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Historique

Le 14 septembre 1910, une dépêche ministérielle ordonne au colonel, commandant les sapeurs-aérostiers, d'examiner les conditions dans lesquelles une école militaire d'aviation pourrait être installée au camp d'Avord. Le 21 septembre 1910, une commision d'état-major se rend à Avord, effectue une étude sur le terrain et conclue à la possibilité d'installation d'une école militaire.

Elle était composée des :

  • colonel Hirschauer, commandant l'aérostation,
  • colonel Edouard Hugoni, officier de l'aéronautique militaire,
  • colonel Felhanss, directeur du Génie,
  • capitaine Schmitt, du Génie de Bourges.

C'est sa situation géographique exceptionnelle, au centre de la France, qui a été primordiale lors du choix. Sa position centrale devrait faciliter le fonctionnement et la pratique de l'aviation militaire. Les dépenses envisagées pour les installations se montaient à 330.000 frs, en tablant sur la présence de 10 officiers élèves pilotes. Sur cette somme, le conseil général du Cher en offrit 300.000 frs. Le reste sera payé par le Ministère de la Guerre. Entre la décision d'ériger une école et le l'aboutissement des travaux, il fallut encore attendre deux années.

En 1912, le Ministre de la Guerre visite, en compagnie de l'architecte départemental, le camp d'Avord alors en pleins travaux. Un nouveau rapport finalise les dépenses à un total de 470.000 frs et prévoit la fin des travaux pour le 1er juillet 1912.

Le 29 mars 1912, la loi définissant l'organisation de l'aéronautique militaire et l'ouverture de crédits supplémentaires parait au Bulletin officiel du Ministère de la Guerre. La dépèche ministèrielle n° 806 4/4 en date du 3 juin 1912, répartit ainsi les fonds pour les travaux du camp d'Avord.

  • Fonds du Conseil général :
    • Bâtiments des officiers mariés,
    • Bâtiment des officiers célibataires,
    • Ateliers
    • Cuves à essence
    • Deux hangars construits en maçonnerie.
  • Crédits du Ministère de la Guerre :
    • Casernements,
    • Cuisines-réfectoires,
    • Bâtiments des sous-officiers mariés,
    • Mess des officiers.

Le Cne Bellanger est nommé Commandant du Centre. Le 23 juillet 1912, le département du Cher remet officiellement, au Génie et à l'Aéronautique militaire, les bâtiments construits pour l'aviation militaire. Cette date marque la création officielle du centre d'Avord.

Création officielle du centre d'aviation d'Avord :

Le 22 août 1912, une dépêche ministérielle décrète que le centre d'aviation d'Avord doit être considéré comme Centre principal et comprendra :

  • une section aéronautique,
  • un dépôt de matériel,
  • un atelier de réparation.

Affectation de la 31ème section aéronautique au camp d'Avord :

Le 23 septembre 1912, la dépêche ministérielle n° 40 attribue à la section aéronautique du camp d'Avord, le n° 31 de la 7ème compagnie de l'aéronautique. A la date du 28 septembre 1912, la composition du centre est la suivante :

  • pour le personnel : 6 officiers - 2 sous-officiers - 1 caporal - 10 sapeurs - 3 ordonnances.
  • trois avions Blériot monoplaces.

En octobre 1912, le centre commence à fonctionner comme école. Il compte dans ses rangs :

  • Cne Bellanger, commandant du centre d'Avord,
  • Ltt de Malherbes, chef du pilotage,
  • Ouvrier d'état Ferré, chef des ateliers,
  • 10 élèves dont le soldat Madon (futur As de la Grande Guerre)
  • 6 avions : 4 avions école et 2 avions d'armes.

L'électricité est installée et un service météorologique fonctionne. Le 23 octobre 1912, la visite du colonel Ramazotty, adjoint de l'inspecteur permanent de l'aéronautique couronne officiellement les installations.

L'année 1913 :

En 1913, la dotation de l'école passe progressivement à 55 avions pour 24 élèves pilotes. De plus, les installations s'étendent et gagnent en superficie. Le Cne Bellanger laisse son commandement au Ltt Lebleu, puis au Cne Dorsemaine et finalement au Cne Massol. En juillet 1913, l'école d'Avord est la plus grande de France. A cette époque, la dotation aéronautique de l'école se compose d'avions Blériot et Savary, les premiers constituant l'effectif principal.

Avion Savary tel que ceux qui équipaient l'école d'Avord à ses débuts - Carte postale d'époque.

Avion Savary qui équipait une partie de la dotation aéronautique de l'école d'Avord - Carte postale d'époque.

Personnels aviateurs du Camp d'Avord, le 31 août 1913 :

L'escadrille BL 18 assure la formations des élèves.

  • Cne Georges Bellenger sur Blériot XI-2 n°147 - chef de l'escadrille BL 18.
  • Cne Charles Tricornot de Rose sur Blériot XI-2 n°148 - pilote de la BL 18.
  • Cne Le Bleu sur Blériot XI-2 n°146 - pilote BL 18 - chef du centre d'Avord.
  • Ltt Pierre Escot sur Blériot XI-2 n°153 - pilote BL 18 - centre Avord.
  • Ltt Léon Brulé sur Blériot XI-2 n°151 - pilote BL 18 - pilote du centre de Pau.
  • Ltt Max Munch sur Blériot XI-2 n°150 - pilote BL 18 - pilote du centre de Pau.
  • Ltt René de Malherbe sur Blériot XI-2 n°154 - pilote BL 18 - chef pilote de Pau.
  • Ltt Guy de Hautchamps sur Blériot XI-2 n°159 - pilote BL18 - pilote d'Avord.

    tous sur avions Blériot XI-2 dits "Garros", affectés en mobilisation.

    + 22 éléves pilotes faisant leur apprentissage sur avions Blériot XI à moteur Gnôme.

Les résultats obtenus par l'aviation aux grandes manoeuvres de Toulouse en 1913 donnèrent un nouvel essor à l'école d'Avord, qui voit passer sa dotation à 67 avions et son personnel mécanicien à 60. Une extention de l'école est prévue pour 1914 et financée à hauteur de 1.518.300 Frs.

L'année 1914 :

A partir de cette période, les appareils se spécialisent avec l'arrivée de Blériot de cavalerie, Morane de chasse, Caudron de réglage d'artillerie, Voisin et Maurice Farman de reconnaissance d'armée. En juin 1914, le Cne Yence prend le commandement de l'école.

Le 2 août 1914, date de la mobilisation générale, le Cne Yence et le Ltt des Hautschamps sont mutés vers d'autres cieux. L'Officier d'administration Chamarande prend le commandement de l'école et les fonctions de chef pilote sont prises par le Sgt mécanicien Tallet. La plupart des mécaniciens sont envoyés en escadrilles. Les élèves pilotes non brevetés sont renvoyés dans leurs unités d'origine. L'école est quasiment vide. Une dizaine de pilotes civils en formation chez des constructeurs arrivent en stage de perfectionnement passer leur brevet de pilote militaire.

Malheureusement, la guerre dura plus de deux mois et il fallut rouvrir les écoles pour former de nouveaux pilotes. En octobre 1914, Avord devint Ecole d'application. Elle recevra les brevetés pilotes militaires arrivant de Pau, donnera la formation de base aux observateurs, avant de les envoyer, formés, aux 2ème réserves de ravitaillement. En novembre 1914, le LV Lefranc est nommé chef du centre et le Ltt Happe, chef pilote. En cette fin 1914, l'école d'Avord est principalement dotée d'avions Voisin et de Maurice Farman, qui sont les appareils les plus employés du front. Les Blériot, même s'ils n'ont pas entièrement disparus, figurent en nombre très restraint.

Commandants de l'école d'Avord

Historique (suite)

L'année 1915 :

Dès le mois d'avril 1915, l'école, alimentée par Pau, assure le stage de perfectionnement sur Morane-Saulnier, avec l'Adj Rose comme chef de division. Il recevra des élèves illustres : Guynemer, Heurtaux, Sanglier ... Toutefois, le développement rapide de l'aéronautique militaire oblige à former un nombre de plus en plus croisant de pilotes. En juillet 1915, un nouveau réglement provisoire sur l'organisation et le fonctionnement de l'école entre en application. Il régit l'instruction technique, pratique et militaire jusqu'au brevet de pilote militaire. Plusieurs grands pilotes seront formés grâce à ces nouvelles règles, comme de Terline, de Rochefort et Flachaire. La formation d'un pilote de cette époque compte alors 6.012 fr.
En octobre 1915, l'école possède 255 Blériot, Caudron, Henri Farman, Maurice Farman, Morane-Saulnier, Voisin, REP, Breguet-Michelin) et 366 moteurs. En octobre 1915, l'école formera 34 pilotes militaires et assurera le stage de perfectionnement de 22 supplémentaires.
Le 31 octobre, le Cne Max Boucher prend le commandement de l'école et succède au Cne Lusigny. De gros travaux sont entrepris sur l'école avec le montage de hangars supplémentaires, la construction de logements, le cercle des officiers, la cantine, le mess des sous-officiers. De plus, on agrandit la surface de l'aérodrome et on donne des noms aux routes internes.
En 1915, 385 brevets de pilotes militaires ont été décernés et 65 pilotes ont suivi le stage de perfectionnement.

