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Etude réalisée par David Méchin et Albin Denis.

Insignes peints
sur les fuselages

L'hydre à trois têtes, une référence mythologique pour rappeler l'importance des trois membres d'équipage servant le Caudron R XI pour les missions de protection des bombardiers - L'ovale de couleur est habituellement donné comme rouge mais ce n'est pas confirmé par les photos présentées pour la période 1918-1919 - Dessin d'après photo Albin Denis.

Insignes métalliques

Insigne en argent de l'escadrille R XI 240 de 1918 - Attache par une épingle qui a disparu sur l'insigne conservé - Insigne collection Philip Bartlett que je remercie pour son aide.

Titre d'épaule en argent poinçonné de l'escadrille R XI 240 - Fixation par deux anneaux - Insigne collection Philip Bartlett que je remercie pour son aide.

Unités détentrices
de ses traditions

Symbolique

L'escadrille R XI 240 a adopté une hydre à trois têtes, posée sur un ovale de couleur, une manière pour rappeler l'importance des trois membres d'équipage qui armaient le Caudron R XI lors des missions d'escorte des bombardiers.

 

Historique succinct

Fondée le 28 mai 1918 sur le terrain de Melette, l’escadrille R 240 est équipée des nouveaux Caudron R XI d’escorte et prend réellement vie le 16 juin avec l’arrivée de ses pilotes, qui choisissent pour insigne une tête d’hydre tricéphale.

Composante de la première division aérienne du général Duval, elle est l’escadrille de protection attitrée des escadrilles de Breguet 14 de l’Escadre de Bombardement 12. Immédiatement engagée au front avec la 1ere division aérienne, l’escadrille R XI 240 va participer à tous les combats contrant les offensives allemandes du printemps 1918, avant de participer aux offensives alliées de la victoire. Le Caudron R XI se révèle particulièrement adapté pour son rôle d’escorte : solide et doté d’une forte puissance de feu avec deux postes de tir à deux mitrailleuses, il est une véritable forteresse volante inspirant la crainte aux chasseurs allemands monoplaces. L’unité remportera un total de 18 victoires aériennes homologuées pour la perte d’un appareil au combat avec son équipage; 1 mitrailleur étant en outre tué au combat et huit autres blessés. Un de ses mitrailleurs, l’adjudant Alexandre Buisson, a accédé au rang d’as.

 

Appellations successives

Périodes de stationnements


Carte des différents stationnements

Numéros des départements français

 

Commandants d'unité

Rattachements de l'escadrille

Types d'avions utilisés

Numéros des avions connus

Décorations

Citations de l'escadrille R XI 240

* Citation n° 13.259 à l'ordre de l'armée, en date du 4 février 1919 : "Magnifique escadre, sous les ordres du chef d'escadrille Vuillemin, secondé par le Capitaine Petitn commandant du GB 5 (escadrille BR 117, 120, 127), le Capitaine de Lavergne, commandant le GB 9 (escadrilles BR 29, 123, 129), le Commandant Roux, commandant le GB 6 (escadrille BR 66, 108, 111) et protégée par les escadrilles triplaces de combat R 239, commandée par le Capitaine de Verchére, R 240 commandée par le Capitaine de Durat. A été engagée sans arrêt depuis le 1er août 1918 dans toutes les phases de la bataille, y a puissamment fait sentir son action, a rempli ses missions avec un courage et une abnégation sans bornes. Jusqu'au dernier jour de guerre, n'a cessé de poursuivre l'ennemi de ses coups, semant le désordre dans ses rangs et coopérant ainsi avec les autres armes à mettre l'ennemi en déroute. Notamment le 19 août 1918, a jeté 37 tonnes d'explosifs. Le 12 septembre, malgré un temps absolument défavorable, a bombardé les cantonnements de la Woëvre, coopérant à l'attaque américaine de St-Mihiel. Le 25 septembre, n'ayant pu être employé de jour, a bombardé de nuit des terrains d'aviation ennemis et attaqué des trains. Le 3 octobre, a effectué trois expéditions dans la journée et a abattu 3 avions ennemis. Le 10 novembre, dernier jour de la guerre, a bombardé et mitraillé les convois et les troupes embouteillés à Mariembourg pénétrant ainsi à basse altitude à 25 kilomètres dans les lignes ennemies. Au cours de ces opérations, a jeté 611 tonnes de projectiles, tiré 218.000 cartouches, pris 797 clichés photographiques, livré 105 combats, abattu officiellement 41 avions ennemis et désemparés 25 autres."

