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Si vous avez des documents écrits ou photographiques pouvant corriger ou compléter les données de cette page, veuillez contacter l'auteur du site.

Insignes peints
sur les fuselages

Le premier insigne collectif de l'escadrille BR 127 était un éléphant ailé symbolisant le Breguet 14 B2 et son chargement de bombes - Sa trompe dressée à la verticale reprenant l'orientation de l'échappement du moteur Renault qui équippait l'appareil - Le tout était peint sur un rectangle bleu ciel - Dessin Albin Denis.

Le second insigne collectif de l'escadrille BR 127 était un tigre menaçant peint de profil - Dessin Albin Denis.

La version simplifiée du tigre de la BR 127 - Il s'agissait de la silhouette noire du félin peinte sur un rectangle blanc, probablement pour faciliter le travail des mécaniciens qui peignaient cet emblème sur tous les avions - Dessin d'après photo Albin Denis.

Autre variante de l'insigne peint sur les fuselages - Le tigre menaçant posé sur un rectangle blanc - Dessin d'après photo Albin Denis.

Version du tigre dans un triangle
tenant une bombe à venir

Insignes métalliques de
l'escadrille BR 127

Insigne métallique de l'escadrille BR 127 de 1918-1919 - Remarquez le poinçon du bijoutier qui a réalisé cette série d'insignes - Insigne collection Stéphane Neirynck que je remercie pour son aide.

Deux insignes de l'escadrille BR 127 de 1918-1919 - Remarquez les poinçons du bijoutier qui a réalisé cette série de plusieurs dizaines d'exemplaires - Insigne collection Stéphane Neirynck que je remercie pour son aide

Symbolique

Le premier insigne collectif de l'escadrille BR 127 était un éléphant ailé de couleur jaune, symbolisant le Breguet 14 B2 et son chargement de bombes. Sa trompe dressée à la verticale reprenant l'orientation de l'échappement du moteur Renault qui équipait l'appareil. Le second insigne collectif était un tigre menaçant peint de profil.

 

Historique

Création de l'escadrille :

L'escadrille PS 127 est constituée sur le terrain de Ravenelle / Plessier-sous-St-Just, le 14 avril 1917. Le Ltt René Le Forestier prend le commandement de cette unité qui reçoit une dotation de quinze avions Paul Schmitt 7.

Rattachement au GB 3 :

En mai 1917, les escadrille PS 125, 126, 127, 128 sont rattachées au GB 3.

Premiers blessés :

Le 18 août 1917, au cours d'une mission de bombardement sur la gare de Cambrai, douze Paul Schmitt des escadrilles PS 126 et PS 127 larguent 1,7 tonnes de bombes. La DCA allemande canonne sévérement les avions et en touche plusieurs. Le Paul Schmitt de l'équipage Ltt Pierre de Mallerie / Sol Georges Perronnet est endommagé et contraint le pilote à atterrir à Miraumont, près de Bapaume. L'atterrissage est termine par un capotage pendant lequel de Mallerie est blessé à la machoire et son mitrailleur contusionné.

Blessure du MdL Gohin :

Le 11 octobre 1917, sept Paul Schmitt de la 127 bombardent la gare et les dépôts du Catelet malgré une DCA bien présente. Le MdL Philippe Gohin est touché par un éclat en plein front, au niveau du cuir chevelu. Il réussit néanmoins à ramener son avion au terrain avant d'être hospitalisé à Noyon. Il reprendra sa place, le 29 novembre.

Premiers tués :

Le 15 octobre 1917, la PS 127 perd son premier équipage lors d'un accident aérien, au retour d'une mission de bombardement. Le MdL Henri Lecatelinois et le Sol Pierre Flandin sont tués dans leur avion qui s'écrase aux environs de Caisne (Oise). Ils ne seront malheureusement pas les derniers.

Transformation sur Breguet 14 B2 :

En novembre 1917, elle est entièrement transformée sur Breguet 14 B2 en percevant vingt exemplaires du bombardier. La BR 127 est intégrée au GB 5, le 20 février 1918. Le GB 5 est lui-même composé des escadrilles BR 117, BR 120 et BR 127. Elles seront engagées successivement dans toutes les opérations menées par l'EB 12.

Les premiers prisonniers :

Le 6 mars 1918, un premier équipage de la BR 127 est fait prisonnier. Au cours d'un bombardement sur Prosnes, le Breguet 14 B2 n° 1206 de l'équipage Brig Glénisson / Cal Etienne Taulera est touché. Le pilote est contraint d'atterrir près de St-Hilaire-le-Petit, dans une région occupée par les Allemands et les aviateurs sont faits prisonniers.

Le 26 mars, après avoir participé une importante reconnaissance aérienne, le Cne Paul Moulines, de l'état-major du GB 12, redécolle, en compagnie du Slt Jean Lecreux, pour participer à une mission de bombardement. Alors qu'il est aux commandes du Breguet 14 B2 n° 1524, Moulines est tué. C'est son observateur qui prend les commandes et réussit à atterrir près de Sault-St-Rémy, où il est fait prisonnier.

Bombardement du terrain du Plessis-Belleville :

Dans la nuit du 5 au 6 juin 1918, le terrain du Plessis-Belleville est bombardé par l'aviation allemande. La popote de l'escadrille BR 127 est touchée par une bombe qui détruit une chaudière, neuf marmites, dix plats de campements, quatre plats à rôtir, 27 kg de viande, 25 kg de graisse, 50 kg de pommes de terre, 120 litres de vin, 10 kg de sucre et deux arrosoirs.

Bilan de la Grande Guerre :

Les personnels navigants de l'escadrille PS 127 / BR 127 ont remporté trois victoires homologuées et deux probables. Ils ont eu à déplorer la perte de 16 tués au combat, 2 par accident, 12 blessés et 6 prisonniers.

En janvier 1919, elle passe sous le commandement du GB 9.

Rattachée au 1er régiment de bombardement :

Le 1er janvier 1920, elle devient la 209ème escadrille du 1er régiment de bombardement. Après la première réorganisation des unités de l'aéronautique militaire, elle est renommée 9ème escadrille du 1er régiment de bombardement n° 1, le 1er août 1920.

Escadrille du GB I/23 en 1940 :

Pendant la seconde guerre mondiale, ses traditions sont reprises par la 1ère escadrille du GB I/23. Elle est dissoute, le 1er février 1943.

Escadrille de l'EB 3/94 "Arbois" :

Il faudra attendre la création des escadrons de bombardements, équipés de Mirage IV A, pour assister à la renaissance de la BR 127. La 1ère escadrille de l'EB 3/94 "Arbois", stationnée sur la BA 116 de Luxeuil-St-Sauveur, reprend ses traditions, le 1er février 1965.

Escadrille de l'ECE 5/330 "Côte d'Argent" :

Le 1er juillet 2013, l'état-major affecte les traditions de la BR 127 à la 1ère escadrille de l'ECE 5/330 "Côte d'Argent", stationné sur la BA 118 de Mont-de-Marsan.

 

 

 

 

 

 

1er régiment de bombardement de jour
de Metz-Frescaty

Fanions des escadrilles formant le 1er régiment d'aviation de bombardement de jour stationné à Metz-Frescaty du 1er janvier au 1er août 1920 - Au centre, le portrait du Cdt Joseph Vuillemin, commandant du 1er RB - Au-dessus de son portrait, l'insigne de l'escadre de bombardement n° 12 généralement associé à une bombe - Dans le sens des aiguilles d'une montre, en partant du haut à droite, les fanions des escadrilles BR 66 - R XI 239 - BR 111 - R XI 240 - BR 123 - BR 117 - BR 129 - BR 127 - BR 29 - BR 120 - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Photo Delcampe.

Insignes métalliques des unités
héritières de ses traditions

Insigne tout métal d'une unité héritière des traditions de la BR 127 de la Grande Guerre - La période précise n'est pas connue avec certitude, probablement dans les années 30 - Si vous êtes capable de préciser la date d'utilisation de cet insigne, je vous serais reconnaissant de prendre contact avec l'auteur du site - Insigne collection Patrice Gout que je remercie pour son aide.

