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Etude réalisée par David Méchin - Je lui adresse tous mes remerciements pour son aide efficace.

Symbolique

Pas d'emblème collectif connu pour cette escadrille. Seules des bandes d'identification seront peintes sur les avions de la F 398 et de la 524.

Détail de la bande blanche de fuselage peinte sur les Farman F 40 de l'escadrille F 398 à partir du 1er janvier 1917 - Dessin David Méchin.

Détail des bandes bleues d'ailes peintes sur les Farman F 40 de l'escadrille F 398 à partir du 1er janvier 1917 - Dessin David Méchin.

Détail de la bande blanche de fuselage peinte sur les Dorand AR 1 de l'escadrille 524 - Dessin David Méchin.

Insignes de l'escadrille 98T / F 398 / 524
peints sur les fuselages

Pas d'insigne collectif peint connu pour la MF 98T. A partir du 1er janvier 1917, les appareils de la F 398 sont dotés d'une bande blanche de fuselage et d'une bande bleue sur chaque aile. Cette pratique a été conservée sur les avions de l'escadrille 524.

Insignes métalliques de l'escadrille 98T / F 398 / 524

Pas d'insigne métallique connu.

Unités détentrices des traditions de l'escadrille 524

Les traditions de cette escadrille n'ont pas été reprises
depuis sa transmission à l'armée serbe, le 16 juillet 1918.

Appellations de l'unité

Rattachements de l'escadrille

Lieux de stationnements

Périodes d'occupation

Commandants des escadrilles

Types d'avions utilisés

Numéros des avions connus

Citations collectives

Citation n° 116 à l'ordre du corps expéditionnaire d'Orient de l'escadrille MF 98, en date du 20 août 1915 : "L'escadrille MF 98 du CEO, sous le commandement du Capitaine Césari, n'a pas cessé depuis le début des opérations dans la presqu'île de Galipoli de se signaler par son énergie et par son audace; a rendu aux forces alliées les services les plus précieux en décelant les défenses, les batteries, les mouvements de l'ennemi, en bombardant ses camps, ses plages, ses navires de transport. Ce résultat est l'oeuvre collective des pilotes et observateurs qui ont survolé les lignes et les territoires ennemis, avec le plus grand courage, tous les jours et par tous les temps et des mécaniciens ouvriers, dont le travail assidu de maintenir toujours le matériel en état, en dépit d'énormes difficultés matérielles."

Pertes globales des escadrilles MF 98 T / F 398 / 524


Historique de l'escadrille 524

1ère partie : La campagne des Dardanelles :

 L’escadrille MF 98 T (pour Ténédos) voit le jour en raison de la nécessité de donner une composante aérienne aux troupes terrestres et navales françaises qui tentent de forcer le détroit des Dardanelles pour prendre la ville de Constantinople. Une flotte franco-britannique a été rassemblée à cet effet au début de l’année 1915 et est passé à l’attaque le 19 février, en tentant de pulvériser les forts turcs qui gardent l’entrée des détroits par la seule puissance de leurs canons. Les hydravions de réglage du Royal Navy Air Service emmenés à bord du porte-hydravions Ark Royal démontrent leur inefficacité à réussir des réglages d’artillerie et les forts turcs ne se taisent toujours pas après la campagne de tir… La flotte franco-britannique décide de forcer malgré tout l’entrée des détroits le 18 mars 1915 et essuie un échec sanglant en perdant sur des mines les cuirassés Irresistible, Océan (britanniques) et Bouvet (Français), les Inflexible, l’Agramemnon (britanniques), Gaulois et le Suffren (français) étant pour leur part gravement endommagés. Devant le fiasco, la flotte alliée fait demi-tour et le commandement britannique comprend l’obligation d’utiliser des troupes terrestres pour prendre les Dardanelles, tout comme la nécessité de disposer de moyens aériens plus efficaces.

Les britanniques vont alors envoyer sur l’île de Ténédos une escadrille d’avions terrestres, le 3rd Squadron RNAS, sous les ordres du Squadron Commander Charles Rumney Samson, qui s’installe le 23 mars 1915 sur une ancienne vigne à l’Ouest de l’île. Son parc aérien est aussi abondant qu’hétéroclite, et à peine 5 de ses 22 appareils pourront accomplir des missions militaires – 2 hydravions Nieuport du CAM de Port-Saïd transformés en appareils terrestres viendront les renforcer jusqu’au mois de mai.

C’est durant cette période que se rassemble l’escadrille MF 98 T (Ténédos) dans la région lyonnaise. Elle part pour Marseille le 24 mars 1915, sous les ordres du capitaine Antoine Césari, vétéran de la bataille de la Marne. Césari a sous ses ordres 8 pilotes (Le S/Lt Marcel Saint André, l’adjudant Pierre de Beausire de Seyssel, les sergents Louis Garsonnin, Guy de Grosourdy de Saint-Pierre, Dumas, Jules Lecompte, Dubois et le brigadier fourrier Célestin Sanglier) ainsi que huit Maurice Farman MF XI qui vont constituer une force aérienne beaucoup plus fiable et homogène que l’escadrille britannique. Les français viennent surtout avec du matériel photographique de premier ordre dont sont dépourvus les anglais, et, bizarrerie de l’intendance militaire, tout un cheptel de chevaux de labour qu’on estime plus résistants au climat des îles grecques. Embarquant de Marseille le 28 mars sur le paquebot « Le Gange », ils se dirigent sur Mudros mais sont déroutés sur Alexandrie où ils débarquent le 4 avril 1915 et campent un temps face aux pyramides avec tous les soldats de l’empire britannique en garnison pour la défense de l’Egypte. Quant, le 29 avril, le navire de l’escadrille MF 98 T arrive sur l’île de Ténédos, le débarquement des Dardanelles a déjà commencé depuis quatre jours.

Tandis que les troupes françaises font un débarquement de diversion sur la rive asiatique à Kum Kale, les opérations de débarquement sur la presqu’île de Gallipoli, conduites par les troupes de l’empire britannique (dont nombre d’Australiens et Néo-Zélandais), se soldent par de très lourdes pertes. Après cinq jours de combat acharnés, les britanniques établissent un semblant de tête de pont, sans véritable profondeur si bien qu’aucun endroit n’est à l’abri du feu de l’ennemi : tout homme, du simple soldat au général, peut se faire volatiliser d’une seconde à l’autre par un obus turc.

L’escadrille MF 98 T commence pendant la bataille à débarquer son matériel à Ténédos le 6 mai 1915, et s’installe à l’ouest de l’île, près du campement de l’escadrille britannique. Le mot « débarquement » mérite qu’on s’y attarde, car la centaine d’hommes de la MF 98 T doit se débrouiller sans aucune infrastructure portuaire pour décharger ses chevaux puis ses caisses de matériel, puis de hisser ces dernières à l’aide des premiers des plages vers le terrain d’aviation… Les hangars Bessonneau sont montés pour abriter les appareils. Les hommes logeront dans des tentes et dans les caisses vides de leurs avions. Le premier Farman français prend l’air le 11 mai et toute l’escadrille va rapidement prendre part aux combats en compagnie des appareils britanniques. Samson et Césari s’estiment mutuellement et l’entente cordiale fonctionne à plein sur l’île grecque, ils s’échangeront d’ailleurs – officieusement – des appareils au fur et à mesure des renforts qu’ils recevront. Ils pourront utiliser une piste secondaire aménagée sur une plage de la presqu’île au cap Hellès, mais qui sera extrêmement dangereuse car sous la portée de l’artillerie ennemie. Au sol, les combats voient les combattants franco-britanniques s’enferrer dans une coûteuse guerre de position, semblable à celle se déroulant sur le front français mais dans un périmètre extrêmement réduit, avec des concentrations en hommes jamais atteintes. La question des lignes de ravitaillement devient cruciale et appareils aériens vont jouer un rôle de tout premier plan pour leur harcèlement.

Le 16 mai 1915, une note nous apprend que les Farman de l’escadrille MF 98 T (réduits à 7 suite à un accident où un avion est perdu en mer) sont répartis à raison de 2 avions pour l’observation et le réglage d’artillerie – ces avions se posant sur la périlleuse piste du cap Hellès pour communiquer les résultats de leur vol aux troupes. Deux autres effectuent un travail photographique, 2 sont réservés aux reconnaissances à grande distance et un pour le bombardement. Cette dernière activité va vite prendre une part prépondérante, afin de harceler les colonnes de ravitaillement turques qui n’ont que de médiocres routes pour leurs convois. Le Farman français, tout comme leurs camarades britanniques, emmènent une bombe lors de chaque mission qu’ils lâchent sur tout ce qui bouge, au point d’entraîner des protestations du Croissant rouge qui se plaindra le 11 juin qu’un hôpital est bombardé, fait que dément formellement Césari. Si les hommes de Samson sont bien équipés en projectiles, les aviateurs français doivent improviser un atelier de transformation d’obus de canons de marine sur lesquels ils soudent des ailettes et adaptent une amorce à retardement. Le commander Samson se souvient : "Césari n’était pas homme à reculer. Il est parti de lui-même un jour bombarder Soghan Deré, emmenant une bombe équipée d’une amorce à retardement. Le levier de largage était actionné par l’observateur, qu’il allait chercher à Hellès. En route de Ténédos à Hellès, il a soudain réalisé que l’amorce s’est actionnée. Il savait que la seule chose à faire était de larguer la bombe et que celle-ci allait exploser dans quelques secondes. Du poste de pilotage il ne pouvait atteindre le levier de l’observateur, il s’est alors levé pour atteindre l’arrière de la nacelle. Il fallait le faire : si vous lâchez les commandes, le Farman ne vole pas précisément tout seul… La bombe est tombée 70 mètres plus bas. Puis il a rallié Hellès, a atterri, a chargé une bombe du même type et est parti pour son bombardement de Soghan Deré…"

Le 21 juin 1915, l’escadrille MF 98 T participe très activement à l’offensive des troupes françaises sur le ravin du Kerevès Deré en déployant une permanence de deux appareils en vol pendant toute la journée, pour la reconnaissance et le bombardement, action qui lui vaudra une citation bien que l’offensive se soit soldée par un nouvel échec. Le 23 juin 1915, un navire décharge 7 pilotes de renfort pour la MF 98 T, avec 4 Farman 80 hp et 3 Morane parasol qui seront utilisés pour la chasse – un appareil « de garde » sera ainsi quotidiennement basé sur la dangereuse piste du Cap Hellès pour tenter d’intercepter les appareils ennemis sur leur chemin du retour.

