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Etude réalisée par David Méchin - Je lui adresse tous mes remerciements pour son aide efficace.

Insigne de l'escadrille 523

Pas d'insigne collectif pour l'escadrille 523.

Insigne métallique
de l'escadrille 523

Pas d'insigne métallique connu pour cette escadrille.

Unités détentrices des
traditions de l'escadrille 523

Les traditions de cette escadrille n'ont pas été reprises depuis 1920, année de sa dissolution.

Appellations successives

Rattachements de l'escadrille

Lieux de stationnements

Périodes des différents stationnements

Commandants de l'escadrille

Types d'avions utilisés

Numéros des avions connus

 

Symbolique

L'escadrille n'a pas eu d'insigne collectif connu. Une photo prise vers l'été 1917 montre plusieurs de ses Nieuport décorés d'une fleur dont le dessin varie selon les appareils.

 

Historique

L’escadrille de chasse de l’armée d’orient :

L’escadrille N 87 est crée fin 1915 à partir du 2eme dépôt d’aviation de Lyon-Bron, avec le groupe d’escadrilles destinées à rejoindre l’armée d’orient débarquée à Salonique. La N 87, destinée à l’origine à en être la composante de chasse, comporte 8 appareils Nieuport (des type 10 biplaces et un ou deux type 11 monoplaces) sous les ordres du lieutenant de L’Hermitte, officier d’active issu de la N 37. Il a à sa disposition sept autres pilotes, le Slt Delrieu, l’Adj Havet, le MdL-chef Monrouzeau, les sergent Biot et Fenech, ainsi que les caporaux Chappaz et Cherié. L’escadrille, qui compte également 40 mulets, 12 chevaux, 22 voitures, 3 tracteurs, 1 remorque et 2 voitures légères, embarque de Marseille le 10 novembre 1915 sur le paquebot "Sinaï" et débarque à Salonique dix jours plus tard, le 20 novembre 1915, au camp Allatini.

Au bout de quelques jours, elle se fixe sur le terrain de Sedès, à 12 km à l’ESE de Salonique où sa première mission opérationnelle n’a lieu que le 24 décembre, pour une mission de reconnaissance que conduit l’adjudant Havet sur un Nieuport monoplace. A cette époque, l’armée franco-britannique est retranchée dans la ville de Salonique et l’armée bulgare reste l’arme au pied à la frontière grecque. Entre les deux armées, un no-man’s-land occupé par des troupes grecques… Les aviateurs sont les seuls à voir de l’action bien que la N 87, de par sa position à Sedès, ne se retrouve pas en meilleure position pour l’interception des avions allemands venant du Nord bombarder les entrepôts alliés sur Salonique. Les rencontres ne manquent cependant pas : le 7 janvier 1916 l’adjudant Havet, pilotant un des Nieuport 11 de l’escadrille, intercepte un biplace ennemi sur Salonique. Se mettant en position de tir, sa mitrailleuse Lewis fixée sur l’aile lui tombe sur les genoux… Il continue néanmoins le combat en tirant avec son pistolet Mauser sur l’ennemi qui s’échappe. Havet ne s’avoue pas vaincu : il se pose à Samli sur le terrain de la MF 86, change de mitrailleuse, et repart au combat mais ne trouve plus sa proie. Il repère un autre ennemi et lui tire un chargeur sans succès. Le 27 mars 1916, lors d’un raid de masse conduit par l’aviation allemande sur Salonique, la N 87 envoie deux appareils en l’air, le Nieuport n° 416 et celui piloté par l’adjudant Havet, qui videra sans succès les chargeurs de sa mitrailleuse Lewis sur deux cibles différentes. Il témoin des combats aériens menés par les Nieuport de l’escadrille N 91 qui descendra un appareil allemand.

Au service des serbes :

Alors que l’armée française est retranchée dans la ville de Salonique depuis le mois de janvier 1916, un évènement va changer la donne au mois d’avril 1916 : l’arrivée de l’armée serbe reconstituée sur l’île de Corfou après la débâcle de décembre 1915 ayant vu l’invasion de la Serbie. Avec ces renforts, l’armée française s’élance vers l’arrière pays et entre en contact avec l’armée germano-bulgare qui franchit la frontière. Le front d’orient devient alors un front continu.

Au mois de mai et juin 1916, la N 87, re-numérotée N 387, réalise plusieurs interceptions et escortes sur le front, ce qui l’amène à intervenir sur le lac Doiran ou jusqu’au village de Guevgueli où se fixe la ligne de front du secteur du Vardar. Des appareils ennemis sont affrontés à plusieurs reprises et notamment par l’adjudant Havet et le sous-lieutenant l’escadrille migre sur le terrain d’Amatovo, près du lac du même nom sur les berges du Vardar, se rapprochant de la zone des combats. C’est là qu’elle passe officiellement à la disposition de l’armée serbe, en même temps que quatre autres escadrilles de reconnaissance sur Maurice Farman, elle intègre d’ailleurs depuis plusieurs mois parmi son personnel plusieurs pilotes et mécaniciens serbes. Les escadrilles serbes forment une aviation autonome sous les ordres du commandant Roger Vitrat.

Le 2 août 1916, la N 387 s’établit dans les montagnes de Macédoine à Vertekop, dans le secteur qui sera son lieu d’affectation pour le restant de la guerre. C’est le point central du front où stationneront les troupes serbes ; dans l’immédiat une offensive généralisée pour soutenir l’entrée en guerre de la Roumanie est lancée sur le Vardar et déclenche une violente contre-attaque bulgare dans la plaine de Monastir. C’est l’occasion pour l’escadrille de remporter le 4 août 1916 sa première victoire officielle contre un avion ennemi abattu par le MdL Boucher sur la ville de Monastir alors aux mains de l’ennemi. Le 6 août arrive son nouveau commandant, le capitaine Henri Gallet, envoyé en remplacement du lieutenant de L’Hermitte renvoyé en France, après un intérim effectué par le Ltt Delrieu.

