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Insignes peints
sur les fuselages

Un dragon posé sur un fanion annamite frangé était l'insigne collectif peint sur les fuselages de l'escadrille BR 132 en 1918 - Dessin Albin Denis.

Insignes métalliques de
l'escadrille SOP 132 / BR 132

Insigne métallique en cuivre moulé de l'escadrille SOP 132 de 1917 - Fixation par épingle à bascule - Fabrication par un bijoutier - Insigne collection Philippe Bartlett que je remercie pour son aide.

Insigne métallique de l'escadrille SOP 132 de 1917 - Fixation par épingle à bascule - Fabrication par un bijoutier - Insigne collection Philippe Bartlett que je remercie pour son aide.

Premier modèle de l'insigne métallique en argent découpé de l'escadrille BR 132 de 1918 - Fixation par deux anneaux - Insigne collection Philippe Bartlett que je remercie pour son aide.

Second modèle de l'insigne métallique en cuivre découpé de l'escadrille BR 132 en 1918-1919 - Fixation par deux anneaux - Insigne collection Philippe Bartlett que je remercie pour son aide.

Insigne de rappel de fourragère de l'escadrille BR 123 - Fixation par deux anneaux - Fabrication probable à l'unité - Insigne appartenant à la collection de Philippe Bartlett - Dessin d'après photo Albin Denis. Si vous possèdez un tel insigne, veuillez prendre contact avec l'auteur.

Symbolique

L'insigne de l'escadrille, qui était un dragon posé sur un fanion annamite frangé, a été choisi par le Cne Henri Leblanc, le premier commandant de la SOP 136. Cet officier, issu de l'infanterie coloniale, était dîplomé en langues orientales, et avait été affecté au Tonkin du 1er juillet 1904 au 17 juillet 1914.

Historique

Escadrille SOP 132 :

L'escadrille SOP 132 a été créée sur le terrain d'Etampes-Mondésir, le 30 juillet 1917. Il s'agit pour l'instant d'un détachement qui vient de Lyon-Bron. Il faudra attendre le 21 août pour voir arriver les pilotes, observateurs, mitrailleurs, bombardiers et mécaniciens qui arrivent de l'école d'Avord, où ils viennent d'être formés sur Sopwith 1B1 et 1B2. Le Cne Henri Leblanc, un officier issu du 24ème régiment d'infanterie coloniale, qui prend le commandement, rejoint son unité, le 24 août 1917. Le 13 septembre, désormais au complet, la SOP 132 quitte Etampes. Elle arrive le lendemain sur le terrain de Luxeuil-St-Sauveur. Elle est rattachée au groupe de bombardement n° 4 qui compte dans ses rangs les escadrilles SOP 131, SOP 132 et SOP 134. Après plusieurs jours d'entrainement avec les avions, les six premiers Sopwith participent à un barrage sur les lignes, le 26 septembre.

Premiers tués :

Le 1er novembre, au cours d'une mission de bombardement sur Logerbach réunissant sept Sopwith 1B1 et un 1B2, le Sopwith 1B2 de l'équipage Ltt Le Corju et Ltt Chauvin est abattu et les deux hommes tués. Ce sont les premiers d'une longue liste car toutes les unités de bombardement diurnes vont payer le prix fort face à la chasse allemande en 1918. Jusqu'à la fin de l'année, les équipages effectuent des missions de barrage sur les lignes en engageant une moyenne de six avions par mission. Le 5 décembre 1917, le Brigadier Birot, aux commandes d'un Sopwith 1B1, largue 72 kg de bombes sur les dépôts de Rouffach. Il faut dire que la charge en explosif est faible à l'époque.

Bilan de 1917 :

Depuis sa première mission de guerre, le 26 septembre 1917, l'escadrille SOP 132 a réalisé deux bombardement sur Logelbach et Rouffach en larguant 120 kg de bombes et d'obus, sept barrages sur les lignes et menée deux combats aériens. Elle a perdu un équipage, le 1er novembre.

Premier victoire homologuée et nouvelles pertes :

En janvier 1918, ses équipages prennent part à des barrages sur Altkirch, Thann, Guebwiller, Allarmont et Munster. Le 12 janvier, le Ltt Gros mitraille un convoi à Wittelsheim. Le 14 janvier, trois avions bombardent Rimbach. Sur l'objectif, ils sont attaqués par 4 Albatros monoplace. Le Sopwith 1B2 de l'équipage Sgt Silbermann et Sgt Liauzu est abattu et tombe en flammes. Les deux aviateurs sont tués. Dans un autre appareil, le Cal Hincelin est touché au pied par une balle. Un des assaillants est touché, pique désemparé sur le sol. Il sera homologuée aux équipages Ltt Gros / Cal Hincelin et Sgt Rochard / Sgt Lasserre. Il s'agit de la permière victoire homologuée de la SOP 132.

Le bilan de janvier 1918 :

Le mois de janvier se termine avec 3 bombardements, 13 barrages sur les lignes, une victoire aérienne homologuée. Un total de 192 kg de bombes a été largué.

Les 2 et février, trois puis sept Sopwith 1B2 bombardent la plate-forme du Mont-Donon. Ils larguent d'abord 72 kg puis 264 kgs sur l'objectif. Le 11 février, deux équipages bombardement Rimbach. Le lendemain, c'est au tour de trois 1B2 et d'un 1B1 d'attaquer Wittelssheim. Le monoplace, piloté par le Brig Birot, est attaqué par cinq avions ennemis. Malgré le nombre, le français s'en tire et rentre au terrain avec plusieurs trous dans ses entoilages.

Le 17 février , deux monoplaces 1B1 pilotés par Ltt Gros et Brig Birot bombardent Rouffach et larguent 192 kg sur l'objectif. Une seconde mission réunit trois biplaces qui mitraillent Provenchères et bombardent Bourg-Bruch. Le lendemain, c'est au tour de 4 biplaces (1B2) de bombarder Weim-Im-Thal. Le 19 février, 3 monoplaces (1B1) bomberdent Logerbach et le terrain d'aviation d'Ensisheim. Ils livrent combat avec cinq avions allemands mais sans déplorer de perte de part et d'autre. La SOP 132 envoie deux autres biplaces sur Rimbach qui larguent 50 kg de bombes. Le 20, le Brig Birot en solo, aux commandes d'un Sopwith 1B1, attaque la gare de Rouffach et lâche 96 kg sur l'objectif. Le 24, les équipages de la SOP 132 réalisent une grosse mission en réunissant huit biplaces sur les dix avions que compte l'escadrille. Il s'agit d'un barrage à l'intérieur des lignes adverses sur la région de Burnhaupt. Deux équipages rentrent avec des éclats d'obus.

Premier bombardement de nuit :

Le 26 février, deux 1B1 pilotés par le Ltt Gros et le Sgt Rochard bombardent de nuit le terrain d'aviation de Neuf-Brisach. Ils rentrent sans dommage.

Le bilan de février 1918 :

Les équipages de l'escadrille SOP 132 ont réalisé 14 bombardements, 18 barrages sur les lignes, livrés six combats aériens et largués 1612 kg de bombes.

Escadrille BR 132 :

Le 20 mars 1918, l'escadrille 132 passe sur Breguet 14 B2, la version de bombardement du célèbre avion de la firme Breguet. Sa dotation est alors de 15 Breguet 14 B2.
Le 7 avril 1918, les escadrilles du GB 4 rejoingnent le terrain de Villeneuve-le-Roi en vue de s'opposer à l’attaque allemande qui venait de percer les lignes britanniques en Picardie. Huit Breguet 14 B2 de la 131 rejoingnent Villeneuve-le-Roi, le 20 avril 1918.

Le 22 avril, six Breguet 14 B2 réalise une reconnaissance des terrains d'aviation dans le région de Senlis - Compiègne - Beauvais et le lendemain, avec huit avions, sur les lignes entre Noyon et Corbie.

Parc aérien du GB 4 en date du 25 avril 1918 :

Escadrille BR 131 : 12 disponibles - 3 indisponibles.
Escadrille BR 132 : 8 disponibles - 7 indisponibles.
Escadrille SOP 134 : 11 disponibles - 4 indisponibles.

Le 2 mai 1918, sept 14B2 ont exécuté, en peloton formé, une reconnaissance du secteur Clermont-Saint-Just - Breteuil - Amiens. Un Breguet 14B2, arrivant de la RGA du Bourget et convoyé par l'équipage Sgt Morel / Sol Seguy, capote à l'atterrisage et est endommagé. Morel est légèrement blessé et Seguy souffre d'un bras cassé. Le lendemain, huit Br 14B2 de la BR 131 et huit Br 14 B2 de la BR 132 larguent 94 bombes Michelin de 115 long, 16 bombes de 75 et 12 bombes de 90, soit 2179 kg, sur la gare d' Ham et le croisement des voies ferrées au Sud d'Ham. Malgré l'altitude de larguage de 4500 mètres, la voie ferrée est atteinte.

Nouvelles pertes :

Le 4 mai, sept Breguet 14 B2 de la BR 132 larguent 42 bombes Michelin de 115 sur les dépôts de Flavy-le-Martel. Un gros dispositif allemand comptant douze appareils est venu engager les bombardiers français. Trois avions de la BR 132 sont touchés. D'abord l''avion de l'équipage Sgt Rochard / Ltt Pechine qui rentre avec une vingtaine d'impacts de balles, puis celui de l'Adj Germain / Asp Weismann avec un mat d'aile sectionné et de nombreux impacts et finalement celui du Ltt de Villele / Sol Bougeard avec une nervure brisée et de nombreux trous dans le gouvernails et les ailes. Malheureusement, un des avions manque à l'appel. Celui de l'équipage Sgt Mathieu / Cal Potier qui a été abattu pendant la mission. Les deux aviateurs ont été tués. Leur avion, très en dessous de la formation, a été attaqué simultanément par deux avions ennemis et a été vu par les autres équipages en train de descendre en spirale. Pendant les combats qui se sont déroulés pendant cette dure mission, deux équipages : Adj Germain / Asp Weissman et Sgt Rochard / Ltt Pechine, ont abattu un assaillant qui est tombé dans les environs de Chauny.

En raison des pertes et avions endommagés au combat, le parc du GB 4 au 6 mai 1918 est le suivant :

Escadrille BR 131 : 11 disponibles - 4 indisponibles.
Escadrille BR 132 : 3 disponibles - 12 indisponibles.
Escadrille SOP 134 : 9 disponibles - 3 indisponibles.

Le lendemain, tous les avions des BR 131 et 132 sont en révision et indisponibles (15 / 15). Il faudra attendre le 9 mai pour voir les premiers vols d'entrainement de la BR 131 et le 10 pour la BR 132. Le 12 mai 1918, les réserves en bombes du GB 4 étaient les suivantes : 1804 obus de 115 - 1659 obus de 90 - 1296 obus de 75.

Création de la Division Aérienne :

Le 14 mai 1918, la division aérienne du Général Duval est constituée. Les GB 3 et GB 4 sont réunis au sein de l'escadre de bombardement n° 13. Au sein de cette grande unité, la BR 132 prend part à toutes les batailles de 1918, et en particulier sur le Matz et le Soissonnais en juin, puis en Champagne en juillet 1918.

Le 15 mai, les essais d'altitude réalisés par les avions de la BR 132 n'ont pas donné de bons résultats avec une heure pour monter à 4200 mètres. Les quinze avions de cette unité sont toujours indisponibles pour les missions de guerre. Le 17 mai, trois avions de la 132 exécute une reconnaissance photo sur Saint-Maximin - Cramoisy - Saint-Leu - Montataire. Le 19 mai, cinq avions de la BR 132 ont exécuté une reconnaissance des lignes du secteur Grivesnes - Conchy-les-Pots. Ils emportaient pour cette mission quatre type d'appareils photos : de 26, de 50, un modèle italien et un modèle Brock. La disponibilité de l'escadrille est enfin remontée à 8 avions disponibles et 7 indisponibles, mais les problèmes de montée en altitude restent avec l'impossibilité de dépasser 4500 mètres.

Les escadrilles du GB 4 continuent à enchainer au largage de bombes par formation de 6 avions, à diverses altitudes et au tir à la mitrailleuse sur cible terrestre et sur ballons.

Le 11 juin 1918, dix sept Breguet 14 B2 des escadrilles BR 131 et 132 bombardent les villages de Ressons-sur-Matz, Cuvilly et la Neuville et mitraillent les rassemblements de troupes et de matériels. Au Sud de Cuvilly, un chasseur allemand isolé attaque pendant quelques secondes les deux appareils de queue d'un peloton de 4 Breguet. Pris sous le feu de tous les jumelages du peloton, il est vu piquant à la verticale et semblant désemparé. Avant de tomber, il a eu le temps de faire des dégâts. Ltt de Pierrefeu est obligé de couper son moteur, qui commence à prendre feu, à 2000 mètres et atterrit à Sacy-le-Grand. Son avion a été criblé de balles, les commandes de profondeur coupées, il sera réformé. Son mitrailleur a reçu une balle explosive dans un genou et devra être amputé d'une jambe.

