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Etude entièrement réalisée par David Méchin, auteur de 2 articles sur cette unité dans Aérojournal et Aerofan - Je lui adresse tous mes remerciements pour son aide efficace.

Insigne métallique de l'escadrille 561

Insigne métallique de l'escadrille N 561 - Représentation d'après l'exemplaire de la collection Philippe Bartlett - Si un lecteur possède cet insigne dans sa collection, veuillez entrer en contact avec l'auteur du site - Dessin Albin Denis

Insigne collectif de l'escadrille 561
peint sur les fuselages

Aucun

Insignes personnels des pilotes

  • Ltt René Robert : "Zou !"
  • Ltt Jean de Limur : "Forse che si, forse che no" ("Peut-être bien que oui, peut-être bien que non", titre d’un roman de Gabrièle d’Annunzio).
  • Slt Jean Bignon : Un faune jouant de la flute.
  • Slt Marcel Robert : un cheval sur roulettes souflant.
  • Sgt André Lévy : Un bouledogue.
  • MdL Edouard Corniglion : "Ocio ! Fiol d’un can" ("Attention ! Fils de chien").
  • Sgt Ivan Marcou : Une hirondelle.
  • Sgt André Loyseau de Grandmaison : une chimère.

Les couleurs de ces insignes et devises sont données sous toutes réserves car elles sont déduites de l' interprétation de photos en noir et blanc.

"ZOU" peint sur les flancs du Nieuport 12 bis n° 2127 du Ltt René Robert - Escadrille N 392 - Terrain du Lido - Venise - Printemps 1917 - Dessin Albin Denis

Cheval à roulettes soufflant peint sur les flancs du Nieuport 23 n° 2903 du Slt Marcel Robert - Escadrille N 561 - Terrain du Lido - Venise - 1917 - Dessin Albin Denis

Chimère peinte sur les flancs du Nieuport 24 n° 4393 du MdL André Loyseau de Grandmaison - Escadrille N 561 - Terrain du Lido - Venise - Eté 1917 - Dessin Albin Denis

Faune à la flûte de pan peint sur les flancs du Nieuport 24bis n° 5158 du Slt Jean Bignon - Escadrille N 561 - Terrain du Lido - Venise à l'automne 1917 - Dessin Albin Denis

Bouledogue peint sur les flancs du Nieuport 24 n° 4663 du Sgt André Lévy - Escadrille N 561 - Terrain du Lido - Venise en 1917 - Dessin Albin Denis.

Eléphant chargeant peint sur les flancs du Nieuport 23 n° 3561 du Ltt Frédéric Loiseau - Escadrille N 561 - Terrain du Lido - Venise en 1917 - Dessin Albin Denis

Devise en patois vénitien "Fiol d'un Can" (Fils de chien) peint sur les flancs du Nieuport 23 n° 3363 du MdL Edouard Corniglion-Molinier - Escadrille N 561 - Terrain de Cascina Farello - Automne 1917 - Dessin Albin Denis

 

A suivre
bientôt, les autres marquages personnels.

Symbolique

L’escadrille N 561 avait pour insigne le chiffre 561 entouré de deux têtes de gondoles. Réalisé par le lieutenant Jean de Limur, il n’est resté qu’un insigne métallique trônant au mess de l’escadrille et n’a jamais été appliqué sur les appareils qui portaient pour la plupart une décoration personnelle.

Historique

L’escadrille N 92/I doit sa création aux raids entrepris par l’aviation autrichienne sur la ville de Venise, peu après l’entrée en guerre de l’Italie aux côtés de l’entente en 1915. L’aviation italienne étant très insuffisante, le gouvernement français, conscient du geste diplomatique, offre une "demi-escadrille" pour défendre la ville et son patrimoine cher au cœur des italiens comme du monde entier.

Rassemblée à Lyon qu’elle quitte le 13 août 1915, l’escadrille N 92/I (I pour Italie) s’installe à Bazzera, au Nord de Mestre, le 15 août. Son personnel volant comporte seulement trois pilotes (les sous-lieutenant Louis Brullard, Georges Lachmann et Emile Devienne) et trois observateurs dirigés par le capitaine Marcel de Chalonge, breveté pilote mais qui n’effectuera pratiquement pas de vols. Les appareils sont des Nieuport 10 biplaces.

L’escadrille est rapidement renforcée à six appareils et pilotes, car très sollicitée par les Italiens tout comme l’escadrille d’hydravions française de l’aviation maritime stationnée dans la lagune de Venise, qui lui emprunte mitrailleuses et observateurs. Le 19 octobre 1915, deux de ses Nieuport s’envolent pour le terrain de Casina Farello (entre Grado et Aquileia) pour y effectuer des missions sur le front de l’Isonzo et le golfe de Trieste. Cependant les raids d’hydravions autrichiens continuent sur Venise et la première interception a lieu le 25 octobre, sans résultats. Lors du raid suivant, le 25 octobre 1915, le succès est enfin au rendez-vous puisque le sous-lieutenant Georges Lachmann peut s’interposer avec efficacité, mettant en fuite quatre hydravions ennemis avant qu’ils ne bombardent Venise et endommageant sérieusement l’un d’eux, au terme d’un long combat de plus d’une heure (Hydravion Lohner immatriculé L 59 effectivement touché). Depuis ce combat, les autrichiens vont globalement cesser leurs attaques de jour sur Venise, laissant l’escadrille française dans un relatif chômage technique pendant tout le restant de la guerre ( la DCA a la charge exclusive de la défense nocturne). Ignorant ce fait, la N92/I déménage au terrain du Lido le 11 décembre 1915 : c’est un terrain situé à l’entrée du chenal de la lagune, beaucoup plus favorable pour l’interception des appareils autrichiens venant de l’Est. Le Lido est aussi une station balnéaire et les pilotes français, logés dans un hôtel réquisitionné, la « Villa Paradiso », seront sans nul doute les pilotes les plus confortablement installés de toute l’histoire de la grande guerre. L’élite aristocratique de Venise leur ouvre leurs salons, et de nombreuses personnalités visiteront l’escadrille pendant tout le conflit, à commencer par le poète italien Gabrièle D’Annunzio.

