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Insignes peints
sur les fuselages

Insigne de l'escadrille 234 peint sur les fuselages - Dessin Albin Denis.

Fanion de l'escadrille BR 234

Fanion de l'escadrille BR 234 - Photo collection Olivier Baillon que je remercie pour son aide.

Entoilage d'époque

Entoilage d'un Breguet 14 A2 de l'escadrille BR 234 - Collection Jean-Laurent Truc que je remercie pour son aide.

Insigne métallique
de l'escadrille BR 234

Pour l'instant, pas d'insigne connu. Si une famille ou un collectionneur possède un insigne pouvait être associé à cette unité, qu'il veuille bien prendre contact avec l'auteur du site.

Appellations successives

Carte des différents stationnements

Numéros des départements français

Périodes de stationnements

 

Symbolique

L'escadrille 234 a adopté un ange emportant un flambeau, généralement posé sur un disque bleu. La date de l'adoption et les circonstances du choix de cet insigne restent à préciser.

 

Historique

Création de l'escadrille SOP 234 :

L'escadrille SOP 234 a été créée par dédoublement de l'escadrille SOP 229. Une partie des personnels qualifiés de la 229, pilotes, observateurs et mécaniciens passent dans la nouvelle unité et assurent l'ossature expérimentée. Le 234 cesse sa subsistance à l'escadrille SOP 229 et s'administre seule, sur le terrain d'aviation de Linthelles (Marne), à partir du 1er janvier 1918. Cette date marque la création officielle de l'unité. Placée sous les ordres de l'aéronautique de la 4ème armée, elle est mise au service du 81ème régiment d'artillerie lourde.

A la date du 1er janvier 1918, son effectif se compose de 4 officiers (2 Ltt et 2 Slt), 5 sous-officiers (1 Asp, 4 Sgt) et 53 hommes de troupe (4 Cal + 49 Sol), auxquels il faut ajouter 29 hommes en permission, hospitalisés ou détachés.

Ltt Emile Jansen, son premier commandant :

L'escadrille SOP 234 est placée sous le commandement du Ltt Emile Jeansen. Originaire des Ardennes, il a d'abord été observateur des escadrilles C 39, F 210. Après avoir passé le brevet de pilote militaire, il a été successivement pilote des escadrilles F 210 et C 219. Le 4 décembre 1917, il est nommé commandant de l'escadrille SOP 234, escadrille en cours de formation. La SOP 234 est officiellement créée, le 1er janvier 1918. Il restera à sa tête jusqu'au 23 février 1919.

Ses personnels navigants :

Pendant le premier trimestre 1918, les officiers suivants vont être affectés à l'unité : Slt Amédé Delord (pilote), Slt François Touchefeu (obs), Slt Marcel Fontaine (obs), Slt Marcel Martinet (obs), Slt Henri Bourgoin (TSF), Slt Ambert Richard (pilote), Cne Louis Huguet (obs), Slt Robert Sacré (obs), Slt Henri Sacquin (obs).
Il convient d'ajouter un certain nombre de sous-officiers pilotes, observateurs et mitrailleurs : Adj Jules Marchand (pilote), MdL Pierre Matenas (obs), MdL Joseph Bernardini (pilote), Sgt René Thébaud (pilote), Sgt Emile Thuillier (pilote), Sgt Edmond Maillard (pilote), Adj Henru Schwartz (mit), Sgt Adolphe Vilain (mit), Asp Gustave Briant (obs) et pour finir deux caporaux pilotes fraichement arrivés d'écoles d'aviation : Cal Georges Jouy, Cal Jean Lefebvre,

Le 13 janvier, elle fait mouvement pour s'installer sur le terrain de La Cheppe (Marne). Elle quitte ce terrain pour celui de Maisonneuve (Aisne), le 16 février. Elle est alors dans la zone d'opérations du 18ème corps d'armée.

Premières pertes :

Le 8 mars, elle quitte Maisonneuve pour établir ses quartiers sur celui de Tartiers (Aisne) et passe sous le commandement de l'aéronautique de la 3ème armée. L'escadrille SOP 234 est alors affectée au service de la 61ème division d'infanterie. Le 24 mars, elle bouge à nouveau pour Rémy dans l'Oise. Le même jour, le Cal Georges Jouy (pilote) et le Slt Françis Touchefeux (obs) disparaissent au cours d'un réglage d'artillerie lourde dans les environs de Tergnier (Aisne). Leur Sopwith 1A2 a été abattu et les deux aviateurs ont été tués. Ils sont les premiers tués de l'escadrille 234.

Deux accidents d'avions :

Le 1er avril, l'équipage composé du Cal Jean Lefebvre (pilote) / MdL Pierre Matelas est grièvement blessé au cours d'un accident d'avion au décollage, à bord d'un Sopwith 1A2. Matelas reprendra sa place après convalescence, le 8 juin. Le 20 avril 1918, le Cal Albert Guerrier (pilote), qui a été affecté à l'escadrille le 4 avril, est hospitalisé des suites d'un accident d'avion. Il sera par la suite transféré sur un hôpital de l'intérieur, le 4 mai 1918.

Escadrille BR 234 :

Le 20 mai, l'escadrille étant entièrement équipée de Breguet 14 A2, dont elle perçoit dix exemplaires, prend l'appelation de BR 234. Le 25 mai, la SOP 234 quitte Rémy pour s'installer le même jour à Sacy-le-Grand (Oise) Le 7 juin, l'unité fait de nouveau mouvement et s'installe à Chailly-en-Brie (Seine-et-Marne). Le 27 juin, l'Asp Bernard Scheuer est blessé au cours d'un accident d'avion, comme observateur d'un Breguet 14A2. Il a été évacué sur l'hôpital HOE 8/52.

Le 6 juillet, le MdL Adolphe Vilain est blessé par une balle au pied au cours d'un combat aérien. Evacué, il a repris sa place, le 6 août. Le 11, c'est au tour du Sgt Emile Thuillier d'être légèrement blessé.

Deux tués au combat :

Le 15 juillet, l'équipage composé du Ltt Amédée Horace Charles Delord (pilote) / Slt Marcel Adrien Gabriel Fontaine (obs) est tué au cours d'un combat aérien contre huit avions allemands. Leur Breguet 14A2 a été abattu près de Breuil, à l'est de Château-Thierry (Aisne).

Le 13 août, le Sol Maurice Théophile Normand, chargé de tâches diverses au sein de la 234 est décédé des complications d'une congestion pulmonaire à l'hôpital temporaire de Saumur. Il avait été évacué, le 14 février 1918.