Les escarmouches vont se multiplier avec les appareils germano-turcs, qui ne sont pour l’instant pas armés et se défendent à coup de carabine. Mais les forces de l’Entente, à force de reconnaissance et de bombardements d’objectifs d’opportunité sur la zone des détroits, vont porter à l’ennemi un coup décisif le 5 juillet 1915 en détruisant sa force aérienne au sol. Tout ce qui vole et peut emporter des bombes, soit 14 appareils français de la MF 98 T et 8 britanniques partent à 19 heures vers l’aérodrome de Canakkale sur la rive asiatique, préalablement repéré par Samson dès le mois d’avril. Parmi la pluie de bombes qui s’abat sur les turcs, celle d’un appareil anglais touche le hangar principal qui est détruit, ainsi que les 3 Albatros B.I qui composaient l’intégralité de l’aviation germano-turque… Des livraisons venues d’Allemagne permettront de reconstituer rapidement la force aérienne turque le 13 juillet 1915, mais elle devra s’installer sur l’aérodrome de Gatala, plus éloigné sur la rive européenne des détroits, avec 4 Rumpler B.I toujours non armés, mais équipés d’un puissant moteur de 150 hp qui leur permet de tenir la plupart des appareils franco-britanniques à distance. Ceux-ci, entre-temps, s’en donnent à cœur joie. Pour le 14 juillet 1915, les français expérimentent des bombes incendiaires construites par 4 bidons d’essence autour d’un obus de 10 kg. Ils attaquent avec plusieurs objectifs : Cannakale, Maidos (qui reçoit 2,8 tonnes de bombes en 3 voyages de l’escadrille), le QG turc de Soghan Deré… Le soir du 25 juillet, une nouvelle visite des avions français sur Canakkale crée un immense feu d’artifice en incendiant le dépôt d’essence. L’aérodrome sera régulièrement bombardé, mais sans conséquences pour les turcs qui n’y laissent désormais qu’un avion factice !

Egalement renforcée de deux hydravions Gotha, la force aérienne germano-turque s’enhardit au point d’aller bombarder les franco-britanniques sur leur base de Ténédos. Mais la supériorité aérienne de l’Entente est réelle et les évènements de la journée du 31 juillet 1915 en sont l’illustration. Pendant la nuit, 2 Rumpler B.I et 2 hydravions Gotha lâchent 5 bombes et 500 fléchettes métalliques sur Ténédos. C’était à 4h45 et l’aube commençait à poindre ; le flight lieutenant Marix était en fait sur le point de partir en mission et décolle immédiatement vers un hydravion ennemi qu’il aperçoit. Ce dernier largue ses bombes en mer et court se réfugier vers la côte asiatique, poursuivi également par le Morane parasol du caporal Barnay de la MF 98 T. Le Gotha pique au sol en direction de Canakkale, Marix parvient à lui couper la route et à lui tirer dessus à faible portée. Le Gotha amerrit sur une plage face au Soghan Deré. Sept avions de la MF 98 T viendront bombarder son appontage dans la journée ! Le soir, un Rumpler se risque de nouveau en mer et est intercepté par Césari, seul à bord de son Farman, qui lui tire trois coups de carabine et le poursuit en vol jusqu’à son aérodrome, aidé du Morane du caporal Barnay qui montait la garde sur la piste du cap Hellès.

Devant l’enlisement de ses troupes sur la presqu’île, Sir Hamilton, chef d’état major britannique, décide un nouveau débarquement plus au Nord, dans la baie de Sulva, afin de contourner les lignes turques et d’atteindre le détroit. L’opération de débarquement a lieu le 6 août 1915 en deux points de la baie de Sulva. Les troupes débarquant près du lac Salé ne rencontrent pratiquement aucune opposition. Mais l’incompétence des chefs britanniques va faire que leurs troupes vont rester inactives dans leur zone de débarquement pendant trop longtemps au lieu de foncer vers l’intérieur des terres – temps utilisé par le général turc Mustapha Kémal pour envoyer à marche forcée des troupes de réserve prendre position et s’installer dans des tranchées inexpugnables.

Pour la MF 98 T, la journée du 6 août 1915 est marquée par la disparition du Farman n°459. Parti en fin d’après-midi, le sergent Dumas emmène le capitaine Aubert, observateur, à l’intérieur des terres sur la côté asiatique dans la région d’Ezine, plein Est par rapport à l’île de Ténédos. Leur Farman est canonné et un affreux bruit de ferraille leur apprend que le moteur est touché – il rend l’âme alors qu’ils sont à 1800 mètres d’altitude et bien à l’intérieur des terres. Dumas raconte son aventure : "Le capitaine me demande ce que je vais faire. Nous avons vent debout pour rentrer et la côte est bien à 6 kilomètres. Je me crois fichu et je descends vers la mer en perdant le moins de hauteur possible. Il est entendu qu'on va tâcher de gagner la plage ou la mer et qu'on avisera. Ça va mal d'abord, mais arrivé à 1.200 mètres, je tombe dans un courant de vent favorable. En quelques secondes je sens que ça change; on prend de la vitesse. Je me mets à plat et l'avion s'en va vers la mer que nous atteignons bientôt. Il y a encore près de 8 kilomètres à faire avant de toucher terre; j'allonge la descente par la plus invraisemblable feuille morte que je me sois jamais permis; l'appareil se traîne comme un papier gras dans le vent; je passe le phare... Enfin ça y est et nous sommes sauvés; j'amerris en vue de Ténédos et nous attendons patiemment du secours. On nous a vus et, un petit quart d'heure après, un chalutier nous recueille à peine mouillés. Nous revenons de loin! Près de 15 kilomètres en vol plané dont la moitié à moins de 1.200 mètres et sous le feu intensif des Turcs, furieux de voir leur échapper une proie qu'ils avaient cru tenir. J'étais content de secouer sur le pont mes bottes mouillées et j'ai vu couler sans grand regret mon pauvre vieux coucou que deux cents heures de vol n'avaient pas démoli". Trois jours plus tard, c’est un Morane qui est descendu par la DCA… française, heureusement sans dommages, et Césari doit faire passer aux unités d’infanterie un dessin de l’appareil pour qu’ils évitent de tirer sur tout ce qui vole. Le 17 août 1915, les hydravions du RNAS vont faire parler d’eux en réalisant l’exploit de couler un navire de ravitaillement turc dans le détroit des Dardanelles. Dès le lendemain, la MF 98 T prend le relais et bombarde au complet le débarcadère d’Ak Bashi Liman, le sergent Lecompte coulant un transport avec un obus de 155 bien placé.

Le 25 août, la MF 98 T déplore sa première perte parmi le personnel naviguant : un Farman venant de décoller de Ténédos est pris dans un remous et s’écrase en mer, tuant son équipage composé du Slt Saint André (pilote volant à la place de l’observateur) et du sergent Dumas que la chance n’a pas sauvé une deuxième fois. La MF 98 T va réaliser pendant toute cette période critique de nombreux bombardements en groupe, dont sur l’aérodrome ennemi de Gatala, sans obtenir trop de résultats car l’ennemi ayant appris à disperser et camoufler ses appareils.

La MF 98 T va alors recevoir un nouveau renfort en appareils, dont un Farman 130 hp (MF XI bis) avec lequel Césari envisage de bombarder Constantinople mais se limitera finalement à un raid sur Enos en Thrace exécuté par l’adjudant Lecompte, exploit sportif pour lequel il devra se justifier car cette ville n’est pas dans les objectifs fixés à son escadrille. Les forces de l’Entente comportent maintenant plus d’une quarantaine d’appareils et une apparente maitrise complète du ciel. Toutefois cette suprématie est disputée par l’aviation turque du Major Serno, qui reçoit le mois de septembre 1915, en plus de nouveaux hydravions, des biplaces Albatros C.I armés d’une mitrailleuse sur anneau-tourelle. C’est une défense efficace contre les appareils franco-britanniques pour beaucoup équipés d’armes individuelles. Plus important, avec ces nouvelles livraisons, Serno peut ordonner des raids quotidiens sur les positions de l’Entente, qui font quelques victimes et minent le moral des soldats englués dans leurs tranchées dominées par celles des turcs. Les aviateurs germano-turcs vont jusqu’à provoquer les britanniques en bombardant l’île d’Imbros, faisant quelques victimes dont un aviateur – une tentative de représailles de la part de Césari sur l’aérodrome de Gatala tourne court en raison de fortes rafales de vent. Car avec le mois d’octobre les conditions météo se dégradent et un froid vigoureux s’abat progressivement sur les Dardanelles. Les soldats dans les tranchées sont les premiers à en souffrir, mais l’escadrille MF 98 T, quelque peu oubliée par l’intendance, souffre également. Mal ravitaillés, les visages des aviateurs s’émacient. Les uniformes élimés sont rapiécés, faute de mieux, par les chiffons des mécaniciens qui utilisent à la place de la paille pour travailler sur les moteurs.

Devant l’impasse militaire, le gouvernement britannique se résout à évacuer ses troupes des Dardanelles. Le 7 décembre 1915 est donné l’ordre d’évacuer dans un premier temps le secteur de Sulva. Les troupes du Commonwealth rembarquent discrètement et en assez bon ordre, tandis que dans le ciel le vent de la guerre est en train de tourner en faveur des germano-turcs. Ceux-ci ont maintenant 8 appareils terrestres opérationnels, dont 6 armés (Albatros C.I) et sans compter les hydravions. Alors qu’ils reçoivent désormais de nouveaux appareils par le chemin de fer, ils vont redoubler d’activité.

