Menu
Cliquez sur la barre titre pour revenir sur le menu.

Si vous avez des documents écrits ou photographiques pouvant corriger ou compléter les données de cette page, veuillez contacter l'auteur du site.

Insignes peints
sur les fuselages

Un dragon posé sur un fanion annamite frangé était l'insigne collectif peint sur les fuselages de l'escadrille BR 132 en 1918 - Dessin Albin Denis.

Insignes métalliques de
l'escadrille SOP 132 / BR 132

Insigne métallique en cuivre moulé de l'escadrille SOP 132 de 1917 - Fixation par épingle à bascule - Insigne collection Philippe Bartlett que je remercie pour son aide.

Premier modèle de l'insigne métallique en argent découpé de l'escadrille BR 132 de 1918 - Fixation par deux anneaux - Insigne collection Philippe Bartlett que je remercie pour son aide.

Second modèle de l'insigne métallique en cuivre découpé de l'escadrille BR 132 en 1918-1919 - Fixation par deux anneaux - Insigne collection Philippe Bartlett que je remercie pour son aide.

Insigne de rappel de fourragère de l'escadrille BR 123 - Fixation par deux anneaux - Fabrication probable à l'unité - Insigne appartenant à la collection de Philippe Bartlett - Dessin d'après photo Albin Denis. Si vous possèdez un tel insigne, veuillez prendre contact avec l'auteur.

Symbolique

L'insigne de l'escadrille, qui était un dragon posé sur un fanion annamite frangé, a été choisi par le Cne Henri Leblanc, le premier commandant de la SOP 136. Cet officier, issu de l'infanterie coloniale, était dîplomé en langues orientales, et avait été affecté au Tonkin du 1er juillet 1904 au 17 juillet 1914.

Historique

Escadrille SOP 132 :

L'escadrille SOP 132 a été créée sur le terrain d'Etampes-Mondésir, le 30 juillet 1917. Il s'agit pour l'instant d'un détachement qui vient de Lyon-Bron. Il faudra attendre le 21 août pour voir arriver les pilotes, observateurs, mitrailleurs, bombardiers et mécaniciens qui arrivent de l'école d'Avord, où ils viennent d'être formés sur Sopwith 1B1 et 1B2. Le Cne Henri Leblanc, un officier issu du 24ème régiment d'infanterie coloniale, qui prend le commandement, rejoint son unité, le 24 août 1917. Le 13 septembre, désormais au complet, la SOP 132 quitte Etampes. Elle arrive le lendemain sur le terrain de Luxeuil-St-Sauveur. Elle est rattachée au groupe de bombardement n° 4 qui compte dans ses rangs les escadrilles SOP 131, SOP 132 et SOP 134. Après plusieurs jours d'entrainement avec les avions, les six premiers Sopwith participent à un barrage sur les lignes, le 26 septembre.

Premiers tués :

Le 1er novembre, au cours d'une mission de bombardement sur Logerbach réunissant sept Sopwith 1B1 et un 1B2, le Sopwith 1B2 de l'équipage Ltt Le Corju et Ltt Chauvin est abattu et les deux hommes tués. Ce sont les premiers d'une longue liste car toutes les unités de bombardement diurnes vont payer le prix fort face à la chasse allemande en 1918. Jusqu'à la fin de l'année, les équipages effectuent des missions de barrage sur les lignes en engageant une moyenne de six avions par mission. Le 5 décembre 1917, le Brigadier Birot, aux commandes d'un Sopwith 1B1, largue 72 kg de bombes sur les dépôts de Rouffach. Il faut dire que la charge en explosif est faible à l'époque.

Bilan de 1917 :

Depuis sa première mission de guerre, le 26 septembre 1917, l'escadrille SOP 132 a réalisé deux bombardement sur Logelbach et Rouffach en larguant 120 kg de bombes et d'obus, sept barrages sur les lignes et menée deux combats aériens. Elle a perdu un équipage, le 1er novembre.

Premier victoire homologuée et nouvelles pertes :

En janvier 1918, ses équipages prennent part à des barrages sur Altkirch, Thann, Guebwiller, Allarmont et Munster. Le 12 janvier, le Ltt Gros mitraille un convoi à Wittelsheim. Le 14 janvier, trois avions bombardent Rimbach. Sur l'objectif, ils sont attaqués par 4 Albatros monoplace. Le Sopwith 1B2 de l'équipage Sgt Silbermann et Sgt Liauzu est abattu et tombe en flammes. Les deux aviateurs sont tués. Dans un autre appareil, le Cal Hincelin est touché au pied par une balle. Un des assaillants est touché, pique désemparé sur le sol. Il sera homologuée aux équipages Ltt Gros / Cal Hincelin et Sgt Rochard / Sgt Lasserre. Il s'agit de la permière victoire homologuée de la SOP 132.

Le bilan de janvier 1918 :

Le mois de janvier se termine avec 3 bombardements, 13 barrages sur les lignes, une victoire aérienne homologuée. Un total de 192 kg de bombes a été largué.

Les 2 et février, trois puis sept Sopwith 1B2 bombardent la plate-forme du Mont-Donon. Ils larguent d'abord 72 kg puis 264 kgs sur l'objectif. Le 11 février, deux équipages bombardement Rimbach. Le lendemain, c'est au tour de trois 1B2 et d'un 1B1 d'attaquer Wittelssheim. Le monoplace, piloté par le Brig Birot, est attaqué par cinq avions ennemis. Malgré le nombre, le français s'en tire et rentre au terrain avec plusieurs trous dans ses entoilages.