Rien de particulier ne se passe pendant les cinq premiers mois de 1916 et le capitaine de Chalonge propose de nouveau d’employer un détachement de ses pilotes au terrain avancé de Casina Farello. Le 23 juin 1916, alors que l’escadrille est rebaptisée N 392, ceux-ci sont utilisés dans un traquenard tendu à l’hydravion de chasse Lohner L 16 du linienschiffleutnant Gottfried Banfield, dont les exploits font parler de lui, et qui terrorise le ciel de Trieste. Un hydravion italien, volant près du rivage, sert d’appât. Quand Banfield vole l’intercepter, l’italien fait demi-tour vers le large : des vedettes rapides font un barrage de DCA, et plusieurs Nieuport lui tombent dessus, l’un piloté par le lieutenant Chambarière, l’autre étant un biplace piloté par le lieutenant René Robert et emmenant le lieutenant Romeyer comme observateur. Banfield parvient à s’enfuir tiré par les deux Nieuport, tandis que d’autres hydravions autrichiens viennent à son secours et sont contrés par un troisième Nieuport piloté par le docteur Espanet. L’opération, si elle n’a pas abattu l’as Banfield, est considérée comme un succès et est fêté comme il se doit par un festin au mess de l’escadrille, que d’Annunzio honore de sa présence en dédicaçant le menu des mots "plus haut ! ".

Dès lors, la N 392 va sortir de sa mission première qui est la défense de la ville de Venise en fournissant des escortes aux appareils attaquant les rivages autrichiens du Golfe de Trieste, dont à plusieurs reprises les hydravions français du centre d’aviation maritime de Venise. Le 15 août 1916, les Nieuport ne peuvent empêcher l’hydravion de Gottfried Banfield de descendre deux hydravions FBA français du CAM, dont celui de l’enseigne de vaisseau Jean Roulier qui est tué avec son mitrailleur, le QM Auguste Costerousse. Les Nieuport français prendront leur revanche le 13 septembre 1916 lors de l’escorte d’un raid sur Parenzo, où le lieutenant Daniel Chambarière mitraille un hydravion ennemi contraint d’amerrir. Si la victoire n’est pas homologuée, l’hydravion autrichien, immatriculé K 163, sera bien perdu suite à une fausse manœuvre en étant hissé à quai pour être réparé… Le mois d’octobre voit l’arrivée de renforts sous la forme de pilotes supplémentaires (l’effectif passe à 10) et de Nieuport 11 équipés de fusées Le Prieur, les premières à gagner le front italien. Ceci occasionne un incident diplomatique : deux Nieuport sont détachés à Cascina Farello pour mener conjointement avec les italiens la première attaque contre les Drachen avec ce nouvel équipement. Aucune voiture n’ira chercher les pilotes français le jour de l’attaque. Quand ceux-ci arrivent à pied au terrain, ils découvrent que le commandant de la base, Pier Ruggiero Piccio, a décollé sans eux pour obtenir une victoire contre un ballon autrichien ! Le 23 octobre 1916, lors d’une escorte, le sous-lieutenant Xavier Garros remporte la première victoire homologuée de l’escadrille en descendant l’hydravion autrichien L 138 (Lohner) qui est capturé à Caorle.

L’hiver et le printemps 1917 s’écoulent dans l’inactivité, que mettent à profit les pilotes pour peindre de splendides décorations personnelles sur leurs appareils. Au mois de mai, arrive en Italie l’escadrille "Espinasse" (du nom de son commandant), composée de Sopwith 2A2 destinés au réglage d’artillerie des batteries lourdes envoyées de France sur le front Italien. Plusieurs appareils de la N 392 sont détachés pour un mois dans la région de Vérone sur le front pour en escorter les appareils. Ce travail d’escorte est le bienvenu, car l’ennui gagne les pilotes, au point que le capitaine de Chalonge propose d’en réduire les effectifs ou de l’affecter sur le front. Le ministère l’autorise à envoyer un détachement permanent de quatre appareils à Cascina Farello.

Le 14 août 1917 pourtant, un raid massif a lieu de jour sur Venise, mené par des appareils terrestres de l’aviation allemande tout comme des hydravions de la marine autrichienne. De lourds dégâts sont déplorés sur l’arsenal, mais un hydravion (immatriculé K 203) est abattu en mer par le lieutenant de Geoffre de Chabrignac.

Désormais désignée N 561, l’escadrille compte maintenant 18 pilotes équipés de Nieuport 23 et 24, d’un premier SPAD VII et de quelques Sopwith 1A2 Clerget utilisés pour des raids de reconnaissance stratégique sur des villes aussi éloignées que Fiume. Les missions vont désormais se multiplier depuis Cascina Farello. Le 28 août 1917, lors d’une escorte, le maréchal des logis Loyseau de Grandmaison abat en mer un hydravion de chasse Hansa Brandenburg CC immatriculé A 14 dont le pilote est tué. Le 4 septembre, en escortant sur le chemin du retour le Sopwith 1A2 piloté par le MdL Edouard Corniglion, un Nieuport est abattu par la DCA à Punta Salvore et son pilote, le maréchal des logis Jean Tétard de Morcellier, est tué. Il sera la seule perte au combat de l’escadrille.

