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Etude réalisée par David Méchin et Albin Denis - Je lui adresse tous mes remerciements pour son aide efficace.

Insigne de l'escadrille 505

Insigne de l'escadrille C 389
Dessin Albin Denis

 

Insignes métalliques de l'escadrille 505
et des unités détentrices de ses traditions

Pas d'insignes métalliques connus pour cette escadrille

 

Unités détentrices des traditions de l'escadrille 505

Les traditions de l'escadrille 505 n'ont pas été reprises par une unité depuis le 1er août 1920.

 

Rattachements de l'escadrille

 

 

Symbolique

Conformément à une note de l'armée d'Orient, l'escadrille C 389 a adopté un disque écartelé rouge et blanc en novembre 1916.

Historique

L’escadrille C 89 S est rassemblée à Lyon le 11 octobre 1915 sous les ordres du capitaine pilote Franck Delanney, composée de 6 autres pilotes et 4 observateurs. Les appareils sont des Caudron G 3 (6 exemplaires), et la lettre « S » de son nom indique qu’elle est destinée à servir en Serbie, pays alors attaqué en tenaille par les troupes germano-autrichiennes et bulgares. Quand l’escadrille débarque à Salonique le 19 octobre 1915 après 7 jours de voyage en mer à partir de Marseille, la Serbie est déjà vaincue.

Néanmoins, une expédition de secours se prépare à partir de Salonique en remontant le Vardar. La C 89 S est la première escadrille ainsi débarquée à Salonique, non sans difficulté car il faut tout improviser, au camp Allatini où les avions sont montés. C’est au Slt Potin que revient le 25 octobre l’honneur d’effectuer le premier vol d’un avion de l’aviation d’orient, sur le Caudron G 3 n°993, sous les vivats d’une foule de curieux. Le 29 octobre 1915, la C 89 S se rend de Salonique à Guevgueli en train qu’elle rejoint le lendemain à l’aube, et sera la première composante aérienne de l’expédition du Vardar. Dès le 1er novembre, une première mission de reconnaissance est effectuée pour localiser les troupes bulgares qui vont attaquer de flanc les troupes françaises. Celles-ci, pour éviter d’être pises dans une souricière, devront arrêter leur progression le 23 novembre à Gradsko et à battre en retraite à Salonique. Malgré la météo délicate et le relief accidenté qui limite les heures favorables à la photographie aérienne, les Caudron G 3 effectuent de nombreuses missions en volant vers le nord-est en direction de Strumica d’où vient l’ennemi, repérant les bivouacs, et lançant quelques obus de 75 à l’occasion (Strumica est bombardée par la C 89 S les 23 et 24 novembre). La question qui se pose est de savoir si les forces terrestres tiennent compte de ces reconnaissances tant le journal de marche de l’armée d’orient est muet sur les faits aériens… Le général Sarrail envoie même des directives aux unités terrestres en retraite leur recommandant de lancer des reconnaissances par des détachements terrestres ! L’expédition vers le Vardar se termine le 19 décembre 1915 avec le retour à Salonique des dernières troupes.

