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Etude réalisée par David Méchin - Je lui adresse tous mes remerciements pour son aide efficace.

Insignes collectifs
de l'escadrille 521

Insignes de l'escadrille F 382 adoptés en janvier 1917 - Ils se répartissaient de la manière suivante :
- une croix de Saint-André blanche sur chaque coté du fuselage.
- un "V" inversé bleu peint sur les ailes inférieure et supérieure.
Dessin Albin Denis d'après une notice conservée au SHD de Vincennes et transmise par David Méchin.

Insignes personnels

Trois insignes personnels ou signes d'identification en usage au sein de l'escadrille 521 à l'été 1917 - De gauche à droite : une barre verticale noire dont les extrémités ont été taillées peinte sur un Nieuport 23 - Deux barres verticales parallèles sur un Nieuport 24 - Une étoile filante sur un Nieuport 23 (MdL Charles Fugier) - Dessin d'après photos Albin Denis.

Insigne personnel du MdL Maxime Hantz peint sur son Nieuport 23 - La barre noire verticale est sans doute un repère d'identification au sein de cette unité - Dessin d'après photo Albin Denis

Insigne personnel d'un pilote de la 1ère escadrille serbe, une panthère noire - Il était peint sur le Dorand AR 1 n° 1871 et sera remplacé par le drapeau serbe - Dessin d'après photo Albin Denis.

Drapeau aux couleurs nationales serbes porté par les avions de la 1ère escadrille serbe (ex escadrille 521 franco-serbe) à partir du début 1918. Dessin Albin Denis.

Symbolique

A partir de janvier 1917, l'escadrille 521 adopte des signes distinctifs, comme toutes les unités de l'aéronautique militaire française, détachées auprès de l'armée serbe. Pour la 521, ils sont les suivants :

  • une croix de Saint-André blanche sur chaque coté du fuselage.
  • des chevrons inversés, de couleur bleu, sur les ailes supérieure et inférieure.

En début 1918, les marquages disparaissent pour laisser placer aux couleurs nationales de Serbie. Il faut remarquer que le Dorand AR 1 n° 1871 et un Nieuport 23 ont porté, sur leurs flancs, une panthère noire. On a longtemps pris ce dessin comme le dernier insigne collectif de la 1ère escadrille serbe (ex 521 franco-serbe), ce n'est pas le cas.

 

Historique de l'escadrille 521

L’escadrille française d’Albanie :

Avec l’invasion de la Serbie par les troupes germano-austro-bulgares fin 1915, la plus grande partie de l’armée serbe, accompagnée de nombreux civils, a quitté le pays et gagné le rivage de l’Adriatique à travers les montagnes d’Albanie. Toute cette armée en guenilles est évacuée par la marine française sur l’île de Corfou pour se refaire une santé, et être reformée pour finalement être expédiée sur Salonique. C’est dans ce contexte qu’est crée l’escadrille française d’Albanie, offrant une couverture aérienne aux troupes françaises de Corfou et gardant un œil sur les troupes austro-hongroises occupant le nord de l’Albanie.

Commandée par le lieutenant Emile Prot et équipée de Maurice Farman MF XI bis, "l’escadrille française d’Albanie", appelée également "escadrille Prot" ou "MF de Corfou", quitte Lyon le 23 janvier et part en train à travers l’Italie jusqu’à Brindisi. Elle est ensuite transportée sur navire jusqu’à Corfou, où son matériel est débarqué sur l’aérodrome de Potamos (utilisé un an et demi plus tard par l’escadrille 562), le 7 février 1916. Les Farman sont montés et des patrouilles et reconnaissances sont organisées sur la côte Albanaise. On sait peu de choses de l’activité opérationnelle exacte de l’escadrille si ce n’est la perte d’un Farman, celui du sous-lieutenant Léon Fabert, qui s’écrase en mer autour du 15 mai 1916. L’équipage est indemne et l’épave du Farman est repêchée, donnant lieu à une photo publiée dans le magasine "La guerre aérienne illustrée" : ce sera un des très rares reportages de l’aviation de l’armée d’Orient publié pendant la guerre.

Fin mai, les troupes serbes stationnées à Corfou ont toutes été évacuées de l’île et la présence de l’escadrille ne se justifie plus. Celle-ci est alors embarquée pour Salonique, quittant Corfou le 27 mai et gagnant le camp de Salonique-Sedès le 30 mai.