 


 

Morts : en rouge / Blessés et indemnes : en jaune


 

Victoires de l'escadrille R XI 240

Recensement terminé - A venir

 

Cne Jehan Maurice Joseph Marie de Durat - Né le 21 novembre 1889 à Montluçon (Allier) - Fils d'Henri François Joseph de Durat (propriètaire) et de Sophie Marie Emmanuelle Benoit-Ponce de Freluc - Classe 1909 - Recrutement de Moulins sous le matricule n° XXX - Engagé volontaire pour trois ans au 8ème régiment de cuirassiers, le 21 septembre 1909 - Nommé Brigadier, le 21 février 1910 - Nommé Maréchal des Logis, le 25 septembre 1910 - Nommé Aspirant, le 10 août 1914 - Nommé Sous-lieutenant à titre temporaire, le 9 octobre 1914 - Nommé Sous-lieutenant à titre définitif, le 22 février 1915 - Passé à l'aéronautique militaire comme observateur, le XX mai 1916 - Observateur de l'escadrille F 55 / SOP 55 du 18 juin 1916 au 1er février 1918 - Nommé Lieutenant à titre définitif, le 22 février 1917 - Citation à l'ordre de l'armée, en date du 17 juillet 1917 - Chevalier de la Légion d'Honneur, le 23 octobre 1917 - Pilote au GDE à compter du 1er février 1918 - Brevet de pilote militaire n° 12.580 obtenu directement à l'escadre n° 12, le 25 mars 1918 - Commandant de l'escadrille RXI-240 du 16 juin 1918 au 17 octobre 1919 - Nommé Capitaine à titre temporaire, le 19 septembre 1918 - 800 heures de vol pendant la Grande Guerre - Formation à l'école de cavalerie de Saumur, le 17 octobre 1919 - Affecté au 11ème régiment d'aviation - En congé sans solde pour trois ans - Marié avec Joséphine Léonie, le 30 septembre 1919 - Titulaire de 600 heures de vol - Démissionne de l'armée, le 3 octobre 1924 - Propriètaire agriculteur - Maire de Montmelas (69) - Officier de la Légion d'Honneur, le 6 novembre 1925 - Nommé Commandant de réserve, le 25 décembre 1933 - Domicilié Château de Montmelas par St-Julien (69) - Commandeur de la Légion d'Honneur, le 16 juin 1938 - Nommé Lieutenant-colonel de réserve - Détaché au GQG de l'armée de l'Air, le 1er septembre 1939 - Décédé au cours d'une accident de moto, le 12 juillet 1940 - Photo Christian de Verchère que je remercie pour son aide - Sources : Acte de naissance - JORF - LO - Pam - CCC SOP 55 - CCC R XI 240 - Dernière mise à jour : 13 mars 2017

* Citation n° 18 à l'ordre du régiment, en date du 28 avril 1915 : "Auxiliaire précieux de son capitaine commandant, a donné dans toutes les circonstances un brillant exemple de courage et d'énergie en commandant lui-même toutes les patrouilles les plus risquées."

* Citation n° 116 à l'ordre de la 27ème division, en date du 14 septembre 1916 : "Observateur de la plus haute valeur, du plus grand mérite, a rendu les plus grands services en exécutant des missions à très faible altitude par des conditions atmosphériques les plus défavorables malgré le tir de l'infanterie et des mitrailleuses qui à six reprises différentes, ont atteint son appareil; n'est jamais rentré sans accomplir sa mission."

* Citation n° 477 à l'ordre de l'armée, en date du 13 novembre 1916 : "Officier observateur d'un courage et d'une bravoure dignes des plus grands éloges. A exécuté de nombreux vols au-dessus des lignes ennemies à très faibles altitudes, pendant les attaques. Le 20 octobre, au cours d'une mission photographique, eut son appareil atteint de 34 éclats d'obus. S'est signalé, le 21 octobre, en survolant les lignes ennemies à cent mètres d'altitude et en donnant de précieux renseignements sur la progression de notre infanterie."