Ce dernier va se distinguer le 11 août 1916 en réalisant une mission spéciale sur Nieuport biplace, en déposant un espion serbe derrière les lignes ennemies. Le 25 août est une autre journée mouvementée : emmenant le capitaine Mavet en observateur, le lieutenant Delrieu voit son Nieuport biplace attaqué par trois chasseurs ennemis, dont il échappe grâce au tir de Mavet qui met en fuite les trois agresseurs. Le même jour, le sous-lieutenant Marcel Thirouin, sur Nieuport 11, abat un avion ennemi mais rentre avec son appareil sérieusement endommagé. Vétéran de la campagne de Serbie en 1915 avec l’escadrille MF 99 S où il remporta une victoire, il obtient ici sa 2eme victoire personnelle. Le 2 octobre 1916, l’escadrille se fixe à Sorovitchevo et quelques jours plus tard, le 8 octobre, un de ses pilotes, l’adjudant Charles Denti doit être renvoyé à l’arrière à bout de forces. Il est en effet victime du paludisme endémique qui sévit à l’époque au nord de la Grèce, et s’est fait une frayeur en s’évanouissant aux commandes de son Nieuport lors d’un vol à 4000 mètres – son appareil s’est mis à piquer légèrement et il s’est réveillé 3000 mètres plus bas, dangereusement entouré des parois des montagnes… Plus généralement, le paludisme sera responsable du mauvais état sanitaire de l’ensemble de l’escadrille, tout comme celle de l’ensemble des escadrilles mises à la disposition des serbes, qui devront déplorer un sous-effectif en personnel jusqu’à l’été 1917.

Le front se stabilise :

Le mois de novembre 1916 voit la stabilisation du front avec la prise de la ville de Monastir le 19 par les troupes franco-serbes, mettant fin à une bataille sanglante ayant coûté la vie à près de 32 000 combattants serbes. La N 387, qui a remporté une victoire le 4 (MdL Boucher), se fixe le 7 novembre à Vrbeni sous le commandement par intérim du Slt Thirouin. La situation du front restera figée pendant pratiquement deux années jusqu’à l’offensive finale de septembre 1918 : les troupes serbes monteront la garde face aux montagnes de Macédoine, ainsi que ses 4 escadrilles de corps d’armée (MF 382 et MF 384 à Vertekop et MF 398 et 399 à Vrbeni) et son escadrille de chasse, la N 387. Cependant, le secteur serbe est coupé par une chaîne de montagne transversale qui sépare les secteurs de Vertekop et Vrbeni. Afin d’offrir une couverture de chasse aux escadrilles de Vertekop, est créée à partir de la N 387 le détachement Nieuport de Vertekop le 17 décembre 1916 sous les ordes du capitaine serbe Branko Vukosavljevic. Le 21 décembre 1916, un serbe, le Slt Marinkovic prend le commandement par intérim de l’escadrille pour une courte période, et en est relevé par le Slt Thirouin le 4 janvier. Deux jours plus tard, le MdL Viallet obtient une nouvelle victoire homologuée au sud-est de Prilep.

Contre les Gothas :

Le 15 février 1917 s’installe à Hudova le Kaghol 1, une escadre allemande de bombardiers lourds bimoteurs qui ne tardent pas à semer la panique dans le secteur du Vardar et sur la ville de Salonique. Ils prennent ensuite pour cible le secteur de l’armée française d’orient (AFO) dans la plaine de Monastir, puis les arrières du secteur serbe au centre du front… Le commandant Denain, s’attendant à ce mouvement, donne ordre à la N 387 de se regrouper avec l’escadrille de chasse de l’AFO (la N 390) pour intercepter ensembles les bombardiers et leurs avions de chasse d’escorte qui dégagent au préalable la route des bombardiers. Le premier raid a lieu le 12 mars 1917 sur Vertekop par 18 bombardiers et 6 chasseurs. Seuls deux Nieuport du détachement de Vertekop peuvent décoller et ne peuvent rien pour contrer le raid, qui volatilise le dépôt de munition de la 2ème armée serbe, tout en touchant également l’hôpital à proximité. D’autres raids des bombardiers ont lieu et l’aviation serbe remporte quelques succès. Le 2 avril 1917, un Nieuport 12 biplace du détachement de Vertekop (pilote Slt Miletic, mitrailleur Cpt Vukosavljevic) remporte une victoire contre un avion de reconnaissance de la 2ème escadrille bulgare. Le lendemain 3 avril, c’est un des redoutables bombardiers AEG G.III qui tombe sous le tir du Nieuport du Ltt Miodrag Miletic, lors d’un bombardement sur Vertekop. L’escadrille au complet s’installe d’ailleurs à Vertekop le 7 avril 1917 mais laisse un détachement à Vrbeni, le détachement de Vertekop étant pour sa part dissous le 17 mai 1917 et amalgamé à la N 387 qui est bientôt rebaptisée escadrille 523, elle recevra quelques biplaces car elle a également la tâche d’effectuer des reconnaissances stratégiques pour l’état major de l’armée serbe.

Le Kaghol 1 a quitté le front des Balkans mais l’aviation allemande reste présente, l’escadrille 523 reçoit quelques chasseurs SPAD VII. Le 20 mai 1917, le Ltt Marcel Thirouin et le MdL Charles Martin abattent un avion dans les gorges de la Cerna mais l’escadrille est endeuillée le lendemain par la mort accidentelle de l’adjudant serbe Friedrich Roth qui ne redresse pas d’une vrille sur son Nieuport 21 près de l’aérodrome. Le 9 juillet, le MdL Fernand Meignen parvient à abattre un avion de reconnaissance allemand près de la montagne de Serka di Legen dans les lignes françaises, ou l’équipage est capturé et l’épave de l’appareil exposé près de la tour blanche à Salonique. Le même exploit est réédité le 21 juillet 1917 par une patrouille composée du Ltt Miodrag Tomic, du MdL Charles Martin et du MdL Robert Mollien contre un biplace du FA 34 dont l’équipage est également capturé.

Le mois d’août 1917 voit la prise de commandement officielle du Ltt Marinkovic à la tête de l’escadrille 523. Le détachement Nieuport de Vrbeni est dissous le 25 mais ses pilotes restent sur place, répartis entre les escadrilles 524 et 525 (4 pilotes chacun) dont ils escorteront les biplaces de reconnaissance. S’écoule ensuite une année sans évènement particulier, durant laquelle le commandement passe au Ltt Pierre Boucher en février 1918. Le mois d’août 1918 voit les derniers succès de l’escadrille quand le 7 le Ltt Miodrag Miletic remporte sa 3ème et dernière victoire aux dépends d’un biplace forcé de se poser dans ses lignes, Miletic devient le meilleur pilote de chasse de l’armée serbe. Le 25 août 1918, le Sgt-Major Mateya Hodiera clôt le tableau de chasse de l’escadrille en abattant au vu des observatoires terrestres un biplace près du Dobropolje.

