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Insignes peints sur
les fuselages

Le premier insigne collectif de l'escadrille VB 102, la croix de Lorraine bleue représentée inclinée - Elle était associée à un systéme de numérotation des avions au sein de l'escadrille en chiffres romains - Dessin Albin Denis.

Numérotation des avions Voisin LA et LAS de la VB 102 sur le terrain du plateau de Malzéville en 1915 - Bien avant l'introduction des insignes collectifs, chaque escadrille des GB 1, GB 2, GB 3 stationnée sur ce terrain, avait adopté un système de numérotation qui lui était propre - On trouvait des chiffres romains, des chiffres entourés, des lettres, des chiffres arabes - Cela permettait aux unités de se regrouper et aux équipages de s'identifier entre eux - La concentration de plus de 10 escadrilles sur le même terrain va rendre très rapidement ce système caduc et accélérera l'arrivée des insignes d'escadrilles au sein des unités de bombardement - Le détail de ces numérotations sera développé ultérieurement - Dessin d'après photos Albin Denis.

Première version du soleil adopté par l'escadrille N 102 - Il s'agit d'un soleil jaune à 36 branches à coeur bleu ciel - Une branche sur deux est plus courte - Dessin d'après photo Albin Denis

Seconde version du soleil de l'escadrille N 102 - Il s'agit d'un soleil jaune à 24 branches à coeur bleu ciel - Il devait être beaucoup plus facile à peindre sur les fuselages - Dessin d'après photo Albin Denis.

Troisième et dernière version du soleil de l'escadrille SPA 102 - Il s'agit d'un soleil jaune à 24 branches à coeur rouge posé sur une bande rouge oblique - Elle était parfois associée à une base de dérive rouge ou bleue - Dessin d'après photo Albin Denis.

Découpe d'un entoilage de fuselage de la SPA 102 conservé au Musée de l'Air et de l'Espace - Photo David Méchin que je remercie pour son aide.

Insignes métalliques
de l'escadrille SPA 102

Insigne en métal découpé de l'escadrille SPA 102 - Insigne extrait du livre de Philippe Bartlett consacré aux insignes de l'aéronautique militaire française jusqu'en 1918 que je recommande tout particulièrement.

Insignes métalliques des unités
détentrices de ses traditions

Insigne métallique de la 3ème escadrille de l'EC 2/3 "Champagne" - Cette unité, équipée de Mirage 2000 D, est stationnée sur la BA 133 de Nancy-Ochey - Insigne homologué au SHD de Vincennes sous le n° A 1240 en 1992 - Insigne collection Olivier Baillon que je remercie pour son aide.

Insigne métallique de l'escadron de chasse 2/3 "Champagne" - Il a été homologué sous le n° A 1315 au SHD de Vincennes, le 10 décembre 1999 - Cette unité stationnée sur la BA 133 de Nancy-ochey utilise des Mirage 2000 D - Cet insigne est valable du 10 décembre 1999, date du passage de l'unité à 3 escadrilles, à nos jours - Définition héraldique de l'insigne : écu français moderne à la bande de candide brochant une bande alésée et aiguisée en chef et pointe de gueules au soleil à vingt-quatre rais d'or chargé d'un tourteau du deuxième émail côtoyé de deux doubles cotices du même métal potencées et contre-potencées d'azur en chef taillé de brun et de tango brochant une cigogne passante de candide rehaussée de sable dite de "Guynemer" à la pointe de gueules à un charognard d'or rehaussé de sable - Insigne collection Patrice Gout que je remercie pour son aide.

Insigne non homologué de la 3ème escadrille de l'EC 2/3 "Champagne" datant d'octobre 2014 - Il a été fabriqué à l'occasion de la commémoration du 100ème anniversaire de la création de la VB 2, à l'origine de la SPA 102 de la Grande Guerre - La VB 2 a été créée sur le terrain de St-Cyr, le 18 octobre 1914 - Fixation par épingle dotée d'un verrouillage par tambour - Je ne connais pas le fabricant - Photo Ebay France.

Unités détentrices des traditions
de l'escadrille SPA 102

Appellations successives

Carte des différents stationnements

Périodes de stationnements

Commandants

Rattachements

Avions utilisés

Relevés quantitatifs et
numéros avions

Décorations

Citations

En date du 7 juin 1915, le Général Joffre, commandant en chef cite à l'ordre de l'armée, le 1er groupe de bombardement : "Les dix-huit avions, pilote et bombardiers du 1er groupe de bombardement ont effectué avec succès un bombardement sur d'importantes usines, accomplssant un parcours de plus de 400 kilomètres au-dessus du territoire ennemi."

Citation à l'ordre de la 1ère armée de l'escadrille SPA 102 du 5 décembre 1917 : "Exemple d'escadrille d'armée. Au cours de l'offensive de ... de 1917, a déployé, sous les ordre de son chef, le capitaine Derode, la plus remarquable activité et le plus brillant entrain. Malgré la résistance de l'aviation ennemie, qui tentait de s'opposer à l'éxécution de ses missions, a su, par sa reconnaissance lointaine, tenir constamment le haut commandement au courant des desseins de l'adversaire, et a ainsi puissamment contribué à la victoire de nos armes."

Morts : en rouge / Blessés et indemnes : en jaune

Symbolique

Le premier insigne collectif de l'escadrille VB 102 était une croix de Lorraine bleue peinte en position inclinée. Elle était associée à une numérotation des avions en chiffres romains. Plus tard, l'escadrille N 102 adopta un soleil à 36 rayons, puis un autre à 24 rayons, dit soleil de Rhodes, une allusion au capitaine Jean Derode qui commanda l'escadrille du 14 janvier 1917 au 15 mars 1918.

Historique

L'escadrille VB 2 a été créée comme escadrille de bombardement, sur le terrain de St-Cyr, le 18 octobre 1914. Elle est placée sous le commandement du LV de Laborde. Cette unité compte six pilotes dans ses rangs : LV Jean de Laborde, Ltt de la Morlais, Sgt Bernard, MdL de Neufville, QM Philippe, Cal Bonnier et 3 observateurs : Ltt Do-Huu, Ltt Féquant, Sgt Desmoulins.

Sa dotation de départ est de 6 Voisin LA à moteur Canton-Unné de 130 ch, 8 tracteurs d'aviation (camions) et 2 voitures légères.

Création du 1er groupe de bombardement :

Le 23 novembre 1914, le 1er groupe de bombardement est créé par décision du général commandant en chef des armées. Il est placé sous les ordres du Cdt de Göys de Meyzerac qui était auparavent adjoint au chef du service aéronautique au GQG. Il se composera d'une direction, de 3 escadrilles et d'un parc. On y retrouvera les escadrilles suivantes : VB 1 (ex V 14 qui change de dénomination), VB 2 et VB 3 (ex BR 17).

Le 15 décembre 1914, le Cdt de Göys reçoit l'ordre de rassembler ses unités aériennes sur le terrain de Saint-Pol-en-Ternoise. L'escadrille VB 3 fera mouvement sur Chantilly - La Vidamée pour assurer provisoirement la protection aérienne du GQG.

Terrain de Herlin-le-Sec :

Le 16 décembre, Les VB 1 et VB 2 quittent Dunkerque et se posent sans incident sur le terrain de Herlin-le-Sec, non loin de St-Pol-en-Ternoise. Le camp d'aviation est installé sur place. Le cantonnement des officiers est assuré au château de Ramecourt et celui de la troupe dans le village proche du terrain. Dès le 18, le Cdt Barès, chef du service aéronautique au GQG ordonne au 1er groupe de renforcer l'aviation de l'armée et de participer aux missions de reconnaissance et de guidage d'artillerie. Le lendemain, les avions disponibles sont mis au service de l'artillerie lourde et divisés en 2 groupes. Le premier, composé des escadrilles VB 2 et REP 27, installe son PC à Petit-Sains et le second, composé des escadrilles VB 1 et HF 29 s'installe à Haute-Avesne. Un tir de 150 pièces d'artillerie lourde est déclanché sur le village de Souchez.

Le 20 décembre, le 1er groupe de bombardement peut reprendre son autonomie. Plusieurs objectifs lui sont indiqués comme les villages de Souchez, de Givenchy-en-Gohelle et les gares de Lens et d'Hénin-Liétard. Dans le but de coopérer à l'attaque donné par la IIème armée, le village de Givenchy-en-Gohelle est choisi comme objectif du groupe. Onze Voisin des VB 1 et VB 2 arrivent à la verticale du village, malgré un copieux comité d'accueil composé des pièces de DCA et pièces lourdes du secteur et larguent 66 obus de 90 mm. Trois avions sont touchés dont deux de la VB 2 : celui du LV de Laborde / Sgt Guilloteau prend un éclat d'obus dans le stabilisateur et celui du QM Philippe / Mat Pigniez plusieurs éclats qui touchent l'élice et font des trous dans l'entoilage. Le Matelot Pigniez est le premier blessé de la VB 2 avec un éclat d'obus à la main droite.

Coup de vent destructeur :

Le 29 décembre, sur le terrain de Herlin-le-Sec, les unités aériennes sont dans l'attente de faire mouvement vers Mourmelon-le-Grand. Les rafales de vent qui font rage dans la région, libèrent plusieurs Voisin de leurs attaches au sol et les soulèvent comme des fétus de paille. Deux avions sont détruits et 3 autres très sévèrement endommagés. Toutefois, ils pourront être remis en état de vol en prélevant des pièces sur les deux exemplaires détruits.

Terrain de Mourmelon-le-Grand :

La VB 2 répare les avions qu'elle peut et envoie des pilotes à St-Cyr pour convoyer des avions neufs. Le 6 janvier 1915, les escadrilles sont à nouveau sur le pied de guerre et s'installe sur le camp de Mourmelon. Le baraquement des officiers est très exposé avec une dizaine d'obus qui tombent à proximité par 24 heures, et ce généralement de nuit. Heureusement, aucun ne touchera le batiment pendant tout le séjour sur place. Les autres batiments utilisés comme bureaux, ateliers et abris pour avions ont été très dégragés par les Allemands pendant la bataille de la Marne.

Terrain de Verdun :

Le 13 janvier 1915, le GB 1 reçoit l'ordre de faire mouvement sur Verdun pour exécuter des missions de bombardement. Toutefois, le transfert des avions ne pourra se faire que 5 jours plus tard en raison du brouillard et de la pluie qui couvent la région. Le 18, les escadrilles VB 1 et VB 2 arrivent sur le terrain de Verdun. Elles seront abritées sous un des grands hangars à dirigeables du centre militaire. Les hommes de troupe seront logés dans les casernements du centre. Les officiers seront logés en ville, plus exactement chez Mme de Benoist, place de la Cathédrale et rue des Prêtres. Le 1er groupe doit partager les installations avec plusieurs unités aéronautiques aux services des armées : les MF 2 et HF 7 pour la IIIème armée et les HF 13 et MF 25 pour la Ière armée.

Le 27 janvier 1915, dix Voisin sont envoyés pour bombarder un QG allemand à Chambley. En raison des conditions atmosphériques particulièrement difficiles, un seul appareil arrive sur zone et largue 6 obus de 90 sur l'objectif. Les autres avions n'ont pas réussi à dépasser 1500 mètres d'altitude. Un de ces appareils a eu plus d'ennuis que les autres. Arrivé à 600 mètres d'altitude, le Voisin V 227 de la VB 2 est victime d'un blocage de commandes. Malgré les efforts de son pilote, l'appareil s'abat à plat et détruit son train d'atterrissage. Il n'est pas réparable et sera réformé. Heureusement, les deux membres d'équipage, le MdL de Neufville et le Cdt de Göys sont indemnes. Le lendemain, la même mission est demandée au groupe. Cette fois, sept appareils arrivent à bon port et larguent 18 obus. Le Ltt de la Morlais attaque un Aviatik et le force à atterrir dans ses lignes. Cette victoire ne sera pas homologuée.

Le 2 février 1915, neuf avions du 1er groupe larguent 23 obus de 90 mm sur un parc d'artillerie à Saint-Maurice. Deux jours plus tard, huit Voisin bombardent avec 33 obus de 90, le QG d'un corps d'armée et la gare de Spincourt. Une autre mission, mettant en oeuvre 4 avions, largue 16 obus sur les hangars d'avions d'un terrain au Sud de Puxe. Pendant ce temps, quatre Aviatik viennent bombarder Verdun. Malgré leur prise en chasse par tous les appareils disponibles, ils ont l'avantage de l'altitude. Un des obus qu'ils larguent, explose contre la porte du logement occupé par le commandant du groupe, criblant d'éclats les alentours et brisant les fenêtres à proximité. Un des appareils sera abattu par l'artillerie. Le 5 février, 16 obus sont largués sur un cantonnement ennemi à Avollers.

Terrain de Melette :

Le 8 février 1915, les VB 1 et VB 2 s'installent sur le terrain de manoeuvre de cavalerie de Melette, situé entre la route de Lépine à Châlons-sur-Marne et la route de Lépine à Saint-Etienne-sur-Temple. Les officiers sont logés dans 3 villas de Melette et les hommes dans les fermes aux alentours.

Nouveaux obus et lance-bombes :

Le 11 février, les escadrilles du 1er groupe percoivent des lance-bombes adaptés aux obus de 155 allongés, d'un poids unitaire de 44 kg, qui viennent d'arriver. Plusieurs tirs réels sur le terrain de Lépine sont exécutés pour tester ces matériels. Le premier essai est réalisé par le MdL de Neufville / Cdt de Göys, puis par Ltt de la Morlais / Cal Fillol de la VB 2, suivi par un équipage de la VB 1. Les tests démontrent que le LB fonctionne bien et que l'obus se comporte bien en l'air et explose au sol en produisant un entonnoir de 4 mètres de diamètre pour une profondeur de 2 mètres. L'escadrille VB 3, après avoir décollé de Toul, rejoint le 1er groupe sur le terrain de Melette.

Hausse de bombardement du Cdt Dorand :

Le 12 février 1915, le Cdt Dorand, du laboratoire d'expérience de Chalais-Meudon, explique aux pilotes et observateurs, une hausse de son invention qui est très simple et pratique à utiliser. Le lendemain, LV de Laborde / Sgt de Guiche larguent plusieurs obus en utilisant la hausse Dorand. Les essais sont concluants et ce matériel est adopté par les escadrilles du 1er groupe de bombardement.

Le 20 février, le 1er groupe reçoit pour mission d'entraver le ravitaillement allemand qui utilise la voie ferrée reliant Challerange - Sommepy pour alimenter en munitions ses unités. La VB 2 bombardera la région de Challerange, puis celle de Pont-Faverger, le lendemain. Au cours cette mission, trois obus de 155 sont largués sur la gare de Pont-Faverger, puis un de 155 et 3 de 90 sur la gare de Dontrien.

Le 25 février, trois Voisin de la VB 2 mettent au but 4 obus de 155 sur la gare de Dontrien, dont un a éclaté sur un train en marche. Au cours de cette mission, l'équipage composé du Sgt Bonnier (pilote) / Ltt Do-Huu (obs) a réussi à emporter deux obus de 155 allongés, soit une sacré charge pour leur avion. Le 26, les 16 avions disponibles décollent et lâchent sur les gares de Challerange, Bazancourt et Sainte-Marie-Py, 12 obus de 155 et 20 obus de 90 retardés. Deux avions de la VB 2 sont touchés par plusieurs éclats, celui du SM Philippe / Féquant et celui MdL de Neufville / MdL Abran.

Le 2 mars, au cours d'une mission sur la voie ferrée de Pont-Faverger à Sommepy, le Voisin LA du LV de Laborde / Sgt Guilloteau est touché par un gros éclat d'obus au stabilisateur.

La VB 2 devient la VB 102 :

Par la décision ministérielle n° 4295.4/12 du 4 mars 1915, les escadrilles du 1er groupe de bombardement changent de dénominations : la VB 1 devient la VB 101 - la VB 2 devient la VB 102, idem pour la VB 3. de son côté, le parc GB 1 devient le parc 101.