L'année 1916 :

L'école s'agrandit encore. Le terrain annexe de Galles est accordé par le Ministre de la Guerre. On crée sur le terrain d'Avord : une infirmerie, les bureaux du centre, l'usine électrique. On installe des douches et des locaux disciplinaires.
La piste principale est agrandie pour faciliter les mouvements incessants de l'école.

En avril 1916, l'école d'Avord compte 1200 mécaniciens et personnels administratifs, 270 avions et 440 moteurs. En juin, les effectifs sont passés à 2.070 personnels, 314 avions et 411 moteurs. Une vraie ruche !
L'augmentation du chiffre des mécaniciens et divers provient u fait que l'école reçoit 870 personnels annamites comme manoeuvres. En juin 1916, l'école a formé 20 pilotes militaires (brevet), 115 ont suivi le stage de perfectionnement, 37 celui de bombardiers et 40 celui de mitrailleurs. Une division de vols de nuit, sur Caudron G III et MF 11, est créée.

En août 1916, le nombre de brevets de pilote militaire est passé à 268. Le nombre d'avions réparés par les ateliers est de 242 et le nombre d'heures de vol 6.143 h 35. La superficie de la piste principale atteint 4.300.000 m2. Un nouvel atelier pour moteurs est érigé ainsi que des hangars métalliques, des hangars Bessonneau, des baraques Adrian. L'assainissement du camp n'est pas laissé en reste avec de vastes travaux.

A la fin 1916, 380 pilotes ont reçu leur brevet, 1288 ont suivi le stage de perfectionnement et 200 bombardiers et mitrailleurs une formation appropriée. Cliquez sur l'image pour l'agrandir

L'année 1917 :

En janvier 1917, la situation de l'école est la suivante :

Chef de Centre : Cne Max Boucher - Chef de pilotage : Ltt Raulet - Elèves pilotes et pilotes en stages : 500 - Personnels mécanicien, divers et moniteurs : 2.500 hommes répartis en 6 compagnies.

  • 480 avions
  • 642 moteurs
  • 33 voitures légères, tracteurs et camions
  • 235 Bâtiments divers
  • superficie des terrains, près de 1.000 hectares.

Divisions de l'école :

  • Voisin jour et nuit
  • DAB MF nuit
  • Paul Schmidt
  • Caudron
  • Nieuport

Création de huit hangars en ciment, d'un terrain de sport, d'un réseau de voies ferrée de 60, de baraques à essence, de châteaux d'eau. Les locaux disciplinaires, tant attendus, sont livrés par le génie, le 11 avril 1917.

Création de baraques pour le personnel féminin (dactylographes, secrétaires copistes, secrétaires, ordonnances, plantons ...)

Le 14 mai, pour inspecter le premier contigent de pilotes américains affectés à l'école après l'entrée en guerre des Etats-Unis d'Amérique, l'ambassadeur des Etats-Unis William Graves Sharp a été reçu par le Lcl Girod et le Cne Max Boucher devant tous les élèves-pilotes et pilotes en stage, coiffés de leur casque, et le personnel de l'école.

Avec le flot incessant des nouveaux élèves, l'école crée les pistes annexes à la Bouloise, au Champ du Noyer, à Chetives-Vignes, à Gravelle, à Bois-Gibault.

Le 14 juillet, une lettre du sous-sécrétariat d'état décide que le personnel sera divisé en quatre compagnies. Le commandant de l'école sera également le commandant du détachement. En août 1917, le chef de bataillon Jacquin remplace le Cne Max Boucher.

Le 22 août, le Caudron G III piloté par le Cdt Jacquin entre en collision avec un Nieuport piloté par le Cal Estellon. Les deux hommes sont tués. Le Cne Fleury prend le commandement par intérim de l'école. Les terrains de Roichère, des Ridounes et du Colombier, sont réceptionnés pour servir à décongestionner la piste principale. En septembre, le Cne Fabre est nommé commandant de l'école, en remplacement du Cne Fleury, qui est muté à Istres.

Situation de l'école à la fin septembre 1917 : 727 avions - 1.119 moteurs - 700 élèves - 2.800 instructeurs, mécaniciens et divers - 463 personnels des ateliers centraux - 1.656 personnel de la piste et des ateliers, ce qui donne un affectif moyen de 5.619 hommes.

Le 20 octobre, le sous-secrétaire d'état Dumesnil inaugure les hangars en ciment du groupe H, le jour de la cérémonie nationale en l'honneur de Guynemer. Le groupe H et la route le desservant porteront le nom du glorieux pilote. En octobre, l'école a formé 359 pilotes, assuré la formation de 40 brevets de pilotes militaires en 9.080 heures de vol.

Le Lcl Girod confie à l'école :

  • l'entrainement pour la transformation et le perfectionnement de tous les pilotes de corps d'armée et de bombardement, y compris les vols de nuit,
  • la transformation mensuelle de 150 pilotes de chasse,
  • Soixante-dix à 100 brevets sur Caudron G III par mois.

L'année 1918 :

En juin, le Cne Brault est nommé chef du pilotage à la place du Cne Lévy. En juillet 1918, la composition de l'école est la suivante : Cdt Fabre, commandant de l'école - Cne Brault, chef du pilotage - 170 instructeurs - 2.560 mécaniciens - 384 civils - 1.000 élèves - 1.300 avions - 1.800 moteurs - 73 voitures automobiles, tracteurs d'aviation, camions et motos.

Les divisions :

  • Nieuport : Groupe D
  • Sopwith : Centre Ecole - Groupe H
  • Sopwith : Moulins-sur-Yèvre
  • Sopwith : Ferme de Galle
  • Voisin de nuit : Centre Ecole
  • Caudron G 4 et Letord : Centre Ecole

Superficie des logements et magasins : 17.061 m2
Superficie de tous les hangars : 83.280 m2 dont 21.280 m2 en Bessonneau.
Superficie de tous les terrains réunis : 10.881.500 m2.

En 1919, l'école passe sous le commandement du chef de bataillon Brault.

Exemple de la formation d'un pilote
du 23 septembre au 28 novembre 1917

L'exploitation du carnet de vol du caporal Jean Belleil, que nous avons étudié pour l'école d'Etampes, nous détaille cette fois les différents stages de perfectionnement que cet aviateur a effectué à l'école d'Avord.

    • Cours de perfectionnement pour préparer le passage sur avion Nieuport (avions beaucoup plus rapides et aussi beaucoup plus instables que les Farman école)
    • 23 septembre 1917 – entraînement pour passage sur avion Nieuport – un vol de 40 mn avec 10 atterrissages.
    • 22 octobre 1917 – passage sur rouleur Blériot (appelé "mulet"), c’est un avion sans aile qui ne peut décoller mais que l’on utilise pour se familiariser au moteur rotatif Gnôme de 6 cylindres. – 8 tours pour 40 mn.
    • Du 23 au 30 octobre 1917 – Vols sur Nieuport école de 28 m² (à cette époque, les aviateurs désignaient leur avion, soit par la surface alaire de leur appareil, soit par le type de moteur). Le seul Nieuport biplace école qui possède une surface alaire approchant est le Nieuport Ni 82 qui était un avion école pur. Total de 2h40 sur Nieuport Ni 82.
    • Le 30 octobre 1917 - Echec stage de perfectionnement Nieuport – Comme il a raté son stage Nieuport, il ne pourra être affecté à la chasse.
    • Du 3 au 8 novembre 1917– Vols sur Caudron G 3 à doubles commandes (élève et instructeur) – Lâché G 3 après 3 vols / 19 atterrissages / 2h25 de vol.
    • Le 8 novembre 1917 - Lâché Caudron G 3 (peut voler seul)
    • Les 13 et 14 novembre 1917 – Vols de perfectionnement sur Caudron G3
    • Le 14 novembre 1917 - Stage de perfectionnement Caudron G 3 obtenu avec 5h05 de vol et 19 atterrissages (16 en solo)
    • Du 14 au 16 novembre 1917 – passage sur Caudron G 4 (bimoteur) – 3 essais en rouleur sans décollage.
    • Le 17 novembre 1917 – 1 vol avec 6 atterrissages sur Caudron G 4 – 2 h00 de vol.
    • Lâché sur Caudron G 4 après 2 h00 de vol et 6 atterrissages.
    • Du 20 au 26 novembre 1917– Stage de perfectionnement sur Caudron G 4 équipé de mitrailleuses Lewis et Vickers.
    • Stage de perfectionnement sur Caudron G 4 obtenu le 26 novembre 1917après 5h00 de vol / 8 vols / 12 atterrissages.

Il a ensuite été affecté aux divisions Caudron et Sopwith du GDE du Plessis Belleville avant d'être affecté à l'escadrille SAL 32 qu'il a rejoint le 1er avril 1918, sur le terrain de Issoncourt.

