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Insignes peints sur les fuselages

Insigne de l'unité peint sur les avions de l'unité.
Dessin Albin Denis.

Lettre d'identification

Les avions de cette unité étaient identifiés par la lettre "S".

Terrains des escadrilles côtières
de l'aéronautique militaire et
des CAM de la Marine.

Répartition des escadrilles cotières pendant la Guerre 1914-1918.
En jaune, les escadrilles de l'aéronautique militaire française.
En rouge, les implantations des unités de l'aviation maritime.
Carte Albin Denis d'après un support Google Map.

Carte des différents stationnements

Emplacement des installations de l'escadrille 482 des Sables-d'Olonne pendant la Grande Guerre - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Archives du SHD du château de Vincennes transmises par David Méchin que je remercie pour son aide.

Lieux de stationnements

Période de stationnement

Cliquez sur l'image pour l'agrandir

Appellations successives

Commandants

Rattachements de l'escadrille

Avions utilisés

Numéros des avions connus

Symbolique

L'escadrille 482 utilisait comme emblème une mouette en vol larguant une grenade sur un sous-marin en surface. La lettre d'identification individuelle utilisée par la 482 était le "S" qui rappelait le lieu de stationnement de l'unité, les Sables-d'Olonne.

 

Historique de l'escadrille 482

Création de l'escadrille :

Cette escadrille est activée au mois d’avril 1917. A l'origine, ses pilotes étaient destinés au front d'Orient mais faute d'avions disponibles, ils sont mis en attente pour plusieurs semaines à Lyon-Bron. Ces pilotes sont alors réaffectés pour former l'ossature des trois escadrilles côtières V 481, V 482, V 483 qui sont créées pour être mis à la disposition de la Marine. Ces unités seront déployées respectivement sur Lorient, Les Sables d'Olonne et la pointe du Grave. Après un tirage au sort, les pilotes sont affectés dans les unités en question. L'escadrille 482 est particulièrement chargée de l’escorte de convois entre les îles d'Yeu et d'Oléron et reconnaissance anti-sous-marines entre Noirmoutier et la Gironde à partir de son terrain des Sables-d’Olonne.

Aménagement du terrain :

Le terrain d'aviation désigné, l'ancien champ de course, a été à peine préparé. Il faut préciser que les personnels sur place, les mécaniciens, les hommes de troupe sans affectation spéciale et une équipe de territoriaux, n'ont pas été encadrés, faute d'officiers et sous-officiers sur place. Heureusement, un groupe de prisonniers et le déploiement du matériel roulant permit de mettre le terrain en état pour recevoir les avions dans de bonnes conditions.

Sa dotation en avions :

L'escadrille a été initialement équipée d'avions Caudron G 4 et G 6. Ils sont arrivés en pièces détachées et l'ensemble du personnel donna un coup de main à la mécanique pour les assembler le plus rapidement possible. les premiers vols de patrouilles purent commencer.

Deux vedettes en dotation :

Ses pilotes, au nombre de six : deux officiers et quatre sous-officiers et caporaux, étaient logés chez l'habitant. La mécanique disposait d'une baraque Adrian et de locaux dans une ferme non loin de terrain. En plus de la dotation aéronautique, la marine alloua deux vedettes canadiennes de 600 cv, les n° 36 et 37. Chacune était armée d'un canon de 90 mm et de grenades anti-sous-marines. Elle était destinée principalement à escorter les avions en mer et à secourir les équipages en difficulté. Bien entendu, ces navires servirent également aux sorties en mer quand les hommes n'étaient pas en service.

Arrivée des Voisin 8 :

Très vite, elle est renforcée par l'arrivée de Voisin 8 en version bombardement et en version à canon de 37 mm.

Les affrontements avec les sous-marins allemands :

Ses Caudron, Voisin et Letord vont affronter l’ennemi à trois reprises :
- le 25 juin 1917 où le Voisin LAP n° V 1096 monté par l’équipage composé du Sgt Germain Hubert et de l'opératrice de TSF civile surnommée "Yetty" largue trois bombes sur un U-Boot au nord-ouest de l’île d’Yeu.
- l
e 29 octobre 1917 où 3 bombes sont lancées sur un U-Boot en plongée, par le Slt Maurice Héliot et le Cal Vincent Darnis.
- le 2 octobre 1918, où un Voisin escortant le convoi de La Pallice à Quiberon aperçoit un sous-marin et plongée à 18 milles au Sud-Ouest des Sables-d'Olonne, lui tire dessus au canon de 37 mm et lance une alerte TSF.

Un baptème de l'air qui se transforme en mission de guerre :

Le 25 juin 1917, un baptème de l'air non autorisé ne se passa pas comme prévu. Le Sgt Germain Hubert, pilote, connaissait avant la guerre, une charmante jeune femme avec qui il sortait dès qu'il avait du temps de libre. Elle était suppléante à la petite poste auxiliaire et demandait sans répis à notre vaillant pilote de faire un tour d'avion avec lui. Après avoir dépensé trois mois de solde en tournées d'apérififs pour s'accorder les bonnes grâces de la mécanique, il prépare un scénario. Il fallait que son mécanicien qui était grand, tombe malade ou soit indisponible pour le remplacer par sa copine et surtout que le jour en question, il soit le seul à voler.

Le jour propice arriva. Par beau temps, il se prépara au décollage. Arrivé en bout de piste, le plus loin possible des hangars, il arrête son Voisin 8 de bombardement. Le mécanicien qui l'accompagne pour ce vol, plus petit que l'habituel, descend pour aider l'avion à tourner et en un instant, plonge dans un fossé. Presque aussitôt, un autre mécanicien s'approche de l'avion, arrive à monter à bord, après deux tentatives. Pour l'instant, tout va bien même si notre inconscient pilote se demande bien comment cela va se terminer.

Changement de mission :

A peine le roulage de décollage a t'il commencé que le standardiste TSF se présente au milieu du terrain en brandissant un drapeau rouge. Aie, Aie ! St-Nazaire vient de signaler un écho au sonar. Ce qui est grave car dans le sommet d'un triangle formé par St-Nazaire, Rochefort et l'Ile de Ré, un convoi de 16 navires part de la Pallice et se dirige vers St-Nazaire et Lorient. Sa copine, étant télégraphiste, se débrouille comme elle peut lors des échanges de TSF, mais comme le mécanicien de Hubert est censé avoir changé, tout passe inaperçu. Hubert est envoyé à la rencontre de l'hostile, avec un personnel civil à bord et féminin de surcroit ! Bien entendu, personne n'est au courant.

Après quelques minutes de vol, ils survolent Talmond. Il a passé ses jumelles à son observatrice mais garde son revolver 8mm à portée de main. Il préférait mourir une balle dans le tête plutôt de couler avec son harnachement qui ne permettait pas de nager et en plus, le Voisin n'avait pas la réputation de flotter. Ils survolent le convoi qui était toujours dans le Pertuis puis se dirige vers le plateau de Roche-Bonne à 100 milles au large des côtes, mais bien visible à marée basse. S'en servant comme point de repère, ils partent vers le Nord. Arrivé au nord de l'île de Ré, volant à 1500 mètres d'altitude en direction du sommet du triangle de patrouille, Hubert se retourne pour constater que son observatrice ne se prend pas la tête et lui envoie des bisous. Mais tout à coup, elle lui tape sur l'épaule car elle vient d'apercevoir un point à l'horizon. Pour elle, aux jumelles, une épave car elle ne voit pas de mât. En quelques minutes de vol, l'épave se transforme en sous-marin en surface.

Attaque du sous-marin :

Heureusement, Hubert avait initié son observatrice au largage des bombes avec une maquette en modèle réduit, réalisée par Charles Tiriau, l'armurier de l'escadrille. Au moment de passer à l'attaque, il regarde dans son rétroviseur et voit son amie tapant sur l'émetteur morse. Elle le regarde et lui envoie un bisou du bout des doigts. Juste à cet instant, le sous-marin tire son premier obus en direction de nos amis. L'avion ressent une secousse mais tout va bien. Hubert se place dans l'axe du sous-marin et d'un rapide coup d'oeil, constate que son observatrice a les yeux fixés sur le lance-bombes et la main sur le déclencheur manuel. D'un seul coup, un grand remous, la première bombe vient d'exploser et son souffle a secoué l'appareil qui s'éloigne en zigzag. Ils sont alors à seulement 200 mètres d'altitiude. Ils renouvèlent leur attaque une 2ème puis une 3ème fois en passant à chaque fois à la verticale du navire adverse. Celui-ci se défend et tire deux autres coups de canon.

L'observatrice prend son travail au sérieux, après avoir largué les bombes, tape toujours sur son émetteur morse. Hubert se demande ce que va penser le radio de l'escadrille et son chef car normalement les observateurs et mécaniciens embarqués envoient trois ou dix mots conventionnels, elle semble écrire un roman ! Elle lui fait le compte-rendu de la chute de leur trois bombes, la première est tombée à hauteur du kiosque, la seconde devant la coque et la troisième presque sur la coque. Après avoir effectué un large cercle dans la zone, ils ne retrouvent rien, à l'exeption de 2 ou 3 petits points noirs, probablement des fuites de mazout. Ayant toujours à bord, dans un petit coffre, des bouées flottantes en toile imperméable, du genre lanternes vénitiennes rouge et blanc dotées d'une planchette en bois où l'in écrit avec un crayon spéciale le message à transmettre. Ils en jettent quatre autour de deux destroyers d'accompagnement, manquant même de percuter la mâture de l'un d'eux tellement ils volent bas.