Deux morts pour une victoire aérienne :

Le 21 septembre, la BR 234 s'installe sur le terrain de Pretz-en-Argonne (Meuse). Le 26 septembre, au cours d'une mission de réglage d'artillerie lourde, le Breguet 14A2 de l'équipage composé du Slt Ambert Richard (pilote) / Ltt Henri Marie Félix Sacquin (obs) est attaqué à trois reprises par des patrouilles ennemies. Au cours de la dernière contre six Fokker, le pilote est grièvement blessé. L'observateur, qui a aidé son pilote à ramener l'avion dans les lignes, est blessé lors de l'atterrissage en catastrophe. Richard est décédé des suites de ses blessures, le même jour. Un autre Breguet 14A2, de l'équipage Brig Georges Delage (pilote) / Asp René Marie Patouret (obs), en mission de contrôle d'artillerie lourde dans les lignes allemandes, est attaqué par cinq avions ennemis. Pendant le combat aérien, les français réussissent à abattre un de leurs adversaires qui va s'écraser au nord de Montfaucon (Meuse). Cet avion sera la seule victoire homologuée remportée par un équipage de l'escadrille 234 pendant la Grande Guerre. Malheureusement, les aviateurs français ont payé le prix fort pour cette victoire. L'asp Patouret a été grièvement blessé et est décédé des suites de ses blessures à l'hôpital américain d'Allerey-sur-Saône (Saône-et-Loire), le 10 octobre 1918. Le pilote, quand à lui, a été blessé par une balle à la hanche.

Le 12 octobre, nouveau transfert vers le terrain de Libermont avec cantonnement à Ercheu (Oise). Le convoi routier met trois jours pour arriver à bon port avec des escales à Epernay, à Villers-Cotterets (le 13) avec arrivée sur place dans la journée du 14.

Citation à l'ordre de la 2ème armée :

Le 30 octobre 1918, l'escadrille BR 234 reçoit la citation n° 1388 à l'ordre de la 2ème armée : "Escadrille d'élite qui a rendu à l'artillerie, sous le commandement du capitaine Jeansen et du lieutenant Martinet, chargés des observations, les plus brillants services, n'hésitant jamais à se sacrifier pour remplir les missions les plus difficiles, en particulier pendant l'attaque allemande sur la Marne en juillet 1918. Se dépensant sans compter, a sur renseigner son régiment sur tous les mouvements de l'ennemi permettant la destruction de nombreuses passerelles, l'anéantissement de colonnes ennemies, a pris part à toutes les opérations offensives entre Marne et Aisne, devant Montdidier et Noyon, devant Soissons, à St-Mihiel et sur la Meuse, conbribuant ainsi pour une bonne part au succès."

Bilan de l'escadrille :

Du 1er janvier au 11 novembre 1918, les équipages de l'escadrille BR 234 ont remporté une victoire homologuée (21 septembre), ont eu à déplorer la mort de six navigants au combat, d'un mécanicien par maladie et de huit blessés.

Transferts d'après guerre :

Le 3 décembre, elle est de nouveau transférée, cette fois à Mont-l'Evêque, près de Senlis (Oise). Le 25 janvier 1919, l'escadrille BR 234 s'installe à Trumilly (Oise).

Citation à l'ordre du 81ème RALT :

Le 1er janvier 1919, l'escadrille BR 234 reçoit la citation n° 543 bis à l'ordre du 81ème régiment d'artillerie lourde à tracteurs : "Escadrille modèle composée de pilotes et d'observateurs d'élite chez qui le soucis d'aider le régiment dans toutes les missions qui lui furent confiées, ne s'est jamais démenti. Sous le commandement du capitaine Jeansen et du lieutenant Cappart, chef des observateurs, n'a cessé au cours des dernières semaines de la guerre dans les combats autour de Guise, de rendre au régiment les plus grands services assurant, au cours de vols prolongés, en dépit des attaques de l'aviation ennemie, l'observation de tirs de destruction remarquablement réussies, exécutant des vols hardis par les temps les plus défavorables, abattant en combat aérien un avion ennemi."

Rattachée à l'aéronautique du 8ème corps d'armée :

L'escadrille BR 234 est intégrée au groupe de reconnaissance 104, lui même rattaché à l'aéronautique du 8ème corps d'armée en février 1919.

1er régiment d'aviation d'observation :

Lors de la création des régiments d'aviation, le 1er janvier 1920, l'escadrille BR 234 devient la 2ème escadrille du 1er régiment d'aviation d'observation qui est constitué à Tours. Elle restera unité de ce régiment, jusqu'au 1er août 1920, date de sa dissolution. Ses traditions n'ont pas été reprises par l'armée de l'Air depuis cette date.

Sources :

Carnets de comptabilité en campagne de l'escadrille SOP 234 / BR 234 - Journal officiel de la République Française.

Insignes métalliques des unités
détentrices de ses traditions

 

Je recherche des photos de l'insigne métallique de la 2ème escadrille du 1er régiment d'observation. Qui peut m'aider ?

Unités détentrices des traditions
de l'escadrille BR 234

 

Décorations

Citations collectives

* Citation n° 1388 à l'ordre de la 2ème armée de l'escadrille BR 234, en date du 30 octobre 1918 : "Escadrille d'élite qui a rendu à l'artillerie, sous le commandement du capitaine Jeansen et du lieutenant Martinet, chargés des observations, les plus brillants services, n'hésitant jamais à se sacrifier pour remplir les missions les plus difficiles, en particulier pendant l'attaque allemande sur la Marne en juillet 1918. Se dépensant sans compter, a sur renseigner son régiment sur tous les mouvements de l'ennemi permettant la destruction de nombreuses passerelles, l'anéantissement de colonnes ennemies, a pris part à toutes les opérations offensives entre Marne et Aisne, devant Montdidier et Noyon, devant Soissons, à St-Mihiel et sur la Meuse, conbribuant ainsi pour une bonne part au succès."

* Citation n° 543 bis à l'ordre du 81ème régiment d'artillerie lourde à tracteurs de l'escadrille BR 234, en date du 1er janvier 1919 : "Escadrille modèle composée de pilotes et d'observateurs d'élite chez qui le soucis d'aider le régiment dans toutes les missions qui lui furent confiées, ne s'est jamais démenti. Sous le commandement du capitaine Jeansen et du lieutenant Cappart, chef des observateurs, n'a cessé au cours des dernières semaines de la guerre dans les combats autour de Guise, de rendre au régiment les plus grands services assurant, au cours de vols prolongés, en dépit des attaques de l'aviation ennemie, l'observation de tirs de destruction remarquablement réussies, exécutant des vols hardis par les temps les plus défavorables, abattant en combat aérien un avion ennemi."

Citations individuelles

* Citation à l'ordre de l'armée du Slt Pierre François Alexandre Fine du 81ème régiment d'artillerie lourde, détaché à l'escadrille BR 234, en date du 12 juillet 1918 : "Observateur de premier ordre, toujours prêt pour les missions les plus périlleuses. Au cours d'un réglage de tir à longue distance, attaqué par hit Pfalz, leur a vaillamment tenu tête et les a obligés à abandonner la poursuite. Quoique blessé, a abattu l'un de ses adversaires à proximité des premières lignes."