Le 30 novembre 1915, un de leurs Albatros C.I (immatriculé AK.1) monté par un équipage turc (pilote Mülâzim-i Evvel (lieutenant) Ali Riza, observateur Mülâzim-i Sani (sous-lieutenant) Ibrahim Ohran) revendique une victoire aérienne sur un avion français qu’il attaque sur la baie de Sulva et dont le réservoir explose, l’avion s’écrasant sur la colline d’Intepe près de Seddülbahir. Aucune perte n’est enregistrée ce jour à la MF 98 T – il peut s’agir d’un appareil britannique, ou d’un avion français revenu sain et sauf à sa base. Les aviateurs français vont aussi revendiquer une victoire à une date indéterminée à la fin de l’année 1915, accordée au sergent Charles Denti, un pilote français de renfort arrivé à Ténédos le 15 novembre 1915 et affecté au pilotage de Morane de chasse. A une date indéterminée, il effectue une patrouille avec son mitrailleur, le caporal René Weisshaupt, et rencontrent un appareil turc. Constamment harcelés par ceux-ci sur leur aérodrome, ils décident de l’attaquer. Denti se place adroitement et Weissaupt lui place une rafale de sa mitrailleuse Saint-Etienne. Le turc, surpris, s’enfuit en piqué et la mission du Morane se poursuit sans autre évènement à tel point que Denti conclut son rapport par un laconique "rien à signaler". Mais du sol, le combat aérien a été suivi avec enthousiasme par des marins britanniques sur leur navire – ils s’empressent d’envoyer un message de félicitations à l’escadrille MF 98 T pour cet avion turc descendu. La lettre arrive sur le bureau de Césari, qui la découvre avec stupéfaction : il demande en hurlant quel pilote a descendu un turc sans même le signaler dans son rapport ! Aucune perte n’est recensée ce jour là chez les turcs, mais la victoire sera néanmoins dûment reconnue à Denti et Weisshaupt le 4 septembre 1916, par une citation aux armées, alors qu’ils servent l’un et l’autre sur le front d’Orient en Macédoine.

Citation à l'ordre de l'armée du Sgt Charles Denti, pilote et Cal René Weishaupt, mitrailleur : "Ont assuré journellement pendant plusieurs mois la garde au-dessus de la presqu'île de Gallipolo, contre les incursions des avions de bombardement; ont souvent attaqué des appareils ennemis puissamment armés, les obligeant à rebrousser chemin et les poursuivant à faible hauteur en arrière des lignes. Le 13 janvier, ont pris en chasse un avion ennemi qui se dirigeait sur Ténédos et, après un combat au cours duquel leur avion a reçu 12 balles, ont réussi à abattre leur adversaire. Se signalent par le même allant dans toutes les missions de chasse et de reconnaissance qui leur sont confiées à l'armée d'Orient ."

Après l’évacuation de Sulva, le gouvernement britannique ordonne le 28 décembre 1915 l’évacuation de toute la péninsule. L’opération de repli sera la seule réussite de la campagne, même si, comme le dira Churchill quelques 25 années plus tard, on ne gagne pas une guerre par des évacuations : le repli des soldats d’effectue de nuit dans la plus grande discrétion au nez et à la barbe des turcs qui ne lancent aucune offensive. En l’air par contre, la donne est complètement changée : trois redoutables Fokker Eindecker sont mis en service par les turcs au mois de décembre 1915. Leurs résultats seront spectaculaires, ils obtiennent des victoires aériennes dès le lendemain de leur mise en service quand le Leutnant Buddecke descend le 6 janvier 1916 Farman MF 11 n° MF 942 piloté par le lieutenant Jules Lecompte, qui se tue en s’écrasant dans les lignes turques près de Gatala. Le 9 janvier 1916, l’évacuation a effectivement eu lieu et les turcs découvrent des tranchées vides.

L’escadrille MF 98 T a pour sa part quitté le théâtre des Dardanelles pour rallier la ville de Salonique tout comme les troupes françaises. Mais sa guerre face aux turcs ne s’arrête pas là, car un détachement de l’escadrille (baptisé MF 98 M ) mené par le capitaine Césari est constitué et reçoit ordre de rallier Mytilène sur l’île de Lesbos le 13 janvier 1916. Les pilotes rallient l’île par la voie des airs sur leurs Farman, les mécaniciens suivent par bateau. On leur octroie quinze jours de repos, qui ne sont pas de trop pour les pilotes qui se refont une santé dans la villa mise à leur disposition par le consul de France – ils en profitent également pour refaire leurs tenues… De nouveau opérationnels le 29 janvier 1916, les aviateurs français vont préparer un raid sur la ville de Smyrne, sur lequel le commandement de l’Entente souhaite organiser un simulacre de débarquement afin de contraindre les turcs à y fixer inutilement des troupes. Cela représente un vol aller/retour de plus de 200 kilomètres , à l’extrême limite des possibilités des Farman MF XI 80hp. Il est donc prévu pour permettre de voler en emportant le maximum de charge utile que les Farman se ravitailleront en secret derrière les « lignes » ennemies, sur l’île Longue, une des îles du golfe de Smyrne dont les habitants sont tous des grecs de souche. Les Farman décollent pour l’aventure dans l’après-midi du 7 février 1916. Ils se posent sur l’île longue à 17 heures et la trouvent déserte : les habitants grecs ont été massacrés par les turcs, les pilotes font la macabre découverte de cadavres achevant de pourrir dans l’église orthodoxe du village. L’unique habitant de l’île est un âne galeux qui vient flairer les appareils et dont les aviateurs français n’arrivent pas à éloigner… Ils ont de toute façon un autre souci : le navire anglais devant les ravitailler n’est pas là ! Césari décide de rester l’attendre, les français passent ainsi une nuit angoissante mousqueton au poing – une patrouille turque n’aurait fait qu’une bouchée des six équipages. Le lendemain le navire ravitailleur se montre enfin, un retard dans la transmission des ordres, et permet de préparer les Farman pour le raid sur Smyrne qu’ils distinguent à l’horizon. Césari peut décoller à la tête de ses hommes sur l’objectif, jetant des obus de 155 sur le port et des proclamations sur la ville annonçant l’arrivée des troupes franco-britanniques. Les six Farman sont canonnés par la DCA installée sur le mont Pagus. Le sergent Garsonnin témoigne : "Le coup d’œil était féerique. Le golfe dessinait sa courbe élégante, bordé au nord par les buttes blanches où se trouvait l’antique Phocée dont les marins virent coloniser Marseille. La ville détachait ses blanches maisons en amphithéâtre sur le vert sombre des cyprès et se couronnait de l’antique citadelle génoise. Nous avions à nos pieds l’Aimable, la couronne de l’Ionie, la perle de l’Orient.Puis nous revînmes à l’île Longue, et, après nous être ravitaillés, nous reprîmes le chemin de Mytilène. La diversion était terminée."

L’escadrille MF 98 M reste quelque temps à Lesbos, puis reçoit l’ordre le 27 février 1916 de rallier Salonique. Les aviateurs partent pour leur dernier survol de la mer Egée le 29 février, tous équipés d’une chambre à air et d’une pompe à vélo pour servir de bouée improvisée. Cette précaution n’est pas inutile, car le Farman du MdL Fourcade, victime d’ennuis mécaniques, doit se poser sur l’île de Strati où il brise son appareil et est sauvé deux jours plus tard par un navire britannique. Le capitaine Césari est pour sa part gratifié d’un bain forcé à 15 kilomètres de Lesbos, où il est vite repêché par un navire. Les cinq autres Farman, qui se guident avec la cime du Mont Athos, parviennent sans encombre à Salonique que les mécaniciens rejoignent le 6 mars. La campagne des Dardanelles est alors terminée ; chaque pilote du premier détachement ayant accompli plus d’un millier d’heures de vol, pour un total de un tué au combat, 2 par accident et 11 appareils perdus, dont 8 suite à leur amerrissage forcé en raison de problèmes mécaniques. Alors que le capitaine Césari est rapatrié en France, l’escadrille MF 98 M sera dissoute après avoir perduré quelques mois. La MF 98 T rejoindra l’aviation d’Orient en étant affectée à l’armée Serbe.

2ème partie : la campagne d’Orient :

L’arrivée à Salonique par la voie des airs des Farman de la MF 98 T le 1er mars 1916 marque une nouvelle ère pour l’escadrille. Son chef durant l’épopée des Dardanelles, le capitaine Césari, rentre immédiatement en France pour laisser le commandement au Ltt Roger Sarda. Forte de huit Farman, comprenant désormais des MF XI bis plus puissants, la MF 98 T quitte vite Salonique pour Kilkich puis Kukus au Sud du Lac Doiran, et effectue des reconnaissances pour le compte de l’armée britannique qui a la charge de l’Est du camp retranché de Salonique. Pendant ce temps, le détachement de Mythilène (MF 98 M) commandé par le Ltt Lamasse est ramené sur Salonique par bateau le 23 mars et s’installe sur le terrain du grand Parc au Sud de la ville. La MF 98 M est gardée en réserve pour l’armée Serbe qui se reforme à Salonique mais sera finalement dissoute le 30 mai 1916, tandis que le lendemain son chef prend le commandement de l’escadrille réunifiée qui sera repliée le 22 juillet 1916 à Mikra, sur le parc de l’aviation serbe, et qui sera désormais définitivement à son service.

Recevant des Maurice Farman F 40, la MF 98 T rebaptisée F 398, accompagne l’armée serbe dans son mouvement vers l’Ouest dans la bataille de Monastir et s’installe à Ostrovo le 31 août 1916, puis Vrbeni le 6 octobre suivant où elle restera jusqu’à la fin de la guerre. L’escadrille passe deux jours plus tard sous les ordres du capitaine Jacques Sabattier de Vignolle par intérim, confirmé dans son commandement le 16 novembre.

C’est là que pendant les deux années qui suivent la F 398 va conduire des missions de reconnaissance pour le compte de l’armée serbe sur le secteur central du front, occupé par les montagnes de Macédoine. Si les pertes sont assez limitées en 1916 (2 observateurs tués et 1 blessé au combat), il en va différemment en 1917 où la chasse allemande descendra 3 équipages, au prix de 4 tués. Les Farman F 40, qui sont depuis le 1er janvier 1917 décorés d’une bande verticale blanche sur le fuselage et de deux bandes bleues sur les ailes, sont remplacés par des Dorand AR 1 au début de l’été quand arrivé le nouveau commandant, le Ltt Yves Allain-Launay, qui entre en fonction le 15 avril 1917. Renumérotée escadrille 524 au mois de juin, la formation reçoit le 25 août 1917 une section de 4 chasseurs Nieuport pour l’escorte de ses biplaces. Ce sera l’un de ces appareils qui remportera la seule victoire homologuée de l’escadrille le 25 juillet 1918, quand la MdL Laffon met en vrille un Albatros D III qui tombe désemparé près de Zovik.