Terrain de Saint-Dizier :

Le 9 septembre 1918, elle s'installe à Saint-Dizier et prépare l'attaque des armées franco-américaines entre la Champagne et l'Argonne. Ses équipages prennent part à l'offensive contre le saillant de Saint-Mihiel et sont attaqués par de nombreuses formations de chasse allemandes. Les pertes dans ses rangs vont être sévères.

Quatre victoires et quatre Breguet abattus :

En particulier, le 14 septembre qui marque la journée la plus faste en victoires aériennes, mais aussi la plus noire de toute l'existance de l'escadrille. Quatre Fokker D VII sont abattus et homologués mais en déplorant la perte de quatre équipages, soit huit hommes qui sont tous tués.

Le 11 novembre 1918, l’escadrille BR 132, qui est stationnée à Somme-Vesles, était sur le point d’être engagée en Lorraine, au sein d'une grande offensive franco-américaine visant à reprendre Metz. Heureusement pour la ville, la signature de l'armistice mit fin aux hostilités avant le début des opérations.

Pendant le premier conflit mondial, l'escadrille BR 132 a remporté 12 victoires homologuées et a perdu 19 membres d'équipage tués au combat.

L'après guerre :

Le 1er janvier 1920, avec la création des régiments d'aviation, elle devient 206ème escadrille du 3ème régiment de bombardement stationné à Neustadt (Allemagne). Le 1er août, la numérotation au sein des régiments d'aviation est simplifiée, elle devient alors la 6ème escadrille du 12ème régiment d’aviation de bombardement stationné à Neustadt (Allemagne).

Elle prend part à la campagne de France de 1939-1940 comme 4ème escadrille du GB II/15. Ses traditions sont actuellement détenues par la 2ème escadrille de l'ET 2/64 "Anjou", stationnée sur la Base aérienne 105 d'Evreux-Fauville. Cet escadron est équipé de Transall C 160 NG.

 

Insignes métalliques des unités
héritières de ses traditions

Insigne de la 6ème escadrille du 12ème RAB - Fixation par une épingle - Photo collections section Air du SHD du château de Vincennes.

Insigne de la 4ème escadrille du GB II/15 - Fabrication Béraudy Faure Ambert - Fixation par une épingle - Photo collection Patrice Gout.

Insigne de la 2ème escadrille du GT II/15 - L'oeil est peint de couleur rouge - Fixation par deux anneaux - Insigne collection Jean-René Bottelin que je remercie pour son aide.

Insigne de la 2ème escadrille du GT II/15 - L'oeil est peint de couleur vert - Fixation par deux anneaux - Insigne collection Patrice Gout que je remercie pour son aide.

Insigne métallique du GB 15 de 1939-1940 - Ce groupe était composé des GB I/15 et GB II/15 - De haut en bas, sont présentés les différents insignes des escadrilles composants le groupe de bombardement - En haut, l'étoile de la 101 - la chauve-souris de la 113 - la chimère ailée de la 131 - le dragon de la 132 - Photo Albin Denis.

Insigne du GT II/15 ou du GT II/15 "Anjou" - Période allant du 1er décembre 1942 au 1er juin 1946 - C'est un insigne peint, typique des années de guerre ou de l'immédiat après-guerre avec sa pénurie de métal - Cet exemplaire a été "restauré" informatiquement, les pertes de peinture étant beaucoup plus importantes sur l'exemplaire sauvegardé - Insigne collection Yves Genty que je remercie pour son aide.

Unités détentrices des traditions
de l'escadrille BR 132

Insignes métalliques des unités
héritières de ses traditions

Insigne de la 2ème escadrille de l'ET 2/64 "Anjou" fabriqué à l'occasion des 100 ans de l'escadrille BR 132 - Insigne collection Jean Pieribattista que je remercie pour son aide.

Insigne métallique des opérations de l'escadron de transport 2/64 "Anjou" - Fabrication FIA Lyon - Insigne homologué sous le n° A 1484 au SHD du Château de Vincennes - Insigne collection Patrice Gout que je remercie pour son aide.

Insigne de la 2ème escadrille de l'ET 2/64 "Anjou" - Insigne homologué sous le n° A 1484 au SHD du Château de Vincennes - Insigne collection Patrice Gout que je remercie pour son aide.

 

Appellations successives

Périodes de stationnements

Carte des différents stationnements

 

Commandants

Rattachements de l'escadrille

Avions utilisés

Relevés quantitatifs et
numéros avions

Décorations

Citations

Le Général Commandant en Chef les armées françaises du Nord et du Nord-Est, cite à l'ordre de 1'Armée, l'escadre n° 13 en date du 28 Septembre 1918 :
L'Escadre n° 13 composée :
- du Groupe de bombardement 3 (Escadrilles Br 107, 126 et 128 ) commandé par le Chef d'escadron Rocard, tombé glorieusement dans les lignes ennemies en se portant au secours d'un de ses équipages attaqué ;
- du Groupe de bombardement 4 (Escadrilles Br 131, 132 et 134) commandé par le capitaine Etournaud ;
- de l'Escadrille de protection C.46, commandée par le capitaine Bloch :
"Sous l'ardente impulsion de son chef, le Chef d'Escadron de La Morlais, n'a cessé, depuis sa formation récente, de se dépenser sans compter dans la bataille. Sur la Marne, en Juillet 1918, a attaqué et bombardé sans répit les passerelles, les rassemblements et les convois ennemis. Sur la Somme et sur l'Aisne, en Août, a semé journellement l'épouvante et le désordre parmi les formations ennemies. Au cours de l'offensive franco-américaine sur Saint Mihiel, en Septembre, vient encore de manifester son ardeur combative, en intervenant dans la bataille et sur les points de concentration ennemis par ses bombardements et ses mitraillages".

Le Maréchal de France, Commandant en Chef les Armées de l'Est, cite à l'ordre de 1'Armée, l''Escadre de bombardement n°13 en date du 4 Février 1919 : "Unité de premier ordre sous le commandement du Chef d'Escadron de LA MORLAIS, secondé par :
− le Capitaine de Geffrier, Commandant le GB 3 (Escadrilles Br 107, 126, 128)
− le Capitaine Etournaud, Commandant le GB 4 (Escadrilles Br 131, 132, 134)
− et protégée par l'Escadrille de triplaces de combat C 46 commandée par le Lieutenant Rresal.
Depuis le 25 septembre 1918, a brillamment pris part à toutes les opérations de nos armées en Champagne, sur 1'Aisne et dans la Woevre, faisant preuve du plus bel esprit offensif. Conservant jusqu'au dernier jour son moral élevé et sa confiante ardeur, a réussi à atteindre sévèrement l'ennemi dans ses cantonnements et dans ses formations de combat, coopérant ainsi avec les autres armes à mettre l'ennemi en déroute, notamment : le 27 Septembre 1918 a pris une part active aux opérations des armées françaises et américaines en Champagne; le 28 septembre, a bombardé et mitraillé dans la grêle les troupes ennemies et les convois à 200 mètres d'altitude; le 6 octobre a recommencé le même exploit; le 10 octobre, après avoir en plein jour bombardé la gare de Vouziers, est retournée continuer de nuit son oeuvre et a réussi à faire sauter des trains de munitions. Au cours de ces opérations, a jeté 166 tonnes de projectiles, tiré 80.000 cartouches, pris 378 clichés photographiques, livré 25 combats et abattu ou désemparé 10 avions ennemis".

Morts : en rouge / Blessés et indemnes : en jaune

 

Les hommes

Slt Jean Schaal - Né le 28 avril 1896 à Hanoï (Tonkin) - Fils d'Auguste Etienne Germain Schaal (Greffier, notaire) et de Marie François Marguerite Sagau - Domiciliés au 43, rue Cotta à Nice (Var) - Profession avant engagement Etudiant - Classe 1916 - Recrutement de Nice sous le matricule de recrutement n° 2511 - Engagé au 153ème régiment d'infanterie, le 17 août 1914 - Blessé par balle à la fesse droite à la bataille de la Chavatte (60), le 27 septembre 1914 - Nommé caporal le 1er janvier 1915 - Affecté au 416e régiment d'infanterie, le 1er avril 1915 - Nommé sergent le 1er octobre 1915 - Croix de Guerre et citation n° 96 à l'ordre du corps d'armée, en date du 4 octobre 1915 - Instructeur au centre de formation des mitrailleurs de la 16e région militaire à Frontignan (34) - Evacué pour pleurésie du front de Verdun, le 6 octobre 1916 - En convalescence jusqu'au 5 décembre 1916 - Passé à l'aéronautique militaire, le 28 juillet 1917 - Affecté à l'école d'aviation militaire de Dijon comme élève pilote, le 1er août 1917 - Brevet de pilote militaire n° 9119 obtenu à l'école d'aviation militaire d'Etampes, le 2 octobre 1917 - Stage de perfectionnement à l'école d'aviation militaire de Juvisy - Stage de spécialisation bombardement à l'école d'aviation militaire d'Avord - Stage à l'école d'aviation militaire du Crotoy, jusqu'au 31 décembre 1917 - Pilote de la RGA de Sacy-le-Grand du 31 décembre 1917 au 24 février 1918 - Pilote de l'escadrille BR 134 du 24 février au 18 août 1918 - En mission du 3 au 18 avril 1918 - Convoyage d'un avion du 18 au 19 mai 1918 - Citation n° 5 à l'ordre du GB 4 en juin 1918 - Convoyage d'un avion du 9 au 13 juillet 1918 - Nommé Sous-lieutenant, le 8 août 1918 - Pilote de l'escadrille BR 132 du 18 août 1918 au 28 mars 1919 -  Citation n° 11.514 à l'ordre de l'armée, en date du 15 novembre 1918 - Nommé officier de renseignement de l'état-major du groupe, le 28 mars 1919 - Pilote en subsistance à l'escadrille BR 131 du 28 mars 1919 au 7 octobre 1919 - Nommé Sous-lieutenant de réserve à titre définitif, le 1er mai 1919 - En mission du 28 au 31 mai 1919 - En mission du 11 au 13 juin 1919 - Démobilisé, le 22 octobre 1919 -  Chevalier de la Légion d'Honneur et citation à l'ordre de l'armée, le 16 juin 1920 - Affecté, dans la réserve, au 11ème régiment d'aviation, 6 juillet 1920 - Profession après guerre Négociant - Marié avec Anne Maria Thérèse Brunner à Altkirch, le 25 avril 1921 - Domiciliés au 37, boulevard de la Marne à Mulhouse - Décédé à Altkirch (68), le 23 juin 1924 - Photo transmise par Benoit Pitre, son petit-fils, que je remercie pour son aide - Sources : Pam - LO - FM Alpes Maritimes - Liste brevets militaires - CCC BR 134 - CCC BR 132 - CCC BR 131 - Certificat de mariage - Acte de Décès - JORF - Dernière mise à jour : 26 décembre 2015.

* Citation n° 11.514 à l'ordre de l'armée du Slt Jean Schaal du 416ème régiment d'infanterie, détaché à l'escadrille BR 132, en date du 15 novembre 1918 : "Jeune officier faisant preuve des plus brillantes qualités de dévouement, de bravoure et d'énergie, qui s'est distingué pendant les récentes offensives au cours des bombardements et de mitraillages à basse altitude. le 1er octobre 1918, a recueilli dans une reconnaissance, des renseignements de la plus haute importance sur la préparation d'une attaque ennemie (une victoire). Une blessure. Deux citations."

* Chevalier de la Légion d'Honneur et citation à l'ordre de l'armée du Slt Jean Schaal au 11ème régiment d'aviation, en date du 16 juin 1920 : "Officier très brave qui, après avoir fait brillamment son devoir dans l'infanterie, est venu volontairement dans l'aviation, où il a accompli un grand nombre de bombardements. Deux blessures. Trois citations."