Le détachement de Cascina Farello n’allait cependant pas s’éterniser. Le 24 octobre 1917, une offensive conduite par des troupes allemandes perce le front à Caporetto et menace d’encerclement le gros des troupes italiennes, qui battent retraite en catastrophe. Les pilotes regagnent tous Venise mais les nombreuses rencontres avec l’aviation ennemie permettent à l’aspirant Marcel Robert de descendre au large de Miramar l’hydravion autrichien K 221. Des renforts affluent de France et d’Angleterre pour permettre d’arrêter la percée ennemie qui est contenue sur la rivière Piave, laquelle se jette à proximité de la lagune de Venise : le front est désormais tout proche. Plusieurs escadrilles françaises sont affectées en Italie, dont deux escadrilles de chasse. La N 561, désormais rattachée à la 10e armée française, reçoit de nouveaux chasseurs SPAD.

Dès le 16 novembre 1917, à peine trois semaines après la bataille de Caporetto, la marine autrichienne s’enhardit au point de réaliser une sortie par deux de ses navires de ligne, le "Wien" et le "Budapest", qui partent accompagnés de patrouilleurs bombarder le petit port de Cortelazzo, à l’extrême nord-est de la lagune de Venise. Plusieurs hydravions accompagnent le raid mais la N 561, alertée à temps, les intercepte. Le sergent Lévy et le maréchal des logis Corniglion parviennent à descendre l’hydravion K 374 qui se pose en mer près de ses navires – il sera mitraillé et coulé par les deux pilotes malgré la DCA. Le lendemain, lors d’une nouvelle alerte, un autre hydravion (K 211) est descendu par les Slt Bignon et le sergent Etienne Robert, aidés d’hydravions Macchi M5 de la marine italienne. Moteur détruit, l’autrichien amerrit et son équipage est secouru en mer par les hydravions italiens.

Avec l’hiver, les vols se raréfient mais les reconnaissances sur Pola et l’Istrie sont toujours effectuées sur les Sopwith 1A2 de l’escadrille. La proximité du front amène certains pilotes à pratiquer la chasse aux Drachen sur la Piave : le 21 mars 1918, le sergent Marcou en attaque un sans l’enflammer et revient avec son Nieuport 27 couvert d’éclats. La malchance le poursuit car le 21 avril au cours d’une patrouille à 4000 m un obus antiaérien explose sous son Nieuport et un éclat le blesse au pied. Ce n’est que le 21 juin que le sergent Lévy et le maréchal des logis Corniglion parviennent à détruire le premier Drachen de l’escadrille. Lévy se spécialise avec succès dans ce sport puisqu’il en détruit deux autres le 20 juillet et encore un le 5 août avec le maréchal des logis Autissier. Le 16 septembre 1918, alors qu’il abat son 5ème Drachen à l’ouest de Ceggia, il est touché par la DCA et doit poser son SPAD dans les lignes ennemies. Il est envoyé en captivité en Autriche d’où il s’évadera après un périple rocambolesque à pied à travers les montagnes du Tyrol, regagnant son escadrille peu avant la fin des combats.

La menace aérienne est de toute façon terminée autour de Venise. Pendant la capture de Lévy, l’escadrille est endeuillée le 12 octobre par la mort accidentelle du Maréchal des Logis Autissier tué sur son Nieuport en rentrant en collision contre un Macchi M 5 de la 261a Squadriglia (Sottocapo cannoniere Giulio Macchia qui survécut à l’accident).

Au moment de l’offensive finale de Vittorio Venetto, deux chasseurs de la N 561 sont détachés à Nové le 25 avril 1918 sous les ordres du lieutenant de Limur pour y escorter les avions de reconnaissance français. L’armistice est signé sur ce front le 1er novembre 1918 et la N 561 est rapidement dissoute un mois plus tard, non sans que certains pilotes ne se soient offerts une belle promenade en voiture dans toutes les villes de l’Istrie récemment conquise, et d’où ils pressentiront les futures tensions entre la France et l’Italie concernant la Yougoslavie.

 

Unités détentrices des traditions de l'escadrille 561

Aucune unité n’a repris les traditions de la N 561 depuis sa dissolution.

 

 

 

 

Appellations successives

L'appelation SPA 561 n'a jamais été utilisée pour cette unité.

Les terrains occupés par l'escadrille 561

Carte détaillant les différents stationnements de l'escadrille 561
Carte dessinée par David Méchin que je remercie pour son aide.

Lieux de stationnements


 

Morts et blessé au combat
Morts et blessés par accident

Morts: en rouge / Blessés : en jaune

Pertes globales de l'escadrille 561

Batailles et missions importantes
pendant la période Xème armée
de l'escadrille 561

A suivre

Rattachements de l'escadrille

L’escadrille dépend directement du Ministère de la Guerre, avec une exception de décembre 1917 à mai 1918 où elle est rattachée à la 10ème armée française.

Unités aéronautiques de la 10ème armée
pendant le rattachement de la 561

 

 

Personnel de l'escadrille 561

Personnalités

Types d'avions utilisés

Numéros des avions connus

Commandants de l'escadrille

Victoires de l'escadrille 561

Palmarés de l'escadrille 561

 

Les hommes

Les mécaniciens de l'aéronautique militaire française posent dans le camp de Campalto-Mestre, à l'Ouest de Venise, pendant la seconde moitié de 1915 - C'est dans cette unité qu'ils remettaient en état de vol les avions de l'escadrille N 92 i, ainsi que les hydravions des marines française et italienne - Remarquez les insignes de l'aéronautique militaire sur les manches ainsi que l'insigne de spécialité - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Photo Jean Delpit transmise par Guy Delpit, son petit-fils, que je remercie pour son aide.

Mécaniciens français de l'escadrille 561 de Venise posent en compagnie de leurs homologues italiens au camp de Campalto-Mestre - Carte postale d'époque - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Si un des lecteurs de ce site possède cette carte, je serai intéressé d'en recevoir un scan plus net.