L’escadrille C 89 S a de son côté quitté Gjevgueli le 10 décembre pour le terrain de Topcin (en aval du Vardar), dans le périmètre du camp retranché de Salonique. Les troupes germano-bulgares ne s’en approchent pas mais restent à la frontière grecque. C’est là que commence une nouvelle guerre pour les escadrilles françaises, faite de raids chez l’ennemi en survolant un no-man’s-land occupé par des troupes grecques neutres. La C 89 (dont le "S" disparait des documents officiels) y participera activement d’autant plus qu’elle reçoit à partir de février 1916 des bimoteurs Caudron G 4, appareils disposant d’un long rayon d’action et qui vont devenir sa dotation standard. L’escadrille se spécialise ainsi dans les reconnaissances lointaines au cours desquelles les Caudron lancent quelques obus sur leurs objectifs. Les combats s’intensifient en mai 1916 quand les troupes de l’Entente, sorties progressivement de Salonique, entrent au contact des troupes germano-bulgares ce qui conduit à la création d’un front continu : la C 89 S, renommée C 389 en juin, gagne le terrain d’Avret Hissar à l’Est du lac Amatovo. Les escarmouches avec les appareils de reconnaissance allemands ne sont pas rares mais l’aviation ennemie reçoit bientôt des monoplans de chasse Pfalz E et Fokker Eindecker : 6 juin 1916, l’équipage MdL Bernarjuzan (pilote) et Officier administratif de 2eme classe Jules Vaisse se fait attaquer par un Fokker Eindecker au dessus de Kilindir au cours d’une mission de reconnaissance – l’avion ennemi est repoussé par la mitrailleuse du Caudron. Le 21 juin 1916, le même équipage aperçoit deux avions de reconnaissance ennemis et n’hésite pas à partir à l’attaque : il se fait lui-même surprendre par un chasseur dont le tir blesse le pilote, obligé de quitter le combat. Le capitaine Fernand Vigouroux, qui dirige l’escadrille depuis le 15 novembre 1915, saisit l’occasion pour demander une décoration pour l’équipage, notant amèrement que son escadrille qui a participé aux premiers combats de l’armée d’orient n’a jamais reçu la moindre décoration ni citation pour ses équipages… L’officier administratif de 2e classe Jules Vaisse n’aura que peu le temps de profiter de sa décoration. Le 26 juillet 1916 il repart au combat sur le Caudron G 4 n°1495 avec un nouveau pilote, le sergent Germain Leblond. Les deux hommes rencontrent un appareil ennemi qu’ils attaquent aussitôt : l’avion ennemi est vu piquant désemparé, poursuivi et mitraillé par le Caudron. C’est alors que la DCA ennemie entre en action et un shrapnel est vu éclatant sur le poste de pilotage. Leblond, blessé, se dirige alors vers ses lignes, quand un tir de mitrailleuse au sol le touche de nouveau. Il a la force de conduire son appareil sur un centre de ravitaillement français pour se poser, mais expire à l’atterrissage – l’avion pique et s’écrase à faible altitude. Jules Vaisse se dégage lui-même des décombres, et part secourir son pilote éjecté par le choc, avant de succomber à son tour victime d’un traumatisme crânien.

En septembre 1916, suite à l’offensive franco-serbe vers Monastir vers l’intérieur des terres à l’ouest de Salonique, la C 389 est retirée du secteur du Vardar pour gagner les montagnes de l’Ouest, atteignant après étapes le terrain de Sorovicevo (à 15 km au Nord-Est de Florina) le 19 septembre, puis gagnant Boresnica (à l’Est de Florina) le 5 décembre. Bien que faisant partie du Commandement des Armées Alliées (CAA) créées le 21 octobre, l’escadrille C 389 opère de concert avec les escadrilles de l’Armée Française d’Orient (AFO) opérant dans le secteur de Monastir. Ses Caudron G 4, qui atteignent la limite de leur vie opérationnelle, sont progressivement remplacés par des Farman F 40 et F 60 accompagnés d’une poignée de chasseurs Nieuport d’escorte. La chasse allemande, considérablement renforcée, attaque en groupe les avions français dont ceux de la C 389, touchant un Caudron le 9 janvier (pilote blessé) et abattant un Farman le 12 février (pilote tué, observateur grièvement blessé). En contrepartie, le 20 février 1917, le MdL Domicent à bord d’un des Nieuport d’escorte remporte la seule victoire homologuée de l’escadrille en abattant un Albatros à Kaljani, au sud-est de Prilep.

