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Insignes peints
sur les fuselages

Pas d'insigne connu.

Insignes personnels
peints sur les fuselages

Le point d'interrogation, insigne personnel du Ltt Georges Lachmann - Il était peint sur les flancs de son SPAD VII - dessin d'après photo Albin Denis.

Insignes métalliques
de l'escadrille 581

Pas d'insigne métallique connu.

Unités détentrices
des traditions de l'escadrille N 581

Carte des stationnements

Carte de l'actuelle Ukraine avec les terrains de stationnement de l'escadrille 581 en rouge et les autres villes importantes en blanc - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Photo satellite Google mis en forme Albin Denis.

Périodes de stationnements

Lieux de stationnements

Appellations successives

Rattachements

Commandants de l'escadrille

Types d'avions utilisés

Etat quantitatif et numéros des avions

Symbolique

L'insigne ou les insignes successifs adoptés par l'escadrille 581, s'ils ont existé, sont pour l'instant inconnus. Si vous possèdez des documents familiaux susceptibles d'apporter des précisions sur ces insignes, veuillez prendre contact avec l'auteur, vous en serez grandement remerciés.

 

Historique

Mission militaire française en Russie :

Au cours de la Grande Guerre, trois pays d'Europe occidentale envoyent des missions militaires en Russie. La Belgique et la Grande-Bretagne fournissent chacune un corps d'automobiles blindées. La France fera mieux. La mission militaire française, commandée d'abord par le général Pau, puis par le général Janin, comprend plus de deux cents officiers, ainsi qu'un millier de sous-officiers et d'hommes de troupe relevant des différentes armes.

A cette époque, la Russie dispose d'une faible aviation militaire et d'une industrie aéronautique embryonnaire. Au début de 1916, le gouvernement russe fait de pressantes demandes de matériels à la France, à la Grande-Bretagne et à l'Italie (Moteurs Isetta-Fraschini et Fiat). Le gouvernement français envoie, via le port Arkhangelsk, des avions en caisses, puis progressivement des hommes.

Le 30 avril 1916, un contrat est signé à Paris par le général Roques, Ministre de la Guerre, et par le comte Ignatieff, attaché militaire à Paris. Le gouvernement français mettra à la disposition de la Russie, qui les paiera, dix officiers pilotes et dix officiers observateurs. Ils combattront en Russie sur des avions français, et seront en charge de former des pilotes et des observateurs russes.

Détachement aviation en Russie :

Le détachement aviation de la mission française est placée sous le commandement du Cdt Henri Berger, qui est basé à Kiev. Le Cne Noé est son adjoint. Ils sont subordonnés au Général Janin, chef des missions militaires françaises, sous le contrôle de sa majesté impériale le Grand Duc Michel et la subordination tactique au Général commandant la 7ème armée, le Lieutenant-général Tsikowitch.

Les pilotes de chasse et de reconnaissance rejoingnent la Russie, par bateau, en avril 1917. Après être passés par Moscou, ils gagnent Kiev, le 23 avril, où sont organisées les différentes unités.

Formation de deux escadrilles :

Le détachement est alors réorganisé en deux escadrilles : la N 581 de chasse qui passe sous le commandement du Ltt Georges Lachmann, et la SOP 582 de corps d'armée commandée par le Cne Jules Balavoine. Ces deux unités sont équipées des avions suivants : la N 581 avec huit Nieuport 17 à moteur Rhône de 110 HP et sept SPAD VII à moteur Hispano 150 HP et la SOP 582 avec huit Sopwith 1A2 à moteur Le Rhône 110 HP et sept Dorand AR 1 à moteur Renault 160 HP.

A Kiev, un parc, chargé des réparations, est constitué sur place et emploie des chaudronniers, des ajusteurs, des mécaniciens. Il est complété d'un magasin avec un officier payeur, le Ltt Murat, et d'un dépôt secondaire à Moscou. Ces unités employent un total de quarante-deux officiers, vingt-cinq sous-officiers, deux cents hommes de troupe reprenant toutes les spécialités. Les sous-officiers et hommes de troupe sont vétus à la russe avec des tenues en drap kaki.

Mouvement sur Boutchatch :

De Kiev, les deux escadrilles font mouvement sur Boutchatch, en Galicie, en arrière du front de la 7ème armée russe, et s'installent sur le même terrain que le groupe Kasakov, le 27 mai 1917. Cet officier a déjà abattu dix avions ennemis et qui comptera par la suite cinq autres victoires. L'unité compte dans ses rangs le Cne Toumianoff (17 victoires), le Ltt Smirnoff (9 victoires), le Ltt Arguev (4 victoires). Tous volent sur des Nieuport français. L'endroit a été choisi car il est propice à la mise en oeuvre du train servant de parc mobile aux deux escadrilles. Par contre, cette zone est particulièrement exposée avec des bombardements en basse altitude survenant presque tous les jours. Comme les espions étaient nombreux dans le secteur, Lachmann s'attend à une attaque de l'aviation ennemie dès qu'il aura débarqué ses matériels. Pour l'éviter, il fait équiper deux Nieuport 17 la nuit, ce qui constitue un véritable tour de force car ces appareils ont voyagé quatre mois en caisse. Le matin, Lachmann et un autre pilote sont prêt à en découdre avec un adversaire qui ne viendra pas. Le 20 mai, l'escadrille N 581 est presque au complet à Xolxoltch, au Nord de Boutchatch. Les jours qui suivèrent, de nombreux avions autrichiens furent rencontrés mais restèrent bien sagement à distance, n'engageant jamais le combat. De toutes façons, les munitions équipant les mitrailleuses françaises étaient de très mauvaise qualité avec des enrayages systématiques au bout de deux ou trois coups. Difficile de descendre un avion dans ces conditions ! Même quand les Français survolaient le terrain ennemi, situé seulement à 20 km au nord du leur, les Autrichiens n'allaient pas à leur rencontre et restaient bien sagement dans leurs lignes. En mai 1917, le détachement reçoit la visite d'Albert Thomas, ministre de l'Armement.

Lachmann abat un ballon russe :

Pour l'instant, les résultats n'étaient guère brillants. Le Slt Bloch, pilote arrivant de la N 62, qui avait trois Drachen à son tableau de chasse, vient d'avoir un accident d'avion à Anatra et était indisponible. Les sous-lieutenants Coudouret et Jallaguier avaient tous deux manqué leurs attaques de Drachen. Le 25 juin, Le Cdt Berger et le Ltt Lachmann décident d'une nouvelle attaque de Drachen. Le lendemain, le commandant de la N 581 décolle aux commandes de son SPAD VII armée de six fusées Le Prieur. Il ne peux retrouver l'avion de De Gueydon, chargé de le protéger et poursuit quand même sa mission. Malgré le temps très gris, des nuages assez bas et de très petites éclaircies, il trouve sa cible. Il est alors à 1400 mètres d'altitude. Pleins gaz en piqué et à seulement 20 mètres du sol, il appuie sur le contact de mise à feu et tire toutes ses fusées, en une seule salve, qui pénétrent toutes dans le ballon ennemi. Le dirigeable s'embrasse immédiatement et retombe au sol.

Son SPAD VII dans les arbres :

Lachmann, qui est descendu trop bas, voit arriver très vite la colline devant lui, tire sur le manche comme il peut et percute les arbres. Il a le réflexe de couper le moteur pour ne pas prendre feu. Heureusement, il est éjecté à plus de 30 mètres de là et termine sa course face contre terre. Sur le coup, il ne peux se relever et se met à quatre pattes pour faire un rapide examen de ses blessures. Le sang coule sur son visage, il a mal à la poitrine, dans le dos et un index cassé, complétement retourné qu'il remet immédiatement en place. Mais comme il s'est écrasé à peine à 30 mètres du ballon ennemi, il s'attend à être fait prisonnier. Les soldats qui approchent ne parlent pas la bonne langue pour des Allemands. En fait, il vient d'abattre un ballon russe ! Soigné, il s'en tire avec quelques coupures, des bleus partout mais aucune blessure grave. Le commandant du ballon vient le voir à l'hôpital. En rispostant à son attaque, il s'est blessé d'une balle de revolver dans la jambe. Ils se serrent maintenant la main en riant. De Gueydon, ne trouvant pas son chef, avait atterri. Il avait ensuite redécollé trois fois pour le rechercher en vain, tout le monde le croyant tombé chez l'ennemi.

Dans ce secteur commandé par le général Kornilov figurent des blindés belges et britanniques et les avions français, mais aussi des légions polonaise, serbe et tchèque recrutées dans les camps de prisonniers. Du 19 au 21 juillet, les Allemands et Austro-hongrois lancent une violente offensive sur le front de la 11ème armée russe et la pression se fait sentir sur la droite de la 6ème armée. Les forces ennemies s'enfoncent de 14 kilomètres dans les lignes, dans les environs de Tarnopol. Les escadrilles russes et britanniques, déployées au Nord de Kolotche, sont complétement surprises et faute de pouvoir évacuer leurs avions par les airs, sont contraintes de les détruire par le feu et de retraiter pour ne pas être capturées. Les armées russes, en proie à une grave crise du moral, opèrent du coeur de l'été à l'automne, quatre replis successifs. Tout d'abord, à travers la Galicie. Les avions français apportent alors leur aide aux Britanniques, en opérant des reconnaissances, en dépit de l'arrivée d'avions allemands Halberstadt et Albatros.

Le 21 juillet au soir, l'ordre est donné d'évacuer le terrain de Xolxotch pour se replier 40 km au Sud-Est, à Jezerzany, où se trouvent déjà les deux trains constituant le parc des escadrilles. Toutes la nuit, les hommes travaillent au démontage des grands hangars avions et des neuf tentes de la mécanique. Dans la nuit, il y aura 14 navettes de deux camions pour amener les matériels. Les avions ont décollés à 21 heures et sont maintenant hors de danger. Arrivé à Jezerzany, le 22 au soir, le dispositif français effectue un nouveau mouvement, cette fois sur Tcherkoff, plus à l'Est. Pour ne pas abandonner sur place le SPAD VII de De Gueydon, Lachmann le prend et le transfère sur Tcherkoff. Le lendemain, comme les Allemands poussent toujours, les Français retraitent encore et gagnent Golziatine. Partout les Russes refluent, malgré la résistance des sections d'auto-mitrailleuses belges, la vaillance des escadrilles commandées par le Cne Kasakoff avec ses fameux pilotes Smirnof et Argueff. Les bataillons de femmes engagés dans les environs du lac de Djejany se font décimer sur place. Une ligne de résistance se reforme à grand peine le long de la rivière Abrousch qui délimite la frontière.

Plusieurs replis successifs :

Après un court séjour à Golziatine, les unités françaises recoivent l'ordre de gagner le front Sud, à peu de distance du front roumain. Mise à la diposition du 3ème corps d'armée russe, elles s'installent à Kamenetz-Podolsk, le 12 août 1917. Sur place, elles vont réaliser des reconnaissances sur la rive gauche du Dniestr et dans le secteur de la rive droite. Le 1er septembre, Lachmann patrouille sur les lignes, bien décidé à se mettre quelque chose sous les dents. Il aperçoit un Drachen au travail dans les environs de Melnetza, à 12 km à l'intérieur des lignes adverses. N'étant pas armé pour attaquer une telle cible, il rentre aussitôt au terrain et fait équiper son SPAD VII de 6 fusées Le Prieur, anti Drachen. Cette fois, il met toutes les chances de son côté et tire à bout portant ses fusées. Une seule part et touche son but. Le ballon allemand s'écrase en flammes. Une mission qui a duré en tout et pour tout 20 mn.