Insigne métallique de la 1ère escadrille du GB I/23 - Insigne valable de 1936 à 1940 - Après 1940, il a été remplacé par le modèle Augis en aluminium peint, faute de matière première - Photo Evay France. Cliquez sur l'image pour l'agrandir

Insigne du GB I/23 de 1936 - Ce groupe, équipé de MB 200, était stationné à Toulouse-Francazal - Il comprenait deux escadrilles héritées de la Grande Guerre : la 1ère escadrille, héritière des traditions de la BR 127 et la 2ème escadrille, héritière des traditions de la BR 128 - Insigne fabrication Drago Beranger de 1936 - Insigne Collection Patrice Gout que je remercie pour son aide.

Variante de l'insigne du GB I/23 - Les bleus sont beaucoup plus clairs - Insigne fabrication Drago Beranger - Droits réservés.

Insigne métallique de la 1ère escadrille du GB I/23 - Fabrication Augis en aluminium peint de 1941-1942 - A cette époque, le GB I/23 était équipé de Léo 451 - Insigne collection Patrice Gout que je remercie pour son aide.

Insigne de l'EB 3/94 "Arbois" - Cette unité était équipée de Mirage IV A et était stationnée sur le terrain de Luxeuil-St-Sauveur du 1er février 1965 au 1er octobre 1983 - Insigne collection Albin Denis.

Insigne réalisé à l'occasion de la dissolution de l'EB 3/94 "Arbois", le 1er octobre 1983 - Sa 1ère escadrille avait repris en héritage les traditions de la BR 127 de la Grande Guerre - Cette unité, basée à Luxeuil-St-Sauveur, était équipée de Mirage IV A - Insigne collection Patrice Gout que je remercie pour son aide.

Insigne métallique de la 1ère escadrille de l'escadron de Chasse et d'Expérimentation 5/330 "Côte d'argent" stationné sur la BA 118 de Mont-de-Marsan - Cette unité a repris les traditions de la BR 127 de la Grande guerre, le 1er juillet 2013 - Fabrication Arthus-Bertrand - Il a été homologué à la section symbolique et traditions de l'armée de l'air du château de Vincennes sous le n° A 1421 - Insigne collection Patrice Gout que je remercie pour son aide.

Insigne métallique de l'escadron de Chasse et d'Expérimentation 5/330 "Côte d'argent" stationné sur la BA 118 de Mont-de-Marsan - Cette unité a repris les traditions des escadrilles BR 127 et BR 128 de la Grande guerre, le 1er juillet 2013 - Fabrication Arthus-Bertrand - Il a été homologué à la section symbolique et traditions de l'armée de l'air du château de Vincennes sous le n° A 1420 - Insigne collection Patrice Gout que je remercie pour son aide.

Souvenirs en rapport

Tissu imprimé daté en toute vraisemblance de l'époque de la 1ère escadrille du GB I/23 (2ème guerre mondiale) - Photo Ebay.

Unités détentrices des traditions
de l'escadrille BR 127

Chronologie des insignes de la BR 127
et des unités détentrices de ses traditions

Chronologie des insignes de la BR 127 et des unités détentrices de ses traditions :
1 - Insigne métallique de l'escadrille BR 127 de 1918-1919 - Fixation par épingle - Insigne collection Stéphane Neirynck.
2 - Insigne métallique d'une escadrilles héritière des traditions de la BR 127 en toute vraisemblance dans les années 30 - Insigne collection Patrice Gout.
3 - Insigne de la 1ère escadrille du GB I/23 - Insigne valable de 1936 à 1940 - Photo Evay France.
4 - Insigne métallique de la 1ère escadrille du GB I/23 - Fabrication Augis en aluminium peint de 1941-1942 - Insigne collection Patrice Gout.
5 - Insigne réalisé à l'occasion de la dissolution de l'EB 3/94 "Arbois", le 1er octobre 1983 - Insigne collection Patrice Gout.
6 - Insigne métallique de la 1ère escadrille de l'escadron de Chasse et d'Expérimentation 5/330 "Côte d'argent" - Fabrication Arthus-Bertrand - Il a été homologué à la section symbolique et traditions de l'armée de l'air du château de Vincennes sous le n° A 1421 - Insigne collection Patrice Gout que je remercie pour son aide.
7 - Insigne métallique de la 1ère escadrille de l'escadron de Chasse et d'Expérimentation 5/330 "Côte d'argent" - Fabrication Weyersberg Kirschbaum & Cie (WKC) - Insigne collection Patrice Gout que je remercie pour son aide.

Cliquez sur l'image pour l'agrandir Insignes métalliques des unités
héritières de ses traditions

Insigne métallique de la 1ère escadrille de l'escadron de Chasse et d'Expérimentation 5/330 "Côte d'argent" stationné sur la BA 118 de Mont-de-Marsan - Fabrication Weyersberg Kirschbaum & Cie (WKC) - Insigne collection Patrice Gout que je remercie pour son aide.

Fanions des unités
héritières de ses traditions

Fanion de l'EB 3/94 "Arbois" en vigueur du 1er février 1965 au 1er octobre 1983 - Photo extraite du dossier Pdf du site ANFAS consacré à l'EB 3/94 "Arbois" - Sera remplacée quand je pourrais faire une photo du vrai fanion.

Fanion de la 1ère escadrille de l'ECE 01.030 "Côte d'Argent" - Cette unité est devenue détentrice des traditions de l'escadrille BR 127 de la Grande Guerre, le 4 mars 2016 - Elle est stationnée sur la base aérienne 118 de Mont-de-Marsan - Photos droits réservés.

Fanion de l'escadron de chasse et d'expérimentation 01.030 "Côte d'Argent" stationné sur la base aérienne 118 de Mont-de-Marsan - Cette unité détient les traditions des escadrilles BR 127 et BR 128 de la Grande Guerre qui sont respectivement ses 1ère et 2ème escadrilles - Photo droits réservés.

 

 

 

Appellations successives

Périodes de stationnements

Carte des différents stationnements

 

Commandants

 

Rattachements

 

Avions utilisés

 

Relevés quantitatifs et
numéros avions

 

Décorations

 

Citations

Comprise dans la citation collective ci-après, l'escadre de bombardement de jour comprenant le GB 5 (escadrilles BR 117, BR 120, BR 127), le GB 6 (BR 66, BR 108, BR 111) et le GB 9 (BR 29, BR 123, BR 129) : "Entraînée par l'exemple magnifique de son commandant, le chef d'escadron Vuillemin, et de ses chefs de groupe, les capitaines Petit, de la Morlas, de la Vergne, constitue par son entrain et son audace une unité d'aviation redoutable. A maintes fois fait sentir à l'ennemi la valeur de son esprit offensif en le mitraillant et le bombardant près du sol. Du 27 mars au 27 mai, est intervenue dans la bataille de Picardie, lancant 132 tonnes de projectiles. Du 29 mai au 9 juin, a participé aux opérations entre Aisne et Marne, lançant plus de 191 tonnes de projectiles. S'est distingué particulièrement le 4 juin en arrêtant dans son germe une attaque allemande, par le bombardement en masse des troupes ennemies rassemblées en vue de l'action dans le ravin de la Savière. depuis le 15 juillet, a contribué pussamment à rendre très difficile à l'ennemi le passage de la Marne, lui coupant les passerelles par ses bombes; a vigoureusement poursuivi les troupes allemandes dans leur repli, lançant 147 tonnes de projectiles. Au cours de ces diverses opérations, a abattu 43 avions ennemis qui cherchaient à lui barrer la route de ses objectifs." (ordre du 19 septembre 1918)

 

Citations individuelles

* Citation à l'ordre de l'armée de l'Adj Auguste Burelle du 2ème régiment de génie, pilote à l'escadrille BR 127, en date du : "Excellent pilote, d'un sang-froid et d'un courage au-dessus de tout éloge, toujours prêt à accomplir les missions les plus périlleuses. Très grièvement blessé, le 3 juin 1918, au cours d'un engagement contre dix-huit avions ennemis, est venu spontanément prendre, dans le peloton, la place d'un avion abattu. Ayant son mitrailleur hors de combat, a contiuné la lutte, est revenu ensuite jusqu'au terrain, donnant à tous le plus bel exemple d'énergie et de bravoure. Deux citations."