A l’aube du 14 septembre 1918, l’aviation serbe redouble d’activité à bombarder les lignes ennemies en préparation de l’offensive terrestre qui doit précisément se dérouler dans le secteur serbe, par les montagnes du Dobropolje et du Sokol. L’escadrille 524 ne fait pas exception et prend pour cible le pont de Razimbey, passage obligé du ravitaillement sur la rivière Cerna. Le 15 septembre 1918, plusieurs de ses Dorand AR 1 escortés de quelques Nieuport attaquent le pont et sont interceptés par des chasseurs allemands menés par l’as Fieseler qui touche le Nieuport de l’adjudant René Leblond, lequel, blessé, trouve la force de se poser dans ses lignes où il expirera quelques heures plus tard. Un des Dorand, piloté par l’adjudant Raingo Pelouse avec le Ltt Albert Nicot pour observateur, est également touché par les chasseurs et doit se poser dans la nature. Son équipage l’évacue et regagne ses lignes en courant tandis que leur appareil explose sous les obus de l’artillerie allemande. Le lendemain, lors d’une nouvelle attaque sur l’objectif, un autre Nieuport de l’escadrille piloté par le brigadier René Nugues disparait à son tour victime de la chasse allemande. Il y aura d’autres combats les jours suivants mais avec la prise du terrain de Kanatlarci par les troupes serbes, l’aviation allemande disparaît du ciel et la défense bulgare finit par s’écrouler comme un château de cartes. L’armistice est rapidement signé et l’escadrille 524, qui entre dans la Serbie libérée et gagne le terrain de Nish. Elle sera progressivement vidée de ses pilotes français pour être cédée avec ses appareils au gouvernement serbe.

 

Drapeau de l'escadrille MF 98 T

Détail du drapeau de l'escadrille MF 98 T conservé sur la BA 123 d'Orléans-Bricy - Il a été remis le 27 octobre 1971 au Colonel de Touchet, commandant de la base aérienne 123 à l'époque, qui l'a confié au LcL Berner, commandant la 61ème escadre de transport - Photo Franck Roumy que je remercie pour son aide.

Drapeau de l'escadrille MF 98 T

Drapeau de l'escadrille MF 98 T conservé sur la BA 123 d'Orléans-Bricy - Il a été remis le 27 octobre 1971 au Colonel de Touchet, commandant de la base aérienne 123 à l'époque, qui l'a confié au LcL Berner, commandant la 61ème escadre de transport - Photo Franck Roumy que je remercie pour son aide.

 

Carte de la zone d'opérations

 

Escadrille MF 98 T

Carte postale montrant le paquebot "Le Gange" des Messageries Maritimes - Ce navire, réquisitionné en 1914, a servi au transport de l'escadrille MF 98 T entre Marseille et Alexandrie du 28 mars au 4 avril 1915 - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Carte postale droits réservés.

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Débarquement des caisses contenant les pièces des MF 11 de l'escadrille MF 98 T dans le port d'Alexandrie, le 4 avril 1915 - Au premier plan, la caisse contenant la cellule, les gouvernails et les mats du MF 11 n° 458 - Photo mise en ligne sur le site Gallica de la Grande Bibliothèque de France.

Débarquement des caisses contenant les pièces des MF 11 de l'escadrille MF 98 T dans le port d'Alexandrie, le 4 avril 1915 - Au premier plan, la queue, les patins, les ailes, le stabilisateur du MF 11 n° 459 - A gauche, les ailerons du MF 11 n° 464 - Photo mise en ligne sur le site Gallica de la Grande Bibliothèque de France.

Gaston Vaubourgeix a campé au camp de Victoria College, à Alexandrie (Egypte) du 9 au 28 avril 1915, date à laquelle les personnels s'embarqueront sur le cargo grec "Caravellas" - Photo datée du 24 avril 1915 - Photo Archives Vaubourgeix transmise par Olivier Baillon que je remercie pour son aide.

Sol André Durot du service photographique de l'escadrille MF 98 T - Photo Archives Vaubourgeix transmise par Olivier Baillon que je remercie pour son aide.

Le 25 avtril 1915, les deux secrétaires de l’escadrille MF 98 T : les soldats Bonnal et Besnard au camp de Victoria Collège à Alexandrie - Photo Archives Vaubourgeix transmise par Olivier Baillon que je remercie pour son aide.

Une partie des personnels de l'escadrille MF 98 T a été débarqué du "Gange" dans le port d'Alexandrie (Egypte), le 9 avril 1915 - Les hommes vont séjourner au Victoria College jusqu'au 28 avril, date à laquelle elle s'embarquera sur le cargo grec "Caravellas" - Photo Archives Vaubourgeix transmise par Olivier Baillon que je remercie pour son aide.

Le personnel de l’escadrille F 98 T doit camper en Egypte près des Pyramides avec les troupes de l’empire britannique au mois d’avril 1915 le temps de trouver un navire à destination des Dardanelles. Photo collection Garsonnin via David Méchin que je remercie pour son aide.

Carte des alentours de la presqu'île de Gallipoli - Dessin Gaston Vaubourgeix transmise par Olivier Baillon que je remercie pour son aide.

Le cargo grec Caravellas qui sera utilisé par l'escadrille MF 98 T pour rejoindre l'île de Ténédos - Photo Archives Vaubourgeix transmise par Olivier Baillon que je remercie pour son aide.

Photo aérienne de l'île de Ténédos, au large de la Turquie, pendant l'été 1915 - Photo Marcel de St-André - Collections des archives départementales de la Loire.

Un des radeaux transportant les caisses d’avions vers la plage de Ténédos, le 6 mai 1915 - Photo Archives Vaubourgeix transmise par Olivier Baillon que je remercie pour son aide.

Débarquement des caisses avions avec les moyens du bord et beaucoup d'huile de coude - Après bien des efforts et sans casse, les caisses sont déchargées, poussées sur la plage et finalement tractées jusqu'au terrain par des attelages de mulets - Photo Marcel de St-André - collections des archives départementales de la Loire.

Deux chaloupes reliées entre elles constituent ce radeau improvisé pour les charges moins importantes ne ressuscitant pas l'emploi d'un radeau, le 6 mai 1915 - Photo Archives Vaubourgeix transmise par Olivier Baillon que je remercie pour son aide.

Débarquement des huit Maurice Farman MF 11 de l'escadrille MF 98 T sur l'île de Tenedos, le 6 mai 1915 - Cette opération n'a pas été facile car l'île ne comporte aucune infrastructure portuaire pour décharger les chevaux et les caisses de matériel aéronautique - Photo Marcel de St-André - Collections des archives départementales de la Loire.

Vue du port et de la forteresse de Tenedos. La MF 98 T y débarquera son matériel le 6 mai 1915. Photo collection Garsonnin via David Méchin que je remercie pour son aide.

Vue aérienne verticale du fort et du port de Ténédos - Altitude de prise de vue 1500 mètres - Photo Charles Denti, transmise par Mme Denise Martin, sa fille, que je remercie pour son aide.

Vue aérienne verticale du port de Ténédos - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Photo Charles Denti, transmise par Mme Denise Martin, sa fille, que je remercie pour son aide.

Les personnels navigants de l'escadrille MF 98 T - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Photo Charles Denti, transmise par Mme Denise Martin, sa fille, que je remercie pour son aide.

L'ensemble des personnels de l'escadrille MF 98 T - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Photo Charles Denti, transmise par Mme Denise Martin, sa fille, que je remercie pour son aide.

L’équipe des mécaniciens de la MF 98 T sur le terrain de l'île de Ténédos - Gaston Vaubourgeix est repéré par la croix - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Photo Archives Vaubourgeix transmise par Olivier Baillon que je remercie pour son aide.

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L'installation de fortune des personnels de l'escadrille MF 98 T sur le terrain de Ténédos - Photo Marcel de St-André - Collections des archives départementales de la Loire.

La baraque abritant le poste TSF de l'escadrille MF 98 T sur le terrain de Ténédos en mai 1915 - En fait, il s'agit d'une caisse avion dont les personnels ont détourné l'utilisation - Photo Marcel de St-André - Collections des archives départementales de la Loire.

Déplacement d’un baraquement en bois sur le terrain de Ténédos - Photo Archives Vaubourgeix transmise par Olivier Baillon que je remercie pour son aide.

Récupération d’une caisse pour un abri destiné aux mécaniciens - Photo Archives Vaubourgeix transmise par Olivier Baillon que je remercie pour son aide.

Suite à une panne moteur, le Slt Marcel de St-André amerrit avec son MF 11 n° 461 à 7 km au large du cap Hellés, le 14 juin 1915 - Un torpilleur en patrouille dans le secteur, arrive sur zone et sauve les aviateurs - Son équipage assure le remorquage derrière un chaland jusqu'à l'île - Malheureusement, les entoilages collés et les parties métalliques ne font pas bon ménage avec l'eau de mer - Un second appareil de perdu, après celui du 18 mai 1915 - Photo Marcel de St-André - Collections des archives départementales de la Loire.

Le MF 11 n° 461 du Slt Marcel de St-André en remorque derrière un chaland qui le ramène à la côte, le 14 juin 1915 - Photo Marcel de St-André - Collections des archives départementales de la Loire.

La Ford T de l'escadrille en exploration dans l'île de Ténédos pendant l'été 1915 - Photo Marcel de St-André - Collections des archives départementales de la Loire.

Autre ballade immortalisée par Marcel de St-André sur l'île de Ténédos, pendant l'été 1915 - Deux mondes s'affrontent - Photo Marcel de St-André - Collections des archives départementales de la Loire.

Le 24 août 1915 : Visite du Général Bailloud à la MF 98 T, se protégeant des moustiques - Fantomas ! Photo collection Garsonnin via David Méchin que je remercie pour son aide.

