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Insignes peints
sur les fuselages

Le premier emblème collectif adopté par l'escadrille N 155 de novembre 1917 à mars 1918 - Il s'agit d'un corbeau, surnommé "le grand Cacatois", qui était représenté avec une cape - Il n'était pas apprécié par les pilotes qui se voyaient probablement dans la peau d'un autre oiseau plus prestigieux - Dessin d'après photo Albin Denis.

Le second emblème de l'escadrille 155, le Petit Poucet adopté sur proposition du Ltt Persillie - Version en tracé sans couleur - Dessin Albin Denis

La version sur fond jaune du Petit Poucet chaussé de ses bottes de sept lieues - Dessin d'après photo Albin Denis.

La version sur fond bleu du Petit Poucet chaussé de ses bottes de sept lieues - On trouvait le même dessin sur fond rouge - Dessin d'après photo Albin Denis.

Symbolique

L'escadrille 155 a adopté successivement plusieurs emblèmes collectifs. Le premier, un corbeau, surnommé "le grand Cacatois", était représenté avec une cape. Il n'était pas apprécié par les personnels. En mars 1918 et sur proposition du Ltt Persillie, surnommé "Le barbu", un second insigne est adopté. Il s'git d'un Petit Poucet aux bottes de sept lieues, une évocation des distances couvertes par les avions de l'escadrille.

 

Historique

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Insignes métalliques de
l'escadrille SPA 155

 

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Insignes métalliques des unités
héritières de ses traditions

Insigne de la 4ème escadrille du GC II/4 valable pour la période allant du 1er mai 1939 au 25 août 1940 - Fabrication A. Augis Lyon - Fixation par épingle dotée d'un boléro - Insigne collection Patrice Gout que je remercie pour son aide.

Insigne de la 3ème escadrille du GC I/5 pour la période du 1er avril au 1er septembre 1943 - Fixation par trois anneaux - Pas de fabricant gravé au dos - Insigne collection Jean-Jacques Leclercq que je remercie pour son aide.

Insigne de la 1ère escadrille de l'EC 3/4 "Flandres" - La plume du chapeau touche la botte - Fabrication A. Augis Lyon gravé - Fixation par deux anneaux - Photo Ebay France.

Insigne de la 1ère escadrille de l'EC 3/4 "Flandres" - La plume du chapeau ne touche pas la botte - Fabrication A. Augis Lyon non gravé - Fixation par deux anneaux - Insigne collection Patrice Gout que je remercie pour son aide.

Insigne de la 1ère escadrille de l'EC 3/4 "Flandres" - Fabrication A. Augis Lyon des années 50 - La présence d'émail sur la botte avant qui ne permet pas de frapper la numérotation de l'insigne - Fixation pour épingle à boléro - Insigne collection Patrice Gout que je remercie pour son aide.

Insigne de la 1ère escadrille de l'EC 3/4 "Flandres" - Fabrication A. Augis Lyon des années 50 - L'absence d'émail sur la botte avant permet de frapper la numérotation de l'insigne - Fixation pour épingle à boléro - Insigne collection Patrice Gout que je remercie pour son aide.

Insigne de l'EC 3/4 "Flandres" stationné à Bremgarten (RFA) - Insigne homologué sous le n° A 571 au Service historique de l'armée de l'Air, le 19 septembre 1953 - Fabrication Augis Lyon - Fixation par une épingle à boléro - Photo Ebay France.

Insigne de la 3ème escadrille de l'EC 1/13 "Artois" stationné sur la base aérienne 132 de Colmar-Meyenheim - Fabrication Paris Insignes - Fixation par épingle dotée d'un système de verrouillage - Insigne collection Patrice Gout que je remercie pour son aide.

Unités détentrices des traditions
de l'escadrille SPA 155

Insignes métalliques des unités
héritières de ses traditions

De haut en bas :
1 - Insigne de la 4ème escadrille du GC II/4 du 1er mai 1939 au 25 août 1940 - Fabrication A. Augis Lyon - Fixation par épingle dotée d'un boléro - Insigne collection Patrice Gout.
2 - Insigne de la 3ème escadrille du GC I/5 pour la période du 1er avril au 1er septembre 1943 - Fixation par trois anneaux - Pas de fabricant gravé au dos - Insigne collection Jean-Jacques Leclercq.
3 - Insigne de la 1ère escadrille de l'EC 3/4 "Flandres" - La plume du chapeau touche la botte - Fabrication A. Augis Lyon gravé - Fixation par deux anneaux - Photo Ebay France.
4 - Insigne de la 1ère escadrille de l'EC 3/4 "Flandres" - La plume du chapeau ne touche pas la botte - Fabrication A. Augis Lyon non gravé - Fixation par deux anneaux - Insigne collection Patrice Gout.
5 - Insigne de la 1ère escadrille de l'EC 3/4 "Flandres" - Fabrication A. Augis Lyon - La présence d'émail sur la botte avant qui ne permet pas de frapper la numérotation de l'insigne - Fixation pour épingle à boléro - Insigne collection Patrice Gout.
6 - Insigne de la 1ère escadrille de l'EC 3/4 "Flandres" - Fabrication A. Augis Lyon - L'absence d'émail sur la botte avant permet de frapper la numérotation de l'insigne - Fixation pour épingle à boléro - Insigne collection Patrice Gout que je remercie pour son aide.
7 - Insigne de la 3ème escadrille de l'EC 1/13 "Artois" stationné sur la base aérienne 132 de Colmar-Meyenheim - Fabrication Paris Insignes - Fixation par épingle dotée d'un système de verrouillage - Insigne collection Patrice Gout.
8 -
Insigne de la 3ème escadrille de l'EIV 1/13 "Artois" - Insigne fabrication APS - Fixation par épingle dotée d'un système de verrouillage - Photo Asp Bertrand Testevuide, officier des traditions de l'EIV 1/13 "Artois".
9 - Insigne de la 3ème escadrille de l'EIV 1/13 "Artois" - Insigne fabrication Pichard Balme (PB) - Fixation par épingle à boléro - Photo collection Patrice Gout.

Insigne de la 3ème escadrille de l'EC 1/13 "Artois" stationné sur la base aérienne 132 de Colmar-Meyenheim - Fabrication Asie du Sud-Est - Fixation par épingle avec boléro - Insigne droits réservés.

Insigne de la 3ème escadrille de l'EIV 1/13 "Artois" - Cette unité a été créée sur la base aérienne 709 de Cognac, le 15 mai 2014 - Insigne fabrication APS (Aviation Patch Supplies) - Le numéro d'homologation A 573 est toujours d'actualité - Il est numéroté "E 030" pour 30ème élève, les moniteurs doivent avoir des insignes numérotés en "M" suivi du chiffre - Fixation par épingle dotée d'un système de verrouillage - Photo Asp Bertrand Testevuide, officier des traditions de l'EIV 1/13 "Artois" que je remercie pour son aide.

Insigne de la 3ème escadrille de l'EIV 1/13 "Artois" - Insigne fabrication Pichard Balme (PB) - Fixation par épingle à boléro - Photo collection Patrice Gout que je remercie pour son aide.