* Citation à l'ordre de l'armée de l'Adj Marcel Pérot du 167ème régiment d'infanterie, pilote à l'escadrille BR 127, en date du XXX : "Pilote remarquable par son habileté et son courage. A pris part à trente-six bombardements de jour, dont plusieurs à grande distance. Le 3 juin 1918, blessé très grièvement à la tête et au bras au cours d'un combat contre seize avions ennemis, et poursuivi par l'ennemi, a fait des prodiges d'audace et d'adresse, montrant un sang-froid et une bravoure au-dessus de tout éloge. Une citation."

 

 

 

 

Les personnels

Recensement en cours - liste à venir

 

Morts : en rouge / Blessés et indemnes : en jaune


 

Cne Paul (dit Pol) Lucien Moulinès - Né le 17 janvier 1891 à Castres (Tarn) - Fils de Victor Alexis Etienne Moulinès et de Louise Marguerite Brocas - Domiciliés à Lézat (Ariège) - Profession avant service militaire Etudiant - Classe 1911 - Recrutement de Foix (Ariège) sous le matricule n° 116 - Service militaire au 18ème régiment d'artillerie, le 1er octobre 1912 - Nommé Brigadier, le 12 février 1913 - Elève officier de réserve à la suite du concours de 1913 - A suivi le cours spécial du 1er octobre 1913 au 31 mars 1914 - Nommé Sous-lieutenant de réserve, le 1er avril 1914 - Profession avant guerre Ingénieur mécanicien - Mobilisé au 3ème régiment d'artillerie de campagne, le 2 août 1914 - Passé à l'aéronautique militaire comme observateur, le 26 novembre 1914 - Observateur de l'escadrille C 11 du 10 janvier 1915 au 1er novembre 1917 - Citation à l'ordre de l'armée en juin 1915 - Citation à l'ordre de la division aérienne en juillet 1915 - Citation à l'ordre du corps d'armée en janvier 1916 - Chevalier de la Légion d'Honneur et citation à l'ordre de l'armée, le 13 avril 1916 - Nommé Lieutenant de réserve, le 6 mai 1916 - Citation à l'ordre de l'armée en août 1916 - Elève pilote breveté à l'escadrille C 11 - Brevet n° 5083 obtenu à l'escadrille C 11, le 24 décembre 1916 - Citation à l'ordre du corps d'armée en avril 1917 - Citation à l'ordre de la brigade aérienne en mai 1917 - Citation à l'ordre de l'armée en juin 1917 - Commandant de l'escadrille C 11 du 16 octobre au 1er novembre 1917 - Affecté à l'état-major du GB 5 (escadre n° 1) du 1er novembre 1917 au 26 mars 1918 - Nommé Capitaine de réserve, à titre temporaire, le 23 mars 1918 - Blessé par balle au combat, à bord du Breguet 14 B2 n° 1524, alors qu'il était en équipage avec le Slt Jean Lecreux de la BR 127, le 26 mars 1918 - Décédé des suites de ses blessures - A été inhumé au cimetière divisionnaire de Sault-St-Rémy - Pol Moulinés repose désormais dans la nécropole nationale de Rethel (Ardennes) - Sources : Fiche matricule du département de l'Ariège - LO - CCC escadrille C 11 - CCC escadrille BR 127 - JORF - MpF - Dernière mise à jour : 17 janvier 2018.

* Chevalier de la Légion d'Honneur et citation à l'ordre de l'armée, en date du 13 avril 1916 : "Officier observateur d'un rare mérite qui, au cours des nombreuses reconnaissances auxquelles il a pris part, a montré un coup d'oeil et d'une sûreté d'appréciation remarquables unis à une énergie et un sang-froid admirés de tous. A livré, au cours des batailles de février-mars 1916, plus de 30 combats afin de pouvoir remplir les missions qui lui étaient confiées et a eu son appareil fréquemment atteint par des éclats d'obus et des balles de mitrailleuses. Le 24 février 1916, après s'être battu, seul, contre 3 avions ennemis, a réussi, malgré l'arrêt de son moteur, à prendre et à rapporter des photographies importantes demandées par le commandement."

* Citation à l'ordre de l'armée du Ltt Paul Moulines du 3ème régiment d'artillerie, pilote à l'escadrille C 11, en date de juin 1917: "Excellent pilote, toujours prêt à accomplir les missions les plus délicates. Son escadrille étant au repos s'est offert pour exécuter ses reconnaissances de destruction au profit d'une unité voisine. A survolé les lignes à faible altitude plusieurs fois par jour pendant la préparation de l'attaque du 16 avril 1917, a rapporté chaque fois des renseignements extrêmement précis. Au cours de l'une de ces missions, a fait tête à plusieurs avions ennemis et a dû atterrir, l'avion ayant été gravement atteint par les balles."

Asp Adrien Marie Robert Hellouin de Cénival - Né le 2 juin 1892 à Fleuré (Orne) - Fils de Louis Hellouin de Cénival et de Marie Bois Bérangère - Profession avant guerre Etudiant en droit - Classe 1912 - Recrutement d'Argentan (Orne) sous le matricule n° 300 - Mobilisé au 14ème régiment de Hussards, le 4 septembre 1914 - Nommé Brigadier, le 13 juillet 1915 - Nommé Maréchal des Logis, le 25 janvier 1916 - Nommé Aspirant, le 1er août 1916 - Passé à l'aéronautique militaire comme observateur, le 5 juin 1917 - Stage au GDE du 5 juin au 5 juillet 1917 - Observateur de l'escadrille PS 127 / BR 127 du 5 juillet 1917 au 28 mars 1918 - Stage de tir à l'école de tir aérien de Cazaux du 20 juillet au 6 août 1917 - Citation n° 226 à l'ordre du GB 5, en date du 14 février 1918 - Le Breguet 14 B2, qu'il occupait avec l'Adj Georges Audinot (pilote), a été abattu au cours d'un combat aérien contre plusieurs adversaires, lors d'une mission de bombardement entre Nesle et Ham (Somme), le 28 mars 1918 - Grièvement blessé dans le crash de l'avion d'une grave fracture du fémur et fait prisonnier dans les environs de Nesles, le même jour - Interné à Puchheim / Karlsruhe (Allemagne) - Nommé Sous-lieutenant, à titre temporaire, le 1er mai 1918 - Citation n° 3 à l'ordre de la Division Aérienne, en date du 31 juillet 1918 - Rapatrié d'Allemagne, le 13 décembre 1918 - Citation à l'ordre de l'armée, en date du 11 avril 1919 - Affecté au 1er régiment de Hussards, le 20 novembre 1919 - Rayé des cadres pour raisons de santé, le 16 juin 1920 - Proposé pour une pension d'invalidité par la 4ème commision de réforme pour reliquat de fracture du fémur au 1/3 inférieur avec raccourcissement de 5 cm et légère limitation de l'élévation du membre supérieur - Pension de 1500 fr accordé, le 10 octobre 1928 - Marié avec Ariane de Peyerimhoff de Fontenelle, le 25 mai 1925 - Décédé, le 14 juillet 1954 - Photo Georges Marc transmise par Monique Gallais que je remercie pour leur aide - Sources : Pam - JORF - Fiche matricule département de l'Orne - Dernière mise à jour : 14 juin 2016.

* Citation n° 3 à l'ordre de la Division Aérienne, en date du 31 juillet 1918 : "Observateur remarquable, ayant la plus haute conception du devoir toujours volontaires pour les missions les plus délicates. 27 bombardements. Disparu au cours d'une mission à très basse altitude, le 28 mars 1918. Très grièvement blessé."

* Citation à l'ordre de l'armée du Slt Adrien Hellouin de Cénival, au 14ème régiment de Hussards, observateur en avion à l'escadrille BR 127, en date du 11 avril 1919 : "Officier d'élite. A été pour son escadrille un magnifique exemple de bravoure et d'enthousiasme, ne manquant jamais une expédition. A voulu, le 28 mars 1918, malgré les conditions atmosphériques les plus défavorables, faire une reconnaissance au profit du commandement; est allé à 25 kilomètres dans les lignes, à 500 mètres d'altitude. Attaqué par plusieurs avions, son pilote tué, est tombé, ses commandes étant coupées dans les lignes ennemies. Très grièvement blessé. Une citation."