 

Plusieurs mécaniciens de l'escadrille MF 98 T posent près du MF 11 n° MF 500 codé "1" affecté au Cne Antoine Césari, commandant de l'escadrille - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Photo Archives Vaubourgeix transmise par Olivier Baillon que je remercie pour son aide. Cliquez sur l'image pour l'agrandir

 

 

 

 

Escadrille MF 98 T

La fine équipe des mécaniciens posent avec le Farman MF 11 n° MF 500 codé "1" sur le terrain de Ténédos - L'avion est affecté au Cne Antoine Césari, commandant de l'escadrille MF 98 T - Vaubourgeix, son premier mécanicien, est dans le poste de pilotage - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Photo Archives Vaubourgeix transmise par Olivier Baillon que je remercie pour son aide.

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Farman MF 11 de la MF 98 T entame son roulage avant le décollage - On aperçoit une bombe britannique de 75 kg sous le fuselage de l'appareil - Photo Joseph Pigassou transmise par Bernard Maurice que je remercie pour son aide.

Bombe anglaise de 75kg au trinitrotoluol fixée sous un Farman de l’escadrille MF 98 T. Photo collection Garsonnin via David Méchin que je remercie pour son aide.

Les forts turcs de Mamazieh et Hamidieh, au sud de Kilid-Bahr. Le feu de ces forts barraient les Détroits. Grâce à cette photo prise à 2200m d’altitude par les Ltt Saint André et Lamasse, l’action de ces forts fut jugulée par les tirs des cuirassés "Queen Elizabeth" et "Charlemagne" - Photo Archives Vaubourgeix transmise par Olivier Baillon que je remercie pour son aide.

Vue des Farman MF 11 de l’escadrille posés sur la piste du Cap Hellès, très dangereuse car à la portée de l’artillerie ennemie. Photo collection Garsonnin via David Méchin que je remercie pour son aide.

Au retour d'une mission après l'atterrissage au Cap Hellès, sur la presqu'île de Gallipoli, l'avion du Cne Césari a été en partie détruit par un obus turc qui est tombé à proximité, le 30 mai 1915. Gaston Vaubourgeix, qui se trouvait près de l'appareil et s'était couché à terre, a été sérieusement blessé à la tête par un éclat d'obus - Photo Archives Vaubourgeix transmise par Olivier Baillon que je remercie pour son aide.

Deux officiers aviateurs anglais examinent, en présence du Cne Césari, commandant l'escadrille MF 98 T, la croix de guerre que vient de recevoir le Cal Gaston Vaubourgeix, mécanicien mitrailleur, blessé au Cap Helles, le 30 mai 1915 - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Photo Archives Vaubourgeix transmise par Olivier Baillon que je remercie pour son aide.

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Le Cne Césari s’apprête à emmener en baptême de l’air madame la Marquise de Clapiers, infirmière major sur le navire hôpital "Duguay-Trouin" - L'avion est le MF 11 n° MF 910 appartenant à l'escadrille MF 98 T - Photo Archives Vaubourgeix transmise par Olivier Baillon que je remercie pour son aide.

Le caporal Vaubourgeix, premier mécanicien du Cne Césari, a été évacué sur le navire hôpital "Duguay-Trouin" sur lequel Madame Voisin le soigne pendant deux semaines - Le Cne Césari s'apprête à l'emmener en vol pour un baptème de l'air en remerciement de ses bons soins - Photo Archives Vaubourgeix transmise par Olivier Baillon que je remercie pour son aide.

Le camp de Ténédos et ses installations de fortune - L'escadrille MF 98 T a stationné sur place du 29 avril 1915 au 27 janvier 1916 - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Photo Archives Vaubourgeix transmise par Olivier Baillon que je remercie pour son aide.

Le camp d'aviation de Ténédos - L'escadrille MF 98 T a stationné sur place du 29 avril 1915 au 27 janvier 1916 - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Photo Archives Vaubourgeix transmise par Olivier Baillon que je remercie pour son aide. Cliquez sur l'image pour l'agrandir

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Le Cne Césari et son mécanicien-bombardier, le Call Vaubourgeix (x) se préparent à s’envoler du terrain de Ténédos pour aller bombarder l’aérodrome turc de Chanak-Kalé avec une bombe incendiaire de 70 kilos - L’aérodrome ennemi fut incendié - Photo Archives Vaubourgeix transmise par Olivier Baillon que je remercie pour son aide.

La bombe incendiaire de 70 kilos conçue par le caporal Vaubourgeix est constituée d’un obus de 155 entouré de trois bidons de cinq litres d’essence, l’ensemble est recouvert d’une enveloppe en bois et toile - Photo Archives Vaubourgeix transmise par Olivier Baillon que je remercie pour son aide.

Les mécaniciens de l'escadrille MF 98 T pose avec la bombe incendiaire de 70 kg conçu par le Cal Gaston Vaubourgeix (x) et qui va être larguée sur le terrain d'aviation turc de Chanak-Kalé - L'avion est le MF 11 n° MF 500 codé "1" affecté au Cne Antoine Césari et entretenu par son premier mécanicien, Gaston Vaubourgeix - Photo Archives Vaubourgeix transmise par Olivier Baillon que je remercie pour son aide.

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Schéma de la bombe incendiaire de 70 kg inventée par Gaston Vaubourgeix - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Dessin Gaston Vaubourgeix transmise par Olivier Baillon que je remercie pour son aide.

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Photo aérienne verticale du camp français de Sedd-ul-Bahr sur la presqu'île de Gallipoli - Photo Charles Denti, transmise par Mme Denise Martin, sa fille, que je remercie pour son aide.

Farman MF 11 de l'équipage Adj Brezillon (pilote) et Ltt François Masnou (obs) posé en campagne, suite à une panne mécanique, sur un ilot près de Ténédos, le 1er octobre 1915 - L'avion a été réformé mais l'équipage s'en est tiré sans mal - Photo Joseph Pigassou transmise par Bernard Maurice que je remercie pour son aide.

Le sergent pilote Dumas, tué le 25 août 1915 dans un accident au large de Mudros où son Farman, pris dans un remous, s’engagea dans une vrille mortelle. Photo collection Garsonnin via David Méchin que je remercie pour son aide.

En septembre 1915, vue d’un Farman MF 11 posé à Sulva lors de la tentative britannique de contourner les lignes ennemies. Photo collection Garsonnin via David Méchin que je remercie pour son aide.

Le 8 septembre 1915 : Le fort de Fort Seddulbaïr vu d’un Farman dont on voit le patin du train d’atterrissage. Photo collection Garsonnin via David Méchin que je remercie pour son aide.

Personnels de l’escadrille : Slt François Masnou (observateur) - Enseigne de Vaisseau Delaye (observateur) – Capitaine Antoine Césari (pilote, chef d’escadrille) – Ltt Lamasse (Observateur) - Photo collection Garsonnin via David Méchin que je remercie pour son aide.

Premier atterrissage d’un Farman MF 11 à Mythilène, le 13 janvier 1916 - Photo collection Garsonnin via David Méchin que je remercie pour son aide.

Photographie des Farman posés à l’île Longue le 7 février 1916, cas unique durant la première guerre mondiale d’un terrain derrière les lignes ennemies - Photo collection Garsonnin via David Méchin que je remercie pour son aide.

La Ford de l'escadrille dans les rues de Tenedos, au mois d’aout 1915. Photo collection Garsonnin via David Méchin que je remercie pour son aide.

Hommage au capitaine Antoine Césari pour l'anniversaire du raid sur l'aérodrome de Metz-Frescaty, le 6 août 1915 - Photo collection Garsonnin via David Méchin que je remercie pour son aide.

Sur le terrain de Ténédos, le 14 août 1915, le caporal Vaubourgeix lit au Cne Césari une allocution en souvenir du raid sur Metz-Frescaty qui a eu lieu un an plus tôt, jour pour jour - Photo Archives Vaubourgeix transmise par Olivier Baillon que je remercie pour son aide.

Farman F 43 n° F 3017 de l'équipage Cne Antoine Césari et Sol Gaston Vaubourgeix de l'escadrille MF 98 T au retour de la mission du 4 janvier 1916 - Ils se sont frottés à un hydravion allemand armé de deux jumelages Maxim qui les a copieusement mitraillés - Néanmoins, grâce à la victuosité du Cne Césari qui a sû esquiver les coups trop dangeureux, Vaubourgeix, après avoir tiré huit bandes de cartouches, a obligé l'équipage allemand à rompre le combat et à amerrir - Cet hydravion n'a pas été homologué - - Photo Archives Vaubourgeix transmise par Olivier Baillon que je remercie pour son aide.

Un des 3 Morane-Saulnier type L de la section de chasse de l'escadrille MF 98 T - Ces avions ont été utilisés, sans grand succès, pour des missions de chasse, à partir du 23 juin 1915 - A l'arrière plan, on aperçoit deux Farman MF 11 de la même unité - Photo Joseph Pigassou transmise par Bernard Maurice que je remercie pour son aide.

Bombardement de l’aérodrome français de Ténédos par les avions allemands alliés des Turcs, le 8 janvier 1916 - Derrière l’éclatement, le hangar abritant l’avion du Cne Césari et ses mécaniciens Vaubourgeix et Duboc - Photo prise par le photographe Ravaud tombé à l’ennemi - Photo Archives Vaubourgeix transmise par Olivier Baillon que je remercie pour son aide.

Photo aérienne oblique du terrain de Mytilène - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Photo Charles Denti, transmise par Mme Denise Martin, sa fille, que je remercie pour son aide.

Arrivée de Cal Thomas (pilote) et Sol Meyniel (mitrailleur), à bord d'un Morane-Saulnier type L, sur le terrain de Mytilène, venant de Ténédos en janvier 1916 - Photo Charles Denti, transmise par Mme Denise Martin, sa fille, que je remercie pour son aide.

Sgt Charles Denti (pilote) / Sgt Chedaille (mécanicien-mitrailleur) posent à bord de leur Morane-Saulnier type L sur le terrain de Mytilène en mars 1916 - Photo Charles Denti, transmise par Mme Denise Martin, sa fille, que je remercie pour son aide.

Le soldat Lucas, mitrailleur de l'escadrille MF 98 T, pose à bord d'un des trois Morane-Saulnier type L sur le terrain de Mytilène - Photo Charles Denti, transmise par Mme Denise Martin, sa fille, que je remercie pour son aide.

