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Etude réalisée par David Méchin - Je lui adresse tous mes remerciements pour son aide efficace.

Symbolique

A partir de janvier 1917, l'escadrille F 399 adopte des signes distinctifs, comme toutes les unités de l'aéronautique militaire française, détachées auprès de l'armée serbe. Pour la 525, ils sont les suivants :

  • une barre blanche portant pointes sur chaque coté du fuselage.
  • des chevrons inversés, de couleur rouge, sur les ailes supérieure et inférieure.

Insignes de l'escadrille 525
peints sur les fuselages

Marques de reconnaissance adoptées par l'escadrille F 399 en janvier 1917.
Ils se répartissaient de la manière suivante :
- une bande blanche portant pointes sur chaque coté du fuselage.
- un "V" inversé rouge sur les ailes supérieure et inférieure.
Dessin Albin Denis d'après une notice conservée au SHD section Air de Vincennes et transmise par David Méchin.

Insignes personnels de l'escadrille F 399

Bientôt une planche d'insigne.

Insignes métalliques de l'escadrille 525

Pas d'insigne métallique connu.


Unités détentrices des traditions de l'escadrille 525


Les traditions de cette unité n'ont pas été reprises par une unité de l'aéronautique militaire française ou de l'armée de l'Air depuis sa cession à l'armée serbe.

Périodes d'occupation

Lieux de stationnements

Historique de l'escadrille 525

Première escadrille MF 99 S (Serbie)

L’escadrille MF 99 S doit sa naissance à la volonté du gouvernement français de secourir l’armée serbe, laquelle se défend courageusement et avec succès aux assauts de la puissante armée autrichienne depuis le tout début de la grande guerre (rappelons que celle-ci est précisément due à l’assassinat par de supposés agents serbes de l’archiduc Franz-Ferdinand à Sarajevo). L’aviation serbe étant réduite à sa plus simple expression, le gouvernement français ordonne l’envoi d’une escadrille, la MF 99 S (S pour Serbie) qui se rassemble à Bron en février 1915, dotée de 6 Maurice Farman MF 11. Son commandement est confié aux ordres du capitaine Roger Vitrat, militaire d’active passé dans l’aviation et déjà distingué pour ses missions de reconnaissance dans les escadrilles MF 25 et MF 21. Sous ses ordres il compte sept pilotes, les lieutenants Louis Paulhan, Robert Martinet, Jules de Lareinty-Tholozan ainsi que l’adjudant Marcel Thirouin et les sergents Alcide Peté, Léonce Selaquet, et Joseph Seret. Louis Paulhan est une célébrité de l’aviation (brevet de pilote n°10 en octobre 1909 !), connu du grand public depuis plusieurs années pour ses participations aux meetings et courses aériennes de la belle époque. L’escadrille comporte 4 officiers observateurs (les lieutenants Jean Dufaur De Rochefort, François Tulasne, Richard Mavet, et André Mortureux), ainsi qu’un docteur, le médecin aide-major Dominique Dumas qui ne sera pas de trop en raison de la situation sanitaire du pays (une terrible épidémie de typhus fait de nombreuses victimes). Des mécaniciens, personnels administratifs et conducteurs de véhicules complètent l’effectif – on note parmi ces simples soldats la présence du 2ème classe Maurice Arnoux, futur as aux 8 victoires tué au combat à bord de son Morane 406 en 1940.

Les 120 hommes composant l’escadrille embarquent ensuite à Marseille le 3 mars 1915 et atteignent après une escale à Malte et au Pirée, la ville de Salonique où aucune troupe française n’a pour l’instant débarquée. Les aviateurs français, déguisés en civil pour ménager la susceptibilité des grecs encore neutres, partent en train sans leurs avions pour la Serbie le 14 mars 1915 et arrivent à Belgrade le 16, rejoignant la mission militaire d’artilleurs navals français dirigée par le LV Picot présente sur place depuis 1914. Le commandant Vitrat installe ensuite tous ses hommes sur le terrain d’aviation de Banjica ("Banitza" selon l’orthographe utilisée dans les documents français) le 18 avril où les rejoignent leurs appareils.

Malgré un coup de vent qui détruit le Farman n° 196, l’escadrille est rapidement opérationnelle et les premiers vols de guerre ont lieu le 23 avril 1915 où trois Farman décollent : l’état major serbe demande une reconnaissance quotidienne de la ligne de front, constituée du Danube et son son affluent, la Sava. L’escadrille répartit la tâche entre trois appareils : Le capitaine de Rochefort, piloté par Martinet, observe la Syrmie, le capitaine Mortureux, piloté par l’adjudant-chef Thiroin repère la Bosnie tandis que le capitaine Paulhan conduit le capitaine Tulasne sur le Banat hongrois. Les reconnaissances aériennes sont très appréciées de l’état-major serbe, et deviennent vite la tâche quotidienne de l’escadrille quant le temps permet de voler. L’artillerie serbe n’ayant que peu d’obus à tirer, les missions de réglage seront des plus rarissimes. En revanche, le bombardement aérien sera tout de suite pratiqué sur les positions ennemies et notamment les canonnières fluviales autrichiennes ou quelquefois les aérodromes ennemis sur la rive nord du Danube.

A la demande des serbes qui souhaitent donner une couverture aérienne au port fluvial de Prahovo, deux Farman pilotés par Paulhan et Seret s’envolent le 8 mai pour cette localité en aval du Danube, où est déchargé le matériel provenant de Russie. Le détachement reviendra le 9 juin mais de nouveaux pilotes partiront plus tard pour la même tâche : le commandant Vitrat n’apprécie pas ce "grand écart" imposé à son escadrille et demande des renforts à Paris.

