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Etude réalisée par David Méchin - Je lui adresse tous mes remerciements pour son aide..

Insignes de l'escadrille 532
peints sur les fuselages

Insignes métalliques de l'escadrille 532
et des unités détentrices de ses traditions

Pas d'insigne métallique connu pour cette unité.

 

Unités détentrices des traditions de l'escadrille 532

Les traditions de l'escadrille 532 n'ont pas été reprises depuis son passage sous contrôle de l'armée grecque.

Symbolique

L’insigne de l’escadrille était un aigle bicéphale bleu. On ne sait pas s’il a été porté sur ses appareils. En revanche, des documents écrits attestent que les Dorand AR 1 et Nieuport de l’escadrille reçus à sa création ont bien été recouverts des cocardes grecques bleu-blanc-bleu, recouvrant les couleurs françaises.

Historique de l'escadrille 532

L’escadrille 532, ou 1ère escadrille hellénique, est créée fin 1917 pour être la première composant aérienne de l’armée grecque unifiée qui va entrer en guerre aux côtés de l’Entente. On organise alors une escadrille de corps d’armée, équipée d’avions d’observation Dorand AR 1 et comportant quelques chasseurs Nieuport d’escorte. Placée sous le commandement du capitaine Henri Cottaz, l’escadrille est déclarée opérationnelle le 20 décembre 1917 et s’installe sur le terrain de Gorgop qu’elle ne quittera pas pendant le conflit. On y affecte tous les pilotes grecs brevetés qu’il a été possible de trouver dans les rangs de l’armée française; ceux-ci étant en nombre insuffisant, il faut compléter l’effectif par des pilotes français pour les Dorand et pour la totalité des pilotes de chasse. Parmi ces derniers, l’adjudant-chef Dieudonné Costes, qui pilotera également le premier Breguet 14 livré à l’escadrille avant d’être muté en mars 1918. Les débuts opérationnels sont laborieux : outre une pénurie d’essence pendant l’hiver 1917-1918 qui limite les vols, les observateurs grecs sont jugés très sévèrement par le capitaine Pacquin, chef de l’aviation du secteur du Vardar, qui pense que le Ltt de Boysson est le seul observateur de l’escadrille apte aux missions de corps d’armée.

Le sous-lieutenant Marcel Ponsin nous livre un témoignage de la vie de cette escadrille franco-grecque. Il a la chance de connaître personnellement le général Franchey d’Esperey : alors qu’il était enfant, il était gardé par sa tante qui était cantinière au bataillon de chasseur commandé par le futur général. On lui avait confectionné un petit uniforme de chasseur et il devint vite la mascotte de l’unité. Passionné d’aviation en contemplant les vols de Roger Sommer à la belle époque, il est mobilisé au 28ème régiment de Dragons quand vient la guerre et réussit à se faire affecter dans l’aviation en 1917 après une dizaine de demandes. Il suit sa formation à Istres et Pau, "où il y en avait un qui se tuait presque tous le jours", et sort breveté sur avion de chasse Nieuport le 26 janvier 1918. " On a demandé des volontaires pour l’Orient. Nous étions quatre camarades, on a tiré à pile ou face, et on est tous partis. J’ai été affecté à l’escadrille hellénique 532, qui avait 4 pilotes grecs seulement, et 5 chasseurs Nieuport 15 mètres à moteur 120 chevaux. J’y ai fait 104 heures de vol. Un jour, j’ai engorgé mon moteur, et me suis posé le long d’un lac près de Doiran, dans les jonquières. Il a fallu les faucher pour que je puisse décoller. J’ai fait une acrobatie pour remercier les mécanos, et suis rentré en rase-mottes. Un anglais est venu se mettre à côté de moi en vol, cela m’a surpris et j’ai eu très peur sur le coup ! Nous faisons des missions de protection, de mitraillage de tranchées et d’attaques de convois. Mon avion avait deux mitrailleuses : une de 11 mm incendiaire, et une de 7,7 mm. La vie quotidienne était agréable, il faisait chaud, nous vivions sous une grande tente avec un lit Picot. Quand l’armée grecque a attaqué le Skra di Legen, on a fait du mitraillage de tranchées, un camarade y a perdu une jambe [Sgt Gollion, de l’escadrille 507, pied coupé par la DCA le 30 mai 1918, NdA] (…) Un jour, j’ai été secourir un anglais qui se faisait amocher par 2 boches, qui ont détalé quand je suis venu (sans tirer !). J’ai été invité par les anglais en remerciement, nous avons pas mal bu !"