Fanions des unités
héritières de ses traditions

Fanion de la 3ème escadrille de l'EIV 1/13 "Artois" - Il a été fabriqué par la société J.F Proton-Capillery de Lyon (69) - Photos Jean-François Bouvier que je remercie pour son aide.

 

Appellations successives

Périodes de stationnements

Carte des différents stationnements

 

Avions utilisés

Relevés quantitatifs et
numéros avions

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carnets de vol pour compléter cette rubrique.

 

Les personnels

Liste à venir

Commandants

Rattachements de l'escadrille

Décorations

Citation de l'escadrille

Comprise dans la citation collective ci-après : L'escadre de combat n° 1 : "Unité remarquable de puissance de combat et d'une valeur morale de premier ordre. Formée et commandée par le Chef de bataillon Ménard, dont l'autorité et le magnifique exemple, ont fait de cette formation d'élite, un instrument de combat redoutable, engagée dans toutes les grandes actions les plus violentes de l'année, a contribué au résultat final, apportant dans la lutte le concours de sa puissante intervention. Volant par tous les temps, a sans cesse dominé l'ennemi en incendiant ses ballons d'observation, en détruisant ses appareils ou en les rejetant très loin dans ses lignes, permettant à nos avions d'observation et de bombardement d'effectuer leurs missions. Par son intervention énergique, en mitraillant sans cesse à basse altitude et jusqu'à 15 kilomètres dans les lignes, les formations ennemies, a pris largement sa part au succés dans la bataille. Pendant ces sept derniers mois de lutte ardente, a abattu 106 avions, incendié 42 Drachens, tiré sur les objectifs des quantités considérables de munitions.". A l'ordre de l'armée par le Général commandant en chef les armées du Nord et du Nord-Est - Ordre n° 10132 du 4 octobre 1918.

Rappel : L'escadre de combat n° 1 est composée des escadrilles SPA 37, SPA 81, SPA 93, SPA 97, SPA 48, SPA 94, SPA 153, SPA 155, SPA 73, SPA 85, SPA 95 et SPA 96.

 

 

Morts : en rouge / Blessés et indemnes : en jaune


 

Les hommes

Carte d'identité n° 10.234 de pilote d'avion militaire du Cal Maurice Pouchol délivrée au GDE, le 12 juillet 1918 - Photo collection Geraut Guillemet que je remercie pour son aide.

Cal Maurice Pouchol - Né le 20 février 1896 à Colombes (92) - Fils de Joseph Pouchol et d'Anna Dutertre - Domiciliés 16, place de la République à Villemonble - Profession avant guerre Etudiant école travaux publics - Classe 1916 - Recrutement du 1er bureau de la Seine, sous le matricule n° 4389 - Mobilisé au 1er régiment de Génie, le 12 avril 1915 - Nommé Caporal, le 1er septembre 1915 - Affecté au 4ème régiment de Génie - Croix de Guerre et une citation à l'ordre de la division, le 17 septembre 1917 - Passé à l'aéronautique militaire comme élève pilote, le 8 janvier 1918 - Brevet de pilote militaire n° 14.561 obtenu à l'école d'aviation militaire d'Istres-Miramas, le 12 juillet 1918 - Stage de "Haute Ecole" à l'école d'aviation militaire de Pau - Stage de chasse à l'annexe de Biscarrosse - Stage à l'école de Voves, jusqu'au 30 septembre 1918 - Stage au CIACB du 10 octobre 1918 au XX XXX 1918 - Pilote de l'escadrille SPA 155 du XX XXX 1918 au 3 juillet 1919 - Hospitalisé à l'hôpital militaire de Nancy du 1er avril 1919 - Sources : Pam - CCC 155 - Dernière mise à jour : 7 juin 2015.

Cal Charles René Edouard Joubert - Né le 1er août 1896 à Saint-Rémy-en-Mauges (Maine-et-Loire) - Fils de Charles René Edouard Joubert (instituteur) et de Madelaine Denise Majou (institutrice) - Domiciliés à St-Lambert-des-Levèes (Maine-et-Loire) - Elève de l’école des Arts et Métiers d’Angers - Promotion 1912-1915 dite la "Tourangelle" - Etait en 3ème année quand il a été mobilisé - Classe 1916 - Recrutement de Cholet sous le matricule n° 460 - Mobilisé au 8ème régiment de Génie, le 8 avril 1915 - Affecté à la compagnie télégraphique de la 6ème armée, le 1er juin 1916 - Affecté à la compagnie télégraphique de renforcement n° 26, le 3 décembre 1917 - Pilote de l'escadrille SPA 155 du 3 décembre 1917 au 12 avril 1918 - En mission à la RGA du Bourget-Dugny pour convoyer un avion du 9 au 20 décembre 1917 - Nommé Caporal, le 17 septembre 1918 - Son SPAD XIII est abattu en combat aérien, le 12 avril 1918 - Son adversaire était probablement le Ltn Viktor von Rautter du Jasta 4 (sa 3ème victoire homologuée) - Par chance, son avion s'est écrasé dans des arbres - Malgré une commotion à la tête, il a réussi à regagner les lignes américaines et n'a pas été fait prisonnier - Affecté à la 3ème compagnie du 1er groupe d'aviation, le 3 décembre 1918 - Hospitalisé à l'hôpital temporaire n° 50 de Saumur, du 7 au 20 janvier 1919 - En convalescence du 20 au 30 janvier 1919 - Affecté au 12ème escadron du Train des Equipages militaires, le 30 janvier 1919 - Placé en sursis d'appel comme élève de 3ème année à l'école des Arts et Métiers d’Angers, le 1er avril 1919 - Démobilisé, le 28 septembre 1919 - Profession après guerre Ingénieur et Directeur d'entreprise - Dégagé de toutes obligations militaires, le 1er décembre 1943 - Décédé à Cherbourg, le 15 novembre 1958 - Sources : Bulletin de naissance - CCC - SHD - JORF - FM (49) - Dernière mise à jour 23/10/2014 - Photo Charles Joubert, transmise par Michel Joubert, son petit-fils que je remercie pour son aide - Tous mes remerciements à Jean-François Bouvier pour m'avoir transmis les documents de la famille Joubert.