Le 4 mars, quatorze avions, sur les 14 disponibles, bombardent, avec vingt-cinq obus de 90 retardés, les trains qui circulent entre Bazancourt et Challerange. Quatre avions sont touchés par des éclats d'obus, celui monté par l'équipage de la VB 102, le LV de Laborde / Ltt Do-Huu a ses ailes traversées plusieurs fois. Le 9 mars 1915, par un vent violent, seulement sept avions arrivent à passer les lignes et attaquent les batteries d'artillerie aux environs de Chausson-Ferme avec 24 obus de 90. La VB 102 était représentée par les équipages : LV de Laborde / Ltt Do-Huu et Sgt Bonnier / Ltt Féquant.

Le 13 mars, le 1er groupe est mis à la disposition du 16ème CA pour l'aider dans son attaque sur le bois de Mesnil. Les Voisin devront bombarder le bois Chausson, au Nord de Massiges, où sont dissimulées des batteries qui prennent de flanc, l'attaque française. Quatorze avions larguent 88 obus de 90. Le 15, avec la même mission, vingt appareils décollent mais seulement 6 arrivent au but en larguant 51 obus de 90. Les batteries allemandes se sont adaptées et cessent le tir dès que les avions approchent, rendant leur bombardement beaucoup plus difficile. Le 17 mars, seize avions des trois escadrilles bombardent les batteries d'artillerie implantées au Nord de la butte du Mesnil, de Bois-Chausson et de Maison-de-Champagne avec 108 obus de 90. Le lendemain, les unités du 1er groupe sont chargées pour bombarder les batteries à Maison-de-Champagne. Toutefois, la brume intense qui couvre la région gène considérablement les opérations aériennes. Seuls 7 avions arrivent à décoller mais un seul réussit à passer les lignes allemandes. Cet équipage Sgt Bonnier / Sgt Thévenard appartient à la VB 102. Malgré des conditions météo très dures, les deux aviateurs réussissent à bombarder la bifurcation de Challerange et rentrer à la nuit tombante. Le 19, les batteries en question sont bombardées par sept avions qui rentrent sans dommage.

Le 20 mars, treize Voisin du 1er groupe larguent 80 obus de 90 les cantonnements de Grateuil, Séchault, Ardeuil, Pont-Faverger et Bétheniville. Pendant le bombardement, le Cdt de Göys compte 60 éclatements d'obus tous dirigés sur l'avion du Sgt Bonnier. Heureusement, aucun ne porte. Par contre, un autre Voisin de la VB 102, de l'équipage Sgt Guilloteau/Ltt Féquant est touché d'un éclat. Pendant cette mission, quatre avions allemands sont croisés, mais tous piquent dans leurs lignes et ne cherchent pas le combat. A 20h, le Cdt de Göys reçoit l'ordre du GQG de quitter la région de Châlons pour installer son groupe à Toul.

Terrain de Toul :

Le 21 mars, les trois escadrilles et le parc sont en place à Toul à 16 heures. Toutefois, ce terrain ne présente pas les conditions obtimales pour le décollage d'avions lourdement chargés en obus. Le Cdt de Göys part immédiatement reconnaitre le terrain de manoeuvres du plateau de Malzéville, sur les hauteurs de Nancy, qui est signalé comme plus adapté. A son retour, il est convaincu et envoie immédiatement un télégramme au GQG pour demander le changement de terrain.

Terrain du plateau de Malzéville :

Le 22 mars, le GQG donne l'autorisation au 1er groupe de bombardement pour s'installer au plateau de Malzéville et de bombarder la gare de Conflans-en-Jarnisy. A 16h, quatorze avions s'envolent et larguent 8 obus de 155 allongés et 31 obus de 90 retardés sur la gare. Plusieurs coups au but sont observés sur les voies de garage, de la rotonde et sur les embranchements. Quatre avions se posent à Verdun, quatre à Toul et tous les autres à Malzéville. Tous les atterrissages se font à la lueur des feux d'essence. Le parc, qui assure les rechanges, s'installe à l'usine des Tonnelleries mécaniques du faubourg St-Georges d'Adolphe Fruhinsholz à Nancy. L'escadrille VB 102 s'est particulièrement distinguée avec tous ses avions ayant réussi la mission.

Le lendemain, les 8 avions, posés à Toul et Verdun, rejoignent le 1er groupe. Les escadrilles installent leur campement sur le terrain du plateau de Malzéville; les hommes sont logés dans les baraques du plateau et les officiers cantonnent à 1500 mètres du terrain, dans les maisons bordant la route n° 51.

Photo prise avant guerre du terrain de manoeuvres du plateau de Malzéville, sur les hauteurs de Nancy - Contrainement à celui de Toul, il était parfaitement adapté à l'emploi des avions lourdement chargés en projectiles du 1er groupe de bombardement - Il servira sans discontinuer du 22 mars 1915 à la fin de la Guerre - Carte postale d'époque.

Bombardement de Metz-Frescaty :

Le 26 mars, le Cdt de Göys décide de bombarder les installations du terrain de Frescaty, au Sud de Metz avec tous les avions disponibles. Il décolle le premier, bientôt suivi des escadrilles VB 102, VB 101 et VB 103. Pour cette mission, les avions sont chargés principalement d'obus de 155 car il s'agit de faire le maximum de dégâts aux installations. En un quart d'heure, les français larguent onze obus de 155 et 2 obus de 90. La majorité des projectiles sont lâchés à proximité du hangar à dirigeable mais seulement un obus de 90 a paru éclater sur le hangar et un autre au milieu des avions alignés. Tous les autres projectiles tombent sur des installations annexes. Le 28 mars, cinq avions, partis bombarder la gare de Rechicourt, sont bloqués par une mer de nuages. L'équipage Sgt Bonnier / Sgt Thevenard de la VB 102 arrivent néanmoins à placer dix obus de 90 sur la gare de Gondrexange.

Le 2 avril, le 1er groupe de bombardement est mis à la disposition du Général Dubail, commandant le Groupe provisoire de l'Est. Les objectifs de la journée sont les intallations allemandes de Vigneulles-les-Hattonchâtel et en particulier la gare. Neuf Voisin larguent 53 obus de 90 sur les baraquements. La DCA allemande s'est déchainée, trois avions de la VB 102 sont touchés. Le premier, de l'équipage Adj de Neufville / Cne Do-Huu, rentre avec une aile déchirée par un coup en plein fouet mais heureusement qui n'a pas éclaté au contact de l'entoilage. Le second, de l'équipage Adj Bonnier / Cne Salel, rentre avec une aile découpée par douze éclats de shrapnels. Le troisième, du Sgt Guilloteau / Cne Féquant, revient avec une grosse déchirure dans l'aile. L'avion a été fortement ébranlé par l'éclatement très proche d'un obus. Il s'en est fallu de peu !

Mission secrète n° 1 :

Le 3 avril, vers 16h30, tous les avions disponibles de l'escadrille VB 102 décollent pour accomplir la mission secrète n°1 au Nord de Verdun. Ils sont arrêtés par la nuit et la brume et sont contraints de se poser à Verdun. Elle restera sur place tant qu'elle n'aura pas pu remplir sa mission. Elle est provisoirement mise à la disposition du détachement d'armée Gerard. Le 6, la VB 102 décolle vers 15 heures, et largue 23 obus de 90 sur la gare de Chambley et 10 sur celle de Jaulny. Tous les avions rentrent à Malzéville. Un seul avion a été touché d'un éclat d'obus dans un aileron, celui de l'équipage Adj de Neufville / MdL Abran.

Le 12 avril, le chef d'état-major du groupe d'armée Dubail à Bar-le-Duc, donne l'ordre de bombarder la gare de Chambley. Dans la nuit du 11 au 12, un Zeppelin est venu bombarder Nancy. Le Cdt de Göys demande l'autorisation au chef d'état-major d'aller bombarder les batiments militaires de Metz, comme représailles au bombardement du Zeppelin. Pour des raison tactiques, le chef d'état-major maintient la mission sur Chambley. Vers 9h, gênés par des nuages sur zone, dix avions larguent 78 obus de 90 sur les gares, dont 44 sur celle de Chambley, 8 sur celle de Thiaucourt, 8 sur Jaulny, 8 sur Waville, 6 sur Mars-la-Tour et 4 sur Bayonville. L'après-midi, dix avions reviennent pour terminer le travail du matin sur les gares. Cette fois, les avions larguent 16 obus de 90 sur Chambley, 6 de 90 sur Bayonville et 6 de 90 sur Waville. Pour cette journée, 106 obus ont été lancés par le 1er groupe de bombardement.

Le 13 avril, le 1er groupe reçoit l'ordre de bombarder la gare de Vigneulles. La gare et les baraquements sont touchés par le tir de 77 obus de 90. Parmi les projectiles, trois des obus de 90, lancés par l'équipage Cne de la Morlais / Mdc Rojon, tombent au milieu d'un bataillon en marche près de la gare de Chambley. Les projectiles, qui arrivent dans la surprise totale, provoquent la dispersion générale de la troupe. Les avions ont été pris à partie par au moins trois batteries de DCA et leur a expédié près de 1.000 coups. Parmi les avions touchés, deux de la VB 102 : celui de l'Adj Bonnier / Cne Salel a son hélice détruite par des éclats et celui du Cne de la Morlais / MdL Rojon, traversé par des éclats de shrapnels. En fin d'après-midi, l'équipage Sgt Guilloteau / Cne Féquant réalise le lancement d'essai d'un obus de 220.

Le 15 avril, le 1er groupe reçoit l'ordre de bombarder la gare de Courcelles. Malgré des nuages très épais sur la région, les équipages lâchent un obus de 155 sur la gare de Courcelles, quatre de 155 sur la gare de Verny, 4 de 155 sur la gare de Vigny.

L'usine électrique de Maizières-les-Metz :

Le 16 avril, dix-sept Voisin du 1er groupe de bombardement bombardent l'usine électrique de Maizières-les-Metz, à 15 km au Nord de Metz. Cette installation fournit l'énergie à la ville de metz et aux forts qui ceinturent et défendent la ville. Le batiment central, qui semble le plus important, reçoit 6 obus de 155 et 2 de 90. Les batiments annexes et auxiliaires de la centrale sont touchés par 3 obus de 155 et un de 90. Plusieurs explosions et une importante colonne de fumée sont observées sur le batiment central .

Résultats du bombardement de la centrale électrique de Maizières-les-Metz par le 1er groupe de bombardement, le 16 avril 1915 - Les carrés rouges marquent les impacts d'obus de 155 allongés et les ronds celui des impacts de 90 retardés - Dessin JMO du 1er GB adapté par Albin Denis.

Le 17 avril, des essais de tir ont été réalisés avec le viseur conçu par le Cdt Lafay. Le 18 avril, les Voisin de la VB 102 lancent 6 obus de 155 et 8 obus de 90 sur les hauts fourneaux de Thyssen, à 8 km au Sud de Thionville. Trois obus de 155 et 2 de 90 ont explosé sur les récupérateurs, le batiment central et à côté des grandes cheminées.

Résultats du bombardement des hauts fourneaux Thyssen réalisés par l'escadrille VB 102, le 17 avril 1915 - Les carrés rouges marquent les impacts d'obus de 155 allongés et les ronds, celui des impacts de 90 retardés - Dessin JMO du 1er GB adapté par Albin Denis.

Le 19 avril, en prévision de représailles éventuelles des Allemands sur Nancy, un système de veille aérien est mis en place. Quatre avions ennemis se dirigeant sur Nancy sont arrêtés entre leurs lignes et la ville. Le Cdt de Göys reçoit l'ordre du général commandant le groupe d'armées de l'Est de renforcer les unités de reconnaissance de la 7ème armée sur le Rhin à Strasbourg. Après une visite à l'EM de la 7ème armée à Remiremont, le commandant décide de détacher une escadrille en permanence à Epinal. Les trois escadrilles assureront un roulement tous les 2 jours. Le lendemain, la VB 101 assure le premier tour à Epinal et les VB 102 et 103 restent à Malzéville pour assurer la veille aérienne. Cinq avions ennemis se dirigeant sur Nancy sont arrêtés avec d'être dangereux.

Le 21 avril, sept Voisin décollent de Malzéville pour aller bombarder le château de Wangen où a été signalé l'EM du général von Strantz. En raison d'une brume très épaisse qui couvre les alentours du château, seuls trois avions peuvent bombarder l'objectif. L'appareil de l'équipage Sgt Desmoulins / Sgt Thevenard rentrera percé d'un éclat de shrapnel. Le lendemain, un avion allemand est contraint à faire demi-tour, à seulement 2 km de Nancy, par le Sgt Guilloteau, de la VB 102.

Premier détachement de la VB 102 à Epinal :

Le 25 avril, l'escadrille VB 102 est à son tour détachée à Epinal pour renforcer les reconnaissances de la 7ème armée. Les équipages Sgt Guilloteau / Cne Féquant et Sgt Desmoulins / Cne Salel vont successivement reconnaitre la vallée de la Bruche et le Rhin moyen jusqu'à Colmar. Mis à part quelques trains, ils ne remarquent rien d'anormal. En fin de journée, sous la direction du Cne Salel, un exercice de bombardement à 2000 mètres est réalisé avec des viseurs Dorand et Lafay. Le lendemain, l'équipage de l'Adj de Neufville / Cne Do-Huu reconnait la vallée de la Bruche, Molsheim, Sélestat et Colmar. Le 28 avril, l'escadrille VB 102 rentre à Malzéville et laisse sa place à la VB 101.

Le 30 avril, une série d'essais de bombardement est réalisé par l'équipage Sgt Guilloteau / Cne Féquant, qui lance 10 obus de 90, par série de 5 obus. L'expérience est très concluante, le groupement relevé est à moins de 50 m du but. Lors d'une mission de guet aérien, l'équipage Sgt Desmoulins / Sol Thuau (mit) rencontre un avion ennemi, l'attaque et le force à rentrer dans ses lignes.

Second détachement de la VB 102 à Epinal :

Le 2 mai, l'escadrille VB 102 détache deux Voisin à Epinal. Les aviateurs sur place réalisent une reconnaissance sur la vallée de la Bruche, Molsheim, Sélestat et Colmar. Mis à part six trains, rien d'anormal n'est observé.

Arrivée du Voisin LAS au 1er groupe de bombardement :

Pendant ce temps, à Malzéville, des essais sont réalisés avec de nouveaux appareils à moteur surélevé (Voisin LAS) pour déterminer leur rayon d'action. Après ces essais concluants, dix pilotes partent pour la RGA du Bourget pour convoyer des appareils à moteur surélevé, dès le lendemain. Le 4 mai, comme les rencontres aériennes avec les Allemands se multiplient dans le ciel autour de Nancy, tous les pilotes qui prennent l'air reçoivent l'ordre de s'entrainer au tir aérien avec mitrailleuse. Le 8 mai, alors qu'il est en patrouille, l'Adj de Neufville rencontre un avion ennemi au-dessus de Champenoux qu'il met en fuite. Du 16 au 21 mai, les unités font des séries de tests sur les nouveaux Voisin pour contrôler leur vitesse. La société Voisin vient sur place pour changer les hélices.