L’offensive finale :

Toute cette période d’inactivité sur le front à été mise à profit pour préparer une offensive éclair par les troupes de l’entente. La percée décisive vient précisément du secteur serbe où l’on a monté à dos d’homme et de mulet des pièces d’artillerie, qui peuvent tirer de façon courte et intense le 15 septembre 1918 pour permettre aux troupes de choc françaises et serbes de prendre d’assaut les positions bulgares dans les montagnes. Immédiatement après la conquête des lignes bulgares, la division de cavalerie française du général Jouinot- Gambetta exploite la percée sur des chemins de montagne, coupant les lignes ennemies et forçant celui-ci à la retraite. Le 29 septembre, les cavaliers français s'emparent d'Uskub (aujourd'hui Skopje) où se trouve la zone arrière de théâtre de la XI° Armée bulgare. Celle-ci est obligée de replier ce qui lui reste sur Kalkandelen (aujourd'hui Tetovo), puis de capituler.

L'armée bulgare est ainsi coupée en deux. La route de Sofia est ouverte. La Bulgarie demande alors, sans délai, un armistice qui est ratifié le 5 octobre. Pendant cette période de nombreuses missions de reconnaissances sont conduites par les quelques Breguet 14 de l’escadrille 523 ainsi que des missions d’escorte de la part des chasseurs, quelques appareils tombent du fait de la DCA, mais sans dommage pour les équipages. Peu après l’armistice, l’escadrille 523 gagne la Serbie à Nish et sera maintenue parmi les forces aériennes de l’armée d’orient. Elle bougera à Novi Sad et fera le coup de feu contre les troupes du gouvernement hongrois communiste de Bel Kun, avant de stationner en Hongrie avec les troupes françaises d’occupation. Trois aviateurs perdent la vie accidentellement durant cette période. En 1920, l’aéronautique serbe est officiellement dissoute tout comme l’escadrille 523, dont le matériel est confié à l’armée serbe.

Morts: en rouge / Blessés et indemnes : en jaune.

 

 

 

Décorations

Pas de décoration collective pour cette unité.

 

 

 

Carte de la zone d'opérations

 

Les hommes

Ltt Joseph Jean Marie de l'Hermite - Né le 7 juillet 1882 à Augne (Taute-Vienne) - Engagé au 21ème régiment de Chasseurs à cheval, le 13 février 1903 - Détaché du 14ème régiment de Hussards - passé à l'aviation comme élève pilote, le 13 décembre 1913 - Brevet de pilote militaire n° 501 , le 2 aout 1914 - EM 1ère armée - Tours - St-Cyr - Villacoublay - Pilote de l'escadrille MS 37 du 23 janvier au 13 octobre 1915 - Pilote de l'escadrille N 87 (escadrille 523) de l'armée d'Orient du 13 octobre 1915 au 24 juillet 1916 - Cabinet du directeur de la direction aéronautique à partir du 17 septembre 1916 - Chevalier de la Légion d'Honneur, le 25 janvier 1915 - Croix de Guerre - 3 citations à l'ordre de l'armée en novembre 1914 - septembre 1915 - avril 1916.

* Citation à l'ordre de l'armée : "Très allant, toujours prêt à marcher, très consciencieux; a exécuté de nombreuses reconnaissances en survolant le territoire ennemi et a rapporté des renseignements importants. A maintes circonstances, a fait preuve d'intrépidité, sous le feu des canons spéciaux de l'artillerie ennemie."

Adj René Paul Camille Cornemont - Né le 18 octobre 1891 à Epinal (88) - Fils d'Henri Cornemont et de Appolline Boudin - Entré en service actif au 62ème régiment d'artillerie, le 5 octobre 1912 - Passé à l'aviation comme élève pilote, le 13 novembre 1912 - Brevet de pilote militaire n° 305 obtenu, le 2 juillet 1913 - Mobilisé comme pilote moniteur à l'école Farman, le 3 août 1914 - Pilote de l'escadrille HF 7 / MF 7 du 10 octobre 1914 au 21 mai 1915 - Pilote de l'escadrille MF 99 S de Serbie - Pilote de l'escadrille N 387 (523) - Nommé sous-lieutenant, le 23 mars 1917 - Pilote du GC 12 du 14 juin 1918 au XXX - Médaille militaire, le 21 octobre 1916 - Croix de Guerre - 3 décorations étrangères - 3 citations à l'ordre de l'armée, le 21 octobre 1916, le 13 août 1917, le 3 mars 1917 - Une citation à l'ordre du corps d'armée, le 10 septembre 1916 - Photo collection David Méchin que je remercie pour son aide.

Sgt Alexandre Jules Cherrié - Né le 2 décembre 1893 à Argentan (Orne) - Fils de Louis François Cherrié et de Virginie Augustine Milcent - Profession avant guerre mécanicien - Employé de bureau - Incorporé au 1er groupe aéronautique comme mécanicien moteur rotatif sur le centre d'aviation du Buc, le 26 novembre 1913 - Brevet de pilote militaire n° 1271 obtenu à l'école d'aviation militaire de Chartres, le 28 juillet 1915 - Nommé Caporal, le 17 août 1915 - Muté en Orient, le 20 octobre 1915 - Pilote de l'escadrille N 387 (523) - Nommé Sergent, le 15 mars 1916 - Entré à l'ambulance 8/3 pour paludisme, le 8 septembre 1916 - Soigné à l'hôpital n° 1 de Salonique du 10 au 24 septembre 1916 - Rapatrié en métropole, le 20 novembre 1916 - Soigné à l'hôpital d'Argentan n° 3 pour une crise de paludisme - Pilote de l'escadrille N 82 du 20 avril au 16 octobre 1917 - Blessé au cours d'un accident d'avion, aux commandes du Nieuport 24 bis n° 3595, sur le terrain de Bonnemaison (02), le 29 juillet 1917 - Rayé du personnel navigant suite à ses blessures, le 2 décembre 1917 - Parti en Italie du 19 septembre 1918 au 15 mars 1919 - Démobilisé le 26 avril 1919 à Argentan - Photo collection David Méchin que je remercie pour son aide.

Nieuport 11 n° 1482 "baptisé "Le Môme" - Un des premiers Nieuport 11 de l’escadrille, vraisemblablement monture personnelle de l’Adj Raymond Havet, Sedès, début 1916 - Photo Collection Musée de l'aviation militaire de Belgrade, transmise par Boris Ciglic que je remercie pour son aide.
Slt Raymond Elisé Havet - Né le 30 septembre 1884 à Coucy-le-Château - Profession avant guerre Directeur commercial - Entré en service actif au 204ème régiment d'infanterie, le 10 février 1903 - Brevet de pilote militaire n° 1321 obtenu le 10 août 1915 - Pilote de l'escadrille N 87 d'Orient - Pilote de l'escadrille SPA 77 du 12 octobre 1916 au 16 mars 1917, date de sa mort - Tué au combat, aux commandes du Nieuport 17 n° 2277, dans les environs de Chambley (54), le 16 mars 1917 - Ses adversaires étaient probablement le Vzfw Schlegel et le Ltn Metzger du FlAbt 39 - Photo collection Boris Ciglic que je remercie pour son aide.