 

Photo du Ltt Jean Thobie

Ltt Jean Alexandre Marie Thobie - Né le 27 juin 1894 à Châlon-sur-Saône (Saône-et-Loire) - Fils de Louis Marie Alexandre Thobie et de Fanny Girardin - Domiciliés au 7, boulevard de la République à Villefranche-sur-Saône (Rhône) avant Guerre puis à St-Jean-des-Vignes (Saône-et-Loire) après guerre - Classe 1913 (engagement) - Recrutement de Châlon-sur-Saône sous le matricule n° 1207 - Engagé volontaire pour huit ans, au titre de l’école spéciale militaire de St-Cyr, le 29 septembre 1913 - Rejoint l’école, le 6 novembre 1913 - Promotion "La Croix du Drapeau" - Victime d’un accident lors de la chute de son cheval, a été atteint au genou avec plaie sans lésion de l’articulation, le 6 mai 1914 - Nommé Sous-lieutenant et affecté au 7ème régiment de Hussards, le 12 août 1914 - Croix de Guerre et citation à l’ordre du 7ème régiment de Hussards, en date du 8 septembre 1914 - Passé à l’aéronautique militaire comme observateur, le 4 décembre 1915 - Observateur de l’escadrille N 62 du 13 janvier 1916 au 16 janvier 1917 - Nommé Lieutenant, à titre définitif, le 4 avril 1916 - Stage de tir à l’école de tir aérien de Cazaux du 2 mai au 3 juin 1916 – Le 22 octobre 1916, pendant une mission de reconnaissance photo sur Roye - St-Quentin - Péronne, le Sgt Hébert, en équipage avec le Ltt Jean Thobie, livre un violent combat contre 6 biplaces (Roland) dans les environs de Gricourt. Un des assaillants est touché et s'échappe en piquant. Soudain, quatre Albatros se mêlent à la bagarre et c'est maintenant contre 9 adversaires que l'équipage de la N 62 combat pour survivre. Thobie touche un Albatros qui glisse sur l'aile et ne se rétablit qu'à très basse altitude. Au-dessus de Cartigny, deux Albatros supplémentaires s'invitent à la bagarre. Dix contre un ! Par chance, ils soutiennent le combat jusqu'à Péronne. Quand les Allemands quittent la zone, le Sopwith 1A2 de la N 62 a été touché par 15 balles. Une traverse et une hauban ont été tranchées, 2 cordes à piano coupées. Un des projectiles a coupé le bout du nez de Hébert. Ce n'est pas passé loin cette fois ! Pour en rajouter, leur avion est mitraillé par les troupes au sol quand ils passent les lignes à 1000 m d'altitude. Après 1h30 de vol, ils rentrent au terrain de Chipilly sains et saufs. Il faudra 4 jours à la mécanique pour remettre en état de vol le Sopwith - Citation n° 401 à l’ordre de l’armée, en date du 17 octobre 1916 - Cette décoration sera remise sur le front des troupes, le 12 novembre 1916 - Citation à l’ordre de l’aéronautique de la 6 ème armée, en date du 15 décembre 1916 - Passé élève pilote à l’école d’aviation militaire de Buc, le 16 janvier 1917 - Brevet de pilote militaire n° 6460 obtenu à l’école d’aviation militaire de d’Avord, le 19 mai 1917 - Stage de "Haute Ecole" à l’école d’aviation militaire de Pau, jusqu’au 17 juillet 1917 - Pilote du GDE du 17 juillet au 10 août 1917 - Pilote de l’escadrille N 95 du 10 août 1917 au 26 octobre 1917 - Citation n° 509 à l’ordre de l’armée, en date du 23 septembre 1917 - Transféré sur l’hôpital du Grand Palais à Paris, du 3 novembre 1917 au (4 ème trimestre) 1917 - Pilote de l’escadrille SPA 67 du (4 ème trimestre) 1917 au 13 février 1918 - Convoyage d’un avion depuis la RGA du 13 au 22 janvier 1918 - Commandant de l’escadrille SPA 48 du 13 février au 6 juillet 1918 - Commandant de l’escadrille SPA 156 du 1 er août 1918 au 27 mars 1919 - Commandant de l’escadrille SPA 155 du 27 mars 1919 au 14 avril 1919 - Elève de l’école d’application de cavalerie - Affecté au 5ème régiment d’aviation d’observation de Lyon, le 20 mars 1920 - Affecté au 3ème régiment d’aviation de chasse de Châteauroux, le 1 er juin 1920 - Chevalier de la Légion d’Honneur et citation à l’ordre de l’armée, en date du 16 juin 1920 - Affecté au 33ème régiment d’aviation, le 7 mars 1921 - Nommé Capitaine, à titre définitif, le 25 décembre 1922 - Affecté à l’inspection générale des forces aériennes à Paris, le 1er avril 1930 - Affecté à l’aéronautique militaire française en Indochine, le 9 août 1932 - Embarqué à Marseille, le 21 décembre 1932 - Débarqué le 30 janvier 1933 - Commandant du groupe d’aviation stationné à Tong (Tonkin) - Nommé Chef de bataillon, le 25 juin 1934 - Séjour colonial prolongé d’un an, à compter du 11 juillet 1936 - A son retour en métropole, sera affecté à la base aérienne 138 - Officier de la Légion d’Honneur, le 1er janvier 1936 - Blessé au cours d’un accident aérien, à été éjecté de la carlingue au cours d'un cheval de bois, le 25 mars 1938 - Affecté aux formations aériennes de l’Afrique occidentale française (AOF), le 6 mars 1939 - Nommé Lieutenant-colonel, le 15 mars 1939 - Embarqué à Marseille, le 4 mai 1939 - Blessé au cours d’un cheval de bois au décollage d’une mission de nuit sur le terrain de Bamako, le 27 mars 1940 - A été blessé à l’épaule droite et au genou droit avec plaie du pavillon de l’oreille - Nommé Colonel - Totalise 2057 heures de vol, au 30 octobre 1961 - Commandeur de la Légion d’Honneur, le 31 décembre 1961 - Domicilié au 32, rue Desaix à Paris 15 ème (75) - Décédé au 1, place Alphonse Laveran à Paris 5 ème (75), le 18 juillet 1977 - Sources : Pam - LO - Liste des brevets militaires – Fiche matricule du département de Saône-et-Loire - CCC de l’escadrille N 62 - CCC de l’escadrille N 95 - CCC de l’escadrille SPA 67 - CCC de l’escadrille SPA 48 - CCC de l’escadrille SPA 156 - CCC de l’escadrille SPA 155 - JORF - Avis de décès - Dernière mise à jour : 21 juin 2017.

* Croix de Guerre et citation à l’ordre du 7ème régiment de Hussards, en date du 8 septembre 1914 : "Pour sa belle conduite à la charge de Rethel, un cavalier ayant été grièvement blessé, l’a hissé sur son cheval et sous un feu violent, l’a porté à l’abri."

*Citation n° 401 à l’ordre de la 6ème armée du Ltt Jean Thobie, observateur à l’escadrille N 62, en date du 17 octobre 1916 : "Observateur de premier ordre. Dans l’aviation depuis dix mois, y a rendu de précieux services. Le 22 septembre, a accompli une reconnaissance à longue portée parcourant plus de 300 kilomètres au-dessus des lignes allemandes, dans une zone sillonnée par les avions de chasse ennemis."

*Citation à l’ordre de l’aéronautique de la 6ème armée, en date du 15 décembre 1916 : "Excellent observateur, plein d’allant. A accompli remarquablement de nombreuses reconnaissances à très longue portée. Le 22 octobre 1916, est rentré avec un appareil criblé de balles, étant seul à 40 km à l’intérieur des lignes ennemies, a attaqué dix avions ennemis qui le gênaient dans l’accomplissement de sa mission ; en a forcé deux à atterrir désemparés et a dispersé les autres."