Le 17 février , deux monoplaces 1B1 pilotés par Ltt Gros et Brig Birot bombardent Rouffach et larguent 192 kg sur l'objectif. Une seconde mission réunit trois biplaces qui mitraillent Provenchères et bombardent Bourg-Bruch. Le lendemain, c'est au tour de 4 biplaces (1B2) de bombarder Weim-Im-Thal. Le 19 février, 3 monoplaces (1B1) bomberdent Logerbach et le terrain d'aviation d'Ensisheim. Ils livrent combat avec cinq avions allemands mais sans déplorer de perte de part et d'autre. La SOP 132 envoie deux autres biplaces sur Rimbach qui larguent 50 kg de bombes. Le 20, le Brig Birot en solo, aux commandes d'un Sopwith 1B1, attaque la gare de Rouffach et lâche 96 kg sur l'objectif. Le 24, les équipages de la SOP 132 réalisent une grosse mission en réunissant huit biplaces sur les dix avions que compte l'escadrille. Il s'agit d'un barrage à l'intérieur des lignes adverses sur la région de Burnhaupt. Deux équipages rentrent avec des éclats d'obus.

Premier bombardement de nuit :

Le 26 février, deux 1B1 pilotés par le Ltt Gros et le Sgt Rochard bombardent de nuit le terrain d'aviation de Neuf-Brisach. Ils rentrent sans dommage.

Le bilan de février 1918 :

Les équipages de l'escadrille SOP 132 ont réalisé 14 bombardements, 18 barrages sur les lignes, livrés six combats aériens et largués 1612 kg de bombes.

Escadrille BR 132 :

Le 20 mars 1918, l'escadrille 132 passe sur Breguet 14 B2, la version de bombardement du célèbre avion de la firme Breguet. Sa dotation est alors de 15 Breguet 14 B2.
Le 7 avril 1918, les escadrilles du GB 4 rejoingnent le terrain de Villeneuve-le-Roi en vue de s'opposer à l’attaque allemande qui venait de percer les lignes britanniques en Picardie. Huit Breguet 14 B2 de la 131 rejoingnent Villeneuve-le-Roi, le 20 avril 1918.

Le 22 avril, six Breguet 14 B2 réalise une reconnaissance des terrains d'aviation dans le région de Senlis - Compiègne - Beauvais et le lendemain, avec huit avions, sur les lignes entre Noyon et Corbie.

Parc aérien du GB 4 en date du 25 avril 1918 :

Escadrille BR 131 : 12 disponibles - 3 indisponibles.
Escadrille BR 132 : 8 disponibles - 7 indisponibles.
Escadrille SOP 134 : 11 disponibles - 4 indisponibles.

Le 2 mai 1918, sept 14B2 ont exécuté, en peloton formé, une reconnaissance du secteur Clermont-Saint-Just - Breteuil - Amiens. Un Breguet 14B2, arrivant de la RGA du Bourget et convoyé par l'équipage Sgt Morel / Sol Seguy, capote à l'atterrisage et est endommagé. Morel est légèrement blessé et Seguy souffre d'un bras cassé. Le lendemain, huit Br 14B2 de la BR 131 et huit Br 14 B2 de la BR 132 larguent 94 bombes Michelin de 115 long, 16 bombes de 75 et 12 bombes de 90, soit 2179 kg, sur la gare d' Ham et le croisement des voies ferrées au Sud d'Ham. Malgré l'altitude de larguage de 4500 mètres, la voie ferrée est atteinte.

Nouvelles pertes :

Le 4 mai, sept Breguet 14 B2 de la BR 132 larguent 42 bombes Michelin de 115 sur les dépôts de Flavy-le-Martel. Un gros dispositif allemand comptant douze appareils est venu engager les bombardiers français. Trois avions de la BR 132 sont touchés. D'abord l''avion de l'équipage Sgt Rochard / Ltt Pechine qui rentre avec une vingtaine d'impacts de balles, puis celui de l'Adj Germain / Asp Weismann avec un mat d'aile sectionné et de nombreux impacts et finalement celui du Ltt de Villele / Sol Bougeard avec une nervure brisée et de nombreux trous dans le gouvernails et les ailes. Malheureusement, un des avions manque à l'appel. Celui de l'équipage Sgt Mathieu / Cal Potier qui a été abattu pendant la mission. Les deux aviateurs ont été tués. Leur avion, très en dessous de la formation, a été attaqué simultanément par deux avions ennemis et a été vu par les autres équipages en train de descendre en spirale. Pendant les combats qui se sont déroulés pendant cette dure mission, deux équipages : Adj Germain / Asp Weissman et Sgt Rochard / Ltt Pechine, ont abattu un assaillant qui est tombé dans les environs de Chauny.

En raison des pertes et avions endommagés au combat, le parc du GB 4 au 6 mai 1918 est le suivant :

Escadrille BR 131 : 11 disponibles - 4 indisponibles.
Escadrille BR 132 : 3 disponibles - 12 indisponibles.
Escadrille SOP 134 : 9 disponibles - 3 indisponibles.

Le lendemain, tous les avions des BR 131 et 132 sont en révision et indisponibles (15 / 15). Il faudra attendre le 9 mai pour voir les premiers vols d'entrainement de la BR 131 et le 10 pour la BR 132. Le 12 mai 1918, les réserves en bombes du GB 4 étaient les suivantes : 1804 obus de 115 - 1659 obus de 90 - 1296 obus de 75.