Adj Charles Denti - Né le 26 février 1887 à Dôle (Jura) - Fils d'Amédée Denti et d'Eléna Bartoli - Classe 1907 - Recrutement de Besançon sous le n° matricule 260 - Service militaire au 44ème régiment d'infanterie, à compter du 8 octobre 1908 - Profession avant guerre Professeur de gymnastique - Mobilisé au 60ème régiment d'infanterie, le 2 août 1914 - Passé à l'aéronautique militaire comme élève pilote, le 26 décembre 1915 - Brevet de pilote militaire n° 1677 obtenu à l'école de Pau, le 1er octobre 1915 - Stage de perfectionnement à l'école d'aviation militaire d'Avord - Pilote de l'escadrille MF 98T du 15 octobre 1915 au 1er juin 1916 - Une citation à l'ordre du corps d'armée en 1916 - Pilote de l'escadrille N 87 d'Orient / N 387 / Escadrille 523 au 1er juin 1916 au 10 décembre 1918 - Nommé Adjudant, le 15 novembre 1916 - Affecté à l'école d'aviation militaire de Chartres à compter du 10 décembre 1918 - Après guerre Professeur de gymnastique au lycée de Nevers (Nièvre) - Nommé Officier d'académie, le 14 juillet 1925 - Médaille d'Honneur (argent) de l'éducation physique, le 23 février 1930 - Nommé Officier de l'instruction publique, le 14 juillet 1935 - Photo Charles Denti, transmise par Mme Denise Martin, sa fille, que je remercie pour son aide.

 

Photo du Slt Dominique Costantini

Slt Dominique Félix Pierre Costantini - Né le 16 février 1889 à Sartène (Corse du Sud) - Fils de Pascal Oscar Costantini et de Louise Ottavi - Domiciliés 35, boulevard Paoli à Bastia - Profession Etudiant Es-Sciences -  Classe 1909 -  Recrutement d'Ajaccio sous le matricule n° 2523 - Service militaire au 163ème régiment d'infanterie, à compter du 15 septembre 1911 - Nommé Caporal, le 13 mars 1912 - Passé sur sa demande à l'aéronautique militaire comme élève pilote, le 16 septembre 1912 - En subsistance au peloton des EOR du 112ème régiment d'infanterie d'Antibes à partir du 1er octobre 1912 - Radié sur sa demande du peloton des EOR, le 30 octobre 1912 - Nommé Sergent, le 11 février 1913 - Rengagé le 21 juillet 1913 - Brevet de pilote militaire n° 389 obtenu le 31 octobre 1913 - Pilote de l'escadrille D 4 du 20 décembre 1913 au 2 octobre 1914 - En mission au 2ème réserve d'aviation, le 11 septembre 1914 - Pilote de l'escadrille DM 36 / F 36 du 2 octobre 1014 au 10 mai 1915 - Nommé Adjudant, le 25 novembre 1914 - En subsistance à la F 36 jusqu'au 11 juin 1915 - Pilote de l'escadrille MS 26 du 16 juin au 26 septembre 1915 - Citation à l'ordre de l'armée, le 11 août 1915 - Médaille Militaire et citation à l'ordre de l'armée, le 13 septembre 1915 - Croix de Guerre - Pilote de l'escadrille N 91 d'Orient (future 502) du 28 septembre 1915 au 15 février 1916 - Pilote de l'escadrille N 87 d'Orient (future 523) du 15 février au 1er mars 1916 - Pilote de l'escadrille N 83 (future 501) d'Orient du 8 février 1916 au (fin 1916) - Chevalier de la Légion d'Honneur et une citation à l'ordre de l'armée, le 12 avril 1916 - Rapatrié pour paludisme - Pilote RGA au camp d'Avord du 20 janvier 1917 au 6 septembre 1917 - Nommé Sous-lieutenant à titre définitif, le 17 janvier 1917 - Pilote de l'escadrille N 79 du 6 au 10 septembre 1917 - Pilote de l'escadrille 134 (?) du 10 au 30 septembre 1917 - Pilote de l'escadrille SPA 102 du 1er octobre au 9 novembre 1917 - Blessé au combat par balles à l'avant bras gauche et au genou gauche et fait prisonnier à Dixmude, le 9 novembre 1917 - Interné à Hambourg et Ingolstadt - Evadé et rentre en France, le 30 mai 1918 - Convalescence à l'hôpital de traitements aéro-dynamités de Lyon (69) du 1er juillet 1918 au 11 juillet 1919 - Affecté à la mission de contrôle du Colonel Durand à Berlin du 10 septembre au 23 octobre 1919 - Affecté au 34ème régiment d'aviation du 23 octobre 1919 au 3 novembre 1920 - Affecté au 22ème régiment d'aviation du 3 novembre 1920 - Passé en non activité pour infirmité, le 19 mars 1923 - Rappelé à l'activité, le 3 décembre 1925 - Nommé Lieutenant, le 3 décembre 1925 - Affecté au 22ème régiment d'aviation et mis en congé sans solde sur sa demande, le 29 septembre 1928 - Démissionne de l'armée, le 3 décembre 1928 - Affecté dans la réserve au 39ème régiment d'aviation, le 27 février 1932 -  Officier de la Légion d'Honneur, le 7 juillet 1933 - Nommé Capitaine, le 25 décembre 1935 - Affecté à la 18ème compagnie de l'air, le 28 août 1936 - Rappelé à l'activité par mobilisation générale, le 2 septembre 1939 - Affecté au Bataillon de l'Air 118 - Sources : Pam - FM Corse du Sud - CCC D 4 - CCC F 36 - CCC MS 26 - CCC 502 - CCC 523 - CCC 501 - CCC SPA 102 - JORF - Dernière mise à jour : 17/05/2015.

* Médaille Militaire et une citation à l'ordre de l'armée de l'Adj Dominique Costantini, pilote à l'escadrille MS 26, en date du 13 septembre 1915 : "Excellent pilote sur le front, depuis le début de la guerre, a rendu les meilleurs services dans les différentes escadrilles où il est passé. Le 26 août 1915, a engagé un combat avec un avion ennemi à double fuselage armé de deux mitrailleuses et l'a forcé à descendre dans ses lignes."