 

Photo du Sgt Louis Silbermann

Sgt Louis Henri Silbermann - Né le 18 juillet 1891 à Paris 5ème (75) - Classe 1911 - Recrutement de Béthune (Pas-de-Calais) sous le matricule n° 3356 - Profession typographe - Service militaire au 8ème régiment d'infanterie, à compter du 9 octobre 1912 - Nommé Caporal, le 10 avril 1913 - Nommé Sergent, le 1er octobre 1913 - Affecté au 4ème régiment de Zouaves, le 27 décembre 1913 - A été affecté au 62ème et 63ème compagnies du 4ème régiment de Zouaves - Nommé Sergent, le 30 décembre 1913 - Blessé par un éclat d'obus à la cuisse gauche à Tarcienne (Belgique), le 23 août 1914 - Blessé par éclat d'obus à la tête à Lizerne (Belgique), le 26 avril 1915 - Citation n° 108 à l'ordre du 4ème régiment de Zouaves de marche, en date du XX mai 1915 - Blessé par balle à la cuisse gauche à Craonne, le 29 septembre 1915 - Passé à l'aéronautique militaire, comme élève pilote, le 31 mars 1917 - Brevet de pilote militaire n° 6815 obtenu à l'école d'aviation militaire d'Istres (Bouches-du-Rhône), le 4 juin 1917 - Stage de perfectionnement "bombardement" à l'école d'aviation militaire d'Avord du XX juin au 21 août 1917 - Pilote de l'escadrille SOP 132 du 21 août 1917 au 14 anvier 1918 - Tué au cours d'un combat aérien dans les environs de Guebwillers, le 14 janvier 1918 - Il faisait équipage avec le Sgt Alfred Liauzu, qui a également perdu la vie - Leurs adversaires étaient probablement le Vfw Josef Schwendemann (2ème victoire) et le Vfw Hermann Reisch (sa 1ère victoire) du Jasta 41 - Ces deux pilotes allemands ont également abattu un autre Sopwith 1B2 appartenant à la SOP 129 - Louis Silbermann a d'abord été inhumé dans le cimetière de la ville de Guebwiller (Haut-Rhin) et repose désormais dans la nécropole nationale de la ville de Colmar (Haut-Rhin) - Carré G - Rang de la Sépulture 4 - Numéro de la sépulture 60 - Médaille militaire et citation à l'ordre de l'armée, à titre posthume, en date du 23 septembre 1920 - Photo Yves Castelain que je remercie pour son aide - Sources : Fiche Matricule du département du Pas-de-Calais - CCC de l'escadrille SOP 132 - Liste des brevets militaires - Bailey/Cony - JORF - Sépultures de France - CICR - MpF - Dernière mise à jour : 26 septembre 2017.

* Citation n° 108 à l'ordre du 4ème régiment de Zouaves de marche, en date du XX mai 1915 : "Le 26 avril 1915, à l'attaque de Lizerne, blessé à la tête, a gardé le commandement de sa demi-section, donnant ainsi le plus bel exemple de sang-froid et d'abnégation."

* Citation n° 38 à l'ordre de la division, en date du 1er septembre 1916 : "Grenadier volontaire. S'est porté à l'attaque d'une tranchée ennemie qui a été enlevée de haute lutte. A été blessé au cours de cette attaque après s'être emparés de tout un saillant de tranchées garnie de mitrailleuses."

* Citation à l'ordre de l'armée, à titre posthume, du Sgt Louis Henri Silbermann, au 4ème régiment de Zouaves, pilote à l'escadrille SOP 132 (GB 4), en date du 27 mars 1918 : "Excellent pilote, blessé dans l'infanterie, a fait preuve d'une grande bravoure au cours d'un combat aérien engagé dans les lignes allemandes contre des forces supérieures. Tombé glorieusement au cours du combat."

* Médaille militaire et citation à l'ordre de l'armée, à titre posthume, du Sgt Louis Henri Silbermann, au 4ème régiment de Zouaves, pilote à l'escadrille SOP 132 (GB 4), en date du 23 septembre 1920 : "Excellent pilote, blessé dans l'infanterie, a fait preuve d'une grande bravoure au cours d'un combat aérien engagé dans les lignes allemandes contre des forces supérieures; Tombé glorieusement au cours du combat. A été cité."

 

Photo du Cal Lucien Moreau

Cal Lucien Pierre Moreau - Né le 17 mai 1896 à Reims (Marne) - Fils de Léon Moreau et d'Hélène Picard - Domiciliés au 6, cité Moynet à paris 12ème (75) - Classe 1916 - Recrutement de Reims (Marne) sous le matricule n° 1464 - Mobilisé au 164ème régiment d'infanterie, à compter du 10 juin 1915 - Affecté au 103ème régiment d'infanterie - Affecté au 315ème régiment d'infanterie - Croix de guerre et citation à l'ordre du corps d'armée, en date du XX mai 1917 - Passé à l'aéronautique militaire comme élève pilote, le 5 novembre 1917 - Tests de sélection et cours théoriques à l'école d'aviation militaire de Dijon - Brevet de pilote militaire n° 11.192 obtenu à l'ecole d'aviation militaire d'Istres, le 1er février 1918 - Nommé Caporal, le 17 février 1918 - Stage de perfectionnement à l'école d'aviation militaire de ¨Pau, jusqu'au 9 mars 1918 - Lâché sur Breguet 14 B2, le 25 avril 1918 - Pilote de l'escadrille BR 132 du 4 au 8 juin 1918 - Tué au cours d'un accident d'avion, aux commandes d'un Breguet 14 B2, lors d'un vol d'entrainement, à Villeneuve-le-Roy (Oise), le 8 juin 1918 - Citation à l'ordre de l'armée, en date du 20 juin 1918 - Lucien Moreau repose dans la Nécropole Nationale de Marissel à Beauvais - Sources : Pam - Liste des brevets militaires - CCC de l'escadrille BR 132 - Bailey / Cony - En attente mise en ligne de la fiche matricule du département de la Marne - JORF - MpF - Dernière mise à jour : 26 décembre 2017.

* Citation à l'ordre de l'armée du Cal Lucien Pierre Moreau, du 315ème régiment d'infanterie, pilote à l'escadrille BR 132, en date du 20 juin 1918 : "Très bon pilote, exemple de dévouement et d'abnégation, faisant preuve constamment du plus bel entrain. A été très grièvement atteint au cours d'un vol au moment où il se préparait à s'élancer vers l'ennemi. Une citation."

 

Photo du Slt Adolphe Calbet

Slt Adolphe Jacques Jérémie Calbet - Né le 15 avril 1890 à Calais (Pas-de-Calais) - Domiciliés Route de Boulogne à Calais (Pas-de-Calais) - Fils d'Adolphe Calbet de d'Aline Emérence Brecville - Classe 1910 - Recrutement de Saint-Omer (Pas-de-Calais) sous le matricule n° 236 - Engagé volontaire pour cinq ans, au titre du 1er régiment de Spahis, caserné à Médéa (Algérie), le 31 juillet 1909 - Arrivé à l'unité, le 9 août 1909 - En Algérie du 7 août 1909 au 14 décembre 1912 - Nommé Brigadier, le 10 mars 1911 - En opération à Amalat d'Ouyda du 15 décembre 1910 au 4 septembre 1912 - En Algérie du 5 septembre 1912 au 1er avril 1914 - Au Maroc Occidental du 2 avril au 1er août 1914 - Nommé Maréchal des Logis, le 23 septembre 1913 - Rengagé pour deux ans, à compter du 31 juillet 1914 - Décoré de la Médaille Coloniale avec agrafe "Maroc" - Nommé Maréchal des logis-chef, le 28 septembre 1915 - Affecté au 3ème bataillon de chasseurs à pied, le 20 octobre 1916 - Nommé Sous-lieutenant à titre temporaire, le 7 octobre 1916 - Passé à l'aéronautique militaire comme élève pilote, le 1er juin 1917 - Brevet de pilote militaire n° 7874 obtenu à l'école d'aviation militaire d'Etampes, le 10 mars 1917 - Stage de perfectionnement à l'école d'aviation militaire de Châteauroux - Stage de spécialisation à l'école d'aviation militaire d'Avord - Stage à l'école d'aviation militaire de Pau, jusqu'au 2 février 1918 - Pilote du GDE du 2 février au 11 mai 1918 - Lâché sur Breguet 14B2, le 13 mars 1918 - Pilote de l'escadrille BR 132 du 11 mai au 14 septembre 1918 - Nommé Sous-lieutenant, à titre définitif, le 28 juin 1918 - Citation à l'ordre de l'armée, en date du 21 août 1918 - Tué au cours d'un combat aérien, lors d'une mission de bombardement sur la gare de Conflans-en-Jarnisy (Meurthe-et-Moselle), le 14 septembre 1918 - Son avion s'est écrasé dans les environs de Boncourt, au Nord-Est de Conflans-en-Jarnisy - Adolphe Calbet faisait équipage avec le Sgt Elie Destieux, qui a également perdu la vie - Citation à l'ordre de l'armée, à titre posthume, en date du 14 février 1919 - Chevalier de la Légion d'Honneur et citation à l'ordre du 2ème groupe d'aviation, à titre posthume, en date du 28 juillet 1922 - Il repose tombe n° 727 dans la nécropole nationale de Buzy-Darmont (Meuse) - Sources : Pam - Liste des brevets militaires - Fiche matricule conservée aux archives départementales du Pas-de-Calais - CCC de l'escadrille BR 132 - Base de données "MpF" - Base de données "Sépultures de France" - JORF - Bailey/Cony - Site internet du CICR - Dernière mise à jour : 3 mai 2021.

* Citation à l'ordre de l'armée du Slt Adolphe Jacques Calbet au 3ème bataillon de chasseurs à pied, pilote à l'escadrille BR 132, en date du 21 août 1918 : "Pilote remarquable par son audace et sa tenacité qui, au cours d'expéditions difficiles pendant l'offensive, a fait preuve d'un courage et d'un entrain admirables. Après avoir, le 31 mai, contribué à abattre en flammes un avion ennemi, a conduit son peloton à travers l'orage, bombardant à faible altitude les passerelles ennemies et mitraillant les troupes et les batteries avec un plein succès."

* Citation à l'ordre de l'armée, à titre posthume, du Slt Adolphe Jacques Calbet au 3ème bataillon de chasseurs à pied, pilote à l'escadrille BR 132, en date du 14 février 1919 : "Exemple entre tous de courage, de devoir, de conscience, personnifiant la vertu militaire. Surmontant toutes les difficultés par une volonté admirable, a donné, en tête de son escadrille, les preuves d'une énergie et d'une bravoure éclatantes. Le 14 septembre 1918, est tombé glorieusement dans un combat contre vingt adversaires, au cours duquel quatre avions de chasse ennemis furent abattus dans leurs lignes. Deux citations."

* Chevalier de la Légion d'Honneur et citation à l'ordre du 2ème groupe d'aviation, à titre posthume du Slt Adolphe Jacques Calbet au 3ème bataillon de chasseurs à pied, pilote à l'escadrille BR 132, en date du 28 juillet 1922 : "Exemple entre tous de courage, de devoir, de conscience, personnifiant la vertu militaire. Surmontant toutes les difficultés par une volonté admirable, a donné, en tête de son escadrille, les preuves d'une énergie et d'une bravoure éclatantes. Le 14 septembre 1918, est tombé glorieusement dans un combat contre vingt adversaires, au cours duquel quatre avions de chasse ennemis furent abattus dans leurs lignes. A été cité."

 

Photo du Sgt Elie Destieux

Sgt Elie Jean Destieux - Né le 21 juillet 1890 à Saint-Vivien-de-Médoc (Gironde) - Fils d'Henri Destieux et de Catherine Perey - Classe 1910 - Recrutement de Bordeaux (Gironde) sous le matricule n° 1524 - Appelé pour effectuer son service militaire, au titre du 7ème régiment d'infanterie coloniale, le 10 octobre 1911 - Affecté au 3ème régiment d'infanterie coloniale, le 1er octobre 1913 - Fin de service militaire et passage dans la réserve de l'armée d'active, le 8 septembre 1913 - Classé en "Service armé" et affecté, dans la réserve, au 7ème régiment d'infanterie coloniale, le 5 novembre 1914 - Rappelé à l'activité par la mobilisation générale, au titre du 7ème régiment d'infanterie coloniale, le 3 août 1914 - Affecté au 42ème régiment d'infanterie coloniale, le 1er juin 1915 - Affecté à la 29ème compagnie du 22ème régiment d'infanterie colonial - Citation à l'ordre du régiment, en date du 16 octobre 1916 - Passé à l'aéronautique militaire comme mitrailleur, le 27 juillet 1917 - Stage de tir à l'école de tir aérien de Cazaux du 3 août au 18 septembre 1917 - Mitrailleur du GDE du 18 au 26 septembre 1917 - Mitrailleur de l'escadrille SOP 132 / BR 132 du 26 septembre 1917 au 14 septembre 1918 - Nommé Caporal, le 3 avril 1918 - Nommé Sergent, le 15 juillet 1918 - Tué au cours d'un combat aérien dans les environs de Boncourt (Meurthe-et-Moselle), le 14 septembre 1918 - Il participait à une mission de bombardement de la gare de Conflans-en-Jarnisy (Meurthe-et-Moselle) - Boncourt se trouve au Nord-Est de Conflans-en-Jarnisy - Il faisait équipage avec le Slt Adolphe Calbet (pilote) qui a également perdu la vie - Citation à l'ordre de l'armée, à titre posthume, en date du 14 février 1919 - Sources : Pam - Fiche matricule conservée aux archives départementales de la Gironde - CCC de l'escadrille SOP 132 / BR 132 - MpF - Bailey/Cony - Site internet du CICR - JORF - Dernière mise à jour : 3 mai 2021.