* Citation à l'ordre de l'armée du Sgt Emile Gustace Thuillier du 226ème régiment d'infanterie, détaché à l'escadrille BR 234, en date du 12 juillet 1918 : "Pilote de premier ordre, plein de courage et d'allant. Au cours d'un réglage de tir à longue distance, a été attaqué par huit Pfalz, leur a vaillamment tenu tête. A, pendant le combat, changé deux fois les chargeurs de sa mitrailleuse. Quoique blessé, a obligé ses adversaires à abandonner la poursuite et a abattu l'un d'eux à proximité des premières lignes."

* Citation à l'ordre de l'armée du Ltt Amédée Horace Charles Delord du 11ème régiment de hussards, détaché à l'escadrille BR 234, en date du 21 août 1918 : "Pilote plein de courage, très allant, ayant une très haute idée du devoir militaire. A fait surtout, depuis mars 1918, un grand nombre de réglages et de reconnaissances dans des secteurs très difficiles. Tombé glorieusement, le 15 juillet 1918, en combat aérien contre huit avions ennemis."

* Citation à l'ordre de l'armée du Slt Marcel Adrien Gabriel Fontaine du 81ème régiment d'artillerie lourde, détaché à l'escadrille BR 234, en date du 21 août 1918 : "Observateur plein d'allant. A fait dans des secteurs d'attaque, depuis mars 1918, un grand nombre de réglages et de reconnaissances. Tombé glorieusement, le 15 juillet 1918, en combat aérien contre huit avions ennemis."

* Citation à l'ordre de l'armée du Slt Henri Marie Félix Sacquin à l'escadrille BR 234, en date du 30 octobre 1918 : "Officier d'une bravoure remarquable, qui s'est signalé aussi bien dans l'artillerie que dans l'aviation par son mépris du danger. A pris part, comme observateur d'artillerie à toutes les opérations depuis mars 1918. Au cours de ses vols, a eu à subir de nombreux combats aériens. En particulier, le 26 septembre 1918, contrôlant des tirs d'artillerie lourde, à l'intérieur des lignes ennemies, a été attaqué trois fois par des patrouilles ennemies; au cours d'une dernière attaque menée par six Fokker, son pilote ayant été mortellement atteint, l'a aidé à ramener l'appareil dans nos lignes. Blessé à l'atterrissage. Une blessure antérieure dans l'artillerie. Trois citations."

Commandants d'unité

Rattachements

Types d'avions utilisés

Numéros des avions

 

Citations individuelles

* Citation à l'ordre de l'armée du Slt Henri Marie Félix Sacquin, observateur à l'escadrille BR 234, en date du 30 octobre 1918 : "Officier d'une bravoure remarquable, qui s'est signalé aussi bien dans l'artillerie que dans l'aviation par son mépris du danger. A pris part, comme observateur d'artillerie à toutes les opérations depuis mars 1918. Au cours de ses sols, a eu à subir de nombreux combats aériens. En particulier, le 26 septembre 1918, contrôlant des tirs d'artillerie lourde, à l'intérieur des lignes ennemies, a été attaqué trois fois par des patrouilles ennemies; au cours d'une dernière attaque menée par six Fokkers, son pilote ayant été mortellement atteint, l'a aidé à ramener l'appareil dans nos lignes. Blessé à l'atterrissage. Une blessure antérieure dans l'artillerie. Trois citations."

 

Personnel de l'escadrille

Liste à venir


 

Morts: en rouge / Blessés et indemnes : en jaune


 

 

Les hommes

Les personnels navigants de l'escadrille BR 234 posent gravement devant leur fanion qui a été décoré de la Croix de Guerre, marque d'une citation à l'ordre de l'armée - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Photo collection Olivier Baillon que je remercie pour son aide.

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Le bureau administratif de l'escadrille BR 234 illustré de manière humoristique - Une manière d'oublier un peu la guerre - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Photo collection Olivier Baillon que je remercie pour son aide.

L'installation sur un terrain non préparé demandait parfois de longs travaux de nivellement qui étaient réalisés avec les moyens du bord par des soldats ou des sous-officiers, agriculteurs dans le civil et avec l'aide d'équipements récupérés ou prêtés par les fermes aux environs - Cette charrue a été baptisée "BR 234" marque d'une de ces périodes - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Photo collection Olivier Baillon que je remercie pour son aide.

Jolie photo souvenir d'aviateurs de l'escadrille BR 234 - Le Lieutenant pilote au centre porte 5 chevrons d'ancienneté au front sur sa manche gauche - La manche droite étant réservée aux chevrons de blessures - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Photo collection Olivier Baillon que je remercie pour son aide.

Cliquez sur l'image pour l'agrandir

 

Photo du Cne Emile Jeansen

Cne Emile Jeansen - Né le 19 décembre 1891 à Messincourt (Ardennes) - Fils d'Augustin Joseph Jeansen et d'Eugénie Lustrubourg - Domiciliés au 38, Allées d'Orléans à Bordeaux (Gironde) - Profession avant guerre Ingénieur - Domicilié au 22, rue Notre-Dame-des-Champs à Paris (75) - Classe 1911 - Recrutement de Mézières (Ardennes) sous le matricule n° 418 - Engagé volontaire pour cinq ans au titre de l'école Centrale, le 9 octobre 1912 - Affecté, pour son année de service militaire, au 56ème régiment d'artillerie, à compter du 12 octobre 1912 - Nommé 2ème canonnier-conducteur, le même jour - Nommé Brigadier, le 7 avril 1913 - Nommé élève à l'école centrale des Arts et Manufactures, le 1er octobre 1913 - Nommé Sous-lieutenant de réserve et affecté au 29ème régiment d'artillerie de campagne, le 4 août 1914 - Passé à l'aéronautique militaire comme observateur du service aéronautique de la 5ème armée, en date du 26 juin 1915 - Observateur de l'escadrille C 39 du 26 juin 1915 au 10 janvier 1916 - Observateur de la 210ème section d'artillerie lourde / F 210 / R 210 du 10 janvier 1916 au XXX - Brevet de pilote militaire n° 3269 obtenu le 24 avril 1916 - Citation n° 87 à l'ordre du 37ème corps d'armée, en date du 3 mai 1916 - Nommé Lieutenant de réserve, le 14 juillet 1916 - Pilote de l'escadrille F 210 du XXX au 29 mai 1917 - Nommé Lieutenant à titre définitif, le 14 juillet 1916 - Evacué sur l'hôpital de la Fère-en-Tardenois, le XXX - Transféré sur l'hôpital de Sapicourt, le 24 janvier 1917 - Rentré à l'unité, le 15 février 1917 - Citation n° 169 à l'ordre du 7ème corps d'armée, en date du 30 avril 1917 - Citation n° 1751 à l'ordre du 5ème armée, en date du 10 mai 1917 - Pilote de l'escadrille C 219 du 29 mai au 4 décembre 1917 - Blessé au cours d'un réglage de tir, le 17 juin 1917 - Evacué sur l'hôpital et convalescence du 17 juin au 12 juillet 1917 - Stage au GDE du 24 septembre au 12 octobre 1917 - Commandant de l'escadrille SOP 234 (en formation) à partir du 4 décembre 1917 - Commandant de l'escadrille SOP 234 / BR 234 du 1er janvier 1918 au 23 février 1919 - Nommé Capitaine à titre temporaire, le 30 mars 1918 - Citation n° 15 à l'ordre de l'aéronautique de la 6ème armée, en date du 14 août 1918 - Envoyé à l'école Centrale des Arts et Métiers pour reprendre les cours stoppés en août 1914, le 23 février 1919 - Démobilisé, le 30 août 1919 - Chevalier de la Légion d'Honneur et citation à l'ordre de l'armée, en date du 16 juin 1920 - Affecté au 32ème régiment d'aviation, le 30 août 1920 - Passé à l'arme de l'aéronautique militaire, en date du 20 juin 1923 - Nommé Capitaine à titre définitif, le 28 août 1923 - A effectué une période volontaire de réserve du 30 juillet au 13 août 1928 - Affecté à la base aérienne d'Issy-les Moulineaux, le 6 août 1937 - Admis à servir en situation d'activité du cadre sédentaire du corps des officiers de l'Air pour une période de deux ans - Affecté à l'école de l'Air, centre école n° 354 de Rochefort, le 16 octobre 1937 - Affecté à l'office mational météorologique, pour ordre du bataillon de l'air 117 de Paris Issy-les-Moulineaux, le 11 février 1938 - Affecté à la direction technique et industrielle (bataillon de l'air 117), le 16 septembre 1938 - Autorisé à servir en situation d'activité du cadre sédentaire du corps des officiers de l'Air pour une nouvelle période de deux ans, le 16 octobre 1939 - Admis dans les cadres actifs de l'armée de l'Air avec le grade de Lieutenant à titre définitif dans le corps des officiers de l'Air des cadres sédentaires, le 15 mars 1940 - Nommé Capitaine d'active, à titre temporaire, le 15 mars 1940 - Sources : Pam - Fiche matricule du département des Ardennes - Liste des brevets militaires - JORF - CCC de l'escadrille C 39 - CCC de l'escadrille F 210 - CCC de l'escadrille C 219 - CCC de l'escadrille SOP 234 / BR 234 - Dernière mise à jour : 21 avril 2018.

