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Insignes peints
sur les fuselages

Le premier insigne de l'escadrille SOP 104 - Il s'agit d'un cupidon posé sur les lettres "SO" pour Sopwith - Dessin Albin Denis.

Le second et définitif insigne de l'escadrille 104 - Il s'agit d'un "Turco", soldat maghrébin posé sur un croissant de lune et une coupole de mosquée - Une allusion au rattachement de la BR 104 à la 1ère division marocaine, à partir du 17 mars 1918 - Dessin Albin Denis.

Fanion de l'escadrille BR 104

Fanion de l'escadrille BR 104 - Une version colorisée sera bientôt présentée - Photo collection Philippe Bentresque que je remercie pour son aide.

Insigne métallique
de l'escadrille SOP 104

Insigne métallique de la SOP 140 - Fabrication fine et soignée probablement par un bijoutier - Insigne collection Philippe Bartlett que je remercie pour son aide.

Symbolique

Le premier marquage d'identification, adopté par la VB 104, consistait en un chevron couché bleu / jaune / bleu. Plus tard, les capots moteurs des Caudron G 4 de l'escadrille C 104 seront peints en bleu et jaune. Ces deux couleurs étaient celles de l'écurie de chevaux de course du capitaine Robert de Louvenmont, commandant l'unité à l'époque.

Lors de son passage sur Sopwith 1A2, la SOP 104 adopta un permier insigne collectif, un cupidon posé sur les lettres "SO". Ce symbole lui valut d'être surnommée l'escadrille des amours.

En mai 1918, après le rattachement de l'escadrille à la 1ère division marocaine, la BR 104 adopte un dernier insigne, un "Turco", soldat maghrébin posé sur un croissant de lune et une coupole de mosquée.

 

Historique

 

 

Insignes métalliques des unités
détentrices de ses traditions

Insigne métallique du GR II / 52 de 1941 - Sa 4 ème escadrille était détentrice des traditions de la BR 104 de la Grande Guerre - Insigne collection Patrice Gout que je remercie pour son aide.

Insigne métallique du GBM II / 52 "Franché Comté" de 1944 - Sa 2ème escadrille était détentrice des traditions de la BR 104 de la Grande Guerre - Photo : Albin Denis.

Insigne de la 52ème escadre de reconnaissance - Fabrication A. Augis - Photo Albin Denis.

Unités détentrices des traditions
de l'escadrille BR 104

Insignes métalliques des unités
détentrices de ses traditions

Insigne de la 2ème escadrille du GBM II/52 "Franche-Comté" - Fabrication Augis - Insigne valable pour les années 1945 à 1946 - Insigne collection Patrice Gout que je remercie pour son aide.

Insigne de la 2ème escadrille de l'ET 2/61 "Franche-Comté" - Fabrication Paris Insignes - Insigne collection Patrice Gout que je remercie pour son aide.

 

Appellations successives

Périodes de stationnements

Carte des différents stationnements

 

Commandants

Rattachements de l'escadrille

 

 

Les personnels

 

 

Citations

 

Avions utilisés

Relevés quantitatifs et
numéros avions

Décorations

 

 

Morts : en rouge / Blessés et indemnes : en jaune

 

Les hommes

Cne Jean de Bourdès - Né le 15 octobre 1881 à Chambéry (Savoie) - Fils de Charles Frédéric, Albert de Bourdès (militaire) et de Reine Mathilde Bordot - Domiciliés au 24, rue Espinasse à Toulouse puis 6, rue Fermat à Toulouse, puis au 51, rue St-Joseph à Toulouse - Scolarité à l'école libre Saint-Ignace à Marseille (Bouches-du-Rhône) - Inscrit au Prytanée de la Flèche pour préparer le concours d'entrée à l'école de St-Cyr - Son père obtient le changement de patronyme qui passe de "Bourdès" à "de Bourdès" par un jugement de la cour d'appel de Toulouse, le 3 août 1898 - Classe 1901 - Recrutement de Toulouse (Haute-Garonne) sous le matricule n° 1288 - Eléve de l'école spéciale militaire de St-Cyr (Yvelines), à compter du 30 octobre 1902 - Il a été admis 88ème sur 352 - Promotion 'Du Sud Oranais" de 1902-1904 - Nommé élève de 1ère classe, 3 novembre 1903 - Blessé au cours d'un exercice de voltige au galop d'une luxation du coude gauche, le 5 novembre 1903 - Remis élève de 2ème classe, le 1er avril 1904 - Fin des études à l'école de St-Cyr, 287ème sur 343 - Nommé Sous-lieutenant et affecté au 11ème régiment de Dragons, caserné à Lyon-Sathonay (Rhône), le 1er octobre 1904 - A suivi les cours des élèves sous-lieutenants en 1904 et 1905 - Sorti 64ème sur 77 - Affecté au 7ème régiment de Cuirassiers, le 8 août 1905 - Nommé Lieutenant, le 1er octobre 1906 - Affecté au 13ème régiment de Dragons, caserné à Lure, le 26 juin 1911 - Passé à l'aéronautique militaire, le 23 décembre 1913 - Brevet de pilote militaire n° 517 obtenu à l'école d'aviation militaire de Reims (Marne), le 8 août 1914 - Affecté aux 2ème réserves de St-Cyr du XXX au 28 décembre 1914 - Pilote de l'escadrille V 24 du 28 décembre 1914 au 18 juillet 1915 - Possède en dotation le revolver modèle 1892 n° H. 64.394 - Citation n° 99 à l'ordre de la 5ème armée, en date du 10 avril 1915 - Convoyage d'un Voisin depuis la RGA du 12 au 19 avril 1915 - Nommé Capitaine, le 5 mai 1915 - Citation n° 110 à l'ordre de la 5ème armée, en date du 2 juin 1915 - Commandant de l'escadrille VB 104 / C 104 du 18 juillet 1915 au 10 octobre 1916 - En mission à la RGA du Bourget du 23 au 31 juillet 1915 - Chevalier de la Légion d'Honneur et citation n° 3108 à l'ordre de l'armée, en date du 21 juin 1916 - Détaché comme adjoint au commandant de l'école de tir aérien de Cazaux du 10 octobre 1916 au 3 février 1917 - Pilote de l'escadrille VB 114 du 3 au 20 février 1917 - Détaché au GDE, le 2 mars 1917 - Commandant de l'escadrille V 553 / V 483 de Quiberon du 2 avril 1917 au 31 décembre 1918 - Blessé au cours d'un accident d'avion, le 18 mars 1918 - Croix de Guerre 1914-1918 avec trois palmes de bronze et 2 étoiles - Citation n° 61 à l'ordre du régiment, en date du 9 janvier 1919 - Affecté au 3ème régiment de Chasseurs d'Afrique, caserné à Alger (Algérie), le 8 juin 1919 - Parti pour les TOE avec le 3ème escadron du 3ème régiment de Chasseurs d'Afrique, le 14 juin 1920 - En Algérie du 19 août 1919 au 3 août 1920 - Affecté au 3ème régiment mixte de cavalerie du Levant (TOE), embarqué à Bône, le 4 août 1920 - Mis à la disposition du commandant de l'aéronautique de l'AFL, le 29 octobre 1920 - Campagne au Levant du 4 août 1920 au 16 juillet 1922 - Affecté au 3ème régiment de cavalerie du Levant, administré par le 5ème régiment de Chasseurs d'Afrique à Alger, le 23 mars 1921 - Affecté au 1er régiment de cavalerie du Levant et détaché au service de l'aéronautique, le 29 octobre 1921 - Citation n° 4 à l'ordre du régiment, en date du 2 février 1922 - Citation n° 7 à l'ordre de l'aéronautique de la colonne, en date du 11 février 1922 - Affecté au 5ème régiment de Chasseurs d'Afrique, le 6 mai 1922 - En Algérie du 8 novembre 1922 au 14 novembre 1928 - Croix des TOE avec 2 étoiles de bronze - Médaille commémorative de Syrie Cilicie - Affecté au 4ème régiment de Hussards, le 8 octobre 1928 - Nommé Chef d'Escadrons, le 25 décembre 1928 - Officier de la Légion d'Honneur, en date du 3 juillet 1930 - Admis, sur sa demande, à la retraite et rayé des contrôle de l'armée d'active, le 10 septembre 1937 - Domicilié à l'hôtel "Menton" au 11 bis, rue de L'Arcade à Paris 8ème (75), à compter du 22 octobre 1937 - Rappelé à l'activité par la mobilisation générale, le 2 septembre 1939 - Affecté au 3ème régiment de Spahis, le 8 septembre 1939 - En Algérie du 8 septembre au 28 octobre 1939 - Renvoyé dans ses foyers, le 29 octobre 1939 - Mis en position de "non disponibilité" pour six mois pour raisons de santé, le 21 novembre 1939 - Rayé des contrôles du 3ème régiment de Spahis, le 13 avril 1940 - En campagne du 13 avril au 15 juillet 1940 - Démobilisé, le 16 juillet 1940 - Rayé des cadres, le 20 août 1940 - Marié avec Madeleine Louise Jeanne Rosalie de Bresson à l'église St-Pierre d'Arène à Nice, le 12 août 1947 - Domicilié au 94, rue de France à Nice (Alpes-Maritimes) - Décédé à Toulouse, le 17 janvier 1962 - Jean de Bourdès repose dans le cimetière Sébastopol à Toulouse (Haute-Garonne), depuis le 19 février 1962 - Sources : Pam (2 fiches) - Liste des brevets militaires - Fiche matricule du département de la Haute-Garonne - Etat des services extrait du dossier militaire côte SHD 41.2570 - CCC de l'escadrille V 24 - CCC de l'escadrille C 104 - CCC de l'escadrille VB 114 - LO non communicable - Site Internet "Geneanet" - JORF - Dernière mise à jour : 30 décembre 2017.