Retour de mission difficile :

C'est alors qu'ils prirent le chemin du retour. En voulant repasser dans le secteur de l'attaque, et arrivé au nord de l'île d'Yeu, le Voisin commence à vibrer, vibrations qui vont crescendo et perdant peu à peu de l'altitude. Maintenant à seulement 200 mètres, il est désormais impossible de rentrer au terrain. Le seul endroit disponible est la plage des Sables d'Olonne. N'ayant ni l'envie de se noyer, ni de s'écraser, n'ayant plus de commande de gaz qui est bloquée, il réfléchit rapidement et trouve une solution. Il passe son revolver à son amie et lui crie de tirer une balle dans le distributeur central des magnétos à son ordre. Cette action extrême aura pour but de couper le moteur avant l'impact avec le sol. Maintenant à 50 mètres d'altitude au-dessus de l'eau et arrivant à la jetée du port des Sables d'Olonne, avec dans l'axe le phare, il tire trois fusées rouge pour faire évacuer la plage et donne le signal à sa passagère. Un coup de feu et le moteur s'arrête, ils frôlent l'eau et roulent sur le sable pour s'arrêter à quelques mètres du remblai en face.

Les dégats :

C'est seulement à cet instant que Hubert prend le temps de constater les dégats de son avion. Une partie d'une pale de l'hélice a été arrachée, un grand trou dans le carter du moteur avec une bielle et son piston passés à travers. De plus, un éclat d'obus ayant coupé une canalisation d'huile et tordu les commandes, le moteur s'était vidé peu à peu de son huile.

Avant que des témoins n'arrivent sur les lieux, il demande à son amie de quitter les lieux. En fait, elle n'a pas eu peur pendant l'action. C'est seulement maintenant, qu'elle se rends compte de ce qu'ils ont vécus et surtout risqués. Heureusement avant que la camionnette de dépannaque de l'escadrille n'arrive, alertée par un témoin qui a téléphoné au terrain. Très vite, les mécaniciens commencent à démonter l'avion, toutes les nervures des ailes étaient cassées. Il n'aurait pas tenu en l'air 10 minutes de plus.

Messages incompréhensibles :

De retour au terrain, le standardiste était au prise avec le commandant d'escadrille qui lui demandait de traduire les échanges TSF de la mission. Plusieurs mètres de ruban bleu avec des points et des traits, du jamais vu. Se révélant incapable de le faire, l'officier eu l'idée d'envoyer chercher la petite postière. Arrivé sur place, ils ne la trouvèrent pas car "Yetty", c'est son surnom, était en congé pour la journée. Et pour cause, car elle venait d'avoir un baptème de l'air avec vol de guerre !

Ils sont démasqués :

Le chauffeur, qui connaissait bien les personnels de l'escadrille, dit d'aller chez Hubert. En effet, la demoiselle en question se trouvait bien à la villa Werther en train de se remettre de ses émotions. Une demi-heure plus tard, le couple était réuni dans le bureau du chef d'escadrille. C'était la première fois qu'une femme pénétrait dans ce bureau, même la femme du chef n'avait pas eu l'autorisation de le faire. Hubert, qui n'avait plus un poil de sec et qui craignait vraiment à l'instant, entendit son chef demander à son amie de traduite le message. Elle commença à haute voix, tout en l'écrivant sur le cahier des messages de la base. Tout allait bien jusqu'au moment où elle dit : "Oh ! Ce n'est pas juste ce que je voulais dire ?"

L'officier, qui n'était pas né de la dernière pluie, a vite compris. Heureusement qu'à cet instant, ils n'étaient plus que trois dans le bureau. Il déclara : "Vous avez de la chance que ce soit bien passé ! Vous savez ce qui vous reste à faire ! Nous ne sommes que trois à savoir l'histoire ! Mais un sous-marin, ça s'arrose."

L'avion de Hubert est baptisé "Yetti" :

Le lendemain, le mécanicien d'Hubert et peintre des insignes de l'escadrille, peignit sur la carlingue du Voisin canon perçu neuf, le nom de baptème "Yetty". Dix jours plus tard, lors d'un diner intime, on remit à l'amie d'Hubert un insigne de pilote, n'ayant plus d'insigne d'observateur, avec son nom gravé et la date du 25 juin 1917. Quant à lui, il reçu une citation à l'ordre des patrouilles de Gascogne. Cet insigne, "Yetti" l'emportera dans sa tombe, malheureusement décédée d'une longue maladie en août 1926.

> Je cherche la véritable identité de Yetty.

En mai 1918, l'escadrille est de nouveau renforcée avec l'arrivée d'avions Letord 4. Des Letord 5 seront également livrés en octobre 1918.

Après la guerre :

Après l’armistice, les moyens aériens sont évacués en décembre 1918 mais l’escadrille va perdurer quelques mois. Après plusieurs déménagements dans les environs des Sables d'Olonne, un terrain est fauché par l'infanterie du secteur. Une partie du personnel au sol reste sur place pour assurer l'accueil régulier (du 1er au 15 de chaque mois) de Salmson 2A2 en provenance d'Avord, venant faire des exercices de liaison d'infanterie. Ces hommes sont placés sous le commandement du Slt Maurice Héliot. La date de dissolution sera effective, le 16 septembre 1919.

 

Unités détentrices des traditions
de l'escadrille 482

Les traditions de l'escadrille 482 n'ont pas été reprises depuis la dissolution de l'unité, le 16 septembre 1919.

 

Insignes métalliques de l'escadrille 482
et des unités détentrices de ses traditions

Jusqu'à preuve du contraire, l'unité n'a pas eu d'insigne métallique.

 

Décorations

Cette unité n'a pas obtenu de décoration collective.

 

 

Décorations et citations individuelles

* Médaille Militaire et citation à l'ordre de l'armée de l'Adj Charles Poiraton à l'escadrille 482, en date du 28 décembre 1918 : "Après s'être vaillamment conduit dans l'infanterie, est venu dans l'aviation où il a continué à se distinguer par son courage, son énergie et son profond mépris du danger. A déjà été cinq fois cité."

 

 

Les hommes

L'ensemble des personnels de l'escadrille G 482 posant devant le Caudron G 4 n° 1755 de leur unité en 1917 - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Photo collection Alain Rabiller que je remercie pour son aide.

Cliquez pour agrandir

Sgt Germain Ernest Léon Hubert - Né le 23 décembre 1891 à Saumur (Maine-et-Loire) - Fils d'Ernest Hubert (industriel, inventeur et contructeur des machines à beurres à Saumur) et de Denise Laine - Domiciliés ensuite au 46, rue des Sables à Pornic - A été élève à l'école publique de Pornic - Après des études de mécanique, il intégre l'entreprise familiale - Classe 1911 - Recrutement de XXX sous le matricule n° XXX - Mobilisé comme fusilier-marin, le XX XXX 1914 - Engagé dans la bataille des Flandres, sur l'Yser et sur Dixmude, à partir d'octobre 1914 - Grièvement blessé, le XXX - Hospitalisé et convalescence jusqu'au XXX - Passé à l'aéronautique militaire comme élève pilote, le XXX - Brevet de pilote militaire n° 4234 obtenu à l'école d'aviation militaire de XXX, le 13 août 1916 - Devait être affecté à Salonique, sur le front d'Orient mais pour manque d'avions, reste à Lyon-Bron plusieurs semaines - Les pilotes, en attente à Lyon-Bron, sont affectés à trois escadrilles côtières qui viennent d'être créées (V 481, V 482 et V 483) et qui seront mises à la disposition de la Marine - Germain Hubert, après un tirage au sort, est affecté à la V 482 qui va être déployée sur les Sables d'Olonne - Chaque escadrille comprend 6 pilotes dont deux officiers et sous-officiers et 4 caporaux - Pilote de l'escadrille côtière V 482 du XXX au XXX - Reçoit une dotation mixte de Voisin 8 de bombardement et d'autres équipés d'un canon de 37 mm (anti-sous-marins) - Affecté, dans la réserve, au 31ème régiment d'aviation - Nommé Sergent-chef de réserve, le 20 juillet 1928 - Sources : Liste des brevets militaires - Notice écrite par Guy Bonnamy - JORF - Dernière mise à jour : 15 mai 2018.

> Cette biographie sera complétée que le site Mémoire des Hommes sera de nouveau opérationnel.