*Citation n° 509 à l’ordre de l’armée, en date du 23 septembre 1917 : "Officier de grande valeur, excellent pilote. Le 4 septembre 1917, a abattu en flammes un avion ennemi."

 

Photo du Sgt Anatole Chartier

Sgt Anatole Louis Chartier - Né le 31 décembre 1895 à Villeloin-Coulangé (Indre-et-Loire) - Fils de Pierre Chartier (cultivateur) et d'Augustine Audebert - Domiciliés à Beaumont Village (Indre-et-Loire) - Profession avant guerre conducteur automobile - Classe 1915 - Recrutement de Le Blanc sous la matricule n° 1530 - Mobilisé au 78ème régiment d'infanterie, le 17 décembre 1914 - Affecté au 412ème régiment d'infanterie - Affecté au 63ème régiment d'infanterie - Croix de Guerre et citation à l'ordre du régiment, le 20 mai 1915 - Citation à l'ordre de la division, le 23 mai 1915 - Citation à l'ordre de la division, le 30 juin 1915 - Passé à l'aéronautique militaire comme élève pilote, le 13 septembre 1916 - Formation aux école d'aviation d'Avord, puis d'Ambérieu - Radié, le 13 mars 1917 - Stage de tir à l'école de tir aérien de Cazaux comme mitrailleur - Mitrailleur du CRP - Réintégré dans la formation de pilote militaire, le 18 septembre 1917  - Brevet de pilote militaire n° 9908 obtenu à l'école d'aviation militaire d'Etampes, le 16 novembre 1917 - Stage "Avions Rapides" à l'école d'aviation militaire d'Avord, jusqu'au 2 janvier 1918 - Pilote du GDE du 2 janvier au 17 mai 1918 - Certifié sur Nieuport, le 13 février 1918 - Certifié sur SPAD VII et XIII, le 9 mars 1918 - Pilote de l'escadrille SPA 155 du 17 mai 1918 au (1er trimestre 1919) -Nommé Caporal, le 1er juillet 1918 - Marié avec Jeannette Marie Caumartin à Paris 10ème, le 4 novembre 1918 - Nommé Sergent, le 23 décembre 1918 - Démobilisé, le 18 septembre 1919 - Affecté dans la réserve au 1er groupe d'aérostation à Angers - Une période de réserve comme pilote au 3ème régiment d'aviation de chasse de Châteauroux du 16 au 30 septembre 1920 - Domicilié au 34, place Lucas à Toulouse, à partir du 6 juin 1921 - Une période de réserve à l’entrepôt spécial d'aviation n° 1 du 11 au 24 septembre 1922 - Domicilié au 8 avenue Alsace-Lorraine à Drancy, à partir du 25 octobre 1923 -  Médaille Militaire, le 29 décembre 1923 -  Décédé à Reventin-Vaugris (Isère), le 11 avril 1924 - Sources : Bulletin de naissance - Pam - FM Indre-et-Loire - Dernière mise à jour 26 juin 2015.

 

Photo du Cal Jéronimo
Wilmart de Glymes

Tombe du Cal Jéronimo Daniel Wilmart de Glymes - Né le 8 février 1893 à Buenos Airès (Argentine) - Fils de Raymond Wilmart de Glymes et de Carlotta Corrèas - Domiciliés au 26, avenue des Champs Elysées à Paris 8ème (75) - Profession avant guerre Ingénieur - Classe 1917 - Engagé volontaire pour la durée de la guerre au 1er bureau de la Seine sous le matricule n° 12.140 - Engagé au régiment de marche de la Légion Etrangère, le 12 avril 1917 - Passé à la même date au 1er groupe d'aviation de l'aéronautique militaire comme élève pilote - Brevet de pilote militaire n° 6741 obtenu à l'école d'aviation militaire de Chartres, le 31 mai 1917 - Stage de perfectionnement "Avions rapides" à l'école d'aviation militaire d'Avord - Nommé Caporal, le 15 juin 1917 - Stage de spécialisation à l'école d'aviation militaire de Pau, jusqu'au 30 juillet 1917 - Pilote du GDE du 30 juillet au 13 août 1917 - Pilote de l'escadrille N 155 du 13 août au 1er novembre 1917 - Tué au cours d'un combat aérien contre six Albatros de chasse, dans les environs de Souain (Marne), le 1er novembre 1917 - Son adversaire était probablement le Ltn Otto von Breiten-Landenberg du Jasta 9 (sa 3ème victoire) - L'Adj Guiraut et le Cal Wilmart venaient de dégager l'avion qu'ils étaient chargés de protéger et ont réussi à abattre l'un de leurs adversaires - Le Nieuport 24 de Wilmart s'est écrasé en flammes dans les lignes françaises - Citation à l'ordre de l'armée, à titre posthume, en date du 12 décembre 1917 - Jéronimo Wilmart repose dans la nécropole nationale de Suippes - Sources : Pam - MpF - Liste des brevets militaires - CCC escadrille N 155 - Bailey/ Cony - JORF - Dernière mise à jour : 8 octobre 2016 - Photo Yves Castelain que je remercie pour son aide.

* Citation à l'ordre de l'armée, à titre posthume, du Cal Jéronimo Wilmart, pilote à l'escadrille N 155, en date du 12 décembre 1917 : "Pilote d'une extrême bravoure, égale à sa modestie. le 1er novembre 1917, a, dans les lignes ennemies, dégagé de six Albatros de chasse un avion qu'il a la charge de protéger. Est tué au cours du combat et tombe en flammes dans nos lignes après avoir triomphé d'un de ses adversaires."

 

 

 

Les hommes

Le Slt René Pélissier a été pilote de l'escadrille SPA 155 du 10 février au 24 octobre 1918 - Il a perçu le SPAD VII à moteur Hispano-Suiza de 180 Hp n° S 3119, le 11 février 1918 - L'ovale, au pied des mâts de cabane porte le nom de baptème de son avion "Toby III" - Photo René Pélissier transmise par Yves Pélissier, son petit-fils, que je remercie pour son aide.