* Citation à l'ordre de l'armée, à titre posthume du Sgt Elie Jean Destieux au 22ème régiment d'infanterie coloniale, mitrailleur à l'escadrille BR 132, en date du 14 février 1919 : "Exemple d'entrain, de dévouement et de bravoure. Volontaire pour toutes les missions périlleuses. A trouvé une mort glorieuse, le 14 septembre 1918, au cours d'un bombardement sur un objectif situé à 26 kilomètresn dans les lignes ennemies, qu'il a atteint avec succès, malgré une lutte achernée contre trois escadrilles de chasse allemande. Trois citations."

 

Photo du Ltt Jehan de Villèle

Ltt Jehan Marie Joseph Pierre François de Villèle - Né le 21 mars 1892 au Château de Miniac par Miniac-Morvan (Ille-et-Vilaine) - Fils de Frédéric Marie Joseph Gaston de Villèle (propriétaire) et d'Amélie Marie Charlotte de France - Profession avant guerre Etudiant - Classe 1912 - Recrutement de St-Malo (Ille-et-Vilaine) sous le matricule n° 1431 - Engagé volontaire pour trois ans, au titre du 2ème régiment de chasseurs à cheval, le 17 mai 1910 - Nommé Cavalier de 1ère classe, le 10 juillet 1911 - Nommé Brigadier, le 20 octobre 1911 - Passé dans l'armée d'active, le 17 mai 1913 - Rengagé pour un an au titre du 13ème régiment de Hussards, à compter du 8 novembre 1913 - Nommé Brigadier, le 26 novembre 1913 - Nommé Maréchal des Logis, le 14 mars 1914 - Toujours au 13ème régiment de Hussards, lors de la mobilisation générale du 2 août 1914 - Nommé Sous-lieutenant, à titre temporaire, le 25 avril 1916 - Passé à l'aéronautique militaire comme observateur, le 8 novembre 1916 - Elève-observateur en formation à l'escadrille C 56 du début janvier 1917 au 26 avril 1917 - Envoyé à l'école d'Avord pour effectuer sa formation élémentaire de pilote militaire, le 26 avril 1917 - Brevet de pilote militaire n° 7788 obtenu à l'école d'aviation militaire d'Avord, le 28 juillet 1917 - Stage de perfectionnement "Bombardement" à l'école d'aviation militaire d'Avord, jusqu'au 2 octobre 1917 - Pilote du GDE du 2 octobre 1917 au 20 mars 1918 - Pilote de l'escadrille BR 132 du 20 mars au 14 septembre 1918 - Tué au cours d'un combat aérien entre Conflans-en-Jarnisy et  Jeandelize (Meurthe-et-Moselle) - Sources : Registre d'état-cil (arte n° 17) de la commune de Miniac-Morvan (Ille-et-Vilaine) - Pam - Liste des brevets militaires - Fiche matricule conservée aux archives départementales de l'Ille-et-Vilaine - CCC de l'escadrille C 56 - CCC de l'escadrille BR 132 - MpF - Bailey/Cony - Site internet du CICR - Dernière mise à jour : 30 août 2021.

 

Photo du Brig Georges Valat

Brig Georges Marie Basile Lucien Valat - Né le 3 février 1893 à Montpellier (Hérault) - Fils de Marie Henri Joseph Valat (employé de commerce) et de Jeanne Anaïs Valette - Domiciliés au 13, chemin de St-Martin-de-Puinet à Montpellier (Hérault) - Profession avant guerre Commis trésorerie générale - Classe 1913 - Recrutement de Montpellier (Hérault) sous le matricule n° 1620 - Engagé volontaire pour trois ans, au titre du 3ème groupe d'artillerie de campagne d'Afrique, le 22 juillet 1913 - Blessé à la face interne de la cuisse droite par un éclat d'obus, le 1er octobre 1915 - Citation n° 24 à l'ordre de la 37ème division, en date du 17 octobre 1915 - Affecté au 2ème régiment d'artillerie de montagne, le 25 novembre 1916 - Citation à l'ordre de la brigade, en date du 9 mai 1917 - Citation n° 278 à l'ordre de la brigade, le 23 mai 1917 - Passé à l'aéronautique militaire comme élève pilote, le 8 septembre 1917 - Nommé Brigadier, le 21 septembre 1917 - Passé à l'école d'aviation militaire de Dijon pour la formation théorique, le 5 octobre 1917 - Formation élémentaire de pilote militaire à l'école d'aviation militaire d'Avord - N'a pas obtenu son brevet de pilote militaire - Passé bombardier - Retour à l'école d'aviation militaire de Dijon pour formation théorique de bombardier - Stage de bombardement à l'école d'aviation militaire du Crotoy du 14 mars au 26 mai 1918 - Bombardier du GDE du 26 mai au 10 juillet 1918 - Stage au CIACB de Perthes du 10 juillet 1918 au 30 août 1918 - Mitrailleur de l'escadrille BR 132 du 2 au 14 septembre 1918 - Tué au cours d'un combat aérien entre Conflans-en-Jarnisy et  Jeandelize (Meurthe-et-Moselle) - Citation à l'ordre de l'armée, à titre posthume, en date du 14 février 1919 - Georges Valat repose tombe n° 730 dans la nécropole nationale de Buzy-Darmont (Meuse) - Sources : Registre d'état-civil (acte n° 170) de la ville de Montpellier (Hérault) - Pam - CCC de l'escadrille BR 132 - Base de données "MpF" - Base de données "Sépultures de France" - Bailey/Cony - Site internet du CICR - Dernière mise à jour : 30 août 2021.

* Croix de Guerre et citation n° 278 à l'ordre de la brigade, le 23 mai 1917 : "Excellent canonnier énergique robiste intelligent conscencieux, a assuré pendant la période du 11 avril au 12 mai, 28 ravitaillements de nuit jusqu'aux 1ère lignes d'infanterie et par temps très rigoureux par des chemins régulièrement bombardés, rentrant fréquemment au bivouac à 7 heures étant parti la veille à 18 heures."

* Citation à l'ordre de l'armée, à titre posthume, du Brig Georges Valats au 2ème régiment d'artillerie de montagne, mitrailleur à l'escadrille BR 132, en date du 14 février 1919 : "Jeune mitrailleur, d'une bravoure magnifique, dont le souvenir symbolise pour tous le devoir et le sacrifice pour la patrie. Le 14 septembre 1918, a réussi, au prix d'une lutte acharnée, à bombarder son objectif, à 26 kilomètres dans les lignes. A succombé sous le nombre dans une lutte inégale, se défendant jusqu'aux dernières cartouches, après avoir abattu deux de ses adversaires. Une blessure antérieure. deux citations"

 

Photo du Brig Raymond Fontaine

Brig Raymond Arthur Augustin Fontaine - Né le 8 février 1896 au 90 rue d'Arcole à Lille (Nord) - Fils d'Arthur Jean Baptiste Fontaine (employé) et d'Eugènie Augustine Guilbert - Domiciliés au 90, rue d'Arcole à Lille (Nord) puis au 27, rue du Coteau à Paris 18ème (75) en 1916 - Profession avant guerre Ebéniste - Domicilié au 221, rue St-Jean à Caen (Calvados) - Classe 1916 - Recrutement de Lille (Nord) sous le matricule n° 3059 - Engagé volontaire pour la durée de la guerre, au titre du 21ème régiment d'artillerie, le 29 décembre 1914 - Passé à l'aéronautique militaire comme élève pilote, le 1er juillet 1917 - Cours théoriques à l'école d'aviation militaire de Dijon - Cours élémentaires de pilotage à l'école d'aviation militaire d'Istres - Brevet de pilote militaire n° 8629 obtenu à l'école d'aviation militaire d'Istres, le 19 septembre 1917 - Stage de perfectionnement à l'école d'aviation militaire d'Avord, jusqu'au 7 novembre 1917 - Nommé Caporal, le 23 septembre 1917 - Pilote du GDE du Bourget-Dugny du 24 avril au 24 mai 1918 - Lâché sur Breguet XIV B2, le 6 mai 1918 - Stage au CIACB de Perthes du 24 mai au 7 août 1918 - Pilote de l'escadrille BR 132 du 7 août au 14 septembre 1918 - Tué au cours d'un combat aérien dans les environs de Conflans-en-Jarnisy (Meurthe-et-Moselle) - Son avion s'est écrasé sur le territoire de la commune de Latour-en-Woëvre (Meuse) - Inhumé par les Allemands dans le cimetière communal de Latour-en-Woëvre - Citation à l'ordre de l'armée à titre posthume, en date du 14 février 1919 - Sources : Registre d'état-cvil (acte n° 716) de la ville de Lille (Nord) - Pam - Liste des brevets militaires - Fiche matricule conservée aux archives départementales du Nord - CCC de l'escadrille BR 132 - MpF - Bailey/Cony - JORF - Site internet du CICR - Dernière mise à jour : 31 août 2021.

* Citation à l'ordre de l'armée à titre posthume du Brig Raymond Arthur Fontaine, au 21ème régiment d'artillerie, pilote de l'escadrille BR 132, en date du 14 février 1919 : "Excellent pilote, dont les qualités de sang-froid, de bravoure et de tenacité faisaient un bombardier de premier ordre. A fait deux fois deux expéditions dans la même journée, est descendu mitrailler jusqu'au ras du sol une batterie qu'il a dispersée. Est tombé le 14 septembre 1918n dans les lignes ennemies après avoir atteint un objectif lointainau prix d'une lutte acharnée contre trois escadrilles de chasse allemandes."

 

Photo du Brig Henri Mestre

Brig Henri Léon Mestre - Né le 10 mai 1891 à Paris 3ème  (75) - Fils de Jean Mestre et de Maria Terme - Domicilié au 43, rue de la Haie Coq à Aubervilliers (Seine-St-Denis) - Profession avant guerre ouvrier d'usine - Domicilié au 6, rue David à Aubervillers (Seine-St-Denis) - Classe 1911 - Recrutement du 1er bureau de la Seine (Paris) sous le matricule n° 4697 - Appelé pour effectuer son service militaire, au titre du 5ème régiment de Dragons, le 1er octobre 1912 - Toujours dans cette unité lors de la mobilisation générale du 2 août 1914 - Passé à l'aéronautique militaire comme élève pilote, le 13 juin 1917 - Brevet de pilote militaire n° 8512 obtenu à l'école d'aviation militaire d'Etampes, le 10 septembre 1917 - Nommé Brigadier, le 21 septembre 1917 - Stage de perfectionnement "Bombardement" à l'école d'aviation militaire d'Avord, le 18 novembre 1917 - Stage à l'école de tir de Villeneuve-les-vertus du 15 décembre 1917 au 4 juin 1918 - Pilote du GDE du 4 juin au 12 juillet 1918 - Pilote de l'escadrille BR 132 du 12 juillet au 14 septembre 1918 - Tué au cours d'un combat aérien au-dessus des communes d'Allamont et Dompierre et du bois des Moines (Meurthe-et-Moselle) - Le bois des Moines est à 1 km au Nord d'Allamont - Il faisait équipage avec l'Asp Edouard Grand qui a également perdu la vie - Leur Breguet XIV B2 a été abattu en flammes - Il venait bombarder la gare de Conflans-en-Jarnisy (Meurthe-et-Moselle) - Leur adversaire était un pilote du JG 2 - Pendant cette mission, la BR 132 a perdu 4 Breguet XIV B2 et la BR 131, un Breguet XIVB2 - Inhumé par les Allemands dans le cimetière communal de Latour-en-Woëvre - Citation à l'ordre de l'armée, à titre posthume, en date du 14 février 1919 - Sources : Pam - Fiche matricule du 1er bureau de la Seine conservée par les archives départementales de Paris - Liste des brevets militaires - CCC de l'escadrille BR 132 - MpF - Bailey/Cony - Site internet du CICR - Dernière mise à jour : 30 août 2021.

* Citation à l'ordre de l'armée, à titre posthume, du Brig Henri Léon Mestre au 6ème régiment de Dragons, pilote à l'escadrille BR 132, en date du 14 février 1919 : "Jeune pilote plein d'allant et de bravoure. Chargé d'un bombardement lointain, a complétement rempli sa mission malgré les efforts d'une aviation ennemie très supérieure en nombre. Attaqué au retour par plus de vingt adversaires, est glorieusement tombé dans les lignes ennemies."