* Citation n° 87 à l'ordre du 37ème corps d'armée, en date du 3 mai 1916 : "A fait preuve des plus belles qualités de sang-froid et de courage, le 25 avril 1916, à bord d'un avion qui n'a pu dépasser l'altitude de 900 mètres, n'a pas hésité à survoler les lignes ennemies malgré le feu violent de l'infanterie et de l'artillerie adverses. A pu signaler au commandant un grand nombre de batteries en action."

* Citation n° 169 à l'ordre du 7ème corps d'armée, en date du 30 avril 1917 : "A exécuté dans le courant de mars une série de reconnaissances à longue portée donnant lieu à de nombreux combats. Le 25 mars, attaqué à 10 km dans les lignes ennemies par cinq avions allemands, a forcé un de ces derniers a atterrir et a remplir sa mission malgré la lutte inégale qu'il avait dû soutenir."

* Citation n° 1751 à l'ordre du 5ème armée, en date du 10 mai 1917 : "Officier d'un courage à toute épreuve et d'une sureté de coup d'oeil remarquable, a réussi parfaitement un très grand nombre de réglage de tir. Pendant la période du 1er au 20 avril dans des circonstances rendues très difficiles par le mauvais temps et la présence d'avions ennemis. A mené à bien plusieurs tirs à longues distances, notamment sur une batterie de gros calibre qu'il a réduite au silance."

* Citation n° 15 à l'ordre de l'aéronautique de la 6ème armée, en date du 14 août 1918 : "Excellent chef d'escadrille. A, par son exemple et son autorité, sur faire rendre à son unité de très grands services. Chargé pendant les attaques de juillet et août 1918, de missions délicates d'artillerie lourde demandant des vols loin dans les lignes ennemies, s'en est acquitté à l'entière satisfaction des exécutants."

* Citation n° 1388 à l'ordre de la 2ème armée de l'escadrille BR 234, en date du 30 octobre 1918 : "Escadrille d'élite qui a rendu à l'artillerie, sous le commandement du capitaine Jeansen et du lieutenant Martinet, chargés des observations, les plus brillants services, n'hésitant jamais à se sacrifier pour remplir les missions les plus difficiles, en particulier pendant l'attaque allemande sur la Marne en juillet 1918. Se dépensant sans compter, a sur renseigner son régiment sur tous les mouvements de l'ennemi permettant la destruction de nombreuses passerelles, l'anéantissement de colonnes ennemies, a pris part à toutes les opérations offensives entre Marne et Aisne, devant Montdidier et Noyon, devant Soissons, à St-Mihiel et sur la Meuse, conbribuant ainsi pour une bonne part au succès."

* Citation n° 543 bis à l'ordre du 81ème régiment d'artillerie lourde à tracteurs de l'escadrille BR 234, en date du 1er janvier 1919 : "Escadrille modèle composée de pilotes et d'observateurs d'élite chez qui le soucis d'aider le régiment dans toutes les missions qui lui furent confiées, ne s'est jamais démenti. Sous le commandement du capitaine Jeansen et du lieutenant Cappart, chef des observateurs, n'a cessé au cours des dernières semaines de la guerre dans les combats autour de Guise, de rendre au régiment les plus grands services assurant, au cours de vols prolongés, en dépit des attaques de l'aviation ennemie, l'observation de tirs de destruction remarquablement réussies, exécutant des vols hardis par les temps les plus défavorables, abattant en combat aérien un avion ennemi."

* Chevalier de la Légion d'Honneur et citation à l'ordre de l'armée du Cne Emile Jansen, en date du 16 juin 1920 : "S'est fait remarquer constamment au cours de la campagne par sa compétance, son audace et son autorité sur son personnel. Six citations, une blessure."

 