* Notation du Ltt Jean de Bourdès par le Général commandant la brigade de cavalerie en octobre 1907 : "M. de Bourdès devra apporter plus d'entrain dans le service; il a une tendance à se contenter d'à peu près, qui deviendrait fâcheuse si elle persévérait, car il a tout ce qu'il faut pour devenir un bon officier."

* Notation du Ltt Jean de Bourdès par le Colonel Despres, commandant le 7ème régiment de cuirassiers, en octobre 1906 : "A toujours ses chevaux en bon état et un peloton bien tenu... Parait en meilleure voie depuis son retour de convalescence."

* Notation du Ltt Jean de Bourdès par le Colonel Despres, commandant le 7ème régiment de cuirassiers, en 1908 : "Le Lieut. de Bourdès s'est montré plus actif et plus zélé pendant le semestre; il a mis plus d'âme à son service et donné une bien meilleure impression." mais le général commandant la division rajoute : "Bien léger, a encore beaucoup à faire."

* Notation du Ltt Jean de Bourdès par le Colonel Despres, commandant le 7ème régiment de cuirassiers, en 1909 : "Le lieutenant de Bourdès, éprouvé par une saison à Vichy, avait montré de la bonne volonté en rentrant afin de prendre part à toutes les manoeuvres, sans profiter entièrement d'un congé de convalescence qui avait été jugé nécessaire. N'a cependant pas montré l'entrain que l'on doit trouver chez un jeune officier et a mérité une punition grave. Officier intelligent, fin même, mais léger et mou, portant peu d'intérêt au service militaire. A néanmoins ramené des manoeuvres un peloton en bon état, hommes et chevaux." Le général commandant la brigade de cavalerie rajoute : "M. de Bourdès n'a pas le feu sacré et il est loin de donner tout ce qu'il pourrait, car il est intelligent. Cette nonchalance tient-elle seulement à sa santé ? L'avenir le dira..."

* Notation du Ltt Jean de Bourdès par le Colonel, commandant le 7ème régiment de cuirassiers, en avril 1910 : "Avait paru, par moments, se diriger dans une voie franchement meilleure : efforts sans durée. Intelligent et pouvant très bien faire, malheureusement sans entrain, sans conviction militaire et indifférent à tout. Ne fait de son service que le strict nécessaire et seulement quand il est surveillé. Monte peu pour un jeune officier."

* Notation du Général commandant la brigade de cavalerie en 1910 : "Officier intelligent et instruit, mais n'ayant qu'une idée, faire le moins de service possible. Dans l'intérêt de cet officier, il vaudrait mieux l'éloigner de la grande ville et l'envoyer dans une garnison frontière." Avis confirmé par le Général Amanrich, commandant le 6ème division de cavalerie en 1910 : "Je suis d'avis, dans son intérêt et à titre d'essai, d'envoyer cet officier dans une petite garnison..."

* Notation du Ltt Jean de Bourdès par le Colonel Despres, commandant le 7ème régiment de cuirassiers, en 1911 : "M. de Bourdès parait maintenant avoir conscience des fautes graves qu'il a commises et semble faire son possible pour faire oublier son passé."

* Notation du Ltt Jean de Bourdès par le Colonel de Latour, commandant du 13ème régiment de Dragons : "Depuis son affectation au 13ème Dragons, le Lieutenant de Bourdès a été en traitement à Vichy, puis a obtenu successivement deux congés de convalescence d'un mois; n'a pas encore paru au régiment ni pris part aux manoeuvres."

