Menu
Cliquez sur la barre titre pour revenir sur le menu.

Si vous avez des documents écrits ou photographiques pouvant corriger ou compléter les données de cette page, veuillez contacter l'auteur du site.

Symbolique

L'escadrille N 153 a d'abord adopté un rapace argenté. Plus tard, en 1918, le Cne Gigodot a fait adopter un faucon égyption en vol enserrant un anneau magique. Ce symbole présent dans les tombes de l'Egypte ancienne, symbolisait à ses yeux la lutte du bien et du mal.

Historique

L'escadrille N 153 a été constituée officiellement, le 1er juillet 1917, sur le terrain d'Etampes-Mondésir. Les pilotes ont jusqu'au 7 pour prendre en main leurs nouvelles machines, des Nieuport 24 et 24 bis. Le 7 juillet 1917, l'ensemble de l'unité fait mouvement sur Bonneuil, à 5 km au Sud d'Ham et s'installe près du château.

Elle est alors intégrée au Groupe de Combat du Cdt Pouderoux qui travaille sur le secteur de la IIIème Armée du Général Humbert. La mission principale des escadrilles de Bonneuil est la protection des avions d'observation du corps d'armée. Ce groupe comprend les unités suivantes : N 67 - N 82 - C 46 - N 153. Une cinquième escadrille, la N 154 rejoindra le 13 juillet.

Le 13 juillet 1917, l'Adj Lutzius (Nie 24 n° 4476) effectue la première reconnaissance de zone. Jusqu'au 23, les pilotes de l'escadrille vont multiplier les vols de repérage de la zone de combat qui leur est impartie.
Le 24 juillet 1918, la 153, menée par son chef, lance plusieurs missions sur le secteur St Quentin - Möy-sur-Aisne. Quotidiennement ses avions occupent le ciel de la zone Bellenglise - St Quentin - Möy - La Fère.
Le 29 juillet 1917, une patrouille composée du Ltt Gigodot (Nie 24 n° 4422), du Slt Brantonne (Nie 24 n° 4489) et de l'Adj Lutzius (Nie 24 n° 4446) mitraille les tranchées qui serpentent autour de Brissay-Choigny.

Le 1er août 1917, le groupe de combat est dissous. Les N 153 et N 79 deviennent escadrilles de la IIIème Armée. Le 5, l'Adj Lutzius (Nie 24 n° 4446) mitraille les tranchées allemandes à seulement cent mètres d'altitude. A partir de ce jour, les objectifs vont être surtout les tranchées adverses. Le 10 août 1917, plusieurs missions de tirs sur les tranchées du secteur de St Quentin sont réalisées. Six pilotes y participent : Ltt Brantonne (Nie 24 n° 4477) - Ltt Gigodot (Nie 24 n° 4422) - Slt de Liguiere (Nie 24 n° 4481) - MdL Boileau (Nie 24 n° 4476) - MdL Aubailly (Nie 24 n° 4576) - MdL Arrault (Nie 24 n° 4389) et straffent les positions d'infanterie adverses en très basse altitude. Le 11 août 1917, l'escadrille 153 touche son premier Spad VII (n° S 1133 à moteur Hispano-Suiza de 150 cv). L'avion deviendra la monture du Ltt Gigodot à partir du 16.

Les deux journées des 11 et 12 août font être fertiles en événements. Tout d'abord le 11, où les pilotes récidivent dans les missions de mitraillages de tranchées au Nord de St Quentin. Le lendemain, plusieurs avions sont endommagés au combat.
D'abord, au cours d'une mission en basse altitude, le Nieuport 24 (n° 4489) du Slt Brantonne est touché par plusieurs projectiles ennemis. En panne moteur, le sous-lieutenant est contraint d'effectuer un atterrissage d'urgence à Vaux-en-Vermandois. Puis, le MdL Aubailly (Nie 24 n° 4658) échappe de peu à la mort dans le crash de son biplan qui se brise en vol. Les deux aviateurs sont indemnes.
Pour terminer cette journée, le Ltt Gigodot (Nie 24 n° 4422) attaque un appareil ennemi au Sud de St Quentin. Après un affrontement bref, il abat l'adversaire qui tombe près de Neuville-St-Amand (Sud-Est de St Quentin). Cette victoire est la première de la N 153 et la troisième du Lieutenant.

Le 16 août 1917, plusieurs incidents viennent perturber la bonne marche des vols. D'abord pour le MdL Boileau (n° 4476), qui doit rentrer précipitamment sur ennuis moteur au cours d'une mission sur St Quentin. Puis le MdL Cousin (n° 4484) est victime de la même mésaventure dans le secteur d'Ham. Le 17 août 1917, le Ltt Gigodot (Spad VII n° S 1133) est à la tête de ses hommes dans le secteur Coucy-le-Château - St quentin. Ses pilotes volent sur neuf Ni 24 et trois N 24 bis.

Le 25 août 1917, le Slt Brantonne (Nie 24 n° 4489) engage un biplace au-dessus de Neuville-St-Amand, l'oblige à faire demi-tour et à regagner ses lignes après s'être débarrassé de ses fusées. Le 2 septembre 1918, le même pilote attaque sans succès un biplace. Le 5 du même mois, notre pilote engagera successivement quatre biplaces sans réussir à obtenir le moindre résultat visible. Le 16 septembre 1917, arrivée du premier pilote américain à l'unité. Il s'agit du Caporal Abbott.
Le mois de septembre n'aura pas été marqué par une activité aéronautique très intense. Toutefois, le Ltt Gigodot effectuera huit patrouilles à bord de son Spad. Le 28 septembre 1917, plusieurs pilotes convoient des appareils affectés à la 153 (Nieuport 24 n° 4665, 4658 et Ni 27 n° 5136)

Le 17 octobre 1917, le Brigadier Allard (Nie 24 n° 4665) tire une dizaine de coups sur un avion de reconnaissance ennemi dans les environs de St Quentin. C'est à cet instant qu'il aperçoit un deuxième chasseur qui le menace. Il préfère rompre le combat ne se sentant pas de taille à affronter deux adversaires simultanément. En réalité, le deuxième appareil est un Sopwith qui attaquait à la même cible que lui. Le 20 octobre 1917, le MdL Aubailly (n° 4658) est victime d'un accident à l'atterrissage, son avion est détruit mais le pilote est indemne.

En quelques jours, les Nieuport de la 153 accumulent les problèmes moteurs. Trois incidents, qui auraient pu être graves, se succèdent. En particulier, le 25 octobre 1917 où le moteur du Nieuport 27 (n° 5136) piloté par le Slt Brantonnecale. L'avion, dépourvu de propulsion, se pose sans dommage près de Quessy. Le 30 octobre 1917, à 3500 mètres d'altitude, le Caporal Halberger (Nie 24 n° 4665) mitraille un biplace ennemi au-dessus de la Fère sans réussir à lui infliger le moindre dommage. Le 31 octobre 1917, au Sud de St Quentin, l'Adj Lutzius (Spad VII n° 1133) tire cent cinquante coups à une altitude de 400 mètres sur un groupe d'infanterie d'une centaine hommes rassemblés dans la cour d'une usine. Il renouvelle son action le lendemain en mitraillant les tranchées au Sud-Est de St Quentin.

En novembre, l'escadrille ne vole pas beaucoup en raison de la météo très défavorable et des modifications à apporter sur les avions. Le 19 novembre 1917, une formation composée du Brigadier Lamasse (Nie 24 n° 4493), des Caporaux Halberger (Nie 24 n° 4602) et Morel (Nie 24 n° 4632) straffent les positions adverses de la Fère, Brissay et Choigny.
Le 22 novembre 1917, c'est au tour des tranchées entre St Quentin et La Fère de recevoir la visite des chasseurs de la N 153 (Slt Brantonne n° 4489, MdL Cousin n° 4484, Brig Morel n°4632, Cap Allard n° 4477). L'escadrille compte un américain de plus en la personne du Caporal William F. Loomis.

Le 24 novembre 1917, le Ltt Brantonne brise son avion (Nie 24 n° 4489) en atterrissant. Il est indemne. Le 27 novembre 1917, onze Nieuport 27 à moteur de 120 cv sont affectés à l'unité. Trois autres pilotes américains seront affectés à la N 153 : le Caporal Theodore de Kruijff, le 6 août, le Caporal Rufus Rand, le 14 septembre et le Caporal Warren T. Hobbs, le 6 décembre. Le 30 novembre 1917, une formation de sept d'avions des N 79 et N 153 mitraille à très basse altitude les tranchées et positions adverses dans le secteur la Fère, Brissay, Choigny.

L'escadrille prend maintenant en compte des Spad S VII et S XIII. Le 3 décembre, le MdL Darnis casse son Nieuport 24 n° 4481. Le 6 décembre 1917, le Slt Lutzius (Nie 24 n° 4446), le Caporal Allard (Nie 24 n° 4477) et le Caporal américain Loomis (Nie 24 n° 4465) assurent la protection de bombardiers Letort.

L'escadrille devient la SPA 153 :

L'Escadrille N 153 est rebaptisée SPA 153, le 12 décembre et compte à ce moment 10 Spad XIII et 5 Spad VII.

Dix pilotes volent sur Spad XIII : Cne Jean Gigodot, Ltt Emile Brantonne, Slt Georges Lutzius, Adj Marcel Boileau, MdL Emmanuel Aubailly, MdL Henri Arrault, MdL Pierre Cousin, MdL Marie Lamasse, MdL Georges Halberger et MdL Georges Allard.
Cinq pilotes volent sur Spad VII : Slt Ernest Louvat, SGT Henri Darnis, Sgt Emile Jannekeyn, Caporal Rémy Morel, Cap US William Loomis.
Un pilote sans avion affecté : Cap Warren Hobbs.
et le personnel au sol est composé de 163 hommes dont 19 mécaniciens avions - 8 monteurs avions - 2 armuriers - 1 voilier.

Tout au long de ce dernier mois de l'année, les missions de guerre sont mises entre parenthèses pour assurer la formation des pilotes qui découvrent les Spad VII et XIII. La SPA 153 quitte Bonneuil, le 21 janvier 1918, pour s'installer à Villeneuve-les-Vertus (Ouest de Châlons) dans le secteur de la IVème Armée. Pendant le transfert entre les deux terrains, le Spad XIII (n° 2213) du MdL Cousin se pose à Chaudun sur panne moteur.

Intégration de la SPA 153 au GC 18 :

Le 4 février 1918, les escadres de combat sont officiellement créées. Chaque escadre est composée d'un certain nombre de groupes de combat. Ils ont pour missions : le combat offensif contre les avions, la destruction des ballons d'observation, l'attaque des troupes à la mitrailleuse ou à la bombe, les liaisons et reconnaissances avec les armées voisines et exceptionnellement la protection immédiate des avions d'artillerie et du corps d'Armée.
La 153 est intégrée au Groupe de Combat 18, commandé par le Cne Sabattier, avec les escadrilles SPA 48, SPA 94 et SPA 155. Dès lors, la priorité est donnée à l'enseignement de nouvelles tactiques de combat. Tous les pilotes vont alterner exercices de combat aériens, tirs au sol et vols en formation. Cet entraînement poussé va amener progressivement tous les aviateurs de la 1ère escadre à pratiquer quotidiennement les missions en coopération. Peu à peu, l'esprit individualiste des aviateurs français va marquer le pas pour laisser place à la recherche d'efficacité maximale. Nous le verrons plus loin.
Les trois groupes de combat 15, 18 et 19, créés à cette occasion, sont réunis pour former l'Escadre de combat n° 1 placée sous le commandement du Chef de Bataillon (Cdt) Ménard. C'est ce type de formation qui va constituer le fer de lance de l'aéronautique militaire française et révolutionner les tactiques d'engagements aériens.

Le début du mois de février verra l'accroissement des exercices individuels et de formation de plusieurs appareils d'unités différentes. On sensibilise particulièrement les pilotes aux dangers de l'attaque de tranchées et de positions fortifiées adverses. Les vols de prise en main continuent avec de nombreuses patrouilles dans le secteur Epernay - Châlons - Reims.
Chaque jour, un groupe de chasse de l'Escadre de Combat n° 1 (GC 15, 18 et 19) entretient une permanence en altitude (5500 mètres) ayant pour but d'attaquer toute incursion ennemie tentant de franchir la Marne. Ces appareils sont équipés de masques à oxygène. Seuls les avions adverses s'enfonçant de plus de 15 km dans les lignes françaises pourront être attaqués. La mission principale de ces Spad étant la protection des terrains d'aviation de la région de Villeneuve.

L'escadrille participe alors à la bataille d'arrêt sur la ligne Moreuil, Montdidier, Ressons-sur Matz pour la 2ème bataille de Picardie. Le 8 mars 1918, plusieurs patrouilles dans une zone comprise entre Paris et Berry-au-Bac - Reims - Nogent L'Abesse (Est de Reims) sont accomplies et donnent lieu à trois affrontements. Ces combats n'ont aucun résultat.
Le 10 mars 1918, à 4000 mètres d'altitude au-dessus de Bouconville (Est de Reims), le Cne Gigodot (Spad XIII n° 2308) attaque un groupe de trois avions de reconnaissance ennemi. Malgré toute sa hargne, il n'arrive pas à conclure et revient sans victoire. Plus tard dans la journée, il engage un Albatros. L'avion adverse réussit à lui échapper en piquant verticalement au Nord de Sechault (Est de Reims). De son coté, le Ltt Brantonne (Spad XIII n° 2284) a été attaqué par trois Albatros. Après un combat bien inégal, à 4500 mètres d'altitude, son Spad tombe en flammes au-dessus de Laval-en-Laonnois (Sud de Laon). Néanmoins, avec une bonne dose de chance, il réussit à stabiliser son chasseur et à se poser.