Témoignages

Le Maréchal des Logis Louis de Diesbach se rappelle de sa formation à l'école d'Avord :
"Après de rapides débuts (30 heures de vol et 156 atterrissages), je passai, avec une très bonne note, mon brevet de pilote (sur Farman). Du coup, je n'eus pas de difficultés pour obtenir d'être affecté à la chasse et envoyé à l'école d'aviation du camp d'Avord, près de Bourges...où j'ai fait du Blériot, du Morane, du Nieuport ... avec un excellent professeur, un excellent moniteur, qui était le célèbre Sadi-Lecointe.
Breveté à Chartres sur un vieux Farman, je fus d'abord dérouté, comme tous mes camarades. C'est tout à fait autre chose que de piloter un avion comme un Farman qui est un avion très lent, très stable, que de piloter des avions rapides.
On me fit faire du rouleur Blériot, modèle traversée de la Manche, avion à ailes coupées, pour m'habituer à rouler rapidement à terre, et surtout pour apprendre à rouler droit étant donné que le moteur rotatif dont il était muni donnait, par effet gyroscopique, une déviation assez considérable, en fonction de la vitesse.
Ce qui n'empêchait pas de temps en temps de faire quelques bonds quand on allait trop vite. Ca nous habituait à rouler sur le sol, sur le terrain, à 80, ou 90, 100 à l'heure, peut-être d'avantage. Je pus passer bientôt sur le réel modèle Blériot, me permettant cette fois de voler. Il s'agissait néanmoins de vieux avions. Il m'arriva même, qu'à très faible altitude, environ deux cents mètres, un cylindre du moteur se détacha et me mit naturellement l'hélice en croix. Par bonheur, je pus atterrir sans aucun incident.

Bientôt, je pus passer sur d'autres appareils beaucoup plus rapides, comme le Morane ou le Nieuport. A cette époque, les moteurs rotatifs étaient graissés à l'huile végétale et particulièrement à l'huile de ricin qui dégageait une odeur très spéciale. J'adorais cette odeur et j'étais très heureux dans cet élément, au milieu de tous ces avions et d'excellents camarades. Ensuite, j'ai été envoyé à l'école de tir aérien de Cazaux où j'ai fait un excellent séjour, en compagnie de bons camarades dont notamment Raoul Lufbery, le célèbre aviateur américain, avec qui je me suis très lié."

 

Les hommes

* Adj Gaston Frédéric Jean Grümmer - Né le 22 mai 1892 à Paris (75) - Fils d'Antoine Joseph Grümmer (carrossier) et de Anne Marie Eugènie Larue - Domicilié 10, rue du Laos à Paris (75) - Classe 1910 - Recrutement du 6ème bureau de la Seine sous le matricule n° 176 - Engagé au 5ème régiment de Cuirassiers, le 1er mai 1911 - Nommé Maréchal des Logis, le 25 septembre 1912 - Profession avant guerre Carrossier - Mobilisé au 3ème régiment de Cuirassiers, le 1er août 1914 - Passé à l'aéronautique militaire comme élève pilote, le 28 septembre 1915 - Brevet de pilote militaire n° 2400 obtenu à l'école d'aviation militaire d'Avord, le 16 janvier 1916 - Affecté comme moniteur à l'école d'aviation militaire d'Avord - Un accident aérien, le 6 mars 1916 - Evacué sur l'hôpital du Sacré-Coeur de Bourges - Un convoyage avion du RGAé du Bourget vers Avord du 22 septembre au 1er octobre 1916 - Stage de tir à l'école de tir aérien de Cazaux - Stage de "Haute Ecole" à l'école d'aviation militaire de Pau - Nommé Adjudant, le 9 mars 1917 - Affecté au centre d'aviation militaire de Villacoublay, jusqu'au 19 avril 1917 - Pilote du GDE du 19 avril au 1er mai 1917 - Pilote de l'escadrille N 81 du 1er mai au 7 juin 1917 - Mis à la disposition de la société (Kaillemer ou Kailleran) de Billancourt, à compter du 7 juin 1917 - Profession après guerre Maître Carrossier - Il a dessiné et carrossé environ 600 voitures sur les chassis de 47 marques - Nommé Conseiller honoraire du commerce extérieur de la France pour la région économique de Paris (75), le 26 juillet 1935 - Décédé à Angers, le 22 janvier 1965 - Photo Gaston Grümmer, transmise par Philippe Grümmer, son fils - Sources : Pam - JORF - CCC N 81 - Dernière mise à jour : 10 juillet 2015.

Les hommes

MdL Georges Foulon, pilote de l'escadrille SPA 152 du 14 juillet 1918 au 3 avril 1919, pose avec son SPAD XIII codé "8" - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Photo Georges Foulon transmise par Thierry Foulon, son petit-fils, que je remercie pour son aide.

* MdL Georges Auguste Foulon - Né le 10 mai 1893 à Bergues-sur-Sambre (Aisne) - Fils de Charles Foulon et d'Anne Céline Gauguier - Domiciliés rue de Guise à La Capelle - Profession avant guerre Cultivateur - Classe 1913 - Recrutement de St-Quentin sous le matricule n° 188 - Engagé volontaire pour trois ans au 1er régiment de Cuirassiers stationné à Paris (75), le 4 octobre 1913 - Affecté au 26ème bataillon de chasseurs cyclistes - Blessé par un éclat d'obus à la hanche gauche à Messines, le 4 novembre 1914 - Affecté à la section d'autos-canons et mitrailleuses du 27ème régiment de Dragons, le 30 juillet 1916 - Passé à l'aéronautique militaire comme élève pilote, le 13 décembre 1916 - Formation théorique à l'école d'aviation militaire de Dijon - Brevet de pilote militaire n° 5845 obtenu à l'école d'aviation militaire d'Avord, le 6 avril 1917 - Insigne de pilote militaire (macaron) n° B 4380 - Nommé Brigadier, le 3 mai 1917 - Stage de perfectionnement à l'école d'aviation militaire d'Etampes - Moniteur de vol à l'école d'aviation militaire d'Avord - Stage de "Haute Ecole" à l'école d'aviation militaire de Pau, jusqu'au 22 mars 1918 - Laché sur SPAD VII et XIII, le 8 avril 1918 - Stage au CIACB de Perthes du 18 mai 1918 au XXX - Pilote du GDE du XXX au 14 juillet 1918 - Pilote de l'escadrille SPA 152 du 14 juillet 1918 au 3 avril 1919 - Nommé Maréchal des logis, le 25 septembre 1918 - Détaché à Pomacle du 6 au 12 décembre 1918 - Croix de Guerre et citation à l'ordre de l'armée, en date du 14 décembre 1918 - Détaché à Dogneville (Vosges) du 20 au 28 décembre 1918 - Détaché à Metz-Frescaty (Moselle) du 24 février au 1er mars 1919 - Détaché à Haguenau (Bas-Rhin) du 28 mars au 2 avril 1919 - Affecté au CIACB, le 3 avril au 2 juin 1919 - Détaché au SEGA de Nanterre, le 2 juin 1919 - En détachement SEGA au Plessis-Belleville, le 11 juin 1919 - Affecté au SEGA de Nanterre, le 1er juillet 1919 - Démobilisé, le 9 août 1919 - Profession après guerre Marchand de bestiaux - Affecté, dans la réserve, au 34ème régiment d'aviation du Bourget (Seine-St-Denis) - Affecté, dans la réserve, au 1er régiment d'aviation de Thionville-Basse-Yutz (Moselle), 26 septembre 1922 - Affecté, dans la réserve, au 33ème régiment d'aviation de Mayence (Allemagne), le 29 décembre 1923 - Affecté, dans la réserve, au 5ème groupe d'ouvriers aéronautiques, le 23 février 1926 - Rayé du personnel navigant, le 26 novembre 1931 - Sources : Pam - Liste PN - FM Aisne - JORF - Dernière mise à jour : 13 septembre 2015.

* Croix de Guerre et citation à l'ordre de l'armée du MdL Georges Auguste Foulon, du 1er régiment de Cuirassiers, pilote à l'escadrille SPA 152, en date du 14 décembre 1918 : "Excellent pilote de chasse plein d'entrain et de bravoure. A livré de nombreux combats. Le 30 octobre 1918, a incendié un ballon d'observation ennemi. (1ère victoire)."

Hangars de l'école militaire de pilotage d'Avord avant juillet 1912 - Les avions militaires ne portent pas encore de marques distinctives - Carte postale d'époque.

Les Blériot XI de l'école militaire de pilotage d'Avord avant juillet 1912 - Carte postale d'époque.

Un des hangars de l'école militaire de pilotage d'Avord avant juillet 1912 - Carte postale d'époque.

Ecole militaire de pilotage d'Avord - Le Blériot XI-2 porte les cocardes tricolores - Ce qui permet de dater cette photo à une période postérieure à juillet 1912, date d'adoption des cocardes tricolores - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Carte postale collection André Beaumard que je remercie pour son aide.

Un Blériot XI de l'école accidenté avant guerre - Carte postale d'époque.

Ecole militaire de pilotage d'Avord - Quelques officiers et sous-officiers aviateurs de l'école - Carte postale d'époque.

Ecole militaire de pilotage d'Avord - Groupe d'officiers et sous-officiers pilotes de l'école - Carte postale de la collection d'Olivier Baillon que je remercie pour son aide.