En juin 1917, la C 389, renommée escadrille 505, quitte le secteur de Monastir pour participer à l’expédition d’Athènes où des troupes françaises exécutent une démonstration de force en Grèce centrale pour contraindre le Roi Constantin 1er, favorable aux allemands, à l’abdication. Si la Grèce centrale est sécurisée sans trop de heurts, de courts mais violents combats ont lieu dans Athènes entre les soldats français et les partisans du Roi. Celui-ci abdique le 12 juin au profit de son 2ème fils Alexandre – la Grèce désormais entièrement dirigée par le premier ministre Eleftérios Venizélos entre ensuite en guerre aux côtés de l’entente contre les Empires Centraux. L’escadrille 505 stationne pour sa part pour moitié à Larissa (Thessalie) et pour moitié à Lamia (Grèce centrale). Un de ses pilotes, le MdL Pierre Chichet, se souvient de cette expédition :  « J’ai été désigné pour aller mettre Constantin à la porte. A l’époque j’étais jeune et fier comme Artaban… Arrivé à Larissa, je rentre dans un bistro et vois une peinture du roi Constantin. J’ai fait venir le patron et je lui ai dit « Foutez ça en l’air ! ». Le patron s’est exécuté et a mis à sa place le portrait de Venizélos, qui était tout prêt ! » Il participe au défilé de la victoire avec son avion sur Athènes, et se défile ensuite du commandant local qui lui ordonnait de rester pour rentrer directement en vol à sa base. L’occupation n’allait pas s’éterniser : dès le 20 juin 1917, le commandant Denain ordonne le transfert de ses deux chasseurs Nieuport stationnés à Larissa vers le secteur de Monastir pour y renforcer l’aviation de l’AFO qui combat toujours durement. Le reste de l’escadrille suit et continue de participer aux combats de ce secteur pendant l’été 1917, en recevant des bombardiers AR1 vers l’automne dont quatre d’entre eux effectuent un raid sur Prilep le 16 octobre 1917 – deux seront endommagés par la chasse allemande toujours très mordante ; un AR sera perdu avec son équipage un mois plus tard par la DCA au cours d’un raid sur Kanatlarci, au Sud-Est de Prilep.

A une date indéterminée située vraisemblablement à la fin de l’année 1917, l’escadrille 505 retourne sur le secteur du Vardar sous la dépendance du CAA en ralliant le terrain de Gorgop qu’elle partage avec l’escadrille 502 puis l’escadrille de chasse franco-grecque 531 créée en avril 1918. L’aviation française regagne une certaine supériorité aérienne et les pertes au combat sont désormais limitées (un AR abattu par la DCA le 28 juin 1918). L’escadrille 505 participe à l’offensive finale qui enfoncera le front germano-bulgare en septembre 1918 en étant rattachée à la 2ème armée serbe, attaquant de nombreux objectifs au sol sur les montagnes au centre du front. La guerre se termine rapidement après cette offensive-éclair mais les aviateurs doivent combattre un nouvel ennemi : l’épidémie de grippe espagnole, qui touche très durement l’armée d’orient et tue deux pilotes de la 505, dont son commandant le capitaine Léon Michaud qui décède le jour de l’armistice en Orient, c'est-à-dire le 1er novembre 1918.

L’escadrille 505 ne sera cependant pas dissoute dans l’immédiat puisqu’elle partira avec un détachement français occuper la ville de Constantinople. Elle s’y trouve encore en septembre 1919, où elle perd un avion et son équipage suite à un accident – sa dissolution intervenant vraisemblablement peu après, à l’évacuation des troupes françaises d’occupation.

 

Carte de la zone d'opérations

 

Lieux de stationnements


Appellations successives

Périodes des différents stationnements

 

Types d'avions utilisés

Commandants de l'escadrille

Numéros des avions connus


 

Morts: en rouge / Blessés et indemnes : en jaune



 

 

 

 

Décorations

Pas de décorations collectives pour l'escadrille 505.

 

 

 

Les hommes

Sergent Gustave Gauthier photographié, aux cotés de son Nieuport 21, sur le terrain de Boresnica en mai 1917 - Il porte la Médaille Militaire et la Croix de guerre 14-18 - Photo Gustave Gauthier transmise par son fils Michel que je remercie pour son aide.