Le 15 septembre, arrivé sur les lignes, Lachmann aperçoit des nuages d'obus de DCA sur le secteur de la 8ème armée russe. Elle borde le front de la 7ème armée russe, auxquelles sont rattachées les unités françaises, au Sud du Dniester. Il fonce vers la zone en question et rencontre un beau Halberstadt jaune avec de jolies croix noires. En deux temps, deux mouvements, il se place sous sa queue sans que l'équipage ne l'ai repéré. Après avoir reçu une rafale de 40 projectiles, l'avion adverse vire et l'observateur commence à riposter. Après plusieurs évolutions, Lachmann se replace en position de tir et tire. Les Allemands descendent en spirale suivis du Français qui ne les lâche pas, 250 mètres derrière eux. Après une nouvelle rafale, l'observateur probablement touché, lâche son arme qui tombe par dessus bord. Il faut 20 minutes de combat supplémentaires pour que le Français descendent l'avion ennemi qui s'écrase dans les premières lignes. Après recherches, la mitrailleuse allemande perdue pendant le combat sera retrouvée et ramenée au terrain.

Le 3 octobre, Lachmann effectue six heures de vol dans la journée. Le 8 octobre, Lachmann et Coudouret livrent combat à un Halberstadt qui s'écrase en flammes devant les tranchées russes, aux environs de Serousch. L'avion est homologué à Coudouret et compte comme sa troisière victoire. Le 11 octobre, pendant 45 mn, Coudouret livre un très dur combat contre trois Albatros D 5. Il s'en tire avec une sacrée baraka et revient au terrain avec un avion traversé comme une passoire, moteur criblé, fusées Le Prieur arrachées, câbles tranchés. Cette fois-ci, ce n'est pas passé loin !

Le 16 octobre, décidément en vaine, Lachmann abat un second Drachen avec une seule fusée Le Prieur qu'il tire à 200 mètres d'altitude. Son expérience malheureuse avec le ballon russe lui a servi de leçon et il n'est pas descendu aussi bas pour l'attaquer. Ces quatre victoires lui vaudront trois citations à l'ordre de la 7ème armée russe et la croix de Saint-Georges de Russie. Le 27 octobre, il attaque, avec des balles incendaires, un Drachen en ascension près de Cernovitz. Dès qu'il aperçoit l'avion français en approche, l'observateur évacue sa nacelle et descend en parachute. Malheureusement, l'attaque ne sera pas concluante car le ballon ne brûle pas malgré les projectiles qui le touchent. En rentrant au terrain, l'explication est trouvée car son mécanicien avait armé l'avion avec des balles ordinaires. Le ballon ne risquait pas de brûler !

Un quatrième repli suit de peu la révolution dite d'Octobre. Elle conduit les aviateurs français jusqu'à Volochyst, non loin de Tarnopol, sur le secteur de la 11ème armée russe, où ils s'installent le 15 novembre 1917. Ils y retrouvent la compagnie d'autos blindées belges qu'ils avaient rencontré quand ils étaient en Galicie.

Un biplace pour Coudouret :

Le 23 novembre 1917, la DCA russe canonne un biplace allemand qui passe très haut au-dessus de Volochyst, trahissant sa position aux aviateurs français. Coudouret, en alerte à bord de son avion, dont le moteur tourne au ralenti, décolle en trombe pour intercepter l'intrus. Arrivé à quelques centaines de mètres de distance, l'appareil ennemi fait demi-tour pour regagner ses lignes, sans avoir repéré le pilote français. Coudouret, qui a réussi à monter 5000 mètres, 200 mètres plus haut que son adversaire, pique et tire deux rafales. Les projectiles de la seconde touche la tourelle et le pivot de l'arme rendrant l'utilisation de celle-ci impossible. Le pilote, qui dispose d'une arme dans le secteur avant, vire brusquement et fait front en tirant. Coudouret risposte par plusieurs rafales. Après plusieurs tentatives pour échapper au français, le biplace est touché et prend feu. Les allemands se posent en hâte dans un champ et capotent. Le pilote, aveuglé par la fumée d'essence, a été sérieusement brulé. Coudouret, qui a atterri à proximité, aide ses adversaires a évacuer l'avion qui sera détruit par les flammes. A cet instant, plusieurs centaines de soldats russes, arrivés de tous les environs, prennent d'abord le français pour un allemand. La situation est chaude. Heureusement pour lui, un sous-officier parle français et lève l'ambiguïté. Il est maintenant lançé en l'air pour fêter sa victoire. Il prend la peine d'expliquer aux russes qu'il ne veut pas qu'on fasse de mal à ses adversaires, charge deux sous-officiers russes de les escorter vers l'ambulance la plus proche, puis de les inviter à la popote de l'escadrille.

Un Albatros D V pour Coudouret :

Le 1er décembre 1916, la veille de l'armistice entre le gouvernement provisoire russe et les allemands et après plusieurs jours d'une météo exécrable avec une pluie fine et permanente, Coudouret tomba par surprise sur un Albatros D V qui croisait à 2400 mètres au-dessus de Volochyst. En huit cartouches, il abat l'avion adverse qui s'écrase devant les premières tranchées russes devant Volochyst. Cet avion sera le dernier combat pour l'escadrille N 581.

Direction Loubny :

Le front se désagrégeant très rapidement, il devient nécessaire d'évacuer sous peine d'être capturés par les Allemands. Les français assistent avec écoeurement à la déliquescence de l'état-major du 5ème corps d'armée russe où les soldats, général compris, enlevaient les insignes de leur grade et toutes leurs décorations. En France, les officiers se seraient fait tuer sur place plutôt que d'abandonner la partie aussi facilement. Après des démarches innombrables, Lachmann réussit à organiser un train et à embarquer l'ensemble du personnel français et russe (100 hommes en tout), les avions, les camions, les cuisines et les chevaux. Le départ a lieu le 15 décembre 1917, jour d'entrée en vigueur de l'armistice de Brest-Litovsk. A chaque gare, des soldats russes tentaient de monter de force sur les plateformes et étaient repoussés à coup de poing par les mécanos. Le 18 décembre, l'escadrille 581 et le parc arrivent à Loubny, via Jmerinka, Varnika et Grebenka. La ville est à 200 kilomètres de Kiev, sur un affluent du Dniepr, la Sula.

Séparation des escadrilles :

Sur ordre du général Niessel, une partie des aviateurs de l'escadrille SOP 582 se replie à Simféropol, en Crimée, le 18 décembre 1917. L'unité devient école d'aviation et escadrille d'instruction.

Début de révolte des russes :

Le 26 décembre, à Loubny, un début de révolte éclate parmi les soldats russes employés par le détachement français. Comme l'intendance russe n'existe plus, ils ne sont plus payés et la situation devient vite explosive. Lachmann est contraint d'en virer quinze. Maintenant, plus d'intendance, plus d'argent car la monnaie n'est plus reconnue, plus de fournitures pour nourrir et équiper la troupe. Il est alors contraint de vendre quelques chevaux pour renflouer la caisse de l'ordinaire.

Lachmann et ses hommes se trouvent maintenant bloqués au milieu de la république d'Ukraine, contre laquelle se battent les bolcheviques venus du nord. Ils manquent maintenant cruellement d'argent. Le 25 janvier 1918, cinq trains bolchéviques arrivent à Loubny. Ils sont bondés de troupes (2500 hommes) et deux d'entre eux sont armés de canons de 150 mm. Immédiatement la cavalerie se déploie en ville et la troupe perquisitionne toutes les maisons.

Plus d'argent :

Lachmann et Couduret négocient avec eux, les assurent de la neutralité des Français dans la guerre civile qui ravage la Russie. En allant voir le chef de l'état-major de l'avant garde bolchévique, il se rend compte qu'il a bien fait de ne pas défendre les abords et le pont de chemin de fer de Loubny car son détachement n'aurait pas été de taille à se défendre contre ce déploiement de troupe. Après une conversation assez vive avec le chef, les français obtiennent des laissez-passer pour l'ensemble du personnel, ainsi que le port d'armes. Mais la question financière devient chaque jour plus aiguë. Alors que les Ukrainiens n'acceptent plus les billets russes, les bolcheviks refusent les billets émis par les Ukrainiens. Le 26 février, toujours sans nouvelle de Kiev, Lachmann envoie les Slt Coudouret et Murat en avion chercher une nouvelle avance de fonds. D'abord à bord d'un Nieuport, puis, celui-ci étant tombé en panne d'essence à 17 km de Kiev, à cheval, et enfin en autostop, Coudouret et le Murat réussissent à se rendre à Kiev, encore tenu par les ukrainiens. Il s'en faut de peu qu'ils ne paient ce voyage de leur vie.

L'armement est saisi :

A Loubny, les choses ont évolué, le cantonnement français est maintenant cerné et des mitrailleuses ont été mises en batterie devant l'entrée. Pour éviter le déclenchement des hostilités, Lachmann va parlementer avec les rouges qui se sont installés à la gare. Il est accompagné d'un lieutenant observateur et l'interprète Levemberg. Immédiatement, on les désarme et leur annonce le désarmement du détachement. Sans ordre supérieur et devant la disproportion des forces en présence, il est contraint d'accepter. Toutes les armes collectives (mitrailleuses Vickers et Lewis) et individuelles (carabines Winchester et 46 revolvers) sont remises aux nouvelles autorités de la ville. Les trois hommes sont amenés devant Mouravioff, le grand chef de l'armée bolchévique et ancien commandant de la police du Tsar. Un avion français ayant fait un passage au-dessus de la bataille que se livraient les troupes bolchéviques et les troupes Ukrainiennes entre Loubny et Kiev, Mouravioff doute de la partialité des français. Après plusieurs heures de palabres, Lachmann obtient gain de cause et reçoit un laissez-passer, la restitution des armes de son détachement et un permis de voyager librement. Seuls les 46 revolvers ne seront pas restitués mais déclarés volés.

Retour de Coudouret et Murat :

De leur côté, Coudouret et Murat, après avoir survolé le champ de bataille, sont arrivés à Kiev. Les bolcheviques prennent la ville, maison par maison, et procèdent à des centaines d'exécutions sommaires. Les deux officiers sont épargnés seulement parce qu'ils portent des uniformes français. Chose étonnante, la trésorerie est toujours ouverte, et les deux officiers, qui se sont munis des pièces nécessaires, réussissent à se faire remettre la solde de leur détachement, en billets acceptées en territoire contrôlé par les bolcheviques. Le retour de Coudouret et de Murat, porteurs d'une grosse somme, et l'ordre reçu, par radio, de gagner Mourmansk par le train apportent à Lachmann, un réel soulagement.

Lachmann à Kiev :

Devant les défaites successives des Ukrainiens, leur gouvernement fit appel aux austros-hongrois qui intervienrent rapidement. A la fin janvier 1918, Baxmatch, noeud des voies ferrées au Nord de Kiev, était directement menacé par l'avance de leurs forces. Il fallait donc rejoindre Moscou de toute urgence. L'état-major français de Kiev fit mouvement dès l'ordre de dislocation reçu et ordonna à Lachmann de faire de même, même au prix de la destruction de son matériel, qui était destiné au 1er corps thécoslovaque. Après plusieurs jours d'attente, il réussit à obtenir des plates-formes où furent chargés les avions et les véhicules (autos et camions). Faute de place, plusieurs camions sont abandonnés sur place et laissés contre reçus aux bolchéviques. Les éléments de Simféropol, après avoir cédé leurs matériels aux russes, rejoignent Moscou. L'ensemble du détachement aviation est placé sous les ordre du chef de bataillon Bordage.

Le train Parc, commandé par le Ltt Sero, complété par les plates-formes avions et véhicules, s'ébranle et quitte Kiev. Après un périple par Soltava, Karkoff, Toula, les français arrivent finalement à Moscou, le 22 février 1918.

Grâce au laissez-passer remis par Mouravioff, l'ensemble des personnels et matériels, sous la responsabilité du Ltt Lachman, a été sauvé, contrairement à ce qui est arrivé aux autres détachements français engagés au front, en Crimée ou dans les écoles. Le départ des différentes missions françaises, maintenant concentrées sur Moscou, se fit dans les premiers jours de mars par Vologda, Svanka, Petrozavodsk et Mourmansk.