* Notation du Ltt Jean de Bourdès par le Colonel de Latour, commandant du 13ème régiment de Dragons en 1911 : "Le Lt de Bourdès est intelligent et instruit, mais il sert avec peu de zèle; ne s'intéresse pas au métier et ne fait rien pour faire oublier son passé; absorbé par les soucis d'une situation pécuniaire très embarassée."

* Notation du Ltt Jean de Bourdès par le Colonel de Latour, commandant du 13ème régiment de Dragons en 1912 : "Depuis 3 mois, la manière de servir de Mr de Bourdès s'est complètement modifiée, il s'occupe de son service avec zèle et parait s'y intéresser."

* Notation du Ltt Jean de Bourdès par le Colonel de Latour, commandant du 13ème régiment de Dragons en 1913 : "L'amélioration signalée le précédent semestre s'est encore accentuée... M de Bourdès est en voie de devenir un excellent officier, s'il a assez de force de caractère pour résister aux tentations de la garnison de Melun." et "Le Lieutenant de Bourdès s'est décidément mis à aimer son métier..."

* Notation du Cne Rose, chef du service aéronautique de la 1ère armée : "Officier d'une grande valeur, intelligent, pondéré et modeste."

* Citation n° 99 à l'ordre de la 5ème armée, en date du 10 avril 1915 : "Pilote de grande valeur, calme et audacieux. A exécuté de nombreuses missions aériennes sans se laisser arrêter par le tir de l'ennemi dont les projectiles ont atteint plusieurs fois son appareil."

* Citation n° 110 à l'ordre de la 5ème armée du Cne Jean de Bourdès, pilote à l'escadrille V 24, en date du 30 juin 1915 : "Pilote extrêmement audacieux, exécuté toutes ses missions de bombardement à faible altitude pour augmenter l'efficacité de son tir et rentré presque chaque jour avec de nombreux éclats dans son appareil, notamment le 18 juin, où, au cours d'un bombardement, il a reçu 51 balles et éclats d'obus."

* Notation du Chef d'escadron Laborde, en date de décembre 1915 : "Très bon commandant d'escadrille, excellent pilote... je regrette de n'avoir pu faire obtenir la Croix à cet excellent officier, qui possède de très belles qualités de calme et d'audace." puis "N'a pas fait preuve dans son rôle de commandant d'escadrille d'une compétence et d'une autorité suffisante. A besoin d'acquérir de l'autorité et de la décision."

* Notation du commandant de l'école de tir aérien de Cazaux : " .... il n'a pas fait preuve des qualités de travail, d'organisation et de méthode que j'avais espérées... peut-être pourra-t-il mieux donner sa mesure dans le commandement d'une unité de guerre, à la condition qu'il se montre plus ferme dans l'exercice du commandement."

* Chevalier de la Légion d'Honneur et citation n° 3108 à l'ordre de l'armée du Cne Jean de Bourdès, commandant l'escadrille C 104, en date du 21 juin 1916 : "Excellent commandant d'escadrille; pilote énergique, calme et audacieux. Sur le front depuis le début des hostilités, a effectué de très nombreux bombardements et des reconnaissances périlleuses, au cours desquels il a eu fréquemment son avion atteint par les projectiles ennemis. Le 21 mai 1916, a attaqué, à la tête de son escadrille, cinq avions ennemis et les a forcés à abandonner le combat. Déjà deux fois cité à l'ordre de l'armée."

* Notation du capitaine de corvette Vaschalde, commandant les patrouilles de la Loire : "Son escadrille est de toutes les escadrilles côtières celle qui fait le plus grand nombre d'heures de vol de patrouille; de tous les pilotes de l'escadrille, le Capitaine de Bourdès est celui qui vole le plus, surtout quand les circonstances atmosphériques rendent le vol le plus dangereux."

* Citation n° 61 à l'ordre du régiment du Cne Jean de Bourdès, commandant l'escadrille côtière V 483, en date du 9 janvier 1919 : "Officier remarquable, ayant fait la preuve des plus belles qualités militaires, dans le commandement de son escadrille dont l'intervention a été si efficace pour chasser de nos côtes les sous-marins ennemis (a fait 295 heures de patouilles en mer), toujours payant de sa personne, réclamant pour lui les missions les plus dangereuses, n'a cessé de donner le plus bel exemple à tout son personnel, dont il a réussi à tirer le rendement maximum. Réunit 690 heures de vol sur les lignes ennemies."

* Notation du Cne de Bourdès par le Chef d'escadrons Chevalier, commandant du 3ème régiment de Chasseurs d'Afrique en 1919 : " .... ayant de très beaux états de service, il fait preuve d'autorité et d'une très grande compétence administrative dans le commandement de son unité. Détaché depuis 6 ans dans l'aviation, il s'est vite remis au courant de ce qui concerne l'instruction de la Cavalerie; a besoin de se mettre davantage à la pratique du cheval."

* Notation du Cne de Bourdès par le Lieutenant-colonel Lefevre, commandant du 3ème régiment de Chasseurs d'Afrique en 1920 : "...il a eu deux mois pleins, qu'il n'a pas su utiliser au point de vue de l'instruction, pas plus qu'au point de vue administratif.... a besoin e lutter contre sa nonchalance naturelle.... fera sûrement mieux en campagne que dans une ville de garnison."

* Notation du Chef d'escadrons Denain, commandant l'aéronautique du Levant en 1921 : "Commande avec jugement et autorité. A dirigé en personne, une série d'opérations d'ensemble contre les tribus dissidentes dans la région de l'Euphrate, et a obtenu qu'elles se soumettent par le seul effet des bombardements ... Paraît quelquefois un peu nonchalant."

* Citation n° 7 à l'ordre de l'aéronautique de la colonne, en date du 11 janvier 1922 : "Commandant le secteur aéronautique de la 2ème division d'infanterie; a rendu de grands services à la colonne pendant les opérations sur l'Euphrate, notamment dans les bombardements qu'il a éxécutés avec grand succès le 30 Octobre 1921 sur les villages de la vallée de Khabour."

* Citation n° 4 à l'ordre de l'aéronautique du Levant, en date du 2 février 1922 : "A fait preuve de belles qualités militaires et d'allant personnel dans le commandement d'un secteur aéronautique. S'est notamment distingué, comme observateur et bombardier, au cours des deux affaires de Deir ez Zor, du 16 Septembre et du 26 Octobre au 6 Novembre 1921."

* Notation du Chef d'escadrons Jean de Bourdès par le Colonel Langlois, commandant du 4ème régiment de Hussards en 1929 : "Peut-être découragé de n'avoir pas vu récompenser ses services éminents de la guerre, cet officier supérieur ne montre ni l'activité ni le soin que nécessitent les fonctions de major."

