié deux Drachens ennemis (16ème et 17ème victoires) - 1 blessure - Médaillé Militaire et Chevalier de la Légion d'Honneur pour faits de guerre - 12 citations."

* Citation à l'ordre de l'armée en date du 10 octobre 1918 : "Officier mettant sans cesse sa virtuosité de chasseur et ses qualités remarquables de pilote au service d'une énergie ardente et d'une bravoure magnifique. Recherchant constamment les combats les plus périlleux, augmente avec une rapidité splendide le nombre de ses victoires. Le ..... a abattu un avion de chasse (18ème victoire). Le .... a incendié un Drachen (19ème victoire) - 1 blessure - 13 citations"

* Citation à l'ordre de l'armée en date du 7 novembre 1918 : "Magnifique pilote de chasse. Le 15 octobre 1918 malgré des circonstances atmosphériques tout à fait défavorables, a attaqué un Drachen et l'a incendié (20ème victoire)".

* Citation à l'ordre de l'armée en date du 23 décembre 1918 : "Les 18 et 23 octobre 1918, a abattu deux avions ennemis remportant ainsi ses 21ème et 22ème victoires - 1 blessures - 15 citations."

* Citation n°11.294 à l'ordre de l'armée en date du 7 novembre 1918 : "Magnifique pilote de chasse. Le 15 octobre 1918, malgré des circonstances atmosphériques tout à fait défavorables, a attaqué un Drachen et l'a incendié (20ème victoire)."

* Citation à l'ordre de l'armée en date du 2 juin 1940: "Pilote remarquable d'allant. Le 5 juin 1940 a contribué à abattre un avion ennemi. Cette citation comporte l'attribution de la Croix de Guerre avec palme.

> Je cherche des photos époque 14-18
de Marcel Haegelen.

Ltt Jean Léonard Emmanuel Le Marois - Né le 21 décembre 1895 à Lonrai (Orne) - Fils de Jacques Henri Le Marois et Elisabeth d'Haussonville - Profession avant guerre etudiant - Engagé au 3ème régiment de Hussards, le 31 décembre 1914 - Muté au 18ème régiment de Chassuers à Cheval - Passé à l'aviation comme observateur, le 23 octobre 1916 - Brevet de pilote militaire n° 8337 à l'école militaire du Crotoy, le 3 septembre 1917 - Pilote de l'escadrille N 77 du 2 décembre 1916 au 8 décembre 1917 - Pilote de l'escadrille N 89 du 8 décembre 1917 au 28 février 1918 - Pilote de l'escadrille SPA 100 du 28 février 1918 au 4 mars 1918 - RGAé - Photo transmise par la famille Le Marois que je remercie pour son aide.

 