* Citation n° 465 à l'ordre de l'armée, en date du 11 mai 1917 : "Officier observateur d'une bravoure admirée par toute sa division. Lors de l'attaque allemande du 25 avril, a survolé les lignes à une faible hauteur. Obligé d'atterrir, son réservoir ayant été transpercé, a repris son vol sur un autre avion et avec autant d'audace que d'habileté a rapporté des renseignements très précieux."

* Citation n° 287 à l'ordre du corps d'armée, en date du 16 août 1917 : "Excellent officier d'un allant magnifique et d'une grande habileté. Rend quotidiennement les plus grands services, tant comme officier photographe que comme observateur d'infanterie. A réussi à prendre à faible altitude des photographies extrêmement intéressantes pour le commandement. Le 10 août, au cours d'une liaison d'infanterie, accomplie à très faible altitude, a eu son appareil fortement endommagé par les balles ennemies. Le 11 août 1917, a réussi, malgré un temps extrêmement défavorable et un tir bien ajusté de l'artillerie ennemie, a recueilli des renseignements importants sur les positions de notre infanterie."

* Citation à l'ordre de l'escadre n° 12, en date du 6 juin 1918 : "A donné au groupe le plus bel exemple d'allant de bravoure, se proposant toujours pour toutes les missions. Attaqué, le 3 mai 1918, par de nombreux avions ennemis, les a tenus en respect grâce à la précision de son tir, a été un aide précieux pour son peloton."

* Citation à l'ordre de l'armée du Ltt Jehan de Durat, du 8ème régiment de cuirassiers, commandant l'escadrille R XI 240, en date du 20 juillet 1918 : "Chef d'escadrille remarquable à tous les points de vue. Le 16 juillet 1918, chargé de la protection d'appareils de bombardements, a attaqué seule une patrouille de douze avions ennemis et a soutenu le combat jusqu'à ce que son appareil endommagé par les balles, il fut obligé de ragagner les lignes."

* Citation n° 73 à l'ordre de l'escadre 12, en date du 18 décembre 1918 : "Magnifique officier et chef d'escadrille de tout premier ordre. A formé une unité qui s'est en peu de temps imposé à tous par son brio, son allant et son esprit de sacrifice. A toujours volé en tête de sa formation qui a rendu pendant les mois de juillet à novembre 1918 les plus grands services protégeant efficacement les avions de bombardement et livrant de durs combats au cours desquels son escadrille a abattu sans pertes, 17 avions ennemis officiellement homologués."

* Citation n° 13.259 à l'ordre de l'armée, en date du 4 février 1919 : "Magnifique escadre, sous les ordres du chef d'escadrille Vuillemin, secondé par le Capitaine Petitn commandant du GB 5 (escadrille BR 117, 120, 127), le Capitaine de Lavergne, commandant le GB 9 (escadrilles BR 29, 123, 129), le Commandant Roux, commandant le GB 6 (escadrille BR 66, 108, 111) et protégée par les escadrilles triplaces de combat R 239, commandée par le Capitaine de Verchére, R 240 commandée par le Capitaine de Durat. A été engagée sans arrêt depuis le 1er août 1918 dans toutes les phases de la bataille, y a puissamment fait sentir son action, a rempli ses missions avec un courage et une abnégation sans bornes. Jusqu'au dernier jour de guerre, n'a cessé de poursuivre l'ennemi de ses coups, semant le désordre dans ses rangs et coopérant ainsi avec les autres armes à mettre l'ennemi en déroute. Notamment le 19 août 1918, a jeté 37 tonnes d'explosifs. Le 12 septembre, malgré un temps absolument défavorable, a bombardé les cantonnements de la Woëvre, coopérant à l'attaque américaine de St-Mihiel. Le 25 septembre, n'ayant pu être employé de jour, a bombardé de nuit des terrains d'aviation ennemis et attaqué des trains. Le 3 octobre, a effectué trois expéditions dans la journée et a abattu 3 avions ennemis. Le 10 novembre, dernier jour de la guerre, a bombardé et mitraillé les convois et les troupes embouteillés à Mariembourg pénétrant ainsi à basse altitude à 25 kilomètres dans les lignes ennemies. Au cours de ces opérations, a jeté 611 tonnes de projectiles, tiré 218.000 cartouches, pris 797 clichés photographiques, livré 105 combats, abattu officiellement 41 avions ennemis et désemparés 25 autres."