Jusqu’au mois de septembre 1915 la situation de l’escadrille reste inchangée et plusieurs escarmouches auront lieu contre des appareils autrichiens. Ainsi, le 26 avril 1915, un avion ennemi vient survoler la piste de Banjica et s’enfuit poursuivi sans succès par les Farman. Le 27 avril 1915, l’équipage de l’Adc Thirouin et caporal Janio effectue le premier combat aérien, sans succès de part et d’autre. Le 9 juin, le même Thirouin emmenant en mitrailleur le sergent-major Magnoni décolle sur alerte et peut intercepter un avion autrichien quand celui-ci revient d’un bombardement de l’état-major serbe de Kragujevac. La rencontre a lieu sur le Danube et l’autrichien est abattu près de Smederevo. Les archives autrichiennes reconnaissent une perte au même endroit, mais le 7 juillet 1915. Le 23 juillet 1915, l’aviation autrichienne bombarde Belgrade et les Farman français décollent sur alerte. Le MF 11 n°193 du Cne Paulhan et caporal Lestradet abat un avion autrichien à cette occasion, il tombe dans les marécages au nord de Belgrade, de l’autre côté du Danube, où il est détruit au sol par une bombe lancé du Farman. Les archives autrichiennes nous apprennent l’hospitalisation d’un observateur, l’Oberleutnant Milorad Tarabochia, victime d’un combat aérien le 23 juillet. On trouve également le journal d’un pilote autrichien, l‘Oberleutnant Schreiber, du Flik 15, indiquant avoir été descendu le 13 juillet alors qu’il volait comme observateur de l’Oberleutnant Béla von Losonzy von Losonz (blessé), le jour où Paulhan et Lestradet volent précisément et indiquent avoir tiré sur un autrichien. L’Oberleutnant Wilhelm Schreiber indique aussi dans ses mémoires avoir été descendu le 26 juin à Petrovaradin et le 7 juillet 1915 à Bavaniste : pour ce dernier jour, le journal de marche de la MF 99 S indique avoir lancé un de ses appareils pour une interception sans que l’on en connaisse l’équipage.

Le 20 août 1915, l’escadrille connait un incident diplomatique quand un Farman, piloté par l’Adj René Cornemont, part vers Prahovo mais se pose par erreur en Bulgarie où il est interné. Il sera libéré avec son mécanicien après tractations diplomatiques, ainsi que l’appareil finalement rendu aux aviateurs français, mais avec des couleurs bulgares car les aviateurs locaux comptaient bien se l’approprier. Les vols de reconnaissance montrent les concentrations de troupes allemandes venues en renfort des autrichiens au nord du Danube, tandis que la Bulgarie, officiellement neutre, mobilise ses troupes. La MF 99 S rapatrie son détachement de Prahovo et en installe un autre à Pozarevac le 22 septembre 1915 sous les ordres du commandant Robert Dangelzer (pilote de renfort) pour surveiller la partie Est du front, tandis que le restant de l’escadrille évacue Banjica le 24 septembre pour le terrain de Ralja, plus au sud et moins exposé.

L’artillerie allemande fait feu de toutes ses pièces et ses troupes franchissent le Danube tandis que la piste de Pozarevac subit un violent bombardement aérien. Le 7 octobre 1915, le détachement de l’escadrille replié à Ralja part pour Nish sous les ordres du capitaine Paulhan pour surveiller la Bulgarie. Comme celle-ci n’a pas déclaré la guerre à la France, les appareils du détachement sont tous décorés de cocardes serbes. Bloqués par le mauvais temps, ils ne pourront décoller que le 25 octobre, soit 10 jours après l’attaque bulgare, pour constater que celle-ci est un succès et que les troupes serbes refluent partout. Ils doivent alors évacuer la ville pour rejoindre le détachement de Ralja, qui s’est lui-même replié vers le sud bousculé par l’attaque allemande. La MF 99 S est réunie à Kraljevo le 30 octobre 1915, réduite à 8 appareils suite aux pertes survenues durant l’évacuation mais avec le renfort des derniers appareils en caisse montés par le parc de l’escadrille. La MF 99 S, qui a laissé ses hangars de toile derrière elle, va suivre le destin de l’armée serbe dans sa retraite, ralliant Raška le 2 novembre où les vols reprennent, puis Mitrovica le 9 novembre. Le 17 novembre 1915, alors que la neige recouvre toute la région, l’escadrille gagne son ultime base en Serbie, la ville de Prizren, où se trouve le dernier carré de l’armée serbe qui tente une attaque vers le sud pour rejoindre la ville de Salonique. Cette attaque ayant échoué, l’ordre est donné d’évacuer vers la côte albanaise. Les appareils, utilisant leurs dernières ressources en carburant, gagnent alors en vol la ville de Scutari (actuellement Shköder), ville albanaise occupée par l’armée alliée du Monténégro. Le Farman piloté par le capitaine Paulhan gagne pour sa part la ville de Valona (Vlorë) occupée par les troupes italiennes, emmenant avec lui un pilote malade, le Ltt Štefánik, réussissant ce qui est peut-être le premier vol d’évacuation sanitaire de l’histoire. Pour les mécaniciens et tout le personnel au sol, le voyage vers Scutari est particulièrement difficile car il s’effectue à pied sous un grand froid à travers des montagnes enneigées peuplées d’Albanais hostiles : une troupe aux pieds gelés, menée par le commandant Vitrat, rallie finalement Scutari le 3 décembre 1915, après 8 jours éprouvants. L’escadrille, réduite à 4 appareils, effectue quelques vols de liaison et d’évacuation de ses malades vers le port de Valona. Le 23 décembre, un hydravion autrichien lance quelques bombes sur Scutari et tue 2 membres de l’escadrille, les soldats Marius Lecaroux et Marcel Mettetal qui seront les seuls morts de l’escadrille durant toute la campagne. L’ordre d’évacuation parvient le soir de noël et le personnel gagne à pied le port de St Jean de Médua, d’où il est embarqué pour l’Italie puis gagne la France en train, où ses hommes passent le jour de l’an dans des hôpitaux de la région lyonnaise.

Deuxième escadrille MF 99

La MF 99 S, qui vient de connaître une des plus grandes odyssées de l’aviation française de la première guerre mondiale, est alors dissoute mais sera reconstituée le 9 juin 1916 en France sous les ordres du capitaine Perrin de Brichambaut, destinée à opérer avec l’aviation d’Orient. Rien de commun toutefois avec l’ancienne MF 99 S si ce n’est un de ses pilotes, l’Adj Peté, et un de ses observateurs, le capitaine Mavet, qui sont des vétérans de la première escadrille.