Photo du Sgt Jean Damilleville

Sgt Jean François Parfait Damilleville - Né le 7 août 1897 à Vannes (Morbihan) - Fils de Gaston Isidore Damilleville et d'Isabelle Le Treis - Domicilié au 5, rue de la Monnaie à Vannes (Morbihan) - Profession avant guerre Employé de commerce - Classe 1917 - Recrutement de Vannes (Morbihan) sous le matricule n° 703 - Mobilisé au titre du 137ème régiment d'infanterie, le 8 janvier 1916 - Nommé Soldat de 1ère classe, le 14 juillet 1916 - Affecté au 93ème régiment d'infanterie, le 18 juillet 1916 - Nommé Caporal, le 7 septembre 1916 - Passé à l'aéronautique militaire comme élève pilote, le 4 mai 1917 - Envoyé à l'école militaire d'aviation de Juvisy, le 30 mai 1917 - Brevet de pilote militaire n° 8602 obtenu à l'école militaire d'aviation de Juvisy, le 14 septembre 1917 - Stage de perfectionnement à l'école militaire d'aviation d'Avord du 27 septembre au 31 octobre 1917 - Stage de spécialisation à l'école militaire d'aviation de Pau, du 31 octobre au 30 novembre 1917 - Pilote du GDE du 26 novembre 1917 au 8 janvier 1918 - Pilote en subsistance à l'escadrille SPA 89 du 8 au 16 janvier 1918 - Affecté à l'escadrille SPA 100 du 16 janvier au 4 avril 1918 - A été évacué sur l'hôpital n° 1 du 19 février au 30 mars 1918 - Au GDE du 4 avril au 18 mai 1918 - En stage au CIACB de Perthes du 18 mai au 16 juillet 1918 - Pilote de l'escadrille SPA 80 du 16 juillet 1918 au 19 février 1919 - En mission du 7 au 11 octobre 1918 - Nommé Sergent, le 28 octobre 1918 - Affecté au dépôt de matériels d'aviation n° 2, le 11 octobre 1918 - Démobilisé, le 30 septembre 1919 - Domicilié au 5, rue de la Monnaie à Vannes (Morbihan) - Profession Représentant en Textile et tissus - Affecté, dans la réserve, au 31ème régiment d'aviation de Tours en août 1920 - Marié avec Mlle Andrée Texier à la mairie de Vannes (Morbihan), le 24 janvier 1921 - Affecté dans la réserve au 3ème régiment d'aviation d'observation de Châteauroux, le 27 octobre 1921 - Domicilié au 2, rue Joseph Sauveur à Vannes (Morbihan) - Affecté au 5ème groupe d'ouvriers d'aéronautique, le 27 janvier 1926 - A vendu une voiture Citroën torpédo 1924 10 HP pour 15.000 fr en août 1926 - Libéré définitivement par anticipation comme père de 6 enfants vivants, en date du 23 octobre 1930 - Domicilié à Saint-Jacques-de-la-Lande (Ille-et-Vilaine) - Profession après guerre Industriel en tissus en gros - Son entreprise a été cambriolée, le 18 avril 1934 - En 1936, il a onze enfants avec sa femme Andrée, née Texier - Son épouse a reçu la médaille d'Or de la famille française, le 10 août 1936 - Son entreprise était spécialisée dans la fabrication des tenues de travail, sous la marque "Saint-Pierre" - Il est déclaré comme marchand de confection - Domicilié au 17, rue Brizeux à Rennes (Ille-et-Vilaine) - Il a bénéficié en compagnie de sa femme d'un prix de 20.000 fr de la dotation Cognacq-Jay, attribuée par l'académie française pour ses 13 enfants vivants, le 14 décembre 1938 - Décédé à Le Douhet (Charente-Maritime), le 13 juin 1967 - Sources : Liste des brevets militaires - Pam - Fiche matricule conservée aux archives départementales du Morbihan - CCC de l'escadrille SPA 89 - CCC de l'escadrille SPA 103 - CCC de l'escadrille SPA 100 - CCC de l'escadrille SPA 80 - JORF - Journal "l'Ouest-Eclair" - Site Internet "Généanet" - Dernière mise à jour : 20 novembre 2024.