L’offensive sur Monastir :

Au moment où l’escadrille de Corfou débarque, les troupes de l’Entente sont sorties du camp retranché de Salonique et effectuent un débordement vers l’ouest sur Florina, occupé par les troupes françaises puis reprise par les bulgares. Au mois d’août, ces manœuvres se transforment en une offensive généralisée pour soutenir la Roumanie qui vient d’entrer en guerre. L’offensive est un demi-échec : aucune rupture du front n’est accomplie, néanmoins les troupes françaises et serbes parviennent à reprendre Florina et à s’établir sur la ville de Monastir encore plus vers l’ouest, établissant une jonction avec les italiens en Albanie. L’escadrille de Corfou, dénommée officiellement MF 82 à partir du 22 juin, est dès son arrivée à Salonique mis à disposition de l’armée serbe et conduira des reconnaissances pour son compte durant l’offensive, gagnant le terrain de Vertekop le 6 août 1916.

Face aux montagnes de Macédoine :

Elle stationnera désormais sur ce terrain pratiquement jusqu’à la fin de la guerre. Equipée de Farman F 40, La MF 82, renumérotée MF 382 fin 1916, fait partie de l’aviation serbe sous les ordres du commandant Vitrat avec les escadrilles MF 384, MF 398 et MF 399 ainsi que la N 387 de chasse. Elle reste sous les ordres du lieutenant Prot, qui, passé capitaine et amené à de plus hautes responsabilités dans l’aviation serbe, en laisse le commandement au lieutenant Marcel Cressole. En janvier 1917, ordre est donné aux escadrilles Farman de l’armée serbe de revêtir des marquages particuliers : ses F 40 porteront désormais une croix de Saint-André blanche sur le fuselage et un chevron bleu sur et sous les plans. Durant l’année 1917, où ses Farman vont accuser leur obsolescence face à l’aviation ennemie, les équipages de la MF 382, de nouveau renumérotée escadrille 521 en juin, s’en sortent plutôt bien ne perdant qu’un équipage du fait de l’ennemi mais déplorent quelques accidents. L’escadrille intègre de plus en plus de navigants serbes au fur et à mesure de leur formation en France : au 1er janvier 1917, la moitié des 10 pilotes et des 8 observateurs sont serbes. Le processus est entièrement terminé un an plus tard. Le Ltt Michel Marinkovitch prend son commandement en février 1918 et l’escadrille devient officiellement la 1ère escadrille serbe, le 8 mars 1918.

La victoire Serbe :

Recevant désormais des biplaces AR 1 et AR 2, l’escadrille qui compte quelques chasseurs Nieuport d’escorte fait toujours face au massif montagneux de Macédoine qui domine le centre du front d’Orient. C’est précisément par ce massif supposé impraticable que sera réalisée l’offensive de la victoire du mois de septembre 1918 : après une courte et violente préparation d’artillerie portée à bout de bras sur les hauteurs, et réglée par les avions serbes, les troupes serbes se lancent à l’assaut et emportent les positions bulgares. La cavalerie françaises du général Jouinot-Gambetta se lance alors dans la brèche, et, progressant sur des chemins de montagne, coupe le front bulgare en deux, conduisant la Bulgarie à demander l’armistice. La 1ère escadrille serbe peut alors regagner son pays libéré et passe ensuite complètement sous le contrôle du gouvernement serbe avec ses appareils, comprenant quelques Breguet 14 A2 affectés dans les derniers mois du conflit.

 

 

 

Insignes métalliques
de l'escadrille 521

Pas d'insigne métallique connu.

 

 


Unités détentrices des traditions
de l'escadrille 521

Les traditions de cette unité n'ont pas été reprises par une unité de l'aéronautique militaire française ou de l'armée de l'Air depuis sa cession à l'armée serbe.

 

 

Carte de la zone d'opérations

 

Carte de la zone d'opérations

Terrain de Potamos sur l'ile de Corfou - L'escadrille a stationné sur place du 7 février au 27 mai 1916.

Rattachements de l'escadrille

Lieux de stationnements

Périodes d'occupation

 

 

Citations des personnels

* Citation à l'ordre de l'armée du Ltt Charles Ceccaldi, observateur à l'escadrille 521, en date du 18 décembre 1917 : "Observateur d'élite autant par sa valeur professionnelle que par son courage. Le 20 septembre et le 15 novembre, a mis en fuite les avions ennemis qui l'attaquaient et a continué sa mission."