Très vite renumérotée F 399, la nouvelle escadrille dotée de Farman F 40 débarque à Mikra, au sud de Salonique, où se trouve le parc de l’aviation serbe en formation. Elle sera en effet rapidement mise à disposition de l’armée serbe : après avoir stationné à Salonique-Sedès le 25 juin 1916, elle gagne le terrain de Vertekop le 27 juillet 1916, suivant ainsi les troupes franco-serbes dans leur offensive dans les montagnes de Macédoine vers la ville de Monastir qui d’ailleurs bombardée par 16 appareils de l’aviation serbe, dont 5 de la MF 99, le 16 août 1916. Bougeant le 8 septembre 1916 à Ostrovo, la F 399 gagne la base de Vrbeni (actuellement Itea, en Grèce) le 23 novembre, peu de temps après la prise de la ville de Monastir par les serbes. Elle bouge ensuite à Boresnica en décembre 1916 puis reviendra à Vrbeni à une date indéterminée, où elle stationnera jusqu’à la fin de la guerre.

Au mois de janvier 1917, ses Farman revêtent les signes distinctifs définis pour les escadrilles de l’armée serbe : une bande blanche horizontale de fuselage, et un chevron rouge sur les ailes, auquel s’ajoutera officieusement une décoration de roues et une décoration personnelle portée à l’avant de la nacelle. L’escadrille dispose aussi de Nieuport d’escorte type 12 biplace et 21 monoplaces. Elle ne connaîtra qu’une perte en combat aérien en 1917 – un observateur ayant succombé à ses blessures, et un Farman abattu par la DCA le 30 juillet 1917. L’histoire de ce Farman sera publiée dans la revue "La guerre aérienne illustrée" : il était piloté par le chef d’escadrille, le capitaine Perrin de Brichambaut, emmenant comme observateur le sergent Perrin de Brichambaut, son propre frère, qu’il avait d’ailleurs fait mettre aux arrêts car celui-ci était venu en retard pour le décollage de la mission ! L’équipage atterrit dans les marécages et s’en sort indemne, malgré la menace du feu de l’ennemi. Le 21 août, le commandement passe au capitaine Georges Lecoq et peu de choses se passent dans ce secteur du front où troupes serbes et bulgares sont figées dans les montagnes. L’escadrille devient la 2ème escadrille serbe le 17 janvier 1918 mais, contrairement à l’escadrille 521, elle ne connaîtra jamais un effectif 100 % serbe. Commandée par le Ltt Paul Estienne le 7 août 1918, elle connait sa dernière perte au combat quatre jours plus tard quand un de ses Nieuport d’escorte piloté par le caporal Daniel Poirier est abattu en combat aérien, descendu par l’as allemand Gerard Fieseler. Participant à l’offensive finale de septembre, l’escadrille passe ensuite sous le commandement de l’armée serbe.

 

Carte des zones d'opérations des escadrilles
MF 99 S - MF 99 - F 399 - Escadrille 525

Carte des opérations de l'escadrille MF 99 S.
Carte David Méchin.

Carte des opérations des escadrilles MF 99 - F 399 - Escadrille 525.
Carte David Méchin.

 

Commandants des escadrilles

Types d'avions utilisés

Numéros des avions connus

Rattachements de l'escadrille

Pertes : Morts / disparus / blessés au combat
Morts / blessés par accident


 