* Notation du Chef d'escadrons Jean de Bourdès par le Général Gouraud, gouverneur de Paris en 1930 : "Donne peu de satisfaction comme Major; Plus apte à la guerre qu'au bureau..."

* Officier de la Légion d'Honneur du Chef d'escadrons Jean de Bourdès du 4ème régiment de Hussards, en date du 3 juillet 1930 : "27 ans de services, 11 campagne, une blessure, 3 citations, Chevalier du 21 juin 1916."

Pilotes et observateurs de l'escadrille SOP 104 en novembre 1917 - De gauche à droite : Cal Jean Barnier (pilote) - Sgt Edouard Muller (pilote) - Sgt Victor Paul (pilote) - Brig Alphonse Gensollen (pilote) - Adj André Sardain (pilote) - Adj Jean-Marie Eon (pilote) - Asp Marcel David (observateur) - Cal Goroku Moro (pilote japonais) - Photo Jean Amigues transmise par Jean-Pierre Amigues, son petit-fils que je remercie pour son aide.

Après l'effort, le réconfort - L'Adj Jean-Marie Eon, le 3ème à partir de la droite, se désaltère avec une petite "goutte" alors que ses camarades testent la bière du coin - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Photo Jean-Marie Eon transmise par Jacques Chapuy que je remercie pour son aide.

Cliquez sur l'image

Les hommes

Cne Jean-Philippe Joseph Chatel - Né le 12 novembre 1880 à Cousances-aux-Forges (55) - Fils d'Auguste Chatel et de Jeanne André - Engagé à l'école spéciale de St-Cyr, le 4 octobre 1901 - Nommé sous-lieutenant en octobre 1903 - Nommé lieutenant en octobre 1905 - Mobilisé au 13ème régiment de chasseurs à Cheval - Passé à l'aviation comme observateur, le 7 juin 1915 - Observateur de l'escadrille C 9 / SOP 9 du 3ème trimestre 1917 au 9 janvier 1918 - Brevet de pilote militaire n° 13251 en date du 9 mai 1918 - Pilote de l'escadrille BR 227 du 22 juillet 1918 au 1er août 1918 - Pilote et commandant de l'escadrille BR 104 du 1er août 1918 au 1er mai 1919 - Affecté à l'aéronautique de l'Afrique du Nord à partir du 1er mai 1919 - Croix de guerre 14-18 - Deux citations à l'ordre de l'armée dont une en septembre 1914 - Une citation à l'ordre du corps d'armée en novembre 1917 - Remarquez l'insigne de l'escadrille BR 104 - Il porte le deuil du Cne Maurice Aron, à qui il a succédé à la tête de la BR 104 après sa mort au combat, le 18 juillet 1918 - Photo collection Philippe Bentresque que je remercie pour son aide.

Adj Jean-Marie Eon - Né le 30 janvier 1891 à Lanoué (Morbihan) - Fils d'Eugène Eon et Mathurine Glais - Profession avant guerre Conducteur automobile - Classe 1911 - Recrutement de Vannes au n° matricule 620 - Appelé au 118ème régiment d'infanterie, à compter du 27 mars 1913, il n'a pu rejoindre, ayant émigré aux Etats-Unis - En 1915, il rentre volontairement en France et prend part aux combats - Affecté au 318ème régiment d'infanterie - Passé à l'aéronautique militaire comme élève pilote, le 27 février 1916 - Brevet de pilote militaire n° 4111 obtenu à l'école d'aviation militaire de Buc, le 2 août 1916 - Stage de perfectionnement à l'école d'aviation militaire de Châteauroux jusqu'au 1er septembre 1916 - Nommé Caporal en septembre 1916 - Pilote de l'escadrille C 104 du 29 octobre 1916 au 25 avril 1918 - Blessé au combat, le 20 décembre 1916 - Une citation à l'ordre de l'armée, le 10 janvier 1917 - Croix de Guerre - Nommé Sergent, le 25 janvier 1917 - Une citation à l'ordre de la division en juin 1917 - En subsistance à l'escadrille R 209 du 12 au 16 juillet 1917 - Nommé Adjudant, le 1er octobre 1917 - Une citation à l'ordre de l'armée, le 15 décembre 1917 - Légèrement blessé au cours d'un atterrissage entre les lignes après que son avion ait été touché par un tir, le 8 janvier 1918 - Une citation à l'ordre de la division en février 1918 - Convoyage d'un avion depuis la RGA du 28 février au 10 mars 1918 - En mission du 5 au 10 avril 1918 - Blessé au combat par un tir d'infanterie, le 25 avril 1918 - Médaille Militaire et une citation à l'ordre de l'armée, le 10 juillet 1918 - Pilote de l'escadrille BR 205 du 14 novembre 1918 au 8 avril 1919 - Stage au CIACB - Muté au 1er groupe pour démobilisation, le 8 avril 1919 - Photo transmise par Jacques Chapuy que je remercie pour son aide.

* Citation à l'ordre de l'armée du Caporal Jean-Marie Eon, pilote de l'escadrille C 104 en date du 7 janvier 1917 : "Pilote très courageux, d'un très grand sang-froid. A conduit quotidiennement des reconnaissances fructueuses sans se laisser arrêter par le feu de l'ennemi. A été blessé, le 20 décembre 1916, au cours d'une mission photographique."

* Citation à l'ordre de l'armée de l'Adjudant Jean-Marie Eon, du 118ème régiment d'infanterie, pilote de l'escadrille SOP 104 en date du 18 décembre 1917 : "Pilote photographe de tout premier ordre, énergique et audacieux. A su mener à bien les missions très délicates loin dans les lignes ennemies. A contraint, le 16 octobre 1917, un avion ennemi à piquer, désemparé, dans ses lignes."

