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Etude réalisée par David Méchin - Je lui adresse tous mes remerciements pour son aide efficace.

Insigne de l'escadrille F 385
peints sur les fuselages

Insigne de l'escadrille F 385.
Dessin Albin Denis.

 

Insignes métalliques de l'escadrille 502
et des unités détentrices de ses traditions

Jusqu'à preuve du contraire, pas d'insigne métallique.

 

Unités détentrices des traditions de l'escadrille 502

Les traditions de l'escadrille 502 n'ont pas été reprises depuis sa dissolution en décembre 1918.

 

Symbolique

L'insigne de l'escadrille F 385 consistait en un disque écartelé de rouge et de bleu. Sa présence est certifiée à partir de novembre 1916.

Historique

L’escadrille MF 85 est crée en octobre 1915 à Lyon sous les ordres du capitaine Etienne Cheutin, lequel s’emploie à rassembler pilotes et matériel et à planifier le voyage vers la ville de Salonique. Il n’accompagnera cependant pas ses hommes vers la Grèce, laissant le commandement à son second, le lieutenant De Brun, sous les ordres duquel l’escadrille se rend à Marseille le 4 janvier 1916. L’escadrille embarque sur deux navires, le "Basque" et le "Plata", qui doivent affronter durant leur traversée une attaque de sous-marin, repoussée au canon de 75.

Débarquant à Salonique le 16 janvier 1916, la MF 85 est la dernière des escadrilles d’Orient créées à Lyon à rejoindre la Grèce. Son commandement en revient alors au capitaine Maurice Hamoir. Après quelques jours consacrés au débarquement des hommes, du matériel (des Maurice Farman XI bis) et des chevaux, elle s’installe à Samli (NE de Salonique), le 20 janvier 1916 et commence ses missions de guerre au dessus du no-man’s-land entre le camp retranché de Salonique et la frontière de la Serbie occupée et de la Bulgarie, où stationnent les troupes germano-bulgares. Les belligérants sortent de leurs positions en avril 1916 et le front d’orient devient un front continu; la MF 85 bouge en conséquence vers un aérodrome plus au nord, à Vardarosi, près du lac d’Amatovo et plus proche de la ligne du front du Vardar – elle migrera ensuite sur le terrain voisin de Gorgop le 11 août 1916.

L’escadrille restera à cet emplacement pendant toute la durée de la guerre, et sera rattachée, non à l’Armée Française d’Orient (AFO) qui combat dans la plaine de Monastir derrière les montagnes de Macédoine, mais aux forces aériennes réservées du Commandement des Armées Alliées (CAA) dont le siège est à Salonique. Le capitaine Hamoir étant d’ailleurs nommé à la tête de l’AFO, le commandement revient au capitaine Mairejuin fin 1916 puis au Lt de Eynde en février 1917. Bien que des combats aériens aient lieu contre des chasseurs ennemis, l’année 1916 s’écoule sans pertes , faite de missions de reconnaissance et réglage d’artillerie au profit de la 122 e division d’infanterie ainsi que de bombardement nocturnes de l’aérodrome ennemi d’Hudova sur lesquels s’illustre le sergent Dieudonné Costes. Les relations avec le commandement de la 122ème DI se révèlent toutefois conflictuelles, car le commandement de cette unité semble avoir une guerre de retard quant à l’emploi de l’aviation au point de ne tenir aucun compte des observations d’artillerie qui lui sont communiquées. Les observateurs de la MF 385 (numérotée ainsi depuis le mois de juin 1916) demandent tous leur mutation et l’affaire se solde par une note officielle du commandant Denain, chef de l’aviation d’orient, au général Sarrail commandant les troupes françaises d’orient.