Les hommes

Cne Pierre Lucien Perrin de Brichambaut - Né le 18 avril 1889 à Nancy (Meurthe-et-Moselle) - Fils de Georges Henri Perrin de Brichambaut et de Anne-Marie Baudot - Profession avant guerre Etudiant en médecine à la faculté de Nancy - Classe 1909 - Recrutement de Toul sous le matricule n° 1305 - Deux ans de sursis en raison de ses études de médecine - Brevet de pilote civil n° 861 délivré par l'Aéroclub de France, le 3 mai 1912 - Entré en service actif dans l'aéronautique militaire, le 10 novembre 1912 - Il a alors le grade de Médecin Auxiliaire - Affecté à la compagnie d'aviation de Satory du 10 novembre 1912 à février 1913 - Elève pilote puis chef pilote, adjoint au centre d'aviation de Buc de février au 10 novembre 1913 - Brevet de pilote militaire n° 329 obtenu au centre d'aviation de Buc, le 1er août 1913 - Insigne de pilote militaire (macaron) n° 865 - Pilote de l'escadrille MF 8 / F 8 du 24 décembre 1913 au 10 mai 1916 - Une blessure légère en avion, le 8 août 1914 - Nommé Sous-lieutenant, le 3 septembre 1914 mais nomination non ratifiée - Blessé au cours d'un accident d'avion dans la région d'Amiens, le 14 octobre 1914 - Souffre d'une hanche subluxée, décollements musculaire et contusion violente à la mâchoire - Citation n° 179 à l'ordre de la 2ème armée, en date du 2 novembre 1914 - Médaille Militaire et citation n° 463 à l'ordre de l'armée, le 10 décembre 1914 - Démissionnaire du service de santé et passé sur sa demande à l'arme de l'infanterie (décision n° 6968 du 21 janvier 1915) - Soldat de 2ème classe, le 21 janvier 1915 - Nommé Caporal, le 25 janvier 1915 - Nommé Sergent, le 26 janvier 1915 - Nommé Adjudant, le 27 janvier 1915 - Nommé Sous-lieutenant à titre temporaire, le 22 février 1915 - Une blessure légère en avion, le 1er mai 1915 - Une blessure légère en avion, le 13 juin 1915 - Chevalier de la Légion d'Honneur et citation n° 1082 à l'ordre de l'armée, le 2 juillet 1915 - Blessé au cours d'un accident d'avion dans les environs d'Estrées-St-Denis, le 29 juillet 1915 - Souffre d'une commotion cérébrale, perte de la mémoire, contusions diverses, félure du crâne, fracture de l'os du nez - Une blessure légère en avion, le 5 janvier 1916 - Citation n° 116 à l'ordre du XIème corps d'armée, en date du 23 janvier 1916 - Une blessure légère en avion, le 5 février 1916 - Blessé au combat, par éclat d'obus à la cuisse gauche, dans les environs de Tahure, le 22 février 1916 - Blessé au combat, par balle de mitrailleuse à la jambe droite, dans la région d'Auberive, le 9 mars 1916 - Affecté à l'aéronautique de l'armée serbe - Commandant de l'escadrille MF 99 / F 399 / F 525 du 1 mai 1916 au 21 août 1917 - Nommé Lieutenant à titre définitif, le XX juin 1916 - Citation n° 1814 à l'ordre de la 3ème armée serbe, en date du 10 août 1916 - Blessé au combat, par éclat de balle explosive au poignet gauche, dans la région de Bosista (3ème armée serbe), le 12 février 1917 - Citation n° 8245 à l'ordre de la 3ème armée, en date du 19 février 1917 - Citation n° 22 à l'ordre de l'armée d'Orient, en date du 1er mars 1917 - Nommé Capitaine à titre temporaire, le 18 juin 1917 - Une blessure légère en avion, le 30 juillet 1917 - Décoré de l'Aigle Blanc de 4ème classe de Serbie et citation à l'ordre de la 1ère armée serbe, en date du 4 août 1917 - Blessé au combat, suite à l'explosion d'un projectile (bombe) qui a provoqué la chute de l'avion, dans la région de la Cernan, le 21 août 1917 - A été victime d'un éclat d'obus dans le crâne, d'une lésion de la machoire, de contusions multiples et d'une perte de connaissance - Evacué sur la France pour suites de blessure et paludisme, le 9 septembre 1917 - Citation n° 46 à l'ordre de l'armée d'Orient, en date du 15 septembre 1917 - Décoré de l'ordre Danilo du Monténégro de 4ème classe, le 4 décembre 1917 - Décoré de l'ordre de Sainte Anne de Russie de 2ème classe, le 31 décembre 1917 - Nommé Adjoint technique au commandement de l'aéronautique des armées alliées en Orient du 5 janvier au 12 mars 1918 - Citation à l'ordre de la 1ère armée serbe, en date du 7 mars 1918 - Commandant des bases d'aviation française d'Otrante et Gallipoli du 12 mars au 4 juillet 1918 - Décoré de l'ordre de St-Stanilas de 2ème classe, le 23 mars 1918 - Nommé Capitaine de réserve à titre définitif, le 28 juin 1918 - Commandant du secteur aéronautique du Vardar (front d'Orient) du 5 juillet au 21 octobre 1918 - Désigné pour mission d'organisation du commandement de l'aéronautique de Salonique du 21 au 30 octobre 1918 - Commandant de l'aéronautique de l'armée du Danube du 30 octobre 1918 au 1er mars 1919 - Citation n° 95 à l'ordre de l'armée d'Orient, en date du 2 novembre 1918 - Chevalier de l'Etoile de Roumanie, le 12 décembre 1918 - Du 2 août 1914 au 21 novembre 1918 : 340 reconnaissances, prises de photos, surveillance de secteur - 220 réglages et contrôles de tir - 110 bombardements - 105 vols de chasse, croisières, patrouilles, escortes, mitraillages - 75 combats et attaques d'avions ou ballons ennemis - 1542 heures de vol au 21 novembre 1918 - 12 blessures dont 6 graves - 2 évacuations par malade - Ses avions ont été touchés à 500 reprises par 800 éclats d'obus ou balles de schrapnell et 250 par balles d'infanterie ou d'avion - Croix de Guerre grecque de 3ème classe, en date du 13 janvier 1919 - En permission du 5 mars au 23 avril 1919 - Adjoint au directeur du Service des fabrications de l'aviation du 24 avril au 30 novembre 1919 - Décoré de la Distinguisted Flying Cross, le 9 mai 1919 - Pendant sa période SFA, 18 jours de traitement à l'hôpital Pasteur (Paludisme) avec un mois et 1/2 de convalescence - Officier de la Légion d'Honneur, en date du 6 juillet 1919 - Military Cross britannique, le 27 octobre 1919 - Marié avec Yvonne Hersent à Paris 17ème, le 6 octobre 1919 - Deux ans de congé sans solde à comppter du 1er décembre 1919 - Affecté au 4ème régiment d'aviation d'observation, le 26 février 1920 - Nommé Commandant de réserve - Commandeur de la Légion d'Honneur, le 28 juin 1935 - En 1935, totalise 1500 heures de vol de guerre et 107 heures de vol normales - Nommé Lieutenant-colonel de réserve - Affecté, dans la réserve, au bataillon de l'Air n° 217 - Grand officier de la Légion d'Honneur, le 30 mars 1963 - Décédé au 23, rue d'Anjou à Paris 8ème (75), le 23 décembre 1967 - Pierre Perrin de Brichambaut repose dans le cimetière communal de Gouvieux (Oise) - Photo La Guerre Aerienne Illustrée - Sources : Pam - Acte de décès - LO - Etat des services - Liste des brevets militaires - FM Meurthe-et-Moselle non reconstituée - JORF - Dernière mise à jour : 17 janvier 2015.

* Citation n° 179 à l'ordre de la 2ème armée, en date du 2 novembre 1914 : "Blessé dans un accident d'aéroplane, a refusé de se laisser évacuer, a commencé à piloter avant même d'être rétabli. A fait, depuis le début de la campagne, plus de 140 heures de vol au cours desquelles son avion a été atteint à plusieurs reprises par le feu de l'ennemi."

* Médaille Militaire et citation n° 463 à l'ordre de l'armée, en date du 10 décembre 1914 : "A depuis le début de la campagne, fait preuve d'une bravoure, d'une audace et d'une habileté au-dessus de tous éloges. A fait plus de 100 reconnaissances, réglages de tir, lancements de projectiles, et souvent dans des circonstances très dangeureuses. A eu son avion atteint de nombreuses fois par des projectiles ennemis, a été légèrement blessé d'un éclat d'obus à la tête, et à la jambe dans un accident d'avion. Continue à donner chaque jour le plus bel exemple de courage."