* Citation à l'ordre de l'armée de l'Adj Dominique Costantini, pilote à l'escadrille MS-26, en date du 25 septembre 1915 : "Pilote doué d'entrain et d'énergie remarquables, le 30 juillet 1915, a soutenu contre un avion allemand, armée d'une mitrailleuse et bien que son passager ne disposat que d'une carabine, une lutte d'un quart d'heure au cours de laquelle son appareil a été atteint de huit balles, toute à proximité de lui et de son observateur."

* Chevalier de la Légion d'Honneur et une citation à l'ordre de l'armée de l'Adj Dominique Costantini, pilote de l'escadrille N 83, en date du 12 avril 1916 : "A exécuté des reconnaissances très audacieuses, le 23 mars, au cours d'un bombardement, après avoir reçu dans son moteur un éclat d'obus, est tombé en mauvais terrain avec un avion presque brisé à proximité des lignes ennemies. Aidé de son observateur, a mis le feu à son appareil et a échappé à la poursuite de plusieurs parties de cavalerie allemande, emportant ses armes, sa mitrailleuse et ses instruments de bord. (a déjà reçu la Croix de Guerre) "

* Citation à l'ordre de l'armée du Slt Dominique Costantini, pilote à l'hopital de traitements aéro-dynamités de Lyon, en date du 25 décembre 1918 : "Pilote remarquable, le 9 novembre 1917, à Dixmude, blessé et fait prisonnier au cours d'un combat inégal dans les lignes ennemies, a réussi après deux tentatives infructueuses, à s'évader dans des conditions périlleuses. Après avoir mérité par ses services de guerre, la Médaille Militaire et la Légion d'Honneur et bien que proposé pour l'internement en Suisse, à cause de ses blessures, a préféré s'évader pour pouvoir reprendre sa place au front.

MdC Raoul Paul Monrouzeau - Né le 8 juillet 1890 à Pessac (33) - Classe 1907 - Recrutement de Saintes sous le n° matricule 100 - Engagé au 14ème régiment d'artillerie, le 29 septembre 1908 - Médaille coloniale - Médaille commémorative Maroc - Affecté au 22ème régiment d'artillerie - Affecté à la 2ème section d'artillerie auxiliaire marocaine - Affecté au 40ème régiment d'artillerie - Affecté au 22ème régiment d'artillerie - Passé à l'aéronautique militaire comme élève pilote, le 30 octobre 1914 - Une citation à l'ordre de l'aéronautique, le 25 avril 1915 - Brevet de pilote militaire n° 1377 obtenu à l'école d'aviation militaire de Pau, le 19 août 1915 - Stage de perfectionnement à l'école d'aviation militaire d'Avord, jusqu'au 23 août 1915 - RGA - Pilote de l'escadrille N 87 d'Orient (future escadrille 523) du 17 octobre 1915 au XXX - Nommé Adjudant, le 28 mai 1916 - Photo datant de la période école - Photo Charles Denti, transmise par Mme Denise Martin, sa fille, que je remercie pour son aide.

Les hommes

Pilotes de l’escadrille N 387 à Vrbeni en décembre 1916 - Sous l’hélice, le Slt Marcel Thirouin (3 victoires) - Le 4ème en partant de la droite est le Slt Miodrag Tomitch - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Collection Boris Ciglic via David Méchin que je remercie tous deux pour leur aide.

Pilotes, observateurs et mécaniciens de l’escadrille N 387 posent pour la postérité sur le terrain de Vrbeni en décembre 1916 - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Collection Boris Ciglic via David Méchin que je remercie tous deux pour leur aide.

MdL Georges Jean Baptiste Viallet - Né le 29 décembre 1891 à Mâcon (Saône-et-Loire) - Fils d'Elie Viallet et de Marie Billicard - Engagé au 10ème régiment de cuirassiers, le 3 février 1911 - Brevet de pilote civil de l'Aéroclub de France n° 1630 obtenu le 5 juin 1914 - Mobilisé au 10ème régiment de cuirassiers avec le grade de soldat de 2ème classe, le 4 août 1914 - Passe ensuite au servcie automobile du 81ème régiment d'artillerie lourde - Passe à l'aviation comme élève-pilote, le 8 mars 1916 - S'entraîne dans les écoles de Buc, Pau, Cazaux, Pau - Breveté pilote militaire n° 3319 obtenu à l’école d’aviation militaire de Buc, le 28 avril 1916 - Promu brigadier en mai 1916 et affecté à l'aviation d'Orient - Pris en compte par l' escadrille N 387 en Serbie, le 12 août 1916 - Promu Maréchal des logis en octobre 1916 - Pilote un Nieuport 21 à moteur Le Rhône de 80 cv - Remporte une victoire aérienne homologuée contre un avion ennemi qui tombe à Vasak, au Nord-Est de Prilep, le 6 février 1917 - Croix de guerre avec une palme en novembre 1917 - Médaille de l'armée serbe - Affecté le 14 juin 1917 à l'escadrille 506 du front d'Orient - Pilote à cette époque un Nieuport 23 à moteur Le Rhône de 120 cv et au fuselage tricolore - Tombé malade (paludisme ?) au troisième trimestre 1917, il entre à l'hôpital puis est évacué sur la France où il achève sa convalescence - Transite par le groupe des divisions d'entraînement (GDE, situé au Bourget) du 5 janvier au 8 février 1918 – Affecté le 18 février 1918 à l'escadrille SPA 155 où il vole sur Spad VII à moteur Hispano-Suiza de 180 ch – Muté le 24 avril 1918 à l'escadrille SPA 48 où il pilote un Spad XIII à moteur Hispano-Suiza de 220 ch - Photo Georges Viallet transmise par Jean Vaissade, son petit neveu, que je remercie pour son aide.

Slt Miodrag Tomitch (Tomic en serbe) aux commandes d'un Nieuport 23 n° 2780 de l'escadrille N 387 en avril 1917 - Brevet de pilote militaire n° 4792 obtenu au GQG, le 17 octobre 1916 - Pilote de l'escadrille N 387 / 523 de décembre 1917 à la fin de la guerre - Une victoire homologuée - Comme beaucoup d'avions du front d'Orient, cet avion est armée d'une mitrailleuse Vickers Mk I synchronisée et une Lewis Mk I fixée sur l'aile supérieure tirant en dehors du champ de l'hélice - Photo Musée de l'aviation militaire de Belgrade, transmise par Boris Ciglic que je remercie pour son aide.