Slt René Alphonse Désiré Pélissier - Né le 30 avril 1886 à Versailles (Yvelines) - Fils de Jules Etienne Pélissier et de Jeanne Colle - Domiciliés au 49, rue Ste-Hilaire à Colombes (Hauts-de-Seine) - Classe 1906 - Recrutement du 2ème bureau de la Seine sous le matricule n° (3516 ou 3816) - Service militaire au 162ème régiment d'infanterie, à compter du 10 octobre 1907 - Fin de service militaire et renvoi dans la disponibilité, le 25 septembre 1909 - Profession avant guerre Journaliste - Passé à la subdivision de Dakar (Sénégal) par changement de domicile, le 30 novembre 1912 - Rappelé à l'activité au 109ème régiment d'infanterie par la mobilisation générale, le 2 août 1914 - Réintégré dans sa subdivision d'origine, le 10 août 1914 - Nommé Caporal, le 25 septembre 1914 - Nommé Sergent, le 20 octobre 1914 - Nommé Adjudant, le 6 novembre 1914 - Citation n° 236 à l'ordre de l'armée, en date du 10 avril 1915 - Blessé par un éclat d'obus à la jambe droite avec rupture du nerf sciatique à Arras, le 23 avril 1915 - Hospitalisé à Noeux-les-Mines du 23 au 29 avril 1915 - Déclaré inapte à l'infanterie par la commision de réforme de Chaumont en juillet 1915 - Passé à l'aéronautique militaire comme élève pilote, le 15 septembre 1915 - Effectue l'épreuve d'altitude au brevet de pilote militaire avec montée à 2000 mètres en 29 minutes, le 19 décembre 1915 - Effectue la 2ème épreuve d'altitude du brevet de pilote militaire en montant à 2000 mètres en 23 minutes, le 5 janvier 1916 - Effecte la 3ème épreuve pour l'obtention du brevet de pilote militaire en réalisant les vols entre Le Crotoy-Amiens, Amiens-Clermont, Clermont-Le Crotoy, le 11 janvier 1916 - A obtenu le brevet de pilote militaire n° 2355 à l'école d'aviation militaire du Crotoy, le 14 janvier 1916 - Quand il quitte l'école d'aviation militaire du Crotoy, il totalise 40h20 de vol - Pilote du RGA du 14 janvier au 8 mars 1916 - Effectue des vols sur Caudron G 3 et Caudron G 4 - A réalisé une liaison entre le Bourget (RGA) et le terrain du Plessis-Belleville (GDE), le 5 mars 1916 - Totalise alors 52h25 de vol - A effectué les essais de réception du Caudron G 4 n° C 1347, le 12 mars 1916 - A rejoint par la voie des airs, aux commandes du G 4 n° C 1347 qu'il baptise "Toby", l'escadrille C 53 où il a été affecté, le 14 mars 1916 - Pilote de l'escadrille C 53 du 14 mars au 16 juin 1916 - Au cours d'un vol de surveillance du front, en équipage avec le Ltt Robert Henriet, le moteur droit de leur Caudron G 4 est touché et tombe en panne sèche au-dessus de Douaumont, le 30 mars 1916 - Ils font demi-tour en rentrent au terrain - En approche pour atterrir, leur avion est pris dans des remous, se retrouve plaqué sur les arbres et s'écrase - L'observateur est indemne et René Pélissier, blessé, est évacué sur l'ambulance de Vadelaincourt (Meuse) - Il souffre d'une fracture de la machoire, des côtes enfoncées et d'une commotion cérébrale - Il reprend sa place après soins et convalescence, le 26 avril 1916 - Stage sur Caudron G 4 au GDE du 26 avril au 16 juin 1916 - Pilote de l'escadrille Section d'artillerie Lourde (SAL) 202 du 25 juin au 2- octobre 1916 - Il perçoit le Caudron G 4 n° C 2193 qu'il baptise "Toby II", le 25 juin - Cet avion a été livré à l'escadrille, le 19 juin - Il réalise son premier réglage d'une batterie de 155, en équipage avec le Slt Homo, le 25 juin - Ils rentrent avec 5 éclats dans leur avion - Au cours d'une mission, en équipage avec le Slt Roger, leur avion est copieusement arrosé par la DCA, puis sont attaqué par un Fokker qui les mitraille, le 29 juin - Leur avion a été touché par 21 éclats d'obus et par 13 balles, heureusement aucun de ces projectiles n'a touché l'équipage - Lors d'un réglage à l'est de St-Christ, en équipage avec le Slt Homo, ils subissent trois attaques d'un Fokker, le 29 juillet 1916 - La mitrailleuse avant s'étant enrayée, ils ripostent avec l'autre arme de bord - L'avion adverse s'effondre en fin de la dernière passe tirée à seulement 15 mètres et tombe en direction de St-Christ - Il sera homologué grâce au témoignage des artilleurs - C'est la première victoire homologuée de René Pélissier - L'avion abattu appartenait au FlAbt 102 - Citation n° 379 à l'ordre de l'armée, en date du 10 juillet 1916 - Lors d'un réglage d'artillerie sur le bois de Misery, ils sont approchés par trois Fokker, dont l'un attaque, le 2 septembre 1916 - Ne pouvant lutter contre ces adversaires, ils piquent et rompent le combat vite fait - Le 22 octobre 1916, au cours d'une patrouille au sud-est de Miséry, en équipage avec le Slt Homo, un Farman F 40 est attaqué par un Aviatik dans les environs de Villers-Carbonnel - Ils s'en prennent à l'Allemand et le rejoignent à l'est de Barleux et le poursuivent jusqu'à Brie. L'Allemand atterrit à l'Est de Brie et est fait prisonnier - Cette victoire est homologuée comme la seconde du pilote - A cette date, il a effectué 256h50 de vol - Avant son affectation en école de pilotage, il est envoyé en stage à l'école d'aviation militaire de Buc du 26 octobre au 1er décembre 1916 - Affecté comme pilote moniteur à l'école d'aviation militaire de Tours du 1er décembre 1916 au 10 février 1918 - Médaille Militaire, en date du 23 mai 1917 - Nommé Sous-lieutenant à titre temporaire, le 1er juin 1917 - Citation n° 7851 à l'ordre de l'armée, en date du 13 juin 1917 - Nommé sous-lieutenant, à titre définitif, le 5 janvier 1918 - Envoyé au centre GDE de Verrines pour effectuer un stage de lâché sur SPAD du 25 janvier au 8 février 1918 - Pilote de l'escadrille SPA 155 du 10 février au 24 octobre 1918 - Il perçoit le SPAD VII à moteur Hispano-Suiza de 180 Hp n° S 3119, le 11 février 1918 - Après une patrouille en compagnie de SPAD de la SPA 94, en rentrant seul, il livre combat à un Rumpler, le 1er avril 1918 - Après lui avoir tiré 150 cartouches, l'avion adverse pique tout droit et atterrit dans les lignes dans les environs de Lignières, au nord-ouest de Montdidier - Cet avion ne sera pas homologué - Le 12 avril, sa patrouille est attaquée par sept Albatros - Au cours du combat qui suit, il engage deux des appareils qui s'en prennent à un de ses camarades et réussit à toucher l'un d'eux qui capote en atterrissant près de Wiencourt (Somme) - Cet avion ne sera pas homologué - Nommé Sous-lieutenant à titre définitif, le 20 avril 1918 - Le 31 mai 1918, lors d'une patrouille à l'ouest de Soissons, il reste seul pour attaquer un Drachen dont le câble a été tranché - Il est pris à partie par six Albatros D - Pendant le combat, un des avions adverses (Albatros D III n° 2940) s'écrase dans les environs d'Ivors, son pilote ayant été touché par une balle à la gorge - Cet avion est sa troisième victoire homologuée - Elle a été obtenu en collabotation avec deux Breguet 14A2 utilisés par la SPA 62 - Lors de la même patrouille à l'ouest de Soissons, resté seul avec Patry, ils attaquent un biplace et sont pris à partie par six Pfalz D - Pendant le combat, deux des adversaires serrent de très près Patry qui est en mauvaise posture - Son SPAD ayant reçu plusieurs rafales, son équipier est contraint d'atterrir tout coupé, avec le réservoir crevé par des projectiles dans un champ près de Vic-sur-Aisne - Pélissier a couvert son équipier et pose son avion à côté de lui mais termine sa course d'atterrissage en capotage avec destruction de son SPAD - L'un des Allemands est tombé en glissade, mais comme Pélissier n'a pu le suivre jusqu'au bout, il ne sera pas homologué. Citation n° 7851 à l'ordre de l'armée, en date du 13 juin 1918 - Le 26 juin 1918, lors d'une patrouille, il attaque trois Fokker Dr I et enraye tout de suite - Il s'éloigne en reprenant de la hauteur puis attaque, à 1200 mètres, le dernier des Fokker - Il tire 250 cartouches en s'approchant peu à peu de son adversaire, sans résultat visible car encore en mauvaise position - Il place une nouvelle rafale d'une vingtaine de cartouches profitant d'une erreur de son adversaire qui relève son avion par la gauche - L'Allemand passe sur le dos, hélice calée et disparait sous l'aile gauche de Pélissier, à l'Est de Lonâtre - Il est alors attaqué par les deux autres Dr I qui le suivent jusqu'à 1000 mètres sans le rattraper dans les environs de Villers-Cotterets - Cette victoire n'a pas été homologuée - Le 27 juin, au cours d'une patrouille réunissant trois appareils sur l'Ourcq, il attaque un Fokker D VII isolé, qui s'écrase à la lisière est de la forêt de Villers-Cotterets - Sa 4ème victoire homologuée - Il remporte une victoire homologuée, en coopération avec les sergents Georges Degorce et Jean Gaudi, contre un Drachen incendié à Chaudun, le 28 juin 1918 - Ce ballon est la 5ème victoire homologuée - Citation n° 3 à l'ordre de la division, en date du 8 août 1918 - A la date du 26 août 1918, il a été engagé dans 25 combats, 4 avions homologuées et 5 non homologués ou probables. Il totalise 611 h 25 de vol sur les lignes, ses avions ont reçu 31 balles et 35 éclats d'obus - Le 2 septembre 1918, en patrouille avec le MdL Montange, il attaque quatre fois le Drachen en ascension à Barisis (Aisne), l'observateur évacue en parachute à la 2ème attaque - A la 4ème attaque, alors qu'il vole à 500 mètres d'altitude, il tire sur le ballon qui est au sol - Le ballon est vu en flammes par la patrouille haute et sera homologué aux deux pilotes - Le même jour, toujours avec Montange, il attaque un biplace à l'est de Vauxaillon provoquant la riposte du mitrailleur - Celui-ci touché par les tirs du pilote français s'effondre dans la carlingue - L'avion va s'écraser entre Allemant et Laffaux - Il est homologué au deux pilotes - Le 16 septembre 1918, lors d'une patrouille dans les environs de Pont-à-Mousson, il est resté seul à l'arrière des lignes car il ne peux pas suivre la patrouille du Slt Louis Morizot qui est équipée de SPAD XIII à moteurs Hispano-Suiza de 220 Hp - En désespoir de cause, il attaque à quatre reprises le Drachen de Goin en piquant de 800 mètres vers le sol - L'observateur quitte son ballon à la 2ème attaque - Au 4ème passage, Pélissier est attaqué par un biplace du FlAbt 279 et s'ensuit un combat aérien pendant lequel il tire 50 cartouches sur son adversaire - Le mitrailleur adverse est touché et l'avion, désemparé va se poser en catastrophe, à l'est de Verny - Son SPAD a été touché par une rafale à l'aile gauche - Cet avion sera homologué comme sa 8ème victoire. Le 27 septembre 1918, au cours d'une patrouille de protection, son dispositif est attaqué par trois Fokker D VII - Il dégage un SPAD XVI en sale posture et abat un Fokker D VII qui s'écrase à la lisière nord du bois de la ferme (Météals), près de Marre - Cet avion ne sera pas homologué probablement faute de témoins extérieurs - Chevalier de la Légion d'Honneur et citation n° 10.218 à l'ordre de l'armée, en date du 29 septembre 1918 - Commandant de l'escadrille SPA 175 du 24 octobre 1918 au 15 février 1919 - Citation n° 11.733 à l'ordre de l'armée, en date du 10 octobre 1918 - A la fin de la guerre, il totalise 809h55 de vol - Il a remporté huit victoires homologuées et cinq non homologuées ou probables - Démobilisé, le 1er avril 1919 - Marié avec sa marraine de guerre Mlle Germaine Marguerite Marie Joliot à Paris 3ème (75), le 24 mai 1919 - Affecté, dans la réserve, au 3ème régiment d'aviation de chasse de Châteauroux, le 30 août 1920 - Domicilié au 7, rue Grenier-Saint-Lazare à Paris (75) - Nommé Lieutenant de réserve, le 10 septembre 1920 - Effectue une période d'entrainement à la 10ème escadrille du 3ème groupe du 3ème régiment d'aviation de chasse de Châteauroux du 3 au 16 août 1921 - Affecté au groupe de chasse du 35ème régiment d'aviation, le 17 octobre 1922 - A accompli une période volontaire à la base aérienne de Tours du 2 au 16 mai 1928 - Cesse de faire partie du personnel navigant de l'aéronautique militaire, le 10 septembre 1931 - Affecté à la base aérienne de Lyon, le 1er décembre 1936 - Nommé Capitaine de réserve, le 25 décembre 1936 - Suite à la réorganisation territoriale de l'armée de l'Air, il est affecté à la base aérienne de Lyon, le 1er décembre 1938 - Affecté à la 2ème section du bataillon de l'air 105, le 28 mars 1939 - Affecté de la commission de contrôle postal de la correspondance télégraphique de Clermont-Ferrand, le 29 août 1939 - Nommé président de la sous-commision de contrôle télégraphique de Vichy, le 2 novembre 1939 - Officier de la Légion d'Honneur, en date du 2 février 1940 - Réaffecté au bataillon de l'air 105, le 12 avril 1940 - Détaché à l'état-major de la 1ère région aérienne, le 26 avril 1940 - Démobilisé et renvoyé dans ses foyers, le 1er juillet 1940 - Domicilié au hameau de Hom à Heudreville-sur-Eure (Eure) à compter de cette date - Décédé à son domicile au 15, avenue Paul Doumer à Paris (75), le 27 mars 1969 - René Pélissier repose dans le cimetière de Nogent-sur-Marne (Val-de-Marne) - Sources : Extrait de naissance - Pam (2 fiches) - Etat des Services - Liste des brevets militaires - CCC de l'escadrille C 53 - Dossier administratif d'officier de l'armée de l'Air (SHD) - JORF - Dernière mise à jour : 10 novembre 2017.