 

Photo du Cne René Robert

Cne René Charles Marie Robert - Né le 14 mai 1886 à Quimper (Finistère) - Fils d'Adrien Marie René Robert et Gabrielle Marie Potel - Profession avant guerre Etudiant - Classe 1906 - Recrutement de Quimper sous le matricule n° 2368 - Service militaire au 161ème régiment d'iinfanterie, à compter du 8 octobre 1907 - N'a pas rejoint - Déclaré insoumis, le 3 décembre 1907 - Rayé des contrôle de l'insoumission, le 27 décembre 1907, ayant été reconnu engagé volontaire - Engagé volontaire pour quatre ans, le 10 octobre 1906 - Affecté au 18ème régiment de Chasseurs, le 12 octobre 1906 - Nommé brigadier, le 10 février 1907 - Nommé Maréchal des Logis, le 20 septembre 1907 - Dirigé sur l'école spéciale militaire de St-Cyr, le 20 septembre 1907 - Nommé Sous-lieutenant et affecté au 1er régiment de Chasseurs, le 1er octobre 1909 - Nommé Lieutenant et affecté au 2ème régiment de chasseurs, le 1er octobre 1911 - Affecté au 4ème régiment de chasseurs, le 14 avril 1913 - A prit part à la bataille de Belgique de décembre 1914 à avril 1915 - à la bataille d'Artois de mai à juin 1915 - Chevalier de la Légion d’Honneur, Croix de Guerre avec palme et citation n° 1069 à l'ordre de l'armée, en date du 29 juin 1915 - Brevet de pilote militaire n° 597 obtenu, le 16 septembre 1914 - Pilote de l'escadrille VB 106 - Bombardement de l'Allemagne - Bataille de Champagne en septembre 1915 - Pilote de l'escadrille N 561 de Venise - Nommé Capitaine à titre définitif, le 4 avril 1917 - A pris part à l'offensive de l'Isonzo de mai à août 1917 - A l'offensive de Caporetto en octobre 1917 - Médaille d'argent à la valeur italienne - Médaille de bronze italienne - Croix de guerre italienne - Offensive du Chemin des Dames en mai 1918 - Offensive de Champagne en juillet 1918 - Offensive sur la ligne Hindenburg en octobre 1918 - Croix de guerre 1914-1918 avec sept palmes - Affecté à l'état-major de la 3ème région militaire, le 25 septembre 1919 - Affecté au 4ème régiment d'aviation d'observation, le 20 mai 1920 - Affecté au 34ème régiment d'aviation, le 1er août 1920 - Affecté au 7ème régiment de chasseurs, le 6 avril 1921 - Officier de la Légion d’honneur, en date du 28 décembre 1928 - Affecté au 7ème régiment de chasseurs, le 25 avril 1931 - Nommé Chef d'escadron et affecté au 30ème régiment de Dragons, le 25 septembre 1931 - Commandant du 4ème escadron du 2ème régiment de Spahis algériens, le 25 juillet 1939 - Commandant du 2ème groupe d'escadron du 2ème régiment de Spahis algériens, le 2 septembre 1939 - Embarqué à Oran, le 23 octobre 1939 - Commandant du 1er groupe d'escadrons du 2ème régiment de Spahis algériens, le 1er novembre 1939 - Sources : FM Finistère - CCC VB 106 - CCC N 561 de Venise - JORF - LO non communicable - Dernière mise à jour : 23 janvier 2016.

* Citation à l’ordre de l’armée, ordre n° 11 du Groupe de Bombardement 102, en date du 6 avril 1915 : "Officier plein d’entrain et de sang-froid. A pris part à tous les bombardements exécutés par le Groupe. Le 21 mars a son avion atteint par les projectiles. Le 22 mars, met en fuite un Aviatik au-dessus du bois d’Houthulst. Le 31 mars, son avion fortement atteint à l’aller par les projectiles ennemis (2 montants déformés, 3 trous dans le plan supérieur) continue sa mission et bombarde avec succès la gare maritime de Bruges."

* Citation à l’ordre de l’armée, en date du 20 avril 1915 : "Excellent pilote, a réussi de nombreuses reconnaissances, a fait avec succès plusieurs bombardements sous un feu violent, déployant beaucoup d’énergie et de témérité en présence de circonstances défavorables, à plusieurs reprises, a reçu de nombreux éclats d’obus dans son avion."

* Chevalier de la Légion d’Honneur, Croix de Guerre avec palme et citation n° 1069 à l’ordre de l’armée du Ltt René Robert, pilote à l'aviation d'une armée, en date du 29 juin 1915 : "Pilote plein de sang-froid et de ténacité. A exécuté de très nombreux bombardements dans des circonstances difficiles. Le 16 juin 1915, a ramené dans nos lignes son appareil très gravement atteint par la mitraille."

* Citation à l’ordre de l’armée, en date du 26 décembre 1916 : "A accompli une efficace action de chasse et de combat contre les hydravions autrichiens le 27 juin 1916."

* Citation n° 192 à l’ordre de l’armée, en date du 3 avril 1917 : "Comme pilote d’aéroplane, à plusieurs reprises et volontairement, a accompli de longs parcours au-dessus de la mer pour protéger les hydravions alliés contre des avions ennemis qu’il a attaqués et mis en fuite à très faible altitude sur les objectifs de la Côte d’Istrie, bravant le tir des batteries et des avions de chasse ennemis."

* Citation n° 8657/D à l’ordre de l’armée, en date du 28 juillet 1917 : "Le 17 avril 1917, a attaqué un hydravion autrichien au large de la côte de Venise, l’obligeant à amerrir avec des dommages tels que l’appareil a dû être détruit."