Photo du Slt François Touchefeu

Slt François Pierre René Touchefeu - Né le 1er juin 1897 à Fougères (Ille-et-Vilaine) - Fils de François Joseph Touchefeu (représentant de commerce) et de Reine Lécolier - Domicilié au 17 rue de Metz à Limoges (Haute-Vienne) - Profession avant guerre Etudiant - Bénéficie d'une bourse d'externat de 140 fr à Limoges - Classe 1917 - Recrutement de Limoges sous le matricule n° 3058 - Mobilisé au 24ème régiment d'artillerie de campagne, le 9 janvier 1916 - Admis à l'école militaire de l'artillerie de Fontainebleau suite au concours des 24 et 25 mars 1916 - Sorti 7ème sur 441 du concours - Début des cours à Fontainebleau, le 2 juin 1916 - Nommé Aspirant d'artillerie à titre temporaire, le 15 octobre 1916 - Affecté au 12ème groupe du 81ème régiment d'artillerie lourde à tracteurs du 15 octobre 1916 au 5 juin 1917 - Passé à l'aéronautique militaire comme observateur, le 20 mai 1917 - Observateur stagiaire de l'escadrille F 203 du 20 mai au 5 juin 1917 - En formation d'observateur au GDE, à compter du 5 juin 1917 - Nommé Sous-lieutenant d'artillerie, à titre temporaire, le 1er juillet 1917 - Stage de tir à l'école de tir aérien de Cazaux du 2 juillet 1917 au XXX - Observateur à l'escadrille SOP 286 du 1er janvier au 24 mars 1918 - Cette escadrille travaille, sous les ordres du service aéronautique de la 4ème armée, au profit des batteries à longue portée du 81ème régiment d'artillerie lourde - Tué au cours d'un réglage d'artillerie dans les environs de Tergnier (Aisne), le 24 mars 1918 - Le Sopwith 1A2, qu'il occupait en compagnie du Cal Georges Jouy (pilote), a été abattu et les deux aviateurs tués - Citation à l'ordre de l'armée, à titre posthume, en date du 24 avril 1918 - Sources : Pam - MpF (2 fiches) - JORF - Dernière mise à jour : 22 avril 2018.

* Citation à l'ordre de l'armée, à titre porthume, du Slt François Touchefeu du 81ème régiment d'artillerie lourde, observateur à l'escadrille BR 234, en date du 24 avril 1918 : "Pendant une attaque sur les tranchées allemandes, est descendu à 200 mètres et a mitraillé un boyau qu'il avait reconnu occupé. Tombé récemment dans les lignes ennemies, au cours d'une mission de réglage de tir d'artillerie lourde qu'il avait lui-même sollicitée."

 

Photo du MdL Maurice Tailla

MdL Maurice Eugène Tailla - Né le (17 ou 18) juillet 1886 à Saint-Masmes (Marne) - Fils d'Antoine Tailla et de Marie Mahy - Domiciliés Saint-Masmes (Marne) - Classe 1905 (engagement) / 1906 (normale) - Recrutement de Reims (Marne) sous le matricule n° 1843 - Engagé volontaire pour trois ans, au titre du 16ème régiment de Dragons, compter du 27 janvier 1906 - Nommé Brigadier, le 13 juillet 1907 - Fin de service militaire et passage dans la disponibilité, le 25 septembre 1908 - Profession avant guerre Cultivateur - Marié et père de trois garçons - Est domicilié au 59, avenue Rouget de l'Isle à Vitry-sur-Seine (Val-de-Marne) - A effecté une période d'exercices au 16ème régiment de dragons du 8 au 30 juin 1911 - Domicilié à Courcelles-Sapicourt (Marne), à compter du 26 juillet 1914 - Rappelé à l'activité par la mobilisation générale au titre du 4ème régiment de dragons, le 3 août 1914 - Passé à l'aéronautique militaire comme mitrailleur et formation à l'école de tir aérien de Cazaux, à compter du 1er novembre 1917 - Brevet de mitrailleur obtenu à l'école de tir aérien de Cazaux, le 28 novembre 1917 - A l'école de Cazaux, jusqu'au 29 novembre 1917 - Mitrailleur du GDE du 29 novembre au 9 décembre 1917 - Pilote de l'escadrille SOP 234 du 9 au 11 décembre 1917 - Pilote de l'escadrille BR 229 du 11 décembre 1917 au 7 janvier 1919 - Nommé Maréchal des logis, le 1er mai 1918 - Parti au 1er groupe de Dijon avant démobilisation, le 8 janvier 1919 - Dirigé sur le dépôt du 4ème régiment de dragons, le 16 février 1919 - Démobilisé, le 13 mars 1919 - Domicilié à Freneuse-sur-Risle (Eure) à compter de cette date - Dirigé sur l'école préparatoire de gendarmerie de Toul (Meurthe-et-Moselle) pour suivre un cours de préparation de deux mois et demi, compter du 20 janvier 1920 - Rengagé pour deux ans, au titre de la 6ème légion de gendarmerie, à compter du 19 janvier 1920 - Affecté la 6ème légion de gendarmerie et proposé la compagnie de l'Eure en avril 1920 - Réengagé annulé, le 15 novembre 1920 - Commissionné dans l'emploi de gendarme à cheval, le 15 novembre 1920 - Décoré de la Médaille Militaire, à compter du 6 juillet 1929 - Admis faire valoir ses droits la pension de retraite proportionnelle, le 3 avril 1930 - Domicilié au 32, rue du Fond de Santé à Charleville (Ardennes), à compter du 3 avril 1930 - Sources : Pam - Fiche matricule du département de la Marne - CCC de l'escadrille BR 229 - JORF - Dernière mise à jour : 5 novembre 2018.