 

Photo de l'Asp Edouard Grand

Asp Edouard Ludovic Grand - Né le 20 décembre 1897 à Saujon (Charente-Maritime) - Fils de Jean Edouard Grand (facteur des postes) et d'Agathe Delphine Renaud - Domiciliés à Mortagne (Charente-Maritime) - Profession avant guerre Répétiteur - Classe 1917 - Recrutement de Saintes (Charente-Maritime) sous le matricule n° 1101 - Mobilisé au titre du 144ème régiment d'infanterie, le 8 janvier 1916 - Admis au centre d'instruction de St-Maixent comme élève aspirant, le 22 avril 1916 - Nommé Caporal, le 13 août 1916 - Nommé Sergent, le 15 septembre 1916 - Nommé Aspirant, le 15 octobre 1916 - Affecté au 57ème régiment d'infanterie, le 27 novembre 1916 - Affecté au 179ème régiment d'infanterie, le 5 septembre 1917 - Passé à l'aéronautique militaire comme mitrailleur - Stage de tir à l'école de tir aérien de Cazaux - Stage au CIACB de Perthes du XXX au 2 septembre 1918 - Mitrailleur de l'escadrille BR 132 du 2 au 14 septembre 1918 - Tué au cours d'un combat aérien au-dessus des communes d'Allamont-Dompierre et du bois des Moines (Meurthe-et-Moselle) - Le bois des Moines est à 1 km au Nord d'Allamont - Leur avion a été abattu en flammes - Il venait bombarder la gare de Conflans-en-Jarnisy (Meurthe-et-Moselle) - Inhumé par les Allemands dans le cimetière communal de Latour-en-Woëvre - Edouard Grand repose tombe n° 725 dans la nécropole nationale de Buzy-Darmont (Meuse) - Sources : Registre d'état-civil (acte n° 62) de la commune de Saujon (Charente-Maritime) - Fiche matricule conservée aux archives départementales de la Charente-Maritime - CCC de l'escadrille BR 132 - Base de données "MpF" - Base de données "Sépultures de France" - Bailey/Cony - Site internet du CICR - Dernière mise à jour : 30 août 2021.

Photo du Cne Jean François Jannekeyn

Cne Jean François Jannekeyn - Né le 16 novembre 1892 à Cambrai (Nord) - Fils de Pierre François Jannekeyn (officier d'administration militaire) et de Jeanne Félicie Pichon - Domiciliés au 2 bis, avenue de Ségur à Paris 7ème (75) en 1912 - Classe 1912 - Recrutement du 2ème bureau de la Seine sous le matricule n° 583 - Classé 123ème sur 290 au concours d'entrée - Reçu au concours de l'école militaire spéciale de St-Cyr - Engagé volontaire pour quatre ans, au titre de l'école militaire de St-Cyr, le 7 octobre 1911 - Promotion de St-Cyr des "Marie-Louise" de 1911 à 1913 - Affecté au 28ème régiment de dragons pour effectuer une année de service militaire - Nommé Brigadier, le 6 février 1912 - Elève de l'école militaire spéciale de St-Cyr, à compter du 10 octobre 1912 - Nommé Aspirant, le 10 octobre 1912 - A été classé 57ème sur 275 à l'examen de sortie de St-Cyr - Nommé Sous-lieutenant, le 1er octobre 1913 - Affecté au 6ème régiment de Dragons, le 1er janvier 1914 - A suivi le cours des sous-lieutenants à l'école d'application de cavalerie de Saumur du 10 janvier au 31 juillet 1914 - Le cours n'a pas été terminé en raison de la déclaration de guerre - Regagne son régiment et combat à Sedan et dans les Flandres - Citation à l'ordre du 1er corps de cavalerie, en date du 28 novembre 1914 - Nommé Lieutenant, à titre définitif, le 25 décembre 1914 - Blessé par un éclat pénétrant de grenade à la fesse gauche, le 25 août 1914 - Citation n° 11 à l'ordre de la 5ème brigade de Dragons, en date du 29 mai 1915 - Citation n° 46 à l'ordre de la 1ère division de cavalerie, en date du 14 juillet 1915 - Décoré de la Military Cross britannique, le 29 novembre 1915 - Affecté au 4ème régiment de cuirassiers à pied, le 4 juin 1916 - Passé à l'aéronautique militaire comme élève pilote de l'école du Crotoy, le 25 avril 1917 - A l'école du Crotoy du 25 avril au 7 juillet 1917 - Brevet de pilote militaire n° 7320 obtenu à l'école d'aviation militaire du Crotoy, le 5 juillet 1917 - Stage de perfectionnement "Bombardement" à l'école d'aviation militaire d'Avord du 7 juillet au 9 septembre 1917 - Stage de spécialisation sur Breguet-Michelin BM 5 du 9 au 28 septembre 1917 - Stage complémentaire à l'école d'aviation militaire d'Avord du 28 septembre au 8 octobre 1917 - Pilote du GDE du 8 octobre au 9 novembre 1917 - Pilote du GB 4 du 9 au 12 novembre 1917 - Pilote de l'escadrille SOP 132 / BR 132 du 12 novembre 1917 au 30 janvier 1919 - En mission du 24 novembre au 6 décembre 1917 - Stage sur Breguet XIV B2 au GDE du 3 au 11 avril 1918 - La SOP 132 passe sur avions Breguet XIV B2 à la fin du mois de mars 1918 - Stage de tir à l'école de tir aérien de Cazaux du 13 mars au 19 avril 1918 - Commandant de l'escadrille BR 132 du 23 mai 1918 au 30 janvier 1919 - Nommé Capitaine à titre temporaire, le 14 août 1918 - A remporté une victoire homologuée contre un avion, le 22 août 1918 - A remporté 4 victoires homologuées contre des Fokker D VII lors d'une mission de bombardement de la gare de Conflans lors de l'offensive américaine sur le saillant de St-Mihiel, le 14 septembre 1918 - Ce jour là, il faisait équipage avec le Slt Weismann comme bombardier / mitrailleur - Les quatre Fokker D VII qui furent abattus ce jour-là, ont été attribués de manière collective aux équipages concernés - Les français perdent 5 Br XIVB2 (4 de la BR 132, 1 de la BR 131) et deux Caudron R XI de la C 46 - En réalité, les quatre équipages de la BR 132 ont remporté chacun une victoire homologuée - Titulaire de cinq victoires homologuées toutes remportées à l'escadrille BR 132 - Citation n° 344 à l'ordre de la 10ème armée, en date du 12 octobre 1918 - Commandant du CIACB du 24 janvier au 28 avril 1919 - Grade de Chevalier de la Légion d'Honneur, en date du 27 mars 1919 - Nommé Adjoint technique du GB 5, le 28 avril 1919 - Marié avec Mlle Renée Blanche Hobé à la mairie du 16ème arrondissement de Paris, le 6 décembre 1919 - Nommé Capitaine à titre définitif, le 25 septembre 1919 - Affecté au 1er régiment de bombardement, le 1er janvier 1920 - Nommé au 4ème bureau de la 12ème direction, le 20 mai 1920 - Affecté à l'état-major particulier de l'aéronautique, le 1er septembre 1920 - Affecté à l'inspection technique de l'aéronautique, le 1er octobre 1921 - Participe aux Jeux Olympiques d'été de Paris du 5 au 27 juillet 1924 comme compétiteur au sabre - Affecté à la direction de l'aéronautique, le 23 avril 1925 - Nommé Chef de bataillon, le 25 décembre 1928 - Affecté au 34ème régiment d'aviation, le 6 novembre 1929 - Affecté à l'école militaire d'application de l'aéronautique et classé au centre d'études tactiques de l'aéronautique, le 1er octobre 1932 - Affecté au service général du ravitaillement en matériel d'aéronautique (pour ordre), le 9 octobre 1932 - Grade d'officier de la Légion d'Honneur, en date du 15 décembre 1932 - A reçu cette décoration sur le front des troupes du centre d'études par le Gal de brigade Poli-Marchetti, directeur du centre d'études de l'aéronautique, le 1er février 1933 - Affecté comme instructeur au centre d'études tactiques de l'aéronautique au 272, boulevard St-Germain à Paris (75), le 9 février 1933 - Nommé Lieutenant-colonel, le 25 septembre 1933 - Rattaché administrativement à la 17ème compagnie de l'Air, le 19 septembre 1934 - Nommé Colonel, le 15 septembre 1936 - Affecté à la 3ème escadre aérienne du Sud Marocain - Au Maroc du 14 octobre 1936 au 16 septembre 1938 - Mis à la disposition du général commandant la 6ème région aérienne et affecté pour ordre au bataillon de l'air 117, le 16 septembre 1938 - Décoré de la croix des combattants volontaires, le 15 novembre 1938 - Nommé Général de brigade, le 1er mai 1939 - Chef de cabinet du ministre de l'Air et Sous-chef de l'état-major de l'armée de l'Air du 1er juillet 1939 au 1er mai 1940 - Grade de commandeur de la Légion d'Honneur, en date du 30 décembre 1939 - Commandant des forces aériennes Orient-Méditerranée du 1er mai au 14 juillet 1940 - Nommé Général de division aérienne, le 1er juillet 1940 - Nommé Commandant de l'Air au Levant du 14 juillet 1940 au 23 février 1942 - Nommé Commandant de l'Air à Alger du 23 février au 19 avril 1942 - Nommé Secrétaire d'état à l'aviation du gouvernement de Vichy du 19 avril 1942 au 26 avril 1943 - Chef d'état-major des forces aériennes du 19 mars 1942 au 27 avril 1943 - Domicilié à l'hôtel Radio à Vichy (Allier) du 1er janvier au 28 juin 1943 - Démissionne de ses fonctions, le 2 avril 1943 - N'exerce plus de fonctions officielles jusqu'à la libération - Ses biens, droits et intérêts ont été mis sous séquestre, le 15 mars 1946 - S'est caché jusqu'à ce qu'il soit arrêté par la Police, le 3 mai 1947 - Interné à la prison de Fresnes, le 3 mai 1947 - Traduit devant la Haute Cour de Justice de Paris qui prononce un arrêt de non-lieu pour les chefs d'accusation d'atteinte à la sureté intérieure et extérieure de l'état et d'indignité nationale, le 27 janvier 1949 - La séquestre est levée à la même date - Domicilié au 6, rue de Varizé à Paris 16ème (75), à compter du 7 février 1949 - Admis d'office, par anticipation, en retraite (en 2ème section) sans possibilité de rappel à l'activité, même en temps de guerre, le 1er avril 1950 - Fait une demande pour annuler la décision précédente, le 4 mai 1950 - Sa requête a été rejetée par le conseil d'état, le 28 juillet 1952 - Décédé au 277 bis, rue Saint-Jacques à Paris 5ème (75), le 17 novembre 1971 - Repose dans la chapelle de famille de sa mère dans la 22ème division du cimetière Montparnasse à Paris - Sources : Registre d'état-civil de la ville de Cambrai - Pam - Fiche matricule du 2ème bureau de la Seine conservée aux archives départementales de Paris - Etat des services - CCC de l'escadrille SOP 132 / BR 132 - JMO de l'escadrille SOP 132 / BR 132 - Liste des brevets militaires - Avis de décès de la mairie du 5ème arrondissement de Paris - LO - Site Internet "The Aerodrome" - Site Internet "As 14-18" de David Méchin - Site Internet "Musée des étoiles" - JORF - Dernière mise à jour : 31 août 2021.

* Citation à l'ordre du 1er corps de cavalerie, en date du 28 novembre 1914 : " A assuré d'une façon parfaite dans les journées du 2 et 3 novembre 1914 sous un feu violent d'artillerie lourde, la liaison entre le colonel commandant la brigade et son chef de groupe, au cours d'une mission, a été rensversé par le souffle de l'éclatement d'un gros obus puis une 2ème fois décoiffé par un autre."

* Citation n° 11 à l'ordre de la 5ème brigade de Dragons, en date du 29 mai 1915 : "S'est acquitté le 20 août à Gembloux, Belgique. Le 29 août 1914 à Hottencourt, le 30 août à Roye, de reconnaissances délicates pendant lesquelles il a démonté à coups de carabine plusieurs patrouilles ennemies. A Douai, le 10 octobre, il a ramené au feu des éléments d'infanterie qui avaient quitté la ligne."

* Citation n° 46 à l'ordre de la 1ère division de cavalerie, en date du 14 juillet 1915 : "Les 3 et 4 juillet, a par son énergie et malgré les pertes sensibles, maintenu le calme dans son peloton sous un tir d'efficacité d'artillerie lourde, a sous un feu déterré des cavaliers de son peloton enfouis sous un éboulement. Déjà cité une fois à l'ordre du corps de compagnie et de la 5ème brigade de Dragons."

* Citation n° 344 à l'ordre de la 10ème armée du Cne Jean Jannekeyn du 48ème régiment de cuirassiers, commandant l'escadrille BR 132 du GB 4, en date du 12 octobre 1918 : "Officier dont la modestie égale la bravoure. Chef d'escadrille idéalisant le type de l'entraineur d'hommes. A la tête de son unité, a accompli de nombreux bombardements, la conduisant jusqu'à deux fois par jour chez l'ennemi, ramenant son avion criblé de balles et d'éclats d'obus reçus au cours de durs combats et de mitraillages à basse altitude. Le 22 août, a abattu un avion ennemi."