Raid sur Ludwigshafen :

Le 27 mai, dix-sept Voisin LA et LAS du 1er groupe décollent pour aller bombarder les usines de la "Badische Aniline Fabrik" à Ludwigshafen et sa nouvelle usine d'Oppau. Ils emportent 83 obus de 90 et 4 obus de 155. Après avoir passé les lignes allemandes à une altitude moyenne de 1400 à 2000 m, ils bombardent l'objectif pendant 25 mn. Sur Ludwigshafen, 47 obus de 90 et 2 obus de 155 sont lancés et 30 obus de 90, 2 obus de 155 sur Oppau. Trois de quatre obus de 155 sont tombés en plein sur les batiments de la nouvelle fabrique d'acide et de Chlore. Trois énormes colonnes de fumée jaune montaient de Ludwigshafen, ce qui indiquait que les batiments sensibles avaient été touchés. L'avion de l'équipage Adj Bunau-Varilla / Cdt de Göys (cdmt du 1er GB) a été vu descendre hélice calée et atterrir au Nord de Geinsheim. Ils ont réussi à mettre le feu à leur appareil avant d'être faits prisonniers. Le Cne Willermoz, officier le plus ancien, prend le commandement par intérim du groupe et attendant l'arrivée du LV Cayla, qui vient d'être désigné comme nouveau chef du 1er groupe de bombardement.

Installations chimiques de Ludwigshafen en 1915 - Les zones de fabrication des acides nitriques, sulfuriques, de la Soude, du Chlore et des différents réservoirs "sensibles", comme celui de Bensol sont indiquées - Document Louis Dubuis transmis par sa famille, via M. Laurent Kloepfer.

Le 2 juin, 6 avions décollent avec la mission de bombarder la gare de Deutsch-Avricourt. Mais la pluie et les orages sur zone ne permettent qu'à un seul avion de passer. Le Voisin LAS de l'équipage Adj Bernard / Adj Abran (obs) de la VB 102 largue 10 obus de 90 sur l'objectif désigné. Le 4 juin, après que le dernier avion d'alerte se soit posé, trois avions allemands survolent le terrain de Malzéville et larguent une vingtaine de bombes et d'obus incendiaires heureusement sans faire de victime.

Citation à l'ordre de l'armée du 1er groupe de bombardement :

En date du 7 juin 1915, le Général Joffre, commandant en chef cite à l'ordre de l'armée, le 1er groupe de bombardement : "Les dix-huit avions, pilote et bombardiers du 1er groupe de bombardement ont effectué avec succès un bombardement sur d'importantes usines, accomplssant un parcours de plus de 400 kilomètres au-dessus du territoire ennemi."

Raid sur Karlsruhe :

Le 7 juin, l'escadrille V 21 arrive sur le plateau de Malzéville pour participer à une opération commune avec le 1er groupe de bombardement. Du 8 au 14 juin, les équipages réalisent des essais en vol pour tester les avions en condition d'emport maximal. Le 15 juin, à 3 heure du matin, 23 avions décollent pour aller bombader les casernes, le château, la gare et la fabrique d'armement de Karlsruhe. Les quatre escadrilles (VB 101, VB 102, VB 103, V 21) partent du point de ralliement qui a été fixé à la verticale de Baccarat et arrivent sur zone, en deux dispositifs distincts, entre 6 h et 6h15. Les Voisin lancent 121 obus de 90 et 3 de 155 allongés. Le soir, quatre avions allemands bombardent le terrain de Malzéville en plaçant deux bombes incendaires à 500 mètres des avions parqués. Tous les autres projectiles sont éparpillés et n'ont pas fait de victime. Le LV Cayla, qui a été désigné pour prendre le commandement du 1er groupe de bombardement, rejoint Malzéville.

Arrivée du 2ème groupe de bombardement :

Le 25 juin, le Cne Laborde, commandant du 2ème groupe de bombardement, s'installe sur le terrain de Malzéville. Cette unité est composée des escadrilles VB 104, VB 105 et VB 106. Les deux grandes unités vont pouvoir réunir leurs moyens pour les missions à grande envergure. Le 13 juillet, dix-sept Voisin du 1er groupe bombardent les hangars et la gare allemande de Vigneulles-lès-Hattonchâtel avec 95 obus de 90 retardés. Plusieurs touchent de plain fouet le batiment central et les hangars. Treize Voisin LAS du 2ème groupe suivent et larguent à leur tour 76 obus de 90 retardés. Le 16 juillet, des tests de larguage de bombes incendiaires sont réalisés sur le terrain.

Le 20 juillet, onze avions, sur treize partis, bombardent la gare de Conflans-en-Jarnisy et lancent 71 obus de 90 retardés. La DCA allemande s'en est donnée à coeur joie et a fréquemment canonné les bombardiers. Un avion de la VB 102, monté par l'équipage Sgt Desmoulins / Sgt Thevenard, est attaqué par deux Aviatik. Au cours du combat qui s'engage, le Sgt Desmoulins est touché d'une balle explosive au bras et le Sgt Thévenard par une au doigt. Malgré leurs blessures, les deux aviateurs continuent à se battre et obligent un des assaillants à rompre le combat et à piquer dans ses lignes. L'autre Aviatik a été mis en fuite par de deux Morane et un Caudron qui arrivaient de Toul.

Du 21 au 26 juillet, des avions spécialement préparés pour un bombardement à longue distance sont testés. Le 30 juillet, vingt-deux Voisin du 1er groupe de bombardement décollent pour bombarder les usines pétrolifères de Pechelbronn. En raison des conditions atmosphériques difficiles, seulement huit arrivent sur zone et lancent 45 obus de 90 retardés et 1 obus incendiaire. Huit des projectiles sont tombés sur les batiments principaux et un sur les réservoirs. Le 9 août, Treize voisin du 1er groupe, sur les vingt-trois partis, bombardent la gare de marchandises de Sarrebruck. Les installations allemandes reçoivent 60 obus de 90 et 4 obus de 155. Tous les appareils sont rentrés sains et saufs. Le 14 août, dix-neuf avions du 1er groupe bombardent les parcs ennemis de la vallée de Spada avec 108 obus de 90. Pour cette mission, ils étaient escortés de 3 avions de chasse et un Voisin canon. Tous sont rentrés.

La mort du Cne Féquant et du Sol Lassimonne :

Le 25 août, 21 avions sur 26 partis, bombardent les usines et les hauts fourneaux de Dillingen-sur-Saar avec 53 obus de 90 et 15 obus de 155. Les objectifs sont touchés par plusieurs projectiles mais quatre appareils sont atteint par des éclats d'obus. Le même jour, une bombe lancée sur le terrain de Malzéville tue le soldat François Lassimonne, mécanicien en premier de la VB 102. C'est le premier mécanicien de l'unité victime de son devoir
Le 6 septembre, vingt avions, sur les ving-six partis, lancent 93 obus de 90, 8 obus de 155 et un projectile à la cheddite de 58 sur les usines et la gare de Sarrebruck. Au retour, le dispositif français est attaqué par des avions de chasse adverses. L'avion du Sgt Niox / Cne Albert Féquant de la VB 102 est attaqué simultanément par deux Aviatik. Au début du combat, le Cne Féquant est tué d'une balle à la tête et s'écroule sur le bord de la carlingue. Le Sgt Niox se lève aussitôt, maintient le corps de l'officier et continue à tirer. Il essaie de redresser le capitaine et réussit à le maintenir tant bien que mal sur le rebord de la carlingue et à ramener son appareil à Malzéville. Trois avions, qui n'étaient pas arrivés jusqu'à Sarrebruck, ont largués 14 obus de 90 et un de 155 sur les ouvrages de Dieuze.

Raid sur Trêves et mort de la Guerrande :

Le 13 septembre, dix-neuf Voisin du 1er groupe de bombardement, sur les vingt-deux partis, bombardent la gare et la ville de Trèves. Ils lancent 91 obus de 90, cinq obus de 155 et projectile à la cheddite de 58 sur les objectifs désignés par avance. Au retour, en limite de rayon d'action, les avions se posent sur le terrain d'Ancemont. L'avion de l'équipage Sgt Niox / Asp de la Guérrande n'a pas rejoint et a été vu en train d'atterrir au Nord de Briey. En fait, pris à partie par la DCA, l'avion a été touché et l'observateur tué. Son avion ne pouvant aller plus loin, le pilote a été contraint de se poser près de Briey et a été fait prisonnier. L'après-midi, après avoir décollé d'Ancemont, treize Voisin lancent 55 obus de 90 et trois obus de 155 sur les voies ferrées de Dommarie-Baroncourt. Malgré une solide DCA sur la zone, seulement trois avions sont légèrement endommagés par des éclats. Tous rentrent au plateau.

Seconde citation à l'ordre de l'armée :

A la suite de cette mission, le Général Joffre, commandant en chef, cite à l'ordre de l'armée, le 1er groupe de bombardement. C'est sa seconde citation. En voici le libellé : Ordre n° 1549 D en date du 19 septembre 1915. "Depuis l'expédition de Ludwigshafen, sous l'énergique impulsion du Lieutenant de Vaisseau Cayla, son chef, et des capitaines Boucher, de la Morlais, Féquant, chefs d'escadrilles, a executé des raids militaires à grande portée au-dessus de l'ennemi."

Le 21 septembre, dix-neuf avions, sur les vingt-quatre partis, bombardent la gare de Bensdorf avec 85 obus de 90 et cinq de 155. Un terrain d'aviation comprenant huit tentes a été reconnu au Sud-Ouest de la ville. Le 1er octobre, les vingt-deux Voisin du GB 1 partent pour Matouges, près de Châlons-sur-Marne, pour attaquer la bifurcation de Challerange. Le mauvais temps sur zone ne permet pas de réaliser la mission. Les avions passent la nuit à Matouges. Le lendemain, les avions décollent pour bombarder la gare et les cantonnements de Vouziers. Seuls quatorze avions arrivent sur zone et lancent 95 obus de 90 et un obus de 155. Ils rentrent tous à Malzéville. Les sept avions manquants et qui ont échoué, reviennent à Matouges et rejoindront leurs camarades le lendemain.

Terrain d'Aulnay-sur-Marne et mort de Jaquillard / Levillian :

Le 3 octobre, sept avions, sur dix-sept partis, bombardent la gare de Metz-Sablons avec trois obus de 155, seize de 105 et 12 incendiaires. Le 5 octobre, tous les avions disponibles du GB 1 décollent et vont atterrir sur le terrain d'Aulnay-sur-Marne. Pendant plusieurs jours, en attendant que les conditions météorologiques sur zone ne s'arrangent, les équipages multiplient les vols d'essais. Le 8, au cours de l'un d'eux, le Voisin LAS de l'équipage Cal Jaquillard / MdL Levillain de la VB 102 dévisse d'une hauteur de 200 mètres et s'écrase sur le terrain, tuant son équipage.
Le 10 octobre, la météo étant plus clémente, dix-sept avions lancent 112 obus de 90 sur les gares de Betheniville, Pont-Faverger, Warmeriville, Bazancourt, Fresnes, toutes dans les environs immédiats de Reims. La DCA est forte et précise, six avions sont touchés par des éclats mais rentrent tous à Aulnay-sur-Marne.

Le 12 octobre, une mission réunissant dix-neuf Voisin du GB 1 lance 73 obus de 90, deux obus de 75, deux de 155, 44 incendiaires sur la gare de Bazancourt et une batterie d'artillerie sur Pomacle. Ils étaient escortés par trois Nieuport 10. A nouveau, la DCA adverse sur zone était puissante et précise. Six avions sont touchés mais tous peuvent rentrer. Le 14 octobre, vingt Voisin lancent 104 obus de 90, quatre de 155 et 8 obus incendiaires sur la bifurcation de la gare de Bazancourt. Le 19 octobre, le GB 1 revient d'Aulnay-sur Marne et se pose sans incident sur le plateau de Malzéville entre 16 et 17 heures. Les véhicules automobiles rejoindront vers minuit.

Affectation de la VB 114 au GB 1 :

Le 21 octobre 1915, l'escadrille VB 114, qui vient d'arriver sur le plateau, est affectée au GB1. Le groupe se compose désormais de quatre escadrilles, toutes équipées d'avions LAS, les VB 101, VB 102, VB 103 et VB 114.

Remise des drapeaux de l'aviation et de l'aérostation :

Le 14 novembre 1915, le Président de la République, accompagné du Sous-secrétaire d'état à l'Aéronautique, du Général Dubail, du Général commandant le détachement d'armées de Lorraine, remet le drapeau de l'aviation et de l'aérostation, en présence des 1er et 2ème groupes de bombardement, de deux compagnies d'aérostiers et d'un régiment d'infanterie. A l'issue de cette cérémonie, il remit un nombre importants de décorations. Pour les unités qui nous intéressent, la Croix d'officier de la Légion d'Honneur au LV De Cayla, le commandant du GB 1 et la médaille Militaire au Sgt Guilloteau, pilote de la VB 102. Le 18 novembre, un total de 21 avions allemands ont été arrêtés au cours de la journée, se dirigeant sur Nancy. heureusement, ils ne s'agit pas de missions coordonnées et organisées. Les allemands mettent en oeuvre deux ou quatre équipages qui sont facilement repoussés par les Nieuport de la N 65. Ces adversaires ne livrent pas combat, dès que des avions français arrivent sur zone, ils font demi-tour et rentrent.

Affectation de la VB 112 au GB 1 :

Le 1er décembre 1915, l'escadrille VB 112, qui arrive du GB 4, est affectée au GB 1. De leur côté, les escadrilles de chasse N 65 et C 66 sont affectées au GB 2.

Le 14 décembre 1915, dix-huit Voisin, sur les vingt-quatre partis, bombardent le village d'Oriocourt et lancent 28 obus de 75, 96 obus de 90, trois obus de 105 et un de 155. Les problèmes techniques que rencontrent beaucoup d'avions sont consécutifs au manque d'abris sur le terrain de Malzéville. Les escadrilles se multiplient mais pas les installations en dur comme les hangars.

Tests comparatifs des obus Gros - de 155 et de 90 :

Le 16 décembre, des essais sont réalisés avec des obus de différents types, comme l'obus Gros, le 155 allongé et le 90 retardé. Il s'agit cette fois de tester leurs effets sur les batiments. Lancés sur la ferme Saint-Evre, les deux plus importants (Gros et 155) donnent de bons résultats et seul celui de 90 ne présente que peu d'intêret pour ce type de mission. Le 29 décembre, des obus Gros et de 90, rendus inertes, sont largués sur le plateau pour tester leur pouvoir de pénétration et de résistance.

Un canon à longue portée tire sur Nancy :

Le 1er janvier 1916, les Allemands souhaitent une bonne année aux Nancéens en bombardant la ville et ses environs avec un canon lourd à grande portée de 380. Une douzaine d'obus tombent en ville et le dernier, au milieu du terrain d'aviation des avions de chasse sur le plateau de Malzéville, creuse un vaste cratère mais ne cause pas de dégats, ni ne fait de victime. Mais à partir de maintenant, il va falloir baisser la tête !
Le lendemain, seulement deux obus de 380 tombent sur Nancy. Le 4, huit obus tombent sur Nancy et son agglomération. Dès l'explosion du premier projectile, plusieurs avions décollent et partent en direction de Château-Salins pour tenter de repèrer cette pièce qui commence à être génante. C'est un équipage de la VB 112 qui découvre la bête tapis dans un bois près du village d'Hampont. A faible altitude pour être sûr de voir le maximum, le caporal Lemonnon, accompagné de son mécanicien, prend une douzaine de balles dans son appareil et observe le départ d'un coup. Au retour, il donne l'emplacement qu'il a observé dans un bois entre Hampont et Morville.

Arrivée du premier Nieuport à la VB 102 :

Le 8 janvier 1916, le Slt de Neufville, pilote de la VB 102, arrive de la RGA du Bourget, aux commandes d'un Nieuport de chasse. C'est le premier appareil de ce type affecté à l'escadrille VB 102.

Raid sur Metz et perte d'un équipage :

Le 23 janvier 1916, treize avions, sur les 27 partis, bombardent des objectifs militaires de la ville de Metz. Ils larguent un total de trois de 155, neuf de 105, seize de 90, trente-deux de 75 et dix-neuf obus incendiaires. Tous les avions sont sévèrement pris à partie par la DCA sur zone et au retour. Plusieurs avions allemands tentent des interceptions mais après quelques échanges de rafales de mitrailleuses, n'insistent pas et rompent le combat. Un des Voisin LAS de la VB 102, de l'équipage Cal Roche / Cne Legrand, est touché par un éclat d'obus au moteur. Le pilote est contraint de poser son avion en panne au Sud-Est de la ville. L'équipage français est sauf mais est fait prisonnier.