* Citation à l'ordre de l'armée du Slt Jean Joseph Paul De Guigne, pilote à l'escadrille 521, en date du 18 décembre 1917 : "Pilote énergique et courageux. Le 10 août 1916, le 24 février et le 18 juillet 1917, a fait preuve du plus profond mépris du danger au cours de durs combats livrés à des avions ennemis très supérieurs."

* Citation à l'ordre de l'armée du Sgt-major Mateya Hodiera, pilote à l'escadrille 521, en date du 15 septembre 1918 : "Pendant près de trois années, s'est distingué comme pilote en accomplissant des réglages, des bombardements et des reconnaissances. Devenu pilote de chasse, a fait preuve des plus brillantes qualités de bravoure. Le 25 août 1918, a attaqué un avion biplace ennemi qui tentait d'entrer dans nos lignes et l'a abattu en vue des observatoires terrestres."

* Citation à l'ordre de l'armée du Cne Nikola Jikitch, observateur à l'escadrille 521, en date du 2 novembre 1918 : "Observateur d'artillerie de grande valeur. S'est distingué particulièrement au cours des opérations de septembre en volant très bas pour recueillir des renseignements plus précis et en mitraillant les convois et les troupes en retraite."

* Citation à l'ordre de l'armée du Ltt Douchan Radovitch, observateur à l'escadrille 521, en date du 2 novembre 1918 : "Observateur habile et très brave. S'est particulièrement distingué au cours des opérations de septembre en mitraillant et bombardant les troupes et les convois ennemis à très faible altitude. Le 18 septembre, a soutenu un combat inégal contre quatre appareils de chasse ennemis."

* Citation à l'ordre de l'armée du Slt Fernand Meignen, du 28ème régiment de Dragons, pilote à l'escadrille 523, en date du 2 novembre 1918 : "Excellent pilote, très brave. Le 15 septembre 1918, effectuant une mission de commandement à faible altitude, a eu son observateur grièvement blessé et a réussi à ramener son appareil complétement détérioré par les projectiles ennemis. (* Etait le pilote du Ltt Mihailo Koudinov, observateur à l'escadrille 521 blessé par balle)

* Citation à l'ordre de l'armée du Ltt Mihailo Koudinov, observateur à l'escadrille 521, en date du 2 novembre 1918 : "Observateur très brave. Le 26 septembre, effectuant à très faible altitude, une mission d'infanterie et mitraillant des troupes ennemies en retraite, a été grièvement blessé par une balle d'infanterie. A néanmoins continué sa mission pendant près d'une heure, jusqu'au moment où ses forces l'ont trahi."

* Citation à l'ordre de l'armée de l'Adj Dragolioub Ristitch, pilote à l'escadrille 521, en date du 2 novembre 1918 : "Excellent pilote. S'est particulièrement distingué au cours des attaques de septembre. Le 15 septembre 1918, notamment, est rentré d'une mission d'infanterie avec un avion complétement hors d'usage par suite du feu de l'ennemi."

* Citation à l'ordre de l'armée de l'Adj Yossif Antounovitch, pilote à l'escadrille 521, en date du 2 novembre 1918 : "Excellent pilote. Rentré maintes fois avec son appareil atteint par les projectiles ennemis, notamment les 24 avril, 17 et 21 juillet et 3 septembre. S'est distingué tout spécialement pendant les opérations du 15 septembre, en mitraillant les troupes ennemies à faible altitude. Le 18 septembre, a soutenu un combat dur et inégal contre quatre avions de chasse ennemis.

* Citation à l'ordre de l'armée du Slt Georges Roche, du 83ème régiment d'artillerie, observateur à l'escadrille 521, en date du 2 novembre 1918 : "Observateur d'artillerie de grande valeur et très brave. Plus de 80 réglages réussis dans un pays difficile. Le 18 septembre, a soutenu un combat inégal contre deux avions ennemis et est rentré avec un avion gravement endommagé par le tir de ses adversaires."