 

Photo de l'Adj Philippe Gohin

Adj Philippe Charles Eugène Gohin - Né le 1er mai 1889 à St-Amand-sur-Cher (Cher) - Fils d'Henri Arthur Gohin et de Henriette Marie Marthe Michelez - Domiciliés au Château de la Ronde à Le Chatelet (Cher) - Profession avant guerre Architecte - Classe 1909 - Recrutement de Bourges, sous le n° matricule 1726 - Service militaire au 1er régiment d'artillerie de campagne, à compter du 10 octobre 1911 - Nommé Brigadier, le 15 février 1911 - Nommé Maréchal des Logis, le 16 octobre 1912 - Fin du service, le 25 septembre 1913 - Mobilisé au 1er régiment d'artillerie de campagne, le 3 août 1914 - Blessé par balle à la cuisse gauche et dans la région lombaire, le 12 août 1914 - Citation n° 274 à l'ordre de la division en date du 12 octobre 1915 - Passé à l'aéronautique militaire comme élève pilote, le 28 janvier 1916 - Brevet de pilote militaire n° 3871 obtenu à l'école militaire d'aviation d'Avord, le 6 juillet 1916 - Stage de perfectionnement à l'école militaire d'aviation de Châteauroux, jusqu'au 1er octobre 1916 - Pilote de l'escadrille PS 127 / SOP 127 - BR 127 du 13 avril 1917 au 21 juillet 1919 - Convoyage d'un avion depuis Chartres du 20 au 22 avril 1917 - Blessé par éclat d'obus au cuir chevelu dans la region frontale, le 11 octobre 1917 - Hospitalisé à Noyon - Convalescence et permission jusqu'au 29 novembre 1917 - En subsistance à la RGAé 3 du 14 au 15 décembre 1917 - En mission du 20 décembre 1917 au 8 janvier 1918 - Nommé Adjudant, le 25 avril 1918 - Nommé Sous-lieutenant de réserve, à titre temporaire, le 5 août 1918 - Nommé Sous-lieutenant de réserve, à titre définitif, le 5 mars 1919 - Chevalier de la Légion d'Honneur, le 6 juillet 1919 - Démobilisé, le 1er août 1919 - Affecté au 1er régiment de bombardement, dans la réserve, le 6 juillet 1920 - Affecté au 11ème régiment d'aviation, dans la réserve, le 1er août 1920 - Nommé Lieutenant à titre définitif, le 9 août 1921 - Une période à Avord, du 18 avril au 2 mai 1929 - Une période obligatoire au 11ème régiment d'aviation du 6 au 26 juin 1932 - Affecté au bataillon de l'air n° 118, le 22 mai 1939 - Mis à la disposition du commandant de l'Air en Indochine, le 1er juin 1939 - Mobilisé à la base aérienne d'Orly, le 30 septembre 1939 - Affecté comme attaché aux forces aériennes de la 3ème division d'infanterie coloniale à la même date - Affecté à la compagnie de phare 8/112, le 24 octobre 1939 - Démobilisé sur la BA 115 de Toulouse-Blagnac, le 18 août 1940 - Officier de la Légion d'Honneur, le 2 septembre 1941 - Décédé, le 22 décembre 1949.

* Citation n° 274 à l'ordre de la division, en date du 12 octobre 1915 : "... depuis le début de la guerre. Brave, dévoué agent de liaison, a porté des ordres dans des circonstances des plus périlleuses avec calme et sang-froid. Observateur aux tranchées de première ligne notamment en juillet et août 1915. A rendu les services les plus sérieux sous le feu de l'ennemi."

* Citation n° 96 à l'ordre de l'armée, en date du 19 octobre 1917 : "Excellent pilote, très calme, plein de courage et d'adresse, a exécuté de nombreux bombardement de jour. Le 11 octobre 1917, soumis à un tir d'artillerie très précis, blessé sérieusement à la tête, n'en a pas moins rempli sa mission et a ramené son avion au terrain faisant preuve dans la circonstance des plus belles qualités de sang-froid et d'énergie."

* Citation n° 8445 à l'ordre de l'armée, en date du 13 juillet 1918 : "Adjudant pilote de 1er ordre, calme, adroit ayant à maintes reprises fait preuve de sang-froid et de bravoure. Subissant l'attaque de plusieurs avions ennemis, ne s'est pas laissé détourner de sa mission, descendant l'un de ses adversaires. Deux blessures de guerre."

* Citation n° 50 à l'ordre de l'escadre de bombardement 12, en date du 14 septembre 1918.

* Chevalier de la Légion d'Honneur en date du 1er juillet 1919 : "Officier pilote d'un grand esprit de devoir et d'une rare énergie qui n'a cessé de donner les plus belles preuves de dévouement et de bravoure. A exécuté de nombreuses missions de bombardement de jour et de nuit et de mitraillage du champ de bataille, lançant plus de 10 tonnes de projectiles sur l'ennemi. S'est particulièrement distingué au cours des dernières offensives de 1918 dans le bombardement à basse altitude soutenant parfois de très durs combats contre les avions ennemis, notamment le 31 août.

* Croix de Guerre 1939-1940 avec étoile d'argent et palmes au Cne Philippe Gohin, aviateur de réserve, en date du 23 janvier 1940 : "Brillant officier ayant un haut sentiment du devoir et un grand sang-froid. En inspection des postes de guet dans la nuit du 4 au 5 décembre 1939, a donné un magnifique exemple de courage et de décision. Prenant le commandement d'une patrouille à la place du lieutenant blessé grièvement, a ramené au PC cet officier et la patrouille combattant personnellement à la grenade."

 

Photo du Ltt Georges Mativon

Ltt Georges Marie Bernard Mativon - Né le 16 mai 1893 à Cérilly (Allier) - Fils de François Fernand Mativon et d'Elisabeth Gilbert Hélène Dumas Primbault - Domiciliés à Verneuil (Cher) en 1911 - Classe 1913 - Recrutement de Bourges (Cher) sous le matricule n° 1043 - Classe 177ème sur 290 au concours d'entrée de l'école militaire spéciale de St-Cyr de 1911 - Engagé volontaire pour quatre ans au titre du 12ème régiment de Hussards pour effectuer d'abord une année de service militaire, le 9 octobre 1911 - Nommé Brigadier, le 10 février 1912 - Elève de la promotion "Des Marie Louise" de l'école militaire spéciale de St-Cyr du 1er octobre 1912 à 1913 - Nommé Aspirant, le 1er octobre 1912 - A la suite de l'examen final, est classé 72ème sur 275 en décembre 1913 - Nommé Sous-lieutenant, le 23 décembre 1913 - Affecté au 7ème régiment de Hussards, le 1er janvier 1913 - Nommé Lieutenant, à titre temporaire, le 30 septembre 1914 - Victoime d'une fracture et d'une entorse du pied gauche en janvier 1915 - Nommé Lieutenant, à titre définitif, le 1er octobre 1915 - Citation à l'ordre du 7ème régiment de Hussards, en date du 13 octobre 1915 - Passé à l'aéronautique militaire comme observateur, le 15 décembre 1917 - Affecté à l'aéronautique militaire de la 8ème armée, le 29 janvier 1918 - Effectue un stage de tir à l'école de tir aérien de Cazaux - Observateur de l'escadrille AR 256 du 29 janvier au 15 avril 1918 - Observateur de l'escadrille BR 127 du 15 au 21 avril 1918 - Tué au cours d'un combat aérien, bord d'un Breguet 14 B2, au cours d'une mission de bombardement de Saint-Quentin, le 21 avril 1918 - Leur avion s'est écrasé entre les villages de Séraucourt-le-Grand et Jussy (Aisne) - Il faisait équipage avec le Ltt Bertrand Abadie qui a également perdu la vie dans ce combat - Chevalier de la légion d'Honneur, Croix de guerre et citation à l'ordre de l'armée, à titre posthume, en date du 31 mars 1920 - Sources : Fiche matricule du département du Cher - CCC de l'escadrille BR 127 - MpF (2 fiches) - JORF - Dernière mise à jour : 1er septembre 2018.

