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Insignes de l'escadrille 547
peints sur les fuselages

L'escadrille VR 547 a adopté, comme insigne collectif, un serpentaire - Il est représenté tenant un serpent dans ses serres, perché sur un croissant de lune rouge, le tout posé sur un cercle bleu - Dessin Albin Denis.

Insignes métalliques
de l'escadrille VR 547 / BR 547

Insigne métallique de l'escadrille VR 547 probablement de l'année 1918 - Il s'agit d'un insigne unique fabriqué directement à l'escadrille, probablement par un mécanicien - Dos lisse avec deux anneaux de fixation - Si l'actuel propriètaire de cet insigne lit ces lignes, qu'il veuille bien prendre contact avec l'auteur du site car je voudrais bien présenter le verso de cette pièce - Photo Ebay France.

Insigne métallique de l'escadrille BR 547 - Il est valable de la fin de la Grande Guerre, avec le remplacement des Voisin par des Breguet 14A2 au 1er janvier 1920, avec la création des régiments d'aviation et l'affectation de l'escadrille au régiment d'Algérie-Tunisie, le 1er janvier 1920 - Il était destiné à être cousu et a fait l'objet d'une série car il ne s'agit pas d'un insigne fabriqué à l'unité - Collection Alain Campo que je remercie pour son aide.

Symbolique

L'escadrille VR 547 a adopté un serpentaire posé sur un croissant de lune rouge, le tout sur un disque bleu.

 

Historique

L'escadrille F 306 a été créée en janvier 1916. Elle est dotée de Farman MF 11 à moteur 80 HP et s'installe sur le terrain de Biskra en Algérie.

En 1917, ses MF 11 sont renforcés par l'arrivée de Caudron G 4, G 6 et finalement des Voisin 10, pas vraiment adapté au théâtre d'opérations. Entre mars et juillet 1917, l'escadrille F 306 réalise plusieurs missions de photos aériennes sur la région d'El Oued.

En juin 1917, sa dotation a été modifiée par l'arrivée de plusieurs Voisin 8 qui deviennent majoritaires au sein de l'unité. L'escadrille F 306 change de dénomination et devient l'escadrille VR 547.

Au mois d’août 1917, l'escadrille VR 547 déménage à Ouargla car elle est chargée d'aménager des terrains d'atterrissage avec construction d'ateliers de réparations et des dépôts de carburant à Inifel et In-Salah, puis de préparer l'installation sur In-Salah d'une nouvelle escadrille.

Le 28 janvier 1918, le Ltt Fondet, pilote de la VR 547, part en reconnaissance avec deux tracteurs d'aviation "Brasier" et un détachement composé du Ltt Chandès (du Génie chargé de l'installation d'un poste de télégraphie sans fil) et des sous-officiers et soldats suivants qui appartiennent tous à la VR 547 : Sgt Hours, Cal Tierce, Sol Demart, Mugnier, Renevret, Barlat, Lacoste et Roussel, ainsi qu'un guide chaambi. Le 1er février, à environ deux cents kilomètres au nord d’In-Salah, après avoir quitté Inifel, le convoi tombe dans une embuscade en franchissant les gorges d'Ain-Guettara. Les dix Français et leur guide sont tués par des Touaregs Ajjers, après avoir épuisé la totalité de leurs munitions. Les huit gardes chaamba, qui protégeaient le puit où le convoi devait faire escale, ont également été tués par les nomades.

L'escadrille VR 547 a réalisé un raid d'ampleur en engageant trois Farman MF 11 à moteur 80 HP, jugés plus fiables que des avions plus récents, sur le trajet Ouargla - In Salah - Ouargla, le 14 mars 1918. Les équipages engagés étaient les suivants : Ltt Alexandre Bernard (commandant de l'escadrille) / Cne Sigonnet (unités saharienne) - Adj Audit / Ltt Lemaître - Sgt Terpeau / M. Léon Souguenet (explorateur et guide). Des postes de ravitaillement avaient été installés à Hassi-el-Hadjar, Hassi-Berkane, Hassi-Inifel et Aïn-Guettara.

Après avoir fait escale à Hassi-Berkane, où les attendaient deux camions ravitailleurs, les avions font route vers Hassi-Inifel. La dernière escale d'Aïn-Guettara est atteinte à 16 heures. Pendant le ravitaillement de leurs avions, les équipages vont se recuillir sur les tombes des aviateurs de la VR 547, tués dans l'embuscade du 1er février 1918. Ils redécollent à 17h30 et atteignent In-Salah à la tombée de la nuit.