 

Commandants de l'escadrille

Types d'avions utilisés

Numéros des avions connus


 

Les hommes

Ltt Emile Prot dans son uniforme du 149ème RI en 1914 - né le 24 avril 1881 à Châlons-sur-Marne - Appelé au 94ème RI, le 1er octobre 1902 - Passé à l'aviation, le 1er octobre 1911 - Brevet de pilote militaire n° 168 du 21 septembre 1912 - Mobilisé à l'escadrille MF 16, le 2 août 1914 - Différentes unités : MF 16 - MF 52 - Escadrille de Corfou - F 382 - Adjoint technique auprès de l'aviation de l'armée serbe - GB 2 - Décorations : LO - Officier de l'aigle blanc - 2 citations à l'ordre de l'armée le 15 octobre 1914 - 15 octobre 1916 - 1 citation à l'ordre de la division, le 1er novembre 1916 - Photo Réunion des musées nationaux.

Cne Emile Prot pose à coté d'un MF 11 bis de son escadrille, le 13 mars 1916 - Le capitaine a été commandant de l'escadrille de Corfou du 23 janvier au 30 novembre 1916 - Après sa période de commandement, il est devenu adjoint technique auprès de l'aviation serbe - Photo Réunion des musées nationaux.

Les hommes

Sgt Maxime Hantz - Brevet de pilote militaire n° 7372 obtenu à l'école d'aviation militaire de Dijon, le 9 juin 1917 - Pilote de l'escadrille 521 - Pilote de l'escadrille 523 - Photo Charles Fugier transmise par M. Hervé Biju-Duval, son petit-fils, que je remercie pour son aide.

Adj Henry Marie Joseph Davost - Né le 8 mai 1890 à Chateaubriant (Loire-Atlantique) - Fils de Jules Marie Henri François Davost et de Marie Charlotte Angèle Leclerc - Permis de conduire obtenu le 3 octobre 1913 - Classe 1910 - Recrutement de Ancenis (Loire Atlantique) sous le matricule n° 571 - Engagé volontaire pour trois ans au 2ème régiment de Chasseurs de Pontivy, à compter du 25 août 1910 - Nommé Chasseur de 1ère classe, le 31 janvier 1911 - Nommé Brigadier, le 5 mars 1911 - Fin de service militaire, le 25 août 1913 - Nommé Maréchal des Logis de réserve, le 15 octobre 1913 - Rappelé à l'activité par la mobilisation générale, le 2 août 1914 - Nommé Adjudant, le 16 février 1916 - Passé à l'aéronautique militaire comme élève pilote - Brevet de pilote militaire n° 7075 obtenu à l'école d'aviation militaire d'Avord, le 19 juin 1917 - Stage de perfectionnement à l'école d'aviation militaire de Pau - Pilote de l'escadrille 523 d'Orient du 29 juillet au 16 septembre 1917 - Pilote de l'escadrille 521 d'Orient du septembre 1917 à d'avril 1918 - Moniteur de pilotage du centre d'entraînement de Sédès du début août 1918 au 21 mai 1919 - Démobilisé, le 3 août 1919 - Demeure au 3, rue de Rennes à Nantes (Loire-Atlantique) - Affecté, dans la réserve, au 2ème régiment de Chasseurs, le 1er juin 1921 - Affecté, dans la réserve, au 1er régiment de Chasseurs, le 26 mars 1923 - Dégagé de toutes obligations militaires , le 25 août 1938 - Sources : FM département de la Loire-Atlantique - Liste des brevets militaires - Carnet d'heures de vol - Dernière mise à jour : 21 mai 2016.

 

Les avions

Farman 11 bis stationné à Potamos pour la défense de Corfou - Photo datée du 14 mars 1916 - Photo Boris Ciglic que je remercie pour son aide.

MF 11 bis n° 1259 (ou 1239) de l'escadrille sur le terrain de Potamos - Photo "L'image de Guerre" de mai 1916 et transmise par Alain Fouillade que je remercie pour son aide active.

Montage d'avions à Potamos à Corfou, le 14 mars 1916.
Photo Réunion des Musées Nationaux.

MF 11 bis n° 1255 accidenté dans un lieu non référencé en 1916.
Photo Boris Ciglic que je remercie pour son aide.

Autre vue du MF 11 bis n° 1255 accidenté en 1916 - Les mécaniciens ont dégagé et aligné les bombes qu'emportaient l'avion - Heureusement, leur chargement est resté stable et les projectiles n'ont pas explosé, ce qui n'était pas gagné d'avance à cette époque - Photo Boris Ciglic que je remercie pour son aide.