Au mois de février 1917, la MF 385, qui a le privilège de disposer d’une patrouille de Nieuport de chasse pour l’escorte de ses appareils, va connaître sa première victoire aérienne remportée par un de ses Farman contre un chasseur allemand, le 11 février. Mais elle va aussi connaître ses premières pertes. Le 18 février 1917, un de ses pilotes, le MdL Lemut, meurt en combat aérien lors d’une collision de son Nieuport contre un chasseur allemand. Huit jours plus tard, c’est un autre de ses Nieuport, piloté par le Slt Gaudu, qui tombe en combat aérien. La chasse allemande est en effet considérablement renforcée dans le secteur et les aviateurs de l’escadrille en ont l’explication le lendemain : le 26 février 1917, le ronronnement d’un groupe de huit bombardiers bimoteurs allemand se fait entendre au dessus du terrain de Gorgop. Cette nouvelle escadre de bombardement, le Kaghol 1, va dès lors semer la terreur sur les arrières du front d’orient, n’épargnant aucun centre de ravitaillement, dépôt de munition, ni même hôpital. Leurs bombent pulvérisent les hangars de la MF 385 et détruisent tous les appareils, causant quelques blessés. Promptement reconstituée par le commandant Denain, la MF 385, une nouvelle fois renumérotée escadrille 502, se voit en première ligne pour affronter les bimoteurs ennemis qui prennent pour cible la ville de Salonique : ses deux Nieuport de chasse, pilotés par les sergents Sauné et Drosières, affrontent des formations comportant jusqu’à vingt appareils.

Quand au mois de mai 1917, le Kaghol 1 quitte la Macédoine pour les Flandres, le secteur du Vardar retrouve son calme relatif jusqu’en septembre 1918. Ses Farman F 60 sont progressivement remplacés par des Dorand AR 1 (dont un est abattu en combat aérien), puis quelques Breguet 14 reçus en 1918 et dont un sera abattu par la DCA alliée. Pendant cette période ses Nieuport d’escorte remporteront deux victoires aériennes.

En préparation de l’offensive finale qui verra l’armée d’Orient vaincre les troupes germano- bulgares, l’escadrille 502 est rattachée dès le 12 juillet 1918 à l’armée serbe qui stationne dans les montagnes de Macédoine. C’est précisément de cet endroit du front, le plus inattendu, qu’a lieu la percée décisive après une aussi courte que violente préparation d’artillerie et des attaques aériennes pour lesquelles l’escadrille prend sa part – la percée est exploitée par la cavalerie française, qui coupe l’armée bulgare en deux et contraint celle-ci à demander l’armistice ratifié le 5 octobre 1918. L’escadrille 502 est dissoute peu après, en décembre 1918, son personnel d’active étant réparti entre les diverses escadrilles d’Orient.

 

Carte de la zone d'opérations

 

Appellations successives

Lieux de stationnements


Périodes de stationnements

Rattachements de l'escadrille

 

Commandants de l'escadrille

Types d'avions utilisés

Numéros des avions connus

Pertes : Morts / disparus / blessés au combat
Morts / blessés par accident

Morts: en rouge / Blessés ou indemnes: en jaune

Décorations

Pas de décorations collectives pour cette unité

 

Personnel de l'escadrille 502

Palmarés de l'escadrille 502

Victoires de l'escadrille 502

 