Sgt Gustave Gauthier - Né le 8 mars 1892 à Condat-Bersac (Dordogne) - Avant guerre commercant résidant à Kaolak (Sénégal) - Appelé au 16ème bataillon de l'AOF, colonne du Cameroun, le 1er septembre 1913 - Nommé caporal, le 27 novembre 1914 - Muté au 7ème Colonial, le 3 juillet 1915 - Muté au 42ème colonial, le 7 décembre 1915 - Médaille Militaire, le 9 mars 1915 - Passé à l'aviation comme élève pilote, le 7 février 1916 - Brevet de pilote militaire n° 3535 à l'école d'aviation militaire de Buc, le 24 mai 1916 - Insigne de pilote aviateur n° 793 décerné à l'école de Buc vers le 24 mai 1916 - Ecole d'aviation militaire d'Avord (stage de perfectionnement) du 26 mai au 1er juillet 1916 - Ecole du tir aérien de Cazaux du 3 au 28 juillet 1916 - Ecole d'aviation militaire de Pau (stage chasse) du 3 au 24 août 1916 - Pilote de l'escadrille 505 du 1er octobre 1916 au 18 juillet 1917 - Nommé sergent, le 21 novembre 1916 - Une citation à l'ordre de l'aéronautique, le 12 janvier 1917 - Nommé Adjudant, le 14 juillet 1917 - Une citation à l'ordre du corps d'armée, le 1er juin 1917 - Pilote de l'escadrille 506, le 18 juillet 1917 - Griévement blessé par la DCA entre le 18 et le 21 juillet 1917 - Hôpital puis convalescence en France jusqu'au 24 décembre 1917 - Réformé du personnel navigant en raison de la blessure reçue, le 18 mai 1918 - Maintenu en service auxiliaire - Inapte définitif à faire campagne - Nommé adjudant-chef, le 31 août 1918 - Affecté comme contrôleur au 1er groupe d'aviation de Saint-Cyr, le 18 septembre 1918 - Démobilisé, le 5 avril 1919 - En juin 1944, appartient au bataillon Pierrot, Dordogne Sud, Colonne Driant - Démobilisé le 31 janvier 1945.

* Caporal à la Compagnie Européenne de Marche de la Colonne du Cameroun : "au cours du combat du 26 novembre 1914, tout le personnel européen de la section de mitrailleuses ayant été mis hors de combat dès le début de l'action, s'est proposé pour faire fonctionner une pièce, y a réussi malgré un feu violent, a reçu 2 blessures et est retourné au feu dès qu'il a été pansé. A continué à servir la pièce jusqu'à ce que des projectiles ennemis l'aient mise hors de combat; a reçu une 3° blessure à la main gauche..."

Sgt Gustave Gauthier, pilote de l'escadrille 505, photographié aux cotés de son Nieuport 21 sur le terrain de Boresnica en mai 1917 - Photo Gustave Gauthier transmise par son fils Michel que je remercie pour son aide.

La tente occupée par le sergent Gustave Gauthier (à gauche) et le maréchal des Logis François de l'Hermitte, pilotes de l'escadrille 505, sur le terrain de Larissa en juin 1917 - Photo Gustave Gauthier transmise par son fils Michel que je remercie pour son aide.

Les hommes

Les navigants de la 505 photographiés dans le village de Boresnica, en juin 1917 - Le Sgt Gustave Gauthier est le 2ème à partir de la gauche - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Photo Gustave Gauthier transmise par son fils Michel que je remercie pour son aide.

Adj Lucien Domicent - pilote de l'escadrille 505 - Brevet de pilote militaire n° 3154 en date du 1er avril 1916 - Photo Gustave Gauthier transmise par son fils Michel que je remercie pour son aide.

 