* Grade d'officier de la Légion d'Honneur du Chef de bataillon Jean François Jannekeyn du service général du ravitaillement en matériel d'aéronautique (pour ordre), centre d'études tactiques de l'aéronautique, en date du 15 décembre 1932 : "20 ans de services, 5 campagnes, 1 blessure, 2 citations. 4 années de bonifications pour services aériens. Chevalier du 21 mars 1919."

* Grade de commandeur de la Légion d'Honneur du Général de brigade aérienne Jean François Jannekeyn, en date du 30 décembre 1939 : "28 ans de services, 8 campagnes, 2 blessures, 5 citations, 14 ans de bonifications pour services aériens, 61 annuités. Officier de la Légion d'honneur du 1er décembre 1932."

 

Photo du Cne Henri Leblanc

Cne Henri Georges Leblanc - Né le 2 novembre 1880 à Vendôme (Loir et Cher) - Fils de Jean Leblanc et d'Hélène Césarine Justine Rossignol - Domiciliés 1, rue Guesnault à Vendôme - Classe 1900 - Recrutement de Vendôme sous le n° matricule 266 - Engagé volontaire à l'école spéciale militaire de St-Cyr, le 27 octobre 1900 - Nommé Sous-lieutenant à titre définitif, le 1er octobre 1902 - Affecté au 5ème régiment d'infanterie coloniale, le 1er octobre 1902 - Au Tonkin (Indochine) du 1er juillet 1904 au 14 juillet 1914 - Affecté au 10ème régiment d'infanterie coloniale, le 1er juillet 1904 - Nommé Lieutenant à titre définitif, le 1er octobre 1904 - Affecté au 4ème régiment d'infanterie coloniale, le 16 août 1907 - Affecté au 3ème régiment de tirailleurs tonkinois, le 12 août 1908 - Affecté au 3ème régiment de tirailleurs tonkinois, le 12 août 1908 - Affecté au 7ème régiment d'infanterie coloniale, le 17 juin 1911 - Affecté au 23ème régiment d'infanterie coloniale, le24 août 1911 - Affecté au 1er régiment de tirailleurs tonkinois, le 18 août 1912 - Affecté au 24ème régiment d'infanterie coloniale, le 16 juin 1914 - Nommé Capitaine à titre définitif, le 24 juin 1914 - Blessé par éclat d'obus au ventre, le 24 août 1914 - Blessé par balle à la jambe droite, le 25 septembre 1914 - Passé à l'aéronautique militaire comme élève pilote, le 7 octobre 1915 - Affecté comme élève pilote à l'école militaire d'aviation du Crotoy du 30 octobre 1915 au 28 mars 1916 - Brevet de pilote militaire n° 2655 obtenu à l'école militaire d'aviation du Crotoy, le 7 février 1916 - Stage de perfectionnement à l'école militaire d'aviation de Châteauroux du 28 mars au 2 mai 1916 - Affecté au GDE du Plessis-Belleville du 2 mai au 19 juillet 1916 - Citation à l'ordre de l'aéronautique de la 6ème armée, en date du 26 novembre 1916 - Chevalier de la Légion d'Honneur et citation à l'ordre de l'armée, le 13 juillet 1916 - Pilote de l'escadrille F 2 de la Mission Roumanie du 19 juillet 1916 au 4 juillet 1917 - Victime d'une fracture, le 18 novembre 1916 - Officier de l'étoile de Roumanie - Affecté à l'annexe SFA d'Etampes du 23 août 1917 au 17 mars 1918 - GDE - Commandant de l'escadrille SOP 132 / BR 132 du 30 juillet 1917 au 23 mai 1918 - En mission du 20 au 22 février 1918 - Stage de tir à l'école de tir aérien de Cazaux du 26 février au 9 mars 1918 - Stage Breguet 14 B2 au GDE du 14 au 19 mars 1918 - En mission au 3 au 21 avril 1918 - Affecté au GAE, le 23 mai 1918 - Nommé Chef de bataillon - Nommé Commandant de l'aéronautique du groupe d'armée de Castelnau à compter du 25 décembre 1918 - Commandant des terrains d'aviation de Nancy - Directeur du 1er entrepôt de ravitaillement, le 25 janvier 1919 - Commandant du ravitaillement de l'aviation, le 25 mai 1919 - Adjoint à l'attaché militaire à Tokio (Japon), le 23 décembre 1919 - Est rattaché au 4ème régiment d'aviation pendant cette période - Affecté au 34ème régiment d'aviation, le 1er août 1920 - Attaché à l'aéronautique à Tokio (Japon), le 25 avril 1921 - Affecté au sous-secrétariat d'état de l'aéronautique et des transports aériens, le 20 mai 1921 - Affecté à la direction générale de ravitaillement en matériel d'aviation, le 9 juin 1922 - Mis à la disposition du Ministre des Colonies, direction des services militaires, le 10 juillet 1924 - Nommé Lieutenant-colonel, le 25 septembre 1925 - Commandant de l'aéronautique de l'Indochine, le 24 mars 1926 - Affecté au service général de ravitaillement en matériel d'aéronautique et détaché à la direction générale technique, le 10 août 1929 - Commandant de la 33ème escadre à compter du 26 décembre 1933.

* Témoignage officiel de satisfaction du Ministre : "Le Ministre de la Guerre accorde en témoignage de satisfaction au Ltt Leblanc du 23ème régiment d'infanterie coloniale pour le zèle et l'intelligence dont il a fait preuve dans l'étude de deux appareils destinés à faciliter l'instruction préparatoire de tir."

* Témoignage officiel de satisfaction du Ministre, en date du 30 janvier 1912 : "Le Ministre de la Guerre accorde en témoignage de satisfaction au Ltt Leblanc du 23ème régiment d'infanterie coloniale pour l'ouvrage intitulé "Cours de langue chinoise parlée, dialeste cantonnais qu'il a publié en 1910."

* Chevalier de la Légion d'Honneur et une citation à l'ordre de l'armée en date du 13 juillet 1916 : "Officier très méritant, s'est distingué au début de la campgne par son initiative, son sang-froid et son courage. Grièvement blessé, le 26 septembre 1914, au bois de Selouze. Une blessure antérieure. Croix de Guerre."

* Citation à l'ordre de l'aéronautique de la 6ème armée, en date du 26 novembre 1916 : "Blessé deux fois dans l'infanterie à la tête de ses hommes. Pilote ardent et conscencieux. S'est signalé par son énergie et son entrain dans l'exécution des missions qui lui ont été confiées."

 

Photo du Cal Francis Potier

Cal Françis Joseph Marie Potier - Né le 2 mai 1897 à St-Quai-Portrieux (Côtes-d'Armor) - Fils d'Ange Marie Joseph Potier et de Marguerite Marie-Louise Cornaud - Domicilié route de Nantes à Vannes (Morbihan) - Profession avant guerre armurier - Classe 1917 - Recrutement de Dinan sous le matricule n° 851 - Engagé volontaire pour la durée de la guerre au titre du 65ème régiment d'infanterie, le 17 décembre 1914 - Affecté au 91ème régiment d'infanterie, le 1er mai 1915 - Blessé par balle au genou droit à Claons (Argonne), le 19 juillet 1915 - Blessé par éclat d'obus à l'épaule, à l'aisselle droite et à l'avant-bras droit à Maircy, le 27 février 1916 - Citation n° 149 à l'ordre du régiment, en date du 23 mars 1916 - Affecté au 147ème régiment d'infanterie, le 30 décembre 1917 - Inapte deux mois pour cicatrice étendue de l'aisselle droite et réduction des mouvements de l'épaule par la commission de réforme de St-Nazaire, le 8 janvier 1917 - Inapte un mois pour les mêmes raisons que précédemment, le 5 mars 1917 - Inapte deux mois supplémentaire pour les mêmes raisons par la même commission, le 2 avril 1917 - Passé au 1er groupe de l'aéronautique militaire, comme mitrailleur, le 2 juin 1917 - Stage à l'école d'aviation militaire d'Avord du 30 juin au 21 août 1917 - Mitrailleur de l'escadrille BR 132 du 21 août 1917 au 4 mai 1918 - Nommé Caporal, le 13 mars 1918 - En mission du 5 au 7 avril 1918 - Le Breguet 14 B2 n° 1495, qu'il occupait avec le Sgt Jean Mathieu, pilote, a été abattu dans les environs d'Ham (Somme), le 4 mai 1918 - Le pilote a été mis hors de combat (tué) - Potier a tenté de ramener l'avion dans les lignes, alors qu'il commençait à prendre feu - Il n'y est pas arrivé et a été contraint de tenter un atterrissage dans les lignes allemandes - Il a été victime d'une fracture et de brulûres à la cheville droite lors du crash du Breguet 14 B2 - A été interné à Darmstadt et Giessen (Allemagne) - Affecté au 147ème régiment d'infanterie, 10 juillet 1918 - Nommé Sergent, le 1er mai 1919 - Démobilisé, le 10 septembre 1919 - Domicilié au Route de Nantes, à Vannes - Affecté, dans la réserve, au 3ème régiment d'aviation de chasse - Passé au 31ème régiment d'aviation - Maintenu "service armé" avec proposition pension temporaire pour flexion du genou droit limité à 45° suite à une fracture de la rotule par la commission de réforme de Vannes, en date du 20 mai 1920 - Médaille Militaire, en date du 16 juin 1920 - Domicilié au 58, bouvevard Bourdon à Neuilly-sur-Seine, à compter du 8 novembre 1923 - Nommé agent des lignes du département de l'Ille-et-Vilaine, dépendant du ministère du commerce et de l'industrie, en date du 20 novembre 1926 - Médaille du Combattant volontaire, en date du 25 juin 1930 - Domicilié au 183, rue Legendre à Paris 17ème (75), à compter du 6 juillet 1934 - Chevalier de la Légion d'Honneur, en date du 30 mai 1936 - Affecté à la base aérienne de Toulouse-Francazals, le 21 décembre 1936 - Affecté à la base aérienne de Châteauroux, le 1er mars 1937 - Rayé du personnel navigant, le 25 novembre 1937 - Rappelé à l'activité et affecté au bataillon de l'air 118, le 29 mars 1940 - Sources : CCC de l'escadrille BR 132 - Fiche matricule du département JORF - LO (non communicable) - CICR - Dernière mise à jour : 16 octobre 1918.

* Citation n° 149 à l'ordre du régiment du Sol Françis Potier, en date du 23 mars 1916 : "Jeune soldat engagé volontaire de la classe 17, s'est fait remarquer dès son arrivée au front par son courage. Blessé une première fois, le 19 juillet 1915, blessé de nouveau, le 27 février 1916 pendant un bombardement violent en se tenant à un poste de guetteur."

* Citation à l'ordre de l'armée du Cal Françis Potier, du 147ème régiment d'infanterie, mitrailleur à l'escadrille BR 132, en date du 13 juin 1918 : "Excellent mitrailleur-bombardier volontaire pour les missions les plus périlleuses, a pris part à de nombreuses expéditions en Alsace. Attaqué par une patrouille ennemie a contribué à la chute d'un adversaire. Son pilote ayant été mis hors de combat et l'appareil s'étant mis en vrille, a pris en main le pilotage de l'avion qui commencait à bruler et a fait, pour regagner nos lignes, les efforts les plus méritoires. Une blessure. Une citation."

 

Photo du Sgt Alfred Liauzu

Sgt Alfred François Liauzu - Né le 12 août 1887 à Freneuse-sur-Risle (Eure) - Fils d'Alfred Liauzu et d'Armandine Compain - Domiciliés à Château-Gontier (Mayenne) - Classe 1907 - Recrutement de Laval (Mayenne) sous le matricule n° 476 - Service militaire au 117ème régiment d'infanterie, à compter du 6 octobre 1908 - Nommé Caporal, le 26 septembre 1909 - Réformé n° 2 par la commisision spéciale du Mans pour tuberculose pulmonaire, le 24 mars 1910 - A été examiné par le conseil de révision du maine-et-Loire et a été classé "Service Armé", le 29 décembre 1914 - Affecté au 124ème régiment d'infanterie, à compter du 18 février 1915 - Nommé Sergent, le 20 avril 1915 - Affecté au 130ème régiment d'infanterie, le 4 octobre 1915 - Blessé par un éclat d'obus au pouche gauche à la butte de Mesnil (Marne), le 16 août 1916 - Passé à l'aéronautique militaire comme mitrailleur - Stage de perfectionnement "bombardement" à l'école d'aviation militaire d'Avord du XX juin au 21 août 1917 - Mitrailleur de l'escadrille SOP 132 du 21 août 1917 au 14 anvier 1918 - Tué au cours d'un combat aérien dans les environs de Guebwillers (Haut-Rhin), le 14 janvier 1918 - Il faisait équipage avec le Sgt Louis Silbermann, qui a également perdu la vie - Leurs adversaires étaient probablement le Vfw Josef Schwendemann (2ème victoire) et le Vfw Hermann Reisch (sa 1ère victoire) du Jasta 41 - Ces deux pilotes allemands ont également abattu un autre Sopwith 1B2 appartenant à la SOP 129 - Citation à l'ordre de l'armée, à titre posthume, en date du 27 mars 1918 - Alfred Liauzu a d'abord été inhumé dans le cimetière de la ville de Guebwiller (Haut-Rhin) et repose désormais dans la nécropole nationale de la ville de Colmar (Haut-Rhin) - Carré G - Rang de la Sépulture 4 - numéro de la sépulture 60 - Photo Yves Castelain que je remercie pour son aide - Sources : Fiche matricule du département de la Mayenne - CCC de l'escadrille SOP 132 - Bailey/Cony - JORF - Sépultures de France - CICR - MpF - Dernière mise à jour : 26 septembre 2017.