Départ par Mourmansk :

Pour quitter la Russie, le train parc de l'escadrille 581 rejoint ensuite Vologda, à l'Est de Petrograd, puis Petroza­Vodsk, pour atteindre finalement Mourmansk, le 15 mars 1918. C'est à partir de ce port que les éléments français regagneront la France.

A la disposition du Général Lavergne :

Arrivé à Petrozavodsk, Lachmann fut mis à la disposition du Général Lavergne, attaché militaire à Moscou, pour surveiller les agissements des bolchéviques contre l'aviation russe. Malgré une surveillance étroite, il réussit à faire évacuer sur Mourmansk un grand nombre de pilotes russes. Lui-même arriva sur place, le 25 juin 1918.

Dissolution de l'escadrille 581 :

L'escadrille 581 est dissoute à son arrivée en France, le 10 avril 1918.

Historique escadrille SAL 581

En avril 1919, avec la nécessité de déployer des unités aériennes en Pologne, trois escadrilles sont formées. Il s'agit des escadrilles SAL 580, 581 et 582. L'escadrille SAL 581 reprend les traditions de l'escadrille N 581 de Russie.

Lors de la création des régiments d'aviation, le 1er janvier 1920, la SAL 581 devient la 2ème escadrille du 6ème régiment d'aviation d'observation. Les trois escadrilles sont transférées à l'aviation polonaise naissante, le 1er août 1920. La 2ème escadrille du 6ème régiment d'aviation devient l'école d'aviation polonaise.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Ltt Louis Fernand Coudouret - Né le 31 mai 1896 à Marseille (Bouches-du-Rhône) - Fils d'Auguste Coudouret (tapissier) et d'Elisabeth Bomiès (giletière) - Domiciliés au 86, Grande Rue à Lunel (Hérault) - Profession avant guerre Etudiant des Art et Métier - Classe 1916 - Recrutement de Montpellier (Hérault) sous le matricule n° 1264 - Engagé volontaire pour la durée de la guerre et affecté au 2ème groupe d'aviation de Lyon-Bron, à compter du 15 décembre 1914 - Tests de sélection des personnels navigants à l'école d'aviation militaire de Dijon, le 14 avril 1915 - Dirigé sur l'école d'aviation militaire d'Avord, le 15 avril 1915 - Nommé Caporal, le 10 mai 1915 - Brevet de pilote militaire n° 1020 obtenu à l'école d'aviation militaire d'Avord, le 1er juin 1915 - Brevet FAI n° 21.115 décerné par l'Aéroclub de France - Pilote de la RGA du Bourget du 15 juin au 19 juillet 1915 - Pilote de l'escadrille VB 102 / N 102 du 19 juillet 1915 au 21 avril 1916 - A participé aux raids de bombardements sur Trêves, Sarrebruck, Dilligen en 1915 - Nommé Sergent, le 21 octobre 1915 - Citation à l'ordre du corps d'armée, en date du 27 octobre 1915 - En mission, le 3 février 1916 - Pilote de l'escadrille N 65 du 21 au 28 avril 1916 - Pilote de l'escadrille N 57 du 28 avril au 21 juillet 1916 - Une victoire homologuée contre un LVG abattu près d'Hermeville, le 4 mai 1916 - Nommé Adjudant, le 21 mai 1916 - Citation à l'ordre de l'armée, en date du 16 juillet 1916 - En subsistance à l'escadrille N 112 du 21 au 25 juillet 1916 - Affecté à l'escadrille N 112 du 25 juillet au 23 août 1916 - Pilote de l'escadrille N 102 du 24 août au 1er février 1917 - Une victoire homologuée contre un avion, le 22 octobre 1916 - Affecté au détachement aviation de la mission militaire de Russie, le 22 mars 1917 - Pilote de l'escadrille N 581 du 15 avril 1917 au 10 avril 1918 - Engagé sur l'offensive de Galicie du 23 mars 1917 au 1er avril 1918 - Nommé Sous-lieutenant à titre temporaire, le 11 février 1917 - Une victoire homologuée, en compagnie de Lachmann, contre un Albatros à moteur 285 HP qui tombe en flammes et s'écrase au sol, le 3 octobre 1917 - Une victoire homologuée contre un Rumpler biplace à moteur 220 HP tombé dans les lignes françaises, le 23 novembre 1917 - Une victoire homologuée contre un Albatros monoplace tombé dans les premières lignes, le 1er décembre 1917 - Citation à l'ordre du corps d'armée, en date du 5 décembre 1917 - Citation à l'ordre du corps d'armée, en date du 8 décembre 1917 - Citation à l'ordre de l'armée, en date du 25 décembre 1917 - Croix de Saint Georges de Russie pour officier - Croix de Saint-Georges remise par les soldats à leur chef - Sabre d'Or de Saint-Georges - Croix de Saint-Vladimir de Russie - Rentré en France, le 1er avril 1918 - Pilote du GDE jusqu'au 18 mai 1918 - Pilote de l'escadrille SPA 103 du 18 mai 1918 au 14 avril 1919 - Une victoire homologuée contre un Albatros D abattu dans les environs de Carlepont, le 2 juin 1918 - Hospitalisé du 25 juin au 14 juillet 1918 - Convalescence du 19 juillet au 2 août 1918 - Engagé sur la Somme et la Champagne de mai à septembre 1918 - Chevalier de la Légion d'Honneur et citation à l'ordre de l'armée, en date du 30 mai 1918 - Citation à l'ordre de l'armée, en date du 21 juin 1918 - Nommé Sous-lieutenant à titre définitif, le 28 juin 1918 - Nommé Lieutenant à titre définitif, le 25 décembre 1918 - Six victoires aériennes pendant la Grande Guerre - Affecté à la mission militaire au Pérou, le 14 avril 1919 - Affecté au 4ème régiment d'aviation d'observation, le 5 juin 1919 - Affecté au 34ème régiment d'aviation du Bourget (changement de dénomination du régiment), le 1er août 1920 - Affecté au 1er régiment d'aviation de Thionville-Basse-Yutz, le 6 juillet 1921 - Détaché à l'école de Joinville, le 1er février 1922 - Affecté à la 6ème escadrille du 1er régiment d'aviation de chasse de Thionville-Basse-Yutz, le 2 février 1922 - Affecté au 34ème régiment d'aviation, le 8 juillet 1922 - Nommé Capitaine et affecté au 38ème régiment d'aviation mixte de Thionville-Basse-Yutz, le 22 juin 1927 - Ayant projeté une tentative de traversée de l'Atlantique, en partant de Séville (Espagne), les autorités espagnoles s'y opposent - Il est contraint de rentrer en France, aux commandes du Bernard 191 GR "France" à moteur Hispano, accompagné de deux aviateurs espagnols (De La Cruz et d'Urban), chargés de contrôler qu'il repasse la frontière, le 7 juillet 1929 - Tombé en panne d'essence, un des passagers ayant manipulé une commande et vidangé les réservoirs, il tente un atterrissage forcé, sur le territoire de la commune de St-Amant-de-Bonnieure, près d'Angoulème - Malheureusement, les choses ne se passent pas bien - L'avion se crashe et Coudouret est grièvement blessé d'une fracture du crâne, ses deux passagers s'en tirant, légèrement blessés - Le pilote est décédé des suites de ses blessures, à l'hôpital d'Angoulème, où il avait été évacué - Photo extraite de la revue de la Société d'Etudes Folkloriques du Centre-Ouest de Novembre-décembre 1979 - Sources : Acte de naissance - Etat des services - Fiche matricule conservée aux archives départementales de l'Hérault - LO - Liste des brevets militaires - CCC escadrille VB 102 / N 102 - CCC escadrille N 57 - CCC escadrille N 112 - CCC escadrille SPA 103 - JORF - La Guerre Aérienne Illustrée - Journal "Le Petit Parisien" - Journal "L'Echo d'Alger - Dernière mise à jour : 8 juin 2016.

* Citation à l'ordre de l'armée du Sgt Louis Coudouret, pilote à l'escadrille N 57, en date du 15 juillet 1916 : "Pilote d'une audace, d'une ardeur et d'un sang-froid exceptionnels. A l'escadrille VB 102, a fait plusieurs bombardements dans des conditions particulièrement difficiles. Versé dans une escadrille de chasse, s'y est de suite signalé dans différentes rencontres. le 4 mai, au cours de l'une d'elles, a abattu un LVG dans ses lignes."

* Citation à l'ordre de l'armée de l'Adj Louis Coudouret, pilote à l'escadrille N 102, en date du XXX : "Excellent pilote, qui a pris part à plus de 50 combats aériens et qui a montré en toutes circonstances beaucoup de zèle et de courage. Le 22 octobre 1916, a abattu un avion. Deuxième avion officiel."

* Citation à l'ordre du corps d'armée, en date du 5 décembre 1917 : "Pilote d'une habileté exceptionnelle et d'une bravoure remarquable. A contribué grandement au succès obtenu par l'escadrille de chasse sur le front russe en forçant maintes fois l'ennemi, au cours de nombreux combats aériens. A abattu, le 3 octobre, son troisième avion officiel."

* Citation à l'ordre de l'armée russe, en date du XXX : "Pilote de chasse adroit et courageux. A, le 23 novembre 1917, abattu un avion ennemi et a fait prisonniers les deux officiers qui le pilotaient, ce qui porte à quatre le nombre de ses victoires aériennes."

* Proposition pour la Légion d'Honneur : "Vient de remporter à la date du 1er décembre 1917, sa troisième victoire aérienne sur le front russe, en abattant un avion ennemi dans ses premières lignes, ce qui porte à cinq le nombre des avions ennemis abattu par lui."

* Chevalier de la Légion d'Honneur et citation à l'ordre de l'armée du Slt Louis Coudouret, pilote en mission en Russie, en date du 30 mai 1918 : "Pilote aviateur de chasse, modèle d'adresse et de courage. A abattu cinq avions ennemis, dont trois sur le front russe. déjà cité."

* Citation à l'ordre de l'armée du Slt Louis Coudouret, pilote à l'escadrille SPA 103, en date du 21 juin 1918 : "Pilote de chasse d'une très grande valeur, remarquable de bravoure et d'entrain, le 2 juin 1918, a abattu un monoplace ennemi."

Cne Jean Joseph Alfred Bordage - Né le 28 août 1875 à Beauchalot (31) - Fils de Joseph Bordage et de Mélanie Caubet - Classe 1895 - Recrutement de Saint-Gaudens sous le matricule n° 403 - Engagé volontaire au 23ème régiment d'artillerie, le 9 septembre 1895 - Nommé Brigadier, le 1er août 1896 - Nommé Brigadier Fourrier, le 9 octobre 1896 - Nommé Marécahl des Logis, le 4 avril 1917 - Nommé Maréchal des Logis fourrier, le 20 septembre 1897 - Rengagé pour deux ans et affecté au 10ème régiment d'artillerie, le 30 septembre 1899 - Rengagé pour trois ans, le 15 novembre 1901 - Elève officier à l'école militaire de l'artillerie et du génie, le 1er avril 1902 - Nommé Sous-lieutenant et affecté au 3ème régiment d'artillerie, le 17 mars 1903 - Nommé Lieutenant, le 1er avril 1905 - Affecté au 14ème bataillon d'artillerie à pied, le 9 avril 1909 - Affecté au 4ème régiment d'artillerie à pied, le 1er mars 1910 - Brevet de pilote civil n° 650 obtenu sur avion Henri Farman et décerné par l'Aéroclub de France, le 6 octobre 1911 - Affecté au 3ème régiment d'artillerie à pied, le 1er avril 1912 - Brevet de pilote militaire n° 101 en date du 14 avril 1912 - Passé par organisation au 3ème groupe aéronautique, le 1er janvier 1913 - Passé au 1er groupe aéronautique (annexe du camp de Mailly), le 16 janvier 1913 - Nommé Capitaine, le 27 mars 1913 - Chevalier de la Légion d'Honneur, le 31 décembre 1913 - Affecté à l'escadrille d'expériences du camp de Châlons, le 1er février 1914 - Commandant en second de la RGA de St-Cyr du 19 août au 1er octobre 1914 - Commandant de l'escadrille MF 33 / F 33 du 2 octobre 1914 au XX avril 1917 - Citation à l'ordre de l'armée, en date du 22 juin 1915 - Citation n° 169 à l'ordre du 9ème corps d'armée, en date du 31 octobre 1915 - Affecté au détachement aviation de la mission militaire de Russie, le 1er mai 1917 - Commandant de l'aviation en Ukraine - Nommé Inspecteur du matériel au grand état-major russe du général Konikloff - Commandant de l'aéronautique du 36ème corps d'armée, le 1er août 1918 - Nommé Chef de Bataillon à titre temporaire, le 10 novembre 1918 - En mission dans la république Tchécoslovaque, le 27 février 1919 - Nommé Chef de Bataillon à titre définitif et affecté au 4ème régiment d'aviation d'observation, le 25 septembre 1919 - En congé sans solde de deux ans, à compter du 20 mai 1920 - Domicilié au 34, boulevard Malesherbes à Paris (75) - Affecté au 43ème régiment d'artillerie, le 25 janvier 1921 - Congé transformé en cong é de trois ans, à compter du 20 mai 1920 - Affecté au 22ème régiment d'aviation, le 28 septembre 1925 - Photo Adj Gabriel Cros prise en avril 1917 avant son départ pour la Russie - Photo transmise par M. François Rensersade - Sources : JORF - FM Département de la Haute-Garonne - Dernière mise à jour : 10 juin 2016.