Création de la Division Aérienne :

Le 14 mai 1918, la division aérienne du Général Duval est constituée. Les GB 3 et GB 4 sont réunis au sein de l'escadre de bombardement n° 13. Au sein de cette grande unité, la BR 132 prend part à toutes les batailles de 1918, et en particulier sur le Matz et le Soissonnais en juin, puis en Champagne en juillet 1918.

Le 15 mai, les essais d'altitude réalisés par les avions de la BR 132 n'ont pas donné de bons résultats avec une heure pour monter à 4200 mètres. Les quinze avions de cette unité sont toujours indisponibles pour les missions de guerre. Le 17 mai, trois avions de la 132 exécute une reconnaissance photo sur Saint-Maximin - Cramoisy - Saint-Leu - Montataire. Le 19 mai, cinq avions de la BR 132 ont exécuté une reconnaissance des lignes du secteur Grivesnes - Conchy-les-Pots. Ils emportaient pour cette mission quatre type d'appareils photos : de 26, de 50, un modèle italien et un modèle Brock. La disponibilité de l'escadrille est enfin remontée à 8 avions disponibles et 7 indisponibles, mais les problèmes de montée en altitude restent avec l'impossibilité de dépasser 4500 mètres.

Les escadrilles du GB 4 continuent à enchainer au largage de bombes par formation de 6 avions, à diverses altitudes et au tir à la mitrailleuse sur cible terrestre et sur ballons.

Le 11 juin 1918, dix sept Breguet 14 B2 des escadrilles BR 131 et 132 bombardent les villages de Ressons-sur-Matz, Cuvilly et la Neuville et mitraillent les rassemblements de troupes et de matériels. Au Sud de Cuvilly, un chasseur allemand isolé attaque pendant quelques secondes les deux appareils de queue d'un peloton de 4 Breguet. Pris sous le feu de tous les jumelages du peloton, il est vu piquant à la verticale et semblant désemparé. Avant de tomber, il a eu le temps de faire des dégâts. Ltt de Pierrefeu est obligé de couper son moteur, qui commence à prendre feu, à 2000 mètres et atterrit à Sacy-le-Grand. Son avion a été criblé de balles, les commandes de profondeur coupées, il sera réformé. Son mitrailleur a reçu une balle explosive dans un genou et devra être amputé d'une jambe.

Terrain de Saint-Dizier :

Le 9 septembre 1918, elle s'installe à Saint-Dizier et prépare l'attaque des armées franco-américaines entre la Champagne et l'Argonne. Ses équipages prennent part à l'offensive contre le saillant de Saint-Mihiel et sont attaqués par de nombreuses formations de chasse allemandes. Les pertes dans ses rangs vont être sévères.

Quatre victoires et quatre Breguet abattus :

En particulier, le 14 septembre qui marque la journée la plus faste en victoires aériennes, mais aussi la plus noire de toute l'existance de l'escadrille. Quatre Fokker D VII sont abattus et homologués mais en déplorant la perte de quatre équipages, soit huit hommes qui sont tous tués.

Le 11 novembre 1918, l’escadrille BR 132, qui est stationnée à Somme-Vesles, était sur le point d’être engagée en Lorraine, au sein d'une grande offensive franco-américaine visant à reprendre Metz. Heureusement pour la ville, la signature de l'armistice mit fin aux hostilités avant le début des opérations.

Pendant le premier conflit mondial, l'escadrille BR 132 a remporté 12 victoires homologuées et a perdu 19 membres d'équipage tués au combat.

L'après guerre :

Le 1er janvier 1920, avec la création des régiments d'aviation, elle devient 206ème escadrille du 3ème régiment de bombardement stationné à Neustadt (Allemagne). Le 1er août, la numérotation au sein des régiments d'aviation est simplifiée, elle devient alors la 6ème escadrille du 12ème régiment d’aviation de bombardement stationné à Neustadt (Allemagne).

Elle prend part à la campagne de France de 1939-1940 comme 4ème escadrille du GB II/15. Ses traditions sont actuellement détenues par la 2ème escadrille de l'ET 2/64 "Anjou", stationnée sur la Base aérienne 105 d'Evreux-Fauville. Cet escadron est équipé de Transall C 160 NG.

 

Insignes métalliques des unités
héritières de ses traditions

Insigne de la 6ème escadrille du 12ème RAB - Fixation par une épingle - Photo collections section Air du SHD du château de Vincennes.

Insigne de la 4ème escadrille du GB II/15 - Fabrication Béraudy Faure Ambert - Fixation par une épingle - Photo Ebay France.

Insigne de la 2ème escadrille du GT II/15 - L'oeil est peint de couleur rouge - Insigne collection Jean-René Bottelin que je remercie pour son aide.

Insigne de la 2ème escadrille du GT II/15 - L'oeil est peint de couleur vert - Insigne collection Patrice Gout que je remercie pour son aide.

 

 

Unités détentrices des traditions
de l'escadrille BR 132

Insignes métalliques des unités
héritières de ses traditions

Insigne métallique du GB 15 de 1939-1940 - Ce groupe était composé des GB I/15 et GB II/15 - De haut en bas, sont présentés les différents insignes des escadrilles composants le groupe de bombardement - En haut, l'étoile de la 101 - la chauve-souris de la 113 - la chimère ailée de la 131 - le dragon de la 132 - Photo Albin Denis.