* Citation à l'ordre du 7ème régiment de Hussards, en date du 13 octobre 1915 : "Lancé avec ses camarades sur un bois fortement occupé et défendu, a conduit sa reconnaissance avec assez de vigueur, pour étant arrivé à quelques mètres de l'ennemi, avoir envoyé au colonel les renseignements les plus précieux."

* Chevalier de la légion d'Honneur, Croix de guerre et citation à l'ordre de l'armée, à titre posthume, du Ltt Georges Marie Bernard Mativon, observateur à l'escadrille BR 127, en date du 31 mars 1920 : "Vaillant officier, tombé glorieusement au cours d'un bombardement aérien, le 21 avril 1918. Une citation antérieure."

 

Photo du Sgt Joseph Thermoz

Sgt Joseph Henri Thermoz - Né le 31 mars 1896 à Cessieu (Isère) - Avant guerre Employé de banque - Engagé à la 16ème section d'infirmiers militaires, le 27 décembre 1915 - Affecté à la 3ème section d'infirmiers militaires - Affecté au 107ème régiment d'infanterie - Passé à l'aviation comme élève pilote, le 19 avril 1917 - Ecole de Dijon (formation théorique et brevet de pilote militaire) - Brevet de pilote militaire n° 7144 en date du 24 juin 1917 - Ecole d'Avord (Stage de transformation) - Ecole d'Istres-Miramas (stage de perfectionnement) - Ecole d'application du bombardement (CIAB) de Perthes du 14 mai au 5 juin 1918 - Pilote de l'escadrille BR 127 du 5 juin 1918 au 16 janvier 1919 - Nommé sergent le 13 octobre 1918 - Parti en mission à Germersheim, le 14 janvier 1919 - Tué au cours d'un accident d'avion à Jockrin, le 16 janvier 1919.

Adj Georges Camille Audinot - Né le 19 octobre 1893 à Marey (Vosges) - Classe 1913 - Fils d'Albert Audinot et de Régine Marie XXX - Recrutement de Neufchâteau sous le n° matricule 182 - Profession avant engagement Clerc d'avoué - Engagé volontaire pour trois ans au 3ème régiment de cuirassiers, le 25 juin 1912 - Affecté au 4ème escadron du régiment - Nommé Brigadier, le 12 février 1913 - Nommé Maréchal des Logis, le 25 mars 1914 - Lors du déclenchement des hostilités avec l'Allemagne, il appartient toujours au 3ème régiment de Cuirassiers -  Affecté au 11ème escadron du 3ème régiment de cuirassiers, le 30 avril 1915 - Détaché au 1er groupe d'aviation de Dijon, 30 décembre 1915 - Dirigé sur l'école d'aviation militaire d'Avord, le 30 janvier 1916 - Brevet de pilote militaire n° 3641 obtenu à l'école militaire d'aviation d'Avord, le 4 juin 1916 - Stage de perfectionnement à l'école militaire d'aviation de Châteauroux du 23 juillet au 9 août 1916 - Détaché au GDE du 9 août au 16 octobre 1916 - Détaché à l'école Avord du 16 octobre 1916 au 17 février 1917 - C'est sur ce terrain qu'ont été formé les équipages des escadrilles équipées d'avions Paul Schmitt PS 6 et PS 7 - Détaché au centre d'aviation de Villacoublay du 17 au 23 février 1917 - Détaché à l'écvole d'aviation de Chartres du 23 février au 13 avril 1917 - Pilote de l'escadrille PS 127 / BR 127 du 13 avril 1917 au 28 mars 1918 - Croix de Guerre et citation n° 103 à l'ordre de l'aéronautique, en date du 9 novembre 1917 - Stage Breguet 14 B2 au GDE du 21 octobre au 13 novembre 1917 - Tué au cours d'un combat aérien contre plusieurs adversaires, au cours d'une mission de bombardement entre Nesle et Ham (Somme), le 28 mars 1918 - Il faisait équipage avec l'Asp Adrien Hellouin de Cénival, qui a été fait prisonnier après que l'avion se soit écrasé et qu'il ait été grièvement blessé - Nommé Adjudant à titre posthume, le 31 mars 1918 - Ciitation à l'ordre de l'armée, à titre posthume, le 26 août 1918 - Photo Georges Marc transmise par Monique Gallais que je remercie pour leur aide - Sources : Pam - CCC PS 127 / BR 127 - JORF - MpF - Dernière mise à jour : 02/01/2015.

* Croix de Guerre et citation n° 103 à l'ordre de l'aéronautique, en date du 9 novembre 1917 : "Excellent pilote, a pris part à de nombreuses expéditions de bombardements de jour au cours desquelles il a fait preuve de belles qualités d'adresse et de sang-froid. Le 16 octobre 1917, a contribué par la précision de son tir au cours d'une opération sur un objectif important."

* Citation à l'ordre de l'armée à titre posthume de l'Adj Georges Audinot, du 3ème régiment de cuirassiers, affecté à l'escadrille BR 127 en date du 26 août 1918 : "Pilote de tout premier ordre, a toujours été un modèle pour son escadrille. Tué au cours d'une expédition à basse altitude."

Ltt Marcel François Marie Blanchard - Né le 19 août 1890 à Paris (75) - Fils de Louis Joseph Blanchard et d'Aline Berthe Mauvier - Domicilié au 11, rue de Liège à Paris 9ème (75) - Classe 1910 - Recrutement du 3ème bureau de la Seine sous le matricule n° XXX - Engagé au 23ème régiment de Dragons caserné à Vincennes, à compter du 17 novembre 1909 - Citation à l'ordre du régiment, en novembre 1915 - Passé à l'aéronautique militaire comme élève pilote, à compter du 31 décembre 1915 - Citation à l'ordre de l'armée, en date de janvier 1916 - Brevet de pilote militaire n° 3102 obtenu à l'école d'aviation militaire d'Avord, le 30 mars 1916 - Citation à l'ordre de l'armée, en date d'avril 1916 - Stage de perfectionnement à l'école d'aviation militaire de Châteauroux, jusqu'au 25 juin 1916 - Pilote de l'escadrille C 11 du 11 juillet 1916 au 27 avril 1918 - En mission spéciale de 9h à 20h, le 20 juillet 1916 - Citation à l'ordre du corps d'armée, en date du 12 septembre 1916 - Nommé Sous-lieutenant à titre définitif, le 2 novembre 1916 - Une victoire homologuée contre un avion, le 16 novembre 1916 - En stage Sopwith 1A2 au GDE du 28 novembre au 21 décembre 1916 - A Malzéville du 6 au 11 février 1917 - Chevalier de la Légion d'Honneur et citation à l'ordre de l'armée, en date du 31 mars 1917 - Citation à l'ordre de l'armée, en date du 19 avril 1917 - En mission à Pont-St-Vincent du 21 au 24 avril 1917 - Grièvement blessé au combat, au cours d'une mission, le 4 mai 1917 - Nommé Lieutenant à titre définitif, le 7 juillet 1917 - Une victoire aérienne contre un avion, le 29 octobre 1917 - Il faisait équipage avec le Ltt Pierre Cardeilhac (obs) et le Sgt François Borel (mitrailleur) - Citation à l'ordre de l'armée, en date du 14 novembre 1917 - En stage à Sommesous du 16 janvier au 11 février 1918 - Commandant de l'escadrille BR 127 du 28 avril au 3 octobre 1918 - Citation à l'ordre de l'armée, en date du 14 juin 1918 - Hospitalisé du 12 au 14 août 1918 - En convalescence à compter du 15 août 1918 - Affecté au 1er régiment de bombardement - Affecté au service des entrepôts et du ravitaillement de l'aviation (SERA), le 10 janvier 1920 - Désigné pour suivre un cours d'instruction de six mois à l'école d'application de cavalerie de saumur, à compter du 12 avril 1920 - Affecté au 5ème régiment de chasseurs - Nommé Capitaine et affecté au 31ème régiment de Dragons, le 25 septembre 1927 - Affecté à l'école d'application de la cavalerie de Saumur - Officier de la Légion d'Honneur, en date du 8 mars 1934 - Fait fonction de Major au 7ème régiment de chasseurs - Nommé Chef d'escadrons, le 25 mars 1939 - Photo Marcel Blanchard datant de la période BR 11 et transmise par Jacques Dominique Blanchard, son petit-fils, que je remercie pour son aide - Sources : Pam - LO non communicable - JORF - CCC escadrille C 11 / BR 11 - Liste des brevets militaires - Dernière mise à jour : 25 juillet 2018.