MdL André Louis Ernest Alexandre Duval - Né le 24 août 1880 à St-Germain-en-Laye (Yvelines) - Fils d'Alexandre Duval et de Marie de Villiers - Profession avant engagement Elève de l'Ecole Supérieure de Commerce - Classe 1900 - Recrutement du 2ème bureau de la Seine sous le matricule n° 3571 - Engagé volontaire pour trois ans, au titre du 39ème régiment d'infanterie en date du 12 novembre 1900 - Nommé Brigadier, le 20 mai 1901 - Nommé Brigadier fourrier, le 27 mars 1902 - Nommé Maréchal des Logis, le 24 septembre 1902 - Affecté au 11ème régiment de Dragons, caserné à Belfort, le 18 février 1903 - Fin d'engagement et envoyé dans la disponibilité, le 19 septembre 1903 - Profession après engagement Acheteur des établissements Duval à Paris - A accompli une période d'exercices au 16ème régiment de Dragons, caserné à Reims du 14 octobre au 10 novembre 1907 - Chevalier du Mérite agricole, le 30 janvier 1909 - A accompli une période d'exercices au 1er régiment du Génie, caserné à Versailles, du 29 novembre au 15 décembre 1909 - Rappelé à l'activité par la mobilisation générale, en date du 1er août 1914 - Affecté au 19ème escadron territorial du Train des Equipages, le 13 août 1914 - Passé à l'aviation comme élève pilote, le 30 août 1914 - Tests de sélection personnel navigant à St-Cyr - Brevet de pilote militaire obtenu à l'école d'aviation militaire de Tours, le 8 novembre 1914 - Stage de perfectionnement à l'école d'aviation militaire de Villacoublay - Pilote de l'escadrille VB 4 / VB 104 du 20 décembre 1914 au 17 juin 1915 - Médaille Militaire et citation à l'ordre de l'armée, le 15 mars 1915 - Réintégre le dépôt du 19ème escadron du Train des Equipages du 17 juin au 25 septembre 1915 - Moniteur de l'école du tir aérien de Cazaux du 25 septembre 1915 au 31 janvier 1917 - Nommé Sous-lieutenant à titre temporaire, le 5 juin 1916 - Pilote du CAM de St Raphael du 31 janvier au 24 février 1917 - Pilote de l'escadrille de la Pallice du 24 février au 26 mai 1917 - Pilote de l'escadrille maritime de Bayonne du 26 mai 1917 au 2 octobre 1918 - Nommé Lieutenant à titre temporaire, le 28 octobre 1918 - Réintégré dans l'aéronautique militaire, le 2 octobre 1918 - Muté au 1er groupe d'aviation de Dijon, le 13 janvier 1919 - Rayé de l'aéronautique militaire et affecté au 19ème escadron de Train des Equipages, le 29 janvier 1919 - Démobilisé, le 20 février 1919 - Domicilié au 30, rue de Lisbonne à Paris, à compter de cette date - Nommé Lieutenant de réserve à titre définitif, le 3 juillet 1922 - Placé en disponibilité pendant un an par mesure disciplinaire, le 23 mai 1927 - Rayé des cadres en raison de condamnations devenues définitives, le 4 février 1929 - Sources : Fiche Matricule du 2ème bureau de la Seine (département de Paris) - JORF - Dernière mise à jour : 10 juillet 2016.

* Médaille Militaire et citation à l'ordre de l'armée du MdL André Louis Ernest Alexandre Duval, pilote à l'escadrille VB 104, en date du 15 mars 1915 : "A fait preuve, en toutes circonstances, des plus grandes qualités et de courage. A effectué de nombreuses reconnaissances et de nombreux bombardements et a eu, à plusieurs reprises, son avion atteint par les projectiles ennemis."

Cne Emile Louis Albert Paumier - Né le 8 juin 1891 à Paris (75) - Fils de Théophile Félix Paumier et de Claire Amélie Henriette Esprit - Appelé au 29ème régiment de Dragons, le 1er octobre 1912 - Passé à l'aviation comme élève pilote, le 22 novembre 1912 - Brevet de pilote militaire n° 363 obtenu le 3 août 1913 - Mobilisé le 2 août 1914 - Pilote de l'escadrille V 24 du 7 août 1914 au 19 juin 1916 - Nommé sous-lieutenant, le 25 décembre 1914 - Nommé lieutenant, le 2 juillet 1915 - Commandant l'escadrille V 24 du 6 septembre 1915 au 19 juin 1916 - Pilote de l'escadrille N 12 du 19 juin 1916 au 1er septembre 1916 - Pilote de l'escadrille N 76 du 1er septembre 1916 au 11 novembre 1917 - Nommé capitaine, le 19 janvier 1917 - Pilote de l'escadrille N 156 du 5 janvier au 1er août 1918 - Croix de Guerre - Une citation à l'ordre du régiment en décembre 1915 - 3 citations à l'ordre de l'armée en mai 1915 - août 1917 - décembre 1917 -

* Citation à l'ordre de l'armée : "S'est particulièrement distingué depuis le début de la campagne. Sous-lieutenant pilote d'une adresse remarquable. Travailleur infatigable. A créé de toutes pièces et appliqué lui-même une méthode scientifique dont les résultats ont rendu les plus grands services, et qui ont exigé de sa part une énergie et un courage à toute épreuve."

Slt Pierre Paul François Cartault - Né le 31 octobre 1893 à Paris (75) - Fils de Paul Cartault et de Julia Damourette - Profession avant guerre Aviateur professionnel - Entré en service actif au 2ème groupe d'aviation, le 26 novembre 1913 - Brevet de pilote militaire n° 364 obtenu le 25 août 1913 - Pilote de l'escadrille D 6 du 3ème trimestre 1913 au 17 août 1914 - Pilote de l'escadrille VB 104 du 21 décembre 1914 au 8 mars 1916 - Pilote de l'escadrille CEP 115 du 8 mars 1916 au 25 janvier 1918 - Nommé sous-lieutenant à titre temporaire, le 25 janvier 1918 - Pilote de l'escadrille CAP 130 du 16 février 1918 au 4 octobre 1918 - Stage CIACB du 5 octobre au 24 décembre 1918 - Pilote de l'escadrille CAP 115 du 9 octobre 1918 au 6 avril 1919 - Mis à la disposition du Ministère de la Guerre - 12ème direction / 4ème bureau pour une mission en Turquie, le 6 avril 1919 - Croix de Guerre - 3 citations à l'ordre de l'armée, le 1er septembre 1915 - le 5 septembre 1916 - le 10 juin 1918.

* Citation à l'ordre de l'armée : "Pilote plein d'allant et de sang-froid. A pris part avec succès à de nombreux bombardements en particulier à plusieurs exécutés dans des circonstances difficiles."

Cne Pierre Laborde - Né le 2 mai 1880 à Bordeaux (33) - Fils de Germain Laborde et de XXX - Profession avant guerre Sous-directeur de la compagnie Oliver - Engagé au 108ème régiment d'infanterie en juillet 1898 - Mobilisé au 30ème régiment territorial - Passé à l'aviation comme observateur en septembre 1914 - Observateur de l'escadrille VB 104 du 5 février 1915 au 3ème trimestre 1916 - Nommé capitaine, le 15 avril 1916 - Brevet de pilote militaire n° 4817 obtenu à l'école d'aviation militaire du Crotoy, le 22 octobre 1916 - Stage de perfectionnement à l'école d'aviation militaire de Châteauroux - Pilote de l'escadrille C 10 du 28 janvier 1917 au 4 mai 1917 - Commandant de l'escadrille C 10 du 24 mars 1917 au 4 mai 1917 - Croix de Guerre - Une citation à l'ordre du groupe de bombardement - Une citation à l'ordre de l'armée.