Le 15 mars 1918, six pilotes (Slt Lutzius Spad XIII n° 2207, Slt Barcat Spad VII n° 3127, MdL Halberger Spad XIII n° 2260, MdL Morel Spad VII n° 5727, MdL Arrault Spad VII n° 252, SLT Louvat Spad XIII n° 9117) assurent la protection d'une formation de 19 Bréguet XIV B2 du GB 6 qui rentre de l'attaque de la gare de Neuflize. Au cours de cette mission, le Slt Barcat attaque un biplace sans résultat. Le 18 mars 1918, les escadrilles 153 et 48 envoient cinq avions chacune pour la couverture d'un raid de bombardement de 26 appareils du GB 5 sur les gares de St Morel et de Challerange.
L'unité prend part à la bataille destinée à freiner l'offensive allemande contre le front britannique, sur la ligne Moreuil, Montdidier et Ressons. Le commandant de l'Escadre n° 1 rappelle à tous les pilotes que les patrouilles de permanence en altitude, ayant pour but d'empêcher toute incursion allemande, sont prioritaires. On ne peut tolérer les pilotes qui privilégient le succès individuel à la protection des terrains d'aviation du secteur. Tout manquement à cette règle vaudra le conseil de guerre au pilote fautif.

Le 21 mars 1918, une patrouille composée du Slt Lutzius (Spad XIII n° 2207) et du MdL Arrault (Spad VII n° 252) attaquent un avion de reconnaissance allemand. L'appareil ennemi, désemparé, s'écrase près de Nauroy (Nord de St Quentin). Un autre avion ennemi tombe sous les balles du Slt Barcat (Spad XIII n° 3127) et du Slt de Guingant de la SPA 48. Cette fois, l'adversaire tombe en flammes près de Cornillet (Est de Reims)

Le 22 mars 1918, malgré la brume, cinq groupes de combat et un groupe de bombardement de jour du G.A.N (Groupe d'Armée du Nord) interviennent dans la bataille et mitraillent les convois et rassemblements adverses. Le lendemain, l'aviation française domine celle des Allemands dans la région de St Quentin, Roye, Ham, La Fère. Tous les rassemblements ennemis sont mitraillés et bombardés. La 153 participe avec cinq Spad à la couverture de 30 Bréguet XIV qui bombardent la gare de Troyes. Le 24 mars 1918, c'est la zone Jussy, Ham, St Quentin qui est attaquée.

Le 25 mars 1918, dans le secteur Roye, Guiscard, Chauny, l'aviation de combat gagne la suprématie aérienne. Le 26 mars 1918, les convois de la route Noyon, Ham, Roye sont mitraillés et des troupes sortant de Noyon dispersées par une attaque à la mitrailleuse à seulement 20 mètres d'altitude. Le lendemain, c'est au tour des Drachen de la ligne Roye, Noyon de faire les frais des attaques des unités de chasse françaises. Malgré les actions incessantes de l'aéronautique militaire, les unités alliées se replient sur une ligne entre l'Oise et la route Nesle, Roye, Montdidier, Sud de Noyon, Lassigny de Montdidier.

A cette occasion, l'escadrille se déplace à Plessis-Belleville (Sud-Est de Senlis) dans le secteur de la VIème Armée. Sur le trajet, 60 chasseurs et 20 bombardiers de la 1ère escadre de combat attaquent les troupes allemandes qui affluent sur le champ de bataille entre Noyon et la Somme. Il faut protéger à tous prix la capitale de l'avancée allemande. Le 29 mars 1918, une patrouille de la SPA 153 mitraille un convoi routier sur la route de Langecourt. Le 1er avril 1918, sept Spad de l'escadrille assurent la couverture d'une formation de Bréguet XIV B2 en mission sur la vallée de l'Avre. Plusieurs monoplans ennemis à doubles mitrailleuses sont aperçus volant à très basse altitude au-dessus des lignes françaises. Les accrochages qui suivent ne sont pas décisifs pour nos pilotes.
Le 3 avril 1918, l'activité allemande entre Moreuil et Montdidier est fébrile. Les Français repèrent plusieurs avions de réglage, des Rumpler de reconnaissance, des groupes de deux ou trois biplaces de combat et en permanence une dizaine de monoplaces qui sillonnent le ciel. Il faut ajouter à ce nombre déjà important, six monoplaces gardant les Drachens en ascension.

L'ensemble des GC 18 et 19 ainsi que les Bréguet XIV B2 de l'Escadre 12 sont engagés dans le bombardement de la gare de Chaulnes. La riposte adverse ne se fait pas attendre et de très nombreux combats se dérouleront tout au long de la journée. Le 4 avril 1918, les Allemands attaquant en force entre la Somme et Grivesnes, une reconnaissance aérienne vitale est réalisée par le Slt Lutzius (Spad VII n° 5746). Il rapporte des informations sur les concentrations d'artillerie et sur l'activité de l'infanterie de la zone Grivesnes - Montdidier - Breteuil. A cette occasion, il repère plusieurs compagnies d'infanterie ennemies en marche sur les routes de la région de Moreuil à Mezières et une colonne entrant dans Hangest-en-Santerre. Le lendemain, l'ennemi a attaqué dans la région de la forêt de Coucy et a pris Barisis et Chauny Sud. Le 7 avril 1918, la SPA 153 se déplace du Plessis Belleville à Perrefonds (Sud-Est de Compiègne) dans le secteur de la IIIème Armée.

Le 10 avril 1918, la patrouille du Slt Brantonne est prise à partie par cinq Albatros ennemis. Son Spad VII (n° 5305) est touché à plusieurs reprises et des câbles tranchés. L'officier est alors contraint de poser son avion en perdition dans les lignes françaises. Il est indemne. L'avion de reconnaissance français, qui était protégé par la patrouille, n'a pas été touché et a pu poursuivre sa mission.
Le 11 avril 1918, le Slt Louvat (Spad VII n° 3117) abat un ballon d'observation allemand près de Barisis (Ouest de Laon). C'est le premier de la SPA 153. En même temps, le Sgt Arrault (Spad VII n° 252) livre combat contre un chasseur adverse qui est vu s'écraser dans les bois au Nord de Coucy. L'appareil ne pouvant être retrouvé, la victoire ne sera pas homologuée. Le 12 avril 1918, le Spad XIII n° 2273 du MdL Allard est touché en combat aérien et s'écrase à Montigny-Lengrain (Est de Soissons), son pilote est indemne.
Les Allemands ont attaqué dans la région de Hangard et de nombreux rassemblements d'infanterie sont découverts dans la zone Beaufort Coutoire -Villers-aux-Erables - Erches. La SPA 153 fait mouvement pour le front de la Somme et s'établit à Montagne (Ouest d'Amiens) toujours dans le secteur de la IIIème Armée, le 13 avril 1918.
L'Escadre de chasse n° 1 commandée par le Cdt Ménard est entièrement déployée avec les GC 15 et 18 à Montagne et le GC 19 à Airaines. Cinquante-huit camions ont été nécessaires pour transférer le matériel des différentes escadrilles engagées.

Le 18 avril 1918, des patrouilles spéciales d'attaque de Drachen, équipées d'avions armés de mitrailleuses de 11 mm, sont désignées. C'est elles qui seront engagées en priorité quand l'ordre d'attaquer la ligne complète des ballons arrivera. Le lendemain, l'offensive française reprend le Sud de Thennes et reprend pied dans le bois à l'Ouest de Morisel. Chaque groupe de combat affecte deux escadrilles sur le secteur. Un roulement avec les deux suivantes est effectué tout au long de la journée pour assurer la permanence en l'air. La mission principale est toujours l'attaque des Drachens qui gênent nos troupes au sol. En fin de mission, les pilotes ont l'autorisation de rechercher les objectifs au sol et de les attaquer à la mitrailleuse.
Le 21 avril 1918, les avions français se heurtent à des patrouilles de Pfalz au-dessus d'Amiens qui rompent immédiatement. L'activité aérienne est intense et le nombre de missions va en augmentant.

Le 23 avril 1918, à 2800 mètres d'altitude au-dessus de Morisel (Sud-Est d'Amiens), une patrouille de la 153 rencontre sur les lignes trois biplaces allemands survolés par trois monoplaces. Les appareils sont rejetés dans leur camp. Un biplace est poursuivi par les Slt Lutzius (Spad XIII n° 2207) et le MdL Lamasse (Spad XIII n° 2268) jusqu'à une altitude de 400 mètres sans toutefois réussir à obtenir de résultat définitif. Le lendemain, les Allemands ayant violemment attaqué le front franco-britannique, l'Escadre de chasse n° 1 et le Groupement Féquant interviennent en force entre Castel et le bois de Vaire. Deux patrouilles de la 153 travaillent sur les lignes en liaison avec les avions alliés. Les Anglais reprennent Villers Bretonneux et sont relevés par les Français entre Hangard et Amiens.

Le 25 avril 1918, les Allemands poussent le front franco-anglais entre la ferme de l'Espérance et le bois de Vaire. La ligne française au Sud d'Hangard est intacte mais le village est presque entièrement encerclé. Les Allemands tentent de faire travailler leurs avions de réglage. L'Escadre n° 1, qui a reçu la mission de détruire tous ces avions, lance les GC 18 et 19 dans leur totalité. Le 26 avril 1918, les Britanniques ont repris Villers-Bretonneux. La relève de leurs troupes par les Français est en cours. Comme hier, soixante Spad des groupes 18 et 19 sont honni-présents sur cette zone.

Le 27 avril 1918, la bataille fait rage entre Hangard et Villers Bretonneux. La montée en puissance des forces allemandes du secteur est à craindre. Le groupement Féquant est appelé à la rescousse. Le jour suivant, l'aviation britannique devant se porter à la gauche de son secteur, l'Escadre de chasse n° 1 étend sa zone d'action sur Thennes et Albert.
Le 2 mai 1918, le GC 18 envoie cinq patrouilles dans la région de Mailly Renneval et Hangard. Les aviateurs des SPA 153 et 154 repèrent successivement plusieurs dispositifs ennemis croisant sur leurs lignes. Le premier de 12 Albatros, au-dessus de Moreuil, n'est pas menaçant. Par contre, les suivants de trois Pfalz D.III sont beaucoup plus hargneux et livrent combat. Les Slt Barcat (Spad VII n° 3017), Louvat (Spad VII n° 3117), le Sgt Morel (Spad VII n° 5727) et le Ltt Lahoulle (SPA 154) remportent une victoire sur un de ces monoplaces dans la région à l'Est de Montdidier. L'appareil adverse est contraint à un atterrissage forcé dans les lignes françaises près de la Boissière (Est de Montdidier). Un second Pfalz est engagé et probablement abattu par les SLT Barcat (Spad VII n° 3017) et Louvat près de Montdidier.
Le 3 mai 1918, les forces françaises ont exécuté un mouvement qui les a amenés aux abords de Castel. Les forces aériennes ennemies sont actives sur leurs lignes mais pas ailleurs. Les patrouilles reçoivent la mission de surveiller la route d'Amiens à Villers Bretonneux - la Somme.

Le 9 mai 1918, le GC 18 opère en liaison avec le GB 5 au cours d'un bombardement de la région de Davenescourt. Le 10 mai 1918, les patrouilles du groupe 18 interceptent plusieurs appareils d'observation ennemis dans leurs lignes. Malgré la couverture de 5 à 7 monoplaces de chasse, les biplaces adverses sont harcelés et vite contraints d'interrompre leurs observations en rebroussant chemin. Le 15 mai 1918, trente Spad du GC 18 sont envoyés contre l'aviation allemande très active. Ils livrent de nombreux combats et attaquent la plupart des biplaces d'observation et de réglage d'artillerie. L'un d'eux, un Rumpler C de grande reconnaissance, qui essaie de franchir les lignes françaises à 5000 mètres, est abattu en flammes par le Slt Barcat (Spad XIII n° 3017) et l'Adj Artigau (SPA 15). Le biplace ennemi tombe sur les premières lignes de la région au Nord de Thory. La patrouille du Cne Gigodot attaque 3 biplaces sans résultats. Pendant la mission, douze Drachens sont repérés entre la Somme et Montdidier.

Le 16 mai 1918 est constituée la Division aérienne (D.Aé) qui comprend quatre groupements de chasse et de bombardement. Le même jour, trente-six Spad des escadrilles du GC 18 assurent la protection d'une formation de vingt trois Bréguet XIV du GB 9. Ce dispositif est renforcé par vingt Spad du GC 19 en retrait.
Six chasseurs monoplaces sont repérés mais n'engagent pas le combat et font demi-tour. Les bombardiers ne sont pas inquiétés et lâchent leurs projectiles sur les terrains d'aviation de Cappy. Une autre patrouille accroche un biplace puis deux monoplaces toujours sans résultat concret.

Le 17 mai 1918, une forte attaque sur le front de Mailly Raineval à la Somme est attendue par les troupes françaises. Le GC 18 est envoyé sur les lignes après le retour d'une mission de bombardement du GB 5 sur Cappy. Dans le secteur de Moreuil - Montdidier, il tombe alors sur une patrouille de dix triplans allemands et livre combat. Dans la mêlée, le Cne Gigodot, à la tête de son dispositif, aperçoit un appareil français attaqué par 3 biplaces. Malgré l'enrayage quasi immédiat de ses armes, il poursuit le combat avec ses ailiers et réussit à dégager l'appareil en difficulté. Le lendemain, le Groupe 18 doit tenir le front en attaquant tous les Drachens en ascension et les avions d'observation. Partout, les Allemands effectuent des tirs violents à obus toxiques.

Le 19 mai 1918, le groupe est chargé de la protection d'une mission de bombardement du GB 9 sur Rosières-en-Santerre. Plus tard, l'activité ennemie s'étant ralentit, la SPA 153 envoie plusieurs patrouilles d'entraînement de jeunes pilotes bien encadrés. L'une d'elles surprend plusieurs monoplaces ennemis et attaque. A 2800 mètres, les Slt Barcat (Spad VII n° 3017) et MdL Arrault (Spad VII n° 252) harcèlent un avion de reconnaissance qui atterrit intact dans les lignes françaises près de Ailly-sur-Noye (Sud de Moreuil), le pilote allemand est fait prisonnier.