Marcel Ponsin se souvient tout particulièrement du lieutenant Boysson, l’officier observateur à l’escadrille. " Un homme remarquable. Pas une fois je n’ai vu son avion rentrer sans un éclat d’obus ! (…) A l’armistice, nous partons avec le caporal Portal, son pilote de l’AR, faire un gueuleton à Salonique. Nous avons fait la bringue, la guerre est finie… On mange à la tour blanche. De Boysson est devenu comme fou, il s’est mis à desservir une table de 50 couverts. Il a pris la nappe et est parti avec… Puis a attrapé un tabouret et l’a jeté contre une glace. Nous sommes embarqués par les gendarmes. Il est assez chic pour dire que Portal et moi n’avons rien fait, mais coupe pas aux 30 jours d’arrêts dont 15 de forteresse." Profitant de sa connaissance de Franchey d’Esperey, Ponsin va plaider la cause de son chef directement auprès du grand général. Il coupera finalement aux arrêts de forteresse. Pour sa part, Ponsin reste dans son escadrille après l’armistice avec le matériel et les mécaniciens, tandis que les pilotes français démobilisés sont remplacés par des pilotes grecs venus des écoles. La discipline se relâche et il se prend un rapport d’un général grec quand, suite à un pari pour 2 bouteilles, il dégage d’un arbre un nid de cigognes avec un Nieuport… Il est ensuite affecté comme moniteur à l’école de Sedès et vole sur un chasseur SPAD, qu’il a d’ailleurs mis en pylône lors de sa première démonstration aux grecs !

Tandis que Marcel Ponsin est rentré en France en août 1919, l’escadrille 532 est devenue le Moira A de l’aviation grecque. Elle participera à la guerre gréco-turque de 1919 à 1922 en participant à la conquête de la Thrace turque.

 

Carte de la zone d'opérations

 

Appelations successives

Rattachements


Lieux de stationnements

Différentes périodes

 

Commandants de l'escadrille

Types d'avions utilisés

Numéros des avions connus

Décorations

Pas de décoration collective pour cette unité.

Morts : en rouge / Blessés et indemnes : en jaune

 

Les hommes

Qui peut m'aider ?

Photos des terrains
utilisés par la 532

Qui peut m'aider ?


 

Les avions

Qui peut m'aider ?

Les avions

Qui peut m'aider ?

 

Les couleurs des avions

Représentation théorique d’un Dorand AR 1 de la 1ère escadrille hellénique.
La présence simultanée du buste d'aigle bicéphale et des couleurs grecques
n'a pas été vérifiée. Nous attendons la photo qui validera ce dessin.
Dessin David Méchin que je remercie pour son aide.

Les couleurs des avions

 

Photos aériennes prises
par les équipages

Qui peut m'aider ?

Photos aériennes prises
par les équipages

Qui peut m'aider ?

 

Remerciements :

- M. David Méchin pour son étude sur l'escadrille 532.

Bibliographie :


- JMO de l'Armée Française d'Orient
- Références : 26N78/6 - 26N80/1 - 26N81/1 - 26N85/1 - 26N86/1 - Service Historique de Défence section Terre de Vincennes.
- Les escadrilles de l'aéronautique militaire française - Symbolique et histoire - 1912-1920
- Ouvrage collectif publié par le SHAA de Vincennes en 2003.
- L'aviation française 1914-1940, ses escadrilles, ses insignes - par le Commandant E Moreau-Bérillon - publié à compte d'auteur en 1970.
- Site Internet "Mémoires des hommes" du Ministère de la Défense - Voir le lien
- Les Armées françaises dans la Grande Guerre publié à partir de 1922 par le Ministère de la guerre.
- The French Air Service War Chronology 1914-1918 par Frank W.Bailey et Christophe Cony publié par les éditions Grub Street en 2001.
- Encyclopédie illustrée de l'aviation publié par les éditions Atlas en 1986.
- Les "As" français de la Grande Guerre en deux tomes par Daniel Porret publié par le SHAA en 1983.
- Site Internet "Les Insignes de l'Armée de l'Air" de Jean-Jacques Leclercq - Voir le lien
- Site "Chemins de Mémoire" du Ministère de la Défense - Le front d'Orient 1915-1919 - Voir le lien

 

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Escadrille 531 Escadrille 533

 

 

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