Nieuport de bombardement au Plessis-Belleville :

Le 3 février 1916, les pilotes des escadrilles VB 102, VB 103 et VB 112 partent au centre GDE du Plessis-Belleville pour s'entrainer sur un nouveau Nieuport (type ?) de bombardement. Le 7 février, des essais du collimateur Ciechomski sont effectués à Malzéville.

Départ des observateurs pour Cazaux :

Le 8 février, les observateurs officiers et sous-officiers des escadrilles VB 102, VB 103 et VB 112 partent pour l'école du tir aérien de Cazaux où ils vont accomplir une stage d'observateur - mitrailleur.

La 102 devient une unité de chasse :

Du 8 février au 16 juin 1916, la trace des équipages des trois escadrilles en question se perd dans les journaux de Marches et d'Opérations du GB 1. Leur affectation dans une autre unité n'est pas stipulée donc elles étaient censées rejoindre le GB 1 une fois leur transformation sur avion Nieuport de bombardement effectuée. Seulement, cette transformation sur bombardier Nieuport n'ira pas jusqu'à son terme. Je n'en connais pas les causes à l'heure actuelle.
Les trois escadrilles en question passent, faute de merles lanceurs de bombes, à des grives tireuses de pruneaux ! D'escadrilles de bombardement, elles deviennent escadrilles de chasse et sont équipées de Nieuport 11, 12 et 16. Le 11 juin 1916, les trois escadrilles deviennent officiellement les escadrilles N 102, N 103 et N 112.

L'escadrille N 102 :

Le 16 juin 1916, l'échelon roulant de l'escadrille N 102, qui était toujours stationné sur le terrain du plateau de Malzéville, déménage pour Lemmes, près de Verdun. La nouvelle antité, désormais appelée N 102 est provisoirement affectée à la 2ème armée comme escadrille de chasse. Le 19 juin, l'escadrille N 102 s'installe sur le terrain de Béhonne, près de Bar-le-Duc.

Port de la fourragère à compter du 30 juillet 1916 :

Le personnel des groupes de bombardement et des escadrilles d'avions sera admis au port de la fourragère dans les conditions fixées par l'ordre général n° 1 du 5 juin 1916, après deux citations à l'ordre de l'armée. En conséquence, ont droit au port de la fourragère, les unités du 1er groupe de bombardement, qui a été l'objet de deux citations à l'ordre de l'armée. Signé Général Joffre, Commandant en Chef en date du 30 juillet 1916. Les personnels de l'escadrille VB 102, devenue N 102 entre temps, sont concernés par cette mesure qui prend effet à partir de la date mentionnée.

A suivre

 

 

Personnels

A venir
Victoires

 

 

Les hommes

Ltt André René Célestin Herbelin - Né le 9 décembre 1889 au Havre - Fils de Charles Herbelin et de Thérése Louise Beck - Service militaire au 42ème régiment d'infanterie, à compter du 9 juillet 1910 - Nommé Maréchal des Logis en mai 1912 - Profession avant guerre Maître imprimeur éditeur - Mobilisé au service automobile du 8ème escadron du Train des Equipages, le 19 août 1914 - Passe à l'aviation comme élève pilote, le 29 janvier 1916 - Brevet de pilote militaire n° 3088 obtenu à l'école d'Avord, le 29 mars 1916 - Stage de perfectionnement à l'école de Pau - Stage de tir à l'école du tir aérien de Cazaux jusqu'au 20 août 1916 - Pilote de l'escadrille N 102 du 16 octobre 1916 au 16 mai 1917 - Médaille militaire, le 20 avril 1917 - Nommé Adjudant, le 25 avril 1917 - Il remporte 3 victoires à la N 102 - Pilote de l'escadrille N 81 du 16 mai 1917 au 25 mai 1918 - Evacué pour maladie, le 11 octobre 1917 - Nommé Sous-lieutenant, le 21 décembre 1917 - Chevalier de la Légion d'Honneur, le 6 avril 1918 - Il remporte 7 victoires homologuées et 2 NH à la N 81 - Pilote de l'escadrille SPA 97 du 25 mai au 15 octobre 1918 - il remporte une victoire homologuée à la SPA 97 - En mission au CIACB à compter du 21 avril 1918 - Affecté à Pars-les-Romilly, le 15 octobre 1918 - Remporte 11 victoires homologuées pendant la Grande Guerre - Pendant la 2ème GM, il rejoint la résistance - Commandeur de la Légion d'Honneur - Promu Lieutenant-colonel - Décédé, le 16 décembre 1966 - André Herbelin repose au cimetière de Bresse - Photo SHD du Château de Vincennes n° 96 / 1221.

Slt Edmond Pillon - Né le 9 juin 1891 à Chaville (92) - Fils d'Eugène Alexandre Adolphe Pillon. et de Marie Amélie Elisabeth Binet - Marié avec Marie Hays - Domicilés au 42, rue de la Monesse à Sévres - Profession avant guerre Monteur d’avions - Appelé en 9 octobre 1913 au 94ème régiment d’infanterie de Coetquidan - Mobilisé le 2 août 1914 au 94ème RI où il y reste du 2 août 1914 au 19 décembre 1914 - Passé à l’aviation comme élève pilote, le 19 décembre 1914 - Lyon-Bron formation théorique - Ambérieu école de pilotage élémentaire et complémentaire à partir du 19 juillet 1915 - Brevet de pilote militaire n° 3651 du 8 juin 1915 sur avion Voisin - Nommé Caporal, le 21 novembre 1915 - Formation terminée, quitte Ambérieu, le 30 décembre 1915, affecté à la division Spad du RGA - Pilote de l'escadrille VB 102 du 20 avril 1916 à début mars 1917 - Devient N 102 à partir du 11 juin 1916 - Nommé Sergent en juillet 1916 - 1ère victoire homologuée, le 2 août 1916, contre un avion allemand à 20 km sur Chauny - Citation à l’ordre de la 3ème armée du 16 septembre 1916 - Pilote de l’escadrille N 82 de mars 1917 au 15 avril 1918 - Nommé Adjudant en avril 1917 - Citation à l’ordre de la 7ème armée, le 12 mai 1917 - Médaille Militaire, le 16 mai 1917 - Gravement blessé à l’avant bras gauche, le 10 septembre 1917 - Pilote de l'escadrille SPA 67 du 15 avril à août 1918 - Citation à l’ordre de la 1ère armée, le 6 mai 1918 - Citation à l’ordre de la 1ère armée, le 4 juin 1918 - Pilote de l'escadrille SPA 98 d'août 1918 à la fin de la guerre - Termine la guerre avec 8 victoires homologuées et 6 victoires non homologuées - Pilote du CRA du Bourget-Dugny à compter du 23 novembre 1918 - Nommé Sous-lieutenant, le 17 août 1919 - Libéré de ses obligations militaires, le 21 août 1919 - Pilote d'essai du constructeur Farman - Décédé dans un accident aérien sur l’aérodrome Farman de Toussus-le-Noble, le 8 juin 1921 - Il repose au cimetière des Bruyères, à Sévres - Photo Marc Rancon que je remercie pour son aide.

Ltt Albert Féquant photographié avant guerre devant un Henry Farman - Il porte son uniforme du 145ème régiment d'infanterie et la Légion d'Honneur, qu'il s'est vu décerner, le 12 juillet 1910 - Photo collection Michel Caplet que je remercie pour son aide.
Ltt Albert Féquant - Né le 2 janvier 1886 à Paris (75) - Fils de Rémy Féquant et de Berthe Chartier de la Touche - Domiciliés 12, rue de la Victoire à Paris - Classe 1906 - Recrutement du 3ème bureau de la Seine sous le n° matricule 1308 - Engagé volontaire à l'école spéciale militaire, le 27 octobre 1905 - Nommé Caporal, le 8 avril 1906 - Nommé Sergent, le 5 novembre 1906 - Nommé sous-lieutenant et affecté au 145ème régiment d'infanterie, le 12 octobre 1907 - Nommé Lieutenant, le 1er octobre 1909 - Brevet de pilote civil n° 63 décerné par l'Aéroclub de France, le 2 mai 1910 - Félicitations du Ministre de la Guerre, le 25 mai 1910 - Chevalier de la Légion d'Honneur, le 12 juillet 1910 - Affecté au 144ème régiment d'infanterie, le 9 février 1911 - Brevet de pilote militaire n° 65 obtenu le 2 novembre 1911 - Affecté au 25ème bataillon de sapeurs aérostiers du 1er régiment de Génie et placé en position de hors cadre aéronautique, le 23 décembre 1911 - Affecté au 72ème régiment d'infanterie, le 9 décembre 1912 - Affecté au 2ème groupe aéronautique de Reims, le 25 décembre 1912 - Marié avec Marie Madeleine Françoise Mallet, le 21 janvier 1914 - Domiciliés au 99, quai d'Orsay à Paris - Observateur de l'escadrille VB 2 / VB 102 du XX novembre 1914 au 6 septembre 1915 - Une citation à l'ordre de l'armée en date du 12 septembre 1914 - Une citation à l'ordre de l'armée en date du 18 octobre 1914 - Nommé Capitaine à titre définitif, le 22 mars 1915 - Tué d'une balle à la tête au cours d'un combat aérien, lors dune mission de bombardement entre Nancy (plateau de Malzéville) et Sarrebruck (Allemagne), le 6 septembre 1915 - Une citation à l'ordre de l'armée à titre posthume, le 8 septembre 1915.

* Félicitations du Ministre de la Guerre en date du 25 mai 1910 : "Félicitation pour la maitrise dont il a fait preuve en pilotant, le 19 mars 1910, un aéroplane militaire."

* Une citation à l'ordre de l'armée en date du 12 septembre 1914 : "Etant observateur en aéroplane, avoir survolé presque chaque jour les régions occupées par l'ennemi, avoir subi son feu à maintes reprises et n'en avoir pas moins poursuivi avec grand sang-froid l'exécution intégrale des missions qui lui étaient confiées."

* Une citation à l'ordre de l'armée en date du 18 octobre 1914 : "Etant désigné d'office comme tireur observateur, a su faire abstraction de sa personnalité de pilote hors ligne pour remplir avec de tous jeunes pilotes, les missions les plus périlleuses. A obtenu les plus beaux résultats dans le bombardement des troupes ennemies."

* Une citation à l'ordre de l'armée à titre posthume au Cne Albert Féquant, observateur de l'escadrille VB 102 du 1er groupe de bombardiers en date du 8 septembre 1915 : "Observateur en avion dans un groupe de bombardement depuis le mois de novembre 1914, n'a cessé de se signaler par son courage, sa tenacité et son sang-froid. A pris part à de très fréquents bombardements sur le champ de bataille et à des expéditions à longue portée. A trouvé une mort glorieuse au cours d'un combat contre deux avions ennemis qu'il n'avait pas hésité à attaquer malgré l'infériorité de son appareil et de son armement."

Cne Vi Do-Huu - Né le 17 février 1883 à Cholon (Cochinchine) - Fils du préfet colonial de Cochinchine Do-Huu Phuong - Entré à l'école spéciale militaire de Saint-Cyr le 1er octobre 1904 - En 1906-1907, Campagne du Maroc à Oujda, Casablanca et Haut-Guir - En 1908, a celle du massif du Hoggar puis jusqu'en 1910 sur les confins algéro-marocains - Intégre l'école militaire de pilotage, le 10 décembre 1910 - Brevet de pilote militaire n° 78 obtenu le 13 décembre 1911 - Brevet de l'Aéroclub de France n° 649 - Pilote de l'escadrille du Maroc Occidental pendant 2 ans - Chevalier de la Légion d’Honneur - Médaille du Maroc - Médaille Coloniale - Chargé d'une étude sur la pratique de l'hydroglisseur Lambert sur le Mékong et le Fleuve Rouge - Rentre en France, le 3 octobre 1914 - Observateur-bombardier de l'escadrille VB 1 du 1er décembre 1914 au 20 janvier 1915 - Observateur-bombardier de l'escadrille VB 2 / VB 102 du 20 janvier 1915 au 2ème trimestre 1915 - Nommé capitaine, le 22 mars 1915 - Victime d'un grave accident aérien, à bord d'un Voisin LAS, au retour d'une mission, le XX (2ème trimestre 1915) - Hospitalisé au Val-de-Grâce avec des fractures au bras gauche, la mâchoire et du crâne - Ne pouvant reprendre immédiatement sa fonction de pilote, en raison des séquelles de ses blessures, il est affecté comme observateur à l'EM du GB 1, le 1er juillet 1915 - Stage de transformation sur Caudron G 4 à la RGA d'août à décembre 1915 - Jugé inapte au début de 1916 - Prend le commandement de la 7ème compagnie du 1er régiment de marche de la Légion Etrangère - Tué au combat à la tête de cette unité, dans les environs de Dompierre (Somme), le 9 juillet 1916 - Carte postale d'époque.

Aspirant Gaston de la Guérrande - Observateur de l'escadrille VB 102 du 23 juillet au 13 septembre 1915, date de sa mort - Tué au combat au Nord de Briey, pendant une mission de bombardement sur la ville de Trèves (Allemagne), le 13 septembre 1915 - Il faisait équipage, à bord du MF 11 n° 678, avec le Sgt Charles Niox qui a été fait prisonnier.

* Citation à l'ordre de l'armée : "Observateur bombardier plein d'adresse, d'audace, d'énergie et de sang-froid. A pris part à de nombreux bombardements. Au retour de l'un d'eux, a disparu dans les lignes ennemies avec son pilote."

Ltt Jacques Jean Louis de Coye de Castelet - Né le 25 mars 1890 à Aix-en-Provence (13) - Fils de Damiens de Coye de Castelet et de Aurélie Pin - Profession avant guerre Etudiant - Entré en service actif au 11ème régiment de Hussards, le 1er octobre 1911 - Passé à l'aviation comme observateur, le 12 novembre 1915 - Observateur de l'escadrille N 48 du 22 décembre 1915 au 7 mars 1916 - Observateur de l'escadrille N 67 du 14 mars au 9 juin 1916 - Observateur de l'escadrille MF 63 du 9 juin au 4 février 1917 - Observateur de l'escadrille N 102 du 4 février au 19 mars 1917 - 6ème division de compagnie à partir du 19 mars 1917 - Croix de Guerre - Une citation à l'ordre de l'armée, le 22 juillet 1916.

* Citation à l'ordre de l'armée : "Observateur d'un courage simple, joyeux et modeste, spécialiste des reconnaissances photographiques en arrière des lignes. Le 2 juillet 1916, ayant voulu, malgré les avions ennemis supérieurs en nombre, continuer sa mission photographique, a eu, après deux séries de combats, son avion haché de balles et atteint dans ses parties essentielles. A fait une chute terrible à l'atterrissage."

Slt Sébastien Robert Henri de Neufville - Né le 1er septembre 1890 à paris (75) - Fils d'Henri de Neufville et d'Eléonore Garret - Entré en service actif au 9ème régiment de Dargons, le 5 octobre 1909 - Brevet de pilote militaire n° 365 obtenu le 29 août 1913 - Pilote de l'escadrille VB 102 du 18 octobre 1915 au 1er trimetre 1916 - Nommé sous-lieutenant, le 15 juillet 1915 - Médaille Militaire - Croix de Guerre - 2 citations à l'ordre de l'armée.