Du 20 au 27 mai 1918, les patrouilles sur le secteur de Moreuil sont quotidiennes et nombreuses. En particulier, le 21, où l'Escadre de Combat n° 1 est envoyée en mission de diversion sur les Drachens de la zone Somme à Grivesnes. Les Spad du GC 18 s'en prennent aux ballons de Contoire et de le Quesnel. Sur Moreuil, le Cne Gigodot attaque un biplace qui rompt immédiatement le combat et s'enfuit.

Arrivée de la SPA 153 dans le secteur de la Xème Armée à Nanteuil-le-Haudoin (Sud-Est de Senlis), le 29 mai 1918. Le même jour, le Sgt Rémy Morel (Spad VII n° 5727) ne rentre pas de sa patrouille sur les lignes. Le 31 mai 1918, les Spad de l'escadrille mitraillent en basse altitude plusieurs convois de troupes et des batteries adverses dans la région environnante de Soissons. L'un des groupes, dirigé par le Cne Gigodot, aperçoit un groupe de Bréguet XIV B2 attaqué par trois monoplaces. Malgré leur réaction immédiate, les Allemands réussissent à endommager un des bombardiers qui se pose en catastrophe à Montgobert (Sud-Est de Soissons).

Le 1er juin 1918, les Vème et VIème Armées passent à la contre-offensive. Leurs objectifs respectifs sont Juvigny - Terny - Sorny - Condé - Brayne pour la VIème et Fismes pour la Vème. Le groupement Ménard participe à l'action offensive de la VIème Armée.
L'ensemble des avions de la 153 est envoyé au-dessus de la zone Vierzy Neuilly-St-Front pour recueillir les Bréguet XIV du GB 5 qui rentrent de mission sur Oulchy-le-Château. Les Français sont alors attaqués sans résultat par deux patrouilles de dix avions adverses. Le Spad XIII (n° 2213) du MdL Cousin est touché par plusieurs balles. Endommagé, l'avion capote à l'atterrissage et son pilote blessé à la tête. Du 2 au 5 juin 1918, la 3ème bataille de l'Aisne se déroule sur un front allant de Faverolles, Missy-aux-Bois à Moulins-sous-Touvent. Les troupes françaises se replient sur l'Aisne et la forêt de Villers-Cotterets.

La 5ème victoire du Slt André Barcat :

Le 2 juin 1918, un Drachen opérant à l'Est de Thory (Sud d'Amiens) est mis en flammes par les Spad des Slt Barcat (Spad VII n° 3017) et MdL Halberger (Spad XIII n° 2260). C'est la cinquième victoire du Slt Barcat, il devient le premier As de l'escadrille.

Le lendemain, une violente attaque allemande aux gaz de combats, dans la région de Troesnes - Chaudun - Versefeuille, fait reculer les Français dans la Ferté-Milion. Partout, les patrouilles de chasse ennemies comprennent plus de dix appareils. Celles qui ont pour mission d'attaquer les raids de Bréguet XIV sont plus fortes avec souvent plus de vingt avions. Le GC 18 assurant la protection d'un bombardement du GB 5 sur Oulchy-Breny est attaqué par vingt monoplaces portant damier noir et blanc. Toute la journée, les Spad mitraillent les troupes sur les routes du secteur Soissons à la Ferté Milion.

Le 4 juin 1918, les Slt Arrault (Spad XIII n° 8327) et MdL Halberger (Spad XIII n° 2260) font la rencontre de huit biplaces et les attaquent. L'un d'eux, apparemment touché, est obligé d'effectuer un atterrissage forcé entre Vislaine et Borey. Faute de témoins, l'avion ennemi ne sera pas comptabilisé. Le 9 juin 1918, des biplaces, opérant en dessous de 500 mètres d'altitude et couvert par des monoplaces en couverture haute, attaquent à la mitrailleuse les convois et les troupes françaises au Nord de Compiègne.

Le 10 juin 1918, les Allemands portent leurs efforts sur les positions de Montdidier à Noyon. L'aviation française se concentre alors sur Ressons-sur-Matz. Les MdL Halberger (Spad XIII n° 2260) et Lamasse (Spad XIII n° 2268) abattent un biplace qui s'écrase au sud-est de cette ville située au Nord-Est de Compiègne.
Le lendemain, la IIIème Armée contre-attaque sur Mery - Cuvilly. La Division aérienne intervient avec la totalité de ses forces pour aveugler l'aéronautique adverse, couvrir les troupes au sol et bombarder les rassemblements de troupes.
Déménagement sur le terrain situé entre le Mesnil-Amelot et Mauregard (Nord-Est de Paris), le 13 juin 1918. Le lendemain, le GC 18 reçoit le secteur entre l'Ourcq et l'Oise. Il rencontre de grosses formations de chasseurs et livre dix combats. Dans l'un d'eux, le Slt Brantonne (Spad XIII n° 2758) et le MdL Halberger (Spad XIII n° 2260) abattent un Fokker D VII qui tombe près de St-Pierre-Aigle (Sud-Ouest de Soissons). Malheureusement pour le Slt Brantonne, le moteur de son Spad lâche, sans doute touché lors du combat. Notre infortuné pilote n'a que peu de temps pour réussir un atterrissage en campagne entre Villers-Cotterets et Montgobert (Sud-Ouest de Soissons). Il rejoindra son unité le lendemain. Plus tard dans la même journée, le MdL Halberger (Spad XIII n° 2260) et le Slt Barcat (Spad VII n° 3017) livrent combat et abattent chacun un Fokker D VII dans le même secteur de St-Pierre-Aigle.

Le 15 juin 1918, conformément à la note 11948 du 11 juin 1918, le groupement Ménard est dissous. Le GC 18 appartient maintenant à la 1ère brigade d'aviation de la Division Aérienne. Sur le front, les forces françaises se sont rendues maîtres de Coeuvres et Valsery. Le 17 juin 1918, deux groupes de Fokker D VII attaquent sans résultat une patrouille de la 153 qui franchissait les lignes dans la région de Vingre et St-Pierre-Aigle.
Le 26 juin 1918, un Salmson 2A2, attaqué par cinq Fokker triplans, est dégagé par les avions de l'escadrille dans la région de Louatre. Le lendemain, le Cne Gigodot et ses équipiers piquent sur trois D.VII sans résultats, les Allemands préférant rompre le combat.
Le 28 juin 1918, la Xème Armée attaque entre Ambleny et St-Pierre-Aigle. Les avions, assurant la couverture aérienne, aperçoivent de très nombreuses patrouilles adverses. Au cours d'une de ces missions, un ensemble de la 153 engage sans résultat un groupe de 4 triplaces. Tous les objectifs fixés sont atteints et nos troupes reprennent les villages de St-Pierre-Aigle, Cutry, Laversine.
Le 2 juillet 1918, la 153 est encore sur la brèche avec l'attaque d'un biplan à deux reprises et sa poursuite en zone adverse. L'avion fuit et abandonne son travail de réglage. Plus tard, les pilotes tombent sur une patrouille de D VII qui se replie sur Soissons.
Le 5 juillet 1918, les pilotes de l'Escadrille SPA 153 et leurs avions se déplacent à Brabant-le-Roi / Revigny-sur-Ornain (Nord-Ouest de Bar-le-Duc) en secteur de la IVème Armée. La mission de l'unité devient la surveillance du secteur compris entre Auberive et la Meuse.

Liste des pilotes qui font le trajet : Cne Jean Gigodot (S.XIII n° 7184) - Slt Georges Lutzius (S.XIII n° 8267) - Ltt Emile Brantonne (S.XIII n° 8240) - Slt André Barcat (S.XIII n° 2217) - Adj Henri Arrault (S.XIII n° 8327) - MdL Marie-Pierre Lamasse (S.XIII n° 2268) - MdL Emmanuel Aubailly (S.XIII n° 2794) - MdL Robert Allard (S.XIII n° 2680) - MdL Pierre Moussé (S.XIII n° 4404) - Caporal Henri Pathias (S.XIII n° 2207) - Caporal Pierre de Villeneuve-Esclapon (S.XIII n° 2308).

Le 7 juillet 1918, le Caporal Pathias refait le déplacement pour convoyer un autre avion, le Spad XIII n° 4408.

Dès son arrivée, la SPA 153 doit faire face à des affrontements très violents dans une zone comprise entre Reims et la Marne. Le 15 juillet, l'attaque allemande entre Prunay et la Main de Massignes n'est pas une surprise. En effet, les nombreuses reconnaissances aériennes avaient permis de repérer des indices offensifs. Des nouvelles voies ferrées avaient vu le jour, les dépôts de munitions étaient en augmentation contante et les terrains d'aviation fleurissaient comme les fleurs au printemps. Les troupes tenues en réserve dans les régions de Sedan, Mézières et Hirson sont signalées en mouvement. L'imminence d'une nouvelle offensive adverse ne faisait aucun doute. Tout au long de la journée, les avions d'infanterie ont réussi, sous la protection des escadrilles de chasse, à obtenir le jalonnement de la ligne occupée par l'infanterie chaque fois que le commandement l'a demandée. L'aviation de chasse est engagée avec toutes ses escadrilles et prend dès le début l'ascendant sur l'ennemi par des actions offensives sur les avions d'observation, les Drachens et les avions de chasse qui les protègent. Toutes ces actions sont conduites de façon à porter le combat dans les lignes allemandes. A plusieurs reprises, les Spad sont envoyés pour mitrailler les colonnes et les rassemblements adverses.

Le 16 juillet 1918, les GC 15 et 18 sont déplacés sur le terrain secondaire de Villeneuve où ils sont mis à la disposition de la Vème Armée. Partout, l'aviation de chasse allemande est peu mordante sauf au Nord-Ouest de la montagne de Reims où elle est très agressive. Les combats sont alors peu nombreux mais très durs. C'est pendant l'un d'entre eux que les Spad des Slt Barcat (Spad XIII n° 4444) et Lutzius (Spad XIII n° 8240) sont touchés et tombent en flammes dans les lignes françaises. Celui du Slt Barcat tombe près de Malmy (Est de Suippes) et celui du Lutzius près de Virgny (Est de Suippes). Les deux pilotes sont tués. La SPA 153 perd, le même jour, deux de ses meilleurs pilotes.
Déplacement de la SPA 153 vers Gourgancon (Sud-Ouest de Chalons-sur-Marne) en secteur de la Vème Armée, le 18 juillet.
Le 20 juillet 1918, pendant une patrouille profonde dans les lignes ennemies, dans le secteur de la Fère-en-Tardenois, un biplace est mis en fuite. Il faut attendre le 22 juillet, pour que soit vengée la mort des Slt Barcat et Lutzius. C'est une patrouille composée du Cne Gigodot (Spad XIII n° 4871), de l'Adj Arrault (Spad XIII n° 8327) et du Caporal de Villeneuve d'Esclapon (Spad XIII n° 2308) qui va s'en charger. A 4600 mètres, elle attaque et abat en feu un biplace allemand à Chatillon-sur-Marne (Sud-Ouest de Reims).

Nouveau déménagement pour le secteur de la Vème Armée à Baye (Sud-Ouest d'Epernay), le 24 juillet 1918. Dès le lendemain, la SPA 153 et la R.XI 240 effectuent une mission de protection de Bréguet XIV sur la zone Bois de Nesle, Nesle, la fère-en-Tardenois, Coulonges. Huit Pfalz viendront les chatouiller sans succès.
Les Allemands se repliant face aux Vème et VIème Armées, les escadrilles de la 1ère Escadre emboîtent le pas et tentent d'amplifier le mouvement de déroute de l'adversaire
Le 30 juillet 1918, une patrouille de pilotes volontaires de la 153 engage le combat contre quinze Fokker D.VII au-dessus de Grand-Rozoy (Sud de Soissons). Aucun résultat significatif n'est remarqué.

En date du 31 juillet 1918, les escadrilles du GC 18 sont portées de 15 à 18 avions et reçoivent en affectation supplémentaire un tracteur, un camion Fiat, une remorque à ridelles n° 2 (non aménagée) et une remorque d'électricien. Le 7 août 1918, engagé auprès de la 1ère Armée, l'escadrille fait mouvement sur Tille (Nord-Est de Beauvais).
Le 8 août 1918, les avions de la 153 assurent la couverture aérienne de l'aviation de réglage d'artillerie du secteur Amiens - Roye et participent à l'offensive des 4ème Armée britannique et 1ère Armée française.
Le 9 août 1918, le GC 18 coopère à une opération de l'aviation britannique. Au cours d'un combat, le MdL Halberger (Spad XIII n° 6702) et le Cap Pathias (Spad XIII n° 2268) sont attaqués par une formation de six chasseurs. Le combat est trop inégal, le Spad de Pathias est touché et s'écrase en flammes près de Faverolles (Est de Montdidier), dans les lignes allemandes.
Le 10 août 1918, cinq biplaces allemands sont attaqués et poursuivis sans résultat. Le 11 août, le GC 18 forme la protection supérieure d'un groupe de Bréguet XIV en mission de bombardement dans la région de Noyon - Porquericourt - Beaurain - Genvry. A cette occasion, plusieurs Spad de la 153 mitraillent les troupes allemandes en fuite et s'acharnent plus particulièrement sur un convoi automobile. Le Cne Gigodot (Spad XIII n° 4871) se pose près de Grevillers (Ouest de Bapaume) pour transmettre des ordres de mouvement à une unité de cavalerie française. Au retour, il straffe un convoi entre Grevillers et Roye (sud-ouest de St Quentin).
Le 12 août 1918, la patrouille du Cne Gigodot attaque cinq Fokker D VII qui piquent immédiatement vers leurs lignes et s'éloignent rapidement. Le 15 août, les GC 15 et 18 sont envoyés pour aider les avions de corps d'Armée gênés dans leur travail dans la région de Popincourt - Laucourt. Les 16 et 17 août 1918, les dispositifs de la SPA repèrent plusieurs groupes de D.VII sur la zone Lassigny - Roye et mitraillent les fantassins allemands dans la région de Lassigny - Plessis Cacheleux.