Les Hommes

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Ltt Marie Auguste Joseph Charles Boudoux d'Hautefeuille - Né le 27 août 1890 à Hinacourt (Aisne) - Fils de Marie Henri Charles Albert Boudoux d'Hautefeuille et de Jeanne Marie Marguerite Robert du Chatelet - Domiciliés au 16 rue Cordeliers à Amiens puis au Château d'Hangard par Domart-sur-la-Luce (Somme) - Classe 1910 - Recrutement d'Amiens (Somme) sous le matricule n° 607 - Appelé pour effectuer son service militaire au 9ème régiment de Cuirassiers, le 1er octobre 1911 - Nommé Brigadier, le 15 février 1912 - Nommé Maréchal de Logis, le 27 mai 1913 - Fin de service militaire et passage dans la réserve, le 8 novembre 1913 - Rappelé à l'activité par la mobilisation générale et affecté au 9ème régiment de Cuirassiers, le 2 août 1914 - Nommé Sous-lieutenant de réserve, à titre temporaire, le 23 février 1915 - Passé à l'aéronautique militaire comme élève pilote, le 28 juillet 1915 - Brevet de pilote militaire n° 1764 obtenu à l'école d'aviation militaire d'Ambérieu, le 13 octobre 1915 - Pilote de l'escadrille V 84 (future 522) de l'armée d'Orient du 19 octobre 1915 au 25 mars 1916 - Commandant de l'escadrille V 84 (future 522) du 25 mars 1916 au 25 juillet 1916 - Citation n° 3 à l'ordre de l'aéronautique de l'armée d'Orient, le 12 avril 1916 - Hospitalisé sur l'hôpital de Salonique du 4 mai au 1er juin 1916 - Rapatrié en France, le 25 juillet 1916 - Pilote du GDE de son retour de convalescence au 29 octobre 1916 - Pilote de l'escadrille N 77 du 29 octobre 1916 au 20 décembre 1917 - Convoyage d'un avion depuis l'annexe RGA de Bar-le-Duc du 29 octobre au 1er novembre 1916 - Détaché à l'escadrille N 12 du 12 décembre 1916 au 6 janvier 1917 - Nommé Sous-lieutenant de l'armée d'active, à titre définitif, le 13 février 1917 - Citation n° 133 à l'ordre de la 8ème armée, en date du 18 février 1917 - Mission de convoyage d'un avion à la RGA du Bourget-Dugny du 18 au 21 avril 1917 - Citation n° 154 à l'ordre de la 8ème armée, en date du 4 juillet 1917 - Citation n° 167 du 26 septembre 1917 - Nommé Lieutenant de l'armée d'active à titre définitif, le 30 septembre 1917 - Chevalier de la Légion d'Honneur et citation n° 5802 à l'ordre de l'armée, en date du 14 octobre 1917 - Stage à la RGA du Bourget-Dugny du 19 au 27 octobre 1917 - Citation n° 176 à l'ordre de la 8ème armée, en date du 28 octobre 1917 - Mission de convoyage avion à la RGA du Bourget-Dugny du 17 au 24 novembre 1917 - Citation à l'ordre de l'armée, en date du 2 décembre 1917 - En subsistance à l'escadrille N 89 du 20 décembre 1917 au 16 janvier 1918 - Commandant de l'escadrille N 100 / SPA 100 du 16 janvier au 20 avril 1918 - Mission au GDE du 1er au 11 mars 1918 - Tué au combat, aux commandes du SPAD XIII n° 2612, au Nord-Est de Mesnil-St-Georges, le 20 avril 1918 - Son adversaire était probablement le Ltn Hans Pippart du Jasta 19 (sa 10ème victoire) - Son corps ne sera retrouvé que le 25 mai 1920 à 500 m de la route de Courtemanche - Il a été inhumé au cimetière militaire de Montdidier (Somme) - Sources : Registre des naissances de la commune de Hinacourt (Aisne) - Le registre original a été détruit pendant la Grande Guerre - Le nouvel acte a été rédigé en mai 1925 - Etat des services en date du 19 août 1919 - Fiche matricule archivés aux archives départementales de la Somme - Site internet Leonore - Liste des brevets militaires - CCC de l'escadrille 522 - CCC de l'escadrille N 77 - CCC de l'escadrille N 89 - CCC de l'escadrille N 100 / SPA 100 - JORF - Dernière mise à jour 24 octobre 2019.

* Citation n° 3 à l'ordre de l'aéronautique de l'armée d'Orient, le 12 avril 1916 : "Energique, brave et tenace. N'a jamais, depuis son arrivée en Orient, manqué un seul bombardement."

* Citation n° 133 à l'ordre de la 8ème armée, en date du 18 février 1917 : "Pilote de chasse de premier ordre. Le 22 janvier, au cours d'une mission photographique, voyant l'avion qu'il escortait très menacé par trois avions ennemis, a foncé sur l'adversaire, l'a mis en fuite et a poursuivi l'avion ennemi jusqu'à 560 mètres du sol."

* Citation n° 154 à l'ordre de la 8ème armée, en date du 4 juillet 1917 : "Modèle de courage et d'entrain. Le 24 juin 1917, a attaqué un Drachen qui est tombé en flammes. Attaqué alors par un groupe d'avions ennemis, a pu, quique blessé, regagner son ettrain avec son avion criblé de balles."

* Citation n° 167 du 26 septembre 1917 : "Pilote de chasse de haute valeur. Le 17 septembre 1917, a abattu en flammes un avion ennemi dans nos lignes. 3ème victoire officielle."

* Chevalier de la Légion d'Honneur et citation n° 5802 à l'ordre de l'armée, en date du 14 octobre 1917 : "Brillant pilote, d'une audace merveilleuse. Le 23 août 1917, a exécuté le bombardement d'une gare de ravitaillement ennemie à très faible hauteur, malgré un feu violent d'artillerie et de mitrailleuses. Une blessure; un Drachen et un avion ennemi abattus. Trois fois cité à l'ordre. "

* Citation n° 176 à l'ordre de la 8ème armée, en date du 28 octobre 1917 : "Pilote de chasse hors pair. Le 1er octobre 1917, a abattu un avion ennemi qui est tombé en flammes dans nos lignes."