Photo du Ltt Paul Antoni  

Ltt Paul Marius Philippe Antoni - Né le 6 mars 1894 à Port Terrefick (Suez-Egypte) - Fils de Louis Antoni et Berthe Joséphine Sirven - Domiciliés 18, rue des Fossés St-Jacques à Paris (75) - Profession avant engagement étudiant - Classe 1912 - Recrutement du 3ème bureau de la Seine, sous le matricule n° 660 - Engagé volontaire pour 3 ans, à compter du 17 octobre 1913 - Affecté au 12 ème régiment cuirassiers, le 23 octobre 1913 - Nommé Brigadier, le 21 avril 1914 - Une citation à l'ordre du 12ème régiment de Cuirassiers, en date du 19 août 1914 - Nommé Aspirant, le 24 décembre 1914 - Détaché à l’école d'aviation de Pau, le 5 août 1915 - Passé à l'aéronautique militaire comme élève pilote, le 5 août 1915 - Affecté à l’École de Buc, le 9 août 1915 - Brevet de pilote militaire n° 1652 obtenu sur Caudron G III à l’école d’aviation militaire de Buc, le 23 septembre 1915 - Brevet de pilote civil n° 2393 délivré par l’Aéroclub de France, le 15 septembre 1915 - Pilote de l’escadrille C 89 S (future 505) de Salonique du 11 octobre 1915 au 13 juin 1916 - Croix de Guerre et une citation à l'ordre de l'aéronautique de l'armée d'Orient, en date du 29 janvier 1916 - En subsistance au dépôt du 2ème groupe d’aviation d'Orient à compter du 13 juin 1916 - Pilote du GDE du 30 juin au 5 juillet 1916 - Pilote de l’escadrille C 6 du 17 juillet 1916 au 12 mai 1918 - Une citation à l'ordre du 18ème corps d'armée, en date du 12 septembre 1916 - Military Cross britannique, le 1er mars 1917 - Nommé Sous-lieutenant à titre définitif, le 4 avril 1917 - Blessé par balle à la jambe gauche par un tir d'infanterie, le 9 mai 1917 - Evacué sur l'hôpital de Coulandon - Chevalier de la Légion d'Honneur et une citation à l'ordre de l'armée, le 10 juin 1917 - Pilote de l’escadrille R XI 239 du 13 mai au 4 juin 1918 - Nommé Adjoint technique du GC 22 du 4 juin au 9 juin 1918 - Pilote de l’escadrille SPA 92 du 9 juin au 23 août 1918 - Nommé Lieutenant à titre définitif, le 28 juin 1918 - Blessé par balle en combat aérien à la jambe droite, le 27 juillet 1918 - Contraint d'atterrir dans les premières lignes françaises, dans les environs de Marfaux - Evacué sur l’hôpital puis convalescence jusqu'au 4 octobre 1918 - Citation n° 1331 à l'ordre de la 4ème armée, en date du 8 août 1918 - Pilote de l’escadrille SPA 92 du 4 octobre au 1er novembre 1918 - Tué au cours d'un combat aérien, au sud de Château-Porcien (Ardennes), le 1er novembre 1918 - Paul Antoni repose tombe n° 205 de la Nécropole Nationale de Rethel - Sources : Bulletin de naissance - Etats de services - Pam – MpF – LO - JORF - CCC 505 - CCC C 6 - CCC R XI 239 - CCC SPA 92 - Bailey/Cony - Dernière mise à jour 24 mai 2015 - Rédaction Albin Denis et Olivier Tattu que je remercie pour son aide.

* Une citation à l'ordre du 12ème régiment de Cuirassiers, en date du 19 août 1914 : "Avec un autre brigadier et deux cavaliers,voyant le Ltt de Balose, grièvement blessé, sont allés spontanément se mettre à ses côtés pour le protéger par leur feu et permettre son évacuation."

* Croix de Guerre et une citation à l'ordre de l'aéronautique de l'armée d'Orient, en date du 29 janvier 1916 : "Pilote énergique et plein d'allant. Possède à son actif plusieurs belles reconnaissances en territoire bulgare."

* Citation à l'ordre du 18ème corps d'armée, en date du 12 septembre 1916 : "Pilote plein d'allant et de courage. A assuré à plusieurs reprises en combattant la défense des avions qu'il escortait. le 24 avril 1916, alors qu'il protégeait une mission photo, a mis complétement hors de combat un Fokker, le forcant à atterrir dans ses lignes, lui même ayant son appareil gravement endommagé par le tir de son adversaire."

* Chevalier de la Légion d'Honneur et citation à l'ordre de l'armée du Slt Paul Marius Philippe Antoni, pilote à l'escadrille C 6, en date du 10 juin 1917  : "Excellent pilote courageux et habile, qui s'est particulièrement distingué par son entrain et son sang froid dans les combats d'avril et mai 1917. Blessé grièvement, le 9 mai 1917, au cours d'une liaison d'infanterie, a réussi grâce à sa remarquable énergie, a terminer sa mission et à rentrer normalement dans nos lignes. Trois fois cité à l'ordre."

Citation n° 1331 à l'ordre de la 4ème armée, en date du 8 août 1918 : "Pilote de chasse d'une rare audace, plein d'entrain, d'une xemple superbe pour tous ses camarades. A livré de nombreux combats au cours de l'offensive allemande. Le 25 juillet 1918, chargé d'assurer la protection d'avions d'observation, a soutenu contre quatre avions de chasse ennemis un dur combat. Sérieusement blessé à la jambe droite et son avion gravement endommagé, n'a du qu'à son endurance de pouvoir ramener son appareil jusqu'à nos premières lignes."