Le Cal Emile Bellencourt (2éme à partir de la droite), pilote en stage de perfectionnement à l'école d'aviation militaire d'Avord, pose avec ses camarades pilotes, le 31 août 1917 - Il est passé à l'aéronautique militaire comme élève pilote, le 17 mai 1917 - Brevet de pilote militaire n° 7284 obtenu à l'école militaire d'aviation d'Ambérieu, le 30 juin 1917 - Il a ensuite été affecté à l'escadrille SPAbi 34 du 17 avril 1918 au 2 avril 1919 - Photo Louis Bellencourt, transmis par Gérard Gossmann, son petit-neveu, que je remercie pour son aide.

Sgt Albert Eugène Imbert - Né le 23 janvier 1893 à Paris (75) - Eleve pilote du centre d'aviation militaire d'Avord - Tué au cours d'un accident d'aviation à Crosses (Cher), le 18 mai 1916 - Photo Marc Painvin que je remercie pour son aide.

Voisin 5 n° V 579 de l'école d'aviation militaire d'Avord posé en panne dans un champ près du cimetière de Moulins-sur-Yèvre, à 10 km d'Avord, probablement entre 1917 et 1918 - Marcel Dupéron est le 9ème enfant en partant de la droite, c'est le plus grand avec la casquette - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Photo transmise par Christophe Prot, dont le grand-père Marcel Dupéron figure sur cette photo, que je remercie pour son aide.

Nieuport 10 de la division Nieuport de l'école d'aviation militaire d'Avord en 1917/1918 - L'étoile est peut-être la marque de l'ancienne escadrille de cet avion - Carte postale d'époque.

MdL Jacques de Sibour, élève de l'école d'Avord en juin 1917 - Brevet de pilote militaire n° 6305 en date du 10 mai 1917. Cliquez sur l'image pour l'agrandir

Chambrée de mécaniciens du terrain d'aviation d'Avord - Photo prise entre mai 1913 à mai 1914 - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Photo Nicolas Bouisson transmise par Pascal Ordoquy que je remercie pour son aide.

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Autre chambrée de mécaniciens du terrain d'aviation d'Avord - Photo prise entre mai 1913 à mai 1914 - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Photo Nicolas Bouisson transmise par Pascal Ordoquy que je remercie pour son aide.

Elèves pilotes de la division "Caudron" de l'école d'aviation militaire d'Avord posant en compagnie de leur instructeur, le Sgt Auguste Gilbert Dussot pendant l'automne 1915 - Jules Chabaud est assis, le premier à gauche avec un bonnet foncé - Il a obtenu le brevet de pilote militaire n° 2018 à l'école d'aviation militaire d'Avord, le 28 novembre 1915 - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Photo transmise par Jean-Paul Bècle que je remercie pour son aide

Photo d'une promotion d'élèves pilotes formés à l'école d'aviation militaire d'Avord en janvier 1917 - Debouts, le 6ème à droite, le soldat Georges Foulon qui sera successivement moniteur à la section bombardement de l'école d'Avord, puis pilote à l'escadrille SPA 152 - Il a obtenu le brevet de pilote militaire n° 5845 obtenu à l'école d'aviation militaire d'Avord, le 6 avril 1917- Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Photo Georges Foulon transmise par Thierry Foulon, son petit-fils, que je remercie pour son aide.

Le caporal Charles Harant lors de sa formation initiale à l'école d'aviation militaire d'Avord - Il a obtenu le brevet de pilote militaire n° 7318 délivré à l'école d'aviation militaire d'Avord, le 4 juillet 1917 - Insigne métallique de pilote militaire n° B 5756 - Ensuite il a été pilote de l'escadrille 504 du front d'Orient - Voir l'étude de cette unité - Photo Charles Harant transmise par René Harant, son petit-fils, que je remercie pour son aide.

Le caporal Charles Harant à bord d'un Caudron G 3 de l'école d'aviation militaire d'Avord pendant l'été 1917 - Il a obtenu le lrevet de pilote militaire n° 7318 délivré à l'école d'aviation militaire d'Avord, le 4 juillet 1917 - Insigne métallique de pilote militaire n° B 5756 - Ensuite il a été pilote de l'escadrille 504 du front d'Orient - Voir l'étude de cette unité - Photo Charles Harant transmise par René Harant, son petit-fils, que je remercie pour son aide. Cliquez sur l'image pour l'agrandir Cliquez sur l'image

Le 3ème à droite, le Brig Georges Foulon, moniteur de vol de la division bombardement de l'école d'aviation militaire d'Avord en octobre 1917 - Il a obtenu le brevet de pilote militaire n° 5845 obtenu à l'école d'aviation militaire d'Avord, le 6 avril 1917 - Nommé Brigadier, le 3 mai 1917 - Moniteur de vol à l'école d'aviation militaire d'Avord jusqu'au début de l'année 1918 - L'avion est un Voisin VIII à moteur Peugeot de 220 HP - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Photo Georges Foulon transmise par Thierry Foulon, son petit-fils, que je remercie pour son aide.

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A droite, le soldat André Flament, mécanicien de la division Sopwith de l'école d'aviation militaire d'Avord, pose en compagnie d'un camarade, le 24 janvier 1918 - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Photo André Flament transmise par Paul Hartland, que je remercie pour son aide.

* Soldat André Arthur Joseph Flament - Né le 28 février 1899 à Noeux-les-Nimes (Pas-de-Calais) - Fils d'Arthur Flament et de Rosine Lherbier - Profession avant guerre Ajusteur outilleur - Domicilié à Champagne-sur-Seine (Seine-et-Marne) - Classe 1919 - Recrutement de Béthune sous le matricule n° 1934 - Engagé volontaire pour la durée de la guerre à la mairie de Moret, le 30 novembre 1917 - Affecté au 1er groupe d'aviation, à compter du 13 décembre 1917 - Mécanicien de la division Sopwith de l'école d'aviation militaire d'Avord, jusqu'au 24 mars 1919 - Mécanicien de l'escadrille SAL 59 du 24 mars 1919 au 7 juin 1920 - Affecté au 4ème régiment d'observation, le 1er janvier 1920 - En mission en Pologne, avec l'escadrille SAL 59 du 24 octobre 1919 au 7 juin 1920 - Affecté au 3ème groupe d'aviation de chasse, le 27 juillet 1920 - Démobilisé et affecté dans la réserve au 11ème régiment d'aviation, le 1er décembre 1920 - Affecté dans la réserve au 12ème régiment du Génie, le 9 mai 1925 - Profession après guerre Mécanicien électricien en automobiles - Rappelé à l'activité au Bataillon Air 131, le 17 février 1940 - Après la seconde guerre mondiale, Concessionnaire Citroën - Décédé dans l'Essonne dans les années 80 - Sources : FM Pas-de-Calais - Dernière mise à jour : 17 octobre 2015.

Quatre soldats mécaniciens de l'école d'aviation militaire d'Avord posent chez un photographe, le 1er avril 1918 - Le Soldat André Flament, affecté à la division Sopwith de l'école est debout à droite - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Photo André Flament transmise par Paul Hartland, que je remercie pour son aide.

Personnels navigants et mécaniciens de l'école d'aviation militaire d'Avord en 1918 - Jean Boissau, après sa blessure à l'épaule du 9 décembre 1917, a été affecté à cette école, à partir du 18 janvier 1918 - Jean Boissau est assis au premier rang en seconde position, à partir de la gauche - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Photo Jean Boissau transmise par Martin Boissau, son petit-fils, que je remercie pour son aide.

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Ecole militaire de pilotage d'Avord - Blériot XI-2 au point fixe en 1914 - Carte postale d'époque.

Blériot XI-2 de l'école d'Avord simulant un atterrissage - En réalité, il s'agit d'une photo truquée. La queue de l'avion est posée sur un trépied qui a été effacé ensuite - Carte collection Damien Paul que je remercie pour son aide.

Accident d'avion à l'école d'Avord en 1916 - Un des nombreux Blériot de l'école a voulu atterrir sur le dos d'un Voisin LA - On peut constater que les dégats ne sont pas bien importants. Une grue et un peu d'huile de coude, les deux avions reprendront vite leurs places au sein du parc aérien de l'école - Carte postale d'époque.

Ecole militaire de pilotage d'Avord - Photo d'un Nieuport 12 en 1915-16 - Cette photo est un trucage, en réalité, la queue de l'appareil est posée sur une échelle qui a été effacée - Carte postale d'époque.

Nieuport Ni 82 de l'école de pilotage d'Avord en 1917 - Dérivé du Nieuport Ni 14, cet avion, à grande surface alaire (30 m²) et à doubles commandes, était l'avion de début pour les pilotes destinés à voler sur les modèles Nieuport. Equipé d'un large train anti-retournement, il a été mis en service à partir de 1917 - Photo : Jean-Marie Picquart que je remercie pour son aide.

Ecole de pilotage d'Avord - La division Nieuport - Il existait une division par type d'avions à enseigner (Nieuport - Sopwith - Voisin - Caudron ...) - Carte postale d'époque.

Une autre vue des avions de l'école - La division Nieuport - On aperçoit des Nieuport surtout biplaces et un Caudron G 4 (sur la droite) - carte postale d'époque.

