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Etude réalisée par David Méchin et Albin Denis.

Insignes peints sur les fuselages

Insigne de l'unité peint sur les avions de l'unité.
Dessin Albin Denis.

Lettre d'identification

Les avions de cette unité étaient identifiés par la lettre "S".

Symbolique

L'escadrille 482 utilisait comme emblème une mouette en vol larguant une grenade sur un sous-marin en surface. La lettre d'identification individuelle utilisée par la 482 était le "S" qui rappelait le lieu de stationnement de l'unité, les Sables-d'Olonne.

 

Historique de l'escadrille 482

Cette escadrille, activée au printemps 1917, réalise des escortes de convois entre les îles d'Yeu et d'Oléron et reconnaissance anti-sous-marines entre Noirmoutier et la Gironde à partir de sa base des Sables-d’Olonne. Ses Caudron, Voisin et Letord ne rencontreront l’ennemi que deux fois : la première le 29 octobre 1917 où 3 bombes sont lancées sur un U-Boot en plongée, et la seconde près d’un an plus tard, le 2 octobre 1918, où un Voisin escortant le convoi de La Pallice à Quiberon aperçoit un sous-marin et plongée à 18 milles au Sud-Ouest des Sables-d'Olonne, lui tire dessus au canon de 37 mm et lance une alerte TSF. Les moyens aériens sont évacués en décembre 1918.
Après plusieurs déménagements dans les environs des Sables d'Olonne, un terrain est fauché par l'infanterie du secteur. Une partie du personnel au sol reste sur place pour assurer l'accueil régulier (du 1er au 15 de chaque mois) de Salmson 2A2 en provenance d'Avord, venant faire des exercices de liaison d'infanterie. Ces hommes sont placés sous le commandement du Slt Maurice Héliot. La date de dissolution sera effective, le 16 septembre 1919.

 

Unités détentrices des traditions
de l'escadrille 482

Les traditions de l'escadrille 482 n'ont pas été reprises depuis la dissolution de l'unité, le 16 septembre 1919.

 

Insignes métalliques de l'escadrille 482
et des unités détentrices de ses traditions

Jusqu'à preuve du contraire, l'unité n'a pas eu d'insigne métallique.

 

 

Terrains des escadrilles côtières
de l'aéronautique militaire et
des CAM de la Marine.

Répartition des escadrilles cotières pendant la Guerre 1914-1918.
En jaune, les escadrilles de l'aéronautique militaire française.
En rouge, les implantations des unités de l'aviation maritime.
Carte Albin Denis d'après un support Google Map.

Appellations successives

Carte des différents stationnements

Carte des environs des Sables-d'olonne en 1914.
Carte : Université du Texas d'Austin.

Lieux de stationnements

Période de stationnement

 

Commandants

Rattachements de l'escadrille

 

Personnels de l'escadrille 482

Le SHD section Air ne conserve pas de carnets de Comptabilité en Campagne (CCC) de l'escadrille 482. Il n'en pas possible de donner la liste du personnel. Il faudra attendre l'arrivée de carnets de vol et d'archives privées. Des officiers observateurs fournis par la Marine ont participé aux missions.

 

Décorations

Cette unité n'a pas obtenu de décoration collective.

Avions utilisés

Numéros des avions connus

 

 

Victoires homologuées ou non

Pas de victoire pour cette unité.


 

Les hommes

Les personnels navigants de l'escadrille G 482 des Sables d'Olonne posant devant un Voisin 8 de leur unité - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Photo collection Alain Rabiller que je remercie pour son aide.

 