* Citation à l'ordre de la 10ème armée du Cne Alfred Jean Bordage, chef de l'escadrille MF 33, en date du 22 juin 1915 : "A fait preuve en diverses circonstances d'une grande bravoure et de sang-froid en exécutant de nombreux vols au-dessus de l'ennemi dans des circonstances difficiles. A su donner, en outre, à l'escadrille qu'il commande depuis le début de la campagne, une impulsion des plus heureuses et a obtenu de son personnel navigant, grâce à son autorité, à son entrain et à ses connaissances techniques, d'excellents résultats."

* Citation n° 169 à l'ordre du 9ème corps d'armée de l'escadrille MF 33, en date du 31 octobre 1915 : "Rattachée depuis plus d'un an au 9ème corps d'armée, l'escadrille MF 33 a pris une part active à toutes les opérations du corps d'armée en Belgique et en Artois, grâce au dévouement et à l'expérience de son chef, le Capitaine Bordage, grâce à ses observations et à ses pilotes qui ont tous rivalisé de zèle et de couragte et ont fait preuve en toutes circonstances d'un mépris absolu du danger, l'escadrille a rendu au 9ème corps d'armée les plus précieux services aussi bien par ses reconnaissances que par ses réglages d'artillerie."

* Citation n° 210 à l'ordre du 9ème corps d'armée de l'escadrille MF 33, en date du 15 juillet 1916 : "A rendu les meilleurs services partout où elle a été employée, vient de se signaler particulièrement au cours des opérations de mai 1916 à Verdun par son activité, l'audace de ses observateurs et de ses pilotes et les renseignements orécieux qu'elle a procuré constamment au commandement quelles que puissent être les difficultés à vaincre."

* Citation n° 27 à l'ordre du 9ème brigade d'artillerie de l'escadrille MF 33, en date du 29 octobre 1916 : "A pris une part active à toutes les batailles où a été engagé le 9ème corps d'armée en Belgique, en Artois, à Verdun et dans la Somme. Grâce à l'expérience et à la vaillance de son chef, le capitaine d'artillerie Bordage, grâce au courage et à l'entrain qu'il a sû communiquer à tous, observateur, pilotes et mécaniciens, l'escadrille a rendu les plus précieux services au corps d'armée par ses reconnaissances et des réglages de tir."

* Citation n° 130 à l'ordre du 36ème corps d'armée l'aéronautique du 36ème corps d'armée commandé par le chef d'escadron Bordage, en date du 12 novembre 1918 : "Grâce à l'expérience de son chef, à l'allant et au dévouement de ses commandants d'escadrilles, au courage et au sang-froid de ses pilotes, observateurs, mitrailleurs, a renseigné le commandement et la troupe par des circonstances atmosphériques souvent très dures, malgré les grandes difficultés à vaincre, a assuré les liaisons, contrôles de tirs et exécuté de nombreuses reconnaissances photographiques."

Adj Marcel Léopold Bloch - Né le 21 juillet 1890 à la Chaux de Fonds (Suisse) - Fils de Flore et de Lazare Bloch - Profession avant guerre Ingénieur diplômé - Entré en service actif au 1er groupe d'aviation de Dijon, le 7 septembre 1914 - Nommé caporal, le 14 mars 1915 - Brevet de pilote militaire n° 1752 obtenu à l'école d'aviation militaire de XXX, le 12 octobre 1915 - Pilote de l'escadrille N 3 du 20 janvier au 25 mai 1916 - Détaché à l'école du tir aérien de Cazaux, stage Fusées le prieur du 1er au 22 février 1916 - Blessé à la jambe droite, le 7 novembre 1915 - Nommé Sergent, le 11 avril 1916 - Pilote de l'escadrille N 62 du 25 mai au 31 décembre 1916 - Blessé de 2 balles au combat, une tranche le pouce de la main gauche et l'autre à la cuisse gauche, le 3 juillet 1916 - Médaille Militaire, le 11 août 1916 - Nommé Adjudant, le 16 août 1916 - 5 victoires homologuées et 3 non homologuées - Envoyé sur le front russe avec la mission du commandant Berger - Nommé Sous-Lieutenant à titre temporaire, le 11 février 1917 - Grièvement blessé d'une fracture du crâne des suites d'un accident d'avion à Anatra, le 8 mai 1917 - Attaché au secrétariat de l'aviation - Chevalier de la Légion d'Honneur, le 10 juillet 1918 - Nommé lieutenant à titre temporaire, le 11 février 1919 - Nommé Capitaine de réserve, le 25 décembre 1932 - Commandeur de la Légion d'Honneur, le 30 mars 1935 - Décédé de ses blessures à Prague, le 1er mars 1938 - Croix de Guerre 14-18 - 5 citations à l'ordre de l'armée - Repose au cimetière de Marnes-la-Coquette - Photo collection Jean-Luc Borderelle que je remercie pour son aide.

* 1ere Citation à l'ordre de l'armée : "Excellent pilote. A exécuté depuis son arrivée à l'escadrille de nombreux vols sur l'ennemi. A montré de belles qualités de courage et de sang-froid. A livré six combats aériens. Au cours d'une reconnaissance, le 6 mars, a eu ainsi que son observateur le visage gelé. A continué néanmoins sa mission jusqu'au bout."

* 2ème Citation à l'ordre de l'armée : "Toujours volontaire pour les missions les plus périlleuses, nombreux combats contre les avions ennemis, s'est particulièrement distingué dans l'attaque des Drachens. Le 26 juin, parti pour attaquer un Drachen descend à 400 mètres et met en fuite trois avions ennemis. Le 29 juin descend à 100 mètres, met le feu à des approvisionnements ennemis et crible de balles de mitrailleuses les soldats qui veulent éteindre l'incendie. Le 1er juillet, attaque successivement deux Drachens à 200 mètres de hauteur, réussit à les enflammer malgré l'intervention de deux avions ennemis et des feux très nourris de mitrailleuses et de canons spéciaux. rentre avec un appareil criblé de balles."

* 3ème citation à l'ordre de l'armée : "Pilote d'un courage remarquable. Blessé dans une attaque de Drachen, a repris son service à peine rétabli et a abattu le lendemain de son retour à l'escadrille, dans les circonstances les plus difficiles, un nouveau Drachen ennemi."

* 4ème citation à l'ordre de l'armée : "Pilote d'un courage à toute épreuve. A peine rétabli de ses blessures, a abattu le surlendemain de son retour en escadrille un nouveau Drachen ennemi."

* 5ème citation à l'ordre de l'armée : "Pilote d'un allant et d'un sang-froid exceptionnels. Blessé le 3 juillet 1916, au cours d'une attaque de Drachens, a abattu depuis son retour en escadrille deux Drachens. le 2 octobre, a abattu à très faible altitude un nouveau Drachen ennemi."

 

Photo du Slt Roger Roy

Slt Roger Achille Roy - Né le 7 mai 1891 à Thouars (Deux-Sèvres) - Fils de Gilbert Roy (couvreur) et de Lucienne Marie Moreau (couturière) - Profession avant guerre Mécanicien - Classe 1911 - Recrutement de Parthenay sous le matricule n° 1948 - Service militaire comme mécanicien du groupe aéronautique, à compter du 9 octobre 1912 - Passé par réorganisation au 1er groupe d'aéronautique, le 1er janvier 1913 - Passé par organisation au 2ème groupe d'aviation, le 1er janvier 1914 - Mécanicien de l'escadrille REP 15 du 1er janvier 1914 au 20 avril 1915 - Passé élève pilote à l'école d'aviation de Pau, le 20 avril 1915 - Brevet de pilote militaire n° 1348 obtenu à l'école d'aviation militaire de Pau, le 15 août 1915 - Pilote de la RGA du 18 août au 24 septembre 1915 - Nommé Caporal, le 1er septembre 1915 - Pilote de l'escadrille C 10 du 24 septembre 1915 au 10 avril 1916 - Citation à l'ordre du 35ème corps d'armée en date du 23 septembre 1915 - Nommé Sergent, le 10 janvier 1916 - Convoyage avion à la RGA du 21 au 28 février 1916 - Stage de perfectionnement à l'école d'aviation militaire d'Avord du 10 avril au 17 mai 1916 - Citation à l'ordre de l'aéronautique de la 6ème armée, en date du 12 avril 1916 - Stage de tir à l'école de tir aérien de Cazaux du 17 mai au 16 juin 1916 - Stage SPAD VII et Nieuport à l'école d'aviation militaire de Pau du 16 au 30 juin 1916 - Pilote du GDE du 30 juin 1916 au 25 janvier 1917 - Affecté au détachement aviation de la mission militaire de Russie, le 25 janvier 1917 - Nommé Sous-lieutenant à titre temporaire, le 14 février 1917 - Pilote de l'escadrille N 581 du XX avril 1917 au 10 avril 1918 - Citation à l'ordre de la 7ème armée russe, en date du 10 juillet 1917 - Citation à l'ordre de la 7ème armée russe, en date du 20 septembre 1917 - Trois décorations russes - Military Cros britannique - Pilote de l'escadrille SPA 3 du 17 mai au 16 novembre 1918 - Evacué le 1er novembre 1918 - Marié avec Marie Larochette à Villefranche (Rhône), le 30 novembre 1918 - Affecté à l'école d'aviation militaire de Chartres, le 10 décembre 1918 - Nommé Sous-lieutenant à titre définitif, le 11 février 1919 - Affecté à la mission en Thcécoslovaquie et nommé Capitaine au titre de cette armée, le 14 mai 1919 - Citation à l'ordre de la 9ème armée Tchécoslovaque, en date du 5 juillet 1919 - Rentré en France, le 31 décembre 1919 et démobilisé, le même jour - Affecté, dans la réserve, au 35ème régiment d'aviation, le 1er août 1920 - Nommé Lieutenant à titre définitif, le 4 décembre 1922 - Une période d'entrainement au 35ème régiment d'aviation du 23 avril au 8 mai 1924 - Une période d'entrainement au 35ème régiment d'aviation du 15 au 30 avril 1925 - Reprend du service, le 29 août 1925 - Est engagé au sein de l'aéronautique du Maroc dans les combats de la Guerre du Riff du 13 septembre 1925 au 31 août 1926 - Affecté au 37ème régiment d'aviation, le 10 septembre 1925 - Citation n° 310 à l'ordre de l'armée, en date du 13 mars 1926 - Citation n° 427 à l'ordre du corps d'armée, en date du XXX - Croix de Guerre TOE - Une période d'entrainement au 31ème régiment d'aviation du 25 avril au 10 mai 1927 - Chevalier de la Légion d'Honneur, le 9 novembre 1927 - Une période d'entrainement au 31ème régiment d'aviation du 1er au 15 août 1929 - Une période de non disponibilité d'un an, à compter du 17 février 1930 - Réintégré dans les cadres, le 17 février 1931 - Une période d'instruction volontaire dans la CM av 88 du 5 au 19 août 1931 - Une période d'instruction volontaire au 31ème régiment d'aviation du 9 au 23 juin 1932 - Nommé Capitaine de réserve, le 25 décembre 1932 - Une période d'instruction volontaire au 31ème régiment d'aviation du 4 au 9 septembre 1933 - Officier de la Légion d'Honneur, le 31 décembre 1938 - A accompli un total de 15 périodes d'entrainement aérien volontaires - Commandant les sections d'aviation d'Europe Centrale à Tours en 1939-40 - 1600 heures de vol - Affecté dans la réserve au dépôt du bataillon de l'air 118, le 1er mars 1940 - Profession Représentant en automobiles - Domicilié 39, rue Jules Guesdes à Thouars - Décédé à Thenezay (Deux(Sèvres), le 28 septembre 1956 - Sources : Acte de naissance - Pam - Liste des brevets militaires - Fiche Matricule département des Deux-Sèvres - LO - CCC escadrille C 10 - Dernière mise à jour : 11 juin 2016.