* Citation à l'ordre de l'armée à titre posthume du Ltt Paul Marius Philippe Antoni, du 12ème régiment de cuirassiers, pilote à l'escadrille SPA 92, en date du XXX : "Officier de très grande valeur. Pilote de chasse faisant l'admiration de tous par sa bravoure, son ardeur toujours égale et l'élévation de ses sentiments. Tombé glorieusement, le 1er novembre 1918."

 

Les avions

Déchargement des caisses contenant les éléments constitutifs d'avions arrivant de France, le 11 octobre 1915 - A l'arrière plan, la caisse contenant le Caudron G III n° 986 - Cet appareil sera livré à l'escadrille C 89, puis passera à l'escadrille N 91 du front d'Orient - Il sera modifié en double commande, le 1er juin 1916 - Photo Pierre Artur, transmise par Jean-Philippe Dréano, son petit-fils, que je remercie pour son aide.

Les manipulations d'une des caisses amenant le Caudron G III n° 986 de France - Tous les avions livrés arrivaient de cette manière car un convoyage par les airs était impensable, étant donné la vitesse des avions de l'époque - Photo Pierre Artur, transmise par Jean-Philippe Dréano, son petit-fils, que je remercie pour son aide.

Caudron G 3 sur le terrain de Topcin, début 1916 - Photo Boric Ciglic que je remercie pour son aide.

Caudron G 4 au parc de Salonique en 1917. Il s'agit d'un appareil fatigué, vétéran de la C 389, qui se rééquipe sur Farman F 40 et F 60. Les Caudron G 6 reçus en Orient et testés en juin 1917 seront interdits de vol sur décision de la direction de l'aéronautique en France, malgré l'ingéniosité des mécaniciens du parc de Salonique qui avaient pu en corriger l'essenciel des défauts. Photo collection Patrick Bediez.

Caudron G 4 de l'escadrille 505 portant l'insigne de l'unité sur le nez en février 1917 - Photo Musée de l'Air et de l'Espace du Bourget Via David Méchin que je remercie pour son aide.

Les avions

Caudron G 3 de l'escadrille C 89S en janvier 1916. Photo extraite de L'Image de la Guerre" de janvier 1916 et transmise par Alain Fouillade que je remercie pour son aide.

Décollage du Caudron G 4 de l'escadrille C 89 S en janvier 1916. Le premier avion de ce type est donné comme arrivé en caisse le 23 février 1916. Un exemplaire a dû être mis en service beaucoup plus tôt - Dans le fond, on aperçoit la ville de Salonique et la Villa du commandant Denain. Photo extraite de L'Image de la Guerre" de janvier 1916 et transmise par Alain Fouillade que je remercie pour son aide.

Caudron G 4 du Cne Lucien, chef du parc, photographié sur le terrain de Salonique, le 7 nov 1916. Cet appareil est équipé de moteurs Anzani. Ces avions ont été construits en France, achetés par les Britanniques (RNAS), qui en ont rétrocédé une partie à la France et livrés à Salonique. Un de ces appareils (n° 9106) s'écrasa aux environs de Salonique dès son vol d'essais le 4 novembre 1916, blessant son équipage composé du caporal Jean Arcaute (pilote) et du Lt Boutet de Montvel (observateur) - Photo : Réunion des Musées Nationaux.

Un équipage de l'escadrille C 389 pose devant un Caudron G 4 de leur unité en 1916-1917 - Remarquez l'insigne de l'unité sur la partie avant de la nacelle équipage - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Photo Ebay France.

Photo de groupe de l'escadrille 505 en 1917 - L'avion est un Nieuport 23 mis en service dans l'unité en 1917 - Photo Paul Gaillard transmis par M. Robert Gaillard que je remercie pour son aide.

Le Breguet XIV A2 de l'escadrille 505 en 1918 - Photo M. Paul Gaillard transmis par M. Robert Gaillard que je remercie pour son aide.

 

Les terrains

Terrain de Boresnica situé à l'Est de Florina - L'escadrille 505 a stationné sur place du 5 décembre 1916 au 20 juin 1917 - Photo Gustave Gauthier transmise par son fils Michel que je remercie pour son aide.