* Citation à l’ordre de l’armée de l’Escadrille 106, en date du 20 juillet 1918  : "A pris part aux opérations de la Malmaison où elle a rendu des services remarquables qui ont contribué au succès de sa division. Du 28 mai au 2 juin 1918, sous le commandement énergique du capitaine Robert a déployé une activité et une audace qui ont fait l’admiration du Commandement et de la troupe. A exécuté pendant cette période, en dehors des missions d’artillerie et de photographie, cinquante-trois missions de liaison d’infanterie qui ont fourni au commandement des renseignements de la plus haute importance. Volant à moins de 100 mètres pour préciser la situation, attaquant continuellement les formations ennemies à coups de mitrailleuses, a subi du fait du feu de l’ennemi des pertes sévères, mais n’a jamais cessé d’assurer ses missions avec le même entrain et la même confiance."

Les hommes

Les mécaniciens de l'aéronautique militaire et de l'aviation maritime française posent en compagnie de leurs homologues italiens dans le camp de Campalto-Mestre, à l'Ouest de Venise en 1915 - C'est dans cette unité italienne qu'étaient entretenus et réparés les avions terrestres et maritimes engagés sur le secteur de Venise - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Photo Jean Delpit transmise par Guy Delpit, son petit-fils, que je remercie pour son aide.

Les personnels navigants de l'escadrille N 561 en 1916 - De gauche à droite, debout : Ltt Jean Romeyer (observateur) - Ltt René Robert - Le consul français de Venise - Gabrièle d'Annunzio - Cne Marcel de Chalonge (chef d'escadrille) - Cne Charles Laurent (son adjoint administratif) - Ltt Daniel Chambarière - Médecin aide major 1ère classe Gabriel Espanet (pilote) - Slt Jean Bignon - Non identifié (vraisemblablement le Slt de Lajaumarie, un observateur) - Assis : Slt Xavier Garros - Slt Jean Jacques Darbos - Slt Jacques Pierron (observateur) - Slt Gabriel Trouvé - La photo a été prise entre le 7 mai et le 13 septembre 1916 - Je cherche un scan plus net de cette photo - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Photo Droits réservés.

Sgt André Lévy, l'As de l'escadrille avec 6 victoires - Photo collection Daniel Porret (+) que je remercie pour son aide.

* Soldat de 2ème classe Jean Urbain Delpit - Né le 30 juin 1894 à Chavagnac (Dordogne) - Fils de Jean Delpit et de Marie Vielmont - Domicilié rue de Entrepreneurs à Paris (75) - Profession Maréchal forain - Classe 1914 - Recrutement de Périgueux-Brive sous le matricule n° 166 - Mobilisé au 1er régiment d'aviation, le 6 septembre 1914 - Arrivé dans l'unité et soldat de 2ème classe, le 9 septembre 1914 - Affecté au 2ème groupe d'aviation de Lyon-Bron, le 10 août 1915 - Voilier de l'escadrille N 561 de Venise du 13 août 1915 au (3ème trimestre) 1916 - Affecté à une unité aéronautique en Italie du (3ème trimestre) 1916 au 21 avril 1919 - Démobilisé, le 10 septembre 1919 - Affecté, dans la réserve, à l'école d'aviation militaire d'Avord, le 1er janvier 1924 - Affecté au 5ème groupe d'ouvriers aéronautique, le 15 janvier 1925 - Affecté au dépôt d'artillerie n° 9 stationné à Poitiers, le 18 février 1940 - Dirigé sur Brive pour la formation de l'UTM, le 20 avril 1940 - Démobilisé, le 11 juillet 1940 - Photo Jean Delpit transmise par Guy Delpit, son petit-fils, que je remercie pour son aide - Sources : FM Dordogne - Dernière mise à jour : 22 janvier 2016.

Slt Emile Devienne, pilote de l'escadrille N 92 i de Venise du 13 août 1915 au 15 février 1916, pose en compagnie du soldat Jean Delpit, voilier de l'unité du 13 août 1915 au (3ème trimestre) 1916 - Photo Jean Delpit transmise par Guy Delpit, son petit-fils, que je remercie pour son aide.