Les hommes

Alexandre Jean Marie Buisson nait à Asnières le 17 juin 1886, fils naturel de Jean Marie Buisson, journaliste, et d’une mère d’origine roumaine nommée Katitza Lupesco. On ne sait rien de son enfance si ce n’est qu’il s’engage volontairement le 31 mai 1905 au 5ème régiment de chasseurs d’Afrique avec lequel il sert en Algérie. Devenu Maréchal des logis, le 6 février 1906, il sert vraisemblablement durant la première phase de la campagne du Maroc qui commence en 1908 avant de terminer son temps d’engagement.

Il est alors rendu à la vie civile et s’installe dans la région parisienne où il exerce la profession d’ingénieur agronome. La guerre qui éclate, le 2 août 1914, le mobilise au 8ème régiment de Hussards avec lequel il sert jusqu’au 3 juin 1916. En effet, sans doute rebuté comme nombre de cavaliers par l’inutilité de son arme dans cette nouvelle guerre de tranchées, il obtient à cette date à passer dans l’aviation et se retrouve affecté au cours des mitrailleurs, le 29 juin suivant.

Après un passage par les écoles de Cazaux, puis Pau, il est affecté à la Réserve Générale Aéronautique d’où il ne tarde pas à rejoindre sa première unité opérationnelle, l’escadrille F 29, une unité de bombardement servant en Lorraine et rendue célèbre par les raids effectués en 1915, sous les ordres du capitaine Happe, au prix de très lourdes pertes. A l’automne 1916, période à laquelle Alexandre Buisson rejoint l’unité, les pertes sont toujours aussi importantes lors des raids de bombardement menés en Alsace, interceptés par les Fokker Eindecker allemands contre lesquels les Farman français se défendent difficilement. C’est pourtant un de ces appareils que va descendre le mitrailleur Alexandre Buisson, le 12 octobre 1916, lors d’un raid de bombardement mené contre à la ville d’Oberndorf avec le Sgt Despert comme pilote. Cette victoire dûment homologuée lui vaut une citation à l’ordre de l’armée.

Il est ensuite affecté brièvement comme mitrailleur à l’escadrille SOP 123, équipée de Sopwith 1A2, puis le 9 janvier 1917 part à l’escadrille C 21 équipée de Caudron G 4 progressivement remplacés par des G 6. L’unité stationna alors à Arcy-Sainte-Restitue puis migre sur Villeneuve-lès-Vertus dès le 20 janvier. Elle est affectée le 30 mars 1917 au 17ème corps d'Armée dépendant de la 4ème Armée. Ses équipages sont engagés dans la bataille des Monts, qui fait rage dans la région d’Auberive-sur-Suippe, à partir du 17 avril 1917, gagnant pour l’occasion le terrain de Bouy (51). Le 25 juillet 1917, la C 21 est transférée sur Valdahon, près de Besançon et y restera jusqu'au 28 février 1918. Les Caudron sont alors remplacés par des Dorand AR 1 à partir du 7 mars 1918 et l'unité prend l'appellation d'AR 21. Peu d’informations filtrent sur les 18 mois de service effectuées par Alexandre Buisson à la C 21, si ce n’est les permissions notées dans le carnet de comptabilité de campagne de l’unité, montrant des permissions du 27 janvier 7 février 1917, du 5 au 17 avril 1917, du 7 au 17 août 1917, puis du 16 au 29 décembre 1917.

Parti à Cazaux pour un stage de tir du 1er au 22 janvier 1918, il est affecté au CIACB à Courcemain (unité d’entrainement opérationnel) qu’il quitte le 20 juillet 1918 pour être affecté à l’escadrille R 240. C’est une escadrille nouvellement créée équipée de triplaces Caudron R XI, de puissants avions de combat destinés à l’escorte des bombardiers Breguet 14 qui multiplient les raids sur les positions ennemies, à une époque où les armées alliés lancent une série de contre offensives qui conduiront à la capitulation allemande. Les appareils de la R 240 vont cependant connaître de rudes combats durant lesquels le maréchal des logis mitrailleur Alexandre Buisson va se distinguer. Le 29 août 1918, à bord d’un appareil piloté par le sergent Carteron et comportant le sergent Gagne comme mitrailleur avant, il remporte sa 2ème victoire homologuée en descendant un chasseur allemand dans la région de Semide à 40 km au Nord-Est de Reims.