Verso de la carte postale ci-dessus - "Camp d'Avord, le 9 septembre 1917 - Bien chère soeur, je te donne de mes nouvelles qui sont toujours très bonnes pour le moment et je pense que vous êtes tous de même. Quand à moi, je la coule toujours à la douce pour le moment, je suis que sortit de l'infirmerie hier. J'y suis resté trois jours et deux jours exempt de service, je suis allé à la visite pour la diarrhée mais je ne l'avais pas mais je voulais un peut me reposer car c'est pour la diarrhée que la dysenterie commence à se déclarer et on entre facilement à l'infirmerie et quand on fait du sang, on va de suite à l'hôpital de Bourges. Une auto vient tous les jours à l'infirmerie à Bourges, c'est pas le filon, on reste dix jours à la diète. Rien que boire 2 quart de thé et un quart d'eau de riz par jour et vacciné deux fois par jour. Enfin je veux tirer la flemme tant que je pourrais, je veux encore réclamer pour les dents car c'est le moment avant de partir sur le front." Carte collection Damien Paul que je remercie pour son aide.

Nieuport 10 de la division Nieuport de l'école d'aviation d'Avord, le 22 avril 1918 - Photo collection Olivier Baillon que je remercie pour son aide précieuse.

Alignement des Sopwith 1A2 et 1B2 de la section Sopwith de l'école d'aviation d'Avord - Carte postale d'époque.

Sopwith 1 A2 fabriqué sous licence par Hanriot de l'école de pilotage d'Avord - Carte postale d'époque.

Ecole de pilotage d'Avord - Le Voisin LAS (type 5) n° 1349 de la division Voisin - Carte postale d'époque.

Division Voisin de l'école d'Avord - Carte postale d'époque

Ecole de pilotage d'Avord - Un Caudron G 3 de la division Caudron - Carte postale d'époque.

Ecole de pilotage d'Avord - Un Caudron G 4 de la division Caudron - Carte postale d'époque.

Ecole de pilotage d'Avord - Un Letord AR 1 en 1918 - Carte postale d'époque.

Dorand AR 1 codé "4" de l'école d'aviation militaire d'Avord en 1917-1918 - Remarquez à l'arrière plan, les huit hangars voûte en béton armé Freyssinet construits entre 1915 et 1917 - De nos jours, seul un hangar a survécu, les autres ont été détruits par un bombardement américain en 1944 - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Photo collection Alain Liebe que je remercie pour son aide.

Le Caudron R 11 A 3 n° 9609 affecté à l'école de pilotage d'Avord en 1918 - Carte postale d'époque.

Farman F 50 visible à l'école de pilotage d'Avord en 1918-1919 - Carte postale d'époque.

Alignement des Sopwith 1A2 et 1B2 de la section Sopwith de l'école d'aviation d'Avord - Carte postale d'époque.

Hanriot HD 14 de l'école d'Avord - Cet avion école a été mis en service sur Avord après 1920 - Carte postale d'époque.

Période du 27 décembre 1915 au 23 janvier 1916

Batiments de l'école d'Avord pendant de la période allant du 27 décembre 1915 au 23 janvier 1916 - Photo Jean Amigues transmise par Jean-Pierre Amigues, son petit-fils que je remercie pour son aide.

Nieuport monoplans visibles dans le cimetière du terrain d'Avord en janvier 1916 - Photo Jean Amigues transmise par Jean-Pierre Amigues, son petit-fils que je remercie pour son aide.

Vue générale du cimetière d'avions du terrain d'Avord en janvier 1916 - Jean Amigues, le pilote en stage de transformation dans cette école du 27 décembre 1915 au 23 janvier 1916, a compté les épaves présentes sur le site. Elles étaient 98, la plupart provenant de la souscription nationale d'avant guerre - Photo Jean Amigues transmise par Jean-Pierre Amigues, son petit-fils que je remercie pour son aide.

Autre vue du cimetière d'avions du terrain d'Avord à la fin 1915-début 1916 - 98 épaves étaient visibles à cette époque, auquelles il faut ajouter des nombreux éléments empilés sans protection, non destinés à être récupérés - Photo Jean Amigues transmise par Jean-Pierre Amigues, son petit-fils que je remercie pour son aide.

Adj Joseph Sadi Lecointe, moniteur sur Nieuport et le Ltt Rose, chef pilote de la section Morane-Saulnier - Photo Jean Amigues transmise par Jean-Pierre Amigues, son petit-fils que je remercie pour son aide.

Adj Joseph Sadi Lecointe - Ne le 11 juillet 1891 à Saint-Germain-sur-Bresle (Somme) - Mécanicien soudeur - Sans expérience du vol, ni licence, il décolle, aux commandes du Zénith, du terrain d'Issy-les-Moulineaux, le 30 janvier 1910 - Brevet de l'Aéroclub de France n° 431 en date du 10 février 1911 - Pilote du motoriste Anzani - Effectue de nombreuses démontrations en vol aux commandes d'un Blériot XI - Service militaire au 1er régiment de Génie de Versailles à compter du 8 octobre 1912 - Mécanicien de l'escadrille BL 3 - Brevet de pilote militaire n° 375 obtenu le 20 septembre 1913 - Nommé Sergent, le 6 juillet 1914 - Pilote de l'escadrille BL 10 du 1er août 1914 au 6 mars 1915 - Pilote de la RGA du 6 mars au 12 avril 1915 - Pilote de l'escadrille N 48 du 12 avril au 23 novembre 1915 - Nommé Adjudant, le 17 avril 1915 - Moniteur sur avions Nieuport de l'école d'aviation militaire d'Avord du 23 novembre 1915 au 17 septembre 1917 - Nommé sous-lieutenant en octobre 1916 - Pilote d'essais de Blériot-SPAD à compter du 17 septembre 1917 - Teste les SPAD VII et XIII qui sortent d'usine - Croix de Guerre 1914-1918 avec citation à l'ordre de l'armée - Pilote d'essai de Nieuport en fin 1919 - Nombreux record du monde de vitesse et d'altitude - Remporte plusieurs coupes Deutsch de la Meurthe, Gordon-Bennett, Beaumont - Chevalier de la Légion d'Honneur en 1924 - Reprend du service pour la guerre du Riff au sein du 37ème régiment d'aviation de 1925 à 1927 - Mobilisé comme Lieutenant-colonel en septembre 1939, il est affecté à l'inspection générale des écoles - Après l'armistice, il est révoqué par Vichy - Emprisonné pour faits de résistance à Fresnes au printemps 1944 - Décédé le 15 juillet 1944 à Paris, juste après sa libération, certainement en raison des tortures qu'il a subit - Croix de Guerre 1939-1945 - Médaille de la Résistance - Grande Médaille d'Or de l'Aéroclub de France - Commandeur de la Légion d'Honneur.

Les pilotes brevetés à Buc se retrouvent à Avord pour être formés sur avions rapides (chasse) du 27 décembre 1915 au 23 janvier 1916 - De gauche à droite : MdL Jean Amigues (Brevet de pilote militaire n° 2081 obtenu à l'école d'aviation de Buc, le 14 décembre 1915) - Caporal Gontran Dezert (Brevet de pilote militaire n° 2083 obtenu à l'école d'aviation de Buc, le 14 décembre 1915) - MdL Adolphe Le Cour Grandmaison (Brevet de pilote militaire n° 2175 obtenu à l'école d'aviation de Buc, le 28 décembre 1915) - Caporal Eugène Franquebalme (Brevet de pilote militaire n° 2098 obtenu à Buc, le 15 décembre 1915) - Sgt Paul Fisch (Brevet de pilote militaire n° 2064 obtenu à l'école d'aviation de Buc, le 11 décembre 1915) - Delille - MdL René Gibaud ((Brevet de pilote militaire n° 2148 obtenu à l'école d'aviation de Buc, le 26 décembre 1915) - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Photo Jean Amigues transmise par Jean-Pierre Amigues, son petit-fils que je remercie pour son aide.

Ecole d'aviation d'Avord en début janvier 1916 - De gauche à droite : MdL René Gibaud ((Brevet de pilote militaire n° 2148 obtenu à l'école d'aviation de Buc, le 26 décembre 1915) - MdL Adolphe Le Cour Grandmaison (Brevet de pilote militaire n° 2175 obtenu à l'école d'aviation de Buc, le 28 décembre 1915) - Adj Sadi Lecointe, moniteur de l'école d'Avord (Brevet de pilote militaire n° 375 obtenu le 20 septembre 1913) - Soldat Bernard de la Fréjeolière (Brevet de pilote militaire n° 2808 obtenu à l'école d'aviation d'Avord, le 1er mars 1916) - Photo Jean Amigues transmise par Jean-Pierre Amigues, son petit-fils que je remercie pour son aide.

De gauche à droite : Sgt Octave Lafay - Caporal Victor Fumat - Ltt Jean Rose, Chef pilote de la section Morane-Saulnier de l'école d'Avord - Stage de transformation sur avions rapides à l'école d'aviation militaire d'Avord à la fin janvier 1916 - Photo Jean Amigues transmise par Jean-Pierre Amigues, son petit-fils que je remercie pour son aide.