Photo du Slt Maurice Héliot

Slt Maurice Joseph Héliot - Né le 5 novembre 1895 à Troyes (Aube) - Fils de Pierre Auguste Héliot et de Juliette Bernard - Domiciliés au 6, rue Rothier à Troyes (Aube) - Profession avant guerre Mécanicien - Classe 1915 - Recrutement de Troyes sous le matricule n° 1569 - Engagé volontaire pour la durée de la guerre au titre du 1er groupe d'aviation, le 1er octobre 1914 - Affecté au 2ème réserves de ravitaillement de St-Cyr, le 17 novembre 1914 - Affecté à la RGA, le 1er janvier 1915 - Passé élève pilote à l'école d'aviation militaire d'Avord, le 11 juillet 1915 - Brevet de pilote militaire n° 1389 obtenu à l'école d'aviation militaire d'Avord, le 20 août 1915 - Affecté à la RGA, le 21 août 1915 - Nommé Caporal, le 1er septembre 1915 - Envoyé à Dunkerque, pour convoyer le Voisin canon n° 14, le 9 novembre 1915 - Pilote de l'escadrille VC 116 du 10 novembre 1915 au 20 avril 1917 - Citation à l'ordre du 6ème corps d'armée, en date du 31 mai 1916 - Hospitalisé du 24 juillet au 8 août 1916 - Convoyage d'un Voisin Canon de la RGA vers la VC 116 du 20 au 27 octobre 1916 - Nommé Sergent, le 21 décembre 1916 - Pilote de l'escadrille V 482 des Sables d'Olonne du 20 avril 1917 au 16 septembre 1919 - Nommé Adjudant, le 25 avril 1917 - Nommé Sous-lieutenant à titre temporaire, le 18 septembre 1917 - Nommé Sous-lieutenant à titre définitif, le 1er juillet 1918 - Commandant de l'escadrille V 482 de décembre 1918 au 16 septembre 1919 - Démobilisé le 17 septembre 1919 - Affecté, dans la réserve, au 21ème régiment d'aviation, le 30 novembre 1920 - Profession après guerre Industriel - Nommé Lieutenant à titre définitif, le 15 avril 1921 - Passé dans l'arme de l'aéronautique militaire et affecté au 21ème régiment d'aviation, le 20 juin 1923 - Domicilié au 24, rue Courtalon à Troyes, à compter du 19 juillet 1926 - A effectué une période d'instruction obligatoire au 21ème régiment d'aviation du 1 juillet au 10 août 1930 - A effectué une période d'instruction volontaire au 21ème régiment d'aviation du 19 juillet au 2 août 1931 - Chevalier de la Légion d'Honneur, le 15 décembre 1932 - A effectué une période d'instruction obligatoire au CAR de Reims du 2 au 22 octobre 1934 - Domicilié au 6, rue Rothier à Troyes (Aube), à compter du 8 mai 1935 - - Affecté à la 11ème compagnie de l'air, le 22 mai 1935 - A accompli 20 heures 15 de vol au centre aérien de Reims du 1er juillet 1934 au 30 juin 1935 - Affecté, dans la réserve, à la base aérienne de Villacoublay, le 1er septembre 1936 - Affecté, dans la réserve, à la base aérienne d'Etampes, le 10 novembre 1936 - Rappelé à l'activité et affecté au bataillon de l'air n° 110, le 24 septembre 1938 - Renvoyé dans ses foyers, le 1er octobre 1938 - Sources : Pam - JORF - Fiche Matricule du département de l'Aube - CCC escadrille VC 116 - Les Ailes - Dernière mise à jour : 10 août 2016.

* Citation à l'ordre du 6ème corps d'armée, en date du 31 mai 1916 : "Pilote habile et plein d'entrain, a exécuté depuis son arrivée à l'escadrille de nombreuses reconnaissances de jour et de nuit, au cours de l'une d'elle a tiré 16 obus sur un batiment ennemi qui fut atteint."

* Citation à l'ordre du 36ème corps d'armée : "Pilote consciencieux, dévoué et plein d'allant. A effectué de nombreux vols de nuit en mission de chasse, de reconnaissance et de patrouille en mer. A fait preuve en maintes fois de qualités d'énergie, d'endurance remarquables, en particulier le 9 février où après un vol de protection de deux heures, il est reparti bombarder les ouvrages d'un fort ennemi, volant plus de quatre heures par une température rigoureuse. A pris part le 26 mars 1917 à une opération de bombardement de nuit."

* Croix de Guerre et citation n° 103 à l'ordre de la division : "Fait preuve journellement de belles qualités d'énergie et d'entrain dans l'accomplissement des missions qui lui sont confiées et au cours des reconnaissances au large dans des circonstances de temps difficiles. le 29 octobre, a attaqué un sous-marin et par sa prompte invervention, l'a empéché d'attaquer un batiment."