* Citation à l'ordre de l'armée : "Excellent pilote, d'une activité et d'un courage exceptionnels. Le 14 décembre 1914, est descendu à 900 mètres au-dessus des batteries ennemies sur lesquelles il a lançé ses projectiles malgré le feu violent dirigé contre lui, et n'est rentré dans nos lignes qu'après avoir rempli sa mission. A toujours fait preuve au cours de la campagne de brillantes qualité, d'énergie, d'audace et de sang-froid ; a effectué de nombreux bombardements sur tous les théâtres d'opérations du front et s'est particulièrement distingué au cours des opérations de Champagne, où, malgré les difficultés atmosphériques, il a réussi de fréquentes et audacieuses sorties d'une efficacité constatée. A ramené plusieurs fois son avion traversé par la mitraille."

Sgt Maxime Valérie François Léandre Guilloteau - Né le 11 septembre 1891 à Andin (Deux-Sèvres) - Profession avant guerre Ingénieur - Entré en service actif dans l'aviation militaire en octobre 1912 - Brevet de pilote militaire n° 710 obtenu le 13 mars 1915 - Pilote de l'escadrille VB 102 du 1er trimestre 1915 au 1er décembre 1915 - SFAé du 1er décembre 1915 au 5 février 1916 - Tué des suites d'un accident aérien sur le terrain d'aviation militaire de Buc, le 5 février 1916 - Médaille Militaire, le 14 novembre 1915 - 2 Citations à l'ordre de l'armée dont une en mars 1915 - Une citation à l'ordre du GB en décembre 1914.

* Citation à l'ordre de l'armée : "Sur le front depuis le début des opérations, et alliant à une adresse remarquable, de brillantes qualités d'audace, d'énergie et de sang-froid; a rempli successivement et avec la même distinction les fonctions de mécanicien, d'observateur et de pilote. A passé brillamment les épreuves du brevet militaire en allant bombarder des positions ennemies dans des conditions difficiles. S'est particulièrement distingué au cours des opérations durant lesquelles il a eu plusieurs fois son avion traversé par des projectiles ennemis. Sujet absolument remarquable par son courage, son énergie, son sang-froid et son esprit militaire. A pris part à de nombreux raids longs et périlleux."

Soldat de 2ème classe François Raoul Lassimonne - Né le 27 décembre 1890 à Châteauroux - Mécanicien avion de l'escadrille VB 102 du 28 mars au 25 août 1915, date de sa mort - Nommé 1er mécanicien, le 14 mars 1915 - Tué par les éclats d'une bombe lancée sur le terrain de Malzéville par un avion allemand, le 25 août 1915 -

* Citation à l'ordre de l'armée : "Premier mécanicien, d'un zèle, d'une conscience, d'un dévouement remarquables. A pris part à de nombreux bombardements, descendant à basses altitudes pour régler son tir. A été tué glorieusement, le 25 août 1915, pendant qu'il travaillait sur l'aérodrome, par une bombe lancée par un avion allemand."

 

Photo du Slt Dominique Costantini

Slt Dominique Félix Pierre Costantini - Né le 16 février 1889 à Sartène (Corse du Sud) - Fils de Pascal Oscar Costantini et de Louise Ottavi - Domiciliés 35, boulevard Paoli à Bastia - Profession Etudiant Es-Sciences -  Classe 1909 -  Recrutement d'Ajaccio sous le matricule n° 2523 - Service militaire au 163ème régiment d'infanterie, à compter du 15 septembre 1911 - Nommé Caporal, le 13 mars 1912 - Passé sur sa demande à l'aéronautique militaire comme élève pilote, le 16 septembre 1912 - En subsistance au peloton des EOR du 112ème régiment d'infanterie d'Antibes à partir du 1er octobre 1912 - Radié sur sa demande du peloton des EOR, le 30 octobre 1912 - Nommé Sergent, le 11 février 1913 - Rengagé le 21 juillet 1913 - Brevet de pilote militaire n° 389 obtenu le 31 octobre 1913 - Pilote de l'escadrille D 4 du 20 décembre 1913 au 2 octobre 1914 - En mission au 2ème réserve d'aviation, le 11 septembre 1914 - Pilote de l'escadrille DM 36 / F 36 du 2 octobre 1014 au 10 mai 1915 - Nommé Adjudant, le 25 novembre 1914 - En subsistance à la F 36 jusqu'au 11 juin 1915 - Pilote de l'escadrille MS 26 du 16 juin au 26 septembre 1915 - Citation à l'ordre de l'armée, le 11 août 1915 - Médaille Militaire et citation à l'ordre de l'armée, le 13 septembre 1915 - Croix de Guerre - Pilote de l'escadrille N 91 d'Orient (future 502) du 28 septembre 1915 au 15 février 1916 - Pilote de l'escadrille N 87 d'Orient (future 523) du 15 février au 1er mars 1916 - Pilote de l'escadrille N 83 (future 501) d'Orient du 8 février 1916 au (fin 1916) - Chevalier de la Légion d'Honneur et une citation à l'ordre de l'armée, le 12 avril 1916 - Rapatrié pour paludisme - Pilote RGA au camp d'Avord du 20 janvier 1917 au 6 septembre 1917 - Nommé Sous-lieutenant à titre définitif, le 17 janvier 1917 - Pilote de l'escadrille N 79 du 6 au 10 septembre 1917 - Pilote de l'escadrille 134 (?) du 10 au 30 septembre 1917 - Pilote de l'escadrille SPA 102 du 1er octobre au 9 novembre 1917 - Blessé au combat par balles à l'avant bras gauche et au genou gauche et fait prisonnier à Dixmude, le 9 novembre 1917 - Interné à Hambourg et Ingolstadt - Evadé et rentre en France, le 30 mai 1918 - Convalescence à l'hôpital de traitements aéro-dynamités de Lyon (69) du 1er juillet 1918 au 11 juillet 1919 - Affecté à la mission de contrôle du Colonel Durand à Berlin du 10 septembre au 23 octobre 1919 - Affecté au 34ème régiment d'aviation du 23 octobre 1919 au 3 novembre 1920 - Affecté au 22ème régiment d'aviation du 3 novembre 1920 - Passé en non activité pour infirmité, le 19 mars 1923 - Rappelé à l'activité, le 3 décembre 1925 - Nommé Lieutenant, le 3 décembre 1925 - Affecté au 22ème régiment d'aviation et mis en congé sans solde sur sa demande, le 29 septembre 1928 - Démissionne de l'armée, le 3 décembre 1928 - Affecté dans la réserve au 39ème régiment d'aviation, le 27 février 1932 -  Officier de la Légion d'Honneur, le 7 juillet 1933 - Nommé Capitaine, le 25 décembre 1935 - Affecté à la 18ème compagnie de l'air, le 28 août 1936 - Rappelé à l'activité par mobilisation générale, le 2 septembre 1939 - Affecté au Bataillon de l'Air 118 - Sources : Pam - FM Corse du Sud - CCC D 4 - CCC F 36 - CCC MS 26 - CCC 502 - CCC 523 - CCC 501 - CCC SPA 102 - JORF - Dernière mise à jour : 17/05/2015.

* Médaille Militaire et une citation à l'ordre de l'armée de l'Adj Dominique Costantini, pilote à l'escadrille MS 26, en date du 13 septembre 1915 : "Excellent pilote sur le front, depuis le début de la guerre, a rendu les meilleurs services dans les différentes escadrilles où il est passé. Le 26 août 1915, a engagé un combat avec un avion ennemi à double fuselage armé de deux mitrailleuses et l'a forcé à descendre dans ses lignes."

* Citation à l'ordre de l'armée de l'Adj Dominique Costantini, pilote à l'escadrille MS-26, en date du 25 septembre 1915 : "Pilote doué d'entrain et d'énergie remarquables, le 30 juillet 1915, a soutenu contre un avion allemand, armée d'une mitrailleuse et bien que son passager ne disposat que d'une carabine, une lutte d'un quart d'heure au cours de laquelle son appareil a été atteint de huit balles, toute à proximité de lui et de son observateur."

* Chevalier de la Légion d'Honneur et une citation à l'ordre de l'armée de l'Adj Dominique Costantini, pilote de l'escadrille N 83, en date du 12 avril 1916 : "A exécuté des reconnaissances très audacieuses, le 23 mars, au cours d'un bombardement, après avoir reçu dans son moteur un éclat d'obus, est tombé en mauvais terrain avec un avion presque brisé à proximité des lignes ennemies. Aidé de son observateur, a mis le feu à son appareil et a échappé à la poursuite de plusieurs parties de cavalerie allemande, emportant ses armes, sa mitrailleuse et ses instruments de bord. (a déjà reçu la Croix de Guerre) "

* Citation à l'ordre de l'armée du Slt Dominique Costantini, pilote à l'hopital de traitements aéro-dynamités de Lyon, en date du 25 décembre 1918 : "Pilote remarquable, le 9 novembre 1917, à Dixmude, blessé et fait prisonnier au cours d'un combat inégal dans les lignes ennemies, a réussi après deux tentatives infructueuses, à s'évader dans des conditions périlleuses. Après avoir mérité par ses services de guerre, la Médaille Militaire et la Légion d'Honneur et bien que proposé pour l'internement en Suisse, à cause de ses blessures, a préféré s'évader pour pouvoir reprendre sa place au front.

 

Photo du Ltt Maurice Cartoux

Ltt Maurice Pierre Charles Cartoux - Né le 20 août 1893 à Sorgues (Vaucluse) - Fils de Félix Barthélémy Cartoux et de Jeanne Louise Marie Thérèse Jacquet - Domiciliés 9, rue de Taulignan à Avignon (Vaucluse) - Profession Commercant - Engagé au 58ème régiment d'infanterie, le 8 octobre 1912 - Affecté au 140ème régiment d'infanterie - Nommé Sous-Lieutenant, le 1er avril 1914 - Blessé par balle au bras gauche (cassé) au combat, à la Croix Idoux, le 15 septembre 1914 - Blessé à la tête (crâne ouvert) au combat, à la côte 101 à Lihons, le 26 décembre 1914 - Une citation à l'ordre de l'armée et Chevalier de la Légion d'Honneur, le 7 janvier 1915 - Nommé Lieutenant à titre définitif, le 4 juillet 1916 - Affecté au 97ème régiment d'infanterie - Une citation à l'ordre de l'armée en février 1915 - Une citation à l'ordre de la division, le 21 février 1917 - Passé à l'aéronautique militaire comme élève pilote, le 28 mars 1917 - Brevet de pilote militaire n° 6175 obtenu à l'école d'aviation militaire d'Ambérieu, le 29 avril 1917 - Stage de perfectionnement "Avions Rapides" à l'école d'aviation militaire d'Avord - Stage de "Haute-Ecole" à l'école d'aviation militaire de Pau, jusqu'au 23 juillet 1917 - Suite à (blessure ou maladie), convalescence de 2 mois, à partir du 10 août 1917 - Congé prolongé jusqu'au 8 novembre 1917 - Pilote de l'escadrille SPA 102 du 27 novembre 1917 au 3 juillet 1918 - Missions de guerre, les 20, 21, 28 et 31 mai 1918 - Missions de guerre les 3, 5, 9 , 11, 13 , 16 et 17 juin 1918 - Pilote de l'escadrille SPA 99 du 3 juillet au 21 septembre 1918 - Nommé Capitaine , le 1er juillet 1918 - Adjoint technique à l'état-major du GC 20 à compter du 21 septembre 1918 - Officier de la Légion d'Honneur, le 17 décembre 1933 - Profession après guerre Sous diecteur de la Western Union Telegraph à Paris - Décédé au 78, avenue Raymond Poincaré à Paris 16ème, le 29 avril 1965.

* Citation à l'ordre de la division n° 401 en date du 21 février 1917 : "Commandant de compagnie des plus allant, payant constamment de sa personne à la tranchée; a fait avorter le 26 janvier 1917, dans le secteur confié à sa garde, grâce à la romptitude et à la sagacité de ses dispositions un coup de main ennemi rejetant hors de la tranchée les quelques assaillants qui avaient pu s'y glisser et leur faisant un prisonnier."

 

 

 

Les hommes

Les pilotes de l'escadrille SPA 102 posent sur le terrain de Toul, le 14 mars 1918 - Au centre, au premier rang, on reconnait le Cne Jean Derode, le commandant de l'escadrille du 12 janvier 1917 au 14 mars 1918 - Cette photo a donc été prise le jour du départ du capitaine vers l'escadrille SPA 99 qu'il commandera du 15 mars au 4 juin 1918 - Il sera tué au combat, le 4 juin 1918 - A sa droite, le Slt Jean Castelli - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Photo Jean Derode transmise par Hubert Derode, son petit-neveu, que je remercie pour son aide.

Cne Jean Marie Emile Derode - Né le 16 septembre 1887 à St-Jacques-de-Lisieux (Calvados) - Fils d'Alphonse et de Clothilde Rousselin - Service militaire au 6ème régiment de Dragons, à compter du 20 octobre 1905 - Domicilié 36 bis, rue des Carmes à Rouen - Brevet de pilote militaire n° 1966 obtenu, le 21 novembre 1915 - Stage de Haute-Ecole à l'école d'aviation militaire de Pau, jusqu'au 4 décembre 1915 - GDE du 4 décembre 1915 au 20 février 1916 - Pilote de l'escadrille N 67 du 21 février au 10 janvier 1917 - Blessé au cours d'un accident aérien, aux commandes du Nieuport n° 1130, le 17 juin 1916 - Hospitalisé à compter de ce jour - Réaffecté à l'escadrille N 67 après convalescence jusqu'au 10 janvier 1917 - Commandant de l'escadrille N 102 / SPA 102 du 12 janvier 1917 au 14 mars 1918 - Nommé Capitaine à titre temporaire, le 4 mars 1917 - Chevalier de la Légion d'Honneur, le 5 mai 1917 - Stage de tir à l'école de tir aérien de Cazaux du 26 octobre au 6 novembre 1917 - Commandant de l'escadrille SPA 99 du 15 mars au 4 juin 1918 - En mission à la RGA du Bourget, le 27 avril 1918 - En mission à paris du 20 au 23 mai 1918 - Tué au cours d'un combat aérien, aux commandes d'un SPAD XIII, à 2 km au Nord de Marfaux (51), le 4 juin 1918 - Il était en patrouille avec deux équipiers et a livré combat à un dispositif de 12 avions allemands - Un des adversaires le touche de deux balles au ventre - Il a été inhumé à l'endroit de sa chute - Il était titulaire de 9 victoires homologuées - Photo Jean Derode transmise par Hubert Derode, son petit-neveu, que je remercie pour son aide.

* Citation à l'ordre de l'armée en date du 25 mai 1916 - Lieutenant Jean Marie Emile Derode, pilote de l'escadrille N 67 : "Donne constamment le meilleur exemple d'allant et de courage aux pilotes de son escadrille, exécutant de nombreuses reconnaissances et livrant des combats quotidiens. Le 16 mai 1916, a attaqué trois avions ennemis, est rentré avec son appareil gravement atteint. Le 30 avril, a attaqué successivement quatre avions de bombardement ennemis et les a mis en fuite."

* Citation à l'ordre de l'armée en date du 13 décembre 1916 - Lieutenant Jean Marie Emile Derode, pilote de l'escadrille N 67 : "Très bon pilote de chasse. Le 15 novembre 1916, a attaqué un avion ennemi et l'a battu dans les lignes ennemies, où il s'est écrasé sur le sol à proximités des tranchées."

* Citation à l'ordre de l'armée en date du 20 janvier 1917 - Lieutenant Jean Marie Emile Derode, pilote de l'escadrille N 67 : "Excellent pilote de chasse, a abattu le 27 décembre 1916, son deuxième avion ennemi qui s'est écrasé sur le sol dans les lignes allemandes."

* Capitaine à titre temporaire de cavalerie (active) Jean Marie Emile Derode, pilote de l'escadrille N 102 : "Pilote de premier ordre. Au cours des opérations récentes, commandant une escadrille d'armée, a su, par son exemple et ses qualités d'énergie et de courage obtenir de son personnel les plus grands efforts et les meilleurs rendements. Trois citations."