* Citation à l'ordre du 35ème corps d'armée en date du 23 septembre 1915 : "Pilote d'élite, vient d'accomplir une mission dans des conditions difficiles."

* Citation à l'ordre de l'aéronautique de la 6ème armée, en date du 12 avril 1916 : "Pilote de valeur et de sang-froid, plein de courage et d'entrain; En trois mois de mauvais temps a exécuté plus de 60 heures de vol au-dessus des lignes ennemies, sous le feu incessant des batteries allemandes. Le 23 septembre, lendemain de son arrivée en escadrille, commandé pour une reconnaissance avec bombardement à longue portée par l'état-major de l'armée, a exécuté quatre missions dans des conditiopns atmosphériques défavorables l'obligeant à descendre sous les nuages à 200 mètres du sol pour retrouver la route."

* Citation à l'ordre de la 7ème armée russe, en date du 10 juillet 1917 : "S'est fait remarquer par la conscience avec laquelle il remplit toutes missions à lui confiées. Excellent pilote plein d'initiative."

* Citation à l'ordre de la 7ème armée russe, en date du 20 septembre 1917 : "Officier pilote adroit et courageur, gaui dans les missions les plus ingrates. Vient encore le 1er et le 2 septembre de protéger deux attaques de Drachen dans des conditions difficiles."

* Citation n° 1589 à l'ordre de la 9ème armée tchécoslovaque, en date du 5 juillet 1919 : "Pilote audacieux qui a assuré d'une façon continue et dans les meilleures conditions, à travers un pays accidenté et par les temps les plus défavorables, les liaisons avec un groupement complétement isolé du reste des troupes."

* Citation n° 13 à l'ordre du groupement, en date du 15 février 1926 : "Officier pilote de premier ordre ayant repris du service pour la durée des opérations au Maroc? Toujours prêt à exécuter les missions les plus délicates. A effectué tant en reconnaissance qu'en bombardement, plus de 60 heures de vol au-dessus des lignes ennemies en mois de trois mois. S'est distingué au cours du bombardement de la région d'Adjir particulièrement le 6 octobre 1925."

* Citation n° 427 à l'ordre du corps d'armée, en date du XXX : "Officier pilote de réserve, s'est particulièrement fait remarquer pendant la campagne 1925-26 au Maroc, par son allant et son esprit de sacrifice. Plein de cran, a exécuté plus de 80 missions de guerre. Volant plus de 150 heures au-dessus du territoire ennemi. S'est distingué le 25 juin aux opérations du Tichouht et le 1er juillet 1926 pendant le combat de la Tache de Taza."

 

Photo du Sgt Georges Sausse

Sgt Georges Sausse - Né le 8 octobre 1893 à Paris 18ème (75) - Classe 1913 - Mécanicien du détachement français en Russie - Réalise comme mitrailleur puis pilote 80 reconnaissances, réglages d'artillerie, bombardements et combats aériens - Décoré de la Croix de Saint-Georges de Russie - Citation à l'ordre de l'armée, en date du 16 décembre 1916 - Citation à l'ordre de l'armée, en date du 25 décembre 1916 - Médaille Militaire et citation à l'ordre de l'armée, en date du 3 février 1917 - Affecté au détachement aviation de la mission militaire de Russie, à compter du XXX - Pilote de l'escadrille N 581 - Rapatrié en France, en décembre 1917 - Brevet de pilote militaire n° 10.594 obtenu à l'école d'aviation militaire d'Avord, le 19 décembre 1917 - Affecté à l'école d'aviation militaire de Pau comme moniteur de vol - A reçu la plaquette spéciale des personnels enseignant navigant des écoles d'aviation - Décédé des suites d'un accident aérien, à l'hôpital auxiliaire 137 de Pau, le 6 septembre 1918 - Il était moniteur de l'école d'aviation militaire de Pau - Georges Sausse repose dans le cimetière de Calais à Argenteuil - Sources : JORF - Liste des brevets militaires - L'Aérophile - Dernière mise à jour : 21 juin 2016.

* Citation à l'ordre de l'armée du Sgt Georges Sausse, pilote à la mission militaire française d'aviation en Russie, en date du 16 décembre 1916 : "Excellent pilote, qui a rendu dans l'aviation russe les plus signalés services. A exécuté de nombreux réglages de tir et de bombardements importants, cent quatre vingt dix heures de vol sur les lignes ennemies; a eu souvent son avion atteint et détérioré par les projectiles ennemis."

* Citation à l'ordre de l'armée du Sgt Georges Sausse, pilote attaché à une mission militaire française, en date du 25 décembre 1916 : "Pilote d'une bravoure et d'un sang-froid remarquables. A rendu des services exceptionnels depuis le début de la guerre."

Cdt Paul Charles Alfred Henri Berger - Né le 29 juin 1880 au 13, rue des Febvres à Montbéliard (Doubs) - Fils d'Alfred Maximin Berger et de Charlotte Sophie Morlot de Fontenay - Classe 1900 - Recrutement du 3ème bureau de la Seine sous le matricule n° 809 - Engagé à l'école spéciale militaire de St-Cyr, le 1er octobre 1901 - Promotion du Centenaire de la Légion d'Honneur - Nommé Sous-lieutenant, le 1er octobre 1903 - Marié avec Jeanne Marie Louise Marguerite Dereure à Saint-Pourçain-sur-Sioule (Allier), le 6 mars 1905 - Nommé Lieutenant et affecté au 14ème bataillon de chasseurs à Pied, le 1er octobre 1905 - Affecté au 140ème régiment d'infanterie en mars 1909 - Affecté au 135ème régiment d'infanterie en avril 1910 - Passé à l'aéronautique militaire comme élève pilote, le 8 décembre 1913 - Brevet de pilote civil FAI n° 1645 délivré par l'Aéroclub de France - Brevet de pilote militaire n° 489 obtenu à l'école d'aviation militaire de Buc, le 2 août 1914 - Affecté à l'Etat-major de la 2ème armée - Citation à l'ordre de l'armée, en date du 22 août 1914 - Nommé Capitaine, le 1er novembre 1914 - Chevalier de la Légion d'Honneur et citation à l'ordre de l'armée, le 10 avril 1915 - Affecté au service aéronautique du GQG - Nommé Chef de bataillon à titre définitif, le 24 juin 1916 - Chef du détachement aviation de la mission militaire française en Russie d'avril 1917 au 30 avril 1918 - Commandant de l'aéronautique du 31ème corps d'armée, le 25 juin 1918 - Affecté au service des fabrications de l'aéronautique du sous-secrétariat d'état de l'aéronautique et des transports aériens - Marié avec Anita Sophie Rose Martin à Paris 5ème (75), le 23 novembre 1923 - Stage d'instruction des Lieutenants-colonels et colonel à Versailles du 2 juin au 26 juillet 1924 - Nommé Lieutenant-Colonel - Commandant en second de l'école militaire et d'application de l'Aéronautique - Nommé Colonel en 1927 - Nommé Officier de la Légion d'Honneur, le 21 décembre 1926 - Nommé Général de Brigade aérienne - Commandant de la 2ème brigade aérienne de Dijon (Côte d'Or) - Commandeur de la Légion d'Honneur, le 7 juillet 1933 - Nommé Général de division aérienne - Commandant par intérim de la 2ème région aérienne, le 1er juillet 1936 - Commandant de l'Ecole de l'Air et de la 2ème région aérienne - Membre du Conseil supérieur de l'Air, le 14 janvier 1937 - Grand Officier de la Légion d'Honneur, en date du 30 juin 1937 - Décédé à Paris 5ème (75), le 16 février 1942 - Henri Berger repose dans le cimetière de Ville-d'Avray (Hauts-de-Seine) - Sources : Pam - LO - Liste des brevets militaires - JORF - Dernière mise à jour : 10 juin 2016.

* Citation à l'ordre de l'armée du Cne Henri Berger, pilote à l'état-major de la 2ème armée, en date du 22 août 1914 : "A fait preuve de remarquables qualités militaires au cours de nombreuses reconnaissances aériennes exécutées dans les circonstances les plus délicates et les plus dangeureuses. A su recueillir des renseignements particulièrement intéressants pour la marche des opérations de l'armée. Officier d'état-major, observateur en aéroplane, a rendu les plus grands services en exécutant de nombreuses reconnaissances dans des circonstances délicates et dangeureuses sous des feux violents d'artillerie et d'infanterie. A été cité à l'ordre de l'armée."

Personnels navigants des escadrille N 581 et SOP 582 en Galicie en juillet 1917 - De gauche à droite : Ltt Georges Lachmann (Cdt N 581) - Slt Pierre Ripert (obs SOP 582) - Slt Pierre Dufayet (pilote SOP 582) - Slt Roger Roy (pilote SOP 582) - Slt Louis Coudouret (pilote N 581) - Slt Lucien Bataille (pilote N 581) - Slt Louis de Mailly-Nesle (pilote SOP 582) - Photo La Guerre Aérienne Illustrée.

Le Ltt Makozouov et le Ltt Georges Lachmann à Volochyst, où l'escadrille N 581 a stationné du 15 novembre au 18 décembre 1917 - Photo collection David Méchin que je remercie pour son aide.