 

Photo du Sgt Robert Melchior

Sgt Eugène Antoine Robert Melchior - Né le 18 juin 1891 à La Terrasse (Isère) - Fils de Nicolas Joseph Melchior et de Anne Marie Louise Suzanne Micoud - Domiciliés au Chalet "Moselle" à La Tronche (Isère) - Classe 1911 - Recrutement de Grenoble sous le matricule n° 700 - Exempté pour le service militaire pour faiblesse générale en 1912 - Exempté pour le service militaire pour endocardite en 1913 - Brevet de pilote civil n° 1171 délivré par l'Aéroclub de France - Profession avant guerre Aviateur - Engagé volontaire pour la durée de la guerre au titre du 1er groupe d'aérostation, à compter du 26 août 1914 - Affecté à la réserve du 1er groupe de St-Cyr - Passé élève pilote à l'école d'aviation militaire d'Avord - Brevet de pilote militaire n° 730 obtenu à l'école d'aviation militaire de d'Avord, le 18 mars 1915 - Pilote de la RGA du Bourget du 18 mars au 6 avril 1915 - Nommé Caporal, le 10 avril 1915 - Pilote de l'escadrille VB 106 du 6 avril au 12 mai 1915 - Pilote de l'escadrille de protection du GQG (Cdmt Cne Maillefer) à la Vidamée du 2 juillet au 29 août 1915 - Nommé Sergent, le 20 juillet 1915 - Départ pour La Melette, le 9 septembre 1915 - Pilote de la 8ème section d'avions canons puis de l'escadrille VC 111 (regroupement des sections canons 5, 8, 9 en unité constituée) du 1er avril au 2 mai 1916 - Pilote convoyeur de la RGA du 2 mai au 31 août 1916 - Pilote du détachement de protection du GQG de la Vidamée du 31 août 1916 au 19 mai 1917 - Nommé Adjudant, le 25 avril 1917 - Pilote de l'escadrille cotière G 482 / LET 482 des Sables d'Olonne du 26 juin au 15 décembre 1917 - Pilote de l'escadrille 307 DCA / LET 442 du 26 décembre 1917 au 18 janvier 1918 - Pilote de l'escadrille SPA 65 du 20 janvier au 12 juillet 1918 - Evacué sur la maison de santé de Viry-Châtillon, le 12 juillet 1918 - Rengagé pour deux ans, le 12 septembre 1919 - Affecté au 4ème régiment d'aviation d'observation stationné au Bourget, le 1er janvier 1920 - Affecté au 34ème régiment d'observation stationné au Bourget (changement de dénomination du régiment), le 1er août 1920 - Affecté à l'escadrille n° 8 (traditions de l'escadrille BR 224) du régiment, à la même date - Affecté au 33ème régiment d'aviation stationné à Mayence (Allemagne), le 13 octobre 1920 - Rengagé pour deux ans, le 12 septembre 1921 - Rengagé pour deux ans, le 10 septembre 1923 - Médaille Militaire et citation à l'ordre de l'armée, en date du 29 décembre 1923 - Rengagé pour deux ans, le 8 septembre 1925 - Rengagé pour 18 mois, le 1er septembre 1927 - Admis dans le corps des sous-officiers de carrière, le 4 juillet 1928 - Affecté au 39ème régiment d'aviation, le 15 septembre 1931 - A opté pour la spécialité de mécanicien photographe breveté - Radié du personnel navigants - Certificat de perfectionnement technique, spécialité photographe, en date du 20 octobre 1932 - Nommé Adjudant-chef, le 12 avril 1928 - Affecté à la base aérienne du Levant, le 1er janvier 1935 - Affecté au service photo de la 39ème escadre aérienne du Levant, à la même date - Autorisé à se faire libérer au Levant pour occuper un emploi à la régie des travaux cadastres des états de Syrie et du Liban à Beyrouth, le 20 décembre 1935 - Décoré du mérite Libanais de 4ème classe, le 5 juin 1936 - Rayé des contrôles de l'armée active et admis à la retraite, le 18 juin 1936 - Affecté, dans la réserve, à la base aérienne du Levant n° 139, le 23 juin 1936 - Se retire à Beyrouth (Liban) - Nommé Aspirant de réserve, le 16 septembre 1938 - Maintenu sur sa demande en activité de service pour la durée des hostilités, le 1er septembre 1939 - Rappelé à l'activité et affecté à la base aérienne n° 139, le 2 septembre 1939 - Sources : Pam - Fiche matricule du département de l'Isère - Liste des brevets militaires - CCC escadrille VB 106 - CCC escadrille VC 111 - CCC escadrille SPA 65 - Dernière mise à jour : 3 septembre 2016.

* Médaille Militaire de l'Adj Robert Eugène Antoine Melchior au 33ème régiment d'aviation, en date du 29 décembre 1923 : "9 ans de services, sept campagnes."

Les hommes

L'ensemble des personnels de l'escadrille G 552 posant devant le Caudron G 4 n° 1755 de leur unité en 1917 - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Photo collection Alain Rabiller que je remercie pour son aide.