 

Photo du Slt Maurice Héliot

Slt Maurice Joseph Héliot - Né le 5 novembre 1895 à Troyes (Aube) - Fils de Pierre Auguste Héliot et de Juliette Bernard - Domiciliés au 6, rue Rothier à Troyes (Aube) - Profession avant guerre Mécanicien - Classe 1915 - Recrutement de Troyes sous le matricule n° 1569 - Engagé volontaire pour la durée de la guerre au titre du 1er groupe d'aviation, le 1er octobre 1914 - Affecté au 2ème réserves de ravitaillement de St-Cyr, le 17 novembre 1914 - Affecté à la RGA, le 1er janvier 1915 - Passé élève pilote à l'école d'aviation militaire d'Avord, le 11 juillet 1915 - Brevet de pilote militaire n° 1389 obtenu à l'école d'aviation militaire d'Avord, le 20 août 1915 - Affecté à la RGA, le 21 août 1915 - Nommé Caporal, le 1er septembre 1915 - Envoyé à Dunkerque, pour convoyer le Voisin canon n° 14, le 9 novembre 1915 - Pilote de l'escadrille VC 116 du 10 novembre 1915 au 20 avril 1917 - Citation à l'ordre du 6ème corps d'armée, en date du 31 mai 1916 - Hospitalisé du 24 juillet au 8 août 1916 - Convoyage d'un Voisin Canon de la RGA vers la VC 116 du 20 au 27 octobre 1916 - Nommé Sergent, le 21 décembre 1916 - Pilote de l'escadrille V 482 des Sables d'Olonne du 20 avril 1917 au 16 septembre 1919 - Nommé Adjudant, le 25 avril 1917 - Nommé Sous-lieutenant à titre temporaire, le 18 septembre 1917 - Nommé Sous-lieutenant à titre définitif, le 1er juillet 1918 - Commandant de l'escadrille V 482 de décembre 1918 au 16 septembre 1919 - Démobilisé le 17 septembre 1919 - Affecté, dans la réserve, au 21ème régiment d'aviation, le 30 novembre 1920 - Profession après guerre Industriel - Nommé Lieutenant à titre définitif, le 15 avril 1921 - Passé dans l'arme de l'aéronautique militaire et affecté au 21ème régiment d'aviation, le 20 juin 1923 - Domicilié au 24, rue Courtalon à Troyes, à compter du 19 juillet 1926 - A effectué une période d'instruction obligatoire au 21ème régiment d'aviation du 1 juillet au 10 août 1930 - A effectué une période d'instruction volontaire au 21ème régiment d'aviation du 19 juillet au 2 août 1931 - Chevalier de la Légion d'Honneur, le 15 décembre 1932 - A effectué une période d'instruction obligatoire au CAR de Reims du 2 au 22 octobre 1934 - Domicilié au 6, rue Rothier à Troyes (Aube), à compter du 8 mai 1935 - - Affecté à la 11ème compagnie de l'air, le 22 mai 1935 - A accompli 20 heures 15 de vol au centre aérien de Reims du 1er juillet 1934 au 30 juin 1935 - Affecté, dans la réserve, à la base aérienne de Villacoublay, le 1er septembre 1936 - Affecté, dans la réserve, à la base aérienne d'Etampes, le 10 novembre 1936 - Rappelé à l'activité et affecté au bataillon de l'air n° 110, le 24 septembre 1938 - Renvoyé dans ses foyers, le 1er octobre 1938 - Sources : Pam - JORF - Fiche Matricule du département de l'Aube - CCC escadrille VC 116 - Les Ailes - Dernière mise à jour : 10 août 2016.

* Citation à l'ordre du 6ème corps d'armée, en date du 31 mai 1916 : "Pilote habile et plein d'entrain, a exécuté depuis son arrivée à l'escadrille de nombreuses reconnaissances de jour et de nuit, au cours de l'une d'elle a tiré 16 obus sur un batiment ennemi qui fut atteint."

* Citation à l'ordre du 36ème corps d'armée : "Pilote consciencieux, dévoué et plein d'allant. A effectué de nombreux vols de nuit en mission de chasse, de reconnaissance et de patrouille en mer. A fait preuve en maintes fois de qualités d'énergie, d'endurance remarquables, en particulier le 9 février où après un vol de protection de deux heures, il est reparti bombarder les ouvrages d'un fort ennemi, volant plus de quatre heures par une température rigoureuse. A pris part le 26 mars 1917 à une opération de bombardement de nuit."

* Croix de Guerre et citation n° 103 à l'ordre de la division : "Fait preuve journellement de belles qualités d'énergie et d'entrain dans l'accomplissement des missions qui lui sont confiées et au cours des reconnaissances au large dans des circonstances de temps difficiles. le 29 octobre, a attaqué un sous-marin et par sa prompte invervention, l'a empéché d'attaquer un batiment."

 

Photo du Sgt Robert Melchior

Sgt Eugène Antoine Robert Melchior - Né le 18 juin 1891 à La Terrasse (Isère) - Fils de Nicolas Joseph Melchior et de Anne Marie Louise Suzanne Micoud - Domiciliés au Chalet "Moselle" à La Tronche (Isère) - Classe 1911 - Recrutement de Grenoble sous le matricule n° 700 - Exempté pour le service militaire pour faiblesse générale en 1912 - Exempté pour le service militaire pour endocardite en 1913 - Brevet de pilote civil n° 1171 délivré par l'Aéroclub de France - Profession avant guerre Aviateur - Engagé volontaire pour la durée de la guerre au titre du 1er groupe d'aérostation, à compter du 26 août 1914 - Affecté à la réserve du 1er groupe de St-Cyr - Passé élève pilote à l'école d'aviation militaire d'Avord - Brevet de pilote militaire n° 730 obtenu à l'école d'aviation militaire de d'Avord, le 18 mars 1915 - Pilote de la RGA du Bourget du 18 mars au 6 avril 1915 - Nommé Caporal, le 10 avril 1915 - Pilote de l'escadrille VB 106 du 6 avril au 12 mai 1915 - Pilote de l'escadrille de protection du GQG (Cdmt Cne Maillefer) à la Vidamée du 2 juillet au 29 août 1915 - Nommé Sergent, le 20 juillet 1915 - Départ pour La Melette, le 9 septembre 1915 - Pilote de la 8ème section d'avions canons puis de l'escadrille VC 111 (regroupement des sections canons 5, 8, 9 en unité constituée) du 1er avril au 2 mai 1916 - Pilote convoyeur de la RGA du 2 mai au 31 août 1916 - Pilote du détachement de protection du GQG de la Vidamée du 31 août 1916 au 19 mai 1917 - Nommé Adjudant, le 25 avril 1917 - Pilote de l'escadrille cotière G 482 / LET 482 des Sables d'Olonne du 26 juin au 15 décembre 1917 - Pilote de l'escadrille 307 DCA / LET 442 du 26 décembre 1917 au 18 janvier 1918 - Pilote de l'escadrille SPA 65 du 20 janvier au 12 juillet 1918 - Evacué sur la maison de santé de Viry-Châtillon, le 12 juillet 1918 - Rengagé pour deux ans, le 12 septembre 1919 - Affecté au 4ème régiment d'aviation d'observation stationné au Bourget, le 1er janvier 1920 - Affecté au 34ème régiment d'observation stationné au Bourget (changement de dénomination du régiment), le 1er août 1920 - Affecté à l'escadrille n° 8 (traditions de l'escadrille BR 224) du régiment, à la même date - Affecté au 33ème régiment d'aviation stationné à Mayence (Allemagne), le 13 octobre 1920 - Rengagé pour deux ans, le 12 septembre 1921 - Rengagé pour deux ans, le 10 septembre 1923 - Médaille Militaire et citation à l'ordre de l'armée, en date du 29 décembre 1923 - Rengagé pour deux ans, le 8 septembre 1925 - Rengagé pour 18 mois, le 1er septembre 1927 - Admis dans le corps des sous-officiers de carrière, le 4 juillet 1928 - Affecté au 39ème régiment d'aviation, le 15 septembre 1931 - A opté pour la spécialité de mécanicien photographe breveté - Radié du personnel navigants - Certificat de perfectionnement technique, spécialité photographe, en date du 20 octobre 1932 - Nommé Adjudant-chef, le 12 avril 1928 - Affecté à la base aérienne du Levant, le 1er janvier 1935 - Affecté au service photo de la 39ème escadre aérienne du Levant, à la même date - Autorisé à se faire libérer au Levant pour occuper un emploi à la régie des travaux cadastres des états de Syrie et du Liban à Beyrouth, le 20 décembre 1935 - Décoré du mérite Libanais de 4ème classe, le 5 juin 1936 - Rayé des contrôles de l'armée active et admis à la retraite, le 18 juin 1936 - Affecté, dans la réserve, à la base aérienne du Levant n° 139, le 23 juin 1936 - Se retire à Beyrouth (Liban) - Nommé Aspirant de réserve, le 16 septembre 1938 - Maintenu sur sa demande en activité de service pour la durée des hostilités, le 1er septembre 1939 - Rappelé à l'activité et affecté à la base aérienne n° 139, le 2 septembre 1939 - Sources : Pam - Fiche matricule du département de l'Isère - Liste des brevets militaires - CCC escadrille VB 106 - CCC escadrille VC 111 - CCC escadrille SPA 65 - Dernière mise à jour : 3 septembre 2016.

* Médaille Militaire de l'Adj Robert Eugène Antoine Melchior au 33ème régiment d'aviation, en date du 29 décembre 1923 : "9 ans de services, sept campagnes."