* Sgt Octave Jules Lafay - Né le 25 mai 1897 à Malakoff - Fils d'Augustin Lafay et de Pauline Chambon - Profession avant guerre Etudiant - Engagé au 35ème régiment d'infanterie, le 22 août 1914 - 107ème RI - 151ème RI - 107ème RI - Nommé Sergent en juin 1915 - Passé à l'aviation comme élève pilote, le 20 décembre 1915 - Brevet de pilote militaire n° 2143 obtenu à l'école d'aviation militaire d'Ambérieu, le 23 décembre 1915 - Stage de transformation sur avion rapide à l'école d'aviation militaire d'Ambérieu - RGA - GDE du 25 janvier au 3 mars 1916 - Pilote de l'escadrille VB 109 du 3 mars 1916 au 9 mars 1917 - Détaché au GDE du 14 décembre 1916 au 13 janvier 1917 - Détaché à Esquennoy du 18 février au 9 mars 1917.
* Caporal Victor Fumat - Brevet de pilote militaire n° 1292 obtenu à l'école d'aviation militaire d'Ambérieu, le 30 juillet 1915.
* Ltt Jean Rose - Chef pilote de la section Morane-Saulnier de l'école d'Avord - Brevet de pilote militaire n° 490 obtenu le 2 août 1914.

Stage de transformation sur avions rapides à l'école d'aviation militaire d'Avord à la fin janvier 1916 - De gauche à droite : Lurmer - Sgt Paul Fisch (Brevet de pilote militaire n° 2064 obtenu à l'école d'aviation de Buc, le 11 décembre 1915) - MdL Léon Beauchamp (Brevet de pilote militaire n° 2203 obtenu à l'école d'aviation d'Avord, le 29 décembre 1915) - MdL René Gibaud (Brevet de pilote militaire n° 2148 obtenu à l'école d'aviation de Buc, le 26 décembre 1915) - Caporal Robert Bajac (Brevet de pilote militaire n° 2067 obtenu à l'école d'aviation d'Avord, le 6 janvier 1916) - L'avion, à l'arrière plan, est le Nieuport 10 n° 119 - Cet avion a certainement été déclassé, on trouve trace d'une utilisation opérationnelle en juin 1915 - En étudiant les dates de brevets militaires, on peut dater cette photo de la fin janvier 1916 car ce stage regroupe des pilotes nouvellement brevetés de Buc et d'autres pilotes qui viennent de terminer leur écolage à Avord (Bajac - Beauchamp) et passent directement en stage de transformation dans cette école qui les a formés - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Photo Jean Amigues transmise par Jean-Pierre Amigues, son petit-fils que je remercie pour son aide.

Quelques-uns des Nieuport 10 de la section Nieuport de l'école d'Avord prise lors de la visite du sous-secrétaire d'état à l'aéronautique René Besnard, le 23 janvier 1916 - Photo Jean Amigues transmise par Jean-Pierre Amigues, son petit-fils que je remercie pour son aide. Cliquez sur l'image pour l'agrandir

Période du 27 décembre 1915 au 23 janvier 1916 Cliquez sur l'image pour l'agrandir

Trois pilotes brevetés à Buc et en stage avions rapides à l'école d'Avord à la fin 1915 - début 1916 - De gauche à droite : MdL Adolphe Le Cour Grandmaison surnommé "Oléo" (Brevet de pilote militaire n° 2175 obtenu à l'école d'aviation de Buc, le 28 décembre 1915) - Caporal Eugène Franquebalme surnommé "Franco" (Brevet de pilote militaire n° 2098 obtenu à Buc, le 15 décembre 1915) - MdL René Gibaud surnommé "Charlot" et "le Môme" (Brevet de pilote militaire n° 2148 obtenu à l'école d'aviation de Buc, le 26 décembre 1915) - Les trois amis posent devant un Morane-Saulnier type H de la section Morane de l'école d'Avord - Photo Jean Amigues transmise par Jean-Pierre Amigues, son petit-fils que je remercie pour son aide.

Cinq aviateurs au stage avions rapides de l'école d'Avord en janvier 1916 - De gauche à droite : Hohl - Caporal Léon d'Autremont (Brevet de pilote militaire n° 2190 obtenu le 28 décembre 1915) - MdL Adolphe Le Cour Grandmaison (Brevet de pilote militaire n° 2175 obtenu à l'école d'aviation de Buc, le 28 décembre 1915) - Sgt Paul Fisch (Brevet de pilote militaire n° 2064 obtenu à l'école d'aviation de Buc, le 11 décembre 1915) - MdL René Gibaud (Brevet de pilote militaire n° 2148 obtenu à l'école d'aviation de Buc, le 26 décembre 1915) - Photo Jean Amigues transmise par Jean-Pierre Amigues, son petit-fils que je remercie pour son aide.

Nieuport 10 de la section Nieuport, piloté par le Ltt Ajard, a été accidenté à l'école d'Avord en janvier 1916 - Cet avion a terminé sa course en pylône et s'est finalement retourné - Le train d'atterrissage n'a pas résisté à l'impact - Photo Jean Amigues transmise par Jean-Pierre Amigues, son petit-fils que je remercie pour son aide.

Morane type G à moteur Rhône 60 HP de la section Morane de l'école d'aviation militaire d'Avord en janvier 1916 - Photo Jean Amigues transmise par Jean-Pierre Amigues, son petit-fils que je remercie pour son aide.

Le Morane type G piloté par le Ltt Daniel Chambarière termine sa course en pylône sur le terrain d'Avord en janvier 1916 - Remarquez l'entoilage est déjà bien fatigué, les projections d'huile provenant du moteur rotatif y sont pour beaucoup - Photo Jean Amigues transmise par Jean-Pierre Amigues, son petit-fils que je remercie pour son aide.

* Ltt Daniel Chambarière - Né le 26 juillet 1887 à Bordeaux (33) - Fils de Fernand Chambarière et de Marie Delrieu - Service militaire au 7ème régiment de Hussards à compter du 8 octobre 1908 - Nommé sous-lieutenant, le 1er août 1910 - Mobilisé au 7ème régiment de Hussards, le 2 août 1914 - Nommé Lieutenant à titre définitif, le 20 août 1914 - Passé à l'aviation comme élève pilote, le 9 septembre 1915 - Brevet de pilote militaire n° 2151 obtenu à l'école d'aviation militaire de Pau, le 26 décembre 1915 - Stage de transformation sur avions rapide à l'école d'aviation militaire d'Avord - Pilote de l'escadrille N 561 de Venise du XXX au 31 août 1917 - Une citation à l'ordre de l'armée en 1916 - Valeur militaire Italienne - GDE - Pilote de l'escadrille N 91 du 14 septembre au 23 décembre 1917 - Stage au GDE du 10 au 21 décembre 1917 - Une citation à l'ordre du régiment en 1917 - Une citation à l'ordre de l'armée en 1917 - Affecté au Parc 9 de la RGA à compter du 23 décembre 1917 - Mobilisé en 1939 comme lieutenant-colonel - Nommé adjoint au colonel Bonneau, commandant l'Ecole de l'air et la base de Mérignac - Après le repli de cette école, il a dû assurer, au nom de l'armée de l'Air, la remise des installations aux Allemands.

Accident d'un Breguet entré dans un hangar après un atterrissage raté - Ecole d'aviation militaire d'Avord en janvier 1916 - Remarquez la lettre "E" cerclée, identification rapide de cet avion dans son unité d'origine avant reversement en école ou lettre repère au sein de l'école - Photo Jean Amigues transmise par Jean-Pierre Amigues, son petit-fils que je remercie pour son aide.

Morane Saulnier type L de la section Morane de l'école d'aviation militaire d'Avord à la fin janvier 1916 - Photo Jean Amigues transmise par Jean-Pierre Amigues, son petit-fils que je remercie pour son aide.

Morane Saulnier type L de la section Morane de l'école d'aviation militaire d'Avord à la fin janvier 1916 - Le pilote, qui pose devant cet appareil, est le Caporal Ernest Nébout - Photo Jean Amigues transmise par Jean-Pierre Amigues, son petit-fils que je remercie pour son aide.
* Caporal Ernest Nébout - Né le 7 juillet 1893 à Varennes-sur-Tèche (Allier) - Engagé pour la durée de la Guerre comme élève pilote au 1er régiment d'aviation de Dijon, le 1er septembre 1915 - Brevet de pilote militaire n° 2559 obtenu à l'école d'aviation militaire d'Avord, le 29 janvier 1916 - Stage avions rapides à l'école d'aviation militaire d'Avord jusqu'au 7 février 1916 - Nommé Caporal en février 1916 - Pilote de l'escadrille C 9 du 10 mai au 11 juillet 1916 - GDE du 11 au 19 juillet 1916 - Pilote de l'escadrille C 42 du 19 au 26 juillet 1916 - GDE du 26 juillet au 15 août 1916 - Pilote de l'escadrille C 21 du 15 août au 31 octobre 1916 - Rayé du personnel navigant, le 30 novembre 1916 - Affecté au 9ème bataillon du 107ème régiment d'infanterie, le 2 décembre 1916.