* Chevalier de la Légion d'Honneur, Croix de Guerre avec palme et citation n° 1082 à l'ordre de l'armée, le 2 juillet 1915 : "Pilote absolument hors de pair, tant par ses qualités professionnelles que par son entrain et l'audace, avec lesquels il exécute les missions qui lui sont confiées, n'hésitant jamais à s'exposer aux plus grands dangers pour rapporter des renseignements plus précis, mieux assurer des réglages de tir, ou mieux réussir un bombardement. A rendu à l'escadrille MF 8 et au corps d'armée des services tout à fait exceptionnels."

* Citation n° 116 à l'ordre du XIème corps d'armée, en date du 23 janvier 1916 : "A l'escadrille depuis le début de la campagne, n'a cessé de se prodiguer sans compter et fait preuve en toutes circonstances d'un courage au-dessus de tout éloge dans les missions les plus périlleuses qu'il est le premier à rechercher ."

* Le Chef de Bataillon R. Vitrat, commandant l'aéronautique de l'armée Serbe cite à l'ordre de la 3ème armée serbe (ordre n° 1814), l'escadrille 399, en date du 10 août 1916 : "L'escadrille de la 3ème armée, sous le commandement courageux du Lieutenant Perrin, durant ces derniers jours, a rendu des services inappréciables à notre armée. Tous les hommes, les pilotes et les observateurs ont été merveilleux d'audace, toujours prêts, même dans les conditions les plus dévavorables, les aviateurs de cette escadrille ont fait des reconnaissances et des réglages de tir, ils ont à plusieurs reprises combattu et chassé les avions ennemis et pris la maîtrise de l'air sur le front de la 3ème armée. Ils ont bombardé avec beaucoup de succès la gare de Banitza." Pour ce travail plein d'audace, d'initiative et d'esprit de sacrifice, je félicité chaudement le Lieutenant Perrin et ses aviateurs.

* Le Général Vasitch, commandant de la 3ème armée serbe, cite à l'ordre de la 3ème armée (ordre n° 8245), le Ltt Perrin de Brichambaut, commandant de l'escadrille 399 ainsi que tout son personnel, en date du 19 février 1917 : "Pour le courage, l'audace et l'habileté dont ils ont toujours fait preuve, au cours de leurs reconnaissances, par les renseignements donnés sur les troupes ennemies, pendant les réglages de tir de notre artillerie, au cours des bombardements fréquents et efficaces sur l'arrière de l'ennemi et sur leurs troupes en retraite. Durant les combats de notre armée à Gornicevo, Kaimaktchalan, Starkow-Grob, Trhucké, Grunista, cette escadrille a rendu des services exceptionnels en apportant son concours efficace aux résultats remarquables obtenus par le feu de notre artillerie et l'effort de toutes les unités de l'armée. Pour le travail plein de courage, d'initiative et de dévouement de cette escadrille, je cite à l'ordre du jour, le Lieutenant commandant, Mr Perrin, ainsi que tout son personnel. Je les remercie cordialement pour leurs services pleins d'abnégation personnelle."

* Citation n° 22 à l'ordre de l'armée d'Orient, en date du 1er mars 1917 : "Pilote hors de pair, plus de 1000 heures de vol, quatre blessures. Commande avec un entrain remarquable une escadrille affectée à une armée serbe. Vient d'être de nouveau blessé en survolant à faible altitude les tranchées ennemies après avoir livré combat, quoique seul, à un avion ennemi rapide et bien armée."

* Le Général B. Yovanovitch, commandant par intérim la 1ère armée cite à l'ordre de la 1ère armée serbe (ordre n° 15.109), le Cne Pierre Lucien Perrin de Brichambaut, commandant de l'escadrille F 525, qui donne un exemple pour sa belle conduite, cinq fois blessé, plusieurs fois cité et décoré, en date du 4 août 1917 : "Le 30 juillet dernier, est descendu très bas pour l'exécution d'une mission photographique au-dessus des positions ennemies. Son appareil a été pris dans une violente fisillade de la part de l'infanterie ennemie et s'est abattu en flammes. Grâce à son très grand sang-froid et grâce à sa virtuosité de pilote, a réussi à rentrer et à atterrir immédiatement derrière nos tranchées de première ligne, bien que le terrain y fut raviné et rocheux. malgré le feu d'artillerie violent dirigé sur l'endroit où il avait atterri, le capitaine Perrin, ne tenant pas compte du danger provoqué par les explosions des obus ennemis, a aidé son mitrailleur à emporter la mitrailleuses et l'appareil photographique."

* Citation n° 46 à l'ordre de l'armée d'Orient, en date du 15 septembre 1917 : "Chef d'escadrille admirable, d'une bravoure superbe, s'impose à tous par ses qualités incomparables d'audace et par son complet mépris du danger. Le 30 juillet, a été abattu par les feux d'infanterie, le 21 août en rentrant d'un bombardement, a soutenu une lutte inégale contre deux avions ennemis, obligé d'atterrir, a été blessé d'un éclat d'obus à la joue."

* Le Maréchal, commandant l'armée serbe, cite à l'ordre de la 1ère armée serbe (ordre n° 27.705), le Cne Pierre Perrin de Brichambaut, précédemment commandant de l'escadrille 525, en date du 7 mars 1918 : "Le 8/21 août 1917, au retour d'un bombardement, au cours duquel il avait eu à combattre un avion ennemi, a eu un grave accident proviqué par l'éclatement d'une bombe qui ne pouvait pas se déclencher de l'avion. A dû être transporté évanoui. Le Cne Perrin, qui, du reste a déjà été cinq fois blessé, a donné jusqu'à présent de nombreuses preuves d'énergie, de courage et habileté comme aviateur et pilote. A cette occasion, a démontré une fois de plus la réputation exemplaire dont il jouit comme militaire."