Les hommes

Photo du Cne Maurice Hamoir

Cne Maurice Henri Amédée Hamoir Né le 21 janvier 1880 à Valenciennes (59) - Fils d'Ernest Amédée Hamoir et d'Emilie Harts - Incorporé à l'école spéciale militaire de St-Cyr, le 29 octobre 1901 - Nommé Brigadier, le 24 août 1902 - Nommé Sous-lieutenant au 21ème régiment de Dragons, le 1er octobre 1903 - Nommé Lieutenant, le 1er octobre 1905 - Nommé sous-lieutenant de réserve au 21ème régiment de Dragons, le 18 octobre 1913 - Rappelé en activité au 21ème régiment de Dragons, le 2 août 1914 - Commandant de l'escadrille MF 85 / F 385 du front d'Orient (future 502) du 16 janvier au 18 octobre 1916 Citation à l'ordre de l'aéronautique de l'armée d'Orient en date du 29 janvier 1916 - Nommé Capitaine, le 27 juin 1916 - Citation à l'ordre de l'armée en date du 29 janvier 1917 - Chevalier de la Légion d'Honneur, le 28 septembre 1918 - Croix de Guerre - En congé à compter du 1er août 1919 - Placé en position de réserve spéciale au 34ème régiment d'aviation, le 30 décembre 1921 - Domicilié 6, rue de la Colline à Malo-les-Bains (59) - Affecté au 1er groupe d'aviation d'Afrique, le 27 mars 1923 -  Placé en disponibilité avec le grade de Capitaine, le 29 décembre 1925 - Nommé Chef de bataillon de réserve de la base aérienne de Blida, le 12 juillet 1926 - Retraité, le 23 mars 1932 - Profession Propriétaire - Possédait le Potez 43.0 n° 3320 immatriculé F-AMJN - Officier de la Légion d'honneur, le 30 juillet 1937 -  Décédé à Rouïba (Alger), le 17 février 1956.

Citation à l'ordre de l'aéronautique de l'armée d'Orient en date du 29 janvier 1916 : "Comme commandant d'une section de mitrailleuses, puis comme officier d'état-major, a fait preuve sur le front français des plus belles qualités militaires. Passé dans l'aviation, s'est révélé un pilote adroit et sûr. Adjoint au chef du service de l'aéronautique de l'AFO, a contribué pour une large part à l'organisation de l'aviation dans les Balkans."

Citation à l'ordre de l'armée en date du 29 janvier 1917 : "Comme commandant d'escadrille, s'est fait remarquer par ses belles qualités militaires. Excellent pilote, a accompli en Orient de nombreuses missions de guerre. Dirige avec allant et méthode, dans des conditions techniques délicates, l'aéronautique d'une armée dans une région difficile."

Petite sortie des pilotes de la F 385 dans un café de Salonique en juin 1917.
De gauche à droite : Adj Basile Sauné et Louis Bonnetête (de la MF 385), MdL Louis Figuier (C 389), Jean Camille Bellaigue (MF 385), Georges Charreau (caché) (N 390), et Adj Léon Cabet (MF 385). Louis Bonnetête, ancien pilote de Caudron aux escadrilles C 42, C 104 et C 27, sera affecté sur le front d’Orient en avril 1917. Il passera pilote de Nieuport de chasse et remportera 3 victoires homologuées dans les escadrilles MF 385, 532 et 506. Démobilisé, il comptera parmi les premiers pilotes des lignes aériennes Latécoère. Photo Collection Hubert Sauné que je remercie pour son aide.