Insigne du GT II/15 ou du GT II/15 "Anjou" - Période allant du 1er décembre 1942 au 1er juin 1946 - C'est un insigne peint, typique des années de guerre ou de l'immédiat après-guerre avec sa pénurie de métal - Cet exemplaire a été "restauré" informatiquement, les pertes de peinture étant beaucoup plus importantes sur l'exemplaire sauvegardé - Insigne collection Yves Genty que je remercie pour son aide.

 

Appellations successives

Périodes de stationnements

Carte des différents stationnements

 

Commandants

Rattachements de l'escadrille

Avions utilisés

Relevés quantitatifs et
numéros avions

Décorations

Citations

Le Général Commandant en Chef les armées françaises du Nord et du Nord-Est, cite à l'ordre de 1'Armée, l'escadre n° 13 en date du 28 Septembre 1918 :
L'Escadre n° 13 composée :
- du Groupe de bombardement 3 (Escadrilles Br 107, 126 et 128 ) commandé par le Chef d'escadron Rocard, tombé glorieusement dans les lignes ennemies en se portant au secours d'un de ses équipages attaqué ;
- du Groupe de bombardement 4 (Escadrilles Br 131, 132 et 134) commandé par le capitaine Etournaud ;
- de l'Escadrille de protection C.46, commandée par le capitaine Bloch :
"Sous l'ardente impulsion de son chef, le Chef d'Escadron de La Morlais, n'a cessé, depuis sa formation récente, de se dépenser sans compter dans la bataille. Sur la Marne, en Juillet 1918, a attaqué et bombardé sans répit les passerelles, les rassemblements et les convois ennemis. Sur la Somme et sur l'Aisne, en Août, a semé journellement l'épouvante et le désordre parmi les formations ennemies. Au cours de l'offensive franco-américaine sur Saint Mihiel, en Septembre, vient encore de manifester son ardeur combative, en intervenant dans la bataille et sur les points de concentration ennemis par ses bombardements et ses mitraillages".

Le Maréchal de France, Commandant en Chef les Armées de l'Est, cite à l'ordre de 1'Armée, l''Escadre de bombardement n°13 en date du 4 Février 1919 : "Unité de premier ordre sous le commandement du Chef d'Escadron de LA MORLAIS, secondé par :
− le Capitaine de Geffrier, Commandant le GB 3 (Escadrilles Br 107, 126, 128)
− le Capitaine Etournaud, Commandant le GB 4 (Escadrilles Br 131, 132, 134)
− et protégée par l'Escadrille de triplaces de combat C 46 commandée par le Lieutenant Rresal.
Depuis le 25 septembre 1918, a brillamment pris part à toutes les opérations de nos armées en Champagne, sur 1'Aisne et dans la Woevre, faisant preuve du plus bel esprit offensif. Conservant jusqu'au dernier jour son moral élevé et sa confiante ardeur, a réussi à atteindre sévèrement l'ennemi dans ses cantonnements et dans ses formations de combat, coopérant ainsi avec les autres armes à mettre l'ennemi en déroute, notamment : le 27 Septembre 1918 a pris une part active aux opérations des armées françaises et américaines en Champagne; le 28 septembre, a bombardé et mitraillé dans la grêle les troupes ennemies et les convois à 200 mètres d'altitude; le 6 octobre a recommencé le même exploit; le 10 octobre, après avoir en plein jour bombardé la gare de Vouziers, est retournée continuer de nuit son oeuvre et a réussi à faire sauter des trains de munitions. Au cours de ces opérations, a jeté 166 tonnes de projectiles, tiré 80.000 cartouches, pris 378 clichés photographiques, livré 25 combats et abattu ou désemparé 10 avions ennemis".

Morts : en rouge / Blessés et indemnes : en jaune

 