* Citation à l'ordre de l'armée, en date du 2 décembre 1917 : "Pilote d'un entrain et d'un courage admirables. Le 13 juillet 1917, grâce à son sang-froid et à son habileté, a pu ramener au terrain son avion criblé de balles à la suite d'un combat avec un avion annemi qu'il a abattu."

Caricature du Slt Charles Boudoux d'Hautefeuille - Elle a été dessinée par G. Gardiès en 1917 - Document transmis par Georges de Ginestet de Puivert via Nicole L'Huillier que je remercie pour leur aide.

Sgt Albert Gabriel Doyzant - Né le 10 décembre 1893 à Paris (75) - Fils d'Arnault Constant Doyzant et Marie Louise Tourvieille - Domicilié 24, rue de la Seine à Paris 6ème arrondissement - Classe 1913 - Recrutement du 3ème bureau de la Seine sous la matricule n° 427 - Profession avant engagement Mécanicien - Engagé au 1er groupe aéronautique comme mécanicien, à compter du 31 mars 1913 - Nommé Caporal en décembre 1913 - Affecté au 1er groupe d'aviation de Dijon-Longvic - Nommé Sergent, le 22 octobre 1916 - Passé élève pilote à partir du 30 novembre 1917 - Brevet de pilote militaire n° 11.123 obtenu à l'école militaire d'aviation de Istres-Miramas, le 30 janvier 1918 - Stage de perfectionnement à l'école d'aviation militaire de Pau, jusqu'au 12 mars 1918 - Pilote du GDE du 12 mars au 18 juin 1918 - Pilote de l'escadrille SPA 100 du 18 juin 1918 au 23 avril 1919 - Affecté au DMAé via le 1er groupe d'aviation de Dijon-Longvic, le 14 avril 1919 - Sources : Pam - CCC - Photo Albert Doyzant transmise par Gérard Meyer, son petit-fils, que je remercie pour son aide.

Sgt Albert Gabriel Doyzant - Pilote de l'escadrille SPA 100 du 18 juin 1918 au 23 avril 1919 - Photo collection M. Lafarge que je remercie pour son aide.

 