Les hommes

Photo du Slt Dominique Costantini

Slt Dominique Félix Pierre Costantini - Né le 16 février 1889 à Sartène (Corse du Sud) - Fils de Pascal Oscar Costantini et de Louise Ottavi - Domiciliés 35, boulevard Paoli à Bastia - Profession Etudiant Es-Sciences -  Classe 1909 -  Recrutement d'Ajaccio sous le matricule n° 2523 - Service militaire au 163ème régiment d'infanterie, à compter du 15 septembre 1911 - Nommé Caporal, le 13 mars 1912 - Passé sur sa demande à l'aéronautique militaire comme élève pilote, le 16 septembre 1912 - En subsistance au peloton des EOR du 112ème régiment d'infanterie d'Antibes à partir du 1er octobre 1912 - Radié sur sa demande du peloton des EOR, le 30 octobre 1912 - Nommé Sergent, le 11 février 1913 - Rengagé le 21 juillet 1913 - Brevet de pilote militaire n° 389 obtenu le 31 octobre 1913 - Pilote de l'escadrille D 4 du 20 décembre 1913 au 2 octobre 1914 - En mission au 2ème réserve d'aviation, le 11 septembre 1914 - Pilote de l'escadrille DM 36 / F 36 du 2 octobre 1014 au 10 mai 1915 - Nommé Adjudant, le 25 novembre 1914 - En subsistance à la F 36 jusqu'au 11 juin 1915 - Pilote de l'escadrille MS 26 du 16 juin au 26 septembre 1915 - Citation à l'ordre de l'armée, le 11 août 1915 - Médaille Militaire et citation à l'ordre de l'armée, le 13 septembre 1915 - Croix de Guerre - Pilote de l'escadrille N 91 d'Orient (future 502) du 28 septembre 1915 au 15 février 1916 - Pilote de l'escadrille N 87 d'Orient (future 523) du 15 février au 1er mars 1916 - Pilote de l'escadrille N 83 (future 501) d'Orient du 8 février 1916 au (fin 1916) - Chevalier de la Légion d'Honneur et une citation à l'ordre de l'armée, le 12 avril 1916 - Rapatrié pour paludisme - Pilote RGA au camp d'Avord du 20 janvier 1917 au 6 septembre 1917 - Nommé Sous-lieutenant à titre définitif, le 17 janvier 1917 - Pilote de l'escadrille N 79 du 6 au 10 septembre 1917 - Pilote de l'escadrille 134 (?) du 10 au 30 septembre 1917 - Pilote de l'escadrille SPA 102 du 1er octobre au 9 novembre 1917 - Blessé au combat par balles à l'avant bras gauche et au genou gauche et fait prisonnier à Dixmude, le 9 novembre 1917 - Interné à Hambourg et Ingolstadt - Evadé et rentre en France, le 30 mai 1918 - Convalescence à l'hôpital de traitements aéro-dynamités de Lyon (69) du 1er juillet 1918 au 11 juillet 1919 - Affecté à la mission de contrôle du Colonel Durand à Berlin du 10 septembre au 23 octobre 1919 - Affecté au 34ème régiment d'aviation du 23 octobre 1919 au 3 novembre 1920 - Affecté au 22ème régiment d'aviation du 3 novembre 1920 - Passé en non activité pour infirmité, le 19 mars 1923 - Rappelé à l'activité, le 3 décembre 1925 - Nommé Lieutenant, le 3 décembre 1925 - Affecté au 22ème régiment d'aviation et mis en congé sans solde sur sa demande, le 29 septembre 1928 - Démissionne de l'armée, le 3 décembre 1928 - Affecté dans la réserve au 39ème régiment d'aviation, le 27 février 1932 -  Officier de la Légion d'Honneur, le 7 juillet 1933 - Nommé Capitaine, le 25 décembre 1935 - Affecté à la 18ème compagnie de l'air, le 28 août 1936 - Rappelé à l'activité par mobilisation générale, le 2 septembre 1939 - Affecté au Bataillon de l'Air 118 - Sources : Pam - FM Corse du Sud - CCC D 4 - CCC F 36 - CCC MS 26 - CCC 502 - CCC 523 - CCC 501 - CCC SPA 102 - JORF - Dernière mise à jour : 17/05/2015.

* Médaille Militaire et une citation à l'ordre de l'armée de l'Adj Dominique Costantini, pilote à l'escadrille MS 26, en date du 13 septembre 1915 : "Excellent pilote sur le front, depuis le début de la guerre, a rendu les meilleurs services dans les différentes escadrilles où il est passé. Le 26 août 1915, a engagé un combat avec un avion ennemi à double fuselage armé de deux mitrailleuses et l'a forcé à descendre dans ses lignes."

* Citation à l'ordre de l'armée de l'Adj Dominique Costantini, pilote à l'escadrille MS-26, en date du 25 septembre 1915 : "Pilote doué d'entrain et d'énergie remarquables, le 30 juillet 1915, a soutenu contre un avion allemand, armée d'une mitrailleuse et bien que son passager ne disposat que d'une carabine, une lutte d'un quart d'heure au cours de laquelle son appareil a été atteint de huit balles, toute à proximité de lui et de son observateur."