* Citation à l'ordre de l'armée : "Excellent observateur dont les qualités d'audace et de tenacité à accomplir les missions données ne se sont jamais démenties depuis un an qu'il appartient au 2ème groupe de bombardement. A pris part avec succès à 35 expéditions, effectuées par ce groupe, a été attaqué dix fois par des avions ennemis, et a eu, à onze reprises différentes, son appareil atteint par l'artillerie adverse."

Sgt René Migeon - Né le 16 juin 1895 à Lyon (69) - Domicilés 20, rue du Chapeau Rouge à Lyon - Fils de Félix Migeon et d'Annette Brinsard - Profession avant guerre Employé de commerce - Mobilisé au 1er groupe d'aérostation de St-Cyr, le 14 décembre 1914 - Passé à l'aéronautique militaire comme élève pilote, le 17 février 1916 - Brevet de pilote militaire n° 4439 obtenu à l'école d'aviation militaire d'Avord, le 9 septembre 1916 - Stage de perfectionnement à l'école d'aviation militaire de Tours - Nommé Caporal, le 14 octobre 1916 - Stage de spécialisation à l'école d'aviation militaire de Châteauroux jusqu'au 1er novembre 1916 - Pilote de l'escadrille C 104 / SOP 104 du 21 janvier 1917 au 13 mars 1918 - Une citation à l'ordre du corps d'armée, le 11 avril 1917 - Nommé Sergent, le 25 avril 1917 - En subsistance à l'escadrille R 209 du 16 au 18 juillet 1917 - En mission au 8ème régiment d'artillerie à Vadelaincourt du 20 juillet au 28 août 1917 - Une citation à l'ordre de la division, le 22 août 1917 - Croix de Guerre - En mission à Luxeuil du 5 au 17 octobre 1917 - Nommé Adjudant, le 1er janvier 1918 - Moniteur de pilotage de l'école d'aviation militaire d'Etampes à compter du 13 mars 1918 - Photo Jean Amigues transmise par Jean-Pierre Amigues, son petit-fils que je remercie pour son aide.

 

Photo du Ltt Robert Graffin

Ltt Robert Pierre Marie Graffin - Né le 23 octobre 1883 à Nimes (Gard) - Fils de Louis Christian Emile Graffin et de Sphie Anaïs Mathilde de-Billion-du-Rousset - Domiciliés à Lamotte (Vaucluse) - Classe 1902 (engagement) - Recrutement d'Avignon (Vaucluse) sous le matricule n° 236 - Engagé volontaire pour quatre ans au 19ème régiment de dragons, casernés à Vienne, à compter du 9 octobre 1903 - Nommé Brigadier, le 30 mars 1904 - Nommé Maréchal des Logis, le 30 septembre 1904 - Nommé Maréchal des Logis fourrier, le 5 avril 1905 - Elève officier à l'école de cavalerie du 10 octobre 1908 au 26 août 1909 - Sorti 34ème sur 119 élèves - Blessé aux sauts d'obstacles d'une fracture à l'extrémité inférieure du radius par la chute de son cheval, le 25 août 1908 - Nommé Sous-lieutenant et affecté au 13ème régiment de Chasseurs à cheval, le 14 septembre 1909 - Nommé Lieutenant, le 20 juin 1912 - Au 13ème régiment de chasseurs à cheval, jusqu'au 1er octobre 1915 - Passé à l'aéronautique militaire comme observateur, le 1er octobre 1915 - Observateur photo de l'escadrille C 104 / SOP 104 du 29 novembre 1915 au 25 septembre 1917 - Citation n° 88 à l'ordre de la 38ème division, en date du 30 septembre 1916 - Citation n° 575 à l'ordre de la 2ème armée, en date du 7 janvier 1917 - Citation n° 3024 à l'ordre de la 5ème armée, en date du 26 février 1917 - Observateur du service photographique du GDE du 25 septembre 1917 au 17 février 1918 - Décédé des suites d'une fracture du crâne à la suite d'un accident d'avion, le 17 février 1918 - Son corps a été transporté à l'hospice d'Amiens - Robert Graffin repose tombe 1701 dans la nécropole nationale Saint-Acheul d'Amiens - Chevalier de la Légion d'Honneur et citation à l'ordre de l'armée, à titre posthume, en date du 18 juin 1920 - Photo Claude Dannau que je remercie pour son aide - Sources : CCC de l'escadrille C 104 - MpF - Fiche matricule du département du Vaucluse - Dernière mise à jour : 2 avril 2017.

* Citation n° 575 à l'ordre de la 2ème armée du Ltt Robert Pierre Graffin, observateur à l'escadrille C 104, en date du 7 janvier 1917 : "A rendu, au cours des opérations devant Verdun, les plus signalés services, tant comme chef des observateurs que comme exécutant, montrant toujours l'exemple et se réservant les missions les plus dangereuses. Le 24 octobre et le 15 décembre, a survolé les lignes ennemies à très faible altitude pour renseigner le commandement sur le progression de notre infanterie."

* Citation n° 3024 à l'ordre de la 5ème armée du Ltt Robert Pierre Graffin, observateur à l'escadrille C 104, en date du 3 mars 1917 : "Observateur de premier ordre. Le 25 février 1917, ayant eu son pilote tué au cours d'un combat aérien, a réussi à force d'énergie et de sang-froid à ramener l'appareil et le corps de son camarade."

* Chevalier de la Légion d'Honneur et citation à l'ordre de l'armée, à titre posthume, du Ltt Robert Pierre Marie Graffin, en date du 18 juin 1920 : "Officier observateur d'une ardeur, d'un courage et d'un moral exceptionnels. Toujours volontaire pour les missions les plus périlleuses. le 25 février 1917, a fait preuve d'une superbe énergie pour regagner nos lignes et atterrir en prenant à revers les commandes d'un avion dont le pilote venait d'être tué en combat. Mortellement blessé, le 17 février 1918. Quatre citations antérieuses. A été cité."

 

Les avions

Caudron G 4 n° 1457 de l'équipage Sgt Jacques Frêche / Slt Durand posé en zone occupée par les Allemands après un combat aérien, le 3 septembre 1916 - Les deux aviateurs français ont été faits prisonniers - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Photo collection Rainer Absmeier que je remercie pour son aide.

Sopwith 1A2 baptisé "Nénette" de l'escadrille SOP 104 pendant l'hiver 1917-1918 - L'Adj Jean-Marie Eon est à ses commandes - Ce sous-officier a été affecté à l'unité du 29 octobre 1916 au 25 avril 1918 - L'insigne au cupidon associé aux lettres "SO" est peint sur le fuselage - Photo transmise par Jacques Chapuy que je remercie pour son aide.