Les hommes

Slt Jean Schaal - Né le 28 avril 1896 à Hanoï (Tonkin) - Fils d'Auguste Etienne Germain Schaal (Greffier, notaire) et de Marie François Marguerite Sagau - Domiciliés au 43, rue Cotta à Nice (Var) - Profession avant engagement Etudiant - Classe 1916 - Recrutement de Nice sous le matricule de recrutement n° 2511 - Engagé au 153ème régiment d'infanterie, le 17 août 1914 - Blessé par balle à la fesse droite à la bataille de la Chavatte (60), le 27 septembre 1914 - Nommé caporal le 1er janvier 1915 - Affecté au 416e régiment d'infanterie, le 1er avril 1915 - Nommé sergent le 1er octobre 1915 - Croix de Guerre et citation n° 96 à l'ordre du corps d'armée, en date du 4 octobre 1915 - Instructeur au centre de formation des mitrailleurs de la 16e région militaire à Frontignan (34) - Evacué pour pleurésie du front de Verdun, le 6 octobre 1916 - En convalescence jusqu'au 5 décembre 1916 - Passé à l'aéronautique militaire, le 28 juillet 1917 - Affecté à l'école d'aviation militaire de Dijon comme élève pilote, le 1er août 1917 - Brevet de pilote militaire n° 9119 obtenu à l'école d'aviation militaire d'Etampes, le 2 octobre 1917 - Stage de perfectionnement à l'école d'aviation militaire de Juvisy - Stage de spécialisation bombardement à l'école d'aviation militaire d'Avord - Stage à l'école d'aviation militaire du Crotoy, jusqu'au 31 décembre 1917 - Pilote de la RGA de Sacy-le-Grand du 31 décembre 1917 au 24 février 1918 - Pilote de l'escadrille BR 134 du 24 février au 18 août 1918 - En mission du 3 au 18 avril 1918 - Convoyage d'un avion du 18 au 19 mai 1918 - Citation n° 5 à l'ordre du GB 4 en juin 1918 - Convoyage d'un avion du 9 au 13 juillet 1918 - Nommé Sous-lieutenant, le 8 août 1918 - Pilote de l'escadrille BR 132 du 18 août 1918 au 28 mars 1919 -  Citation n° 11.514 à l'ordre de l'armée, en date du 15 novembre 1918 - Nommé officier de renseignement de l'état-major du groupe, le 28 mars 1919 - Pilote en subsistance à l'escadrille BR 131 du 28 mars 1919 au 7 octobre 1919 - Nommé Sous-lieutenant de réserve à titre définitif, le 1er mai 1919 - En mission du 28 au 31 mai 1919 - En mission du 11 au 13 juin 1919 - Démobilisé, le 22 octobre 1919 -  Chevalier de la Légion d'Honneur et citation à l'ordre de l'armée, le 16 juin 1920 - Affecté, dans la réserve, au 11ème régiment d'aviation, 6 juillet 1920 - Profession après guerre Négociant - Marié avec Anne Maria Thérèse Brunner à Altkirch, le 25 avril 1921 - Domiciliés au 37, boulevard de la Marne à Mulhouse - Décédé à Altkirch (68), le 23 juin 1924 - Photo transmise par Benoit Pitre, son petit-fils, que je remercie pour son aide - Sources : Pam - LO - FM Alpes Maritimes - Liste brevets militaires - CCC BR 134 - CCC BR 132 - CCC BR 131 - Certificat de mariage - Acte de Décès - JORF - Dernière mise à jour : 26 décembre 2015.

* Citation n° 11.514 à l'ordre de l'armée du Slt Jean Schaal du 416ème régiment d'infanterie, détaché à l'escadrille BR 132, en date du 15 novembre 1918 : "Jeune officier faisant preuve des plus brillantes qualités de dévouement, de bravoure et d'énergie, qui s'est distingué pendant les récentes offensives au cours des bombardements et de mitraillages à basse altitude. le 1er octobre 1918, a recueilli dans une reconnaissance, des renseignements de la plus haute importance sur la préparation d'une attaque ennemie (une victoire). Une blessure. Deux citations."

* Chevalier de la Légion d'Honneur et citation à l'ordre de l'armée du Slt Jean Schaal au 11ème régiment d'aviation, en date du 16 juin 1920 : "Officier très brave qui, après avoir fait brillamment son devoir dans l'infanterie, est venu volontairement dans l'aviation, où il a accompli un grand nombre de bombardements. Deux blessures. Trois citations."

 

Photo du Sol Marcel Pillot

Citation à l'ordre de l'armée à titre posthume du Soldat de 2ème classe Marcel Alexandre Pillot, matricule 1062, du 82ème régiment d'infanterie, mitrailleur de l'escadrille 132, en date du 14 février 1919 : "Jeune mitrailleur plein d'énergie et de bravoure. Chargé d'un bombardement lointain, a complétement rempli sa mission malgré les efforts d'une aviation de chasse ennemie supérieure en nombre. Est tombé dans les lignes ennemies, au cours d'un combat héroïque contre vingt adversaires. Une blessure antérieure."

 