Cne Georges Marcel Lachmann - Né le 10 août 1890 à Paris (75) - Fils d'Alphonse Lachmann et de Françoise Loehler - Domiciliés 140, boulevard de l'Hôpital à Paris - Classe 1910 - Recrutement du 3ème bureau de la Seine sous le matricule n° 2230 - Service militaire au bataillon d'aérostiers de Versailles, à compter du 10 octobre 1911 - Affecté au centre d'aviation d'Etampes comme motocycliste - Mécanicien de l'escadrille MF 5 d'Epinal - Breveté mécanicien en 1912 - Engagé pour un an en 1913 pour devenir élève pilote - Brevet de pilote civil n° 1724, délivré par l'Aéroclub de France, à l'école REP de Buc, le 16 juillet 1914 - Brevet de pilote militaire n° 499 obtenu à l'école d'aviation de Buc, en date du 2 août 1914 - Pilote de l'escadrille REP 27 du 30 août 1914 au 21 janvier 1915 - Citation à l'ordre de l'armée, en date du 27 septembre 1914 - Pilote de l'escadrille REP 15 / MS 15 du 21 janvier au 15 avril 1915 - Nommé Adjudant, le 20 mars 1915 - Pilote de la RGA du 15 avril au 24 mai 1915 - Pilote de l'escadrille N 57 du 24 mai au 21 juillet 1915 - Médaille militaire et citation à l'ordre de l'armée, le 29 juin 1915 - Pilote de l'escadrille N 561 de Venise du 7 août 1915 au 4 mai 1916 - Citation à l'ordre de l'armée, en date du 7 décembre 1915 - Croix de Guerre italienne - Chevalier de la Couronne d'Italie - Pilote de l'escadrille N 57 du 27 mai 1916 au 26 janvier 1917 - Une victoire homologuée contre un Drachen abattu dans les environs d'Ham, le 15 juillet 1916 - Une victoire homologuée, en coopération avec le Ltt Jean Matton et le MdL Georges Flachaire, contre un Albatros abattu dans les environs de Souilly, le 28 juillet 1916 - Une victoire homologuée, en coopération avec l'Adj Maxime Lenoir, contre un avion abattu dans les environs de Gincrey, le 12 août 1916 - Citation n° 342 à l'ordre de l'armée, en date du 14 août 1916 - Détaché à l'escadrille C 4 du XXX au 2 novembre 1916 - Chevalier de la Légion d'Honneur et citation n° 844 à l'ordre de l'armée, en date du 6 janvier 1917 - Affecté au détachement aviation de la mission militaire française en Russie - Parti pour Lyon-Bron (2ème groupe d'aviation), le 26 janvier 1917 - Nommé Sous-lieutenant à titre temporaire, le 2 mars 1917 - Commandant de l'escadrille N 581 du 23 avril 1917 au 10 avril 1918 - Blessé au combat au cours d'une chute d'avion pendant une attaque de Drachen, le 26 juin 1917 - Contusions violentes au thorax, luxation du Coccys, fracture de l'index gauche - Une victoire homologuée contre un avion abattu dans les environs de Chileveff (Ukraine), le 4 septembre 1917 - Une victoire homologuée contre un Drachen abattu en Galicie (Ukraine), le 19 septembre 1917 - Citation à l'ordre de l'armée, en date du 19 septembre 1917 - Une victoire homologuée contre un Drachen abattu en Galicie (Ukraine), le 3 octobre 1917 - Une victoire homologuée contre un biplace abattu dans les environs de Malinise (Ukraine), le 4 octobre 1917 - Citation à l'ordre de l'armée, (rappel du 30 octobre 1918) - Une victoire homologuée contre un biplace abattu au Nord de Lallisse (Ukraine), le 8 octobre 1917 - Citation à l'ordre de l'armée, (rappel du 30 octobre 1918) - Une victoire homologuée contre un Drachen abattu en Galicie (Ukraine), le 16 octobre 1917 - Chevalier de St-Georges de Russie - 9 victoires homologuées - Nommé Lieutenant, le 24 décembre 1917 - L'escadrille N 581 est rapatriée, le 15 mars 1918 - Il reste à Moscou, sous le commandement du Général Lavergne, attaché militaire - Pour ne pas être pris, fait 650 km à pied en 45 jours, faisant le sourd et muet pour ne pas être découvert et rejoint le corps expéditionnaire allié au Sud de Mourmansk. Citation à l'ordre de l'armée, (rappel du 30 octobre 1918) - Forme et commande une escadrille, stationnée au Sud d'Arkhangelsk - Bombarde les flottilles communistes sur la Dwina - Réalise des missions de 200 km en monoplace avec bombes armées avant le départ - Reçoit la Military Cross britannique - A reçu neuf citations à l'ordre de l'armée pendant la Grande Guerre - Rentre en France à l'armistice - Capitaine à titre temporaire, le 12 janvier 1919 - Mission en Tchécoslovaquie du 27 janvier 1919 au 27 janvier 1921 - Commandant de l'escadrille BR 590 (escadrille de Bohême) du 9 avril au 31 octobre 1919 - Blessé en SAC suite à un accident aérien après le décollage à Nysts, le 25 septembre 1919 - Blessures au nez, à la joue droite, arcade sourcilliaire droite - Sur le front de Slovaquie contre les communistes Hongrois - Deux citations à l'ordre de l'armée Tchéque - Met en place tous les terrains d'aviation de Slovaquie et organise le 1er régiment d'aviation Tchécoslovaque avec 4 escadrilles, un parc dont il reçoit le commandement - Croix de Guerre Tchécoslovaque - Chevalier de Lion Blanc Tchéque - Cité à l'ordre de l'armée tchécoslovaque - Insigne de pilote d'honneur thécoslovaque - Affecté au 34ème régiment d'aviation (aéronautique de l'Afrique Occidentale Française) du 8 juin 1921 au 25 juillet 1923 - Commandant du parc de la base de Dakar-Ouakam - Nommé Capitaine à titre définitif, le 21 juillet 1921 - A fait construire la plupart des batiment comme les ateliers, les garages, l'atelier photo, les magasins et les soutes d'eau douce, un second hangar métallique (d'origine allemande) - A fait construire un hangar métallique sur le terrain de St-Louis-du-sénégal et des batiments sur celui de Kaolack - A organisé des lignes et des terrains de secours sur Bamako - Konakry (Guinée), Bamako-Sikasso-Bouaké (Côte d'Ivoire) et Bamako-Dedougou-Ouagadougou (Haute-Volta), soit 2500 km de lignes et 40 terrains d'aviation - Inauguration de ces lignes sur Breguet 14 à moteur Renault de 300 HP sur l'itinéraire Dakar-Bamako-Segou-Dedougou-Ouagadougou (Haute-Volta) avec retour par Bamako, puis Bamako-Sikasso-Bouaké (Côte d'Ivoire) avec retour par Bamako et Dakar, soit 6200 km en 53 heures de vol - A été le premier pilote à atterrir en Haute Volta et en Côte d'Ivoire - Citation n° 217 à l'ordre de l'armée française (TOE), le 31 mai 1922 - Officier de l'Etoile Noire du Bénin - Officier de la Légion d'Honneur, le 27 décembre 1923 - Prend un congé sans solde de 5 ans de décembre 1923 au 10 juillet 1928 - Forme une société spécialisée dans les bois de construction et bois précieux, avec la famille Esnault Pelterie (REP), à Dabou en Côte d'Ivoire - Commandant de la 7ème escadrille de chasse (SPA 94) du 34ème RAM du Bourget, le 10 juillet 1928 - Adjoint au commandant du 34ème RAM du Bourget, le 10 octobre 1928 - A réalisé, avec deux pilotes de son unité, 2225 km en 10h30 de vol, le 10 juillet 1929 - A réalisé, avec les mêmes aviateurs, 3300 km en 16h05 de vol, les 16 et 17 août 1929 - A réalisé, seul, un trajet de 2350 km en 10h15 de vol, le 12 juin 1931 - A réalisé, seul, un trajet de 2410 km en 10h12 de vol, le 22 juin 1931 - Commandant du GC I/1 (SPA 31 / SPA 48) de la 1ère escadre de chasse du Bourget du 1er juillet 1932 au 16 février 1933 - Affecté à l'aviation de l'AOF et nommé commandant de l' escadrille n° 2 de Thiès (Sénégal), le 10 février 1933 - Effectue 6 heures de vol sur Potez 25 TOE - Premier pilote à atterri en Casamance - Avec 5 mécaniciens et 25 tirailleurs, fait ériger le terrain de Nouakchott (Mauritanie) - Affecté à la 4ème escadre de Tunisie, à compter du 3 décembre 1934 - Nommé Adjoint du Colonel et adjoint technique chargé de mettre en oeuvre les terrains de mobilisation - Officier du Ouissam Alaouite - En retraite et nommé Commandant, le 10 août 1938 - Rappelé à l'activité comme commandant de l'escadre d'instruction de Tours, le 27 août 1939 - Affecté à Bordeaux-Mérignac comme commandant de parc avec terrains annexes de Mont-de-Marsan - Bergerac - Jonsac, soit 200 avions et 300 véhicules - Démobilisé à Langon en juillet 1940 - En retraite, le 10 août 1943 - Voulant rejoindre De Gaulle, il traverse la ligne de démarquation et embarque sur le S/S Dahomey à destination de l'Afrique - Le bateau est coulé devant Port Lyautey, le 8 novembre 1942 - Comme l'attaché de l'Air à Alger n'a pas besoin de lui, il rejoint la Côte d'Ivoire - Finalement en avril 1944, il traverse le Sahara en 45 jours et retrouve le Général Tuslane qui le prend comme sous-chef d'état-major du secteur Air n° 2 - Participe aux opérations de débarquement de Provence, reprise des villes de Montélimar, Arles, Lyon, Vesoul, Gray, Luxeuil, Colmar - Démobilisé le 6 janvier 1946 - Commandeur de la Légion d'Honneur, le 14 juillet 1954 - 1870h05 de vol, à la date du 29 novembre 1954 - Domicilié à Charrey-par-Flogny (Yonne) - Décédé à l'hôpital de Tonnerre (Yonne), le 12 avril 1961 - Georges Lachman repose dans le cimetière de Marolles-sous-Lignières (Aube) - Photo La Guerre Aérienne Illustrée - Sources : Pam - LO - Etat des Services - CCC escadrille REP 27 - CCC escadrille REP 15 - CCC escadrille N 57 - JORF - La Guerre Aérienne Illustrée - Les Ailes - L'Aerophile - Les As français de la Grande Guerre de Daniel Porret - Dernière mise à jour : 9 juin 2016.

* Médaille Militaire et citation à l'ordre de l'armée de l'Adj Georges Marcel Lachmann, pilote à l'escadrille N 57, en date du 29 juin 1915 : "Excellent pilote ayant deux cents heures de vol au-dessus de l'ennemi. A exécuté, le 27 mars 1915, une brillante reconnaissance à longue portée. Appartenant à une escadrille de chasse, s'est souvent porté à l'attaque des avions ennemis et a pu les faire rentrer dans leurs lignes."

* Citation à l'ordre de l'armée du Slt Georges Marchel Lachmann, au détachement d'aviation française en Italie, en date du 7 décembre 1915 : "A pris successivement en chasse quatre avions ennemis et a réussi par son adresse, son courage et l'habilité de son tir à les mettre en fuite."

* Citation n° 342 à l'ordre de l'armée du Slt Georges Marcel Lachmann, pilote à l'escadrille N 57, en date du 14 août 1916 : "Pilote plein d'audace, de dévouement et d'enthousiasme, recherchant les combats les plus rapprochés, et prenant part à toutes les missions périlleuses. A attaqué et incendié, le 15 juillet, un Drachen allemand. A forcé, le 28 juillet, un avion ennemi à atterrir dans les lignes françaises."

* Chevalier de la Légion d'Honneur et Citation à l'ordre de l'armée en date du 6 janvier 1917 : "Pilote d'une audace et d'un dévouement exceptionnels, recherchant avec ardeur les combats les plus rapprochés et les missions les plus périlleuses. Déjà quatre fois cité à l'ordre de l'armée à la suite de combats victorieux contre des avions ou des Drachen. Le 15 décembre 1916, a empêché l'observation d'un Drachen en l'attaquant à quatre cents mètres du sol et obligeant l'observateur à se jeter en parachute."

* Citation à l'ordre de la 7ème armée russe : "Pilote d'une bravoure exceptionnelle. A abattu un Drachen ennemi, le 1er septembre 1917."

* Military Cross britannique au Ltt Georges Lachmann décernée à Arkhangel : "Du 8 août au 6 septembre 1918, le lieutenant Lachmann a commandé en second un détachement de reconnaissance qui pénétra dans les lignes ennemies, au Sud de Soumsky-Possad. C'est en grande partie à son courage et à son élan que l'ennemi, très supérieur en nombre, fut repoussé en plusieurs occasions avec des pertes considérables. Il montra le plus grand mépris du danger, entrainant en plusieurs occasions ses hommes de la plus courageuse manière, dans des conditions d'inégalité, donnant ainsi un splendide exemple durant tout le temps d'une entreprise très hasardeuse."

* Officier de la Légion d'Honneur du Cne Georges Marcel Lachmann à l'aéronautique de l'Afrique Occidentale Française, en date du 27 décembre 1923 : "Chevalier du 6 janvier 1917, 11 ans de services, 8 campagnes, 2 blessures, 8 citations."