* Citation n° 95 à l'ordre de l'armée d'Orient du Cne Pierre Lucien Perrin de Brichambaut, commandant le secteur aéronautique du Vardar, en date du 2 novembre 1918 : "En toutes circonstances, a donné l'exemple de la plus grande bravoure et d'un complet mépris du danger, en particulier, le 18 septembre 1918 volant à moins de 100 mètres d'altitude, a devancé nos vagues d'assaut et mitraillé l'ennemi soulevant l'enthousiasme de notre infanterie, les jours suivants au cours de la poursuite de l'armée bulgare, a jeté à plusieurs reprises, par son tir, le désordre dans les colonnes ennemies en retraite."

Les hommes

Officiers pilotes de l'escadrille MF 99 S - Au premier plan et de gauche à droite : Cne de Rochefort - Cdt Vitrat - Ltt Martinet - Au second plan et de gauche à droite : Cne Tuslane - Cne de Lareinty-Tholozon - Cne Richard Mavet - Docteur Dumas - Cne André Mortureux - Cne Paulhan - Photo d'origine prise par André Mortureux, copie conservée au Musée de l'air de Belgrade, transmise par Boris Ciglic via David Méchin Qu'ils reçoivent tous deux mes remerciements appuyés.

Sous-officiers pilotes de l'escadrille MF 99S
Au premier plan, de gauche à droite : Adj Marcel Thirouin - Adj Pierre Bastide - Au second plan, de gauche à droite : Adj Joseph Séret - MdL René Cornemont - Adj Roger Ponsard (obs) - Sgt Léonce Sélaquet - Photo d'origine prise par André Mortureux, copie conservée au Musée de l'air de Belgrade, transmise par Boris Ciglic via David Méchin qu'ils reçoivent tous deux mes remerciements appuyés.

Cne Roger Vitrat - Né le 19 février 1885 à Libourne - Fils de François Barthélémy Vitrat et de Marguerite Masson - Domiciliés 7 rue de Noailles à Versailles - Engagé au 123ème régiment d'infanterie, le 3 mars 1903 - Nommé Sergent, le 18 septembre 1904 - Admis comme élève officier à l'école de St-Maixent, le 5 avril 1907 - Affecté au 9ème régiment d'infanterie, le 1er avril 1908 - Nommé Sous-Lieutenant, le 1er avril 1908 - Nommé Lieutenant, le 1er avril 1910 - Affecté au 144ème RI, le 10 juin 1911 - Placé en hors cadre au titre de l'aéronautique, le 24 septembre 1912 - Passé à l'aviation comme élève pilote, le 11 juin 1911 - Brevet de pilote militaire n° 96 obtenu à l'école d'aviation de St-Cyr, le 27 mars 1912 - Pilote de l'escadrille MF 25 du 1er au 30 septembre 1914 - Pilote de l'escadrille MF 22 du 30 septembre 1914 au 31 janvier 1915 - Chevalier de la Légion d'Honneur, le 3 décembre 1914 - Affecté à la mission française en Serbie du 31 janvier 1915 au 11 octobre 1917 - Commandant de l'escadrille MF 99 de Serbie du 2 mars 1915 au XX juin 1916 - Nommé Capitaine à titre temporaire, le 4 février 1915 - Nommé Capitaine à titre définitif, le 22 mars 1915 - Croix de Guerre et une citation à l'ordre de l'armée en juin 1915 - Une citation à l'ordre de l'armée en octobre 1915 - Nommé Chef de Bataillon (Cdt) à titre temporaire, le 16 mai 1916 - Affecté à l'aéronautique de la 6ème armée à compter du 1er novembre 1917 - Stage de tir de 8 jours à l'école du tir aérien de Cazaux à compter du 19 décembre 1917 - Commandant le service aéronautique du 30ème corps d'armée à compter du 13 janvier 1918 - Chef de bataillon du 31ème régiment d'aviation - Officier de la Légion d'Honneur, le 5 janvier 1931 - Carte postale d'époque

Cne Richard Louis Mavet - Né le 10 mai 1890 à Angoulème - Fils d'Adolphe Mavet et de Marthe Lerouseau de Rosencoat - Détaché du 5ème régiment de Hussards de Châteauroux - Observateur de l'escadrille MF 99 S du 2 mars au 25 décembre 1915 - Stage à l'école du tir aérien de Cazaux du 1er mars au 12 avril 1916 - Chevalier de la Légion d'Honneur, le 30 juillet 1915 - Ecole d'aviation militaire de Chartres à partir du 1er mai 1916 - Observtaeur de l'escadrille 525 du 9 juin 1916 au 15 janvier 1918 - Croix de Guerre - Une citation à l'ordre de l'armée - Une citation à l'ordre du régiment en octobre 1914 .

* Citation à l'ordre de l'armée : "A exécuté de nombreuses reconnaissances en territoire ennemi avec plein succès; a participé à des bombardements aériens et a fait preuve, en toutes circonstances, de brillantes qualités militaires."

Cne André Mortureux - Observateur d'artillerie de l'escadrille MF 99 S - Chevalier de la Légion d'Honneur - 2 citations à l'ordre de l'armée.

* Citation à l'ordre de l'armée : "Au cours d'un bombardement aérien exécuté de nuit, a fait preuve du plus grand sang-froid en quittant, à 1600 mètres d'altitude, le fuselage de l'appareil pour aller dégager une bombe armée dont l'empennage s'était accroché aux fils du train d'atterrissage. A rendu les plus grands services en reconnaissant et photographiant le frond adverse sous le feu de l'artillerie ennemie et en participant à des grandes reconnaissances où il a fait preuve du plus grand sang-froid."