* Slt Emile Devienne - Né le 13 novembre 1883 à Lyon (69) - Fils de Joseph Devienne et de Marie Elise Dulac - Domiciliés au n° 1, quai d'Occident à Lyon (69) - Classe 1903 - Recrutement du bureau central de Lyon sous le matricule n° 975 - Engagé pour trois ans comme Aspirant au doctorat en droit, le 14 novembre 1902 - Affecté pour une année de service militaire au 75ème régiment d'infanterie du 15 novembre 1902 au 22 septembre 1903 - Affecté au 159ème régiment d'infanterie - Une période d'exercice au 159ème régiment d'infanterie du 17 août au 13 septembre 1908 - Une période d'exercice au 159ème régiment d'infanterie du 14 septembre au 6 octobre 1911 - Affecté au 14ème escadron du Train des équipages militaires comme conducteur de la compagnie B - Profession avant guerre Aviateur civil - Mobilisé comme conducteur de la compagnie B du 14ème escadron de train des équipages militaires, le 3 août 1914 - Passé à l'aéronautique militaire comme élève pilote, le 6 août 1914 - Formation théorique de l'école d'aviation militaire de Dijon, à compter du 6 août 1914 - Brevet de pilote militaire n° 648 obtenu à l'école d'aviation militaire d'Avord, le 13 décembre 1914 - Affecté au centre d'aviation de Villacoublay - Pilote de l'escadrille MS 3 du 22 mars au 23 mai 1915 - Nommé Sergent, le 17 avril 1915 - Pilote de l'escadrille MS 15 du 23 mai au 15 juillet 1915 - Citation à l'ordre de l'armée, en date du 29 juin 1915 - Croix de Guerre et citation à l'ordre de l'armée, en date du 8 juillet 1915 - Nommé Sous-lieutenant à titre définitif, le 15 juillet 1915 - Pilote de la RGA du 16 au 27 juillet 1915 - Pilote de l'escadrille N 92 i du 13 août 1915 au 15 février 1916 - Pilote de la RGA du 15 au 29 février 1916 - Pilote du GDE du Plessis-Belleville du 29 février 1916 au XXX - Pilote de l'escadrille N 31 du (2ème trimestre) 1916 au 29 mai 1916 - Pilote de l'escadrille N 57 du 29 au 31 mai 1916 - Pilote de l'escadrille N 67 du 31 mai au 18 juin 1916 - Affecté au 15ème escadron de train des équipages militaires du 18 juin au 11 août 1916 - Détaché au centre automobile de Beauvais, le 11 août 1916 - Rayé du personnel navigant, le 5 mai 1917 - Affecté au 9ème escadron de Train des équipages militaires, le 11 mai 1917 - Nommé Lieutenant à titre définitif, le 15 juillet 1917 - Démobilisé, le 20 mars 1919 - Affecté au 99ème régiment d'infanterie, le 8 novembre 1921 - Démission acceptée, le 9 septembre 1924 - Réaffecté au 99ème régiment d'infanterie, le 27 septembre 1924 - Profession après guerre Chimiste - Médaille d'Honneur en vermeil comme Chef de chaufferie à la société anonyme Hannart frères et Motte et Marquette Réunis à Hem (Nord), le 28 juillet 1933 - Sources : Pam - FM Lyon - Liste des brevets militaires - CCC escadrille MS 3 - CCC escadrille MS 15 - CCC escadrille N 92 i (future 561) - CCC escadrille N 31 - CCC escadrille N 57 - CCC escadrille N 67 - JORF - Dernière mise à jour : 2 février 2016.

* Citation à l'ordre de l'armée du Sgt Emile Devienne, pilote de l'escadrille MS 15 et Soldat Lucien Dineaux, mitrailleur de l'escadrille MS 15, en date du 29 juin 1915 : "Ont engagé le combat avec un avion allemand à distance très rapprochée. le Soldat Dineaux ayant été blessé mortellement de deux balles à la tête, le sergent Devienne, avec un sang-froid remarquable, a ramené l'appareil criblé de balles à son terrain d'atterrissage."

 

L'escadrille N 561

L'hôtel "Villa Paradiso" où était logés les officiers navigants de l'escadrille N 561 - Photo collection Marcel Robert (+)

L'escadrille N 561

 

 

Les avions

Nieuport 24 bis n° 5158 du Slt Jean Bignon, pilote de l'escadrille N 561, stationné sur le terrain du Lido à venise à l'automne 1917 - Remarquez le superbe faune à la flûte de pan peint sur les flancs de son avion - Un dessin de son insigne personnel est présenté dans la rubrique "Insignes personnels des pilotes" - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Photo Col Marcel Robert que je remercie pour son aide.

Nieuport 23 n° 2903 du Slt Marcel Robert - Escadrille N 561 - Terrain du Lido en 1917 - Photo Col Marcel Robert que je remercie pour son aide.

Nieuport 23 n° 3363 du MdL Edouard Corniglion - Son avion porte le juron vénitien qui est sa marque de reconnaissance : "Ocio ! Fiol d'un can" (Attention ! Fils de chien.") - Photo collection Paolo Varriale que je remercie pour son aide - Un grand merci à David Méchin pour la transmission de ce document.

Nieuport 27 n° 5239 du MdL Edouard Corniglion - Cet avion porte maintenant le juron en deux parties : du coté gauche "Ocio" (attention) et du droit "Fiol d'un can" (Fils de chien) - Photo collection Paolo Varriale que je remercie pour son aide - Un grand merci à David Méchin pour la transmission de ce document.

NIeuport 23 du Sgt André Lévy, unique As de l'escadrille N 561 de Venise - Photo collection Paolo Varriale que je remercie pour son aide - Un grand merci à David Méchin pour la transmission de ce document.

Accident d'atterrissage du Nieuport 17 n° 3678 piloté par le MdL André Boyer - Visiblement la course a été plus longue que prévue - Le pilote n'a pas été blessé - Sur la photo juste en dessous, on aperçoit parfaitement l'insigne personnel de ce pilote - Voir le profil associé dans la rubrique "Les couleurs des avions" - Photo San Diego Museum Archives que je remercie.

Le Nieuport 17 n° 3678 du MdL André Boyer en cours de démontage après son accident d'atterrissage - Remarquez l'insigne personnel du pilote peint sur les flanc de l'appareil - Photo San Diego Museum Archives que je remercie.

Alignement des Nieuport de l'escadrille 561 sur le terrain de l'île du Lido pendant l'été 1917 - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Photo collection Roberto Gentilli que je remercie pour son aide.

SPAD VII baptisé "Forse Che Si" - Pendant son séjour en Italie, l'escadrille N 561 a utilisé trois SPAD VII, les numéros S 1068 (Ltt Loiseau), S 2179 et S 2767 - Comme on distingue le premier chiffre, un "2", nous sommes en présence du S 2179 ou du S 2767 - Si un lecteur possède des photos de cet avion ou des autres appareils de la N 561, qu'il veuille bien prendre contact avec l'auteur - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Photo Col Marcel Robert que je remercie pour son aide.

SPAD XIII n° 20XX de l'escadrille N 561 en 1918 - L'insigne personnel de ce pilote était un écureuil - Cet avion a été photographié lors d'une visite au 22a Squadriglia équipé de Pomlio PE et stationné à Casoni (près de Bassano del Grappa) à compter du mois de mai 1918 - La N 561 a assuré un détachement permanent à Nove à compter du 25 avril 1918 - Les deux terrains étaient séparés de quelques kilomètres - Photo collection Roberto Gentilli que je remercie pour son aide.