 

Photo du Slt Maurice Héliot

Slt Maurice Joseph Héliot - Né le 5 novembre 1895 à Troyes (Aube) - Fils de Pierre Auguste Héliot et de Juliette Bernard - Domiciliés au 6, rue Rothier à Troyes (Aube) - Profession avant guerre Mécanicien - Classe 1915 - Recrutement de Troyes sous le matricule n° 1569 - Engagé volontaire pour la durée de la guerre au titre du 1er groupe d'aviation, le 1er octobre 1914 - Affecté au 2ème réserves de ravitaillement de St-Cyr, le 17 novembre 1914 - Affecté à la RGA, le 1er janvier 1915 - Passé élève pilote à l'école d'aviation militaire d'Avord, le 11 juillet 1915 - Brevet de pilote militaire n° 1389 obtenu à l'école d'aviation militaire d'Avord, le 20 août 1915 - Affecté à la RGA, le 21 août 1915 - Nommé Caporal, le 1er septembre 1915 - Envoyé à Dunkerque, pour convoyer le Voisin canon n° 14, le 9 novembre 1915 - Pilote de l'escadrille VC 116 du 10 novembre 1915 au 20 avril 1917 - Citation à l'ordre du 6ème corps d'armée, en date du 31 mai 1916 - Hospitalisé du 24 juillet au 8 août 1916 - Convoyage d'un Voisin Canon de la RGA vers la VC 116 du 20 au 27 octobre 1916 - Nommé Sergent, le 21 décembre 1916 - Pilote de l'escadrille V 482 des Sables d'Olonne du 20 avril 1917 au 16 septembre 1919 - Nommé Adjudant, le 25 avril 1917 - Nommé Sous-lieutenant à titre temporaire, le 18 septembre 1917 - Nommé Sous-lieutenant à titre définitif, le 1er juillet 1918 - Commandant de l'escadrille V 482 de décembre 1918 au 16 septembre 1919 - Démobilisé le 17 septembre 1919 - Affecté, dans la réserve, au 21ème régiment d'aviation, le 30 novembre 1920 - Profession après guerre Industriel - Nommé Lieutenant à titre définitif, le 15 avril 1921 - Passé dans l'arme de l'aéronautique militaire et affecté au 21ème régiment d'aviation, le 20 juin 1923 - Domicilié au 24, rue Courtalon à Troyes, à compter du 19 juillet 1926 - A effectué une période d'instruction obligatoire au 21ème régiment d'aviation du 1 juillet au 10 août 1930 - A effectué une période d'instruction volontaire au 21ème régiment d'aviation du 19 juillet au 2 août 1931 - Chevalier de la Légion d'Honneur, le 15 décembre 1932 - A effectué une période d'instruction obligatoire au CAR de Reims du 2 au 22 octobre 1934 - Domicilié au 6, rue Rothier à Troyes (Aube), à compter du 8 mai 1935 - Affecté à la 11ème compagnie de l'air, le 22 mai 1935 - A accompli 20 heures 15 de vol au centre aérien de Reims du 1er juillet 1934 au 30 juin 1935 - Affecté, dans la réserve, à la base aérienne de Villacoublay, le 1er septembre 1936 - Affecté, dans la réserve, à la base aérienne d'Etampes, le 10 novembre 1936 - Rappelé à l'activité et affecté au bataillon de l'air n° 110, le 24 septembre 1938 - Renvoyé dans ses foyers, le 1er octobre 1938 - Sources : Pam - JORF - Fiche Matricule du département de l'Aube - CCC escadrille VC 116 - Les Ailes - Dernière mise à jour : 3 juin 2018.

* Citation à l'ordre du 6ème corps d'armée, en date du 31 mai 1916 : "Pilote habile et plein d'entrain, a exécuté depuis son arrivée à l'escadrille de nombreuses reconnaissances de jour et de nuit, au cours de l'une d'elle a tiré 16 obus sur un batiment ennemi qui fut atteint."

* Citation à l'ordre du 36ème corps d'armée : "Pilote consciencieux, dévoué et plein d'allant. A effectué de nombreux vols de nuit en mission de chasse, de reconnaissance et de patrouille en mer. A fait preuve en maintes fois de qualités d'énergie, d'endurance remarquables, en particulier le 9 février où après un vol de protection de deux heures, il est reparti bombarder les ouvrages d'un fort ennemi, volant plus de quatre heures par une température rigoureuse. A pris part le 26 mars 1917 à une opération de bombardement de nuit."

* Croix de Guerre et citation n° 103 à l'ordre de la division : "Fait preuve journellement de belles qualités d'énergie et d'entrain dans l'accomplissement des missions qui lui sont confiées et au cours des reconnaissances au large dans des circonstances de temps difficiles. le 29 octobre, a attaqué un sous-marin et par sa prompte invervention, l'a empéché d'attaquer un batiment."

* Chevalier de la Légion d'Honneur du Ltt Maurice Joseph Héliot du centre de mobilisation d'aviation n° 21, en date du 15 décembre 1932 : "18 ans de services, 5 campagnes. A été cité."

 

Photo du Ltt Robert Jacottet

Ltt Robert Jacottet - Né le 26 avril 1886 à la Jocotterie par Bonneval (Eure-et-Loir) - Fils de Louis Jean Jacottet et de Jenny Alice Revaclier - Profession avant engagement Etudiant - Classe 1905 (engagement) / 1906 (normale) - Recrutement de Chartres (Eure-et-Loir) sous le matricule n° 556 - Engagé volontaire pour trois ans au titre du 1er régiment de chasseurs, le 9 novembre 1906 - Nommé Brigadier, le 29 mai 1907 - Nommé Maréchal de Logis, le 10 septembre 1908 - Rengagé pour deux ans, à compter du 9 novembre 1909 - Fin de service et passage dans la réserve, le 9 novembre 1909 - Nommé Sous-lieutenant de réserve et affecté au 20ème régiment de chasseurs, le 27 décembre 1912 - A pris part du 17 avril au 1er mai 1913 à l'épreuve de fond entre Biarritz et Paris - Domicilié à Mézidon (Lisieux), à compter du 6 juin 1913 - A accompli une période de réserve au 20ème régiment de chasseurs du 25 août au 1er septembre 1913 - Profession avant guerre Entrepreneur de travaux publics - Affecté, dans la réserve, au 14ème régiment de Hussards, le 1er avril 1914 - Rappelé à l'activité par la mobilisation générale au 14ème régiment de Hussards, le 3 août 1914 - Parti au front, le 13 septembre 1914 - Observateur de l'escadrille MS 12 / N 12 - En équipage avec le Ltt Raymond de Bernis (pilote) a contraint l'Albatros B I n° B 233 / 13 à atterrir dans les environs de Muizon, le 28 avril 1915 - Les deux aviateurs allemands ont été faits prisonniers - Cet avion a été homologué aux deux aviateurs français - Citation à l'ordre de l'aéronautisue en date du 23 mai 1915 - En équipage avec le Sgt René Mesguich, ils abattent un Albatros B du FlAbt 12, le 26 mai 1915 - L'avion adverse s'est écrasé dans la région de Braisne, près de Soissons - L'équipage allemand, composé du Ltn Gerhard Nette (pilote) et l'Obltn Vin Bülow-Bussow (observateur), a été tué - Nommé Lieutenant de réserve, le 5 janvier 1916 - Détaché dans l'aéronautique militaire comme élève pilote, le 26 octobre 1916 - Dirigé sur l'école d'aviation militaire d'Ambérieu, le 30 octobre 1916 - Brevet de pilote militaire n° 5745 obtenu à l'école d'aviation militaire d'Ambérieu, le 20 mars 1917 - Stage de perfectionnement à l'école d'aviation militaire d'Istres-Miramas, le 23 mars 1917 - Stage de spécialisation à l'école d'aviation militaire de Châteauroux - Pilote du GDE du 7 au 18 avril 1917 - Commandant en second de l'escadrille G 482 du 18 avril au 20 septembre 1917 - Commandant de l'escadrille G 482 des Sables d'Olonne du 25 septembre 1917 au 18 août 1918 - Stage au CIACB de Perthes du 10 septembre 1918 au XXX - Pilote de l'escadrille VB 113 du XXX au 7 novembre 1918 - Pilote de l'escadrille V 133 du 7 novembre 1918 au 16 janvier 1919 - Tué au cours d'un accident d'avion à Sacy-le-Grand (Oise), le 16 janvier 1919 - Chevalier de la Légion d'honneur, Croix de Guerre avec palme et citation à l'ordre de l'armée, à titre posthume, en date du 31 mars 1920 - Sources : Pam - Fiche matricule du département de l'Eure-et-Loir - CCC de l'escadrille Liste des brevets militaires - MpF - Revue La Guerre Aérienne Illustrée - JORF - Dernière mise à jour : 16 mai 2018.

* Croix de guerre avec étoile de bronze et citation n° 78 à l'ordre du régiment, en date du 23 mai 1915 : "A fait preuve de beaucoup de bravoure et de solides qualités militaires au cours de nombreuses reconnaissances dont il était chargé."

* Chevalier de la Légion d'honneur et citation à l'ordre de l'armée, à titre posthume, du Ltt Robert Jacottet, en date du 31 mars 1920 : "Officier d'une conscience élevée et de grande bravoure. S'est brillamment conduit dans la cavalerie dès le début de la campagne. Entré dans l'aviation sur sa demande, y a mérité les plus grands éloges par son audacieuse volonté et ses qualités de commandement. Tombé glorieusement au cours d'un vol, le 16 janvier 1919."