Equipage d'un Breguet 14 A2 équipé "Photo" de l'escadrille BR 104 en 1918 - L'unité a perçu ses premiers Breguet 14A2 en mai de la même année - Photo collection Jean-Paul Bonora que je remercie pour son aide.

Les avions

Un équipage de l'escadrille BR 104, qui reste à identifier, pose à bord de son Breguet 14 B2 codé "4" en 1918 - Photo collection Eric Chappat que je remercie pour son aide.

Un équipage de l'escadrille BR 104, qui reste à identifier, pose à bord de son Breguet 14 B2 codé "4" en 1918 - Remarquez la tourelle arrière armée de deux Lewis dotées de chargeurs doubles de 97 cartouches - Photo collection Eric Chappat que je remercie pour son aide.

Un équipage de l'escadrille BR 104, qui reste à identifier, pose à bord de son Breguet 14 B2 codé "4" en 1918 - Remarquez l'insigne de l'escadrille - Il s'agit du "Turco", soldat maghrébin posé sur un croissant de lune et une coupole de mosquée - Une allusion au rattachement de la BR 104 à la 1ère division marocaine, à partir du 17 mars 1918 - Photo collection Eric Chappat que je remercie pour son aide.

Breguet 14 B2 codé "4" de l'escadrille BR 104 pendant l'été 1918 - Photo collection Eric Chappat que je remercie pour son aide.

 

Couleurs des avions

 

Couleurs des avions

Sopwith 1A2 baptisé "Nénette" de l'escadrille SOP 104 pendant l'hiver 1917-1918 - Profil David Méchin que je remercie pour son aide.

 

Documents en rapport

Station TSF baptisée la "Villa Sainte Bran..." de l'escadrille C 104 sur le terrain de Rosnay-Ouest / Sapicourt, le 18 mai 1917 - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Dessin de A. Godé transmis par Robert Aillaud que je remercie pour son aide.

Documents en rapport

Ltt Jean Ferdinand Poupard - Né le 29 juillet 1896 à Laval - Affecté au 25ème régiment d'artillerie du 23 décembre 1914 au 18 mars 1916 - Passé à l'aviation comme observateur - Stage d'observateur du 18 mars au 8 avril 1916 - Nommé sous-lieutenant en avril 1917 par décision 17CA/33DIV/C56 - Observateur de l'escadrille BR 104 de mai 1918 à juillet 1919 - Observateur au 33ème RA de l'armée du Rhin de septembre 1919 à juillet 1922 - Brevet de pilote militaire n° 18210 obtenu à l'école d'aviation militaire d'Istres, le 9 septembre 1919 - Pilote instructeur à l'école de Cheb en Tchécoslovaquie au 20 février au 15 mars 1924 - Etat-Major général de Prague, le 15 mars 1924 - Chevalier de la Légion d'Honneur, le 28 décembre 1924 - Nommé capitaine en août 1925 - Attaché de l'Air pour l'Autriche, la Hongrie et la Tchécoslovaquie à prague de décembre 1932 à la mi-1939 - Nommé commandant en 1936 - Nommé commandant le GB II/11 à Istres à la mi-1939 - EMMA - 2ème bureau - Hôtel Radio Vichy jusqu'à octobre 1942 - Attaché de l'air à Ankara (Turquie) d'octobre 1942 à octobre 1944 - Nommé colonel, le 8 septembre 1943 - Photo et fiche signalétique collection Philippe Bentresque que je remercie pour son aide.

Cliquez sur l'image pour l'agrandir

 

Photos aériennes

Terrain de Vadelaincourt (55) pendant le déploiement des escadrilles F 8 et C 104 à l'été 1916, probablement en septembre - On peut distinguer les éléments suivants : 6 Farman F 40 de l'escadrille F 8 (5 sur le terrain et un en entretien dans le premier hangar en bas à gauche - 13 Caudron G 4 de l'escadrille C 104 et d'autres unités en cours de transfert ou de déploiement temporaire - La dotation de ces unités était de 10 appareils à l'époque - Deux des Caudron G 4 possèdent un poste de tir supérieur différents des autres exemplaires - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Photo Louis Malcailloz Collection Marc Vermot-Desroches que je remercie pour son aide.

Photo verticale de la partie Nord du village de Vacherauville (Meuse) prise par un équipage de l'escadrille C 104, le 15 décembre 1916 - Altitude de prise de vue 700 mètres - A cette époque, la C 104 était stationnée sur le terrain de Vadelaincourt (Meuse) - Les batteries d'artillerie allemandes sont repérées sur la photo - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Droits réservés.

Photos aériennes

Photo verticale du Camp de César prise par un équipage de la C 104, le 11 avril 1917 - Altitude de prise de vue 2600 m - Focale de prise de vue F 0,26 - Photo collection Gilbert Depat que je remercie pour son aide.

Terrain de Bar-le-Duc - Béhonne - L'escadrille C 124 a stationné sur ce terrain en février et mars 1917 - Cette photo, d'origine allemande, est postérieure et date du 15 mai 1918 - Photo collection Dieter Gröschel que je remercie pour son aide.

 

 

 

Monuments commémoratifs
et tombes

Tombe du Ltt Pierre Lhuillier, pilote de l'escadrille SOP 104 du 7 décmebre 1916 au 8 août 1917 - Photo Jean Michel Lasaygues que je remercie pour son aide.
* Ltt Pierre Marie Edouard Lhuillier - Né le 18 juillet 1896 à Mézières (08) - Fils de Léon Lhuillier et de Marthe de Beuker - Service militaire au 29ème régiment d'artillerie à compter du 8 octobre 1912 - Toujours dans cette unité, le 2 août 1914 - Une citation à l'ordre de la division, le 6 octobre 1914 - Croix de Guerre - Affecté au 54ème régiment d'infanterie - Nommé Sous-lieutenant, le 6 octobre 1915 - Passé à l'aéronautique militaire comme élève pilote, le 1er avril 1916 - Brevet de pilote militaire n° 4521 obtenu à l'école d'aviation militaire de Juvisy, le 17 septembre 1916 - Stage de bombardement à l'école d'aviation militaire du Crotoy - Stage de perfectionnement à l'école d'aviation militaire de Châteauroux jusqu'au 1er novembre 1916 - Pilote de l'escadrille SOP 104 du 9 décembre 1916 au 8 août 1917 - Tué au cours d'un accident d'atterrissage sur le terrain de Vadelaincourt (55), le 8 août 1917 - Il faisait équipage avec le Ltt Etienne Tétard qui a également été tué.

Détail de la tombe du Ltt Pierre Lhuillier - Photo Jean Michel Lasaygues que je remercie pour son aide.