Le trajet aller de 600 km a été couvert en 7h22 de vol, réalisées dans la même journée. A titre de comparaison, il fallait 15 jours pour parcourir cette distance à dos de chameau. Les équipages rentreront le 25 mars en faisant étape à In-Salah et Aïn Guettara. Le lendemain, les trois avions se posent successivement à Hassi-Inifel et Hassi- Berkane. Ils rejoindront finalement Ouargle, le 27 mars au matin. Cette mission a été la première au dessus du Sahara qui emportait du courrier. Elle fera l'objet d'une citation à l'ordre de l'armée d'Afrique du Nord.

L'escadrille perçoit des Breguet 14 A2 en 1918 et devient la BR 547. Lors de la création des régiments d'aviation, le 1er janvier 1920, elle devient 2ème escadrille du régiment d'aviation d'Algérie-Tunisie.

 


Insignes métalliques des unités
détentrices de ses traditions

 

Je cherche des photos des insignes de cette période.
Merci à ceux qui peuvent m'aider.

Unités détentrices des traditions
de l'escadrille VR 547

 

Appellations successives

Types d'avions utilisés

Commandants de l'escadrille


Emplacements des différents stationnements de l'escadrille F 306 / VR 547 - Photo satellite Google mis en forme Albin Denis.

Lieux de stationnements

Différentes périodes

 

Numéros des avions connus

Je recherche les données extraites des carnets de vol des aviateurs de cette unité pour compléter cette rubrique.

 

Décorations

Pas de décoration collective pour cette unité.

 

Citations des personnels

* Citation à l'ordre de l'armée du Ltt Henri Marius Roget, pilote à l'escadrille VR 547, en date du 13 juillet 1919 : "Officier pilote d'une habileté incomparable et d'un courage à toute épreuve. Vient de donner une nouvelle preuve de son courage et de son endurance en accomplissant la double traversée aérienne de la Méditerranée et le raid Paris-Henifra sans escale. Trois blessures. Cinq citations."

 

Pertes de l'escadrille 547

Recensement en cours

 

 

Victoires de l'escadrille 547

Pas de victoire homologuée ou probable.

 

 

Rattachements

A venir

 

Photo du Sol Léon Renevret

Soldat Léon Renevret - Né le 23 janvier 1886 à Beaune (Côte d'Or) - Fils de Gaspard Renevret et d'Anne Frater - Domiciliés à Guerigny (Nièvre) - Classe 1906 - Recrutement de Nevers (Nièvre) sous le matricule n° 1166 - Service militaire au 29ème régiment d'infanterie caserné à Autun, à compter du 9 octobre 1907 - Réformé n° 2 par commission spéciale d'Autun pour tuberculose ganglionnaire, le 26 août 1909 - Profession avant guerre Mécanicien - Domicilié au 4, Faubourg Bretonnière à Beaune (Côte d'Or) - Engagé pour la durée de la guerre, le 2 septembre 1914 - Affecté au 144ème régiment d'infanterie, le 5 septembre 1914 - Passé à l'aéronautique militaire comme mécanicien, le 16 mars 1915 - Mécanicien de l'escadrille F 54 du 7 mai au 22 octobre 1916 - Affecté au service du MdL Jean Guirimand, pilote, comme son mécanicien en 1er - A partir de là, il va suivre le MdL Guirimand dans ses futures mutations - Mécanicien de l'escadrille F 221 du 22 octobre au 13 décembre 1916 - Mécanicien de l'escadrille F 306 / VR 547 du 16 décembre 1916 au 1er février 1917 - En août 1917, l'escadrille VR 547 est stationnée à Ouargla et doit aménager des aérodromes avec ateliers et dépôts de carburant à Inifel et In-Salah - Le 29 janvier 1918, le Sous-lieutenant  Fondet (pilote) part pour cette mission avec deux camionnettes et un détachement composé d'un officier du génie, de huit sous-officiers, soldats ainsi qu'un guide chaambi - Membres ayant pris part à la reconnaissance : Slt Fondet (pilote, chargé de la reconnaissance d'une piste d'atterrissage) - Slt Chandès (du Génie chargé de l'installation d'un poste de télégraphie sans fil) - Sgt Hours (mitrailleur) - Cal Tierce (mécanicien) - Soldats mécaniciens Barlat, Renevret, (Dumand ou Dumard) - Mugnier - Soldats conducteurs Lacoste - Roussel - Le 1er février 1918, à 200 km au nord d'In-Salah, le convoi tombe dans une embuscade dans les gorges d'Aïn-Guettara, à 120 km au Nord d'In Salah (Maroc) - Les dix Français et leur guide sont massacrés par des Touaregs Ajjers, ainsi que les huit gardes Chaamba stationnés au puits prévu pour l'escale - Les automobiles ont été retrouvées complétements brûlées avec les cadavres poignardés après épuisement des cartouches - Toutes les armes ont  disparues - Six corps ont été ramenés et enterrés à In Salah, dont trois identifiés (Slt Fondet, MdL Hours, conducteur Lacoste) - Trois corps avaient disparus et ont été retrouvés plus tard -  Médaille militaire et citation à l'ordre de l'armée, à titre posthume, en date du 23 juin 1921 - Sources : MpF - JORF - Dossier aviation militaire en Algérie 1912-1918 par Pierre Jarrige - Télégramme du 10 février 1918 - Fiche Matricule département de la Nièvre - CCC escadrille F 54 - CCC escadrille F 211 - Dernière mise à jour : 24 avril 2016.