* Commandeur de la Légion d'Honneur du Cdt Georges Marcel Lachmann, en date du 14 juillet 1954 : "34 ans de services, 13 campagnes, 17 ans de bonifications pour services aériens commandés. A été blessé et cité. Officier de la Légion d'Honneur du 27 décembre 1923."

Slt Antoine Etienne Paul Jalaguier - Né le 28 février 1893 à Nimes (Gard) - Fils d'Henri Louis Jalaguier et de Mathilde Françoise Boissy - Domiciliés au Château de Luc (Gard), route d'Avignon - Profession avant guerre Etudiant à l'école des Hautes Etudes d'Angers - Classe 1913 - Recrutement de Nimes (Gard) sous le matricule n° 534 - Mobilisé au 19ème régiment d'artillerie, à compter du 12 août 1914 - Nommé Brigadier, le 9 novembre 1914 - Passé à l'aéronautique militaire comme élève pilote, le 4 mars 1915 - Nommé Maréchal des Logis, le 4 mars 1915 - Brevet de pilote civil délivré par l'Aéroclub de France et obtenu sur avion Blériot, le 3 août 1915 - Brevet de pilote militaire n° 1308 obtenu à l'école d'aviation militaire de Pau, le 4 août 1915 - Présent à l'école d'aviation militaire de Pau, jusqu'au 10 août 1915 - Pilote de la RGA du 10 août au 5 septembre 1915 - Pilote de l'escadrille C 61 du 5 septembre 1915 au 13 mai 1916 - En soins à l'hôpital du 11 au 13 octobre 1915 - En mission du 22 au 26 novembre 1915 - Médaille Militaire et citation n° 1951 à l'ordre de l'armée, en date du 4 novembre 1915 - En mission du 25 décembre 1915 au 16 janvier 1916 - En stage Nieuport à l'école d'aviation militaire de Pau, à compter du 13 mai 1916 - Pilote de l'escadrille N 31 du (3ème trimestre) 1916 au 20 janvier 1917 - Citation n° 14 à l'ordre de l'aéronautique, en date du 20 juin 1916 - Nommé Adjudant, le 10 octobre 1916 - Affecté à la Mission française en Russie du 20 janvier 1917 au 9 mai 1918 - Nommé Sous-lieutenant à titre temporaire, le 24 janvier 1917 - Pilote de l'escadrille N 581 de Russie d'avril 1917 à mars 1918 - Citation n° 3 à l'ordre de la mission militaire française en Russie en 1917 - Citation n° 6048 à l'ordre de la mission militaire française en Russie, en date du 24 février 1918 - Pilote du GDE du XX avril au 26 mai 1918 - Pilote de l'escadrille SPA 81 du 26 mai au 29 juillet 1918 - Pilote du GDE du 29 juillet 1918 au XXX - Démobilisé, le 23 septembre 1919 - Citation n° 23.378 à l'ordre de l'armée, en date du 17 février 1920 - Affecté, dans la réserve, au 3ème régiment d'aviation de chasse stationné à Châteauroux, le 22 juin 1920 - A effectué une période d'exercices au 3ème régiment d'aviation de Châteauroux du 31 mai au 14 juin 1921 - A effectué une période d'exercices au 3ème régiment d'aviation de Châteauroux du 10 au 24 juillet 1922 - Affecté, dans la réserve, au 35ème régiment d'aviation stationné à Lyon-Bron, le 17 octobre 1922 - Marié avec Fanny Parlier, le 11 juin 1924 - A effectué une période d'exercices au 35ème régiment d'aviation de Lyon-Bron du 28 juillet au 11 août 1924 - A effectué une période volontaire d'entrainement comme pilote d'avion au 35ème régiment d'aviation du 17 avril au 27 août 1928 - Nommé Capitaine de réserve, le 25 juin 1929 - A effectué une période sur la base aérienne de Lyon du 24 juillet au 13 août 1933 - A accompli une période d'exercices au bataillon de l'air n° 105, à compter du 29 août 1939 - Maintenu sous les drapeaux en raison de la mobilisation générale et affecté à la section d'ouvriers estafettes 5/105, le 2 septembre 1939 - Affecté au Bataillon de l'Air n° 109, le 20 septembre 1939 - Commandant du groupe de remorquage 4/108, rattaché au bataillon de l'air n° 108, le 1er janvier 1940 - Nommé Commandant de réserve, le 15 mars 1940 - Démobilisé, le 18 juillet 1944 - Domicilié au 248, boulevard Perrier à Marseille (Bouches-du-Rhône), à compter du 18 juillet 1944 - Sources : Pam - LO non communicable - Fiche Matricule du département du Gard - Liste des brevets militaires - CCC de l'escadrille C 61 - CCC de l'escadrille N 31 - CCC de l'escadrille SPA 81 - JORF - Dernière mise à jour : 29 novembre 2016.

* Médaille militaire et citation n° 1951 à l'ordre de l'armée, en date du 4 novembre 1915 : "S'est offert spontanément pour accomplir une mission dangereuse; l'a tentée à huit reprises différentes, s'offrant à faible hauteur au feu de l'artillerie ennemie et livrant de fréquents combats aux avions ennemis. A réussi sa mission, le 7 octobre 1915."

* Chevalier de la Légion d'Honneur et citation n° 23.378 à l'ordre de l'armée du Ltt Paul Jalaguier, au service des réparations de l'aviation n° 1 de Siant-Cyr, en date du 17 février 1920 : "Comme pilote aviateur à la 581ème escadrille de bombardement en Russie, s'est distingué au cours de la campagne d'été par son courage et son audace."

 

Photo du Slt Louis de Mailly-Nesle d'Orange

Slt Louis Gabriel Raoul de Mailly-Nesle d'Orange - Né le 19 août 1892 à Paris 8ème (75) - Fils d'Arnould Adrien Joseph, prince d'Orange, marquis de Mailly-Nesle et de Suzanne Hectore Marie Alexandrine de Cholier de Cibeins - Domiciliés à Requeil (Sarthe) - Profession avant guerre Etudiant - Classe 1912 - Recrutement du Mans (Sarthe) sous le matricule n° 577 - Engagé volontaire pour trois ans au 6ème régiment de Cuirassiers, à compter du 19 avril 1913 - Nommé Brigadier, le 7 mars 1914 - Nommé Maréchal des Logis et affecté au 271ème régiment d'infanterie, le 15 novembre 1914 - Passé à l'aéronautique militaire comme élève pilote, le 21 septembre 1915 - Brevet de pilote militaire n° 2606 obtenu à l'école d'aviation militaire de Pau, le 3 février 1916 - Stage de perfectionnement à l'école d'aviation militaire d'Avord - Pilote de l'escadrille N 95 du CRP (future escadrille 461) du 10 mai 1916 au 22 octobre 1916 - Pilote au GDE du 22 octobre 1916 au 9 novembre 1916 - Pilote de l'escadrille N 12 du 9 novembre au 25 décembre 1916 - Blessé en combat aérien, aux commandes d'un Nieuport 17, le 25 décembre 1916 - Croix de Guerre et citation à l'ordre de l'aéronautique, en date du 25 décembre 1916 - Nommé Sous-lieutenant à titre temporaire, le 20 mars 1917 - Affecté au détachement aviation de la mission militaire de Russie, le 21 mars 1917 - Pilote de l'escadrille N 581 du XX avril 1917 au 21 décembre 1917 - Rapatrié de Russie pour maladie, le 21 décembre 1917 - Pilote de l'escadrille SPA 112 du 18 mars au 26 juin 1918 - Grièvement blessé par éclats de bombes aux deux jambes lors d'un bombardement du terrain d'aviation d'Auvillers, le 26 juin 1918 - Hospitalisé sur un hôpital de l'intérieur puis convalescence jusqu'en décembre 1920 - Nommé Lieutenant à titre temporaire, le 14 février 1919 - Démobilisé, le 23 octobre 1919 - Affecté, dans la réserve, au 35ème régiment d'aviation d'observation de Lyon-Bron (11ème escadrille), le 5 novembre 1920 - Affecté, dans la réserve, au 22ème régiment d'aviation de bombardement de nuit de Luxeuil, le 28 février 1921 - Affecté, dans la réserve, au 34ème régiment d'aviation d'observation du Bourget, le 10 mai 1922 - Placé en non-activité pour infirmité temporaire, le 25 juillet 1924 - Pension d'invalidité pour reliquats de blessures au genou droit avec limitation à 90° de la flexion, oedème léger du membre inférieur, cal volumineux du fémur et deux incisions pour gangrène gazeuse à la cuisse gauche avec diminution du dynamisme du membre par la 3ème commision de réforme de la Seine, le 15 mai 1925 - Domicilié au 49, rue Galilée à Paris, à compter du 15 mai 1925 - Rappelé à l'activité et affecté à la 4ème compagnie au 1er groupe d'ouvriers aéronautiques (GOA) de Dugny-Le Bourget, le 14 septembre 1927 - Marié avec Marie Carmen de la Rochefoucauld à Paris 7ème (75), le 4 décembre 1928 - A accompli une période volontaire d'entrainement du 16 au 30 septembre 1930 - A accompli une période volontaire d'entrainement à la direction d'entrainement d'Orly du 17 au 31 juillet 1931 - A accompli une période volontaire d'entrainement à la direction d'entrainement d'Orly du 16 au 30 avril 1932 - Affecté, dans la réserve, au 1er bataillon de l'Air (changement de dénomination du 1er GOA), le 1er août 1933 - Affecté, dans la réserve, à la 11ème compagnie de l'Air de Villacoublay, le 1er octobre 1934 - A accompli une période volontaire à la 11ème compagnie de l'Air de Villacoublay du 7 au 10 avril 1936 - Affecté, dans la réserve, à la base aérienne de Villacoublay, le 1er septembre 1936 - Affecté, dans la réserve, à la base aérienne d'Etampes, le 1er décembre 1936 - Rappelé à l'activité et affecté à la 1ère compagnie de l'Air, le 28 août 1939 - Affecté au bataillon de l'Air n° 117, le 10 février 1940 - Décédé à Paris 16ème, le 27 novembre 1958 - Sources : Pam - Liste des brevets militaires - Fiche matricule département de la Sarthe - CCC escadrille 461 - CCC escadrille N 12 - CCC escadrille SPA 112 - JORF - Dernière mise à jour : 12 juin 2016.

* Citation à l'ordre de l'aéronautique, en date du 28 juin 1918 : "Officier ayant toujours fait preuve des plus belles qualités morales, a accompli de nombreuses reconnaissances à longue portée dans les lignes ennemies. Pilote de chasse d'une admirable énergie, est pour tous un bel exemple de dévouement, d'abnégation et de courage, a été grièvement blessé au cours d'un bombardement par avions."

 

Photo du Slt Lucien Bataille

Slt Lucien Hubert Frédéric Bataille - Né le 28 décembre 1894 à Lagny-le-Sec (Oise) - Fils de Frédéric Lucien Auguste Bataille et de Blanche Marie Rommetin - Profession avant guerre Etudiant - Classe 1914 - Recrutement de Compiègne sous le matricule n° 20 - Engagé volontaire pour trois ans au 3ème régiment de Hussards, le 11 mars 1913 - Nommé Brigadier en octobre 1913 - Nommé Maréchal des Logis, le 1er mai 1914 - Passé à l'aéronautique militaire comme élève pilote, le 28 février 1916 - Brevet de pilote militaire n° 3677 obtenu à l'école d'aviation militaire de Chartres, le 16 juin 1916 - Stage de tir à l'école de tir aérien de Cazaux - Stage de perfectionnement à l'école d'aviation militaire de Châteauroux, jusqu'au 1er décembre 1916 - Pilote du GDE du 1er au 15 décembre 1916 - Affecté au détachement aviation de la mission militaire de Russie, le XX février 1917 - Nommé Sous-lieutenant à titre temporaire, le 24 février 1917 - Pilote de l'escadrille N 581 du XX février 1917 au 24 juillet 1917 - Nommé Lieutenant à titre définitif, le 21 janvier 1919 - Démobilisé, le 19 août 1919 - Profession après guerre Manufacturier - Affecté au 3ème escadron d'autos mitrailleuses de cavalerie du 31ème régiment de Dragons, le 20 janvier 1924 - Nommé Capitaine de réserve, le 11 juillet 1938 - Rappelé à l'activité et affecté au 45ème groupe de reconnnaissance de division d'infanterie (GRDI), le 24 septembre 1938 - Renvoyé dans ses foyers, le 9 octobe 1938 - Affecté au service des Chemins de fer de la 8ème région militaire, le 31 juillet 1939 - Sources : Pam - Liste des brevets militaires - Fiche matricule département de l'Oise - Dernière mise à jour : 12 juin 2016.