* Chevalier de la Légion d'Honneur et citation à l'odre de l'armée en date du 5 mai 1917 : Capitaine à titre temporaire (active) au 6ème régiment de Dragons, commandant de l'escadrille N 102 : "Excellent chef d'escadrille qui rivalise d'entrain avec ses pilotes et donne sans cesse l'exemple de la plus belle intrépidité. A livré de nombreux combats au cours desquels il a abattu trois avions ennemis. S'est distingué, le 23 avril 1917, par son énergie et son sang-froid, réussissant à atterrir normalement dans nos lignes, bien que son appareil eût été gravement avarié au cours d'un combat livré à un avion ennemi. déjà trois fois cité à l'ordre. Légion d'Honneur. "

* Citation à l'ordre de l'armée en date du 6 juin 1917 - Capitaine de cavalerie Jean Marie Emile Derode Derode de l'escadrille N 102 : "Le 14 mai 1917, a attaqué par six fois un biplace ennemi, provoquant l'enthousiasme et l'admiration de toutes les troupes qui voyaient le combat. A réussi à abattre son adversaire, qui s'est écrasé près de nos premières lignes."

* Citation à l'ordre de l'armée en date du 23 juillet 1917 - Capitaine au 6ème régiment de Dragons Jean Marie Derode, commandant de l'escadrille N 102 : "Chef d'escadrille remarquable, le 6 juillet 1917, a abattu un avion ennemi, remportant ainsi sa cinquième victoire."

* Citation à l'ordre de l'armée en date du 12 août 1917 - Capitaine Jean Marie Derode, commandant l'escadrille N 102 : "Chef d'escadrille de premier ordre, modèle de vaillance et d'énergie. le 23 juillet 1917, a abattu son sixième avion ennemi."

* Citation à l'ordre de l'armée en date du 16 juin 1918 - Capitaine Jean Marie Derode, commandant l'escadrille SPA 99 : "Officier d'une valeur exceptionnelle, joignant, comme chef d'escadrille, aux plus brillantes qualités d'un pilote de chasse, celle d'un chef admirable d'entrain. Au cours d'un récent combat, a probablement abattu un avion ennemi, le jour même, a attaqué une patrouille fort supérieure à la sienne, l'a mise en fuite et a trouvé une mort glorieuse. Chevalier de la Légion d'Honneur, déjà cité neuf fois à l'ordre de l'armée."

Décorations du Cne Jean Derode - Commandant de l'escadrille SPA 99 du 15 mars au 4 juin 1918 - Photo Hubert Derode, son petit neveu, que je remercie pour son aide précieuse.

La Croix de Guerre du Cne Jean Derode avec ses 10 palmes de bronze, marques de 10 citations à l'odre de l'armée - La médaille d'un brave qui a tout donné à son pays et qui mérite d'être cité en exemple - Photo Hubert Derode, son petit neveu, que je remercie pour son aide.

Slt Louis Coudouret, pilote de l'escadrille VB 102 / N 102 du 19 juillet 1915 au 21 avril 1916 et du 24 août au 1er février 1917 - Photo datant de sa période SPA 103 de 1918 - Photo SHD section Air de Vincennes transmise par Jon Guttman que je remercie pour son aide.

Ltt Louis Fernand Coudouret - Né le 31 mai 1896 à Marseille (Bouches-du-Rhône) - Fils d'Auguste Coudouret (tapissier) et d'Elisabeth Bomiès (giletière) - Domiciliés au 86, Grande Rue à Lunel (Hérault) - Profession avant guerre Etudiant des Art et Métier - Classe 1916 - Recrutement de Montpellier (Hérault) sous le matricule n° 1264 - Engagé volontaire pour la durée de la guerre et affecté au 2ème groupe d'aviation de Lyon-Bron, à compter du 15 décembre 1914 - Tests de sélection des personnels navigants à l'école d'aviation militaire de Dijon, le 14 avril 1915 - Dirigé sur l'école d'aviation militaire d'Avord, le 15 avril 1915 - Nommé Caporal, le 10 mai 1915 - Brevet de pilote militaire n° 1020 obtenu à l'école d'aviation militaire d'Avord, le 1er juin 1915 - Brevet FAI n° 21.115 décerné par l'Aéroclub de France - Pilote de la RGA du Bourget du 15 juin au 19 juillet 1915 - Pilote de l'escadrille VB 102 / N 102 du 19 juillet 1915 au 21 avril 1916 - A participé aux raids de bombardements sur Trêves, Sarrebruck, Dilligen en 1915 - Nommé Sergent, le 21 octobre 1915 - Citation à l'ordre du corps d'armée, en date du 27 octobre 1915 - En mission, le 3 février 1916 - Pilote de l'escadrille N 65 du 21 au 28 avril 1916 - Pilote de l'escadrille N 57 du 28 avril au 21 juillet 1916 - Une victoire homologuée contre un LVG abattu près d'Hermeville, le 4 mai 1916 - Nommé Adjudant, le 21 mai 1916 - Citation à l'ordre de l'armée, en date du 16 juillet 1916 - En subsistance à l'escadrille N 112 du 21 au 25 juillet 1916 - Affecté à l'escadrille N 112 du 25 juillet au 23 août 1916 - Pilote de l'escadrille N 102 du 24 août au 1er février 1917 - Une victoire homologuée contre un avion, le 22 octobre 1916 - Affecté à la mission militaire de Russie, le 1er février 1917 - Engagé sur l'offensive de Galicie du 23 mars 1917 au 1er avril 1918 - Nommé Sous-lieutenant à titre temporaire, le 11 février 1917 - Une victoire homologuée, en compagnie de Lachmann, contre un Albatros à moteur 285 HP qui tombe en flammes et s'écrase au sol, le 3 octobre 1917 - Une victoire homologuée contre un Rumpler biplace à moteur 220 HP tombé dans les lignes françaises, le 23 novembre 1917 - Une victoire homologuée contre un Albatros monoplace tombé dans les premières lignes, le 1er décembre 1917 - Citation à l'ordre du corps d'armée, en date du 5 décembre 1917 - Citation à l'ordre du corps d'armée, en date du 8 décembre 1917 - Citation à l'ordre de l'armée, en date du 25 décembre 1917 - Croix de Saint Georges de Russie - Chevalier de l'ordre de Saint-Georges de Russie - Ordre de Saint-Wladimir - Rentré en France, le 1er avril 1918 - Pilote du GDE jusqu'au 18 mai 1918 - Pilote de l'escadrille SPA 103 du 18 mai 1918 au 14 avril 1919 - Une victoire homologuée contre un Albatros D abattu dans les environs de Carlepont, le 2 juin 1918 - Hospitalisé du 25 juin au 14 juillet 1918 - Convalescence du 19 juillet au 2 août 1918 - Engagé sur la Somme et la Champagne de mai à septembre 1918 - Chevalier de la Légion d'Honneur et citation à l'ordre de l'armée, en date du 30 mai 1918 - Citation à l'ordre de l'armée, en date du 21 juin 1918 - Nommé Sous-lieutenant à titre définitif, le 28 juin 1918 - Nommé Lieutenant à titre définitif, le 25 décembre 1918 - Six victoires aériennes pendant la Grande Guerre - Affecté à la mission militaire au Pérou, le 14 avril 1919 - Affecté au 4ème régiment d'aviation d'observation, le 5 juin 1919 - Affecté au 34ème régiment d'aviation du Bourget (changement de dénomination du régiment), le 1er août 1920 - Affecté au 1er régiment d'aviation de Thionville-Basse-Yutz, le 6 juillet 1921 - Détaché à l'école de Joinville, le 1er février 1922 - Affecté à la 6ème escadrille du 1er régiment d'aviation de chasse de Thionville-Basse-Yutz, le 2 février 1922 - Affecté au 34ème régiment d'aviation, le 8 juillet 1922 - Nommé Capitaine et affecté au 38ème régiment d'aviation mixte de Thionville-Basse-Yutz, le 22 juin 1927 - Ayant projeté une tentative de traversée de l'Atlantique, en partant de Séville (Espagne), les autorités espagnoles s'y opposent - Il est contraint de rentrer en France, aux commandes du Bernard 191 GR "France" à moteur Hispano, accompagné de deux aviateurs espagnols (De La Cruz et d'Urban), chargés de contrôler qu'il repasse la frontière, le 7 juillet 1929 - Tombé en panne d'essence, un des passagers ayant manipulé une commande et vidangé les réservoirs, il tente un atterrissage forcé, sur le territoire de la commune de St-Amant-de-Bonnieure, près d'Angoulème - Malheureusement, les choses ne se passent pas bien - L'avion se crashe et Coudouret est grièvement blessé d'une fracture du crâne, ses deux passagers s'en tirant, légèrement blessés - Le pilote est décédé des suites de ses blessures, à l'hôpital d'Angoulème, où il avait été évacué - Photo extraite de la revue de la Société d'Etudes Folkloriques du Centre-Ouest de Novembre-décembre 1979 - Sources : Acte de naissance - Etat des services - Fiche matricule conservée aux archives départementales de l'Hérault - LO - Liste des brevets militaires - CCC escadrille VB 102 / N 102 - CCC escadrille N 57 - CCC escadrille N 112 - CCC escadrille SPA 103 - JORF - La Guerre Aérienne Illustrée - Journal "Le Petit Parisien" - Journal "L'Echo d'Alger - Dernière mise à jour : 8 juin 2016.

* Citation à l'ordre de l'armée du Sgt Louis Coudouret, pilote à l'escadrille N 57, en date du 15 juillet 1916 : "Pilote d'une audace, d'une ardeur et d'un sang-froid exceptionnels. A l'escadrille VB 102, a fait plusieurs bombardements dans des conditions particulièrement difficiles. Versé dans une escadrille de chasse, s'y est de suite signalé dans différentes rencontres. le 4 mai, au cours de l'une d'elles, a abattu un LVG dans ses lignes."

* Citation à l'ordre de l'armée de l'Adj Louis Coudouret, pilote à l'escadrille N 102, en date du XXX : "Excellent pilote, qui a pris part à plus de 50 combats aériens et qui a montré en toutes circonstances beaucoup de zèle et de courage. Le 22 octobre 1916, a abattu un avion. Deuxième avion officiel."

* Citation à l'ordre du corps d'armée, en date du 5 décembre 1917 : "Pilote d'une habileté exceptionnelle et d'une bravoure remarquable. A contribué grandement au succès obtenu par l'escadrille de chasse sur le front russe en forçant maintes fois l'ennemi, au cours de nombreux combats aériens. A abattu, le 3 octobre, son troisième avion officiel."

* Chevalier de la Légion d'Honneur et citation à l'ordre de l'armée du Slt Louis Coudouret, pilote en mission en Russie, en date du 30 mai 1918 : "Pilote aviateur de chasse, modèle d'adresse et de courage. A abattu cinq avions ennemis, dont trois sur le front russe. déjà cité."

* Citation à l'ordre de l'armée du Slt Louis Coudouret, pilote à l'escadrille SPA 103, en date du 21 juin 1918 : "Pilote de chasse d'une très grande valeur, remarquable de bravoure et d'entrain, le 2 juin 1918, a abattu un monoplace ennemi."

Slt Marc Bonnier - Né le 19 février 1887 à Paris (75) - Fils de Louis Bonnier et d'Isabelle de Conchy - Domiciliés 31, rue de Liège à Paris (75) - Classe 1907 - Recrutement au 6ème bureau de la Seine sous le n° matricule 66 - Profession avant guerre Aviateur - Service militaire au 1er régiment de Génie, à compter du 1er octobre 1908 - Auteur du raid Paris - Le Caire - Paris, à bord d'un Nieuport biplace à moteur Gnome du 10 novembre 1913 au 3 mars 1914 - Brevet de pilote militaire n° 431 obtenu, le 24 avril 1914 - Pilote de l'escadrille VB 102 du XXX au 21 septembre 1915 - Nommé Sergent, le 27 janvier 1915 - Nommé Adjudant, le 31 mars 1915 - Une citation à l'ordre de la 4ème armée, le 19 avril 1915 - Médaille Militaire et une citation à l'ordre de l'armée, le 2 mai 1915 - Stage sur avion Nieuport du 11 au 18 septembre 1915 - Stage sur avion Caproni, sur le terrain de Lyon-Bron, du 18 septembre au 4 décembre 1915 - Affecté à la commision des avions puissants du 4 au 7 décembre 1915 - Détaché à la société Schmidt du 7 décembre 1915 au 10 janvier 1916 - Détaché au GDE du Plessis-Belleville du 7 février au 9 avril 1916 - Affecté à l'aviation russe à compter du 20 avril 1916 - Décédé après un accident aérien, pendant un vol d'essai, le 9 août 1916.

* Médaille Militaire et une citation à l'ordre de l'armée du Slt Marc Bonnier, pilote de l'escadrille VB 102 en date du 2 mai 1915 : "Remarquable pilote, a montré dans la guerre des qualités d'adresse, d'audace, d'énergie et de sang-froid qui lui avaient valu en temps de paix une brillante réputation. A effectué de nombreux et hardis bombardemenrs sur tous les théâtres d'opération du front et s'est particulièrement distingué au cours des opérations de Champagne, où, malgré les conditions atmosphèriques, il a lancé sur l'ennemi de nombreux projectiles de tous calibres avec une efficacité constatée. A eu plusieurs fois son avion traversé par les projectiles ennemis. Toujours prêt à accomplir les missions les plus périlleuses. A pris part notamment à de nombreux bombardements d'établissements militaires et de positions ennemies. A plus de 123 heures de vol au-dessus de l'ennemi."

* Ltt René Pierre Emile Joseph Pollet - Né le 26 juin 1890 à Tourcoing (Nord) - Fils de Pierre Séraphin Félix Jules Pollet et de Julie Arnoldine Cornelie Jeanne Marie de Gotthal - Classe 1910 - Recrutement de Lille sous le matricule n° 2978 - Engagé volontaire pour trois ans au 21ème régiment de Dragons carserné à St-Omer, à compter du 5 octobre 1909 - Nommé Brigadier, le 10 février 1910 - Nommé Maréchal des Logis, le 8 juillet 1911 - Certificat d'aptitude à l'emploi de chef de peloton, le 19 septembre 1911 - Fin d'engagement et retour à la vie civile, le 24 septembre 1911 - Profession Industriel - Domicilié 100, rue de Lille à Tourcoing (Nord) - Une période de réserve au 21ème régiment de Dragons du 25 septembre au 17 août 1913 - Affecté dans la réserve au 4ème régiment de Cuirassiers de Cambrai (Nord), le 1er avril 1914 - Nommé Sous-lieutenant au service éventuel des remontes pour être détaché au 8ème régiment d'infanterie, le 14 juillet 1914 - Détaché au 104ème régiment d'artillerie lourde - Nommé Lieutenant à titre définitif, le 5 juillet 1916 - Passé à l'aéronautique militaire comme élève pilote, en juillet 1916 - Brevet de pilote militaire n° 4627 obtenu à l'école d'aviation militaire d'Ambérieu, le 27 septembre 1916 - Stage de perfectionnement à l'école d'aviation militaire d'Avord - Stage de spécialisation à l'école d'aviation militaire de Châteauroux - Stage de "Haute Ecole" à l'école d'aviation militaire de Pau, jusqu'au 9 avril 1917 - Pilote du GDE du 9 au 26 avril 1917 - Pilote de l'escadrille N 102 du 26 avril au 15 mai 1917 - Tué au combat, aux commandes du SPAD VII n° 1199, au Sud de Pont-Faverger (Marne), le 15 mai 1917 - Son avion est entré en collision avec l'appareil de son adversaire, le Ltn Karl Pockrantz du Jasta 29 - Les deux adversaires ont été tués - Citation à l'ordre de l'armée, à titre posthume, en date du 6 juin 1917 - Il a été inhumé tombe 36 au cimetière militaire de Junéville, le 26 octobre 1917 - Chevalier de la Légion d'Honneur et citation à l'ordre de l'armée, à titre posthume, en date du 20 juin 1920 - Photo René Pollet transmise par Jean-Marie Leborgne, son petit-neveu, que je remercie pour son aide - Sources : Pam - MpF - CCC escadrille N 102 - Bailey/Cony - Liste des brevets militaires - FM département du Nord - JORF - Dernière mise à jour : 23 février 2016.