Les hommes

Cne Armand Jean Galliot Joseph de Turenne, marquis d'Aubepeyre - Né le 2 avril 1891 au Mans (Sarthe) - Fils de Guillaume Auguste Alyre Georges de Turenne (officier) et de Marie Thérèse Madeleine Beaumevieille - Domiciliés au 132, route de Laval au Mans puis Château de la Garinie à Montbazeus (Hérault) - Profession avant engagement Etudiant - Domicilié au n° 5 rue Ste-Catherine à Rodez (Aveyron) - Classe 1909 / 1911 - Recrutement de Béziers (Hérault) sous le matricule n° 1045 - Engagé volontaire pour trois ans au titre du 10ème régiment de Chasseurs à cheval, à compter du 15 avril 1909 - Nommé Brigadier, le 10 février 1910 - Nommé Maréchal des Logis, le 27 avril 1911 - Revenu à la vie civile en fin de période militaire, le 13 avril 1912 - Nouvel engagement et affectation au 21ème régiment de Dragons, caserné à St-Omer, le 22 février 1913 - Nommé Maréchal des logis fourrier, le 18 décembre 1913 - Toujours dans cette unité lors de la mobilisation générale du 2 août 1914 - Nommé Aspirant, le 10 août 1914 - Entré dans l'aéronautique militaire comme observateur/bombardier, le 15 juillet 1915 - Observateur de l'escadrille VB 102 du 1er groupe de bombardement du plateau de Malzéville (Meurthe-et-Moselle) du 21 juillet au 6 août 1915 - Admis comme élève pilote en août 1915 - Brevet de pilote militaire n° 2135 obtenu à l'école d'aviation militaire de Pau, en date du 21 décembre 1915 - Insigne de pilote militaire (macaton) n° 2142 - Nommé Sous-lieutenant, à titre définitif, le 26 décembre 1915 - Stage de perfectionnement "Avions rapides" à l'école d'aviation militaire d'Avord du 4 janvier au 7 mars 1916 - Pilote de la RGA du 7 mars au 13 juin 1916 - Pilote de l'escadrille N 48 / SPA 48 du 13 juin 1916 au 12 janvier 1918 - Citation n° 4484 à l'ordre de l'aéronautique, en date du 14 novembre 1916 - Citation n° 551 à l'ordre de la 2ème armée, en date du 25 décembre 1916 - Nommé Lieutenant, à titre définitif, le 31 décembre 1916 - Convoyage d'un avion depuis la RGA du 6 au 9 mars 1917 - Convoyage d'un avion depuis la RGA du 28 mars au 3 avril 1917 - En mission à Buc du 26 avril au 1er mai 1917 - Citation n° 1 à l'ordre de l'armée du Groupe d'armées de réserve, en date du 8 mai 1917 - Chevalier de la Légion d'Honneur et citation n° 5336 à l'ordre de l'armée, en date du 22 juillet 1917 - Citation n° 45 à l'ordre de la 1ère armée, en date du 23 septembre 1917 - Citation n° 512 à l'ordre de la 6ème armée, en date du 5 octobre 1917 - Six victoires homologuées pendant son séjour à l'escadrille N 48 - Commandant de l'escadrille SPA 12 du 12 janvier 1918 au (1er trimestre) 1919 - Stage de tir à l'école du tir aérien de Cazaux du 11 au 20 février 1918 - Citation n° 512 à l'ordre de l'armée, en date du 5 octobre 1917 - Citation n° 570 à l'ordre de la 6ème armée, en date du 13 avril 1918 - Citation à l'ordre de l'armée, en date du 14 mai 1918 - Citation n° 329 à l'ordre de la 5ème armée, en date du 3 juillet 1918 - Nommé Capitaine, à titre temporaire, le 17 juillet 1918 - Citation n° 334 à l'ordre de la 5ème armée, en date du 27 juillet 1918 - Blessé à la joue gauche par une balle venant du sol pendant l'attaque d'un Drachen, près de Reims (Marne), le 26 septembre 1918 - Citation à l'ordre de la 4ème armée, en date du 27 octobre 1918 - Nommé Capitaine, à titre définitif, le 25 décembre 1918 - 9 victoires homologuées pendant son séjour à l'escadrille SPA 12 - 15 victoires au total pendant la Grande Guerre - Termine la guerre avec 501 heures de vol de guerre - Sa croix de guerre porte onze palmes de bronze et une étoile de bronze - Croix de guerre italienne - Croix de guerre belge - Commandant de l'escadrille BR 234, le 29 mars 1919 - Officier de la Légion d'Honneur, en date du 6 juillet 1919 - Détaché de l'école d'application de cavalerie de Saumur, le 15 octobre 1919 - Détaché au régiment d'aviation d'Algérie-Tunisie à Hussein-Dey (Alger) et nommé commandant de l'escadrille VR 543, le 1er décembre 1919 - Marié avec Alice Aimée Anna Décrion à Sidi-Bel-Abbès (Algérie), le 24 juin 1920 - Affecté au 1er régiment d'aviation d'observation (devenu 31ème régiment d'aviation), caserné à Tours, le 1er août 1920 - Nommé Commandant du 4ème groupe - Commandant de la 9ème escadrille du 31ème régiment d'aviation de Tours, le 10 juin 1922 - Commandant de la 8ème escadrille du 31ème régiment d'aviation de Tours - Affecté au 33ème régiment d'aviation, le 17 juin 1922 - Commandant d'un groupe du 33ème RA, le 9 février 1925 - Désigné pour suivre le cycle d'instruction des commandants du 4 mai au 30 juin 1925 - Nommé Chef de bataillon, en date du 25 décembre 1925 - Breveté observateur en avion n° 481, en date du 22 mars 1926 - Désigné pour suivre les cours du centre d'études tactiques d'artillerie de Mtez du 19 avril au 22 mai 1926 - Commandant en second du 1er groupe d'aviation d'Afrique en Algérie, le 20 février 1929 - Commandeur de la Légion d'Honneur, le 2 juillet 1931 - Blessé par contusion du globe oculaire droit avec écchymose consécutive à un capotage à l'atterrissage sur la piste d'Istres-le-Tubé, le 8 mai 1933 - Commandant-adjoint de la 6ème escadre d'aviation de Reims, en date du 26 août 1933 - Participe au raid "la croisière noire" du Général Vuillemin en Afrique Orientale française du 6 novembre 1933 au 15 janvier 1934 - A cette occasion, commande la 4ème escadrille (6 avions) sur un total de 30 Potez 25 engagés par la mission - Nommé Commandant de la 6ème escadre d'aviation de Reims, en date du 1er février 1934 - Nommé Lieutenant-colonel, en date du 25 mars 1934 - Affecté à la 42ème escadre aérienne de Reims, en date du 1er janvier 1935 - Affecté à la base aérienne de Reims, le 1er décembre 1936 - Nommé Colonel, en date du 15 juin 1937 - Commandant de la 4ème brigade de défense aérienne, le 27 avril 1937 - Participe aux manoeuvres aériennes d'AOF et effectue le raid Paris-Conakry (Guinée) et retour à la tête de neuf bombardiers en 1937 - Nommé Commandant de la 4ème escadre aérienne, stationnée à Reims - Commandant du groupe de chasse 24, à compter du 14 mai 1940 - Commandant du 8ème groupement de bombardement, à Tunis (Tunisie), le 19 octobre 1940 - Commandant du 3ème groupement de bombardement d'Oran, le 1er février 1941 - Grand Officier de la Légion d'Honneur, le 25 décembre 1941 - Prend un congé sans solde de 5 ans, à compter du 1er avril 1942 - Se retire à Sidi-Bel-Abbes comme exploitant agricole - Admis à la retraite, le 2 avril 1947 - Radié du personnel navigant car arrivé à la limite d'âge, le 2 avril 1953 - Décédé à Paris (5ème), le 10 décembre 1980 - Photo La Guerre Aérienne Illustrée - Sources : Registre de naissance - Pam - Liste des brevets militaires - JORF - CCC de l'escadrille N 48 - CCC de l'escadrille SPA 12 - Fiche matricule du département de l'Hérault - Biographie écrite par David Méchin - Dossier militaire - Dernière mise à jour : 11 mars 2017.

* Citation n° 4484 à l'ordre de l'aéronautique, en date du 14 novembre 1916 : "Pilote remarquable par son entrain, toujours prêt aux missions périlleuses. Dans l'aviation depuis juillet 1935, a effectué quelques bombardements, fait plusieurs reconnaissances d'armée et livré de nombreux combats. A montré aux dernières attaques de Verdun, un constant mépris du danger en descendant à faible altitude dans les lignes ennemies. A eu son appareil atteint sérieusement par des projectiles au cours d'une de ces croisières."

* Citation n° 551 à l'ordre de la 2ème armée, en date du 25 décembre 1916 : "Officier pilote qui s'impose à tous par son entrain et son audace. Le 17 novembre, a obligé par son attaque un avion allemand à abandonner sa mission, l'a poursuivi dans ses lignes et, bien que son adversaire soit descendu très bas, n'a abandonné le combat qu'après avoir vu son ennemi venir s'abattre sur le sol."