 

Photo du Ltt Louis de Gueydon

Ltt Louis Hélise Edgard Marie Joseph Alcide de Gueydon - Né le 16 mars 1891 à Paris 7ème (75) - Fils de Paul Albert de Gueydon (militaire) et de Noémie de Teissier de Cadillan - Classe 1911 - Recrutement du XXème bureau de la Seine sous le matricule n° XXX - Engagé au 2ème régiment de chasseurs d'Afrique en 1910 - Passé élève officier de réserve de cavalerie au Maroc - Affecté au 19ème régiment de chasseurs, le 25 mars 1912 - Nommé Sous-lieutenant de réserve, le 1er avril 1912 - Affecté au 14ème régiment de chasseurs, le 1er avril 1914 - Nommé Sous-lieutenant de l'armée active, le 28 décembre 1914 - Citation à l'ordre de la brigade, le XX octobre 1915 - Passé à l'aéronautique militaire comme élève pilote - Brevet de pilote militaire n° 2804 obtenu à l'école d'aviation militaire du Crotoy, le 1er mars 1916 - Pilote du GDE du XXX au 24 mai 1916 - Pilote de l'escadrille N 68 du 24 mai 1916 au 25 janvier 1917 - Nommé Lieutenant à titre définitif, le 27 juin 1916 - En mission à Luxeuil du 11 au 14 octobre 1916 - Parti à Malzéville, le 16 octobre 1916 - Croix de Guerre et citation à l'ordre de l'armée en novembre 1916 - En mission du 11 au 27 décembre 1916 - Affecté au détachement aviation de la mission militaire de Russie, le 25 janvier 1917 - Pilote de l'escadrille N 581 du 23 avril 1917 au 10 avril 1918 - Citation à l'ordre de l'armée, le XX mai 1917 - Pilote de l'escadrille SAL 273 du 15 juillet 1918 au (4ème trimestre) 1918 - Démissionnaire de l'armée - Nommé Lieutenant de réserve, le 5 août 1919 - Affecté, dans la réserve, au 30ème régiment de Dragons, le 12 décembre 1919 - Chevalier de la Légion d'Honneur, en date du 31 décembre 1930 - Affecté au 18ème groupe de reconnaissance de corps d'armée - Griévement blessé par un éclat de bombe qui l'a touché à la tête au cours de sa mission dans les environs du canal de Bergues, le 2 juin 1940 - A perdu l'oeil gauche - Officier de la Légion d'Honneur, en date du 8 mars 1941 - Rayé des cadres des réserves (limite d'âge de son grade), le 16 mars 1946 - Sources : Pam - Liste des brevets militaires - LO (non com) - CCC escadrille N 68 - CCC escadrille SAL 273 - JORF - Dernière mise à jour : 9 juin 2016.

* Officier de la Légion d'Honneur du Cne Louis de Gueydon, au 18ème groupe de reconnaissance de corps d'armée, en date du 26 août 1941 : "Officier très courageux et d'une haute valuer morale. Le 2 juin 1940, à Notre-Dames-des-neiges, chargé de procéder avec son unité à une opération offensive de nettoyage des infiltrations ennemies au delà du canal de Bergues, a été griévement blessé à la tête par un éclat de bombe au cours de sa mission. A perdu l'oeil gauche."

 

Les avions

A gauche, le Ltt Georges Lachmann, l'As au 7 victoires, sur le front galicien (Ukraine) pendant l'hiver 1917-1918 - Photo La Guerre Aérienne Illustrée.

En mai 1917, le détachement aviation reçoit la visite d'Albert Thomas, ministre de l'Armement et de fabrications de guerre, qui passe en revue les personnels des escadrilles françaises N 581 et SOP 582 déployées sur le terrain de Kiev - Il a été en poste du 12 décembre 1916 au 12 septembre 1917 - Photo la Guerre Aérienne Illustrée.

Devant l'avancée des troupes Bolcheviques, les français sont contraint d'évacuer leurs matériels pour les sauver - Photo La Guerre Aérienne Illustrée.

Ltt Georges Lachmann - Commandant de l'escadrille N 581 du 23 avril 1917 au 15 mars 1918 - Une victoire homologuée contre un avion abattu dans les environs de Chileveff (Ukraine), le 4 septembre 1917 - Une victoire homologuée contre un Drachen abattu en Galicie (Ukraine), le 19 septembre 1917 - Une victoire homologuée contre un Drachen abattu en Galicie (Ukraine), le 3 octobre 1917 - Une victoire homologuée contre un biplace abattu dans les environs de Malinise (Ukraine), le 4 octobre 1917 - Une victoire homologuée contre un biplace abattu au Nord de Lallisse (Ukraine), le 8 octobre 1917 - Une victoire homologuée contre un Drachen abattu en Galicie (Ukraine), le 16 octobre 1917 - Photo La Guerre Aérienne Illustrée.

Ltt Georges Lachmann, commandant de l'escadrille N 581, se prépare à partir en mission à bord de son SPAD VII équipé de six fusées Le Prieur, anti-Drachen - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Photo collection David Méchin que je remercie pour son aide.

Ltt Georges Lachmann, aux commandes de son SPAD VII portant son insigne personnel, le point d'interrogation, au décollage du terrain de Kamienetz-Podolsk - L'escadrille 581 a stationné sur ce terrain du 12 août au 15 novembre 1917 - Photo collection David Méchin que je remercie pour son aide.

Des sous-officiers et officiers russes venus voir le Spad VII du Ltt Georges Lachmann posé sur le terrain de Winitza en août 1917 - On peut remarquer que l'avion porte un large point d'interrogation, marque personnel du pilote, six rails lance-fusées Le Prieur et un support mitrailleuse monté sur l'aile supérieure - Il est du type monté sur les avions avant l'arrivée du tir à travers l'hélice, destiné à une Lewis supplémentaire pour augmenter la puissance de feu - Photo La Guerre Aérienne Illustrée.

Les avions

Arrivée du détachement aviation à Kiev à la fin avril 1917 - Photo La Guerre Aérienne Illustrée.

L'escadrille N 581 comptait huit Nieuport 17 et sept SPAD VII lors de son arrivée en Russie - Elle a été déployée sur le front de Galicie, en arrière de la 7ème armée russe, à partir du 27 mai 1917 - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Photo collection David Méchin que je remercie pour son aide.

Nieuport 17 de l'escadrille N 581 sur le terrain de Kamenietz-Padolsk en novembre 1917 - Photo La Guerre Aérienne Illustrée.

Slt Louis Coudouret pose devant son SPAD VII équipé de six rails lance-fusées Le Prieur - Affecté à la mission militaire de Russie, le 1er février 1917 - Engagé sur l'offensive de Galicie du 23 mars 1917 au 1er avril 1918 - Nommé Sous-lieutenant à titre temporaire, le 11 février 1917 - Une victoire homologuée, en compagnie de Lachmann, contre un Albatros à moteur 285 HP qui tombe en flammes et s'écrase au sol, le 3 octobre 1917 - Une victoire homologuée contre un Rumpler biplace à moteur 220 HP tombé dans les lignes françaises, le 23 novembre 1917 - Une victoire homologuée contre un Albatros monoplace tombé dans les premières lignes, le 1er décembre 1917 - Citation à l'ordre du corps d'armée, en date du 5 décembre 1917 - Citation à l'ordre du corps d'armée, en date du 8 décembre 1917 - Citation à l'ordre de l'armée, en date du 25 décembre 1917 - Croix de Saint Georges de Russie - Chevalier de l'ordre de Saint-Georges de Russie - Ordre de Saint-Wladimir - Rentré en France, le 1er avril 1918 - Photo La Guerre Aérienne Illustrée.

Le Slt Louis Coudouret, pilote de l'escadrille N 581, pose en compagnie de son SPAD VII équipé de six rails lance-fusées Le Prieur - Il a remporté trois victoires homologuées lors de son affectation au sein de la 581 - Photo collection David Méchin que je remercie pour son aide.

SPAD VII du Ltt Georges Lachmann, As et commandant de l'escadrille N 581 pendant la campagne de Galicie (Ukraine) en 1917-1918 - Outre la mitrailleuse Vickers synchronisée avec le fonctionnement de l'hélice, l'avion est équipé d'une Lewis supplémentaire fixée sur l'aile supérieure, une manière d'augmenter la puissance de feu, ainsi que six fusées anti-Drachen Le Prieur - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Infographie 3D 12F Henri extraite du site Rise of Flight.

Le Ltt Georges Lachmann, trompé par le brouillard qui recouvre la zone, attaque et incendie un ballon d'observation russe, le prenant pour un Drachen allemand, le 26 juin 1917. En redressant en fin de passe de tir alors qu'il est à peine à 20 mètres d'altitude, il se trouve nez à nez avec une colline. Tirant à fond sur le manche, il parvient à éviter l'obstacle mais termine sa course dans les arbres. A l'impact, il est éjecté à une vingtaine de mètres de son appareil, et aussi bizarre que cela puisse paraitre, s'en sort avec quelques contusions et coupures sans gravité - Photo La Guerre Aérienne Illustrée.

 

Couleurs des avions

 

Couleurs des avions

SPAD VII du Ltt Georges Lachmann, As et commandant de l'escadrille N 581 pendant la campagne de Galicie (Ukraine) en 1917-1918 - Ce pilote a obtenu 9 victoires homologuées dont 3 à l'escadrille N 57 et 6 à l'escadrille N 581 - L'insigne personnel du pilote est un point d'interrogation - Outre la mitrailleuse Vickers synchronisée avec le fonctionnement de l'hélice, l'avion est équipé d'une Lewis supplémentaire fixée sur l'aile supérieure, une manière d'augmenter la puissance de feu, ainsi que six fusées anti-Drachen Le Prieur - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Dessin David Méchin que je remercie pourt son aide.

 

Remerciements :

- M. David Méchin pour l'envoi des archives et photos concernant l'escadrille N 581.

Bibliographie :

- La Guerre Aérienne Illustrée et La Vie Aérienne Illustrée de Jacques Mortane.
- Mes campagnes en Russie du Ltt Georges Lachmann publié dans la Vie Aérienne Illustrée.
- L'aviation française en Russie du Slt Louis Coudouret publié dans la Guerre Aérienne Illustrée.
- Revue de la Société d'Etudes Folkloriques du Centre-Ouest
- Tome 13 de Novembre-décembre 1979.
- Les escadrilles de l'aéronautique militaire française - Symbolique et histoire - 1912-1920
- Ouvrage collectif publié par le SHAA de Vincennes en 2003.
- L'Aviation Maritime Française Pendant La Grande Guerre par Morareau - Feuilloy - Courtinat - Le Roy - Rossignol publié par l'ARDHAN en 1999.
- L'aviation française 1914-1940, ses escadrilles, ses insignes - par le Commandant E Moreau-Bérillon - publié à compte d'auteur en 1970.
- The French Air Service War Chronology 1914-1918 par Frank W.Bailey et Christophe Cony publié par les éditions Grub Street en 2001.
- Les Armées françaises dans la Grande Guerre publié à partir de 1922 par le Ministère de la Guerre.
- Site Internet "Les Insignes de l'Armée de l'Air" de Jean-Jacques Leclercq - Voir le lien
- Site Internet "Mémoires des hommes" du Ministère de la Défense - Voir le lien

 

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Escadrille 562 Escadrille 582

 

 

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