Sgt Georges Jules Claude Perrin de Brichambaut - Né le 16 juin 1887 à Nancy (54) - Fils de Georges Henri Perrin de Brichambaut et d'Anne-Marie Baudot - Classe 1907 - Recrutement de XXX sous le matricule n° 12.516 - Appelé au 4ème bataillon de chasseurs à pied en octobre 1908 - Nommé Sergent, le 26 septembre 1909 - Profession avant guerre Industriel et ingénieur agronome - Maire d'Art-sur-Meurthe - Domicilié au Château d'Art-sur-Meurthe - Marié avec Aline Henriette Maria Esders, le 30 novembre 1913 - Rappelé à l'activité au 4ème bataillon de chasseurs à pied, le 2 août 1914 - Au cours d'un combat d'avant garde du 4ème régiment de chasseurs à pied, où il est sous-officier de réserve, il livra combat à une douzaine de Uhlans, jeté à terre et visé par un officier. Comme il se débattit, la balle dévia et le toucha à l'épaule. Les Allemands le crurent mort et partirent. Le blessé saisit son revolver et fit feu plusieurs fois sur ses assaillants en abattant deux. Les autres ne demandèrent pas leur reste. Malgré sa blessure, il s'empara des casques de ses adversaires et pu rentrer au camp - Evacué, il a été hospitalisé à l'hôpital militaire de Nancy - Croix de Guerre et citation à l'ordre du corps d'armée, le 22 décembre 1915 - Passé à l'aéronautique militaire comme divers, le 21 juin 1916 - Affecté au Parc n° 5 - Affecté au Parc n° 4 - Canonnier de l'escadrille V 397 (future escadrille 469) du CRP du 13 juillet 1916 au 23 février 1917 - Stage de tir à l'école du tir aérien de Cazaux - Breveté canonnier à l'école de tir aérien de Cazaux, le 29 octobre 1916 - Canonnier du GDE du 23 février 1917 au XXX - Canonnier de l'escadrille 525 du 11 mars 1917 au XXX - Affecté à l'école de tir aérien de Cazaux - Chevalier de la Légion d'Honneur, en date du 6 juillet 1919 - Décédé au 11bis, rue Vernet à Paris (75), le 13 septembre 1937 - Inhumé en la chapelle des Orphelins d'Auteuil au Vésinet (Yvelines) - Sources : Pam - CCC escadrille 469 - JORF - Dernière mise à jour : 17 janvier 2015.

* Citation à l'ordre de l'armée : "A, depuis le début de la campagne, fait preuve d'une bravoure, d'une audace et d'une habileté au-dessus de tous éloges. A fait plus de 100 reconnaissances, réglages de tirs, lancements de projectiles, et souvent dans des circonstances très dangereuses. A eu son avion atteint de nombreuses fois par des projectiles ennemis, a été légèrement blessé d'un éclat d'obus à la tête et à la jambe dans un accident d'avion. Continue à donner chaque jour le plus bel exemple de courage."

Sol Henry Kéraudy - Né le 27 mai 1896 à Paris 15ème (75) - Classe 1916 - Recrutement du 3ème bureau de la Seine sous le matricule n° 6010 - Envoyé en Orient en 1917 - Rapatrié d'Orient suite à état paludique - Décédé des suites d'une crise d'urémie à l'hôpital Dominique Labrey de Versailles, le 30 juin 1919 - Photo Henry Kéraudy transmise par Jean-Paul Huet, son arrière petit-neveu que je remercie pour son aide.

 

Photos des escadrilles F 399 et 525

Cne Louis Paulhan (pilote) et soldat Lestradet (mécanicien - mitrailleur) posent à bord du MF 11 n° 193 de l'escadrille MF 99 S - Cet avion fait partie de la dotation initiale de l'escadrille - Photo collection André Mortureux transmise par David Méchin que je remercie pour son aide

Farman F 40 de l'escadrille 525 - L'avion porte la large bande blanche distinctive des escadrilles F 399 / 525 et la spirale rouge sur fond blanc sur les flasques de roues - Photo collection Laurent Winer que je remercie pour son aide.

Le 21 août 1917, le Farman 40 de Pierre et Georges Perrin de Brichambault s'écrase lors d'un accident d'atterrissage. Les deux hommes sont blessés. L'avion porte une étoile bleue bordée de blanc ou de jaune adoptée par les frères Perrin de Brichambault. Voir les profils associés. Photo La Guerre Aérienne Illustrée.

Le même avion photographié depuis un autre angle - Vue du Farman F 40 des deux frères Perrin de Brichambault écrasé dans un champ cultivé, le 21 août 1917. Les deux hommes ont été blessés - Photo collection Laurent Winer que je remercie pour l'aide apportée.

Vue aérienne montrant le Farman F 40 des Frères Perrin de Brichambault - Photo La Guerre Aérienne Illustrée

Nieuport 21 n° 2369 de l'escadrille 525 en 1918 - Le large "13" rouge cerclé identifie probablement un pilote affecté précédemment à l'escadrille C 13 / SOP 13 - Donnée à confirmer - Photo collection Laurent Winer que je remercie pour l'aide apportée.

Nieuport 23 n° 3704 de l'escadrille 525 en 1918 - Cet avion ne reprend pas les marques d'identification de l'escadrille - Photo collection Laurent Winer que je remercie pour l'aide apportée.

Nieuport 12 de l'escadrille 525 en 1917. Cette photo est très intéressante car elle détaille la totalité des marques distinctifs de la 525 : une large bande blanche de fuselage et le "V" inversé rouge de l'aile supérieure. Ajoutez à cela le même "V" inversé peint sous l'aile inférieure. Photo collection Laurent Winer que je remercie pour l'aide apportée.

Photos de l'escadrille MF 99 S

Visite du régent Alexandre de Serbie à l'escadrille MF 99 S stationnée à Scutari, en décembre 1915 - Le MF 11 n° 515 a été perçu par l'escadrille en juin 1915 - Photo collection André Mortureux transmise par David Méchin que je remercie pour son aide.

Les MF 11 de l'escadrille MF 99 S photographiés sous la neige à Prizen - Photo collection André Mortureux transmise par David Méchin que je remercie pour son aide.

En fin novembre 1915, le Cdt Vitrat mène une colonne, composées d'officiers dont le Cne André Mortureux, des mécaniciens et de tout le personnel au sol, vers Scutari dans des conditions particulièrement difficiles. Partis à pied, rencontrant un froid intense lors de la traversée des montagnes enneigées peuplées d'Albanais hostiles, ils arrivent le 3 décembre, après 8 jours d'une marche éprouvante. Photo collection André Mortureux transmise par David Méchin que je remercie pour son aide.