* Citation à l'ordre de l'armée, à titre posthume, du Ltt René Pierre Emile Pollet, pilote à l'escadrille N 102, en date du 6 juin 1917 : "Le 15 mai 1917, à la tête de sa patrouille, s'est porté à l'attaque de trois avions ennemis. Au cours du combat, est entré en collision avec l'avion du chef de la patrouille ennemie et l'a entrainé dans sa chute."

* Chevalier de la Légion d'Honneur et citation à l'ordre de l'armée, à titre posthume, du Ltt René Pierre Emile Pollet, pilote à l'escadrille N 102, en date du 20 juin 1920 : "Le 15 mai 1917, à la tête de sa patrouille, s'est porté à l'attaque de trois avions ennemis. Au cours du combat, est entré en collision avec l'avion du chef de la patrouille ennemie et l'a entrainé dans sa chute. Mort en brave. A été cité. "

 

Photo de l'Adj Robert Toutain

Adj Robert Charles Félix Toutain - Né le 23 juin 1891 à Avranches (Manche) - Fils d'Arthur Toutain et de Blanche Richer - Domiciliés 32, rue des Buttes à Honfleur - Recrutement Lixieux - Classe 1911 - n° matricule 765 - Service militaire au 119ème régiment d'infanterie à compter du 10 octobre 1912 - Nommé Caporal en octobre 1913 - Toujours dans cette unité lors de la mobilisation générale, du 2 août 1914 - Nommé Sergent en octobre 1914 - Nommé Adjudant en juillet 1916 - Une citation à l'ordre de la brigade en janvier 1917 - Croix de Guerre - Passé à l'aéronautique militaire comme élève pilote, le 10 décembre 1917 - Brevet de pilote militaire n° 12.191 obtenu à l'école d'aviation militaire de Chartres, le 12 mars 1918 - Stage de perfectionnement à l'école d'aviation militaire d'Avord - Stage à l'école d'aviation militaire du Crotoy - Stage à l'école de Voves jusqu'au 9 juillet 1918 - Pilote de l'escadrille SPA 102 du 19 au 29 août 1918 - Tué au cours d'un accident aérien, à bord d'un Breguet XIV A2, sur le terrain de Sommereux (Oise), le 29 août 1918 - Il faisait équipage avec le Ltt Paul de Magallon d'Argens qui a également perdu la vie - Médaille Militaire et une citation à titre posthume à l'ordre du 119ème régiment d'infanterie en date du 8 juillet 1926.

* Médaille Militaire et Citation à l'ordre du 119ème régiment d'infanterie de l'Adj Robert Charles Félix Toutain, matricule 4165 : "Excellent sous-officier , ayant toujours fait vaillamment son devoir. Blessé dans l'infanterie, est passé dans l'aviation où il a continué à faire preuve du plus complet mépris du danger. Tué, le 29 août 1918, au cours d'un vol aérien en service commandé. Citation à l'ordre de la division par application de l'article 277 du service courant" - JO du 18 juillet 1926.

 

Photo du Ltt Paul de Magallon d'Argens

Ltt Paul Xavier Hippolyte Jules Marie de Magallon d'Argens - Né le 28 septembre 1894 à Marseille (13) - Parents domiciliés Villa Magdala Ste Marthe à Marseille - Profession avant guerre Etudiant - Recrutement Marseille - Classe 1914 - n° matricule 3537 - Mobilisé au 6ème régiment de Hussards à compter du 7 septembre 1914 - Affecté au 15ème régiment de Hussards - Affecté au 17ème régiment de Hussards - Nommé Sous-lieutenant de réserve à titre temporaire, le 19 juin 1916 - Affecté temporairement au 155ème régiment d'infanterie du 19 juin au 13 août 1916 - Passé à l'aéronautique militaire comme observateur, le 5 août 1916 - GDE du 5 août au 29 septembre 1916 - Observateur de l'escadrille C 74 du 29 septembre 1916 au 4 juillet 1917 - Une citation à l'ordre de l'armée en juin 1916 - En stage à Compiègne du 10 au 26 février 1917 - Observateur en subsistance à l'escadrille C 226 du 9 juillet au 11 août 1917 - Observateur de l'escadrille N 102 / SPA 102 du 11 août 1917 au 29 août 1918 - Une citation à l'ordre de l'aéronautique en septembre 1917 - En stage au GDE du 25 décembre 1917 au 8 janvier 1918 - Nommé Lieutenant de réserve, le 19 juin 1918 - Tué au cours d'un accident aérien, à bord d'un Breguet XIV A2, sur le terrain de Sommereux (Oise), le 29 août 1918 - Il faisait équipage avec l'Adj Robert Toutain qui a également perdu la vie - Chevalier de la Légion d'Honneur et une citation à l'ordre du 155ème régiment d'infanterie à titre posthume, en date du 1er octobre 1918.

* Citation à l'ordre du 155ème régiment d'infanterie du Slt Paul Xavier Hippolyte Jules Marie de Magallon d'Argens : "Observateur d'élite, d'un allant et d'une énergie magnifique. A exécuté avec le plus bel entrain plus de 70 reconnaissances à longue portée avec un plein succès, se distinguant particulièrement pendant la période des opérations de mai à août 1918, où, malgré l'activité ennemie et le mauvais temps, il est toujours revenu avec les documents photographiques demandés. Le 13 août 1918, a complétement terminé sa reconnaissance malgré une lutte contre cinq avions loin dans les lignes, revenant avec un appareil criblé de balles. Le 29 août 1918, au cours d'une mission, est tombé glorieusement au champ d'honneur. A été cité."

 

Photo du Sol Henri Dufau

Sol Henri Jean Dufau - Né le 14 avril 1882 à Bordeaux (Gironde) - Fils de Charles Dufau et d'Elisabeth Carnet - Domiciliés au 118, rue Sainte-Catherine à Bordeaux - Profession avant guerre Photographe - Classe 1902 - Recrutement de Bordeaux (Gironde) sous le matricule n° 3300 - Ajourné de service militaire pour faiblesse en 1903 - Service militaire au 123ème régiment d'infanterie, à compter du 16 novembre 1904 - Fin de service militaire et placé dans la disponibilité, le 18 septembre 1906 - A accompli une période d'exercices au 123ème régiment d'infanterie du 17 août au 8 septembre 1909 - A accompli une période d'exercices au 123ème régiment d'infanterie du 27 avril au 13 mai 1911 - Domicilié au 118, rue Sainte-Catherine à Bordeaux, à compter du 2 mai 1914 - Rappelé à l'activité par la mobilisation générale et affecté au 6ème régiment d'infanterie, le 12 août 1914 - Affecté à la 22ème compagnie du 206ème régiment, le 11 septembre 1914 - Passé à la compagnie hors rang (CHR) du 206ème RI comme téléphoniste, le 12 septembre 1915 - Evacué malade sur l'hôpital n° 13 Bon Pasteur à Nancy, le 24 février 1916 - Sorti de l'hôpital, le 27 avril 1916 avec convalescence de 30 jours - Prolongation de 20 jours, le 27 mai 1916 - Rentré à la compagnie hors rang, le 22 juin 1916 - Passé à l'aéronautique militaire comme photographe, à compter du 2 septembre 1917 - Photographe affecté au Parc n° 8 (de la 1ère armée) du 2 septembre au 16 novembre 1917 - En subsistance à l'escadrille AR 203 du 9 octobre au 15 novembre 1917 - Photographe de l'escadrille SPA 102 du 16 novembre 1917 au 16 septembre 1918 - En subsistance au Parc n° 8 du 16 au 22 janvier 1918 - Photographe affecté à la section photo rattachée à l'escadrille BR 201 du 16 septembre 1918 au 4 mars 1919 - Démobilisé, le 6 mars 1919 - Affecté, dans la réserve, au 31ème régiment d'infanterie, le 1er juin 1921 - Domicilié au 40, rue de Paris à Villeneuve-sur-Lot, à compter du 29 février 1924 - Domicilié au 18, rue Jean-Jacques Rousseau à Pézénas - Domicilié à l'ïle Rousse (Ajaccio), à compter du 12 mars 1926 - Sources : Pam - CCC de l'escadrille SPA 102 - CCC de l'escadrille BR 201 - Fiche Matricule du département de la Gironde - Dernière mise à jour : 18 avril 2017.

 

Les avions

Les Voisin LA appartenant au GB 1 (escadrilles VB 101, VB 103 et VB 103) viennent de se poser sur le terrain de Toul, le 21 mars 1915 - Les unités aériennes et le parc sont en place sur le terrain, à 16 heures - Toutefois, ce terrain ne présente pas les conditions obtimales pour le décollage d'avions lourdement chargés en obus - Le Cdt de Göys part immédiatement reconnaitre le terrain de manoeuvres du plateau de Malzéville, sur les hauteurs de Nancy, qui lui est signalé comme beaucoup plus adapté - A son retour, il est convaincu et envoie immédiatement un télégramme au GQG pour demander le changement de terrain - Le GB 1 quittera Toul dès le lendemain pour prendre ses quartiers sur le plateau de Malzéville, sur les hauteurs de Nancy - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Photo collection Bernard Westerloppe que je remercie pour son aide.

Cliquez sur l'image pour l'agrandir

Voisin LAS de l'escadrille VB 102 sur le terrain du plateau de Malzéville, sur le hauteurs de Nancy, pendant l'hiver 1915-1916 - L'escadrille VB 102 a stationné sur ce terrain du 22 mars 1915 au 19 juin 1916 - Photo SHD de Vincennes.

Terrain de Verdun (55) - L'escadrille VB 2 a stationné sur place du 18 janvier au 8 février 1915 - Photo Roger Kissel transmis par Roland Kissel, son fils, que je remercie pour son aide.

Terrain de Toul (54) - L'escadrille VB 102 a stationné sur place du 21 au 22 mars 1915 - Photo Roger Kissel transmise par Roland Kissel, son fils, que je remercie pour son aide.

Messe en hommage au Cne Féquant et au sapeur Lassimone sur le terrain de Malzéville, le 6 septembre 1915 - Le Cne Albert Féquant observateur de l'escadrille VB 102, a été tué par balles au cours d'une mission de bombardement sur Sarrebruck, le 6 septembre 1915 - Le Sapeur François Lassimonne, mécanicien de l'escadrille VB 102, par un éclat de bombe larguée sur le terrain de Malzéville par un Aviatik, le 25 août 1915 - Photo Nicolas Bouisson transmise par Pascal Ordoquy que je remercie pour son aide.

Voisin LAS baptisé "Saint Gé...." de l'escadrille VB 102 photographié sur le terrain du plateau de Malzéville, sur les hauteurs de Nancy, en 1915 - Remarquez la croix de Lorraine - Photo Pierre Hadengue, transmise par Olivier Demoinet, son petit-fils, que je remercie pour son aide.

Deux photos d'Edmond Pillon posant à coté du premier Nieuport 11 qui lui a été affecté au sein de l'escadrille N 102 - L'avion est recouvert d'une peinture aluminium courante à l'époque - Photos datées du 2 juin 1916 - Photo Marc Rancon que je remercie pour son aide.

Le sergent Edmond Pillon posant à coté du second Nieuport 11 qui lui a été affecté à l'escadrille N 102 - A cette époque, les avions ne porte pas d'insigne - Il ne sera adopté qu'en 1918 sous le commandement du Cne Carl le Coq de Kerland - L'avion est recouvert du camouflage deux tons, marron et vert, standard de l'époque - Photo Marc Rancon que je remercie pour son aide.

Le sergent Edmond Pillon posant à coté de son Nieuport 16 à l'escadrille N 102 - C'est le deuxième type d'avion pris en compte par Pillon au sein de cette unité - Cette photo a été prise après le 16 septembre 1916 car il porte la Croix de Guerre qui lui a été attribué à cette date - L'avion est également peint en deux tons marron et vert - Photo Marc Rancon que je remercie pour son aide.

Nieuport 17 du Ltt André Herbelin de l'escadrille N 102 - Remarquez l'insigne personnel "la mort qui fauche" associé à l'insigne collectif de l'unité, le soleil à 36 rayons - Photo collection Gregory VanWyngarden que je remercie pour son aide.

Nieuport 17 n° 1364 de l'escadrille N 102 sur le terrain de Corbeaulieu / Compiègne en mars 1917 - L'escadrille N 102 a stationné sur ce terrain de 17 février au 8 avril 1917 - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Photo Fond Valois de l'annexe BDIC du Musée de l'Armée des Invalides à Paris.

Nieuport 17 de l'escadrille N 102 en 1917 - Photo collection SHD du château de Vincennes.

Accident d'atterrissage d'un Spad VII de l'escadrille N 102 - Photo Gregory VanWyngarden que je remercie pour son aide.

Terrain de Bar-le-Duc - Béhonne - L'escadrille N 102 a stationné sur ce terrain du 19 juin au 16 juillet 1916 - Cette photo, d'origine allemande, est postérieure et date du 15 mai 1918 - Photo collection Dieter Gröschel que je remercie pour son aide.

Terrain d'aviation de Sacy-le-Grand en juillet 1918 - L'escadrille N 102 a occupé ce terrain du 21 juillet 1916 au 17 février 1917 - Photo collections du Centre Régional de I'image de Nancy que je remercie pour leur aide.

Ferme et terrain d'aviation de Corbeaulieu, près de Compiègne-Margny - L'escadrille N 102 a stationné sur place du 17 février au 8 avril 1917 - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Photo site de ventes aux enchères Delcampe.

Cliquez sur l'image pour l'agrandir

Spad VII n° 239 de l'escadrille N 102 sur le terrain de Corbeaulieu en mars 1917 - Remarquez l'insigne personnel de ce pilote, les deux lettres "LN" entrelacées - Je n'ai pas trouvé l'identité du pilote en question - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Photo annexe BDIC du Musée de l'Armée aux Invalides de Paris.

Le même pilote pose avec le Spad VII n° 239, qui lui a été affecté, sur le terrain de Corbeaulieu, en mars 1917 - Le groupe de pilotes et mécaniciens en arrière plan gauche est plus conséquent - L'escadrille N 102 a stationné sur ce terrain du 17 février au 8 avril 1917 - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Photo annexe BDIC du Musée de l'Armée aux Invalides de Paris.

La fin d'un SPAD XI de la SPA 102 en quatre photos - Le 26 février 1918, un Spad XI piloté par le Ltt Maurice Cartoux, termine son atterrissage en pylone et prend feu sur le terrain de Toul - En quelques secondes, l'avion part en fumée mais son pilote est sauf, l'ayant évacué - N'ayant pas d'indication sur le sort de l'observateur, il est probable qu'il s'agissait d'un vol d'essai au-dessus du terrain (à confirmer) - L'incendie n'a probablement aucun rapport avec la mise en pylone - Photo Jean Amigues transmise par Jean-Pierre Amigues, son petit-fils que je remercie pour son aide.

Les flammes prennent vite de l'ampleur et l'incendie, qui le ravage, n'est déjà plus controlable - Il faut dire qu'à cette époque les moyens de lutte contre l'incendie n'étaient pas prépositionnés sur les terrains - Photo Jean Amigues transmise par Jean-Pierre Amigues, son petit-fils que je remercie pour son aide.