Le 20 août 1918, la Division Aérienne participe dans sa totalité à l'offensive de la Xème Armée. Les avions bombardent, harcèlent les réserves ennemies et assurent en permanence la protection des avions d'observation et de réglage d'artillerie. Les escadrilles de la 1ère brigade font le saut de puce de Verrines à Trumilly. Des patrouilles de la 153 sont successivement envoyées sur Selens puis sur Chauny - Blerancourt - Coucy-le-Chateau où elles harcèlent les convois routiers et hippomobiles. Ensuite, le GC 18 escorte les Bréguet XIV du GB 5 sur la vallée de l'Ailette entre Crécy-au-Mont et Guny à 10 km à l'intérieur des lignes ennemies. Un convoi d'artillerie est entièrement dispersé près de Cugny.
Le lendemain, les Spad de l'escadrille attaquent à la mitrailleuse deux colonnes au Nord-Est de Soissons puis assurent la protection de bombardiers sur Anizy-le-Château - Vauxaillon -Margival.
L'Escadre n° 1 fait mouvement le 25 août 1918 pour se placer dans le secteur de la Xème Armée. L'escadrille SPA 153 stationne maintenant à Nanteuil-le-Haudoin (Sud-Est de Senlis). Le même jour, au cours d'une mission entre Crouy (Nord de Soissons) et Pont-St-Mard (Sud de Coucy-le-Château), une patrouille de Fokker DVII plus entreprenante que d'habitude donne du fil à retordre aux aviateurs français. La mêlée farouche et le combat tournoyant qui suit ne donne aucun résultat de part et d'autre.

Le 31 août 1918, la Xème Armée reprend l'initiative et passe à l'offensive. Les escadrilles se rendent maître du ciel entre Coucy-le-Château - Suzy - Réservoir - Vailly et assaillent tous les objectifs au sol dans la zone de Brancourt - Coucy - Vauxaillon - Terny - Laffaux - Crouy.

Le 2 septembre 1918, l'aviation de chasse allemande étant très virulente, les groupes de chasse sont envoyés successivement pour reprendre le ciel au-dessus des troupes françaises. Pendant plusieurs jours, les Spad appuieront les actions de la Xème Armée. A partir du 4 septembre 1918, un repli allemand est observé sur le front de la IIIème Armée et sur la droite de la Xème Armée.
Le 6 septembre 1918, en préparation de l'offensive américaine contre St Mihiel, les escadrilles font mouvement vers le secteur américain. L'ensemble de l'échelon roulant de la 1ère Brigade est chargée par camions et par voie ferrée. Le terrain désigné à la SPA 153 est celui d'Autrey (Sud de Nancy) situé dans secteur de la VIIIème Armée. Les avions y sont déployés en fin de soirée. Après plusieurs jours d'aménagement et de conditions climatiques désastreuses, la 153 reprend ses patrouilles, le 12 septembre 1918.

L'ensemble des escadrilles de la 1ère Division Aérienne participe à l'attaque de la 1ère Armée américaine. Les Spad s'occupent des routes de la région de Dampvitoux et des cantonnements de la vallée du Rupt de Mad.
Le 13 septembre 1918, le GC 18 est engagé dans sa totalité par deux fois dans la journée. Partout, les troupes sont harcelées à Waville - Mars-la-Tour - Chambley - Boyonville - Xonville - Pagny-sur-Moselle - St Julien-les-Gorze. Plusieurs affrontements très durs contre des Fokker D.VII ont lieu au Sud de Gorze et de Chambley.
Le 14 septembre 1918, le GC 18 reçoit l'ordre d'attaquer plusieurs Drachen signalés en ascension. La patrouille de l'Adj Halberger (Spad XIII n° 6702) et du MdL Aubailly (Spad XIII n° 15406) incendie un de ces ballons, qui tombe en flammes près de Goin (Sud de Metz). Ce Drachen avait été attaqué plusieurs fois sans succès, les opérateurs au sol arrivant chaque fois à ramener leur ballon rapidement, avortant ainsi toute attaque. Au cours de cette mission, quatre patrouilles de D.VII sont rencontrées et combattues. Le Spad VII (n° 5905) du Sergent de Villeuneuve Esclapon est abattu en flammes au-dessus d'Erbeviller-sur-Amezule (Est de Nancy). Le pilote est tué.

Le 15 septembre 1918, la 153 travaille en avant du front situé entre Pont-à-Mousson et Manhoue. Pendant deux jours, l'effort principal est porté sur les Drachen du secteur. Celui de Goin, particulièrement gênant pour les Américains, est attaqué à quatorze reprises et l'observateur obligé de l'évacuer à cinq reprises. Toutes les escadrilles s'y mettent. La SPA 153 fait mouvement vers Cernon (Sud de Châlons-sur-Marne) situé en secteur de la IVème Armée, le 23 septembre 1918.

Numéros des Spad XIII de l'escadrille participant à l'offensive : 9596, 10100, 5950, 4408, 8267, 15386, 3772, 3227, 5905, 10086, 15406, 2680.

Cette grande unité est chargée d'attaquer à l'ouest de la Meuse entre Vienne-le-Château et Auberive-sur-Suippe pour la bataille de Chamapgne et d'Argonne. Le 26 septembre 1918, le GC 18 partit attaquer les Drachen, se heurte à de nombreuses patrouilles de Fokker D.VII très agressives et étagées de 1000 à 4000 mètres. Nos pilotes doivent dégager les avions de réglage d'artillerie à plusieurs reprises. Le 27 septembre 1918, la D.Aé continue d'appuyer l'action Franco-Américaine, en portant son effort principal sur le front de la IVème Armée.

Le Ltt Yvan Viguier prend le commandement de la SPA 153 :

Le Ltt Yvan Viguier prend le commandement de l'Escadrille, le 30 septembre 1918. A son arrivée, il est titulaire de deux victoires homologuées. Pendant les premiers jours d'octobre, la SPA 153 assure de nombreuses missions d'escorte d'avions de bombardement. Plusieurs combats aériens ont lieu derrière les lignes adverses malheureusement sans succès. Tout au long de la journée du 3 octobre 1918, les escadres de bombardement vont se succéder sur les objectifs. A chaque raid, deux Groupes de combat assurent la protection sur zone. Ils sont renforcés par les Caudron R.XI qui forment la protection rapprochée.

La SPA 153 travaillant avec les bombardiers de l'Escadre n° 12 livrent plusieurs combats très durs contre des dispositifs de Fokker D.VII. Encore une fois, la couverture de chasse est efficace et les Bréguet épargnés. Le 4 octobre 1918, l'escadrille bénéficie d'une citation collective attribuée à l'Escadre de combat n°1. Le lendemain, le GC 18 en entier opère dans la région de Montxois-Grandpré. Le 10 octobre 1918, un repli étant à prévoir sur le front de la IVème Armée, le D.Aé porte son effort principal sur la Champagne. Les groupes de combat continuent à couvrir l'armée américaine sur la zone de Vilosnes-sur-Meuse à Ornes. Le 14 octobre 1918, le GC 18 est engagé contre les Drachens de la région de Rethel. Une attaque contre un de ces ballons est infructueuse mais l'observateur évacue son engin en sautant en parachute.

Le 18 octobre 1918, à 2300 mètres d'altitude, l'Adj Halberger (Spad XIII n° 6702) et le Slt Bourgeois (Spad XIII n° 10086) attaquent un biplace LVG C V au-dessus de la côte 202. L'avion désemparé tombe à l'Est de Cernon (Sud de Châlons-sur-Marne). Les missions de bombardement sont continuelles et obligent les escortes de chasse à rentrer bien souvent presque à court de carburant. Le 29 octobre 1918, la Vème Armée attaquant sur le front de St-Quentin-le-Petit - Condé-Lèz-Herpy, la 1ère D.Aé porte son Seraincourt - Ramaucourt - Son et les ravins environnants où de nombreux rassemblements de troupes ont été observés. Les GC 15 et 18 protègent les bombardiers sur Seraincourt et Remaucourt.

Le 30 octobre 1918, le GC 18 assure la protection d'un jalonnement dans la région de Banogne - St Fergeux. Plusieurs Fokker D VII refusent le combat entre Château-Porcien et St Quentin. Le 1er novembre 1918, toujours en secteur de la IVème Armée, la SPA 153 effectue un mouvement vers la Noblette. (Nord-Est de Châlons-sur-Marne). Le front recule, les Allemands cèdent du terrain mais en se défendant toujours avec autant d'acharnement. Le 5, une reconnaissance aérienne est ordonnée malgré des conditions météorologiques très défavorables. Cette mission est accomplie à très basse altitude par le Ltt Viguier (Spad XIII n° 15481), le Slt Bourgeois (Spad XIII n° 10086), le Ltt Louvat (Spad XIII n° 3227) et l'Adj Halberger (Spad XIII n° 5004). Ils survolent le secteur compris entre Chesne (Est de Rethel), Bouvellemont (Sud de Charleville) et Vendresse (Sud-Est de Charleville). A l'occasion, ils mitraillent les troupes au sol ainsi des positions d'artillerie. Le temps étant vraiment trop mauvais, ils sont obligés de faire demi-tour et d'abandonner leur mission.

Le 8 novembre 1918, la SPA 153 participe aux derniers combats aériens de la guerre. Ses patrouilles mitraillent les troupes adverses au Nord-Ouest de St Marceau (Sud de Charleville), sur la route de Mézières à Attigny (Est de Rethel).
Malgré un temps exécrable, le Ltt Viguier (Spad XIII n° 15481) effectue une mission de reconnaissance à très basse altitude et revient après avoir effectué sa mission. Il en profite au passage pour mitrailler les troupes au sol. L'Adj Halberger (Spad XIII n° 5004), en attaquant en basse altitude une position de mitrailleuse, est blessé à l'épaule droite par une rafale et doit effectuer un atterrissage d'urgence près de Mazerny (Sud de Charleville). Le Slt Bourgeois (Spad XIII n° 10086) atterrit également pour lui prêter secours. Le Caporal Justrabot (Spad XIII n° 15410) ne revient pas au terrain et disparaît en mission. En fait, ayant atterri dans les lignes allemandes, il parvient à regagner l'unité dès le lendemain.

Le 10 novembre 1918, le GC18 et d'autres groupes participent à une mission de protection de toute l'escadre de bombardement sur Philippeville et Rocroi. Un échelon précurseur fait mouvement pour se rendre à Malzéville près de Nancy, le 11 novembre 1918. L'escadrille arrive à Malzéville le 13 novembre 1918, avec l'escadre de combat n° 1 commandée par le Cdt Massenet de Marancour.

Les pilotes de la SPA 153 sont :
Ltt Yvan Viguier (S.XIII n° 15481) - Caporal Paul Tixier (S.XIII n° 9596) - Adj Emmanuel Aubailly (S.XIII n° 3954) - MdL Gaston Bourgeois (S.XIII n° 10086) - MdL Pierre Mousse (S.XIII n° 10128) - MdL Max Lanz (S.XIII n° 5004) - MdL Lucien Touze (S.XIII n° 10301) - MdL Robert Allard (S.XIII n° 15386) - MdL Ladislas Mickiessiez (S.XIII n° 11403) - Caporal Paul Bisson (S.XIII n° 10326) - Caporal Pierre Winnaert (S.XIII n° 6702) - MdL Victor Hégy (S.XIII n° 11284) - Slt Ernest Louvat (S.XIII n° 6728) - LTT Robert Anne (S.XIII n° 15505).

Le Ltt Rolland Pellet prend le commandement de la SPA 153 :

Prise de commandement de la SPA 153 par le Ltt Pellet, le 19 novembre 1918.

La SPA 153 termine la guerre 1914-1918 avec un score de 13 victoires homologuées et de trois probables. Ce bilan se répartit comme suit : 10 homologuées contre des avions - 3 homologuées contre des ballons d'observation - 3 non homologuées contre des avions.

Les AS de la SPA 153 :

- Slt André Barcat, né le 8 novembre 1896 et tué en combat aérien, le 16 juillet 1918 à Malmy (Est de Suippes). Il était titulaire à sa mort de 5 victoires homologuées et 2 probables.

- MdL Georges Halberger avec 5 victoires homologuées et 2 probables.

Pilotes de l'escadrille, le 1er janvier 1919 : Ltt Rolland Pellet , Ltt Yvan Viguier, Ltt Robert Anne, Slt Ernest Louvat, Adj Emmanuel Aubailly, Adj Georges Pourche, Sgt Pierre Mousse, Sgt Max Lanz, Sgt Victor Hegy, Sgt Ladislas Mickiewiz, MdL Emile Justrabo, MdL Robert Allard, Sgt Jean Tixador, MdL Georges Ropital.

Le 21 janvier 1919, réduction de 18 à 15 avions dans toutes les escadrilles de la 1ère escadre de combat. L'escadrille fait mouvement sur Azelot, le 25 janvier 1919.

Dissolution de l'escadrille SPA 153 :

La SPA 153 est dissoute le 6 février 1919. A cette date, l'escadrille SPA 153 comptait comme pilotes : Ltt Rolland Pellet, Sgt Pierre Mousse, MdL Robert Allard, Sgt Jean Tixador, MdL Georges Ropital, Sgt Paul Tixier, MdL Edouard Ferré, Sgt Paul Bisson, Sgt Lucien Touzé, Sgt Robert Monnier, Sgt Alexandre Deveille, Caporal René Reboud.