* Médaille militaire et citation à l'ordre de l'armée, à titre posthume, du Soldat Léon Renevret, en date du 23 juin 1921 : "Volontaire pour participer à une reconnaissance d'officiers dans la région d'Aïn-Guettara. A trouvé une mort glorieuse dans un combat contre les touaregs dissidents, le 1er février 1918, à Aïn-Guettara. A été cité."

* Citation à l'ordre de l'armée, à titre posthume, des militaires dont les noms suivent : Slt Chandes au 8ème régiment du Génie - Slt René Léon Victor Fondet, pilote à l'escadrille VR 547 - Sgt Hours, mitrailleur à l'escadrille VR 547 - Cal Tierce, mécanicien à l'escadrille VR 547 - Sol Renevret, mécanicien à l'escadrille VR 547 - Sol Barlat, mécanicien à l'escadrille VR 547 - Sol Dumara, mécanicien à l'escadrille VR 547 - Sol Mugnier, mécanicien à l'escadrille VR 547 - Sol Lacoste, conducteur à l'escadrille VR 547 - Sol Roussel, conducteur à l'escadrille VR 547, en date du 4 mai 1918 : "Chargés d'effectuer la reconnaissance d'un terrain d'atterrissage à In-Salah et ayant été attaqués par un groupe ennemi, très supérieur en nombre et fortement retranché dans une embuscade, se sont courageusement défendus jusqu'à épuisement de leur munitions et sont tombés mortellement blessés."

 

Photo du Slt René Fondet


Ltt René Léon Victor Fondet - Né le 1er avril 1889 à Nuits-Saint-Georges (Côte d'Or) - Classe 1909 - Recrutement de XXX sous le matricule n° XXX - Unité d'origine 16ème régiment de chasseurs - Brevet de pilote militaire n° 4611 obtenu le 25 septembre 1916 - Nommé Sous-lieutenant, à titre temporaire, le 21 septembre 1917 - Pilote de l'escadrille VR 547 du XXX au 1er février 1918 - Sources : Liste des brevets militaires - MpF - JORF - Dernière mise à jour : 4 mai 2016.

* Citation à l'ordre de l'armée, à titre posthume, des militaires dont les noms suivent : Slt Chandes au 8ème régiment du Génie - Slt René Léon Victor Fondet, pilote à l'escadrille VR 547 - Sgt Hours, mitrailleur à l'escadrille VR 547 - Cal Tierce, mécanicien à l'escadrille VR 547 - Sol Renevret, mécanicien à l'escadrille VR 547 - Sol Barlat, mécanicien à l'escadrille VR 547 - Sol Dumara, mécanicien à l'escadrille VR 547 - Sol Mugnier, mécanicien à l'escadrille VR 547 - Sol Lacoste, conducteur à l'escadrille VR 547 - Sol Roussel, conducteur à l'escadrille VR 547, en date du 4 mai 1918 : "Chargés d'effectuer la reconnaissance d'un terrain d'atterrissage à In-Salah et ayant été attaqués par un groupe ennemi, très supérieur en nombre et fortement retranché dans une embuscade, se sont courageusement défendus jusqu'à épuisement de leur munitions et sont tombés mortellement blessés."