Les avions

Trois Nieuport 10 de l'escadrille N 92 i (italie) de Venise en entretien et réparations au camp italien de Campalto-Mestre dans la seconde moitié de 1915 - Le Soldat de 2ème classe Jean Delpit, voilier de l'escadrille N 92 i est marqué d'une croix - Les voiliers étaient chargés de la pose et des réparations des surfaces entoilées qui recouvraient les avions - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Photo Jean Delpit transmise par Guy Delpit, son petit-fils, que je remercie pour son aide. Cliquez sur l'image poiur l'agrandir

Nieuport 10 n° N 251 de l'escadrille N 561 ayant effectué un atterrissage sur la plage et a terminé sa course les roues dans l'eau - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Photo Col Marcel Robert que je remercie pour son aide.

Nieuport 21 n° 1953 du MdL Edouard Corniglion-Molinier à l'atterrissage sur le terrain enneigé du Lido - Photo Col Marcel Robert que je remercie pour son aide.

Accident d'atterrissage du Nieuport 11 n° 399 de l'escadrille N 561 de Venise probablement à l'été 1917 - Si on examine attentivement les deux photos, on peut voir que cet appareil est désarmé, probablement déclassé pour l'entrainement - Photo San Diego Museum Archives que je remercie.

Autre photo de l'accident du Nieuport 11 n° 399 de l'escadrille N 561 de Venise probablement à l'été 1917 - Remarquez l'absence complète de marquage de fuselage, alors que les insignes personnels étaient en vigueur et d'armement, ce qui laisse présager un déclassement pour les vols d'entrainement ou de liaison rapide - Photo San Diego Museum Archives que je remercie. Photo San Diego Museum Archives que je remercie.

Nieuport 27 du MdL Edouard Corniglion survolant les lagunes de Venise. On distingue le mot "Ocio !" sur le fuselage sous le pilote, l'autre partie de l'insulte "Fiol d'un Can" étant inscrite sur l'autre côté de l'appareil - Photo collection Paolo Varriale que je remercie pour son aide - Un grand merci à David Méchin pour la transmission de ce document.

Sopwith 1A2 de l'escadrille 561 - L'aviateur que son ordonnance aide à se chausser serait le Lt Olphe-Galliard, observateur réalisant la plupart des missions de reconnaissance stratégiques de l'escadrille qui le conduisent jusqu'à Fiume. Son pilote habituel était le MdL Edouard Corniglion - Photo collection Paolo Varriale que je remercie pour son aide - Un grand merci à David Méchin pour la transmission de ce document.

Capotage d'un des trois Sopwith 1A2 de l'escadrille N 561 de Venise en 1918 - Malheureusement, le numéro SFA de l'avion est illisible - Photo San Diego Museum archives que je remercie.

SPAD VII n° 1068 du Ltt Frédéric Loiseau - Cet avion a été le premier SPAD perçu par l'escadrille - Voir son profil couleur dans la rubrique les avions de l'escadrille - Photo collection Paolo Varriale que je remercie pour son aide.

SPAD XIII n° 4764 du Sgt André Lévy, l'As de l'escadrille 561 de Venise abattu lors d'une attaque de Drachen, à Grasago, le 16 septembre 1918 - Le pilote a été fait prisonnier - Cet avion est équipé d'une installation photo et il est le seul modèle XIII livré à la 561 - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Photo Bildarchiv Austria (WK1/ALB080/23583) mise en ligne sur le site Europeana.

 

Couleurs des avions

Les décorations personnelles sont détaillées dans la partie symbolique. Les couleurs des avions sont données avec réserves car elles sont déduites de l'interprétation de photos en noir et blanc.

Nieuport 10 n° 251 de l'escadrille N 92 I en août 1915 - Dessin David Méchin.

Nieuport 17 n° 2756 du Sgt André Levy - 6 victoires - Dessin David Méchin.

Nieuport 17 n° 3678 du MdL André Boyer - Dessin David Méchin.

Nieuport 17 du Slt Jean-Jacques Darbos - n° avion non connu - Dessin David Méchin.

Nieuport 17 du Slt Xavier Garros - n° avion non connu - Dessin David Méchin.

Nieuport 23 n° 2750 du Slt Jean Bignon - Dessin David Méchin.

Couleurs des avions

Les décorations personnelles sont détaillées dans la partie symbolique. Les couleurs des avions sont données avec réserves car elles sont déduites de l'interprétation de photos en noir et blanc.

Nieuport 12 bis n° 2127 baptisé " ZOU ! " de l'escadrille N 561 en 1917 - Dessin David Méchin.

Nieuport 23 n° 2066 du Slt Pierre de Jumilhac - Dessin David Méchin.

Nieuport 24 bis n° non connu du Slt Gabriel Trouvé - L'arme d'origine de ce pilote est la cavalerie - Dessin David Méchin.

Nieuport 27 n° 5683 du Slt Xavier Garros - Dessin David Méchin.

SPAD VII n° 1068 du Ltt Frédéric Loiseau - Cet avion a été le premier SPAD perçu par l'escadrille. - Voir la photo de son avion dans la rubrique photos - Dessin David Méchin.

SPAD XVI n° 6123 de l'escadrille N 561 de Venise - Dessin David Méchin.

 

Le terrain du Fort du Lido

^ Terrain du Fort du Lido - Les hangars français sont au fond de l'image - Voir le détail du terrain ci-dessous et sur la vue Google. Il a depuis été remplacé par l'aérodrome du Lido . L'essentiel des fortifications ainsi que les douves ont disparu - A l'arrière plan, l'ile de San André qui abrite le centre aéromaritime de Venise ainsi que les escadrilles d'hydravions italiennes - Photo collection Paolo Varriale que je remercie pour son aide - Un grand merci à David Méchin pour la transmission de ce document.