Navigants de l'escadrille 523 en 1918 - De gauche à droite au premier rang : MdL X (obs / mitr) - MdL Charles Fugier (pilote) - MdL X - Adj Pierre Rasting (pilote) - Ltt Pierre Boucher (pilote, cdmt d'escadrille) - MdL René Glarner (pilote) - MdL Maurice Bergés (pilote) - Adj Sergnic Marinovitch (pilote serbe)- MdC Jean Tallien de Cabarrus (pilote) - De gauche à droite au second plan : Sgt Etienne Ingrain (pilote) - Sgt André Ravise (observateur) - X - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Photo Charles Fugier transmise par M. Hervé Biju-Duval, son petit-fils, que je remercie pour son aide.

Sgt Maxime Hantz - Brevet de pilote militaire n° 7372 obtenu à l'école d'aviation militaire de Dijon, le 9 juin 1917 - Pilote de l'escadrille 521 - Pilote de l'escadrille 523 - Photo Charles Fugier transmise par M. Hervé Biju-Duval, son petit-fils, que je remercie pour son aide.

Ltt Robert Prosper Gaborit - Né le 17 février 1893 à St-Florent (Deux-Sèvres) - Fils de Prosper Gaborit et de Marie Josephe Séjourné - Domiciliés 26, place Chanzy à Niort (Deux Sèvres) - Profession avant guerre Etudiant en sciences - Classe 1913 - Recrutement de la Rochelle sous le matricule n° 1464 - Engagé volontaire pour 4 ans au 123ème régiment d'infanterie, le 7 août 1913 - Nommé Caporal, le 7 décembre 1913 - Toujours dans cette unité lors de la mobilisation générale du 2 août 1914 - Nommé Sergent, le 4 août 1914 - Nommé Adjudant, le 1er décembre 1914 - Nommé Adjudant-chaf, le 15 décembre 1914 - Nommé Sous-lieutenant à titre temporaire, le 7 mars 1915 - Blessé par contusions multiples, par ensevelissement, aux régions dorso-lombaire, abdominale et perforation du tympan gauche, le 7 mai 1916 - Croix de Guerre et une citation à l'ordre de la 69ème brigade - Affecté au 73ème régiment d'infanterie, le 28 février 1917 - Nommé Lieutenant à titre temporaire, le 11 août 1917 - Affecté au 32ème régiment d'infanterie, le 16 septembre 1917 - Passé à l'aéronautique militaire comme élève pilote, le 23 février 1918 - Affecté au 500ème régiment de chars de combat, le 1er mai 1918 - Brevet de pilote militaire n° 14.204 obtenu à l'école militaire d'aviation d'Ambérieu, le 24 juin 1918 - Stage de perfectionnement "Avions rapides" à l'école d'aviation militaire d'Avord jusqu'au 22 octobre 1918 - Hospitalisé à Chartres du 15 novembre au 10 décembre 1918 - Pilote de l'escadrille 523 du (début 1919) au 9 août 1919 - Tué au cours d'un accident aérien, le 9 août 1919 - Corps déposé à l'ambulance 8/3 de Szegedin (Hongrie) - Inhumé dans le cimetière de Szegedin (Hongrie) - Chevalier de la Légion d'Honneur et une citation à l'ordre de la division, à titre posthume, en date du 18 avril 1921 - Sources : Pam - MpF - FM 17 - LO - Dernière mise à jour : 06/12/2014 - Photo Robert Gaborit, transmise par Didier Gaborit, son petit-fils que je remercie pour son aide.

* Croix de Guerre et citation n° 58 à l'ordre de la brigade : "Officier d'une grande bravoure ayant fait toute la campagne. Blessé une première fois, le 3 mai 1916, est revenu aussitôt pansé et a été blessé à nouveau le surlendemain."

* Chevalier de la Légion d'Honneur et une citation à l'ordre de la division à titre posthume en date du 18 avril 1921 : "Officier d'une rare énergie et d'un remarquable sang-froid. Blessé une première fois dans l'infanterie, le 3 mai 1916 et de nouveau blessé le surlendemain à Verdun. Mort glorieusement dans une chute d'avion, le 9 août 1919 à Szeguedin (Hongrie)"

Caporal Emile Delauzun, mécanicien de l'escadrille N 387 / 523 - Remarquez sur sa manche gauche, son insigne de fonction la roue dentée du mécanicien et les 3 chevrons de présence au front (1 an pour le premier et 6 mois supplémentaires par chevrons suivants, soit 2 ans) - Photo Emile Delauzun, transmise par Laurent Delauzun, son petit-fils que je remercie pour son aide.

Adj Henry Marie Joseph Davost - Né le 8 mai 1890 à Chateaubriant (Loire-Atlantique) - Fils de Jules Marie Henri François Davost et de Marie Charlotte Angèle Leclerc - Permis de conduire obtenu le 3 octobre 1913 - Classe 1910 - Recrutement de Ancenis (Loire Atlantique) sous le matricule n° 571 - Engagé volontaire pour trois ans au 2ème régiment de Chasseurs de Pontivy, à compter du 25 août 1910 - Nommé Chasseur de 1ère classe, le 31 janvier 1911 - Nommé Brigadier, le 5 mars 1911 - Fin de service militaire, le 25 août 1913 - Nommé Maréchal des Logis de réserve, le 15 octobre 1913 - Rappelé à l'activité par la mobilisation générale, le 2 août 1914 - Nommé Adjudant, le 16 février 1916 - Passé à l'aéronautique militaire comme élève pilote - Brevet de pilote militaire n° 7075 obtenu à l'école d'aviation militaire d'Avord, le 19 juin 1917 - Stage de perfectionnement à l'école d'aviation militaire de Pau - Pilote de l'escadrille 523 d'Orient du 29 juillet au 16 septembre 1917 - Pilote de l'escadrille 521 d'Orient du septembre 1917 à d'avril 1918 - Moniteur de pilotage du centre d'entraînement de Sédès du début août 1918 au 21 mai 1919 - Démobilisé, le 3 août 1919 - Demeure au 3, rue de Rennes à Nantes (Loire-Atlantique) - Affecté, dans la réserve, au 2ème régiment de Chasseurs, le 1er juin 1921 - Affecté, dans la réserve, au 1er régiment de Chasseurs, le 26 mars 1923 - Dégagé de toutes obligations militaires , le 25 août 1938 - Sources : FM département de la Loire-Atlantique - Liste des brevets militaires - Carnet d'heures de vol - Dernière mise à jour : 21 mai 2016.