Cal Thomas (pilote) / Soldat André Chabanne (mécanicien-mitrailleur) posent à bord de leur Morane-Saulnier type L sur le terrain de Mytilène en mars 1916 - Photo Charles Denti, transmise par Mme Denise Martin, sa fille, que je remercie pour son aide.

 

Escadrilles F 398 et 524

Le Cne Jacques Sabattier de Vignolle, commandant de l'escadrille F 398, pose au milieu de ses hommes en octobre 1916 - Cliquez sur l'image pour l'agrandir.

Le Cne Sabattier de Vignolle et le pilote serbe Stefanovic posent devant un Nieuport 10 de l'escadrille F 398, en octobre 1916.

Soldats serbes devant un F 40 à Vertekop en janvier 1917.

Farman F 40 de l'escadrille F 398 endommagé à l'atterrissage en avril 1917.

Escadrilles F 398 et 524

Le général Vasic photographié près d'un Dorand AR 1 de l'escadrille F 398 en juin 1917

Dorand AR-1 de l'escadrille 524 accidenté par le pilote serbe Petar Petrovic en février 1918

Breguet 14A2 portant les marquages de l'escadrille 524 en août 1918.

 

Les hommes

Les pilotes de l’escadrille MF 98T - De gauche à droite : Sgt Louis Garsonnin, Slt Pierre De Beausire de Seyselles, Sgt Guy de Grosourdy de Saint Pierre, Cne Antoine Césari, MdL Edmond Closset, Slt Pierre Ducas, MdL Pierre Fourcade - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Photo prise à Mytilène, le 24 février 1916.

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Adj Charles Denti - Né le 26 février 1887 à Dôle (Jura) - Fils d'Amédée Denti et d'Eléna Bartoli - Classe 1907 - Recrutement de Besançon sous le n° matricule 260 - Service militaire au 44ème régiment d'infanterie, à compter du 8 octobre 1908 - Profession avant guerre Professeur de gymnastique - Mobilisé au 60ème régiment d'infanterie, le 2 août 1914 - Passé à l'aéronautique militaire comme élève pilote, le 26 décembre 1915 - Brevet de pilote militaire n° 1677 obtenu à l'école de Pau, le 1er octobre 1915 - Stage de perfectionnement à l'école d'aviation militaire d'Avord - Pilote de l'escadrille MF 98T du 15 octobre 1915 au 1er juin 1916 - Une citation à l'ordre du corps d'armée en 1916 - Pilote de l'escadrille N 87 d'Orient / N 387 / Escadrille 523 au 1er juin 1916 au 10 décembre 1918 - Nommé Adjudant, le 15 novembre 1916 - Affecté à l'école d'aviation militaire de Chartres à compter du 10 décembre 1918 - Après guerre Professeur de gymnastique au lycée de Nevers (Nièvre) - Nommé Officier d'académie, le 14 juillet 1925 - Médaille d'Honneur (argent) de l'éducation physique, le 23 février 1930 - Nommé Officier de l'instruction publique, le 14 juillet 1935 - Photo Charles Denti, transmise par Mme Denise Martin, sa fille, que je remercie pour son aide.

Soldat Maurice Charles Emile Séname - Né le 6 mai 1896 à Petite-Synthe (Nord) - Fils de Georges Auguste Séname et d'Anne Marie Hétier - Classe 1916 - Recrutement de Dunkerque sous le matricule n° 1068 - Engagé pour la durée de la guerre, le 23 février 1916 - Présent du le front d'Orient du 18 septembre 1916 au 1er septembre 1919 - A été mécanicien armurier de l'escadrille F 398 / F 524 - Une citation à l'ordre de l'escadrille F 398, en date du 8 mars 1917 - Démobilisé, le 1er septembre 1919 - Profession après guerre Charpentier métallique puis chef d'équipe - Domicilié 91, rue de la Gendarmerie à Rosendaël, à compter du 6 mai 1923 - Sources : Livret militaire - FM (59) détruite en 1940 - Photo Maurice Séname transmise par JM Séname, son petit-fils que je remercie pour son aide.

 

Photo du Ltt Albert Achard

Ltt Albert Achard - Né le 26 mars 1894 à Briançon (Hautes-Alpes) - Fils de Gabriel Denis Achard (commercant) et de Florentine Hôté-Thiévos - Classe 1914 - Recrutement de Lyon Sud sous le matricule n° 122 - Engagé volontaire pour huit ans, le 7 août 1913 - Arrivé à l'école militaire spéciale de St-Cyr, le 6 septembre 1913 - Nommé Sous-lieutenant et affecté au 9ème régiment de Hussards, le 12 août 1914 - Passé à l'aéronautique militaire comme observateur, le 17 mars 1915 - Observateur de la RGA du Bourget du 17 mars au 3 avril 1915 - Observateur de l'escadrille MS 48 du 3 avril au 29 septembre 1915 - Nommé Lieutenant, le 30 juin 1915 - Une citation à l'ordre de l'armée, en date du 4 mai 1915 - Affecté au SFA du 29 septembre au 12 octobre 1915 - Observateur de l'escadrille N 91 S du front d'Orient (future 507) du 12 octobre 1915 au (2ème trimestre 1916) - Nommé Lieutenant, le 8 juillet 1915 - Citation à l'ordre de l'armée, en septembre 1915 - Citation à l'ordre de l'armée d'Orient, en date du 1er février 1916 - Elève pilote à l'école de pilotage de Salonique - Brevet de pilote militaire n° 4642 décerné à l'école militaire d'aviation de Salonique, le 20 avril 1916 - Pilote de l'escadrille MF 98 T du front d'Orient (future 524) du (2ème trimestre) 1916 au 25 juillet 1916 - Pilote de l'escadrille F 203 du 24 octobre 1916 au 1er janvier 1917 - Pilote de la RGA du 1er janvier au 9 mars 1917 - Pilote du détachement de chasse n° 510 (sous subsistance de l'escadrille F 44) du 9 mars au 1er juillet 1917 - Abat un avion allemand dans les environs de Taon-les-Vosges (88), le 2 mai 1917 - Ses adversaires étaient probablement le Vfw Seifert et l'UffzWilhelm Niess de la SchuSta 7 - Ils ont été faits prisonniers - Une citation à l'ordre de l'armée, en date du 31 mai 1917 - Pilote de l'escadrille N 85 au 1er juillet au 12 septembre 1917 - Pilote de l'escadrille N 78 / SPA 78 du 12 septembre 1917 au 26 août 1918 - Chevalier de la Légion d'Honneur et citation n° 146 à l'ordre de l'armée, en date du 13 septembre 1917 - Evacué sur l'hôpital de Clermont du 2 mai au 7 juin 1918 - Citation à l'ordre de l'armée, en date du 10 octobre 1918 - Commandant de l'escadrille SPA 150 du 26 août 1918 au 2 avril 1919 - Nommé Capitaine à titre temporaire, le 27 octobre 1918 - Affecté au 4ème régiment d'aviation du Bourget, le 1er janvier 1920 - Affecté au 5ème régiment d'aviation d'observation, le 1er juin 1920 - Affecté au 35ème régiment d'aviation - En congé sans solde de 3 ans - Classé dans l'arme de l'aéronautique, le 25 décembre 1922 - Démissionnaire de l'armée active - Affecté dans la réserve avec le grade de lieutenant au 36ème groupe d'aviation, le 5 novembre 1924 - Nommé Capitaine à titre définitif, le 12 juillet 1926 - Affecté dans la réserve à la base aérienne de Pau, le 1er décembre 1936 - Affecté au bataillon de l'air 113, le 1er février 1938 - Domicilié 1, rue St-Cécile à Albi - Rayé des personnels navigants sur sa demande - A accompli une période d'exercices au centre de renseignements et d'alerte de Carcassonne du 25 septembre au 5 octobre 1938 - A accompli une période obligatoire à la base de Rochefort du 21 octobre au 3 novembre 1938 - Affecté au bataillon de l'air 109, le 1er novembre 1938 - Rappelé à l'activité (mobilisation), le 2 septembre 1939 et affecté au centre de renseignements et d'alerte de Carcassonne - Affecté à la base aérienne 109, le 8 novembre 1939 - Affecté à l'état-major de la 2ème subdivision aérienne de Bordeaux, le 9 janvier 1940 - Sources : FM (Rhône) - Pam - CCC N 48 - CCC N 85 - CCC SPA 78 - CCC SPA 150 - JORF - Dernière mise à jour : 19/12/2013.

* Citation à l'ordre de la division du Slt Albert Achard du 9ème régiment de Hussard, observateur de l'escadrille MS 48, en date du 6 juin 1915 : "Sous-lieutenant de cavalerie observateur à l'escadrille MS 48, le 15 avril 1915, armé d'un mousqueton, a attaqué un avion allemand muni d'une mitrailleuse, et après avoir eu son aile perçée, l'a forcé à atterrir. Le 24 avril,, au cours d'une reconnaissance d'où il a rapporté des renseignements très importants, a eu son appareil perçé d'éclats d'obus."

* Citation n° 52 à l'ordre de la division du Ltt Albert Achard du 9ème régiment de Hussard, observateur de l'escadrille MS 48, en date du 1er juillet 1915 : "Au cours d'un vol de barrage, a attaqué, armé seulement d'un mousqueton, un Albatros armé d'une mitrailleuse. L'a approché à 50 mètres en essuyant trois bandes de mitrailleuses, dont les balles ont perçé, à hauteur de la tête du pilote et ont coupé un montant de la cabane supérieure. Malgré le danger d'une rupture de l'appareil, a continué l'attaque en tirant sur l'ennemi 81 cartouches et le poursuivant bien au delà de nos lignes jusqu'au moment où l'appareil piqua brusquement."

* Citation à l'ordre de l'armée d'Orient du Ltt Albert Achard, observateur de l'escadrille N 91 S, en date du 1er février 1916 : "Observateur remarquablement entraîné aux grandes reconnaissances d'armée d'où il rapporte des renseignements nombreux et toujours précis. A pris part à une reconnaissance de 350 kilomètres dont 175 au-dessus des lignes ennemies."

* Citation n° 761 à l'ordre de la 2ème armée du Ltt Albert Achard, pilote du détachement N 510, en date du 31 mai 1917 : "Le 2 mai 1917, après un dur combat, a abattu un avion ennemi tout prêt de nos lignes. Déjà trois fois cité à l'ordre de l'armée."