* Chevalier de la Légion d'Honneur et une citation à l'ordre de l'armée de l'Adj Dominique Costantini, pilote de l'escadrille N 83, en date du 12 avril 1916 : "A exécuté des reconnaissances très audacieuses, le 23 mars, au cours d'un bombardement, après avoir reçu dans son moteur un éclat d'obus, est tombé en mauvais terrain avec un avion presque brisé à proximité des lignes ennemies. Aidé de son observateur, a mis le feu à son appareil et a échappé à la poursuite de plusieurs parties de cavalerie allemande, emportant ses armes, sa mitrailleuse et ses instruments de bord. (a déjà reçu la Croix de Guerre) "

* Citation à l'ordre de l'armée du Slt Dominique Costantini, pilote à l'hopital de traitements aéro-dynamités de Lyon, en date du 25 décembre 1918 : "Pilote remarquable, le 9 novembre 1917, à Dixmude, blessé et fait prisonnier au cours d'un combat inégal dans les lignes ennemies, a réussi après deux tentatives infructueuses, à s'évader dans des conditions périlleuses. Après avoir mérité par ses services de guerre, la Médaille Militaire et la Légion d'Honneur et bien que proposé pour l'internement en Suisse, à cause de ses blessures, a préféré s'évader pour pouvoir reprendre sa place au front.

 

Les avions

Gros plan d'un Nieuport 23 de l'escadrille F 385 sur le terrain de Gorgop en mai 1917. Cette photo met en évidence l'armement typique des chasseurs du front d'Orient à savoir une mitrailleuse Vikers synchronisée dotée d'une bande d'alimentation de 200 cartouches et d'une mitrailleuse Lewis, dotée d'un chargeur double de 98 cartouches, fixé sur l'aile supérieure, tirant en dehors du champ de l'hélice, montage directement hérité de la période où les armes n'étaient pas synchronisée (milieu de l'année 1916). Cette arme supplémentaire permettait de disposer de munitions supplémentaires en cas de combats prolongés contre des chasseurs allemands dotés de 2 mitrailleuses alimentées chacune par 250 cartouches. Photo Médiathèque du patrimoine - Ministère de la Culture.

Nieuport 23 de l'escadrille F 385 sur le terrain de Gorgop en mai 1917.
Les Nieuport 23 / 24 de l'unité portent tous de larges bandes tricolores d'identification, certainement pour éviter que la DCA ne les confondent avec des appareils ennemis. L'escadrille compte dans ses rangs des Nieuport monoplaces de chasse et des Farman F 60 puis des Dorand AR 1. Photo Médiathèque du patrimoine - Ministère de la Culture.

Nieuport 23 de l'escadrille F 385 sur le terrain de Gorgop en mai 1917 - Le 1er juin 1917, l'escadrille est rebaptisée escadrille 502 - Photo Médiathèque du patrimoine - Ministère de la Culture.

Les avions

Dorand AR 1 de l'escadrille 502 en 1917 - Photo SHD section Air de Vincennes n° B 88/0127 - Origine Jean Labesse pilote de la 502 à partir d'août 1917.

Dorand AR 1 de l'escadrille 502 visible derrière un Nieuport 24 de la même unité. - Photo Médiathèque du Patrimoine - Ministère de la Culture.

 

Couleurs des avions

Nieuport 24 bis de l'Adj Basille Sané de l'escadrille F 385 en mai 1917. Cet avion, stationné sur le terrain de Gorgop, a fait le coup de feu contre les Gotha allemands du Kaghol 1 en 1917. Ce pilote sera cité pour ses combats contre les bombardiers allemands, puis sera successivement muté aux escadrilles 534 et 531. C'est au sein de cette dernière unité qu'il remportera ses 5 victoires homologuées avant de se faire descendre, le 20 juin 1918. Dessin David Méchin.

Nieuport Ni 24 codé "5" baptisé "Routchichoune" de l'escadrille 502 en 1918. L'insigne de la 502 a diminué de taille car il devait constituer une belle cible pour les aviateurs ennemis. Dessin David Méchin.