Tous les éléments entoilés se sont envolés, il ne reste que les parties métalliques, essentiellement concentrées sur l'avant de l'appareil avec la partie moteur, et les structures en bois qui n'ont pas été détruites par ce feu express - Photo Jean Amigues transmise par Jean-Pierre Amigues, son petit-fils que je remercie pour son aide.

La fin de la série - Cette photo permet de distinguer le squelette de ce SPAD XI qui finit de brûler sur le terrain de Toul, le 26 février 1918 - Photo Jean Amigues transmise par Jean-Pierre Amigues, son petit-fils que je remercie pour son aide.

Les avions

Le sergent Edmond Pillon et ses camarades posant à coté de son Nieuport 11 - Cette photo a été prise juste après sa victoire du 2 août 1916 - Photo Marc Rancon que je remercie pour son aide.

Remise de Croix de guerre à l'escadrille N 102 en fin d'année 1916 - Le Journal officiel de la République française a publié sa première citation associée à une Croix de Guerre en date du 16 septembre 1916 - Cette cérémonie a donc eu lieu après - Photo Marc Rancon que je remercie pour son aide.

Le Nieuport 16 d'Edmond Pillon à l'insigne du chat complétement détruit après un atterrissage raté - Je n'ai pas été capable de déterminer si cet accident était dû à des dommages de combat ou à une faute de pilotage - Pillon n'a pas été blessé dans l'accident - Photo Marc Rancon que je remercie pour son aide.

Edmond Pillon posant à coté de son Nieuport 16 à l'escadrille N 102. Cette fois, le pilote a adopté un insigne personnel, un chat blanc vu de derrière et qui montre ses fesses - Photo Marc Rancon que je remercie pour son aide.

Un exemplaire du Nieuport XV qui aurait dû équiper les escadrilles VB 102 - VB 103 - VB 112 - Cependant ce modèle ne répondait pas aux cahiers des charges imposé par l'état-major de l'aéronautique militaire et fut rejeté - Les unités en attente furent équipées de Nieuport 11 et 16 et devinrent escadrilles de chasse - Photo collection CAEA que je remercie pour son aide.

Nieuport 17 "Risque Tout" du Ltt André Herbelin de l'escadrille N 102 - Remarquez l'insigne personnel "la mort qui fauche" associé à l'insigne collectif de l'unité, le soleil à 36 rayons - Photo SHD B 83/54 source Bulte.

Le 15 mai 1917, au cours d'un combat aérien, le Spad VII n ° 1199, piloté par le Ltt René Pollet, est entré en collision avec l'avion piloté par le Ltn Karl Pockrantz du Jasta 29 - Les deux pilotes ont été tués - Le corps du pilote français n'a pas encore été évacué - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Photo collection Rainer Absmeier que je remercie pour son aide.

Adj Henri Dupré - Brevet de pilote militaire n° 2051 obtenu le 7 décembre 1915 - Pilote de l'escadrille N 102 - Photo je n'ai pas noté la source.

SPAD XI n° 2XXX baptisé "LN" appartenant à l'escadrille SPA 102 au début de l'année 1918 - Remarquez les bandes bicolores inclinées peintes sur l'aile supérieure et le large chevron blanc orienté vers l'arrière sur le fuselage - Je n'ai pas trouvé l'identitié du pilote correspondant à ces marquages - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Photo Pierre Hadengue, transmise par Olivier Demoinet, son petit-fils, que je remercie pour son aide.

SPAD XI n° 2045 de l'escadrille N 102 - Photo collection Gregory VanWyngarden que je remercie pour son aide.

Spad XII de l'escadrille SPA 102 en 1918 - Photo collection SHD du Château de Vincennes.

Spad XI de l'escadrille SPA 102 pendant l'été 1918 - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Photo Droits réservés.

Un pilote, malheureusement non identifié, de l'escadrille SPA 102 pose aux commandes de son SPAD VII - Remarquez l'insigne d'unité peint sommairement sur le fuselage de l'appareil - Photo Collection Guillaume Hirsch que je remercie pour son aide.

Spad VII de l'escadrille N 102 - Photo Jean Derode transmise par Hubert Derode, son petit-neveu, que je remercie pour son aide.

Alignement des SPAD VII de l'escadrille SPA 102 - Remarquez les couleurs différentes des dérives, probablement l'indication de sections au sein de l'escadrille - Photo collection Gregory VanWyngarden que je remercie pour son aide.

SPAD VII de l'escadrille N 102 - Photo collection Gregory VanWyngarden que je remercie pour son aide.

Spad VII n° 22X de l'escadrille N 102 stationnée sur le terrain de Cernon, en décembre 1917 - Le poste de pilotage est sommairement protégée de la neige, sans doute un avion sorti de son hangar Bessonneau et prêt au décollage en alerte - Les soldats Nougier et Léon Nalin , en stage "vol de nuit", posent à ses côtés - Photo Jean Amigues transmise par Jean-Pierre Amigues, son petit-fils que je remercie pour son aide.

Terrain d'aviation de la caserne Gengoult à Toul, le 18 mars 1918 - Altitude de prise de vue 4600 mètres - L'escadrille N 102 a occupé ce terrain du 14 janvier au 1er avril 1918 - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Photo collections du Musée d'Art et d'histoire de Toul - Transmise par Vincent Lamarque que je remercie pour son aide.

Cliquez sur l'image pour l'agrandir

Le Breguet XIV A2 de l'équipage Adj Robert Toutain (pilote) et Ltt Paul de Magallon d'Argens (observateur) détruit au cours d'un accident aérien, une chute en vrille d'une altitude de 200 mètres, sur le terrain de Sommereux (Oise), le 29 août 1918 - Les deux aviateurs ont été tués - Photos Edouard Touche transmise par Claude Touche, son petit-fils, que je remercie pour son aide.

Mise en terre de l'Adj Robert Toutain (pilote) et Ltt Paul de Magallon d'Argens (observateur) tués au cours d'un accident aérien sur le terrain de Sommereux, le 29 août 1918 - Photos Edouard Touche transmise par Claude Touche, son petit-fils, que je remercie pour son aide.

Cérémonie en hommage aux aviateurs de l'escadrille SPA 102 tués le 29 août 1918 - Photos Edouard Touche transmise par Claude Touche, son petit-fils, que je remercie pour son aide.

SPAD XIII codé "4" équipé "Photo" de l'escadrille SPA 102 - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Photo collection Jean-Laurent Truc que je remercie pour son aide.

SPAD XIII codé "4" équipé "Photo" de l'escadrille SPA 102 - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Photo collection Jean-Laurent Truc que je remercie pour son aide.

Salmson 2A2 affecté à l'escadrille SPA 102 lors de son stationnement sur le terrain de Weilbach (Allemagne) entre le 1er au 24 octobre 1919 - Le mécanicien est en train de peindre l'insigne sur le fuselage - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Photo droits réservés.

Salmson 2A2 affecté à l'escadrille SPA 102 lors de son stationnement sur le terrain de Weilbach (Allemagne) entre le 1er au 24 octobre 1919 - On peut observer un SPAD XIII et un SPAD XI de l'escadrille en arrière plan - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Photo droits réservés.

Salmson 2A2 portant l'insigne de la SPA 102 lors du stationnement sur le terrain de Weilbach (Allemagne) entre le 1er au 24 octobre 1919 - Le soldat de 2ème classe Victor Longuet est le 4ème en partant de la gauche, sous l'hélice - Photo Victor Longuet transmise par Mme Mireille Longuet, sa petit nièce que je remercie pour son aide - Un grand merci à M. Antoine Jourdain pour l'envoi de cette photo.

 

Couleurs des avions

Voisin LAS de l'escadrille VB 102 pendant son stationnement sur le terrain du plateau de Malzéville du 22 mars 1915 au 19 juin 1916 - Il y a eu juste une interruption avec un transfert des avions sur Aulnay-sur-Marne du 6 au 19 octobre 1915 - Dessin David Méchin.

Nieuport 12 bis n° 21? baptisé "Risque-tout" de l'Adj André Herbelin, pilote de l'escadrille N 102 du 16 octobre 1916 au 16 mai 1917 - Dessin David Méchin.

Nieuport 16 du Sgt Edmond Pillon, pilote de l'escadrille N 102 du 20 avril 1916 au début mars 1917 - L'As a remporté huit victoires homologuées et six probables - Son insigne personnel consistait en un chat vu de dos - Cet avion a été détruit au cours d'un atterrissage raté pendant l'été 1916 - Dessin David Méchin que je remercie pour son aide.

Couleurs des avions

Nieuport 17 "Risque Tout" de l'Adj André Herbelin, pilote de l'escadrille N 102 du 16 octobre 1916 au 16 mai 1917 - Dessin David Méchin.

SPAD VII baptisé "Risque-tout" de l'Adj André Herbelin, pilote de l'escadrille N 102 du 16 octobre 1916 au 16 mai 1917 - Dessin David Méchin.

SPAD VII de l'escadrille N 102 en 1917 - Il porte le soleil de Rhodes dans sa version à 24 branches - Remarquez la base de la dérive peinte de couleur rouge - D'autres couleurs ont été observées - Comme les SPAD de cette escadrille n'étaient pas identifiés par des chiffres, il est probable qu'un code de couleur ait été adopté par les pilotes - Dessin David Méchin.

 

Photos aériennes

Photo verticale du terrain d'aviation allemand d'Ichtegem, à côté des villages de Vyver (Vijver) et Engel (Belgique), réalisée par un équipage de l'escadrille N 102, à bord d'un SPAD XI, le 29 septembre 1917 - Altitude de prise de vue 3200 mètres - A cette date, l'escadrille était stationnée sur le terrain de Hoodschoote (Nord) - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Photo droits réservés et identification effectée par Rémi Brouillaud que je remercie pour son aide.

Cliquez sur l'image pour l'agrandir

Photos aériennes

Vue aérienne de la forêt de Houthulst (Belgique) prise par un avion de l'escadrille N 102, le 17 juillet 1917 - Altitude de prise de vue 5000 m - A cette époque, l'escadrille N 102 était stationnée sur le terrain de Hondschoote (59) - La partie gauche de la photo a été dégradée par l'humidité - Photo Adj Julien Antoine transmis par M. Caillaux-Antoine que je remercie pour son aide.

 

Documents en rapport

Citation à l’ordre de la 3ème armée d'Edmond Pillon délivrée sous l'ordre n° 1635 du 16 septembre 1916 - Il a obtenu cette récompense suite à sa première victoire du 2 août 1916 - Photo Marc Rancon que je remercie pour son aide.

Documents en rapport

Tout d'abord, le document qui partait de l'escadrille, la proposition de citation à l'ordre de l'armée - Elle était initialisée par le chef d'escadrille, généralement un capitaine - Le document présenté a été établi par le commandant Pouderoux, chef de la N 102, le 14 août 1916 - Suite à cette demande, Edmond Pillon a reçu une citation à l’ordre de la 3ème armée sous l'ordre n° 1635 du 16 septembre 1916 - Photo Marc Rancon que je remercie pour son aide.

 

Monuments commémoratifs
et tombes

Tombe du Cne Jean Marie Emile Derode, pilote de l'escadrille N 67 et commandant des escadrilles N 102 / SPA 102 et SPA 99 - Tué au combat, le 4 juin 1918 - Jean Derode repose avec ses parents dans la même tombe dans le cimetière attenant la chapelle du château de Trefforest, dans la commune de Mesnil-Mauger (Seine-Maritime) - La Grand-mère de Jean était une d'Alleaume de Trefforest - Tous les d'Alleaume de Trefforest et quelques descendants reposent dans la chapelle et dans le cimetière privé qui jouxte l'édifice - Photo Hubert Derode, son petit-neveu, que je remercie pour son aide.

Monuments commémoratifs
et tombes

Vue de la chapelle du château de Trefforest, dans la commune de Mesnil-Mauger (Seine-Maritime) - Les membres de la famille d'Alleaume de Trefforest et quelques descendants reposent dans cette chapelle et dans le cimetière privé qui jouxte l'édifice - La tombe de Jean Derode et ses parents, Clothilde et Alphonse, est marquée d'une flèche - Photo Hubert Derode, son petit-neveu, que je remercie pour son aide.

 

 

 

Remerciements :

- M. Olivier Baillon pour l'envoi de la photo de l'insigne de la 3ème escadrille de l'EC 2/3 "Champagne".
- M. David Méchin pour l'envoi des profils des avions de l'Aéronautique militaire française.
- M. Dieter Gröschel pour l'envoi de la photo du terrain de Bar-le-Duc - Béhonne.
- M. Caillaux-Antoine pour l'envoi de la photo de la forêt de Houthulst.
- M. Pascal Ordoquy pour l'envoi des photos de Nicolas Bouisson, son grand-père.
- M. Gregory VanWyngarden pour l'envoi des photos de sa collection.
- M. Guillaume Hirsch pour l'envoi de la photo du SPAD VII de l'escadrille SPA 102.
- M. Marc Rancon pour la communication des documents de l'As Edmond Pillon.
- M. David Méchin pour l'envoi de la photo de l'entoilage de l'escadrille SPA 102.
- M. Jean-Pierre Puton, chef de projet du Centre Régional de l'Image de la ville de Nancy.
- M. Blaise Aurora, chargé de documentation du Centre Régional de l'image de la ville de Nancy.
- M. Hubert Derode pour l'envoi des photos du Cne Jean Derode, son grand-oncle.
- M. Claude Touche pour l'envoi des photos d'Edouard Touche, son grand-père.
- M. Vincent Lamarque de Musée d'Art et d'Histoire de Toul pour l'envoi de la photo du terrain de Toul.
- M. Olivier Demoinet pour l'envoi des archives de Pierre Hadengue, son grand-père.
- M. Roland Kissel pour l'envoi des archives de Roger Kissel, son père.
- M Rainer Absmeier pour l'envoi des photos de sa collection.
- M. Bernard Westerloppe pour l'envoi des photos de sa collection.
- M. Jean-Marie Leborgne pour l'envoi de la photo du Ltt René Pollet, son grand-oncle.
- M. Rémi Brouillaud pour l'identification de terrain d'aviation d'Ichtegem

Bibliographie :

- Journal des Marches et Opérations du GB 1 du 23 novembre 1914 - SHD du Château de Vincennes - Mis en ligne par le site "Mémoire de Hommes".
- Carnets de Comptabilité en Campagne de l'escadrille 102 -
SHD du Château de Vincennes - Mis en ligne par le site "Mémoire de Hommes".
- Les escadrilles de l'aéronautique militaire française - Symbolique et histoire - 1912-1920
- Ouvrage collectif publié par le SHAA de Vincennes en 2003.
- L'aviation française 1914-1940, ses escadrilles, ses insignes - par le Commandant E Moreau-Bérillon - publié à compte d'auteur en 1970.
- The French Air Service War Chronology 1914-1918 par Frank W.Bailey et Christophe Cony publié par les éditions Grub Street en 2001.
- Les insignes de l'Aéronautique Militaire Française jusqu'en 1918 par Philippe Bartlett - Publié par les éditions Indo Editions en 2002.
- Les "As" français de la Grande Guerre en deux tomes par Daniel Porret publié par le SHAA en 1983.
- Les Armées françaises dans la Grande Guerre publié à partir de 1922 par le Ministère de la Guerre.
- La Guerre Aérienne Illustrée et La Vie Aérienne Illustrée de Jacques Mortane.
- Site Internet "Traditions des escadrilles de l'Armée de l'Air" de Henri Guyot - Voir le lien
- Site Internet "Les Insignes de l'Armée de l'Air" de Jean-Jacques Leclercq - Voir le lien
- Site Internet "Mémoires des hommes" du Ministère de la Défense - Voir le lien
- Fond "Valois" de l'annexe BDIC du Musée de l'Armée des Invalides - Voir le lien
- Site Internet " Pages 14-18 " de Joël Huret.

 

Si vous avez des documents écrits ou photographiques pouvant compléter les données de cette page, veuillez contacter l'auteur du site.

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