Photo du terrain de Verbeni occupé par les escadrilles 387 (future 523) et 399 (future 525) - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Photo Georges Viallet transmise par Jean Vaissade, son petit neveu, que je remercie pour son aide.

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Autre photo du terrain de Verbeni occupé par les escadrilles 387 (future 523) et 399 (future 525) - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Photo Georges Viallet transmise par Jean Vaissade, son petit neveu, que je remercie pour son aide.

Les pilotes se font la main avec un canon de 37 mm installé sur le terrain pour contrer un éventuel raid de Zeppelin. Photo La Guerre Aérienne Illustrée.

Soldats du 3ème groupe d'aviation de Lyon-Bron en instance de départ pour le front d'Orient en 1917 - Le Soldat Henry Kéraudy est marqué d'une flèche - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Photo Henry Kéraudy transmise par Jean-Paul Huet, son arrière petit-neveu que je remercie pour son aide.

Dorand AR 1 de l'escadrille 525 basé à Verbeni (Grèce) en 1918 - Le Soldat Henry Kéraudy s'est fait photographier dans le poste du mitrailleur doté d'un jumelage de deux mitrailleuses Lewis - Les carnets de comptabilité en campagne de cette escadrille ayant été détruits, nous n'avons pas été capable de retrouver la fonction de ce soldat au sein de l'unité - La bande blanche d'identification de la 525 est clairement visible - Cette bande était associée à un "V" inversé rouge peint sur l'iale supérieure - Le coq est l'insigne personnel du pilote - Photo Henry Kéraudy transmise par Jean-Paul Huet, son arrière petit-neveu que je remercie pour son aide.

Breguet XIV A2 n° 902 de l'escadrille 525 sur le terrain de Verbeni en 1918 - L'escadrille 525 a perçu 5 exemplaires de ce type à partir de septembre 1918 - Photo collection Richard Tupin que je remercie pour son aide.

 

Couleurs des avions

Maurice Farman MF 11 n°193, de l'équipage Cne Louis Paulhan (pilote) et le Cne Jean Dufaur de Rochefort (obs) de l'escadrille MF 99 S. Dessin David Méchin

Farman F 40 de l'escadrille 525 - Tous les avions de ce type portaient un insigne personnel et des flasques de roues une large spirale rouge sur fond blanc - Celui-ci portait une représentation simplifiée des armes de la royauté de Serbie telle que l'on la trouvera sur les médailles commémoratives d'après guerre - Il était utilisé par le Ltt Miodrag Tomitch, pilote serbe. Ce pilote était détenteur du brevet de pilote militaire n° 4792 en date du 17 octobre 1916 - Dessin David Méchin.

Farman F 40 de l'escadrille 525 - Tous les avions de ce type portaient un insigne personnel et des flasques de roues une large spirale rouge sur fond blanc - Celui-ci portait une croix de Lorraine blanche - Dessin David Méchin.

Farman F 40 de l'escadrille 525 - Tous les avions de ce type portaient un insigne personnel et des flasques de roues une large spirale rouge sur fond blanc - Celui-ci portait un cor de chasse orné du chiffre "1" certainement pour marquer l'appartenance du pilote au 1er régiment de chasseur à cheval - Dessin David Méchin.

Couleurs des avions

Maurice Farman MF 11 n° 452, doté d'un train d'atterrissage renforcé anti-retournement. Il était employé par le Cne François Tulasne (obs) - Dessin David Méchin.

Farman F 40 utilisé par les frères Perrin de Brichambault à l'escadrille 525 - Tous les avions de ce type portaient un insigne personnel et des flasques de roues une large spirale rouge sur fond blanc - Celui-ci portait une étoile claire - Dessin David Méchin.

Farman F 40 de l'escadrille 525 - Tous les avions de ce type portaient un insigne personnel et des flasques de roues une large spirale rouge sur fond blanc - Celui-ci portait un large fer à cheval - Dessin David Méchin.

Nieuport 21 n° 2369 de l'escadrille 525 - Le large "13" rouge cerclé identifie probablement un pilote affecté précédemment à l'escadrille C 13 / SOP 13 - Donnée à confirmer - Dessin David Méchin

 

Tous mes remerciements à :

- M. David Méchin pour son étude de l'escadrille 525.
- M. Boris Ciglic pour la transmission des photos de groupe des pilotes de la MF 99 S, via Musée de l'air de Belgrade.
- Famille de Mortureux pour les photos prises par le Ltt André Mortureux, observateur de l'escadrille MF 99S.
- M. Laurent Winer pour l'envoi des photos de l'escadrille 525.
- M. Richard Tupin pour l'envoi de la photo du Breguet XIV A2 de l'escadrille 525.
- M. Jean Vaissade pour l'envoi des archives de Georges Viallet, son grand oncle.
- M. Jean-Paul Huet pour l'envoi des photos d'Henry Kéraudy, son arrière grand-oncle.

Bibliographie :

- Wings of Serbia par Boris Ciglic publié par les éditions Infinitas de Belgrade en 2009.
- Des coups de feu dans les Balkans
par David Méchin - Le Fana de l’Aviation n° 465 en 2008.
- Les escadrilles de l'aéronautique militaire française - Symbolique et histoire - 1912-1920
- Ouvrage collectif publié par le SHAA de Vincennes en 2003.
- L'Aviation Maritime Française Pendant La Grande Guerre par Morareau - Feuilloy - Courtinat - Le Roy - Rossignol publié par l'ARDHAN en 1999.
- L'aviation française 1914-1940, ses escadrilles, ses insignes - par le Commandant E Moreau-Bérillon - publié à compte d'auteur en 1970.
- The French Air Service War Chronology 1914-1918 par Frank W.Bailey et Christophe Cony publié par les éditions Grub Street en 2001.
- Les Armées françaises dans la Grande Guerre publié à partir de 1922 par le Ministère de la Guerre.
- Site Internet "Mémoires des hommes" du Ministère de la défense - Voir le lien
- Site Internet "Les Insignes de l'Armée de l'Air" de Jean-Jacques Leclercq - Voir le lien

 

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escadrille 524 Escadrille 531

 

 

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