Terrain de Boresnica situé à l'Est de Florina - L'escadrille 505 a stationné sur place du 5 décembre 1916 au 20 juin 1917 - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Photo Georges Viallet transmise par Jean Vaissade, son petit neveu, que je remercie pour son aide.

Village de Boresnica où était stationnée l'escadrille 505 du 5 décembre 1916 au 20 juin 1917 - Photo Gustave Gauthier transmise par son fils Michel que je remercie pour son aide.

Les terrains

Terrain de Larissa en Thessalie (Grèce) - L'escadrille 505 a déployé une cellule de 2 avions du début juin au 20 juin 1917 - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Photo Georges Viallet transmise par Jean Vaissade, son petit neveu, que je remercie pour son aide.

Vue aérienne de la ville de Larissa - L'escadrille 505 a assuré un détachement de 2 avions à partir de ce terrain du début juin au 20 juin 1917 - Photo Gustave Gauthier transmise par son fils Michel que je remercie pour son aide.

 

Couleurs des avions

Caudron G 4 à moteur Anzani. Cinq avions de cette version ont été rétrocédés
par les britanniques à l'armée d'Orient. Manquant de fiabilité et souffrant de défauts de construction, ils ne seront que peu employés. Dessin David Méchin.

Caudron G 4 n° 1495 de l'équipage Sgt Germain Leblond (pilote) et Officier d'administration de 2ème classe Jules Vaisse (obs/mit) de l'escadrille V 389 Cet équipage a obtenu une victoire, qui ne sera pas homologuée, contre un avion ennemi tombé près de Doret-Hissar (Salonique / Mécadoine). Après ce combat victorieux, Germain Leblond sera grièvement blessé de deux balles de mitrailleuse, dont une à la poitrine, des tirs venant du sol. Il aura la force de raméner l'avion sur le terrain avant d'expirer. L'avion s'écrase d'une faible hauteur, tuant Jules Vaisse d'une commotion cérébrale. Dessin David Méchin

Couleurs des avions

Nieuport 21 du Sgt Gustave Gauthier en mai 1917 - Dessin David Méchin.

Breguet 14 A2 de l'escadrille 505 - Décoration théorique en attendant de disposer d'une photo pour confirmer ces marquages - Dessin David Méchin.

 

Remerciements :

- M. David Méchin pour son étude de l'escadrille 505.
- M. Boris Ciglic pour l'envoi des photos des avions de la 505.
- M. Alain Fouillade pour la transmission des photos.
- M. Robert Gaillard pour la transmission des photos de Paul Gaillard.
- M. Michel Gauthier pour la transmission des photos de Gustave Gauthier, son père.
- M. Jean Vaissade pour l'envoi des archives de Georges Viallet, son grand oncle.
- M. Jean-Philippe Dréano pour l'envoi des photos prises par le Slt Pierre Artur, son grand-père.

Bibliographie :


- Carnets de Comptabilité en Campagne de l'escadrille 505
conservés au SHD section Air de Vincennes.
- Les escadrilles de l'aéronautique militaire française - Symbolique et histoire - 1912-1920
- Ouvrage collectif publié par le SHAA de Vincennes en 2003.
- L'aviation française 1914-1940, ses escadrilles, ses insignes - par le Commandant E Moreau-Bérillon - publié à compte d'auteur en 1970.
- The French Air Service War Chronology 1914-1918 par Frank W.Bailey et Christophe Cony publié par les éditions Grub Street en 2001.
- De l'Aéronautique militaire "1912" à l'Armée de l'Air "1976" par Myrone N. Cuich publié à compte d'auteur en 1978.
- Les Armées françaises dans la Grande Guerre publié à partir de 1922 par le Ministère de la Guerre.
- Les "As" français de la Grande Guerre en deux tomes par Daniel Porret publié par le SHAA en 1983.
- Site Internet "Les Insignes de l'Armée de l'Air" de Jean-Jacques Leclercq - Voir le lien
- Site Internet "Traditions des escadrilles de l'Armée de l'Air" de Henri Guyot - Voir le lien
- Site Internet "Mémoires des Hommes" du Ministère de la Défense - Voir le lien

 

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Escadrille 504 Escadrille 506

 

 

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