Le MdL Lucien Touze se tue dans un accident d'avion (Spad XIII n° 10128), le 3 mars 1919. La SPA 153 reverse ses avions et son matériel au parc de Comban (Côte d'or) et cesse d'exister le 16 mars 1919.

 

 

 

 

Insignes peints
sur les fuselages

Le premier insigne de la SPA 153,
un oiseau argenté, sera présenté sous peu.

Représentation graphique de l'insigne de la SPA 153 de 1918. Dessin d'après photo et découpe de fuselage Albin Denis.

Découpe de l'insigne de fuselage d'un Spad XIII de l'escadrille SPA 153 de 1918 - Cette pièce a été découpée par le mécanicien du Cne Jean Gigodot lors de son départ de l'escadrille, en septembre 1918 - Elle a été certainement otée d'un avion hors d'usage - Elle a été conservée par la famille du Cne Jean Gigodot que je remercie pour son aide.

Gros plan de la découpe de fuselage d'un Spad XIII de l'escadrille SPA 153 de 1918 - Pièce conservée par la famille du Cne Jean Gigodot que je remercie pour son aide.

 

 

Insignes métalliques
de l'escadrille SPA 153

Insigne de la SPA 153 - 1ère modèle de 1918 - Faucon en argent tourné vers la droite - Insigne remis à M. Gardille pour modèle pour la réalisation d'un nouveau insigne - Insigne appartenant à la collection de M. Philippe Bartlett.

Insigne de la SPA 153 - 2ème modèle de 1918 - Faucon en laiton moulé vers la gauche - Insigne fabriqué par M. Gardille et signé au dos - Fixation par deux anneaux - Insigne appartenant à la collection de M. Philippe Bartlett.

Fanion de l'escadrille
SPA 153

Fanion de l'escadrille SPA 153 de 1918 conservé par Mme Félix Henry - Offert à l'auteur de ce site qui l'a ensuite remis à la section symbolique et traditions du SHD de Vincennes où il se trouve toujours et peut être admiré de tous - Photo Albin Denis.

Unités détentrices des traditions
de l'escadrille 153

Insignes métalliques des unités
détentrices de ses traditions

insigne en argent vraisemblablement valable pour la période allant de 1924 à 1933 (6ème du 38ème RAM ou 2ème du GC I/6)

Insigne métallique de la 2ème escadrille du GC I/42 (à confirmer) - valable pour la période allant de octobre 1934 à octobre 1936 - Insigne conservé à la section Symbolique et traditions du SHD de Vincennes.

Insigne métallique de la 2ème escadrille du GC I/4 en 1939-1940 - Fabrication Drago Béranger - Fixation épingle avec boléro - Photos Ebay France.

Insigne métallique de la 2ème escadrille du GC I/4 en 1939-1940 - Fabrication Drago Béranger - Attache épingle avec boléro - Insigne collection M. Jean-Jacques Leclercq que je remercie chaleureusement pour son aide.

Insigne de la 2ème escadrille du GC I/4 - Epoque Dakar en 1941 - Fabrication A. Augis Lyon - Fixation par deux anneaux - Insigne Collection Patrice Gout que je remercie pour son aide.

Insigne de la 2ème escadrille de l'EC 1/3 "Navarre" pendant le stationnement de l'escadron sur la base aérienne 139 de Lahr-Hugsweier de juin 1961 à septembre 1967 - Fabrication Klein-Quenzer A.G Odar-Oberstein - Fixation par deux anneaux - Photo Albin Denis.

Insigne de la 2ème escadrille de l'EC 1/3 "Navarre" - Epoque probable années 60 à 70 - Fabrication A. Augis Lyon - Fixation par deux anneaux Photo Ebay France.

Insigne de la 2ème escadrille de l'EC 1/3 "Navarre" époque Mirage III E et début du Mirage 2000 D - Fabrication FIA Lyon non marquée - Photo Albin Denis.

 

 

Fanion d'une unité détentrice
de ses traditions

Vue recto du fanion d'une escadrille héritière des traditions de la SPA 153 de la Grande Guerre. Il s'agit vraisemblablement d'un fanion datant des années 20/30 - Pièce conservée par la famille du Cne Jean Gigodot - Photo Albin Denis.

Vue d'un fanion datant des années 20/30 d'une escadrille héritière des traditions de la SPA 153 de la Grande Guerre - Photo Albin Denis.

Vue verso du fanion d'une escadrille héritière des traditions de la SPA 153 de la Grande Guerre. Il s'agit vraisemblablement d'un fanion datant des années 20/30 - Pièce conservée par la famille du Cne Jean Gigodot - Photo Albin Denis.

Escadres - Groupes - Escadrons

Insigne de la 4ème escadre de chasse valable pour la période allant du 1er mai au 31 octobre 1944. Entièrement équipée de P-47D Thunderbolt, elle était composée de 3 groupes de chasse à 2 escadrilles, à savoir le GC I/4 "Navarre" (escadrilles héritières des traditions des escadrilles SPA 95 et SPA 153 de la Grande Guerre) - GC II/3 "Dauphiné" (SPA 37 / SPA 81) - GC II/5 "La Fayette" (SPA 124 / SPA 167) - Insigne conservé par Christian Bardier , fils du Cdt Bernard Barbier - Photo Jean-Jacques Leclercq que je remercie pour son aide.

Insigne du GC I/4 "Navarre" époque 1944-1950 - Fabrication A. Augis Lyon en aluminum peint - Insigne fabriqué à la fin de la seconde guerre mondiale ou juste après - Photo Albin Denis.

Insigne du GC I/4 "Navarre" époque 1950-1960 - Fabrication A. Augis Lyon - Photo Ebay France.

Insigne de l'escadron de chasse 1/3 "Navarre" époque Mirage III E - Il a été homologué au SHD de Vincennes sous le n° A 1092 en 1977 - Cette unité a stationné sur la base aérienne 133 de Nancy-Ochey du 3 septembre 1967 à nos jours où elle vole sur Mirage 2000 D - Le 1/3 "Navarre" a utilisé opérationnellement le Mirage III E du 2 mai 1966 au 12 mars 1993 - Sa 2ème escadrille détenait les traditions de l'escadrille SPA 153 de la Grande Guerre - Fabrication Paris Insignes - Photo Albin Denis.

Insigne actuel de l'escadron de chasse 1/3 "Navarre" époque Mirage 2000 D - Il a été homologué par l'auteur de ce site au SHD de Vincennes sous le numéro A 1284 en 1996 - Cette unité stationne sur la base aérienne 133 de Nancy-Ochey du 3 septembre 1967 à nos jours où elle vole maintenant sur Mirage 2000 D - Le 1/3 "Navarre" a utilisé opérationnellement le Mirage 2000 D, à partir de juillet 1993 - Sa 2ème escadrille détient les traditions de l'escadrille SPA 153 de la Grande Guerre - On trouve une série de cet insigne avec l'attache dans le sens vertical - Fabrication Asie du Sud-Est - Le numéro "02" correspond au rang dans l'enregistrement des personnels au sein de l'unité - Le cahier du suivi est tenu par les traditions de l'escadron - Photo Albin Denis.

 

Appellations successives

Lieux de stationnements

Commandants

Rattachements de l'escadrille

Avions utilisés

Carte des différents
stationnements

Relevés quantitatifs et
numéros avions

Décorations

Citation de l'escadrille

Comprise dans la citation collective ci-après : L'escadre de combat n° 1 : "Unité remarquable de puissance de combat et d'une valeur morale de premier ordre. Formée et commandée par le Chef de bataillon Ménard, dont l'autorité et le magnifique exemple, ont fait de cette formation d'élite, un instrument de combat redoutable, engagée dans toutes les grandes actions les plus violentes de l'année, a contribué au résultat final, apportant dans la lutte le concours de sa puissante intervention. Volant par tous les temps, a sans cesse dominé l'ennemi en incendiant ses ballons d'observation, en détruisant ses appareils ou en les rejetant très loin dans ses lignes, permettant à nos avions d'observation et de bombardement d'effectuer leurs missions. Par son intervention énergique, en mitraillant sans cesse à basse altitude et jusqu'à 15 kilomètres dans les lignes, les formations ennemies, a pris largement sa part au succés dans la bataille. Pendant ces sept derniers mois de lutte ardente, a abattu 106 avions, incendié 42 Drachens, tiré sur les objectifs des quantités considérables de munitions.". A l'ordre de l'armée par le Général commandant en chef les armées du Nord et du Nord-Est - Ordre n° 10132 du 4 octobre 1918.

Rappel : L'escadre de combat n° 1 est composée des escadrilles SPA 37, SPA 81, SPA 93, SPA 97, SPA 48, SPA 94, SPA 153 - SPA 155, SPA 73, SPA 85, SPA 95 et SPA 96.

 

Morts : en rouge / Blesséqs et indemnes : en jaune

 

Citation de l'escadrille

Comprise dans la citation collective ci-après : L'escadre de combat n° 1 : "Unité remarquable de puissance de combat et d'une valeur morale de premier ordre. Formée et commandée par le Chef de bataillon Ménard, dont l'autorité et le magnifique exemple, ont fait de cette formation d'élite, un instrument de combat redoutable, engagée dans toutes les grandes actions les plus violentes de l'année, a contribué au résultat final, apportant dans la lutte le concours de sa puissante intervention. Volant par tous les temps, a sans cesse dominé l'ennemi en incendiant ses ballons d'observation, en détruisant ses appareils ou en les rejetant très loin dans ses lignes, permettant à nos avions d'observation et de bombardement d'effectuer leurs missions. Par son intervention énergique, en mitraillant sans cesse à basse altitude et jusqu'à 15 kilomètres dans les lignes, les formations ennemies, a pris largement sa part au succés dans la bataille. Pendant ces sept derniers mois de lutte ardente, a abattu 106 avions, incendié 42 Drachens, tiré sur les objectifs des quantités considérables de munitions.". A l'ordre de l'armée par le Général commandant en chef les armées du Nord et du Nord-Est - Ordre n° 10132 du 4 octobre 1918.

Rappel : L'escadre de combat n° 1 est composée des escadrilles SPA 37, SPA 81, SPA 93, SPA 97, SPA 48, SPA 94, SPA 153 - SPA 155, SPA 73, SPA 85, SPA 95 et SPA 96.


 

Les hommes

Les pilotes de la SPA 153 au début de l'année 1918 - De gauche à droite : X - X - MdL Henri Arrault - X - X - Slt Emile Brantonne - Adj Georges Lutzius - Ltt Jean Gigodot - X - X - X - X - Sgt Pierre Moussé - Cette photo a malheureusement été déchirée dans sa partie basse - Si vous pouvez identifier les pilotes non connus ou si vous possédez cette photo dans son intégralité, je vous demanderai de prendre contact avec l'auteur du site - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Photo Henri Arrault, transmise par Hervé Arrault, son neveu, que je remercie pour son aide.

Ltt Jean Antonin Louis Gigodot - Né le 20 décembre 1893 à Villelois (Ain) - Entré en service dans les Chasseurs à Pied, le 13 août 1914 - Entré dans l'aviation comme élève pilote, le 26 novembre 1915 - Brevet de pilote militaire n° 2763 en date du 23 février 1916 - Pilote à l'escadrille N 103 - Commandant de l'escadrille N 153 / SPA 153 du 1er juillet 1917 au 25 septembre 1918 - 4 victoires homologuées et 2 probables - Croix de guerre 14-18 - Photo SHD de Vincennes - n° B 83.1181.

Ltt Jean Antonin Louis Gigodot - Brevet de pilote militaire n° 2763 en date du 23 février 1916 - Commandant de l'escadrille N 153 / SPA 153 du 1er juillet 1917 au 25 septembre 1918 - 4 victoires homologuées et 2 probables - Photo transmise par la famille Félix Henry que je remercie pour son aide.

Adj Georges Jean Lutzius - pilote de la N 153 / SPA 153 - Né le 16 mars 1897 à Lyon - Fils de Georges Lutzius et de Jeanne Undenstock - Avant guerre étudiant - Engagé au 2ème groupe d'aviation comme élève pilote, le 15 juillet 1915 - Brevet de pilote militaire n° 3001 en date du 18 mars 1916 - Pilote de l'escadrille N 103 du 13 juillet 1915 au 30 juin 1917 - Pilote de l'escadrille N 153 / SPA 153 du 1er juillet 1917 au 16 juillet 1918 - Tué en combat aérien, en compagnie du Slt André Barcat, dans les environs de Virgny, au Nord-Ouest de Sainte-Ménéhould (51), le 16 juillet 1918 - Leurs adversaires étaient probablement des pilotes du Jasta 19 - Remarquez sur le coté droit du fuselage, le premier insigne de l'escadrille N 153, un oiseau en vol de couleur argenté - Photo SHD de Vincennes - Fond Lutzius n° 96.1312.