Monuments commémoratifs
et tombes

MdL Paul Louis Albert Lenis - Né le 28 mars 1891 à Tourcoing (59) - Fils d'Albert Lenis et de Louise Thooris - Domiciliés 76, rue Brenard Palissy, à Tours - Profession avant guerre Dessinateur Inductriel - Appelé au 2ème bataillon de Chasseurs à Pied, le 8 octobre 1912 - Mobilisé au 3ème groupe cycliste, le 2 août 1914 - Nommé Sergent, le 25 septembre 1914 - Passé à l'aéronautique militaire comme mécanicien, le 1er novembre 1915 - Formation à l'école de Lyon-Bron - Mécanicien sur moteur Renault de l'escadrille BM 119 du 13 février au 1er novembre 1916 - Passé élève pilote à Dijon, le 1er novembe 1916 - Brevet de pilote militaire n° 6025 obtenu à l'école d'aviation militaire de Tours, le 22 avril 1917 - Stage de perfectionnement à l'école d'aviation militaire d'Avord jusqu'au 20 juin 1917 - Affecté au 2ème groupe d'aviation - Pilote de l'escadrille C 104 du 12 août au 13 septembre 1917 - Pilote de l'escadrille C 34 du 26 septembre 1917 au 8 octobre 1917 - GDE du 8 octobre 1917 au 7 novembre 1917 - Pilote de l'escadrille SOP 55 du 7 novembre au 27 novembre 1917 - Pilote de l'escadrille SOP 214 du 27 novembre 1917 au 11 janvier 1918 - Tué au cours d'un accident aérien à Castelgomberto (Italie), le 11 janvier 1918 - Paul Lenis repose au cimetière de La Salle à Tours - Photo Didier Lecoq que je remercie pour son aide.

Tombe du Ltt Robert Pierre Marie Graffin dans la nécropole nationale Saint-Acheul d'Amiens - Né le 23 octobre 1883 à Nimes (Gard) - Fils de Louis Christian Emile Graffin et de Sphie Anaïs Mathilde de-Billion-du-Rousset - Domiciliés à Lamotte (Vaucluse) - Classe 1902 (engagement) - Recrutement d'Avignon (Vaucluse) sous le matricule n° 236 - Engagé volontaire pour quatre ans au 19ème régiment de dragons, casernés à Vienne, à compter du 9 octobre 1903 - Nommé Brigadier, le 30 mars 1904 - Nommé Maréchal des Logis, le 30 septembre 1904 - Nommé Maréchal des Logis fourrier, le 5 avril 1905 - Elève officier à l'école de cavalerie du 10 octobre 1908 au 26 août 1909 - Sorti 34ème sur 119 élèves - Blessé aux sauts d'obstacles d'une fracture à l'extrémité inférieure du radius par la chute de son cheval, le 25 août 1908 - Nommé Sous-lieutenant et affecté au 13ème régiment de Chasseurs à cheval, le 14 septembre 1909 - Nommé Lieutenant, le 20 juin 1912 - Au 13ème régiment de chasseurs à cheval, jusqu'au 1er octobre 1915 - Passé à l'aéronautique militaire comme observateur, le 1er octobre 1915 - Observateur photo de l'escadrille C 104 / SOP 104 du 29 novembre 1915 au 25 septembre 1917 - Citation n° 88 à l'ordre de la 38ème division, en date du 30 septembre 1916 - Citation n° 575 à l'ordre de la 2ème armée, en date du 7 janvier 1917 - Citation n° 3024 à l'ordre de la 5ème armée, en date du 26 février 1917 - Observateur du service photographique du GDE du 25 septembre 1917 au 17 février 1918 - Décédé des suites d'une fracture du crâne à la suite d'un accident d'avion, le 17 février 1918 - Son corps a été transporté à l'hospice d'Amiens - Robert Graffin repose tombe 1701 dans la nécropole nationale Saint-Acheul d'Amiens - Chevalier de la Légion d'Honneur et citation à l'ordre de l'armée, à titre posthume, en date du 18 juin 1920 - Photo Claude Dannau que je remercie pour son aide - Sources : CCC de l'escadrille C 104 - MpF - Fiche matricule du département du Vaucluse - Dernière mise à jour : 2 avril 2017.

 

Remerciements :

- M. Dieter Gröschel pour l'envoi de la photo du terrain de Bar-le-Duc - Béhonne.
- M. Patrice Gout pour l'envoi des photos des insignes de sa collection.
- M. Philippe Bentresque pour l'envoi des photos du fanion de la BR 104 et du Ltt Poupard.
- M. Marc Vermot-Desroches pour l'envoi des photos du Ltt Louis Malcailloz.
- M. Didier Lecoq pour l'envoi des photos des tombes des différents cimetières de la ville de Tours.
- M. Philippe Bartlett pour l'envoi de la photo de l'insigne de la SOP 104.
- M. Jean-Michel Lasaygues pour l'envoi des photos de la tombe du Ltt Pierre Lhuillier.
- M. Jean-Paul Bonora pour l'envoi de la photo du Breguet 14A2 de la BR 104.
- M. Jean-Pierre Amigues pour la communication des archives de Jean Amigues, son grand-père.
- M. Jacques Chapuy pour l'envoi de la photo de Jean-Marie Eon, le grand-père de sa femme.
- M. Claude Dannau pour l'envoi de la photo de la tombe du Ltt Robert Graffin.
- M. David Méchin pour l'envoi du profil du Sopwith 1A2.
- M. Rainer Absmeier pour l'envoi des photos de sa collection.
- M. Eric Chappat pour l'envoi des photos du Breguet 14 A2 de l'escadrille BR 104.
- M. Philippe Chatenoud pour l'envoi des archives de Jean de Bourdès, le grand-oncle de son épouse.

Bibliographie :

- Les escadrilles de l'aéronautique militaire française - Symbolique et histoire - 1912-1920 - Ouvrage collectif publié par le SHAA de Vincennes en 2003.
- L'aviation française 1914-1940, ses escadrilles, ses insignes - par le Commandant E Moreau-Bérillon - publié à compte d'auteur en 1970.
- The French Air Service War Chronology 1914-1918 par Frank W.Bailey et Christophe Cony publié par les éditions Grub Street en 2001.
- Les "As" français de la Grande Guerre en deux tomes par Daniel Porret publié par le SHAA en 1983.
- Les Armées françaises dans la Grande Guerre publié à partir de 1922 par le Ministère de la Guerre.
- Site Internet "Traditions des escadrilles de l'Armée de l'Air" de Henri Guyot - Voir le lien
- Site Internet "Les Insignes de l'Armée de l'Air" de Jean-Jacques Leclercq - Voir le lien
- Site Internet "Mémoires des Hommes" du Ministère de la Défense - Voir le lien
- Site Internet " Pages 14-18 " de Joël Huret.

 

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Victoires escadrille 103 Escadrille 105

 

 

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