* Citation n° 236 à l'ordre de l'armée, en date du 10 avril 1915 : "Au combat de nuit du 22 mars, a enlevé sa section malgré un feu violent de mitrailleuses et a atteint l'objectif qui lui était assigné. A recueilli lui-même sous le feu de l'ennemi tous les blessés de son unité restés sur le terrain. Fait preuve depuis le début de la campagne d'un entrain et d'une endurance inaltérable."

* Citation n° 379 à l'ordre de l'armée, en date du 10 juillet 1916 : "Blessé dans l'infanterie, n'a cessé de faire preuve, comme pilote, de vaillance et de sang-froid. A livré, le 29 juin 1916, son combat aérien à 700 mètres à l'intérieur des lignes ennemies et bien que son avion ait été traversé de 12 balles, a terminé sa mission après 3h30 de vol. Le 29 juillet 1916, au cours d'un réglage de tir, a attaqué un avion ennemi, a soutenu le combat à 15 mètres de distance et permis à son observateur d'abattre l'adversaire."

* Citation n° 7851 à l'ordre de l'armée du Slt René Alphonse Désiré Pélissier, du 109ème régiment d'infanterie, pilote à l'escadrille SPA 155, en date du 13 juin 1918 : "Pilote de chasse de premier ordre, d'un merveilleux entrain, animé d'un admirable esprit du devoir, sachant communiquer son enthousiasme aux patrouilles qu'il commande. récemment, après avoir dégagé personnellement, d'un ennemi supérieur en nombre, les jeunes éléments de sa patrouille, a abattu dans nos lignes son troisième avion ennemi. deux blessures. Médaillé militaire. Trois citations."

* Médaille Militaire de l'Adj René Alphonse Pélissier, de l'encadrement de l'école d'aviation de Tours, en date du 27 juillet 1917.

* Citation n° 3 à l'ordre de la division, en date du 8 août 1918 : "Le 28 juin, en compagnie de deux pilotes de l'escadrille, obtient sa quatrième victoire en incendiant un Drachen ennemi."

* Chevalier de la Légion d'Honneur et citation n° 10.218 à l'ordre de l'armée du Slt René Désiré Pelissier, au 109ème régiment d'infanterie, pilote à l'escadrille SPA 155, en date du 29 septembre 1918 : "Officier de haute valeur, qui s'est distingué par une habileté et un courage incomparables. Après avoir rendu des services exceptionnels dans l'aviation de réglage, donne dans l'aviation de chasse de nouvelles preuves de ses hautes qualités morales, auxquelles il doit un prestige mérité et l'admiration de ses subordonnés. A abattu cinq avions ennemis et exécuté de nombreuses missions de mitraillages et de reconnaissance en monoplace. Le 12 et le 13 septembre 1918, affrontant à basse altitude le feu de l'ennemi et dans des conditions atmosphériques défavorables, a rapporté des renseignements extrêmement précis et du plus haut intérêt pour le commandement. Deux blessures. Médaillé militaire pour faits de guerre. Cinq citations."

* Citation n° 11.733 à l'ordre de l'armée, en date du 10 octobre 1918 : "Officier d'élite et brillant chasseur. A une grande sureté de manoeuvre joint un courage éclatant et de fortes qualités militaires. Le 16 septembre 1918, défiant un avion ennemi qui garde un Drachen, pousse vigoureusement, seul, quatre attaques consécutives sur le ballon qui est ramené au sol après le saut de l'observateur. Attaqué de près, soutient énergiquement le combat à faible altitude et finit, malgré son appareil atteint, par abattre son adversaire qui s'écrase à côté du Drachen. Sixième appareil."

* Officier de la Légion d'Honneur du Cne René Alphonse Désiré Pélissier, en date du 2 février 1940 : "32 ans de services, 5 campagnes. A été blessé et cité. Chevalier de la Légion d'Honneur du 29 septembre 1918. A accompli deux périodes d'entrainement aérien volontaires."

 

Photo du Ltt Edmond George

Ltt Edmond François Emile George - Né le 20 février 1887 à Lunéville (54) - Fils de Louis Pierre George et Magdelaine Gentil - Classe 1907 - Recrutement de Nancy sous le matricule n° 966 - Profession avant engagement Etudiant - Engagé volontaire au 17ème régiment de chasseurs à cheval en octobre 1907 - Nommé Sous-lieutenant en décembre 1911 - Profession avant guerre Négociant - Marié à Philomène Madeleaine Gille - Affecté au 18ème régiment de chasseurs à cheval, le 2 août 1914 - Passe à l'aéronautique militaire comme élève pilote en septembre 1915 - Nommé Lieutenant, le 20 septembre 1915 - Brevet de pilote militaire n° 2107 obtenu à l'école d'aviation militaire de Pau, le 17 décembre 1915 - Stage de perfectionnement "Avions Rapides" à l'école d'aviation militaire d'Avord - Stage de tir à l'école de tir aérien de Cazaux - Pilote de la GDE / RGAé du 7 février au 28 juin 1916 - Pilote de l'escadrille N 49 du 28 juin 1916 au 10 mai 1917 - Croix de Guerre et une citation à l'ordre de la division en décembre 1916 - Une citation à l'ordre de l'armée en janvier 1917 - Commandant de l'escadrille N 92 du 10 mai au 1er juin 1917 - Pilote de l'escadrille N 49 du 1er au 23 juin 1917 - Pilote du GDE du 23 juin au 12 juillet 1917 - Commandant de l'escadrille SPA 155 du 12 juillet 1917 au (1er trimestre) 1919 - Nommé Capitaine à titre temporaire, le 16 novembre 1917 - Affecté au 1er régiment d'aviation de Chasse de Thionville-Basse-Yutz, le 1er janvier 1920 - Chevalier de la Légion d'Honneur, le 2 août 1920 - Nommé Capitaine à titre définitif, le 14 juillet 1922 - Affecté au 38ème régiment d'aviation de Thionville-Basse-Yutz, le 1er janvier 1924 - Décédé le 31 juillet 1935 à Nancy (54) - Sources : Pam - LO - CCC 49 - CCC 92 - CCC 155 - FM 54 - JORF - Dernière mise à jour : 14 juillet 2015 - Rédaction Olivier Tattu et Albin Denis.

 

Les avions

Nieuport 24 bis n° 4495 codé "IV" baptisé "Suzy" du Brig Paul Montange sur le terrain de la Noblette (Marne), en septembre 1917 - L'avion porte le premier insigne collectif de l'escadrille, un corbeau noir représenté avec une cape - Cliquez sur l'imager pour l'agrandir - Photo droits réservés.

Nieuport 24 baptisé "Doudou" du Sgt Georges Degorce, pilote de l'escadrille N 155 du 8 septembre 1917 au XX XXX 1918 - Cette photo a été dédicacée, le 31 mars 1918 - Photo collection Philippe Bentresque que je remercie pour son aide.