 

Photo du SM Albert Pasco

SM Albert François Marie Pasco - Né à Carnac (Morbihan), le 4 novembre 1896 - Fils de Pierre Marie Pasco (marin) âgé de 35 ans et de Marie Jeanne Le Bagousse (ménagère) âgé de 34 ans - Classe 1916 - Recrutement de Lorient (Morbihan) sous le matricule n° 3563 - Matricule Marine n° 27.147-3 - Engagé volontaire pour sept ans, au titre du 3ème dépôt des équipages de la flotte, le 13 décembre 1913 au 30 mars 1914 - Nommé Matelot de 3ème classe et élève fourrier, le 13 décembre 1913 - Affecté au 4ème dépôt des équipages de la flotte du 30 mars au 2 septembre 1914 - Nommé Matelot de 3ème classe fourrier breveté, le 1er août 1914 - Affecté au 5ème dépôt des équipages de la flotte du 2 au 21 septembre 1914 - Affecté au "Vergniaud" du 21 septembre 1914 au 21 octobre 1915 - Affecté au 5ème dépôt des équipages de la flotte du 21 octobre au 11 novembre 1915 - Affecté au 3ème dépôt des équipages de la flotte du 11 novembre 1915 au 1er janvier 1916 - Nommé Quartier-Maître fourrier, le 1er janvier 1916 - Affecté sur le front de mer de Lorient du 1er janvier 1916 au 6 mai 1917 - Formation d'observateur au camp d'aviation maritime de Saint-Raphaël du 6 au 27 mai 1917 - A effectué son premier vol, le 9 mai 1917 - Affecté comme observateur aux patrouilles aériennes de Gascogne du 27 mai au 31 décembre 1917 - Observateur de l'escadrille 482 - Affecté comme observateur des dirigeables de Rochefort du 31 décembre 1917 au 1er décembre 1918 - Victime d'un accident d'avion, à bord du L4-741, quand il a capoté en raison du mauvais état du terrain, le 5 juin 1918 - Hospitalisé du 5 au 17 juin 1918 pour contusions et plaies - Nommé Second Maître fourrier, le 1er juillet 1918 - Du 24 juin 1917 au 30 novembre 1918, a effectué 188h30 de vol (reconnaissances et vols de guerre) - Affecté au centre d'aviation maritime d'Hourtin du 1er décembre 1918 au 20 mai 1919 - Affecté au 4ème dépôt des équipages de la flotte du 20 mai au 5 juin 1919 - Affecté au "Provence" du 5 juin 1919 au 1er janvier 1920 - En mer du 1er au 29 janvier 1920 - Affecté au 5ème dépôt des équipages de la flotte du du 29 janvier au 15 février 1920 - Renvoyé dans ses foyers, le 15 février 1920, après avoir accompli 6 années de services - Placé en congé sans solde - Domicilié rue de la Fontaine à Carnac (Morbihan), à compter du 15 février 1920 puis au 30, rue Saint-Louis à Versailles (Yvelines) - Profession après guerre (1921) Employé de bureau Comptable - Marié avec Mlle Jeanne Louise (Méthauté) en mairie de Versailles (Yvelines), le 18 (illisible) 1920 - Domicilié au 30, rue Saint-Louis à Versailles (Yvelines), à compter du 5 juillet 1925 - Domicilié au 16, rue Pavée à Paris 4ème (75), à compter du 6 mars 1937 - Mobilisé au 3ème dépôt des équipages de la flotte du 14 septembre 1939 au 25 février 1940 - Médaille Militaire, en date du 1er janvier 1940 - Renvoyé dans ses foyers, le 25 février 1940 - Placé en position de "Sans affectation", le 5 févier 1940 - Domicilié au 16, rue Pavée à Paris 4ème (75) - Décédé à Clermont-Ferrand (Puy-de-Dôme), le 29 octobre 1940 - Sources : Registre des naissances de la commune de Carnac - Fiche matricule conservée aux archives départementales du Morbihan - JORF - Dernière mise à jour : 1er avril 2020.

 

 

Les hommes

L'ensemble des personnels navigants de l'escadrille G 482 des Sables-d'Olonne en 1917 - A l'arrière plan, le parc aérien de l'escadrille G 482 qui comprend trois Caudron G 4 et huit Voisin 8 portant tous l'insigne de l'unité - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Photo collection Jean-Michel Riou que je remercie pour son aide.

Détail de la photo supérieure - Les animaux de compagnie, chiens et singe, sont en bonne place - Photo collection Jean-Michel Riou que je remercie pour son aide.

Une superbe photo qui montre l'ensemble des personnels navigants de l'escadrille G 482 des Sables-d'Olonne en 1917 - Sur la partie gauche, les observateurs et mitrailleurs issus de la Marine puis tous les autres personnels de l'aéronautique militaire issus de toutes les armes de l'armée française - A l'arrière plan, le parc aérien de l'escadrille G 482 qui comprend trois Caudron G 4 et huit Voisin 8 portant tous l'insigne de l'unité - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Photo collection Jean-Marie Picquart que je remercie pour son aide.

Les personnels navigants de l'escadrille G 482 des Sables d'Olonne posant devant un Voisin 8 de leur unité - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Photo collection Alain Rabiller que je remercie pour son aide.

Cliquez pour agrandir

Soldat Gustave Dupas, opérateur TSF affecté au 8ème régiment du génie et détaché à l'escadrille 482 des Sables d'Olonne jusqu'au 10 janvier 1919 - Photo Gustave Dupas transmise par Odile Nizet, son arrière-petite-fille, que je remercie pour son aide.

Sol Jean Etienne Gustave Dupas - Né le 3 septembre 1873 à Lametz (Ardennes) - Fils de Jean Félix Dupas (berger) et de Marie Augustine Lespagnard - Classe 1893 - Recrutement de Reims (Marne) sous la matricule n° 2099 - Service militaire au 6ème bataillon d'artillerie à pied, à compter du 16 novembre 1894 - Nommé 1er canonnier servant et maître pointeur, le 23 décembre 1895 - Envoyé dans la disponibilité, le 18 septembre 1897 - A accompli un période d'exercices au 4ème bataillon d'artillerie à pied, caserné à Verdun (Meuse) du 29 avril au 26 mai 1901 - Dispensé d'une période d'exercices car sapeur pompier en 1903 - A accompli un période d'exercices au 4ème bataillon d'artillerie à pied, caserné à Verdun (Meuse) du 29 février au 26 mars 1904 - Profession avant guerre Agriculteur - Rappelé par ordre de mobilisation générale du 1er août 1914 - Arrivé au 4ème bataillon d'artillerie à pied, le 3 août 1914 - Affecté au 8ème régiment du Génie, le 7 avril 1916 - Opérateur TSF détaché à l'escadrille 482 des Sables d'Olonne du XXX au 10 janvier 1919 - Démobilisé, le 11 janvier 1919 - Affecté, dans la réserve, au 132ème régiment d'infanterie, le 15 avril 1920 - Libéré de toutes obligations militaires, le 1er octobre 1929 - Sources : Acte de naissance - Fiche Matricule du département de la Marne - Dernière mise à jour 16 août 2016.

A gauche, avec la barbe, le Soldat Gustave Dupas, opérateur TSF de l'escadrille 482 des Sables d'Olonne - Photo Gustave Dupas transmise par Odile Nizet, son arrière-petite-fille, que je remercie pour son aide.

Ltt Léon Eugène Fabert - Né le 12 janvier 1881 à Rouen (Seine-Maritime) - Classe 1898 (engagement) / 1901 (normale) - Recrutement du 6ème bureau de la Seine sous le matricule n° 3425 - Engagé volontaire au titre du 8ème régiment d'infanterie coloniale, le 16 janvier 1899 - A été engagé en Chine - Décoré de la médaille coloniale avec agrafe "Chine" - Profession avant guerre Conducteur travaux publics - Mobilisé au 20ème escadron de train des équipages militaires - Passé à l'aéronautique militaire comme élève pilote, le 2 décembre 1915 - Brevet de pilote militaire n° 960 obtenu à l'école d'aviation militaire de Chartres, le 20 mai 1915 - Stage de perfectionnement à l'école d'aviation militaire d'Avord du XX mai au 15 juin 1915 - Brevet de pilote FAI n° 2075 obtenu sur avion Maurice Farman, le 14 juin 1915 - Pilote de la RGA du 15 juin au 13 juillet 1915 - Pilote de l'escadrille MF 8 du 13 juillet 1915 au 23 janvier 1916 - Nommé Sergent, le 21 août 1915 - Médaille Militaire et citation à l'ordre de l'armée, en date du 31 août 1915 - Citation à l'ordre de l'armée, en date du 3 décembre 1915 - Pilote de l'escadrille MF 82 (future escadrille 521) du front d'Orient du 23 janvier au 20 mai 1916 - Nommé Sous-lieutenant, à titre temporaire, le 22 janvier 1916 - Le 15 mai 1916, le MF 11 bis, qu'il pilote, s'écrase en mer - L'équipage est indemne et l'épave du Farman est repêchée - Evacué le 20 mai 1916 - Pilote de la RGA du 20 décembre 1916 au XXX - Pilote du CRP au XXX au 18 août 1918 - Nommé Sous-lieutenant de réserve, en date du 27 janvier 1917 - Nommé Lieutenant de réserve, à titre définitif, en date du 22 janvier 1918 - Chevalier de la Légion d'Honneur et citation à l'ordre de l'armée, en date du 10 juillet 1918 - Commandant de l'escadrille G 482 / LET 482 des Sables d'Olonne du 18 août au XX décembre 1918 - Décédé au 16, avenue Félix Faure à Paris (75), le 12 janvier 1936 - Sources : Pam (2 fiches) - Liste des brevets militaires - CCC de l'escadrille MF 8 - CCC de l'escadrille 521 d'Orient - LO - JORF - Revue La Guerre Aérienne Illustrée - Revue l'Aérophile - Dernière mise à jour : 16 mai 2018.