* Citation n° 1 à l'ordre de l'armée du GAR du Ltt Armand de Turenne, du 21ème régiment de dragons, pilote à l'escadrille N 48, en date du 8 mai 1917 : "Officier pilote remarquable par son entrain, volontaire pour toutes les missions délicates et périlleuses. Le 17 mars 1917, au cours d’un combat à courte distance, a touché sérieusement un biplace ennemi, le forçant à atterrir près de nos lignes. Le 16 avril 1917, a exécuté sous un feu violent et à deux cent mètres du sol une reconnaissance des arrières-lignes allemandes. A rapporté des renseignements précieux sur la progression de notre infanterie et sur les emplacements de l’infanterie ennemie. Le 26 avril 1917, avec deux autres pilotes, a abattu un autre biplace à cinq cents mètres au-dessus des tranchées ennemies."

* Chevalier de la Légion d'Honneur et citation n° 5336 à l'ordre de l'armée, en date du 22 juillet 1917 : "Un pilote trés courageux qui donne à ce jour l'exemple le plus élevé de la hardiesse et de l'initiative. Le 6 juillet 1917, il a abattu ses troisiéme et quatriéme avions allemands, un de ces derniers dans nos lignes. Cité déjà trois fois."

* Citation n° 45 à l'ordre de la 1ère armée du Ltt Armand Jean Galliot Joseph de Turenne, au 21ème régiment de dragons, pilote à l'escadrille N 48, en date du 23 septembre 1917 : "Excellent pilote de chasse, donnant à l'escadrille qu'il commande, une impulsion remarquable. A abattu, le 18 août 1917, son 4ème avion allemand."

* Citation n° 512 à l'ordre de la 6ème armée du Ltt Armand Jean Galliot Joseph de Turenne, au 21ème régiment de dragons, pilote à l'escadrille N 48, en date du 5 octobre 1917 : "Pilote de chasse de premier ordre, toujours volontaire pour les missions périlleuses. A abattu, le 30 septembre 1917, son cinquième avion ennemi."

* Citation n° 570 à l'ordre de la 6ème armée du Ltt Armand Jean Galliot Joseph de Turenne, détaché du 21ème régiment de dragons, commandant l'escadrille SPA 12, en date du 13 avril 1918 : "Chef d'escadrille de chasse remarquable par ses brillantes qualités d'entrain, de mordant et d'autorité. A animé son unité du plus bel esprit de sacrifice, par son exemple quotidien et en a tiré le maximum de rendement. Pilote de premier plan, a abattu les 29 janvier et 23 mars 1918, ses 6ème et 7ème avions allemands."

* Citation à l'ordre de l'armée de l'escadrille SPA 12, en date du 14 mai 1918 : "Escadrille de chasse remarquable. A participé sous les ordres du capitaine de Bernis, puis du Lieutenant de Turenne, à toutes les grandes batailles de 1915 à 1918. A été un modèle constant d'ardeur et d'audace soutenue. A montré dans un récent combat d'escadrilles, une adhésion et de fougue admirable. A abattu 34 avions et deux Drachens."

* Citation n° 329 à l'ordre de la 5ème armée du Ltt Armand Jean Galliot Joseph de Turenne du 21ème régiment de dragons, pilote à l'escadrille SPA 12, en date du 3 juillet 1918 : "Chef d'escadrille et pilote de chasse remarquable. Mène à la tête de son unité de quotidiens combats; vient d'abattre ses 8ème et 9ème avions allemands."

* Citation n° 334 à l'ordre de la 5ème armée du Ltt Armand Jean Galliot Joseph de Turenne du 21ème régiment de dragons, pilote à l'escadrille SPA 12, en date du 27 juillet 1918 : "Officier pilote hors pair. Vient de remporter ses dixième et onzième victoires en abattant deux avions ennemis."

* Citation à l'ordre de la 4ème armée du Ltt Armand Jean Galliot Joseph de Turenne du 21ème régiment de dragons, détaché à l'escadrille SPA 12, en date du 27 octobre 1918 : "Chef d'escadrille de chasse d'une audace et d'un habileté exceptionnelles, entraineur d'hommes. Le 22 août 1918, a abattu un Drachen en flammes; le 26 septembre, a abattu un monoplace et un Drachen (12ème, 13ème et 14ème victoires officielles."

 

Photo du Cne Maurice Cappart

Cne Maurice Clovis Cappart - Né le 24 juin 1891 à Douai (Nord) - Fils de (non reconnu) et de Valentine Georgina Cappart - Profession avant engagement Sténo-dactylographe - Classe 1911 - Recrutement de Verdun (Marne) sous le matricule n° 429 - Engagé volontaire pour trois ans au titre du 19ème régiment d'artillerie, à compter du 2 février 1912 - Nommé Maréchal des Logis - Marié avec Mlle Victorine Bélot à Nimes (Gard), le 20 avril 1914 - Admis au cours de perfectionnement des sous-officiers d'artillerie et du train des équipages, le 30 décembre 1915 - A suivi les cours de l'école militaire de l'artillerie à Fontainebleau - Affecté au centre d'instruction des canons de tranchées du 1er régiment d'artillerie, le 1er avril 1916 - Affecté au 42ème régiment d'artillerie - Citation à l'ordre du régiment, en date du 2 décembre 1916 - Passé à l'aéronautique militaire comme observateur, le 5 mars 1917 - Nommé Sous-lieutenant à titre temporaire, le 1er avril 1916 - Stage de tir à l'école de tir aérien de Cazaux du XXX au 3 avril 1917 - Affecté au service aéronautique de la 7ème armée, le 3 avril 1917 - Stage au CIAO du XXX au 13 septembre 1918 - Observateur de l'escadrille BR 234 du 13 septembre 1918 au 29 mars 1919 - Nommé Lieutenant, à titre temporaire - Citation à l'ordre de l'armée, en date du 9 novembre 1918 - Nommé Commandant par intérim de l'escadrille BR 234 du 23 février au 29 mars 1919 - Nommé Sous-lieutenant à titre définitif, le 19 mai 1919 - Brevet de pilote militaire n° 18.164 obtenu à l'école d'aviation militaire d'Istres, le 30 juillet 1919 - Stagiaire à la section d'entrainement du groupement aéronautique n° 5 à Lyon-Bron puis affecté à la même section, le 20 novembre 1919 - Affecté au 5ème régiment d'aviation d'observation, le 10 juin 1920 - Chevalier de la Légion d'Honneur, le 16 juin 1920 - Affecté au 35ème régiment d'aviation (changement de désignation du régiment) de Lyon-Bron, le 1er août 1920 - Tout en restant affecté au 35ème régiment d'aviation, est envoyé à l'aéronautique de l'armée d'Orient - Rapatrié de l'aéronautique du corps d'occupation de Constantinople et affecté à l'aéronautique de l'armée du Levant, le 8 juillet 1922 - Il reste affecté au 35ème régiment d'aviation de Lyon-Bron - Affecté au 39ème régiment d'aviation , le 1er octobre 1923 - Affecté au 33ème régiment d'aviation, le 24 mars 1924 - Marié avec Mlle Victorine Joséphine Augustine Guérin à Nantes (Loire-Atlantique), le 15 juillet 1924 - Affecté au 34ème régiment d'aviation, pour mission auprès du gouvernement turc, le 8 septembre 1924 - Affecté à l'inspection du matériel technique et des installations techniques de l'aéronautique militaire et de l'inspection des essais pratiques et techniques de l'aéronautique militaire - Nommé Capitaine en 1926 - Affecté à l'inspection technique de l'aéronautique militaire (par changement de désignation de l'unité précédente), le 2 août 1927 - Officier de la Légion d'Honneur, le 5 janvier 1931 - Décoration remise par le général de division Maurice Barès devant les troupes du 34ème régiment d'aviation du Bourget, le 15 juin 1931 - Affecté à l'inspection générale technique du matériel, de la sécurité et des installations de l'air, le 27 avril 1934 - Nommé Chef de bataillon, le 25 juin 1934 - Affecté à la 22ème escadre aérienne et à la base aérienne n° 138 et commandant le parc par intérim, le 2 septembre 1936 - Nommé Lieutenant-colonel, le 6 décembre 1938 - Nommé Colonel, le 2 octobre 1940 - Nommé Général de brigade, le 25 décembre 1944 - Commandant de la 3ème région aérienne en 1945 - Médaille de la résistance française avec rosette décernée, le 16 novembre 1945 - Commandeur de la Légion d'Honneur, le 19 novembre 1945 - En retraite domicilié à La Maillerie à Magnac-sur-Touvre (Charente) - Décédé, le 21 août 1958 - Sources : Acte de naissance de la mairie de Douai - Pam - Liste des brevets militaires - Fiche matricule du département de la Meuse - CCC de l'escadrille BR 234 - LO - JORF - Dernière mise à jour : 22 avril 2018.