Photo du Cne Louis Koénig-Belliard de Vaubicourt

Cne Louis Charles Antoine Marie Joseph Edouard Koénig-Belliard de Vaubicourt - Né le 13 août 1894 à Joigny (Yonne) - Fils d'Edouard Auguste Silvestre Koenig-Belliard de Vaubicourt et de Marie Amélie Marguerite Ruffet - Profession avant guerre Etudiant - Classe 1914 - Recrutement de Fontainebleau (Seine-et-Marne) sous les matricule n° 84 et 980 - Engagé volontaire pour huit ans au titre de l'école militaire spéciale de Saint-Cyr, le 3 octobre 1913 - Elève de la 98ème promotion "La Croix du Drapeau" 1913-1914 de l'école spéciale militaire de Saint-Cyr - Cette promotion comptait 535 élèves - 310 seront tués lors de la Grande Guerre soit 58 % - Nommé Aspirant, le 5 novembre 1913 - Nommé Sous-lieutenant et affecté au 1er régiment de Hussards, le 15 août 1914 - Nommé Lieutenant, le 27 juin 1916 - Brevet de pilote militaire n° 5402 obtenu à l'école militaire d'aviation d'Avord, le 15 février 1917 - Affecté au GDE Citation à l'ordre de la division (aéronautique), en date du 31 mai 1917 - Citation n° 526 à l'ordre de la 6ème armée, en date du 9 novembre 1917 - Commandant de l'escadrille SPA 100 du 21 avril 1918 au 28 avril 1919 - Citation n° 5 à l'ordre de l'armée (GAR), en date du 29 avril 1918 - Blessé à la main au cours d'un capotage avion, le 21 juin 1918 - Nommé Capitaine à titre temporaire, le 14 août 1918 - Citation à l'ordre de l'armée, en date du 1er novembre 1918 - Citation à l'ordre de l'armée, en date du 15 janvier 1919 - Affecté au dépôt de matériel aéronautique n° 1 à Romilly - En convalescence - Affecté au service des réparations de l'aviation, le 4 décembre 1919 - Grade de Chevalier de la Légion d'Honneur, en date du 16 juin 1920 - Affecté à l'entrepot spécial d'aviation n° 3 à Saint-Cyr - Affecté au 34ème régiment d'aviation, le 7 octobre 1920 - Détaché à la préparation militaire supérieure au gouvernement militaire de Paris, le 8 avril 1922 - Marié avec Mlle Germaine Marguerite Marie Odile de Rimonteil de Lombarès, à Fronzins (Haute-Garonne), le 5 septembre 1923 - Affecté au centre d'études de l'aéronautique à Versailles (Yvelines), le 22 décembre 1923 - Affecté au 3ème groupe d'ouvriers d'aviation, le 25 décembre 1923 - Affecté au 34ème régiment d'aviation en qualité d'admis à l'école supérieure de guerre aérienne, le 23 septembre 1926 - Affecté, comme stagiaire, à l'état-major du 14ème corps d'armée, le 21 septembre 1928 - Affecté, comme stagiaire, au 2ème bureau de l'état-major de l'armée, le 5 juillet 1930 - Affecté au service général du ravitaillement en matériels d'aéronautique, le 7 décembre 1931 - Nommé Commandant, le 25 septembre 1932 - Affecté à la 36ème escadre aérienne, le 31 juillet 1933 - Affecté, comme professeur stagiaire, à l'école supérieure de guerre, le 1er octobre 1935 - Affecté, comme professeur, à l'école supérieure de guerre aérienne, le 4 août 1936 - Grade d'Officier de la Légion d'Honneur, en date du 10 décembre 1936 - Nommé Lieutenant-colonel, le 15 septembre 1938 - Affecté à la 3ème escadre aérienne comme commandant l'escadre, le 27 juin 1939 - Affecté aux forces aériennes du SRA, le 2 septembre 1939 - Nommé Colonel - Nommé Général de brigade aérienne - Grade de Commandeur de la Légion d'Honneur, en date du 31 décembre 1961 - Titulaire de 1322 heures de vol - Domicilié au 32, place Mage à Toulouse 1er arrondissement (Haute-Garonne) - Croix de Guerre avec étoile de Vermeil et citation à l'ordre du corps d'armée, en date du 6 août 1940 - Décédé à Monléon-Magnoac (Haute-Pyrénées), le 27 avril 1972 - Sources : Registre d'état-civil (acte n° 53) de la commune de Joigny (Yonne) - Fiche matricule conservées aux archives départementales de la Seine-et-Marne - Liste des brevets militaires - JORF - LO - Site internet St-Cyr.org - Dernière mise à jour : 13 janvier 2026.

* Grade d'Officier de la Légion d'Honneur du Cdt Louis Charles Antoine Koenig-Belliard de Vaubicourt à la 36ème demi-brigade aérienne, en date du 10 décembre 1936 : "22 ans de services, 5 campagnes, 7 ans de bonifications pour services aériens, une blessure, 4 citations, 55 annuités. Chevalier de la Légion d'Honneur du 16 juin 1920."

* Croix de Guerre avec étoile de Vermeil et citation à l'ordre du corps d'armée, en date du 6 août 1940 : "Chef d'état-major des forces aériennes et forces terrestres anti-aériennes d'une armée pendant toute la durée des hostilités, a fait preuve d'une ardeur et d'une conscience exemplaires exécutant avec succès malgré le feu de l'ennemi plusieurs reconnaissances aériennes. A pris une part active à la défense terrestre organisée à partir du 18 juin 1940 sur le Loire Supérieure en vue d'enrayer l'avance ennemie.

 

Les avions

 

 

 

Je cherche désespérément des photos
concernant cette escadrille.
Qui peut m'aider ?

Les avions

Slt Marcel Haegelen pose à côté de son SPAD VII codé "17" de l'escadrille SPA 100, le 30 août 1918 - Il a été pilote de l'escadrille SPA 100 du 11 mars au 5 novembre 1918 - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Photo BDIC du Musée de l'armée mise en ligne par le site Gallica.

 

Couleurs des avions

 

Couleurs des avions

SPAD VII codé "17" du Ltt Marcel Haegelen de l'escadrille SPA 100, le 30 août 1918 - Dessin David Méchin.