Photo du Cne Henri Leblanc

Cne Henri Georges Leblanc - Né le 2 novembre 1880 à Vendôme (Loir et Cher) - Fils de Jean Leblanc et d'Hélène Césarine Justine Rossignol - Domiciliés 1, rue Guesnault à Vendôme - Classe 1900 - Recrutement de Vendôme sous le n° matricule 266 - Engagé volontaire à l'école spéciale militaire de St-Cyr, le 27 octobre 1900 - Nommé Sous-lieutenant à titre définitif, le 1er octobre 1902 - Affecté au 5ème régiment d'infanterie coloniale, le 1er octobre 1902 - Au Tonkin (Indochine) du 1er juillet 1904 au 14 juillet 1914 - Affecté au 10ème régiment d'infanterie coloniale, le 1er juillet 1904 - Nommé Lieutenant à titre définitif, le 1er octobre 1904 - Affecté au 4ème régiment d'infanterie coloniale, le 16 août 1907 - Affecté au 3ème régiment de tirailleurs tonkinois, le 12 août 1908 - Affecté au 3ème régiment de tirailleurs tonkinois, le 12 août 1908 - Affecté au 7ème régiment d'infanterie coloniale, le 17 juin 1911 - Affecté au 23ème régiment d'infanterie coloniale, le24 août 1911 - Affecté au 1er régiment de tirailleurs tonkinois, le 18 août 1912 - Affecté au 24ème régiment d'infanterie coloniale, le 16 juin 1914 - Nommé Capitaine à titre définitif, le 24 juin 1914 - Blessé par éclat d'obus au ventre, le 24 août 1914 - Blessé par balle à la jambe droite, le 25 septembre 1914 - Passé à l'aéronautique militaire comme élève pilote, le 7 octobre 1915 - Affecté comme élève pilote à l'école militaire d'aviation du Crotoy du 30 octobre 1915 au 28 mars 1916 - Brevet de pilote militaire n° 2655 obtenu à l'école militaire d'aviation du Crotoy, le 7 février 1916 - Stage de perfectionnement à l'école militaire d'aviation de Châteauroux du 28 mars au 2 mai 1916 - Affecté au GDE du Plessis-Belleville du 2 mai au 19 juillet 1916 - Citation à l'ordre de l'aéronautique de la 6ème armée, en date du 26 novembre 1916 - Chevalier de la Légion d'Honneur et citation à l'ordre de l'armée, le 13 juillet 1916 - Pilote de l'escadrille F 2 de la Mission Roumanie du 19 juillet 1916 au 4 juillet 1917 - Victime d'une fracture, le 18 novembre 1916 - Officier de l'étoile de Roumanie - Affecté à l'annexe SFA d'Etampes du 23 août 1917 au 17 mars 1918 - GDE - Commandant de l'escadrille SOP 132 / BR 132 du 30 juillet 1917 au 23 mai 1918 - En mission du 20 au 22 février 1918 - Stage de tir à l'école de tir aérien de Cazaux du 26 février au 9 mars 1918 - Stage Breguet 14 B2 au GDE du 14 au 19 mars 1918 - En mission au 3 au 21 avril 1918 - Affecté au GAE, le 23 mai 1918 - Nommé Chef de bataillon - Nommé Commandant de l'aéronautique du groupe d'armée de Castelnau à compter du 25 décembre 1918 - Commandant des terrains d'aviation de Nancy - Directeur du 1er entrepôt de ravitaillement, le 25 janvier 1919 - Commandant du ravitaillement de l'aviation, le 25 mai 1919 - Adjoint à l'attaché militaire à Tokio (Japon), le 23 décembre 1919 - Est rattaché au 4ème régiment d'aviation pendant cette période - Affecté au 34ème régiment d'aviation, le 1er août 1920 - Attaché à l'aéronautique à Tokio (Japon), le 25 avril 1921 - Affecté au sous-secrétariat d'état de l'aéronautique et des transports aériens, le 20 mai 1921 - Affecté à la direction générale de ravitaillement en matériel d'aviation, le 9 juin 1922 - Mis à la disposition du Ministre des Colonies, direction des services militaires, le 10 juillet 1924 - Nommé Lieutenant-colonel, le 25 septembre 1925 - Commandant de l'aéronautique de l'Indochine, le 24 mars 1926 - Affecté au service général de ravitaillement en matériel d'aéronautique et détaché à la direction générale technique, le 10 août 1929 - Commandant de la 33ème escadre à compter du 26 décembre 1933.

* Témoignage officiel de satisfaction du Ministre : "Le Ministre de la Guerre accorde en témoignage de satisfaction au Ltt Leblanc du 23ème régiment d'infanterie coloniale pour le zèle et l'intelligence dont il a fait preuve dans l'étude de deux appareils destinés à faciliter l'instruction préparatoire de tir."

* Témoignage officiel de satisfaction du Ministre, en date du 30 janvier 1912 : "Le Ministre de la Guerre accorde en témoignage de satisfaction au Ltt Leblanc du 23ème régiment d'infanterie coloniale pour l'ouvrage intitulé "Cours de langue chinoise parlée, dialeste cantonnais qu'il a publié en 1910."

* Chevalier de la Légion d'Honneur et une citation à l'ordre de l'armée en date du 13 juillet 1916 : "Officier très méritant, s'est distingué au début de la campgne par son initiative, son sang-froid et son courage. Grièvement blessé, le 26 septembre 1914, au bois de Selouze. Une blessure antérieure. Croix de Guerre."

* Citation à l'ordre de l'aéronautique de la 6ème armée, en date du 26 novembre 1916 : "Blessé deux fois dans l'infanterie à la tête de ses hommes. Pilote ardent et conscencieux. S'est signalé par son énergie et son entrain dans l'exécution des missions qui lui ont été confiées."

 