* Citation à l'ordre de l'armée, à titre posthume, du Sgt Alfred Liauzu, au 130ème régiment d'infanterie, mitrailleur à l'escadrille SOP 132 (GB 4), en date du 27 mars 1918 : "Excellent mitrailleur, blessé dans l'infanterie, a fait preuve d'une grande bravoure au cours d'un combat aérien engagé dans les lignes allemandes contre des forces supérieures. Tombé glorieusement au cours du combat."

 

Photo du Sol Marcel Pillot

Sol Marcel Alexandre Pillot - Né le 5 août 1897 à Antony (Hauts-de-Seine) - Fils de François Charles Pillot et de Marie Françoise Légeret - Domiciliés au 84, Boulevard Saint-Marcel à Paris 5ème (75) - Profession avant guerre Dactylographe - Classe 1917 - Recrutement du 3ème bureau de la Seine sous le matricule n° 1062 - Mobilisé au 169ème régiment d'infanterie, le 11 janvier 1916 - Affecté au 82ème régiment d'infanterie - Passé à l'aéronautique militaire comme mitrailleur , le 31 janvier 1918 - Stage de tir à l'école de tir aérien de Cazaux jusqu'au 20 avril 1918 - Breveté mitrailleur, le 18 avril 1918 - Stage au CIACB de Perthe du 10 juin au 28 juillet 1918 - Mitrailleur de l'escadrille BR 132 du 28 juillet au 14 septembre 1918 - Tué lors d'un bombardement de la gare de Conflans-en-Jarnisy (Meurthe-et-Moselle) - Son avion s'est écrasé sur le territoire de la commune de Latour-en-Woëvre (Meuse) - Il faisait équipage avec le Brig Raymond Fontaine qui a également perdu la vie - Leur adversaire, qu'il n'est pas possible de préciser car il y a eu cinq Breguet 14 B2 des BR 131 et BR 132 abattus ce jour, était un pilote du Jasta 2 - Médaille Militaire, Croix de Guerre et citation à l'ordre du 82ème régiment d'infanterie, à titre posthume, en date du 12 juillet 1928 - Sources : Pam - CCC de l'escadrille BR 132 - Bailey / Cony - JORF - MpF - Site internet du CICR - Dernière mise à jour : 3 mai 2021

* Citation à l'ordre de l'armée à titre posthume du Sol Marcel Alexandre Pillot, du 82ème régiment d'infanterie, mitrailleur de l'escadrille BR 132, en date du 14 février 1919 : "Jeune mitrailleur plein d'énergie et de bravoure. Chargé d'un bombardement lointain, a complétement rempli sa mission malgré les efforts d'une aviation de chasse ennemie supérieure en nombre. Est tombé dans les lignes ennemies, au cours d'un combat héroïque contre vingt adversaires. Une blessure antérieure."

* Médaille Militaire, Croix de Guerre et citation à l'ordre du 82ème régiment d'infanterie, à titre posthume, du Sol Marcel Alexandre Pillot, en date du 12 juillet 1928 : "Très brave soldat. Tué à l'ennemi, le 14 septembre 1918, au bois Vigneux (Aisne). Croix de guerre avec étoile d'argent."

 

Photo du Ltt Eugène Weismann

Ltt Eugène Edmé Weismann - Né le 18 mars 1896 au 21, boulevard Barbier à Paris 18ème (75) - Fils d'Eugène Joseph Weissmann et de Jeanne Hortense Jovy - Domiciliés au 72, boulevard de Courcelles à Paris 17ème (75) - Bachelier, travaille dans une banque - Classe 1916 - Recrutement du 6ème bureau de la Seine sous le matricule n° 2196 - Engagé volontaire pour trois ans, au titre du 28ème régiment d'infanterie, le 26 septembre 1914 - Blessé à Berry-au-Bac (Aisne) en novembre 1914 - Evacué du front pour pieds gelés en décembre 1914 - Blessé en Artois en mai 1915 - Nommé Caporal, le 2 juin 1915 - Nommé Sergent, le 2 octobre 1915 - Stage au centre d'instruction de St-Cyr - Nommé Aspirant et affecté à la 3ème compagnie du 28ème régiment d'infanterie, le 1er mai 1916 - Très grièvement blessé aux deux pieds par l'explosion d'une grenade dans une tranchée dans le bois de Vaux-Chapitre, le 1er juin 1916 - A les deux pieds déchirés par les éclats et subit l'amputation médio-tarsienne du pied droit et l'ablation de tous les orteils du pied gauche - Evacué sur l'hôpital St-Lambert de Paris (75), le 25 juin 1916 - Médaille Militaire et citation n° 3124 à l'ordre de l'armée, en date du 13 juin 1916 - Déclaré inapte pour l'infanterie, il est réformé - Progressivement, il réapprend à marcher - Passe à l'aéronautique militaire, le 1er juin 1917 - Stage de tir à l'école de tir aérien de Cazaux, à compter du 3 juin 1917 - Breveté mitrailleur en avion à l'école de tir aérien de Cazaux, le 23 juin 1917 - Professeur de tir aérien de l'école d'aviation militaire d'Avord du 17 juillet au 5 novembre 1917 - Observateur du GDE du 5 au 22 novembre 1917 - Observateur / mitrailleur de l'escadrille SOP 132 / BR 132 du 22 novembre 1917 au 16 mars 1919 - Stage à l'école de Cernon du 26 décembre 1917 au 25 janvier 1918 - Nommé Sous-lieutenant à titre définitif, en date du 19 avril 1918 - Citation à l'ordre de la division, en date du 17 mai 1918 - Deux victoires homologuées contre des chasseurs, le 2 juin 1918 - Citation n° 7884 à l'ordre de l'armée, en date du 16 juin 1918 - Nommé Lieutenant à titre temporaire, le 19 août 1918 - Une victoire homologuée contre un monoplace, le 22 août 1918 - Quatre victoires homologuées (victoires obtenues avec 3 autres équipages) contre des Fokker D VII dans la région de Conflans-Jarny, le 14 septembre 1918 - Citation n° 344 à l'ordre de l'armée, en date du 19 septembre 1918 - Citation n° 10.309 à l'ordre de l'armée, en date du 10 octobre 1918 - Réalise 47 bombardements et prend part à 21 combats aériens - Remporte sept victoires homologuées pendant son affectation à l'escadrille BR 132 - Termine la guerre avec une Croix de Guerre avec sept citations à l'ordre de l'armée et une citation à l'ordre de la division - Démobilisé en mars 1919 - Grade de Chevalier de la Légion d'Honneur et citation n° 16.618 à l'ordre de l'armée, en date du 25 avril 1919 - Admis à une pension de retraite définitive pour infirmités, à compter du 8 mai 1919 - Nommé Lieutenant de réserve, le 6 mai 1920 - Marié avec Mlle Eugènie Pauline Martin à la mairie du 8ème arrondissement de Paris, le 7 mars 1921 - Création de la société "Weismann-Sari" en 1924 - Création de la société la "Station Moderne" en 1930 - Président de la Fédération Nationale des Combattants Volontaires (FNCV) 14/18 et 39/45 et des forces de la Résistance de 1930 à 1967 - Grade d'Officier de la Légion d'Honneur, en date du 21 juillet 1934 - Grade de Commandeur de la Légion d'Honneur, en date du 6 décembre 1934 - Vice-président des interprètes militaires et agents de liaisons interalliées de 1936 à (après 1971) - Vice-président d'Honneur de l'Association Nationale des Officiers de Réserve de l'armée de l'Air - Président de l'Union Nationale des Officiers de Réserve - Réformé définitif à 100 % par la commission de réforme de Paris, en date du 11 juin 1936 - Engagé volontaire, le 14 septembre 1939 et affecté au centre de perfectionnement de bombardement de jour de Caen-Carpiquet du 9 octobre 1939 au 15 mars 1940 - Grade de Grand-Officier de la Légion d'Honneur, en date du 30 décembre 1939 - Affecté au 2ème groupe du centre de bombardement, le 15 mars 1940 - Démobilisé, le 2 août 1940 - Entre en résistance en intégrant un groupe FFI à Neuilly-sur-Seine puis l'état-major des FFI de Paris-Ouest au moment de la libération de Paris - Engagé volontaire du 1er juin 1944 au 15 mai 1945 - Croix de Guerre 39/45 avec une citation à l'ordre de la division aérienne, une citation à l'ordre de l'armée, une citation à l'ordre du régiment - Homologation de ses services pour faits de résistance - Affecté comme officier de section des maisons interalliées auprès de l'armée américaine en décembre 1944 - Citation à l'ordre de l'armée américaine - Affecté, sur sa demande, au GR 3/33 des forces aériennes de l'Atlantique en février 1945 - Pilote du Général Corniglion-Molinier, commandant des forces françaises de l'Atlantique - Effectue 19 missions de guerre, aux commandes d'un Fieseler Storch, pendant des missions de réglage d'artillerie, au cours de la réduction des poches de l'Atlantique - Démobilisé, le 15 juin 1946 - Fonde avec le Cne Louis-Jacques Ottensooser la compagnie "Air Transport" équipée de Bristol Freighter qui transporte des fromages entre Caen et l'Angleterre et la presse vers l'Afrique du Nord en juillet 1945 - Elle sera absorbée par Air-Algérie en 1953 - Effectue des périodes de réserve comme officier l'état-major et participe aux manoeuvres "Blue Alliance" en 1952 - Création de la société anonyme "Weismann" en 1955 - Membre du conseil de l'ordre de la Légion d'Honneur en juillet 1957 - Vice-président du Mémorial de Verdun - Compte 5254 heures de vol dont 1754 en opérations, en janvier 1958 - Domicilié au 6, square de l'avenue Foch à Paris 16ème (75) - Grade de Grand-Croix de la Légion d'Honneur, en date du 7 mai 1971 - Décédé au 6, boulevard des Invalides à Paris 7ème (75), le 14 juillet 1973 - La cérémonie religieuse a eu lieu en l'église Saint-Louis des Invalides, le 20 juillet 1973 - Eugène Weissmann repose dans le cimetière de Bagneux à Paris (75) - Sources : Registre d'état-civil (acte n° 1441) de la mairie du 18ème arrondissement de Paris (75) - Pam - Fiche matricule du 6ème bureau de la Seine conservée par les archives départementales de Paris (75) - CCC de l'escadrille BR 132 - Liste des brevets militaires - LO - Avis de décès émis par la préfecture de Paris - Homologation des services pour faits de résistance (GR 16P 602143) - Site Internet "As 14-18" de David Méchin - Revue l'Aérophile - Dernière mise à jour : 22 mars 2022.

* Croix de Guerre avec palme et citation n° 3124 à l'ordre du 28ème régiment d'infanterie de l'Asp Eugène Weismann à la 3ème compagnie du 28ème régiment d'infanterie, en date du 13 juin 1916 : "Jeune officier qui s'est brillamment conduit au cours des opérations de mai 1916. A été très grièvement blessé, à son poste de combat, le 1er juin 1916. Amputé d'un pied."

* Citation à l'ordre de la division de l'Asp Eugène Weismann, détaché du 28ème régiment d'infanterie, à l'escadrille BR 132, en date du 17 mai 1918 : "Brillant observateur. Très grièvement blessé dans l'infanterie et réformé, a demandé de retourner au front, alors que ses blessures qui lui auraient permis de rester à l'arrière. A l'escadrille, a donné maintes fois des preuves de son courage et de son sang-froid. Le 4 mai 1918, après un combat très dur contre une escadrille de chasse ennemie, son appareil étant atteint dans ses parties vives, un mât sectionné, un câble de stabilisateur coupé, a continué à exécuter sa mission de bombardement dans les lignes ennemies."