* Slt Henri Marie Joseph Arrault - Né le 31 mars 1896 à Bayonne - Fils de Julien Désiré Maxime Arrault et de Paule Marie Laurent - Profession avant guerre Etudiant - Classe 1916 - Recrutement de la Seine - Engagé au 32ème régiment d'artillerie pour la durée de la guerre, à compter du 21 août 1914 - Nommé Brigadier en janvier 1915 - Une citation à l'ordre du régiment en janvier 1916 - Croix de Guerre - Nommé Maréchal des Logis en février 1916 - Une citation à l'ordre du régiment en novembre 1916 - Passé à l'aéronautique militaire comme élève pilote, le 19 décembre 1916 - Brevet de pilote militaire n° 6057 obtenu à l'école d'aviation militaire de Chartres, le 24 mars 1917 - Stage de perfectionnement "avions rapides" à l'école d'aviation militaire d'Avord - Stage de "Haute-école" à l'école d'aviation militaire de Pau - RGA - Pilote de l'escadrille N 153 / SPA 153 du 10 juillet 1917 au 4 novembre 1918 - Détaché à la RGA du Bourget du 16 au 25 décembre 1917 - Nommé Adjudant, le 25 mai 1918 - Nommé Sous-lieutenant à titre temporaire, le 11 août 1918 - Médaille Militaire, le 12 août 1918 - Affecté au CIACB à compter du 4 novembre 1918 - Il termine la guerre avec 3 victoires homologuées et une probable - Nommé Sous-lieutenant à titre définitif, le 10 juin 1919 - Démobilisé, le 2 septembre 1919 - Entre aux Beaux-Arts au début des années 20, chez le peintre Cormon, jusqu'en 1924 - Affecté dans la réserve au 2ème régiment d'aviation, le 30 juin 1921 - Passé dans la réserve à l'arme de l'aéronautique, le 29 juin 1923 (loi du 8 décembre 1922) - Nommé Lieutenant de réserve au 2ème régiment d'aviation, le 18 mars 1923 - Profession Artiste Peintre - Expose à la Nationale en 1924 - Expose aux Tuileries en 1928 - Affecté au centre de mobilisation n° 52 (réserve), le 1er juin 1929 - Décédé des suites de la maladie de Hodgkin, à Chantilly, le 30 décembre 1930 - Remarquez l'insigne métallique de l'escadrille - Photo Henri Arrault, transmise par Hervé Arrault, son neveu, que je remercie pour son aide.

* Citation n° 147 à l'ordre du régiment en date du 2 mars 1916 - MdL Henri Marie Joseph Arrault du 32ème régiment d'artillerie : "A, pendant les périodes des 10, 11, 12, 25 et 27 février 1916, de jour et de nuit, grâce à son énergie, maintenu assurées d'une façon constante, toutes les liaisons téléphoniques du groupe, particulièrement complexes, ainsi que les liaisons optiques, procédant à la réparation et à l'installation des lignes sous le bombardement, quelque violent qu'il soit."

* Citation n° 277 à l'ordre du régiment en date du 24 novembre 1916 - MdL Henri Arrault du 32ème régiment d'artillerie : "Chef de l'équipe téléphonique du Groupe. Engagé pour la durée de la guerre. Admirable d'énergie, de sang-froid et d'initiative, entraîne toute l'équipe téléphonique par son exemple. A rendu des services très importants pendant les combats de Verdun en assurant la permanence de la liaison au prix de difficultés inouïes. A continué pendant les journées sur la Somme à faire preuve des plus belles qualités, notamment les 16 et 17 octobre, où le chef d'escadron et deux officiers venant d'être tués dans l'abri voisin de poste téléphonique violemment bombardé par du gros calibre pendant 36 heures consécutives, et toutes les lignes étant hachées, a malgré tout réussi à assurer la réparation du réseau et la permanence de la liaison téléphonique entre le groupe, les échelons supérieurs et les batteries. Déjà cité à l'ordre du régiment en Champagne."

* Citation n° 7851 à l'ordre de l'armée en date du 13 juin 1918 - MdL Henri Marie Joseph Arrault au 32ème régiment d'artillerie, pilote aviateur : "Pilote de chasse de tout premier ordre. A forcé dernièrement un avion ennemi à atterrir dans nos lignes. Trois Citations."

* Médaille Militaire et une citation n° 9001 à l'ordre de l'armée en date du 12 août 1918 - Adj (active) Henri Marie Joseph Arrault au 32ème régiment d'artillerie, pilote aviateur : "Pilote hors pair, réunissant les plus belles qualités de courage, de dévouement et de discipline. Ayant déjà, dans l'artillerie, provoqué l'admiration de ses chefs et de ses camarades par sa bravoure continue, dans l'aviation, où il a livré les plus durs combats, a montré un exemple rare des plus admirables vertus militaires. Vient d'abattre dans nos lignes son troisième avion ennemi. Quatre citations." - Cette décoration comporte l'attribution de la Croix de guerre avec palme.

Slt Ernest Pierre Joseph Louvat - Né le 12 juin 1896 à St Jean de Bournais (Isère) - Fils de Cyrille Ernest Louvat et de Marie Louise Tournier demeurant 36 cours Remestang à Vienne (Isère) - Profession avant guerre étudiant - Appelé au 75ème régiment d'infanterie, le 5 avril 1915 - Muté au 222ème régiment d'infanterie - Muté au 369ème régiment d'infanterie - Passé à l'aviation comme élève pilote, le 3 juillet 1917 - Brevet de pilote militaire n° 8411 obtenu à l'école d'aviation militaire d'Avord sur Caudron G III, le 5 septembre 1917 - Brevet obtenu en 41h08 mn de vol avec 132 atterrissages en double commande et 74 vols seul - Stage de Haute Ecole à l'école d'aviation militaire de Pau (20h35) à partir du 7 au 30 octobre 1917- Stage du tir aérien à l'école d'aviation militaire de Cazaux du 30 octobre au 15 novembre 1917 - GDE du 19 novembre au 10 décembre 1917 - Pilote de l'escadrille N 153 / SPA 153 du 8 décembre 1917 au 29 mars 1919 - Pilote de l'escadrille SPA 48 à partir du 29 mars 1919 - 3 citations à l'ordre de l'armée et du corsp d'armée - 2 victoires homologuées et une probable - Totalise à la fin de la 1ère GM, 311 heures dont 269 au dessus des lignes - Tué au cours d'un accident aérien, en compagnie du photographe, l'Adj Pasteur, à Lyon-Bron après guerre - Photo colllection Thierry Matra.

Les hommes

Caporal Pierre de Villeneuve Esclapon - pilote de l'escadrille SPA 153 - Brevet de pilote militaire n° 10170 à l'école d'aviation militaire d'Istres, le 1er décembre 1917 - Cette photographie date de sa période d'écolage à Istres - L'avion, un Nieuport 23 bis, appartenait auparavant à l'escadrille N 97 - Cette unité a échangé ses Nieuport 23 et 24 bis pour des Spad VII et XIII en novembre / décembre 1917 - Il est donc probable que cet avion arrivait directement de cette unité - Photo famille de Villeneuve Esclapon via M. Christian Pardieu.

Sergent Pierre Marie Joseph de Villeneuve Esclapon - pilote de l'escadrille SPA 153 - Né le 2 juin 1897 à Valensole (04) - Fils de Louis de Villeneuve Esclapon et de Aude de Châteauvreuy - Avant guerre élève ingénieur - Appelé au 8ème régiment de génie, le 10 août 1916 - Passé à l'aviation comme élève pilote, le 1er septembre 1917 - Brevet de pilote militaire n° 10.170 à l'école d'aviation militaire d'Istres, le 1er décembre 1917 - Stage de "Haute-Ecole" à l'école d'aviation militaire de Pau - Une victoire homologuée, le 22 juillet 1918 - Tué en combat aérien, aux commandes du Spad VII n° 5905, dans les environs d'Erbeviller-sur-Amezule (54), le 14 septembre 1918 - Son adversaire était probablement le Ltn Hans Müller du Jasta 18 (sa 11ème victoire) - Il semble que l'insigne et les médailles aient été rajoutés sur la photo - Photo famille de Villeneuve-Esclapon via M. Christian Pardieu.

Sgt Emile Jannekeyn - pilote de l'escadrille N 153 / SPA 153 - Né le 4 décembre 1896 à Lille (59) - Fils de Francois Jannekeyn et de Jeanne Pichon - Engagé au 101ème régiment d'infanterie, le 21 août 1914 - Nommé Caporal, le 15 janvier 1915 - Affecté au 150ème régiment d'infanterie - Croix de guerre 14-18 et une citation à l'ordre du corps d'armée, le 11 mars 1915 - Passé à l'aviation comme élève pilote, le 1er juin 1916 - Brevet de pilote militaire n° 5101 à l'école d'aviation militaire du Crotoy, le 27 décembre 1916 - Stage de perfectionnement à l'école d'aviation d'Avord - Stage du tir à l'école du tir aérien de Cazaux - Stage de Haute-Voltige à Pau - Pilote de l'escadrille N 315 du 2 avril au 20 mai 1917 - Pilote de l'escadrille N 90 du 20 mai au 16 décembre 1917 - Nommé Sergent, le 5 décembre 1917 - Pilote de l'escadrille SPA 153 du 17 décembre 1917 à la fin janvier 1918 - Il est photographié aux commandes d'un Nieuport 23/24 armé d'une mitrailleuse Vickers synchronisée et d'une mitrailleuse Lewis fixée à l'aile supérieure pendant l'été 1917 - Ce cliché date de la période où il était pilote de l'escadrille N 90 - Photo Richard Jannekeyn, son petit-fils, que je remercie pour son aide.

Sgt Pierre Roger Jean Félix Marie Moussé - Né le 17 mars 1894 à Redon (Ille et Vilaine) - Fils de Félix Moussé et Marie-Joseph Nizan - Domiciliés 24 rue de la truie qui file - Le Mans - Profession avant guerre Dessinateur à la gare de Nantes - Mobilisé au 130ème régiment d'infanterie, le 15 décembre 1914 - Nommé Caporal, le 2 mars 1915 - 404ème régiment d'infanterie - Nommé Sergent, le 2 août 1916 - Une citation à l'ordre du régiment, le 18 octobre 1916 - Passé à l'aviation comme élève pilote, le 11 juillet 1917 - Brevet de pilote militaire n° 9286 obtenu à l'école d'aviation militaire de Chartres, le 10 octobre 1917 - Stage de transformation à l'école d'aviation militaire de Châteauroux - Stage de perfectionnement à l'école d'aviation militaire d'Avord - Stage de Haute-Ecole à l'école d'aviation militaire de Pau jusqu'au 24 janvier 1918 - GDE (groupement des divisions d'entrainement) du 24 janvier au 4 juin 1918 - Pilote de l'escadrille SPA 153 du 4 juin 1918 au 2 avril 1919 - Il a volé sur les SPAD XIII n° S 4404 (juillet 1918) et 10.128 (nov 1918) - CIACB (Centre d'instruction de l'aviation de chasse et de bombardement) de Perthes à compter du 2 avril 1919 - Reprend son poste de dessinateur à la gare de Nantes - Professeur de dessin industriel et de mathématiques au centre d'apprentissage de la SNCF de Nantes - Décédé le 2 juillet 1976 - Remarquez son insigne métallique - Photo Pierre Moussé transmise par Laurent Brulon que je remercie pour son aide.

 

Photo du Cne Yvan Viguier

Cne Yvan Gaston Paul Viguier - Né le 27 janvier 1892 à Lunel (Hérault) - Fils de Joseph Henri Dieudonné Viguier et de Laure Mathilde Nicollet - Classe 1911 - Recrutement de Nimes (Gard) sous le matricule n° 1673 - Engagé volontaire pour cinq ans au titre du 14ème régiment d'artillerie, le 3 octobre 1911 - Nommé Brigadier, le 10 février 1912 - Nommé Maréchal des logis, le 16 août 1912 - Nommé Maréchal des logis fourrier, le 1er août 1913 - Affecté au 5ème régiment d'artillerie lourde, le 1er mai 1914 - Nommé Sous-lieutenant à titre temporaire, le 25 janvier 1915 - Passé dans l'aéronautique militaire comme observateur, le 7 février 1915 - Observateur de l'escadrille BL 30 du 7 février 1915 au 25 septembre 1916 - Citation n° 58 à l'ordre du 5ème groupe des divisions de réserve, en date du 25 mai 1915 - Brevet de pilote militaire n° 1976 obtenu le 20 novembre 1915 - Malgré obtention du brevet de pilote militaire, reste observateur de l'escadrille BL 30 jusqu'au 24 septembre 1916 - Nommé Sous-lieutenant à titre définitif, le 30 juillet 1916 - Marié avec Marguerite (Cluchier), le 5 août 1916 - Domicilié au 72, rue Madier de Montjau à Valence (Drôme) - Nommé Sous-lieutenant à titre définitif, le 30 août 1916 - Pilote de l'escadrille C 30 du 25 septembre 1916 du 10 août 1917 - Affecté au 32ème régiment d'artillerie, le 1er novembre 1916 - Citation n° 68 à l'ordre du 37ème corps d'armée, en date du 31 décembre 1916 - Nommé Lieutenant à titre définitif, le 25 janvier 1917 - Citation n° 465 à l'ordre de la 6ème armée, en date du 7 mai 1917 - Pilote de l'escadrille SOP 9 du 10 août 1917 au 3 janvier 1918 - Stage Sopwith 1A2 du 31 octobre au 8 novembre 1917 - Citation n° 538 à l'ordre de la 6ème armée, en date du 30 novembre 1917 - Pilote de l'escadrille SPA 78 du 3 janvier au 4 février 1918 - Pilote de l'escadrille SPA 112 du 4 février au 20 septembre 1918 - Chevalier de la Légion d'Honneur et citation n° 8536 à l'ordre de l'armée, en date du 3 juillet 1918 - Commandant de l'escadrille SPA 153 du 20 septembre 1918 au 13 octobre 1919 - Le 19 novembre 1918, jour de l'entrée de troupes françaises dans Metz, le Spad XIII n° 15.481 piloté par Ltt Yvan Viguier s'écrase sur la foule amassée sur la place Royale à Metz - Le chef de la SPA 153 a été gêné par les évolutions folles, au mépris du danger, de cinq pilotes des escadrilles SPA 81, SPA 94, SPA 155, qui seront immédiatement radiés du personnel navigant et renvoyés dans leurs unités d'origine - L'avion, en s'écrasant, a fait 3 morts et 4 blessés parmi les spectateurs - Le Ltt Viguier a été grièvement blessé à la face et amputé de la jambe gauche - Hospitalisé et évacué sur un hôpital de l'intérieur, le 19 novembre 1918 - Fin de convalescence, rejoint le dépôt du 1er groupe d'aviation, le 28 septembre 1919 - Affecté comme pilote convoyeur de la RGA du Bourget-Dugny, le 14 octobre 1919 - Adjoint au commandant du GC 12 (groupement de chasse n° 2), le 27 octobre 1919 - Adjoint au commandant du 1er groupe (ancien GC 12) du 2ème régiment d'aviation de chasse de Strasbourg, le 1er janvier 1920 - Commandant de la 1ère escadrille (ex SPA 3) du 2ème régiment d'aviation de chasse de Strabourg du 7 janvier 1921 au 17 décembre 1923 - Lettre de félicitations n° 9124 du Ministre de la Guerre, en date du 29 novembre 1921 - Détaché à Metz du 1er au 16 octobre 1922 - Stage préliminaire au franchissement de grade de lieutenant à capitaire au centre d'instruction des spécialistes de l'aviation à Bordeaux du 3 janvier au 23 avril 1923 - Nommé Capitaine à titre définitif, le 25 juin 1923 - Affecté au 39ème régiment d'aviation d'observation au Levant et embarqué à Marseille, le 12 décembre 1923 - Débarqué à Beyrouth, le 21 décembre 1923 - Adjoint au commandant du Parc n° 39, le 23 décembre 1923 - Adjoint au commandant de la 2ème escadrille du 39ème régiment d'aviation d'observation du 6 janvier au 22 octobre 1925 - Embarqué à Beyrouth, le 15 septembre 1925 - Affecté au 2ème régiment d'aviation de chasse de Strasbourg, le 22 octobre 1925 - Affecté à la CHR du 2ème RAC, le 10 novembre 1925 - Affecté au petit état-major du 2ème groupe du 2ème RAC de Strasbourg, le 1er janvier 1926 - Officier de la Légion d'Honneur, en date du 10 juillet 1926 - Nommé Chef de bataillon (commandant), le 25 juin 1931 - Commandant par intérim de la 6ème escadre aérienne stationnée à Chartres (Eure-et-Loir) puis Commandant de la 6ème escadre aérienne de Chartres - Commandeur de la Légion d'Honneur, en date du 1er janvier 1936 - Nommé Lieutenant-colonel, le 15 septembre 1936 - Nommé Colonel, le 13 juin 1939 - Décédé, le 24 juin 1954 - Sources : Pam - LO - JORF - L'Aérophile - Dernière mise à jour : 12 juillet 2016.