 

Photo de l'Adj Philippe Hernu

Adj Philippe Guislain Marie Joseph Hernu - Né le 4 avril 1890 à Conchy-sur-Conche (Pas-de-Calais) - Fils de Guislain Hernu et de Marie Turbant - Marié et domicilié au 14, rue Boissy d'Anglas à Paris VIII (75) - Classe 1910 - Recrutement de Béthune sous le matricule n° 3816 - Engagé au 46ème régiment d'infanterie, le 12 février 1909 - Nommé Caporal, le 21 février 1910 - Nommé Sergent, le 24 septembre 1911 - Affecté au 246ème régiment d'infanterie - Passé au 2ème groupe d'aviation de Lyon-Bron de l'aéronautique militaire comme (divers), le 25 novembre 1915 - Passé à l'école d'aviation militaire de Dijon-Longvic, comme élève pilote, le 15 juillet 1916 (cours théorique) - Brevet de pilote militaire n° 4692, obtenu sur avion Voisin, à l'école d'aviation militaire d'Ambérieu, le 4 octobre 1916 - Stage de perfectionnement bombardement à l'école d'aviation militaire d'Avord - Stage de spécialisation à l'école d'aviation militaire d'Istres-Miramas - Stage à l'école d'aviation militaire de Châteauroux - Pilote de l'escadrille cotiêre G 482 des Sables d'Olonne du XXX au 22 octobre 1917 - Blessé et convalescence jusqu'au 25 septembre 1917 - Pilote de l'escadrille VC 110 du 22 octobre 1917 au 7 août 1918 - Nommé Adjudant, le 7 juin 1918 - Affecté au CIACB, le 7 août 1918 - Nommé Adjudant-chef - Chevalier de la Légion d'Honneur, en date du 9 juillet 1924 - Sources : Pam - FM Pas-de-Calais - CCC VC 110 - JORF - Dernière mise à jour : 22 décembre 2015.

* Chevalier de la Légion d'Honneur de l'Adc Philippe Marie Guislain Joseph Hernu, au 1er groupe d'ouvriers d'aéronautique, en date du 9 juillet 1924 : "15 ans de services, 5 campagnes, 2 blessures, 2 citations."

Soldat Gustave Dupas, opérateur TSF affecté au 8ème régiment du génie et détaché à l'escadrille 482 des Sables d'Olonne jusqu'au 10 janvier 1919 - Photo Gustave Dupas transmise par Odile Nizet, son arrière-petite-fille, que je remercie pour son aide.

Sol Jean Etienne Gustave Dupas - Né le 3 septembre 1873 à Lametz (Ardennes) - Fils de Jean Félix Dupas (berger) et de Marie Augustine Lespagnard - Classe 1893 - Recrutement de Reims (Marne) sous la matricule n° 2099 - Service militaire au 6ème bataillon d'artillerie à pied, à compter du 16 novembre 1894 - Nommé 1er canonnier servant et maître pointeur, le 23 décembre 1895 - Envoyé dans la disponibilité, le 18 septembre 1897 - A accompli un période d'exercices au 4ème bataillon d'artillerie à pied, caserné à Verdun (Meuse) du 29 avril au 26 mai 1901 - Dispensé d'une période d'exercices car sapeur pompier en 1903 - A accompli un période d'exercices au 4ème bataillon d'artillerie à pied, caserné à Verdun (Meuse) du 29 février au 26 mars 1904 - Profession avant guerre Agriculteur - Rappelé par ordre de mobilisation générale du 1er août 1914 - Arrivé au 4ème bataillon d'artillerie à pied, le 3 août 1914 - Affecté au 8ème régiment du Génie, le 7 avril 1916 - Opérateur TSF détaché à l'escadrille 482 des Sables d'Olonne du XXX au 10 janvier 1919 - Démobilisé, le 11 janvier 1919 - Affecté, dans la réserve, au 132ème régiment d'infanterie, le 15 avril 1920 - Libéré de toutes obligations militaires, le 1er octobre 1929 - Sources : Acte de naissance - Fiche Matricule du département de la Marne - Dernière mise à jour 16 août 2016.

A gauche, avec la barbe, le Soldat Gustave Dupas, opérateur TSF de l'escadrille 482 des Sables d'Olonne - Photo Gustave Dupas transmise par Odile Nizet, son arrière-petite-fille, que je remercie pour son aide.