Promu au grade d’adjudant le 1er octobre 1918, il remporte au même endroit le lendemain sa 3ème victoire dans un appareil avec aux commandes le même pilote mais à bord duquel il est mitrailleur avant, le poste arrière étant occupé par le soldat Raymond. Alors que les aviateurs allemands livrent leurs derniers combats, l’adjudant Alexandre Buisson va remporter un "doublé", le 3 novembre 1918 dans l’Aisne, en descendant deux chasseurs à bord d’un Caudron piloté par le Sgt Dufour et emmenant le soldat Raymond en mitrailleur arrière.

Il devient ainsi un As mais ne connaît aucune célébrité, le total requis pour voir son nom paraître au communiqué ayant été porté à 10 victoires à la fin de la guerre. Rapidement démobilisé durant les derniers jours de 1918, il retourne à la vie civile. Les services d’état civil de la ville de Paris signalent son décès durant l’année 1939.

 

Photo du Sgt Louis Blond

Sgt Louis Henri Blond - Né le 5 août 1895 à St-Denis (Seine) - Fils de Jean Blond et d’Eugénie Dupont - Domiciliés 22, boulevard de Stains à Aubervilliers - Profession avant guerre Employé comptable - Classe 1915 - Recrutement du 1er bureau de la Seine sous le matricule n° 3675 - Mobilisé au 35ème régiment d'infanterie, le 19 décembre 1914 - Nommé Caporal, le 25 avril 1915 - Passé à l'aéronautique militaire comme mitrailleur, le 6 mars 1918 - Stage de mitrailleur à l'école de tir aérien de Cazaux jusqu'au 6 avril 1918 - Mitrailleur de l'escadrille R XI 240 du 16 juin au 3 novembre 1918 - Evacué sur l'ambulance HOE 13/4, le 5 juillet 1918 - Soins avec 10 jours de convalescence jusqu'au 10 septembre 1918 - Nommé Maréchal de logis, le 13 octobre 1918 - Tué au combat, au cours d'une protection de Breguet 14 B2 en mission de bombardement sur les carrefours de Stonne et de la Besace, les points de passage de l'ennemi en retraite, leur Caudron R XI est abattu au cours d'un affrontement contre deux patrouilles de Fokker D VII, le 3 novembre 1918 - L'avion s'est écrasé à 700 mètres au Nord de la ferme "Le Raminoise" sur le territoire de la commune d'Artaise-le-Vivier (55) - L'équipage, composé du Brig Claude Maurier (pilote), Sgt Louis Blond (mitrailleur) - Sol Joseph Piquet (mitrailleur), a été tué - Les trois aviateurs reposent dans une même tombe dans le cimetière communal d’Artaise-le-Vivier (Ardennes) - Croix de Guerre et citation à l'ordre du corps d'armée, à titre posthume, en date du 31 juillet 1922 - Sources : Pam - MpF - CCC R XI 240 - Dernière mise à jour : 11 janvier 2016.

* Croix de Guerre et citation à l'ordre du corps d'armée, à titre posthume, du Sgt Louis Blond, mitrailleur de l'escadrille R XI 240, en date du 31 juillet 1922 : "Sergent mitrailleur audacieux et plein d'entrain. Après avoir donné de nombreuses preubes de sa bravoure et de son sang-froid, est tombé glorieusement au cours d'un combat aérien, le 8 novembre 1918 à Artaise-le-Viviers. croix de Guerre avec étoile d'argent."

 

Les citations

* Médaille Militaire et citation à l'ordre de l'armée, à titre posthume, du Caporal Jean Gaudillère, au 2ème groupe d'aviation, mitrailleur de l'escadrille R XI, en date du 5 juillet 1918 : "Jeune mitrailleur d'une grande bravoure. Pendant une mission de protection, s'est vaillamment conduit dans un combat contre trois avions ennemis au cours duquel il a été très grièvement atteint."