Photo du Cal Francis Potier

Cal Françis Joseph Marie Potier - Né le 2 mai 1897 à St-Quai-Portrieux (Côtes-d'Armor) - Fils d'Ange Marie Joseph Potier et de Marguerite Marie-Louise Cornaud - Domicilié route de Nantes à Vannes (Morbihan) - Profession avant guerre armurier - Classe 1915 (engagé volontaire) - Recrutement de Dinan sous le matricule n° 851 - Engagé volontaire pour la durée de la guerre au titre du 65ème régiment d'infanterie, le 17 décembre 1914 - Affecté au 91ème régiment d'infanterie, le 1er mai 1915 - Blessé par balle au genou droit à Claons (Argonne), le 19 juillet 1915 - Blessé par éclat d'obus à l'épaule, à l'aisselle droite et à l'avant-bras droit à Maircy, le 27 février 1916 - Citation n° 149 à l'ordre du régiment, en date du 23 mars 1916 - Affecté au 147ème régiment d'infanterie, le 30 décembre 1917 - Inapte deux mois pour cicatrice étendue de l'aisselle droite et réduction des mouvements de l'épaule par la commission de réforme de St-Nazaire, le 8 janvier 1917 - Inapte un mois pour les mêmes raisons que précédemment, le 5 mars 1917 - Inapte deux mois supplémentaire pour les mêmes raisons par la même commission, le 2 avril 1917 - Passé au 1er groupe de l'aéronautique militaire, comme mitrailleur, le 2 juin 1917 - Stage à l'école d'aviation militaire d'Avord du 30 juin au 21 août 1917 - Mitrailleur de l'escadrille BR 132 du 21 août 1917 au 4 mai 1918 - Nommé Caporal, le 13 mars 1918 - En mission du 5 au 7 avril 1918 - Le Breguet 14 B2 n° 1495, qu'il occupait avec le Sgt Jean Mathieu, pilote, a été abattu dans les environs d'Ham (Somme), le 4 mai 1918 - Le pilote a été mis hors de combat (tué) - Potier a tenté de ramener l'avion dans les lignes, alors qu'il commençait à prendre feu - Il n'y est pas arrivé et a été contraint de tenter un atterrissage dans les lignes allemandes - Il a été victime d'une fracture et de brulûres à la cheville droite lors du crash du Breguet 14 B2 - A été interné à Darmstadt et Giessen (Allemagne) - Affecté au 147ème régiment d'infanterie, 10 juillet 1918 - Nommé Sergent, le 1er mai 1919 - Démobilisé, le 10 septembre 1919 - Domicilié au Route de Nantes, à Vannes - Affecté, dans la réserve, au 3ème régiment d'aviation de chasse - Passé au 31ème régiment d'aviation - Maintenu "service armé" avec proposition pension temporaire pour flexion du genou droit limité à 45° suite à une fracture de la rotule par la commission de réforme de Vannes, en date du 20 mai 1920 - Médaille Militaire, en date du 16 juin 1920 - Domicilié au 58, bouvevard Bourdon à Neuilly-sur-Seine, à compter du 8 novembre 1923 - Nommé agent des lignes du département de l'Ille-et-Vilaine, dépendant du ministère du commerce et de l'industrie, en date du 20 novembre 1926 - Médaille du Combattant volontaire, en date du 25 juin 1930 - Domicilié au 183, rue Legendre à Paris 17ème (75), à compter du 6 juillet 1934 - Chevalier de la Légion d'Honneur, en date du 30 mai 1936 - Affecté à la base aérienne de Toulouse-Francazals, le 21 décembre 1936 - Affecté à la base aérienne de Châteauroux, le 1er mars 1937 - Rayé du personnel navigant, le 25 novembre 1937 - Rappelé à l'activité et affecté au bataillon de l'air 118, le 29 mars 1940 - Sources : CCC de l'escadrille BR 132 - Fiche matricule du département JORF - LO (non communicable) - CICR - Dernière mise à jour : 16 octobre 1918.

* Citation n° 149 à l'ordre du régiment du Sol Françis Potier, en date du 23 mars 1916 : "Jeune soldat engagé volontaire de la classe 17, s'est fait remarquer dès son arrivée au front par son courage. Blessé une première fois, le 19 juillet 1915, blessé de nouveau, le 27 février 1916 pendant un bombardement violent en se tenant à un poste de guetteur."

* Citation à l'ordre de l'armée du Cal Françis Potier, du 147ème régiment d'infanterie, mitrailleur à l'escadrille BR 132, en date du 13 juin 1918 : "Excellent mitrailleur-bombardier volontaire pour les missions les plus périlleuses, a pris part à de nombreuses expéditions en Alsace. Attaqué par une patrouille ennemie a contribué à la chute d'un adversaire. Son pilote ayant été mis hors de combat et l'appareil s'étant mis en vrille, a pris en main le pilotage de l'avion qui commencait à bruler et a fait, pour regagner nos lignes, les efforts les plus méritoires. Une blessure. Une citation."

 

Les avions

Breguet 14 B2 n° 4231 codé "13" de l'escadrille BR 132 en 1918 - L'équipage est composé du Ltt Louis Gros, pilote titulaire de 4 victoires homologuées et de 30 bombardements et l'Adj Louis Lasserre, bombardier-mitrailleur titulaire de 3 victoires homologuées et de 30 bombardements - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Photo ECPA du Ford d'Ivry.

Montage de trois photos aériennes verticales du terrain d'aviation de Luxeuil-St-Sauveur en 1918 - L'escadrille SOP 132 / BR 132 a stationné sur place du 16 septembre 1917 au 3 avril 1918 - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Photo Bibliothèque du Congrès - Washington DC - USA.

Cliquez sur l'image pour l'agrandir

Breguet 14 B2 n° 6465 à moteur Liberty de la 6ème escadrille du 12ème régiment d'aviation de bombardement de Neustadt (Allemagne) entre 1920 et 1922 - La guerre s'éloignant, les avions ne sont plus systématiquement camouflés - Notez le marquage particulier de cet avion équipé d'un moteur Liberty - Sur le sommet de la dérive, on peut lire "Br 14 B² L" - Le "L" pour Liberty - L'insigne est isolé sur un fond de couleur uniforme sur l'avant de la dérive - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Photo collection Jean-Gaël (Jigebe) du forum "Chasseurs de Mémoire" que je remercie pour son aide.

Une partie des mécaniciens de la 6ème escadrille du 12ème RAB - Cette unité est héritière des traditions de l'escadrille BR 132 - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Photo Jean Pieribattista transmise par Jean Pierobattista, son petit-fils que je remercie pour son aide.

Les avions

Breguet 14 B2 n° 1495 de l'équipage du Sgt Jean Mathieu et Cal Françis Potier, abattu dans les environs d'Ham (Somme), le 4 mai 1918 - Le pilote a été mis hors de combat (tué) - Le mitrailleur a tenté de ramener l'avion dans les lignes, alors qu'il commençait à prendre feu - Il n'y est pas arrivé et a été contraint d'atterrir dans les lignes allemandes - Potier a été victime d'une fracture et des brulûres à la cheville droite au cours du crash du Breguet 14 B2 et a été fait prisonnier - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Photo collection Gregory VanWyngarden que je remercie pour son aide.