Couleurs des avions

Nieuport 23 de l'escadrille F 385 stationné sur le terrain de Gorgop, le 23 mai 1917. Cet avion a été engagé pour contrer les raids des Gotha du Kaghol 1. Peut-être l'avion du Sgt Roland Drozières. Dessin David Méchin.

Dorand AR 1 tropicalisé codé "10" de l'escadrille 502 en fin 1917. Dessin David Méchin.

 

Photos aériennes prises par les équipages

Photo aérienne du terrain de Gorgop, le 7 mai 1918. Trois escadrilles se partagent l'emplacement : les 502 - 505 - 531.
L'escadrille 502 a occupé ce terrain du 11 août 1916 à la fin de la guerre. Photo Collection Benoit Henriet que je remercie pour son aide.

 

Photos aériennes prises
par les équipages

Qui peut m'aider ?

Monuments commémoratifs
et tombes

Adj Roland Gaston Drozières - Né le 9 avril 1896 à Neuilly l'Evêque (52) - Fils de Charles Gustave Drozière et de Berthe Vallée - Profession avant guerre Mécanicien - Engagé au 2ème groupe d'aviation comme mécanicien, le 18 décembre 1914 - Formation de mécanicien aéronautique à l'école de Lyon-Bron jusqu'au 25 mai 1915 - Mécanicien sur avion Voisin de l'escadrille de protection du GQG du 6 juillet 1915 au XXX - Affecté comme second mécanicien du caporal Robert Melchior - Brevet de pilote militaire n° 2596 obtenu à l'école d'Avord, le 2 février 1916 - Nommé Brigadier, le 15 février 1916 - GDE jusqu'au 7 mai 1916 - Pilote de l'escadrille N 68 du 7 mai au 8 octobre 1916 - Nommé sergent, le 16 août 1916 - Pilote de l'escadrille N 91 de l'armée d'Orient (future escadrille 507) du 8 octobre 1916 au XXX - Une citation à l'ordre du régiment, le 1er avril 1917 - Une citation à l'ordre du corps d'armée, le 21 septembre 1917 - Pilote de l'escadrille N 502 du XXX au 1er août 1918 - Nommé Adjudant, le XX décembre 1917 - Pilote de l'escadrille SPA 69 du 13 août 1918 au 2ème trimestre 1919 - Décédé en 1966 - Roland Drozière repose au cimetière de La Salle à Tours - Photo Didier Lecoq que je remercie pour son aide.

Remerciements :

- M. David Méchin pour son étude sur l'escadrille 502.
- M. Benoit Henriet pour la transmission des photos de son oncle Paul Andrillon.
- M. Didier Lecoq pour l'envoi des photos des tombes des différents cimetières de la ville de Tours.

Bibliographie :

- Les escadrilles de l'aéronautique militaire française - Symbolique et histoire - 1912-1920 - Ouvrage collectif publié par le SHAA de Vincennes en 2003.
- L'aviation française 1914-1940, ses escadrilles, ses insignes - par le Commandant E Moreau-Bérillon - publié à compte d'auteur en 1970.
- The French Air Service War Chronology 1914-1918 par Frank W.Bailey et Christophe Cony publié par les éditions Grub Street en 2001.
- Les "As" français de la Grande Guerre en deux tomes par Daniel Porret publié par le SHAA en 1983.
- Les Armées françaises dans la Grande Guerre publié à partir de 1922 par le Ministère de la Guerre.
- Site Internet de la Médiathèque de l'Architecture et du Patrimoine - Ministère de la Culture - Voir le lien
- Site Internet "Les Insignes de l'Armée de l'Air" de Jean-Jacques Leclercq - Voir le lien
- Site Internet "Traditions des escadrilles de l'Armée de l'Air" de Henri Guyot - Voir le lien
- Site Internet "Mémoires des hommes" du Ministère de la Défense - Voir le lien

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