 

 

 

Photo du MdL Alexandre Bernard

MdL Alexandre Bernard - Né le 12 septembre 1894 à Saint-Just (Ain) - Fils de Jean-Claude Bernard (cultivateur) et de Marie Célestine Françoise Pillion (cultivatrice) - Profession avant engagement Journalier - Classe 1914 - Recrutement de Bourg-en-Bresse sous le matricule n° 664 - Engagé volontaire pour trois ans au 1er régiment de Cuirassiers, à compter du 24 septembre 1912 - Nommé Brigadier, le 22 juin 1913 - Nommé Maréchal des Logis, le 21 novembre 1913 - Citation à l'ordre du 1er régiment de Cuirassiers, en date du 1er juillet 1916 - Passé à l'aéronautique militaire comme élève pilote, le 24 mai 1917 - Brevet de pilote militaire n° 7605 obtenu, le 21 juillet 1917 - Stage "Avions Rapides" à l'école d'aviation militaire d'Avord - Stage de Haute Ecole" à l'école d'aviation militaire de Pau, jusqu'au 13 octobre 1917 - Pilote du GDE du 13 au 27 octobre 1917 - Pilote de l'escadrille N 81 / SPA 81 du 27 octobre au 7 novembre 1917 - Pilote de l'escadrille F 306 / VR 547 du 1er décembre 1917 au 17 juin 1923 - En mission à Ouargla du 1er février au 30 mai 1918 - En mission à El-Oued (Sud Constantinois) du 3 novembre au 29 décembre 1918 - Nommé Adjudant, le 10 janvier 1919 - En mission dans le Sud Oranais, Sud Algérien, Sud Constantinois du 2 février au 2 mars 1919 - En mission dans le Sud Constantinois, Sud Tunisien du 22 au 27 avril 1919 - Rengagé pour deux ans au titre de l'escadrille VR 547, le 16 juin 1919 - Affecté au régiment d'aviation d'Algérie-Tunisie (réorganisation des unités d'aviation), le 1er janvier 1920 - Participe au Raid Alger-Tombouctou du 3 février au 6 juin 1920 - Le 21 février 1920, il part en mission, en compagnie du Général Laperrine et le Sgt Vaslin comme mécanicien - Leur Breguet 14A2 tombe en panne en plein désert. Ils partent à pied pour trouver du secours mais le général décéde en route, le 5 mars. Les survivants sont finalement secourus le 14 mars alors qu'ils étaient arrivés à l'extrême limite de leurs forces - Passé au 36ème régiment d'aviation (réorganisation des unités d'aviation) et affecté au 1er groupe d'ouvriers d'aviation de la STAé à Villacoublay, le 1er août 1920 - Médaille Coloniale avec agrafe "Sahara" en juillet 1920 - Chevalier de la Légion d'Honneur, en date du 9 septembre 1920 - Affecté au 36ème régiment d'aviation, le 14 septembre 1921 - Passé au 1er groupe d'aviation d'Afrique, le 1er janvier 1923 - Affecté au 2ème régiment d'aviation de chasse de Strasbourg du 17 juin 1923 au 21 septembre 1928 - Nommé Adjudant-chef, le 10 avril 1924 - Breveté observateur en ballon, le 12 juillet 1927 - Nommé Sous-lieutenant, le 8 septembre 1927 - Nommé Observateur en avion, le 8 septembre 1927 - Affecté au 1er groupe d'aviation d'Afrique, le 21 septembre 1928 - Nommé Lieutenant, le 8 septembre 1929 - Commandant de la 3ème escadrille d'aviation légère de défense de la 4ème escadre de Tunisie, le 20 septembre 1933 - Nommé Capitaine, le 25 mars 1934 - Passé dans la disponibilité, le 26 mars 1934 - Chef du département aviation pour l'Afrique du Nord de la société Renault, en avril 1934 - Il dirige la station d'Alger-Maison-Blanche - Placé en position de retraite sur sa demande, le 26 décembre 1934 - Officier de la Légion d'Honneur, en date du 1er janvier 1936 - Affecté, dans la réserve, à la 1ère section du bataillon de l'air 201, le 11 mai 1938 - Nommé Commandant de réserve, le 15 mars 1940 - Affecté au bataillon de l'Air 203 de Maison-Blanche, le 16 avril 1940 - Affecté à la base aérienne de Fez, le 7 juin 1940 - Passe la frontière algéro-marocaine, le 12 juin 1940 - Inspecteur général chargé de créer des bases aériennes en Afrique du Nord - Après la seconde guerre mondiale, devient concessionnaire de la société Renault à Blida jusqu'en 1954 - Après l'indépendance de l'Algérie, il est revenu vivre à Saint-Just, berceau de la famille - Décédé à Bourg-en-Bresse (Ain), le 2 avril 1976 - Sources : Acte de naissance - Pam - CCC escadrille N 81 - FM département de l'Ain - Etats des services - LO - Acte de décès - Dernière mise à jour : 1er mai 2018.