Le Sgt René Bodin en stage avions rapides de la section Morane de l'école d'aviation d'Avord à la fin janvier 1916 - Il est aux commandes d'un Morane-Saulnier type N équipé de pare-balles montés sur chaque pale de l'hélice - Voir la photo de détail - Après son stage, Bodin sera affecté successivement aux escadrilles N 12 et N 65 - Photo Jean Amigues transmise par Jean-Pierre Amigues, son petit-fils que je remercie pour son aide.

* Adj René Paul Ferdinand Bodin - Né le 30 mai 1895 à Gretz (Seine-et-Marne) - Fils de Jean-Baptiste Bodin et de Virginie Sanjon - Marié avec Yvonne Moreau - Profession avant guerre Aviateur - Entré en service actif au 1er groupe d'aviation de Dijon, le 15 août 1914 - Brevet de pilote militaire n° 662 obtenu à l'école d'aviation militaire d'Avord, le 20 janvier 1915 - Stage avion rapide à l'école d'aviation militaire d'Avord du 23 janvier au 27 février 1915 - Pilote de l'escadrille N 12 du 27 février 1915 au 20 mai 1916 - Une citation à l'ordre de l'armée et Médaille Militaire en avril 1915 - Nommé Adjudant en mai 1915 - Convoyage d'un Sopwith 1A2 du 2 au 9 mai 1916 - Une citation à l'ordre de l'armée et Chevalier de la Légion d'Honneur en juin 1915 - Croix de Guerre - Pilote de l'escadrille N 65 à compter du 21 mai 1916 - Je n'ai rien après cette date.

Morane-Saulnier type N (n° 392 sous réserve) de la section Morane de l'école d'aviation militaire d'Avord en janvier 1916 - C'est l'avion piloté par le Sgt Bodin - Photo Jean Amigues transmise par Jean-Pierre Amigues, son petit-fils que je remercie pour son aide.

Gros plan du nez du Morane-Saulnier type N équipé des dispositifs pare-balles fixés aux pales de l'hélice - Cet avion appartenait à la section Morane de l'école d'aviation d'Avord, à la fin janvier 1916 - Photo Jean Amigues transmise par Jean-Pierre Amigues, son petit-fils que je remercie pour son aide.

Documents administratifs
émis par l'école d'Avord

  • Bulletin de renseignements émis par l'école du Camp d'Avord en avril 1915.
  • Epreuves du brevet de pilote militaire de novembre 1915.
  • Examen théorique du brevet de pilote militaire de décembre 1915.
  • Epreuves pratiques du brevet de pilote militaire de janvier 1916.

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Autorisation pour effectuer des envois postaux du sergent Jean de la Roche Saint André - Elève pilote de l'école de pilotage d'Avord en septembre 1915 - Il sera ensuite affecté aux escadrilles MF 62 - F 24 puis à l'école de tir de Cazaux - Document : Gilles de la Roche Saint André que je remercie pour son aide.

Attestation de brevet d'aviateur militaire délivré au Soldat Jules Chabaud par l'école d'aviation militaire du camp d'Avord, le 15 janvier 1916 - Brevet de pilote militaire n° 2018 obtenu, le 28 novembre 1915 - Futur pilote de l'escadrille C 51 - Photo transmise par Jean-Paul Becle que je remercie pour son aide.

* Cal Jules Jean Baptiste Chabaud - Né le 8 janvier 1897 dans le mas "Le Ménage", au hameau St-Véran de la commune de Goult (Vaucluse) - Fils de Charles Victorien Chabaud (propriétaire-exploitant) et de Marie-Thérèse Caroline Arnaud - Domiciliés à Goult (Vaucluse) - Profession avant guerre Chauffeur mécanicien - Classe 1917 – Recrutement d'Avignon (Vaucluse) sous le matricule n° 411 - Engagé volontaire pour la durée de la guerre au 2ème groupe d'aviation de Lyon-Bron, à compter du 9 avril 1915 - Arrivé dans l'unité, le 11 avril 1915 - Affecté au 1er Groupe d’Aviation, le 16 juillet 1915 - Passé élève pilote, le 24 juillet 1915 - En formation initiale à l'école d'aviation militaire de Dijon-Longvic du 24 juillet au 15 août 1915 - Les trois semaines étaient décomposées de la manière suivante : 1ère semaine consacrée au moteur, la seconde à la mécanique des solides et la troisième à l’aérodynamique, la navigation, la météo - Affecté à l'école d'aviation militaire d'Avord, le 30 août 1915 - Affecté à la divison REP (Aéroplanes Robert Esnault-Pelterie) - Son premier entraînement débute sur rouleur REP 50 HP, le 31 août 1915 - Au cours de cette formation, il réalise : 16 sorties et 4h25 sur rouleur REP du 31 août au 13 septembre - Affectation à la division Caudron, le 16 septembre 1915 - Dans cette division, il réalise 9h35 de vol et 72 atterrissages en 28 vols du 16 septembre au 14 octobre - Vole seul sur Caudron 60 HP et réalise des lignes droites, décollage-atterrissage, avec une altitude maxi de 20 m, du 14 au 18 octobre - Lâché seul en vol, le 18 octobre - Onze vols sur Caudron 60 HP pour 2h55 de vol et 19 atterrissages, dont un en campagne suite à une panne moteur (bielle cassée) du 18 au 23 octobre - Premier vol sur Caudron 80 HP, le 24 octobre, puis six vols avec des altitudes s’échelonnant entre 1000 m et 2000 m - Début des épreuves du brevet de pilote militaire, avec la première épreuve qui consiste à voler pendant une heure à 2000 m - Il réalise 2h30 de vol à une altitude maxi de 2200 m - Le 8 novembre, pendant la seconde épreuve, il réalise un vol de 20 minutes avec une altitude maxi de 800 m, avec un vol plané depuis l’altitude de 500 m - Le 11, lors de l'épreuve du triangle du Brevet Militaire, il relie Avord - Châteauroux - Romorantin - Avord en 3h30 de vol - Le 27, dernière épreuve du brevet militaire, une ligne droite entre Avord et Chartres, réalisée en 2h15 et retour le lendemain en 3 heures - Fin de la formation initiale avec 36h30 de vol dont 21h35 seul à bord - Il obtient le brevet de pilote militaire n° 2018 obtenu à l'école d'aviation militaire d'Avord, le 28 novembre 1915 - Quitte Avord, le 9 décembre 1915 - Pilote de la RGA du Bourget du 12 décembre 1915 au 23 février 1916 - Nommé Caporal, le 26 décembre 1915 - Brevet FAI n° 2721 délivré, le 20 janvier 1916 - Pilote du GDE du Plessis-Belleville du 23 février au 23 avril 1916 - Pilote de l'escadrille C 51 du 23 avril au 2 juin 1916 - Le 2 juin 1916, au cours d'une mission de reconnaissance au départ du terrain de Villers-Bretonneux, il décolle en compagnie du Slt Marcel Langevin (observateur) - Malheureusement, une tige de commande de soupape d'un moteur s'est coincée après le décollage - Ne pouvant s'élever sur un seul moteur, Chabaud vire et tente de revenir au terrain, alors qu'il aurait dû tenter de se poser tout droit - Hélas, comme c'est souvent le cas, son Caudron G 4 part en perte de vitesse alors qu'il était encore à 50 mètres d'altitude - Le bimoteur s'écrase et prend feu en arrivant au sol - Les deux membres d'équipage ont été tués - Citation n° 358 à l'ordre de l'armée, à titre posthume, en date du 8 juin 1916 - Sources : Pam - Carnet d'emploi du temps - CCC C 51 - MpF - JORF - Dernière mise à jour : 25 janvier 2016.

Carte d'identité du MdL Gaston Grümmer, pilote moniteur de l'école d'aviation militaire d'Avord - Photo transmise par Philippe Grümmer, son fils, que je remercie pour son aide.

* Adj Gaston Frédéric Jean Grümmer - Né le 22 mai 1892 à Paris (75) - Fils d'Antoine Joseph Grümmer (carrossier) et de Anne Marie Eugènie Larue - Domicilié 10, rue du Laos à Paris (75) - Classe 1910 - Recrutement du 6ème bureau de la Seine sous le matricule n° 176 - Engagé au 5ème régiment de Cuirassiers, le 1er mai 1911 - Nommé Maréchal des Logis, le 25 septembre 1912 - Profession avant guerre Carrossier - Mobilisé au 3ème régiment de Cuirassiers, le 1er août 1914 - Passé à l'aéronautique militaire comme élève pilote, le 28 septembre 1915 - Brevet de pilote militaire n° 2400 obtenu à l'école d'aviation militaire d'Avord, le 16 janvier 1916 - Affecté comme moniteur à l'école d'aviation militaire d'Avord - Un accident aérien, le 6 mars 1916 - Evacué sur l'hôpital du Sacré-Coeur de Bourges - Un convoyage avion du RGAé du Bourget vers Avord du 22 septembre au 1er octobre 1916 - Stage de tir à l'école de tir aérien de Cazaux - Stage de "Haute Ecole" à l'école d'aviation militaire de Pau - Nommé Adjudant, le 9 mars 1917 - Affecté au centre d'aviation militaire de Villacoublay, jusqu'au 19 avril 1917 - Pilote du GDE du 19 avril au 1er mai 1917 - Pilote de l'escadrille N 81 du 1er mai au 7 juin 1917 - Mis à la disposition de la société Kellner de Billancourt, à compter du 7 juin 1917 - Profession après guerre Maître Carrossier - Il a dessiné et carrossé environ 600 voitures sur les chassis de 47 marques - Nommé Conseiller honoraire du commerce extérieur de la France pour la région économique de Paris (75), le 26 juillet 1935 - Décédé à Angers, le 22 janvier 1965 - Photo Gaston Grümmer, transmise par Philippe Grümmer, son fils - Sources : Pam - JORF - CCC N 81 - Dernière mise à jour : 24 septembre 2015.