 

Les avions

Nieuport 10 de l’escadrille N 87 sur le terrain de Sedès au début de l'année 1916 - On remarque les différentes teintes des Nieuport qui apparaissaient bleus ou jaunes d’après les rapports de combat dont on dispose - Il s'agit peut-être d'une teinte de vernis qui recouvre l'entoilage - Photo collection Boris Ciglic via David Méchin que je remercie tous deux pour leur aide.

Nieuport 10 n° 416 de l'escadrille N 87 au retour d'une mission - Photo collection Boris Ciglic via David Méchin que je remercie tous deux pour leur aide.

Nieuport 21 n° 1965 piloté par Branko Vukosavljevic, de l'escadrille N 387, détachement Nieuport de Vertekop - Photo collection Boris Ciglic via David Méchin que je remercie tous deux pour leur aide.

Le 1er mécanicien (mécano responsable de l'avion) affecté au service du MdL Georges Viallet, pilote de l'escadrille N 387, pose devant le Nieuport 21 à moteur Le Rhône de 80 ch - Le MdL Georges Viallet a été affecté à cette unité du 12 août 1916 au 14 juin 1917 - Photo Georges Viallet transmise par Jean Vaissade, son petit neveu, que je remercie pour son aide.

Nieuport 12 n° 1757 du détachement Nieuport de Vertekop - Le pilote serbe est assis sur une des roues de son appareil - Photo collection Boris Ciglic via David Méchin que je remercie tous deux pour leur aide.

Trois Nieuport 21 de l'escadrille N 387 sur le terrain de Vrberi en décembre 1916 - De gauche à droite : L'avion du Slt Marcel Thirouin décoré d'un insigne personnel - Le Nieuport 21 n° 1868 - l'avion du MdL Georges Viallet - Voir le détail des décorations de ces avions dans la rubrique "couleurs des avions" - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Photo collection Boric Ciglic que je remercie pour son aide.

Alignement de trois Nieuport 23 de l'escadrille N 523 sur le terrain de Vertekop à la fin de l'été 1917 - Le pilote de l'avion au premier plan, le 3546 codé "2", avait comme mascotte un ourson qu'il fixait à la base des mats d'ailes gauches - Photo collection Sime Ostric transmise par Boris Ciglic que je remercie tous deux pour leur aide.

Chambre du MdL Georges Viallet, pilote de l'escadrille N 387 du 12 août 1916 au 14 juin 1917 sur le terrain de Vertekop à la mi 1916 - Photo Georges Viallet transmise par Jean Vaissade, son petit neveu, que je remercie pour son aide.

Détail de l'alignement des Nieuport de l'escadrille 523 sur le terrain de Vertekop pendant l'été 1917 - Remarquez en particulier 5 avions sur 6 portant une fleur - Il est difficile d'en détailler chacune, l'une semble être des pensées et des fleurs semblables à des paquerettes dont on enlève progressivement les pétales - A confirmer avec des photos de détails de ces appareils - Si un lecteur de ces lignes possède de telles photos, je lui serai reconnaissant de prendre contact avec moi - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Photo

Nieuport 23 de l'escadrille 523 portant deux insignes distincts : une croix blanche, insigne de la section d'escorte et une fleur, vraisemblablement une pensée ou un coquelicot, insigne personnel du pilote - Terrain de Vertekop pendant l'été 1917 - Photo Charles Fugier transmise par M. Hervé Biju-Duval, son petit-fils, que je remercie pour son aide.

Nieuport 23 n° 4500 du MdL Henri Ségaud - Le pilote a été légèrement blessé - Je n'ai pas retrouvé la date de cet accident - Photo Charles Fugier transmise par M. Hervé Biju-Duval, son petit-fils, que je remercie pour son aide.

Les avions

Nieuport 23 de l'escadrille 523 en pylone après un atterrissage mouvementé sur le terrain de Vertekop en 1917 - Cet avion porte un insigne personnel très semblable à celui de l'escadrille N 12 - Photo collection David Méchin que je remercie pour son aide.

Vue des Nieuport et SPAD VII de l'escadrille 523 sur le terrain de Vertekop pendant l'été 1917 - Une autre photo présentée dans cette page détaille les insignes personnels ou collectifs en forme de fleurs - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Photo

Le Nieuport 24 n° 3971 équipé d'un moteur Le Rhône de 120 ch du MdL Georges Viallet, photographié sur le terrain de Salonique en janvier 1917 - Photo Georges Viallet transmise par Jean Vaissade, son petit neveu, que je remercie pour son aide.

Autre vue du Nieuport 24 n° 3971 piloté par le MdL Georges Viallet, photographié sur le terrain de Salonique en janvier 1917 - Photo Georges Viallet transmise par Jean Vaissade, son petit neveu, que je remercie pour son aide.

Nieuport 23 n° 2780 du Ltt Miodrag Tomitch, après un atterrissage forcé, le 30 avril 1917 - Remarquez la présence du drapeau serbe sur le fuselage - Collection Boris Ciglic via David Méchin que je remercie tous deux pour leur aide.

Le Ltt Miodrag Tomitch (Tomic en serbe) , pilote de l'escadrille N 387, entouré de ses mécaniciens pose à côté de son Nieuport 24 n° 4408 sur le terrain de Vertekop - A l'arrière plan, le SPAD VII codé "10" - Le premier SPAD VII a été livré à l'aéronautique serbe au printemps 1917 - Collection Boris Ciglic via David Méchin que je remercie tous deux pour leur aide.

Les restes du biplace allemand, abattu en flammes par le MdL Fernand Meignen, pilote de l'escadrille 523, le 10 juillet 1917, sont exposés à Salonique - L'avion est tombé dans les lignes françaises de Skra Di Legen, au Nord de Livadi - Carte postale d'époque.

Caporal Emile Delauzun, mécanicien de l'escadrille N 387 pose à côté des Nieuport 23 et 21 de son unité sur le terrain de Vertekop, le 13 août 1917 - Photo Emile Delauzun, transmise par Laurent Delauzun, son petit-fils que je remercie pour son aide.

Six Nieuport 24 de l'escadrille 523 sur le terrain de Vertekop pendant les préparatifs de l'offensive de septembre 1918 - Photo Collection Boris Ciglic, transmise par David Méchin que je remercie tous deux pour leur aide.

Spad VII n° 7203 de l'escadrille 523 photographié sur le terrain de Vertekop, le 15 septembre 1918 - Il s'agit probablement de l'avion du Ltt Miodrag Miletic - Remarquez les couleurs serbes sur le fuselage et les ailes - Photo collection Jean-Claude Soumille transmise par Christophe Cony que je remercie pour son aide.