 

Monuments commémoratifs
et tombes

Tombe du Slt Marcel Claude Emile Haegelen - Né le 13 septembre 1896 à Belfort (90) - Fils de Marcel Haegelen et de Marie Chapuis - Avant guerre représentant en automobiles - Engagé au 27ème RI, le 15 septembre 1914 - Passé à l'aviation comme élève pilote, le 24 juillet 1915 - Brevet de pilote militaire n° 2309 en date du 10 janvier 1916 - Pilote des escadrilles MF 8 - SPA 103 - SPA 100 - Chevalier de la Légion d'Honneur - Médaille Militaire - Croix de Guerre - 16 citations à l'ordre de l'Armée - Après guerre chef pilote de la société aéronautique Hanriot - Commandant de l'école des bimoteurs de la base d'Avord en 1940 - Décédé à l'hôpital du Val-de-Grâce, le 25 mai 1950 - Marcel Haegelen repose au cimetière de Ris-Orangis - Photo Alain Nicotera que je remercie pour son aide.

Tombe du Ltt Charles Boudoux d'Hautefeuille au cimetière militaire "Egalité" de la ville de Montdidier (80) - Son corps a été retrouvé le 25 mai 1920 et ré-inhumé (tombe n° 696) dans le cimetière Militaire de Montdidier "Égalité" - Ce lieu est situé derrière le cimetière Communal, et devant le cimetière militaire Allemand sans aucune séparation. Photo Jacques Fouré-Larivière que je remercie pour son aide active.

Monuments commémoratifs
et tombes

Monument érigé en hommage au Ltt Charles Boudoux d'hautefeuille à Hangard - A l'arrière plan à gauche, la demeure familiale de la famille Boudoux d'Hautefeuille - Photo Jacques Foure-Lariviere que je remercie pour son aide.

Monument érigé à l'endroit de la chute du Spad XIII piloté par le Ltt Charles Boudoux d'Hautefeuille, commandant de l'escadrille SPA 100, le 20 avril 1918 - Il a été tué au cours d'un combat aérien dans les environs de Courtemanche par le Ltn Hans Pippart de la Jasta 19, le 20 avril 1918 - Photo Jacques Foure-Lariviere que je remercie pour son aide.

 

 

Remerciements :

- M. Patrice Gout pour l'envoi des photos des insignes de sa collection.
- M. Alain Campo pour l'envoi des photos des insignes de sa collection.
- M. Jacques Fouré-Larivière pour l'envoi des photos.
- M. Georges de Ginestet de Puivert pour la communication des archives de Maxime de Ginestet de Puivert, son grand oncle.
- Mme Nicole Lhuillier et M. Eric Fedor pour leurs recherches sur le MdL Maxime de Ginestet de Puivert.
- M. Jean-François Bouvier pour l'envoi des photos du fanion de la 2ème escadrille de l'EIV 1/13 "Artois".
- M. Jean Pieribattista pour l'envoi des photos de l'insigne métallique du Sgt Albert Doyzant.
- M. Frédéric Lafarge, l'ancien responsable du musée de la base aérienne 112 de Reims.
- M. Bertrand Testevuide pour l'envoi de la photo de l'insigne de la 2ème escadrille de l'EIV 1/13 "Artois".
- M. Alain Nicotera pour l'envoi des photos de la tombe de Marcel Haegelen.
- M. Gérard Meyer pour l'envoi de la photo d'Albert Doyzant, son grand-père.

Bibliographie :

- Les escadrilles de l'aéronautique militaire française - Symbolique et histoire - 1912-1920 - Ouvrage collectif publié par le SHAA de Vincennes en 2003.
- L'aviation française 1914-1940, ses escadrilles, ses insignes - par le Commandant E Moreau-Bérillon - publié à compte d'auteur en 1970.
- The French Air Service War Chronology 1914-1918 par Frank W.Bailey et Christophe Cony publié par les éditions Grub Street en 2001.
- Les "As" français de la Grande Guerre en deux tomes par Daniel Porret publié par le SHAA en 1983.
- Les Armées françaises dans la Grande Guerre publié à partir de 1922 par le Ministère de la Guerre.
- Site Internet "Traditions des escadrilles de l'Armée de l'Air" de Henri Guyot - Voir le lien
- Site Internet "Les Insignes de l'Armée de l'Air" de Jean-Jacques Leclercq - Voir le lien
- Site Internet "Mémoires des Hommes" du Ministère de la Défense - Voir le lien
- Site Internet " Pages 14-18 " de Joël Huret.

 

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Escadrille 99 Escadrille 101

 

 

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