Brevet d'aviateur militaire délivré au MdL Louis de Diesbach de Belleroche par l'école d'aviation militaire du camp d'Avord - Brevet n° 4663 du 1er octobre 1916 obtenu sur avion Farman - Futur pilote de l'escadrille SPA 15 (Voir la page consacrée à cette unité) - Photo Benoît de Diesbach Belleroche, son petit-fil que je remercie pour son aide.

Photos des installations

Entrée de l'école militaire d'aviation d'Avord - Photo collection Marat Khairullin que je remercie pour son aide.

Camp d'aviation du Camp d'avord - Les chambres pilotes - Carte postale d'époque.

Camp d'aviation du Camp d'avord - Le mess des Officiers - Carte postale d'époque.

Baraquements et chapelle du camp d'aviation d'Avord - Carte postale d'époque

Atelier et casernements de l'école d'Avord - Carte postale d'époque datée du 10 août 1913.

Camp d'aviation du Camp d'avord - Les bureaux - Carte postale d'époque.

Camp d'aviation du Camp d'avord - Carte postale d'époque.

Photos des installations

Camp d'aviation du Camp d'avord - Devant le terrain de tennis, à l'arrière plan et de gauche à droite, le garage de la section pilotage et les salles de cours (on disait à l'époque de conférence) - Carte postale d'époque.

Camp d'aviation du Camp d'avord - La rue principale avec à gauche les hangars Bessonneau et à droite le pavillon des officiers - Carte postale d'époque.

Batiments de l'école d'Avord pendant de la période allant du 27 décembre 1915 au 23 janvier 1916 - Photo Jean Amigues transmise par Jean-Pierre Amigues, son petit-fils que je remercie pour son aide.

L'école d'aviation d'Avord prise par le Soldat Georges Foulon, à bord d'un Farman MF 11, en mars 1917 - Il était alors élève pilote en formation - Il a obtenu le brevet de pilote militaire n° 5845 obtenu à l'école d'aviation militaire d'Avord, le 6 avril 1917 - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Photo Georges Foulon transmise par Thierry Foulon, son petit-fils, que je remercie pour son aide.

L'école d'aviation d'Avord prise par le Brig Georges Foulon, à bord d'un Caproni, en août 1917 - Il était alors moniteur de la section bombardement de l'école d'aviation militaire d'Avord - Il a obtenu le brevet de pilote militaire n° 5845 obtenu à l'école d'aviation militaire d'Avord, le 6 avril 1917 - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Photo Georges Foulon transmise par Thierry Foulon, son petit-fils, que je remercie pour son aide.

Photo oblique prise en basse altitude de l'école d'Avord prise en 1918 - Carte postale d'époque.

Camp d'Avord - Vue générale des installations en 1918 - Carte postale d'époque

 

Souvenirs
en rapport

Logo de la société Grémond collé sur les pales hélice d'un Caudron G 3 de l'école d'aviation militaire d'Avord - Photo René Harant, petit-fils du Sgt Charles Harant, que je remercie pour son aide.

Souvenirs
en rapport

Morceau d'une hélice Grémont montée sur un Caudron G 3 de l'école d'Avord - Elle a été "cassée" par le caporal Charles Harant - Il s'agissait probablement d'une hélice Grémont BE pour moteur Le Rhône de 80 HP - Ses caractéristiques techniques étaient les suivantes : 2,50 m de diamètre - pas de 1,55 m - Epaisseur du moyen 100 mm - Photo René Harant, petit-fils du Sgt Charles Harant, que je remercie pour son aide.

Documents en rapport

Verso de la Carte d'identité de pilote militaire d'avion n° 3586 de l'Adc Marius Roche, pilote du centre d'instruction d'Avord - Document transmis par François Roche, son fils, que je remercie pour son aide.

 

 

Documents en rapport

Recto de la Carte d'identité de pilote militaire d'avion n° 3586 de l'Adc Marius Roche, pilote du centre d'instruction d'Avord - Document transmis par François Roche, son fils, que je remercie pour son aide.
* Adc Marius Joseph Régis Jean Baptiste Roche - Né le 3 mars 1892 à St-André-des Effangeas (Ardèche) - Fils de Jean Roche et de Marguerite Boit - Service militaire au 3ème régiment d'afrique à compter du 7 avril 1913 - Profession avant guerre Chauffeur - Mobilisé à la compagnie 13/18 de marche du Train des équipes au Maroc - Mécaille Coloniale - Passé à l'aviation comme élève pilote, le 28 mai 1917 - Brevet de pilote militaire n° 7483 obtenu à l'école d'aviation militaire d'Etampes, le 14 juillet 1917 - Nommé Caporal, le 19 juillet 1917 - Stage de perfectionnement à l'école d'aviation militaire de Châteauroux jusqu'au 11 août 1917 - Annexe du GDE de Pierrefonds du 30 août au 26 octobre 1917 - Pilote de l'escadrille AR 40 / SAL 40 du 29 octobre 1917 au 30 mars 1919 - Nommé Sergent, le 25 janvier 1918 - Stage sur Salmson 2A2 du 22 mars au 1er avril 1918 - Nommé Adjudant de réserve, le 1er octobre 1918 - A la dissolution de l'escadrille SAL 40, le 30 mars 1919, muté à la DAé de Nancy à compter du 17 avril 1919 - Après guerre affecté au centre d'instruction d'Avord dans les années 20.

 

Remerciements :

- M. Daniel Braud pour l'envoi des photos du carnets de vol du sergent Jean Belleuil, pilote de l'escadrille SAL 32 - Il était le grand-père de sa femme.
- M. Loïc Vasseur - Vice-président de l'association Alloeu Terre de Batailles 1914-1918 pour le relevé du carré militaire du cimétière d'Avord et la photo de celui-ci.
- M. Benoît de Diesbach Belleroche - petit-fils de Louis de Diesbach de Belleroche pour la photo du brevet de pilote militaire de son grand-père.
- M. Jean-Pierre Amigues pour la communication des archives de Jean Amigues, son grand-père.
- M. Guy François pour l'envoi de la liste des pilotes et avions du centre d'aviation d'Avord en 1913.
- M. Robert Roche pour l'envoi de la carte d'identité de pilote militaire de son père Marius.
- M. Pascal Ordoquy pour la communication des archives de son grand-père.
- M. Olivier Baillon pour l'envoi de la carte postale de l'école d'Avord.
- M. Marc Painvin pour l'envoi de la photo du Sgt Albert Imbert.
- M. Damien Paul pour l'envoi de la carte postale d'Avord.
- M. René Harant pour l'envoi des archives du Sgt Charles Harant, son grand-père.
- M. Gérard Gossmann pour l'envoi des archives d'Emile Bellencourt, son grand-oncle.
- M. André Beaumard pour l'envoi de la carte postale de l'école d'Avord.
- M. Philippe Grümmer pour l'envoi des photos de Gaston Grümmer, son père.
- M. Thierry Foulon pour l'envoi des photos de Georges Foulon, son grand-père.
- M. Paul Hartland pour l'envoi des photos prises par André Flament, mécanicien de l'école d'Avord.
- M. Martin Boissau pour l'envoi des archives de Jean Boissau, son grand-père.
- M. Jean-Paul Becle pour l'envoi des archives de Jules Chabaud, le grand oncle de son épouse.
- M. Marat Khairullin pour l'envoi de l'entrée de l'école militaire d'aviation d'Avord.
- M. Alain Liebe pour l'envoi de la photo du Dorand AR 1 devant les hangars Freyssinet.
- M. Christophe Prot pour l'envoi de la photo du Voisin n° V 579.

Bibliographie :

- The French Air Service War Chronology 1914-1918 par Frank W.Bailey et Christophe Cony publié par les éditions Grub Street en 2001.
- Souvenirs de Louis de Diesbach, pilote de chasse de la Grande Guerre par Benoit de Diesbach Belleroche aux éditions Intermédes Belleroche - Fribourg 2005.
- De l'Aéronautique militaire "1912" à l'Armée de l'Air "1976" par Myrone N. Cuich publié à compte d'auteur en 1978.
- Nieuport 1909-1950 de Léonard Rosenthal - Alain Marchand - Michel Borget - Michel Bénichou aux éditions Docavia / Editions Larivière n° 38
- Site Internet "Hangars et Bases de dirigeables en France" de Thierry Garcon / François Villon - Voir le lien
- Site Internet "Aerostèles" consacré aux lieux de mémoire aéronautique par Pierre Pécastaingts - Voir le lien
- Site Internet "Mémoires des Hommes" du Ministère de la Défense - Voir le lien

 

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