* Citation à l'ordre de l'armée du Slt Marcel Blanchard, pilote de l'escadrille C 11, en date du 30 décembre 1916 : "Le 14 octobre 1916, a survolé les lignes ennemies pendant plus d'une heure et demie, à une altitude inférieure à 300 mètres, en dépit du tir formidable de l'artillerie et des mitrailleuses, permettant à son observateur de signaler l'avance de notre infanterie et la préparation des contre-attaques ennemies. Le 16 novembre 1916, de concert avec un autre appareil français, a soutenu un combat aérien qui s'est terminé par la chute de l'avion ennemi."

* Citation à l'ordre de l'armée du Slt Marcel François Marie Blanchard, au 6ème régiment de Dragons, pilote à l'escadrille C 11, en date du 19 avril 1917 : "Le 22 mars 1917, voyant un de ses camarades attaqué patr trois avions de chasse ennemis, à plusieurs kilomètres dans les lignes allemandes, s'est porté résolument à son secours, obligeant l'un des avions à atterrir brusquement, les deux autres à prendre la fuite."

* Chevalier de la Légion d'Honneur et citation à l'ordre de l'armée, en date du 31 mars 1917 : "Officier d'élite, pilote habile et courageux, toujours prêt à accomplir les missions les plus périlleuses. A été grièvement blessé, le 4 mai 1917, au cours d'une expédition qu'il avait entreprise à plusieurs kilomètres au delà des lignes ennemies dans des conditions atmosphériques très défavorables. A donné à tous lae plus bel exemple d'énergie et de bravoure. Quatre fois cité à l'ordre."

* Citation à l'ordre de l'armée du Ltt Marcel Blanchard, au 6ème régiment de dragons, pilote à l'escadrille C 11 - Ltt Pierre Cardeilhac, au 1er régiment léger, observateur à l'escadrille C 11 - Sgt François Borel du 1er régiment du Génie, mitrailleur à l'escadrille C 11, en date du 14 novembre 1917 : "Le 29 octobre 1917, leur mission terminée, et sur le point de quitter les lignes, sont allés spontanément s'interposer entre un avion français et quatre avions de chasse ennemis qui l'attaquaient. Au cours du combat, ont eu un moteur hors de service, ont abattu un avion en flammes et contraint les trois autres à abandonner la lutte."

* Citation à l'ordre de l'armée du Ltt Marcel François Blanchard, du 23ème régiment de Dragons, détaché à l'escadrille C 11, en date du 14 juin 1918 : "Officier pilote de tout premier ordre, s'est toujours montré d'une superbe audace dans les reconnaissances d'infanterie et les missions les plus hardies. A accompli des missions d'infanterie et de photographie à basse altitude, soutenant quatre combats contre des patrouilles de chasse ennemies, mettant l'adversaire en fuite et rentrant chaque fois avec de nombreuses balles dans son appareil ou son avion criblé d'éclats d'obus. Plus de quatre cents heures de vol sur l'ennemi."

Adj Léon Dupriez - Né à Hergnies (Nord), le 24 février 1879 - Fils d'Abel Dupriez (cultivateur) et de Maria Druart (ménagère) - Domiciliés à Wiers (Belgique) - Classe 1899 - Recrutement de Valenciennes (Nord) sous le matricule n° (1097 ou 1471) - Appelé pour le service militaire au 110ème régiment d'infanterie, le 10 novembre 1900 - Nommé Caporal, le 27 juillet 1901 - Nommé Sergent, le 27 septembre 1902 - Fin de service militaire et passage dans la disponibilité, le 19 septembre 1903 - Affecté, dans la réserve, au 127ème régiment d'infanterie - A accompli une période d'exercice au 127ème régiment d'infanterie au 1er au 28 mars 1906 - Rappelé à l'activité par la mobilisation générale au titre du 2ème régiment territorial d'infanterie, le 3 août 1914 - Dirigé sur la place fortifié de Maubeuge, le 4 août 1914 - Blessé par balles au poignet droit et à la cuisse gauche à Beaufort (Nord), le 26 août 1914 - Fait prisonnier à Maubeuge, le 7 septembre 1914 - Evadé de l'hôpital Delattre de la Ferrière-la-Grande (Nord), le 24 septembre 1914 - Retour au 2ème régiment territorial d'infanterie, le 8 juin 1915 - Passé à l'aéronautique militaire comme mitrailleur, le 3 août 1916 - Stage de tir à l'école de tir aérien de Cazaux, le 3 août 1916 - Bombardier / mitrailleur de l'escadrille PS 127 / BR 127 du 14 avril 1917 au 7 juin 1918 - Affecté au service du Ltt René Charles Alexis Le Forestier - Convoyage d'un avion depuis le RGA du 20 au 22 avril 1917 - Convoyage d'un avion depuis la RGA du 5 au 10 mai 1917 - Citation n° 88 à l'ordre de la 1ère armée, en date du 1er juin 1917 - Le 11 octobre 1917, à 4600 mètres d'altitude, au retour d'une mission de bombardement sur les dépôts et la gare du Catelet (Aisne), réunissant sept Paul Schmitt de la PS 127 qui larguent 660 kg de bombes, le MdL Philippe Gohin, pilote, a été blessé par un éclat d'obus de DCA au cuir chevelu au niveau du front - Il s'est d'abord évanoui, l'avion a chuté de 500 mètres - C'est le mitrailleur, l'Adj Léon Dupriez qui a repris les commandes jusqu'aà ce qu'il revienne à lui - Hospitalisé à Noyon (Oise), il a repris sa place après convalescence, le 29 novembre 1917 - Dupriez a été victime d'une forte gelure du menton pendant qu'il secondait le pilote et épongeait le sang qui coulait - En stage à l'école de tir aérien de Cazaux du 17 décembre 1917 au 8 janvier 1918 - Nommé Adjudant, le 25 mai 1918 - Le 3 juin 1918, grièvement blessé au ventre par plusieurs balles pendant un combat aérien au cours d'une mission de bombardement sur Ouchy-le-Château et Chouy (Aisne)- La formation a été attaquée dès l'entrée des lignes par trois fortes patrouilles de monoplaces allemands comprenant chacune 15 à 20 avions - Médaille Militaire et citation à l'ordre de l'armée, en date du 4 juin 1918 - Dupriez est décédé des suites de ses blessures à l'ambulance 14/13 de Meaux (Seine-et-Marne), le 7 juin 1918 - Le MdL Louis Choquet, le pilote qui faisait équipage avec lui, n'a pas été blessé - Sources : Registre des naissances de la commune de Hergnies (Nord) - Pam - CCC de l'escadrille PS 127 / BR 127 - Fiche matricule du département du Nord - MpF - Bailey / Cony - JORF - Dernière mise à jour : 8 décembre 2018.

* Citation n° 88 à l'ordre de la 1ère armée du Sgt Léon Dupriez, mitrailleur au 3ème groupe de bombardement, en date du 1er juin 1917 : "Alors qu'il appartenait au 2ème territorial, quoique très faible, réussit, le 26 septembre 1914, à s'évader de l'hôpital de Ferrière-la-Grande où il était en traitement. Se réfugia en Belgique, malgré de grandes difficultés et sans papier, pût franchir la frontière hollandaise. De là, il s'embarqua pour l'Angleterre et rentra en France, le 8 juin 1915, rejoindre sa place au combat."

* Médaille Militaire et citation à l'ordre de l'armée de l'Adj Léon Dupriez au 127ème régiment d'infanterie, mitrailleur à l'escadrille BR 127, en date du 4 juin 1918 : "Mitrailleur bombardier de premier ordre, d'une bravoure au-dessus de tout éloge, toujours prêt à accomplir les missions les plus périlleuses. A pris part à trente-deux bombardements de jour dont plusieurs à grande distance. Au cours d'un combat contre dix-huit avions ennemis, a été grièvement blessé. Continuant la lutte malgré sa blessure, n'a quitté le peloton qu'après être rentré dans nos lignes. Une blessure antérieure. Une citation."