* Chevalier de la Légion d'Honneur et citation n° 146 à l'ordre de l'armée du Ltt Albert Achard, pilote de l'escadrille SPA 78, en date du 13 septembre 1917 : "Excellent pilote de chasse d'une ardeur inlassable, qui ne cesse de faire preuve des plus belles qualités d'audace et d'intrépidité. le 27 juin 1917, après un dur combat, a abattu un 2ème avion ennemi."

* Citation à l'ordre du groupe d'armée de réserve du Ltt Albert Achard, pilote de l'escadrille SPA 78, en date du 2 août 1918 : "Officier pilote d'une adresse et d'une énergie peu communes. Le 19 juillet 1918, a rapporté sa quatrième victoire en abattant un avion de chasse ennemi qui s'est écrasé dans nos lignes

* Citation à l'ordre de l'armée du Ltt Albert Achard, pilote de l'escadrille SPA 78, groupe de combat 16, en date du 10 octobre 1918 : "A poursuivi loin dans ses lignes et abattu en flammes un triplace ennemi; attaqué par une forte patrouille de monoplaces, en a probablement abattu un et, bien que blessé et ayant son appareil sérieusement atteint, est parvenu à regagner les lignes françaises."

 

Photo du Ltt Yves Allain-Launay

Ltt Yves Emmanuel Marie Allain-Launay - Né le 7 décembre 1891 à Paris (75) - Fils d'Armand Allain-Launay et de Berthe Lavalley - Entré en service actif au 52ème régiment d'artillerie, le 9 octobre 1912 - Brevet de pilote militaire n° 2517 obtenu à l'école d'aviation militaire de Chartres, le 27 janvier 1916 - Pilote et commandant de l'escadrille 398 du 15 avril au 31 mai 1917 - Tué, au cours d'un combat aérien, sur le front bulgare, le 31 mai 1917 - Légion d'Honneur à titre posthume - Croix de Guerre - 4 citations dont une à titre postume et une à l'ordre de la brigade en mars 1915.

* Citation à l'ordre de l'armée: "Pilote rempli d'allant el d'un merveilleux entrain s'est révélé récemment entrain, chef d'escadrille accompli. A pris le commandement de la 398ème dans des circonstances très difficiles. Alors que cette escadrille, frappée de pertes anormales, avait besoin d'un chef dans la grande acceptation du terme, a réussi par son exemple, exécutant les plus longues et les plus périlleuses, à obtenir de cette unité le rendement durant la récente période d'opérations actives. Glorieusement tombé dans les lignes ennemies, au cours d'un combat contre quatre avions adverses, pendant une mission à longue portée. A été cité.

Les hommes

Cne Antoine Césari, commandant de l'escadrille 98 T du 1er mars 1915 au 1er mars 1916 - Photo Archives Vaubourgeix transmise par Olivier Baillon que je remercie pour son aide.

Cne Antoine Marie Félix Césari - Né le 18 mai 1885 à Bastia (Haute-Corse) - Fils de Pierre François Césari et de Leccia Laudentia - Marié - Domiciliés à Beauvoir (Deux-Sèvres) - Classe 1905 - Recrutement de Niort (Deux-Sèvres) sous le matricule n° 110 - Engagé volontaire pour cinq ans au 114ème régiment d'infanterie, à compter du 18 mai 1903 - Nommé Caporal, le 20 septembre 1903 - Nommé Sergent, le 18 septembre 1904 - Nommé Sergent-fourrier, le 1er avril 1905 - Nommé Sergent, le 20 septembre 1905 - Admis comme élève officier à l'école militaire d'infanterie, à compter du 20 avril 1909 - Promu sous-lieutenant et nommé au 163ème régiment d'infanterie, le 1er octobre 1909 - Nommé Lieutenant, le 17 septembre 1911 - Affecté au 144ème régiment d'infanterie, le 25 octobre 1911 - Passé à l'aéronautique militaire comme élève pilote, le 1er octobre 1911 - Brevet de pilote militaire n° 148 obtenu le 9 août 1912 - Passé au 1er groupe aéronautique à Versailles, le 24 octobre 1912 - Affecté au 2ème groupe aéronautique, le 1er janvier 1913 - Chevalier de la Légion d'Honneur, le 10 juillet 1913 - A été victime d'un accident d'avion à l'atterrissage, le 10 février 1913 - Il a souffert de fractures multiples de la face, d'une fracture de la branche horizontale du maxillaire inférieur et de la fracture du maxillaire supérieur, la perte de trois dents - Pilote de l'escadrille MF 16 du 2 août 1914 au 1er mars 1915 - Citation n° 6 à l'ordre de la 3ème armée, en date du 15 août 1914 - En mission du 11 au 13 janvier 1915 - Affecté à l'aéronautique du front d'Orient - Commandant de l'escadrille MF 98 T (future 524) du front d'Orient du 1er mars 1915 au 1er mars 1916 - Quitte Marseille, le 24 mars 1915 - Nommé Capitaine à titre temporaire, en date du 5 mai 1915 - Citation n° 116 à l'ordre du corps expéditionnaire d'Orient, en date du 20 août 1915 - Citation n° 117 à l'ordre du corps expéditionnaire des Dardanelles, en date du 9 janvier 1916 - En mission, il est victime d'une panne de moteur avec un MF 11, il amerrit au large entre Mudros et Mythilène, le 28 février 1916 - Il est sauvé par un navire et l'avion perdu - Commandant de l'escadrille F 63 du 25 mars au 5 juin 1916 - Commandant de l'aéronautique de la 35ème corps d'armée du 7 juin 1916 au 4 janvier 1917 - Citation n° 304 à l'ordre du 35ème corps d'armée, en date du 5 octobre 1916 - Citation n° 2 à l'ordre de la 10ème armée, en date du 7 février 1917 - A été victime d'un accident d'avion, le 25 février 1917 - Citation n° 531 à l'ordre de la 6ème armée, en date du 16 novembre 1917 - Nommé Chef de bataillon à titre temporaire, le 30 décembre 1917 - Affecté au régiment d'Algérie et de Tunisie du 21 avril 1918 au 23 octobre 1919 - Désigné par faire partie de la mission de contrôle en Autriche, à compter du 6 janvier 1920 - Affecté au 34ème régiment d'aviation, le 1er août 1920 - Affecté au centre d'aviation d'Istres, le 6 septembre 1922 - Nommé Chef de bataillon à titre définitif, le 25 juin 1924 - Commandant en second du 2ème groupe d'ouvriers d'aéronautique et du centre d'instruction, le 10 février 1925 - Titularisé observateur en avion, en date du 22 mars 1926 - Affecté au 33ème régiment d'aviation, le 7 juin 1928 - Affecté au 21ème régiment d'aviation, le 28 juin 1930 - A souffert de complications suite à son accident d'avion de 1913 pendant lequel il a eu fractures à la face, aux machoires supérieure et inférieure - A perdu huit dents sur la machoire supérieure et quatre à la machoire inférieure - Affecté au 33ème régiment d'aviation, le 1er octobre 1930 - Affecté au 39ème régiment d'aviation, le 20 janvier 1931 - Embarqué à Marseille sur le vapeur "Théophile Gauthier", le 20 janvier 1931 - Débarqué à Beyrouth, le 3 février 1931 - Promu Lieutenant-colonel, en date du 25 mars 1931 - Affecté au 32ème régiment d'aviation, le 28 septembre 1932 - Rapatrié d'Orient, embarqué à Beyrouth sur le vapeur "Champollion", le 22 septembre 1932 - Débarqué à Marseille, le 28 septembre 1932 - Rattaché à la base aérienne 102 - jusqu'au 22 mars 1934 - Affecté au 39ème régiment d'aviation, le 23 mars 1934 - En congé définitif du personnel navigant, le 15 mars - Mis à la retraite, le 27 février 1939 - Affecté, dans la réserve, au bataillon de l'air 139, le 24 avril 1939 - Rappelé à l'activité et affecté au bataillon de l'air n° 209, le 2 septembre 1939 Sources : Pam - Liste des brevets militaires - CCC MF 16 - CCC MF 98 T - CCC F 63 - Fiche matricule du département des Deux-Sèvres - Dernière mise à jour : 16 mai 1917 - Rédigée par Albin Denis.

* Citation n° 6 à l'ordre de la 3ème armée, en date du 15 août 1914 : "Envoyé le 14 août sur Metz avec mission de s'efforcer de détruire le hangar de dirigeable de cette place, a réussi, grâce à son sang-froid et sa tenacité, à lancer sur l'objectif, qui lui avait été assigné, les projectiles dont il disposait, malgré un tir très violent et prolongé de l'artillerie ennemie."

* Citation n° 116 à l'ordre du corps expéditionnaire d'Orient de l'escadrille MF 98, en date du 20 août 1915 : "L'escadrille MF 98 du CEO, sous le commandement du Capitaine Césari, n'a pas cessé depuis le début des opérations dans la presqu'île de Galipoli de se signaler par son énergie et par son audace; a rendu aux forces alliées les services les plus précieux en décelant les défenses, les batteries, les mouvements de l'ennemi, en bombardant ses camps, ses plages, ses navires de transport. Ce résultat est l'oeuvre collective des pilotes et observateurs qui ont survolé les lignes et les territoires ennemis, avec le plus grand courage, tous les jours et par tous les temps et des mécaniciens ouvriers, dont le travail assidu de maintenir toujours le matériel en état, en dépit d'énormes difficultés matérielles."

* Citation n° 117 à l'ordre du corps expéditionnaire des Dardanelles, en date du 9 janvier 1916 : "A dans le commandement d'une escadrille renforcée montré pendant plusieurs mois les plus remarquables qualités d'intelligence, méthode, connaissances spéciales, audace et commandement. A dirigé et exécuté lui-même de très nombreuses reconnaissances qui ont toujours rapporté de précieux renseignements, assuré des réglages de tir parfaits avec l'artillerie de terre et de mer, cause de sérieux dégâts dans les positions et établissements ennemis. A notamment, le 6 janvier 1916, fait avec 12 appareils une opération de bombardement d'un aérodrome ennemi dont il a endommagé gravement les campements et deux des appareils."