 

Les avions

Voisin 8 de l'escadrille - Il porte, en plus de l'insigne escadrille, le nom de baptème "Yetty" et la numérotation escadrille "LS 6" - Photo Musée de l'Air et de l'Espace du Bourget - Réf MA 27 929.

Les avions

Voisin 8 de l'escadrille G 482 photographié sur le terrain des Sables d'Olonne - Remarquez le dessin personnel du pilote, une araignée en train d'attaquer un sous-marin - Il est associé à une devise qui n'est malheureusement pas lisible - Photo collection Alain Rabiller que je remercie pour son aide.

Couleurs des avions

Voisin LAP VIII de l'escadrille G 482 des Sables d'Olonne stationnée à Lion-sur-Mer - Ce dessin est à associer avec la photo ci-dessus - Dessin David Méchin.

 

Documents en rapport

Lettre expédiée par le soldat Marcel Prenant, opérateur TSF de l'escadrille V 482 des Sables d'olonne (Vendée), le 31 mai 1919 - Elle était destinée au soldat Gustave Dupas, opérateur TSF de la même unité et qui avait été démobilisé avant Prenant - Photo Odile Nizet, l'arrière-petite-fille de Gustave Dupas, que je remercie pour son aide.

Cette lettre est intéressante. Auparavant, la date de dissolution de l'escadrille V 482 était donnée pour décembre 1918. Or des personnels de cette unité sont toujours sur place en mai-juin 1919 et attendent l'arrivée de deux Salmson 2A2 pour effectuer des exercices réguliers de liaison d'infanterie. En fait, les moyens aériens ont été repliés sur un autre terrain et une partie des personnel au sol a été maintenu sur place, pour assurer l'accueil régulier (du 1er au 15 de chaque mois) d'avions en provenance d'Avord. L'ensemble des personnels, resté sur place, a été placé sous le commandement du Slt Maurice Héliot et sera finalement dissous, le 16 septembre 1919.

La lettre en question :

Les Sables d'Olonne, le 31 mai 1919.
Mon cher Grand-Père *,
Tu vas croire que je t'oublie, et pourtant cela n'est pas, tu sais. J'ai bien reçu ta lettre du 6 avril, tu vas dire que ma réponse s'est fait attendre, mais excuse-moi. Je vais te donner un peu de détails sur notre fameuse escadrille. Beaucoup sont démobilisés, Thion, Simard, Schwartz, Frédevot, Massias parmi les jeunes. C'est moi qui serait le premier à partir maintenant si nous restions là, mais je ne crois pas que nous attendions si longtemps car la signature de la paix s'est trop fait retarder. Depuis ma perme de détente depuis le 3 avril, nous n'avons fait que déménager, c'est presque fini, mais ... le camion est mort, alors en attendant qu'un autre vienne le remplacer, nous nous reposont. Il doit revenir deux avions Salmson pour faire la liaison d'infanterie. Ils feront des exervices du 1er au 15 de chaque mois, mais le personnel nécessaire à ces exervices ne sera pas à demeure ici, pilotes, mécaniciens et TSF viendront du Camp d'Avord à chaque période de travail. Des fantassins ont fauché (ce n'est pas encore fini) une bonne partie du champ, car ces avions doivent venir ces jours-ci. ce sont les seuls faits intéressants qui j'ai à te raconter, pour tout autre, c'est le calme et la tranquillité parfaite. Il fait un temps admirable et c'est vraiment bon d'être ici, mais.... tu penses bien que je serais encore plus heureux d'être chez moi. Enfin, s'il n'y a pas de retard, je compte y être au mois d'août. Wybrecht a écrit à Sabatier qu'il avait fait une demande pour aller comme TSF au Maroc, vois-tu notre "phénomène" là-bas. Enfin, ça le regarde et je lui souhaite bonne chance. Auclair se fiance aux Sables avec une jeune fille employée à la poste, ce sera un mariage à coups de téléphone si cela se fait, car ils se sont connus comme cela, et après tout, c'est digne du Caporal radio, la jeune fille est gentille. Voilà mon cher Grand-Père, les petits bruits de l'escadrille. Lle sergent Cols a eu un fils. le sergent Puiroux est toujours ici et la plupart des mécanos, Monange, Raspini, Propiemolle, etc. de ton côté, je pense que tu as remonté ton foyer et que tout marche comme tu le désires et que toi et ta famille, vous êtes tous en bonne santé.....
.... Le sous-lieutenant Héliot commande toujours l'escadrille et l'adjudant est rentré de perme aujourd'hui. Avec Auclair, nous avons été rendre visite à M. Decaux chez lui à Luçon, c'est très joli chez lui et d'un gout très recherché. Nous avons même été à sa villa "Les Mouettes" pas très loin de la villa à notre père Clemenceau. Le fameux "La Victoire" de l'escadrille est démobilisé aussi; il habite Saint-Nazaire. Il n'a pas voulu retourner dans son pays, puisque tout y est ravagé et d'après ses projets, il voulait monter avec son frère un magasin de vétements.... Le Père Frémont a eu un fils et dans sa dernière lettre, il me demandait si j'avais de tes nouvelles, il me dit aussi que son fils a un crâne de Gambetta. Reçois mon cher Grand-Père les bonnes amitiés de ton copain.
Signé Marcel Prenant.