 

Photo du Cal Charles Guillain

Cal Charles Julien Guillain - Né le 26 mai 1886 à Mourmelon-le-Grand (Marne) - Fils de René Guillain et de Constance Amélie Leblanc - Classe 1906 - Recrutement de Châlons-sur-Marne (Marne) sous le matricule n° 299 - Engagé volontaire pour cinq ans au titre du 132ème régiment d'infanterie, le 7 août 1907 - Victime d'une entorse tibio-Tarsienne du pied droit en effectuant le mouvement "Franchir la barre" au cours d'une séance de Gymnastique, le 21 mars 1911 - Fin d'engagement et retour à la vie civile, le 7 août 1912 - Profession avant guerre Patissier - Domicilié au 43, rue Victor Hugo à Pont-à-Mousson (Meurthe-et-Moselle), à compter du 27 novembre 1912 - Domicilié au 47, Faubourg de Pierre à Mézières (Ardennes), à compter du 14 mai 1914 - Rappelé à l'activité par la mobilisation générale, le 2 août 1914 - Affecté au 294ème régiment d'infanterie - Blessé au pied gauche par éclat d'obus, le 26 août 1914 - Blessé par balle à l'avant bras gauche, le 21 novembre 1914 - Affecté au 94ème régiment d'infanterie - Croix de guerre avec étoile d'argent et citation à l'ordre de la Division, en date du 15 juillet 1915 - Maintenu "service armé" mais déclaré inapte à l'infanterie pour plus de 6 mois pour gêne de la marche suite à une ancienne arthrite traumatique purulente du genou droit par la commission de réforme du camp de Coetquidan, le 19 juillet 1916 - Passé à l'aéronautique militaire comme mitrailleur, le 2 septembre 1916 - Breveté mitrailleur à l'école de tir aérien de Cazaux, le 29 septembre 1916 - Affecté à l'école d'aviation militaire d'Ambérieu du XXX au 5 janvier 1917 - Affecté au Groupe 199, le 29 avril 1917 - Affecté au groupe d'aviation de renfort du GAN, le 20 mai 1917 - Affecté à l'escadrille VC 113 (opérations spéciales) du 29 juin au 16 août 1917 - Mitrailleur de l'escadrille PS 127 / BR 127 du 16 août 1917 au 3 juin 1918 - Nommé Caporal, le 11 avril 1918 - Tué au cours d'une mission dans la région d'Oulchy-le-Château (Aisne), le 3 juin 1918 - Il faisait équipage avec le Slt Jacques Xambo (pilote) qui a également perdu la vie - Médaille Militaire et citation à l'ordre de l'armée, à titre posthume, en date du 26 novembre 1919 - Charles Guillian repose dans le cimetière communal de Villeneuve-sur-Fère (Aisne) - Sources : Pam - CCC de l'escadrille VC 113 - CCC de l'escadrille BR 127 - Fiche Matricule du département de la Marne - JORF - MpF - Bailey / Cony - Dernière mise à jour : 4 décembre 2017.

* Croix de Guerre avec étoile d'argent et citation à l'ordre de la Division, en date du 15 juillet 1915 : "A pris part à deux attaques successives dans la même journée comme volontaire."

* Médaille Militaire et citation à l'ordre de l'armée, à titre posthume, du Cal Charles Julien Guillain, mitrailleur à l'escadrille BR 127, en date du 26 novembre 1919 : "Mitrailleur de premier ordre, consciencieux, adroit et plein d'allant, ayant à maintes reprises fait preuve de grand sang-froid et de bravoure. Disparu au cours d'un combat en soutenant une lutte inégale contre dis-huit avions ennemis. Deux blessures. Mort glorieusement pour la France. A été cité."

 

Les avions

Breguet 14 B2 n° 1284 codé "2" de l'escadrille BR 127 abattu dans les lignes allemandes en 1918 - Impossible, pour l'instant, de donner l'identité de l'équipage sans information complémentaire, huit Breguet 14 B2 ayant été abattus dans ces conditions - Cet avion porte le premier insigne collectif de l'unité, un éléphant ailé lâchant des bombes - Une devise ou un nom de baptème semble avoir été rajouté mais on ne distingue que les premières lettres : "La Po....." - Si un lecteur de cette page est capable de donner la suite ou des renseignements, je lui serais reconnaissant de bien vouloir prendre contact avec moi - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Carte postale allemande d'époque.

Breguet 14 B2 de l'escadrille BR 127 en 1918 - Cet équipage, composé de l'Adj Philippe Gohin (pilote) et de l'Adj Chevallier (mitrailleur), totalise 120 missions de bombardement dont 42 de jour - L'insigne de fuselage reprend le tigre peint de profil sur un rectangle blanc - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Photo collection Albin Denis.

Breguet 14 B2 codé "6" de l'escadille BR 127 probablement dans l'immédiat après guerre - Droits réservés.

Mécaniciens de la 1ère section de la 9ème escadrille du 11ème régiment de bombardement de Metz-Frescaty - Photo prise entre le 1er août 1920 et le 1er juin 1924 - On aperçoit le hangar de Zeppelin du terrain, à l'arrière plan - Cette unité est héritière directe de l'escadrille BR 127 de la Grande Guerre - Le 1er janvier 1920, avec la création des régiments d'aviation, la BR 127 est devenue 209ème escadrille du 1er régiment de bombardement - Dans un soucis de simplification dans le dénomination des régiments et de leurs escadrilles, elle est devenue 9ème escadrille du 11ème régiment de bombardement, le 1er août 1920 - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Photo droits réservés. Cliquez pour agrandir l'image

Les avions

Breguet 14 B2 n° 1524 de l'équipage composé du Cne Paul Moulines (état-major du groupe de bombardement 5) et du Slt Jean Lecreux (Observateur) - Le 26 mars 1918, au cours d'une mission de bombardement en Champagne, le pilote a été tué - L'observateur a posé l'avion dans les environs de Sault-St-Rémy (Ardennes), en zone occupée par les Allemands et a été fait prisonnier - Il a été successivement interné à Rethel, Karlsruhe et Neuburg - Le pilote a été inhumé à Sault-St-Rémy par les Allemands - Il repose désormais dans la nécropole nationale de Rethel - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Photo droits réservés.

Breguet 14 B2 n° 1524 de l'équipage composé du Cne Paul Moulines (état-major du groupe de bombardement 5) et du Slt Jean Lecreux (Observateur) - Le 26 mars 1918, au cours d'une mission de bombardement en Champagne, le pilote a été tué - L'observateur a posé l'avion dans les environs de Sault-St-Rémy (Ardennes), en zone occupée par les Allemands et a été fait prisonnier - Il a été successivement interné à Rethel, Karlsruhe et Neuburg - Le pilote a été inhumé à Sault-St-Rémy par les Allemands - Il repose désormais dans la nécropole nationale de Rethel - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Photo droits réservés.

De droite à gauche, l'équipage, composé de l'Adj Georges Audinot (pilote) et de l'Asp Adrien Hellouin de Cénival (observateur), pose devant un Breguet 14 B2 de leur unité en 1918 - Leur avion a été abattu entre Nesle et Ham (Somme), au cours d'un combat aérien contre plusieurs adversaires, le 28 mars 1918 - Le pilote a été tué et l'observateur, grièvement blessé, a été fait prisonnier - Voir les biographies des deux aviateurs juste au dessus - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Photo Georges Marc transmise par Monique Gallais que je remercie pour leur aide.

 

 

Je cherche des photos des personnels et avions
des escadrilles PS 127 et BR 127.

Qui peut m'aider ?

 

Documents en rapport

Lettre de Pierre de Cénival, frère du mitrailleur blessé, adressée à l’épouse de Georges Audinot, le pilote.