 

Plan du terrain du Lido - Venise

Plan du fort du Lido datant de l'entre-deux guerres
Collection Paolo Varriale que je remercie pour son aide.

Détail des hangars français du fort du Lido - Photo collection Paolo Varriale que je remercie pour son aide - Un grand merci à David Méchin pour la transmission de ce document.

Photos aériennes

Photo aérienne oblique du terrain d'aviation du Lido à Venise - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Photo Marcel Robert que je remercie pour son aide.

Le terrain positionné en 2009

^ Cliquez sur l'image pour l'agrandir.
La lacune de Venise avec le positionnement du terrain de la N 561
et du centre aéromaritime - Photo Google Earth et montage Albin Denis

 

Photos prises par l'escadrille

Place San Marco (Saint-Marc) de Venise en 1917 - Photo Collection Albin Denis.

Photos de Venise prise à la verticale de la place San Marco (San Marco) montrant dans le fond de l'image la basilique Santa Maria della Salute - Collection Albin Denis.

Photos prises par l'escadrille

La place San Marco et la basilique Santa Maria della Salute photographiées par le Cne Marcel de Chalonge, commandant de l'escadrille N 561 de Venise de juillet 1915 à décembre 1918 - Photo Collection Monica Donati que je remercie pour son aide.

La place San Marco, le palais des Doges, le pont des Soupirs photographiés par le Cne Marcel de Chalonge, commandant de l'escadrille N 561 de Venise de juillet 1915 à décembre 1918 - Photo Collection Monica Donati que je remercie pour son aide.

 

Menu

Menu de l'escadrille N 392 en date du 19 juillet 1916 - Collection Mauro Antonelli transmis par François-Xavier Bernard que je remercie pour leur aide.

Monuments officiels
et tombes

MdL Charles Autissier - Né le 1er juin 1897 à Cerilly (Allier) - Fils de Charles Autissier et de Louise Chaumont - Profession avant guerre mécanicien - Classe 1917 - Recrutement de Monthuçon sous le n° matricule 1244 - Mobilisé au 38ème régiment d'artillerie, le 10 janvier 1916 - Affecté au 115ème régiment d'artillerie lourde - Passé à l'aéronautique militaire comme élève pilote, le 28 juin 1917 - Brevet de pilote militaire n° 8747 obtenu à l'école d'aviation militaire de Juvisy, le 21 septembre 1917 - Nommé Caporal, le 29 septembre 1917 - Stage de perfectionnement à l'école d'aviation militaire d'Avord - Stage de spécialisation à l'école d'aviation militaire de Pau, jusqu'au 28 novembre 1917 - Affecté à la RGA de Brescia (Italie), le 22 décembre 1917 - Pilote de l'escadrille SPA 561 après le 22 décembre 1917 au 12 octobre 1918 - Décédé au cours d'un accident de vol à Venise (Italie), le 12 octobre 1918 - Repose au cimetière San Michele de Venise - Photo M. Hervé Marhic que je remercie pour son aide.


 

Remerciements à :

- M. David Méchin pour son étude de l'escadrille 561.
- M. Paolo Varriale pour le prêt des photos de sa collection.
- M. Daniel Porret pour le prêt de la photo de l'As André Lévy.
- M. le Colonel Marcel Robert pour la communication des photos de l'escadrille N 561.
- M. Mauro Antonelli pour la communication du menu de l'escadrille N 392.
- M. François Xavier Bernard pour la transmission du menu.
- M. Monica Donati pour la transmission des photos du Cne Marcel de Chalonge.
- M. Roberto Gentilli pour l'envoi des photos de sa collection.
- M. Hervé Marhic pour l'envoi des photos des aviateurs et marins reposant à Venise.
- M. Guy Delpit pour l'envoi des archives de Jean Delpit, son grand-père.

Bibliographie :

- L'escadrille de Venise, entre guerre et Dolce Vita
par David Méchin dans Aérojournal n° 39 d'octobre-novembre 2004.
- I francesi alla defesa di Venezia par David Méchin dans Aerofan n° 94 de juillet-septembre 2005.
- JMO de la Xème Armée - 12ème corps d'Armée - 31ème corps d'Armée - SHD section Terre de Vincennes mis en ligne par le site "Mémoire des Hommes"
- Les escadrilles de l'aéronautique militaire française - Symbolique et histoire - 1912-1920
- Ouvrage collectif publié par le SHAA de Vincennes en 2003.
- Les Insignes de l'Aéronautique militaire Française jusqu'en 1918 de Philippe Bartlett et François Blech (+) - publié par les éditions Indo Editions en 2002.
- L'aviation française 1914-1940, ses escadrilles, ses insignes - par le Commandant E Moreau-Bérillon - publié à compte d'auteur en 1970.
- The French Air Service War Chronology 1914-1918 par Frank W.Bailey et Christophe Cony publié par les éditions Grub Street en 2001.
- Les Armées françaises dans la Grande Guerre publié à partir de 1922 par le Ministère de la Guerre.
- Les "As" français de la Grande Guerre en deux tomes par Daniel Porret publié par le SHAA en 1983.
- Site Internet "Les Insignes de l'Armée de l'Air" de Jean-Jacques Leclercq - Voir le lien
- Site Internet "Mémoires des Hommes" du Ministère de la Défense - Voir le lien
- Site Internet " Anciens d'Italie " de François-Xavier Bernard - Voir le lien.

 

Si vous avez des documents écrits ou photographiques pouvant compléter les données de cette page, veuillez contacter l'auteur du site.

Escadrille 555 Escadrille 562

 

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