* Citation à l'ordre de l'armée du Slt Léon Marcel René Givon, du 2ème régiment d'infanterie, pilote à l'escadrille R XI 240, en date du 17 juillet 1918 : "Pilote hors de pair, d'un courage et d'un allant qui en font un modèle pour les équipages de son escadrille. A déjà eu deux combats sérieux, dont l'un avec douze avions ennemis, en fin juin. Le 15 juillet, au cours d'une patrouille de protection, a attaqué un groupe de dix avions ennemis pour dégager un appareil français, a descendu l'un d'eux et ramené dans nos lignes, son avion complétement hors d'usage par les balles. Médaille militaire pour faits de guerre. deux citations."

* Citation à l'ordre de l'armée du Sgt André Coolen du 127ème régiment d'infanterie, mitrailleur à l'escadrille R XI 240, en date du 17 juillet 1918 : "Excellent mitrailleur , ayant déjà eu plusieurs combats, au cours desquels il a fait preuve d'un sang-froid et d'un courage dignes des plus grands éloges. Le 15 juillet, au cours d'une patrouille de protection, attaquant un groupe de dix avions ennemis pour dégager un appareil français, a descendu l'un d'eux à la première rafale et a continué, avec le plus grand calme, à combatrre dans une lutte inégale, permettant à son pilote de regagner nos lignes avec un avion complétement désemparé"

* Citation à l'ordre de l'armée du Sgt René Vicaire, du 2ème groupe d'aviation, pilote à l'escadrille R XI 240, en date du 14 juillet 1918 : "Pilote d'une grand sang-froid et d'un courage exemplaire. Le 5 juillet 1918, au cours d'une mission de protection, a tenu tête, avec un équipage tout jeune, à trois appareils ennemis, dans un combat au cours duquel son mitrailleur arrière fut blessé très grièvement. A réussi, après avoir mis en fuite deux de ses adversaires, à ramené son avion criblé de balles."

* Citation à l'ordre de l'armée de l'Asp Pierre Emile Davantès, du 333ème régiment d'infanterie, observateur à l'escadrille R XI 240, en date du 12 août 1918 : "Jeune observateur qui s'est signalé, au cours des combats livrés depuis dix jours, par son entrain, son courage et son calme remarquables. Récemment, au cours d'une première mission, menée de concert avec un autre avion de l'escadrille, a abattu un appareil ennemi. Au cours d'une deuxième mission, a réussi, par la précision de son tir et son énergique intervention, à dégager un de ses camarades qui était à la merci de plusieurs avions ennemis. Deux Citations."

* Citation à l'ordre de l'armée de l'Asp René Emile Marius Roques, du 139ème régiment d'infanterie, observateur à l'escadrille R XI 240, en date du 12 août 1918 : "Observateur de corps d'armée depuis plus d'une année, a rempli son devoir avec courage et constance. Passé depuis deux mois dans une escadrille de combat, s'y est distingué en soutenant avantageusement plusieurs combats au cours desquels il contribua à la chute d'un avion ennemi. Plus récemment, protégeant un groupe de bombardement pendant une lutte sévère contre six appareils ennemis, a abattu l'un d'eux. A été blessé dans un second engagement contre cinq appareils au cours de la même patrouille. Une blessure antérieure."

Les citations

* Citation à l'ordre de l'armée du MdL Frédéric Edouard Pierre Gault, du 5ème régiment de Spahis, pilote à l'escadrille R XI 240, en date du 12 août 1918 : "Pilote d'un courage remarquable, ayant pris part à plusieurs missions de protection de bombardement. A attaqué à plusieurs reprises de puissantes patrouilles pour dégager la route qu'il protégeait. Au cours d'une première mission, a descndu un appareil ennemi et s'est battu vaillamment pendant tout le passage des pelotons de bombardement. Au cours d'une deuxième mission, étant lui-même au prise avec six appareils ennemis, est allé dégager un autre avion qui, ayant son mitrailleur blessé, était à la merci de six adversaires."

* Citation à l'ordre de l'armée du Cal Jean Charles Alfred Dufour, du 2ème bataillon de chasseurs à pied, pilote de l'escadrille R XI 240, en date du 12 août 1918 : "Pilote d'un entrain, d'un courage et d'un allant extraordinaires, toujours volontaire pour toutes les missions de protection de bombardement. A eu ses deux mitrailleurs blessés au cours d'un dur engagement. Dégagé par deux fois par son co-équipier de six avions ennemis qu'il avait attaqués, dégage à son tour deux autres appareils. Malgré une poursuite sévère de monoplaces ennemis, regagne nos lignes, ramenant son mitrailleur arrière grièvement blessé. Une citation."