* Citation n° 465 à l'ordre de la 6ème armée du Slt Yvan Gaston Paul Viguier, pilote à l'escadrille C 30, en date du 7 mai 1917 : "Au cours des opérations de mars et avril 1917, a exécuté, en monoplace, de très nombreuses missions de photos obliques et d'accompagnement d'infanterie à très basse altitude. A eu, le 19 mars, son appareil descendu par l'infanterie ennemie et a atterri sans incident, en avant des premiers éléments français."

* Citation n° 358 à l'ordre de la 6ème armée du Ltt Yvan Gaston Paul Viguier, pilote à l'escadrille SOP 9, en date du 30 novembre 1917 : "Pilote remarquable d'entrain, d'adresse et de bravoure. Ne cesse de rendre journellement de précieux services en effectuant, par tous les temps, les missions les plus périlleuses. Le 23 octobre 1917, a fait plusieurs reconnaissances, volant à moins de 100 métres au-dessus des lignes ennemies, dans la pluie et le brouillard. est rentré, son appareil criblé de balles et d'éclats. Le 25 octobre, est sorti dans la tempête pour aller chercher des renseignements, a eu son avion brisé au sol par le vent."

* Chevalier de la Légion d'Honneur et citation n° 8536 à l'ordre de l'armée du Ltt Yvan Gaston Paul Viguier, au 5ème régiment d'artillerie lourde, pilote à l'escadrille SPA 112, en date du 3 juillet 1918 : "A rendu, depuis trois ans, d'excellents services comme observateur, puis comme pilote, dans les escadrilles de corps d'armée. passé dans l'aviation de chasse, s'est affirmé de suite combattant ardent. Vient d'abattre, en quelques jours, deux avions ennemis. Quatre citations."

* Lettre de félicitations n° 9124 du Ministre de la Guerre, en date du 29 novembre 1921 : "Pour les belles qualités d'allant et le mépris absolu du danger dont il a fait preuve au cours des expériences de chasse de nuit d'octobre 1921."

* Officier de la Légion d'Honneur du Cne Yvan Gaston Paul Viguier au 2ème régiment d'aviation de chasse, en date du 10 juillet 1926 : "Chevalier du 3 juillet 1918; 14 ans de services, 8 campagnes, une blessure, deux citations."

* Commandeur de la Légion d'Honneur du Cdt Yvan Gaston Paul Viguier, commandant par intérim la 6ème escadre aérienne, en date du 1er janvier 1936 : "24 ans de services, sept campagnes, une blessure, deux citations, 23 ans de bonifications pour services aériens. Officier de la Légion d'honneur du 10 juillet 1926."

 

Adj Georges Jean Lutzius - Né le 16 mars 1897 à Lyon - Fils de Georges Lutzius et de Jeanne Undenstock - Avant guerre étudiant - Engagé au 2ème groupe d'aviation comme élève pilote, le 15 juillet 1915 - Brevet de pilote militaire n° 3001 en date du 18 mars 1916 - Pilote de l'escadrille N 103 du 13 juillet 1915 au 30 juin 1917 - Pilote de l'escadrille N 153 / SPA 153 du 1er juillet 1917 au 16 juillet 1918 - Tué en combat aérien, en compagnie du Slt André Barcat, dans les environs de Virgny, au Nord-Ouest de Sainte-Ménéhould (51), le 16 juillet 1918 - Leurs adversaires étaient probablement des pilotes du Jasta 19 - Remarquez sur le coté droit du fuselage du Nieuport 23/24 (Lutzius volait sur le N 4446), le premier insigne de l'escadrille N 153, un oiseau en vol de couleur argenté - Photo d'un correspondant américain dont je n'ai plus le nom - S'il se reconnait, je lui serais reconnaissant de bien vouloir se faire connaitre.

Slt Henri Marie Joseph Arrault - Né le 31 mars 1896 à Bayonne - Fils de Julien Désiré Maxime Arrault et de Paule Marie Laurent - Profession avant guerre Etudiant - Classe 1916 - Recrutement de la Seine - Engagé au 32ème régiment d'artillerie pour la durée de la guerre, à compter du 21 août 1914 - Nommé Brigadier en janvier 1915 - Une citation à l'ordre du régiment en janvier 1916 - Croix de Guerre - Nommé Maréchal des Logis en février 1916 - Une citation à l'ordre du régiment en novembre 1916 - Passé à l'aéronautique militaire comme élève pilote, le 19 décembre 1916 - Brevet de pilote militaire n° 6057 obtenu à l'école d'aviation militaire de Chartres, le 24 mars 1917 - Stage de perfectionnement "avions rapides" à l'école d'aviation militaire d'Avord - Stage de "Haute-école" à l'école d'aviation militaire de Pau - RGA - Pilote de l'escadrille N 153 / SPA 153 du 10 juillet 1917 au 4 novembre 1918 - Détaché à la RGA du Bourget du 16 au 25 décembre 1917 - Nommé Adjudant, le 25 mai 1918 - Nommé Sous-lieutenant à titre temporaire, le 11 août 1918 - Médaille Militaire, le 12 août 1918 - Affecté au CIACB à compter du 4 novembre 1918 - Il termine la guerre avec 3 victoires homologuées et une probable - Nommé Sous-lieutenant à titre définitif, le 10 juin 1919 - Démobilisé, le 2 septembre 1919 - Entre aux Beaux-Arts au début des années 20, chez le peintre Cormon, jusqu'en 1924 - Affecté dans la réserve au 2ème régiment d'aviation, le 30 juin 1921 - Passé dans la réserve à l'arme de l'aéronautique, le 29 juin 1923 (loi du 8 décembre 1922) - Nommé Lieutenant de réserve au 2ème régiment d'aviation, le 18 mars 1923 - Profession Artiste Peintre - Expose à la Nationale en 1924 - Expose aux Tuileries en 1928 - Affecté au centre de mobilisation n° 52 (réserve), le 1er juin 1929 - Décédé des suites de la maladie de Hodgkin, à Chantilly, le 30 décembre 1930 - Remarquez le premier insigne de l'escadrille N 153 - Photo Henri Arrault, transmise par Hervé Arrault, son neveu, que je remercie pour son aide.

Terrain du château de Bonneuil au Sud-est de Golancourt, pendant l'été 1917 - L'escadrille N 153 a stationné sur ce terrain du 8 juillet 1917 au 20 janvier 1918 - Photo Ltt Albert Mezergues transmise par Charles Platiau que je remercie pour son aide.

Vue satellite actuelle du village de Golancourt et du château de Bonneuil, stationnement de l'escadrille N 153 pendant la Grande Guerre - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Photo Google Map.

Vue actuelle du château de Bonneuil, au Sud-Est du village de Golancourt - A comparer avec les photos d'époque - Photo Google Map.

Cliquez pour agrandir l'image

Le Cne Georges Guynemer pose en compagnie des pilotes et observateurs des escadrilles N 79 et N 153 (escadrilles de la 3ème armée) sur le terrain du château de Bonneuil, au Sud-Est de Golancourt, en août 1917 - De gauche à droite : Slt Joanny Chalandon (obs N 79) - Slt Edouard Kaufmann (pilote N 79) - Cdt Paul Pouderoux (cdt l'aéronautique de la 3ème armée) - Ltt Louis Zang (obs N 79, caché par Pouderoux) - Slt Jacques de Lignières (pilote N 153) - Cne Robert Franc (pilote et cdt N 79) - Cne Georges Guynemer (pilote SPA 3) - Ltt Georges Gigodot (pilote et commandant N 153) - Slt Henry Blitz (obs N 79) - Slt Emile Brantonne (pilote N 153) - Photo Emile Brantonne transmise par Thierry Palustran, son petit-fils, que je remercie pour son aide.

Cliquez pour agrandir

Le SPAD XIII n° 2284 codé "5" du Slt Emile Brantonne après un combat aérien contre 3 Albatros dans les environs de Laval-en-Laonnois (Sud de Laon), le 10 mars 1918 - Après un affrontement bien inégal à 4500 mètres d'altitude, le pilote, avec une bonne dose de chance, a réussi à stabiliser son appareil en flammes et à le poser dans un champ et s'en est tiré sans une égratignure - Remarquez le chiffre code "5" blanc répété en gros sur l'aile supérieure - Photo Emile Brantonne transmise par Thierry Palustran, son petit-fils, que je remercie pour son aide.

Slt Ernest Louvat, portant un masque à oxygène, pose à bord de son SPAD XIII en 1918 - Photo Henri Arrault, transmise par Hervé Arrault, son neveu, que je remercie pour son aide.

Les pilotes des escadrilles SPA 48 et SPA 153 prennent un peu de temps libre sur le terrain de Montdidier, à la fin mars 1918 - A l'arrière plan, on peut voir deux SPAD VII et un SPAD XIII de l'escadrille SPA 48 - Bientôt, ils reprendront les missions de mitraillages des tranchées du front franco-anglais - En étudiant les pertes et les permissions, Christophe Cony a pu dater cette photo entre le 7 mars et le 29 mai 1918, plus précisément, les 28 et 29 mars 1918 pour les missions de mitraillage des troupes au sol.
De gauche à droite : Cne Jean Gigodot (cdt SPA 153) - MdL Michel Bellaigue (SPA 153) - Sgt Roger Caël (SPA 48) - Adj Auguste Binoche (SPA 48) - Slt André Barcat (SPA 153) - Sgt Raymond Boudou (SPA 48) - MdL Georges Halberger (SPA 153) - Slt Gilbert de Guingand (SPA 48) - Sgt Rémy Morel (SPA 153) - Cal Alexandre Mercier (SPA 48) - Slt Robert Bajac (SPA 48) - MdL Jean-Marie Danglade (SPA 48) - Photo Archives EC 2/7 "Argonne" et tous mes remerciements à Christophe Cony pour la datation de cette photo.

Sgt Pierre Moussé aux commandes de son SPAD XIII - Pilote de l'escadrille SPA 153 du 4 juin 1918 au 2 avril 1919 - Il a volé sur les SPAD XIII n° S 4404 (juillet 1918) et 10.128 (novembre 1918) - Photo Pierre Moussé transmise par Laurent Brulon que je remercie pour son aide.

Spad XIII du caporal Edouard Ferré photographié sur le terrain de Malzéville pendant l'hiver 1918-1919 - Remarquez l'insigne de l'escadrille peint sur un fond noir destiné à la faire ressortir du camouflage de l'avion - Photo SHD de Vincennes transmise par M. Alan Toelle.

Le Caporal Edouard Ferré pose à coté de son Spad XIII sur le terrain du plateau de Malzéville (54) pendant l'hiver 1918-1919 - Né le 25 septembre 1891 à Tours - Fils d'Edouard Ferré et de Louise Bouglé - Avant guerre étudiant aux beaux-arts - Appelé au 31ème régiment de Dragons, le 1er octobre 1912 - Mobilisé au 8ème régiment de Dragons, le 2 août 1914 - Passé à l'aviation comme élève pilote, le 22 décembre 1917 - Brevet de pilote militaire n° 12662 à l'école d'aviation militaire d'Istres, le 7 avril 1918 - Stage Haute Ecole à Pau - CIACB jusqu'au 8 juillet 1918 - Pilote SPA 153 du 8 juillet 1918 au 1er avril 1919 - Croix de guerre 14-18 - Une citation à l'ordre du régiment, le 26 septembre 1914 - Remarquez le dessin du gypaéthe sur fond noir pour le faire ressortir du camouflage 5 tons (marron clair, marron foncé, vert clair, vert foncé, noir) - Photo SHD de Vincennes transmise par M. Alan Toelle.