* Citation à l'ordre du 1er régiment de Cuirassiers, en date du 1er juillet 1916 : "Sous-officier modèle, excellent cavalier, d'un calme et d'un sang-froid au-dessus de tout éloge, s'est toujours distingué par ses belles qualités morales, son calme et sa belle attitude au feu. Particulièrement en septembre 1914 à Nateuil-le-Haudoin, ç Grouville en août 1915, à Mononviller en mai 1915 et au bois Saint-Mars en 1915-1916."

* Citation à l'ordre de l'armée d'Afrique : "Pilote toujours prêt à accomplir les missions les plus difficiles. Volontaires pour prendre part au raid d'avions à travers le Sahara, a mis en oeuvre pour réussir toute la science consommée de pilote jointe à sa magnifique qualités d'énergie et de dévouement, obligé d'atterrir en plein désert, a enduré sans jamais se laisser abattre les pires souffrances physiques et morales , a poussé l'esprit de sacrifice jusqu'aux limites extrêmes en se privant malgré la torture de la faim et de la soif et ce qui était indispensable à sa propre existance pour essayer de sauver son chef blessé le Général Laperine."

 

Photo du Cal Jean Guirimand

Cal Louis David Jean Guirimand - Né le 10 octobre 1892 à Grenoble (Isère) - Fils de Casimir Guirimand et de Marguerite Pion - Domiciliés à El Mekali par Maharès (Tunisie) - Profession avant guerre Colon en Tunisie - Classe 1912 - Recrutement de Grenoble (Isère) sous le matricule n° 635 - Engagé volontaire pour trois ans au titre du 11ème régiment de Hussards, le 3 octobre 1912 - Nommé Caporal, le 13 avril 1913 - Affecté au 1er régiment de Hussards caserné à Béziers, le 2 août 1914 - Passé à l'aéronautique militaire comme élève pilote, le 3 aout 1915 - Stage de perfectionnement à l'école d'aviation militaire d'Ambérieu, jusqu'au 29 octobre 1915 - Pilote de la RGA du 29 octobre au 20 décembre 1915 - Pilote de l'escadrille F 54 du 20 décembre 1915 au 17 janvier 1916 - Pilote de la RGA du 17 janvier au 2 mai 1916 - Pilote de l'escadrille F 54 du 2 mai au 22 octobre 1916 - Nommé Sergent, le 21 juin 1916 - Pilote de l'escadrille F 211 du 22 octobre au 13 décembre 1916 - Affecté à une escadrille d'Algérie, dirigé sur le 2ème groupe d'aviation de Lyon-Bron, le 13 décembre 1916 - Pilote de l'escadrille F 306 du 15 décembre 1916 au 25 mars 1917 - Dégradé et remis soldat de 2ème classe, le 7 mars 1917 - Radié du personnel navigant et reversé au 9ème régiment de cuirassiers, le 13 mars 1917 - Embarqué, le 26 mars 1917 - Débarqué à Marseille (13), le 27 mars 1917 - Une citation à l'ordre de la brigade, le 23 mars 1918 - Réintégré, le 31 mai 1918 - En stage à l'école d'aviation de Voves, le 6 juin 1918 - Embarqué, le 22 mai 1919 - Débarqué en Tunisie, le 23 mai 1919 - Pilote d'une escadrille (laquelle ?) en Tunisie du 24 mai au 15 août 1919 - Démobilisé, le 16 août 1919 - Domicilié au Bordj Ste-Suzanne par Maharès à Tunis, à compter du 16 août 1919 - Domicilié rue de Sedan à Bar-le-Duc, le 29 septembre 1931 - Dégagé de toutes obligations militaires, le 3 octobre 1940 - Sources : Pam - FM département de l'Isère - CCC escadrille F 54 - CCC escadrille F 211 - Dernière mise à jour : 4 mai 2016.