Deux Breguet 14 B2 à moteur Renault photographiés à la verticale du terrain de Neustadt (Allemagne) alors qu'ils appartenaient au 12ème régiment d'aviation de bombardement - Les insignes, peints sur l'avant de la dérive, sont invisibles sur ce cliché - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Photo collection Jean-Gaël (Jigebe) du forum "Chasseurs de Mémoire" que je remercie pour son aide.

Abords du terrain de Neustadt (Allemagne), stationnement des escadrilles du 12ème régiment d'aviation de bombardement, dont la BR 132 était sa 6ème escadrille - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Photo collection Jean-Gaël (Jigebe) du forum "Chasseurs de Mémoire" que je remercie pour son aide.

Cliquez sur l'image pour l'agrandir

 

Couleurs des avions

 

Couleurs des avions

Breguet 14 B2 codé "1" de l'équipage Cne Jean Jannekeyn, commnandant d'escadrille du 23 mai 1918 au 30 janvier 1919 / Ltt Eugène Weismann, mitrailleur aux 7 victoires homologuées - Dessin David Méchin que je remercie pour son aide.

 

Monuments commémoratifs
et tombes

 

Monuments commémoratifs
et tombes

Tombe du Soldat John Pourramy, (mécanicien) de l'escadrille BR 132 - Décédé des suites d'une maladie, le 17 octobre 1918 et inhumé dans le cimetière communal de Gaillard (Haute-Savoie) - Photo Michel Charbonnier que je remercie pour son aide.

* Soldat John Marius Pourramy - Né le 27 juin 1897 à Gaillard, près d'Annemasse (Haute-Savoie) - Fils de François Pourramy et Marie Antoinette Guévin - Profession avant guerre Mécanicien ajusteur - Classe 1917 - Recrutement d'Annecy sous le matricule n° 1306 - Classé en service auxiliaire pour demi-ankylone du coude droit - Mobilisé au 2ème groupe d'aviation comme mécanicien, à compter le 16 mars 1916 - Mécanicien en premier de l'escadrille SOP 132 / BR 132 du 24 juillet 1917 au 6 octobre 1918 - En stage au GDE du 17 au 19 mars 1918 - Classé en service auxiliaire, inapte définitif, le 23 septembre 1918 pour arthrite du coude droit avec amyotrophie de tout le membre - Affecté au 1er groupe d'aviation, le 6 octobre 1918 - Décédé des suites d'une broncho-pneumonie grippale à l'hôpital temporaire n° 75 de Dijon, le 17 octobre 1918 - Sources : Pam - MpF - FM Haute-Savoie - CCC SOP 132 / BR 132 - Dernière mise à jour 2 janvier 2016.

 

 

Remerciements :

- M. Gregory VanWyngarden pour l'envoi des photos de sa collection.
- M. David Méchin pour l'envoi des profils des avions de l'Aéronautique militaire française.
- M. Philippe Bartlett pour l'envoi des photos des insignes de sa collection.
- M. Jean-René Bottelin pour l'envoi des photos des insignes de sa collection.
- M. Jean Gaël (Jigebe) du forum "Chasseurs de Mémoire" pour les photos des avions du 12ème RAB.
- M. Jean Pieribattista pour la communication des archives de Jean Pieribattista, son grand-père.
- M. Benoit Pitre pour l'envoi de la photo de Jean Schaal, son grand-père.
- M. Michel Charbonnier pour l'envoi des photos de la tombe du soldat John Pourramy.

Bibliographie :

- Fiche matricule du Cne Henri Leblanc archivée aux archives départementales du Loir et Cher.
- Les escadrilles de l'aéronautique militaire française - Symbolique et histoire - 1912-1920
- Ouvrage collectif publié par le SHAA de Vincennes en 2003.
- L'aviation française 1914-1940, ses escadrilles, ses insignes - par le Commandant E Moreau-Bérillon - publié à compte d'auteur en 1970.
- Les insignes de l'Aéronautique Militaire Française jusqu'en 1918 de Philippe Bartlett - publié par les éditions Indo Editions en 2002.
- The French Air Service War Chronology 1914-1918 par Frank W.Bailey et Christophe Cony publié par les éditions Grub Street en 2001.
- Les "As" français de la Grande Guerre en deux tomes par Daniel Porret publié par le SHAA en 1983.
- Les Armées françaises dans la Grande Guerre publié à partir de 1922 par le Ministère de la Guerre.
- Site Internet "Traditions des escadrilles de l'Armée de l'Air" de Henri Guyot - Voir le lien
- Site Internet "Les Insignes de l'Armée de l'Air" de Jean-Jacques Leclercq - Voir le lien
- Site Internet "Mémoires des hommes" du Ministère de la Défense - Voir le lien
- Site Internet " Pages 14-18 " de Joël Huret.

 

Si vous avez des documents écrits ou photographiques pouvant compléter les données de cette page, veuillez contacter l'auteur du site.

Escadrille 131 Escadrille 133

 

 

pas de fiche > 1918

Cliquez sur l'image pour l'agrandir Cliquez sur l'image pour l'agrandir Cliques pour agrandir l'image Cliquez sur l'image pour l'agrandir