* Citation à l'ordre de l'armée du Ltt Maurice Clovis Cappart du 42ème régiment d'artillerie, observateur à l'escadrille BR 234, en date du 9 novembre 1918 : "Officier doué d'une haute énergie et d'une belle bravoure. A toujours manifesté les plus précieuses qualités d'observateur, suscitant l'admiration de ses chefs par son ardeur incomparable. S'est dépensé sans compter au cours des dernières opérations, volant trois par jour et sollicitant les missions particulièrement délicates et les plus périlleuses, qu'il a toujours accomplies avec le plus brillant succès. Trois citations."

* Citation à l'ordre de l'armée du Ltt Maurice Cappart au 35ème régiment d'aviation, en date du 16 juin 1920 : "Après une brillante carrière dans l'artillerie est devenu un observateur modèle par son intelligence et son audace. Une blessure. Sept citations. Une victoire."

* Officier de la Légion d'Honneur du Cne Maurice Clovis Cappart de l'inspection du matériel et des installations des forces aériennes, le 5 janvier 1931 : "18 ans de services, 11 campagnes, 1 blessure, 1 citation, 7 ans de bonifications pour services aériens. Chevalier du 16 juin 1920."

 

Photo du Brig Georges Jouy

Brig Georges Jouy - Né le 19 mars 1987 à Paris 13ème (75) - Fils de Jean Jouy et de Marie Bréand - Domiciliés au 1, rue Vercingétorix à Paris 14ème (75) - Profession avant guerre Mécanicien - Classe 1917 - Recrutement du 3ème bureau de la Seine sous le matricule n° 3418 - Affecté au 109ème régiment d'artillerie lourde, le 11 janvier 1916 - Passé à l'aéronautique militaire comme élève pilote, le 18 juin 1917 - Tests de sélection et cours théoriques à l'école d'aviation militaire de Dijon - Brevet de pilote militaire n° 8537 obtenu à l'école d'aviation militaire d'Istres, le 11 septembre 1917 - Nommé Caporal, le 25 septembre 1917 - Stage de perfectionnement à l'école d'aviation militaire d'Avord, jusqu'au 21 novembre 1917 - Pilote du GDE du 21 novembre au 10 décembre 1917 - Pilote de l'escadrille SOP 229 du 10 décembre 1917 au 1er janvier 1918 - Pilote de l'escadrille SOP 234 / BR 234 du 1er janvier au 24 mars 1918 - Tué au cours d'un réglage d'artillerie dans les environs de Tergnier (Aisne), le 24 mars 1918 - Le Sopwith 1A2, qu'il occupait en compagnie du Slt Françis Touchefeux (observateur), a été abattu et les deux aviateurs tués - Citation à l'ordre de l'armée, à titre posthume, en date du 24 avril 1918 - Sources : Pam - Liste des brevets militaires - CCC de l'escadrille SOP 229 - CCC de l'escadrille SOP 234 / BR 234 - MpF - Dernière mise à jour : 21 avril 2018.

* Citation à l'ordre de l'armée, à titre posthume, du Brig Georges Jouy du 81ème régiment d'artillerie lourde, pilote à l'escadrille BR 234, en date du 24 avril 1918 : "Pendant une reconnaissance dans les lignes ennemies, a eu un accident grave d'appareil et par son sang-froid, a ramené son avion dans nos lignes. Tombé récemment dans les lignes ennemies, au cours d'une mission de réglage d'artillerie lourde."

 

Les avions

Accident d'un Breguet 14 A2 de l'escadrille BR 234 - Il s'agit probablement de l'accident pendant lequel l'Asp Bernard Scheuer a été blessé puis évacué sur l'hôpital HOE 8/52, le 27 juin 1918 - Photo collection Olivier Baillon que je remercie pour son aide.

Les avions

Equipage d'un Breguet 14 A2 de l'escadrille BR 234 en 1918 - Photo collection Olivier Baillon que je remercie pour son aide.

 

 

 

Photos aériennes

Qui peut m'aider ?

Photos aériennes

Qui peut m'aider ?

 

Remerciements à :

- M. Olivier Baillon pour l'envoi des photos de sa collection.
- M. Jean-Laurent Truc pour l'envoi des photos de l'entoilage de l'escadrille BR 234.

Bibliographie :

- Les escadrilles de l'aéronautique militaire française - Symbolique et histoire - 1912-1920 - Ouvrage collectif publié par le SHAA de Vincennes en 2003.
- L'aviation française 1914-1940, ses escadrilles, ses insignes - par le Commandant E Moreau-Bérillon - publié à compte d'auteur en 1970.
- The French Air Service War Chronology 1914-1918 par Frank W.Bailey et Christophe Cony publié par les éditions Grub Street en 2001.
- Les "As" français de la Grande Guerre en deux tomes par Daniel Porret publié par le SHAA en 1983.
- Les Armées françaises dans la Grande Guerre publié à partir de 1922 par le Ministère de la Guerre.
- Site Internet "Traditions des escadrilles de l'Armée de l'Air" de Henri Guyot - Voir le lien
- Site Internet "Les Insignes de l'Armée de l'Air" de Jean-Jacques Leclercq - Voir le lien
- Site Internet "Mémoires des Hommes" du Ministère de la Défense - Voir le lien

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