* Médaille Militaire et citation à l'ordre de l'armée du Cal Léon Eugène Fabert, pilote à l'escadrille MF 8, en date du 31 août 1915 : "S'est révélé, dès son arrivée à l'escadrille, comme un pilote de premier ordre. Le 17 août 1915, attaque un avion ennemi et l'oblige après un combat assez rapide à atterrir dans ses lignes. Le 19 août, attaque un avion ennemi armé de 2 mitrailleuses, combat avec lui près d'une 1/2 heure, jusqu'à ce que celui-ci abandonne la lutte. rentre avec sa mitrailleuse atteinte par une balle, les cartouches des bandes chargeurs de réserve ayant explosé en partie entre ses jambes, son réservoir perçé de part et d'autre. Le 20 août, ayant demandé à sortir de nouveau en pilotant l'avion d'un camarade, attaque deux avions ennemis, touche l'un qui atterrit brusquement et poursuit l'autre jusqu'à l'épuisement complet de ses munitions."

* Citation à l'ordre de l'armée du Sgt Léon Eugène Fabert, pilote à l'escadrille MF 8, en date du 3 décembre 1915 : "Pilote courageux et énergique. S'est distingué à maintes reprises dans des combats aériens, n'hésitant jamais à lutter avec les avions allemands les plus rapides et les mieux armés. A réussi, le 22 novembre, à abattre un Aviatik qui l'avait attaqué au cours d'une reconnaissance. Ayant eu son réservoir traversé au cours du combat, a continué son vol et a pu rentrer dans nos lignes avec son avion criblé de balles."

 

Photo du Cne Albert Thouvenin

Cne Robert Marius Marguerite Ernest Eugène Thouvenin - Né le 22 juin 1888 à Sedan (Ardennes) - Fils d'Albert Henri Thouvenin et de Laure Eugénie Fraison - Classe 1908 - Recrutement de Mézières (Ardennes) sous le matricule n° 469 - Engagé volontaire pour quatre ans au titre de l'école spéciale militaire de St-Cyr, le 10 octobre 1909 - Affecté, pour une année de service militaire, au 45ème régiment d'infanterie, le 16 octobre 1909 - Nommé Caporal, le 24 février 1910 - Elève de l'école spéciale militaire de St-Cyr à compter du 13 octobre 1910 - Nommé Aspirant, le 13 octobre 1910 - Nommé Sous-lieutenant et affecté au 162ème régiment d'infanterie, le 1er octobre 1911 - Nommé Lieutenant à titre définitif, le 1er octobre 1913 - Blessé par balle à l'épaule gauche à Pierrepont, le 22 août 1914 - Hospitalisé et convalescence du 22 août au 5 décembre 1914 - Présent au dépôt du 162ème régiment d'infanterie du 6 décembre 1914 au 5 février 1915 - Passé à l'aéronautique militaire comme élève pilote, le 6 février 1915 - Envoyé à l'école d'Avord, le 10 mars 1915 - Brevet de pilote militaire n° 1040 obtenu à l'école d'aviation militaire d'Avord, le 5 juin 1915 - Présent à l'école d'aviation militaire d'Avord, jusqu'au 15 juillet 1915 - Marié avec Mlle Jeanne Galichet, le 17 juillet 1915 et domiciliés au 21, avenue du Château à Vincennes - Parti pour une formation pour le matériel d'escadrille au dépôt de Lyon du 9 au 24 août 1915 - Affecté au GB 104 du 24 août au 9 septembre 1915 - Nommé Capitaine, le 3 septembre 1915 - Pilote de l'escadrille VB 106 du 9 septembre 1915 au 21 juin 1916 - Nommé Capitaine à titre définitif, le 3 septembre 1915 - Pilote de l'escadrille BM 119 du 12 juin au XX novembre 1916 - Commandant de l'escadrille VB 109 du XX novembre 1916 au 1er juin 1917 - Croix de Guerre et citation n° 229 à l'ordre du 10ème corps d'armée, en date du 12 mars 1917 - Commandant de l'escadrille G 482 des Sables d'Olonne du 1er juin au 20 septembre 1917 - Lettre de félicitations du ministère de la Marine portée à la division des patrouilles de Gascogne - Commandant de l'escadrille VR 25 du 20 février au 22 avril 1918 - Citation n° 78 à l'ordre de l'escadre, en date du 3 février 1919 - Citation n° 134 à l'ordre du 162ème régiment d'infanterie, en date du 9 juillet 1919 - Rentré au dépôt du 162ème régiment d'infanterie, le 16 juillet 1919 - Nommé Adjoint au Major commandant la compagnie hors rang, le 10 novembre 1919 - Décoré de la Croix de Guerre belge, le 4 mai 1920 - Chevalier de la Légion d'Honneur, en date du 16 juin 1920 - Affecté au 3ème bataillon de chasseurs mitrailleurs à Labry (Meurthe-et-Moselle) (création d'unité) et nommé Adjoint au chef de corps, le 2 mars 1923 - Occupation de la Rhur du 27 mars 1923 au 20 janvier 1924 - Embarqué pour le Levant du 21 novembre au 1er décembre 1925 - En opérations au Levant du 2 décembre 1925 au 8 décembre 1926 - Citation n° 657 à l'ordre des TOE, en date du 15 juillet 1926 - Affecté au 18ème régiment d'infanterie, le 30 septembre 1926 - Retour vers la métropole via Marseille du 9 décembre 1926 au 1er janvier 1927 - Affecté au 146ème régiment d'infanterie, le 7 janvier 1927 - N'a pas rejoint cette affectation - Citation n° 846 à l'ordre du corps d'armée, en date du 14 février 1927 - Affecté au 22ème régiment de tirailleurs algériens, le 23 mars 1927 - Bénéficie d'une pension d'invalidité temporaire de 15 % par la commission spéciale de réforme de Nancy (Meurthe-et-Moselle) pour séquelles de dysentrie amibienne avec diarrhées fréquentes, le 7 octobre 1930 - Maintenu en activité avec pension d'invalidité inférieure à 10 % par la commission spéciale de réforme de Nancy, le 23 août 1932 - Nommé Chef de bataillon, le 22 janvier 1934 - Officier de la Légion d'Honneur, le 20 décembre 1935 - Affecté à l'état-major du secteur fortifié de Rohrbach à Sarrebourg, le 10 février 1937 - Nommé Lieutenant-colonel, le 23 septembre 1938 - Affecté au 25ème régiment de tirailleurs algériens, le 26 juillet 1939 - Fait prisonnier à Toul (Meurthe-et-Moselle), le 23 juin 1940 - Interné à l'Oflag XII D - Rapatrié pour maladie et démobilisé, le 13 novembre 1943 - Décédé, le 30 octobre 1959 - Sources : Bulletin de naissance de la ville de Sedan - Pam (2 fiches) - Etat des services - Fiche matricule du département des Ardennes - CCC de l'escadrille VR 25 - CCC de l'escadrille VB 106 - CCC de l'escadrille VB 109 - LO - Liste des brevets militaires - Dernière mise à jour : 3 juin 2018.

* Croix de Guerre et citation n° 229 à l'ordre du 10ème corps d'armée, en date du 12 mars 1917 : "Chef d'escadrille plein d'allant, a pris part à la tête de son unité à 15 combats de nuit."

* Lettre de félicitations du ministre de la Marine parue à l'ordre n° 65 de la division des patrouilleurs de Gascogne (date non précisée) : "Comme suite au compte-rendu des opérations effectuées le 25 juin 1917 par l'Adj pilote Heliot, le Sgt pilote Hubert et le Cal pilote Darnis de l'escadrille d'avions côtiers 482 a qui vous avez accordé un témoignage officiel de satisfaction. Je vous prie de vouloir bien transmettre au capitaine Thouvenin commandant cette escadrille ainsi, qu'aux pilotes, observateurs qui se sont distingués en cette circonstance, le témoignage de ma satisfaction pour les services rendus, ainsi que pour la rapidité avec laquelle cette escadrille a été mise en état de rendre des services et les qualités d'allant et de dévouement dont les pilotes et observateurs font preuve en toute circonstances."

* Citation n° 78 à l'ordre de l'escadre, en date du 3 février 1919 : "Pilote ancien et expert, a exécuté en un an, 27 bombardements de nuit et est revenu à 3 reprises différentes avec des éclats d'obus, ou des balles dans son appareil, a allumé un incendie."

* Citation n° 134 à l'ordre du 162ème régiment d'infanterie, en date du 9 juillet 1919 : "Belle attitude au feu, a été blessé le 22 août 1914. A prit part sous un feu très vif le commandement de la portion du 1er bataillon qui se trouvait engagée dans son secteur, son capitaine ayant été blessé."

* Chevalier de la Légion d'Honneur et citation à l'ordre de l'armée, en date du 16 juin 1920 : "Blessé au début de la campagne comme lieutenant d'infanterie, est passé dans l'aviation où il a continué à rendre les plus grands services par son courage, sa bravoure et son intrépidité. Une fois blessé, plusieurs fois cité."

* Citation n° 657 à l'ordre des TOE, en date du 15 juillet 1926 : "Envoyé en renfort au Levant avec une unité d'infanterie métropolitaine, a demandé à passer comme observateur dans l'aéronautique, pour participer aux opérations actives dans le Djebel Druze, s'est immédiatement fait remarquer par son allant, exécutant depuis le 11 avril 1927, 27 missions de guerre, dont plusieurs liaisons avec l'infanterie à faible altitude, spécialité des reconnaissances à toujours ramené des renseignements précieux."