Le Ltt Albert Deullin, commandant de la N 73, est de passage sur le terrain du château de Bonneuil, où sont stationnées les escadrilles N 79 et N 153 en juillet 1917 - De gauche à droite : Slt Jules Masse (obs N 79) - Slt Emile Brantonne (pilote N 153) - Slt Joanny Chalandon (obs N 79) - Ltt Albert Deullin (chef escadrille SPA 73) - Ltt Louis Zang (obs N 79) - Caporal Edouard Cournaud (N 79) - Photo Ltt Albert Mezergues transmise par Charles Platiau que je remercie pour son aide.

Le 19 octobre 1917, sur le terrain de Bonneuil, les pilotes des escadrilles N 79 et N 153 se font présenter un Spad XII à canon de 37 mm appartenant à l'escadrille SPA 73 commandée par le Cne Albert Deullin. De gauche à droite : Slt Joanny Chalandon (observateur N 79 à peine visible) - Adj Georges Lutzius (pilote N 153) - Slt Emile Brantonne (pilote N 153) - Ltt Jean Gigodot (commandant la N 153) - Slt Jules Masse (observateur N 79) - Penché sur le cockpit, le Cne Albert Deullin, chef de la SPA 73 du 19 février 1917 au 14 février 1918 - Dans le cockpit, Cne Robert Franc (commandant la N 79 du 5 septembre 1917 au 12 mars 1919) - Ltt Louis Zang (observateur N 79) - L'escadrille SPA 73 est stationnée à cette date sur le terrain de Bergues-Condekerque et les N 79 et N 153 sur le terrain du château de Bonneuil - Photo SHD de Vincennes n° 79.214.

Premier insigne de l'escadrille 153 peint sur un des SPAD VII de l'unité - Photo d'un correspondant américain dont je n'ai plus le nom - S'il se reconnait, je lui serais reconnaissant de bien vouloir se faire connaitre.

Alignement des SPAD VII et XIII de l'escadrille SPA 153 pendant l'hiver 1917-1918 - L'oiseau argenté est peint sur tous les fuselages - Il ne s'agit pas d'un insigne personnel - Photo d'un correspondant américain dont je n'ai plus le nom - S'il se reconnait, je lui serais reconnaissant de bien vouloir se faire connaitre.

Alignement des SPAD VII et XIII de l'escadrille SPA 153 pendant l'hiver 1917-1918 - L'oiseau argenté est peint sur tous les fuselages - Il ne s'agit pas d'un insigne personnel - Photo d'un correspondant américain dont je n'ai plus le nom - S'il se reconnait, je lui serais reconnaissant de bien vouloir se faire connaitre.

Slt Ernest Louvat pose à côté des SPAD de l'escadrille SPA 153 portant le premier insigne de l'unité, un paon ou un oiseau de paradis (sous réserve) en vol - Ernest Louvat a été pilote de l'escadrille N 153 / SPA 153 du 8 décembre 1917 au 29 mars 1919 - Photo collection Thierry Matra que je remercie pour son aide.

SPAD XIII codé "14" de l'escadrille SPA 153 en 1918 - Photo Henri Arrault, transmise par Hervé Arrault, son neveu, que je remercie pour son aide.

Gros plan sur les Vickers de bord de ce SPAD XIII de la SPA 153 en 1918 - Photo Henri Arrault, transmise par Hervé Arrault, son neveu, que je remercie pour son aide.

Spad XIII aux couleurs de l'escadrille SPA 153 de 1918 - Construit aux Etats-Unis, il est représentatif pour le camouflage et les marquages des avions de la SPA 153 en 1918 - Il est peint comme l'était l'avion du caporal Ferré de l'hiver 1918-1919 - Le numéro "15" non visible sur les photos d'époque, le pilote est devant, est probable. Seul le premier chiffre, un "1" est visible. Photos Tom Gaylord que je remercie pour son aide.

Vue de l'épave du Spad XIII n° 15481 piloté par le Ltt Yvan Viguier, commandant de l'escadrille SPA 153 tombé sur la place Royale de Metz, le 19 novembre 1918 - Cet accident a été causé par les évolutions, au mépris du danger, de cinq pilotes des escadrilles SPA 81 - 94 - 155 qui participaient au défilé aérien - Ils ont été aussitôt radiés du personnel navigant et renvoyés dans leurs unités d'origine - L'avion en s'écrasant sur la place a fait 3 morts et 4 blessés - Viguier a été grièvement blessé à la face et amputé de la jambe gauche - Une sacrée manière de finir la guerre causée par des imprudents - Remarquez les marquages de fuselage, le chiffre "1", marque du chef de la 153 et le gypaèthe peint - Carte postale d'époque.

Le 19 novembre 1918, jour de l'entrée de troupes françaises dans Metz, le Spad XIII n° 15481 piloté par Ltt Yvan Viguier s'écrase sur la foule amassée sur la place Royale à Metz - Le chef de la SPA 153 a été gêné par les évolutions folles, au mépris du danger, de cinq pilotes des escadrilles SPA 81 - 94 - 155, qui seront immédiatement radiés du personnel navigant et renvoyés dans leurs unités d'origine - L'avion en s'écrasant a fait 3 morts et 4 blessés parmi les spectateurs - Le Ltt Viguier a été grièvement blessé à la face et amputé de la jambe gauche - Photo La Guerre Aérienne Illustrée.

Caporal Edouard Ferré photographié dans le cockpit de son Spad XIII sur le terrain du plateau de Malzéville (54) pendant l'hiver 1918-1919 - L'escadrille SPA 153 a stationné sur ce terrain du 17 novembre 1918 à avril 1919, date de sa dissolution - Photo SHD de Vincennes transmise par M. Alan Toelle.

 

Documents
administratifs

Brevet de pilote militaire du Sgt Pierre Roger Jean Félix Marie Moussé - Passé à l'aviation comme élève pilote, le 11 juillet 1917 - Brevet de pilote militaire n° 9286 obtenu à l'école d'aviation militaire de Chartres, le 10 octobre 1917 - Pilote de l'escadrille SPA 153 du 4 juin 1918 au 2 avril 1919 - Il a volé sur les SPAD XIII n° S 4404 (juillet 1918) et 10.128 (nov 1918) - Photo Pierre Moussé transmise par Laurent Brulon que je remercie pour son aide.

Documents
administratifs

Carte d'identité du Sgt Pierre Roger Jean Félix Marie Moussé - Né le 17 mars 1894 à Redon (Ille et Vilaine) - Fils de Félix Moussé et Marie Nizand - Domiciliés 24 rue de la truie qui file - Le Mans - Profession avant guerre Dessinateur - Mobilisé au 130ème régiment d'infanterie, le 15 décembre 1914 - Nommé Caporal, le 2 mars 1915 - 404ème régiment d'infanterie - Nommé Sergent, le 2 août 1916 - Une citation à l'ordre du régiment, le 18 octobre 1916 - Passé à l'aviation comme élève pilote, le 11 juillet 1917 - Brevet de pilote militaire n° 9286 obtenu à l'école d'aviation militaire de Chartres, le 10 octobre 1917 - Stage de transformation à l'école d'aviation militaire de Châteauroux - Stage de perfectionnement à l'école d'aviation militaire d'Avord - Stage de Haute-Ecole à l'école d'aviation militaire de Pau jusqu'au 24 janvier 1918 - GDE (groupement des divisions d'entrainement) du 24 janvier au 4 juin 1918 - Pilote de l'escadrille SPA 153 du 4 juin 1918 au 2 avril 1919 - Il a volé sur les SPAD XIII n° S 4404 (juillet 1918) et 10.128 (nov 1918) - CIACB (Centre d'instruction de l'aviation de chasse et de bombardement) de Perthes à compter du 2 avril 1919 - Photo Pierre Moussé transmise par Laurent Brulon que je remercie pour son aide.

Triptyque peint par le Ltt Henri Arrault

Triptyque à la peinture à l'huile sur toile réalisée par le Ltt Henri Arrault, pilote réserviste du 2ème régiment d'aviation de chasse de Strasbourg - Ces trois toiles ont été exposées au mess du 2ème RAC de Strasbourg - Si vous avez des photos plus nettes et ces toiles exposées, veuillez prendre contact avec l'auteur du site - Le Slt Henri Marie Joseph Arrault a été pilote de l'escadrille N 153 / SPA 153 du 10 juillet 1917 au 4 novembre 1918 - A la fin de la guerre, titulaire de 3 victoires homologuées et d'une probable - Démobilisé, le 2 septembre 1919 - Entre aux Beaux-Arts au début des années 20, chez le peintre Cormon, jusqu'en 1924 - Affecté dans la réserve au 2ème régiment d'aviation, le 30 juin 1921 - Nommé Lieutenant de réserve au 2ème régiment d'aviation, le 18 mars 1923 - Profession Artiste Peintre - Expose à la Nationale en 1924 - Expose aux Tuileries en 1928 - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Photo Henri Arrault, transmise par Hervé Arrault, son neveu, que je remercie pour son aide.

 

Monuments commémoratifs
et tombes

Vue aérienne du village d'Omelmont (54) - Le petit cimetière du village, où repose Pierre de Villeneuve-Esclapon, est entouré d'un cercle jaune - Photo Google Map.

Vue du cimetière du village d'Omelmont en Meurthe-et-Moselle (54) - La tombe du sergent Pierre de Villeneuve-Esclapon, pilote de l'escadrille SPA 153, est signalée par une flèche jaune - Photo Albin Denis - Mai 2012.

Monuments commémoratifs
et tombes

Tombe du sergent Pierre Marie Joseph de Villeneuve-Esclapon dans le cimetière du village d'Omelmont (54) - Né le 2 juin 1897 à Valensole (04) - Fils de Louis de Villeneuve-Esclapon et de Aude de Châteauvreuy - Avant guerre élève ingénieur - Appelé au 8ème régiment du Génie, le 10 août 1916 - Passé à l'aviation comme élève pilote, le 1er septembre 1917 - Brevet de pilote militaire n° 10170 à l'école d'aviation militaire d'Istres, le 1er décembre 1917 - Stage haute école à l'école d'aviation militaire de Pau - Pilote de l'escadrille SPA 153 du 1er avril au 14 septembre 1918, date de sa mort au combat - Une victoire homologuée, le 22 juillet 1918 - Tué en combat aérien, aux commandes du Spad VII n° 5905, dans les environs d'Erbeviller-sur-Amezule (54), le 14 septembre 1918 - Son adversaire était probablement le Ltn Hans Müller du Jasta 18 (sa 11ème victoire) - Photo Albin Denis - Mai 2012.

Vue rapprochée de la tombe du sergent Pierre de Villeneuve-Escalpon, pilote de l'escadrille SPA 153 - Ce sous-officier a été tué au cours d'un combat aérien, aux commandes du Spad VII n° 5905, dans les environs d'Erbeviller-sous-Amezule (54), le 14 septembre 1918 - Il repose dans le cimetière du village d'Omelmont (54) - Le lettrage, en mauvais état, signifie : "Pierre de Villeneuve-Esclapon, sergent de l'escadrille SPA 153, a été tué à Erbevillers en combat aérien, le 14 septembre 1918 à l'âge de 21 ans." - Un 11 novembre des années 90, cet aviateur a été honoré par une délégation de la 2ème escadrille de l'EC 1/3 "Navarre" de la base aérienne 133 de Nancy-Ochey - Cette escadrille est héritière des traditions de la SPA 153 de la Grande Guerre - L'auteur de ce site était porte-fanion - Un retour aux sources pour l'unité - Photo Albin Denis - Mai 2012.

 

Remerciements à :

- M. Tom Gaylord pour l'envoi des photos du Spad XIII reconstitué aux Etats-Unis.
- Famille Félix Henry pour la communication des archives du Cne Jean Gigodot.
- M. Richard Jannekeyn pour la communication des photos du Sgt Emile Jannekeyn, son grand-père.
- M. Alan Toelle pour la transmission des photos du Spad XIII du Caporal Ferré.
- M. Christian Pardieu pour la communication des photos du Sgt Pierre de Villeneuve-Escalapon.
- M. Thierry Palustran pour la communication des photos d'Emile Brantonne, son grand-père.
- M. Charles Platiau pour l'envoi des photos prises par le Ltt Albert Mezergues.
- M. Laurent Brulon pour la transmission des photos du Sgt Pierre Moussé.
- M. Christophe Cony pour la datation de la photo réunissant les pilotes des escadrilles SPA 48 et SPA 153.
- M. Hervé Arrault pour la transmission des archives d'Henri Arrault, son oncle.

Bibliographie :

- Les escadrilles de l'aéronautique militaire française - Symbolique et histoire - 1912-1920 - Ouvrage collectif publié par le SHAA de Vincennes en 2003.
- L'aviation française 1914-1940, ses escadrilles, ses insignes - par le Commandant E Moreau-Bérillon - publié à compte d'auteur en 1970.
- Les insignes de l'Aéronautique Militaire Française jusqu'en 1918 de Philippe Bartlett - publié par les éditions Indo Editions en 2002.
- The French Air Service War Chronology 1914-1918 par Frank W.Bailey et Christophe Cony publié par les éditions Grub Street en 2001.
- Les Armées françaises dans la Grande Guerre publié à partir de 1922 par le Ministère de la Guerre.
- Les "As" français de la Grande Guerre en deux tomes par Daniel Porret publié par le SHAA en 1983.
- Site Internet "Traditions des escadrilles de l'Armée de l'Air" de Henri Guyot - Voir le lien
- Site Internet "Les Insignes de l'Armée de l'Air" de Jean-Jacques Leclercq - Voir le lien
- Site Internet "Mémoires des hommes" du Ministère de la Défense - Voir le lien
- Site Internet " Pages 14-18 " de Joël Huret.

 

Si vous avez des documents écrits ou photographiques pouvant compléter les données de cette page, veuillez contacter l'auteur du site.

Escadrille 152 Escadrille 154

 

 

pas de fiche > 1918

Cliquez pour agrandir Cliquez sur l'image pour l'agrandir Cliquez sur l'image pour l'agrandir