* Citation n° 304 à l'ordre du 35ème corps d'armée, en date du 5 octobre 1916 : "A pris une part des plus brillantes au succès des attaques de juillet à septembre 1916 par l'énergique impulsion et la direction éclairée qu'il a su donner aux escadrilles sous ses ordres. A assuré pendant les offensives, la liaison la plus intime entre le commandement, l'infanterie et l'artillerie et a personnellement effectué de nombreux vols en avion."

* Citation n° 2 à l'ordre de la 10ème armée, en date du 7 février 1917 : "Commandant l'aéronautique d'un corps d'armée d'un secteur offensif, a exercé le commandement d'un groupe qui a compris jusqu'à 5 escadrilles et 5 ballons avec compétance et énergie. par son action personnelle, a largement contribué au succès des attaques du corps d'armée pendant l'automne de 1916.

* Citation n° 531 à l'ordre de la 6ème armée, en date du 16 novembre 1917 : "A contribué pour une large part au succès des attaques d'octobre 1917, par l'impulsion qu'il a su donner aux unités sous ses ordre grâce à ses qualités d'organisation, d'intelligence et d'énergie. A assuré personnellement l'exécution de nombreuses missions au cours desquelles il a mitraillé les tranchées ennemies à basse altitude."

Slt Pierre Ange Marie Paul de Beausire de Seyssel - Né le 30 septembre 1886 à Versailles (Yvelines) - Fils de Claude Louis Marie Antonin de Beausire de Seyssel (militaire de carrière) et d'Adeline Fietzgerald - Domiciliés au 15, rue des Capucines à Paris 1er (75) - Classe 1906 - Recrutement d'Evreux (Eure) sous le matricule n° 515 - Engagé volontaire pour trois ans, le 12 septembre 1905 - Affecté au 20ème régiment de Chasseurs à cheval, le même jour - Nommé Brigadier, le 14 avril 1906 - Nommé Maréchal des Logis, le 29 janvier 1907 - Rengagé pour deux ans comme Brigadier et affecté au 31ème régiment de Dragons, le 16 juin 1910 - Nommé Maréchal des Logis, le 3 octobre 1910 - Passé à l'aéronautique militaire en 1911 - Brevet de pilote civil n° 756 délivré par l'Aéroclub de France, le 19 février 1912 - Brevet de pilote militaire n° 113 obtenu le 13 mai 1912 - Rengagé pour un an, le 16 juin 1912 - Marié avec Jeanne Marceline Beaujouan à Blois, le 12 novembre 1912 - Domiciliés au 60, rue des Chalands à Blois (Loir-et-Cher) - Décoré du Nicham Iftikar, le 31 décembre 1912 - Médaille Militaire, le 1er janvier 1913 - Rengagé pour un an et affecté au 2ème groupe d'aéronautique, le 5 juin 1913 - Pilote de l'escadrille MF 2 du 1er janvier 1914 au 6 mars 1915 - Citation n° 50 à l'ordre de l'armée, le 2 novembre 1914 - Décoré du Mérite militaire espagnol, le 13 décembre 1914 - Rengagé pour deux ans, le 16 juin 1914 - Nommé Adjudant, le 27 octobre 1914 - En mission sur Dijon-Longvic du 18 novembre au 3 décembre 1914 - Un convoyage d'un MF 11 de Dijon vers l'unité du 30 janvier au 28 février 1915 - Pilote MF 11 de l'escadrille MF 98T (future F 398 / 524) du 6 mars 1915 au 6 juin 1916 - Citation à l'ordre de l'armée, en avril 1915 - Croix de St-Georges de Russie en avril 1915 - Nommé Sous-lieutenant à titre définitif, le 2 juillet 1915 - Citation à l'ordre de l'armée, le 16 mai 1916 - Pilote de l'escadrille MF 86 (F 386 / 503) du 6 juin au 16 octobre 1916 - Rapatrié en France (paludisme ?), le 16 octobre 1916 et en convalescence, jusqu'au 25 janvier 1917 - Nommé Lieutenant à titre définitif, le 4 avril 1917 - Affecté à la mission française en Amérique du 2 juin au 21 août 1917 - Hospitalisé à l'hôpital mixte de Blois jusqu'au 14 septembre 1917 - Convalescence du 14 septembre au 13 octobre 1917 - Affecté au Parc n° 5, le 5 décembre 1917 - Affecté au 31ème régiment de Dragons, le 29 août 1918 - Mis hors cadre par retrait d'emploi, le 7 septembre 1918 - Rayé des contrôles, le 19 septembre 1918 - Se retire chez lui au 60, rue des Chalands à Blois (Loir-et-Cher) - Rappelé à l'activité sur proposition du ministre de la Guerre et affecté au 30ème régiment de Dragons, le 25 août 1920 - Il était alors domicilié au 14, villa Stendhal à Paris 20ème (75) - Désigné pour suivre un cours de perfectionnement de six mois à l'école d'application de cavalerie de Saumur du 10 mai au 8 octobre 1921 - Placé en position de non activité par retrait d'emploi par décision présidentielle, en date du 16 mars 1923 - Rayé des contrôles, le 25 mars 1923 - Décédé à Meudon, le 18 juin 1932 - Sources : Pam - FM département de l'Eure - Liste des brevets militaires - CCC escadrille MF 2 - CCC escadrille MF 98T (future F 398 / 524) - CCC escadrille MF 86 (F 386 / 503) - JORF - Dernière mise à jour : 25 avril 2016 - Photo Charles Denti, prise à Ténédos en 1916, transmise par Mme Denise Martin, sa fille, que je remercie pour son aide.

* Citation n° 50 à l'ordre de l'armée, le 2 novembre 1914 : "A été quatidiennement en but au tir de l'artillerie et l'infanterie ennemies."


Les décorations de l'Adj Jules Lecompte
Pilote de l'escadrille MF 98 T

Les décorations de l'Adj Jules Lecompte, pilote de l'escadrille MF 98 T : la Médaille Militaire et la Croix de Guerre avec une palme de bronze marque d'une citation à l'ordre de l'armée - Collection Norman Destexhe que je remercie pour son aide.

Adj Jules Charles Lecompte
Pilote de l'escadrille MF 98 T

Adj Jules Charles Jean Baptiste Lecompte - Né le 20 août 1891 à Vincennes (94) - Brevet de pilote militaire n° 447 obtenu, le 31 mars 1914 - Pilote de l'escadrille MF 5 du 2eme trimestre 1914 au 26 janvier 1915 - Nommé Sergent, le 1er septembre 1914 - RGA de St-Cyr du 26 au 30 janvier 1915 - Pilote de l'escadrille MF 22 du 30 janvier 1915 au 2ème trimestre 1915 - Pilote de l'escadrille MF 98 T du 3ème trimestre 1915 au 6 janvier 1916 - Tué au combat, dans les environs de Gatala, dans les environs de Gallipoli (Dardanelles), le 6 janvier 1916 - Le MF 11 n° 942, que pilotait Lecompte, a été abattu par le Ltnt Buddecke qui pilotait un Fokker Eindecker.


Couleurs des avions

Escadrille MF 98 T

Maurice Farman MF XI n°458 - Ce type d’appareil est la dotation initiale de l’escadrille MF 98 T à son arrivée à Ténédos - Dessin David Méchin

Morane Parasol livré en renfort à l’escadrille MF 98 T, permettant la création d’une section de chasse - Une victoire aérienne sera remportée à la fin de l’année 1915 par le Sgt Charles Denti et le Sol Weishaupt, ne leur étant homologuée qu’un an plus tard. Dessin David Méchin

 

 

 

Couleurs des avions

Escadrille F 398

L’escadrille F 398 a également utilisé quelques Nieuport 10 déclassés pour des missions de reconnaissance - Ils restent en effet toujours plus rapides que les Farman - Dessin David Méchin.

Farman F 40 de l’escadrille F 398 à Salonique - Armé d’une mitrailleuse Hotchkiss, l’appareil porte une décoration personnelle - Dessin David Méchin.

Farman F 40 de l’escadrille F 398, portant les marques règlementaires de l’escadrille définies au début de l’année 1917 - Dessin David Méchin

Escadrille 524

Dorand AR 1 de l’escadrille 524 portant les marquages règlementaires - Les Dorand remplacent les Farman durant l’été 1917 et sont livrés en vol depuis Otrante, au Sud de l’Italie - Dessin David Méchin.

 

Tous mes remerciements à :

- M. David Méchin pour son étude de l'escadrille 98 T / F 398 / 524.
- M. Franck Roumy pour l'envoi des photos du drapeau de l'escadrille MF 98 T.
- M. Bernard Maurice pour l'envoi des photos prises par Joseph Pigassou.
- M. Norman Destexhe pour l'envoi des médailles de l'Adj Jules Lecompte.
- Mme Denise Martin pour la transmission des archives de Charles Denti, son père.
- M. Serge Rosenzweig
pour avoir servi d'intermédiaire avec Mme Denise Martin.
- M. JM Séname pour l'envoi des archives de Maurice Séname, son grand-père.
- M. Olivier Baillon pour l'envoi des archives de Gaston Vaubourgeix.

Bibliographie :

- Les escadrilles de l'aéronautique militaire française - Symbolique et histoire - 1912-1920 - Ouvrage collectif publié par le SHAA de Vincennes en 2003.
- L'Aviation Maritime Française Pendant La Grande Guerre par Morareau - Feuilloy - Courtinat - Le Roy - Rossignol publié par l'ARDHAN en 1999.
- L'aviation française 1914-1940, ses escadrilles, ses insignes - par le Commandant E Moreau-Bérillon - publié à compte d'auteur en 1970.
- The French Air Service War Chronology 1914-1918 par Frank W.Bailey et Christophe Cony publié par les éditions Grub Street en 2001.
- Album photos du Slt Marcel de St-André - Mis en ligne par les archives départementales de la Loire - Voir le lien
- Les Armées françaises dans la Grande Guerre publié à partir de 1922 par le Ministère de la Guerre.
- Site Internet "Les Insignes de l'Armée de l'Air" de Jean-Jacques Leclercq - Voir le lien
- Wings of Serbia par Boris Ciglic publié par les éditions Infinitas de Belgrade en 2009.
- Site Internet "Mémoires des hommes" du Ministère de la Défense - Voir le lien

 

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Escadrille 523 Escadrille 525

 

 

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