Madame,
C’est moi en effet qui ai eu la triste mission de renseigner le ministère et de lui apprendre la mort de votre mari. J’aurais voulu vous écrire moi-même si pénible qu’il soit pour moi de vous annoncer un pareil malheur, mais je n’avais pas votre adresse et l’escadrille où je l’ai demandée n’a pas encore répondu à ma lettre. Je vais donc vous dire tout ce que je sais, et que mon frère prisonnier en Allemagne, et gravement blessé m’a chargé de vous transmettre.
Dans la première carte datée du 19 avril et ici seulement le 24 mai, mon frère me disait, que son pilote avait été tué, c’est cette information que j’ai donné immédiatement au ministère. Depuis une lettre qui me donne des détails sur la mort héroïque de votre mari, l’appareil qui portait le Maréchal des logis Audinot et mon frère a été abattu en combat aérien le 27 mars vers six heures du soir à quelques kilomètres à l’est de Nesle, près du canal à Ham, l’appareil allemand a mitraillé l’appareil français d’une distance de 400 mètres environ.
Je copie ici les propres termes de la lettre, je l’ai dit, n’est ce pas que mon excellent Audinot avait été tué dans notre affaire, nous avions fait ensemble plus de 10 bombardements en mars, il a reçu, je crois, une balle dans la tête et s’est accroché aux commandes, l’appareil s’est renversé et a piqué vers le sol, j’ai eu le temps de couper le moteur, mais pas de redresser, nous étions trop bas. Il n’y a pas, je crois, lieu de rien nous reprocher à Audinot ni à moi, nous avons eu la déveine de tomber sur un merveilleux tireur. Voilà tout ce que peux dire mon frère, rapports que vous n’aurez certainement jamais d’autres renseignements plus précis car lui-même témoin essentiel de la chute, s’est évanoui en touchant le sol et n’a pu se rendre compte de rien. Je crois bien malheureusement, que ce récit, ne laisse place pour aucun espoir.

Documents en rapport

Je dois vous dire que je me suis demandé d’où mon frère s’étant évanoui en touchant le sol tenais sa certitude touchant la mort de votre mari, je lui ai même écrit à ce propos, s’il était sûr de la mort, s’il avait vu le cadavre, je n’ai pas encore la réponse, et ne l’aurai pas avant un mois, je vous en ferai part. Mais je ne veux pas vous laisser d’illusion mon frère me laisse entendre que son évanouissement a été court et il parle de la mort de votre mari avec tant de certitude, je ne crois pas qu’il soit mal informé.

Excusez moi Madame de vous dire toutes ses choses si tristes et de vous donner des détails qui réveillent votre chagrin, mais je sais qu’en pareil cas on tient à graver dans son souvenir et dans son coeur les moindres particularités. J’ai connu moi aussi de grandes inquiétudes, car j’ai cru mon frère mort pendant près de deux mois et je sais quel était alors mon désir de recevoir des nouvelles qu’elles qu’elles fussent. Mon frère avait pour son pilote une vive sympathie, il appréciait extrêmement son habileté et son courage et m’avait dit à plusieurs reprises sa joie d’avoir un compagnon si vaillant et si sûr. En même temps que je cherchais des renseignements sur mon frère, j’ai toujours associé le nom de votre mari. C’est ainsi que j’ai fait faire des enquêtes sur tous deux par le roi d’Espagne, par la mission Suisse de Fribourg, sans compter la Croix Rouge. Je dois dire qu’aucune de ces enquêtes n’a abouti, ni en ce qui concerne votre mari, ni en ce qui concerne mon frère, c’est seulement par une lettre de ce dernier que j’ai appris quelque chose.

Aspirant de Cénival aviateur offizier Kriegsge--fangenlager Karlsruhe Gd duché de Bade Allemagne.

Je veux en terminant cette lettre, vous dire Madame combien je plains votre glorieuse douleur, votre mari a eu la plus belle mort que puisse avoir un soldat, il n’a certainement pas souffert, et cette considération peut-être pour votre chagrin un petit allégement, mais devant la perte que vous avez faite aucune consolation n’a de valeur, et je ne peux vous offrir que l’hommage de ma profonde sympathie.

Signature : Beire de Cénival

Retranscrit par M. Georges Marc que je remercie pour son aide.

 

Monuments commémoratifs
et tombes

Tombe du Cal Charles Julien Guillain - Affecté à l'escadrille VC 113 (opérations spéciales) du 29 juin au 16 août 1917 - Mitrailleur de l'escadrille PS 127 / BR 127 du 16 août 1917 au 3 juin 1918 - Tué au cours d'une mission dans la région d'Oulchy-le-Château (Aisne), le 3 juin 1918 - Il faisait équipage avec le Slt Jacques Xambo (pilote) qui a également perdu la vie - Charles Guillian repose dans le cimetière communal de Villeneuve-sur-Fère (Aisne) - Photo Mickael Lepage que je remercie pour son aide.

Tombes du Sgt Joseph Thermoz et du soldat Pierre Courrouce tués au cours d'un accident d'avion dans les environs de Germersheim (Allemagne), le 16 janvier 1916 - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Photo transmise par Sébastien Thermoz que je remercie pour son aide.

Cliquez sur l'image pour l'agrandir

Monuments commémoratifs
et tombes

Tombeau de la famille Hellouin de Cenival dans le cimetière communal de Fleuré (Orne) - Adrien Hellouin de Cénival, observateur de l'escadrille BR 127 y repose - Photo Monique Gallais que je remercie pour son aide.

Détail du tombeau de la famille Hellouin de Cenival dans le cimetière communal de Fleuré (Orne) - Adrien Hellouin de Cénival, observateur de l'escadrille BR 127 y repose - Photo Monique Gallais que je remercie pour son aide.

Tombe du Cne Pol Moulines, affecté à l'état-major de l'escadre de bombardement 12, tué au cours d'un combat aérien, le 26 mars 1918 - Commandant de l'escadrille C 11 du 16 octobre au 1er novembre 1917 - Affecté à l'état-major du GB 5 (escadre n° 1) du 1er novembre 1917 au 26 mars 1918 - Tué au cours d'un combat aérien, à bord du Breguet 14 B2 n° 1524, alors qu'il était en équipage avec le Slt Jean Lecreux de la BR 127, le 26 mars 1918 - A été inhumé par les Allemands dans le cimetière de Sault-St-Rémy (Ardennes) - Pol Moulinés repose désormais dans la nécropole nationale de Rethel (Ardennes) - Photo Yves Castelain que je remercie pour son aide - Dernière mise à jour : 17 janvier 2018.

 

Remerciements à :

- M. Patrice Gout pour l'envoi des photos des insignes de sa collection.
- M. Stéphane Neirynck pour l'envoi des photos des insignes de la BR 127.
- Mme Monique Gallais pour l'envoi des photos de la tombe d'Adrien Hellouin de Cénival.
- M. Sébastien Thermoz pour l'envoi de la tombe des aviateurs Thermoz et Courrouce.
- M. Georges Marc pour la transmission de la photo des aviateurs Audinot et Hellouin de Cénival.
- M. Mickaël Lepage pour l'envoi des photos de la tombe du Cal Charles Guillain.
- M. Yves Castelain pour l'envoi de la photo de la tombe du Cne Paul Moulines.
- M. Jacques Dominique Blanchard pour l'envoi des photos du Ltt Marcel Blanchard, son grand-père.

Bibliographie :

- Fiche matricule du Cne Philippe Gohin archivée aux archives départementales du Cher sous le n° matricule 1726 de la classe 1909.
- Les escadrilles de l'aéronautique militaire française - Symbolique et histoire - 1912-1920
- Ouvrage collectif publié par le SHAA de Vincennes en 2003.
- L'aviation française 1914-1940, ses escadrilles, ses insignes - par le Commandant E Moreau-Bérillon - publié à compte d'auteur en 1970.
- Les insignes de l'Aéronautique Militaire Française jusqu'en 1918 de Philippe Bartlett - publié par les éditions Indo Editions en 2002.
- The French Air Service War Chronology 1914-1918 par Frank W.Bailey et Christophe Cony publié par les éditions Grub Street en 2001.
- Les "As" français de la Grande Guerre en deux tomes par Daniel Porret publié par le SHAA en 1983.
- Les Armées françaises dans la Grande Guerre publié à partir de 1922 par le Ministère de la Guerre.
- Site Internet "Traditions des escadrilles de l'Armée de l'Air" de Henri Guyot - Voir le lien
- Site Internet "Les Insignes de l'Armée de l'Air" de Jean-Jacques Leclercq - Voir le lien
- Site Internet "Mémoires des Hommes" du Ministère de la Défense - Voir le lien
- Site Internet " Pages 14-18 " de Joël Huret.

 

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Escadrille 126 Escadrille 128

 

 

pas de fiche > 1918

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