Les aviateurs français et serbes de l'escadrille de Corfou posent à côté du MF 11 à moteur 80 ch n° 1257 sur le terrain de Potamos (Corfou), le 8 avril 1916 - Photo Ebay France.

MF 11 bis de l'escadrille de Corfou tombé en mer peu avant le 20 mai 1916 - Il était piloté par le Slt Léon Fabert, qui est indemne, ainsi que l'observateur qui l'accompagnait. Photo La guerre aérienne illustrée, via David Méchin que je remercie pour son aide.

Farman F 41 n° 1634, probablement de l'escadrille F.382, piloté par Ferdinand de Galon qui a été obligé de poser son avion en campagne, sans doute suite à une panne, le 18 janvier 1917 - Photo Boris Ciglic que je remercie pour son aide.

Alignement de Farman F 40 sur le terrain de Vertekop en juin 1917 - Photo Boris Ciglic que je remercie pour son aide.

Gros sur un Farman F 40 du terrain de Vertekop en juin 1917 - Les 6 Farman F 40 de l'escadrille portent les nouveaux marquages adoptés à partir de janvier 1917 - Photo Boris Ciglic que je remercie pour son aide.

Ltt Marcel Cressole (obs) et Ltt Sondermayer obs) posant près d'un Farman F 40 de la 521 à Vertekop - Photo Boris Ciglic que je remercie pour son aide.

Dragojub Risic pose au pied d'un Farman F 40 de la 521 - Cette photo permet de détailler le dessin de la croix de Saint-André - Les ronds sont des rustines qui bouchent les trous de balles - Elles sont aux couleurs serbes - Photo Boris Ciglic que je remercie pour son aide.

Les avions

MdL Charles Fugier pose à côté de son Nieuport 21 sur le terrain de Vertekop à l'été 1917 - Brevet de pilote militaire n° 6005 obtenu à l'école d'aviation militaire d'Ambérieu, le 21 avril 1917 - Il porte la croix blanche de l'escadrille 521 - Photo Charles Fugier transmise par M. Hervé Biju-Duval, son petit-fils, que je remercie pour son aide.

Sgt Maxime Hantz pose aux commandes de son Nieuport 23 - Remarquez la barre verticale noire qui est sans doute un repère d'identification au sein de cette unité - Sur un autre appareil, on note deux barres verticales parallèles - Brevet de pilote militaire n° 7372 obtenu à l'école d'aviation militaire de Dijon, le 9 juin 1917 - Photo Charles Fugier transmise par M. Hervé Biju-Duval, son petit-fils, que je remercie pour son aide.

Départ en patrouille du MdL Charles Fugier aux commandes d'un Nieuport 23 de l'escadrille 523 sur le terrain de Vertekop, en septembre 1917 - Le soldat de 2ème classe Faux, mécanicien s'apprête à lancer l'hélice - Cet avion porte deux insignes distincts : une croix blanche, l'insigne de l'unité et une étoile filante insigne personnel du pilote - Photo Charles Fugier transmise par M. Hervé Biju-Duval, son petit-fils, que je remercie pour son aide.

Le MdL Charles Fugier aux commandes d'un Nieuport 24 de l'escadrille 521 sur le terrain de Vertekop, en septembre 1917 - Cet avion porte deux barres parallèles noires sur le fuselage, certainement un système d'identification au sein de cette unité, peut-être la section d'escorte - Photo Charles Fugier transmise par M. Hervé Biju-Duval, son petit-fils, que je remercie pour son aide.

Nieuport 24 n° 5515 du pilote serbe Milutin Mihailovic de l'escadrille 521 en janvier 1918.
Cet avion porte les couleurs serbes - Photo Boris Ciglic que je remercie pour son aide.

Dorand AR 1 n° 1871 de l'escadrille 521 en début 1918 - L'insigne, peint sur cet avion, est un insigne personnel - Il sera ensuite remplacé par les couleurs nationales serbes - Photo Boris Ciglic que je remercie pour son aide.

Dorand AR 1 n° 1885 de l'escadrille 521 en 1918 - L'avion porte les couleurs serbes - Photo Boris Ciglic que je remercie pour son aide.