* Citation n° 846 à l'ordre du corps d'armée, en date du 14 février 1927 : "Officier observateur de grande valeur, rendant de précieux services au commandement. Au cours des dernières opérations, s'est dépensé sans compter , malgré son état de santé fragile, a accompli plus de 40 missions dont 30 liaisons d'infanterie à basse altitude, ramenant plusieurs fois des balles dans son appareil."

 

Photo de l'Adj Philippe Hernu

Adj Philippe Guislain Marie Joseph Hernu - Né le 4 avril 1890 à Conchy-sur-Conche (Pas-de-Calais) - Fils de Guislain Hernu et de Marie Turbant - Marié et domicilié au 14, rue Boissy d'Anglas à Paris VIII (75) - Classe 1910 - Recrutement de Béthune sous le matricule n° 3816 - Engagé au 46ème régiment d'infanterie, le 12 février 1909 - Nommé Caporal, le 21 février 1910 - Nommé Sergent, le 24 septembre 1911 - Affecté au 246ème régiment d'infanterie - Passé au 2ème groupe d'aviation de Lyon-Bron de l'aéronautique militaire comme (divers), le 25 novembre 1915 - Passé à l'école d'aviation militaire de Dijon-Longvic, comme élève pilote, le 15 juillet 1916 (cours théorique) - Brevet de pilote militaire n° 4692, obtenu sur avion Voisin, à l'école d'aviation militaire d'Ambérieu, le 4 octobre 1916 - Stage de perfectionnement bombardement à l'école d'aviation militaire d'Avord - Stage de spécialisation à l'école d'aviation militaire d'Istres-Miramas - Stage à l'école d'aviation militaire de Châteauroux - Pilote de l'escadrille cotiêre G 482 des Sables d'Olonne du XXX au 22 octobre 1917 - Blessé et convalescence jusqu'au 25 septembre 1917 - Pilote de l'escadrille VC 110 du 22 octobre 1917 au 7 août 1918 - Nommé Adjudant, le 7 juin 1918 - Affecté au CIACB, le 7 août 1918 - Nommé Adjudant-chef - Chevalier de la Légion d'Honneur, en date du 9 juillet 1924 - Sources : Pam - FM Pas-de-Calais - CCC VC 110 - JORF - Dernière mise à jour : 22 décembre 2015.

* Chevalier de la Légion d'Honneur de l'Adc Philippe Marie Guislain Joseph Hernu, au 1er groupe d'ouvriers d'aéronautique, en date du 9 juillet 1924 : "15 ans de services, 5 campagnes, 2 blessures, 2 citations.

 

Les avions

Les vedettes anti sous-marines n° 36 et 37, en liaison avec les avions en mission de l'escadrille V 482 dans le port des Sables d'Olonnes en 1917 - Photo Germain Hubert transmise par Eric Hubert, son petit-neveu, que je remercie pour son aide.

Transport des pigeons sur une vedette anti sous-marines en liaison avec l'escadrille V482 dans le port des Sables d'Olonnes en 1917 - Photo Germain Hubert transmise par Eric Hubert, son petit-neveu, que je remercie pour son aide.

Vue aérienne oblique du terrain d'aviation des Sables d'Olonnes - Photo collection Philippe Guillermin que je remercie pour son aide.

Départ en patrouille d'un Voisin 8 doté d'un canon de 37 mm codé "VII" et "V" de l'escadrille 482 des Sables d'Olonne en 1918 - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Photo Germain Hubert transmise par Eric Hubert, son petit-neveu, que je remercie pour son aide.

Le Sgt Germain Hubert, pilote de l'escadrille 482, pose aux commandes d'un Voisin 8 à moteur Renault de 240 ch en 1917 - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Photo Germain Hubert transmise par Eric Hubert, son petit-neveu, que je remercie pour son aide.

Letord de l'escadrille 482 en pylone sur le champ d'aviation des Sables d'olonne en 1917 - Les deux membres d'équipage sont saufs et posent en compagnie des mécaniciens chargés de relever l'appareil et de l'évacuer - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Photo origine famille Fernand Boisson que je remercie pour son aide.

Pilote de l'escadrille 482 aux commandes d'un Letord de son unité en 1917 - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Photo origine famille Fernand Boisson que je remercie pour son aide.

Cliquez sur l'image pour l'agrandir

Voisin 8 de l'escadrille 482 posé en catastrophe sur une plage et recouvert par la mer qui monte en 1917 - Les deux mécaniciens, montés sur l'aile supérieure, tentent de sauver des équipements avant qu'ils ne soient touchés par l'eau de mer - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Photo origine famille Fernand Boisson que je remercie pour son aide.

Voisin 8 n° V 2223 équipé d'un canon de 37 mm de l'équipage composé du Sgt Huguet (pilote) / Cal Georges Virebayre après s'être écrasé au décollage pour une patrouille en mer, le 28 septembre 1917 - Les deux hommes, grièvement blessés, sont décédés des suites de leurs blessures à l'hôpital-hospice des Sables-d'Olonne - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Photo origine famille Fernand Boisson que je remercie pour son aide.

Banc d'essai moteur de l'escadrille V 482 - Photo collection Philippe Guillermin que je remercie pour son aide.

Le Voisin 8 n° V 1920 a terminé son atterrissage quand le train avant a été fauché après avoir heurté des rochers qui affleuraient - Photo collection Philippe Guillermin que je remercie pour son aide.

Les avions

Ce Voisin 8 de l'escadrille 482 s'est retourné en touchant l'eau sur une plage alors qu'il venait de tomber en panne d'essence en 1917 - Les deux membres d'équipage ont été légèrement blessés - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Photo origine famille Fernand Boisson que je remercie pour son aide.

De droite à gauche : Sgt Germain Hubert (pilote) - XXX Talarmin (observateur ou mitrailleur) et les deux mécaniciens Paul Bert et Maurice Brié en charge de l'entretien de ce Voisin 8 portant l'insigne de l'escadrille et le nom de baptème "Yetty", la fiancée du Sgt Germain Hubert sur le terrain des Sables-d'Olonne en 1918 - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Photo Germain Hubert transmise par Eric Hubert, son petit-neveu, que je remercie pour son aide.

Le Slt Fernand Boissan, observateur de l'escadrille 482 pose devant le Voisin 8 n° V 1923 codé "2" de son unité sur le terrain des Sables d'Olonne en 1917 - L'avion porte un enblème personnel, une araignée en train d'attaquer un sous-marin - Il est associé à une devise qui n'est malheureusement pas lisible - Le nez de l'avion est peint en noir et porte un large cercle peint en rouge avec le chiffre "2" cerclé en noir - Il s'agit alors d'un chiffre d'identification au sein de l'unité - Les trois autres personnels sont deux mécaniciens, l'un issu de l'aéronautique militaire et l'autre de la Marine - Le dernier personnel semble être un civil en visite, peut-être un membre de la famille d'un des militaires présents sur la photo - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Photo origine famille Fernand Boisson que je remercie pour son aide.

Voisin 8 de l'escadrille V 482 en difficulté sur le terrain d'aviation des Sables-d'Olonne - La roue droite du train principal est tombée dans une ornière et que la jambe de train s'est brisée - Les mécanos, se sont mis à l'ombre, ce qui situe cette photo en plein été 1917 - Photo collection Philippe Guillermin que je remercie pour son aide.

Voisin 8 n° V 1923 codé "2" de l'escadrille 482 photographié sur le terrain des Sables d'Olonne en 1917 - Remarquez le dessin personnel du pilote, une araignée en train d'attaquer un sous-marin - Il est associé à une devise qui n'est malheureusement pas lisible - Les gilets de sauvetage de l'équipage sont accrochés aux jambes du train d'atterrissage - Photo collection Alain Rabiller que je remercie pour son aide.

Voisin 8 de l'escadrille - Il porte, en plus de l'insigne escadrille, le nom de baptème "Yetty" et la numérotation escadrille "LS 6" - Photo Musée de l'Air et de l'Espace du Bourget - Réf MA 27 929.

Voisin 8 canon codé "6" n° V 2191 de l'escadrille LET 482 - L'insigne personnel est un escargot probablement pour rappeler l'extraordinaire vitesse du biplan - Photo collection Philippe Guillermin que je remercie pour son aide.

Détails des marquages du Voisin 8 canon codé "6" n° V 2191 de l'escadrille LET 482 - L'insigne personnel est un escargot - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Photo collection Philippe Guillermin que je remercie pour son aide.

Le Voisin 8 canon, codé "6" n° V 2191 avec son escargot sur le dos, après un atterrissage raté sur une plage - Atterrir sur une plage n'est pas une chose aisée en raison de la densité du sable qui varie d'un endroit à un autre - Photo collection Philippe Guillermin que je remercie pour son aide.

Voisin 8 codé "5" de l'escadrille LET 482 - L'avion a été baptisé "L'increvable" - Il porte en outre un marquage composé du nom de l'escadrille V 482 associé aux 4 as d'un jeu de cartes - Photo collection Philippe Guillermin que je remercie pour son aide.