* Citation à l'ordre de l'armée du Sol Emile Raymond, du 248ème régiment d'infanterie, mitrailleur de l'escadrille R XI 240, en date du 22 novembre 1918 : "Jeune mitrailleur ayant acquis au cours de plusieurs combats, de grandes qualités de sang-froid et de courage qui lui ont permis de contribuer utilement à la chute de plusieurs avions ennemis. Le 3 novembre 1918, après une mission de protection, est descndu loin derrière les lignes allemandes pour mitrailler des convois. Attaqué par une patrouille de 10 appareils ennemis, a permis à son pilote, par un tir précis et calme, de se dégager après une lutte sévère de 10 minutes, au cours de laquelle il a abatty deux de ses adversaires. Deux citations."

* Chevalier de la Légion d'Honneur et une citation à l'ordre de l'armée du Ltt Louis Georges Auguste Gérard-Varet, pilote de l'escadrille R XI 240, en date du 9 juillet 1919 : "Officier pilote remarquable par ses belles qualités d'endurance, de sang-froid et d'abnégation. Une blessure, cinq citations."

* Médaille Militaire et citation à l'ordre de l'armée, à titre posthume, du Soldat Jean Louis Boisson, du 48ème régiment d'infanterie, mitrailleur de l'escadrille R XI 240, en date du 22 avril 1920 : "Jeune mitrailleur, arrivé depuis peu à l'escadrille comme volontaire après avoir rempli son devoir dans l'infanterie pendant deux ans. A trouvé une mort glorieuse au cours d'un vol de guerre, le 28 juillet 1918. A été cité."

 

 

Les avions

Caudron R XI codé "4" de l'escadrille R XI 240 en 1918 - Photo collection David Méchin que je remercie pour son aide.

Caudron R XI codé "6" de l'escadrille R XI 240 en 1918 - Photo collection David Méchin que je remercie pour son aide.

Les avions

Caudron R XI codé "8" de l'escadrille R XI 240 en 1918 - Remarquez les soldats américains venus découvrir le gros chasseur d'escorte des bombardiers français - Photo collection David Méchin que je remercie pour son aide.

Fuselage d'un Caudron R XI de l'escadrille R XI 240 en 1918 - Remarquez l'insigne à l'hydre à trois têtes et le jumelage arrière Lewis - Photo collection Gregory VanWyngarden que je remercie pour son aide.

Autre vue du même Caudron R XI codé "8" de l'escadrille R XI 240 en 1918 - Photo collection David Méchin que je remercie pour son aide.

 

Couleurs des avions

Qui peut m'aider ?

Couleurs des avions

Caudron R XI n° 6411 codé "6" de l'escadrille R XI 240 en 1918 - Profil couleur David Méchin que je remercie pour son aide.

Remerciments à :

- M. David Méchin pour ses recherches sur l'escadrille R XI 240.
- M. Gregory VanWyngarden pour l'envoi des photos de sa collection.
- M. Christian de Verchère pour l'envoi du portrait de Jehan de Durat.

Bibliographie :

- Les escadrilles de l'aéronautique militaire française - Symbolique et histoire - 1912-1920 - Ouvrage collectif publié par le SHAA de Vincennes en 2003.
- L'aviation française 1914-1940, ses escadrilles, ses insignes - par le Commandant E Moreau-Bérillon - publié à compte d'auteur en 1970.
- The French Air Service War Chronology 1914-1918 par Frank W.Bailey et Christophe Cony publié par les éditions Grub Street en 2001.
- De l'Aéronautique militaire "1912" à l'Armée de l'Air "1976" par Myrone N. Cuich publié à compte d'auteur en 1978.
- Les "As" français de la Grande Guerre en deux tomes par Daniel Porret publié par le SHAA en 1983.
- Les Armées françaises dans la Grande Guerre publié à partir de 1922 par le Ministère de la Guerre.
- Site Internet "Traditions des escadrilles de l'Armée de l'Air" de Henri Guyot - Voir le lien
- Site Internet "Les Insignes de l'Armée de l'Air" de Jean-Jacques Leclercq - Voir le lien
- Site Internet "Mémoires des Hommes" du Ministère de la Défense - Voir le lien

 

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