Dorand Ar 1 n° 1871 de l'équipage : Jankovski (pilote) Jankovic (observateur), en facheuse posture sur le terrain de Vertekop, le 23 juillet 1918 - Cet avion portait auparavent une belle panthère noire, insigne personnel d'un pilote serbe non identifié - Photo Boris Ciglic que je remercie pour son aide.

Autre vue de l'accident du Dorand Ar 1 n° 1871 sur le terrain de Vertekop, le 23 juillet 1918 - Photo Boris Ciglic que je remercie pour son aide.

Une dernière photo de l'accident du Dorand Ar 1 n° 1871 sur le terrain de Vertekop, le 23 juillet 1918 - Photo Boris Ciglic que je remercie pour son aide.

Breguet 14 A2 n° 2749 de l'escadrille 521 accidenté par le pilote Petrovaradin en novembre 1918 - Photo Boris Ciglic que je remercie pour son aide.

Dorand AR 1 n° 1871 de l'escadrille 521 en début 1918.
Photo Boris Ciglic que je remercie pour son aide.

 

Couleurs des avions

Farman F 40 de l'escadrille F 382 en fin 1916 - Cet avion porte la croix de Saint-André et le "V" inversé des ailes inférieure et supérieure - Ces marquages ont été adoptés par l'escadrille, en janvier 1917 - Ils ont été abandonnés en 1918 - Dessin de David Méchin.

Escadrille 521 - Dorand AR 1 n° 1871 à la mi-1918 - Cet avion porte un insigne personnel, une panthère noire - Ce dessin sera remplacé par les couleurs nationales serbes - Voir les photos de cet avion avant et après - Dessin de David Méchin.

Couleurs des avions

Nieuport 24 n° 5515 de l'escadrille 521 en début 1918 - L'avion porte les couleurs nationales serbes - Dessin de David Méchin.

 


 

Souvenirs en rapport

Gourmette du Slt Clovis Renaud-Salis, pilote de l'escadrille F 382 affectée à l'armée Serbe - Il était le neveu du fondateur du Chat Noir à Montmartre - Collection Norman Destexhe que je remercie pour son aide.

* Slt Clovis Louis François Renaud-Salis - Né le 3 août 1887 à Châtellerault (Vienne) - Fils d'Adolphe Renaud et de Julie Salis - Domicilié par Sedjnane à El Guetma en Tunisie - Profession avant guerre Culture des tabacs en Tunisie - Mobilisé au 4ème régiment de Spahis, le 2 août 1914 - Croix de Guerre et une citation à l'ordre du régiment, le 26 septembre 1914 - Brevet de pilote militaire n° 1926 obtenu à l'école d'aviation militaire d'Avord, le 7 novembre 1915 - Pilote de l'escadrille MF 50 du 21 décembre 1915 au XXX - Nommé Sous-lieutenant à titre définitif, le 13 août 1916 - Pilote de l'escadrille F 382 - Une citation à l'ordre de l'armée en date du 10 septembre 1916 - Commandant d'un secteur aéronautique d'un armée - 73 missions de guerre - Affecté au 1er régiment de Spahis, le 27 avril 1927 - Affecté au 5ème groupe d'ouvriers d'aéronautique - Nommé Capitaine - Affecté au 4ème groupe d'aviation d'Afrique, le 4 août 1928 -

* Citation à l'ordre de l'armée en date du 10 septembre 1916 - Slt de cavalerie Clovis Renaud, pilote de l'escadrille F 82 et Slt de cavalerie Hervé du Mesnildz, observateur de l'escadrille F 82 : "Le 19 août 1916, a attaqué résolument un avion allemand, après un combat au cours duquel son avion a été gravement endommagé par les balles de l'adversaire, a obligé l'ennemi à piquer dans ses lignes et à atterrir dans une région montagneuse. A l'atterrissage, l'avion a été détruit."

Citation à l'ordre de l'armée en date du 30 juin 1918 - Ltt Clovis Renaud, commandant le XXème secteur aéronautique de l'armée XX : "Excellent officier et commandant de secteur de premier ordre, donnant à tous l'exemple du devoir, 73 missions de guerre importantes au cours desquelles il a soutenu de durs combats, notamment le 18 septembre 1917."

Documents en rapport

Brevet de pilote militaire n° 7372 du Sgt Maxime Hantz, obtenu à l'école d'aviation militaire de Dijon, le 9 juin 1917 - Il a été pilote des escadrilles 521 et 523 du front d'Orient - Photo Gisèle Hantz-Loth, petite fille de Maxime Hantz, que je remercie pour son aide.