Détails des marquages du Voisin 8 codé "5" de l'escadrille LET 482 - L'avion a été baptisé "L'increvable" - Il porte en outre un marquage composé du nom de l'escadrille V 482 associé aux 4 as d'un jeu de cartes - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Photo collection Philippe Guillermin que je remercie pour son aide.

 

Couleurs des avions

 

Couleurs des avions

Voisin LAP VIII codé "6" et baptisé "Yetty" du Sgt Germain Hubert, pilote de l'escadrille G 482 des Sables d'Olonne - Ce dessin est à associer avec la photo ci-dessus - Cet avion a reçu le nom de baptème "Yetty", le 26 juin 1917 - Il a été peint le lendemain d'un baptème de l'air non autorisé qui s'est terminé en attaque de sous-marin et par un atterrissage en perdition sur la plage - Yetty était le surnom de la copine du Sgt Germain Hubert, opératrice TSF à la poste auxiliaire, qui a été du vol qui est resté dans les mémoires - Probablement le seul vol de guerre d'une femme pendant la Grande Guerre - Dessin David Méchin.

 

Documents en rapport

Lettre expédiée par le soldat Marcel Prenant, opérateur TSF de l'escadrille V 482 des Sables d'olonne (Vendée), le 31 mai 1919 - Elle était destinée au soldat Gustave Dupas, opérateur TSF de la même unité et qui avait été démobilisé avant Prenant - Photo Odile Nizet, l'arrière-petite-fille de Gustave Dupas, que je remercie pour son aide.

Cette lettre est intéressante. Auparavant, la date de dissolution de l'escadrille V 482 était donnée pour décembre 1918. Or des personnels de cette unité sont toujours sur place en mai-juin 1919 et attendent l'arrivée de deux Salmson 2A2 pour effectuer des exercices réguliers de liaison d'infanterie. En fait, les moyens aériens ont été repliés sur un autre terrain et une partie des personnel au sol a été maintenu sur place, pour assurer l'accueil régulier (du 1er au 15 de chaque mois) d'avions en provenance d'Avord. L'ensemble des personnels, resté sur place, a été placé sous le commandement du Slt Maurice Héliot et sera finalement dissous, le 16 septembre 1919.

La lettre en question :

Les Sables d'Olonne, le 31 mai 1919.
Mon cher Grand-Père *,
Tu vas croire que je t'oublie, et pourtant cela n'est pas, tu sais. J'ai bien reçu ta lettre du 6 avril, tu vas dire que ma réponse s'est fait attendre, mais excuse-moi. Je vais te donner un peu de détails sur notre fameuse escadrille. Beaucoup sont démobilisés, Thion, Simard, Schwartz, Frédevot, Massias parmi les jeunes. C'est moi qui serait le premier à partir maintenant si nous restions là, mais je ne crois pas que nous attendions si longtemps car la signature de la paix s'est trop fait retarder. Depuis ma perme de détente depuis le 3 avril, nous n'avons fait que déménager, c'est presque fini, mais ... le camion est mort, alors en attendant qu'un autre vienne le remplacer, nous nous reposont. Il doit revenir deux avions Salmson pour faire la liaison d'infanterie. Ils feront des exervices du 1er au 15 de chaque mois, mais le personnel nécessaire à ces exervices ne sera pas à demeure ici, pilotes, mécaniciens et TSF viendront du Camp d'Avord à chaque période de travail. Des fantassins ont fauché (ce n'est pas encore fini) une bonne partie du champ, car ces avions doivent venir ces jours-ci. ce sont les seuls faits intéressants qui j'ai à te raconter, pour tout autre, c'est le calme et la tranquillité parfaite. Il fait un temps admirable et c'est vraiment bon d'être ici, mais.... tu penses bien que je serais encore plus heureux d'être chez moi. Enfin, s'il n'y a pas de retard, je compte y être au mois d'août. Wybrecht a écrit à Sabatier qu'il avait fait une demande pour aller comme TSF au Maroc, vois-tu notre "phénomène" là-bas. Enfin, ça le regarde et je lui souhaite bonne chance. Auclair se fiance aux Sables avec une jeune fille employée à la poste, ce sera un mariage à coups de téléphone si cela se fait, car ils se sont connus comme cela, et après tout, c'est digne du Caporal radio, la jeune fille est gentille. Voilà mon cher Grand-Père, les petits bruits de l'escadrille. Lle sergent Cols a eu un fils. le sergent Puiroux est toujours ici et la plupart des mécanos, Monange, Raspini, Propiemolle, etc. de ton côté, je pense que tu as remonté ton foyer et que tout marche comme tu le désires et que toi et ta famille, vous êtes tous en bonne santé.....
.... Le sous-lieutenant Héliot commande toujours l'escadrille et l'adjudant est rentré de perme aujourd'hui. Avec Auclair, nous avons été rendre visite à M. Decaux chez lui à Luçon, c'est très joli chez lui et d'un gout très recherché. Nous avons même été à sa villa "Les Mouettes" pas très loin de la villa à notre père Clemenceau. Le fameux "La Victoire" de l'escadrille est démobilisé aussi; il habite Saint-Nazaire. Il n'a pas voulu retourner dans son pays, puisque tout y est ravagé et d'après ses projets, il voulait monter avec son frère un magasin de vétements.... Le Père Frémont a eu un fils et dans sa dernière lettre, il me demandait si j'avais de tes nouvelles, il me dit aussi que son fils a un crâne de Gambetta. Reçois mon cher Grand-Père les bonnes amitiés de ton copain.
Signé Marcel Prenant.

* Appelé comme cela car il était plus âgé que ses camarades.

Souvenirs en rapport

Casque Adrian modèle 1915 du soldat de 2ème classe F. Marquis, mécanicien de l'escadrille LET 482 - Il faudra attendre 1923 pour voir apparaitre l'insigne de l'aéronautique sur l'avant des casques - Photos Christophe Ginier que je remercie pour son aide.

 

Monuments commémoratifs
et tombes

Gros plan de la plaque tombale en hommage au Cal Georges Virebayre, mitrailleur de l'escadrille G 482 des Sables d'Olonne - Décédé des suites d'un accident aérien à l'hôpital-hospice des Sables-d'Olonne (Vendée), le 28 septembre 1917 - Photo Laurent Llopez que je remercie pour son aide.

 

 

Monuments commémoratifs
et tombes

Tombe du Cal Georges Louis Victor Virabayre - Mitrailleur de l'escadrille G 482 des Sables d'Olonne - Né le 14 juillet 1895 à Perpignan (Pyrénées Orientales) - Décédé des suites d'un accident aérien à l'hôpital-hospice des Sables-d'Olonne (Vendée), le 28 septembre 1917 - Photo Laurent Llopez que je remercie pour son aide.

 

Remerciements :

- M. David Méchin pour l'étude de l'escadrille 482.
- M. Robert Feuilloy de l'Association pour la Recherche de Documentation sur l'Histoire de l'Aéronautique Navale (ARDHAN) pour l'envoi des photos et de la liste des observateurs.
- M. Lucien Morareau de l'Association pour la Recherche de Documentation sur l'Histoire de l'Aéronautique Navale (ARDHAN) pour l'envoi des photos.
- M. Jean-Marie Picquart pour l'envoi de la photo des personnels navigants de l'escadrille G 482.
- M. Laurent Llopez pour l'envoi des photos de la tombe du Caporal Georges Virebayre.
- M. Eric Hubert pour la transmission des photos de Germain Hubert, son grand-oncle.
- M. Christophe Ginier pour l'envoi des photos du casque Adrian du soldat Marquis.
- Mme Odile Nizet pour l'envoi de la lettre de Gustave Dupas, son arrière grand-père.
- M. Pierre Corny pour la transmission d'un article de presse du 13 octobre 1917.
- M. Jean-Michel Riou pour l'envoi de la photo de groupe de l'escadrille G 482.
- M. Alain Rabiller pour l'envoi des photos de sa collection.
- M. Philippe Guillermin pour l'envoi des photos des Voisin 8 de l'escadrille LET 482.

Bibliographie :

- L'aviation maritime française pendant la Grande Guerre par Lucien Morareau, Robert Feuilloy, Jean-Louis Courtinat, Thierry le Roy, JP Rossignol publié par l'ARDHAN en 1999.
- Les escadrilles de l'aéronautique militaire française - Symbolique et histoire - 1912-1920
- Ouvrage collectif publié par le SHAA de Vincennes en 2003.
- L'aviation française 1914-1940, ses escadrilles, ses insignes - par le Commandant E Moreau-Bérillon - publié à compte d'auteur en 1970.
- The French Air Service War Chronology 1914-1918 par Frank W. Bailey et Christophe Cony publié par les éditions Grub Street en 2001.
- Les "As" français de la Grande Guerre en deux tomes par Daniel Porret publié par le SHAA en 1983.
- Les Armées françaises dans la Grande Guerre publié à partir de 1922 par le Ministère de la Guerre.
- Site Internet "Traditions des escadrilles de l'Armée de l'Air" de Henri Guyot - Voir le lien
- Librairie en ligne de l'université du Texas d'Austin (USA) - Fond des cartes anciennes.
- Site Internet "Mémoires des Hommes" du Ministère de la Défense - Voir le lien
- Site Internet " Pages 14-18 " de Joël Huret.

 

Si vous avez des documents écrits ou photographiques pouvant compléter les données de cette page, veuillez contacter l'auteur du site.

Escadrille 481 Escadrille 483

 

 

pas de fiche > 1918

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