* Appelé comme cela car il était plus âgé que ses camarades.

Souvenirs en rapport

Casque Adrian modèle 1915 du soldat de 2ème classe F. Marquis, mécanicien de l'escadrille LET 482 - Il faudra attendre 1923 pour voir apparaitre l'insigne de l'aéronautique sur l'avant des casques - Photos Christophe Ginier que je remercie pour son aide.

 

Monuments commémoratifs
et tombes

Gros plan de la plaque tombale en hommage au Caporal Georges Virebayre, mitrailleur de l'escadrille G 482 des Sables d'Olonne - Décédé des suites d'un accident aérien à l'hôpital-hospice des Sables-d'Olonne (Vendée), le 28 septembre 1917 - Photo Laurent Llopez que je remercie pour son aide.

 

 

Monuments commémoratifs
et tombes

Tombe du Caporal Georges Louis Victor Virabayre - Mitrailleur de l'escadrille G 482 des Sables d'Olonne - Né le 14 juillet 1895 à Perpignan (Pyrénées Orientales) - Décédé des suites d'un accident aérien à l'hôpital-hospice des Sables-d'Olonne (Vendée), le 28 septembre 1917 - Photo Laurent Llopez que je remercie pour son aide.

 

Remerciements :

- M. David Méchin pour l'étude de l'escadrille 482.
- M. Robert Feuilloy de l'Association pour la Recherche de Documentation sur l'Histoire de l'Aéronautique Navale (ARDHAN) pour l'envoi des photos et de la liste des observateurs.
- M. Lucien Morareau de l'Association pour la Recherche de Documentation sur l'Histoire de l'Aéronautique Navale (ARDHAN) pour l'envoi des photos.
- M. Christophe Ginier pour l'envoi des photos du casque Adrian du soldat Marquis.
- M. Laurent Llopez pour l'envoi des photos de la tombe du Caporal Georges Virebayre.
- M. Pierre Corny pour la transmission d'un article de presse du 13 octobre 1917.
- M. Alain Rabiller pour l'envoi des photos de sa collection.
- Mme Odile Nizet pour l'envoi de la lettre de Gustave Dupas, son arrière grand-père.

Bibliographie :

- L'aviation maritime française pendant la Grande Guerre par Lucien Morareau, Robert Feuilloy, Jean-Louis Courtinat, Thierry le Roy, JP Rossignol publié par l'ARDHAN en 1999.
- Les escadrilles de l'aéronautique militaire française - Symbolique et histoire - 1912-1920
- Ouvrage collectif publié par le SHAA de Vincennes en 2003.
- L'aviation française 1914-1940, ses escadrilles, ses insignes - par le Commandant E Moreau-Bérillon - publié à compte d'auteur en 1970.
- The French Air Service War Chronology 1914-1918 par Frank W. Bailey et Christophe Cony publié par les éditions Grub Street en 2001.
- Les "As" français de la Grande Guerre en deux tomes par Daniel Porret publié par le SHAA en 1983.
- Les Armées françaises dans la Grande Guerre publié à partir de 1922 par le Ministère de la Guerre.
- Librairie en ligne de l'université du Texas d'Austin (USA) - fond des cartes anciennes.
- Site Internet "Traditions des escadrilles de l'Armée de l'Air" de Henri Guyot - Voir le lien
- Site Internet "Les Insignes de l'Armée de l'Air" de Jean-Jacques Leclercq - Voir le lien
- Site Internet "Mémoires des hommes" du Ministère de la Défense - Voir le lien
- Site Internet " Pages 14-18 " de Joël Huret.

 

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Escadrille 481 Escadrille 483

 

 

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