 

Photo du Ltt Henri Roget

Ltt Henri Marius Roget - Né le 6 septembre 1893 à Lyon (Rhône) - Classe 1913 - Recrutement de XXX sous le matricule n° XXX - Engagé volontaire au 20ème régiment de Dragons, le 7 décembre 1911 - Nommé Sous-lieutenant en 1915 - Affecté dans l'infanterie - Grièvement blessé au combat - Inapte à l'infanterie - Passé à l'aéronautique militaire comme élève pilote - Brevet de pilote militaire n° 2949 obtenu, le 13 mars 1916 - Pilote de l'escadrille F 50 du (mi 1916) au 22 octobre 1918 - Rentre du GPA de Matouges, le 2 octobre 1917 - Nommé Lieutenant, le 21 octobre 1917 - Pilote de l'escadrille BR 238 du 22 octobre 1918 au 18 décembre 1918 - Pilote de l'escadrille VR 547 du 18 décembre 1918 au (après le 6 juillet 1919) - Croix de Guerre avec trois palmes de bronze et une étoile de bronze - Chevalier de 4ème classe du Mérite Militaire grec - Officier du Ouissam Allaouite - Auteur d'une double traversée aérienne de la Méditerranée, en pleine nuit et en pleine tempête, le 26 janvier 1919 - Le 5 avril 1919, il décolle de Lyon-Bron à 6 heures, aux commandes d'un Breguet 14A2, et arrive à Rome à 16 heures. Lors du vol retour, le 12 avril, il fait escale à Nice. Au décollage, il heurte un soldat et un spectateur qui sont tués. Roget et son mécanicien sont dégagés indemnes des débris de l’appareil qui est détruit - Le 24 mai 1919, il s'envole, en compagnie du Cne Coli, l'ancien commandant de la SPA 62, du terrain de Villacoublay en direction du Maroc. Il est aux commandes d'un Breguet 14 A2 à moteur Renault 300 HP - Arrivés à seulement 30 km de Rabat, ils sont contraint d'atterrir dans le désert - L'avion capote et est hors d'usage. Roget est indemne et Coli légèrement blessé - Ils battent à cette occasion le record du monde de distance avec 2200 km - Chevalier de la Légion d'Honneur, en date du 6 juillet 1919 - Du 9 juin au 8 septembre 1920, à la demande de Laurent-Eynac, ministre de l’Air, il réalise un raid de propagande aérienne dans les capitales européennes (Berlin, Varsovie, Prague, Bucarest, Constantinople, Athênes et Rome), à bord d'un Bréguet, en compagnie du mécanicien Rodes - Fin 1920, il participe à des vols à haute altitude - Décédé à Paris, le 31 août 1921 - Henri Roget repose au cimetière du Père Lachaise à Paris - Sources : LO - Liste des brevets militaires - Dernière mise à jour : 1er mai 2016.

 

Photos

Vue générale de la ville de Biskra (Algérie) - Sera remplacée quand je disposerai de photos en rapport direct avec l'escadrille VR 547 - Photo droits réservés.

Photos

Photo du camp d'aviation de Beni Mora à Biskra en 1917 - Photo droits réservés.

 

Les avions

Je cherche des photos des avions de cette unité.
Qui peut m'aider ?

Les avions

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Remerciements à :

- M. Alain Campo pour l'envoi des photos de l'insigne de la BR 547.

Bibliographie :

- Témoignage de Charles Nardin, commandant du Parc du 3ème groupe d'aviation de Sétif dans l'Algérianiste n° 102.
- Les Français au Sahara
- par le Cne Léon Lehuraux - Editions "les Territoires du Sud" à Alger.
- La Vie aérienne illustrée - L'aviation au Sahara
- par J. Fromentin - n° 138 pages 429 et 430.
- Les escadrilles de l'aéronautique militaire française - Symbolique et histoire - 1912-1920
- Ouvrage collectif publié par le SHAA de Vincennes en 2003.
- L'aviation française 1914-1940, ses escadrilles, ses insignes - par le Commandant E Moreau-Bérillon - publié à compte d'auteur en 1970.
- The French Air Service War Chronology 1914-1918 par Frank W.Bailey et Christophe Cony publié par les éditions Grub Street en 2001.
- Les Armées françaises dans la Grande Guerre publié à partir de 1922 par le Ministère de la Guerre.
- Site Internet "Les Insignes de l'Armée de l'Air" de Jean-Jacques Leclercq - Voir le lien
- Site Internet "Mémoires des hommes" du Ministère de la Défense - Voir le lien


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541 Escadrille 561

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