* Citation n° 7884 à l'ordre de l'armée du Slt Eugène Weismann, observateur en avion à l'escadrille BR 132, en date du 16 juin 1918 : "Observateur en avion plein de courage et de sang-froid. Depuis le début de l'offensive actuelle, s'est dépensé sans compter pour accomplir avec sa patrouille les missions délicates qui lui étaient confiées. Récemment au cours d'un combat contre vingt appareils de chasse ennemis, a abattu en flamme un des ses adversaires (2ème avion abattu), une blessure. Médaille Militaire pour faits de guerre. Une citation."

* Citation n° 344 à l'ordre de l'armée du Slt Eugène Weismann au 28ème régiment d'infanterie, observateur en avion à l'escadrille BR 132, en date du 19 septembre 1918 : "Officier observateur remarquable, doué d'une énergie farouche et d'une ardeur qui ne se ralentit pas. A fait deux fois, les 10 et 11 août, deux expéditions dans la même journée, trois dans la journée du 20 descendant au ras du sol mitraillant une batterie qu'il a dispersée et un convoi qu'il a anéanti. Le 22, a abattu un appareil ennemi."

* Citation n° 10.309 à l'ordre de l'armée du Slt Eugène Weismann au 28ème régiment d'infanterie, observateur en avion à l'escadrille BR 132, en date du 10 octobre 1918 : "Observateur courageux et énergique. Observateur de l'un des huit avions d'une escadrille chargée le (....) du bombardement d'une grande gare éloignée du champ de bataille, a rempli sa mission en triomphant d'une aviation ennemie deux fois supérieure en nombre. Attaqué au retour par plus de 20 adversaires, a soutenu un dur combat au cours duquel quatre de ses camarades tombèrent glorieusement. Est rentré son avion criblé de balles , vengeant ses compagnons en contribuant à abattre quatre appareils ennemis. Une blessure, quatre citations."

* Grade de Chevalier de la Légion d'Honneur et citation n° 16.618 à l'ordre de l'armée du Slt Eugène Weismann au 28ème régiment d'infanterie, observateur à l'escadrille BR 132, en date du 25 avril 1919 : "Officier du plus haut mérite dont l'ardent dévouement et l'admirable bravoure font un exemple entre tous. Grièvement blessé dans l'infanterie, réformé après amputation partielle de deux pieds, s'est engagé dans l'aviation, malgré la gêne et la fatigue que lui occasionnent encore ses blessures, accomplit toutes les missions de son groupe, déployant au cours des combats une adresse qui dénote le plus beau courage et une splendide maîtrise de soi-même. Est pour tous ses camarades un modèle de devoir, de bravoure et d'énergie. 40 bombardements, 20 combats. A abattu officiellement 7 avions de chasse ennemis (2 juin, 22 août et 14 septembre 1918). Médaillé militaire pour faits de guerre. Six citations."

 

 

 

Les avions

Breguet 14 B2 n° 4231 codé "13" de l'escadrille BR 132 en 1918 - L'équipage est composé du Ltt Louis Gros, pilote titulaire de 4 victoires homologuées et de 30 bombardements et l'Adj Louis Lasserre, bombardier-mitrailleur titulaire de 3 victoires homologuées et de 30 bombardements - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Photo ECPA du Ford d'Ivry.

Montage de trois photos aériennes verticales du terrain d'aviation de Luxeuil-St-Sauveur en 1918 - L'escadrille SOP 132 / BR 132 a stationné sur place du 16 septembre 1917 au 3 avril 1918 - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Photo Bibliothèque du Congrès - Washington DC - USA.

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Breguet 14 B2 n° 6465 à moteur Liberty de la 6ème escadrille du 12ème régiment d'aviation de bombardement de Neustadt (Allemagne) entre 1920 et 1922 - La guerre s'éloignant, les avions ne sont plus systématiquement camouflés - Notez le marquage particulier de cet avion équipé d'un moteur Liberty - Sur le sommet de la dérive, on peut lire "Br 14 B² L" - Le "L" pour Liberty - L'insigne est isolé sur un fond de couleur uniforme sur l'avant de la dérive - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Photo collection Jean-Gaël (Jigebe) du forum "Chasseurs de Mémoire" que je remercie pour son aide.

Une partie des mécaniciens de la 6ème escadrille du 12ème RAB - Cette unité est héritière des traditions de l'escadrille BR 132 - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Photo Jean Pieribattista transmise par Jean Pierobattista, son petit-fils que je remercie pour son aide.

Les avions

Breguet 14 B2 n° 1495 de l'équipage du Sgt Jean Mathieu et Cal Françis Potier, abattu dans les environs d'Ham (Somme), le 4 mai 1918 - Le pilote a été mis hors de combat (tué) - Le mitrailleur a tenté de ramener l'avion dans les lignes, alors qu'il commençait à prendre feu - Il n'y est pas arrivé et a été contraint d'atterrir dans les lignes allemandes - Potier a été victime d'une fracture et des brulûres à la cheville droite au cours du crash du Breguet 14 B2 et a été fait prisonnier - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Photo collection Gregory VanWyngarden que je remercie pour son aide.

Deux Breguet 14 B2 à moteur Renault photographiés à la verticale du terrain de Neustadt (Allemagne) alors qu'ils appartenaient au 12ème régiment d'aviation de bombardement - Les insignes, peints sur l'avant de la dérive, sont invisibles sur ce cliché - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Photo collection Jean-Gaël (Jigebe) du forum "Chasseurs de Mémoire" que je remercie pour son aide.

Abords du terrain de Neustadt (Allemagne), stationnement des escadrilles du 12ème régiment d'aviation de bombardement, dont la BR 132 était sa 6ème escadrille - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Photo collection Jean-Gaël (Jigebe) du forum "Chasseurs de Mémoire" que je remercie pour son aide.

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Couleurs des avions

 

 

Couleurs des avions

Breguet 14 B2 codé "1" de l'équipage Cne Jean Jannekeyn, commnandant d'escadrille du 23 mai 1918 au 30 janvier 1919 / Ltt Eugène Weismann, mitrailleur aux 7 victoires homologuées - Dessin David Méchin que je remercie pour son aide.

 

Souvenirs en rapport
avec l'escadrille BR 132

Casque de vol Roold du Ltt Eugène Weismann, observateur de l'escadrille BR 132 présenté dans une vitrine du Mémorial de Verdun - Photo Albin Denis du 20 mars 2022.

Souvenirs en rapport
avec l'escadrille BR 132

Uniforme du Ltt Eugène Weismann, observateur de l'escadrille BR 132 du 22 novembre 1917 au 16 mars 1919 - Il est présenté dans une vitrine du Mémorial de Verdun - Titulaire de sept victoires aériennes homologuées - Photo Albin Denis du 20 mars 2022.

 

Documents en rapport

Carte n° 3 - La BR 132 cherre ! Un Boche à l'As ! Un ! Boum... Voilà ! - Carte collection Elisabeth Viard-Tchoukriel que je remercie pour son aide.

Carte n° 4 - La BR 132 abime ! Descendez ... On vous demande... - Carte collection Elisabeth Viard-Tchoukriel que je remercie pour son aide.

Carte n° 8 - La BR 132 bouscule ! Tu bouscules le pot de fleurs ! - Carte collection Elisabeth Viard-Tchoukriel que je remercie pour son aide.

 

Si vous possèdez les cartes manquantes
(1, 2, 5, 6, 7, 8, 10 et après le n° 13, si elles existent),
pensez à mon site.

Documents en rapport

Carte n° 9 - La BR 132 chahute ! Tu m'as donné le grand frisson !! - Carte collection Elisabeth Viard-Tchoukriel que je remercie pour son aide.

Carte n° 11 - La BR 132 cherre 5 minutes ! Tu secoues les feuilles !! - Carte collection Elisabeth Viard-Tchoukriel que je remercie pour son aide.

Carte n° 12 - La BR 132 s'amuse ! La chasse au cafard !! - Carte collection Elisabeth Viard-Tchoukriel que je remercie pour son aide.

Carte n° 13 - La BR 132 rentre dedans ! Tu cherres dans le Gotha !! - Carte collection Elisabeth Viard-Tchoukriel que je remercie pour son aide.

 

Monuments commémoratifs
et tombes

Tombe des sergents Louis Henri Silbermann et Alfred François Liauzu, un équipage de l'escadrille SOP 132 abattu à Guebwiller, le 14 anvier 1918 - Leurs adversaires étaient probablement le Vfw Josef Schwendemann (2ème victoire) et le Vfw Hermann Reisch (sa 1ère victoire) du Jasta 41 - Les deux aviateurs ont d'abord été inhumés dans le cimetière de la ville de Guebwiller (Haut-Rhin) et reposent désormais dans la nécropole nationale de la ville de Colmar (Haut-Rhin) - Photo Yves Castelain que je remercie pour son aide.

Tombe du Cal Lucien Pierre Moreau - Pilote de l'escadrille BR 132 du 4 au 8 juin 1918 - Tué au cours d'un accident d'avion, aux commandes d'un Breguet 14 B2, lors d'un vol d'entrainement, à Villeneuve-le-Roy (Oise), le 8 juin 1918 - Lucien Moreau repose dans la Nécropole Nationale de Marissel à Beauvais - Photo Claude Dannau et Régis Biaux que je remercie tous les deux pour leur aide.

Monuments commémoratifs
et tombes

Tombe du Sol John Pourramy, (mécanicien) de l'escadrille BR 132 - Décédé des suites d'une maladie, le 17 octobre 1918 et inhumé dans le cimetière communal de Gaillard (Haute-Savoie) - Photo Michel Charbonnier que je remercie pour son aide.

Sol John Marius Pourramy - Né le 27 juin 1897 à Gaillard, près d'Annemasse (Haute-Savoie) - Fils de François Pourramy et Marie Antoinette Guévin - Profession avant guerre Mécanicien ajusteur - Classe 1917 - Recrutement d'Annecy sous le matricule n° 1306 - Classé en service auxiliaire pour demi-ankylone du coude droit - Mobilisé au 2ème groupe d'aviation comme mécanicien, à compter le 16 mars 1916 - Mécanicien en premier de l'escadrille SOP 132 / BR 132 du 24 juillet 1917 au 6 octobre 1918 - En stage au GDE du 17 au 19 mars 1918 - Classé en service auxiliaire, inapte définitif, le 23 septembre 1918 pour arthrite du coude droit avec amyotrophie de tout le membre - Affecté au 1er groupe d'aviation, le 6 octobre 1918 - Décédé des suites d'une broncho-pneumonie grippale à l'hôpital temporaire n° 75 de Dijon, le 17 octobre 1918 - Sources : Pam - MpF - FM Haute-Savoie - CCC SOP 132 / BR 132 - Dernière mise à jour 2 janvier 2016.

 

 

Remerciements :

- M. Gregory VanWyngarden pour l'envoi des photos de sa collection.
- M. David Méchin pour l'envoi des profils des avions de l'Aéronautique militaire française.
- M. Philippe Bartlett pour l'envoi des photos des insignes de sa collection.
- M. Jean-René Bottelin pour l'envoi des photos des insignes de sa collection.
- M. Jean Gaël (Jigebe) du forum "Chasseurs de Mémoire" pour les photos des avions du 12ème RAB.
- M. Jean Pieribattista pour la communication des archives de Jean Pieribattista, son grand-père.
- M. Benoit Pitre pour l'envoi de la photo de Jean Schaal, son grand-père.
- M. Michel Charbonnier pour l'envoi des photos de la tombe du soldat John Pourramy.
- M. Yves Castelain pour l'envoi de la photo de la tombe des Sgts Silbermann et Liauzu.
- M. Patrice Gout pour l'envoi des photos des insignes de sa collection.
- M. Elisabeth Viard-Tchoukriel pour l'envoi des cartes illustrées de la BR 132.

Bibliographie :

- Les escadrilles de l'aéronautique militaire française - Symbolique et histoire - 1912-1920 - Ouvrage collectif publié par le SHAA de Vincennes en 2003.
- L'aviation française 1914-1940, ses escadrilles, ses insignes - par le Commandant E Moreau-Bérillon - publié à compte d'auteur en 1970.
- Les insignes de l'Aéronautique Militaire Française jusqu'en 1918 de Philippe Bartlett - publié par les éditions Indo Editions en 2002.
- The French Air Service War Chronology 1914-1918 par Frank W.Bailey et Christophe Cony publié par les éditions Grub Street en 2001.
- Les "As" français de la Grande Guerre en deux tomes par Daniel Porret publié par le SHAA en 1983.
- Les Armées françaises dans la Grande Guerre publié à partir de 1922 par le Ministère de la Guerre.
- Site Internet "Traditions des escadrilles de l'Armée de l'Air" de Henri Guyot - Voir le lien
- Site Internet "Mémoires des Hommes" du Ministère de la Défense - Voir le lien
- Site Internet " Pages 14-18 " de Joël Huret.

 

Si vous avez des documents écrits ou photographiques pouvant compléter les données de cette page, veuillez contacter l'auteur du site.

Escadrille 131 Escadrille 133

 

 

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