Sgt Georges Nicolas Léo Degorce - Né le 25 mai 1894 à Quaregnon (Belgique) - Fils de Georges Degorce et de Florentine Lecomte - Domiciliés 135, rue de Vaugirad à Paris (75) - Profession avant guerre Peintre graveur - A reçu un prix de 500 frs par le conseil supérieur des Beaux-Arts à l'occasion du salon de 1914 dans la catégorie "Gravure et lithographie", le 25 juin 1914 - Classe 1914 - Recrutement du 1er bureau de la Seine sous le matricule n° 221 - Engagé au 1er régiment de Génie stationné à Versailles, le 8 avril 1914 - Croix de Guerre et une citation à l'ordre du 4ème corps d'armée, le 1er mars 1915 - Nommé Caporal, le 1er février 1916 - Passé à l'aéronautique militaire comme élève pilote, le 15 février 1916 - Brevet de pilote militaire n° 3728 obtenu à l'école d'aviation militaire de Pau, le 21 juin 1916 - Stage de perfectionnement à Buc - Stage "Avions rapides" à l'école d'aviation militaire d'Avord - Stage de tir à l'école de tir aérien de Cazaux - Stage de "Haute Ecole" à l'école d'aviation militaire de Pau, le 2 octobre 1916 - Pilote du GDE à compter du 2 octobre 1916 - Pilote de l'escadrille N 103 du 14 novembre 1916 au 24 mai 1917 - Nommé Sergent, le 8 avril 1917 - Hospitalisé du 5 mai 1917 au XXX - Pilote du GDE du XXX au 11 septembre 1917 - Pilote de l'escadrille N 155 du 11 septembre 1917 au XXX - Convoyage d'un SPAD depuis la RGAé du Bourget du 9 au 24 décembre 1917 - Sources : Pam - CCC 103 - CCC 155 - JORF - Dernière mise à jour : 7 juin 2015.

Les avions

SPAD VII, construit par Janoir, codé "18" capturé après un atterrissage dans les lignes allemandes en 1918 - En 1918, un SPAD VII et trois XIII de la SPA 155 ont été récupérés intacts par l'ennemi après que leurs pilotes aient été contraints d'atterrir après des combats aériens qui avaient tourné en leur défaveur - Le seul SPAD VII capturé était celui du caporal Serge Kirilof, qui a été fait prisonnier dans les environs de Villers-Bretonneux, le 17 mai 1918 - Son adversaire était probablement le Ltn Fritz Imme du Jasta 42 (sa 1ère victoire) - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Photo collection Gregory VanWyngarden que je remercie pour son aide.

Autre photo du SPAD VII codé "18" (fabrication Janoir) du Cal Serge Kirilof posé dans les lignes allemandes aux environs de Villers-Bretonneux, le 17 mai 1918 - Son adversaire était probablement le Ltn Fritz Imme du Jasta 42 (sa 1ère victoire) - Le pilote français, indemne, a été interné à Bernau et Puchleim (Allemagne) - Photo collection Gregory VanWyngarden que je remercie pour son aide.

SPAD VII du Cal Serge Kirilof, pilote de l'escadrille SPA 155, capturé par les Allemands dans les environs de Villers-Bretonneux, le 17 mai 1918 - Pour éviter des méprises dans leur camp, de nouvelles marques de nationalité ont été peintes sur le fuselage, les ailes et la peinture du Petit Poucet en grande partie effacée par les nouveaux utilisateurs - En 1918, un SPAD VII et trois XIII de la SPA 155 ont été récupérés intacts par l'ennemi après des combats aériens - A chaque fois, les pilotes ont été faits prisonniers et ont terminé la guerre en Allemagne - Photo collection Gregory VanWyngarden que je remercie chaleureusement pour son aide.

 

Couleurs des avions

Nieuport 27 n° N 5504 codé "II" du Sgt Paul Montange, l'As aux 5 victoires homologuées de l'escadrille N 155 / SPA 155 - Dessin David Méchin que je remercie pour son aide.

Couleurs des avions

SPAD VII n° S 7221 codé "14" du Slt René Pélissier, l'As aux 8 victoires homologuées de l'escadrille 155 - Dessin David Méchin que je remercie pour son aide.

 

Souvenirs en rapport

Carte d'identité n° 10.234 de pilote d'avion militaire du Cal Maurice Pouchol délivrée au GDE, le 12 juillet 1918 - Photo collection Geraut Guillemet que je remercie pour son aide.

 

Monuments commémoratifs
et tombes

Tombe du Cal Jéronimo Daniel Wilmart de Glymes - Pilote de l'escadrille N 155 du 13 août au 1er novembre 1917 - Tué au cours d'un combat aérien contre six Albatros de chasse, dans les environs de Souain (Marne), le 1er novembre 1917 - Son adversaire était probablement le Ltn Otto von Breiten-Landenberg du Jasta 9 (sa 3ème victoire) - L'Adj Guiraut et le Cal Wilmart venaient de dégager l'avion qu'ils étaient chargés de protéger et ont réussi à abattre l'un de leurs adversaires - Le Nieuport 24 de Wilmart s'est écrasé en flammes dans les lignes françaises - Jéronimo Wilmart repose dans la nécropole nationale de Suippes - Photo Yves Castelain que je remercie pour son aide.

 

Remerciements :

- M. David Méchin pour l'envoi des profils couleurs des différents avions de l'escadrille 155.
- M. Jean-François Bouvier
pour l'envoi des photos du fanion de la 3ème escadrille de l'EIV 1/13 "Artois".
- M. Michel Joubert pour l'envoi des archives de Charles Joubert, son grand-père.
- M. Gregory VanWyngarden pour l'envoi des photos de sa collection.
- M. Philippe Bentresque pour l'envoi des photos de sa collection.
- M. Patrice Gout pour l'envoi des photos des insignes de sa collection.
- M. Jean-Jacques Leclercq pour l'envoi des photos des insignes de sa collection.
- M. Yves Castelain pour l'envoi de la photo de la tombe du Cal Jéronimo Wilmart de Glymes.
- M. Yves Pélissier pour l'envoi des archives de René Pélissier, son grand-père.

Bibliographie :

- Les escadrilles de l'aéronautique militaire française - Symbolique et histoire - 1912-1920 - Ouvrage collectif publié par le SHAA de Vincennes en 2003.
- L'aviation française 1914-1940, ses escadrilles, ses insignes - par le Commandant E Moreau-Bérillon - publié à compte d'auteur en 1970.
- Les insignes de l'Aéronautique Militaire Française jusqu'en 1918 de Philippe Bartlett - publié par les éditions Indo Editions en 2002.
- The French Air Service War Chronology 1914-1918 par Frank W.Bailey et Christophe Cony publié par les éditions Grub Street en 2001.
- Les "As" français de la Grande Guerre en deux tomes par Daniel Porret publié par le SHAA en 1983.
- Les Armées françaises dans la Grande Guerre publié à partir de 1922 par le Ministère de la Guerre.
- Site Internet "Traditions des escadrilles de l'Armée de l'Air" de Henri Guyot - Voir le lien
- Site Internet "Les Insignes de l'Armée de l'Air" de Jean-Jacques Leclercq - Voir le lien
- Site Internet "Mémoires des Hommes" du Ministère de la Défense - Voir le lien
- Site Internet " Pages 14-18 " de Joël Huret.

 

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