Dessin fait par les pilotes de l'escadrille F 382 - Collection Boris Ciglic

 

Monuments commémoratifs
et tombes

Tombe du soldat de 2ème classe Joseph Véricel - Né le 18 mai 1885 à Saint-Etienne (Loire) - Fils de Pierre Véricel et de Antoinette Marthouret - Classe 1905 - Recrutement de St-Etienne sous le matricule n° 847 - Service militaire au 38ème régiment d'infanterie, à compter du 9 octobre 1906 - Fin de service militaire, le 3 octobre 1908 - Une période d'exercices de réserve au 38ème régiment d'infanterie du 21 août au 12 septembre 1911 - Domicilié au 20, rue de l'Eternité à St-Etienne (Loire) - Une période d'exercices de réserve au 38ème régiment d'infanterie du 14 au 30 mai 1913 - Rappelé à l'activité par ordre de mobilisation générale au 38ème régiment d'infanterie, à compter du 2 août 1914 - Classé service auxiliaire par la commission de réforme de St-Etienne pour bronchite chronique, le 22 septembre 1915 - Passé à l'aéronautique militaire, le 24 septembre 1915 - Maintenu service auxiliaire, pour les mêmes raison, le 27 avril 1916 - Affecté à l'escadrille MF 82 d'Orient (future escadrille 521) du 13 mai 1916 au (3ème trimestre) 1916 - Rapatrié en France pour maladie - Décédé des suites d'une hémorragie intestinale, à l'hôpital auxiliaire 33 de Hyères (Var), le 19 juillet 1916 - Joseph Véricel repose dans le carré militaire du cimetière d'Hyères (83) - Photo Yannis Sanchez que je remercie pour son aide - Sources : FM département de la Loire - MpF - Dernière mise à jour 16 mai 2016.

Monuments commémoratifs
et tombes

Tombe du soldat de 2ème classe Joseph Véricel - Né le 18 mai 1885 à Saint-Etienne (Loire) - Affecté à l'escadrille MF 82 d'Orient (future escadrille 521) du 13 mai 1916 au (3ème trimestre) 1916 - Rapatrié en France pour maladie - Décédé d'une hémorragie intestinale, à l'hôpital auxiliaire 33 de Hyères (Var), le 19 juillet 1916 - Joseph Véricel repose dans le carré militaire du cimetière d'Hyères (83) - Photo Claude Dannau que je remercie pour son aide.

 

Tous mes remerciements à:

- M. David Méchin pour son étude de l'escadrille 521.
- M. Boris Ciglic pour la transmission des photos des avions de la 521.
- M. Hervé Biju-Duval pour la transmission des photos de Charles Fugier, son grand-père.
- M. Norman Destexhe pour l'envoi de la gourmette du Slt Clovis Renaud-Salis.
- Mme Gisèle Hantz-Loth pour l'envoi des archives de Maxime Hantz, son grand-père.
- M. Yannis Sanchez pour l'envoi des photos de la tombe de Joseph Véricel.
- M. Claude Dannau pour l'envoi des photos de la tombe de Joseph Véricel.

Bibliographie :

- Les escadrilles de l'aéronautique militaire française - Symbolique et histoire - 1912-1920 - Ouvrage collectif publié par le SHAA de Vincennes en 2003.
- L'Aviation Maritime Française Pendant La Grande Guerre par Morareau - Feuilloy - Courtinat - Le Roy - Rossignol publié par l'ARDHAN en 1999.
- L'aviation française 1914-1940, ses escadrilles, ses insignes - par le Commandant E Moreau-Bérillon - publié à compte d'auteur en 1970.
- The French Air Service War Chronology 1914-1918 par Frank W.Bailey et Christophe Cony publié par les éditions Grub Street en 2001.
- Les Armées françaises dans la Grande Guerre publié à partir de 1922 par le Ministère de la Guerre.
- Wings of Serbia par Boris Ciglic publié par les éditions Infinitas de Belgrade en 2009.
- Site Internet "Les Insignes de l'Armée de l'Air" de Jean-Jacques Leclercq - Voir le lien
- Site Internet "Mémoires des hommes" du Ministère de la Défense - Voir le lien

 

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Escadrille 510 Escadrille 522

 

 

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