Le pilote serbe Peskir-Petrovic pose aux commandes du Nieuport 27 n° 5926 à Novi Sad pendant l'été 1919 - Son mécanicien, le soldat Jeftic est à ses côtés - Ce pilote totalisera 230 heures de vol en missions de guerre pendant la première guerre mondiale - Le 27 avril 1928, il perdra la vie lors de la collision de son Nieuport contre un Breguet 19, piloté par le Sgt Simeon Jandric sur le terrain de Sovi Sad - Photo Musée Militaire de Belgrade transmise par Boris Ciglic que je remercie pour son aide.

Alignement des SPAD VII et Nieuport de l'escadrille 523 en 1918 - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Photo Charles Fugier transmise par M. Hervé Biju-Duval, son petit-fils, que je remercie pour son aide.

Alignement de 5 SPAD VII de l'escadrille 523 et du Nieuport 27 n° 5778 de la 1ère escadrille serbe sur le terrain d'aviation de Novi-Sad pendant l'été 1919 - Ces avions ont été incorporés à l'aviation du nouvel état serbe - Le premier SPAD VII visible, le n° 7190 porte comme insigne personnel un cochon dressé sur ses pattes arrières - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Photo collection Sime Ostric transmise par Boris Ciglic que je remercie tous deux pour leur aide.

 

Couleurs des avions

Morane Saulnier L n° 448 récupéré de l’escadrille MF 98 T et utilisé quelque temps par l’escadrille N 87 - L'escadrille a compté dans ses rangs les n° 416 - 448 - Profil David Méchin.

Nieuport 10 n° 416 équipé d’une mitrailleuse Lewis fixe et vraisemblablement utilisé en monoplace, début 1916 à Sedes - Profil David Méchin

Nieuport 11 n° 1482 baptisé "Le Môme" - Un des premiers Nieuport 11 de l’escadrille, vraisemblablement monture personnelle de l’Adj Havet, Sedès, début 1916 - Profil David Méchin

Nieuport 21 de l’escadrille N 387, vraisemblablement monture du Slt Marcel Thirouin, à Vrbeni en décembre 1916 - Le Nieuport 21 est à cette date le chasseur standard de l’aviation d’orient. - Profil David Méchin

Nieuport 21 du MdL Georges Viallet pilote de l’escadrille N 387 vu à Vrbeni en décembre 1916. - Profil David Méchin

Nieuport 23 portant un insigne en forme de fleur, peut-être une pensée - Cet insigne est visible sur plusieurs appareils, il s'agit peut-être d'un insigne "officieux" - A confirmer - Profil David Méchin

Couleurs des avions

Nieuport 23 n° 2780 du Ltt Miodrag Tomitch en avril 1917 - Les Nieuport 23 sont décorés du drapeau serbe sur le fuselage - Profil David Méchin

Nieuport 24 n° 440X - L’escadrille 523 reçoit également des Nieuport 24 et 24bis - Celui-ci est décoré du drapeau serbe dont la teinte du bleu diffère de celle du drapeau français - Profil David Méchin

Nieuport 23 n° 3546 codé "2" - Profil David Méchin

SPAD VII codé "10" - Profil David Méchin

SPAD VII n° 7203 - Profil David Méchin

 

Terrains d'aviation

Vue du terrain de Verbeni occupé par l'escadrille 387 (future 523) du 7 novembre 1916 au 7 avril 1917 - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Photo Georges Viallet transmise par Jean Vaissade, son petit neveu, que je remercie pour son aide.

Autre photo du terrain de Verbeni occupé par les escadrilles 387(future 523) et 399 (future 525) - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Photo Georges Viallet transmise par Jean Vaissade, son petit neveu, que je remercie pour son aide.

Terrains d'aviation

Vue du terrain de Vertekop occupé par l'escadrille 523 du 5 août au 2 octobre 1916 et au 7 avril 1917 à la mi-octobre 1918 - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Photo Georges Viallet transmise par Jean Vaissade, son petit neveu, que je remercie pour son aide.

Cliquez pour agrandir

Vue aérienne du terrain de Gradsko en Macédoine - L'escadrille 523 a stationné sur ce terrain de la mi-octobre 1918 à la fin 1918 - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Photo collection David Méchin que je remercie pour son aide.

 

Remerciements :

- M. David Méchin pour son étude de l'escadrille 523.
- M. Boris Ciglic pour l'envoi des photos de sa collection.
- M. Jean Vaissade pour l'envoi des photos du MdL Georges Viallet, son grand-oncle.
- M. Laurent Delauzun pour l'envoi des photos du Sgt Emile Delauzun, son grand-père.
- M. Hervé Biju-Duval pour la transmission des photos de Charles Fugier, son grand-père.
- Mme Denise Martin pour la transmission des archives de Charles Denti, son père.
- M. Serge Rosenzweig
pour avoir servi d'intermédiaire avec Mme Denise Martin.
- M. Didier Gaborit pour la transmission des archives de Robert Gaborit, son grand-père.

Bibliographie :

- Wings of Serbia - par Boris Ciglic - Ouvrage publié par les éditions Félicitas en 2009.
- Les escadrilles de l'aéronautique militaire française - Symbolique et histoire - 1912-1920
- Ouvrage collectif publié par le SHAA de Vincennes en 2003.
- L'aviation française 1914-1940, ses escadrilles, ses insignes - par le Commandant E Moreau-Bérillon - publié à compte d'auteur en 1970.
- The French Air Service War Chronology 1914-1918 par Frank W.Bailey et Christophe Cony publié par les éditions Grub Street en 2001.
- De l'Aéronautique militaire "1912" à l'Armée de l'Air "1976" par Myrone N. Cuich publié à compte d'auteur en 1978.
- Les Armées françaises dans la Grande Guerre publié à partir de 1922 par le Ministère de la Guerre.
- Les "As" français de la Grande Guerre en deux tomes par Daniel Porret publié par le SHAA en 1983.
- Site Internet "Mémoires des hommes" du Ministère de la Défense - Voir le lien
- Site Internet "Les Insignes de l'Armée de l'Air" de Jean-Jacques Leclercq - Voir le lien
- Site Internet "Traditions des escadrilles de l'Armée de l'Air" de Henri Guyot - Voir le lien

 

Si vous avez des documents écrits ou photographiques pouvant compléter les données de cette page, veuillez contacter l'auteur du site.

Escadrille 522 Escadrille 524

 

 

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